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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Depuis le sommet Kim-Trump du 12 juin, la Chine et la Russie ont relâché la pression sur la Corée du Nord.
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Corée du Nord : Washington sanctionne deux entreprises russe et chinoise qui n’ont pas respecté l’embargo

Depuis le sommet Kim-Trump du 12 juin, la Chine et la Russie ont relâché la pression sur la Corée du Nord.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 18h56
   





                        



   


Le Trésor américain a annoncé des sanctions financières mercredi 15 août contre deux entreprises russe et chinoise accusées d’avoir continué à entretenir des relations commerciales avec la Corée du Nord, malgré l’embargo contre Pyongyang.
Alcool, cigarettes et pétroliers
Il est reproché au groupe chinois Dalian Sun Moon Star International Logistics Trading Co et à sa filiale de Singapour SINSMS d’avoir exporté de l’alcool et des cargaisons de cigarettes vers la Corée du Nord, en falsifiant les documents de livraison. Ce commerce « illégal » de cigarettes en Corée du Nord pèse plus d’un milliard de dollars par an, précise l’administration américaine dans un communiqué.
Une société russe, Profinet, et son directeur général Vasili Kolchanov, sont également sanctionnés pour avoir fourni des services portuaires à des bâtiments nord-coréens. Ces vaisseaux, parmi lesquels deux pétroliers qui font déjà eux-mêmes l’objet de sanctions, ont profité de ces prestations dans les ports russes de Nakhodka, Vostochny, Vladisvostok et Slavyanka.
Commerce interdit avec toute entité américaine
Ces sanctions gèlent les éventuels avoirs de ces sociétés et individus aux Etats-Unis et leur interdit tout commerce avec une entité ou un ressortissant américains. L’inscription de ces entités sur la liste noire du Trésor « renforce l’engagement des Etats-Unis à éviter tout flux financier vers les activités et le programme d’armements de destruction massive, en accord avec les décisions du Conseil de sécurité de l’ONU », dit le communiqué.
« Le Trésor va continuer à appliquer les sanctions existantes contre la Corée du Nord et fera ce qu’il faut pour bloquer et mettre à l’index les entreprises, les ports et les vaisseaux qui facilitent des livraisons illicites et fournissent des revenus à la Corée du Nord », poursuit l’administration.
Elle dénonce aussi « les tactiques des entreprises installées en Chine, à Singapour et en Russie pour détourner les sanctions » et ajoute que celles-ci « demeureront en place jusqu’à ce nous parvenions à une vérification complète de la dénucléarisation de la Corée du Nord ».
Moscou et Pékin ont relâché la pression sur Pyongyang
Après une escalade des tensions sans précédent en 2017, ponctuée par des tirs de missiles et un essai nucléaire majeur de la part du régime reclus de Pyongyang, ainsi que par des sanctions internationales de plus en plus strictes en retour, l’année 2018 a été marquée par un dégel spectaculaire avec Washington.
Il a abouti au sommet historique le 12 juin à Singapour entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Mais depuis ce sommet, Washington a déploré que certains pays, Chine et Russie en tête, aient commencé à relâcher la pression sur Pyongyang.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Des résidents de la Maison de l’Argentine s’estiment réprimés par la direction pour leur mobilisation en faveur de la légalisation de l’IVG en Argentine, ce que la direction de la Maison conteste.
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Des étudiants argentins à Paris se disent victimes de « répression politique »

Des résidents de la Maison de l’Argentine s’estiment réprimés par la direction pour leur mobilisation en faveur de la légalisation de l’IVG en Argentine, ce que la direction de la Maison conteste.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 18h47
    |

                            Manuel Ausloos








                        



   


Des étudiants hébergés à la Maison de l’Argentine de la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP) accusent la direction de l’établissement de ne pas avoir renouvelé une douzaine de baux pour des « raisons politiques ». Le Comité des résidents dénonce des expulsions qui ne disent pas leur nom et les attribuent à une manifestation en faveur de la légalisation de l’IVG en Argentine (rejetée le 9 août par le Sénat argentin), organisée le 13 juin près de la Maison.
« C’est de la discrimination, de la persécution politique, affirme une membre du comité, qui a requis l’anonymat. Ce n’est pas pour des raisons académiques que nous sommes expulsés, c’est parce que nous sommes membres du comité des résidents » qui a organisé la manifestation. Des membres affirment d’ailleurs que le directeur de la Maison, Juan Manuel Corvalan Espina, les a menacés d’expulsion alors qu’ils se trouvaient dans la bibliothèque de l’établissement, peu de temps avant la manifestation, ce que ce dernier dément.
Il affirme s’être alors contenté de rappeler au comité que le règlement de la Maison, qui dépend du ministère argentin de l’éducation, ne permet pas de manifestations à caractère politique dans son enceinte ou celle de la CIUP.
Il précise aussi qu’aucun critère politique n’est entré en compte dans la sélection des candidats à l’hébergement. D’après lui, les candidatures sont de plus en plus nombreuses et la priorité est donnée aux nouveaux arrivants : « Cette année, nous avons eu 129 candidatures dont 83 ont été retenues, soit presque deux fois plus de candidatures qu’en 2014. Il faut faire un choix. »
La CIUP est un campus privé situé dans le sud de Paris qui regroupe quarante résidences universitaires – dont certaines sont gérées par des Etats étrangers, comme la Maison de l’Argentine – qui accueillent quelque 6 000 étudiants, chercheurs, artistes ou sportifs du monde entier. Les baux durent une année universitaire et sont renouvelables jusqu’à deux fois.
« C’est une question d’admissions »
Interrogé par Le Monde, M. Corvalan Espina souligne qu’il est un partisan assumé du projet de légalisation de l’avortement dans son pays, qu’il a organisé un débat sur ce thème en novembre 2017 et qu’il était présent à la manifestation du 13 juin. « Le ministre de l’éducation argentin a dit son opposition à la loi, tandis que j’avais montré publiquement mon soutien. S’il y avait des persécutions politiques au gouvernement, je serais le premier licencié », affirme-t-il.
Pour protester contre les non-réadmissions et demander des explications sur le processus de sélection qu’ils jugent opaque, une trentaine de résidents et anciens résidents avaient occupé le salon commun de la Maison de l’Argentine, du samedi 4 au lundi 6 août au soir. La police avait été appelée par la direction, en accord avec la CIUP, pour expulser les non-résidents, et l’occupation avait alors pris fin.
L’expulsion faisait suite, selon le directeur, à des plaintes d’autres résidents de la Maison incommodés par la présence des occupants dans les espaces communs. « La manifestation et l’occupation sont le fait d’un petit groupe de personnes, insiste Angel Benitez, un résident opposé à l’action du comité. J’étais contre et je connais plusieurs personnes qui l’étaient aussi. Nous ne voulons pas participer à ce type de mobilisations, nous sommes venus ici pour étudier et nous avons assez de soucis à gérer, entre le travail et les études. »

Liberté d'expression pour les @ComiteCasaArg 🤐🤐🤐💚✊🏾 les résidents de la Maison de l'Argentine vivent une persécutio… https://t.co/PplZhGZ486— ComiteCasaArg (@Comité de Residentes - Casa Argentina en París)


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Le comité affirme de son côté que l’usage à la Maison était de réadmettre les étudiants qui le souhaitaient pour la poursuite de leurs études et que la procédure de cette année, qui privilégie les primo-arrivants, est inhabituelle, bien que conforme au règlement de la CIUP et de la Maison.
C’est aussi ce qu’affirme l’ancien directeur de la Maison Marcelo Balsells, en poste de 2012 à 2016, contacté au téléphone. « Peut-être y a-t-il eu un changement dans la réglementation [du ministère de l’éducation], note-t-il. Mais lorsque j’étais directeur, nous donnions priorité à ceux qui habitaient déjà là, plutôt qu’aux nouveaux candidats. Personne ne pouvait être surpris par une décision, puisque nous informions au préalable les étudiants afin qu’ils puissent s’organiser. »
Le comité déplore également le bref délai laissé aux étudiants qui n’ont pas obtenu le renouvellement de leur bail pour trouver un logement. « Les personnes qui doivent quitter la Maison avant le 31 août ont trois semaines pour trouver un endroit où vivre, alors que nous sommes étudiants et qui plus est étrangers », déplore l’une des membres du comité. « J’avais demandé une prolongation de deux mois pour finir ma thèse de master, explique un autre. Je pensais pouvoir me concentrer là-dessus, mais maintenant je dois finir ma thèse et en même temps chercher un logement. »
D’après les étudiants dont l’hébergement n’a pas été renouvelé, ces événements font suite à une série de conflits autour de questions politiques entre eux et le directeur de la Maison de l’Argentine, depuis sa prise de fonctions en 2016. Le directeur, lui, dément. « Ils essaient de politiser une question qui n’est pas politique. C’est une question d’admissions. »
L’ancien directeur, Marcelo Balsells, refuse de se prononcer sur l’origine du conflit, mais il émet un constat : « Ce qui me surprend et me peine, c’est l’absence de dialogue entre le directeur et les étudiants. Comment n’est-il pas possible de parler avec une dizaine de personnes, pour éviter une situation extrême où la police doit être appelée ? Je crois que l’esprit de la Maison qui s’est bâti au fil des ans est altéré en ce moment. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le rapport de la justice américaine sur la Pennsylvanie mettant en cause 300 prêtres s’ajoute à une série d’affaires concernant des hiérarques catholiques pendant l’été.
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Agressions sexuelles : la pression s’accentue sur le Saint-Siège

Le rapport de la justice américaine sur la Pennsylvanie mettant en cause 300 prêtres s’ajoute à une série d’affaires concernant des hiérarques catholiques pendant l’été.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 18h21
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 18h41
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Quelque trente ans après les premiers grands scandales publics, l’Eglise catholique est loin d’en avoir fini avec les affaires de pédophilie et, plus largement, d’agressions sexuelles. L’atterrant rapport de la justice américaine sur soixante ans d’agressions et de viols commis dans les diocèses de Pennsylvanie par 300 prêtres sur au moins 1 000 enfants et adolescents, publié mardi 14 août, l’a encore montré.
Les auteurs admettent que « beaucoup de choses ont changé depuis quinze ans » dans cette institution, en particulier parce qu’elle est plus encline à saisir la justice. Mais ils constatent que des exactions continuent d’être commises et doutent manifestement que la protection accordée pendant des décennies à leurs auteurs par leur hiérarchie ait totalement disparu : « Jusqu’à ce que cela change, nous pensons qu’il est trop tôt pour refermer le livre des scandales sexuels de l’Eglise catholique. »

Le pape François ne peut être en désaccord avec ce constat, lui qui a récemment évoqué la « culture de l’abus » et de la protection des agresseurs par leur hiérarchie. Depuis sa désastreuse visite au Chili, en janvier, et l’accusation de « calomnie » lancée aux victimes d’un prêtre prédateur, cette question domine totalement son pontificat et la pression grandit pour que des décisions soient prises.
Une bonne partie de son emploi du temps est consacrée à trouver comment sauver du naufrage l’Eglise chilienne, dont tous les évêques lui ont remis leur démission en mai. Il a reçu des victimes de prêtres abuseurs et accepté la démission de cinq prélats. Mais plusieurs hiérarques encore en fonction sont accusés d’avoir couvert les agissements des dizaines de clercs soupçonnés ou convaincus d’agressions.

Les critiques visent en particulier le cardinal Francisco Javier Errazuriz, membre du C9, le conseil de neuf cardinaux dont s’est entouré François, et le cardinal Ricardo Ezzati, archevêque...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ La diaspora iranienne, qui comptait sur la levée de l’embargo après l’accord nucléaire de 2015 pour faire des affaires, se voit forcée de faire machine arrière.
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L’espoir déçu des Iraniens de France face aux sanctions américaines

La diaspora iranienne, qui comptait sur la levée de l’embargo après l’accord nucléaire de 2015 pour faire des affaires, se voit forcée de faire machine arrière.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 18h05
    |

                            Pablo Menguy








                        



   


Farid Fozi n’aura finalement travaillé que dix-huit mois dans son pays d’origine. Lorsque son employeur Peugeot lui propose, en mars 2017, de quitter la France pour aller œuvrer en tant que technicien dans un atelier de Téhéran, il pensait en acceptant qu’il partirait pour quelques années. C’était sans compter l’annonce du rétablissement des sanctions américaines début mai.
Pour cet homme de 34 ans, qui a étudié à Metz avant d’être embauché dans une filiale du constructeur automobile du groupe PSA, le retour en France est rude. « Tant mes collègues que moi, nous sommes dégoûtés de devoir quitter l’Iran. On avait le sentiment que ça allait être dur, mais qu’on pourrait continuer. Le projet était justifié et rentable », regrette Farid Fozi.
La première vague de sanctions est officiellement entrée en vigueur le 7 août, trois mois après le retrait unilatéral des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien signé le 14 juillet 2015. Elle comprend de nouveaux blocages sur les transactions financières et sur les importations de matières premières. Les secteurs de l’automobile et de l’aviation commerciale sont également visés. Si le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Union européenne, la Chine et la Russie sont toujours dans l’accord, les entreprises non américaines qui ont des liens avec les Etats-Unis préfèrent mettre fin à leurs activités en Iran, de peur d’être sanctionnées par Washington.
Pour les Iraniens de France, l’enthousiasme suscité par l’accord de 2015 s’est évanoui. Leila Saber, avocate franco-iranienne, accompagne des entreprises françaises désireuses de s’installer sur le marché iranien. Depuis l’annonce des sanctions, en mai, ce travail relève de la gageure. « Il est vraiment regrettable de constater que la plupart des projets ont été annulés depuis le mois de mai. Même les entreprises qui n’ont aucun lien avec les Etats-Unis ont du mal à envisager de rester en Iran, à cause du blocage bancaire », déplore-t-elle.
« Les Iraniens sont solidaires »
Mais les sanctions bancaires n’affectent pas seulement les entreprises. Les particuliers sont aussi touchés. « Avant, pour envoyer de l’argent à sa famille, on pouvait passer par des systèmes de virements bancaires, à présent c’est impossible », explique Sina Fakour, 31 ans, qui poursuit son parcours académique aux Beaux-arts de Lyon.
Il faut donc user de méthodes informelles. La diaspora a recours à des transferts de la main à la main pour envoyer de l’argent au pays, et ce, en devant parfois se fier à des inconnus. « On se rencontre sur Facebook, on discute. Puis, si la confiance s’installe, on laisse une enveloppe avec de l’argent à la personne qui va faire le voyage vers l’Iran. Une fois arrivée, elle s’arrangera pour aller remettre votre pli à son destinataire », explique Kamran, 36 ans, qui ne souhaite pas que son nom de famille apparaisse. « Les Iraniens sont solidaires », conclut-il sur une note positive.
Ce système de transfert ne fonctionne pas seulement pour les devises. Les Iraniens de France l’utilisent également pour faire parvenir des biens devenus très onéreux en Iran du fait des sanctions : les articles de maroquinerie, les parfums… mais aussi certains médicaments devenus introuvables ou inabordables. Et cette hausse des prix ne semble pas près de s’arrêter. Le rial, la monnaie nationale, est en chute libre. Elle a perdu la moitié de sa valeur depuis une réforme monétaire mise en place en avril, qui liait davantage le rial au dollar en instaurant un taux de change fixe. Cette mesure, instaurée justement pour enrayer une crise programmée, n’a fait que précipiter sa chute.
Lorsque Sina Fakour retourne en Iran, l’impact psychologique et moral des sanctions lui pèse également. « Je me sens privilégié maintenant, quand je vois tout ce que je peux acheter dans mon pays avec euros. Depuis trois mois et l’annonce des sanctions, c’est vraiment dur pour eux », confie l’étudiant.

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« Avant, même s’il y avait déjà des sanctions, c’était beaucoup de paroles et de menaces. Une sorte de guerre froide. Aujourd’hui, c’est encore plus concret pour les gens ordinaires », confirme Farah, 37 ans, franco-iranienne du 15e arrondissement de Paris. En France, depuis douze ans, elle estime que le plus dur est encore à venir : « Les Iraniens redoutent les prochaines sanctions qui vont porter un coup encore plus dur à l’économie du pays. » La deuxième salve des mesures américaines prévue pour le 5 novembre affectera notamment les secteurs pétroliers et gaziers, vitaux pour l’économie iranienne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Ces deux attentats soulignent les difficultés des forces de sécurité à contenir la pression exercée par les groupes insurgés en Afghanistan.
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Afghanistan : près de 100 morts après deux attaques à Kaboul et dans le Baghlan

Ces deux attentats soulignent les difficultés des forces de sécurité à contenir la pression exercée par les groupes insurgés en Afghanistan.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 17h44
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 18h14
   





                        



   


Les talibans ont lancé un assaut dans la nuit de mardi 14 à mercredi 15 août contre un poste avancé des forces afghanes dans la province de Baghlan (Nord), tuant une quarantaine de policiers et de soldats alors qu’un attentat-suicide à Kaboul a fait près de 50 morts.
Selon les autorités locales de Baghlan, neuf policiers et 35 soldats ont été tués. Le ministère afghan de la défense a confirmé l’attaque sans fournir de détails. Parallèlement, un attentat-suicide devant un centre éducatif d’un quartier à majorité chiite de l’ouest de la capitale a fait au moins 48 morts et 67 blessés mercredi, selon le dernier bilan fourni par le ministère de la santé.

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Cette attaque n’a pas encore été revendiquée mais les précédents attentats visant des chiites dans la région ont été perpétrés par le groupe Etat islamique. Ces deux attaques soulignent les difficultés des forces de sécurité à contenir la pression exercée par les groupes insurgés en Afghanistan.
Les talibans avaient déjà attaqué lundi une base militaire dans la province de Faryab, également dans le nord du pays, et des affrontements ont aussi éclaté mardi pour le contrôle de deux checkpoints dans celle de Zaboul (Sud), où une douzaine de soldats ont été tués.
150 civils tués à Ghazni en cinq jours
A Ghazni, dans le centre du pays, la situation semble s’être stabilisée mercredi après cinq jours de combat entre les talibans et les forces gouvernementales, appuyées par les forces spéciales et l’aviation américaines.

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Les combats à Ghazni ont fait des centaines de morts et de blessés et provoqué d’importants dégâts matériels. La Mission de l’ONU en Afghanistan a avancé mercredi un bilan de 150 civils tués et indiqué que la ville était privée depuis plusieurs jours d’eau courante et d’électricité.
Le Comité international de la Croix-Rouge a annoncé l’envoi de médicaments et d’équipements vers l’hôpital de la ville, qui est saturé. Des réserves d’eau et des groupes électrogènes ont également été livrés.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Pour l’architecte et ingénieur, spécialiste français de la construction de ponts, trois phénomènes pourraient être à l’origine de l’effondrement du viaduc Morandi.
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Marc Mimram : « La catastrophe de Gênes est assez incompréhensible »

Pour l’architecte et ingénieur, spécialiste français de la construction de ponts, trois phénomènes pourraient être à l’origine de l’effondrement du viaduc Morandi.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 17h28
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 18h56
   





                        



   


La catastrophe du viaduc de Gênes a-t-elle été causée par la foudre, par un défaut d’entretien ou par des erreurs de conception ? Spéculations et polémiques vont bon train après l’effondrement spectaculaire du pont Morandi, mardi 14 août, qui a tué une quarantaine de personnes, dont quatre Français. Des débats renforcés par les alertes récentes sur l’état de ce pont autoroutier construit à la fin des années 1960 par l’ingénieur italien Riccardo Morandi (1902-1989).
En 2016, Antonio Brencich, ingénieur et professeur en structures de béton à l’université de Gênes, s’alarmait déjà des défaillances du viaduc, dans un article publié par Ingegneri.info, qualifiant l’ouvrage d’« erreur d’ingénierie » dont les coûts de maintenance dépasseraient bientôt le coût de construction.
Une condamnation un peu rapide, à en croire l’architecte et ingénieur Marc Mimram, spécialiste français de la construction de ponts et de passerelles. « Riccardo Morandi est un personnage très important, un ingénieur de référence, ce serait dommage de réduire son travail à la catastrophe de Gênes, insiste le maître d’œuvre français. C’est l’un des deux ingénieurs italiens majeurs de cette époque, avec Pier Luigi Nervi. Il a réalisé à la fois des ponts en arc et des ponts haubanés en béton, comme celui de Gênes. » 

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Une technique utilisée pour trois ouvrages
Pour le viaduc de Gênes, Riccardo Morandi utilise une technique de son invention, qu’il a déjà mise en œuvre au Venezuela, pour un pont de 8 km sur le lac de Maracaibo, et qu’il déploiera une troisième fois pour un ouvrage en Libye. « Cette technique associe un tablier en béton et un petit nombre de haubans en béton précontraint, avec des câbles en acier insérés dans une gaine en béton, explique Marc Mimram. Les haubans permettent de réduire la portée de l’ouvrage. En principe, les câbles d’acier sont laissés apparents. Là, la gaine en béton permet de les protéger et de donner une unité de style à l’ensemble. » Au risque de masquer des problèmes de corrosion sur les câbles…
De hauts piliers à la forme atypique portent chacun une section du tablier, à la fois par en dessous et par au-dessus, via quatre haubans. Entre deux sections, s’élance une partie suspendue. Pour l’architecte et ingénieur français, « il y a dans ce travail une grande qualité d’ingénierie, mais aussi architecturale et plastique, avec les piliers de béton qui émergent en double “V” et qui se prolongent dans les mats des haubans, et une belle unité de projet entre l’architecture des viaducs d’accès et celle de l’ouvrage d’art lui-même ». 
Reste que l’ouvrage – comme celui de Maracaibo, partiellement écroulé après avoir été heurté par un pétrolier en panne – a très tôt connu des déboires : le tablier a rapidement présenté des défauts d’horizontalité en raison d’une « évaluation incorrecte des effets différés de la viscosité du béton », rappelait Antonio Brencich en 2016, et « seules des corrections de niveau répétées » ont permis de rendre les conditions de circulation acceptables. Le pont avait dû être renforcé dans les années 1990 par des câbles en acier. De nouveaux travaux de consolidation étaient en cours au moment de la catastrophe. Le pont était « constamment surveillé, bien au-delà des exigences légales » et il n’y avait « aucune raison de penser qu’il était dangereux », a assuré mardi Autostrade per Italia, la société gestionnaire de l’ouvrage.

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                Effondrement du viaduc à Gênes : le groupe autoroutier mis en cause par le gouvernement



En attendant les résultats des expertises
L’un des trois piliers de 90 mètres de haut, le tablier qu’il portait et les deux parties suspendues de part et d’autre se sont pourtant effondrés. « Quand on voit les images, la catastrophe est assez incompréhensible : c’est la pile elle-même qui semble avoir cédé, observe Marc Mimram. En général quand un accident arrive, c’est pendant le premier âge de l’ouvrage, notamment si les effets de retrait du béton lors du séchage ou des premières charges ont été mal anticipés. Mais à Gênes, tout ça est passé depuis très longtemps. »
Michel Virlojeux, ingénieur des ponts et chaussées et concepteur notamment du viaduc de Millau (Aveyron), interrogé par Franceinfo, estime, lui aussi, qu’« il n’y a, a priori, pas d’erreur de conception » dans le viaduc de Gênes.
Pour M. Mimram, très prudent en attendant les résultats des expertises, l’accident peut avoir trois origines : « Soit un vieillissement du béton, une pathologie du matériau développée avec le temps qui n’aurait bizarrement pas été détectée. Soit une corrosion des haubans à l’intérieur de la gaine de béton, dont on n’aurait pas repéré les signes avant-coureurs. Soit un problème plus insidieux dans les fondations, lié par exemple à une dissolution des sols avec le temps. »
L’hypothèse d’un pont qui s’effondre sous l’effet de la foudre, en revanche, laisse dubitatif l’architecte ingénieur, comme elle laisse « sceptique » Michel Virlojeux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Don McCullin, le photographe (4/6). Famines, épidémies, conflits, le Britannique a saisi les atrocités de son temps acceptant d’exposer l’horreur. Derrière  le viseur, McCullin s’interroge et choisit de montrer coûte que coûte.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ [Ecrivains espions, espions écrivains 5/5] L’écrivain britannique s’est trouvé cinquante ans durant sur bien des points chauds du globe. En tant que journaliste, puis romancier à succès. Et informateur du MI6…
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le chauffeur de l’opposant a été tué par des policiers lors d’un incident en marge d’un déplacement du chef de l’Etat.
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Compte rendu

Bobi Wine, le chanteur ougandais devenu député, a été arrêté

Le chauffeur de l’opposant a été tué par des policiers lors d’un incident en marge d’un déplacement du chef de l’Etat.


LE MONDE
              datetime="2018-08-15T15:41:53+02:00"

        Le 15.08.2018 à 15h41






    
Le député ougandais Bobi Wine lors d’une manifestation contre l’instauration d’une taxe sur l’utilisation des réseaux sociaux, à Kampala, le 11 juin 2018.
Crédits : ISAAC KASAMANI / AFP


Le député d’opposition et chanteur ougandais Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine, a été arrêté mardi 14 août après un incident au cours duquel son chauffeur a été tué par des policiers, a annoncé le porte-parole de la police. « Nous avons arrêté Bobi Wine et d’autres personnes [mardi] matin et il est sous notre garde », a déclaré Emilian Kayima.
L’interpellation de Bobi Wine a eu lieu dans la localité d’Arua, dans le nord-ouest du pays, où il faisait campagne pour un candidat de l’opposition à une élection partielle très disputée qui a conduit le président Yoweri Museveni à venir soutenir le candidat du parti au pouvoir. M. Kyagulanyi a été arrêté pour avoir entravé le passage du cortège présidentiel.

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Le pare-brise d’un des véhicules officiels du président Museveni a été endommagé au cours de cette opération, a ajouté le porte-parole. Dans la confusion qui a suivi, la police a tiré à belles réelles pour disperser la foule, tuant le chauffeur de Bobi Wine.
Assassinat non résolu
Sur Twitter, avant son arrestation, M. Kyagulanyi avait affirmé que la mort de son chauffeur résultait d’une erreur d’identité. « La police a abattu mon chauffeur en pensant m’avoir abattu », a-t-il affirmé. Il a posté la photographie d’un homme en sang, effondré sur le volant d’une voiture.

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Le candidat de l’opposition à l’élection partielle, Kassiano Wadri, a lui aussi été interpellé. L’élection partielle, qui doit avoir lieu mercredi, est la conséquence de l’assassinat non résolu, en juin, du député du parti au pouvoir, Ibrahim Abiriga.
En octobre 2017, la résidence de Bobi Wine, ancien chanteur de ragga devenu le nouveau prodige de la politique ougandaise, avait été la cible de grenades. Le Monde Afrique avait alors rencontré celui qui se surnomme lui-même « le président du ghetto ».


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le navire humanitaire est arrivé mercredi à La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants secourus.
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L’« Aquarius » arrive à Malte pour débarquer 141 migrants secourus en mer

Le navire humanitaire est arrivé mercredi à La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants secourus.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 15h37
   





                        



   


Le navire humanitaire Aquarius est arrivé mercredi 15 août à Malte, où il a été finalement autorisé à accoster après avoir erré plusieurs jours en Méditerranée avec 141 migrants épuisés à son bord. Le navire, affrété par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), est entré peu après 14 heures dans le port de La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants qu’il avait secourus vendredi dans les eaux internationales au large de la Libye.

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L’armée maltaise a été mobilisée pour faciliter le débarquement des migrants, originaires pour la plupart de Somalie et d’Erythrée, qui devront passer un contrôle médical à leur arrivée, selon les autorités locales. La moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes.
« Deux enfants ont moins de 5 ans et trois moins de 13 ans », a déclaré Aloys Vimard, le coordinateur de Médecins sans frontières à bord de l’Aquarius, soulignant que les rescapés étaient « épuisés, marqués par leur voyage et leur séjour en Libye ».
Errance pendant plusieurs jours
Deux mois après avoir suscité une intense crise diplomatique, ce navire a de nouveau erré plusieurs jours en quête d’un port d’accueil, mettant l’Europe face à ses « responsabilités ». Rejeté par l’Italie mais aussi dans un premier temps par Malte, qui avait recueilli lundi 114 migrants secourus par sa marine, l’Aquarius a finalement été autorisé mardi à accoster à La Valette à la suite d’un accord avec cinq autres pays de l’Union européenne (UE). La France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne ont accepté de se répartir l’accueil des 141 migrants à bord et des 114 autres arrivés lundi sur l’île.
L’Espagne, qui avait accueilli l’Aquarius en juin au moment de sa précédente errance, a fait savoir mardi qu’elle prendrait en charge sur son sol 60 des 141 migrants. La France, dont le président Emmanuel Macron avait été vivement critiqué en juin pour avoir fermé les portes à l’Aquarius, a également assuré qu’elle recevrait 60 migrants. L’Allemagne s’est de son côté engagée à recevoir « jusqu’à 50 » réfugiés et le Portugal s’est dit « disponible » pour accueillir 30 personnes. Le Luxembourg en recevra 5.
« Dangereux et immoral »
Sur Twitter, SOS Méditerranée s’est félicité mercredi de l’entente entre les différents pays européens qui se sont « mis d’accord pour partager les responsabilités au sein d’une réponse (…) coordonnée ».
Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lui aussi salué dans un communiqué « la fin de l’impasse concernant l’Aquarius », mais il a toutefois jugé que « cette situation n’aurait jamais dû en arriver à ce point ». « Il est faux, dangereux et immoral de continuer à faire errer des navires de sauvetage en Méditerranée, alors que les gouvernements se font concurrence pour se décharger de leurs responsabilités », a ajouté M. Grandi en estimant « urgent » de sortir « des approches “bateau par bateau” pour savoir où débarquer les passagers secourus ».

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L’odyssée en juin de l’Aquarius avec plus de 600 personnes à son bord avait duré une semaine après les refus de Malte et de l’Italie, dont le ministre de l’intérieur d’extrême droite Matteo Salvini avait mis un point d’honneur à ne pas accueillir de nouveaux migrants.
Les dirigeants de l’UE s’étaient réunis le 24 juin mais sans réussir à arracher un compromis avec les partisans d’une ligne dure sur l’immigration, comme l’Italie et le groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Slovaquie et Pologne).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ L’homme fort du royaume doit être reconduit le 6 septembre pour cinq ans à la tête du pays par la nouvelle assemblée législative.
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Cambodge : le parti du premier ministre Hun Sen remporte l’ensemble des sièges au Parlement

L’homme fort du royaume doit être reconduit le 6 septembre pour cinq ans à la tête du pays par la nouvelle assemblée législative.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 15h35
   





                        


Le parti au pouvoir du premier ministre, Hun Sen, a remporté l’ensemble des sièges au Parlement lors des législatives controversées organisées fin juillet au Cambodge. « Le Parti du peuple cambodgien [PPC] a reçu 76,85 % des suffrages et remporté l’ensemble des 125 sièges du Parlement », a déclaré mercredi 15 août le porte-parole de la commission électorale, Dim Sovannarom.

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L’homme fort du royaume, au pouvoir depuis déjà trente-trois ans, doit être reconduit le 6 septembre pour cinq ans à la tête du pays par la nouvelle assemblée législative. Il formera dans la foulée son gouvernement.
Ces élections sont « un énorme succès pour le processus démocratique au Cambodge », s’est-il félicité mercredi matin, lors d’une rencontre avec des ouvrières du textile. « Je veux créer un forum de consultation entre le gouvernement et les partis politiques » du pays, a ajouté Hun Sen, 66 ans, alors que le scrutin du 29 juillet s’est déroulé sans compétition électorale.
Inquiétude des Etats-Unis et de l’Europe
Le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) avait raflé 44 % des suffrages et était le seul à pouvoir rivaliser avec le PPC. Mais il a été dissous en novembre 2017, et son président Kem Sokha, accusé d’avoir voulu renverser le gouvernement avec la complicité des Etats-Unis, emprisonné.

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Sam Rainsy, le fondateur du CNRP, avait appelé au boycott du scrutin depuis la France, où il s’est exilé pour échapper à la prison. Finalement, environ 6,9 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes sur les 8,3 millions d’inscrits ; 600 000 bulletins « dégradés » ont toutefois dû être invalidés, selon la commission électorale.
Les Etats-Unis et l’Europe ont fait part de leur inquiétude à l’issue du scrutin, qualifié par Washington de « revers le plus cinglant » à la démocratie cambodgienne. Certains observateurs se demandent si le pays, qui a bénéficié d’immenses programmes d’aides au développement pour soutenir sa marche vers l’économie de marché, sera davantage isolé sur la scène internationale avec à la clé un éventuel durcissement des sanctions financières et commerciales.
Mais Hun Sen pourra toujours compter sur son fidèle allié chinois, qui a investi plus de 4,5 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros) ces cinq dernières années dans le royaume.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ A côté de féminin ou masculin pourra être choisie la mention « divers » sur les certificats de naissance, selon un texte de loi adopté par le gouvernement, qui doit encore être approuvé par le Bundestag.
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Nouvelle étape pour la reconnaissance d’un « troisième genre » en Allemagne

A côté de féminin ou masculin pourra être choisie la mention « divers » sur les certificats de naissance, selon un texte de loi adopté par le gouvernement, qui doit encore être approuvé par le Bundestag.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 15h19
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 16h25
   





                        



   


Le gouvernement allemand a adopté mercredi 15 août un texte légalisant un « troisième genre » sur les certificats de naissance, faisant du pays un précurseur en Europe dans la reconnaissance des personnes intersexes.
A côté de féminin ou masculin pourra être choisie la mention « divers » pour les personnes concernées, selon ce texte de loi qui doit encore être approuvé par le Bundestag. « Personne ne doit être discriminé en raison de son identité sexuelle », a déclaré la ministre de la justice, Katarina Barley (sociale-démocrate, SPD), jugeant que cette modernisation de l’état civil aurait dû avoir eu lieu depuis longtemps déjà.

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Décision de la Cour constitutionnelle
Le gouvernement de grande coalition entre les conservateurs d’Angela Merkel et les sociaux-démocrates applique ainsi une décision de la Cour constitutionnelle de 2017. La plus haute juridiction allemande a donné aux députés jusqu’à fin 2018 pour voter la légalisation d’un troisième sexe.
Jusqu’à présent, il était possible en Allemagne depuis mai 2013 de ne pas renseigner le champ relatif au sexe en le laissant vide, les intéressés pouvant ensuite, au cours de leur vie, soit faire le choix d’un sexe masculin ou féminin, soit garder la mention du sexe non renseignée.
D’autres pays en Europe se sont aussi engagés sur la voie d’une reconnaissance d’un troisième genre comme les Pays-Bas ou l’Autriche. En France, tout individu doit être rattaché dans les cinq jours suivant la naissance au sexe masculin ou féminin. La Cour de cassation avait rejeté l’an passé la reconnaissance d’un « sexe neutre », écartant la demande d’une personne née sans pénis ni vagin. Selon les statistiques des Nations unies, entre 0,05 % et 1,7 % de la population mondiale est intersexe.

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Reportage

Dans l’est de la RDC, lutter contre Ebola au milieu des groupes armés

L’épidémie apparue début août dans le Nord-Kivu a fait 42 morts. L’insécurité qui mine la région complique la riposte sanitaire.


LE MONDE
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        Le 15.08.2018 à 15h05

     •
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        Mis à jour le 15.08.2018 à 15h42






    
Une aide-soignante prend la température d’un enfant avant le lancement de la campagne de vaccination contre le virus Ebola, le 8 août 2018, près du village de Mangina, dans la province du Nord-Kivu (RDC).
Crédits : STRINGER / REUTERS


« Nous sommes entre le marteau et l’enclume » : déjà sous la menace d’une multitude de groupes armés, les habitants de Mangina se retrouvent maintenant en première ligne de la nouvelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo (RDC). C’est dans cette bourgade rurale du Nord-Kivu, à 30 km au sud-ouest de Beni, la capitale provinciale, que l’épidémie a été signalée le 1er août, après six morts au sein d’une même famille.

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Des réservoirs d’eau chlorée ont été installés devant tous les commerces et les marchés. Au total, 32 des 42 décès liés à cette flambée d’Ebola ont été enregistrés dans cette zone de santé de Mangina-Mabalako.
« Je porte des gants pour me protéger de l’épidémie, affirme Jonas Mumbere, 26 ans, taxi-moto. Nos clients commencent à hésiter à monter sur la moto, par peur de contamination. » « Nos clients ne viennent plus depuis cette épidémie, craignant pour leur santé, se désole Elodie Zena, 28 ans, qui se présente comme une professionnelle du sexe. Les agents des relais communautaires nous disent que même la sueur d’une personne infectée peut nous contaminer. Je ne sais plus comment faire pour nourrir mes deux enfants. »
Une dizaine de groupes rebelles
Précautions sanitaires, disparition des contacts physiques, économie ralentie : le tableau habituel de toutes les épidémies d’Ebola. Depuis 1976, c’est la dixième sur le sol congolais, mais « c’est la première fois que la maladie touche une zone très peuplée et en situation de conflit intense », souligne l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« L’insécurité est certainement l’aspect le plus inquiétant que nous devons gérer dans cette crise, explique la docteure Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. Nous devons avoir accès à tous les endroits où peuvent se trouver des malades et, inversement, les populations doivent pouvoir rejoindre les centres de santé sans difficultés. » Avec le ministère congolais de la santé, l’OMS étudie les moyens d’avertir les groupes rebelles des risques qu’ils encourent eux-mêmes en entravant le travail des équipes de santé.

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Le Nord-Kivu (6 à 7 millions d’habitants) abrite une dizaine de groupes armés. La région de Beni est plus particulièrement hantée par les rebelles ougandais des Allied Defense Forces (ADF), responsables présumés du massacre de plusieurs centaines de civils depuis 2014. Relativement épargnée, Mangina a accueilli des déplacés fuyant les tueries et les enlèvements attribués aux ADF plus au nord, sur l’axe Beni-Oicha-Eringeti.
« Je suis venue de Kokola en fuyant les atrocités des ADF. Maintenant je suis ici chez ma grande sœur qui est morte d’Ebola. Je ne sais quoi faire, son mari est en isolement au centre de traitement », rapporte Pascaline Fitina, une femme de 36 ans, assise seule la tête entre les mains. « Je ne sais pas où aller car les ADF menacent du côté de Oicha-Eringeti, où il y a d’autres membres de ma famille. Nous sommes entre le marteau et l’enclume, les ADF d’un côté et Ebola de l’autre », soupire Pascal Lukula, 38 ans, cultivateur, père de cinq enfants.
Un décès dans la province de l’Ituri
Les autorités redoutent que les troubles compromettent le déploiement des équipes sanitaires et l’accès aux populations. « La police et l’armée sécurisent les prestataires sanitaires, la nuit comme le jour pendant cette période de riposte [sanitaire], pour éviter les enlèvements, les tueries, etc. », commente un représentant du gouverneur du Nord-Kivu, Ephrem Kasereka.
L’insécurité nourrit également les inquiétudes des partenaires étrangers de la RDC. « Les gens se déplacent en permanence, au gré des vagues de violences successives qui les obligent à fuir. Cela complique énormément la recherche et le suivi des personnes infectées », constate une porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Hanna Leskinen.

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Selon cette même source, pour la première fois depuis l’annonce de l’épidémie, un décès a été enregistré en dehors du Nord-Kivu, dans la province voisine de l’Ituri, mardi 14 août. La fin de la précédente épidémie de fièvre hémorragique Ebola, dans la province de l’Equateur (nord-ouest), avait été décrétée fin juillet. Elle avait fait 33 morts.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Pour la dernière fois avant son abdication en avril 2019, il a fait part, mercredi, de ses « regrets profonds » pour un conflit qui causa des millions de morts à travers l’Asie et le Pacifique.
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Dernière cérémonie commémorant la fin de la guerre pour l’empereur du Japon, Akihito

Pour la dernière fois avant son abdication en avril 2019, il a fait part, mercredi, de ses « regrets profonds » pour un conflit qui causa des millions de morts à travers l’Asie et le Pacifique.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 14h53
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 17h21
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Pour la dernière fois en tant qu’empereur du Japon, Akihito a présidé, mercredi 15 août, la cérémonie commémorant la fin de la seconde guerre mondiale. Avant son abdication en avril 2019, il a fait part de ses « regrets profonds » pour un conflit qui causa des millions de morts à travers l’Asie et le Pacifique. « Par une réflexion sur notre passé et avec à l’esprit des sentiments de regrets profonds, j’espère sincèrement que les ravages de la guerre ne se reproduiront jamais », a déclaré le souverain de 84 ans, lors d’une allocution de deux minutes prononcée au cours de l’événement organisé au Nippon Budokan, à Tokyo.
Son émouvante intervention traduit son indéfectible volonté d’exprimer son repentir pour un conflit mené au nom de son père, Hirohito (1901-1989). Akihito avait 11 ans en août 1945. Quand son père prononça l’allocution radiophonique annonçant la reddition du Japon, il se trouvait dans les montagnes d’Okunikko, dans le département de Gunma, au nord de Tokyo, où il était évacué.
Depuis le début de son règne, en 1989, outre ses discours, l’empereur a multiplié les déplacements dans les régions ayant été le théâtre des affrontements les plus violents, l’île de Saipan, les Philippines ou encore Okinawa, et dans les anciennes colonies. A Séoul, en 1990, il exprima ses « remords » pour la colonisation nippone de la Corée (1910-1945). A Pékin, deux ans plus tard, il évoqua « les grandes souffrances infligées au peuple de Chine » par son pays.
Divergences entre Akihito et Shinzo Abe
Contraint à une réserve dans le domaine politique – il est « symbole de l’Etat et de l’unité du peuple » selon l’article premier de la Constitution –, il a toutefois su faire passer son message en faveur de la paix, exprimant de plus en plus souvent clairement des remords pour les agissements du Japon des années 1930-1940. Le 15 août 2015, lors de la cérémonie du 70e anniversaire de la fin du conflit, il introduisait pour la première fois l’expression « profonds remords » dans son discours. Il l’a ensuite répétée à chaque fois.
Son positionnement, qui s’ajoute à ceux en faveur de la démocratie et du pacifisme, tranche avec l’orientation politique du premier ministre, Shinzo Abe, qui veut modifier la Constitution et notamment son article 9 affirmant le renoncement du Japon à la guerre, prône une augmentation des dépenses de défense et apparaît comme fermement nationaliste.
Depuis son retour au pouvoir, en 2012, les discours du 15 août de M. Abe diffèrent de plus en plus de ceux de ses prédécesseurs qui, depuis 1994, évoquaient la responsabilité du Japon et exprimaient des regrets. Le premier ministre ne les mentionne plus. Mercredi, il a simplement juré de « ne jamais répéter la tragédie de la guerre », ajoutant : « Je vais humblement considérer le passé et respecter sans faillir cette promesse. »
Un futur souverain passionné d’histoire
Plus tôt dans la journée, M. Abe avait fait déposer une offrande tamagushi (propre au culte shintoïste) au controversé sanctuaire Yasukuni, où sont honorés 2,4 millions de morts à la guerre et quatorze dirigeants nippons reconnus coupables de crimes de guerre, et qui est considéré comme un symbole du militarisme japonais.
M. Abe s’y était rendu en 2013, suscitant alors le mécontentement, entre autres, de la Chine. Depuis, il éviterait de le faire pour ne pas affecter les liens diplomatiques de l’archipel avec ses voisins. Masahiko Shibayama, parlementaire du Parti libéral-démocrate (PLD, au pouvoir), a apporté l’offrande au nom du premier ministre, qui lui aurait dit : « Priez sincèrement pour les âmes de nos ancêtres. Je suis désolé de ne pas pouvoir leur rendre hommage moi-même. »
Cette divergence entre l’empereur et le premier ministre interroge sur le positionnement du futur souverain, Naruhito. Passionné et diplômé d’histoire, l’actuel prince héritier porterait un regard similaire à celui de son père sur le passé militariste nippon. En 2015, il avait appelé à « considérer le passé avec humilité ». Soulignant qu’il n’avait lui-même « pas connu la guerre », il avait insisté pour que « les générations qui ont vécu les conflits » transmettent « correctement à celles qui ne les ont pas connus, les expériences et l’histoire tragiques du Japon ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Les épisodes tournés depuis un an par les comédiennes Muriel Kamcheu et Marcelle Kuetche cumulent des millions de vues sur les réseaux sociaux.
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Décryptage

« Pakgne », la websérie qui croque le quotidien des Camerounais

Les épisodes tournés depuis un an par les comédiennes Muriel Kamcheu et Marcelle Kuetche cumulent des millions de vues sur les réseaux sociaux.

Par                                            Josiane Kouagheu (Douala, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-08-15T14:15:54+02:00"

        Le 15.08.2018 à 14h15






    
Muriel Kamcheu et Marcelle Kuetche, les deux comédiennes de la websérie camerounaise « Pakgne ».
Crédits : Pakgne / Facebook


Chacune de leurs vidéos engrange des centaines de milliers de vues sur Facebook et YouTube. Les commentaires pleuvent : « Je suis morte de rire », « Courage les filles », « Vous êtes trop fortes »… A chaque épisode, la websérie Pakgne (« déranger », dans l’une des langues locales du Cameroun), lancée en 2017 par un duo de comédiennes « décomplexées, hilarantes et passionnées » qui ont toujours des « ways » (choses) à dire, fait rire des internautes au Cameroun et au-delà.

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« Sans prétention, nous sommes deux belles jeunes femmes, nous faisons rire sans être mal habillées, masquées ou ointes de craie pour faire comme des clowns, sourit Muriel Kamcheu, alias Mandefo’o, musicienne et cofondatrice de Pakgne. Nous n’inventons rien mais nous représentons avec nos mots, nos gestes et nos manières les scènes de vie de notre société. Les gens aiment énormément. »
Succès immédiat
Tout commence en 2015. Muriel, aujourd’hui âgée de 28 ans, et Marcelle Kuetche, 25 ans, passionnées de cinéma, se rencontrent sur un plateau de tournage. Elles se lient d’amitié et emménagent ensemble. Entre deux castings, les deux jeunes femmes font le « kongossa » (commérage). Les « drôles d’histoires » de Marcelle, plus connue sous le nom de Poupy, font rire sa colocataire ainsi que les visiteurs de passage dans leur appartement à Douala.
L’idée de lancer une websérie germe peu à peu dans leurs esprits. Durant des mois, elles observent la société, discutent avec des amis, écoutent, esquissent des scénarios et s’entourent d’une petite équipe de prise de vue. En juillet 2017, le premier épisode de Pakgne est en ligne. Il relate l’histoire d’une jeune fille envieuse qui passe son temps à emprunter des vêtements à sa copine pour paraître élégante.

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Le succès est immédiat : plus de 200 000 vues sur leur chaîne YouTube et leur page Facebook. Vingt-trois épisodes et cinq mois plus tard, la première saison affiche de bonnes statistiques : plus de 9 millions de vues cumulées sur YouTube et Facebook.
A la deuxième saison, les courtes vidéos (entre trois et treize minutes) sont plus travaillées et les actrices invitent de jeunes artistes de la musique urbaine camerounaise, ce qui séduit de nouveaux fans. Le premier épisode, lancé en janvier 2018 avec pour invité le rappeur Mink’s, bat tous les records d’audience.
Un contrat avec Vox Africa
La raison du succès ? Les histoires choisies peignent le quotidien des Camerounais, comme lorsqu’une jeune femme invitée au restaurant par son petit ami commande les plats les plus coûteux après avoir débarqué avec une de ses amies. Dans un autre épisode, deux étudiantes inventent des histoires sans queue ni tête pour extorquer toujours plus d’argent à leur pingre de père.
« Elles brillent par leur dextérité à restituer la mentalité camerounaise, analyse Bonas Fotio, célèbre animateur et chroniqueur culturel du Cameroun. Et elles savent jouer sur la notoriété d’artistes célèbres pour booster l’intérêt autour de leur série… En plus, des jolies filles qui font rire, qui y résisterait ? » Ce qui n’empêche pas certaines critiques de s’exprimer, notamment concernant le manque d’inspiration dans les scénarios et les mauvais plans techniques dans les vidéos.

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Un an après le début de l’aventure Pakgne, les deux jeunes femmes sont des actrices connues qui comptent plus d’un demi-million de fans sur les réseaux sociaux. Elles vivent de leur art. Egéries de nombreuses marques, elles ont signé un contrat de diffusion estimé à 100 millions de francs CFA (150 000 euros) avec la chaîne de télévision panafricaine Vox Africa, qui diffuse depuis peu la première saison.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ L’arrestation des deux militaires à la frontière gréco-turque, dans la région de l’Evros, pour entrée illégale sur le territoire, avait provoqué de vives tensions.
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Deux soldats grecs détenus en Turquie depuis le mois de mars libérés

L’arrestation des deux militaires à la frontière gréco-turque, dans la région de l’Evros, pour entrée illégale sur le territoire, avait provoqué de vives tensions.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 13h35
    |

                            Marina Rafenberg (Athènes, intérim)








                        



   


Mercredi 15 août, à l’aube, les deux soldats Aggelos Mitretodis et Dimitris Kouklatzis, détenus depuis le mois de mars dans la prison d’Edirne en Turquie, sont arrivés à l’aéroport de Thessalonique. Les images retransmises en direct par la télévision publique ERT montraient les retrouvailles émouvantes des deux militaires avec leurs parents.
Après avoir demandé à six reprises leur libération, les avocats des deux jeunes hommes ont obtenu gain de cause : après avoir fouillé de fond en comble leur téléphone et leurs affaires, la justice turque a décidé qu’il ne s’agissait pas d’une opération d’espionnage comme elle le soutenait auparavant. Ils seront jugés mais sans être incarcérés. Les soldats soutenaient depuis la première audience s’être perdus en raison « du brouillard lors d’une patrouille frontalière ».
Leur libération a été saluée par tous les partis en Grèce. Mardi soir, le premier ministre, Alexis Tsipras, a assuré qu’il s’agissait d’« un acte de justice » qui « va contribuer au renforcement de l’amitié, au bon voisinage et à la stabilité dans la région ». Le ministre grec de la défense, Panos Kammenos, qui a accueilli les deux soldats à l’aéroport de Thessalonique, a estimé que l’événement « marquera un nouveau chapitre pour les relations gréco-turques » très tendues depuis plusieurs mois à la suite du refus du gouvernement grec d’extrader des officiers turcs soupçonnés d’avoir participé au coup d’Etat manqué en Turquie en juillet 2016.
« Nous pouvons vivre ensemble dans l’intérêt de nos deux peuples et en respectant le droit international », a assuré Panos Kammenos, le ministre grec de la défense
En décembre dernier, lors d’une visite historique en Grèce, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait profondément choqué Athènes en remettant en cause le traité de Lausanne de 1923 qui fixe les frontières entre la Grèce et la Turquie. Depuis, les intimidations n’ont cessé et les interventions turques violant l’espace aérien grec sont de plus en plus fréquentes. « Nous pouvons vivre ensemble dans l’intérêt de nos deux peuples et en respectant le droit international », a assuré Panos Kammenos.
La libération des deux soldats intervient alors qu’Ankara et Washington sont à couteaux tirés. La Turquie refuse de libérer le pasteur américain, Andrew Brunson, accusé de « terrorisme » et d’« espionnage » par le gouvernement turc. Les Etats-Unis ont pris plusieurs sanctions contre la Turquie en représailles. Donald Trump a notamment annoncé le doublement des taxes à l’importation sur l’acier et l’aluminium turcs, alors même que la livre turque touche le fond et que la crise économique menace tout le pays.

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Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui avait été consulté par Athènes sur le sujet, s’est félicité de la libération mardi : « La Turquie n’a rien à craindre de ses voisins européens. L’Union européenne va poursuivre sa relation stratégique avec la Turquie », tout en espérant voir « un Etat démocratique, stable et prospère ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ La catastrophe qui a fait 39 morts mardi a rapidement fait émerger des questions sur la sécurité du pont Morandi. Le gouvernement de Giuseppe Conte a annoncé qu’il envisageait de révoquer la concession d’Autostrade per l’Italia.
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Effondrement du viaduc à Gênes : le groupe autoroutier mis en cause par le gouvernement

La catastrophe qui a fait 39 morts mardi a rapidement fait émerger des questions sur la sécurité du pont Morandi. Le gouvernement de Giuseppe Conte a annoncé qu’il envisageait de révoquer la concession d’Autostrade per l’Italia.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 18h28
   





                        



Vingt-quatre heures après l’effondrement d’une portion d’un viaduc autoroutier à Gênes, dans le nord de l’Italie, les sauveteurs luttaient toujours, mercredi 15 août, pour tenter de trouver des survivants sous les débris.
Interrogations sur les défaillances
La catastrophe qui a fait au moins 39 morts et plusieurs disparus, selon un dernier bilan, a rapidement fait émerger des questions sur les défaillances de la structure du pont Morandi. Selon plusieurs experts, ce pont de l’autoroute A10 long de 1,18 km est un ouvrage en béton de la fin des années 1960 qui a connu des problèmes structurels dès sa construction et faisait l’objet d’un coûteux entretien lié en particulier aux fissures et à la dégradation du béton.

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Autostrade per l’Italia, le groupe privé qui exploite les autoroutes italiennes, a rapidement soutenu que « des travaux de consolidation étaient en cours sur la base du viaduc », qui faisait l’objet « d’activités constantes d’observation et de vigilance ». Dans un communiqué, le groupe a affirmé que le pont Morandi faisait l’objet de contrôles trimestriels, comme l’exige la loi. D’importants travaux de rénovation avaient déjà été menés sur le viaduc en 2016, a également rappelé l’opérateur.
« Les premières informations sembleraient indiquer que la maintenance avait été faite », avait déclaré le ministre des infrastructures et des transports italien, Danilo Toninelli. Mais « ces tragédies ne peuvent pas arriver dans un pays civilisé comme l’Italie. La maintenance est prioritaire sur toute autre chose et les responsables devront payer », avait-il ajouté.
« Tout le pont Morandi devra être démoli »
Assurant qu’il allait aider les enquêteurs à déterminer les causes de l’accident, le groupe Autostrade per l’Italia a précisé être en train d’évaluer comment reconstruire le pont.
Le vice-ministre des infrastructures, Edoardo Rixi, s’est toutefois montré très pessimiste sur l’avenir de l’ouvrage. « Tout le pont Morandi devra être démoli », a-t-il déclaré selon l’agence de presse italienne ANSA, prévoyant de graves conséquences pour la circulation et pour la ville de Gênes. Sur le tronçon de l’A10 reliant Gênes à Savone, la circulation est ainsi coupée dans les deux sens entre l’aéroport de Gênes et la jonction pour l’A10 reliant Gênes à Milan, précise le Corriere della sera.

   


L’autoroute A10, dite « autoroute des fleurs », relie Gênes à Vintimille, à la frontière française. En raison du relief très accidenté de la région, entre mer et montagne, son parcours est jalonné de longs viaducs et de tunnels. L’axe est ainsi parcouru par les vacanciers italiens et étrangers, mais aussi, tous les jours, par les habitants de la métropole de Gênes, capitale de la Ligurie, 580 000 habitants. Tout au long de l’année, elle est également un axe principal pour de nombreux camions.

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          Italie : Gênes « à genoux » après l’effondrement du pont Morandi qui a fait au moins 38 morts



L’effondrement a également poussé les autorités de Gênes à évacuer plus de 400 personnes des bâtiments situés aux alentours ou en dessous du viaduc. Les 200 mètres de pont s’étant effondrés sur des rails de chemin de fer, la circulation ferroviaire a elle aussi été fortement ralentie sur certaines lignes de la région.
Le gouvernement italien menace de révoquer la concession autoroutière
Au lendemain de la catastrophe, le gouvernement italien a annoncé mercredi qu’il envisageait de révoquer la concession d’Autostrade per l’Italia. Les autorités souhaitent en outre la démission des dirigeants de cette société d’autoroute et vont réclamer une amende pouvant atteindre 150 millions d’euros, a annoncé sur Facebook le ministre Danilo Toninelli.
« Les responsables ont un nom et un prénom, et ce sont Autostrade per l’Italia », a insisté Luigi Di Maio, vice-premier ministre et chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S) :
« Pendant des années on a dit que faire gérer les autoroutes par des privés était mieux que par l’Etat. Maintenant on a l’un des plus grands concessionnaires européens qui nous dit que ce pont était en sécurité et que rien ne laissait imaginer l’effondrement. »
« Autostrade devait faire la maintenance et ils ne l’ont pas faite. Ils encaissent les péages les plus chers d’Europe et paient les impôts les plus bas, au Luxembourg en plus. Il faut retirer les concessions et faire payer des amendes. Si un privé n’est pas en mesure de gérer les autoroutes, l’Etat le fera », a-t-il prévenu lors d’un entretien à la radio italienne.
« La révocation des concessions est un minimum, a renchéri Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite). En tant que vice-premier ministre, je vais écrire à tous les autres concessionnaires pour demander quelle part de leur budget ils réinvestissent dans la sécurité. »
Mardi soir, le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a annoncé un plan extraordinaire de contrôle des infrastructures. « Il s’agit d’installer de banals capteurs sensoriels sur toutes les infrastructures du pays pour une surveillance constante », a expliqué M. Di Maio.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Ankara a décidé d’augmenter, mercredi, les tarifs douaniers de plusieurs produits américains. Dans le même temps, un tribunal turc a refusé de libérer le pasteur Andrew Brunson.
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La Turquie retourne l’arme des tarifs douaniers contre les Etats-Unis

Ankara a décidé d’augmenter, mercredi, les tarifs douaniers de plusieurs produits américains. Dans le même temps, un tribunal turc a refusé de libérer le pasteur Andrew Brunson.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 12h15
   





                        



   


Le régime turc continue sa contre-offensive face aux Etats-Unis, une semaine après la hausse des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium imposée par Donald Trump provoquant, vendredi 10 août, l’effondrement de la livre turque – la devise avait alors perdu 16 % contre le dollar en une journée. Elle s’est depuis stabilisée, sans pour autant retrouver le niveau atteint avant les sanctions américaines.
Dans un décret signé par le président Recep Tayyip Erdogan, Ankara a, à son tour, annoncé, mercredi, une hausse des tarifs douaniers, visant des produits américains. Les véhicules de tourisme, dont les tarifs douaniers s’élèvent désormais à 120 %, sont concernés, ainsi que certaines boissons alcoolisées (140 %), le tabac (60 %) ou encore le riz et certains produits cosmétiques.

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Une décision qui survient au lendemain d’un spectaculaire appel de M. Erdogan à boycotter les appareils électroniques manufacturés par les Etats-Unis, comme ceux de la marque Apple.
« Nous allons appliquer un boycott contre les produits électroniques américains », a lancé M. Erdogan au cours d’un discours virulent à Ankara. « S’ils ont des iPhone, il y a des Samsung de l’autre côté », a-t-il ajouté.
La demande de libération du pasteur Brunson refusée
Les turbulences entre la Turquie et les Etats-Unis se sont renforcées au cours des derniers mois avant de virer à l’orage en juillet à cause de la détention en Turquie du pasteur américain Andrew Brunson.
Ce dernier est accusé par Ankara d’espionnage et d’activités « terroristes », ce qu’il nie en bloc. Après plus d’un an et demi de détention préventive, il a été placé en juillet en résidence surveillée, en dépit des appels répétés du président américain Donald Trump à le libérer et le renvoyer aux Etats-Unis.
La défense de M. Brunson a fait appel du placement en résidence surveillée et de l’interdiction de quitter le territoire imposée par la justice turque. Un recours rejeté, mercredi, par un tribunal d’Izmir, dans l’ouest de la Turquie, qui n’a, cependant, pas exclu que le dossier puisse être examiné par une autre cour.
L’avocat turc du pasteur, Cem Halavurt, a confirmé à l’AFP qu’un autre tribunal d’Izmir allait étudier la demande de son client.
Le procès d’Andrew Brunson est toujours en cours et la prochaine audience est prévue le 12 octobre. La Maison Blanche a fait savoir mardi que M. Trump ressentait « beaucoup de frustration du fait que le pasteur ne soit pas libéré ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Un millier de personnes sont mobilisées pour essayer de sauver les victimes enfouies sous les décombres. Seize blessés ont été évacués.
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Pont effondré à Gênes : les secours à la recherche des survivants

Un millier de personnes sont mobilisées pour essayer de sauver les victimes enfouies sous les décombres. Seize blessés ont été évacués.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 12h38
   





                        



   


Les sauveteurs ont lutté toute la nuit du mardi 14 au mercredi 15 août pour tenter de trouver des survivants sous les débris du viaduc autoroutier qui s’est effondré à Gênes, dans le nord de l’Italie. L’effondrement soudain de cet ouvrage massif, appelé pont Morandi du nom de son concepteur, a précipité environ 35 voitures et quelques camions dans le vide, sur une hauteur de 45 mètres.
Le bilan, encore provisoire et incertain, est très lourd : au moins trente-neuf morts, dont trois enfants âgés de 8 à 12 ans, et quinze blessés.

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Seize blessés évacués, dont douze dans un état grave
Les secouristes ont réussi à évacuer seize blessés, dont douze se trouvaient dans un état grave. A la tombée de la nuit, mardi, des centaines de secouristes ont fouillé les décombres du viaduc avec l’aide de chiens, à la recherche de survivants, au milieu d’un amas impressionnant de tôles et de béton. Deux grandes grues jaunes et noires sont arrivées dans la nuit pour aider à déblayer et accéder à des cavités où des victimes pourraient être coincées. Selon la protection civile italienne, en comptant tous les personnels impliqués (pompiers, policiers, Croix-Rouge…), les secours ont mobilisé un millier de personnes.
« L’espoir ne cesse jamais, nous avons déjà sauvé une dizaine de personnes sous les décombres, on va travailler 24 heures sur 24 », a déclaré un responsable des pompiers, Emanuele Gissi. A la lumière des projecteurs, les pompiers n’ont pas retrouvé de survivants dans la nuit mais assuraient ne pas perdre espoir.
Un pompier français venu en renfort, Patrick Villardry, a souligné la grande difficulté de ces opérations. « Les premières victimes de surface ont été évacuées, maintenant il faut rechercher sous les décombres des bâtiments, mais il y a des milliers de tonnes de béton », a-t-il expliqué.

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            data-slide-description="Deux cents mètres du pont Morandi se sont brusquement effondrés mardi 14 août."
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            data-slide-description="Une vingtaine de voitures sont impliquées dans l’accident, d’après une source proche des enquêteurs."
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            data-slide-description="Certains habitants proches des lieux ont confié à la télévision Rai avoir d’abord pensé à « un tremblement de terre » en entendant le bruit assourdissant du pont qui s’écroulait."
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            data-slide-description="Le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, a déclaré que quelque 200 pompiers se rendaient sur place."
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            data-slide-description="« Je suis avec une immense appréhension ce qui est arrivé à Gênes et qui se profile comme une immense tragédie », a déclaré Danilo Toninelli, le ministre des transports italien."
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            data-slide-description="Des secouristes travaillent parmi les décombres du pont autoroutier."
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            data-slide-description="L’accident a fait au moins trente-huit morts."
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            data-slide-description="L’autoroute A10, dite Autoroute des Fleurs, relie Gênes et Vintimille à la frontière française, dans une succession de ponts et de tunnels en raison du relief accidenté de la côte ligure."
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            data-slide-description="Des badauds se rassemblent pour regarder les opérations de sauvetage."
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            data-slide-description="Construit à la fin des années 1960, le viaduc autoroutier est long de 1.182 mètres et se situe à une hauteur comprise entre 45 et 55 mètres au-dessus du sol."
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            data-slide-description="Les débris du viaduc ont touché les locaux d’une usine dont l’entrée se trouve en contrebas, mais seul le parking semble avoir été touché. L’entreprise était vide à l’approche du 15 août, jour férié, à l’exception de la présence d’une équipe de maintenance."
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            data-slide-description="Selon la société italienne des autoroutes Atlantia, « des travaux de consolidation étaient en cours sur la base du viaduc »."
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Deux cents mètres du pont Morandi se sont brusquement effondrés mardi 14 août.

POLIZIA DI STATO / AFP
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« Aquarius » : les évêques européens réfléchissent à une initiative commune sur les migrants

Mgr Pontier loue le travail des ONG, alors que l’Eglise est prise en étau entre ses valeurs de solidarité et les réticences d’une partie de la population.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h24
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            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Les pérégrinations tragiques de l’Aquarius en Méditerranée mettent aussi à l’épreuve les autorités catholiques européennes. Pris entre les adjurations du pape François aux Européens d’accueillir les réfugiés et les réticences, voire l’hostilité, d’une partie des populations, catholiques compris, les épiscopats cherchent le ton juste. « C’est en effet une question difficile », reconnaît Georges Pontier, le président de la Conférence des évêques de France (CEF).
L’archevêque de Marseille défend cependant avec constance le travail des ONG au large de la Libye. « Le sauvetage, c’est un impératif. On ne va quand même pas déplorer qu’il y ait des sauveteurs pour ces personnes », s’indigne le prélat. Aux Etats européens tentés de se renvoyer la charge de ces réfugiés, il « lance un appel à ce que les autorités fassent preuve d’accueil ». « On ne peut pas favoriser une société de l’indifférence, elle n’est pas porteuse d’avenir et de vie, argument Mgr Pontier. On voit bien ce que ça donne, dans tous les domaines d’ailleurs, lorsqu’on favorise le seul souci de soi-même et que la solidarité ne s’exprime pas. On a tout intérêt à respecter notre culture européenne, qui est celle de l’accueil. »

Faire de la pédagogie
En Espagne aussi, pays qui a accueilli l’Aquarius en juin, et où la crispation face aux réfugiés est moins évidente qu’en France, la hiérarchie catholique ressent la nécessité de faire de la pédagogie. Début août, le président de la commission chargée des migrations de la conférence épiscopale, Juan Antonio Menendez, évêque d’Astorga, a mis en garde les responsables politiques contre les risques d’une utilisation biaisée de ce sujet. « Si on commence à dire des choses fausses ou à faire des commentaires superflus, les citoyens peuvent finir par les croire », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Face à la désunion des Etats européens qui...




                        

                        

