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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Un segment du pont Morandi, sur lequel passe l’autoroute A10 au-dessus de la ville du nord de l’Italie, s’est écroulé mardi. Un bilan provisoire fait état d’au moins 30 morts.
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Italie : un viaduc autoroutier s’effondre au-dessus de Gênes

Un segment du pont Morandi, sur lequel passe l’autoroute A10 au-dessus de la ville du nord de l’Italie, s’est écroulé mardi. Un bilan provisoire fait état d’au moins 30 morts.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 12h42
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 18h50
   





                        



Une portion d’un viaduc de l’autoroute A10 s’est écroulée peu avant midi, mardi 14 août, au-dessus de la ville de Gênes, grande ville du nord de l’Italie.
Le pont Morandi, qui traverse la rivière Polcevera au nord du centre-ville, a brusquement cédé au-dessus d’une zone industrielle, alors que des véhicules circulaient sur l’autoroute A10, qui passe sur le pont.
Les causes de cet effondrement étaient, mardi après-midi, encore inconnues. L’agence de presse italienne Ansa souligne que l’effondrement aurait pu être causé par « une défaillance structurelle » de l’édifice.

        Voir notre live :
         

          Gênes, en direct : au moins onze morts dans l’effondrement d’un segment d’un viaduc autoroutier



Un bilan provisoire de trente morts
Les autorités font état d’au moins trente morts et huit blessés, mais le bilan pourrait encore s’alourdir. Un peu plus tôt, le directeur du centre d’appel des urgences de Gênes avait fait état de « dizaines de victimes », sans préciser s’il s’agissait de morts ou de blessés.
Le chef du département de la protection civile, Angelo Borrelli, a annoncé qu’au moins 30 voitures et plusieurs camions se trouvaient sur le pont quand il s’est effondré.

   


200 pompiers mobilisés
« Les équipes des pompiers sont engagées en nombre, les équipes de recherches et cynophiles sont activées », ont-ils annoncé sur Twitter. Ces derniers sont inquiets de l’état des conduites de gaz, situées dans la zone industrielle sur laquelle s’est effondré le segment d’autoroute, sur une longueur de plusieurs dizaines de mètres. Le gaz et l’électricité ont été coupés dans la zone sinistrée.
Sur place, des dizaines de secouristes, accompagnés de chiens, s’activaient autour des restes du pont et de carcasses de camions et de voitures écrasées, voire enchevêtrées dans la structure. Des pompiers évacuaient des corps sur des civières, tandis que des hélicoptères attendaient les blessés.
« Les premières victimes de surface ont été évacuées, maintenant il faut rechercher sous les décombres des bâtiments, mais il y a des milliers de tonnes de béton », a rapporté à l’AFP un pompier français venu en renfort, Patrick Villardry.
A 16h50, quatre survivants ont été retrouvés dans les décombres.

#Genova #14ago 16.50, prosegue il lavoro dei #vigilidelfuoco con sezioni operative nuclei #usar e #cinofili in seguito al crollo del viadotto Morandi sulla #A10 pic.twitter.com/2jWrRvzomW— Vigili del Fuoco (@emergenzavvf) 14 août 2018


La police italienne a par ailleurs recommandé aux automobilistes de ne pas emprunter l’A10 autour de Gênes.

OMG. An aeral view of the tragedy in #Genoa, where a major motorway bridge has collapsed. This is appalling.… https://t.co/UPPjUDRmQq— antoguerrera (@Antonello Guerrera)


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« Défaillances structurelles » du pont
Le pont Morandi, du nom de son ingénieur, a été construit entre 1963 et 1967 au-dessus de la rivière Polcevera, dont l’estuaire se trouve sur le port de Gênes. Il est long de 1 182 mètres et se situe à une hauteur comprise entre 45 et 55 mètres au-dessus du sol. Des travaux de rénovations ont été menés en 2016 sur l’édifice, selon le média Il post.
Le pont avait fait l’objet de mises en garde récurrentes concernant sa structure. L’une d’elle a notamment été formulée par le professeur agrégé en structures de béton à la faculté d’ingiénerie de Gênes, Antonio Brencich. Dans un article publié en 2016 par ingegneri.info, le spécialiste souligne ainsi que « le viaduc de Morandi a immédiatement présenté plusieurs défaillances de structure, en plus de surcoûts importants de construction ». N’hésitant pas à évoquer « une erreur d’ingénierie », le professeur pointe ainsi « une évaluation incorrecte des effets de retrait du béton ayant produit un plan de route non horizontal. »
Des travaux importants ont été menés, notamment au début des années 2000. Selon Antonio Brencich, un pont de cette taille est censé durer au moins cent ans. Il s’étonnait ainsi de voir des coûts de maintenance dépasser bientôt le coût de construction.

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                Italie : des défaillances sur la structure du pont Morandi à Gênes avaient été signalées



Réactions politiques
Le ministre des transports Danilo Toninelli a annoncé sur Twitter vouloir se rendre à Gênes, redoutant une « terrible tragédie ». « Ceux qui seront responsables doivent payer jusqu’au dernier », a-t-il ajouté. Son adjoint Edoardo Rixi est arrivé sur place en début d’après-midi.
« Je suis avec la plus grande appréhension ce qui est arrivé à Gênes et qui ressemble à une terrible tragédie. Nous sommes en contact étroit avec les autorités autoroutières et nous y allons avec le ministre adjoint Edoardo Rixi. J’exprime mon soutien total avec la ville. »
Le ministre de l’intérieur italien Matteo Salvini suit de son côté les événements « minute par minute », et ira « jusqu’au bout pour déterminer les responsables de ce désastre », a-t-il affirmé sur Twitter. Il a ensuite donné une conférence de presse depuis Catane, en Sicile, remerciant « les pompiers, les secouristes professionnels et bénévoles qui sont intervenus dès la première minute et sont encore en train de creuser et de sauver des vies ». Le ministre eurosceptique, patron de la Ligue (extrême droite), a aussi évoqué les investissements nécessaires pour faire face à la vétusté générale de nombreuses infrastructures italiennes... en les opposants aux contributions que son pays verse à l’Union européenne :
« S’il y a des engagements extérieurs qui nous empêchent de dépenser l’argent que nous devrons mettre pour la sécurité des écoles et des autoroutes, il faudra se poser la question de continuer à respecter ces engagements ou de mettre la sécurité des Italiens avant tout. De toute évidence, je choisis la deuxième option ».
Qualifiant l’accident d’« énorme tragédie », Luigi Di Maio, vice-président du conseil italien et ministre du travail, a annoncé lui aussi se rendre auprès des familles des victimes à Gênes. 
Au terme de la conférence de presse de la protection civile, le gouverneur de la Ligurie, Giovanni Toti, a brièvement pris la parole :
« Ce drame va avoir de sérieuses conséquences sur toute la logistique du port et de la ville, et nous travaillons déjà pour faire face à l’urgence dans les mois à venir. »
Il a par ailleurs fait savoir que la zone est sous le controle des pompiers pour évaluer les risques de nouveaux effondrements potentiels.
Le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, lui, ne s’est pas exprimé pour l’heure. Mais il est arrivé vers 18h30 à Gênes, d’où il donnera une conférence de presse dans la soirée.
De son côté, la France s’est dite « prête à apporter tout le soutien nécessaire », a écrit le président, Emmanuel Macron, sur Twitter.
Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, a, lui, affirmé sa « solidarité avec le peuple italien brutalement endeuillé à la mi-journée ».
Elisabeth Borne, ministre des transports, a fait part de sa « très vive émotion » :

Très vive émotion suite à la terrible catastrophe survenue sur un viaduc à #Gênes. Toutes mes pensées aux victimes… https://t.co/xkbyIL9NW3— Elisabeth_Borne (@Elisabeth BORNE)


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Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national a adressés ses condoléances à la « nation italienne » :

🇫🇷🇮🇹 Le Rassemblement National adresse à la Nation italienne, ainsi qu’aux proches des victimes confrontés à cette… https://t.co/W6DmXADQAo— MLP_officiel (@Marine Le Pen)


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Éric Ciotti, député Les Républicains des Alpes-Maritimes, a , quant à lui, assuré son « soutien aux familles des victimes » :

Terrible drame à #Gênes. Pensées émues et solidaires avec nos voisins italiens. Soutien aux familles des victimes d… https://t.co/JBON1dZixI— ECiotti (@Eric Ciotti)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Entre 2 000 et 3 000 personnes ont manifesté pour soutenir l’initiative du président tunisien en faveur de l’égalité successorale entre hommes et femmes.
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Reportage

Dans les rues de Tunis, hommes et femmes pour un héritage « kif-kif »

Entre 2 000 et 3 000 personnes ont manifesté pour soutenir l’initiative du président tunisien en faveur de l’égalité successorale entre hommes et femmes.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
              datetime="2018-08-14T17:18:08+02:00"

        Le 14.08.2018 à 17h18






    
Manifestation en faveur de l’égalité des hommes et des femmes devant l’héritage, à Tunis, le 13 août 2018.
Crédits : FETHI BELAID / AFP


« Mon frère et moi, kif-kif », « Stop the war on women » (« Arrêtez la guerre contre les femmes »)… Les pancartes dansent sur la foule enveloppée dans le drapeau tunisien. Devant le théâtre municipal de l’avenue Bourguiba, au cœur d’un Tunis déserté par les congés scolaires, « ils » et « elles » ont tenu à venir, lundi 13 août, proclamer, chanter, hurler leur soutien à la cause de l’égalité entre hommes et femmes dans l’héritage. Après une longue phase d’accalmie politique, sas de décompression après le pic de fièvre post-révolutionnaire des années 2012-2013, la Tunisie s’offre à nouveau une auguste querelle.

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Faut-il répartir à égalité les successions familiales entre hommes et femmes ? « Oui », a répondu quelques heures plus tôt le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, dans un discours solennel à l’occasion de la Journée de la femme en Tunisie. « Oui », entonne en chœur la foule agglomérée devant les marches du théâtre municipal. Le rassemblement n’est pas massif. Entre 2 000 et 3 000 personnes, ce n’est pas un raz-de-marée. Mais l’essentiel est d’être là, présent sur le pavé, et ne pas le laisser aux « autres », le camp conservateur d’obédience islamiste dressé contre cette réforme.
« Je suis là pour contrer l’islamisation »
Awatef Saadi, drapeau tunisien – croissant et étoile sur fond rouge – porté en écharpe, rayonne. Tunisienne travaillant dans le golfe Persique, elle est là un peu par hasard, surprise par la controverse en plein voyage d’affaires dans son pays natal. Elle n’a pas hésité un seul instant quand elle a eu vent de cette manifestation. « Je suis là pour contrer l’islamisation et la régression, clame-t-elle. La femme tunisienne a déjà conquis beaucoup de droits, on ne reviendra pas en arrière. Il faut que la Tunisie continue de montrer l’exemple dans le monde arabe. » Awatef Saadi a un frère. Et elle assure qu’il serait prêt à partager à égalité sa part d’héritage avec elle : « Pour lui, ce n’est pas une question d’argent, mais une affaire de principe. »
Selon l’actuel droit successoral en Tunisie, inspiré des préceptes du Coran, une femme ne touche que la moitié de la part de l’homme à même degré de parenté. Le chef de l’Etat veut instituer une égalité de principe, entérinant ainsi une des propositions de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe), nommée par ses soins, qui a rendu à la mi-juin un rapport sur un audacieux train de réformes sociétales.

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Le débat avait débuté sous un angle technique, mais il a vite pris une tournure politique. A entendre les propos tenus sur l’avenue Bourguiba, on dirait que la Tunisie rejoue le grand schisme idéologique entre les « modernistes » et les « islamistes » qui l’avait déjà déchirée en 2013. Deux jours plus tôt, devant le palais du Bardo, où siège l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), une manifestation hostile à la réforme de l’héritage avait rassemblé autour de 6 000 personnes dans une ambiance chauffée à blanc par des slogans islamistes. Nombre des « progressistes » tunisiens ont été effrayés par ces images qu’ils croyaient appartenir à une époque révolue. Ils ont tenu à y répliquer en descendant lundi sur l’avenue Bourguiba. Les deux Tunisie se toisent de nouveau.
« Ennahda tient un double discours »
« Je suis là pour dire non à l’obscurantisme, affirme Ahlem Bousaada, professeure d’histoire et d’archéologie. Cette réforme de l’héritage est historique. C’est fondamental. Il s’agit de compléter les acquis des droits des femmes. » A ses côtés, Awatef Troudi, fonctionnaire dans une agence aéroportuaire, opine : « On travaille pour les plus jeunes. On espère un changement radical. Il faut arrêter de mélanger la religion et la citoyenneté. » Et comme la plupart des manifestants, elle décoche une flèche contre Ennahda, le parti issu de la matrice islamiste, qui prétend avoir effectué son aggiornamento doctrinal. « Ennahda tient un double discours », fustige-t-elle.

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Cet après-midi-là, au cœur de l’avenue Bourguiba, il n’était évidemment pas question de croiser ces islamistes honnis par les manifestants. Chacun son rassemblement. On ne se mélange pas. Alors, pour comprendre le discours que ces « autres » tiennent, on a joint par téléphone Farida Labidi, députée d’Ennahda. Un son de cloche assurément différent :
« Je ne vois pas l’intérêt de cette réforme. L’héritage en Tunisie n’est pas une affaire d’égalité mais de justice et d’équité. C’est une question qui touche à la nature de la société et à la religion du peuple. On ne peut pas obliger ainsi une société à changer son mode de vie. Les sondages d’opinion montrent que la majorité de la population est favorable au maintien du système actuel. Il faut respecter la volonté du peuple. L’héritage est une question secondaire. En matière de droits des femmes, il y a des priorités bien plus urgentes : l’égalité des salaires dans les usines et dans les champs en zones rurales. Il faut unir les Tunisiens et non les diviser. »
Entre les deux camps, le dialogue de sourds est assourdissant.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ D’autres devises émergentes ont chuté dans le sillage de la livre turque, également pénalisées par la hausse des taux aux Etats-Unis.
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Crise monétaire turque : le risque de contagion inquiète les marchés

D’autres devises émergentes ont chuté dans le sillage de la livre turque, également pénalisées par la hausse des taux aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 11h13
    |

            Marie Charrel








                        



   


Ces dernières années, la période estivale a été presque systématiquement émaillée de mauvaises surprises économiques et financières. Défaut de paiement argentin en 2014, peur d’une sortie grecque de la zone euro en 2015, référendum sur le Brexit en 2016… Après l’accalmie de 2017, l’onde de choc sur les marchés pourrait bien venir, cette fois, de Turquie. Lundi 13 août, la livre évoluait toujours à un niveau historiquement bas, proche de 7 dollars, après avoir plongé jusqu’à 18 % en séance, vendredi. Depuis le début de l’année, elle a perdu 45 % de sa valeur face au billet vert.

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Les Bourses européennes et asiatiques, quelque peu chahutées en fin de semaine dernière, ont terminé en légère baisse, lundi. Les taux d’emprunt de l’ensemble des pays du sud de l’Europe se sont tendus, et d’autres devises ont baissé, dans le sillage de la livre turque. Ainsi, le rand sud-africain et le rouble russe ont perdu 8 % face au dollar sur une semaine, chutant tous deux, lundi, à leur plus bas niveau depuis deux ans. Le réal brésilien, quant à lui, a cédé 4 % en sept jours, et le peso argentin, 6 %.
« Déni » des autorités
Seul un cocktail de mesures fortes serait susceptible d’enrayer la dégringolade de la monnaie
Les nouvelles mesures annoncées par Ankara ont atténué la débâcle de la livre, attisée par les tensions diplomatiques avec Washington, mais sans parvenir à la stopper. « Elles sont insuffisantes et tout porte à croire que la livre va continuer de se déprécier », prévient Guillaume Tresca, au Crédit agricole. Certes, la banque centrale a promis de fournir toutes les liquidités nécessaires aux banques du pays. Mais les déclarations tonitruantes du président Recep Tayyip Erdogan, qui a de nouveau accusé un « complot étranger » d’être à l’origine de la chute de la monnaie nationale, ont contribué à propager les inquiétudes. « Les autorités turques sont toujours dans le déni à propos de la nature de la crise affectant la livre », résume Wolfango Piccoli, analyste chez Teneo Intelligence.

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De fait, seul un cocktail de mesures fortes – et temporairement douloureuses – serait susceptible d’enrayer la dégringolade de la devise et l’inflation galopante qu’elle alimente (16 % en juillet) : resserrement de la politique budgétaire, instauration d’un contrôle des capitaux, relèvement significatif des taux directeurs, voire appel à une aide extérieure. Toutefois, il est difficile d’imaginer le président Erdogan se tourner vers le Fonds monétaire international, qui exigerait des mesures de rigueur en échange d’un prêt.
Surtout, le dirigeant, faisant fi de tout bon sens économique, reste farouchement opposé au relèvement des taux. « En outre, les investisseurs doutent de la capacité de la banque centrale à prendre les mesures à hauteur de la situation », analyse Aneeka Gupta, stratège au sein de la société financière WisdomTree. Et pour cause : ces derniers mois, l’indépendance de l’institution s’est réduite comme peau de chagrin.
Piteux état du secteur bancaire
Si l’effondrement de la livre s’est accéléré du fait des tensions avec Donald Trump, il tient d’abord aux fragilités structurelles du pays. « La Turquie dépend beaucoup des financements étrangers, notamment en dollars », note Mme Gupta. Le déficit de son compte courant atteint 6,3 % du PIB et sa dette extérieure, 200 milliards de dollars (175 milliards d’euros). La croissance a été gonflée à coups de crédits faciles et d’impulsions fiscales, tandis que les entreprises se sont fortement endettées en billets verts. « L’effondrement de la livre complique le financement de ces dettes », explique Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque. Ce qui affaiblit le secteur bancaire, en piteux état…
Pour autant, faut-il redouter une crise comparable à celle qui avait secoué les devises asiatiques en 1997, voire une contagion à l’ensemble des places financières ? Pour l’heure, les inquiétudes en la matière paraissent excessives. « Le coup de mou des Bourses et la baisse de certaines devises tiennent aussi au faible volume des échanges estivaux sur les marchés », souligne M. Dembik. La plupart des investisseurs sont, eux aussi, partis en vacances. Et le nombre plus limité de transactions sur les différentes places amplifie artificiellement les mouvements de baisse.

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Néanmoins, les fragilités d’une partie des pays émergents nourrissent les inquiétudes. Certains, car ils souffrent de difficultés internes, comme l’Argentine, forcée d’appeler le FMI à l’aide en juin pour éviter une nouvelle crise financière, ou l’Afrique du Sud. D’autres, car ils sont affectés par la remontée des taux directeurs entamée par la Réserve fédérale américaine. « Cela pousse les investisseurs à quitter les pays émergents qu’ils considèrent comme fragiles, en particulier ceux affichant d’importants déficits extérieurs, pour aller placer leur argent aux Etats-Unis, où la hausse des taux offre de meilleurs rendements », détaille Philippe Waechter, chef économiste d’Ostrum AM.
Outre la Turquie, l’Afrique du Sud, le Venezuela et l’Argentine sont particulièrement exposés, tout comme le Brésil et l’Ukraine. « La hausse des taux américains, qui devrait se poursuivre, risque d’aggraver un peu plus encore les difficultés de ces pays ces prochains mois », anticipe Vincent Lequertier, gérant chez WeSave.
Du côté européen, les craintes portent sur certaines banques concernées par le risque turc, en Espagne et, dans une moindre mesure, en France. Les valeurs bancaires, dont BNP Paribas et l’espagnole BBVA, ont été malmenées en Bourses ces derniers jours. Cependant, le risque réel reste d’une ampleur limitée, jugent les observateurs. « Le gouvernement italien, qui envisage d’aller au conflit avec Bruxelles sur les questions budgétaires, m’inquiète beaucoup plus : ce sera la bombe de la rentrée », confie un banquier parisien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le navire humanitaire, bloqué en Méditerranée depuis vendredi, a reçu l’autorisation de débarquer à Malte. Ses passagers seront ensuite répartis entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne.
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Malte donne son accord pour accueillir l’« Aquarius », les migrants à bord seront répartis entre cinq pays

Le navire humanitaire, bloqué en Méditerranée depuis vendredi, a reçu l’autorisation de débarquer à Malte. Ses passagers seront ensuite répartis entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 19h12
   





                        



   


Le navire Aquarius, affrété par SOS Méditerranée et opérant en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), bloqué en mer depuis vendredi 10 août avec 141 réfugiés à bord, pourra débarquer à Malte, a annoncé sur Twitter, mardi 14 août, le premier ministre maltais, Joseph Muscat. Une fois débarqués, les passagers, dont la moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes, seront ensuite répartis entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne, grâce à un accord entre ces pays. La France en accueillera soixante, selon l’Elysée.
Un « signe positif », selon l’association SOS Méditerranée, qui donnait une conférence de presse au moment de l’annonce de l’accord : « Le fait que la solution trouvée soit une coordination entre un certain nombre de pays européens montre qu’ils ont compris que les sauvetages en Méditerranée sont un problème des rives sud de l’Union européenne qui concerne tous les membres. Malte et l’Italie ne doivent pas être laissés seuls. »
Inquiétudes sur le sort du navire
L’Aquarius s’était retrouvé bloqué en mer vendredi après avoir réalisé deux sauvetages en Méditerranée centrale, une zone récemment placée sous l’autorité du centre de coordination des sauvetages de Tripoli, selon SOS Méditerranée. Ce dernier se déclarant dans l’incapacité de désigner un port sûr pour le débarquement a demandé à l’Aquarius de s’adresser aux centres de coordination de Malte et d’Italie, lesquels « ont refusé de prendre cette responsabilité », selon l’ONG. Ont suivi plusieurs journées d’annonces et de débats concernant l’accueil du navire et de ses occupants.

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L’Aquarius devrait donc désormais se diriger vers Malte, situé à trois heures de navigation de sa position. Une solution qui permettra au navire de retourner rapidement sur la zone de sauvetage, mais qui suscite des inquiétudes. « On sait que deux navires humanitaires sont bloqués à Malte pour enquête, rappelle SOS Méditerranée. Nous sommes en règle, nous agissons dans une grande transparence, néanmoins, l’ambiance tendant à pointer du doigt les ONG suscite certaines inquiétudes, nous ne savons pas ce qui pourrait nous arriver. »
« Dispositifs de solidarité européens »
Une fois le bateau débarqué à Malte, l’Office français des réfugiés et apatrides (Ofpra) « va envoyer jeudi une mission sur place pour identifier les réfugiés en vue de leur accueil en France », a indiqué Pascal Brice, le directeur général de l’Ofpra. Les entretiens « viseront à s’assurer que ces personnes relèvent bien du droit d’asile ». 
« C’est la cinquième mission de ce type » depuis juin, conçue dans une « volonté d’illustrer les dispositifs de solidarité européens », a-t-il ajouté. Comme lors des précédentes opérations, les personnes sélectionnées arriveront ensuite en France, où elles recevront rapidement le statut de réfugié ouvrant la voie à un titre de séjour.
Tout en saluant « le geste humanitaire exceptionnel de Malte », la France a de nouveau regretté le refus systématique de l’Italie de laisser accoster les bateaux humanitaires. Paris veut proposer aux autres pays européens « un mécanisme pérenne », sans encore le préciser. La France rappelle que le Conseil européen de juin a adopté sa proposition d’ouvrir des centres fermés sur les rives européennes pour accueillir les migrants. Mais aucun pays européen ne s’est jusqu’ici proposé pour en ouvrir sur son sol.
Gilbraltar compte retirer le pavillon du navire humanitaire
Le gouvernement de Gibraltar a annoncé lundi 13 août qu’il allait retirer son pavillon à l’Aquarius après lui avoir demandé de suspendre ses activités de sauvetage et de revenir à ses activités de recherche, pour lesquelles il est immatriculé auprès du territoire britannique.
Enregistré depuis 2009 à Gibraltar en tant que navire de recherche, l’Aquarius opérait depuis 2016 « exclusivement sous la direction des autorités italiennes pour des opérations de sauvetage », explique le gouvernement dans un communiqué. Les désaccords entre Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, et les ONG auraient encouragé Gibraltar à prendre cette décision.
« Nous avons découvert par voie de presse l’annonce de Gibraltar, s’est étonnée mardi Sophie Beau, cofondatrice de SOS Méditerranée, qui affrète le navire. Nous étions en dialogue depuis juin avec les autorités de Gibraltar, via notre armateur allemand. Cette décision de rompre ce dialogue, au moment où l’Aquarius est en difficulté nous paraît très politique. »

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ De la lumière à l’ombre (2/6). L’ancien ministre vit toujours à Lyon, dont il fut élu maire en 1989. Cette campagne électorale, la dernière, lui a valu une condamnation. Aujourd’hui, il s’épanouit dans le monde entrepreneurial.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Trois personnes ont été blessées. Les motifs du conducteur, placé en détention, sont inconnus. L’enquête a été confiée à la police antiterroriste.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

A Londres, une voiture fonce sur le Parlement, la piste terroriste privilégiée

Trois personnes ont été blessées. Les motifs du conducteur, placé en détention, sont inconnus. L’enquête a été confiée à la police antiterroriste.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 19h21
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Une voiture est entrée en collision avec les barrières de protection installées devant le Parlement britannique mardi 14 août au matin. Trois personnes ont été blessées, dont une femme dans un état grave mais « pas en danger de mort », selon le chef de l’antiterrorisme, Neil Basu.
Plusieurs témoins, cités par les médias britanniques, affirment que le véhicule roulait vite et que le chauffeur semble avoir opéré la manœuvre volontairement. Les autorités britanniques ont confirmé que l’acte « semblait délibéré », sans donner plus d’indications pour l’instant sur les faits ou les motivations du conducteur – qui ne semblait pas coopérer, mardi à midi, avec les autorités –, selon des propos de la police londonienne rapportés par l’agence AP.
L’enquête a été confiée à l’unité antiterroriste de Scotland Yard. Le conducteur, un homme approchant la trentaine, a été arrêté et placé en détention dans un commissariat du sud de Londres. Il est détenu pour « soupçon d’actes terroristes ». « Il n’y avait personne d’autre dans le véhicule, qui est toujours sur place et qui est en train d’être fouillé. Aucune arme n’a été retrouvée à ce stade », indique un communiqué de la police. En début de soirée, la police britannique, citée par l’agence AP, a déclaré que des agents avaient fouillé deux propriétés à Birmingham et une à Nottingham, en lien avec l’enquête.
Les rues situées autour de Westminster ont été immédiatement fermées, et de nombreuses voitures de police, de pompiers et des ambulances étaient présentes.
L’accident a eu lieu à 7 h 37, selon la police britannique. Une Ford fiesta métallisée a percuté des cyclistes et des piétons avant d’entrer en collision avec les barrières devant le Parlement. « J’ai vu un homme qui conduisait très vite vers le Parlement, explique à la BBC Jason, un témoin. Il allait assez vite, je dirais à 40-50 miles par heure (65-80 km/h) dans une zone qui est limitée à 20 miles par heure. Selon moi, c’était un acte délibéré. La voiture n’a pas fait d’embardées, c’était un choc délibéré. »

At 0737hrs today, a car was in collision with barriers outside the Houses of Parliament. The male driver of the car… https://t.co/6eaL2MqflZ— metpoliceuk (@Metropolitan Police)


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Ewelina Ochab, citée par Press Association, semble confirmer : « Ça semblait intentionnel. La voiture roulait vite et vers les barrières. J’étais de l’autre côté (de la rue). J’ai entendu des bruits et quelqu’un qui criait. Je me suis retournée et j’ai vu une voiture argentée qui roulait près des barrières, peut-être même sur le trottoir. » La voiture est restée encastrée dans une barrière près de l’entrée donnant sur la Chambre des lords.
Barry Williams, qui se rendait à son travail, a affirmé sur la BBC avoir vu la voiture foncer sur un groupe de cyclistes. « Il y avait une dizaine de cyclistes qui attendaient au feu rouge. Je ne crois pas que la voiture les ai tous renversés, mais peut-être quatre ou cinq. L’un d’entre eux s’est ensuite relevé et a couru derrière la voiture. Après avoir renversé les cyclistes, la voiture a accéléré vers les barrières. Ça ressemblait à une attaque, bien que mal préparée, la voiture étant de petite taille. »
Vague d’attentats en 2017
Le 22 mars 2017, un attentat islamiste avait été commis sur le pont de Westminster, qui est perpendiculaire à la rue où se sont déroulés les faits ce mardi. Un Britannique de 52 ans, Khalid Masood, avait conduit sa voiture sur le trottoir du pont. Il avait ensuite réussi à entrer dans la cour située devant Westminster, poignardant à mort un officier de police. Il y avait eu cinq morts et cinquante blessés dans cette attaque. M. Masood avait finalement été abattu par la police.
Il s’agissait du début d’une série d’attentats islamistes au Royaume-Uni en 2017. Les suivants ont eu lieu lors d’un concert le 22 mai 2017 à Manchester (23 morts), sur London Bridge le 3 juin 2017 (8 morts), et à la station de métro de Parsons Green, à Londres, le 15 septembre 2017 (l’explosif n’a pas fonctionné comme prévu, ne faisant que des blessés). Un attentat islamophobe a aussi été commis le 19 juin 2017, quand un homme a lancé sa voiture sur un groupe de musulmans sortant d’une mosquée, faisant un mort.
Depuis, la sécurité a été fortement renforcée sur les ponts de Londres et autour de Westminster. De lourdes barrières de sécurité sont en place en permanence, et l’on constate une forte présence de policiers armés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Accusé d’avoir rendu hommage, en 2014, aux terroristes palestiniens de Septembre noir, le chef du Labour reconnaît avoir été « présent ». Son parti se déchire, et Nétanyahou demande une « condamnation sans équivoque ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 13/08/2018
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Antisémitisme : le leader travailliste britannique Jeremy Corbyn à nouveau dans la tourmente

Accusé d’avoir rendu hommage, en 2014, aux terroristes palestiniens de Septembre noir, le chef du Labour reconnaît avoir été « présent ». Son parti se déchire, et Nétanyahou demande une « condamnation sans équivoque ».



Le Monde
 |    14.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 09h09
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
Benyamin Nétanyahou est intervenu, lundi 13 août, dans la controverse sur l’antisémitisme qui déchire le Parti travailliste britannique. Sur Twitter, le premier ministre israélien a demandé une « condamnation sans équivoque » de Jeremy Corbyn, le leader du Labour. Celui-ci est accusé d’avoir déposé, en 2014, une gerbe de fleurs sur la tombe des membres de Septembre noir, le groupe terroriste palestinien qui a mené la prise d’otages d’athlètes et d’entraîneurs israéliens aux Jeux olympiques de Munich en 1972, se terminant par la mort de onze d’entre eux.
M. Corbyn reconnaît avoir été « présent » mais « ne pense pas avoir été impliqué » dans la cérémonie. Sur Twitter, il a contre-attaqué : « Ce que le premier ministre israélien dit de mes actions et de mes mots est faux. Ce qui mérite une condamnation sans équivoque est l’assassinat de 160 manifestants palestiniens à Gaza par les forces israéliennes depuis mars, y compris des dizaines de mineurs. »
Le Daily Mail a publié samedi une photo montrant M. Corbyn en 2014 tenant en ses mains une couronne de fleurs lors d’une cérémonie à Tunis. Celui qui était alors simple député était sur place pour une conférence consacrée à la Palestine, organisée par le président tunisien. A la fin, deux gerbes de fleurs ont été déposées sur des tombes palestiniennes.
La première commémorait 47 Palestiniens tués dans une attaque aérienne israélienne sur une base de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en 1985. M. Corbyn affirme que c’est ce que la photo du Daily Mail montre. La seconde a été déposée sur les tombes de Salah Khalaf, le fondateur de Septembre noir, Fakhri al-Omari, son bras droit, et Hayel Abdel-Hamid, le chef de la sécurité de l’OLP. Tous les trois ont été assassinés vingt ans après l’attentat de Munich par le Mossad, les services secrets israéliens. C’est cette cérémonie à laquelle M. Corbyn dit avoir été simplement « présent ».
Militant...



                        

                        


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Hadopi : beaucoup d’avertissements mais peu de condamnations

Neuf ans après sa création, la controversée institution antipiratage reste très active et transmet de plus en plus de dossiers à la justice.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 15h29
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 16h26
    |

                            Léa Sanchez








                        


« Hadopi, ça existe encore ? » Sur les réseaux sociaux, nombreux sont les internautes à s’étonner de recevoir des avertissements de l’institution chargée de lutter contre le téléchargement illégal de films ou encore de chansons. Créée en 2009, la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) vient de publier sur la plate-forme publique Data.gouv.fr les données concernant sa « réponse graduée » face aux personnes qui piratent des contenus protégés par le droit d’auteur.
Celle-ci repose sur l’envoi d’un premier mail qui rappelle les sanctions encourues. En cas de récidive dans les six mois, l’internaute reçoit alors un nouveau mail et un courrier, qui lui sera remis contre signature. Si sa connexion Internet continue encore à être utilisée pour des faits de téléchargement illégal, il peut alors être passible de poursuites pénales.
Concernant les mails envoyés aux internautes, l’institution est toujours très active : elle a ainsi transmis pas moins de 710 000 courriers électroniques depuis le début de l’année pour signaler un téléchargement de pair à pair illicite. Au total, depuis sa création, elle a émis plus de 10 millions de premiers avertissements et près de 920 000 avertissements en deuxième instance à destination des fraudeurs.


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De nombreux avertissements sont encore envoyés par la Hadopi pour téléchargement illégal
Les internautes soupçonnés de téléchargement illégal reçoivent une "première recommandation" par mail leur rappelant les peines encourues. S'ils réitèrent dans les six mois, ils peuvent alors recevoir une "seconde recommandation". Toute récidive dans l'année qui suit est passible de poursuites pénales.

Source : Hadopi



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Moins de 3 000 dossiers transmis au parquet
Les suites judiciaires, en revanche, sont bien plus faibles : en neuf ans, moins de 3 000 dossiers ont été transmis au parquet. Mais dans son dernier rapport, l’institution souligne « la hausse, amorcée depuis 2015, des transmissions de dossiers au procureur de la République ». Ainsi, 922 cas ont été envoyés en 2017, soit 150 de plus qu’en 2016. Et la Hadopi semble poursuivre cette politique, comme le confirment les données les plus récentes. Depuis le début de l’année, plus de 550 dossiers ont ainsi été adressés à l’autorité judiciaire.


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La Hadopi transmet de plus en plus de dossiers à la justice
Si un internaute continue, malgré les avertissements, à télécharger des contenus illégalement, la Hadopi peut décider de transmettre son dossier à la justice. Sur son site, l'institution indique le faire pour les cas où "un nombre important d’œuvres mises à disposition, l’utilisation de plusieurs logiciels, ou un grand nombre de saisines" est constaté.

Source : Hadopi



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			}
		}],
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		},
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		},
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			}
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		plotBands: [{
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				useHTML: false,
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				x: "",
				y: 10
			}
		}]
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		layout:"horizontal", 
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		align:"center",
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	series:[
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    "name": "Nombre de dossiers transmis au procureur de la République",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        2
      ],
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        "",
        null
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        1
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        1
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        2
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        2
      ],
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        2
      ],
      [
        "",
        12
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        4
      ],
      [
        "",
        8
      ],
      [
        "",
        4
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        15
      ],
      [
        "",
        7
      ],
      [
        "",
        8
      ],
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        10
      ],
      [
        "",
        8
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        18
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        18
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        24
      ],
      [
        "",
        18
      ],
      [
        "",
        16
      ],
      [
        "",
        34
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        21
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        68
      ],
      [
        "",
        93
      ],
      [
        "",
        65
      ],
      [
        "",
        52
      ],
      [
        "",
        54
      ],
      [
        "",
        71
      ],
      [
        "",
        83
      ],
      [
        "",
        60
      ],
      [
        "",
        38
      ],
      [
        "",
        79
      ],
      [
        "",
        63
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        97
      ],
      [
        "",
        97
      ],
      [
        "",
        82
      ],
      [
        "",
        44
      ],
      [
        "",
        72
      ],
      [
        "",
        112
      ],
      [
        "",
        79
      ],
      [
        "",
        73
      ],
      [
        "",
        84
      ],
      [
        "",
        86
      ],
      [
        "",
        55
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        68
      ],
      [
        "",
        97
      ],
      [
        "",
        128
      ],
      [
        "",
        68
      ],
      [
        "",
        66
      ],
      [
        "",
        81
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        97
      ],
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        "",
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      ],
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      ]
    ],
    "type": "bar",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
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    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
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	tooltip: {
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		shared: false,
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		valueSuffix: "",
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{point.key}',
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
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});

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 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Mais le bilan reste mince : 232 cas ont été classés sans suite, et 11 personnes ont même été relaxées. Parmi les 910 réponses pénales comptabilisées par la Hadopi au 30 juin 2018, on compte de nombreuses alternatives aux poursuites. Il peut s’agir par exemple de rappels à la loi.


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	{
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	#container_15342399615 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les réponses pénales se composent majoritairement de mesures alternatives aux poursuites
Parmi les dossiers transmis au procureur de la République, 910 ont fait l'objet de réponses pénales. Comment se décomposent-elles ? (Données allant de la création de la Hadopi en 2009 au 30 juin 2018) 

Source : Hadopi



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
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		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
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		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
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				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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				symbol:"circle",
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			},
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					lineWidthPlus : 0
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			}
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			label: {
				useHTML: false,
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			}
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		allowDecimals:false,
		type:"linear",
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			text:""
		},
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Alternatives aux poursuites (hors compositions pénales)","Compositions pénales","Jugements de condamnation (contravention)","Jugements de condamnation (délit)","Ordonnances pénales","Comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité/Délit de contrefaçon"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Nombre de cas",
    "showInLegend": true,
    "data": [
      {
        "name": "Alternatives aux poursuites (hors compositions pénales)",
        "y": 625,
        "sliced": false,
        "selected": false
      },
      {
        "name": "Compositions pénales",
        "y": 106,
        "sliced": false,
        "selected": false
      },
      {
        "name": "Jugements de condamnation (contravention)",
        "y": 101,
        "sliced": false,
        "selected": false
      },
      {
        "name": "Jugements de condamnation (délit)",
        "y": 9,
        "sliced": false,
        "selected": false
      },
      {
        "name": "Ordonnances pénales",
        "y": 62,
        "sliced": false,
        "selected": false
      },
      {
        "name": "Comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité/Délit de contrefaçon",
        "y": 7,
        "sliced": false,
        "selected": false
      }
    ]
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Peu d’internautes ont donc été condamnés pour avoir piraté des œuvres, et ce malgré les neuf années d’existence de la Hadopi. L’institution, souvent critiquée pour son manque d’efficacité, est de plus confrontée aux évolutions des pratiques.
Outre le faible nombre de réponses pénales aux cas qu’elle transmet à la justice, sa « réponse graduée » destinée à juguler le piratage d’œuvres en ligne ne concerne que les internautes adeptes des réseaux pair à pair. Or cette pratique est de plus en plus concurrencée par d’autres solutions illégales, de streaming notamment.

        Lire :
         

          Vers une liste noire des sites illégaux de streaming en France



En avril, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, a ainsi annoncé vouloir faire « évoluer le mécanisme de riposte graduée, en plaçant la priorité sur la lutte contre les sites pirates pour les assécher (…) et les faire disparaître ». Une des pistes évoquées : la création de « listes noires » des sites illégaux de streaming, qui seraient établies par la Hadopi.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/14/19-9">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le géant allemand, propriétaire du semencier américain depuis juin, a perdu 10 milliards de capitalisation boursière.
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Bayer dans la tourmente après la condamnation de Monsanto

Le géant allemand, propriétaire du semencier américain depuis juin, a perdu 10 milliards de capitalisation boursière.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 16h30
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Après le verdict du tribunal, la sanction des marchés : Bayer, propriétaire de Monsanto depuis le mois de juin, a dévissé en Bourse, lundi 13 août. Le cours a perdu jusqu’à 13 %, avant de se reprendre en fin de journée. En quelques heures, le géant allemand a vu partir en fumée 10 milliards d’euros de capitalisation boursière, c’est-à-dire environ 16 % du prix de rachat du semencier américain (63 milliards de dollars, soit 55 milliards d’euros).
Cette dégringolade est la conséquence directe du jugement historique rendu vendredi 10 août par la justice américaine, qui a condamné Monsanto à verser 289,2 millions de dollars (254 millions d’euros) d’indemnités à Dewayne Johnson, un jardinier américain atteint d’un cancer qu’il attribue au glyphosate, herbicide phare de la firme.

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                Procès du glyphosate : Monsanto condamné, un jugement historique



Le scénario redouté par de nombreux observateurs a pris corps : Monsanto est devenu un risque sérieux pour Bayer. Le jugement est une première. Bien que le groupe américain ait interjeté appel de la décision, celle-ci pourrait faire jurisprudence aux Etats-Unis et représenter une menace financière non négligeable pour le nouveau propriétaire de Monsanto. Actuellement, des milliers de plaintes similaires sont en souffrance devant des tribunaux américains. Lundi dans la journée, plusieurs analystes ont abaissé massivement leur objectif de cours pour l’action Bayer.
C’est le cas de la banque allemande DZ Bank, qui a diminué son objectif de cours de 112 à 86 euros, à l’instar d’autres analystes d’établissements concurrents. « Il n’est pas certain que ce jugement soit confirmé et que les autres plaintes aboutissent. Mais nous voyons au moins le risque que Bayer doive payer plusieurs milliards d’euros de dommages et intérêts. A notre connaissance, il n’existe pas de cas similaire dans le secteur agricole », alerte ainsi Peter Spengler, chez DZ Bank. « Même si nous ne connaissons pas l’issue du jugement, les risques judiciaires pour Bayer en tant que société mère ont fondamentalement augmenté », estime pour sa part dans une note Bernhard Weiniger, chez Independent Research.
Efforts de communication
Interrogé, Bayer s’est refusé à commenter la perte essuyée en Bourse. Le groupe maintient que la décision du juge américain est en contradiction avec « le poids des preuves scientifiques, les décennies d’expérience en situation réelle et les conclusions des régulateurs autour du monde qui, toutes, confirment que le glyphosate est sûr et ne cause pas le lymphome non hodgkinien », a précisé un porte-parole, lundi. Le groupe mise sur le fait que le jugement sera cassé en appel.
Fait inédit, le groupe allemand cherche à tisser des contacts avec ses opposants issus de la société civile
Combien de temps le chimiste allemand pourra-t-il s’arc-bouter sur cette position face à une opposition de plus en plus forte au sein de la population et des pouvoirs publics ? Bayer multiplie depuis quelques mois les efforts de communication afin de rassurer sur les pratiques que le nouveau groupe a adoptées pour rompre avec les méthodes Monsanto. « Il y a des choses que nous faisons différemment », déclarait Werner Baumann, son PDG, dans un entretien au quotidien Handelsblatt,au mois de juin.

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                Monsanto : le procès américain « va avoir un impact » en Europe



Le groupe cherche à tisser des contacts avec ses opposants issus de la société civile. « Ils veulent le dialogue. C’est une démarche inédite de leur part », confirmait début juillet au Monde un responsable de la branche française d’une grande ONG de défense de l’environnement. De fait, si les sanctions boursières s’ajoutent au concert des critiques environnementalistes, l’étau va se resserrer autour du groupe allemand.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Les cinq saisons de l’intelligence artificielle 5/5. Elle pulvérise l’homme au jeu de go, prend le volant de sa voiture, le remplace à son travail, mais pourrait aussi mieux le soigner. A partir du milieu des années 2000, les techniques de la discipline laissent éclater leur puissance au grand jour.
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Après soixante ans de hauts et de bas, les réseaux de neurones triomphent

Les cinq saisons de l’intelligence artificielle 5/5. Elle pulvérise l’homme au jeu de go, prend le volant de sa voiture, le remplace à son travail, mais pourrait aussi mieux le soigner. A partir du milieu des années 2000, les techniques de la discipline laissent éclater leur puissance au grand jour.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 15h38
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
Apartir du milieu des années 2000, une communauté scien­tifique renaît de ses cendres. La vieille sauce des réseaux de neurones artificiels, élaborée dans les années 1950 et rebaptisée apprentissage profond, ou deep learning, (re)commence à prendre. Elle sera savourée officiellement en octobre 2012.
Cette année-là, comme chaque année depuis 2010, un concours de reconnaissance d’images, ImageNet, est organisé. Il s’agit de reconnaître des milliers d’images, puisées sur le site Flickr, en leur attribuant la bonne étiquette, parmi 1 000 catégories environ (chat persan, husky, loup de mer, bison, accordéon, berceau, tracteur, etc.). En 2011, le taux d’erreur était d’environ 25 %, notamment en ayant recours à une technique ­concurrente des réseaux de neurones et populaire dans les années 2000, les support vector machine, ou SVM. Mais, en 2012, l’équipe de Geoffrey Hinton, à Toronto, présente le programme d’un étudiant en fin de thèse, Alex Krizhevsky, et écrase tout le monde avec sa technique d’apprentissage profond : 16 % d’erreurs.
« Un vrai tremblement de terre »
« La communauté de la vision était ratatinée. Un vrai tremblement de terre », tranche Patrick Gallinari, professeur à Sorbonne-Université. L’année suivante, tout le monde dans cette communauté de la vision par ordinateur, qui s’était fermée à ces techniques d’apprentissage profond à la fin des années 1990, se jette sur celles-ci. Depuis, le taux d’erreur a chuté à quelques pour cent, et les meilleures en la matière sont des ­universités chinoises.
« J’ai eu des moments de découragement lorsque je ne progressais pas »
« J’ai eu des moments de découragement lorsque je ne progressais pas, et j’ai même commencé d’autres projets, mais on m’a poussé à continuer », se souvient Alex Krizhevsky. Ce dernier bénéficiait d’un avantage sur ses concurrents. Il disposait de composants, les cartes graphiques utilisées par les ordinateurs de joueurs de jeux vidéo, très...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Cette mère de deux enfants est sous le coup d’une expulsion de son HLM pour les nuisances sonores provoquées par les coups de son mari. Marlène Schiappa réclame des explications au bailleur.
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Battue par son mari et menacée d’expulsion pour nuisance sonore

Cette mère de deux enfants est sous le coup d’une expulsion de son HLM pour les nuisances sonores provoquées par les coups de son mari. Marlène Schiappa réclame des explications au bailleur.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 18h19
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 19h10
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


Elodie W., 37 ans, son compagnon et leurs deux jeunes enfants habitent, depuis juillet 2016, un trois-pièces à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), propriété du bailleur social Immobilière 3F. Des voisins s’étant plaints de graves troubles de voisinage – des cris, des hurlements de la femme et des enfants, de façon continuelle – l’organisme HLM a assigné la famille W. pour « trouble de jouissance » et réclamé son expulsion. Le 29 juin, le tribunal d’instance de Colombes lui a donné satisfaction et, dans la foulée, Immobilière 3F a adressé un commandement à la famille, lui sommant de quitter les lieux au plus tard le 12 septembre, sentence dont Elodie W. a fait appel, comme l’a révélé Le Parisien dans son édition du 12 août.
Devant le juge, Elodie W. a pu faire valoir qu’elle était victime de violences de la part de son compagnon et a produit, à l’appui de ses dires, une plainte enregistrée le 30 mai par le commissariat, qui avait entraîné deux jours d’invalidité totale. La vie familiale a tourné au cauchemar lorsque Elodie W. a dû cesser de travailler comme serveuse dans la restauration en raison d’une fracture au poignet. Selon elle, le comportement de la gardienne, qui ne cesse d’invectiver et de frapper presque quotidiennement avec son balai au plafond, « ajoute au climat d’anxiété, avec insomnies, et oblige à un contrôle permanent des enfants, qui augmente la tension dans la famille », comme en témoigne l’attestation, produite à l’audience, d’une psychologue. Elodie W. déplore aussi « qu’aucun des voisins ne [soit] venu à [son] secours en dépit des hurlements ».
« Manquements graves »
« Justement, souligne la juge Marie-France Savay-Coroyer dans sa décision, les attestations produites par les défenseurs ne démentent pas les faits. Au surplus, la plainte déposée pour violence conjugale par madame W. ne fait que corroborer les troubles évoqués. » « Tous ces bruits, menaces et intimidations dépassent les inconvénients ordinaires du voisinage et (…) sont constitutifs de manquements graves et répétés aux obligations du bail. Peu importe que soit évoqué le départ de monsieur des lieux, le trouble de jouissance étant établi, il convient de prononcer la résiliation du bail », souligne la présidente du tribunal, qui rappelle que « les bruits de toutes natures, quelle que soit leur source, dès lors qu’ils sont nuisibles par leur intensité et leur caractère répétitif et de nature à troubler le repos et la tranquillité des occupants de l’immeuble, sont formellement interdits de jour comme de nuit ». 
« La lecture du jugement m’a scotchée, s’indigne Migueline Rosset, avocate spécialiste en droit de la famille, qui assiste Elodie W., tout comme la célérité de l’organisme HLM à les faire déguerpir alors qu’une procédure de séparation du couple est en cours et que le compagnon violent a quitté les lieux, ce qui devrait pacifier la vie de l’immeuble. »
Du côté du bailleur, la gêne est réelle : « Nous travaillons en bonne intelligence avec l’association qui soutient Mme W. et envisageons, à sa demande, un relogement, son loyer actuel étant, de toute façon, trop élevé. Nous ne cherchons qu’à la protéger », plaide le service de communication d’Immobilière 3F. La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a réclamé des explications au bailleur :

Une femme qui subit jusque dans son domicile des violences conjugales doit être aidée, pas expulsée !
— MarleneSchiappa (@🇫🇷 MarleneSchiappa)


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« Est-ce habituel pour votre groupe d’expulser des locataires au motif qu’elles sont victimes de violences dans leur domicile ? », l’a-t-elle interrogé dans un courrier adressé le 12 août et rendu public via Twitter mardi 14 août, non sans rappeler au passage que la non-assistance à personne en danger est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. « L’égalité femmes hommes est la grande cause nationale du quinquennat et requiert la mobilisation de tous », conclut la missive.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ L’ancienne étoile montante du Parti démocrate au pouvoir, An Hee-jung, était accusé d’avoir violé plusieurs fois sa secrétaire. L’affaire avait émergé dans le sillage de #metoo.
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Accusé de viol, un dirigeant politique sud-coréen acquitté

L’ancienne étoile montante du Parti démocrate au pouvoir, An Hee-jung, était accusé d’avoir violé plusieurs fois sa secrétaire. L’affaire avait émergé dans le sillage de #metoo.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 18h13
    |

                            Manuel Ausloos








                        



   


C’est un coup dur pour le mouvement #metoo en Corée du Sud. Le dirigeant politique An Hee-jung, accusé de viol par sa secrétaire, a été acquitté par un tribunal de Séoul, mardi 14 août. Pressenti un temps pour succéder en 2022 au président Moon Jae-in, ce gouverneur de la province du Chungcheong du Sud avait présenté ses excuses et démissionné, avant d’être exclu du Parti démocrate, au pouvoir, puis inculpé.

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                Accusé de viol, un haut responsable du parti au pouvoir en Corée du Sud démissionne



Dans une interview télévisée diffusée en mars, Kim Ji-eun, la secrétaire de M. An, l’avait accusé de l’avoir violée quatre fois depuis son embauche, en juin 2017. Elle expliquait s’être sentie contrainte de se plier aux désirs de son supérieur à cause de sa position hiérarchique.
Poursuivi pour plusieurs chefs d’abus sexuels et d’abus sexuels en situation d’autorité, An Hee-jung a été totalement acquitté en l’absence de preuves suffisantes aux yeux de la cour. « Il y a aussi beaucoup de choses qui posent question ou qui sont incompréhensibles dans le témoignage de la victime », a estimé le juge.
« Je vais m’efforcer de renaître »
Bien qu’il ait reconnu que les relations avec son employée avaient eu lieu, le politicien de 53 ans maintenait qu’elles avaient été librement consenties. Le parquet a annoncé son intention de faire appel de la décision, qu’il juge « difficile à comprendre ». S’exprimant brièvement à la sortie du tribunal, M. An s’est dit « honteux » : « Je vous ai tous déçus. Je vais m’efforcer de renaître. »
Dans une société coréenne encore largement dominée par les hommes, Mme Kim est l’une des rares femmes à avoir publiquement évoqué des agressions sexuelles. Elle a dit s’être sentie encouragée par le mouvement #metoo aux Etats-Unis. Sa prise de parole lui avait valu le soutien de groupes de défense des droits des femmes, dont quelques membres étaient présentes le jour du verdict.
Les révélations s’étaient multipliées en Corée dans le sillage de l’affaire Weinstein, mais la déclinaison coréenne de #metoo a véritablement démarré le 28 janvier, quand la procureure Seo Ji-hyeon avait révélé s’être fait agresser par un supérieur du ministère de la justice lors de funérailles, en 2010. Les prises de parole s’étaient alors multipliées, éclaboussant de nombreuses figures du monde des arts et de la politique.
Vidéos en ligne
Devant la montée de la grogne, le gouvernement avait annoncé en mars un plan pour lutter contre le harcèlement sexuel en milieu professionnel. Parmi les mesures proposées figure une extension de la loi sur les relations sexuelles par abus d’autorité. Le ministère du travail s’est engagé à mettre sur pied un système pour que les victimes puissent dénoncer anonymement leurs agresseurs.
Le samedi 4 août, une marche d’une ampleur inédite avait réuni 70 000 femmes dans les rues de Séoul, pour protester contre l’impunité dont jouissent les hommes qui filment des femmes à leur insu pour ensuite mettre les vidéos en ligne, une pratique baptisée molka en Corée du Sud. Quelque 6 500 signalements ont été notifiés à la police en 2017. La plupart des dénonciations ne se soldent cependant aujourd’hui que par une simple amende.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Pour le philosophe Issa N’Diaye, la forte abstention lors de la présidentielle est un nouveau désaveu pour le système démocratique imposé par les Occidentaux.
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Entretien

« Les Maliens voient les élections comme une impasse »

Pour le philosophe Issa N’Diaye, la forte abstention lors de la présidentielle est un nouveau désaveu pour le système démocratique imposé par les Occidentaux.

Propos recueillis par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
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        Le 14.08.2018 à 15h52

     •
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        Mis à jour le 14.08.2018 à 16h22






    
Le président Ibrahim Boubacar Keïta, candidat à sa réélection, met son bulletin dans l’urne lors du second tour du scrutin, dimanche 12 août 2018, à Bamako.
Crédits : Annie Risemberg / AP


Au Mali, l’élection présidentielle n’a pas rassemblé les foules : 42,7 % de participation au premier tour et une estimation de 28 % au second, qui opposait, dimanche 12 août, le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), et Soumaïla Cissé. Pour le philosophe Issa N’Diaye, la désaffection des citoyens envers la politique ne date pas d’hier. Ancien ministre de l’éducation et de la culture, il milite pour un changement de système politique, seul moyen selon lui de réconcilier les Maliens et leurs dirigeants. Alors que les résultats provisoires du second tour sont attendus mercredi 15 août, il revient sur les causes et les conséquences de l’abstention.
Le taux de participation du second tour devrait être nettement inférieur à celui, déjà bas, du premier. Pourquoi ?
Issa N’Diaye Les deux candidats sont de vieux routiers de la politique. C’est la troisième fois qu’ils s’affrontent lors d’une élection présidentielle. Ils viennent du même moule politique, l’Adema [Alliance pour la démocratie au Mali]. Ce sont les deux faces de la même médaille. Les Maliens les connaissent suffisamment et n’en attendent pas grand-chose. Au premier tour il y avait plus de candidats, dont certains auraient pu susciter beaucoup plus d’espoir, mais le système politique malien étant basé sur l’argent, ils ont été doublés car eux en ont moins. Il faut couper le cordon ombilical entre les politiques et les milieux d’affaires, éliminer l’argent comme critère de sélection au niveau du pouvoir. Les hommes politiques sont des oligarques, des acteurs économiques masqués. Tant que ce sera ainsi, le jeu sera faussé.
N’est-ce pas aussi une question d’offre politique, qui ne collerait pas aux attentes des Maliens ?
Les acteurs politiques n’ont pas d’offre, ni même de vision politique. Chacun parle de projet de société, mais en réalité personne n’en a. Ils racontent tous la même chose. Ils ne croient même pas en eux-mêmes. Un Soumaïla Cissé président, en quoi serait-il différent d’un IBK ? Il ne le serait pas. Cela explique aussi que les gens ne sont pas allés voter.
Quels autres facteurs peuvent expliquer la faible mobilisation ?
Les Maliens ne croient pas du tout au système actuel ni aux hommes politiques. Ce n’est pas nouveau. Il faut remonter à la chute de la dictature de Moussa Traoré, en 1991. On a parlé de révolution du 26 mars, mais à mon avis c’était une révolution de façade. Le système, l’Etat et la pratique du pouvoir n’ont pas changé. On a seulement changé de têtes, mais on a gardé le même système en allant puiser dans le personnel politique de Moussa Traoré. Alors que les Maliens, eux, croyaient en cette révolution. Ils avaient soif de changement. Mais ils ont vu très rapidement que ça n’allait nulle part et ils ont commencé à être déçus par la politique.
En 2013, les Maliens s’étaient mobilisés plus que d’ordinaire, avec un taux de participation de 51 % au premier tour et de 49 % au second...
C’est dû au choc de la guerre. Quand il y a eu l’offensive djihadiste dans le nord, les Maliens ont senti qu’il y avait péril en la demeure. D’où ce sursaut de mobilisation. Le pays était en danger. IBK a bénéficié d’un vote massif car ils pensaient que c’était un homme à poigne, capable d’imposer un Etat fort. Mais 2013 est vraiment une exception.
Lors des scrutins présidentiels, les abstentionnistes ont toujours été plus nombreux que les votants. Quel est le rapport des Maliens à la démocratie ?
Les Maliens ont constaté qu’en fin de compte, les élections n’apportent aucun changement dans leur vie quotidienne. Au contraire, ils voient qu’ils s’appauvrissent, que la corruption progresse, qu’il n’y a pas de progrès social. Ils voient les élections comme une impasse. L’abstentionnisme est un vote de protestation.
Quant à la démocratie, c’est quelque chose qui a été importé, parachuté et imposé aux Maliens par les Occidentaux. Mais ce modèle politique ne marche pas chez nous. Dans notre culture politique, n’importe qui ne peut pas être chef. Il y a des systèmes de stratifications sociales. Or la démocratie a la prétention de faire en sorte que n’importe qui peut devenir chef. Le modèle démocratique qui a été importé ne nous convient pas. Il faudrait le réadapter, le réinventer.
Comment ?
Il faudrait réfléchir à un modèle de représentation endogène, revenir aux racines, retourner voir comment étaient gérées nos communautés villageoises. Il y a une sorte de démocratie traditionnelle qui existait dans nos communautés et que malheureusement la colonisation est venue briser. Mais il y a encore des survivances.
La case du village, construite près de la concession du chef, est une sorte de parlement communautaire. On s’y réunit pour régler les problèmes du village et toutes les couches sociales y sont représentées : les chefs des grandes familles, les jeunes, les femmes. Il y a une distribution de la parole. Le chef écoute et sa décision est l’expression d’un consensus.
Ce sont des sources d’inspiration qui montrent qu’il y a d’autres façons de gérer l’Etat. Je pense qu’il faut tout repenser : le système, le modèle, les hommes et les procédures.
Selon vous, quel impact aura cette forte abstention sur la gouvernance du pays ?
Le président manquera de légitimité populaire. Il va être plus faible qu’avant et ne pourra pas imposer aux Maliens les réformes qui sont exigées, notamment dans le cadre des accords de paix d’Alger. Il y aura une paix de façade, mais les vrais problèmes ne seront pas résolus.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Pékin a condamné l’invitation mardi d’Andy Chan et fait part de son indignation.
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A Hongkong, un militant indépendantiste dénonce le « colonialisme » chinois devant les correspondants étrangers

Pékin a condamné l’invitation mardi d’Andy Chan et fait part de son indignation.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 18h59
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Pékin a vivement condamné l’intervention du jeune indépendantiste hongkongais Andy Chan lors d’un déjeuner-débat organisé mardi 14 août par le Club des correspondants étrangers (Foreign Correspondents Club, FCC) de l’ancienne colonie britannique. Malgré les pressions exercées les jours précédents tant par les autorités de la région administrative autonome que par les représentants chinois, le FCC, qui revendique 2 000 membres (à la fois des journalistes, mais aussi des diplomates, des hommes d’affaires et des fonctionnaires en service ou à la retraite) a maintenu son événement. « Le 14 août, malgré la forte opposition de tous les milieux de Hongkong, le FCC a invité un “indépendantiste” hongkongais à s’exprimer. Nous le condamnons et nous exprimons notre indignation », a réagi, dans un communiqué, le bureau de représentation du ministère chinois des affaires étrangères. Dimanche, la cheffe de l’exécutif de Hongkong, Carrie Lam, avait jugé qu’il était « inapproprié » de donner la parole à M. Chan.
Emprise chinoise
Revenu dans le giron de la Chine en 1997, Hongkong bénéficie d’un statut spécial défini comme « un régime, deux systèmes », lui garantissant un certain nombre de droits jusqu’en 2047. Cependant, ces dernières années, Pékin a renforcé son emprise et son influence, provoquant une certaine inquiétude et des résistances au sein de la société hongkongaise. En 2014, pendant plus de deux mois, des centaines de milliers de Hongkongais avaient paralysé des quartiers entiers de la mégapole pour réclamer à la Chine l’instauration d’un véritable suffrage universel. Mais Pékin n’avait pas cédé.

Lors de son intervention mardi, Andy Chan, leader d’un microparti indépendantiste, a dénoncé le « colonialisme » chinois, parlant d’« un Empire, un système » pour décrire la volonté de la deuxième puissance économique mondiale de faire taire tous ceux qui s’opposent à lui. « Malheureusement, nous sommes une nation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ A l’initiative du « Boston Globe », de nombreux quotidiens vont publier jeudi des éditoriaux répondant aux diatribes contre les médias du président américain.
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Plus de 200 journaux américains répliquent aux attaques de Trump contre la presse

A l’initiative du « Boston Globe », de nombreux quotidiens vont publier jeudi des éditoriaux répondant aux diatribes contre les médias du président américain.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 17h47
    |

            François Bougon








                        



   


Plus de 200 journaux américains vont publier le même jour, jeudi 16 août, des éditoriaux pour dénoncer « la guerre sale contre la presse libre » menée par le président Donald Trump. L’initiative vient de la responsable des pages débats du Boston Globe, Marjorie Pritchard.

The number keeps growing: More than 200 editorial boards nationwide plan to write and publish editorials on the imp… https://t.co/fjX43P5839— marjoriepritch (@marjorie pritchard)


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« Nous ne sommes pas l’ennemi du peuple », a expliqué cette dernière, faisant référence à l’expression utilisée par Donald Trump lors de ses derniers meetings, tenus à l’occasion de la campagne pour les élections de mi-mandat en novembre ou sur son compte Twitter. Une expression que le complotiste Alex Jones, récemment banni de plusieurs plates-formes en ligne, affirme avoir inventée et transmise à Trump en le recevant dans son émission de radio en 2015.

The Fake News hates me saying that they are the Enemy of the People only because they know it’s TRUE. I am providin… https://t.co/wPPjT7QrcY— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Le texte qui sera publié jeudi par les journaux américains (des quotidiens de grandes métropoles comme Houston Chronicle, Minneapolis Star Tribune, Miami Herald ou le Denver Post, mais aussi des hebdomadaires locaux) ne sera pas le même, chacun étant libre d’utiliser ses propres mots et de conserver sa propre ligne. Mais l’objectif est commun : dénoncer des attaques « inquiétantes », selon Marjorie Pritchard, qui a expliqué à l’agence Associated Press :
« J’espère que cela permettra aux lecteurs de réaliser qu’une attaque contre le premier amendement [qui permet la libre expression] est inacceptable. Nous sommes une presse indépendante et libre, c’est l’un des principes les plus sacrés inscrits dans la Constitution. »
Voix discordantes
Cependant, une journaliste de CNN s’interroge sur l’efficacité d’un tel geste sur ceux qui n’ont plus confiance dans les médias :
« Ce que nous devons faire réclame plus de temps et d’argent, c’est éduquer les gens à l’école sur ce que sont les informations, sur ce qui est digne de confiance ou pas, mais aussi avoir des journalistes sur le terrain qui interagissent avec les lecteurs et les téléspectateurs, expliquent comment nous travaillons, et c’est comme cela que l’on aura plus de confiance dans les médias. » 
Pour sa part, le Wall Street Journal a expliqué ne pas vouloir participer à cette campagne, jugeant notamment que publier « les mêmes critiques envers Trump au même moment n’est probablement pas le meilleur moyen d’élargir le lectorat au sein de la moitié droite de l’électorat ». Le journal juge également que cette « stratégie semble plus adaptée à la politique qu’au journalisme ».
Début août, le patron du New York Times, Arthur Gregg Sulzberger, avait révélé avoir mis en garde directement le président américain quant à ses attaques répétées contre la presse lors d’une rencontre à la Maison Blanche, évoquant une « rhétorique antipresse extrêmement troublante ».

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          Les médias américains inquiets du climat de haine entretenu par Donald Trump






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le pilote espagnol, double champion du monde (2005, 2006) chez Renault, va sans doute s’engager dans le championnat Indycar.
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Fernando Alonso arrête la Formule 1

Le pilote espagnol, double champion du monde (2005, 2006) chez Renault, va sans doute s’engager dans le championnat Indycar.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 17h54
   





                        



   


L’Espagnol Fernando Alonso, double champion du monde de Formule 1 (2005, 2006) chez Renault, va arrêter de courir dans la discipline à la fin de la saison 2018, a annoncé mardi son écurie McLaren, dans un communiqué.
Depuis début 2015, en 68 Grands Prix souvent frustrants, Alonso n’a plus jamais réussi à monter sur un podium. Vainqueur en juin dernier des 24 Heures du Mans dans une Toyota, Alonso n’a plus gagné en F1 depuis 2013, lors du GP d’Espagne à Barcelone, dans une Ferrari ; c’était sa 32e victoire.
Objectif « triple couronne »
Double vainqueur du GP de Monaco en 2006 et 2007, il ne lui manque plus que les 500 Miles d’Indianapolis pour conquérir la « triple couronne » et rejoindre l’Anglais Graham Hill au palmarès des pilotes les plus complets de l’histoire du sport automobile.
Dans le communiqué de McLaren, Alonso, 37 ans, évoque le besoin « d’explorer de nouvelles aventures », après 17 saisons de F1. Ce sera donc, très probablement, outre-Atlantique dans le championnat Indycar, en plus de son programme complet en endurance avec Toyota.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ L’indicateur établi par l’Insee s’élève à 9,1 % pour la France entière, une baisse moins forte qu’attendu par l’institut.
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Le taux de chômage baisse de 0,1 point au deuxième trimestre

L’indicateur établi par l’Insee s’élève à 9,1 % pour la France entière, une baisse moins forte qu’attendu par l’institut.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 08h59
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 10h02
   





                        



Après une légère remontée au 1er trimestre, le taux de chômage a repris sa baisse au 2e trimestre (- 0,1 point), pour s’établir à 9,1 % pour la France entière (hors Mayotte), selon des chiffres provisoires de l’Insee publiés mardi 14 août.
Sur un an, le taux de chômage, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), est en baisse de 0,3 point.
L’indicateur reste au-dessus du plancher de 8,9 % (chiffre révisé à la baisse) atteint à la fin 2017.
La baisse du 2e trimestre est moins forte qu’attendu. Dans ses dernières prévisions publiées en juin, l’Insee tablait sur un recul de 0,2 point.
Toutes ces évolutions sont toutefois à analyser avec prudence, car elles se situent dans la marge d’erreur de l’indicateur (+/- 0,3 point).

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Le chômage des 15-24 ans à 20,8 %
Sur le trimestre, les jeunes (- 0,6 point) et les catégories d’âge intermédiaires (- 0,1 point) ont vu leur situation s’améliorer, tandis que celle des seniors est restée stable. Le taux de chômage des 15-24 ans s’est établi à 20,8 %, son plus bas niveau depuis la fin 2008, celui des 50 ans et plus se situe à 6,5 %.
En moyenne, l’Insee a comptabilisé 2,70 millions de chômeurs au deuxième trimestre, en baisse de 48 000 (- 1,7 %) sur trois mois et de 104 000 (- 3,7 %) sur un an.
Parmi eux, 1,04 million cherchent du travail depuis au moins un an. Le taux de chômage de longue durée est stable sur trois mois, à 3,6 % de la population active.
Parallèlement au taux de chômage, le « halo autour du chômage » a, lui aussi, baissé au deuxième trimestre. Ces personnes souhaitant travailler, mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, étaient 1,46 million au deuxième trimestre (- 19 000 sur le trimestre, - 25 000 sur un an).
Enfin, le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion de 15-64 ans qui travaillent, a légèrement augmenté (+ 0,1 point), à 65,8 %, son plus haut niveau depuis le début des années 1980.

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                Pourquoi le chômage n’a pas baissé au deuxième trimestre






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Absent de Google Play, le jeu à succès d’Epic Games est accessible sur smartphone et tablette moyennant un peu de patience et quelques manipulations.
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« Fortnite Battle Royale » disponible sur Android… à condition d’être patient

Absent de Google Play, le jeu à succès d’Epic Games est accessible sur smartphone et tablette moyennant un peu de patience et quelques manipulations.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 15h20
   





                        



   


Plus de 125 millions de personnes à travers le monde s’adonnent à Fortnite Battle Royale. C’est le jeu de l’année, disponible sur PC, PlayStation 4, Xbox One, Switch et, depuis le mois d’avril, sur les appareils Apple. Depuis dimanche 12 août, il est aussi théoriquement disponible sur les appareils Android.
Pourtant, le jeu culte reste désespérément absent de Google Play, la plateforme de distribution officielle d’applications Android. Et pour cause : le studio Epic Games a décidé de se passer des services de Google, et de distribuer lui-même son jeu via son site Internet. Une décision inédite pour un produit de cette importance.

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                L’arrivée de « Fortnite » sur Android peut être une aubaine pour les arnaqueurs



Comment télécharger Fortnite ?
Ainsi, pour se procurer la version Android de Fortnite Battle royale, il faut télécharger un programme d’installation disponible sur le site d’Epic Games. C’est un petit fichier, au format « apk », qu’il convient ensuite d’ouvrir.
A noter que les utilisateurs de smartphones de la gamme Galaxy se voient également proposer la possibilité de cliquer sur « Samsung » : une option alternative qui n’a plus grand intérêt aujourd’hui mais qui permettait aux propriétaires de smartphones Samsung Galaxy S7 (et modèles plus récents) de télécharger le jeu avec trois jours d’avance.
Une fois téléchargé et lancé, ce petit logiciel s’occupe de rapatrier sur votre téléphone les fichiers du jeu Fortnite Battle Royale, de les installer et de les optimiser en fonction de votre matériel. Il vous invite ensuite à entrer les identifiants de votre compte Fortnite, ou à en créer un le cas échéant.
Apparaît enfin un bouton « Me mettre sur liste d’attente », sur lequel il n’y a plus qu’à cliquer avant… d’attendre patiemment un mail d’Epic Games, vous signifiant que votre tour est venu de prendre les armes. L’opération peut prendre plusieurs jours.
Car comme à l’époque de sa sortie sur iPhone, Fortnite Battle Royale n’est pas immédiatement disponible pour l’ensemble des utilisateurs Android. Epic Games, pour tester ses serveurs et l’optimisation de son jeu sur des échantillons de plus en plus importants d’utilisateurs, n’accepte les nouveaux venus que progressivement. D’après The Verge, il faudrait attendre septembre pour que Fortnite Battle Royale soit disponible pour tous, immédiatement, sans file d’attente.

Court-circuiter Google
Epic Games crée un précédent en décidant de proposer son propre logiciel d’installation pour Fortnite Battle Royale, plutôt que de passer par Google Play, jusqu’ici incontournable plateforme de distribution d’applications Android.
Un moyen pour Epic Games de proposer son jeu en téléchargement partout sur la planète, y compris dans les pays où Google Play n’est pas disponible. Un moyen surtout de court-circuiter Google, qui prend 30 % de commission sur toutes les transactions effectuées via sa plateforme de distribution.
Distribuer lui-même son jeu, quitte à ne pas bénéficier de la visibilité offerte par Google Play, pourrait rapporter plus de 50 millions de dollars à Epic Games, rien qu’au second semestre 2018, selon les estimations du site du site Sensortower.com.
Mais l’opération est également une aubaine pour les arnaqueurs, qui pourraient tenter de proposer, sur Google Play, des versions contrefaites (et potentiellement malveillantes) de Fortnite Battle Royale. Pour tenter de s’en prémunir, Google a d’ores et déjà mis en place une mesure inédite : un utilisateur qui chercherait le jeu sur la boutique en ligne du distributeur se voit ainsi rappeler que « Fortnite Battle Royale n’est pas disponible sur Google Play ». Une façon de rappeler que tout logiciel au nom ou à l’esthétique approchants ne sauraient qu’être des arnaques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ L’un des derniers auteurs surréalistes est mort le 5 août, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), à l’âge de 79 ans.
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édition abonné


L’écrivain Claude Courtot est mort

L’un des derniers auteurs surréalistes est mort le 5 août, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), à l’âge de 79 ans.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 17h04
    |

                            Patrick Kéchichian








                        



                                


                            

« Ma vie ne tient qu’au fil poétique. » Placée en tête de l’annonce de sa mort publiée dans le carnet du Monde du samedi 11 août, au lendemain de son enterrement au cimetière du Père-Lachaise, cette phrase de Claude Courtot traduit ce qui fut plus qu’une ambition : une vocation, une aspiration profonde, une inspiration enfin. Né le 6 janvier 1939 à Paris, mort le 5 août à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) des suites d’un cancer, Claude Courtot appartient à la dernière génération des écrivains qui se réclamèrent du surréalisme. Son parcours démontre que cette fidélité n’était pas une simple référence à un passé révolu devenu objet d’étude.
Rencontre avec André Breton
C’est après son agrégation de lettres classiques, obtenue en 1961, que Claude Courtot envisage de consacrer une thèse au mouvement surréaliste. Sa rencontre avec André Breton (1896-1966) en novembre 1964 déplace cette perspective universitaire sur un autre terrain, qu’il ne quittera plus : celui de la création et de l’engagement. Une autre rencontre, celle de Jean Schuster, va confirmer et étayer ce choix. Jusqu’en 1969, date de la dissolution du groupe, il va participer à toutes les manifestations nationales et internationales des surréalistes, avec notamment José Pierre, Jean-Claude Silbermann, Jean-Marc Debenedetti, Philippe Audouin… Il collabore aussi activement à l’ultime revue du mouvement, L’Archibras, dirigée par Jean Schuster. Douze ans après la mort de ce dernier, il préfacera un rassemblement de ses poèmes épars ou inédits, Une île à trois coups d’aile (Le Cherche Midi, 2007).
La lecture de Benjamin Péret (1899-1959) va affiner et consolider sa vocation littéraire. A l’auteur du Déshonneur des poètes, il consacre un essai en 1965 (Introduction à la lecture de Benjamin Péret, Le Terrain vague). Toujours fidèle à lui-même et à ses premiers choix, il présidera, dans les décennies suivantes (de 1996 à 2008), l’Association...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Nous pourrons bientôt scruter le temps d’utilisation de nos smartphones et fixer des limites d’usage à certaines applications.
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On a testé… Les outils de détox numérique bientôt proposés sur iPhone et Android

Nous pourrons bientôt scruter le temps d’utilisation de nos smartphones et fixer des limites d’usage à certaines applications.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 14h37
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 17h00
    |

                            Nicolas Six








                        


Dans les semaines qui viennent, un mystérieux menu apparaîtra dans des millions de smartphones, baptisé « Bien-être numérique » sur Android et « Temps d’écran » sur iPhone. L’objectif sera identique : limiter notre consommation d’applications pour nous aider à « nous focaliser sur ce qui compte le plus (…) de façon que la vie, et non la technologie, reste au centre », pour citer l’argumentaire de Google. Nous avons testé une version provisoire de ces menus, qui pourraient encore évoluer avant leur sortie définitive. Les idées d’Apple et d’Android nous ont paru étonnamment proches.
Scruter notre consommation
Lorsqu’on ouvre ces nouveaux menus, la première chose qui apparaît est un résumé de notre consommation d’applications pour la journée, comptabilisée en minutes. Android y ajoute le détail des applications les plus utilisées. L’iPhone y fait également figurer les catégories d’applications les plus « consommées » : productivité, lecture, réseaux sociaux… Facebook, LinkedIn et Instagram sont donc regroupés dans la même catégorie.

   


En cliquant sur ce schéma, on peut afficher des statistiques détaillées sur une semaine, et consulter les applications qui émettent le plus grand nombre de notifications. L’objectif est bien évidemment de dénicher l’application coupable de capturer une part disproportionnée d’attention eu égard à son utilité réelle.
Fixer des limites
Sur Android, on peut attribuer une limite à l’usage d’une application particulière, en lui fixant un quota de minutes maximal. Par exemple, on peut limiter Facebook à quinze minutes d’usage quotidien. Passé ce délai, un avertissement empêche de continuer d’utiliser l’application. Ce message comporte toutefois un bouton « En savoir plus », qui donne accès à un interrupteur permettant de réactiver l’application. Une fois le quota dépassé, sur l’écran d’accueil du smartphone l’icône de l’application perd ses couleurs et vire au gris.

   


Sur iPhone, le principe est presque le même. On peut limiter l’usage d’une catégorie d’applications, comme les réseaux sociaux, à un nombre précis de minutes. On peut cibler une application précise, via une manœuvre un peu plus laborieuse. Une fois passé ce délai, une alerte bloque l’application. Un bouton « Ignorer la limite » permet de prolonger son usage indéfiniment. Sur l’écran d’accueil du smartphone, son icône apparaît dans une teinte beaucoup plus sombre.

   


Couper franchement
Pour rompre plus franchement avec notre smartphone, on peut passer l’iPhone en mode Temps d’arrêt, ou le mobile Android en mode Détente. On peut fixer une heure limite à partir de laquelle le smartphone bascule dans ce mode. L’effet est cette fois-ci différent.
Sur Android, l’écran vire au gris, ce qui rend les applications moins attrayantes. On peut continuer d’utiliser n’importe quelle application, mais le plaisir est souvent atténué. Par exemple, la consultation d’une page Web grisée donne nettement moins envie de s’y attarder.

   


Sur iPhone, l’écran d’accueil du smartphone est métamorphosé : ses icônes passent en mode sombre. Lorsqu’on clique dessus, un message d’avertissement empêche d’accéder à l’application. Ici encore, on peut outrepasser cette limite en deux clics. Par ailleurs, on peut indiquer à l’iPhone les applications incontournables qui doivent rester utilisables à tout moment : leur icône ne passe pas en mode sombre.

   


En résumé
Ces outils sont fondés sur la bonne volonté de leur utilisateur. On peut douter qu’ils secourent les personnes qui ressentent une dépendance incontrôlable à leur smartphone. Ils intéresseront surtout les utilisateurs rationnels et méthodiques. Encore faudra-t-il que la notoriété de ces outils s’améliore, car le risque est faible de les découvrir par hasard, puisqu’ils sont cachés dans les réglages.

   


Le menu dédié des iPhone n’est pas un modèle de simplicité, celui d’Android est encore plus difficile à dompter. Certains utilisateurs risquent donc d’oublier ces fonctions avant même de les avoir essayées.
Sur iPhone, le menu « Temps d’écran »  fera son apparition avec iOS 12, la prochaine version du logiciel central du smartphone, probablement mi-septembre. Tous les smartphones Apple depuis l’iPhone 5S pourront en profiter. La toute nouvelle version du logiciel central Android, nommée « Pie », disponible depuis quelques jours, ne bénéficie pas encore du menu « Bien-être digital ». Il faudra attendre quelques mois pour que les premiers mobiles Android y accèdent, essentiellement des modèles haut de gamme récents. Malheureusement, beaucoup de smartphones Android n’en bénéficieront pas du tout.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Si le président ivoirien a évoqué la nécessité de transmettre les rênes du pays à une nouvelle génération, aucun nom ne se détache pour 2020, observe notre chroniqueur.
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Chronique

« Faisons le pari qu’Alassane Ouattara souhaite quitter le pouvoir : qui pour lui succéder ? »

Si le président ivoirien a évoqué la nécessité de transmettre les rênes du pays à une nouvelle génération, aucun nom ne se détache pour 2020, observe notre chroniqueur.

Par                                            Thomas Hofnung (chroniqueur Le Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-08-14T14:38:50+02:00"

        Le 14.08.2018 à 14h38






    
Retransmission télévisée du discours du président ivoirien Alassane Ouattara, à Abidjan, le 6 août 2018.
Crédits : THIERRY GOUEGNON / REUTERS


Chronique. Dans En attendant le vote des bêtes sauvages, célèbre roman de l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, le personnage principal, nouveau venu au sein du syndicat des dirigeants africains, bénéficie des conseils avisés de ses pairs, au pouvoir depuis des décennies. L’une des principales leçons que lui transmet l’un d’entre eux est de ne jamais désigner son successeur. Sans quoi il risquerait d’être dans l’instant marginalisé, errant dans un palais fantôme.
Alassane Dramane Ouattara a-t-il lu Ahmadou Kourouma ? A deux ans de la fin de son second quinquennat à Abidjan, le président ivoirien n’a toujours pas intronisé de successeur. Aucun prétendant ne s’impose de lui-même. Résultat, « ADO » cherche à gagner du temps. Il y a quelques semaines, il déclarait ainsi à l’hebdomadaire Jeune Afrique qu’il déciderait de son sort personnel en 2020, autrement dit dans la dernière ligne droite. Ce faisant, il déclenchait l’ire de son allié, son « aîné » Henri Konan Bédié, dont le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) revendique l’alternance, autrement dit la présidence, après dix ans de règne du Rassemblement des républicains (RDR) au sommet de l’Etat.

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Au fond, que veut Alassane Ouattara ? D’un naturel réservé et peu loquace, le président entretient sans se forcer le mystère sur ses intentions. Mais est-ce par pure ruse politique ou par obligation ? A plusieurs reprises au cours des derniers mois, et encore le 6 août lors de son discours à la nation ivoirienne, Alassane Ouattara a évoqué la nécessité pour le pays de se préparer à transmettre le pouvoir à une nouvelle génération. S’il ne faut jamais négliger, en Afrique comme ailleurs, la pression des entourages – qu’il s’agisse des réseaux familiaux, communautaires ou d’affaires –, le chef de l’Etat ivoirien, âgé de 76 ans, exprime ainsi publiquement son souhait de passer la main après des décennies de lutte politique.
Il n’y a pas de Macron ivoirien
Prenons-le au mot et faisons le pari qu’Alassane Ouattara souhaite sincèrement quitter le pouvoir qu’il a conquis de haute lutte en 2010-2011. Qui pour lui succéder ? C’est là que l’affaire se corse. L’actuel premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, mis sur orbite par le chef de l’Etat, est un apparatchik qui apparaît avant tout comme l’homme du RDR. Dans la « jeune génération » au sein du pouvoir, deux noms se dégagent, ceux de Guillaume Soro et d’Hamed Bakayoko. Le premier, président de l’Assemblée nationale, reste marqué par son passé de « rebelle » et est régulièrement soupçonné de manipuler, avec l’aide de ses anciens camarades « comzones », les frustrations de l’armée. Le second, considéré comme très proche du couple Ouattara, ne semble pas encore disposer du poids et de la légitimité politiques nécessaires pour rassembler et diriger le pays.

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Depuis l’accession au pouvoir de Ouattara, une nouvelle génération de « décideurs », en phase avec le monde du business mondialisé, a pris du poids au sein de l’Etat. Mais aucune de ces têtes bien faites n’est parvenue à s’imposer sur le champ politique. Il n’y a pas de Macron ivoirien, du moins pas encore. Du côté du PDCI, désormais animé par un désir visible de revanche sur l’histoire et la soif du pouvoir, l’ancien président Henri Konan Bédié a « réussi », si l’on peut dire, à torpiller avec constance l’émergence d’un dauphin. Au risque de créer de fortes divisions au sein de son mouvement et de voir le pouvoir lui glisser à nouveau entre les doigts en 2020.
Dans deux ans, la Côte d’Ivoire va-t-elle à nouveau subir une crise de succession en forme de malédiction ? Alassane Ouattara connaît parfaitement le problème, lui qui tenta de s’imposer à la mort de Félix Houphouët-Boigny, en 1993, face au même Bédié, avant d’être écarté de manière inique de la présidentielle en 2000. Deux ans plus tard, après un coup d’Etat raté contre Laurent Gbagbo, le pays sombrait dans la pire crise de son histoire jusqu’au paroxysme de la crise post-électorale de 2010-2011.
Une redistribution des cartes en trompe-l’œil
En l’absence de nouvelle figure politique capable de s’imposer, la vieille génération occupe le terrain. Alassane Ouattara laisse planer le doute sur ses intentions. L’amnistie de Simone Gbagbo (autre figure du passé) contribue à entretenir ce flou : au-delà de la volonté affichée de réconciliation, ne s’agit-il pas d’attiser les divisions au sein du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo, entre une aile « dure » (celle de Simone Gbagbo) et une aile plus « modérée » incarnée par Pascal Affi Nguessan ? De son côté, Henri Konan Bédié met en scène sa rupture avec un RDR peu partageur et se rapproche, sous l’œil gourmand des caméras, d’un FPI qui le méprise souverainement. La redistribution des cartes semble s’accélérer sur la scène politique ivoirienne, mais elle est en trompe-l’œil : ce sont bien toujours les mêmes joueurs qui sont aux manettes.

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Il reste donc deux ans aux principaux acteurs de ce drame pour éviter à la Côte d’Ivoire un nouveau soubresaut violent. Le « Vieux » Houphouët-Boigny n’avait pas su préparer le passage de relais avant sa mort. En novembre 2017, Alassane Ouattara déclarait sur France 24 à propos de la présidentielle de 2020 : « En politique, on ne dit jamais non. » Une phrase qui fait étrangement écho au titre du dernier roman – posthume – d’Ahmadou Kourouma : Quand on refuse on dit non. Il n’y a pas de fatalité en Côte d’Ivoire.

