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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Cette mère de deux enfants est sous le coup d’une expulsion de son HLM pour les nuisances sonores provoquées par les coups de son mari. Marlène Schiappa réclame des explications au bailleur.
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Battue par son mari et menacée d’expulsion pour nuisance sonore

Cette mère de deux enfants est sous le coup d’une expulsion de son HLM pour les nuisances sonores provoquées par les coups de son mari. Marlène Schiappa réclame des explications au bailleur.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 18h19
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 19h10
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


Elodie W., 37 ans, son compagnon et leurs deux jeunes enfants habitent, depuis juillet 2016, un trois-pièces à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), propriété du bailleur social Immobilière 3F. Des voisins s’étant plaints de graves troubles de voisinage – des cris, des hurlements de la femme et des enfants, de façon continuelle – l’organisme HLM a assigné la famille W. pour « trouble de jouissance » et réclamé son expulsion. Le 29 juin, le tribunal d’instance de Colombes lui a donné satisfaction et, dans la foulée, Immobilière 3F a adressé un commandement à la famille, lui sommant de quitter les lieux au plus tard le 12 septembre, sentence dont Elodie W. a fait appel, comme l’a révélé Le Parisien dans son édition du 12 août.
Devant le juge, Elodie W. a pu faire valoir qu’elle était victime de violences de la part de son compagnon et a produit, à l’appui de ses dires, une plainte enregistrée le 30 mai par le commissariat, qui avait entraîné deux jours d’invalidité totale. La vie familiale a tourné au cauchemar lorsque Elodie W. a dû cesser de travailler comme serveuse dans la restauration en raison d’une fracture au poignet. Selon elle, le comportement de la gardienne, qui ne cesse d’invectiver et de frapper presque quotidiennement avec son balai au plafond, « ajoute au climat d’anxiété, avec insomnies, et oblige à un contrôle permanent des enfants, qui augmente la tension dans la famille », comme en témoigne l’attestation, produite à l’audience, d’une psychologue. Elodie W. déplore aussi « qu’aucun des voisins ne [soit] venu à [son] secours en dépit des hurlements ».
« Manquements graves »
« Justement, souligne la juge Marie-France Savay-Coroyer dans sa décision, les attestations produites par les défenseurs ne démentent pas les faits. Au surplus, la plainte déposée pour violence conjugale par madame W. ne fait que corroborer les troubles évoqués. » « Tous ces bruits, menaces et intimidations dépassent les inconvénients ordinaires du voisinage et (…) sont constitutifs de manquements graves et répétés aux obligations du bail. Peu importe que soit évoqué le départ de monsieur des lieux, le trouble de jouissance étant établi, il convient de prononcer la résiliation du bail », souligne la présidente du tribunal, qui rappelle que « les bruits de toutes natures, quelle que soit leur source, dès lors qu’ils sont nuisibles par leur intensité et leur caractère répétitif et de nature à troubler le repos et la tranquillité des occupants de l’immeuble, sont formellement interdits de jour comme de nuit ». 
« La lecture du jugement m’a scotchée, s’indigne Migueline Rosset, avocate spécialiste en droit de la famille, qui assiste Elodie W., tout comme la célérité de l’organisme HLM à les faire déguerpir alors qu’une procédure de séparation du couple est en cours et que le compagnon violent a quitté les lieux, ce qui devrait pacifier la vie de l’immeuble. »
Du côté du bailleur, la gêne est réelle : « Nous travaillons en bonne intelligence avec l’association qui soutient Mme W. et envisageons, à sa demande, un relogement, son loyer actuel étant, de toute façon, trop élevé. Nous ne cherchons qu’à la protéger », plaide le service de communication d’Immobilière 3F. La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a réclamé des explications au bailleur :

Une femme qui subit jusque dans son domicile des violences conjugales doit être aidée, pas expulsée !
— MarleneSchiappa (@🇫🇷 MarleneSchiappa)


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« Est-ce habituel pour votre groupe d’expulser des locataires au motif qu’elles sont victimes de violences dans leur domicile ? », l’a-t-elle interrogé dans un courrier adressé le 12 août et rendu public via Twitter mardi 14 août, non sans rappeler au passage que la non-assistance à personne en danger est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. « L’égalité femmes hommes est la grande cause nationale du quinquennat et requiert la mobilisation de tous », conclut la missive.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ C’était mieux avant ? (4/6) Pour le sociologue américain Michael Kimmel, les conservateurs ainsi que les communautés en ligne d’hommes « célibataires involontaires », ou « incels », entretiennent une vision de l’Histoire qui occulte totalement l’émancipation des femmes.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le navire humanitaire, bloqué en Méditerranée depuis vendredi, a reçu l’autorisation de débarquer à Malte. Ses passagers seront ensuite répartis entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne.
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Malte donne son accord pour accueillir l’« Aquarius », les migrants à bord seront répartis entre cinq pays

Le navire humanitaire, bloqué en Méditerranée depuis vendredi, a reçu l’autorisation de débarquer à Malte. Ses passagers seront ensuite répartis entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 19h12
   





                        



   


Le navire Aquarius, affrété par SOS Méditerranée et opérant en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), bloqué en mer depuis vendredi 10 août avec 141 réfugiés à bord, pourra débarquer à Malte, a annoncé sur Twitter, mardi 14 août, le premier ministre maltais, Joseph Muscat. Une fois débarqués, les passagers, dont la moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes, seront ensuite répartis entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne, grâce à un accord entre ces pays. La France en accueillera soixante, selon l’Elysée.
Un « signe positif », selon l’association SOS Méditerranée, qui donnait une conférence de presse au moment de l’annonce de l’accord : « Le fait que la solution trouvée soit une coordination entre un certain nombre de pays européens montre qu’ils ont compris que les sauvetages en Méditerranée sont un problème des rives sud de l’Union européenne qui concerne tous les membres. Malte et l’Italie ne doivent pas être laissés seuls. »
Inquiétudes sur le sort du navire
L’Aquarius s’était retrouvé bloqué en mer vendredi après avoir réalisé deux sauvetages en Méditerranée centrale, une zone récemment placée sous l’autorité du centre de coordination des sauvetages de Tripoli, selon SOS Méditerranée. Ce dernier se déclarant dans l’incapacité de désigner un port sûr pour le débarquement a demandé à l’Aquarius de s’adresser aux centres de coordination de Malte et d’Italie, lesquels « ont refusé de prendre cette responsabilité », selon l’ONG. Ont suivi plusieurs journées d’annonces et de débats concernant l’accueil du navire et de ses occupants.

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                « Le seul et unique objectif de l’“Aquarius” est de sauver des vies en mer »



L’Aquarius devrait donc désormais se diriger vers Malte, situé à trois heures de navigation de sa position. Une solution qui permettra au navire de retourner rapidement sur la zone de sauvetage, mais qui suscite des inquiétudes. « On sait que deux navires humanitaires sont bloqués à Malte pour enquête, rappelle SOS Méditerranée. Nous sommes en règle, nous agissons dans une grande transparence, néanmoins, l’ambiance tendant à pointer du doigt les ONG suscite certaines inquiétudes, nous ne savons pas ce qui pourrait nous arriver. »
« Dispositifs de solidarité européens »
Une fois le bateau débarqué à Malte, l’Office français des réfugiés et apatrides (Ofpra) « va envoyer jeudi une mission sur place pour identifier les réfugiés en vue de leur accueil en France », a indiqué Pascal Brice, le directeur général de l’Ofpra. Les entretiens « viseront à s’assurer que ces personnes relèvent bien du droit d’asile ». 
« C’est la cinquième mission de ce type » depuis juin, conçue dans une « volonté d’illustrer les dispositifs de solidarité européens », a-t-il ajouté. Comme lors des précédentes opérations, les personnes sélectionnées arriveront ensuite en France, où elles recevront rapidement le statut de réfugié ouvrant la voie à un titre de séjour.
Tout en saluant « le geste humanitaire exceptionnel de Malte », la France a de nouveau regretté le refus systématique de l’Italie de laisser accoster les bateaux humanitaires. Paris veut proposer aux autres pays européens « un mécanisme pérenne », sans encore le préciser. La France rappelle que le Conseil européen de juin a adopté sa proposition d’ouvrir des centres fermés sur les rives européennes pour accueillir les migrants. Mais aucun pays européen ne s’est jusqu’ici proposé pour en ouvrir sur son sol.
Gilbraltar compte retirer le pavillon du navire humanitaire
Le gouvernement de Gibraltar a annoncé lundi 13 août qu’il allait retirer son pavillon à l’Aquarius après lui avoir demandé de suspendre ses activités de sauvetage et de revenir à ses activités de recherche, pour lesquelles il est immatriculé auprès du territoire britannique.
Enregistré depuis 2009 à Gibraltar en tant que navire de recherche, l’Aquarius opérait depuis 2016 « exclusivement sous la direction des autorités italiennes pour des opérations de sauvetage », explique le gouvernement dans un communiqué. Les désaccords entre Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, et les ONG auraient encouragé Gibraltar à prendre cette décision.
« Nous avons découvert par voie de presse l’annonce de Gibraltar, s’est étonnée mardi Sophie Beau, cofondatrice de SOS Méditerranée, qui affrète le navire. Nous étions en dialogue depuis juin avec les autorités de Gibraltar, via notre armateur allemand. Cette décision de rompre ce dialogue, au moment où l’Aquarius est en difficulté nous paraît très politique. »

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Nombre de familles se disent de plus en plus attirées par un mouvement dont l’engagement religieux tend à s’assouplir.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Le scoutisme veut rester à la mode au nom de ses valeurs

Nombre de familles se disent de plus en plus attirées par un mouvement dont l’engagement religieux tend à s’assouplir.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 09h49
    |

            Violaine Morin (Gournay-Loizé (Deux-Sèvres), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

La chaleur est écrasante. Il est un peu plus de midi. Dans la campagne poitevine, à Gournay-Loizé (Deux-Sèvres), les scouts et guides du Raincy et des Lilas (Seine-Saint-Denis) se lancent dans la préparation du déjeuner. Le camp dressé dans un champ compte une petite trentaine d’enfants âgés de 11 à 14 ans, répartis en équipes non mixtes de cinq ou six.
Lucie, Lilas, Oscar, Côme et les autres font partie des 80 000 membres du mouvement des Scouts et guide de France, la branche catholique de la Fédération française de scoutisme. La fédération totalise 125 000 adhérents, laïques, protestants, bouddhistes, juifs et musulmans. Ils n’étaient que 75 000 en 2012. A elle seule, la branche catholique a augmenté ses effectifs de 30 % entre 2012 et 2018. Des chiffres en pleine progression, tandis que, selon la direction de la jeunesse du ministère de l’éducation nationale, le nombre d’enfants envoyés en colonies de vacances est passé de 1,4 million en 1995 à 906 000 en 2017.
Dans l’une des deux équipes de filles, alors que Clémentine coupe consciencieusement des rondelles de concombre dans une gamelle, les arguments ne manquent pas sur les atouts présumés du scoutisme. « Aux scouts, on fait notre vaisselle, on va chercher le bois, on dort sous la tente, on apprend à être autonome… », énumère Solène. « Et puis, il y a le trek », ajoutent en chœur les enfants comme dans une leçon bien apprise : partir trente-six heures en autonomie, sans les chefs, avec une carte, un téléphone et la nourriture du dîner. Le lieu de gîte est prévu et le trajet balisé à l’avance, mais, pour les enfants, c’est l’aventure.
Autonomie et solidarité
C’est ce que les familles reconnaissent : l’apprentissage de l’autonomie, la proximité avec la nature et les valeurs de solidarité et de partage. Selon un sondage OpinionWay réalisé en avril pour les Scouts et guides de France, 86 % des personnes interrogées considèrent que ce mouvement « apprend aux enfants...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Un service pastoral va être créé pour contrer une méconnaissance grandissante des fondamentaux religieux.
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L’Eglise catholique veut faire entendre sa foi

Un service pastoral va être créé pour contrer une méconnaissance grandissante des fondamentaux religieux.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 09h38
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

C’est un malaise qui se répand dans les milieux catholiques : la société française aurait égaré les clés de compréhension de la foi chrétienne. Celle-ci serait devenue si étrangère à de nombreux Français qu’ils en auraient aujourd’hui une conception distordue, très éloignée de celle des croyants eux-mêmes. Le recul de la pratique, du recours aux sacrements, de la fréquentation du catéchisme ou d’une institution religieuse aurait creusé un fossé d’un nouveau genre entre les fidèles et les autres. « Nous sommes devenus plus méconnus que combattus. C’est un défi nouveau », résume Vincent Neymon, responsable de la communication de la Conférence des évêques de France (CEF).
Pour contrer cette méconnaissance grandissante, le nouvel archevêque de Paris, Michel Aupetit, veut créer un service pastoral spécifique, « pour l’éducation et l’information ». Signe que le sujet est jugé sensible, il a confié à Laurent Stalla-Bourdillon la mission de le bâtir. Ce prêtre de 49 ans a eu l’occasion de mesurer cet éloignement dans sa précédente fonction. Depuis six ans, il était en effet « l’aumônier des parlementaires », à la fois curé de Sainte-Clotilde, dans le 7e arrondissement de Paris, près du Palais-Bourbon, et directeur du service pastoral d’études politiques du diocèse. Il sera remplacé à ce poste par le père Marc Lambret, en septembre.

Un regard de l’intérieur
A la Conférence des évêques de France aussi, on a identifié le problème. Comment, en effet, se faire comprendre dans le débat public lorsqu’on ne parle plus exactement la même langue ? Lorsque les références, les repères, le vocabulaire même, ne sont plus partagés ? « Pour certaines personnes, la foi est sortie du logiciel, résume Olivier Ribadeau-Dumas, le secrétaire général de la CEF. La société a perdu en chemin des éléments essentiels de la foi catholique. Je rêve d’un IHEDN catholique pour la faire découvrir à des gens très divers ! »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ L’indicateur établi par l’Insee s’élève à 9,1 % pour la France entière, une baisse moins forte qu’attendu par l’institut.
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Le taux de chômage baisse de 0,1 point au deuxième trimestre

L’indicateur établi par l’Insee s’élève à 9,1 % pour la France entière, une baisse moins forte qu’attendu par l’institut.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 08h59
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 10h02
   





                        



Après une légère remontée au 1er trimestre, le taux de chômage a repris sa baisse au 2e trimestre (- 0,1 point), pour s’établir à 9,1 % pour la France entière (hors Mayotte), selon des chiffres provisoires de l’Insee publiés mardi 14 août.
Sur un an, le taux de chômage, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), est en baisse de 0,3 point.
L’indicateur reste au-dessus du plancher de 8,9 % (chiffre révisé à la baisse) atteint à la fin 2017.
La baisse du 2e trimestre est moins forte qu’attendu. Dans ses dernières prévisions publiées en juin, l’Insee tablait sur un recul de 0,2 point.
Toutes ces évolutions sont toutefois à analyser avec prudence, car elles se situent dans la marge d’erreur de l’indicateur (+/- 0,3 point).

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                Chômage de longue durée : dix territoires en France se mobilisent



Le chômage des 15-24 ans à 20,8 %
Sur le trimestre, les jeunes (- 0,6 point) et les catégories d’âge intermédiaires (- 0,1 point) ont vu leur situation s’améliorer, tandis que celle des seniors est restée stable. Le taux de chômage des 15-24 ans s’est établi à 20,8 %, son plus bas niveau depuis la fin 2008, celui des 50 ans et plus se situe à 6,5 %.
En moyenne, l’Insee a comptabilisé 2,70 millions de chômeurs au deuxième trimestre, en baisse de 48 000 (- 1,7 %) sur trois mois et de 104 000 (- 3,7 %) sur un an.
Parmi eux, 1,04 million cherchent du travail depuis au moins un an. Le taux de chômage de longue durée est stable sur trois mois, à 3,6 % de la population active.
Parallèlement au taux de chômage, le « halo autour du chômage » a, lui aussi, baissé au deuxième trimestre. Ces personnes souhaitant travailler, mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, étaient 1,46 million au deuxième trimestre (- 19 000 sur le trimestre, - 25 000 sur un an).
Enfin, le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion de 15-64 ans qui travaillent, a légèrement augmenté (+ 0,1 point), à 65,8 %, son plus haut niveau depuis le début des années 1980.

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                Pourquoi le chômage n’a pas baissé au deuxième trimestre






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ La peine de Philip Wilson, condamné pour ne pas avoir dénoncé les abus du prêtre Jim Fletcher, dans les années 1970, a été aménagée en assignation à résidence.
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Australie : l’ex-archevêque qui avait caché des abus pédophiles évite la prison

La peine de Philip Wilson, condamné pour ne pas avoir dénoncé les abus du prêtre Jim Fletcher, dans les années 1970, a été aménagée en assignation à résidence.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 08h31
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 09h01
   





                        



   


L’ancien archevêque australien Philip Wilson, condamné à un an de détention pour avoir couvert des abus pédophiles, n’ira pas en prison, un tribunal lui ayant accordé mardi de purger sa peine à domicile.
En mai, Philip Wilson, 67 ans, alors archevêque d’Adélaïde, avait été reconnu coupable d’avoir dissimulé les abus commis dans les années 1970 par Jim Fletcher, prêtre pédophile, dans la région de Hunter (Nouvelle-Galles du Sud), en s’abstenant de révéler les accusations portées contre lui.
M. Wilson était l’un des ecclésiastiques les plus haut placés dans la hiérarchie catholique mondiale à être condamné pour de tels faits. Le pape a accepté sa démission, à la fin juillet.

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                Démission de l’archevêque australien Philip Wilson



Le tribunal de Newcastle, au nord de Sydney, l’avait reconnu coupable d’avoir caché un crime grave passible de poursuites commis par une autre personne et l’avait condamné à douze mois d’emprisonnement, sans possibilité de libération anticipée avant six mois.
Le juge Robert Stone, qui avait renvoyé sa décision sur l’aménagement de la peine, a annoncé mardi que l’ancien archevêque n’aurait pas à purger celle-ci derrière les barreaux. Les médias locaux rapportent que l’état mental et physique de M. Wilson ainsi que son âge étaient entrés en ligne de compte.
Dans le cadre de son assignation à résidence, dont on ignore où elle se déroulera, M. Wilson devra porter un bracelet électronique, rapporte le Newcastle Herald.
Le juge avait relevé en mai que « le condamné n’avait témoigné aucun remords ni contrition », selon le groupe de médias ABC.
Sept pour cent des religieux catholiques accusés
M. Wilson avait présenté sa démission le mois dernier après que le premier ministre australien, Malcolm Turnbull, avait exhorté le Vatican à le limoger. Il reste un évêque ordonné, mais il n’a pas de juridiction.
Les abus sexuels commis sur un enfant de chœur par Fletcher – ce dernier est mort en prison en 2006 – n’avaient pas été contestés à l’audience, mais la justice voulait déterminer si Philip Wilson, alors jeune prêtre, en avait été informé.
L’ecclésiastique a démenti toutes les charges. Ses défenseurs avaient tenté quatre fois d’obtenir l’abandon des poursuites, faisant valoir que la maladie d’Alzheimer dont il est atteint devait lui éviter un procès.

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                Un archevêque australien reconnu coupable d’avoir caché des agressions pédophiles



Après une décennie de révélations, le gouvernement australien avait finalement cédé aux pressions en 2012 et créé une Commission d’enquête royale sur les réponses institutionnelles aux crimes de pédophilie.
Dans son rapport, celle-ci avait estimé en décembre que l’Australie avait « gravement manqué à ses devoirs » envers ses enfants pendant des décennies.
Sur la base de témoignages de milliers de victimes, elle avait affirmé que 7 % des religieux catholiques australiens avaient fait l’objet d’accusations d’abus sexuels sur des enfants entre 1950 et 2010 sans que les soupçons débouchent sur des investigations.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ La plongée dans le quotidien de Champagne-sur-Seine et de Pessat-Villeneuve, où sont logés de jeunes hommes et des familles originaires d’Afghanistan, de Somalie ou d’Erythrée, révèle deux ambiances, entre racisme latent et élans de solidarité.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 13/08/2018
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Trois ans après, retour dans deux communes qui ont accueilli des centres pour migrants

La plongée dans le quotidien de Champagne-sur-Seine et de Pessat-Villeneuve, où sont logés de jeunes hommes et des familles originaires d’Afghanistan, de Somalie ou d’Erythrée, révèle deux ambiances, entre racisme latent et élans de solidarité.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 06h31
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14.08.2018 à 09h17
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            Sylvia Zappi (Champagne-sur-Seine (Seine-et-Marne) et Pessat-Villeneuve (Puy-de-Dôme), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Elles furent parmi les premières communes à accueillir des réfugiés en septembre 2015. Champagne-sur-Seine et Pessat-Villeneuve ont vu repartir, depuis, ces « migrants Merkel » comme certains les avaient alors appelés au moment où la France s’était engagée à accueillir 24 000 réfugiés venus d’Allemagne. D’autres, arrivés après les démantèlements des camps de la région parisienne et de Calais, ou envoyés par l’Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), ont suivi. La petite ville ouvrière de Seine-et-Marne et ce village cossu du Puy-de-Dôme ont dû s’adapter à ces nouveaux arrivants. Ce qu’ils ont fait, tant bien que mal.
La plongée dans le quotidien de ces deux localités, où sont logés de jeunes hommes et familles originaires d’Afghanistan, de Somalie ou d’Erythrée, révèle deux ambiances : inquiétudes et recroquevillements sur soi d’un côté, élans de solidarité de l’autre. Dans un contexte où, selon l’enquête annuelle sur les « fractures françaises » de l’institut Ipsos pour Le Monde et la Fondation Jean-Jaurès, publiée le 9 juillet, les Français sont de plus en plus nombreux à estimer qu’« il y a trop d’étrangers en France ».
Réticences
Coincée entre la Seine et la forêt, Champagne-sur-Seine porte bien mal son nom. Cette petite ville populaire de la grande couronne parisienne, construite par le groupe de métallurgie Jeumont-Schneider, vit chichement dans un département plutôt aisé. La désindustrialisation l’a durablement appauvrie et elle peine à se relever. Elle compte pas moins de 45 % de logements sociaux et le chômage y est de six points au-dessus de la moyenne nationale. La réquisition par le préfet d’une résidence universitaire pour y loger 70 réfugiés en septembre 2015 n’a guère plu au maire divers gauche : « Je n’ai pas sauté de joie, admet l’élu. Je venais d’être élu et je voulais faire un peu de mixité sociale pour changer l’image de la ville », raconte Michel Gonord, ancien cadre dirigeant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le chercheur Raberh Achi estime, dans une tribune au « Monde », que toutes les tentatives d’organiser l’islam de France par le haut et de façon jacobine ont suscité une méfiance des musulmans.
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« Les Français de culture musulmane ont besoin d’être reconnus comme pleinement citoyens »

Le chercheur Raberh Achi estime, dans une tribune au « Monde », que toutes les tentatives d’organiser l’islam de France par le haut et de façon jacobine ont suscité une méfiance des musulmans.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 07h01
    |

Raberh Achi (Professeur agrégé de sciences sociales, en thèse de science politique sur la laïcité en Algérie à la période coloniale)







                        



                                


                            

Tribune. Deux déclarations, ces derniers mois, du président de la République Emmanuel Macron laissent perplexe sur sa vision des relations entre l’islam et la laïcité.
Le 4 janvier, en présentant ses vœux aux représentants des cultes, il a estimé que la loi de 1905 n’avait « pas pensé le fait religieux avec et par l’islam, parce qu’il n’était pas présent dans notre société, comme il l’est aujourd’hui ». Plus récemment, devant le Parlement réuni en Congrès, le 9 juillet, il a fait l’annonce d’une consultation devant mener à un « cadre et à des règles » pour l’islam de France.
Le chef de l’Etat est-il fondé en droit à engager une telle refonte ? Les cultes ne sont-ils pas égaux devant la loi ? L’Etat n’est-il pas cantonné à garantir le régime le plus favorable à la liberté de conscience et à l’exercice du culte ?

Les musulmans de France, en l’occurrence ceux d’Algérie, furent bel et bien des acteurs de l’histoire de la laïcité, mais diminués et sous contrôle
Ces déclarations reflètent une méconnaissance et un impensé qui trouvent leur origine dans la période coloniale. En 1905, le Parlement a décidé de traiter l’islam à l’égal des autres religions en appliquant la loi à l’Algérie. Le pouvoir exécutif a entériné par la suite un régime d’exception en vigueur jusqu’en 1962. Les musulmans de France, en l’occurrence ceux d’Algérie, furent bel et bien des acteurs de l’histoire de la laïcité, mais diminués et sous contrôle. L’interventionnisme de l’Etat qui prévalait avant 1905 s’est poursuivi à travers des associations cultuelles sous surveillance, des imams triés sur le volet pour recevoir des indemnités, et l’encadrement du pèlerinage à La Mecque pour, déjà, préserver les musulmans français des influences étrangères, ou encore la régulation des biens religieux et des revenus qu’ils généraient.
Contrôle des richesses
Ce tropisme « césaropapiste » n’a pas totalement disparu. Il transparaît dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le décès de Louis Fajfrowski, jeune joueur de rugby d’Aurillac, après un choc sur le terrain, alimente le débat sur les risques croissants liés à ce sport.
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Mort du rugbyman Louis Fajfrowski : l’autopsie n’est pas concluante

Le décès de Louis Fajfrowski, jeune joueur de rugby d’Aurillac, après un choc sur le terrain, alimente le débat sur les risques croissants liés à ce sport.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 21h09
   





                        



   


L’autopsie de Louis Fajfrowski, jeune rugbyman d’Aurillac mort vendredi 10 août n’a pas permis de connaître les causes de sa mort, selon le parquet. Des analyses complémentaires ont été ordonnées. « Les constatations du médecin légiste ne sont pas probantes et ne permettent pas de conclure à la cause du décès » du jeune trois-quarts centre de 21 ans, a déclaré lundi 13 août le magistrat d’Aurillac.
« Des prélèvements ont été effectués en vue de réaliser des analyses toxicologiques et anatomo-pathologiques », a-t-il ajouté, précisant que le rapport définitif des experts de l’Institut médico-légal de Clermont-Ferrand ne sera toutefois pas connu avant « un mois et demi à deux mois ».
Selon le journal La Montagne, le joueur, titulaire au centre de l’attaque du Stade aurillacois, était sorti du terrain en seconde période du match contre le club de Rodez après avoir été l’objet d’un plaquage. Sonné, il avait pu se relever avec l’aide des soigneurs avant de se rendre par ses propres moyens aux vestiaires, accompagné d’un médecin. C’est aux vestiaires qu’il a perdu connaissance à plusieurs reprises. Pris en charge par le service médical et les secours supplémentaires arrivés sur place, il n’a pas pu être ranimé.
Multiplication des commotions cérébrales
Deux pistes considérées comme « les plus fréquentes en matière de décès de sportifs » sont envisagées par les médecins. D’une part, un « arrêt cardiaque lié à des produits dopants », même si rien, à ce stade, ne va en ce sens. D’autre part, les analyses anatomopathologiques pourraient également révéler des « traumatismes du myocarde invisibles à l’œil nu lorsqu’ils ne sont pas suffisamment importants », et que l’autopsie n’a pu déceler.
La mort du jeune joueur suit de quelques semaines celle d’Adrien Descrulhes, jeune joueur de 17 ans, qui a succombé à un traumatisme crânien après un match, fin mai. Ces deux morts alimentent le débat sur les risques liés à ce sport, où se multiplient les commotions cérébrales.
Dans un éditorial publié lundi 13 août et titré « La nausée », le journal Midi olympique, spécialisé dans le rugby, regrette que ce sport soit « de plus en plus destructeur », mettant « ses propres acteurs en danger à force de collisions à très grande vitesse ». « Un jeu de plus en plus con − on se répète, hélas − à force d’oublier la moitié de son ADN : la recherche de l’évitement, qui lui conféra longtemps une force créatrice enviée par tant d’autres disciplines », écrit le journal, selon qui « il y a désormais urgence : il faut agir pour voir, demain, le rugby changer radicalement dans son approche du jeu, en assumant ses maux actuels et la propre menace qu’il génère pour avoir cédé au tout physique ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Les expériences passées et les messages de prévention ont permis de limiter la suractivité des services hospitaliers pendant les fortes chaleurs de fin juillet et début août.
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Canicule : pas de saturation des urgences

Les expériences passées et les messages de prévention ont permis de limiter la suractivité des services hospitaliers pendant les fortes chaleurs de fin juillet et début août.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 17h44
   





                        



   


Quinze ans après la canicule de 2003, qui a marqué les esprits par la surmortalité qu’elle a entraînée, l’épisode de forte chaleur ayant touché la France jusqu’au mercredi 8 août n’a cette fois pas accru outre mesure l’activité des urgences, selon les représentants urgentistes.
« Les campagnes de prévention qui ont été bâties au cours des quinze dernières années donnent de bons résultats, la population a compris les risques de la chaleur », a observé pour l’AFP Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France, qui avait alerté début août sur le risque de saturation des hôpitaux.
« La méconnaissance du phénomène [caniculaire] n’existe plus en 2018, (…) les spots télévisés le rappellent à tout le monde », a ajouté Pierre Carli, chef de service au SAMU de Paris, en soulignant la « solidarité » pendant cette période de fortes chaleurs.
« On a eu des appels de gens nous signalant des personnes qui n’étaient pas bien chez elles, ce qui évite que ces gens-là ensuite soient malades. Des appels 100 % chaleur, c’est-à-dire quelqu’un qui n’est pas du tout malade et qui fait un coup de chaleur, on n’en a pas vu à Paris », a-t-il précisé.
Urgences malgré tout en surchauffe
Du côté des urgences, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a signalé dans un communiqué jeudi que, dans une période de sept jours jusqu’au mercredi 8 août, le nombre de passages avait augmenté de 10,1 % pour les personnes âgées par rapport aux mêmes dates en 2017 dans 13 services sur 17 en Ile-de-France.
La ministre de la santé, Agnès Buzyn avait, elle, noté le 8 août « une petite suractivité » pendant les vagues de chaleur, avec en moyenne « entre 3 % et 6 % des passages qui étaient réellement en lien avec la canicule ».

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                Canicule : un risque de saturation des urgences ?



Mais globalement, selon François Braun, « l’effet des pathologies directement liées à la chaleur sur l’activité des urgences est très faible ». « La période s’est mal passée, mais pas à cause de la canicule. L’activité des urgences continue d’augmenter dans des services qui sont maintenant au bout de leurs limites en termes de volume d’activité, c’est lié aux fermetures de lits en période estivale et au manque d’effectifs », a-t-il expliqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Interrogée sur RTL, la ministre de l’enseignement supérieur a aussi assuré que tous les jeunes inscrits sur Parcoursup auront une proposition à la rentrée.
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Occupations d’universités : 7 millions d’euros de dégâts selon Frédérique Vidal

Interrogée sur RTL, la ministre de l’enseignement supérieur a aussi assuré que tous les jeunes inscrits sur Parcoursup auront une proposition à la rentrée.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 16h33
   





                        



   


Les dégâts liés aux occupations d’universités pendant le printemps se chiffrent à environ 7 millions d’euros, selon la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, interrogée sur RTL lundi 13 août.
« Je me suis engagée auprès des présidents d’université de manière que les bâtiments puissent être remis en état pour que la rentrée se déroule bien », a-t-elle indiqué, regrettant le résultat des actions de « quelques dizaines d’extrémistes ». Elle avait précédemment évalué à plus de 5 millions la facture totale.
Bilan de Parcoursup fin septembre
Interrogée sur les ratés de la plate-forme Parcoursup, et sur les 66 000 jeunes inscrits n’ayant à cette date pas reçu de réponse positive à leurs demandes d’intégration dans l’enseignement supérieur, la ministre distingue les jeunes en recherche « active » et les autres : « Sur ce chiffre de 66 000 jeunes, il y a 16 000 jeunes (dont 9 000 bacheliers) qui sont en recherche active et 50 000 que nous cherchons à contacter et qui, pour le moment, ne répondent pas à nos sollicitations, et que l’on considère donc comme inactifs. (...) Tout le monde aura une proposition à la rentrée, c’est un engagement », a-t-elle assuré.
Sur 812 050 candidats inscrits sur Parcoursup, 591 416 avaient accepté une proposition au 13 août et 154 980 avaient quitté la plate-forme.
La ministre, qui prévoit de recevoir les recteurs le 22 août, en vue d’un bilan sur la nouvelle plate-forme à la fin septembre, a reconnu que des améliorations étaient sans doute possibles en matière d’informations sur l’attente et de délai de réponse.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Ancien « grand flic » ayant notamment dirigé la prestigieuse brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres, à Paris, Marcel Leclerc est mort dans la nuit de jeudi à vendredi, à 83 ans.
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La mort de Marcel Leclerc, ex-préfet et figure de la PJ de Paris

Ancien « grand flic » ayant notamment dirigé la prestigieuse brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres, à Paris, Marcel Leclerc est mort dans la nuit de jeudi à vendredi, à 83 ans.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 15h18
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 15h57
    |

            Yves Bordenave








                        



                                


                            

Figure emblématique du « 36 » des années 1960-1970, ex-« taulier » de la crim’– la prestigieuse brigade criminelle sise quai des Orfèvres au cœur de la capitale avec vue sur la Seine –, Marcel Leclerc est mort dans la nuit du jeudi 9 août au vendredi 10 août, à 83 ans. Ce Breton, fils de paysan né en 1935 dans le département d’Ille-et-Vilaine, était entré dans la police en 1961, diplôme de docteur en droit en poche. Comme l’indique Le Figaro, dont son fils Jean-Marc est rédacteur en chef adjoint chargé des questions de sécurité, « il a marqué de son empreinte toute une génération de policiers ».
Marcel Leclerc a commencé sa carrière comme commissaire adjoint à Paris, au commissariat de Saint-Germain, dans le 6e arrondissement. De là, il a gravi les échelons qui l’ont mené jusqu’au plus haut grade de la police nationale, celui d’inspecteur général. Avant de prendre la tête de la crim qu’il dirigea d’une main ferme de 1978 à 1982, il avait été le patron de l’antigang et de la brigade anticommando, ancêtre de l’antiterrorisme. Nommé préfet à la fin des années 1980, il s’est rapproché de Charles Pasqua dont il a dirigé le cabinet au conseil général des Hauts-de-Seine, de 1989 à 1993, et a, ensuite, été nommé préfet délégué chargé de la sécurité et de la défense de la région Rhône-Alpes, en 1992. Il a terminé sa carrière en 1998, à l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure (IHESI), dont il a été le directeur.
Le rival de Robert Broussard
De la très sensible affaire Ben Barka, cet opposant marocain enlevé en octobre 1965, à la sortie de la Brasserie Lipp (boulevard Saint-Germain), et dont on ne retrouvera jamais la trace, à la lutte contre le clan des frères Zemmour, les piliers de la pègre parisienne, en passant par l’enlèvement du baron Empain en 1978 et à la traque de « l’ennemi public numéro un » Jacques Mesrine, le commissaire Leclerc s’est trouvé en première ligne dans la bataille contre la grande criminalité.
Gérard...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le navire humanitaire est en position entre Malte et l’Italie depuis le sauvetage de 141 personnes, vendredi. Les deux pays refusent de l’accueillir.
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Après l’appel de SOS Méditerranée, le port de Sète se dit prêt à accueillir l’« Aquarius »

Le navire humanitaire est en position entre Malte et l’Italie depuis le sauvetage de 141 personnes, vendredi. Les deux pays refusent de l’accueillir.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 06h32
   





                        



   


La présidente de SOS Méditerranée, Sophie Beau, a appelé lundi 13 août « l’ensemble des pays européens à prendre leurs responsabilités » pour trouver un port sûr à l’Aquarius. Au cours de deux opérations vendredi 10 août, le navire humanitaire a récupéré 141 personnes au large des côtes libyennes, dont la moitié sont des enfants, et un tiers, des femmes, a précisé Mme Beau.
L’Aquarius a d’abord récupéré vingt-cinq migrants à bord d’une petite barque en bois vendredi matin. Puis, il a secouru l’après-midi 116 personnes, dont 67 mineurs non accompagnés, essentiellement originaires de Somalie et d’Erythrée, qui se trouvaient sur une embarcation en bois, « surchargée », sans eau ni nourriture.
« Les gardes-côtes qui ont assuré le sauvetage nous ont dit qu’ils ne pouvaient pas nous donner un port sûr. La Libye n’est pas un port sûr », a estimé Mme Beau. L’Aquarius « est en position entre Malte et l’île italienne de Lampedusa », a indiqué à l’AFP Mme Beau, dont l’association humanitaire a déjà eu deux « réponses officielles négatives » de la part de Malte et de l’Italie.

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Une situation en « contradiction » avec le droit maritime
« On demande à l’ensemble des Etats européens de trouver une solution. On les appelle à prendre leurs responsabilités pour trouver un port sûr en Méditerranée », a ajouté Mme Beau, selon laquelle la situation actuelle est « en contradiction la plus totale avec le droit maritime international, et tout cela se fait sur le dos de personnes en danger ».
Autre « effet pervers de la non-gestion » de ce problème humanitaire par les Etats, « des rescapés ont raconté que cinq navires leur sont passés devant sans s’arrêter », condamne la présidente de SOS Méditerranée. « Et aujourd’hui il n’y a aucun navire sur la zone de détresse, nous sommes très inquiets. »

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Dimanche, une embarcation de onze personnes est tombée en panne entre la zone maltaise et la zone italienne. Elle a été prise en charge par les gardes-côtes italiens, a encore indiqué la présidente de SOS Méditerranée.
Samedi, le ministre italien de l’intérieur, Matteo Salvini, chef de file du parti d’extrême droite la Ligue, a déclaré que l’Aquarius, « propriété d’un armateur allemand avec un pavillon de Gibraltar », « ne verrait jamais un port italien ».
De son côté, l’Espagne a annoncé lundi ne pas souhaiter non plus accueillir l’Aquarius. « Pour le moment, l’Espagne n’est pas le port le plus sûr car il n’est pas le plus proche » pour le navire, a déclaré une porte-parole du gouvernement.

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Le port de Sète se dit prêt à accueillir l’« Aquarius »
Lundi 13 août dans l’après-midi, la ville de Sète (Hérault) s’est finalement dite prête à accueillir les 141 migrants sauvés par l’Aquarius, par la voix du président du port de Sète-Frontignan et ancien ministre des transports, Jean-Claude Gayssot, selon France Bleu Hérault.
« La seule condition, c’est d’abord le feu vert des autorités françaises. Je comprends que les choses sont complexes, y compris qu’il faut combattre les passeurs. Mais là, il s’agit de vies humaines. Tout doit être second par rapport à l’humain, par rapport à sauver des vies, des familles, des femmes et des enfants », a-t-il dit.
L’Elysée, sans commenter la proposition précise du port de Sète, a affirmé à l’AFP lundi soir discuter avec les autres Etats européens : « Pour répondre aux impératifs humanitaires, nous sommes en discussion avec les pays concernés pour que, dans le plein respect du droit de la mer, ce bateau puisse aller rapidement au port sûr le plus proche. »

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Une situation de blocage qui s’était déjà produite en juin
En juin déjà, l’Aquarius avait récupéré 630 migrants au large de la Libye. Mais l’Italie et Malte avaient refusé de les laisser débarquer. L’odyssée du navire s’était achevée dans le port espagnol de Valence. L’Aquarius est ensuite resté un mois en escale technique à Marseille.
Cet épisode avait eu des répercussions dans toute l’Union européenne (UE), creusant le fossé entre les partisans d’une ligne dure face à la question migratoire et les défenseurs d’une solution européenne et coopérative. Il avait également suscité de vives tensions entre Paris et Rome.
Depuis, la France a accueilli quelques dizaines de réfugiés une fois qu’ils ont été débarqués dans un autre pays de l’UE.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Le gouvernement veut simplifier l’accès aux aides sociales sans toutefois en accroître les montants. Le plan pauvreté est attendu pour le 15 septembre.
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Agnès Buzyn confirme le « versement unique » des allocations en 2019

Le gouvernement veut simplifier l’accès aux aides sociales sans toutefois en accroître les montants. Le plan pauvreté est attendu pour le 15 septembre.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 11h18
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


L’annonce de la « stratégie de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes », ou plus simplement du plan pauvreté du gouvernement annoncé dès octobre 2017 et repoussé plusieurs fois depuis, est désormais attendue pour le 15 septembre. Au début du mois de juillet, les associations déçues de ce retard étaient reçues à déjeuner à l’Elysée.
Dans un entretien au Journal du dimanche le 12 août, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé chargée de ce dossier aux côtés d’Olivier Noblecourt, délégué interministériel à la lutte contre la pauvreté, dévoile la philosophie du projet : « Les prestations monétaires ont jusqu’ici permis de réduire l’impact de la crise économique, pas de diminuer les inégalités de destin. En France, quand on naît dans une famille pauvre, on le reste pendant des générations. » Autrement dit, il n’est pas question de revaloriser les aides sociales « monétaires », notamment le revenu de solidarité active (RSA). « C’est vrai que les aides financières ne règlent pas tout, mais elles restent indispensables pour survivre et avoir accès aux autres droits, l’école, la culture… », estime Claire Hédon, présidente d’ATD Quart Monde.

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La ministre confirme aussi qu’en 2019 sera mis en place le versement unique des allocations, un premier pas, en moins ambitieux, vers l’allocation sociale unique dont l’échéance est repoussée en 2020 ou 2021 et sur laquelle travaille Julien Damon, sociologue et économiste. Ce versement est unique en ce que toutes les allocations sont versées au même moment, sur les mêmes critères, épargnant au bénéficiaire de multiplier les justificatifs, et s’adaptent à ses ressources du moment. La réforme est facilitée par l’instauration du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.
Montants ajustables
Les allocations deviennent automatiques, sans avoir à les demander ce qui diminuerait les cas de « non-recours » qui, pour le RSA, par exemple, concernent environ 30 % des bénéficiaires potentiels. De même, les montants s’ajustent immédiatement aux variations de revenus. « Il n’y aurait plus le décalage actuel de deux ans entre les revenus pris en compte et le calcul du montant de l’aide, espère Mme Hédon. Mais attention à ne pas rendre ces aides trop instables et variables d’un mois à l’autre, au gré d’une reprise d’emploi à temps partiel par exemple. Cela risque d’aggraver l’incertitude du lendemain, qui caractérise la pauvreté. »
Agnès Buzyn annonce également « la création d’un fonds d’investissement social abondé de plusieurs millions d’euros ». « C’est une bonne nouvelle, car nous avons besoin de ces outils pour expérimenter, juge Mme Hédon, mais l’évaluation de ces innovations doit s’intéresser d’abord aux 20 % parmi les plus pauvres. C’est l’objectif que nous voudrions voir inscrit dans la loi. »

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Agés de 31 ans et déjà connus de la justice pour des faits « de vols et de violences », les mis en cause avaient été interpellés vendredi.
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Tirs racistes à Beaune : les deux auteurs présumés mis en examen et écroués

Agés de 31 ans et déjà connus de la justice pour des faits « de vols et de violences », les mis en cause avaient été interpellés vendredi.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 21h01
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 10h18
    |

            Henri Seckel








                        


Leur cavale a duré treize jours et s’est achevée à Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône), où ils ont été interpellés vendredi 10 août : les deux fuyards suspectés d’être les auteurs de la fusillade ayant fait sept blessés à Beaune (Côte-d’Or), 400 kilomètres plus au nord, dans la nuit du 29 au 30 juillet, sont désormais en détention provisoire, l’un à Dijon, l’autre à Besançon.
Ils ont été mis en examen dimanche 12 août pour « tentative d’assassinat », « violences aggravées », « injures publiques » et « menaces de mort », a fait savoir le parquet de Dijon. Le tout avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis « en raison de l’appartenance à une soi-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée ».
La nuit des faits, vers 2 heures du matin, une Renault Clio avait foncé sur quatre personnes, sans les heurter, dans le quartier populaire de Saint-Jean, à Beaune. Deux heures plus tard environ avait déboulé, au même endroit, une Mercedes Classe B dont les occupants avaient ouvert le feu à l’aide d’un fusil, blessant sept jeunes âgés de 19 à 25 ans. L’un d’eux avait été sérieusement touché au ventre, sans que son pronostic vital soit engagé.

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Au bout d’une traque rendue compliquée par les précautions prises par les deux suspects, qui ont changé fréquemment de planque et de puces téléphoniques, ceux-ci ont fini par être arrêtés dans les environs d’Avignon, en deux temps : l’un d’eux était d’abord parvenu à prendre la fuite à bord de son véhicule, blessant au passage un policier à la jambe, sans gravité. Il est également poursuivi pour « tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de la force publique ».
Dans son communiqué publié dimanche, le procureur de Dijon, Eric Mathais, déclare que les deux mis en examen contestent globalement les faits qui leur sont reprochés : « Ils reconnaissent avoir été présents dans un véhicule au moment de la première scène de violences, indiquent n’avoir pas voulu foncer délibérément sur le groupe de victimes, mais avoir tenté de prendre la fuite lors d’une altercation. Ils contestent être revenus quelques heures plus tard armés d’un fusil et avoir fait feu. »
Casier judiciaire chargé
Des insultes visant la communauté maghrébine auraient été prononcées, selon les victimes, lors du passage de la première voiture. Plusieurs associations s’en sont émues, notamment SOS-Racisme, qui a lancé un appel au rassemblement sur les lieux des faits, où quelque 150 personnes se sont réunies vendredi 10 août. Devant les enquêteurs, rapporte Le Parisien, les deux mis en examen ont nié toute motivation raciste.
« La Clio n’est pas venue à Beaune dans un but raciste, précise au Monde Thierry Bas, procureur adjoint de Dijon. Ses occupants cherchaient quelqu’un d’autre, pour une histoire liée probablement à un trafic de voitures. Ils sont tombés par hasard sur ce groupe de jeunes, à qui cela n’a pas plu que l’on vienne sur leur territoire. Cela n’empêche pas qu’il y ait pu y avoir des insultes racistes au cours de cet épisode. » C’est l’un des points que l’information judiciaire devra éclaircir.
Agés de 31 ans, les deux suspects sont originaires de la région dijonnaise, où ils ont chacun leur domicile, et « n’appartiennent pas à la communauté des gens du voyage », explique Thierry Bas, contrairement à ce que laisse supposer une rumeur. Tous deux ont un casier judiciaire chargé : 21 mentions pour l’un, 22 pour l’autre, notamment des faits de vols et de violences – l’un d’eux a déjà été condamné aux assises pour vol avec arme –, mais aucun délit ni crime aggravé « en raison de l’appartenance à une soi-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée » des victimes.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les victimes sont un homme d’une « cinquantaine d’années » et un adolescent « d’une quinzaine d’années ».
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Dans les Hautes-Alpes, deux Autrichiens meurent dans un accident de planeur

Les victimes sont un homme d’une « cinquantaine d’années » et un adolescent « d’une quinzaine d’années ».



Le Monde
 |    12.08.2018 à 20h28
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 11h12
   





                        


Un planeur s’est écrasé dimanche 12 août après-midi à Orcières (Hautes-Alpes), dans la vallée du Champsaur. Deux Autrichiens se trouvaient à bord de l’appareil.
L’accident s’est produit peu avant 13 h 15 au lieu-dit Roche Rousse près du lac des Pisses, situé à 2 515 mètres d’altitude, a indiqué le peloton de Gendarmerie de Haute-Montagne (PGHM) de Briançon (Hautes-Alpes), confirmant une information du Dauphiné Libéré.
« L’alerte a été donnée par des témoins qui ont vu le planeur chuter », a-t-on ajouté de même source, précisant que les conditions météorologiques étaient « bonnes » au moment des faits. Les victimes sont un homme d’une « cinquantaine d’années » et un adolescent « d’une quinzaine d’années ». Ils avaient décollé de l’aérodrome local de Serres-La Bâtie-Montsaléon, a indiqué pour sa part une source proche de l’enquête.
Deux secouristes et un médecin ont été aussitôt dépêchés sur place. Les circonstances du drame restaient pour le moment inconnues, selon le PGHM.
Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Gap, qui l’a confiée au groupement de gendarmerie des Hautes-Alpes avec le soutien de la Brigade de Gendarmerie des Transports Aériens de Marseille, de la Section de Recherche des Transports Aériens de Paris ainsi que de l’antenne marseillaise du Bureau d’enquêtes et d’analyses.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 12/08/2018
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Le « black-out alcoolique », une amnésie méconnue devant laquelle « nous ne sommes pas égaux »

En 2016, 20 % des adolescents disaient avoir vécu dans les six derniers mois une forme d’amnésie après avoir consommé de l’alcool.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 08h25
    |

            Charlotte Chabas








                        



   


C’est une chaleur « lourde et collante » qui l’a réveillée. Dans la tente bleu nuit, l’air était devenu irrespirable. « C’était comme me réveiller d’entre les morts », se souvient Isabelle H., alors étudiante en marketing de 23 ans. A côté d’elle, une inconnue sommeille. Alors commence pour la jeune festivalière d’un soir « le flot de questions sans réponse ». Comment est-elle arrivée là ? Qui est la personne à côté d’elle ? Où sont les amis avec qui elle a passé la soirée ? Et d’ailleurs, quand s’est terminée cette soirée ? Comment ?
C’était il y a deux ans : son « premier et seul black-out », une amnésie partielle ou totale due à la consommation d’alcool. Et avec lui, le sentiment « que tout s’effondre ». « Comme dans un dessin animé, quand le personnage continue de courir alors que la falaise s’est terminée, et chute dans le vide », dit la jeune femme, qui reconnaît avoir eu ce matin-là « la peur de sa vie ».
Elle n’avait pourtant « pas le sentiment d’avoir beaucoup bu ». Et ne comprend pas comment elle a pu « autant partir en vrille ». Bien sûr, ses amis l’ont trouvée « particulièrement enjouée et dansante ». Mais ne continuait-elle pas à leur parler, à prendre des initiatives ? Et puis, ils avaient « tous bu la même chose », alors pourquoi s’inquiéter ? « Aujourd’hui, ce qu’il s’est passé reste pour moi un mystère », reconnaît Isabelle H., qui n’a jamais connu de nouvelle amnésie due à l’alcool, et en garde encore plus « un sentiment d’irréalité ».
Etudes récentes
« Nous n’en sommes qu’aux balbutiements de la recherche sur ce sujet », reconnaît humblement Mickael Naassila, directeur de l’unité sur l’alcool et les pharmacodépendances à l’université de Picardie. D’abord, parce que le sujet d’étude est relativement récent :
« Très longtemps, on a cru que seuls les alcooliques étaient sujets à ce genre d’épisode amnésique. »
Ce n’est qu’en 1995 qu’un premier chercheur, Donald W. Goodwin, mène une étude auprès de ses étudiants en première année de médecine : 33 % de ces buveurs occasionnels affirmaient avoir connu au moins un black-out. Dans les années 2000, l’étendue du phénomène est mise en lumière par des enquêtes épidémiologiques interrogeant les jeunes sur leur consommation d’alcool. En 2016, une enquête britannique montrait ainsi que 20 % d’un échantillon de 2 140 adolescents avaient vécu dans les six derniers mois une forme d’amnésie après avoir consommé de l’alcool.

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          « Les étudiants sont plus concernés par le “binge drinking” que les autres jeunes »



Des informations que le cerveau ne peut plus encoder
A quoi sont-elles dues ? Les études montrent que l’alcool perturbe fortement l’hippocampe, cette zone cérébrale qui joue un rôle de premier plan dans les processus de mémorisation. Le sujet vit des informations que son cerveau ne peut plus encoder pour les stocker sous forme de souvenirs à long terme. « C’est comme une cassette pour laquelle on aurait cessé un temps d’appuyer sur le bouton enregistrer », résume Aaron White, neuroscientifique au Duke University Medical Center, en Caroline du Nord.
Le black-out n’a donc rien à voir avec une perte de conscience, du type coma éthylique. Aucun signe extérieur ne permet en effet de l’anticiper – la personne garde un certain contrôle de sa motricité, même s’il est souvent dégradé. Pour Arthur N., architecte de 31 ans régulièrement sujet aux black-out, c’est « l’aspect le plus bizarre de ces moments ». « On est en soirée, on se sent plutôt bien, et d’un coup, on se réveille et d’autres nous racontent ce qu’on a fait. C’est comme une crise de somnambulisme », témoigne celui qui dit « beaucoup s’interroger » sur ce qui le rend « si particulièrement sensible par rapport à [ses] amis ».
Les femmes plus sujettes
Là encore, le sujet est difficile à étudier, rappelle Mickael Naassila :
« Il faudrait pouvoir commencer une étude au tout début de la consommation d’alcool, suivre ces phases d’amnésie quand elles surviennent et pas après coup, quand justement le sujet ne se souvient pas forcément. Ça pose des difficultés au niveau éthique, et en termes de ressources financières. » 
« Deux fois plus de risques » à partir de 3 grammes d’alcool dans le sang
Reste que la science parvient progressivement à établir certains ressorts. « C’est linéaire, plus vous buvez, plus vous avez des atteintes sur l’hippocampe », résume le chercheur américain Aaron White. A partir de 3 grammes d’alcool dans le sang, il y a ainsi « deux fois plus de risques de faire un black-out », souligne Mickael Naassila. De la même manière, plus on consomme vite cet alcool, plus le risque est grand.
Mais impossible pour autant de déterminer des seuils critiques universels, car « nous ne sommes pas égaux face au black-out alcoolique », reconnaît le chercheur de l’université d’Amiens. Sexe, âge, corpulence, état de fatigue, satiété, consommation d’autres substances altérant notre organisme : il existe de nombreux facteurs qui déterminent notre réaction à l’alcool à un temps T.

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          Deux cuites, et une mémoire qui flanche



Les femmes sont ainsi plus sujettes aux pertes de mémoire, selon les études. Car même à poids et corpulence identique à un homme, elles présentent une masse graisseuse plus importante qui ne permet pas une aussi bonne absorption de l’alcool. En outre, le risque de black-out est accentué dans les phases prémenstruelles et ovulatoires. En 2017, un groupe de chercheurs de l’université de Palo Alto en Californie a ainsi publié une étude montrant que les femmes ont une amnésie en buvant en moyenne trois verres de moins que les hommes.
Génétique et tempéraments
Les études ont également pu mettre en lumière certaines prédispositions génétiques à ces amnésies. Ainsi, les individus dont la mère a eu un passé alcoolique sont plus à risque, selon une étude de 2015. 
Enfin, les « traits de personnalité et les tempéraments jouent », affirme Mickael Naassila. Parmi les sujets étudiés, ceux qui montrent le plus fort « penchant social pour la fête », et qui donc sont moins inhibés sur leur manière de consommer de l’alcool, ont tendance à être plus sujets aux pertes de mémoire. Les études montrent en outre que plus on vit de black-out, plus on est amené à en vivre. « Il y a plus de sensibilité sous réalcoolisation », résume Mickael Naassila.
Dès lors, se pose évidemment la question des conséquences de ces épisodes. Pour l’heure, aucune différence de compétences mémorielles n’a été prouvée sur les sujets à jeun ayant expérimenté des black-out. Pourtant, « on pressent qu’il y a des conséquences », affirme Aaron White, qui répète que « dans le domaine, beaucoup de choses sont encore largement méconnues ».
Risques de viols ou d’agressions
Sur les corps, c’est une autre histoire. Les black-out alcooliques représentent un risque majeur pour les individus, et multiplient les risques de viols ou d’agressions. Une étude a ainsi montré que les femmes qui connaissent des black-out sont plus susceptibles d’être impliquées dans « des comportements sexuels risqués ». A ce sujet d’ailleurs, la législation reste très floue, et il n’est pas toujours facile de prouver que la victime était non consciente, alors qu’elle n’agissait pas nécessairement comme telle.
Pour Anne C., les black-out étaient devenus au fil des ans comme « un mauvais pote de soirée ». Ils revenaient à un rythme irrégulier, « parfois une fois par mois, puis plus rien pendant six mois ». « Sans cohérence aucune », dit cette Parisienne d’adoption qui travaille dans le milieu de la restauration :
« Il y a des fois où ça m’arrivait alors que j’avais clairement moins bu qu’à d’autres soirées où je me souvenais de tout. »
A 34 ans, elle a connu plusieurs fois « le flip total au réveil ». Ne pas savoir où on est, avec qui, se sentir « comme une machine dont tous les rouages sont cassés » : la serveuse reconnaît « s’être mise en grave danger plusieurs fois ». Même si elle se disait « surprise parfois des compétences qu’on garde ». Jamais ces soirs-là elle n’a oublié de prendre sa pilule – même si elle n’avait aucun souvenir de l’avoir prise.
A force, Anne C. a commencé à changer sa manière de boire. « Clairement, je contrôle beaucoup plus ma consommation. Je compte les verres et je n’ai pas eu de black-out depuis plus d’un an, dit-elle. Mais j’ai le sentiment que rien ne peut complètement m’en protéger. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ L’homme a revendiqué l’acte homophobe dans un courrier adressé à un commissariat parisien.
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Un suspect en garde à vue pour la dégradation d’une plaque en hommage à un couple homosexuel exécuté

L’homme a revendiqué l’acte homophobe dans un courrier adressé à un commissariat parisien.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 06h42
   





                        



   


Un homme a été placé en garde à vue, vendredi 10 août, après avoir revendiqué la dégradation d’une plaque à la mémoire du dernier couple homosexuel exécuté en France à Paris, ont annoncé samedi Le Parisien et France Info, citant des sources judiciaires.
Cette plaque, inaugurée en 2014 et située dans le centre de Paris, a été tâchée d’encre bleue et recouverte d’affiches portant l’inscription « Pour faire un enfant : je suis un homme et pas un gay ».
La plaque rendait hommage à Bruno Lenoir, un cordonnier d’une vingtaine d’années, et Jean Diot, employé de maison de 40 ans. Surpris en plein acte sexuel le 3 janvier 1750, les deux amants avaient été arrêtés à cet endroit et condamnés au bûcher. Ils seront les derniers mis à mort en France pour le simple crime d’homosexualité, avant d’être brûlés sur la place de Grève (de l’Hôtel-de-Ville).
« Démonstration honteuse d’homophobie »
Dans un message posté sur Twitter, Anne Hidalgo s’était dit lundi « choquée par cette nouvelle démonstration honteuse d’homophobie », alors que se tient depuis samedi 3 août la 10e édition des Gay Games, jeux mondiaux de la diversité et événement militant visant à déconstruire les stéréotypes et lutter contre la haine envers les personnes LGBT +.

Je suis choquée par cette nouvelle démonstration honteuse d'homophobie ! Cette plaque rend hommage à Bruno Lenoir e… https://t.co/1qlR7MxWnT— Anne_Hidalgo (@Anne Hidalgo)


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Selon les informations du Parisien, l’homme de 48 ans placé en garde à vue avait adressé un courrier à la mairie de Paris, au commissariat du 2e arrondissement, ainsi qu’au magazine d’extrême droite Valeurs actuelles.
Dans ce courrier, cet homme connu des services de police pour des menaces et des appels malveillants revendiquait son acte et laissait son numéro de téléphone. « Je suis homosexuel, gay et pédé et je déteste la LGBT », avait-il écrit. Celui qui fut militant auprès de la Manif pour tous y écrivait également : « Pour faire un enfant, il faut un père et une mère ».
C’est la deuxième fois que la plaque commémorative parisienne est vandalisée en quelques mois : des gerbes de fleurs déposées devant la plaque avaient été brûlées, le 17 mai, lors de la journée mondiale de lutte contre les LGBTphobies. En juin, un passage-piéton aux couleurs de l’arc-en-ciel avait été dégradé et recouvert d’insultes homophobes dans le quartier parisien du Marais, où sont concentrés la majorité des bars et boîtes de nuit gays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Alors que onze personnes ont trouvé la mort en festival en raison de leur consommation de drogues ces deux dernières années, l’ONG The Loop tente de prévenir les risques en conseillant les jeunes fêtards.
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