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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Le cycle de l’eau (7/10) : la fonte des glaciers, ressource considérable en eau douce, s’accélère de manière inquiétante à cause du réchauffement climatique.
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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Les cinq saisons de l’intelligence artificielle 5/5. Elle pulvérise l’homme au jeu de go, prend le volant de sa voiture, le remplace à son travail, mais pourrait aussi mieux le soigner. A partir du milieu des années 2000, les techniques de la discipline laissent éclater leur puissance au grand jour.
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Après soixante ans de hauts et de bas, les réseaux de neurones triomphent

Les cinq saisons de l’intelligence artificielle 5/5. Elle pulvérise l’homme au jeu de go, prend le volant de sa voiture, le remplace à son travail, mais pourrait aussi mieux le soigner. A partir du milieu des années 2000, les techniques de la discipline laissent éclater leur puissance au grand jour.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 15h38
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
Apartir du milieu des années 2000, une communauté scien­tifique renaît de ses cendres. La vieille sauce des réseaux de neurones artificiels, élaborée dans les années 1950 et rebaptisée apprentissage profond, ou deep learning, (re)commence à prendre. Elle sera savourée officiellement en octobre 2012.
Cette année-là, comme chaque année depuis 2010, un concours de reconnaissance d’images, ImageNet, est organisé. Il s’agit de reconnaître des milliers d’images, puisées sur le site Flickr, en leur attribuant la bonne étiquette, parmi 1 000 catégories environ (chat persan, husky, loup de mer, bison, accordéon, berceau, tracteur, etc.). En 2011, le taux d’erreur était d’environ 25 %, notamment en ayant recours à une technique ­concurrente des réseaux de neurones et populaire dans les années 2000, les support vector machine, ou SVM. Mais, en 2012, l’équipe de Geoffrey Hinton, à Toronto, présente le programme d’un étudiant en fin de thèse, Alex Krizhevsky, et écrase tout le monde avec sa technique d’apprentissage profond : 16 % d’erreurs.
« Un vrai tremblement de terre »
« La communauté de la vision était ratatinée. Un vrai tremblement de terre », tranche Patrick Gallinari, professeur à Sorbonne-Université. L’année suivante, tout le monde dans cette communauté de la vision par ordinateur, qui s’était fermée à ces techniques d’apprentissage profond à la fin des années 1990, se jette sur celles-ci. Depuis, le taux d’erreur a chuté à quelques pour cent, et les meilleures en la matière sont des ­universités chinoises.
« J’ai eu des moments de découragement lorsque je ne progressais pas »
« J’ai eu des moments de découragement lorsque je ne progressais pas, et j’ai même commencé d’autres projets, mais on m’a poussé à continuer », se souvient Alex Krizhevsky. Ce dernier bénéficiait d’un avantage sur ses concurrents. Il disposait de composants, les cartes graphiques utilisées par les ordinateurs de joueurs de jeux vidéo, très...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Une équipe japonaise espère générer de la dopamine dans le cerveau de sept patients volontaires pour cet essai clinique inédit.
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Des greffes de neurones pour lutter contre la maladie de Parkinson

Une équipe japonaise espère générer de la dopamine dans le cerveau de sept patients volontaires pour cet essai clinique inédit.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 06h27
    |

                            Intissar El Hajj Mohamed








                        



                                


                            

Au Japon, une stratégie inédite de lutte contre la maladie de Parkinson vient d’être lancée. Le recrutement de sept volontaires pour un essai clinique a été annoncé le 30 juillet par l’université de Kyoto. Cette première consiste à générer des neurones à partir de cellules-souches, pour les injecter dans le cerveau des patients, qui seront suivis jusqu’en 2022.
L’initiative suit les tests précliniques prometteurs effectués sur des singes dont le mouvement avait été altéré par l’administration d’une toxine. Les résultats, détaillés en août 2017 dans la revue Nature, montraient une amélioration de la motricité des primates.
La maladie de Parkinson est liée à la mort de neurones producteurs du neurotransmetteur dopamine, relais du message nerveux vers la zone cérébrale de contrôle des mouvements. La perte de la dopamine explique alors les tremblements, la rigidité, et les difficultés motrices des patients. Menés par le professeur Jun Takahashi, les chercheurs ­japonais ont trouvé la source de dopamine qui pallierait la perte : des neurones dopaminergiques (producteurs de dopamine) obtenus à partir de cellules pluri­potentes induites (iPSCs, pour ­induced pluripotent stem cells).
Eviter l’utilisation de cellules fœtales
Alors qu’elles proviennent de cellules adultes spécialisées, les iPSCs sont des cellules immatures capables de se différencier en n’importe quel type cellulaire. La transformation se déroule en deux temps pendant quelques semaines : une reprogrammation génétique pour réactiver les gènes de la pluripotence, puis une différenciation.
Mise au point en 2007, la méthode a valu à son inventeur, le Japonais Shinya Yamanaka, le prix Nobel de médecine en 2012. Avant injection, les iPSCs se différencient en progéniteurs dopaminergiques. Ensuite, cinq millions de ces progéniteurs sont introduits dans le cerveau et se spé­cialisent à leur tour en neurones dopaminergiques.

« Nous utilisons des...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ La mission spatiale Alina transportera à son bord le projet « Sanctuary » qui laissera, sur le satellite, un témoignage de l’« Homo sapiens » d’aujourd’hui.
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Un sanctuaire de l’humanité sur la Lune en 2019

La mission spatiale Alina transportera à son bord le projet « Sanctuary » qui laissera, sur le satellite, un témoignage de l’« Homo sapiens » d’aujourd’hui.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 05h22
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 06h27
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Alors que se profile à l’horizon le demi-siècle du premier pas de l’homme sur la Lune – que l’on fêtera le 21 juillet 2019 –, une rafale de missions spatiales robotisées s’apprête à prendre notre ­satellite pour cible.
Au cours des prochains mois devraient ainsi se succéder la mission indienne Chandrayaan-2, la chinoise Chang’e-4, l’israélienne Sparrow et, fin 2019, l’allemande Alina. Cette dernière présente deux particularités : tout d’abord d’être le premier atterrisseur lunaire d’une compagnie privée, PTScientists, et ensuite d’emporter à son bord un témoignage de l’humanité d’aujourd’hui destiné aux Homo sapiens de demain, voire – qui sait ? – à des visiteurs venus d’autres planètes…

Le porteur de ce projet baptisé « Sanctuary » s’appelle Benoît Faiveley. Ingénieur et journaliste de formation, il est aussi un ancien lecteur du livre Murmurs of Earth (1978) dans lequel l’astronome et grand vulgarisateur américain Carl Sagan (1934-1996) et ses collaborateurs expliquaient comment ils avaient conçu le disque embarqué à bord des deux sondes Voyager de la NASA, parties dans l’espace en 1977.
Destiné à d’éventuelles intelligences extraterrestres, ce « Golden Record » renferme des images et des sons de la Terre. Cela va de la photographie d’un fœtus humain à celle du Taj Mahal, de morceaux de Bach ou de Mozart à Johnny B. Goode, de Chuck Berry, du grondement de la fusée Saturn V au chant des grenouilles…
Une bouteille à la mer cosmique
Benoît Faiveley a voulu renouveler cet exercice symbolique de la bouteille à la mer cosmique, « envoyer un message aux générations futures ».
Quand on lui demande pourquoi ne pas, tout simplement, laisser sur notre planète cette capsule temporelle, le Français a une réponse imparable : « Sur Terre, on s’expose à différents types d’érosions naturelles – la pluie, le vent, le jeu des plaques tectoniques – et à celle de l’homme lui-même. Sans atmosphère...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Le cycle de l’eau (6/10) : en s’évaporant, se transformant en nuages et retombant sous forme de pluie ou de neige, l’eau ne cesse de se déplacer à la surface de la Terre.
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<article-nb="2018/08/14/19-6">
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ L’eurodéputé Eric Andrieu, qui préside la commission d’enquête sur l’évaluation des pesticides dans l’UE, pointe les lacunes en la matière.
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤                     
                                                   
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Monsanto : le procès américain « va avoir un impact » en Europe

L’eurodéputé Eric Andrieu, qui préside la commission d’enquête sur l’évaluation des pesticides dans l’UE, pointe les lacunes en la matière.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 08h44
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Un tribunal californien a condamné, vendredi 10 août, la société Monsanto, désormais propriété du groupe allemand Bayer, à verser un dédommagement de 289,2 millions de dollars (248 millions d’euros) à un jardinier frappé par un cancer du système lymphatique qu’il attribue à son exposition à des herbicides à base de glyphosate.
Ce jugement a été marqué par les « Monsanto Papers », ces documents internes de la société que la justice américaine a commencé à rendre publics dès le printemps 2017. En Europe où, au contraire du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), les agences réglementaires ne considèrent pas le glyphosate comme cancérogène, l’exploitation de ces documents par la presse a conduit le Parlement européen à former, en février, une commission d’enquête spéciale sur les processus d’évaluation des pesticides.
Pour son président, l’eurodéputé Eric Andrieu (Alliance progressiste des socialistes et démocrates), le jugement californien met en lumière les carences de l’Union européenne dans l’application du principe de précaution.
Quel principal enseignement tirez-vous du jugement prononcé par la justice californienne ?
Eric Andrieu : Cela illustre, d’abord, le peu de responsabilité du Conseil européen, qui en novembre 2017 a réautorisé le glyphosate pour une durée de cinq ans – décision qui souligne une incapacité à appliquer le principe de précaution, pourtant inscrit dans le droit européen. Aujourd’hui, on voit beaucoup de déclarations fortes du ministre de l’environnement, Nicolas Hulot, mais il faut rappeler que la France n’a pas fait grand-chose, au niveau européen, pour éviter la réautorisation du glyphosate : il aurait, par exemple, été possible d’attaquer la décision du Conseil européen devant la Cour de justice de l’Union pour non-application du principe de précaution.
On voit que la justice californienne va bien plus loin que la simple présomption d’un lien entre...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ La sonde de la NASA, première réalisation humaine à tenter de traverser l’atmosphère du Soleil, a décollé depuis Cap Canaveral en Floride.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤                     
                                                

Lancement réussi de la sonde Parker, partie « toucher » le Soleil

La sonde de la NASA, première réalisation humaine à tenter de traverser l’atmosphère du Soleil, a décollé depuis Cap Canaveral en Floride.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 09h29
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 08h34
   





                        


« Trois, deux, un et décollage », a lancé le commentateur de la NASA alors que la fusée de lancement Delta IV-Heavy s’élevait du pas de tir de Cap Canaveral, dimanche 12 août à 3 h 31 heure locale (7 h 31 GMT). L’agence spatiale américaine a procédé en Floride au lancement de sa sonde solaire Parker, première réalisation humaine à tenter de traverser l’atmosphère du Soleil.

#SunDay is a good day for a launch to the Sun! 🚀☀️ In an hour, live coverage begins of our second attempt to launch… https://t.co/Jo0CQWbToD— NASA (@NASA)


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Elle devait partir initialement samedi mais son décollage avait été reporté en raison d’un problème de pression d’hélium gazeux. Son lancement a été retransmis en direct par la NASA :


        Lire aussi :
         

                Départ de Parker Solar Probe, la sonde qui va « toucher » le Soleil



Ecouter le Soleil
La mission de la sonde Parker est simple : devenir le premier objet construit par l’homme à affronter les conditions dantesques de la « couronne », une partie de l’atmosphère du Soleil, en passant à environ 6,2 millions de kilomètres de la surface de l’astre. Elle doit la traverser 24 fois pendant les sept ans que doit durer la mission.
Au-delà de la prouesse technologique, l’intérêt scientifique est primordial. Il s’agit de comprendre pourquoi la couronne est environ 300 fois plus chaude que la surface du Soleil et pourquoi ses particules énergétiques produisent des tempêtes électromagnétiques pouvant perturber le fonctionnement du réseau électrique sur Terre.
« La sonde Parker nous aidera à faire un bien meilleur travail pour prédire quand une perturbation dans les vents solaires viendra frapper la Terre », explique Justin Kasper, un des scientifiques responsables du projet et professeur à l’université du Michigan.

        Lire aussi :
         

                La météo de l’espace, discipline aux enjeux stratégiques



Un rêve vieux de 60 ans
« Le Soleil est plein de mystères », commente Nicky Fox membre du laboratoire de physique appliquée de l’université Johns Hopkins et responsable scientifique de la mission. Cela fait plus de 60 ans que les scientifiques rêvent de construire un tel engin, mais ce n’est que depuis récemment que la technologie a rendu possible la construction d’un tel bouclier, ajoute-t-elle.
Les outils embarqués doivent mesurer les particules à haute énergie, les fluctuations magnétiques et prendre des images pour tenter de mieux comprendre la couronne solaire. « Nous écouterons également les ondes de plasma dont nous savons qu’elles circulent quand les particules bougent », complète Nicky Fox.
Quand elle sera près du Soleil, Parker voyagera suffisamment rapidement pour parcourir l’équivalent d’un trajet New York-Tokyo en… une minute. Une vitesse de 700 000 km/h pour ce qui est l’objet le plus rapide jamais construit par l’homme.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Initialement prévu samedi, le lancement de cette sonde, première réalisation humaine à tenter de traverser l’atmosphère du soleil, a été reporté en raison d’un problème de pression d’hélium gazeux.
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La NASA repousse à dimanche le lancement de la sonde solaire Parker Solar Probe

Initialement prévu samedi, le lancement de cette sonde, première réalisation humaine à tenter de traverser l’atmosphère du soleil, a été reporté en raison d’un problème de pression d’hélium gazeux.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 11h24
   





                        



   


Au dernier moment, la NASA a décidé, samedi 11 août, de reporter à dimanche le lancement de sa sonde Parker Solar Probe. Première réalisation humaine à tenter de traverser l’atmosphère du Soleil, la sonde était censée décoller depuis Cap Canaveral, dans l’Etat américain de Floride, tôt samedi matin.
Ce report a été décidé en raison d’un problème de pression d’hélium gazeux qui s’est révélé quelques minutes avant le décollage, a précisé la NASA, ajoutant que la prochaine fenêtre de lancement s’ouvre dimanche à 9 h 31.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Départ de Parker Solar Probe, la sonde qui va « toucher » le Soleil



Une mission de sept ans
La mission de Parker Solar Probe est simple : devenir le premier objet construit par l’homme à affronter les conditions dantesques de la couronne, une partie de l’atmosphère du Soleil, en passant à environ 6,2 millions de kilomètres de la surface de l’astre. Elle doit la traverser 24 fois pendant les sept ans que doit durer la mission.
Au-delà de la prouesse technologique, c’est l’intérêt scientifique qui est mis en avant. Il s’agit de comprendre pourquoi la couronne est environ 300 fois plus chaude que la surface du Soleil et pourquoi ses particules énergétiques produisent des tempêtes électromagnétiques pouvant perturber le fonctionnement du réseau électrique sur Terre.
L’engin est entouré d’un bouclier en composite carbone d’une douzaine de centimètres d’épaisseur afin de protéger les instruments scientifiques qu’ils transportent d’une température de près de 1 400 degrés Celsius. A l’intérieur de la sonde, il devrait cependant faire seulement 29 degrés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ L’anax de juin n’est pas seulement un des plus gros représentants de la famille, c’est aussi un impressionnant migrateur. Un chercheur allemand a suivi quelques individus sur une partie de leur périple, au gré du vent et de la température.
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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Du 11 au 14 août, l’absence de la Lune permet d’observer des dizaines d’étoiles filantes dans un ciel bien noir, à l’écart des villes.
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Les poussins d’une colonie proche de la base Dumont d’Urville, dans l’est de l’Antarctique, ont succombé en 2013-2014 puis en 2016-2017. Une double catastrophe, inédite, liée au changement climatique
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Au menu : le secret des diamants bleus, faire produire du fil d’araignée à des vers à soie, Donald Trump choisit enfin un conseiller scientifique, etc.
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Le cycle de l’eau (5/10) : comment les racines des arbres travaillent les sols et participent à leur porosité.
<filname="PROF-env_sciences-13"> ¤ 
<article-nb="2018/08/14/19-14">
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Prévoir les fureurs solaires permettrait d’en atténuer les effets catastrophiques sur les communications, l’énergie ou la finance. La NASA a repoussé à ce dimanche le lancement de la sonde solaire Parker Solar Probe.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 11/08/2018
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La météo de l’espace, discipline aux enjeux stratégiques

Prévoir les fureurs solaires permettrait d’en atténuer les effets catastrophiques sur les communications, l’énergie ou la finance. La NASA a repoussé à ce dimanche le lancement de la sonde solaire Parker Solar Probe.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 17h43
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Craignons-nous assez que le ciel nous tombe sur la tête ? Pas sous la forme d’une cataclysmique chute d’astéroïde, comme celle qui a exterminé les dinosaures non aviens, il y a 66 millions d’années, mais par le biais d’une bouffée du Soleil.
Bien moins spectaculaire et meurtrier, le phénomène serait néanmoins capable de désorganiser notre civilisation moderne en touchant ses talons d’Achille, à savoir ses réseaux et ses moyens de communication, soulignant du même coup que la technologie, qui fait la puissance de l’humanité, constitue aussi l’une de ses faiblesses.
Un coup de semonce a déjà été tiré en mars 1989, lorsqu’une éjection de masse coronale (EMC), bulle gigantesque de particules électriquement chargées relâchée dans l’espace par notre étoile, a frappé la Terre et fait s’écrouler, pendant plusieurs heures, le réseau électrique du Québec.
Près de trois décennies plus tard, l’événement fait toujours référence pour les tenants de la météorologie de l’espace, discipline qui vise à prévoir les calmes et les fureurs solaires tout comme la météorologie traditionnelle pronostique la pluie et le beau temps, les canicules et les ouragans. Toutefois, cette EMC de 1989 n’était que de la petite bière par rapport à celle qui a atteint notre planète 130 ans plus tôt.

La tempête solaire de début septembre 1859 s’est traduite par des aurores boréales bien loin des régions nordiques : on en a vu dans les Antilles et jusqu’au Venezuela. Les réseaux électriques n’existant pas à l’époque, les conséquences sont restées très limitées pour les activités humaines.
Seules ont été touchées les lignes du télégraphe, les courants électriques induits par l’orage géomagnétique faisant jaillir des étincelles aux poteaux et envoyant des décharges électriques à des télégraphistes. Si ce phénomène se produisait aujourd’hui, il aurait en revanche un impact énorme sur nos sociétés. Les premières victimes seraient les réseaux électriques.
« Problème...



                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 10/08/2018
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Départ de Parker Solar Probe, la sonde qui va « toucher » le Soleil

Le satellite de la NASA, envoyé dans l’espace samedi 11 août pour explorer la couronne du Soleil, étudiera la température de l’astre, ainsi que les vents solaires.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 06h34
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Le rêve d’Icare, Nicola Fox, la responsable scientifique de la mission Parker Solar Probe, le réalise : grâce à cette sonde de la NASA, qui doit quitter la Terre samedi 11 août, la chercheuse britannique clame qu’elle va « toucher le Soleil ». Après son décollage de Cap Canaveral (Floride) à bord d’une fusée Delta-IV Heavy, l’engin profitera d’un coup de pouce gravitationnel de Vénus pour filer vers la banlieue solaire où il devrait arriver début novembre. Pour s’en éloigner ensuite, puis revenir, etc.
Au fil des ans, les orbites autour de notre étoile se feront de plus en plus serrées et, fin 2024, Parker Solar Probe passera à 6,2 millions de kilomètres d’elle, là où aucun vaisseau construit par l’homme n’est jamais allé travailler. A ce moment-là, la sonde se trouvera à l’intérieur de la couronne, ce « halo » qui entoure le Soleil et devient visible à l’œil nu lors d’une éclipse totale.
Comme l’explique Kader Amsif, responsable des programmes Soleil, héliosphère et magnétosphère au Centre national d’études spatiales (CNES), « la couronne et en particulier son chauffage intriguent les chercheurs. Comment expliquer qu’à la surface du Soleil, la température soit d’environ 5 500°C et que, lorsqu’on s’en éloigne, elle se mette tout à coup à grimper à 1 million de degrés ? C’est pour comprendre ce mécanisme qu’on envoie Parker Solar Probe là-bas, pour prendre des mesures in situ ». Jusqu’à présent, toutes les missions solaires s’étaient sagement contentées d’observer notre étoile à distance…

L’étude du vent solaire sera le second grand objectif de la mission. Théorisé par l’Américain Eugene Parker, qui donne son nom à la mission, « le vent solaire, détaille Kader Amsif, c’est un flot de particules électriquement chargées qui voyagent à des vitesses de plusieurs centaines de kilomètres par seconde. Elles traversent tout le Système solaire et bombardent les planètes. Ce qui nous sauve, c’est que la magnétosphère...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Cet homme de 46 ans attaque en justice le géant agrochimique, l’accusant d’avoir caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate.
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Dewayne Johnson, l’homme qui a mis Monsanto sur le banc des accusés

Cet homme de 46 ans attaque en justice le géant agrochimique, l’accusant d’avoir caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 22h43
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 09h36
   





                        



   


« Je me battrai jusqu’à mon dernier souffle » : malgré son cancer en phase terminale, Dewayne « Lee » Johnson, un Américain de 46 ans qui attaque en justice la firme Monsanto et son célèbre herbicide, Roundup, garde le sourire. Et l’espoir de faire rendre des comptes à la multinationale, dans le procès qui l’oppose au géant agrochimique.
Après un mois de débat, les douze jurés ont commencé, mercredi 8 août, leurs délibérations. Ils devront répondre à trois questions : le Roundup, le Ranger Pro et leur principe actif, le glyphosate, sont-ils cancérigènes ? Monsanto a-t-il essayé de cacher ces risques aux consommateurs et aux agences de régulation internationales ? Combien doit-il débourser pour ces dommages au plaignant et à ses proches ?
Diagnostiqué en 2014 d’un cancer incurable
Son débit est lent, il fait plus vieux que son âge, mais sa voix au timbre grave reste puissante quand il vient témoigner, fin juillet, devant le tribunal de San Francisco : on a presque peine à croire que les médecins ne lui donnent plus que deux ans à vivre au maximum. « C’est très dur », mais « je garde cette attitude : il faut que je combatte » la maladie, dit M. Johnson, crâne rasé et barbichette discrète, qui semble encore assez costaud malgré la maladie et la chimiothérapie.

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En 2014, ce père de deux garçons de 10 et 13 ans, qui « écrit » et « fait de la musique », a été diagnostiqué d’un lymphome non hodgkinien, un cancer incurable du système lymphatique. Depuis deux ans, il vaporisait – parfois des centaines de litres à la fois – du Roundup et surtout sa version professionnelle, le Ranger Pro, des désherbants de Monsanto contenant du glyphosate, substance soupçonnée d’être cancérigène. Un danger fermement nié par la firme.
Il était « responsable de la lutte contre les nuisibles » animaux et végétaux sur les terrains scolaires de Benicia, une petite ville de Californie, au nord-ouest de San Francisco. « J’aimais beaucoup mon travail, j’étais très sérieux », dit-il avec fierté, expliquant avoir appris pour l’essentiel sur le tas, et faisant sourire l’assistance en notant qu’il avait fait déguerpir « 30 putois, 25 ratons laveurs et… un écureuil » des cours d’école. Les nuisibles, c’était aussi les mauvaises herbes. A éliminer au Roundup, puis au Ranger Pro, plus puissant, à diluer dans de l’eau dans d’immenses citernes, avant de l’épandre.
A deux reprises, il a été aspergé de glyphosate
S’il avait su que les produits qu’il utilisait étaient peut-être dangereux, il n’aurait « jamais vaporisé du Ranger Pro dans des écoles ou où que ce soit », assure cet Afro-Américain, qui a décidé d’attaquer Monsanto en justice en 2016, épaulé par un cabinet d’avocats spécialisé, The Miller Firm. Il lui réclame plus de 400 millions de dollars. M. Johnson, qui n’avait pas de problème de santé auparavant, n’avait aucune idée des controverses sur le glyphosate avant de voir des marques sur sa peau et de se renseigner sur Internet, explique-t-il.

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A deux reprises, M. Johnson a été aspergé de Ranger Pro, et ses vêtements trempés à la suite de dysfonctionnements des vaporisateurs : « Après la deuxième fois, j’ai paniqué », raconte-t-il, se remémorant « la situation incontrôlable sur [sa] peau » où se multipliaient des lésions très douloureuses. « Je ne savais pas [si c’était le Ranger Pro], mais j’ai commencé à avoir un pressentiment (…). Je me suis dit que ça pouvait être une raison possible à ma maladie », explique le plaignant au cours de ce procès aux allures de combat de David contre Goliath.

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« Son travail était tout pour lui » et il était « sexy », « heureux », explique sa femme Araceli, d’une voix faible, qui se souvient des « dîners », des « promenades » en amoureux et raconte à quel point « sa priorité, ce sont ses fils, qu’ils aillent bien ». Aujourd’hui, il ne peut plus travailler. Et pour payer les factures, Araceli a deux emplois, dans une école et dans une maison de retraite.
Un des rares particuliers à attaquer Monsanto
M. Johnson est l’un des rares particuliers dans le monde à parvenir à mettre Monsanto sur le banc des accusés dans un procès. Et s’il est le premier à voir son cas autour du glyphosate arriver jusqu’au tribunal, c’est parce que la loi californienne oblige la justice à organiser un procès avant la mort du plaignant. « Je sais que je ne vais pas aller mieux », dit Dewayne Johnson.
Des milliers de procédures sont en cours aux Etats-Unis sur le même sujet, à des degrés divers d’avancement. En France, Monsanto est poursuivi dans deux affaires. La première concerne un céréalier, Paul François, qui a porté plainte en 2007. Après avoir été condamné en première instance et en appel, le groupe est parvenu à faire casser la décision en cassation, en raison d’une erreur de forme. Un nouveau procès d’appel doit avoir lieu. La deuxième est plus récente : un couple a saisi la justice fin mai 2018, accusant le glyphosate d’avoir provoqué la malformation de leur fils.

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Le glyphosate est classé « cancérigène probable » depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mais pas par les agences européennes, l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) et l’ECHA (Agence européenne des produits chimiques).




                            


                        

                        

