<FILE-date="2018/08/14/19">

<article-nb="2018/08/14/19-1">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Le cycle de l’eau (7/10) : la fonte des glaciers, ressource considérable en eau douce, s’accélère de manière inquiétante à cause du réchauffement climatique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/08/14/19-2">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Le géant allemand, propriétaire du semencier américain depuis juin, a perdu 10 milliards de capitalisation boursière.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Bayer dans la tourmente après la condamnation de Monsanto

Le géant allemand, propriétaire du semencier américain depuis juin, a perdu 10 milliards de capitalisation boursière.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 16h30
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Après le verdict du tribunal, la sanction des marchés : Bayer, propriétaire de Monsanto depuis le mois de juin, a dévissé en Bourse, lundi 13 août. Le cours a perdu jusqu’à 13 %, avant de se reprendre en fin de journée. En quelques heures, le géant allemand a vu partir en fumée 10 milliards d’euros de capitalisation boursière, c’est-à-dire environ 16 % du prix de rachat du semencier américain (63 milliards de dollars, soit 55 milliards d’euros).
Cette dégringolade est la conséquence directe du jugement historique rendu vendredi 10 août par la justice américaine, qui a condamné Monsanto à verser 289,2 millions de dollars (254 millions d’euros) d’indemnités à Dewayne Johnson, un jardinier américain atteint d’un cancer qu’il attribue au glyphosate, herbicide phare de la firme.

        Lire aussi :
         

                Procès du glyphosate : Monsanto condamné, un jugement historique



Le scénario redouté par de nombreux observateurs a pris corps : Monsanto est devenu un risque sérieux pour Bayer. Le jugement est une première. Bien que le groupe américain ait interjeté appel de la décision, celle-ci pourrait faire jurisprudence aux Etats-Unis et représenter une menace financière non négligeable pour le nouveau propriétaire de Monsanto. Actuellement, des milliers de plaintes similaires sont en souffrance devant des tribunaux américains. Lundi dans la journée, plusieurs analystes ont abaissé massivement leur objectif de cours pour l’action Bayer.
C’est le cas de la banque allemande DZ Bank, qui a diminué son objectif de cours de 112 à 86 euros, à l’instar d’autres analystes d’établissements concurrents. « Il n’est pas certain que ce jugement soit confirmé et que les autres plaintes aboutissent. Mais nous voyons au moins le risque que Bayer doive payer plusieurs milliards d’euros de dommages et intérêts. A notre connaissance, il n’existe pas de cas similaire dans le secteur agricole », alerte ainsi Peter Spengler, chez DZ Bank. « Même si nous ne connaissons pas l’issue du jugement, les risques judiciaires pour Bayer en tant que société mère ont fondamentalement augmenté », estime pour sa part dans une note Bernhard Weiniger, chez Independent Research.
Efforts de communication
Interrogé, Bayer s’est refusé à commenter la perte essuyée en Bourse. Le groupe maintient que la décision du juge américain est en contradiction avec « le poids des preuves scientifiques, les décennies d’expérience en situation réelle et les conclusions des régulateurs autour du monde qui, toutes, confirment que le glyphosate est sûr et ne cause pas le lymphome non hodgkinien », a précisé un porte-parole, lundi. Le groupe mise sur le fait que le jugement sera cassé en appel.
Fait inédit, le groupe allemand cherche à tisser des contacts avec ses opposants issus de la société civile
Combien de temps le chimiste allemand pourra-t-il s’arc-bouter sur cette position face à une opposition de plus en plus forte au sein de la population et des pouvoirs publics ? Bayer multiplie depuis quelques mois les efforts de communication afin de rassurer sur les pratiques que le nouveau groupe a adoptées pour rompre avec les méthodes Monsanto. « Il y a des choses que nous faisons différemment », déclarait Werner Baumann, son PDG, dans un entretien au quotidien Handelsblatt,au mois de juin.

        Lire aussi :
         

                Monsanto : le procès américain « va avoir un impact » en Europe



Le groupe cherche à tisser des contacts avec ses opposants issus de la société civile. « Ils veulent le dialogue. C’est une démarche inédite de leur part », confirmait début juillet au Monde un responsable de la branche française d’une grande ONG de défense de l’environnement. De fait, si les sanctions boursières s’ajoutent au concert des critiques environnementalistes, l’étau va se resserrer autour du groupe allemand.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-3">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’œuvre installée dans la ville japonaise est critiquée : elle donnerait l’impression qu’il faut se protéger pour vivre à Fukushima depuis l’accident nucléaire.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Des habitants de Fukushima se plaignent d’une statue vêtue d’une combinaison antiradiation

L’œuvre installée dans la ville japonaise est critiquée : elle donnerait l’impression qu’il faut se protéger pour vivre à Fukushima depuis l’accident nucléaire.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 12h18
   





                        



   


Censé symboliser l’absence retrouvée de radioactivité à Fukushima, l’écran affichant « 000 » sur la statue géante installée le 3 août dans la ville japonaise, dévastée par un accident nucléaire en mars 2011, semble plutôt refléter la mauvaise note attribuée à l’œuvre de Kenji Yanobe par ses habitants.
Haut de six mètres et installé tout près de la gare de Fukushima, le personnage, nommé « Sun Child » – l’enfant du soleil – porte un casque dans une main, signifiant que l’air est désormais sain, et un soleil dans l’autre, symbole d’espoir.
L’artiste a dit avoir voulu transmettre un message positif, mais son œuvre, placée début août près de la gare, a reçu un accueil plus que mitigé. La municipalité affirme avoir reçu une poignée d’appels et de courriels se plaignant de l’œuvre, par ailleurs critiquée par de nombreux internautes sur Twitter.
« J’ai vu Sun Child [nom de la statue], elle fait vraiment froid dans le dos. Je pense qu’elle nous ridiculise tous ainsi que tout le travail que Fukushima a fait pour effacer sa mauvaise image », lance un utilisateur de Twitter.
« Etant donné la terrible réputation de Fukushima, je trouve que l’installation aurait dû être annulée », juge un autre internaute.
« Véhiculer l’espoir lumineux pour l’avenir »
Ces attaques ont poussé l’artiste à s’excuser, dans un courrier de trois pages rendu public le 10 août. « Mon intention était de véhiculer l’espoir lumineux pour l’avenir » en créant cet enfant aux grands yeux tournés vers le ciel, a écrit Kenji Yanobe.
Dans un communiqué, le maire de Fukushima, Hiroshi Kohata, a émis un avis similaire. « Je ressens dans cette statue l’espoir et la force pour vaincre l’adversité », dit-il.
Habitué à créer des personnages entre astronautes géants et jouets pour enfants, Kenji Yanobe a construit « Sun Child » en 2011, en réaction à l’accident nucléaire de Fukushima, et milite pour une société sans utilisation de l’énergie nucléaire. L’œuvre a été exposée dans de nombreux lieux au Japon et à l’étranger sans provoquer de telles réactions, avant d’être installée à Fukushima le 3 août.
L’une des critiques visant la statue provient du manque d’exactitude scientifique. Le personnage semble indiquer qu’il ne peut enlever son casque de protection que lorsque le niveau de radiation tombe à zéro, ce qui est faux : tout compteur geyser indique fréquemment des niveaux supérieurs à zéro dans des zones qui ne sont pas touchées par des catastrophes nucléaires.
L’accident de Fukushima, le pire depuis Tchernobyl en avril 1986, a entraîné l’évacuation de centaines de milliers d’habitants, dont de nombreux ne reviendront jamais. Sept ans après, les agriculteurs sont encore confrontés à la suspicion des consommateurs, même si leurs produits sont soumis à de stricts contrôles de radioactivité.

        Lire aussi :
         

                Souvenirs de Fukushima… à vendre






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-4">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les photos souvenirs des installations détruites par le séisme de 2011 servaient à communiquer sur l’avancée des travaux, selon la compagnie d’électricité japonaise. Une opération vivement critiquée sur les réseaux sociaux et dans la presse.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                
                                    

Souvenirs de Fukushima… à vendre


                      Les photos souvenirs des installations détruites par le séisme de 2011 servaient à communiquer sur l’avancée des travaux, selon la compagnie d’électricité japonaise. Une opération vivement critiquée sur les réseaux sociaux et dans la presse.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 07h45
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








   


L’initiative n’a pas duré bien longtemps. Certains visiteurs de la centrale nucléaire sinistrée de Fukushima seront peut-être déçus mais, confrontée à de vives critiques, la compagnie d’électricité de Tokyo (Tepco) a mis fin mercredi 8 août à la vente, commencée une semaine auparavant, d’un souvenir de la centrale. L’entreprise était très fière de proposer un lot de trois pochettes transparentes figurant des photos des quatre réacteurs détruits par le séisme et le tsunami de mars 2011 et du bus électrique assurant les navettes sur le site. Le tout pour la modique somme de 300 yens (environ 2,30 euros). Le set était en vente uniquement dans les deux supérettes de l’enseigne Lawson installées à Fukushima Daiichi.
« On peut se demander s’il est convenable de proposer un “souvenir” alors que ce désastre nucléaire reste sans précédent et oblige toujours des habitants à vivre en réfugiés ». Le quotidien « Kahoku Shimpo »
Tepco voulait ainsi répondre à une demande des sous-traitants venant travailler sur le site de la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl, en 1986, et qui souhaitaient conserver un souvenir de leur passage. « C’est aussi pour les familles et les amis des employés de la compagnie, expliquait Tepco, qui y voyait un moyen de transmettre par le bouche-à-oreille le message que des progrès ont été accomplis sur les réacteurs endommagés. »
Tout le monde n’a pas été convaincu. Les critiques ont rapidement fusé sur Twitter et dans la presse locale. « On peut se demander s’il est convenable de proposer un “souvenir” alors que ce désastre nucléaire reste sans précédent et oblige toujours des habitants à vivre en réfugiés », estimait, dans son édition du 1er août, le Kahoku Shimpo, quotidien de la région du Tohoku, où est établi le département de Fukushima. Tepco a finalement mis fin à cette vente en raison des nombreuses critiques qui lui ont été adressées.
Pour les 73 000 personnes évacuées depuis la catastrophe, 49 500 viennent des zones directement voisines de la centrale. Nombre d’entre elles n’ont toujours pas regagné leur domicile car leur maison se trouve au plus près du site, à Futaba ou à Okuma, communes encore soumises à une « interdiction d’accès sauf exception » car le débit de dose de rayonnements ionisants y dépasse 50 millisievert par an (en France, la limite d’exposition du public est de 1 mSv/an).
Un démantèlement sur quarante ans
Dans les zones où les ordres d’évacuation ont été levés, de nombreux habitants, essentiellement des familles avec enfants, ne veulent pas revenir. Ils ont refait leur vie ailleurs ou ne sont pas convaincus des affirmations des autorités selon lesquelles les niveaux de radiation ne représentent plus de danger. Sept ans et demi après la catastrophe, Tepco travaille toujours au démantèlement de la centrale, une opération qui devrait durer plus de quarante ans, en raison des difficultés rencontrées, notamment pour localiser et extraire le combustible fondu de trois des quatre réacteurs détruits. Le site lui-même reste à la merci d’une nouvelle catastrophe.

        Lire aussi :
         

                Sept ans après Fukushima, le Japon reprend le chemin du nucléaire



L’entreprise énergétique est la cible de différentes plaintes, dont celle d’un groupe de 15 700 habitants de Namie, ville côtière proche de la centrale évacuée au moment du drame, qui attend des dédommagements. Une action criminelle est également en cours. Le tout alors que l’avenir de Tepco reste incertain. Avant 2011, la compagnie était numéro quatre mondial de l’électricité, derrière le groupe public chinois State Grid, EDF et l’italien Enel. Aujourd’hui, elle accumule les pertes, après avoir déjà dépensé plus de 7 030 milliards de yens (près de 55 milliards d’euros) pour le démantèlement de la centrale de Fukushima. L’opération est financée grâce à des prêts accordés par une structure étatique, mais nul ne sait comment l’entreprise pourra rembourser.

        Lire aussi :
         

                Retours à Fukushima, sept ans après






<article-nb="2018/08/14/19-5">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Plusieurs femmes du village d’Ambakivao se sont rendues en Inde pour recevoir une formation sur la maintenance des systèmes photovoltaïques.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 13/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


A Madagascar, des grands-mères deviennent des « fées électricité »

Plusieurs femmes du village d’Ambakivao se sont rendues en Inde pour recevoir une formation sur la maintenance des systèmes photovoltaïques.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 09h28
    |

            Pierre Lepidi (à Ambakivao, Madagascar)








                        



                                


                            

Elle a apporté la lumière, et même beaucoup plus. « Grâce à mon diplôme de “femme ingénieure solaire”, il y a désormais de l’électricité dans mon village et il peut ainsi se développer économiquement, se félicite Yollande Randrianambinina. C’est une grande fierté pour moi et pour les habitants. »
Agée de 53 ans, cette femme de pêcheur d’Ambakivao, un village de la côte occidentale de Madagascar composé d’environ 200 foyers, a été formée en Inde pendant six mois avec trois amies, grands-mères comme elle. Depuis qu’elles sont rentrées en mars 2017 dans leur hameau implanté près de l’embouchure du fleuve Tsiribihina, les expertes assurent la maintenance des systèmes solaires photovoltaïques. Dans une maison communautaire, qui fut le premier bâtiment électrifié du village, Yollande teste aujourd’hui un banc de batterie pendant que Hanitra Andrianasolo, 38 ans, resserre les vis d’un panneau solaire.
Tout a commencé en 2016 lors d’une réunion organisée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) où, au terme d’une discussion avec les villageois, la lumière est arrivée en tête des besoins les plus criants. Ambakivao n’était pas un cas particulier sur la Grande Ile puisque 84 % de la population n’a pas accès à l’électricité, et même 95 % en milieu rural.
Un « engagement fort »
En tant que village isolé et très difficile d’accès, le village de Yollande n’avait quasiment aucune chance d’être sélectionné parmi les programmes gouvernementaux de l’Agence de développement de l’électrification rurale.
« Il a été choisi parce qu’il y a une bonne cohésion entre les habitants et que nous avons senti un engagement fort autour du projet, assure Prisca Zandry, organisatrice au niveau social du WWF dans la région du Manambolo-Tsiribihina. Les mamies, quant à elles, ont été sélectionnées selon différents critères, comme le fait de ne pas être l’épouse d’une personnalité du village ou de ne pas avoir d’enfants à allaiter. Motivées...




                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-6">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Le gouvernement a annoncé des mécanismes pour favoriser le recyclage du plastique. Un enjeu de taille.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Consommation, recyclage, rejets en mer… les chiffres à connaître sur la pollution au plastique

Le gouvernement a annoncé des mécanismes pour favoriser le recyclage du plastique. Un enjeu de taille.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 20h28
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 10h34
    |

                            Romain Imbach, 
                            Audrey Delaporte, 
                            Audrey Lagadec et 
Marianne Boyer








                        


En France, l’achat de produits à base de plastique non issu du recyclage sera pénalisé dès l’an prochain. La secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, l’a annoncé dimanche 12 août, à travers un « système de bonus-malus » devant être mise en place d’ici 2019, pouvant aller « jusqu’à 10 % du prix des produits ». « Demain, quand il y aura le choix entre deux bouteilles, l’une fabriquée en plastique recyclé et l’autre non, la première sera moins chère », a développé la ministre. Ceci alors que la France est l’un des pires élèves en Europe en ce qui concerne le recyclage des emballages plastiques.

   





                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-7">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – D’après un rapport de l’organisation Plastics Europe, le taux de recyclage des emballages plastique en France était de 26,2 % en 2016 contre 40,8 % en moyenne dans l’Union européenne.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

La France : mauvaise élève du recyclage des emballages plastique

EN UN GRAPHIQUE – D’après un rapport de l’organisation Plastics Europe, le taux de recyclage des emballages plastique en France était de 26,2 % en 2016 contre 40,8 % en moyenne dans l’Union européenne.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 20h23
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 20h55
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


En France, un peu plus d’un quart des déchets d’emballages plastique ont été recyclés en 2016. C’est ce qui ressort du rapport annuel de l’organisation Plastics Europe qui représente les producteurs européens de matières plastiques. Sur les 30 pays (Union européenne, Norvège et Suisse) étudiés, la France figure au 29e rang avec un taux de recyclage des emballages plastiques de 26,2 %. C’est juste au-dessus du taux requis (22,5 %) par la directive (n° 94/62/CE) européenne relative aux emballages.
Surtout, la France se situe bien en dessous de la moyenne de l’Union européenne, qui s’élève à 40,8 %. Les meilleurs élèves sont l’Allemagne (50,1 %) et la République tchèque (51,2 %), seuls pays à posséder un taux de recyclage des emballages plastiques au-dessus de 50 %.


	#container_15341643581{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15341643581{
		height:650px;
	}
	#container_15341643581 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15341643581 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15341643581.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15341643581.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15341643581 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



La France avant-dernier pays au sein de l'Union européenne
Taux de recyclage des déchets d'emballages plastiques en 2016 dans l'Union européenne (28 pays), la Suisse et la Norvège.

Source : PlasticsEurope



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15341643581",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:"",
		plotLines: [{
			color: "#ff3232",
			width: "",
			value: 40.8 ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ff3232",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["République Tchèque","Allemagne","Pays-Bas","Suède","Irlande","Espagne","Royaume-Uni","Estonie","Slovaquie","Slovénie","Belgique","Norvège","Portugal","Lettonie","Italie","Pologne","Luxembourg","Lituanie","Chypre","Suisse","Autriche","Bulgarie","Danemark","Roumanie","Croatie","Hongrie","Malte","Grèce","France","Finlande"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ff3232",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ff3232",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Taux de recyclage des déchets d'emballages plastiques en 2016",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        51.2
      ],
      [
        "",
        50.1
      ],
      [
        "",
        49.2
      ],
      [
        "",
        48.7
      ],
      [
        "",
        47.8
      ],
      [
        "",
        45.4
      ],
      [
        "",
        44.8
      ],
      [
        "",
        44.4
      ],
      [
        "",
        44.4
      ],
      [
        "",
        43.1
      ],
      [
        "",
        42.9
      ],
      [
        "",
        42.4
      ],
      [
        "",
        42
      ],
      [
        "",
        41.5
      ],
      [
        "",
        41
      ],
      [
        "",
        38.5
      ],
      [
        "",
        38.2
      ],
      [
        "",
        36
      ],
      [
        "",
        35.4
      ],
      [
        "",
        33.5
      ],
      [
        "",
        33.2
      ],
      [
        "",
        32.5
      ],
      [
        "",
        32.3
      ],
      [
        "",
        31.3
      ],
      [
        "",
        29
      ],
      [
        "",
        28.5
      ],
      [
        "",
        27.5
      ],
      [
        "",
        27.2
      ],
      {
        color:"#ff3232",
        y:26.2
      },
      [
        "",
        26
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: "",
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Toujours selon Plastics Europe, la production mondiale de plastique a augmenté de 40 % en onze ans : « Entre 2006 et 2017, elle est passée de 245 millions de tonnes à 348 millions de tonnes. » En France, l’industrie du plastique « compte 3 725 entreprises sur le sol français, elle emploie 108 280 personnes pour un chiffre d’affaires total de 33,3 milliards d’euros ». 


	#container_15341617044{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15341617044{
		height:500px;
	}
	#container_15341617044 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15341617044 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15341617044.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15341617044.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15341617044 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Une progression très faible en France depuis 2009
Evolution du taux de recyclage des déchets d'emballages plastiques en France et en moyenne dans l'Union européenne entre 2005 et 2015.

Source : Eurostat



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15341617044",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "line",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} %",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ff3232",
			width: 2,
			value: 22.5 ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"Objectif fixé par l'UE",
				align: "right",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ff3232",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2005","2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ff3232",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ff3232",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "France ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        21.1
      ],
      [
        "",
        22.5
      ],
      [
        "",
        25
      ],
      [
        "",
        23.7
      ],
      [
        "",
        23.3
      ],
      [
        "",
        25.1
      ],
      [
        "",
        25.6
      ],
      [
        "",
        25.2
      ],
      [
        "",
        25.5
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Union européenne",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        24.7
      ],
      [
        "",
        26.9
      ],
      [
        "",
        28
      ],
      [
        "",
        30.3
      ],
      [
        "",
        32.2
      ],
      [
        "",
        33.2
      ],
      [
        "",
        34.3
      ],
      [
        "",
        35.5
      ],
      [
        "",
        37.2
      ],
      [
        "",
        39.5
      ],
      [
        "",
        40.3
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, la secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson, a annoncé la volonté du gouvernement de mettre en place à partir de 2019 un système de « bonus-malus » pour les consommateurs dans le but de généraliser le recyclage du plastique. Une promesse de campagne d’Emmanuel Macron mentionnait une volonté d’arriver en 2025 à 100 % de recyclage des plastiques en France.

        Lire aussi :
         

                Depuis 1950, l’homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-8">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Une étude montre que la pêche illégale et la déforestation en Amazonie sont associées à des pays aux systèmes financiers opaques.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Une étude montre les liens entre paradis fiscaux et dégradation environnementale

Une étude montre que la pêche illégale et la déforestation en Amazonie sont associées à des pays aux systèmes financiers opaques.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 19h17
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 11h12
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            
Les « Panama Papers » et autres « Paradise Papers » – ces fuites de documents confidentiels qui, passés au crible par le Consortium international des journalistes d’investigation, ont, en 2016 et 2017, braqué les projecteurs sur le système tentaculaire des sociétés offshore et des paradis fiscaux – ont surtout été analysés sous l’angle économique, politique ou social. Mais leurs possibles implications environnementales sont restées dans l’ombre. C’est sur ce volet qu’une étude, publiée lundi 13 août dans la revue Nature Ecology & Evolution, apporte un éclairage inédit.
Ce travail a été mené par des chercheurs de l’université de Stockholm (Suède), de l’Académie royale des sciences de Suède et de l’université d’Amsterdam (Pays-Bas), sous la direction de Victor Galaz, directeur adjoint du Stockholm Resilience Centre. Ils se sont intéressés à des activités économiques prédatrices de ressources naturelles. D’une part, la pêche industrielle qui, à l’échelle mondiale, épuise les stocks de poissons - dont ils ont ciblé le volet illégal -. D’autre part, les filières du soja et de la viande de bœuf qui, au Brésil, contribuent massivement à la déforestation de l’Amazonie.

En consultant les données les plus récentes, datant de septembre 2017, de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol), ainsi que les registres d’organismes régionaux, ils ont établi que sur 209 navires impliqués dans des activités de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (« illegal, unreported and unregulated fishing »), 70 % étaient enregistrés, ou l’avaient été, dans un pays répertorié comme un paradis fiscal. En tête de liste arrivent le Belize et la République du Panama, suivis de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, du Costa Rica, des Seychelles et de la Dominique.
Le nombre de bateaux concernés – 146 – peut paraître faible. Mais il reste vraisemblable que le gros de la pêche illégale échappe à la surveillance d’Interpol et que le chiffre...




                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-9">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Les expériences passées et les messages de prévention ont permis de limiter la suractivité des services hospitaliers pendant les fortes chaleurs de fin juillet et début août.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Canicule : pas de saturation des urgences

Les expériences passées et les messages de prévention ont permis de limiter la suractivité des services hospitaliers pendant les fortes chaleurs de fin juillet et début août.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 17h44
   





                        



   


Quinze ans après la canicule de 2003, qui a marqué les esprits par la surmortalité qu’elle a entraînée, l’épisode de forte chaleur ayant touché la France jusqu’au mercredi 8 août n’a cette fois pas accru outre mesure l’activité des urgences, selon les représentants urgentistes.
« Les campagnes de prévention qui ont été bâties au cours des quinze dernières années donnent de bons résultats, la population a compris les risques de la chaleur », a observé pour l’AFP Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France, qui avait alerté début août sur le risque de saturation des hôpitaux.
« La méconnaissance du phénomène [caniculaire] n’existe plus en 2018, (…) les spots télévisés le rappellent à tout le monde », a ajouté Pierre Carli, chef de service au SAMU de Paris, en soulignant la « solidarité » pendant cette période de fortes chaleurs.
« On a eu des appels de gens nous signalant des personnes qui n’étaient pas bien chez elles, ce qui évite que ces gens-là ensuite soient malades. Des appels 100 % chaleur, c’est-à-dire quelqu’un qui n’est pas du tout malade et qui fait un coup de chaleur, on n’en a pas vu à Paris », a-t-il précisé.
Urgences malgré tout en surchauffe
Du côté des urgences, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a signalé dans un communiqué jeudi que, dans une période de sept jours jusqu’au mercredi 8 août, le nombre de passages avait augmenté de 10,1 % pour les personnes âgées par rapport aux mêmes dates en 2017 dans 13 services sur 17 en Ile-de-France.
La ministre de la santé, Agnès Buzyn avait, elle, noté le 8 août « une petite suractivité » pendant les vagues de chaleur, avec en moyenne « entre 3 % et 6 % des passages qui étaient réellement en lien avec la canicule ».

        Lire aussi :
         

                Canicule : un risque de saturation des urgences ?



Mais globalement, selon François Braun, « l’effet des pathologies directement liées à la chaleur sur l’activité des urgences est très faible ». « La période s’est mal passée, mais pas à cause de la canicule. L’activité des urgences continue d’augmenter dans des services qui sont maintenant au bout de leurs limites en termes de volume d’activité, c’est lié aux fermetures de lits en période estivale et au manque d’effectifs », a-t-il expliqué.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-10">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ La femelle « J35 » a porté le cadavre de son petit sur des centaines de kilomètres, pendant dix-sept jours, refusant de le laisser. Depuis trois ans, il n’y a eu aucune naissance viable au sein des orques résidentes du Sud.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Une orque pousse son bébé mort et alerte sur l’inquiétant déclin de l’espèce dans le Pacifique

La femelle « J35 » a porté le cadavre de son petit sur des centaines de kilomètres, pendant dix-sept jours, refusant de le laisser. Depuis trois ans, il n’y a eu aucune naissance viable au sein des orques résidentes du Sud.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 06h27
   





                        



   


C’est une bien triste histoire qui se termine dans l’océan Pacifique, entre l’Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis) et la ville de Vancouver (Colombie-Britannique), au Canada.
Après avoir poussé pendant dix-sept jours le cadavre de son petit mort juste après sa naissance, l’orque « J35 », aussi appelée Tahlequah, a retrouvé son groupe et une activité normale, selon le Center for Whale Research (CWR). Elle a « vigoureusement chassé des saumons avec ses congénères » et son comportement est « remarquablement vif », a fait savoir l’organisme au cours du week-end.
Le comportement de cette mère orque avait été signalé par le centre de recherche le 26 juillet, deux jours après la naissance, puis la mort, seulement une demi-heure après, du petit. Poussant le corps de son nez, le tenant à la surface sur sa tête, J35 a parcouru des centaines de kilomètres, accompagnée par des femelles de son groupe. Jusqu’à ce qu’elle laisse, finalement, couler le cadavre.
Disparition des saumons royaux
Si ce comportement n’est pas exceptionnel chez cette espèce, il ne dure en général qu’un ou deux jours. Mais la tragédie est surtout collective : cela fait trois ans que les orques de la mer des Salish n’ont pas donné naissance à un petit viable. Dans les vingt dernières années, 75 % des grossesses des femelles orques de cette région ont échoué. Quarante sont nées pendant cette période, et 72 sont mortes, portant le nombre de ces cétacés, appelés orques résidentes du Sud, à 75 seulement.
Les orques peuvent vivre longtemps, plus d’une centaine d’années, mais leur période de reproduction est limitée. Si elles ne se reproduisent pas, leur groupe perdra des membres petit à petit, jusqu’à leur disparition.
Le CWR explique principalement le déclin de cette espèce par la diminution du nombre de saumons royaux, qui constituent la principale nourriture des orques. Cette espèce de saumons est elle-même classée « en danger » par l’Union internationale pour la conservation de la nature, en raison de la pêche et de la pollution.

        Lire aussi :
         

                Les zones marines sauvages ont pratiquement disparu



L’immense chagrin, un « bon point de départ »
« La surpêche et la destruction de leur habitat ont fait [de cette espèce de saumon] un poisson non seulement rare mais contaminé par n’importe quoi, du retardateur de flamme au plomb en passant par le Prozac et la cocaïne », précise Susan Casey, auteure américaine de plusieurs livres sur l’océan, dans une tribune publiée par le New York Times et titrée « L’orque, son bébé mort et nous ».
Dans un rapport, la Société américaine de pêche a affirmé que des « changements majeurs », politiques et sociétaux, devraient avoir lieu pour que les saumons royaux puissent survivre jusqu’à la fin du siècle. Les mêmes changements, sans doute, qui pourraient sauver les orques résidentes du Sud et leur permettre de se reproduire.
« L’immense chagrin pour Tahlequah est un bon point de départ, écrit aussi Susan Casey. D’une certaine façon, c’est la partie facile. Ce qui est plus difficile, c’est de transformer notre chagrin pour cette mère en un élan pour résoudre les problèmes affligeant la population en extinction des orques résidentes du Sud ».

        Lire aussi :
         

                La biodiversité déjà bouleversée par le réchauffement






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-11">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le cycle de l’eau (6/10) : en s’évaporant, se transformant en nuages et retombant sous forme de pluie ou de neige, l’eau ne cesse de se déplacer à la surface de la Terre.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ 
<article-nb="2018/08/14/19-12">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Aucun consensus politique ne se dégage pour que le pays, l’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre par habitant, adopte un mix moins polluant.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’Australie reste sans projet énergétique ambitieux

Aucun consensus politique ne se dégage pour que le pays, l’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre par habitant, adopte un mix moins polluant.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 15h32
    |

                            Isabelle Dellerba (Sydney, correspondance)








                        



                                


                            

Combien de temps faudra-t-il encore à l’Australie, l’un des premiers pollueurs de la planète par habitant, pour se doter d’une politique énergétique ? Les Etats et territoires de l’île-continent devaient se prononcer sur le National Energy Guaranty (NEG), le plan énergie proposé en octobre 2017 par le gouvernement conservateur ; mais vendredi 10 août, après plusieurs mois de débats, ils ont différé leur décision, faute de consensus sur une politique qui ne peut être approuvée qu’à l’unanimité. C’est le dernier épisode de la guerre des tranchées à laquelle se livrent, depuis plus d’une décennie, les élus de ce grand pays charbonnier sur les questions climatiques.
Présenté comme une « réforme nationale historique », le NEG vise à poursuivre la transition énergétique de l’Australie vers un mix moins carboné – actuellement, près de deux tiers de la production électrique repose sur des centrales à charbon dont la plupart sont vieillissantes –, mais sans renoncer au rôle primordial des énergies fossiles.
Le plan prévoit que les fournisseurs devront continuer à proposer un certain pourcentage d’électricité émanant de sources comme le charbon et le gaz, pour « garantir la fiabilité du réseau et faire baisser les factures d’électricité », tout en privilégiant un mix plus vert. A charge pour eux de trouver la meilleure formule, car ils devront réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 26 à 28 % d’ici à 2030, par rapport à leur niveau de 2005. L’Australie s’y est engagée en 2015.
Parlementaires climatosceptiques
« Pour la première fois en une décennie, il existe une proposition de responsables politiques qui met au centre du débat les questions de la fiabilité et du coût, tout en imposant une réduction des émissions afin de respecter nos engagements internationaux », s’est félicité, lundi 6 août, Jennifer Westacott, directrice exécutive du Business Council of Australia, une association qui représente les...




                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-13">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Editorial. La justice californienne a condamné, le 10 août, le groupe américain d’agrochimie à verser des indemnités au jardinier Dewayne Johnson, atteint d’un cancer qu’il attribue à l’herbicide Roundup.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Monsanto, un jugement salutaire

Editorial. La justice californienne a condamné, le 10 août, le groupe américain d’agrochimie à verser des indemnités au jardinier Dewayne Johnson, atteint d’un cancer qu’il attribue à l’herbicide Roundup.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 14h16
   





                        



   


Editorial du « Monde ». La justice est passée. Le 10 août, à San Francisco, Monsanto a perdu son procès devant un tribunal de l’Etat de Californie. La firme américaine a été condamnée à verser près de 290 millions de dollars (254 millions d’euros) d’indemnités à Dewayne « Lee » Johnson, un jardinier atteint d’un cancer qu’il attribue au glyphosate, la substance active du Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde. Ce jugement, le premier à associer exposition au glyphosate et cancer, est historique. Il pèsera à l’évidence sur la prochaine réévaluation de la substance en Europe, prévue pour 2022.

        Lire aussi :
         

                Procès du glyphosate : Monsanto condamné, un jugement historique



Les tribunaux ne disent certes pas la science, mais en l’espèce ce sont les documents internes de la firme, les fameux « Monsanto Papers » et leurs lourds aveux, qui ont emporté la décision des jurés. Oui, disent les jurés dans leur jugement, le produit phare de Monsanto est dangereux. Et oui, ajoutent-ils, le géant de l’agrochimie connaissait les risques, « à la lumière des connaissances scientifiques disponibles ». Le groupe allemand Bayer, propriétaire de la firme américaine depuis le 7 juin – acquise pour 63 milliards de dollars – conteste avec vigueur la décision. « Le glyphosate est sûr et non cancérogène », a-t-elle répété.
Des milliers d’autres plaignants
La firme a bien entendu annoncé son intention de faire appel. Mais des milliers d’autres plaignants poursuivent le géant agrochimique. Un autre procès, devant une juridiction fédérale celui-ci, rassemble plus de 350 plaignants et le juge chargé de l’affaire a donné son feu vert aux poursuites, le 10 juillet, estimant que les experts entendus avaient fourni des éléments de preuve suffisants « pour qu’un jury raisonnable puisse conclure que le glyphosate peut causer un lymphome non hodgkinien à des doses d’exposition rencontrées chez les humains ». En Europe et en France, où deux actions sont en cours contre la firme, le jugement californien pourrait faire des émules et mettre plus encore le glyphosate en difficulté.
A la différence des Etats-Unis, où l’affaire n’a guère mobilisé les médias, elle a suscité sur le Vieux Continent une avalanche de réactions. A peu près toutes hostiles au géant agrochimique, la palme de la virulence revenant au ministre français de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, qui a qualifié la société d’« ignoble » dans un entretien à Libération et a appelé à mener la « guerre contre les pesticides »…

        Lire aussi :
         

                Monsanto : le procès américain « va avoir un impact » en Europe



La force de ces propos est un cache-misère, qui signale surtout l’impuissance des pouvoirs publics sur ce dossier. Le glyphosate n’est pas le pire des poisons, comme on l’affirme souvent, et de nombreux autres pesticides sont bien plus problématiques. Mais il est le plus utilisé au monde, il est omniprésent et est devenu, en deux décennies, la pierre angulaire d’une agriculture productiviste qui demeure – malgré des dégâts toujours plus visibles et toujours mieux documentés – largement intouchable. La puissance de ses lobbys mine la confiance et abîme la démocratie.
Bien sûr, Emmanuel Macron en personne a annoncé que la France se passerait de l’herbicide en 2021 « dans ses principaux usages »… Mais, sans préjuger de la volonté présidentielle, il faudra juger sur pièces, d’autant que l’engagement n’a pas été inscrit dans la loi. Souvenons-nous du Grenelle de l’environnement. C’était il y a dix ans. Une réduction de 50 % du recours aux pesticides avait été promise en une décennie. Une décennie a passé : l’usage des phytos n’a pas chuté. Il a crû de plus de 20 %.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-14">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ L’eurodéputé Eric Andrieu, qui préside la commission d’enquête sur l’évaluation des pesticides dans l’UE, pointe les lacunes en la matière.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Monsanto : le procès américain « va avoir un impact » en Europe

L’eurodéputé Eric Andrieu, qui préside la commission d’enquête sur l’évaluation des pesticides dans l’UE, pointe les lacunes en la matière.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 08h44
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Un tribunal californien a condamné, vendredi 10 août, la société Monsanto, désormais propriété du groupe allemand Bayer, à verser un dédommagement de 289,2 millions de dollars (248 millions d’euros) à un jardinier frappé par un cancer du système lymphatique qu’il attribue à son exposition à des herbicides à base de glyphosate.
Ce jugement a été marqué par les « Monsanto Papers », ces documents internes de la société que la justice américaine a commencé à rendre publics dès le printemps 2017. En Europe où, au contraire du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), les agences réglementaires ne considèrent pas le glyphosate comme cancérogène, l’exploitation de ces documents par la presse a conduit le Parlement européen à former, en février, une commission d’enquête spéciale sur les processus d’évaluation des pesticides.
Pour son président, l’eurodéputé Eric Andrieu (Alliance progressiste des socialistes et démocrates), le jugement californien met en lumière les carences de l’Union européenne dans l’application du principe de précaution.
Quel principal enseignement tirez-vous du jugement prononcé par la justice californienne ?
Eric Andrieu : Cela illustre, d’abord, le peu de responsabilité du Conseil européen, qui en novembre 2017 a réautorisé le glyphosate pour une durée de cinq ans – décision qui souligne une incapacité à appliquer le principe de précaution, pourtant inscrit dans le droit européen. Aujourd’hui, on voit beaucoup de déclarations fortes du ministre de l’environnement, Nicolas Hulot, mais il faut rappeler que la France n’a pas fait grand-chose, au niveau européen, pour éviter la réautorisation du glyphosate : il aurait, par exemple, été possible d’attaquer la décision du Conseil européen devant la Cour de justice de l’Union pour non-application du principe de précaution.
On voit que la justice californienne va bien plus loin que la simple présomption d’un lien entre...




                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-15">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ A l’instar des antipesticides, le ministre de la transition écologique et solidaire s’est réjoui du jugement américain contre la firme du groupe allemand Bayer.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Procès Monsanto : « la fin de l’arrogance » selon Nicolas Hulot

A l’instar des antipesticides, le ministre de la transition écologique et solidaire s’est réjoui du jugement américain contre la firme du groupe allemand Bayer.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 11h47
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


A l’avenir, « n’attendons pas la démonstration du pire pour agir », car alors « les poisons auront fait leurs effets et leurs victimes seront excessivement nombreuses ». Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a été l’un des premiers à réagir à la condamnation de Monsanto, vendredi 10 août, par la justice californienne. Sur BFM-TV, il a appelé dès le lendemain, à « appliquer enfin le principe de précaution », en fustigeant la firme américaine, aujourd’hui dans le giron du groupe allemand Bayer.

        Lire aussi :
         

                Monsanto : le procès américain « va avoir un impact » en Europe



Dimanche 12 août, dans une interview à Libération, M. Hulot se montre encore plus virulent. « C’est le début de la fin de l’arrogance, de la suffisance de ce couple maudit Monsanto-Bayer. Cette décision confirme ce que de nombreux lanceurs d’alerte ont dit depuis tant d’années sur la dangerosité du glyphosate », déclare-t-il. Et d’ajouter : « C’est une décision de justice très argumentée, qui est providentielle, car elle rend enfin visible ce que certains s’obstinaient à ignorer depuis trop longtemps : le fait que l’objectif dissimulé de Monsanto, sa stratégie ignoble, est de mettre en coupe réglée les ressources alimentaires de la planète. »
Interdit en France en 2021
Le ministre salue un jugement qui « vient corriger l’indifférence des politiques vis-à-vis de cette firme, qui dure depuis des décennies ». Il n’a pas précisé si sa remarque visait les membres du gouvernement, qui, eux, ne se sont pas exprimés. A ce stade, pourtant, M. Hulot ne prévoit pas d’accélérer la sortie du glyphosate en France. Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, s’est engagé à ce que l’herbicide, classé comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, soit interdit en France en 2021 pour ses principaux usages, et complètement d’ici cinq ans. Mais le gouvernement a refusé que cette interdiction soit inscrite dans le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation.

        Lire aussi :
         

                Glyphosate : Hulot appelle à mener une « guerre » contre les pesticides



Si l’affaire ne suscite que peu de commentaires aux Etats-Unis, où elle n’est guère reprise dans les médias, elle donne lieu en revanche à beaucoup de réactions dans l’Hexagone, surtout dans le camp des antipesticides. L’association Générations futures se félicite d’« une décision historique qui reconnaît le caractère cancérogène de ces produits à base de glyphosate et la responsabilité de Monsanto dans le fait de les avoir mis sur le marché sans en avertir le consommateur ». Pour son directeur, François Veillerette, cette condamnation « souligne l’urgence de retirer les pesticides à base de glyphosate du marché, ce que nous appelons le gouvernement français à faire au plus vite ».
Même satisfaction du côté de la Confédération paysanne. « Ce jugement, c’est une nouvelle fois la preuve que les pesticides sont dangereux pour la santé, des utilisateurs en premier lieu – et donc des paysans et des paysannes – et puis, par ricochet, aussi de ceux qui consomment les produits, estime son porte-parole, Laurent Pinatel. Il faut absolument se donner les moyens de sortir des pesticides, de cette dépendance. »

        Lire aussi :
         

                Procès du glyphosate : Monsanto condamné, un jugement historique



« Notre première réaction, c’est de dire “enfin et heureusement”, parce qu’avec tous les éléments à charge contre Monsanto, il aurait été absolument incompréhensible qu’il ne soit pas condamné », indique pour sa part Suzanne Dalle, de Greenpeace France. « La justice agit là où le gouvernement n’est pas présent. » 
Le revers subi par Monsanto devant la justice américaine, en première instance, n’a toutefois pas empêché le groupe chimique et pharmaceutique Bayer de réaffirmer l’innocuité de l’herbicide incriminé. « Sur la base de preuves scientifiques, d’évaluations réglementaires à l’échelle mondiale et de décennies d’expérience pratique d’utilisation, Bayer estime que le glyphosate est sûr et non cancérogène », a déclaré, samedi, un porte-parole du géant allemand. Le groupe a déjà annoncé son intention de faire appel de la condamnation de Monsanto (une amende 248 millions d’euros).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-16">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Les scandales sanitaires, les émissions télévisées sur l’agroalimentaire, les études médicales et le courant végan contribuent à cette évolution.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Quand les consommateurs veulent concilier alimentation et santé

Les scandales sanitaires, les émissions télévisées sur l’agroalimentaire, les études médicales et le courant végan contribuent à cette évolution.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 10h51
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

« Dans l’alimentaire, le match végétal/animal ne fait que commencer. » Le titre d’une étude publiée en juillet par la société Xerfi donne le ton. Selon elle, le marché mondial des protéines végétales, en croissance annuelle moyenne de 5,5 %, frôlera la barre des 11 milliards d’euros en 2020. Un signe, parmi d’autres, des changements d’habitudes alimentaires des consommateurs.
La santé est désormais en tête des préoccupations quand chacun remplit son cabas ou compose son repas. Les scandales sanitaires, les émissions de télévision dévoilant les coulisses de l’industrie agroalimentaire de même que les études médicales faisant le lien entre la composition de l’assiette et des pathologies comme l’obésité, le diabète ou le cancer ont servi d’électrochoc dans la population. Ainsi le scandale Lactalis, avec ses laits infantiles contaminés à la salmonelle, a mis en exergue les limites de la politique d’autocontrôle des entreprises et les aléas des rappels de produits en magasin. Quant aux enquêtes démontrant la présence de nitrite dans la charcuterie ou jetant un regard cru sur l’élevage intensif de saumon en Norvège, elles ont, un temps, limité les achats de ces produits.

A ces préoccupations sanitaires viennent s’ajouter les coups de boutoir des associations vegan. Désireuses de bannir tout produit d’origine animale du menu, elles multiplient les videos chocs d’abattoirs ou d’animaux en batterie. Voire, en période de canicule, stigmatisent les élevages pour leur consommation d’eau. Oubliant au passage, que l’un des substituts, l’amande, venant essentiellement de Californie, est plus que gourmande en eau. Des discours qui résonnent tout particulièrement aux oreilles des millennials, ces jeunes de 18 à 35 ans.

Climat de défiance
Résultat, même si les vegan sont encore une minorité, le flexitarisme, qui consiste à réduire sa consommation de protéines animales, progresse. De même, que la chasse au gluten, au lactose, à l’huile...




                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-17">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Les autorités ne prévoient pas de circonscrire totalement le feu « Mendocino Complex », en Californie, avant trois semaines.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 12/08/2018
Découvrir l’application


                        

Aux Etats-Unis, plus de cent incendies mobilisent 30 000 pompiers

Les autorités ne prévoient pas de circonscrire totalement le feu « Mendocino Complex », en Californie, avant trois semaines.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 00h56
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 08h33
   





                        



   


Six nouveaux incendies de grande ampleur se sont déclarés aux Etats-Unis, portant à plus de 100 le nombre de brasiers actifs dans le pays, ont annoncé les autorités durant le week-end des 11 et 12 août.
Plus de 30 000 pompiers luttent contre les feux qui ont ravagé près de 650 000 hectares, de l’Etat de Washington au Nouveau-Mexique en passant par la Californie, qui reste l’Etat le plus touché. L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont envoyé des renforts. Jeremy Grams, prévisionniste au Centre de prévision des tempêtes du Service météorologique national d’Oklahoma, a déclaré s’attendre à de nouveaux départs de feu.

        Lire aussi :
         

                En Californie, des incendies record incontrôlables



Les pompiers enregistraient des progrès, dimanche 12 août, dans la lutte contre les incendies qui ravagent la Californie, mais les conditions restaient défavorables, chaleur et faible humidité étant au programme. Le foyer du « Mendocino Complex », qui détient déjà le record de l’incendie le plus dévastateur de la Californie, était contenu à 67 %, a annoncé le service des pompiers de l’Etat, Cal Fire, contre 60 % vendredi. Cet incendie, situé à un peu plus de 200 km au nord-ouest de la capitale de l’Etat, Sacramento, a déjà ravagé près de 133 000 hectares depuis son départ, le 27 juillet.
Dans la nuit de samedi à dimanche, les deux principaux feux du « Mendocino Complex », « Ranch », le plus virulent, et « River », plus modeste, ont brûlé 1 250 hectares environ, d’après des médias locaux, contre un peu moins du quadruple la nuit précédente. Dimanche, « River » était contenu à 93 %.
Le 1er septembre en vue
Pour autant, les conditions météorologiques étaient de nature à permettre au feu de retrouver de la vigueur, avec seulement 18 % d’humidité et une température culminant à 35 degrés. Les pompiers ne prévoient pas de circonscrire totalement le « Mendocino Complex » avant le 1er septembre, soit dans trois semaines.
Quant au foyer « Carr », situé non loin de la frontière avec l’Oregon, dans l’extrême nord de la Californie, il était contenu à 59 %, toujours selon Cal Fire. Cet incendie, qui a causé la mort de deux pompiers et détruit plus de 1 000 résidences, n’a que légèrement progressé dans la nuit de samedi à dimanche.
La météo était encore plus défavorable dans cette partie de la Californie, avec des températures attendues à plus de 38 degrés et 15 % seulement d’humidité.

   



Dix morts
Au total, depuis la mi-juillet, début de cette vague d’importants incendies dans l’Etat le plus peuplé des Etats-Unis, au moins dix personnes sont mortes.
Beaucoup plus au sud, « Holy », qui frappe une zone située au sud-est de Los Angeles, était contenu à 41 %.
La nature accidentée du terrain dans cette région compliquait sensiblement la lutte contre les flammes, et de nouvelles évacuations ont dû être ordonnées.
Un homme de 51 ans, Forrest Gordon Clark, a été arrêté et inculpé vendredi devant un juge du comté d’Orange pour, notamment, incendie volontaire avec circonstances aggravantes, destruction de propriétés habitées, incendie de forêt. Soupçonné d’avoir été à l’origine du feu « Holy », il risque la prison à vie.
         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L’incendie de Carr pris par satellite le 28 juillet."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Cette image, fournie par la NASA et prise par satellite le 25 juillet, montre la fumée des différents incendies qui touchent la Californie. En rouge, les principaux foyers."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Cette image, fournie par la NASA et prise par satellite le 26 juillet, montre la fumée des différents incendies qui touchent la Californie. En rouge, les principaux foyers."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Cette image, prise le 2 août par l’astronaute allemand Alexander Gerst, depuis l’ISS, montre l’un des incendies qui ravagent la Californie."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L’incendie de Carr pris par satellite le 1er août."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Cette image, prise le 2 août par l’astronaute allemand Alexander Gerst, depuis l’ISS, montre l’un des incendies qui ravagent la Californie."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le River Fire (à gauche) et le Ranch Fire, deux incendies qui ravagent les environs de Clear Lake, au nord de San Francisco. L’image a été prise le 6 août."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Une autre vue des deux mêmes foyers."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Photo satellite de la fumée s’élevant du Ferguson Fire, prise le 28 juillet."
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/9

Suivant







L’incendie de Carr pris par satellite le 28 juillet.

HO / AFP
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);





                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-18">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ L’alerte orange a été maintenue jusqu’en fin de matinée, lundi, dans les Bouches-du-Rhône, la Drôme, le Var et le Vaucluse, selon Météo France.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Orages : plus aucun département en vigilance orange

L’alerte orange a été maintenue jusqu’en fin de matinée, lundi, dans les Bouches-du-Rhône, la Drôme, le Var et le Vaucluse, selon Météo France.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 13h53
   





                        



   


Plus aucun département de France métropolitaine n’était maintenu en vigilance orange lundi 13 août au matin, après un épisode orageux qui a traversé dimanche soir une grande partie du sud de la France, selon un bulletin de Météo France diffusé à 11 heures.
L’alerte orange a été maintenue dans les Bouches-du-Rhône, la Drôme, le Var et le Vaucluse jusqu’en fin de matinée, selon l’opérateur météo, qui précise qu’il s’agit d’une situation fortement orageuse d’été qui nécessite une vigilance particulière dans la mesure où il existe un risque fort de phénomènes violents.
Chutes de grêle
Sur le Sud-Ouest, les orages ont quitté l’est de la Corrèze lundi. Ils ont généralement donné 30 mm de pluie en moins d’une heure. De fortes chutes de grêle ont été observées près de Pau. L’activité électrique a été très intense.
Pour l’Auvergne, les orages ont donné lieu à de violentes averses, à de la grêle et à de fortes rafales de vent (100 km/h à Vernines, dans le Puy-de-Dôme). Une accalmie est arrivée dans la fin de la nuit, lundi.
Autour de la vallée du Rhône et du Languedoc, des orages ont éclaté sur l’Ardèche et la Drôme, où le risque d’orage violent est le « plus fort » à la fin de la nuit, perdurant jusqu’au matin. Ils ont souvent été accompagnés de grêle, des fortes précipitations et de rafales de vent supérieures à 100 km/h.
Rafales
Pour les départements du Gard, du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, les orages restent localement forts, parfois violents, et susceptibles de donner lieu à une importante activité électrique, à de fortes rafales de vent jusqu’à 80 à 100 km/h, à de la grêle, et à de fortes intensités pluvieuses. Ils se déplacent d’ouest en est, selon Météo France.
L’opérateur météo précise que cet épisode pluvio-orageux se classe tout de même un cran en dessous de celui que ces régions ont connu jeudi.
Lundi matin, les températures ont oscillé entre 14 et 19 degrés, jusqu’à 20 à 23 degrés dans le Sud-Est et en Corse. L’après-midi, il fait 20 à 26 degrés sur la majeure partie du pays, jusqu’à 27 à 31 degrés autour de la Méditerranée.

        Lire aussi :
         

                Orages : visualisez un mois de mai record






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-19">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Le dispositif sera mis en place progressivement à partir de 2019. L’objectif est d’atteindre 100 % de plastique recyclé en 2025.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 11/08/2018
Découvrir l’application


                        

Le gouvernement annonce un système de bonus-malus pour favoriser le plastique recyclé

Le dispositif sera mis en place progressivement à partir de 2019. L’objectif est d’atteindre 100 % de plastique recyclé en 2025.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 02h04
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 12h22
    |

            Patricia Jolly








                        



   


L’achat de produits à base de plastique non issu du recyclage sera pénalisé dés l’an prochain. La secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, l’a annoncé dimanche 12 août, dans un entretien au Journal du dimanche, où elle a dévoilé la mise en place d’un « système de bonus-malus » pour 2019, pouvant aller « jusqu’à 10 % du prix des produits ».
« Demain, quand il y aura le choix entre deux bouteilles, l’une fabriquée en plastique recyclé et l’autre non, la première sera moins chère », a développé la ministre, sans préciser dans quelle proportion le dispositif diminuerait le coût des objets en plastique recyclé, et augmenterait le coût de ceux qui ne le sont pas.
« Il faudra voir s’il s’agit d’une modulation de 10 % sur le prix de vente, ce qui est une vraie mesure incitative, ou si cela porte uniquement sur le prix de l’emballage, ce qui est indolore », a réagi Laura Chatel, spécialiste des questions de prévention et de valorisation des déchets pour l’association Zero Waste France qui défend une démarche « zéro déchet ».
Aucune contrainte réglementaire
L’annonce de Mme Poirson intervient alors que le gouvernement a dévoilé, fin avril, sa feuille de route pour une économie 100 % circulaire. Celle-ci affiche, entre autres, l’objectif d’atteindre un taux de « 100 % de plastiques recyclés en 2025 », une promesse de campagne du président Emmanuel Macron. « Il s’agit d’envoyer un signal “prix” au consommateur pour qu’il favorise dans son acte d’achat des produits plus respectueux de l’environnement », a expliqué le cabinet de la ministre au Monde.
Cette mesure n’impose pour l’heure aucune contrainte réglementaire aux industriels. « Cinquante-cinq fédérations industrielles et d’entreprises du secteur se sont engagées à doubler la quantité de plastique recyclé intégrée dans leurs produits. D’autres suivront. Si dans deux ans le compte n’y est pas, alors on passera au règlement », a précisé Mme Poirson au JDD.
La production mondiale de plastique – dont l’emballage est le premier débouché – a progressé de plus de 40 % en dix ans
Ce « flou » gêne Zero Waste France de même que la présentation du bonus-malus comme une guerre déclarée au plastique lui apparaît « exagérée ». « Vu l’urgence, une contrainte avec un délai permettant l’adaptation aurait été plus efficace, estime Laura Chatel. Par ailleurs, outre les bouteilles en PET dont on sait réintégrer la matière recyclée en petite proportion dans de nouvelles bouteilles, il reste tous les emballages plastiques non recyclables dont la consommation continue d’augmenter partout dans le monde. »

        Lire aussi :
         

                Alternatives au plastique : « Un surcoût injuste »



La production mondiale de plastique – dont l’emballage est le premier débouché – a progressé de plus de 40 % en dix ans, passant de 255 à 348 millions de tonnes par an. Selon une enquête du magazine 60 millions de consommateurs publiée en mars, seuls 26 % des emballages plastiques sont actuellement recyclés, et la filière du plastique est celle où la part de matières premières réutilisées dans la production est la plus faible, avec seulement 6 %, contre 66 % dans celle du papier ou 44 % dans l’aluminium.
Zero Waste reproche aussi au gouvernement de se « focaliser sur le recyclage » qui est « indispensable mais pas suffisant ». « Il faut agir à la source, or il manque à la France l’approche “réduction” de la production et de la consommation pourtant en vogue à l’échelle de l’Union européenne », note Laura Chatel. Fin mai, la Commission européenne a en effet annoncé des objectifs de réduction drastiques du plastique. Elle a listé des objets et emballages en plastique à usage unique pour lesquels elle propose soit une interdiction totale soit une limitation.

        Lire aussi :
         

                Chaque seconde, vingt kilos de plastique sont rejetés par les Européens dans la Méditerranée






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-20">
<filnamedate="20180814"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180814"><AAMMJJHH="2018081419">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Tour d’horizon des restrictions du glyphosate, alors que la justice américaine a prononcé une condamnation historique à l’encontre de Monsanto.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Etats-Unis, Argentine, Sri Lanka… le glyphosate face à la justice internationale

Tour d’horizon des restrictions du glyphosate, alors que la justice américaine a prononcé une condamnation historique à l’encontre de Monsanto.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 18h21
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 10h49
   





                        



   


Souvent attaqué, rarement condamné. Partout sur la planète, le glyphosate, substance de base du désherbant le plus utilisé au monde, est contesté. Mais rares sont les pays à interdire son utilisation, malgré de nombreuses procédures de justice.
Classé « cancérigène probable » depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le glyphosate est utilisé sous diverses marques, la plus célèbre étant le Roundup fabriqué par le groupe américain Monsanto, qui appartient désormais au géant allemand de la chimie Bayer. Alors que la justice américaine a prononcé vendredi 10 août une condamnation historique à l’encontre du géant agrochimique américain, voici un tour d’horizon des coups portés par la justice internationale et les Etats contre le glyphosate.

        Lire aussi :
         

                Procès du glyphosate : Monsanto condamné, un jugement historique



Des milliers de procédures aux Etats-Unis
Le tribunal de San Francisco a condamné vendredi Monsanto à payer près de 290 millions de dollars de dommages et intérêts à Dewayne Johnson, 46 ans, qui accusait le géant agrochimique d’avoir caché la dangerosité de son désherbant. Une victoire pour ce jardinier américain, atteint d’un cancer, qui espère un effet boule de neige.
Des milliers de procédures contre Monsanto sont en effet en cours aux Etats-Unis, à des degrés divers d’avancement. Et pour qui le cas de Dewayne Johnson pourrait faire jurisprudence.
Le géant de l’agrochimie a cependant répété que cette décision de justice « ne change pas le fait que 800 études scientifiques et les conclusions de l’agence américaine de la protection de l’environnement (EPA), des instituts nationaux pour la santé et des autres autorités de régulation à travers le monde soutiennent que le glyphosate ne cause pas de cancer ». 

        Lire aussi :
         

                Les « Monsanto Papers », à la base de la controverse sur le glyphosate



En France, une interdiction totale d’ici 2023
Le gouvernement français a promis en mai que le glyphosate serait interdit « dans ses principaux usages » d’ici 2021, et « pour tous les usages » d’ici cinq ans.
Au niveau judiciaire, un syndicat apicole a porté plainte en juin dernier contre Bayer, à Lyon, où se trouve le siège français du géant allemand, à la suite de la découverte de glyphosate dans du miel. Une enquête préliminaire pour « administration de substances nuisibles » a été ouverte, sans viser spécifiquement Bayer.
A l’automne 2017, un juge français, qui devait statuer sur le sort de défenseurs de l’environnement poursuivis pour avoir vandalisé des bidons contenant du glyphosate, a aussi saisi la justice européenne sur la dangerosité de ce produit.
En 2009 déjà, la Cour de cassation, plus haute juridiction française, avait condamné Monsanto à 15 000 euros d’amende pour « publicité mensongère », car le géant américain vantait le Roundup comme « biodégradable ».

        Lire aussi :
         

                Glyphosate : révélations sur les failles de l’expertise européenne



Argentine : conflits entre habitants et producteurs agricoles
Troisième producteur mondial de soja, derrière les Etats-Unis et le Brésil, l’Argentine consomme des quantités massives de glyphosate. Dans certains plaines fertiles de la Pampa, le conflit est quotidien entre des habitants préoccupés et les producteurs agricoles, pour qui le produit est indispensable.
Sans législation nationale, les maires ont émis des arrêtés municipaux pour encadrer la fumigation. Ces règles sont généralement contestées par les producteurs, ce qui accentue le conflit.
Réévaluation toxicologique en cours au Brésil
Début août, une juge de Brasilia a ordonné la suspension pour trente jours de l’enregistrement auprès des autorités de tout nouveau produit à base de glyphosate, afin que l’agence brésilienne de veille sanitaire procède à leur « réévaluation toxicologique ».
Le gouvernement brésilien entend déposer un recours pour tenter d’annuler cette décision avant la prochaine récolte. La première puissance économique et agricole d’Amérique latine utilise largement les désherbants au glyphosate, notamment dans les plantations de soja.
Au Salvador, une interdiction de courte durée
En septembre 2013, le Parlement avait voté le retrait du marché de 53 produits agrochimiques, dont des désherbants et des pesticides. Mais cette décision a été partiellement annulée par le président de l’époque, Mauricio Funes. Il avait demandé que sur ces 53 produits, onze pesticides ne soient pas retirés, au motif qu’ils étaient très utilisés et qu’ils n’étaient pas interdits au niveau international.
Un comité technique avait alors été mis en place et la situation n’a guère évolué en cinq ans. Le glyphosate est toujours vendu au Salvador.

        Lire aussi :
         

                Bayer-Monsanto : un mariage, un enterrement, un boulet



Au Sri Lanka, une utilisation restreinte aux plantations de thé et de caoutchouc
Le gouvernement sri-lankais a interdit les importations de glyphosate en octobre 2015, à la suite de la campagne menée par un moine bouddhiste. Des organisations agricoles ont critiqué le gouvernement pour ne pas avoir mené d’autres recherches scientifiques, affirmant que l’interdiction leur avait coûté la perte de 10 % des 300 millions de kilos de thé produits annuellement.
En juillet dernier, le gouvernement a réautorisé les importations, mais restreint l’utilisation du glyphosate aux plantations de thé et de caoutchouc.
Union européenne : une licence renouvelée pour cinq ans
Après deux ans de débat particulièrement houleux, fin 2017, les Etats membres de l’Union européenne ont finalement décidé de renouveler pour cinq ans la licence du glyphosate. La Commission européenne, organe exécutif de l’Union, met en avant le feu vert de ses agences scientifiques – l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) –, qui n’ont pas classé la substance comme cancérigène.
Mais l’indépendance de l’EFSA a été mise en doute par des révélations sur le fait que son rapport comporterait des passages « copiés-collés » d’un document déposé en 2012 par Monsanto.



                            


                        

                        

