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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Série C’était mieux avant ? (5/6). Les « colos » déclinent, sous les effets conjugué de la démocratisation des vacances familiales et de la baisse du désir de « vivre ensemble ». Mais il existe d’autres moyens de reconstruire une identité collective, estime le sociologue Jean Viard.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le navire humanitaire est arrivé mercredi à La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants secourus.
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L’« Aquarius » arrive à Malte pour débarquer 141 migrants secourus en mer

Le navire humanitaire est arrivé mercredi à La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants secourus.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 15h37
   





                        



   


Le navire humanitaire Aquarius est arrivé mercredi 15 août à Malte, où il a été finalement autorisé à accoster après avoir erré plusieurs jours en Méditerranée avec 141 migrants épuisés à son bord. Le navire, affrété par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), est entré peu après 14 heures dans le port de La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants qu’il avait secourus vendredi dans les eaux internationales au large de la Libye.

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L’armée maltaise a été mobilisée pour faciliter le débarquement des migrants, originaires pour la plupart de Somalie et d’Erythrée, qui devront passer un contrôle médical à leur arrivée, selon les autorités locales. La moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes.
« Deux enfants ont moins de 5 ans et trois moins de 13 ans », a déclaré Aloys Vimard, le coordinateur de Médecins sans frontières à bord de l’Aquarius, soulignant que les rescapés étaient « épuisés, marqués par leur voyage et leur séjour en Libye ».
Errance pendant plusieurs jours
Deux mois après avoir suscité une intense crise diplomatique, ce navire a de nouveau erré plusieurs jours en quête d’un port d’accueil, mettant l’Europe face à ses « responsabilités ». Rejeté par l’Italie mais aussi dans un premier temps par Malte, qui avait recueilli lundi 114 migrants secourus par sa marine, l’Aquarius a finalement été autorisé mardi à accoster à La Valette à la suite d’un accord avec cinq autres pays de l’Union européenne (UE). La France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne ont accepté de se répartir l’accueil des 141 migrants à bord et des 114 autres arrivés lundi sur l’île.
L’Espagne, qui avait accueilli l’Aquarius en juin au moment de sa précédente errance, a fait savoir mardi qu’elle prendrait en charge sur son sol 60 des 141 migrants. La France, dont le président Emmanuel Macron avait été vivement critiqué en juin pour avoir fermé les portes à l’Aquarius, a également assuré qu’elle recevrait 60 migrants. L’Allemagne s’est de son côté engagée à recevoir « jusqu’à 50 » réfugiés et le Portugal s’est dit « disponible » pour accueillir 30 personnes. Le Luxembourg en recevra 5.
« Dangereux et immoral »
Sur Twitter, SOS Méditerranée s’est félicité mercredi de l’entente entre les différents pays européens qui se sont « mis d’accord pour partager les responsabilités au sein d’une réponse (…) coordonnée ».
Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lui aussi salué dans un communiqué « la fin de l’impasse concernant l’Aquarius », mais il a toutefois jugé que « cette situation n’aurait jamais dû en arriver à ce point ». « Il est faux, dangereux et immoral de continuer à faire errer des navires de sauvetage en Méditerranée, alors que les gouvernements se font concurrence pour se décharger de leurs responsabilités », a ajouté M. Grandi en estimant « urgent » de sortir « des approches “bateau par bateau” pour savoir où débarquer les passagers secourus ».

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L’odyssée en juin de l’Aquarius avec plus de 600 personnes à son bord avait duré une semaine après les refus de Malte et de l’Italie, dont le ministre de l’intérieur d’extrême droite Matteo Salvini avait mis un point d’honneur à ne pas accueillir de nouveaux migrants.
Les dirigeants de l’UE s’étaient réunis le 24 juin mais sans réussir à arracher un compromis avec les partisans d’une ligne dure sur l’immigration, comme l’Italie et le groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Slovaquie et Pologne).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ A côté de féminin ou masculin pourra être choisie la mention « divers » sur les certificats de naissance, selon un texte de loi adopté par le gouvernement, qui doit encore être approuvé par le Bundestag.
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Nouvelle étape pour la reconnaissance d’un « troisième genre » en Allemagne

A côté de féminin ou masculin pourra être choisie la mention « divers » sur les certificats de naissance, selon un texte de loi adopté par le gouvernement, qui doit encore être approuvé par le Bundestag.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 15h19
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 16h25
   





                        



   


Le gouvernement allemand a adopté mercredi 15 août un texte légalisant un « troisième genre » sur les certificats de naissance, faisant du pays un précurseur en Europe dans la reconnaissance des personnes intersexes.
A côté de féminin ou masculin pourra être choisie la mention « divers » pour les personnes concernées, selon ce texte de loi qui doit encore être approuvé par le Bundestag. « Personne ne doit être discriminé en raison de son identité sexuelle », a déclaré la ministre de la justice, Katarina Barley (sociale-démocrate, SPD), jugeant que cette modernisation de l’état civil aurait dû avoir eu lieu depuis longtemps déjà.

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Décision de la Cour constitutionnelle
Le gouvernement de grande coalition entre les conservateurs d’Angela Merkel et les sociaux-démocrates applique ainsi une décision de la Cour constitutionnelle de 2017. La plus haute juridiction allemande a donné aux députés jusqu’à fin 2018 pour voter la légalisation d’un troisième sexe.
Jusqu’à présent, il était possible en Allemagne depuis mai 2013 de ne pas renseigner le champ relatif au sexe en le laissant vide, les intéressés pouvant ensuite, au cours de leur vie, soit faire le choix d’un sexe masculin ou féminin, soit garder la mention du sexe non renseignée.
D’autres pays en Europe se sont aussi engagés sur la voie d’une reconnaissance d’un troisième genre comme les Pays-Bas ou l’Autriche. En France, tout individu doit être rattaché dans les cinq jours suivant la naissance au sexe masculin ou féminin. La Cour de cassation avait rejeté l’an passé la reconnaissance d’un « sexe neutre », écartant la demande d’une personne née sans pénis ni vagin. Selon les statistiques des Nations unies, entre 0,05 % et 1,7 % de la population mondiale est intersexe.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Des représentants de DAL seront reçus jeudi à la préfecture et d’ici à la fin du mois par la Ville et le ministère de la cohésion des territoires.
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Des « oubliés du logement » manifestent devant l’appartement attribué à Alexandre Benalla

Des représentants de DAL seront reçus jeudi à la préfecture et d’ici à la fin du mois par la Ville et le ministère de la cohésion des territoires.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h58
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 12h07
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Au creux de l’été, dans une capitale désertée de ses habitants mais envahie de touristes, une soixantaine d’« oubliés du logement » tentent de se rappeler au bon souvenir des pouvoirs publics, mardi 14 août. Ils ont déployé leurs banderoles « Droit au logement » (DAL) à quelques pas de la tour Eiffel, au milieu des visiteurs et des vendeurs à la sauvette, quai Branly, pile devant le désormais célèbre immeuble où un logement de fonction avait été attribué à Alexandre Benalla, l’ancien chargé de mission de l’Elysée.
Sous l’œil de policiers, leur mégaphone hurle des slogans ironiques : « Benalla y a droit, nous aussi nous voulons un logement. » « On manifeste dans différents endroits de Paris depuis le 4 juillet », explique la militante Micheline Unger, entourée d’hommes, de femmes et d’enfants qui, à eux seuls, sont un concentré du mal-logement en France.
Jacques, aujourd’hui à la retraite, va bientôt se trouver à la rue, victime de la vente à la découpe de son immeuble, jusqu’ici propriété d’une vieille dame récemment décédée à l’âge de 104 ans et dont les héritiers veulent se défaire. Ancien technicien de maintenance aéronautique « sur le Falcon du baron Bich, extérieur bleu, intérieur cuir blanc », précise-t-il en souriant, il n’a ni le titre de locataire en titre ni les moyens, avec 900 euros par mois, d’acheter son logement et se sent donc éjecté de la capitale.
Gourbi de onze mètres carrés
Svetlana, chapeau de paille et élégante tenue brodée, surprend lorsqu’elle annonce qu’elle habite un gourbi infesté et humide de onze mètres carrés dans un immeuble déclaré insalubre du 20e arrondissement, pour lequel elle paye 510 euros de loyer. A 62 ans, après avoir exercé plusieurs métiers, vendeuse de bijoux sur les marchés ou agent d’entretien chez Peugeot, cette Russo-Portugaise vit du revenu de solidarité active et d’une allocation logement, attendant impatiemment ses 65 ans pour bénéficier du minimum vieillesse....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le 12 juillet, plus de la moitié des 78 migrants accueillis par la France ont été conduits dans la capitale des Flandres.
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A Lille, la mission d’intégration de 42 Soudanais passagers de l’« Aquarius » en juin

Le 12 juillet, plus de la moitié des 78 migrants accueillis par la France ont été conduits dans la capitale des Flandres.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 11h35
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



                                


                            

C’était il y a tout juste un mois. A Lille arrivaient 42 Soudanais, parmi les 629 migrants de l’Aquarius, qui avait cherché, déjà, durant des jours, un port pour accoster. La maire (PS), Martine Aubry, après avoir critiqué l’attitude du gouvernement français durant la crise, avait proposé d’accueillir une partie de ces migrants débarqués en juin finalement à Valence (Espagne).
Le 12 juillet, plus de la moitié des 78 migrants accueillis par la France ont ainsi été conduits dans la capitale des Flandres. Ces hommes, âgés de 18 à 32 ans, ont fui les persécutions dans des zones de guerre civile du sud du Soudan, ont traversé le désert libyen et fait naufrage en Méditerranée. Premières missions de la Sauvegarde du Nord, l’association mandatée par l’Etat pendant dix-huit mois pour les accueillir : établir un bilan de santé et les héberger dans un ancien Ehpad prêté par la ville. Deux par chambre, ces hommes apprennent à vivre en colocation autour d’une cuisine commune. « Ils sont ultra-dynamiques, souhaitent vraiment s’insérer et veulent tout connaître sur Lille et la France », explique Martin David-Brochen, directeur de l’inclusion sociale à la Sauvegarde du Nord. 

« Accueil exemplaire »
Des professeurs bénévoles proposent des ateliers de discussion tandis que les éducateurs de la Sauvegarde leur expliquent la vie en France et les démarches administratives en attendant les cours de français proposés par l’Office français de l’immigration et de l’intégration dès la mi-septembre. « Notre rôle est de les rendre autonomes pour une insertion durable », précise la Sauvegarde, où un conseiller en insertion va désormais étudier chaque cas, d’autant que des restaurateurs lillois ont déjà proposé des emplois à ces réfugiés.
De son côté, la ville a libéré des créneaux horaires dans des salles de sport pour leur permettre de faire du football et du basket deux jours par semaine. Le soir de la finale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Mgr Pontier loue le travail des ONG, alors que l’Eglise est prise en étau entre ses valeurs de solidarité et les réticences d’une partie de la population.
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« Aquarius » : les évêques européens réfléchissent à une initiative commune sur les migrants

Mgr Pontier loue le travail des ONG, alors que l’Eglise est prise en étau entre ses valeurs de solidarité et les réticences d’une partie de la population.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h24
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Les pérégrinations tragiques de l’Aquarius en Méditerranée mettent aussi à l’épreuve les autorités catholiques européennes. Pris entre les adjurations du pape François aux Européens d’accueillir les réfugiés et les réticences, voire l’hostilité, d’une partie des populations, catholiques compris, les épiscopats cherchent le ton juste. « C’est en effet une question difficile », reconnaît Georges Pontier, le président de la Conférence des évêques de France (CEF).
L’archevêque de Marseille défend cependant avec constance le travail des ONG au large de la Libye. « Le sauvetage, c’est un impératif. On ne va quand même pas déplorer qu’il y ait des sauveteurs pour ces personnes », s’indigne le prélat. Aux Etats européens tentés de se renvoyer la charge de ces réfugiés, il « lance un appel à ce que les autorités fassent preuve d’accueil ». « On ne peut pas favoriser une société de l’indifférence, elle n’est pas porteuse d’avenir et de vie, argument Mgr Pontier. On voit bien ce que ça donne, dans tous les domaines d’ailleurs, lorsqu’on favorise le seul souci de soi-même et que la solidarité ne s’exprime pas. On a tout intérêt à respecter notre culture européenne, qui est celle de l’accueil. »

Faire de la pédagogie
En Espagne aussi, pays qui a accueilli l’Aquarius en juin, et où la crispation face aux réfugiés est moins évidente qu’en France, la hiérarchie catholique ressent la nécessité de faire de la pédagogie. Début août, le président de la commission chargée des migrations de la conférence épiscopale, Juan Antonio Menendez, évêque d’Astorga, a mis en garde les responsables politiques contre les risques d’une utilisation biaisée de ce sujet. « Si on commence à dire des choses fausses ou à faire des commentaires superflus, les citoyens peuvent finir par les croire », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Face à la désunion des Etats européens qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Un grand jury a publié un rapport qui nomme près de 300 prêtres auteurs de viols ou d’agressions sexuelles sur des centaines de mineurs.
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Pédophilie : la justice de Pennsylvanie accable l’Eglise catholique, qui a « tout caché »

Un grand jury a publié un rapport qui nomme près de 300 prêtres auteurs de viols ou d’agressions sexuelles sur des centaines de mineurs.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 11h21
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Le rapport contient près de 300 fiches : nom, date de naissance et d’ordination, parcours religieux et professionnel. Et « résumé ». « Résumé » des agressions sexuelles et viols que sont accusés d’avoir commis ces 300 prêtres de Pennsylvanie sur des centaines d’enfants et d’adolescents. Sa publication, mardi 14 août, par un grand jury de Pennsylvanie a un objectif : mettre en évidence un phénomène qui n’était pas marginal mais endémique.
« Nous savons que certains d’entre vous en ont entendu parler avant. Il y a eu d’autres rapports sur les abus sexuels sur les enfants au sein de l’Eglise catholique. Mais jamais à cette échelle. Pour beaucoup d’entre nous, ces histoires avaient eu lieu ailleurs, loin d’ici. Maintenant, nous connaissons la vérité : c’est arrivé partout », écrit le grand jury en introduction de son rapport de 1 356 pages.
Dans le système pénal américain, un grand jury, constitué de citoyens, effectue, sous la conduite du procureur, un travail proche de celui du juge d’instruction. Aidé par la police fédérale (FBI), celui-là a travaillé sur six des huit diocèses de Pennsylvanie – ceux de Philadelphie et de Altoona-Johnstown ont fait l’objet de procédures judiciaires séparées.
Au cours de deux années de travail, des dizaines de victimes ont été interrogées, 500 000 pages de documents internes des diocèses concernés ont été examinées, permettant au grand jury de conclure que plus de 1 000 enfants et adolescents ont été victimes d’au moins 300 prêtres. Son rapport est à mi-chemin entre un travail d’instruction et une étude historique qui remonte jusqu’aux années 1940.
Surtout, ne rien dire à la police
Seuls deux prêtres sont poursuivis par la justice, l’un pour avoir éjaculé dans la bouche d’un enfant de 7 ans – il a plaidé coupable en juillet –, l’autre pour avoir agressé deux garçons chaque mois jusqu’en 2010. Pour les autres, les faits sont prescrits, ayant eu lieu avant le début des années...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Les réfugiés seront répartis entre l’Allemagne, l’Espagne, la France, le Luxembourg et le Portugal. Une issue qui pourrait « préfigurer un système européen », selon l’Elysée.
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Migrants : l’« Aquarius », un défi pour l’Europe

Les réfugiés seront répartis entre l’Allemagne, l’Espagne, la France, le Luxembourg et le Portugal. Une issue qui pourrait « préfigurer un système européen », selon l’Elysée.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 06h31
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15.08.2018 à 11h13
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            Jean-Baptiste Chastand








                        



                                


                            

Il a de nouveau fallu plusieurs jours de crise. Mais une solution a finalement été trouvée pour l’Aquarius. Le navire de sauvetage va pouvoir accoster à La Valette avec ses 141 migrants sauvés au large de la Libye ces derniers jours.
Le gouvernement maltais en a fait l’annonce, mardi 14 août, alors que les responsables de SOS Méditerranée et de Médecins sans frontières (MSF), les ONG qui affrètent le navire, étaient en pleine conférence de presse pour dénoncer l’inaction de l’Europe. « A la suite de discussions entre la France et Malte », La Valette a annoncé faire « une concession en laissant le navire entrer dans ses ports, bien qu’il n’en ait pas l’obligation légale ».

Les migrants seront ensuite répartis entre la France, qui va en accueillir soixante, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne. « Le premier ministre, Joseph Muscat, a été en contact direct avec le président français », a expliqué au Monde le porte-parole du gouvernement maltais, Kurt Farrugia.
Malte a notamment obtenu d’ajouter 60 des 114 autres migrants sauvés lundi par ses gardes-côtes dans sa zone de sauvetage et pour lesquels aucune solution n’avait pour l’instant été trouvée. Même si Kurt Farrugia nie que M. Muscat en ait fait « une condition », « il lui a expliqué qu’il ne pouvait pas accueillir l’Aquarius en ce moment parce qu’on en avait un autre à gérer et c’est devenu une partie de la discussion, convient le porte-parole. Nous sommes un pays de 400 000 habitants et nos ressources ont atteint leur limite ».
« Parer au plus pressé »
L’Aquarius était en stand-by depuis plus de vingt-quatre heures entre les côtes maltaises et celles de l’île italienne de Lampedusa dans l’attente que les autorités européennes désignent un « port sûr » où accoster. Si aucun des migrants, majoritairement issus d’Erythrée et de Somalie, n’était dans une situation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ L’ex-député européen franco-allemand fustige l’absence de stratégie européenne sur la question des migrants et critique la gestion du dossier par Gérard Collomb.
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Daniel Cohn-Bendit : « L’Europe n’a pas de stratégie sur la question migratoire »

L’ex-député européen franco-allemand fustige l’absence de stratégie européenne sur la question des migrants et critique la gestion du dossier par Gérard Collomb.



Le Monde
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15.08.2018 à 15h48
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                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            
A 73 ans, Daniel Cohn-Bendit continue à se battre pour une politique « équilibrée » d’accueil des réfugiés en Europe. Proche du président de la République Emmanuel Macron, l’ex-député européen franco-allemand souhaite la fin du règlement de Dublin et épingle la politique du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.

Malte a finalement accepté de laisser accoster l’« Aquarius », après des heures de tergiversations entre les capitales européennes. Que vous inspire cette situation ?
J’étais favorable à ce que l’Aquarius débarque dans un port français. Si une telle situation se reproduit, il faut d’abord que le gouvernement français accueille. Ensuite, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et les institutions d’accueil des autres pays européens doivent faire leur travail, pour démontrer la capacité de coopération européenne.
Comment se fait-il que le même phénomène se répète ?
Tous les pays ont un problème avec les migrants. La majorité des populations est très sceptique. Quand le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, accueille un premier bateau, puis un autre, au bout du troisième, ça coince. Le problème vient du fait que l’Europe n’a pas de stratégie sur cette question.
Que préconisez-vous ?
Une agence européenne des réfugiés avec un budget conséquent qui pourrait organiser l’aiguillage des nouveaux arrivants. Je préconise aussi l’organisation d’une conférence internationale par l’Union européenne (UE), sous l’égide des Nations unies (ONU), sur le sauvetage en mer pour réunir les ONG et Frontex [l’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures], qui ne se parlent pas.
Il faut également des centres d’accueil au début du parcours des migrants, à l’image de ce que l’Ofpra a mis en place au Niger, pour éviter que ceux-ci n’aient à passer par la Libye. Il y a donc...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Les prix de l’immobilier ont fortement rebondi en Espagne, mais ils restent abordables au sud de la côte méditerranéenne (1/3).
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En Espagne, le littoral méditerranéen reste accessible

Les prix de l’immobilier ont fortement rebondi en Espagne, mais ils restent abordables au sud de la côte méditerranéenne (1/3).



Le Monde
 |    15.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 12h58
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            Jérôme Porier








                        



   


En Espagne, le souvenir de la crise s’efface peu à peu. En 2017, les prix de l’immobilier résidentiel ont rebondi de 7,6 % en moyenne. Il s’agit de la quatrième année de hausse d’affilée. L’économie espagnole va beaucoup mieux : la croissance a atteint 3,1 % en 2017, au-dessus des 3 % pour la troisième année consécutive. Cet été, la fréquentation touristique a battu des records.
La crise immobilière espagnole aura duré huit ans. « Ses stigmates restent bien visibles : entre 2007 et 2011, les prix ont été divisés par deux en moyenne », rappelle Patrick Crosset, fondateur du site acheterenespagne.fr. En 2017, 516 000 transactions ont été enregistrées dans le pays (+16,7 %). selon le notariat espagnol. On reste loin des 800 000 ventes de 2007, mais pour mesurer le chemin parcouru, il suffit de savoir que le marché était tombé à 320 000 ventes en 2011. En 2018, entre 550 000 et 600 000 transactions sont attendues.
Si les prix ont retrouvé leur sommet dans les sites les plus touristiques comme aux Baléares ou à Marbella, la célèbre station balnéaire de la Costa del Sol, ils demeurent à des niveaux inférieurs à ce qu’ils étaient il y a dix ans sur la plus grande partie du territoire. Sur un an, Madrid, Valence et Malaga progressent de 15 à 20 %, tandis que Bilbao, Séville, Cadix et Alicante affichent des hausses comprises entre 5 % et 10 %. Les prix sont stables à Barcelone en raison de l’instabilité politique en Catalogne, qui pousse les acheteurs à l’attentisme. Du côté des îles, les tarifs sont en augmentation de 10 % par an aux Canaries et de 15 % aux Baléares.

   


Les Français, premiers acheteurs avec les Britanniques
A partir de 2011-2012, les achats réalisés par des étrangers ont été les catalyseurs de la reprise. En 2017, pour la première fois, ils ont atteint la barre des 100 000 transactions, soit 20 % des acquisitions. Près de 8 600 acheteurs français auraient ainsi concrétisé un projet immobilier en Espagne l’an passé, ce qui fait d’eux les seconds acheteurs étrangers derrière les Britanniques et devant les Allemands et les Belges. Dans les îles, la proportion d’acheteurs étrangers atteint le niveau record de 40 % aux Baléares et aux Canaries.

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Sur le continent, la Costa Brava et la Costa del Sol restent les destinations les plus recherchées des Français. « Quand les Allemands achètent dans les îles, les Français ciblent d’abord la Catalogne, près de la frontière française, en particulier la Costa Brava. Outre Barcelone et Sitges, ils sont nombreux à Gérone, Figueras, Roses, Lloret de Mar… », explique Caroline Zak, directrice d’Immobilier-en-espagne.com.
L’ancien village de pêcheurs de Cadaqués, où habitait Salvador Dalí, est ainsi devenu une villégiature de luxe. De par sa proximité avec Barcelone et la France, cette station balnéaire de la péninsule Cap de Creus séduit une clientèle internationale. Le prix des plus belles villas du front de mer peut monter jusqu’à 10 000 euros le mètre carré. Moins chères, Roses et Castell Platja d’Aro attirent également les étrangers.
Heureusement, il reste des sites abordables, à condition de prospecter plus au sud. A Tarragone, accessible en train rapide depuis la France, le prix du mètre carré pour une belle maison ne dépasse pas 1 100 euros, et il tombe à 933 euros à Lerida, dans l’arrière-pays, aux portes de l’Aragon.

   


Près d’Alicante, les prix sont doux également. « Dans le beau village d’Altea, à moins de quinze minutes de la mer en voiture, une villa de 200 mètres carrés avec piscine vaut entre 200 000 et 250 000 euros », indique Thomas Rouer, fondateur de jacheteenespagne.com.
« Plus on descend vers le sud, plus les prix sont abordables », confirme Emmanuel Virgoulay, représentant du réseau Barnes en Espagne. Depuis quelques années, les Français sont nombreux à acheter à Valence et à Alicante, deux villes qui possèdent un aéroport international, trois cents jours de soleil par an, et où il est possible d’acheter pour 2 000 à 3 000 euros le mètre carré.
Les prix très doux de l’Andalousie
« Les tarifs ont beaucoup augmenté à Valence, qui est la troisième ville espagnole, mais ils restent encore à 20 % de leur pic de 2007 », commente Ludovic Larue, responsable du réseau Athena Advisers en Espagne. Il faut compter une mise minimum de 120 000 - 130 000 euros pour un deux-pièces de 65 mètres carrés, avec souvent des travaux à prévoir. « Pour rénover un logement, il faut planifier un budget allant de 300 euros à 1 000 euros par mètre carré selon l’état du bien », précise M. Rouer.

   


Contrairement aux Britanniques, rares sont les acheteurs français à s’aventurer jusqu’en Andalousie, au sud de l’Espagne. A tort, car les prix y restent très accessibles : à Cadix, à Séville, à Grenade, le prix du mètre carré oscille entre 1 500 euros et 2 000 euros. A Almeria, les tarifs peuvent tomber à moins de 1 000 euros ! « A Cadix, un bel appartement de 100 mètres carrés face à la mer coûte environ 200 000 euros. C’est l’un des endroits d’Espagne où se situent actuellement les meilleures opportunités », insiste M. Crosset.

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Malgré un bond de 20 % en 2017, les prix restent accessibles à Malaga, autour de 2 000 euros par mètre carré. En revanche, sa voisine Marbella devient cher, très cher. Dans le très haut de gamme, le prix du mètre carré peut atteindre 20 000 euros à Los Monteros, célèbre pour sa plage de sable blanc située à l’Est de Marbella. Sur la « Golden Mile » de Marbella, qui va du centre de la ville jusqu’à Port Banus, les villas modernes avec vue sur l’océan continuent d’attirer les riches étrangers, malgré des prix pouvant aller jusqu’à 10 000 euros le mètre carré.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Les autorités chiliennes ont perquisitionné, mardi, deux institutions au sein de l’Eglise catholique. Au total, trente-huit enquêtes ont été ouvertes et cinq évêques ont démissionné.
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Perquisitions au sein de l’Eglise au Chili après les scandales d’abus sexuels

Les autorités chiliennes ont perquisitionné, mardi, deux institutions au sein de l’Eglise catholique. Au total, trente-huit enquêtes ont été ouvertes et cinq évêques ont démissionné.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 01h48
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 07h12
   





                        



   


Dans le cadre des enquêtes sur les scandales d’abus sexuels qui éclaboussent l’Eglise catholique chilienne, les autorités ont perquisitionné, mardi 14 août, les sièges de la Conférence épiscopale et de la Congrégation des frères maristes.
La première perquisition, qui a duré près de quatre heures, s’est déroulée au siège de la Conférence épiscopale, dans le centre de Santiago.
« Nous réunissons et complétons les informations que nous avions déjà reçues, concernant notamment l’identification des victimes qui ont porté plainte pour abus, surtout à connotation et caractère sexuel », a déclaré lors d’une conférence de presse, le procureur Raul Guzman. Ces informations « ont un lien avec les faits de notre enquête, qui peuvent être constitutifs de délits, impliquant ainsi les victimes comme les éventuels accusés », a ajouté le procureur.
Le porte-parole de l’Episcopat chilien, Jaime Coiro, a, par ailleurs, précisé que les informations « avaient été sollicitées antérieurement et avaient été remises en temps voulu par la Conférence épiscopale ». Il a également souligné la « volonté de collaboration », dont avait fait part l’Eglise chilienne, lors d’une récente assemblée extraordinaire, dans les enquêtes, menées par la justice, pour abus sexuels commis par des religieux.
Le silence de l’Eglise chilienne
Par la suite, le procureur Guzman a effectué une deuxième perquisition au siège de la Congrégation des frères maristes, dans la commune de Providencia (centre) de Santiago. L’institution fait l’objet d’une enquête pour abus sexuels commis contre des mineurs, au sein d’écoles administrées par les maristes.

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Le Vatican a récemment décrété l’expulsion du mariste Abel Perez, qui avait avoué avoir abusé sexuellement de quatorze mineurs dans deux écoles de l’ordre au Chili, depuis 1970. D’origine espagnole, Perez avait avoué en 2010. Mais les maristes ont attendu sept ans avant de dénoncer les faits aux autorités, après que deux des victimes ont dénoncé les attaques. Le religieux serait actuellement au Pérou.
Par ailleurs, la semaine dernière, la police chilienne a perquisitionné les bureaux de l’évêché militaire, en charge des services religieux de l’armée. Entre juin et juillet, diverses descentes policières ont été ordonnées dans des administrations religieuses de Rancagua et de Santiago.
Pour l’heure, trente-huit enquêtes ont été ouvertes par le parquet pour abus sexuels dans l’Eglise catholique chilienne. Cinq évêques ont renoncé à leurs fonctions et le prêtre Oscar Muñoz, ancien bras droit de l’archevêque Ricardo Ezzati, est en détention provisoire pour abus sur au moins sept mineurs.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Une enquête a révélé des abus sexuels perpétrés par des prêtres catholiques de Pennsylvanie, ayant fait jusqu’à 1 000 victimes mineures.
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Etats-Unis : plus de 300 prêtres accusés de pédophilie en Pennsylvanie

Une enquête a révélé des abus sexuels perpétrés par des prêtres catholiques de Pennsylvanie, ayant fait jusqu’à 1 000 victimes mineures.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 22h33
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 09h05
   





                        



   


Une enquête des services du procureur de Pennsylvanie publiée mardi 14 août a mis au jour des abus sexuels perpétrés par plus de 300 « prêtres prédateurs » et couverts par l’Eglise catholique de cet Etat, dont ont été victimes au moins 1 000 enfants.
Le rapport final, qui a été rédigé par un jury populaire auquel avaient été soumises les conclusions de l’enquête, indique que « quasiment tous les cas » suspectés sont aujourd’hui frappés par la prescription et ne peuvent être poursuivis pénalement.

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Seuls deux prêtres poursuivis
Deux prêtres ont néanmoins été poursuivis, l’un pour des agressions sexuelles répétées sur plusieurs enfants, dont les plus récentes remontent à 2010. Même s’ils ne sont plus passibles de poursuites, les jurés ont également choisi de rendre publics les noms de dizaines d’hommes d’église accusés de pédophilie par des éléments de l’enquête.
Le rapport évoque des agressions sexuelles dont certaines victimes présumées avaient moins de 10 ans. Ce n’est pas la première fois qu’un jury populaire publie un rapport dévoilant des cas de pédophilie au sein de l’Eglise catholique américaine, mais jamais une enquête n’avait révélé autant de cas.
« Leurs responsables n’ont rien fait »
« Des prêtres violaient des petits garçons et des petites filles et les hommes d’église qui étaient leurs responsables n’ont rien fait. Durant des décennies », ont écrit les membres du jury dans le rapport publié mardi 14 août. Les jurés disent « reconnaître que beaucoup de choses ont changé [au sein de l’Eglise catholique] ces quinze dernières années », mais soulignent que les deux inculpations montrent que « les abus d’enfants au sein de l’Eglise n’ont pas disparu ».
Malgré des réformes institutionnelles, « les hauts responsables de l’Eglise ont le plus souvent échappé à leurs responsabilités », poursuit le rapport. Des évêques et des cardinaux « ont, pour l’essentiel, été protégés. Beaucoup, dont certains sont nommés dans ce rapport, ont été promus. Tant que cela ne change pas, nous pensons qu’il est trop tôt pour refermer le chapitre des scandales sexuels de l’Eglise catholique. »
Le jury formule plusieurs propositions de réforme, notamment une modification des textes de loi pour allonger le délai de prescription, au pénal et au civil, et restreindre le champ des accords de confidentialité, auxquels l’Eglise catholique a eu fréquemment recours, d’après l’enquête.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Aussi scruté que critiqué, le palmarès dévoilé mercredi 15 août consacre à nouveau les établissements américains. Sorbonne Université apparaît au 36e rang.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/08/2018
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Classement de Shanghaï 2018 : les universités françaises restent en retrait

Aussi scruté que critiqué, le palmarès dévoilé mercredi 15 août consacre à nouveau les établissements américains. Sorbonne Université apparaît au 36e rang.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 21h09
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 11h57
    |

            Adrien de Tricornot (avec Isabelle Rey-Lefebvre)








                        



                                


                            

Sa seizième édition ne fera pas exception. Publié mercredi 15 août, le classement annuel de Shanghaï, établi par l’Academic Ranking of World Universities (ARWU), reste l’un des plus regardés par les responsables de l’enseignement supérieur. Le cru 2018 ressemble à celui des années précédentes avec un palmarès dominé par les universités américaines, qui s’arrogent dix-sept des vingt premières places.
Harvard, Stanford, Massachusetts Institute of Technology, Berkeley, Princeton et Columbia trustent les premiers rangs. Seules trois universités britanniques parviennent à figurer dans cette élite : Cambridge (3e), Oxford (7e) et l’University College of London (16e). A noter la performance de l’Institut fédéral de Zurich (Suisse), qui se hisse au 19e rang.
Un mythe français de Sisyphe
Le premier établissement français, Sorbonne Université, apparaît au 36e rang. Les résultats de ce palmarès déçoivent en France depuis plusieurs années. Fondé essentiellement sur des critères relatifs à l’excellence scientifique, et régulièrement critiqué pour ses biais méthodologiques qui favorisent de facto le modèle universitaire anglo-saxon, il avait provoqué une onde de choc au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Porteuse de la loi sur l’autonomie des universités du 10 août 2007, la ministre Valérie Pécresse s’était même rendue en 2010 à Shanghaï, pour plaider la cause des établissements français. Afin de hisser quelques champions tricolores au sommet de la compétition mondiale, elle avait accéléré un mouvement de regroupement des universités, des grandes écoles et des centres de recherche dans des structures communes, une politique de fusion poursuivie par ses successeurs. Si ces ensembles, parfois constitués à grand-peine, tentent de pousser leurs atouts, leurs espoirs et efforts sont souvent déçus, tel Sisyphe voyant régulièrement son rocher redescendre de la montagne…
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Une mère de deux enfants est sous le coup d’une expulsion de son HLM pour les nuisances sonores provoquées par les coups de son conjoint. La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa réclame des explications au bailleur.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/08/2018
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Battue par son mari et menacée d’expulsion pour nuisance sonore

Une mère de deux enfants est sous le coup d’une expulsion de son HLM pour les nuisances sonores provoquées par les coups de son conjoint. La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa réclame des explications au bailleur.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 18h19
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 14h45
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


Elodie W., 37 ans, son compagnon et leurs deux jeunes enfants habitent, depuis juillet 2016, un trois-pièces à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), propriété du bailleur social Immobilière 3F. Des voisins s’étant plaints de graves troubles de voisinage – des cris, des hurlements de la femme et des enfants, de façon continuelle – l’organisme HLM a assigné la famille W. pour « trouble de jouissance » et réclamé son expulsion.
Le 29 juin, le tribunal d’instance de Colombes lui a donné satisfaction et, dans la foulée, Immobilière 3F a adressé un commandement à la famille, lui sommant de quitter les lieux au plus tard le 12 septembre, sentence dont Elodie W. a fait appel, comme l’a révélé Le Parisien dans son édition du 12 août.
Devant le juge, Elodie W. a pu faire valoir qu’elle était victime de violences de la part de son compagnon et a produit, à l’appui de ses dires, une plainte enregistrée le 30 mai par le commissariat, qui avait entraîné deux jours d’invalidité totale.
La vie familiale a tourné au cauchemar lorsque Elodie W. a dû cesser de travailler comme serveuse dans la restauration en raison d’une fracture au poignet. Selon elle, le comportement de la gardienne, qui ne cesse d’invectiver et de frapper presque quotidiennement avec son balai au plafond, « ajoute au climat d’anxiété, avec insomnies, et oblige à un contrôle permanent des enfants, qui augmente la tension dans la famille », comme en témoigne l’attestation, produite à l’audience, d’une psychologue. Elodie W. déplore aussi « qu’aucun des voisins ne [soit] venu à [son] secours en dépit des hurlements ».
« Manquements graves »
« Justement, souligne la juge Marie-France Savay-Coroyer dans sa décision, les attestations produites par les défenseurs ne démentent pas les faits. Au surplus, la plainte déposée pour violence conjugale par madame W. ne fait que corroborer les troubles évoqués. » « Tous ces bruits, menaces et intimidations dépassent les inconvénients ordinaires du voisinage et (…) sont constitutifs de manquements graves et répétés aux obligations du bail. Peu importe que soit évoqué le départ de monsieur des lieux, le trouble de jouissance étant établi, il convient de prononcer la résiliation du bail », souligne la présidente du tribunal, qui rappelle que « les bruits de toutes natures, quelle que soit leur source, dès lors qu’ils sont nuisibles par leur intensité et leur caractère répétitif et de nature à troubler le repos et la tranquillité des occupants de l’immeuble, sont formellement interdits de jour comme de nuit ». 
« La lecture du jugement m’a scotchée, s’indigne Migueline Rosset, avocate spécialiste en droit de la famille, qui assiste Elodie W., tout comme la célérité de l’organisme HLM à les faire déguerpir alors qu’une procédure de séparation du couple est en cours et que le compagnon violent a quitté les lieux, ce qui devrait pacifier la vie de l’immeuble. »
Du côté du bailleur, la gêne est réelle : « Nous travaillons en bonne intelligence avec l’association qui soutient Mme W. et envisageons, à sa demande, un relogement, son loyer actuel étant, de toute façon, trop élevé. Nous ne cherchons qu’à la protéger », plaide le service de communication d’Immobilière 3F. La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a réclamé des explications au bailleur.

Une femme qui subit jusque dans son domicile des violences conjugales doit être aidée, pas expulsée !
— MarleneSchiappa (@🇫🇷 MarleneSchiappa)


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« Est-ce habituel pour votre groupe d’expulser des locataires au motif qu’elles sont victimes de violences dans leur domicile ? », l’a-t-elle interrogé dans un courrier adressé le 12 août et rendu public via Twitter mardi 14 août, non sans rappeler au passage que la non-assistance à personne en danger est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. « L’égalité femmes hommes est la grande cause nationale du quinquennat et requiert la mobilisation de tous », conclut la missive.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ C’était mieux avant ? (4/6) Pour Michael Kimmel, sociologue américain, les « incels », ou « célibataires involontaires », entretiennent une vision de l’Histoire qui occulte l’émancipation des femmes.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Le navire humanitaire, bloqué en Méditerranée depuis vendredi, a reçu l’autorisation de débarquer à Malte. Ses passagers seront ensuite répartis entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne.
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Malte donne son accord pour accueillir l’« Aquarius », les migrants à bord seront répartis entre cinq pays

Le navire humanitaire, bloqué en Méditerranée depuis vendredi, a reçu l’autorisation de débarquer à Malte. Ses passagers seront ensuite répartis entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 19h12
   





                        



   


Le navire Aquarius, affrété par SOS Méditerranée et opérant en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), bloqué en mer depuis vendredi 10 août avec 141 réfugiés à bord, pourra débarquer à Malte, a annoncé sur Twitter, mardi 14 août, le premier ministre maltais, Joseph Muscat. Une fois débarqués, les passagers, dont la moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes, seront ensuite répartis entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne, grâce à un accord entre ces pays. La France en accueillera soixante, selon l’Elysée.
Un « signe positif », selon l’association SOS Méditerranée, qui donnait une conférence de presse au moment de l’annonce de l’accord : « Le fait que la solution trouvée soit une coordination entre un certain nombre de pays européens montre qu’ils ont compris que les sauvetages en Méditerranée sont un problème des rives sud de l’Union européenne qui concerne tous les membres. Malte et l’Italie ne doivent pas être laissés seuls. »
Inquiétudes sur le sort du navire
L’Aquarius s’était retrouvé bloqué en mer vendredi après avoir réalisé deux sauvetages en Méditerranée centrale, une zone récemment placée sous l’autorité du centre de coordination des sauvetages de Tripoli, selon SOS Méditerranée. Ce dernier se déclarant dans l’incapacité de désigner un port sûr pour le débarquement a demandé à l’Aquarius de s’adresser aux centres de coordination de Malte et d’Italie, lesquels « ont refusé de prendre cette responsabilité », selon l’ONG. Ont suivi plusieurs journées d’annonces et de débats concernant l’accueil du navire et de ses occupants.

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L’Aquarius devrait donc désormais se diriger vers Malte, situé à trois heures de navigation de sa position. Une solution qui permettra au navire de retourner rapidement sur la zone de sauvetage, mais qui suscite des inquiétudes. « On sait que deux navires humanitaires sont bloqués à Malte pour enquête, rappelle SOS Méditerranée. Nous sommes en règle, nous agissons dans une grande transparence, néanmoins, l’ambiance tendant à pointer du doigt les ONG suscite certaines inquiétudes, nous ne savons pas ce qui pourrait nous arriver. »
« Dispositifs de solidarité européens »
Une fois le bateau débarqué à Malte, l’Office français des réfugiés et apatrides (Ofpra) « va envoyer jeudi une mission sur place pour identifier les réfugiés en vue de leur accueil en France », a indiqué Pascal Brice, le directeur général de l’Ofpra. Les entretiens « viseront à s’assurer que ces personnes relèvent bien du droit d’asile ». 
« C’est la cinquième mission de ce type » depuis juin, conçue dans une « volonté d’illustrer les dispositifs de solidarité européens », a-t-il ajouté. Comme lors des précédentes opérations, les personnes sélectionnées arriveront ensuite en France, où elles recevront rapidement le statut de réfugié ouvrant la voie à un titre de séjour.
Tout en saluant « le geste humanitaire exceptionnel de Malte », la France a de nouveau regretté le refus systématique de l’Italie de laisser accoster les bateaux humanitaires. Paris veut proposer aux autres pays européens « un mécanisme pérenne », sans encore le préciser. La France rappelle que le Conseil européen de juin a adopté sa proposition d’ouvrir des centres fermés sur les rives européennes pour accueillir les migrants. Mais aucun pays européen ne s’est jusqu’ici proposé pour en ouvrir sur son sol.
Gilbraltar compte retirer le pavillon du navire humanitaire
Le gouvernement de Gibraltar a annoncé lundi 13 août qu’il allait retirer son pavillon à l’Aquarius après lui avoir demandé de suspendre ses activités de sauvetage et de revenir à ses activités de recherche, pour lesquelles il est immatriculé auprès du territoire britannique.
Enregistré depuis 2009 à Gibraltar en tant que navire de recherche, l’Aquarius opérait depuis 2016 « exclusivement sous la direction des autorités italiennes pour des opérations de sauvetage », explique le gouvernement dans un communiqué. Les désaccords entre Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, et les ONG auraient encouragé Gibraltar à prendre cette décision.
« Nous avons découvert par voie de presse l’annonce de Gibraltar, s’est étonnée mardi Sophie Beau, cofondatrice de SOS Méditerranée, qui affrète le navire. Nous étions en dialogue depuis juin avec les autorités de Gibraltar, via notre armateur allemand. Cette décision de rompre ce dialogue, au moment où l’Aquarius est en difficulté nous paraît très politique. »

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Nombre de familles se disent de plus en plus attirées par un mouvement dont l’engagement religieux tend à s’assouplir.
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Le scoutisme veut rester à la mode au nom de ses valeurs

Nombre de familles se disent de plus en plus attirées par un mouvement dont l’engagement religieux tend à s’assouplir.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 09h49
    |

            Violaine Morin (Gournay-Loizé (Deux-Sèvres), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

La chaleur est écrasante. Il est un peu plus de midi. Dans la campagne poitevine, à Gournay-Loizé (Deux-Sèvres), les scouts et guides du Raincy et des Lilas (Seine-Saint-Denis) se lancent dans la préparation du déjeuner. Le camp dressé dans un champ compte une petite trentaine d’enfants âgés de 11 à 14 ans, répartis en équipes non mixtes de cinq ou six.
Lucie, Lilas, Oscar, Côme et les autres font partie des 80 000 membres du mouvement des Scouts et guide de France, la branche catholique de la Fédération française de scoutisme. La fédération totalise 125 000 adhérents, laïques, protestants, bouddhistes, juifs et musulmans. Ils n’étaient que 75 000 en 2012. A elle seule, la branche catholique a augmenté ses effectifs de 30 % entre 2012 et 2018. Des chiffres en pleine progression, tandis que, selon la direction de la jeunesse du ministère de l’éducation nationale, le nombre d’enfants envoyés en colonies de vacances est passé de 1,4 million en 1995 à 906 000 en 2017.
Dans l’une des deux équipes de filles, alors que Clémentine coupe consciencieusement des rondelles de concombre dans une gamelle, les arguments ne manquent pas sur les atouts présumés du scoutisme. « Aux scouts, on fait notre vaisselle, on va chercher le bois, on dort sous la tente, on apprend à être autonome… », énumère Solène. « Et puis, il y a le trek », ajoutent en chœur les enfants comme dans une leçon bien apprise : partir trente-six heures en autonomie, sans les chefs, avec une carte, un téléphone et la nourriture du dîner. Le lieu de gîte est prévu et le trajet balisé à l’avance, mais, pour les enfants, c’est l’aventure.
Autonomie et solidarité
C’est ce que les familles reconnaissent : l’apprentissage de l’autonomie, la proximité avec la nature et les valeurs de solidarité et de partage. Selon un sondage OpinionWay réalisé en avril pour les Scouts et guides de France, 86 % des personnes interrogées considèrent que ce mouvement « apprend aux enfants...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Un service pastoral va être créé pour contrer une méconnaissance grandissante des fondamentaux religieux.
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L’Eglise catholique veut faire entendre sa foi

Un service pastoral va être créé pour contrer une méconnaissance grandissante des fondamentaux religieux.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 09h38
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

C’est un malaise qui se répand dans les milieux catholiques : la société française aurait égaré les clés de compréhension de la foi chrétienne. Celle-ci serait devenue si étrangère à de nombreux Français qu’ils en auraient aujourd’hui une conception distordue, très éloignée de celle des croyants eux-mêmes. Le recul de la pratique, du recours aux sacrements, de la fréquentation du catéchisme ou d’une institution religieuse aurait creusé un fossé d’un nouveau genre entre les fidèles et les autres. « Nous sommes devenus plus méconnus que combattus. C’est un défi nouveau », résume Vincent Neymon, responsable de la communication de la Conférence des évêques de France (CEF).
Pour contrer cette méconnaissance grandissante, le nouvel archevêque de Paris, Michel Aupetit, veut créer un service pastoral spécifique, « pour l’éducation et l’information ». Signe que le sujet est jugé sensible, il a confié à Laurent Stalla-Bourdillon la mission de le bâtir. Ce prêtre de 49 ans a eu l’occasion de mesurer cet éloignement dans sa précédente fonction. Depuis six ans, il était en effet « l’aumônier des parlementaires », à la fois curé de Sainte-Clotilde, dans le 7e arrondissement de Paris, près du Palais-Bourbon, et directeur du service pastoral d’études politiques du diocèse. Il sera remplacé à ce poste par le père Marc Lambret, en septembre.

Un regard de l’intérieur
A la Conférence des évêques de France aussi, on a identifié le problème. Comment, en effet, se faire comprendre dans le débat public lorsqu’on ne parle plus exactement la même langue ? Lorsque les références, les repères, le vocabulaire même, ne sont plus partagés ? « Pour certaines personnes, la foi est sortie du logiciel, résume Olivier Ribadeau-Dumas, le secrétaire général de la CEF. La société a perdu en chemin des éléments essentiels de la foi catholique. Je rêve d’un IHEDN catholique pour la faire découvrir à des gens très divers ! »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ L’indicateur établi par l’Insee s’élève à 9,1 % pour la France entière, une baisse moins forte qu’attendu par l’institut.
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Le taux de chômage baisse de 0,1 point au deuxième trimestre

L’indicateur établi par l’Insee s’élève à 9,1 % pour la France entière, une baisse moins forte qu’attendu par l’institut.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 08h59
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 10h02
   





                        



Après une légère remontée au 1er trimestre, le taux de chômage a repris sa baisse au 2e trimestre (- 0,1 point), pour s’établir à 9,1 % pour la France entière (hors Mayotte), selon des chiffres provisoires de l’Insee publiés mardi 14 août.
Sur un an, le taux de chômage, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), est en baisse de 0,3 point.
L’indicateur reste au-dessus du plancher de 8,9 % (chiffre révisé à la baisse) atteint à la fin 2017.
La baisse du 2e trimestre est moins forte qu’attendu. Dans ses dernières prévisions publiées en juin, l’Insee tablait sur un recul de 0,2 point.
Toutes ces évolutions sont toutefois à analyser avec prudence, car elles se situent dans la marge d’erreur de l’indicateur (+/- 0,3 point).

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Le chômage des 15-24 ans à 20,8 %
Sur le trimestre, les jeunes (- 0,6 point) et les catégories d’âge intermédiaires (- 0,1 point) ont vu leur situation s’améliorer, tandis que celle des seniors est restée stable. Le taux de chômage des 15-24 ans s’est établi à 20,8 %, son plus bas niveau depuis la fin 2008, celui des 50 ans et plus se situe à 6,5 %.
En moyenne, l’Insee a comptabilisé 2,70 millions de chômeurs au deuxième trimestre, en baisse de 48 000 (- 1,7 %) sur trois mois et de 104 000 (- 3,7 %) sur un an.
Parmi eux, 1,04 million cherchent du travail depuis au moins un an. Le taux de chômage de longue durée est stable sur trois mois, à 3,6 % de la population active.
Parallèlement au taux de chômage, le « halo autour du chômage » a, lui aussi, baissé au deuxième trimestre. Ces personnes souhaitant travailler, mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, étaient 1,46 million au deuxième trimestre (- 19 000 sur le trimestre, - 25 000 sur un an).
Enfin, le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion de 15-64 ans qui travaillent, a légèrement augmenté (+ 0,1 point), à 65,8 %, son plus haut niveau depuis le début des années 1980.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ La peine de Philip Wilson, condamné pour ne pas avoir dénoncé les abus du prêtre Jim Fletcher, dans les années 1970, a été aménagée en assignation à résidence.
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Australie : l’ex-archevêque qui avait caché des abus pédophiles évite la prison

La peine de Philip Wilson, condamné pour ne pas avoir dénoncé les abus du prêtre Jim Fletcher, dans les années 1970, a été aménagée en assignation à résidence.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 08h31
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 09h01
   





                        



   


L’ancien archevêque australien Philip Wilson, condamné à un an de détention pour avoir couvert des abus pédophiles, n’ira pas en prison, un tribunal lui ayant accordé mardi de purger sa peine à domicile.
En mai, Philip Wilson, 67 ans, alors archevêque d’Adélaïde, avait été reconnu coupable d’avoir dissimulé les abus commis dans les années 1970 par Jim Fletcher, prêtre pédophile, dans la région de Hunter (Nouvelle-Galles du Sud), en s’abstenant de révéler les accusations portées contre lui.
M. Wilson était l’un des ecclésiastiques les plus haut placés dans la hiérarchie catholique mondiale à être condamné pour de tels faits. Le pape a accepté sa démission, à la fin juillet.

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Le tribunal de Newcastle, au nord de Sydney, l’avait reconnu coupable d’avoir caché un crime grave passible de poursuites commis par une autre personne et l’avait condamné à douze mois d’emprisonnement, sans possibilité de libération anticipée avant six mois.
Le juge Robert Stone, qui avait renvoyé sa décision sur l’aménagement de la peine, a annoncé mardi que l’ancien archevêque n’aurait pas à purger celle-ci derrière les barreaux. Les médias locaux rapportent que l’état mental et physique de M. Wilson ainsi que son âge étaient entrés en ligne de compte.
Dans le cadre de son assignation à résidence, dont on ignore où elle se déroulera, M. Wilson devra porter un bracelet électronique, rapporte le Newcastle Herald.
Le juge avait relevé en mai que « le condamné n’avait témoigné aucun remords ni contrition », selon le groupe de médias ABC.
Sept pour cent des religieux catholiques accusés
M. Wilson avait présenté sa démission le mois dernier après que le premier ministre australien, Malcolm Turnbull, avait exhorté le Vatican à le limoger. Il reste un évêque ordonné, mais il n’a pas de juridiction.
Les abus sexuels commis sur un enfant de chœur par Fletcher – ce dernier est mort en prison en 2006 – n’avaient pas été contestés à l’audience, mais la justice voulait déterminer si Philip Wilson, alors jeune prêtre, en avait été informé.
L’ecclésiastique a démenti toutes les charges. Ses défenseurs avaient tenté quatre fois d’obtenir l’abandon des poursuites, faisant valoir que la maladie d’Alzheimer dont il est atteint devait lui éviter un procès.

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Après une décennie de révélations, le gouvernement australien avait finalement cédé aux pressions en 2012 et créé une Commission d’enquête royale sur les réponses institutionnelles aux crimes de pédophilie.
Dans son rapport, celle-ci avait estimé en décembre que l’Australie avait « gravement manqué à ses devoirs » envers ses enfants pendant des décennies.
Sur la base de témoignages de milliers de victimes, elle avait affirmé que 7 % des religieux catholiques australiens avaient fait l’objet d’accusations d’abus sexuels sur des enfants entre 1950 et 2010 sans que les soupçons débouchent sur des investigations.



                            


                        

                        

