<FILE-date="2018/08/14/19">

<article-nb="2018/08/14/19-1">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Pour le philosophe Issa N’Diaye, la forte abstention lors de la présidentielle est un nouveau désaveu pour le système démocratique imposé par les Occidentaux.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤         

Entretien

« Les Maliens voient les élections comme une impasse »

Pour le philosophe Issa N’Diaye, la forte abstention lors de la présidentielle est un nouveau désaveu pour le système démocratique imposé par les Occidentaux.

Propos recueillis par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-08-14T15:52:56+02:00"

        Le 14.08.2018 à 15h52

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-08-14T16:22:02+02:00"

        Mis à jour le 14.08.2018 à 16h22






    
Le président Ibrahim Boubacar Keïta, candidat à sa réélection, met son bulletin dans l’urne lors du second tour du scrutin, dimanche 12 août 2018, à Bamako.
Crédits : Annie Risemberg / AP


Au Mali, l’élection présidentielle n’a pas rassemblé les foules : 42,7 % de participation au premier tour et une estimation de 28 % au second, qui opposait, dimanche 12 août, le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), et Soumaïla Cissé. Pour le philosophe Issa N’Diaye, la désaffection des citoyens envers la politique ne date pas d’hier. Ancien ministre de l’éducation et de la culture, il milite pour un changement de système politique, seul moyen selon lui de réconcilier les Maliens et leurs dirigeants. Alors que les résultats provisoires du second tour sont attendus mercredi 15 août, il revient sur les causes et les conséquences de l’abstention.
Le taux de participation du second tour devrait être nettement inférieur à celui, déjà bas, du premier. Pourquoi ?
Issa N’Diaye Les deux candidats sont de vieux routiers de la politique. C’est la troisième fois qu’ils s’affrontent lors d’une élection présidentielle. Ils viennent du même moule politique, l’Adema [Alliance pour la démocratie au Mali]. Ce sont les deux faces de la même médaille. Les Maliens les connaissent suffisamment et n’en attendent pas grand-chose. Au premier tour il y avait plus de candidats, dont certains auraient pu susciter beaucoup plus d’espoir, mais le système politique malien étant basé sur l’argent, ils ont été doublés car eux en ont moins. Il faut couper le cordon ombilical entre les politiques et les milieux d’affaires, éliminer l’argent comme critère de sélection au niveau du pouvoir. Les hommes politiques sont des oligarques, des acteurs économiques masqués. Tant que ce sera ainsi, le jeu sera faussé.
N’est-ce pas aussi une question d’offre politique, qui ne collerait pas aux attentes des Maliens ?
Les acteurs politiques n’ont pas d’offre, ni même de vision politique. Chacun parle de projet de société, mais en réalité personne n’en a. Ils racontent tous la même chose. Ils ne croient même pas en eux-mêmes. Un Soumaïla Cissé président, en quoi serait-il différent d’un IBK ? Il ne le serait pas. Cela explique aussi que les gens ne sont pas allés voter.
Quels autres facteurs peuvent expliquer la faible mobilisation ?
Les Maliens ne croient pas du tout au système actuel ni aux hommes politiques. Ce n’est pas nouveau. Il faut remonter à la chute de la dictature de Moussa Traoré, en 1991. On a parlé de révolution du 26 mars, mais à mon avis c’était une révolution de façade. Le système, l’Etat et la pratique du pouvoir n’ont pas changé. On a seulement changé de têtes, mais on a gardé le même système en allant puiser dans le personnel politique de Moussa Traoré. Alors que les Maliens, eux, croyaient en cette révolution. Ils avaient soif de changement. Mais ils ont vu très rapidement que ça n’allait nulle part et ils ont commencé à être déçus par la politique.
En 2013, les Maliens s’étaient mobilisés plus que d’ordinaire, avec un taux de participation de 51 % au premier tour et de 49 % au second...
C’est dû au choc de la guerre. Quand il y a eu l’offensive djihadiste dans le nord, les Maliens ont senti qu’il y avait péril en la demeure. D’où ce sursaut de mobilisation. Le pays était en danger. IBK a bénéficié d’un vote massif car ils pensaient que c’était un homme à poigne, capable d’imposer un Etat fort. Mais 2013 est vraiment une exception.
Lors des scrutins présidentiels, les abstentionnistes ont toujours été plus nombreux que les votants. Quel est le rapport des Maliens à la démocratie ?
Les Maliens ont constaté qu’en fin de compte, les élections n’apportent aucun changement dans leur vie quotidienne. Au contraire, ils voient qu’ils s’appauvrissent, que la corruption progresse, qu’il n’y a pas de progrès social. Ils voient les élections comme une impasse. L’abstentionnisme est un vote de protestation.
Quant à la démocratie, c’est quelque chose qui a été importé, parachuté et imposé aux Maliens par les Occidentaux. Mais ce modèle politique ne marche pas chez nous. Dans notre culture politique, n’importe qui ne peut pas être chef. Il y a des systèmes de stratifications sociales. Or la démocratie a la prétention de faire en sorte que n’importe qui peut devenir chef. Le modèle démocratique qui a été importé ne nous convient pas. Il faudrait le réadapter, le réinventer.
Comment ?
Il faudrait réfléchir à un modèle de représentation endogène, revenir aux racines, retourner voir comment étaient gérées nos communautés villageoises. Il y a une sorte de démocratie traditionnelle qui existait dans nos communautés et que malheureusement la colonisation est venue briser. Mais il y a encore des survivances.
La case du village, construite près de la concession du chef, est une sorte de parlement communautaire. On s’y réunit pour régler les problèmes du village et toutes les couches sociales y sont représentées : les chefs des grandes familles, les jeunes, les femmes. Il y a une distribution de la parole. Le chef écoute et sa décision est l’expression d’un consensus.
Ce sont des sources d’inspiration qui montrent qu’il y a d’autres façons de gérer l’Etat. Je pense qu’il faut tout repenser : le système, le modèle, les hommes et les procédures.
Selon vous, quel impact aura cette forte abstention sur la gouvernance du pays ?
Le président manquera de légitimité populaire. Il va être plus faible qu’avant et ne pourra pas imposer aux Maliens les réformes qui sont exigées, notamment dans le cadre des accords de paix d’Alger. Il y aura une paix de façade, mais les vrais problèmes ne seront pas résolus.


<article-nb="2018/08/14/19-2">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ De la lumière à l’ombre (2/6). L’ancien ministre vit toujours à Lyon, dont il fut élu maire en 1989. Cette campagne électorale, la dernière, lui a valu une condamnation. Aujourd’hui, il s’épanouit dans le monde entrepreneurial.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ 
<article-nb="2018/08/14/19-3">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Trois personnes ont été blessées. Les motifs du conducteur, placé en détention, sont inconnus. L’enquête a été confiée à la police antiterroriste.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

A Londres, une voiture fonce sur le Parlement, la piste terroriste privilégiée

Trois personnes ont été blessées. Les motifs du conducteur, placé en détention, sont inconnus. L’enquête a été confiée à la police antiterroriste.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 19h21
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Une voiture est entrée en collision avec les barrières de protection installées devant le Parlement britannique mardi 14 août au matin. Trois personnes ont été blessées, dont une femme dans un état grave mais « pas en danger de mort », selon le chef de l’antiterrorisme, Neil Basu.
Plusieurs témoins, cités par les médias britanniques, affirment que le véhicule roulait vite et que le chauffeur semble avoir opéré la manœuvre volontairement. Les autorités britanniques ont confirmé que l’acte « semblait délibéré », sans donner plus d’indications pour l’instant sur les faits ou les motivations du conducteur – qui ne semblait pas coopérer, mardi à midi, avec les autorités –, selon des propos de la police londonienne rapportés par l’agence AP.
L’enquête a été confiée à l’unité antiterroriste de Scotland Yard. Le conducteur, un homme approchant la trentaine, a été arrêté et placé en détention dans un commissariat du sud de Londres. Il est détenu pour « soupçon d’actes terroristes ». « Il n’y avait personne d’autre dans le véhicule, qui est toujours sur place et qui est en train d’être fouillé. Aucune arme n’a été retrouvée à ce stade », indique un communiqué de la police. En début de soirée, la police britannique, citée par l’agence AP, a déclaré que des agents avaient fouillé deux propriétés à Birmingham et une à Nottingham, en lien avec l’enquête.
Les rues situées autour de Westminster ont été immédiatement fermées, et de nombreuses voitures de police, de pompiers et des ambulances étaient présentes.
L’accident a eu lieu à 7 h 37, selon la police britannique. Une Ford fiesta métallisée a percuté des cyclistes et des piétons avant d’entrer en collision avec les barrières devant le Parlement. « J’ai vu un homme qui conduisait très vite vers le Parlement, explique à la BBC Jason, un témoin. Il allait assez vite, je dirais à 40-50 miles par heure (65-80 km/h) dans une zone qui est limitée à 20 miles par heure. Selon moi, c’était un acte délibéré. La voiture n’a pas fait d’embardées, c’était un choc délibéré. »

At 0737hrs today, a car was in collision with barriers outside the Houses of Parliament. The male driver of the car… https://t.co/6eaL2MqflZ— metpoliceuk (@Metropolitan Police)


require(["twitter/widgets"]);

Ewelina Ochab, citée par Press Association, semble confirmer : « Ça semblait intentionnel. La voiture roulait vite et vers les barrières. J’étais de l’autre côté (de la rue). J’ai entendu des bruits et quelqu’un qui criait. Je me suis retournée et j’ai vu une voiture argentée qui roulait près des barrières, peut-être même sur le trottoir. » La voiture est restée encastrée dans une barrière près de l’entrée donnant sur la Chambre des lords.
Barry Williams, qui se rendait à son travail, a affirmé sur la BBC avoir vu la voiture foncer sur un groupe de cyclistes. « Il y avait une dizaine de cyclistes qui attendaient au feu rouge. Je ne crois pas que la voiture les ai tous renversés, mais peut-être quatre ou cinq. L’un d’entre eux s’est ensuite relevé et a couru derrière la voiture. Après avoir renversé les cyclistes, la voiture a accéléré vers les barrières. Ça ressemblait à une attaque, bien que mal préparée, la voiture étant de petite taille. »
Vague d’attentats en 2017
Le 22 mars 2017, un attentat islamiste avait été commis sur le pont de Westminster, qui est perpendiculaire à la rue où se sont déroulés les faits ce mardi. Un Britannique de 52 ans, Khalid Masood, avait conduit sa voiture sur le trottoir du pont. Il avait ensuite réussi à entrer dans la cour située devant Westminster, poignardant à mort un officier de police. Il y avait eu cinq morts et cinquante blessés dans cette attaque. M. Masood avait finalement été abattu par la police.
Il s’agissait du début d’une série d’attentats islamistes au Royaume-Uni en 2017. Les suivants ont eu lieu lors d’un concert le 22 mai 2017 à Manchester (23 morts), sur London Bridge le 3 juin 2017 (8 morts), et à la station de métro de Parsons Green, à Londres, le 15 septembre 2017 (l’explosif n’a pas fonctionné comme prévu, ne faisant que des blessés). Un attentat islamophobe a aussi été commis le 19 juin 2017, quand un homme a lancé sa voiture sur un groupe de musulmans sortant d’une mosquée, faisant un mort.
Depuis, la sécurité a été fortement renforcée sur les ponts de Londres et autour de Westminster. De lourdes barrières de sécurité sont en place en permanence, et l’on constate une forte présence de policiers armés.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-4">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ L’indicateur établi par l’Insee s’élève à 9,1 % pour la France entière, une baisse moins forte qu’attendu par l’institut.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Le taux de chômage baisse de 0,1 point au deuxième trimestre

L’indicateur établi par l’Insee s’élève à 9,1 % pour la France entière, une baisse moins forte qu’attendu par l’institut.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 08h59
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 10h02
   





                        



Après une légère remontée au 1er trimestre, le taux de chômage a repris sa baisse au 2e trimestre (- 0,1 point), pour s’établir à 9,1 % pour la France entière (hors Mayotte), selon des chiffres provisoires de l’Insee publiés mardi 14 août.
Sur un an, le taux de chômage, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), est en baisse de 0,3 point.
L’indicateur reste au-dessus du plancher de 8,9 % (chiffre révisé à la baisse) atteint à la fin 2017.
La baisse du 2e trimestre est moins forte qu’attendu. Dans ses dernières prévisions publiées en juin, l’Insee tablait sur un recul de 0,2 point.
Toutes ces évolutions sont toutefois à analyser avec prudence, car elles se situent dans la marge d’erreur de l’indicateur (+/- 0,3 point).

        Lire aussi :
         

                Chômage de longue durée : dix territoires en France se mobilisent



Le chômage des 15-24 ans à 20,8 %
Sur le trimestre, les jeunes (- 0,6 point) et les catégories d’âge intermédiaires (- 0,1 point) ont vu leur situation s’améliorer, tandis que celle des seniors est restée stable. Le taux de chômage des 15-24 ans s’est établi à 20,8 %, son plus bas niveau depuis la fin 2008, celui des 50 ans et plus se situe à 6,5 %.
En moyenne, l’Insee a comptabilisé 2,70 millions de chômeurs au deuxième trimestre, en baisse de 48 000 (- 1,7 %) sur trois mois et de 104 000 (- 3,7 %) sur un an.
Parmi eux, 1,04 million cherchent du travail depuis au moins un an. Le taux de chômage de longue durée est stable sur trois mois, à 3,6 % de la population active.
Parallèlement au taux de chômage, le « halo autour du chômage » a, lui aussi, baissé au deuxième trimestre. Ces personnes souhaitant travailler, mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, étaient 1,46 million au deuxième trimestre (- 19 000 sur le trimestre, - 25 000 sur un an).
Enfin, le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion de 15-64 ans qui travaillent, a légèrement augmenté (+ 0,1 point), à 65,8 %, son plus haut niveau depuis le début des années 1980.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi le chômage n’a pas baissé au deuxième trimestre






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-5">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le chercheur Raberh Achi estime, dans une tribune au « Monde », que toutes les tentatives d’organiser l’islam de France par le haut et de façon jacobine ont suscité une méfiance des musulmans.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 13/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


« Les Français de culture musulmane ont besoin d’être reconnus comme pleinement citoyens »

Le chercheur Raberh Achi estime, dans une tribune au « Monde », que toutes les tentatives d’organiser l’islam de France par le haut et de façon jacobine ont suscité une méfiance des musulmans.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 07h01
    |

Raberh Achi (Professeur agrégé de sciences sociales, en thèse de science politique sur la laïcité en Algérie à la période coloniale)







                        



                                


                            

Tribune. Deux déclarations, ces derniers mois, du président de la République Emmanuel Macron laissent perplexe sur sa vision des relations entre l’islam et la laïcité.
Le 4 janvier, en présentant ses vœux aux représentants des cultes, il a estimé que la loi de 1905 n’avait « pas pensé le fait religieux avec et par l’islam, parce qu’il n’était pas présent dans notre société, comme il l’est aujourd’hui ». Plus récemment, devant le Parlement réuni en Congrès, le 9 juillet, il a fait l’annonce d’une consultation devant mener à un « cadre et à des règles » pour l’islam de France.
Le chef de l’Etat est-il fondé en droit à engager une telle refonte ? Les cultes ne sont-ils pas égaux devant la loi ? L’Etat n’est-il pas cantonné à garantir le régime le plus favorable à la liberté de conscience et à l’exercice du culte ?

Les musulmans de France, en l’occurrence ceux d’Algérie, furent bel et bien des acteurs de l’histoire de la laïcité, mais diminués et sous contrôle
Ces déclarations reflètent une méconnaissance et un impensé qui trouvent leur origine dans la période coloniale. En 1905, le Parlement a décidé de traiter l’islam à l’égal des autres religions en appliquant la loi à l’Algérie. Le pouvoir exécutif a entériné par la suite un régime d’exception en vigueur jusqu’en 1962. Les musulmans de France, en l’occurrence ceux d’Algérie, furent bel et bien des acteurs de l’histoire de la laïcité, mais diminués et sous contrôle. L’interventionnisme de l’Etat qui prévalait avant 1905 s’est poursuivi à travers des associations cultuelles sous surveillance, des imams triés sur le volet pour recevoir des indemnités, et l’encadrement du pèlerinage à La Mecque pour, déjà, préserver les musulmans français des influences étrangères, ou encore la régulation des biens religieux et des revenus qu’ils généraient.
Contrôle des richesses
Ce tropisme « césaropapiste » n’a pas totalement disparu. Il transparaît dans...




                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-6">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Interrogée sur RTL, la ministre de l’enseignement supérieur a aussi assuré que tous les jeunes inscrits sur Parcoursup auront une proposition à la rentrée.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                

Occupations d’universités : 7 millions d’euros de dégâts selon Frédérique Vidal

Interrogée sur RTL, la ministre de l’enseignement supérieur a aussi assuré que tous les jeunes inscrits sur Parcoursup auront une proposition à la rentrée.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 16h33
   





                        



   


Les dégâts liés aux occupations d’universités pendant le printemps se chiffrent à environ 7 millions d’euros, selon la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, interrogée sur RTL lundi 13 août.
« Je me suis engagée auprès des présidents d’université de manière que les bâtiments puissent être remis en état pour que la rentrée se déroule bien », a-t-elle indiqué, regrettant le résultat des actions de « quelques dizaines d’extrémistes ». Elle avait précédemment évalué à plus de 5 millions la facture totale.
Bilan de Parcoursup fin septembre
Interrogée sur les ratés de la plate-forme Parcoursup, et sur les 66 000 jeunes inscrits n’ayant à cette date pas reçu de réponse positive à leurs demandes d’intégration dans l’enseignement supérieur, la ministre distingue les jeunes en recherche « active » et les autres : « Sur ce chiffre de 66 000 jeunes, il y a 16 000 jeunes (dont 9 000 bacheliers) qui sont en recherche active et 50 000 que nous cherchons à contacter et qui, pour le moment, ne répondent pas à nos sollicitations, et que l’on considère donc comme inactifs. (...) Tout le monde aura une proposition à la rentrée, c’est un engagement », a-t-elle assuré.
Sur 812 050 candidats inscrits sur Parcoursup, 591 416 avaient accepté une proposition au 13 août et 154 980 avaient quitté la plate-forme.
La ministre, qui prévoit de recevoir les recteurs le 22 août, en vue d’un bilan sur la nouvelle plate-forme à la fin septembre, a reconnu que des améliorations étaient sans doute possibles en matière d’informations sur l’attente et de délai de réponse.

        Lire aussi :
         

                Du tirage au sort… au mérite, l’année où Parcoursup a remplacé APB






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-7">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ A l’instar des antipesticides, le ministre de la transition écologique et solidaire s’est réjoui du jugement américain contre la firme du groupe allemand Bayer.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                

Procès Monsanto : « la fin de l’arrogance » selon Nicolas Hulot

A l’instar des antipesticides, le ministre de la transition écologique et solidaire s’est réjoui du jugement américain contre la firme du groupe allemand Bayer.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 11h47
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


A l’avenir, « n’attendons pas la démonstration du pire pour agir », car alors « les poisons auront fait leurs effets et leurs victimes seront excessivement nombreuses ». Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a été l’un des premiers à réagir à la condamnation de Monsanto, vendredi 10 août, par la justice californienne. Sur BFM-TV, il a appelé dès le lendemain, à « appliquer enfin le principe de précaution », en fustigeant la firme américaine, aujourd’hui dans le giron du groupe allemand Bayer.

        Lire aussi :
         

                Monsanto : le procès américain « va avoir un impact » en Europe



Dimanche 12 août, dans une interview à Libération, M. Hulot se montre encore plus virulent. « C’est le début de la fin de l’arrogance, de la suffisance de ce couple maudit Monsanto-Bayer. Cette décision confirme ce que de nombreux lanceurs d’alerte ont dit depuis tant d’années sur la dangerosité du glyphosate », déclare-t-il. Et d’ajouter : « C’est une décision de justice très argumentée, qui est providentielle, car elle rend enfin visible ce que certains s’obstinaient à ignorer depuis trop longtemps : le fait que l’objectif dissimulé de Monsanto, sa stratégie ignoble, est de mettre en coupe réglée les ressources alimentaires de la planète. »
Interdit en France en 2021
Le ministre salue un jugement qui « vient corriger l’indifférence des politiques vis-à-vis de cette firme, qui dure depuis des décennies ». Il n’a pas précisé si sa remarque visait les membres du gouvernement, qui, eux, ne se sont pas exprimés. A ce stade, pourtant, M. Hulot ne prévoit pas d’accélérer la sortie du glyphosate en France. Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, s’est engagé à ce que l’herbicide, classé comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, soit interdit en France en 2021 pour ses principaux usages, et complètement d’ici cinq ans. Mais le gouvernement a refusé que cette interdiction soit inscrite dans le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation.

        Lire aussi :
         

                Glyphosate : Hulot appelle à mener une « guerre » contre les pesticides



Si l’affaire ne suscite que peu de commentaires aux Etats-Unis, où elle n’est guère reprise dans les médias, elle donne lieu en revanche à beaucoup de réactions dans l’Hexagone, surtout dans le camp des antipesticides. L’association Générations futures se félicite d’« une décision historique qui reconnaît le caractère cancérogène de ces produits à base de glyphosate et la responsabilité de Monsanto dans le fait de les avoir mis sur le marché sans en avertir le consommateur ». Pour son directeur, François Veillerette, cette condamnation « souligne l’urgence de retirer les pesticides à base de glyphosate du marché, ce que nous appelons le gouvernement français à faire au plus vite ».
Même satisfaction du côté de la Confédération paysanne. « Ce jugement, c’est une nouvelle fois la preuve que les pesticides sont dangereux pour la santé, des utilisateurs en premier lieu – et donc des paysans et des paysannes – et puis, par ricochet, aussi de ceux qui consomment les produits, estime son porte-parole, Laurent Pinatel. Il faut absolument se donner les moyens de sortir des pesticides, de cette dépendance. »

        Lire aussi :
         

                Procès du glyphosate : Monsanto condamné, un jugement historique



« Notre première réaction, c’est de dire “enfin et heureusement”, parce qu’avec tous les éléments à charge contre Monsanto, il aurait été absolument incompréhensible qu’il ne soit pas condamné », indique pour sa part Suzanne Dalle, de Greenpeace France. « La justice agit là où le gouvernement n’est pas présent. » 
Le revers subi par Monsanto devant la justice américaine, en première instance, n’a toutefois pas empêché le groupe chimique et pharmaceutique Bayer de réaffirmer l’innocuité de l’herbicide incriminé. « Sur la base de preuves scientifiques, d’évaluations réglementaires à l’échelle mondiale et de décennies d’expérience pratique d’utilisation, Bayer estime que le glyphosate est sûr et non cancérogène », a déclaré, samedi, un porte-parole du géant allemand. Le groupe a déjà annoncé son intention de faire appel de la condamnation de Monsanto (une amende 248 millions d’euros).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-8">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ La nouvelle direction accuse la cofondatrice du média alternatif de gauche, partie rejoindre La France insoumise, d’avoir caché la réalité des comptes.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 12/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Sophia Chikirou veut faire payer ses anciens camarades du « Média »

La nouvelle direction accuse la cofondatrice du média alternatif de gauche, partie rejoindre La France insoumise, d’avoir caché la réalité des comptes.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 14h52
    |

            François Bougon








                        



                                


                            
La deuxième saison du Média n’a pas commencé, mais tout laisse penser qu’elle sera aussi trépidante que la première. Ce média alternatif de gauche lancé en janvier traverse une crise d’une ampleur inédite. Comme l’a révélé Mediapart, l’une des chevilles ouvrières du Média et ex-conseillère de communication de Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou, poussée à la démission pendant l’été, a annoncé vouloir saisir la justice, alors que la nouvelle direction s’interroge sur des mouvements de fonds réalisés juste avant qu’elle ne quitte la direction, fin juillet.
Les six premiers mois de cette petite entreprise (35 salariés dont une douzaine de journalistes) avaient déjà été riches en polémiques, notamment sur le départ de la première présentatrice ou la diffusion d’une fausse information à propos de l’évacuation policière de l’université Tolbiac… Mais, en juin, lors du dernier point d’étape diffusé sur YouTube, les dirigeants affichaient à l’écran une belle unité et un certain optimisme.
Mme Chikirou, cofondatrice aux côtés du psychanalyste Gérard Miller et du producteur Henri Poulain, revendiquait alors plus de 19 000 « socios » qui, grâce à leurs contributions, permettent à la structure de se financer. Et même si Le Média perdait 32 000 euros par mois, elle se réjouissait du lancement d’un mensuel papier, 99 %, et présentait un plan de développement prévoyant notamment la mise en place d’une coopérative pour mettre fin au bricolage juridique (une association détient deux sociétés, l’une salariant les journalistes, l’autre gérant les aspects techniques). L’objectif était d’atteindre les 25 000 « socios » d’ici à la fin de l’année 2018 pour assurer l’équilibre financier.

Deux mois plus tard, Sophia Chikirou n’imagine plus l’avenir : elle tente de justifier le passé. Tout s’est joué lors d’un séminaire de deux semaines en juillet, où, selon Henri Poulain, « certains ont dénoncé une gouvernance...




                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-9">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’ex-chef de l’Etat, qui pourrait se rendre à La Rochelle le 25 août pour l’université d’été des élus PS, envisage d’y prononcer un discours sur l’Europe.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 12/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


François Hollande, la « mouche du coche » d’Emmanuel Macron

L’ex-chef de l’Etat, qui pourrait se rendre à La Rochelle le 25 août pour l’université d’été des élus PS, envisage d’y prononcer un discours sur l’Europe.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 08h58
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            

La tournée des librairies de François Hollande pour dédicacer son ouvrage Les Leçons du pouvoir (Stock, 288 p., 22 euros) devait s’arrêter avant l’été. Puis, elle a été prolongée au mois de juillet. Il ne devait rien se passer en août, un mois de « repos » et de « vacances », comme le précisait son entourage avant la pause estivale. Mais l’ancien chef de l’Etat n’a pas pu résister…
En vacances dans les Bouches-du-Rhône avec sa compagne Julie Gayet, François Hollande a finalement décidé de se rendre dans le département voisin du Var pour une nouvelle séance de signatures, assortie d’un bain de foule. Le 5 août, l’ex-président a ainsi dédicacé son ouvrage dans une librairie de Saint-Cyr-sur-Mer (Var), à une soixantaine de kilomètres du fort de Brégançon, où le couple Macron se repose depuis le début du mois.
Difficile de ne pas y voir un fait exprès. « Il a peut-être eu un petit rire dans le cœur », en pensant à son successeur, si près, concède Michel Sapin en souriant. « Mais il ne faut pas surinterpréter. Il n’y avait rien d’organisé ni de médité », promet l’ancien ministre des finances, qui a rejoint l’équipe de l’ex-président dans ses bureaux de la rue de Rivoli. « François Hollande pouvait choisir de parler de l’affaire Benalla, mais il ne l’a pas fait. En revanche, au moment où Emmanuel Macron hésite à faire des bains de foule, lui ne résiste pas. Il y va, et souligne ainsi la différence », analyse de son côté l’ancien premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis.
En marge de sa séance de dédicaces, c’est donc un François Hollande souriant et bronzé qui a fendu la foule, serré des mains et mis en scène sa proximité avec les Français. Alors que, de son côté, son successeur n’était toujours pas sorti de la résidence d’été réservée aux présidents en exercice. Du pain bénit pour l’ancien président qui, selon l’un de ses proches amis, n’a « toujours pas digéré » la victoire...




                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-10">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ L’ancien premier ministre affirme que la « droite humaniste » pourrait présenter sa propre liste aux européennes de 2019, à côté de celles de LRM et de LR.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 12/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Jean-Pierre Raffarin : « L’affaire Benalla est plus un accident qu’une rupture »

L’ancien premier ministre affirme que la « droite humaniste » pourrait présenter sa propre liste aux européennes de 2019, à côté de celles de LRM et de LR.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 10h12
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
L’ancien premier ministre de Jacques Chirac n’a plus de fonction élective mais, à 70 ans, il reste actif politiquement. Cet Européen convaincu a pris ses distances avec le président de LR, Laurent Wauquiez.
L’affaire Benalla peut-elle affaiblir Emmanuel Macron dans l’opinion, en particulier auprès de l’électorat de droite qu’il cherche à attirer depuis un an ?
Cette affaire a affaibli le président de la République qui, jusqu’ici, avait montré de la force et de l’adresse. Il avait même fait un parcours quasi sans faute. Or, l’exécutif a été lent et faible dans la gestion de cette crise. Néanmoins, l’avenir d’Emmanuel Macron, comme celui de sa politique, repose principalement sur sa capacité à construire une nouvelle politique migratoire au niveau européen, à réduire les dépenses publiques et à favoriser l’emploi. L’affaire Benalla est plus un accident qu’une rupture.
Vous y voyez une simple erreur de gestion de crise, pas un problème de fond ?
La crise n’est pas sans importance. Elle a donné une occasion de dialogue entre l’extrême droite et l’extrême gauche et offert une consistance à une opposition systématique – ce qui a permis à M. Mélenchon et à Mme Le Pen d’occuper simultanément le devant de la scène. Le risque majeur pour Emmanuel Macron et pour la France, aujourd’hui, c’est le rapprochement des extrêmes, c’est-à-dire le scénario italien. Or, cette crise a plutôt favorisé cette dérive.
Cette affaire témoigne-t-elle de la nécessité de mieux équilibrer les pouvoirs, alors que certains s’inquiètent de voir le rôle du Parlement diminuer avec la réforme constitutionnelle ?
La vertu première de la Ve République est de permettre l’alternance. Mais contrairement à certaines autres, la Constitution française a toujours voulu protéger le pouvoir de l’exécutif, de manière à permettre l’efficacité de l’action publique. Je suis favorable à un pouvoir fort au...




                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-11">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Les sondages enregistrent une baisse de la popularité du chef de l’Etat. En cause, l’affaire Benalla, mais aussi le manque de résultats économiques.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 12/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Entre Emmanuel Macron et la droite, l’ombre d’un doute

Les sondages enregistrent une baisse de la popularité du chef de l’Etat. En cause, l’affaire Benalla, mais aussi le manque de résultats économiques.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 10h10
    |

            Olivier Faye (avec Daryl Ramadier)








                        



                                


                            

Ce n’est pas une rupture, plutôt un cahot. De ceux qui secouent une relation et projettent l’ombre du doute sur son devenir. A la suite de l’affaire Benalla, qui a empoisonné l’exécutif en juillet, le pouvoir de séduction exercé par Emmanuel Macron sur une partie de la droite – élus comme sympathisants – semble avoir perdu de sa force.
Les sondages enregistrent une baisse de la popularité du chef de l’Etat auprès de l’électorat de cette famille politique ; les élus Les Républicains (LR) ou de centre-droit qui affichaient leur bienveillance à son égard ne se sont pas bousculés pour le soutenir au pire moment de la crise ; et les transfuges de LR membres du gouvernement, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin ou Sébastien Lecornu, ont été accusés de ne pas monter en première ligne avec un entrain suffisant. Autant de nuages qui s’amoncellent, à la veille des élections européennes de 2019, une échéance perçue par l’exécutif comme une étape supplémentaire de la recomposition de la vie politique.
Conciliant libéralisme économique, verticalité dans l’exercice du pouvoir et posture de réformateur, le président de la République séduit pourtant à droite depuis son élection, en mai 2017. Mais la machine semble grippée. Selon une enquête Ipsos pour Le Point publiée le 24 juillet, le chef de l’Etat a perdu neuf points de popularité en un mois auprès des électeurs LR, sa cote s’établissant à 34 % de bonnes opinions. Dans un autre sondage, réalisé cette fois-ci par l’IFOP pour le Journal du dimanche, il chute de huit points auprès de cette même catégorie, enregistrant 39 % d’opinions positives.
Repartir à l’offensive
Cette dernière étude, menée en deux temps – une semaine avant l’affaire Benalla puis une semaine après –, inscrit cette chute dans un cadre plus global. « On constate qu’à droite l’essentiel de la baisse était déjà là avant l’affaire Benalla », relève Jérôme Fourquet, directeur du pôle opinion de l’institut, qui avance...




                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-12">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ De la lumière à l’ombre (1/6). Elle a connu l’« enfer » de Matignon et a marqué la fin de règne de Mitterrand. Aujourd’hui, elle poursuit sa grande œuvre : développer l’apprentissage dans ses 126 écoles de la « 2e chance ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ 
<article-nb="2018/08/14/19-13">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le dispositif sera mis en place progressivement à partir de 2019. L’objectif est d’atteindre 100 % de plastique recyclé en 2025.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 11/08/2018
Découvrir l’application


                        

Le gouvernement annonce un système de bonus-malus pour favoriser le plastique recyclé

Le dispositif sera mis en place progressivement à partir de 2019. L’objectif est d’atteindre 100 % de plastique recyclé en 2025.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 02h04
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 12h22
    |

            Patricia Jolly








                        



   


L’achat de produits à base de plastique non issu du recyclage sera pénalisé dés l’an prochain. La secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, l’a annoncé dimanche 12 août, dans un entretien au Journal du dimanche, où elle a dévoilé la mise en place d’un « système de bonus-malus » pour 2019, pouvant aller « jusqu’à 10 % du prix des produits ».
« Demain, quand il y aura le choix entre deux bouteilles, l’une fabriquée en plastique recyclé et l’autre non, la première sera moins chère », a développé la ministre, sans préciser dans quelle proportion le dispositif diminuerait le coût des objets en plastique recyclé, et augmenterait le coût de ceux qui ne le sont pas.
« Il faudra voir s’il s’agit d’une modulation de 10 % sur le prix de vente, ce qui est une vraie mesure incitative, ou si cela porte uniquement sur le prix de l’emballage, ce qui est indolore », a réagi Laura Chatel, spécialiste des questions de prévention et de valorisation des déchets pour l’association Zero Waste France qui défend une démarche « zéro déchet ».
Aucune contrainte réglementaire
L’annonce de Mme Poirson intervient alors que le gouvernement a dévoilé, fin avril, sa feuille de route pour une économie 100 % circulaire. Celle-ci affiche, entre autres, l’objectif d’atteindre un taux de « 100 % de plastiques recyclés en 2025 », une promesse de campagne du président Emmanuel Macron. « Il s’agit d’envoyer un signal “prix” au consommateur pour qu’il favorise dans son acte d’achat des produits plus respectueux de l’environnement », a expliqué le cabinet de la ministre au Monde.
Cette mesure n’impose pour l’heure aucune contrainte réglementaire aux industriels. « Cinquante-cinq fédérations industrielles et d’entreprises du secteur se sont engagées à doubler la quantité de plastique recyclé intégrée dans leurs produits. D’autres suivront. Si dans deux ans le compte n’y est pas, alors on passera au règlement », a précisé Mme Poirson au JDD.
La production mondiale de plastique – dont l’emballage est le premier débouché – a progressé de plus de 40 % en dix ans
Ce « flou » gêne Zero Waste France de même que la présentation du bonus-malus comme une guerre déclarée au plastique lui apparaît « exagérée ». « Vu l’urgence, une contrainte avec un délai permettant l’adaptation aurait été plus efficace, estime Laura Chatel. Par ailleurs, outre les bouteilles en PET dont on sait réintégrer la matière recyclée en petite proportion dans de nouvelles bouteilles, il reste tous les emballages plastiques non recyclables dont la consommation continue d’augmenter partout dans le monde. »

        Lire aussi :
         

                Alternatives au plastique : « Un surcoût injuste »



La production mondiale de plastique – dont l’emballage est le premier débouché – a progressé de plus de 40 % en dix ans, passant de 255 à 348 millions de tonnes par an. Selon une enquête du magazine 60 millions de consommateurs publiée en mars, seuls 26 % des emballages plastiques sont actuellement recyclés, et la filière du plastique est celle où la part de matières premières réutilisées dans la production est la plus faible, avec seulement 6 %, contre 66 % dans celle du papier ou 44 % dans l’aluminium.
Zero Waste reproche aussi au gouvernement de se « focaliser sur le recyclage » qui est « indispensable mais pas suffisant ». « Il faut agir à la source, or il manque à la France l’approche “réduction” de la production et de la consommation pourtant en vogue à l’échelle de l’Union européenne », note Laura Chatel. Fin mai, la Commission européenne a en effet annoncé des objectifs de réduction drastiques du plastique. Elle a listé des objets et emballages en plastique à usage unique pour lesquels elle propose soit une interdiction totale soit une limitation.

        Lire aussi :
         

                Chaque seconde, vingt kilos de plastique sont rejetés par les Européens dans la Méditerranée






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-14">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ De la canicule de 2003 aux vacances « bling-bling » de Nicolas Sarkozy en 2007, les vacances estivales ont été le berceau de plusieurs crises politiques majeures pour les exécutifs.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’été, saison de tous les dangers pour les chefs de l’Etat

De la canicule de 2003 aux vacances « bling-bling » de Nicolas Sarkozy en 2007, les vacances estivales ont été le berceau de plusieurs crises politiques majeures pour les exécutifs.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 06h35
    |

                            Daryl Ramadier








                        



                                


                            
La ministre des armées, Florence Parly, se tient droite sur les marches de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens. Avant d’être rejointe par la première ministre britannique, Theresa May, et le prince William. La scène date du mercredi 8 août, lors de la commémoration du centenaire de la bataille d’Amiens. Sur la photo, un grand absent : Emmanuel Macron. En vacances au fort de Brégançon depuis le 3 août, le chef de l’Etat n’a pas souhaité interrompre son séjour pour se rendre dans sa ville natale. « Manque de reconnaissance envers ceux qui ont donné leur vie pour la France », a réagi l’ex-député LR Alain Gest, président de la communauté d’agglomération Amiens Métropole.
Cette ébauche de polémique, qui a animé Twitter pendant quarante-huit heures, rappelle que les vacances présidentielles restent une séquence à hauts risques. « Les vacances sont une caisse de résonance, racontent les journalistes Jérôme Chapuis et Yaël Goosz dans Les Etés meurtriers (Plon, 2011). Tout [y] est susceptible d’interprétation. » Et peut donner matière à emballement. « C’est une période d’autant plus risquée politiquement que le terrain est relativement vide et que les observateurs politiques ont peu de choses à commenter », ajoute Chloé Morin, directrice des projets internationaux chez Ipsos. 
Grave erreur de communication
Pas question, donc, d’envoyer un signal négatif aux Français. En témoignent les manœuvres de Valéry Giscard d’Estaing en 1976 : alors que son premier ministre, Jacques Chirac, lui remet sa démission le 26 juillet, « VGE » le somme d’attendre la rentrée politique du 25 août.
Vingt-sept ans plus tard, Chirac connaîtra en août 2003 l’un des moments les plus tempétueux de son mandat. En France, la vague de chaleur cause des milliers de décès – le bilan grimpera à 15 000 morts. Devant la passivité de l’exécutif, l’épisode caniculaire bascule en crise politique. Le président de la République est...




                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-15">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le couple présidentiel, qui s’est livré à un seul bain de foule depuis le 3 août, garde secret son agenda estival.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 10/08/2018
Découvrir l’application


                        

Les discrètes vacances des Macron à Brégançon

Le couple présidentiel, qui s’est livré à un seul bain de foule depuis le 3 août, garde secret son agenda estival.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 09h43
    |

                            Sofia Fischer (Envoyée spéciale à Bormes-les-Mimosas)








                        



   


Georges Pompidou serrait les mains et ouvrait les portes du fort aux caméras, demi-sourire matois et cigarette au bord des lèvres. Valéry Giscard d’Estaing, soucieux de se présenter en « Français comme les autres », faisait sensation sur les routes du Var au volant de sa voiture et s’invitait sur le terrain de tennis des voisins. Teint hâlé et chemise jaune poussin, Jacques Chirac recevait lui aussi la presse, après la messe à Bormes-les-Mimosas, à laquelle il assistait chaque dimanche au côté de Bernadette. On raconte même dans le village que le Corrézien appelait les commerçants du coin avant de se rendre dans leur boutique : « Bonjour, c’est le président. J’arrive ! »
Le sachant grand amateur de symboles, les journalistes postés devant le fort de Brégançon, rebaptisé « l’Elysée d’été », attendaient impatiemment de voir comment Emmanuel Macron investirait à son tour ce lieu emblématique de la Ve République. Mais, à part un bain de foule d’une quinzaine de minutes, le 7 août, quatre jours après son arrivée, pas de cartes postales ni de jolies images pour les journaux télévisés. La quinzaine de photographes, cameramen et reporters qui campent devant le portail de la résidence présidentielle s’ennuie donc ferme.

        Lire aussi :
         

                Comment Macron veut réinvestir Brégançon



Lire, se promener ou dormir. A en croire les communicants du président, les vacances de ce dernier ressembleraient beaucoup à celles des Français. A cela près que le lieu, où il réside pour une dizaine de jours encore, est exceptionnel : une immense bâtisse XVIIe perchée sur un rocher, dominant les eaux turquoise de la côte d’Azur, entourée de pins et de mimosas. Dans son bureau circulaire doté de larges fenêtres ouvertes sur la mer, Emmanuel Macron a apporté dans des cartons ses dossiers de l’Elysée. Sur sa table de travail, le même téléphone sécurisé qu’au palais, duquel il a appelé Angela Merkel, Vladimir Poutine et Donald Trump, vendredi 10 août, et une chaîne hi-fi pour travailler – « mais pas trop non plus », assure l’Elysée – en musique.
Colonie de vacances
Pour l’heure, aucune information ne fuite sur les déplacements du couple présidentiel. « Ce sont des vacances privées », répète en boucle l’attaché de presse élyséen, dépêché sur place pour l’occasion. Logé dans un hôtel à proximité, ce dernier assure un « point presse » informel deux fois par jour dans le petit restaurant de plage La Paillote, dont une partie de la terrasse a été transformée en QG par les « envoyés spéciaux » des médias nationaux.
Le numéro est bien rodé. Tous les jours, le jeune attaché de presse, en tee-shirt et lunettes de soleil, s’attable avec les journalistes qui commencent à s’impatienter et à qui il raconte le programme… de la veille. Porquerolles, île du Levant, Cavallière, Collobrières : les sorties du président ne sont divulguées qu’une fois terminées.
Emmanuel Macron lisant « Le Routard » avec son café : tel est le message de simplicité que souhaite faire passer l’Elysée pour ce deuxième été du quinquennat
La réunion informelle prend des airs de colonie de vacances. Jeudi 9 août, alors qu’étaient évoquées les lectures du président (Maurice Genevoix, Georges Bernanos ou encore Un été avec Homère de Sylvain Tesson…), la petite troupe rit jaune : « Ah, enfin, en voilà une info ! » Invariablement, le communicant sourit, prend un air désolé, et assure que les visites du couple présidentiel sont organisées de manière « spontanée » et qu’il n’est donc pas possible d’anticiper :
« Le programme se décide au jour le jour. Il y a quelques guides touristiques qui traînent dans le fort, et le président écoute les conseils des gens du coin… »

        Lire aussi :
         

                Vacances présidentielles : dans l’intimité du fort de Brégançon



Emmanuel Macron lisant Le Routard avec son café et décidant du programme de l’après-midi avec son épouse : la simplicité, maître-mot des vacances de celui qui a souvent été surnommé « Jupiter ». Tel est en tout cas le message que souhaite faire passer l’Elysée pour ce deuxième été du quinquennat. Même le village tout proche de Bormes-les-Mimosas semble « trop touristique », le couple préférant « les rencontres simples, naturelles » dans les villages pittoresques et plus tranquilles de l’arrière-pays varois.
Alors, pour tuer le temps, les journalistes chevronnés racontent aux novices les invitations de François Mitterrand à venir l’écouter disserter sur la vie politique, ou l’époque chiraquienne où la fille du président, Claude, appelait pour prévenir des sorties en mer de son père.
« Tons taupe »
De leur côté, les baigneurs s’arrêtent devant le portail du fort, font quelques photos, puis partent poser leur serviette sur le sable. Un petit garçon tient le téléphone de sa mère, dans lequel il hurle : « Papa, papa, je suis à la maison du président ! » Quelques commentaires sur la piscine construite cette année à Brégançon, pour un coût annoncé de 34 000 euros, fusent. Le « président des riches », comme l’ont surnommé ses adversaires politiques, en prend parfois pour son grade. Un peu plus loin, Caroline, 10 ans, « fan » du président, dont elle a accroché le portrait dans sa chambre, fait la moue devant la grille fermée. La fillette reviendra demain avec ses parents, en espérant apercevoir son grand homme.

        Lire aussi :
         

                Août 1996, opération com au fort de Brégançon



A Bormes-les-Mimosas, on commence aussi à s’impatienter. La directrice de l’office du tourisme, Valérie Collet, a déjà accueilli Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande. « Comme on les a tous vus, ça serait sympa de le voir aussi », sourit-elle. Les vacanciers, eux, semblent moins intéressés. A l’office du tourisme, quelques questions, mais pas « la foule des années Chirac », assure la directrice. « A l’époque, on avait presque tout son emploi du temps. Aujourd’hui, c’est différent. Avec les réseaux sociaux, tout est analysé, épié… » 
Elle n’en veut pas pour autant au couple présidentiel. Le village a déjà récupéré le fort, ouvert au public toute l’année depuis François Hollande. Une aubaine pour le tourisme. Valérie Collet a déjà hâte de redémarrer les visites en septembre, « pour voir les modifications qu’aura pu faire Brigitte Macron ». Elle raconte que le mobilier a déjà été changé en juillet : « C’est beaucoup plus moderne, dans des tons taupe, très épuré. »
Florence, 53 ans, vend plus de magnets « France championne du monde » que « Fort de Brégançon »
Dans le centre du village, Ruben Courbin, un commerçant de 46 ans, pense business. La présence des Macron « est une très bonne nouvelle d’un point de vue marketing », assure l’homme d’affaires. « Après les incendies [1 600 hectares de forêts sont partis en une nuit, en juillet 2017] et les inondations, on va enfin pouvoir parler de notre région noblement. » Il excuse même le président de ne pas vouloir se rendre dans le village, bondé de touristes à cette saison :
« Il n’a peut-être pas envie de se retrouver dans une foule où il pourrait se faire harceler. Les gens en vacances sont trop détendus, ils se croient tout permis. »
Tous ne font pas la même analyse. Un peu plus loin dans les rues pavées de Bormes-les-Mimosas, Florence, 53 ans, vend plus de magnets « France championne du monde » que « Fort de Brégançon ». Assis sur un banc, en face de la boutique de souvenirs, la famille Delbove ne prête aucune attention non plus à ses illustres voisins. Le fils, Simon, adolescent, s’étonne même que des vacanciers fassent le pied de grue en bas du fort de Brégançon. « Ils sortent d’où, ces badauds ? Parce qu’avec la cote de popularité qu’Emmanuel Macron a en ce moment… »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-16">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Les faits se seraient déroulés vis-à-vis d’une employée du conseil départemental du Puy-de-Dôme, en 2016, lors d’une réunion de l’Unesco au palais des congrès d’Istanbul.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                

Le maire communiste de Firminy, Marc Petit, renvoyé en correctionnelle pour agression sexuelle

Les faits se seraient déroulés vis-à-vis d’une employée du conseil départemental du Puy-de-Dôme, en 2016, lors d’une réunion de l’Unesco au palais des congrès d’Istanbul.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 20h28
   





                        


Le maire communiste de Firminy (Loire), Marc Petit, comparaîtra devant le tribunal correction de Saint-Etienne le 24 janvier pour agression sexuelle, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de source judiciaire, vendredi 10 août.
Les faits se seraient déroulés avec une employée du conseil départemental du Puy-de-Dôme, en juillet 2016, lors d’une réunion de l’Unesco au Palais des congrès d’Istanbul. La plaignante, qui avait déposé plainte à son retour en France, accuse l’élu de l’avoir conduite dans un endroit isolé du centre de congrès « pour tenter de l’embrasser et lui caresser un sein », a déclaré à l’AFP son avocate, Anne Paccard. En retour, sa cliente l’aurait giflé.

        Lire aussi :
         

                #metoo : le vertige de la vie d’après pour les victimes d’agressions sexuelles



L’édile nie les accusations
En juin, lors d’une confrontation avec son accusatrice dans les locaux de la police judiciaire, le maire de l’agglomération stéphanoise, aujourd’hui âgé de 51 ans, avait nié l’agression.
Les deux protagonistes se trouvaient à Istanbul alors que l’Unesco examinait les candidatures au patrimoine mondial de la chaîne des puys d’Auvergne et de l’œuvre du Corbusier.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-17">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Deux plaintes ont été déposées contre le secrétaire général de l’Elysée par l’association Anticor, entre autres pour « corruption passive » et « trafic d’influence ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     
                                                

Tout comprendre à l’affaire Kohler, l’autre dossier qui menace l’Elysée

Deux plaintes ont été déposées contre le secrétaire général de l’Elysée par l’association Anticor, entre autres pour « corruption passive » et « trafic d’influence ».



Le Monde
 |    10.08.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 07h57
    |

                            Thibaut Faussabry, 
Samuel Laurent et 
Pierre Breteau








                        



   


C’est l’autre affaire – avec l’affaire Benalla – qui pèse sur la présidence Macron : le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, est accusé par l’association Anticor de ne pas avoir fait état de ses liens familiaux avec l’armateur MSC, dont il était devenu en 2016 directeur financier de la filiale croisières.
Quel est le fond de l’affaire ?
Alexis Kohler, alors qu’il était sous-directeur de l’Agence des participations de l’Etat (APE), a approuvé entre 2010 et 2012 des contrats entre Terminal Normandie MSC (TNMSC), une filiale du groupe de croisières MSC, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, et le Grand Port maritime du Havre (GPMH), alors qu’il siégeait au conseil de surveillance de ce dernier, d’après les documents révélés par Mediapart.
Le site d’information a diffusé le contenu de deux procès-verbaux du conseil de surveillance du GPMH en 2010 et 2011. On y apprend qu’Alexis Kohler y siégeait en tant que représentant de l’APE – une administration placée sous la tutelle du ministère des finances, qui incarne l’Etat en tant qu’actionnaire ou investisseur – aux côtés d’Edouard Philippe, maire du Havre.
Deux ans plus tard, en 2014, M. Kohler demande l’autorisation de quitter l’administration pour travailler chez MSC Croisières. La demande est refusée une première fois, mais sera acceptée deux ans plus tard, en 2016. Il devient alors directeur financier de l’entreprise, avant de rejoindre la campagne puis l’administration d’Emmanuel Macron.

MSC : un investisseur important en France
La Mediterranean Shipping Company (MSC) est une entreprise italienne de droit suisse, fondée dans la région napolitaine en 1970 par Rafaela et Gianluigi Aponte. Une structure familiale qui est devenue en moins de cinquante ans le numéro deux du transport maritime de marchandises. Sa flotte de 490 porte-conteneurs livre des cargaisons dans 500 ports à travers le monde. Le groupe opère également des croisières à travers la Méditerranée et les Caraïbes. Encore dirigé aujourd’hui par les époux Aponte, MSC emploie 70 000 personnes et génère 27 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Une des filiales du groupe, Terminal Investment Limited, exploite 34 terminaux portuaires dans 22 pays, dont la France, où elle contrôle deux terminaux au port du Havre. Surtout, le groupe est historiquement un client majeur pour les chantiers navals de Saint-Nazaire, pour lesquels l’armateur a récemment signé une commande de trois paquebots d’un montant de 3,4 milliards d’euros.


L’actuel bras droit d’Emmanuel Macron a affirmé en mai à Mediapart s’être systématiquement mis à l’écart des négociations quand des dossiers concernant MSC étaient traités afin d’éviter tout conflit d’intérêts. Cependant, les procès-verbaux mentionnent qu’il a participé aux délibérations concernant l’attribution de futurs contrats entre le grand port maritime du Havre et une filiale française du groupe MSC, et qu’il a voté « au moins une fois », selon Mediapart, « une disposition en faveur de MSC mettant en jeu de l’argent public ».
Pour quels chefs d’accusation M. Kohler est-il mis en cause ?
La plainte déposée fin mai par Anticor auprès du Parquet national financier retient la « prise illégale d’intérêts », le « trafic d’influence » et la « corruption passive ». De fait, et selon Mediapart, le lien familial a « été dissimulé par M. Alexis Kohler jusqu’à sa révélation » par le site d’information.
Une seconde plainte a été déposée mercredi 8 août pour « prise illégale d’intérêts » et s’appuie sur les comptes rendus publiés par Mediapart.

Lexique
Prise illégale d’intérêts
Défini à l’article 432-12 du code pénal, le délit de prise illégale d’intérêts est « le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public (…), de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l’acte, en tout ou partie, la charge d’assurer la surveillance, l’administration, la liquidation ou le paiement ».
Trafic d’influence
Le trafic d’influence est défini, à l’article 433-2, comme « le fait, par quiconque, de solliciter ou d’agréer (…) des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques, pour lui-même ou pour autrui, pour abuser ou avoir abusé de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d’une autorité ou d’une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable ». Ces deux délits sont passibles de cinq ans d’emprisonnement et de 500 000 euros d’amende.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-18">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ L’agriculteur de 38 ans avait été arrêté en gare de Cannes en compagnie de demandeurs d’asile le 23 juillet 2017.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     
                                                

Aide aux migrants : assouplissement du contrôle judiciaire de Cédric Herrou

L’agriculteur de 38 ans avait été arrêté en gare de Cannes en compagnie de demandeurs d’asile le 23 juillet 2017.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 19h05
   





                        



   


Le contrôle judiciaire du militant Cédric Herrou, devenu le symbole de l’aide aux migrants à la frontière franco-italienne, a été assoupli vendredi 10 août par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, selon son avocat. M. Herrou avait demandé la veille la levée de son contrôle judiciaire devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel, qui a siégé à huis clos.

        Lire aussi :
         

                Le « délit de solidarité » maintenu dans la loi immigration



De nouveau le droit de voyager
Selon son avocat, Bruno Rebstock, l’obligation de se présenter tous les quinze jours à la gendarmerie est maintenue. En revanche, « Cédric Herrou récupère son passeport, peut quitter le territoire national en informant le juge d’instruction et peut librement fréquenter les gares et parvis », a précisé Me Rebstock, saluant une décision « encourageante ».
L’agriculteur âgé de 38 ans peut également aller en Italie, pays situé à proximité de son domicile, mais « uniquement pour raisons professionnelles », a souligné son avocat.
« Je suis soulagé personnellement, ma vie sera plus simple et cela signifie aussi que l’on ne me considère pas comme un délinquant ou quelqu’un de dangereux », a réagi auprès de l’AFP Cédric Herrou. Tout en ajoutant :
« On criminalise les personnes qui aident les migrants alors que nous sommes de simples citoyens qui réagissent aux défaillances des Etats sur le sujet. »
Le principe de fraternité reconnu par le Conseil constitutionnel
Cette seconde demande de M. Herrou de levée de son contrôle judiciaire s’est appuyée, selon sa défense, sur la décision du Conseil constitutionnel du 6 juillet dernier selon laquelle une aide désintéressée au « séjour irrégulier » des étrangers ne saurait être passible de poursuites, au nom du principe de fraternité.
Le contrôle judiciaire de Cédric Herrou est en place depuis le 23 juillet 2017, quand il avait été arrêté en gare de Cannes avec des demandeurs d’asile. « C’est un moyen de bloquer mes actions en fait, d’entraver ma liberté et non pas seulement de la contrôler. C’est un moyen de punir les gens avant de les avoir jugés », avait-il dénoncé jeudi.
Il s’élève également contre la présence de « 40 gendarmes mobiles sur [sa] propriété vingt-quatre heures sur vingt-quatre ». « Il y a un constat d’huissier. Ils sont restés sur ma propriété un mois et demi et on va porter plainte », a-t-il dit.

        Lire aussi :
         

                La fraternité, au principe de l’aide aux migrants







                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-19">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Pour le politologue Stéphane Rozès, les députés les plus politisés comblent un vide en Macronie, dominée par la technocratie et la société civile.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Stéphane Rozès : « La jeune garde macroniste occupe un espace politique vacant »

Pour le politologue Stéphane Rozès, les députés les plus politisés comblent un vide en Macronie, dominée par la technocratie et la société civile.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 11h23
    |

            Sarah Belouezzane








                        



                                


                            
Le politologue Stéphane Rozès, enseignant à Sciences Po et à HEC, revient sur l’émergence d’une nouvelle génération de députés autour d’Emmanuel Macron.
Comment expliquez-vous l’émergence médiatique de certains députés, devenus en très peu de temps une jeune garde indispensable à la communication du président ?
Stéphane Rozès : Elle a comblé un vide, un angle mort dans la Macronie. Tout procède du président de la République, de sa relation verticale avec les Français. Emmanuel Macron a promis de remettre « en marche » la France, de « restaurer la souveraineté de la nation ». De son côté, le parti La République en marche cherche ses marques et son utilité. Et le gouvernement d’Edouard Philippe a un très faible espace politique. Le sommet de l’Etat est composé de jeunes techno-manageurs brillants et dévoués au président et à la « transformation » du pays. Ils sont dans la procédure et le contenu des réformes, mais peu dans la finalité de celles-ci. C’est Emmanuel Macron seul qui, au travers de ses interventions et discours, donne le sens politique. Comme dans une entreprise, chacun fonctionne en silo en Macronie. La politique ayant horreur du vide, surtout en période de crise, comme pendant l’affaire Benalla, seuls de jeunes députés un peu expérimentés s’expriment dans les médias.
Le nombre important de novices en Macronie peut-il expliquer cet état de fait ?
L’expérience politique est en effet très faible à l’Assemblée nationale. De nombreux députés sont issus de la société civile. Logiquement, quelques jeunes figures plus expérimentées politiquement, venant de la droite comme de la gauche, ou même du syndicalisme, ayant été « socialisées » après la chute du mur de Berlin et étant par conséquent moins idéologues, émergent. Cette jeune garde macroniste occupe un espace politique vacant au sein de la Macronie.
Ces jeunes députés ne cachent pas leurs ambitions....




                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-20">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Les jeunes députés qui formaient la « bande de Poitiers » émettent des doutes sur la gestion de l’affaire Benalla. Et rêvent d’en tirer les leçons.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 09/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


A l’Assemblée, l’avant-garde macroniste en quête de changement

Les jeunes députés qui formaient la « bande de Poitiers » émettent des doutes sur la gestion de l’affaire Benalla. Et rêvent d’en tirer les leçons.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 10h34
    |

            Sarah Belouezzane








                        



                                


                            

Les longs après-midi oisifs de l’été ont une vertu qui, en politique, s’apparente à un vice : ils laissent le temps de la réflexion. Construire et déconstruire des châteaux de sable, revoir en pensée le film de l’affaire Benalla, première véritable épreuve des jeunes loups de la Macronie… Les piliers de la majorité du groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale vont avoir le temps de s’adonner à cette activité. Surtout ceux qui, soudés à la ville comme au Palais-Bourbon, passent leurs vacances ensemble. Gabriel Attal et Guillaume Chiche vont ainsi pouvoir méditer sur cette drôle de séquence en Bretagne. Sacha Houlié aura, lui, largement le temps d’en discuter avec Pierre Person, son ancien colocataire, avec lequel il a prévu de passer quelques jours en août.
Ceux-là forment, avec quelques autres députés, comme Aurélien Taché, la jeune garde macroniste, ceux qu’on a souvent appelés « bande de Poitiers », en référence à la ville où certains d’entre eux ont fait leurs études et leurs premières armes politiques (à l’UNEF, mais aussi au Parti socialiste). Si le groupe s’est délité au gré des attributions de rapports et autres missions, il garde aujourd’hui une structure et une influence certaines. Ambitieux, rompus aux codes médiatiques, ces élus se sont ainsi relayés sur les plateaux de télévision pour porter la bonne parole et défendre le président pendant l’affaire Benalla.
De cette expérience au front, ils sont nombreux, malgré les dissensions, à tirer la même conclusion : un changement, au sommet de l’Etat, est nécessaire. « Il va falloir tirer les leçons de tout ce qui s’est passé et se demander si le dispositif politique pour protéger et défendre le président est optimal à tous les niveaux », affirme Aurélien Taché. Le député du Val-d’Oise regrette ainsi ce qu’il a perçu comme un « flottement » avant la prise de parole présidentielle. Car tous le disent : ils se sont sentis bien seuls lorsqu’il...




                        

                        

