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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ La catastrophe qui a fait 39 morts mardi a rapidement fait émerger des questions sur la sécurité du pont Morandi. Le gouvernement de Giuseppe Conte a annoncé qu’il envisageait de révoquer la concession d’Autostrade per l’Italia.
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Effondrement du viaduc à Gênes : le groupe autoroutier mis en cause par le gouvernement

La catastrophe qui a fait 39 morts mardi a rapidement fait émerger des questions sur la sécurité du pont Morandi. Le gouvernement de Giuseppe Conte a annoncé qu’il envisageait de révoquer la concession d’Autostrade per l’Italia.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 18h28
   





                        



Vingt-quatre heures après l’effondrement d’une portion d’un viaduc autoroutier à Gênes, dans le nord de l’Italie, les sauveteurs luttaient toujours, mercredi 15 août, pour tenter de trouver des survivants sous les débris.
Interrogations sur les défaillances
La catastrophe qui a fait au moins 39 morts et plusieurs disparus, selon un dernier bilan, a rapidement fait émerger des questions sur les défaillances de la structure du pont Morandi. Selon plusieurs experts, ce pont de l’autoroute A10 long de 1,18 km est un ouvrage en béton de la fin des années 1960 qui a connu des problèmes structurels dès sa construction et faisait l’objet d’un coûteux entretien lié en particulier aux fissures et à la dégradation du béton.

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                Italie : des défaillances sur la structure du pont Morandi à Gênes avaient été signalées



Autostrade per l’Italia, le groupe privé qui exploite les autoroutes italiennes, a rapidement soutenu que « des travaux de consolidation étaient en cours sur la base du viaduc », qui faisait l’objet « d’activités constantes d’observation et de vigilance ». Dans un communiqué, le groupe a affirmé que le pont Morandi faisait l’objet de contrôles trimestriels, comme l’exige la loi. D’importants travaux de rénovation avaient déjà été menés sur le viaduc en 2016, a également rappelé l’opérateur.
« Les premières informations sembleraient indiquer que la maintenance avait été faite », avait déclaré le ministre des infrastructures et des transports italien, Danilo Toninelli. Mais « ces tragédies ne peuvent pas arriver dans un pays civilisé comme l’Italie. La maintenance est prioritaire sur toute autre chose et les responsables devront payer », avait-il ajouté.
« Tout le pont Morandi devra être démoli »
Assurant qu’il allait aider les enquêteurs à déterminer les causes de l’accident, le groupe Autostrade per l’Italia a précisé être en train d’évaluer comment reconstruire le pont.
Le vice-ministre des infrastructures, Edoardo Rixi, s’est toutefois montré très pessimiste sur l’avenir de l’ouvrage. « Tout le pont Morandi devra être démoli », a-t-il déclaré selon l’agence de presse italienne ANSA, prévoyant de graves conséquences pour la circulation et pour la ville de Gênes. Sur le tronçon de l’A10 reliant Gênes à Savone, la circulation est ainsi coupée dans les deux sens entre l’aéroport de Gênes et la jonction pour l’A10 reliant Gênes à Milan, précise le Corriere della sera.

   


L’autoroute A10, dite « autoroute des fleurs », relie Gênes à Vintimille, à la frontière française. En raison du relief très accidenté de la région, entre mer et montagne, son parcours est jalonné de longs viaducs et de tunnels. L’axe est ainsi parcouru par les vacanciers italiens et étrangers, mais aussi, tous les jours, par les habitants de la métropole de Gênes, capitale de la Ligurie, 580 000 habitants. Tout au long de l’année, elle est également un axe principal pour de nombreux camions.

        Lire le reportage :
         

          Italie : Gênes « à genoux » après l’effondrement du pont Morandi qui a fait au moins 38 morts



L’effondrement a également poussé les autorités de Gênes à évacuer plus de 400 personnes des bâtiments situés aux alentours ou en dessous du viaduc. Les 200 mètres de pont s’étant effondrés sur des rails de chemin de fer, la circulation ferroviaire a elle aussi été fortement ralentie sur certaines lignes de la région.
Le gouvernement italien menace de révoquer la concession autoroutière
Au lendemain de la catastrophe, le gouvernement italien a annoncé mercredi qu’il envisageait de révoquer la concession d’Autostrade per l’Italia. Les autorités souhaitent en outre la démission des dirigeants de cette société d’autoroute et vont réclamer une amende pouvant atteindre 150 millions d’euros, a annoncé sur Facebook le ministre Danilo Toninelli.
« Les responsables ont un nom et un prénom, et ce sont Autostrade per l’Italia », a insisté Luigi Di Maio, vice-premier ministre et chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S) :
« Pendant des années on a dit que faire gérer les autoroutes par des privés était mieux que par l’Etat. Maintenant on a l’un des plus grands concessionnaires européens qui nous dit que ce pont était en sécurité et que rien ne laissait imaginer l’effondrement. »
« Autostrade devait faire la maintenance et ils ne l’ont pas faite. Ils encaissent les péages les plus chers d’Europe et paient les impôts les plus bas, au Luxembourg en plus. Il faut retirer les concessions et faire payer des amendes. Si un privé n’est pas en mesure de gérer les autoroutes, l’Etat le fera », a-t-il prévenu lors d’un entretien à la radio italienne.
« La révocation des concessions est un minimum, a renchéri Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite). En tant que vice-premier ministre, je vais écrire à tous les autres concessionnaires pour demander quelle part de leur budget ils réinvestissent dans la sécurité. »
Mardi soir, le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a annoncé un plan extraordinaire de contrôle des infrastructures. « Il s’agit d’installer de banals capteurs sensoriels sur toutes les infrastructures du pays pour une surveillance constante », a expliqué M. Di Maio.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le navire humanitaire est arrivé mercredi à La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants secourus.
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L’« Aquarius » arrive à Malte pour débarquer 141 migrants secourus en mer

Le navire humanitaire est arrivé mercredi à La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants secourus.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 15h37
   





                        



   


Le navire humanitaire Aquarius est arrivé mercredi 15 août à Malte, où il a été finalement autorisé à accoster après avoir erré plusieurs jours en Méditerranée avec 141 migrants épuisés à son bord. Le navire, affrété par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), est entré peu après 14 heures dans le port de La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants qu’il avait secourus vendredi dans les eaux internationales au large de la Libye.

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L’armée maltaise a été mobilisée pour faciliter le débarquement des migrants, originaires pour la plupart de Somalie et d’Erythrée, qui devront passer un contrôle médical à leur arrivée, selon les autorités locales. La moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes.
« Deux enfants ont moins de 5 ans et trois moins de 13 ans », a déclaré Aloys Vimard, le coordinateur de Médecins sans frontières à bord de l’Aquarius, soulignant que les rescapés étaient « épuisés, marqués par leur voyage et leur séjour en Libye ».
Errance pendant plusieurs jours
Deux mois après avoir suscité une intense crise diplomatique, ce navire a de nouveau erré plusieurs jours en quête d’un port d’accueil, mettant l’Europe face à ses « responsabilités ». Rejeté par l’Italie mais aussi dans un premier temps par Malte, qui avait recueilli lundi 114 migrants secourus par sa marine, l’Aquarius a finalement été autorisé mardi à accoster à La Valette à la suite d’un accord avec cinq autres pays de l’Union européenne (UE). La France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne ont accepté de se répartir l’accueil des 141 migrants à bord et des 114 autres arrivés lundi sur l’île.
L’Espagne, qui avait accueilli l’Aquarius en juin au moment de sa précédente errance, a fait savoir mardi qu’elle prendrait en charge sur son sol 60 des 141 migrants. La France, dont le président Emmanuel Macron avait été vivement critiqué en juin pour avoir fermé les portes à l’Aquarius, a également assuré qu’elle recevrait 60 migrants. L’Allemagne s’est de son côté engagée à recevoir « jusqu’à 50 » réfugiés et le Portugal s’est dit « disponible » pour accueillir 30 personnes. Le Luxembourg en recevra 5.
« Dangereux et immoral »
Sur Twitter, SOS Méditerranée s’est félicité mercredi de l’entente entre les différents pays européens qui se sont « mis d’accord pour partager les responsabilités au sein d’une réponse (…) coordonnée ».
Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lui aussi salué dans un communiqué « la fin de l’impasse concernant l’Aquarius », mais il a toutefois jugé que « cette situation n’aurait jamais dû en arriver à ce point ». « Il est faux, dangereux et immoral de continuer à faire errer des navires de sauvetage en Méditerranée, alors que les gouvernements se font concurrence pour se décharger de leurs responsabilités », a ajouté M. Grandi en estimant « urgent » de sortir « des approches “bateau par bateau” pour savoir où débarquer les passagers secourus ».

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L’odyssée en juin de l’Aquarius avec plus de 600 personnes à son bord avait duré une semaine après les refus de Malte et de l’Italie, dont le ministre de l’intérieur d’extrême droite Matteo Salvini avait mis un point d’honneur à ne pas accueillir de nouveaux migrants.
Les dirigeants de l’UE s’étaient réunis le 24 juin mais sans réussir à arracher un compromis avec les partisans d’une ligne dure sur l’immigration, comme l’Italie et le groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Slovaquie et Pologne).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ « En phase de réflexion », Manuel Valls confirme au « Monde » qu’il dévoilera en septembre sa décision de se présenter ou non aux élections municipales de Barcelone, prévues le 26 mai 2019.
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Manuel Valls mûrit sa décision pour Barcelone

« En phase de réflexion », Manuel Valls confirme au « Monde » qu’il dévoilera en septembre sa décision de se présenter ou non aux élections municipales de Barcelone, prévues le 26 mai 2019.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 10h39
    |

                            Daryl Ramadier (avec Solenn de Royer)








                        



                                


                            

L’été pour se décider. Manuel Valls, qui « étudie » depuis quatre mois une candidature à la mairie de Barcelone, en Espagne, hésite encore. « Je suis toujours en phase de réflexion, assure au Monde l’ex-premier ministre. Je prendrai ma décision en septembre, car il s’agit d’un changement de vie, et pas seulement de vie politique. » Ce choix impliquerait un déménagement, mais aussi – sans doute – l’abandon de son poste de député (rattaché au groupe LRM) de l’Essonne, conquis de haute lutte il y a un peu plus d’un an, six mois après son échec à la primaire du Parti socialiste, où s’étaient fracassées ses ambitions présidentielles.
Grand pourfendeur de l’indépendantisme catalan, M. Valls se montre très actif de l’autre côté des Pyrénées depuis près d’un an. En mars, l’ancien chef du gouvernement français a manifesté contre le processus indépendantiste dans les rues de Barcelone, à l’appel de l’organisation anti-indépendantiste Société civile catalane. Mi-avril, à Madrid, il a disserté sur l’Europe à l’université Carlos-III, aux côtés de l’ex-chef du gouvernement espagnol Felipe Gonzalez, lors d’une conférence organisée par le quotidien El Pais.

Manuel Valls a également répondu présent à plusieurs événements organisés par le parti libéral et « unioniste » Ciudadanos (« citoyens »). Le 6 septembre, il se rendra une nouvelle fois à Barcelone, dans une librairie située sur les célèbres Ramblas, pour la présentation d’un livre collectif, Anatomia del procés (qui traite de l’indépendantisme catalan), qu’il signe avec une dizaine de personnalités, journalistes, écrivains ou historiens, parmi lesquels le ministre socialiste des affaires étrangères, Josep Borrell.
Si l’ancien maire d’Evry entretient le mystère sur ses intentions, rares sont ceux, parmi ses proches, qui doutent encore de sa future candidature. La vice-présidente de Société civile catalane, Miriam Tey, assure ainsi au Monde...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le championnat de France a fait sa rentrée sur des pelouses dans un état déplorable. Un fléau récurrent que peinent à résoudre les clubs de football professionnels.
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Les gazons maudits de la Ligue 1

Le championnat de France a fait sa rentrée sur des pelouses dans un état déplorable. Un fléau récurrent que peinent à résoudre les clubs de football professionnels.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 14h21
    |

                            Jean-Clément Borella








                        


A Lyon, les tacles glissés décrochent des pans entiers de pelouse. A Angers, un champignon transforme le rectangle vert en une piste de terre battue. Certaines pelouses, sur lesquelles s’est disputée le week-end dernier la première journée de Ligue 1, sont indignes d’un pays champion du monde de football.
Comme une tradition, les gazons des stades des clubs français entretiennent chaque saison leur triste réputation. Et malgré toutes les critiques émises par les joueurs et les entraîneurs, dont la célèbre comparaison en 2016 de Pascal Dupraz, alors entraîneur de Toulouse, entre la pelouse du Stadium et le désert de Gobi, la révolution verte tarde à venir.

   


Une relation à la pelouse bien française
« En France, on n’écoute tout simplement pas les jardiniers. Il y a peu de respect et de considération pour ce métier », expliquait sur le site du Paris-Saint-Germain Jonathan Calderwood, star des jardiniers anglais en charge de la pelouse du Parc des Princes, lors de son arrivée en 2013. Un salaire de 250 000 euros par an lui est proposé pour métamorphoser un pré dans un état déplorable. Il confiait même : « La première année, je n’arrivais pas à regarder les matchs tant le terrain était catastrophique. »
En France, la pelouse est un paramètre négligé par la direction sportive lors de la préparation tactique des équipes professionnelles. « Les clubs français ne comprennent pas toujours ce qu’il faut pour avoir un terrain propice au bon jeu : l’équipement en sous-sol, l’investissement financier, la machinerie, la qualité des tondeuses, la qualité des jardiniers et leur qualification », remarquait Jonathan Calderwood. « C’est une vraie différence par rapport à l’Angleterre. »
En Premier League, les conseils des jardiniers sont attentivement suivis et une équipe, aussi prestigieuse soit-elle, peut ne pas s’entraîner dans son stade si le responsable du terrain estime avoir encore du travail. Un tel pouvoir de décision est impensable pour un jardinier français. « Il faut aimer une pelouse, la respirer, sentir de quoi elle a besoin », note Tony Stones, autre ground manager anglais, responsable, lui, de la pelouse du Stade de France.
Le romantisme britannique d’une pelouse choyée par son jardinier n’est donc pas entré dans les mœurs françaises, même si la Ligue de football professionnel (LFP) a chargé, en 2015, Jonathan Calderwood de donner des cours et des conseils à ses homologues français. Et, grâce à lui, Paris a remporté quatre fois le titre de « meilleure pelouse de L1 ».

   


La saison dernière, Guingamp s’est adjugé le titre à la surprise générale. La preuve que le budget serré d’un club ne peut pas pleinement justifier une pelouse en mauvais état. « Il y a un manque de moyens financiers mais aussi des questions utiles que les clubs ne se posent pas, comme la recherche du meilleur substrat », explique-t-on chez Covergarden, première entreprise productrice de gazon en France.
L’installation d’une pelouse coûte, selon ses caractéristiques, entre 500 000 et 1,5 million d’euros. Un coût perçu par le président de Guingamp, Bertrand Desplat, comme un investissement sportif nécessaire. Plus de 1,3 million d’euros dépensés mais des conditions de jeu supérieures et durables au stade du Roudourou.
En cas de problèmes, les clubs français ont le réflexe de changer la pelouse dans son intégralité. C’est la dernière décision prise au Groupama Stadium de Lyon. Dans un état déplorable contre Amiens lors de la première journée, l’OL et la société chargée de l’entretien des terrains ont décidé de commander de nouveaux rouleaux de gazon. « Quand on manque de temps, la seule solution, c’est de remplacer la pelouse dans son intégralité. Un travail de soin en amont aurait pourtant été la meilleure solution », confie l’entreprise.
Les stades de football sont le théâtre de manifestations culturelles désastreuses pour la bonne santé du gazon. En juin, l’enceinte lyonnaise avait accueilli le « Monster Jam », un divertissement où des engins mécaniques effectuent des figures acrobatiques et s’écrasent sur des carcasses de voitures. A Lorient, le stade du Moustoir est actuellement impraticable après le passage du Festival interceltique alors que la saison de Ligue 2 a déjà commencé. La prochaine rencontre à domicile des « Merlus » se jouera ainsi à Bordeaux et à huis clos, une véritable punition pour les supporters bretons.
Un problème pour l’attractivité de la Ligue 1
Une équipe assez faible techniquement peut toutefois profiter des mottes de terre pour faire déjouer les joueurs adverses. Si la victoire de Strasbourg contre le PSG lors de la 16e journée de la saison dernière doit beaucoup à l’audace des Strasbourgeois, l’état de la pelouse a facilité leur mission. Un terrain cabossé trouble la beauté du sport mais peut devenir un allié pour décrocher des points inespérés.
Afin d’inciter les clubs à mieux entretenir leur pelouse et favoriser le spectacle, la Ligue de football professionnel a instauré des sanctions contre les clubs négligents. « Si un club obtient trois journées consécutives une note inférieure à dix au championnat des pelouses, la commission des compétitions peut infliger une amende allant jusqu’à 50 000 euros. Les bons élèves, eux, sont récompensés », explique la LFP. L’état des pelouses compte dans l’obtention de la Licence Club, précieux sésame pour obtenir les bénéfices des droits audiovisuels.
Prévenir au lieu de guérir, tel est le but de la LFP. En 2016, des ingénieurs agronomes ont été mandatés pour travailler avec les représentants des clubs. La Ligue avait, cette même année, organisé en début de saison un séminaire pour habituer les gérants des stades, pas forcément les clubs d’ailleurs car très peu sont propriétaires de leur enceinte, à prendre soin des surfaces de jeu. Un autre problème fut alors soulevé. Locataires de leur stade, les clubs n’ont pas toujours l’influence nécessaire sur la vie de la pelouse.
En récupérant l’exploitation du stade Vélodrome, le propriétaire de l’Olympique de Marseille, Frank McCourt, a annoncé que la bonne qualité du terrain serait sa priorité. « Nous devrions avoir une des meilleures pelouses de Ligue 1 et non une des pires », regrettait-il dimanche 12 août dans le « Canal Football Club ». Au classement des pelouses, Marseille occupait l’an dernier une triste seizième place.
La mode de la pelouse hybride
Pour contrer le fléau de ces terrains devenus champs de patates et contourner les dépenses récurrentes pour des améliorations éphémères, certains clubs avaient opté pour des pelouses synthétiques. Mais devant la fronde de l’UNFP, le syndicat national des footballeurs professionnels, qui accusait le synthétique de favoriser les blessures, la LFP a interdit l’installation de ce type de matière en 2017. Lorient et Nancy, qui avaient choisi cette surface, l’ont alors remplacée par des pelouses hybrides, alliant gazon naturel et microfibres synthétiques.
La pelouse hybride est de plus en plus plébiscitée par les clubs car elle s’adapte bien aux hivers rugueux et évacue l’eau facilement. Seul son prix reste un frein. Troyes a ainsi dû débourser 1 million d’euros pour s’offrir la sienne. Une somme importante quand on sait que le budget du club est de 26 millions d’euros.
Et, contrairement au synthétique, ce type de pelouse a besoin d’être bichonné à la crème anglaise. Les jardiniers donnent vie et beauté au football. L’arrivée en France, ces dernières années, de leurs meilleurs représentants britanniques est là pour le rappeler.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Derrière ce phénomène, des entrepreneurs cherchent encore un modèle économique.
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Comment fonctionnent ces quiz qui vous font gagner de l’argent ?

Derrière ce phénomène, des entrepreneurs cherchent encore un modèle économique.





Le Monde
 |    15.08.2018 à 06h25
    |

                            Bastien Lion






   


Quel est le point commun entre Cyril Hanouna, Julien Lepers et Arthur ? Outre leurs activités télévisuelles, ces trois personnalités ont flairé un filon : les applications de quiz en live. Elles s’appellent Bethewone, Flashbreak ou encore Quidol, et elles fleurissent sur nos smartphones depuis quelques mois. Elles atteignent entre 50 000 et 500 000 téléchargements sur le Play Store Android – les chiffres pour iOS ne sont pas publics. La raison de ce succès tient dans leur concept : faire gagner de l’argent à leurs utilisateurs.
Le principe est simple : une ou plusieurs sessions de quiz par jour à des heures fixes, entre neuf et douze questions, et un animateur. La plupart du temps, une somme de quelques centaines d’euros est partagée entre les candidats ayant répondu juste à l’intégralité des questions. Un fonctionnement hérité de HQ Trivia, une application américaine développée par les créateurs de Vine. HQ a connu un succès fulgurant, à tel point qu’elle a été nommée « Application de l’année » par le magazine Times en 2017. Elle culmine aujourd’hui à plus d’un million de téléchargements sur Android. Pas étonnant de voir qu’elle déclenche des vocations partout ailleurs.

Mais le fonctionnement de ces applications soulève quelques interrogations. Des jeux gratuits, dénués de publicité, dans lesquels il est possible de gagner de l’argent… Difficile de ne pas se demander comment les entreprises qui sont derrière peuvent se financer.
Les quatre applications qui se disputent pour le moment le marché français ont toutes un modèle économique différent, avec un même mot d’ordre cependant : pas de publicité intempestive. Toutes collectent des données sur leurs utilisateurs, mais affirment ne pas les utiliser à des fins publicitaires.
Le leader du marché est chinois
Leader dans sa catégorie, Cash Show est en fait financé par Zenjoy, un géant du jeu mobile installé à Pékin, en Chine. Un avantage considérable qui permet à l’appli de « ne pas être inquiétée par l’arrivée de la concurrence », selon Thomas Reemer, producteur des versions européennes de Cash Show. Au-delà des sommes – gardées secrètes – injectées dans le projet, les jackpots en jeu à chaque quiz devraient bientôt pouvoir être sponsorisés par des annonceurs. M. Reemer explique leur démarche :
« Nous ne voulons pas prendre l’argent des utilisateurs et nous ne voulons pas mettre de la pub de manière brutale, il fallait que l’on trouve quelque chose entre les deux. La solution que nous avons choisie serait la suivante : un show dont le contenu serait centré autour des activités d’une marque, et où cette dernière sponsoriserait le jackpot qui, de fait, serait bien plus important que d’habitude. De cette manière, l’utilisateur n’est pas dérangé par la publicité. Le nom de la marque n’apparaîtrait qu’au moment du jackpot. Pendant le reste du quiz, nous glisserons des éléments plus subtils évoquant l’univers de la marque aux joueurs. Par exemple, si nous travaillons avec un magasin de bricolage, nous pouvons structurer l’écran pour évoquer un site de construction, avec du bois, des clous, des outils… L’important n’est pas de montrer la publicité mais de mettre en place une narration. »
Chez Bethewone, on réfléchit également à des moyens de rentabiliser les investissements. Développée depuis plusieurs années, « bien avant l’arrivée de HQ Trivia », selon son cofondateur, Laurent Alexandre, la technologie faisant fonctionner l’application a été pensée pour être « adaptative ». L’idée sera donc de « mettre à disposition la plate-forme pour d’autres sociétés, tout en imaginant des partenariats sur certains nouveaux formats prévus dans les mois à venir, et de la production pour d’autres diffuseurs ».
Vers une réglementation plus dure ?
Flashbreak est encore dans une autre optique. Rassurés par la médiatisation de leur application et la levée de fonds qui en a découlé, ses créateurs ont choisi de repousser la question de la rentabilité pour le moment, préférant se concentrer sur l’acquisition d’audience.
Actuellement, il n’y a en fin de compte que Quidol qui affirme gagner de l’argent, grâce à un système de jokers que l’utilisateur peut acheter dans le jeu, à trente centimes d’euro chacun. Ces bonus représenteraient 70 % des revenus de la start-up du même nom, le reste étant dû à « du sponsoring léger de certains formats », selon sa présidente, Sergine Dupuy.

   


Le hic, c’est que ce fonctionnement fondé sur des microtransactions, pour le moment légal, pourrait bien changer de statut juridique. Contactée par Le Monde, l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) explique avoir commencé à travailler sur ce dossier, sans avoir encore décidé quoi que ce soit pour le moment.
Avec Bethewone, Laurent Alexandre a en tout cas préféré ne pas prendre le risque. « Proposer des jokers à l’achat, c’est à la fois demander aux joueurs un sacrifice financier et donner l’avantage à ceux qui payent, ce qui fait que tout le monde n’est pas au même niveau. Pour le moment, ça a l’air de passer, mais quand l’Arjel se penchera vraiment sur la question, nous, on sera du bon côté de la ligne jaune », estime-t-il.
Digital natives ou start-uppers de 50 ans
Le profil des petites mains à l’œuvre derrière ces applications diffère également d’un cas à l’autre. Une grosse vingtaine de personnes travaillant depuis Berlin pour la version française de Cash Show, des intermittents du spectacle chargés de la production des émissions chez Bethewone et Flashbreak…
Chez Quidol, les salariés ont une trentaine d’années de moyenne d’âge, la déco est sobre mais cool à souhait, il y a une terrasse, des trottinettes électriques… L’appli est développée par une start-up crée par Red Pill, une société spécialisée dans l’entreprenariat. « Les animateurs sont des comédiens parfois issus du stand-up, parfois de YouTube, parfois de parcours plus classiques… », explique Sergine Dupuy. Les émissions sont enregistrées dans un étroit studio dans le sous-sol de la start-up.

   


Finalement, un seul point rassemble tous les acteurs de ce marché : cette technologie serait l’avenir de la télévision. Ironiquement, chacune de ces sociétés pense avoir une longueur d’avance sur ses concurrents dans ce domaine. Il n’est pas anodin de voir un animateur – et producteur – comme Cyril Hanouna présenter pendant plusieurs semaines un quiz sur Flashbreak, devant une audience dérisoire en comparaison de celle de son émission sur C8. « De la même façon que la télévision a pris certains éléments à la radio, on a emprunté des idées à la télévision », rappelle Romain Salzmann, directeur général de Flashbreak.
La télévision, cible ou alliée ?
Pourtant, il y a aussi chez certains l’ambition d’enterrer le média phare du XXe siècle. « D’ici à quelques années, il y aura des dizaines de plates-formes comme la nôtre qui diffuseront des programmes sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre sur smartphone, affirme Thomas Reemer. Il y aura toujours du quiz, mais aussi de l’information, du divertissement, du sport… Tous basés sur des formats d’une quinzaine de minutes et diffusés en direct à un public qui pourra interagir avec le show en temps réel. » Là encore, tous sont d’accord : la « durabilité » passera par la multiplication des formats, qui viendront alimenter de véritables chaînes mobiles.

Avec son plateau de 65 mètres carrés, sa régie équipée comme celle d’une chaîne de la télévision numérique terrestre (TNT) et son format paysage, il n’y a que Bethewone qui prend le contre-pied de ses concurrents sur ce point.
Un nouveau média, oui, mais pas nécessairement construit en opposition avec d’autres. « Ce format est bien l’avenir de la télévision, conclut Laurent Alexandre. Mais on peut faire l’un et l’autre, l’important étant juste de bien faire les deux. Après, moi j’ai un profil particulier, je suis un start-upper de 50 ans. Des gens qui pensaient réinventer la roue à l’arrivée d’Internet, j’en ai vu défiler plein. »




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Editorial. Le soutien du président tunisien à l’égalité successorale entre hommes et femmes montre que le pays ouvre un nouveau chapitre de sa modernisation.
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La Tunisie, lueur d’espoir dans le monde arabe

Editorial. Le soutien du président tunisien à l’égalité successorale entre hommes et femmes montre que le pays ouvre un nouveau chapitre de sa modernisation.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 12h35
   





                        


Editorial du « Monde ». Une belle nouvelle nous arrive de Tunisie, ce petit pays d’Afrique du Nord où se jouent des combats cruciaux pour l’aire méditerranéenne. Le débat sur l’égalité entre hommes et femmes en matière d’héritage est lancé. Lundi 13 août, le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a officialisé son soutien à cette réforme du droit successoral dont le Parlement tunisien devrait se saisir sans tarder. Pour les féministes tunisiennes, qui défendaient cette cause depuis des années dans un relatif isolement, c’est une précieuse victoire. Elles n’ont cessé de dénoncer l’archaïsme d’un régime d’héritage en vertu duquel la femme ne recueille que la moitié de la part de l’homme à même degré de parenté.
S’attaquer à une telle tradition immémoriale est délicat. Habib Bourguiba, le « père de la nation » (mort en 2000), qui avait pourtant imposé, dès l’indépendance, en 1956, un « code du statut personnel » pionnier pour les droits des femmes dans le monde arabo-musulman, n’avait lui-même pas osé toucher à cette disposition inspirée du Coran. Plus de six décennies plus tard, Béji Caïd Essebsi relève courageusement le défi.

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Avec le temps, une bonne partie de la justification de cette inégalité est devenue obsolète. Occupant une part croissante dans la vie socio-économique du pays, les Tunisiennes participent de plus en plus à la formation des patrimoines familiaux. Les réduire à la portion congrue lors des successions tenait du déni de justice. Une révision s’imposait. Après son « printemps démocratique » de 2011, la Tunisie ouvre un nouveau chapitre de sa modernisation, qui touche à son socle sociétal.
Se garder de toute naïveté
Il faut applaudir ce geste de M. Essebsi, qui replace la Tunisie à l’avant-garde des évolutions dans cette région du monde. Il est de nature à inspirer les progressistes des pays voisins. Toutefois, il faut se garder de toute naïveté. L’initiative du chef de l’Etat est aussi noble que tactique. Elle vise à redorer son blason, terni par un mandat médiocre, entaché par ses connexions avec l’ancien régime et une inquiétante dérive dynastique. A l’évidence, M. Essebsi veut instrumentaliser la juste cause des femmes tunisiennes – comme l’ex-dictateur Ben Ali l’avait habilement fait – pour promouvoir des intérêts de cour et sculpter sa stature personnelle. Les féministes tunisiennes ne sont pas dupes de la manœuvre. Elles objectent que l’essentiel, en l’occurrence, est d’engranger des conquêtes. Elles ont raison. Tout acquis est bon à prendre.

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L’autre naïveté consisterait à penser que l’adoption d’une telle réforme n’est plus qu’une formalité. En fait, le débat s’annonce douloureux et la Tunisie est fracturée sur le sujet. La majorité de la population, qui demeure conservatrice, est a priori rétive au changement du statu quo en la matière, qui touche aux équilibres des familles. Il faudra la convaincre avec doigté.
Dans ce travail de persuasion, Ennahda, le parti issu de la matrice islamiste, est appelé à jouer un rôle-clé. Ce mouvement, qui dispose du premier groupe parlementaire à l’Assemblée, prétend avoir dépoussiéré sa vision du monde au point de récuser l’étiquette d’« islamiste ». Or, ses cadres ont accompagné, voire inspiré, la récente agitation contre le projet de réforme. Si Ennahda veut convaincre de la sincérité de son aggiornamento, il devra être clair sur la modernité qu’il affirme avoir embrassée.
Les droits de la femme tunisienne méritent mieux qu’une manigance de palais ou une duplicité doctrinale.

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                Quand la Tunisie interroge ses tabous les mieux gardés






                            


                        

                        


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édition abonné


Agressions sexuelles : la pression s’accentue sur le Saint-Siège

Le rapport de la justice américaine sur la Pennsylvanie mettant en cause 300 prêtres s’ajoute à une série d’affaires concernant des hiérarques catholiques pendant l’été.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 18h21
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 18h41
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Quelque trente ans après les premiers grands scandales publics, l’Eglise catholique est loin d’en avoir fini avec les affaires de pédophilie et, plus largement, d’agressions sexuelles. L’atterrant rapport de la justice américaine sur soixante ans d’agressions et de viols commis dans les diocèses de Pennsylvanie par 300 prêtres sur au moins 1 000 enfants et adolescents, publié mardi 14 août, l’a encore montré.
Les auteurs admettent que « beaucoup de choses ont changé depuis quinze ans » dans cette institution, en particulier parce qu’elle est plus encline à saisir la justice. Mais ils constatent que des exactions continuent d’être commises et doutent manifestement que la protection accordée pendant des décennies à leurs auteurs par leur hiérarchie ait totalement disparu : « Jusqu’à ce que cela change, nous pensons qu’il est trop tôt pour refermer le livre des scandales sexuels de l’Eglise catholique. »

Le pape François ne peut être en désaccord avec ce constat, lui qui a récemment évoqué la « culture de l’abus » et de la protection des agresseurs par leur hiérarchie. Depuis sa désastreuse visite au Chili, en janvier, et l’accusation de « calomnie » lancée aux victimes d’un prêtre prédateur, cette question domine totalement son pontificat et la pression grandit pour que des décisions soient prises.
Une bonne partie de son emploi du temps est consacrée à trouver comment sauver du naufrage l’Eglise chilienne, dont tous les évêques lui ont remis leur démission en mai. Il a reçu des victimes de prêtres abuseurs et accepté la démission de cinq prélats. Mais plusieurs hiérarques encore en fonction sont accusés d’avoir couvert les agissements des dizaines de clercs soupçonnés ou convaincus d’agressions.

Les critiques visent en particulier le cardinal Francisco Javier Errazuriz, membre du C9, le conseil de neuf cardinaux dont s’est entouré François, et le cardinal Ricardo Ezzati, archevêque...




                        

                        


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« Sur la plage de Chesil » : Ian McEwan se trahit lui-même

Le film de Dominic Cooke a été adapté pour le cinéma par l’écrivain, qui défait le travail accompli dans son roman.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 07h46
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 08h05
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


L’avis du « Monde » – pourquoi pas
Entre les pages du court ­roman dont est tiré Sur la plage de Chesil, on respire des vapeurs toxiques, dont les ingrédients sont pourtant a priori inoffensifs, voire salutaires. Les odeurs de bouilli de la cuisine britannique de l’après-guerre, le parfum entêtant des pots-pourris qui trônaient sur le mobilier victorien, l’air marin respiré lors de promenades en mer, dont la raison d’être était autant le loisir que la célébration de l’héritage naval de l’empire, constituent l’atmosphère dans laquelle s’épanouit puis s’étiole d’un coup l’idylle ­entre Florence et Edward. Ian McEwan y transformait un amour que ses protagonistes croyaient infini en une tragédie dont le coup de théâtre était le plus dérisoire des accidents physiologiques.
Il ne manque rien à cet inventaire (dont ce qui précède n’est qu’un aperçu partiel) dans le film de Dominic Cooke. Rien, sauf la souffrance, la cruauté. Sur la plage de Chesil, le film, remplit le rôle de la brochure d’une agence de voyage en vue d’un départ vers une destination exotique, alignant des images empruntées à la réalité, incapables d’en rendre la ­richesse. Mais les images des films bougent et parlent, ­celles que met en scène Dominic Cooke sont ­habitées par des ­actrices de haut vol, au premier rang desquelles Saoirse Ronan, dans le rôle de ­Florence Ponting, la jeune épouse dont le mariage heurte violemment le premier écueil – la nuit de noces.
Retours en arrière
Fille d’un petit industriel ­conservateur et d’une mère ­enseignante à Oxford (Emily Watson, terrifiante), Florence s’est éprise d’Edward Mayhew (Billy Howle), fils d’un directeur d’école et d’une femme qu’un accident a privée de sa raison (Anne-Marie Duff, déchirante). Leur idylle se déploie au fil de retours en arrière qui sont l’occasion de faire rouler de vieilles Jaguar dans les rues d’Oxford, de mêler les derniers échos de la variété britannique et les fracas du rock’n’roll.

   


Le présent est occupé par l’arrivée des jeunes mariés dans un ­petit hôtel charmant au bord de la plage de Chesil, dans le Dorset. ­Minutieusement, Dominic Cooke, réalisateur dont le curriculum ­vitae (Royal Shakespeare Company, BBC…) garantit la qualité ­britannique, fait apparaître à l’écran les éléments constitutifs d’une époque (les derniers jours du royaume conservateur, juste avant l’élection de Harold Wilson et l’irruption des Beatles), sans que ceux-ci prennent plus de saveur que les sushis de cire à la devanture d’un restaurant japonais.
Les interprètes sont assez présents pour que l’on s’inquiète au sujet de ces jeunes gens. Saoirse Ronan trouve la raideur des jeunes filles britanniques d’antan (elle s’était essayée à un registre voisin dans Brooklyn), fait sentir la passion et la panique qui agitent Florence. Lorsqu’il faut mener cette idylle un peu ridicule et tout à fait ­tragique à son terme, sur l’interminable grève qui donne son titre au film, la jeune actrice irlandaise et son partenaire atteignent une ­intensité qui aurait sauvé le film s’il s’était arrêté là.
Séquence finale éculée
Mais un long épisode vient ­défaire cette victoire des interprètes sur le conformisme de la réalisation. On n’est pas obligé de lire ce qui va suivre si on a l’intention de voir le film de Dominic Cooke. Reste que le phénomène mérite d’être signalé. Dans Sur la plage de Chesil (Gallimard, 2008), Ian McEwan évoquait laconiquement le devenir de ses mariés, replaçant sans emphase leur malheur dans le cours des années. Le scénariste de Sur la plage de Chesil a tenu à faire vieillir ses personnages, de 1961 à 2015, à imaginer des quasi-retrouvailles par l’intermédiaire d’une charmante enfant, surgie en vertu d’une coïncidence dickensienne, puis une séquence finale réunissant Florence et Edward autour du morceau de musique que naguère ils partagèrent, soit l’une des figures les plus éculées du film sentimental.
Le procédé est d’autant plus difficile à digérer que Saoirse Ronan et Billy Howle sont grimés de façon outrancière, quels que soient les talents des ­maquilleurs : le contraste entre le naturel des jeunes gens avec lesquels on vient de passer plus d’une heure et l’artifice de ces vieillards synthétiques est insupportable.
Le scénariste qui semble ainsi galvauder la sobriété du ro­mancier n’est autre que Ian McEwan. L’écrivain refuse aux spectateurs la confiance qu’il place en ses lecteurs.

Film britannique de Dominic Cooke. Avec Saoirse Ronan, Billy Howle, Emily Watson, Anne-Marie Duff (1 h 50). Sur le Web : www.marsfilms.com/film/sur-la-plage-de-chesil et www.facebook.com/chesilbeachfilm



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ La nouvelle direction et ses opposants s’affrontent via les réseaux sociaux. Dimanche, c’est l’un des cofondateurs, Gérard Miller, qui s’est exprimé sur sa page Facebook.
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Au « Média », le grand déballage se poursuit

La nouvelle direction et ses opposants s’affrontent via les réseaux sociaux. Dimanche, c’est l’un des cofondateurs, Gérard Miller, qui s’est exprimé sur sa page Facebook.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 14h37
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 16h52
    |

            François Bougon








                        


Au Média, c’est l’heure du grand déballage. Qui parfois tourne à l’invective, par comptes Twitter et Facebook interposés. Après les révélations de la presse sur les accusations portées par la nouvelle direction à l’encontre de l’une des cofondatrices, Sophia Chikirou – poussée à la démission en juillet –, les protagonistes multiplient communiqués et prises de position. Les uns dénoncent une tentative de putsch et des règlements de comptes, les autres cherchent à éteindre la polémique tout en évitant une possible hémorragie des « socios », ces abonnés qui constituent la source principale de financement du média alternatif de gauche, lancé en janvier.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Sophia Chikirou veut faire payer ses anciens camarades du « Média »



Tout d’abord, l’un des cofondateurs, le psychanalyste Gérard Miller, qui a décidé de prendre du recul en démissionnant de la présidence de l’association, a publié un long texte, dimanche 12 août sur le compte Facebook des « socios », où il s’adresse directement à Sophia Chikirou – appelée à rejoindre la campagne de La France insoumise (LFI) pour les élections européennes –, rappelant leurs anciens liens d’amitié :
« Pendant un an, sans mégoter une seule fois et comme tant d’autres, je t’ai accompagnée, encouragée, défendue, tu étais LA présidente du “Média “, et tu ne pourrais pas supporter qu’Aude [Lancelin, la journaliste désormais présidente de l’entreprise de presse] ait tout simplement la possibilité de faire ses preuves ! “J’aurais dû créer le Média toute seule”, as-tu dit un jour de colère. Peut-être, mais tu l’as créé avec nous et avec des milliers de Socios — aide-le à survivre plutôt que de contribuer à le tuer. C’est toi qui as décidé de partir, arrête de considérer a priori que rien de bon ne peut te survivre. »
Il aborde également le sujet qui fâche : l’argent que réclame Sophia Chikirou au Média pour le compte de sa société de communication Mediascop correspondant à ses prestations de « direction conseil et stratégique ». Ces dernières étaient encadrées, affirme-t-elle, par une convention dont avaient connaissance les deux autres cofondateurs, Gérard Miller et Henri Poulain. Deux demandes de virement, pour un montant total de 130 000 euros, ont été présentées à la banque fin juillet, dont la deuxième a été refusée.
« C’est toi et personne d’autre qui as signé le chèque »
« Je n’ai jamais entendu parler de la convention liant le “Média” à Mediascop, convention dont tu fais état dans différents messages, et je ne souhaite pas que tu me mêles à ça. Idem quand tu expliques que le règlement de la première facture de Mediascop s’est fait sans problème, laissant là encore entendre je ne sais quel accord de ma part ou de celle des autres membres du comité de pilotage. Je ne veux pas aller sur ce terrain et je n’irai pas : tu étais présidente de la Société de production, tu as établi puis reçu cette première facture de Mediascop, c’est toi et personne d’autre qui as signé le chèque correspondant et c’est toi et personne d’autre qui l’as encaissé — point final. »
Enfin, M. Miller, qui promet d’« en finir avec l’opacité » qui caractérisait, selon lui, l’époque Chikirou, enjoint aux « socios » de donner du temps au temps et de laisser Aude Lancelin et son équipe leur présenter le nouveau projet : le JT quotidien, qui phagocytait les énergies, devrait être supprimé et l’accent mis sur l’investigation et le décryptage des médias. Mais, au sein de la rédaction, les divisions sont tout aussi vives. Et elles sont étalées sur les réseaux sociaux.
La Société des journalistes (SDJ) du Média a été la première à s’exprimer. Dans son texte, elle revient notamment sur les accusations portées par un des journalistes, Serge Faubert, qui, interrogé par Le Monde, avait dénoncé « une chasse aux sorcières [faisant] curieusement écho à des tentatives communautaires ou identitaires au sein de la rédaction ». « Nous aurions pu imaginer entendre cette position de la part d’un journaliste de Valeurs actuelles, pas du Média, ce qui nous choque terriblement. La SDJ fera de la reconnaissance du pluralisme et de la diversité dans notre rédaction un combat et s’oppose à toute velléité de les étouffer ou de les nier. Quant à ceux et celles qui craignent un “changement d’identité”, nous leur répondons que nous sommes fier-ère-s de la diversité présente au sein de notre rédaction », réagit la SDJ, tout en appelant de ses vœux un Média « réellement démocratique et transparent, avec la participation des socios ». Elle nie également toute « purge anti-FI » (La France insoumise).

Voici le dernier communiqué de la @sdj_lemedia. https://t.co/E7PdWOpF2i— sdj_lemedia (@SDJ Le Média)


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Mais, en réponse, Serge Faubert et trois autres journalistes et chroniqueur (Julie Maury, Léonard Vincent et Alexis Poulain) ont cosigné un texte dans lequel ils dénient toute légitimité à la SDJ, qualifiée d’« instrument pour la prise de pouvoir sur les sociétés du Média par une nouvelle direction ». Désapprouvant la fin annoncée du JT, ils s’inquiètent de la nomination du président de la SDJ, Théophile Kouamouo, au poste de « rédacteur en chef pour les questions d’actualité » : « Rappelons que c’est lui qui était le présentateur le jour où a été annoncé “un blessé grave à Tolbiac”, information qui s’est avérée fausse. » 

Communiqué de presse (signé) de journalistes du @LeMediaTV https://t.co/VPIaBi8PNX— Poulin2012 (@Alexis Poulin)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ La diaspora iranienne, qui comptait sur la levée de l’embargo après l’accord nucléaire de 2015 pour faire des affaires, se voit forcée de faire machine arrière.
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L’espoir déçu des Iraniens de France face aux sanctions américaines

La diaspora iranienne, qui comptait sur la levée de l’embargo après l’accord nucléaire de 2015 pour faire des affaires, se voit forcée de faire machine arrière.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 18h05
    |

                            Pablo Menguy








                        



   


Farid Fozi n’aura finalement travaillé que dix-huit mois dans son pays d’origine. Lorsque son employeur Peugeot lui propose, en mars 2017, de quitter la France pour aller œuvrer en tant que technicien dans un atelier de Téhéran, il pensait en acceptant qu’il partirait pour quelques années. C’était sans compter l’annonce du rétablissement des sanctions américaines début mai.
Pour cet homme de 34 ans, qui a étudié à Metz avant d’être embauché dans une filiale du constructeur automobile du groupe PSA, le retour en France est rude. « Tant mes collègues que moi, nous sommes dégoûtés de devoir quitter l’Iran. On avait le sentiment que ça allait être dur, mais qu’on pourrait continuer. Le projet était justifié et rentable », regrette Farid Fozi.
La première vague de sanctions est officiellement entrée en vigueur le 7 août, trois mois après le retrait unilatéral des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien signé le 14 juillet 2015. Elle comprend de nouveaux blocages sur les transactions financières et sur les importations de matières premières. Les secteurs de l’automobile et de l’aviation commerciale sont également visés. Si le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Union européenne, la Chine et la Russie sont toujours dans l’accord, les entreprises non américaines qui ont des liens avec les Etats-Unis préfèrent mettre fin à leurs activités en Iran, de peur d’être sanctionnées par Washington.
Pour les Iraniens de France, l’enthousiasme suscité par l’accord de 2015 s’est évanoui. Leila Saber, avocate franco-iranienne, accompagne des entreprises françaises désireuses de s’installer sur le marché iranien. Depuis l’annonce des sanctions, en mai, ce travail relève de la gageure. « Il est vraiment regrettable de constater que la plupart des projets ont été annulés depuis le mois de mai. Même les entreprises qui n’ont aucun lien avec les Etats-Unis ont du mal à envisager de rester en Iran, à cause du blocage bancaire », déplore-t-elle.
« Les Iraniens sont solidaires »
Mais les sanctions bancaires n’affectent pas seulement les entreprises. Les particuliers sont aussi touchés. « Avant, pour envoyer de l’argent à sa famille, on pouvait passer par des systèmes de virements bancaires, à présent c’est impossible », explique Sina Fakour, 31 ans, qui poursuit son parcours académique aux Beaux-arts de Lyon.
Il faut donc user de méthodes informelles. La diaspora a recours à des transferts de la main à la main pour envoyer de l’argent au pays, et ce, en devant parfois se fier à des inconnus. « On se rencontre sur Facebook, on discute. Puis, si la confiance s’installe, on laisse une enveloppe avec de l’argent à la personne qui va faire le voyage vers l’Iran. Une fois arrivée, elle s’arrangera pour aller remettre votre pli à son destinataire », explique Kamran, 36 ans, qui ne souhaite pas que son nom de famille apparaisse. « Les Iraniens sont solidaires », conclut-il sur une note positive.
Ce système de transfert ne fonctionne pas seulement pour les devises. Les Iraniens de France l’utilisent également pour faire parvenir des biens devenus très onéreux en Iran du fait des sanctions : les articles de maroquinerie, les parfums… mais aussi certains médicaments devenus introuvables ou inabordables. Et cette hausse des prix ne semble pas près de s’arrêter. Le rial, la monnaie nationale, est en chute libre. Elle a perdu la moitié de sa valeur depuis une réforme monétaire mise en place en avril, qui liait davantage le rial au dollar en instaurant un taux de change fixe. Cette mesure, instaurée justement pour enrayer une crise programmée, n’a fait que précipiter sa chute.
Lorsque Sina Fakour retourne en Iran, l’impact psychologique et moral des sanctions lui pèse également. « Je me sens privilégié maintenant, quand je vois tout ce que je peux acheter dans mon pays avec euros. Depuis trois mois et l’annonce des sanctions, c’est vraiment dur pour eux », confie l’étudiant.

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« Avant, même s’il y avait déjà des sanctions, c’était beaucoup de paroles et de menaces. Une sorte de guerre froide. Aujourd’hui, c’est encore plus concret pour les gens ordinaires », confirme Farah, 37 ans, franco-iranienne du 15e arrondissement de Paris. En France, depuis douze ans, elle estime que le plus dur est encore à venir : « Les Iraniens redoutent les prochaines sanctions qui vont porter un coup encore plus dur à l’économie du pays. » La deuxième salve des mesures américaines prévue pour le 5 novembre affectera notamment les secteurs pétroliers et gaziers, vitaux pour l’économie iranienne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Don McCullin, photographe (3/6). En février 1968, le Britannique rejoint les marines pendant la bataille de Huê. Au cœur de l’horreur, il prend ses photos les plus mémorables.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Ces deux attentats soulignent les difficultés des forces de sécurité à contenir la pression exercée par les groupes insurgés en Afghanistan.
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Afghanistan : près de 100 morts après deux attaques à Kaboul et dans le Baghlan

Ces deux attentats soulignent les difficultés des forces de sécurité à contenir la pression exercée par les groupes insurgés en Afghanistan.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 17h44
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 18h14
   





                        



   


Les talibans ont lancé un assaut dans la nuit de mardi 14 à mercredi 15 août contre un poste avancé des forces afghanes dans la province de Baghlan (Nord), tuant une quarantaine de policiers et de soldats alors qu’un attentat-suicide à Kaboul a fait près de 50 morts.
Selon les autorités locales de Baghlan, neuf policiers et 35 soldats ont été tués. Le ministère afghan de la défense a confirmé l’attaque sans fournir de détails. Parallèlement, un attentat-suicide devant un centre éducatif d’un quartier à majorité chiite de l’ouest de la capitale a fait au moins 48 morts et 67 blessés mercredi, selon le dernier bilan fourni par le ministère de la santé.

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Cette attaque n’a pas encore été revendiquée mais les précédents attentats visant des chiites dans la région ont été perpétrés par le groupe Etat islamique. Ces deux attaques soulignent les difficultés des forces de sécurité à contenir la pression exercée par les groupes insurgés en Afghanistan.
Les talibans avaient déjà attaqué lundi une base militaire dans la province de Faryab, également dans le nord du pays, et des affrontements ont aussi éclaté mardi pour le contrôle de deux checkpoints dans celle de Zaboul (Sud), où une douzaine de soldats ont été tués.
150 civils tués à Ghazni en cinq jours
A Ghazni, dans le centre du pays, la situation semble s’être stabilisée mercredi après cinq jours de combat entre les talibans et les forces gouvernementales, appuyées par les forces spéciales et l’aviation américaines.

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Les combats à Ghazni ont fait des centaines de morts et de blessés et provoqué d’importants dégâts matériels. La Mission de l’ONU en Afghanistan a avancé mercredi un bilan de 150 civils tués et indiqué que la ville était privée depuis plusieurs jours d’eau courante et d’électricité.
Le Comité international de la Croix-Rouge a annoncé l’envoi de médicaments et d’équipements vers l’hôpital de la ville, qui est saturé. Des réserves d’eau et des groupes électrogènes ont également été livrés.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Depuis début août, nombre d’internautes expliquent avoir vu leur compte de partage de photo détourné.
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Piratage : des centaines d’utilisateurs Instagram perdent l’accès à leur compte

Depuis début août, nombre d’internautes expliquent avoir vu leur compte de partage de photo détourné.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 17h25
   





                        


Depuis le début du mois d’août, des centaines d’utilisateurs d’Instagram, pour la plupart anglophones, signalent sur les réseaux sociaux avoir que leur compte a été piraté et est inutilisable. Mot de passe mais aussi nom d’utilisateur, photo de profil pour certains ou encore adresse e-mail ont été modifiés à leur insu, les empêchant ainsi de récupérer l’accès et de garder le contrôle de leur compte sur la plateforme de partage de photos, selon plusieurs témoignages de victimes adressés au site spécialisé Mashable.
Si ce piratage semble cibler des utilisateurs quelconques compte par compte, Mashable a toutefois constaté des similitudes dans la manière d’opérer du ou des pirates : les adresses e-mail changées, et auxquels les comptes compromis sont désormais liées, se terminent toutes par. ru, le nom de domaine de la Russie. Plusieurs victimes ont vu leur compte piraté en dépit du fait qu’elles avaient activé l’authentification à deux facteurs. Ce système demande, pour se connecter à un compte, d’entrer non seulement un mot de passe, mais aussi un code – le plus souvent envoyé par SMS. Il complique très fortement la tâche des pirates potentiels, mais n’est pas totalement infaillible, notamment parce qu’un SMS peut être intercepté.
Pirates de SIM
En juillet dernier, Instagram avait justement confirmé avoir retravaillé son système de double authentification pour proposer, à l’image de Google, une alternative qui ne nécessiterait pas d’avoir recours à un SMS pour accéder de façon sécurisée à son compte. Cette annonce, relayée par le site TechCrunch, était intervenue après une enquête de Motherboard sur les « pirates de cartes SIM », les hackeurs qui détournent des numéros de téléphone pour prendre possession de comptes de services Internet, dont Instagram, afin de les revendre au marché noir.
Pendant plusieurs jours, et encore mercredi 15 août selon les constatations du Monde, de nombreux détenteurs de comptes Instagram piratés en appelaient à l’aide du réseau social, via le compte Twitter de l’entreprise, afin de récupérer l’accès à leur compte. Plutôt en vain. Toutefois, mardi 14 août, la filiale de Facebook a assuré « enquêter sur le problème » dans un communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Ankara a décidé d’augmenter, mercredi, les tarifs douaniers de plusieurs produits américains. Dans le même temps, un tribunal turc a refusé de libérer le pasteur Andrew Brunson.
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La Turquie retourne l’arme des tarifs douaniers contre les Etats-Unis

Ankara a décidé d’augmenter, mercredi, les tarifs douaniers de plusieurs produits américains. Dans le même temps, un tribunal turc a refusé de libérer le pasteur Andrew Brunson.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 12h15
   





                        



   


Le régime turc continue sa contre-offensive face aux Etats-Unis, une semaine après la hausse des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium imposée par Donald Trump provoquant, vendredi 10 août, l’effondrement de la livre turque – la devise avait alors perdu 16 % contre le dollar en une journée. Elle s’est depuis stabilisée, sans pour autant retrouver le niveau atteint avant les sanctions américaines.
Dans un décret signé par le président Recep Tayyip Erdogan, Ankara a, à son tour, annoncé, mercredi, une hausse des tarifs douaniers, visant des produits américains. Les véhicules de tourisme, dont les tarifs douaniers s’élèvent désormais à 120 %, sont concernés, ainsi que certaines boissons alcoolisées (140 %), le tabac (60 %) ou encore le riz et certains produits cosmétiques.

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Une décision qui survient au lendemain d’un spectaculaire appel de M. Erdogan à boycotter les appareils électroniques manufacturés par les Etats-Unis, comme ceux de la marque Apple.
« Nous allons appliquer un boycott contre les produits électroniques américains », a lancé M. Erdogan au cours d’un discours virulent à Ankara. « S’ils ont des iPhone, il y a des Samsung de l’autre côté », a-t-il ajouté.
La demande de libération du pasteur Brunson refusée
Les turbulences entre la Turquie et les Etats-Unis se sont renforcées au cours des derniers mois avant de virer à l’orage en juillet à cause de la détention en Turquie du pasteur américain Andrew Brunson.
Ce dernier est accusé par Ankara d’espionnage et d’activités « terroristes », ce qu’il nie en bloc. Après plus d’un an et demi de détention préventive, il a été placé en juillet en résidence surveillée, en dépit des appels répétés du président américain Donald Trump à le libérer et le renvoyer aux Etats-Unis.
La défense de M. Brunson a fait appel du placement en résidence surveillée et de l’interdiction de quitter le territoire imposée par la justice turque. Un recours rejeté, mercredi, par un tribunal d’Izmir, dans l’ouest de la Turquie, qui n’a, cependant, pas exclu que le dossier puisse être examiné par une autre cour.
L’avocat turc du pasteur, Cem Halavurt, a confirmé à l’AFP qu’un autre tribunal d’Izmir allait étudier la demande de son client.
Le procès d’Andrew Brunson est toujours en cours et la prochaine audience est prévue le 12 octobre. La Maison Blanche a fait savoir mardi que M. Trump ressentait « beaucoup de frustration du fait que le pasteur ne soit pas libéré ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Pour la dernière fois avant son abdication en avril 2019, il a fait part, mercredi, de ses « regrets profonds » pour un conflit qui causa des millions de morts à travers l’Asie et le Pacifique.
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Dernière cérémonie commémorant la fin de la guerre pour l’empereur du Japon, Akihito

Pour la dernière fois avant son abdication en avril 2019, il a fait part, mercredi, de ses « regrets profonds » pour un conflit qui causa des millions de morts à travers l’Asie et le Pacifique.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 14h53
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 17h21
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Pour la dernière fois en tant qu’empereur du Japon, Akihito a présidé, mercredi 15 août, la cérémonie commémorant la fin de la seconde guerre mondiale. Avant son abdication en avril 2019, il a fait part de ses « regrets profonds » pour un conflit qui causa des millions de morts à travers l’Asie et le Pacifique. « Par une réflexion sur notre passé et avec à l’esprit des sentiments de regrets profonds, j’espère sincèrement que les ravages de la guerre ne se reproduiront jamais », a déclaré le souverain de 84 ans, lors d’une allocution de deux minutes prononcée au cours de l’événement organisé au Nippon Budokan, à Tokyo.
Son émouvante intervention traduit son indéfectible volonté d’exprimer son repentir pour un conflit mené au nom de son père, Hirohito (1901-1989). Akihito avait 11 ans en août 1945. Quand son père prononça l’allocution radiophonique annonçant la reddition du Japon, il se trouvait dans les montagnes d’Okunikko, dans le département de Gunma, au nord de Tokyo, où il était évacué.
Depuis le début de son règne, en 1989, outre ses discours, l’empereur a multiplié les déplacements dans les régions ayant été le théâtre des affrontements les plus violents, l’île de Saipan, les Philippines ou encore Okinawa, et dans les anciennes colonies. A Séoul, en 1990, il exprima ses « remords » pour la colonisation nippone de la Corée (1910-1945). A Pékin, deux ans plus tard, il évoqua « les grandes souffrances infligées au peuple de Chine » par son pays.
Divergences entre Akihito et Shinzo Abe
Contraint à une réserve dans le domaine politique – il est « symbole de l’Etat et de l’unité du peuple » selon l’article premier de la Constitution –, il a toutefois su faire passer son message en faveur de la paix, exprimant de plus en plus souvent clairement des remords pour les agissements du Japon des années 1930-1940. Le 15 août 2015, lors de la cérémonie du 70e anniversaire de la fin du conflit, il introduisait pour la première fois l’expression « profonds remords » dans son discours. Il l’a ensuite répétée à chaque fois.
Son positionnement, qui s’ajoute à ceux en faveur de la démocratie et du pacifisme, tranche avec l’orientation politique du premier ministre, Shinzo Abe, qui veut modifier la Constitution et notamment son article 9 affirmant le renoncement du Japon à la guerre, prône une augmentation des dépenses de défense et apparaît comme fermement nationaliste.
Depuis son retour au pouvoir, en 2012, les discours du 15 août de M. Abe diffèrent de plus en plus de ceux de ses prédécesseurs qui, depuis 1994, évoquaient la responsabilité du Japon et exprimaient des regrets. Le premier ministre ne les mentionne plus. Mercredi, il a simplement juré de « ne jamais répéter la tragédie de la guerre », ajoutant : « Je vais humblement considérer le passé et respecter sans faillir cette promesse. »
Un futur souverain passionné d’histoire
Plus tôt dans la journée, M. Abe avait fait déposer une offrande tamagushi (propre au culte shintoïste) au controversé sanctuaire Yasukuni, où sont honorés 2,4 millions de morts à la guerre et quatorze dirigeants nippons reconnus coupables de crimes de guerre, et qui est considéré comme un symbole du militarisme japonais.
M. Abe s’y était rendu en 2013, suscitant alors le mécontentement, entre autres, de la Chine. Depuis, il éviterait de le faire pour ne pas affecter les liens diplomatiques de l’archipel avec ses voisins. Masahiko Shibayama, parlementaire du Parti libéral-démocrate (PLD, au pouvoir), a apporté l’offrande au nom du premier ministre, qui lui aurait dit : « Priez sincèrement pour les âmes de nos ancêtres. Je suis désolé de ne pas pouvoir leur rendre hommage moi-même. »
Cette divergence entre l’empereur et le premier ministre interroge sur le positionnement du futur souverain, Naruhito. Passionné et diplômé d’histoire, l’actuel prince héritier porterait un regard similaire à celui de son père sur le passé militariste nippon. En 2015, il avait appelé à « considérer le passé avec humilité ». Soulignant qu’il n’avait lui-même « pas connu la guerre », il avait insisté pour que « les générations qui ont vécu les conflits » transmettent « correctement à celles qui ne les ont pas connus, les expériences et l’histoire tragiques du Japon ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ L’ex-député européen franco-allemand fustige l’absence de stratégie européenne sur la question des migrants et critique la gestion du dossier par Gérard Collomb.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/08/2018
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Daniel Cohn-Bendit : « L’Europe n’a pas de stratégie sur la question migratoire »

L’ex-député européen franco-allemand fustige l’absence de stratégie européenne sur la question des migrants et critique la gestion du dossier par Gérard Collomb.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 15h48
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            
A 73 ans, Daniel Cohn-Bendit continue à se battre pour une politique « équilibrée » d’accueil des réfugiés en Europe. Proche du président de la République Emmanuel Macron, l’ex-député européen franco-allemand souhaite la fin du règlement de Dublin et épingle la politique du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.

Malte a finalement accepté de laisser accoster l’« Aquarius », après des heures de tergiversations entre les capitales européennes. Que vous inspire cette situation ?
J’étais favorable à ce que l’Aquarius débarque dans un port français. Si une telle situation se reproduit, il faut d’abord que le gouvernement français accueille. Ensuite, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et les institutions d’accueil des autres pays européens doivent faire leur travail, pour démontrer la capacité de coopération européenne.
Comment se fait-il que le même phénomène se répète ?
Tous les pays ont un problème avec les migrants. La majorité des populations est très sceptique. Quand le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, accueille un premier bateau, puis un autre, au bout du troisième, ça coince. Le problème vient du fait que l’Europe n’a pas de stratégie sur cette question.
Que préconisez-vous ?
Une agence européenne des réfugiés avec un budget conséquent qui pourrait organiser l’aiguillage des nouveaux arrivants. Je préconise aussi l’organisation d’une conférence internationale par l’Union européenne (UE), sous l’égide des Nations unies (ONU), sur le sauvetage en mer pour réunir les ONG et Frontex [l’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures], qui ne se parlent pas.
Il faut également des centres d’accueil au début du parcours des migrants, à l’image de ce que l’Ofpra a mis en place au Niger, pour éviter que ceux-ci n’aient à passer par la Libye. Il y a donc...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ France Bleu Mayenne a choisi de diffuser l’enregistrement audio de l’altercation entre l’un de ses journalistes, qui a déposé plainte lundi, et l’entraîneur du club de football.
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L’entraîneur de Laval, François Ciccolini, menace un journaliste avant de s’excuser

France Bleu Mayenne a choisi de diffuser l’enregistrement audio de l’altercation entre l’un de ses journalistes, qui a déposé plainte lundi, et l’entraîneur du club de football.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 16h04
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 16h35
   





                        



   


Une simple question qui déclenche de violentes menaces. La rédaction de France Bleu Mayenne a choisi de diffuser, mercredi 15 août, l’enregistrement audio de l’altercation entre l’un de ses journalistes, qui a déposé plainte, et l’entraîneur du club de football de Laval, François Ciccolini.
Les faits se sont déroulés vendredi, dans les couloirs du stade de Boulogne-sur-Mer, après la défaite de Laval (2-0), lors de la 2e journée du championnat de National, la troisième division française. Le journaliste a posé « une simple question sur les raisons de la défaite », a assuré la rédaction de France Bleu.
L’entraîneur, en poste depuis un peu moins de deux mois, a alors proféré des menaces, lançant notamment : « Peut-être que je vais te frapper la tête par terre (…). Tu as déjà vu un journaliste avec un sparadrap sur la tête ? Parce que tu vas en voir un dans trois minutes (…). J’ai ce qu’il faut, je vais te frapper d’un coup de crosse à la tête. »



Le conseil national de l’éthique de la Fédération française de football (FFF) a saisi dans la soirée de mardi la commission de discipline sur ce dossier, considérant que « les propos tenus revêtent un caractère menaçant et agressif ».
Une rencontre programmée vendredi
De son côté, le club avait réagi mardi dans un communiqué, considérant que les journalistes mayennais qui avaient « interpellé » Ciccolini dans les couloirs du stade n’avaient pas « respecté » le « cadre protocolaire » prévu par la Fédération française de football. « Le coach a très mal accueilli les questions posées (…). Il l’a fait savoir laconiquement », a conclu le club, souhaitant organiser avec le journaliste un « entretien d’échange ».
Face au tollé suscité par cette réaction officielle, et après la mise en ligne de l’enregistrement, le club mayennais a adouci ses propos et publié un nouveau communiqué dans lequel il précise qu’« avant l’entretien prévu vendredi, François Ciccolini présente ses excuses au journaliste de France Bleu Mayenne, Martin Cotta. Ses paroles ont dépassé sa pensée. La rencontre programmée vendredi aura le mérite de clarifier la situation ».
« Rien ne justifie de telles extrémités de la part d’un homme censé incarner un club historique du football français », a de son côté réagi, dans un communiqué, la Société des journalistes de France Bleu, rappelant « que les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier en toute sérénité, dans une zone mixte d’un stade et partout ailleurs ».
L’Union des journalistes de sport en France a « dénoncé » ces « menaces violentes », « graves » et « parfaitement intolérables ». « Les instances du football » et le club doivent « prendre toutes les mesures qui s’imposent pour ne pas laisser cette situation intolérable sans suite », a plaidé le syndicat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ L’homme fort du royaume doit être reconduit le 6 septembre pour cinq ans à la tête du pays par la nouvelle assemblée législative.
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Cambodge : le parti du premier ministre Hun Sen remporte l’ensemble des sièges au Parlement

L’homme fort du royaume doit être reconduit le 6 septembre pour cinq ans à la tête du pays par la nouvelle assemblée législative.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 15h35
   





                        


Le parti au pouvoir du premier ministre, Hun Sen, a remporté l’ensemble des sièges au Parlement lors des législatives controversées organisées fin juillet au Cambodge. « Le Parti du peuple cambodgien [PPC] a reçu 76,85 % des suffrages et remporté l’ensemble des 125 sièges du Parlement », a déclaré mercredi 15 août le porte-parole de la commission électorale, Dim Sovannarom.

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L’homme fort du royaume, au pouvoir depuis déjà trente-trois ans, doit être reconduit le 6 septembre pour cinq ans à la tête du pays par la nouvelle assemblée législative. Il formera dans la foulée son gouvernement.
Ces élections sont « un énorme succès pour le processus démocratique au Cambodge », s’est-il félicité mercredi matin, lors d’une rencontre avec des ouvrières du textile. « Je veux créer un forum de consultation entre le gouvernement et les partis politiques » du pays, a ajouté Hun Sen, 66 ans, alors que le scrutin du 29 juillet s’est déroulé sans compétition électorale.
Inquiétude des Etats-Unis et de l’Europe
Le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) avait raflé 44 % des suffrages et était le seul à pouvoir rivaliser avec le PPC. Mais il a été dissous en novembre 2017, et son président Kem Sokha, accusé d’avoir voulu renverser le gouvernement avec la complicité des Etats-Unis, emprisonné.

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Sam Rainsy, le fondateur du CNRP, avait appelé au boycott du scrutin depuis la France, où il s’est exilé pour échapper à la prison. Finalement, environ 6,9 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes sur les 8,3 millions d’inscrits ; 600 000 bulletins « dégradés » ont toutefois dû être invalidés, selon la commission électorale.
Les Etats-Unis et l’Europe ont fait part de leur inquiétude à l’issue du scrutin, qualifié par Washington de « revers le plus cinglant » à la démocratie cambodgienne. Certains observateurs se demandent si le pays, qui a bénéficié d’immenses programmes d’aides au développement pour soutenir sa marche vers l’économie de marché, sera davantage isolé sur la scène internationale avec à la clé un éventuel durcissement des sanctions financières et commerciales.
Mais Hun Sen pourra toujours compter sur son fidèle allié chinois, qui a investi plus de 4,5 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros) ces cinq dernières années dans le royaume.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le cycle de l’eau (8/10) : dans la mer, toute la chaîne alimentaire bénéficie des éléments minéraux contenus dans l’eau descendue des montagnes.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ A côté de féminin ou masculin pourra être choisie la mention « divers » sur les certificats de naissance, selon un texte de loi adopté par le gouvernement, qui doit encore être approuvé par le Bundestag.
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Nouvelle étape pour la reconnaissance d’un « troisième genre » en Allemagne

A côté de féminin ou masculin pourra être choisie la mention « divers » sur les certificats de naissance, selon un texte de loi adopté par le gouvernement, qui doit encore être approuvé par le Bundestag.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 15h19
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 16h25
   





                        



   


Le gouvernement allemand a adopté mercredi 15 août un texte légalisant un « troisième genre » sur les certificats de naissance, faisant du pays un précurseur en Europe dans la reconnaissance des personnes intersexes.
A côté de féminin ou masculin pourra être choisie la mention « divers » pour les personnes concernées, selon ce texte de loi qui doit encore être approuvé par le Bundestag. « Personne ne doit être discriminé en raison de son identité sexuelle », a déclaré la ministre de la justice, Katarina Barley (sociale-démocrate, SPD), jugeant que cette modernisation de l’état civil aurait dû avoir eu lieu depuis longtemps déjà.

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Décision de la Cour constitutionnelle
Le gouvernement de grande coalition entre les conservateurs d’Angela Merkel et les sociaux-démocrates applique ainsi une décision de la Cour constitutionnelle de 2017. La plus haute juridiction allemande a donné aux députés jusqu’à fin 2018 pour voter la légalisation d’un troisième sexe.
Jusqu’à présent, il était possible en Allemagne depuis mai 2013 de ne pas renseigner le champ relatif au sexe en le laissant vide, les intéressés pouvant ensuite, au cours de leur vie, soit faire le choix d’un sexe masculin ou féminin, soit garder la mention du sexe non renseignée.
D’autres pays en Europe se sont aussi engagés sur la voie d’une reconnaissance d’un troisième genre comme les Pays-Bas ou l’Autriche. En France, tout individu doit être rattaché dans les cinq jours suivant la naissance au sexe masculin ou féminin. La Cour de cassation avait rejeté l’an passé la reconnaissance d’un « sexe neutre », écartant la demande d’une personne née sans pénis ni vagin. Selon les statistiques des Nations unies, entre 0,05 % et 1,7 % de la population mondiale est intersexe.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Nombre de familles se disent de plus en plus attirées par un mouvement dont l’engagement religieux tend à s’assouplir.
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édition abonné


Le scoutisme veut rester à la mode au nom de ses valeurs

Nombre de familles se disent de plus en plus attirées par un mouvement dont l’engagement religieux tend à s’assouplir.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 09h49
    |

            Violaine Morin (Gournay-Loizé (Deux-Sèvres), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

La chaleur est écrasante. Il est un peu plus de midi. Dans la campagne poitevine, à Gournay-Loizé (Deux-Sèvres), les scouts et guides du Raincy et des Lilas (Seine-Saint-Denis) se lancent dans la préparation du déjeuner. Le camp dressé dans un champ compte une petite trentaine d’enfants âgés de 11 à 14 ans, répartis en équipes non mixtes de cinq ou six.
Lucie, Lilas, Oscar, Côme et les autres font partie des 80 000 membres du mouvement des Scouts et guide de France, la branche catholique de la Fédération française de scoutisme. La fédération totalise 125 000 adhérents, laïques, protestants, bouddhistes, juifs et musulmans. Ils n’étaient que 75 000 en 2012. A elle seule, la branche catholique a augmenté ses effectifs de 30 % entre 2012 et 2018. Des chiffres en pleine progression, tandis que, selon la direction de la jeunesse du ministère de l’éducation nationale, le nombre d’enfants envoyés en colonies de vacances est passé de 1,4 million en 1995 à 906 000 en 2017.
Dans l’une des deux équipes de filles, alors que Clémentine coupe consciencieusement des rondelles de concombre dans une gamelle, les arguments ne manquent pas sur les atouts présumés du scoutisme. « Aux scouts, on fait notre vaisselle, on va chercher le bois, on dort sous la tente, on apprend à être autonome… », énumère Solène. « Et puis, il y a le trek », ajoutent en chœur les enfants comme dans une leçon bien apprise : partir trente-six heures en autonomie, sans les chefs, avec une carte, un téléphone et la nourriture du dîner. Le lieu de gîte est prévu et le trajet balisé à l’avance, mais, pour les enfants, c’est l’aventure.
Autonomie et solidarité
C’est ce que les familles reconnaissent : l’apprentissage de l’autonomie, la proximité avec la nature et les valeurs de solidarité et de partage. Selon un sondage OpinionWay réalisé en avril pour les Scouts et guides de France, 86 % des personnes interrogées considèrent que ce mouvement « apprend aux enfants...




                        

                        

