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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Les expériences passées et les messages de prévention ont permis de limiter la suractivité des services hospitaliers pendant les fortes chaleurs de fin juillet et début août.
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Canicule : pas de saturation des urgences

Les expériences passées et les messages de prévention ont permis de limiter la suractivité des services hospitaliers pendant les fortes chaleurs de fin juillet et début août.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 17h44
   





                        



   


Quinze ans après la canicule de 2003, qui a marqué les esprits par la surmortalité qu’elle a entraînée, l’épisode de forte chaleur ayant touché la France jusqu’au mercredi 8 août n’a cette fois pas accru outre mesure l’activité des urgences, selon les représentants urgentistes.
« Les campagnes de prévention qui ont été bâties au cours des quinze dernières années donnent de bons résultats, la population a compris les risques de la chaleur », a observé pour l’AFP Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France, qui avait alerté début août sur le risque de saturation des hôpitaux.
« La méconnaissance du phénomène [caniculaire] n’existe plus en 2018, (…) les spots télévisés le rappellent à tout le monde », a ajouté Pierre Carli, chef de service au SAMU de Paris, en soulignant la « solidarité » pendant cette période de fortes chaleurs.
« On a eu des appels de gens nous signalant des personnes qui n’étaient pas bien chez elles, ce qui évite que ces gens-là ensuite soient malades. Des appels 100 % chaleur, c’est-à-dire quelqu’un qui n’est pas du tout malade et qui fait un coup de chaleur, on n’en a pas vu à Paris », a-t-il précisé.
Urgences malgré tout en surchauffe
Du côté des urgences, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a signalé dans un communiqué jeudi que, dans une période de sept jours jusqu’au mercredi 8 août, le nombre de passages avait augmenté de 10,1 % pour les personnes âgées par rapport aux mêmes dates en 2017 dans 13 services sur 17 en Ile-de-France.
La ministre de la santé, Agnès Buzyn avait, elle, noté le 8 août « une petite suractivité » pendant les vagues de chaleur, avec en moyenne « entre 3 % et 6 % des passages qui étaient réellement en lien avec la canicule ».

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Mais globalement, selon François Braun, « l’effet des pathologies directement liées à la chaleur sur l’activité des urgences est très faible ». « La période s’est mal passée, mais pas à cause de la canicule. L’activité des urgences continue d’augmenter dans des services qui sont maintenant au bout de leurs limites en termes de volume d’activité, c’est lié aux fermetures de lits en période estivale et au manque d’effectifs », a-t-il expliqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ L’orque femelle a porté le cadavre de son petit sur des centaines de kilomètres, refusant de le laisser partir. Depuis trois ans, il n’y a eu aucune naissance viable au sein de cette espèce en danger.
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L’orque « J35 » pousse son bébé mort pendant 17 jours et alerte sur l’inquiétant déclin de son espèce

L’orque femelle a porté le cadavre de son petit sur des centaines de kilomètres, refusant de le laisser partir. Depuis trois ans, il n’y a eu aucune naissance viable au sein de cette espèce en danger.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 17h48
   





                        



   


C’est une bien triste histoire qui se termine dans l’océan Pacifique, entre l’Etat de Washington et Vancouver, au Canada. Après avoir poussé pendant dix-sept jours le cadavre de son petit mort juste après sa naissance, l’orque « J35 », aussi appelée Tahlequah, a retrouvé son groupe et une activité normale, selon le Center for Whale Research (CWR). Elle a « vigoureusement chassé des saumons avec ses congénères » et son comportement est « remarquablement vif », a fait savoir l’organisme au cours du week-end.
Le comportement de cette mère orque avait été signalé par le centre de recherche le 26 juillet, deux jours après la naissance, puis la mort, seulement une demi-heure après, du petit. Poussant le corps de son nez, le tenant à la surface sur sa tête, J35 a parcouru des centaines de kilomètres, accompagnée par des femelles de son groupe. Jusqu’à ce qu’elle laisse, finalement, couler le cadavre.
Disparition des saumons royaux
Si ce comportement n’est pas exceptionnel chez cette espèce, il ne dure en général qu’un ou deux jours. Mais la tragédie est surtout collective : cela fait trois ans que les orques de la mer des Salish n’ont pas donné naissance à un petit viable. Dans les vingt dernières années, 75 % des grossesses des femelles orques de cette région ont échoué. Quarante sont nées pendant cette période, et 72 sont mortes, portant le nombre de ces cétacés, appelés orques résidentes du Sud, à 75 seulement.
Les orques peuvent vivre longtemps, plus d’une centaine d’années, mais leur période de reproduction est limitée. Si elles ne se reproduisent pas, leur groupe perdra des membres petit à petit, jusqu’à leur disparition.
Le CWR explique principalement le déclin de cette espèce par la diminution du nombre de saumons royaux, qui constituent la principale nourriture des orques. Cette espèce de saumons est elle-même classée « en danger » par l’Union internationale pour la conservation de la nature, en raison de la pêche et de la pollution.

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L’immense chagrin, un « bon point de départ »
« La surpêche et la destruction de leur habitat ont fait [de cette espèce de saumon] un poisson non seulement rare mais contaminé par n’importe quoi, du retardateur de flamme au plomb en passant par le Prozac et la cocaïne », précise Susan Casey, auteure américaine de plusieurs livres sur l’océan, dans une tribune publiée par le New York Times et titrée « L’orque, son bébé mort et nous ».
Dans un rapport, la Société américaine de pêche a affirmé que des « changements majeurs », politiques et sociétaux, devraient avoir lieu pour que les saumons royaux espèrent survivre jusqu’à la fin du siècle. Les mêmes changements, sans doute, qui pourraient sauver les orques résidentes du Sud et leur permettre de se reproduire.
« L’immense chagrin pour Tahlequah est un bon point de départ, écrit aussi Susan Casey. D’une certaine façon, c’est la partie facile. Ce qui est plus difficile, c’est de transformer notre chagrin pour cette mère en un élan pour résoudre les problèmes affligeant la population en extinction des orques résidentes du Sud ».

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le cycle de l’eau (6/10) : en s’évaporant, se transformant en nuages et retombant sous forme de pluie ou de neige, l’eau ne cesse de se déplacer à la surface de la Terre.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Aucun consensus politique ne se dégage pour que le pays, l’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre par habitant, adopte un mix moins polluant.
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L’Australie reste sans projet énergétique ambitieux

Aucun consensus politique ne se dégage pour que le pays, l’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre par habitant, adopte un mix moins polluant.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 15h32
    |

                            Isabelle Dellerba (Sydney, correspondance)








                        



                                


                            

Combien de temps faudra-t-il encore à l’Australie, l’un des premiers pollueurs de la planète par habitant, pour se doter d’une politique énergétique ? Les Etats et territoires de l’île-continent devaient se prononcer sur le National Energy Guaranty (NEG), le plan énergie proposé en octobre 2017 par le gouvernement conservateur ; mais vendredi 10 août, après plusieurs mois de débats, ils ont différé leur décision, faute de consensus sur une politique qui ne peut être approuvée qu’à l’unanimité. C’est le dernier épisode de la guerre des tranchées à laquelle se livrent, depuis plus d’une décennie, les élus de ce grand pays charbonnier sur les questions climatiques.
Présenté comme une « réforme nationale historique », le NEG vise à poursuivre la transition énergétique de l’Australie vers un mix moins carboné – actuellement, près de deux tiers de la production électrique repose sur des centrales à charbon dont la plupart sont vieillissantes –, mais sans renoncer au rôle primordial des énergies fossiles.
Le plan prévoit que les fournisseurs devront continuer à proposer un certain pourcentage d’électricité émanant de sources comme le charbon et le gaz, pour « garantir la fiabilité du réseau et faire baisser les factures d’électricité », tout en privilégiant un mix plus vert. A charge pour eux de trouver la meilleure formule, car ils devront réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 26 à 28 % d’ici à 2030, par rapport à leur niveau de 2005. L’Australie s’y est engagée en 2015.
Parlementaires climatosceptiques
« Pour la première fois en une décennie, il existe une proposition de responsables politiques qui met au centre du débat les questions de la fiabilité et du coût, tout en imposant une réduction des émissions afin de respecter nos engagements internationaux », s’est félicité, lundi 6 août, Jennifer Westacott, directrice exécutive du Business Council of Australia, une association qui représente les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Editorial. La justice californienne a condamné, le 10 août, le groupe américain d’agrochimie à verser des indemnités au jardinier Dewayne Johnson, atteint d’un cancer qu’il attribue à l’herbicide Roundup.
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Monsanto, un jugement salutaire

Editorial. La justice californienne a condamné, le 10 août, le groupe américain d’agrochimie à verser des indemnités au jardinier Dewayne Johnson, atteint d’un cancer qu’il attribue à l’herbicide Roundup.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 14h16
   





                        



   


Editorial du « Monde ». La justice est passée. Le 10 août, à San Francisco, Monsanto a perdu son procès devant un tribunal de l’Etat de Californie. La firme américaine a été condamnée à verser près de 290 millions de dollars (254 millions d’euros) d’indemnités à Dewayne « Lee » Johnson, un jardinier atteint d’un cancer qu’il attribue au glyphosate, la substance active du Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde. Ce jugement, le premier à associer exposition au glyphosate et cancer, est historique. Il pèsera à l’évidence sur la prochaine réévaluation de la substance en Europe, prévue pour 2022.

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Les tribunaux ne disent certes pas la science, mais en l’espèce ce sont les documents internes de la firme, les fameux « Monsanto Papers » et leurs lourds aveux, qui ont emporté la décision des jurés. Oui, disent les jurés dans leur jugement, le produit phare de Monsanto est dangereux. Et oui, ajoutent-ils, le géant de l’agrochimie connaissait les risques, « à la lumière des connaissances scientifiques disponibles ». Le groupe allemand Bayer, propriétaire de la firme américaine depuis le 7 juin – acquise pour 63 milliards de dollars – conteste avec vigueur la décision. « Le glyphosate est sûr et non cancérogène », a-t-elle répété.
Des milliers d’autres plaignants
La firme a bien entendu annoncé son intention de faire appel. Mais des milliers d’autres plaignants poursuivent le géant agrochimique. Un autre procès, devant une juridiction fédérale celui-ci, rassemble plus de 350 plaignants et le juge chargé de l’affaire a donné son feu vert aux poursuites, le 10 juillet, estimant que les experts entendus avaient fourni des éléments de preuve suffisants « pour qu’un jury raisonnable puisse conclure que le glyphosate peut causer un lymphome non hodgkinien à des doses d’exposition rencontrées chez les humains ». En Europe et en France, où deux actions sont en cours contre la firme, le jugement californien pourrait faire des émules et mettre plus encore le glyphosate en difficulté.
A la différence des Etats-Unis, où l’affaire n’a guère mobilisé les médias, elle a suscité sur le Vieux Continent une avalanche de réactions. A peu près toutes hostiles au géant agrochimique, la palme de la virulence revenant au ministre français de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, qui a qualifié la société d’« ignoble » dans un entretien à Libération et a appelé à mener la « guerre contre les pesticides »…

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La force de ces propos est un cache-misère, qui signale surtout l’impuissance des pouvoirs publics sur ce dossier. Le glyphosate n’est pas le pire des poisons, comme on l’affirme souvent, et de nombreux autres pesticides sont bien plus problématiques. Mais il est le plus utilisé au monde, il est omniprésent et est devenu, en deux décennies, la pierre angulaire d’une agriculture productiviste qui demeure – malgré des dégâts toujours plus visibles et toujours mieux documentés – largement intouchable. La puissance de ses lobbys mine la confiance et abîme la démocratie.
Bien sûr, Emmanuel Macron en personne a annoncé que la France se passerait de l’herbicide en 2021 « dans ses principaux usages »… Mais, sans préjuger de la volonté présidentielle, il faudra juger sur pièces, d’autant que l’engagement n’a pas été inscrit dans la loi. Souvenons-nous du Grenelle de l’environnement. C’était il y a dix ans. Une réduction de 50 % du recours aux pesticides avait été promise en une décennie. Une décennie a passé : l’usage des phytos n’a pas chuté. Il a crû de plus de 20 %.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ L’eurodéputé Eric Andrieu, qui préside la commission d’enquête sur l’évaluation des pesticides dans l’UE, pointe les lacunes en la matière.
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Monsanto : le procès américain « va avoir un impact » en Europe

L’eurodéputé Eric Andrieu, qui préside la commission d’enquête sur l’évaluation des pesticides dans l’UE, pointe les lacunes en la matière.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 11h30
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Un tribunal californien a condamné, vendredi 10 août, la société Monsanto, désormais propriété du groupe allemand Bayer, à verser un dédommagement de 289,2 millions de dollars (248 millions d’euros) à un jardinier frappé par un cancer du système lymphatique qu’il attribue à son exposition à des herbicides à base de glyphosate.
Ce jugement a été marqué par les « Monsanto Papers », ces documents internes de la société que la justice américaine a commencé à rendre publics dès le printemps 2017. En Europe où, au contraire du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), les agences réglementaires ne considèrent pas le glyphosate comme cancérogène, l’exploitation de ces documents par la presse a conduit le Parlement européen à former, en février, une commission d’enquête spéciale sur les processus d’évaluation des pesticides.
Pour son président, l’eurodéputé Eric Andrieu (Alliance progressiste des socialistes et démocrates), le jugement californien met en lumière les carences de l’Union européenne dans l’application du principe de précaution.
Quel principal enseignement tirez-vous du jugement prononcé par la justice californienne ?
Eric Andrieu : Cela illustre, d’abord, le peu de responsabilité du Conseil européen, qui en novembre 2017 a réautorisé le glyphosate pour une durée de cinq ans – décision qui souligne une incapacité à appliquer le principe de précaution, pourtant inscrit dans le droit européen. Aujourd’hui, on voit beaucoup de déclarations fortes du ministre de l’environnement, Nicolas Hulot, mais il faut rappeler que la France n’a pas fait grand-chose, au niveau européen, pour éviter la réautorisation du glyphosate : il aurait, par exemple, été possible d’attaquer la décision du Conseil européen devant la Cour de justice de l’Union pour non-application du principe de précaution.
On voit que la justice californienne va bien plus loin que la simple présomption d’un lien entre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ A l’instar des antipesticides, le ministre de la transition écologique et solidaire s’est réjoui du jugement américain contre la firme du groupe allemand Bayer.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Procès Monsanto : « la fin de l’arrogance » selon Nicolas Hulot

A l’instar des antipesticides, le ministre de la transition écologique et solidaire s’est réjoui du jugement américain contre la firme du groupe allemand Bayer.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 11h47
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


A l’avenir, « n’attendons pas la démonstration du pire pour agir », car alors « les poisons auront fait leurs effets et leurs victimes seront excessivement nombreuses ». Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a été l’un des premiers à réagir à la condamnation de Monsanto, vendredi 10 août, par la justice californienne. Sur BFM-TV, il a appelé dès le lendemain, à « appliquer enfin le principe de précaution », en fustigeant la firme américaine, aujourd’hui dans le giron du groupe allemand Bayer.

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Dimanche 12 août, dans une interview à Libération, M. Hulot se montre encore plus virulent. « C’est le début de la fin de l’arrogance, de la suffisance de ce couple maudit Monsanto-Bayer. Cette décision confirme ce que de nombreux lanceurs d’alerte ont dit depuis tant d’années sur la dangerosité du glyphosate », déclare-t-il. Et d’ajouter : « C’est une décision de justice très argumentée, qui est providentielle, car elle rend enfin visible ce que certains s’obstinaient à ignorer depuis trop longtemps : le fait que l’objectif dissimulé de Monsanto, sa stratégie ignoble, est de mettre en coupe réglée les ressources alimentaires de la planète. »
Interdit en France en 2021
Le ministre salue un jugement qui « vient corriger l’indifférence des politiques vis-à-vis de cette firme, qui dure depuis des décennies ». Il n’a pas précisé si sa remarque visait les membres du gouvernement, qui, eux, ne se sont pas exprimés. A ce stade, pourtant, M. Hulot ne prévoit pas d’accélérer la sortie du glyphosate en France. Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, s’est engagé à ce que l’herbicide, classé comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, soit interdit en France en 2021 pour ses principaux usages, et complètement d’ici cinq ans. Mais le gouvernement a refusé que cette interdiction soit inscrite dans le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation.

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Si l’affaire ne suscite que peu de commentaires aux Etats-Unis, où elle n’est guère reprise dans les médias, elle donne lieu en revanche à beaucoup de réactions dans l’Hexagone, surtout dans le camp des antipesticides. L’association Générations futures se félicite d’« une décision historique qui reconnaît le caractère cancérogène de ces produits à base de glyphosate et la responsabilité de Monsanto dans le fait de les avoir mis sur le marché sans en avertir le consommateur ». Pour son directeur, François Veillerette, cette condamnation « souligne l’urgence de retirer les pesticides à base de glyphosate du marché, ce que nous appelons le gouvernement français à faire au plus vite ».
Même satisfaction du côté de la Confédération paysanne. « Ce jugement, c’est une nouvelle fois la preuve que les pesticides sont dangereux pour la santé, des utilisateurs en premier lieu – et donc des paysans et des paysannes – et puis, par ricochet, aussi de ceux qui consomment les produits, estime son porte-parole, Laurent Pinatel. Il faut absolument se donner les moyens de sortir des pesticides, de cette dépendance. »

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« Notre première réaction, c’est de dire “enfin et heureusement”, parce qu’avec tous les éléments à charge contre Monsanto, il aurait été absolument incompréhensible qu’il ne soit pas condamné », indique pour sa part Suzanne Dalle, de Greenpeace France. « La justice agit là où le gouvernement n’est pas présent. » 
Le revers subi par Monsanto devant la justice américaine, en première instance, n’a toutefois pas empêché le groupe chimique et pharmaceutique Bayer de réaffirmer l’innocuité de l’herbicide incriminé. « Sur la base de preuves scientifiques, d’évaluations réglementaires à l’échelle mondiale et de décennies d’expérience pratique d’utilisation, Bayer estime que le glyphosate est sûr et non cancérogène », a déclaré, samedi, un porte-parole du géant allemand. Le groupe a déjà annoncé son intention de faire appel de la condamnation de Monsanto (une amende 248 millions d’euros).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Les scandales sanitaires, les émissions télévisées sur l’agroalimentaire, les études médicales et le courant végan contribuent à cette évolution.
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Quand les consommateurs veulent concilier alimentation et santé

Les scandales sanitaires, les émissions télévisées sur l’agroalimentaire, les études médicales et le courant végan contribuent à cette évolution.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 10h51
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

« Dans l’alimentaire, le match végétal/animal ne fait que commencer. » Le titre d’une étude publiée en juillet par la société Xerfi donne le ton. Selon elle, le marché mondial des protéines végétales, en croissance annuelle moyenne de 5,5 %, frôlera la barre des 11 milliards d’euros en 2020. Un signe, parmi d’autres, des changements d’habitudes alimentaires des consommateurs.
La santé est désormais en tête des préoccupations quand chacun remplit son cabas ou compose son repas. Les scandales sanitaires, les émissions de télévision dévoilant les coulisses de l’industrie agroalimentaire de même que les études médicales faisant le lien entre la composition de l’assiette et des pathologies comme l’obésité, le diabète ou le cancer ont servi d’électrochoc dans la population. Ainsi le scandale Lactalis, avec ses laits infantiles contaminés à la salmonelle, a mis en exergue les limites de la politique d’autocontrôle des entreprises et les aléas des rappels de produits en magasin. Quant aux enquêtes démontrant la présence de nitrite dans la charcuterie ou jetant un regard cru sur l’élevage intensif de saumon en Norvège, elles ont, un temps, limité les achats de ces produits.

A ces préoccupations sanitaires viennent s’ajouter les coups de boutoir des associations vegan. Désireuses de bannir tout produit d’origine animale du menu, elles multiplient les videos chocs d’abattoirs ou d’animaux en batterie. Voire, en période de canicule, stigmatisent les élevages pour leur consommation d’eau. Oubliant au passage, que l’un des substituts, l’amande, venant essentiellement de Californie, est plus que gourmande en eau. Des discours qui résonnent tout particulièrement aux oreilles des millennials, ces jeunes de 18 à 35 ans.

Climat de défiance
Résultat, même si les vegan sont encore une minorité, le flexitarisme, qui consiste à réduire sa consommation de protéines animales, progresse. De même, que la chasse au gluten, au lactose, à l’huile...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Les autorités ne prévoient pas de circonscrire totalement le feu « Mendocino Complex », en Californie, avant trois semaines.
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Aux Etats-Unis, plus de cent incendies mobilisent 30 000 pompiers

Les autorités ne prévoient pas de circonscrire totalement le feu « Mendocino Complex », en Californie, avant trois semaines.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 00h56
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 08h33
   





                        



   


Six nouveaux incendies de grande ampleur se sont déclarés aux Etats-Unis, portant à plus de 100 le nombre de brasiers actifs dans le pays, ont annoncé les autorités durant le week-end des 11 et 12 août.
Plus de 30 000 pompiers luttent contre les feux qui ont ravagé près de 650 000 hectares, de l’Etat de Washington au Nouveau-Mexique en passant par la Californie, qui reste l’Etat le plus touché. L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont envoyé des renforts. Jeremy Grams, prévisionniste au Centre de prévision des tempêtes du Service météorologique national d’Oklahoma, a déclaré s’attendre à de nouveaux départs de feu.

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Les pompiers enregistraient des progrès, dimanche 12 août, dans la lutte contre les incendies qui ravagent la Californie, mais les conditions restaient défavorables, chaleur et faible humidité étant au programme. Le foyer du « Mendocino Complex », qui détient déjà le record de l’incendie le plus dévastateur de la Californie, était contenu à 67 %, a annoncé le service des pompiers de l’Etat, Cal Fire, contre 60 % vendredi. Cet incendie, situé à un peu plus de 200 km au nord-ouest de la capitale de l’Etat, Sacramento, a déjà ravagé près de 133 000 hectares depuis son départ, le 27 juillet.
Dans la nuit de samedi à dimanche, les deux principaux feux du « Mendocino Complex », « Ranch », le plus virulent, et « River », plus modeste, ont brûlé 1 250 hectares environ, d’après des médias locaux, contre un peu moins du quadruple la nuit précédente. Dimanche, « River » était contenu à 93 %.
Le 1er septembre en vue
Pour autant, les conditions météorologiques étaient de nature à permettre au feu de retrouver de la vigueur, avec seulement 18 % d’humidité et une température culminant à 35 degrés. Les pompiers ne prévoient pas de circonscrire totalement le « Mendocino Complex » avant le 1er septembre, soit dans trois semaines.
Quant au foyer « Carr », situé non loin de la frontière avec l’Oregon, dans l’extrême nord de la Californie, il était contenu à 59 %, toujours selon Cal Fire. Cet incendie, qui a causé la mort de deux pompiers et détruit plus de 1 000 résidences, n’a que légèrement progressé dans la nuit de samedi à dimanche.
La météo était encore plus défavorable dans cette partie de la Californie, avec des températures attendues à plus de 38 degrés et 15 % seulement d’humidité.

   



Dix morts
Au total, depuis la mi-juillet, début de cette vague d’importants incendies dans l’Etat le plus peuplé des Etats-Unis, au moins dix personnes sont mortes.
Beaucoup plus au sud, « Holy », qui frappe une zone située au sud-est de Los Angeles, était contenu à 41 %.
La nature accidentée du terrain dans cette région compliquait sensiblement la lutte contre les flammes, et de nouvelles évacuations ont dû être ordonnées.
Un homme de 51 ans, Forrest Gordon Clark, a été arrêté et inculpé vendredi devant un juge du comté d’Orange pour, notamment, incendie volontaire avec circonstances aggravantes, destruction de propriétés habitées, incendie de forêt. Soupçonné d’avoir été à l’origine du feu « Holy », il risque la prison à vie.
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            data-slide-description="L’incendie de Carr pris par satellite le 28 juillet."
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            data-slide-description="Cette image, fournie par la NASA et prise par satellite le 25 juillet, montre la fumée des différents incendies qui touchent la Californie. En rouge, les principaux foyers."
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            data-slide-description="Cette image, fournie par la NASA et prise par satellite le 26 juillet, montre la fumée des différents incendies qui touchent la Californie. En rouge, les principaux foyers."
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            data-slide-description="Cette image, prise le 2 août par l’astronaute allemand Alexander Gerst, depuis l’ISS, montre l’un des incendies qui ravagent la Californie."
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            data-slide-description="L’incendie de Carr pris par satellite le 1er août."
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            data-slide-description="Cette image, prise le 2 août par l’astronaute allemand Alexander Gerst, depuis l’ISS, montre l’un des incendies qui ravagent la Californie."
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            data-slide-description="Le River Fire (à gauche) et le Ranch Fire, deux incendies qui ravagent les environs de Clear Lake, au nord de San Francisco. L’image a été prise le 6 août."
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            data-slide-description="Une autre vue des deux mêmes foyers."
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            data-slide-description="Photo satellite de la fumée s’élevant du Ferguson Fire, prise le 28 juillet."
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L’incendie de Carr pris par satellite le 28 juillet.

HO / AFP
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Orages : plus aucun département en vigilance orange

L’alerte orange a été maintenue jusqu’en fin de matinée, lundi, dans les Bouches-du-Rhône, la Drôme, le Var et le Vaucluse, selon Météo France.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 13h53
   





                        



   


Plus aucun département de France métropolitaine n’était maintenu en vigilance orange lundi 13 août au matin, après un épisode orageux qui a traversé dimanche soir une grande partie du sud de la France, selon un bulletin de Météo France diffusé à 11 heures.
L’alerte orange a été maintenue dans les Bouches-du-Rhône, la Drôme, le Var et le Vaucluse jusqu’en fin de matinée, selon l’opérateur météo, qui précise qu’il s’agit d’une situation fortement orageuse d’été qui nécessite une vigilance particulière dans la mesure où il existe un risque fort de phénomènes violents.
Chutes de grêle
Sur le Sud-Ouest, les orages ont quitté l’est de la Corrèze lundi. Ils ont généralement donné 30 mm de pluie en moins d’une heure. De fortes chutes de grêle ont été observées près de Pau. L’activité électrique a été très intense.
Pour l’Auvergne, les orages ont donné lieu à de violentes averses, à de la grêle et à de fortes rafales de vent (100 km/h à Vernines, dans le Puy-de-Dôme). Une accalmie est arrivée dans la fin de la nuit, lundi.
Autour de la vallée du Rhône et du Languedoc, des orages ont éclaté sur l’Ardèche et la Drôme, où le risque d’orage violent est le « plus fort » à la fin de la nuit, perdurant jusqu’au matin. Ils ont souvent été accompagnés de grêle, des fortes précipitations et de rafales de vent supérieures à 100 km/h.
Rafales
Pour les départements du Gard, du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, les orages restent localement forts, parfois violents, et susceptibles de donner lieu à une importante activité électrique, à de fortes rafales de vent jusqu’à 80 à 100 km/h, à de la grêle, et à de fortes intensités pluvieuses. Ils se déplacent d’ouest en est, selon Météo France.
L’opérateur météo précise que cet épisode pluvio-orageux se classe tout de même un cran en dessous de celui que ces régions ont connu jeudi.
Lundi matin, les températures ont oscillé entre 14 et 19 degrés, jusqu’à 20 à 23 degrés dans le Sud-Est et en Corse. L’après-midi, il fait 20 à 26 degrés sur la majeure partie du pays, jusqu’à 27 à 31 degrés autour de la Méditerranée.

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Le gouvernement annonce un système de bonus-malus pour favoriser le plastique recyclé

Le dispositif sera mis en place progressivement à partir de 2019. L’objectif est d’atteindre 100 % de plastique recyclé en 2025.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 02h04
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 12h22
    |

            Patricia Jolly








                        



   


L’achat de produits à base de plastique non issu du recyclage sera pénalisé dés l’an prochain. La secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, l’a annoncé dimanche 12 août, dans un entretien au Journal du dimanche, où elle a dévoilé la mise en place d’un « système de bonus-malus » pour 2019, pouvant aller « jusqu’à 10 % du prix des produits ».
« Demain, quand il y aura le choix entre deux bouteilles, l’une fabriquée en plastique recyclé et l’autre non, la première sera moins chère », a développé la ministre, sans préciser dans quelle proportion le dispositif diminuerait le coût des objets en plastique recyclé, et augmenterait le coût de ceux qui ne le sont pas.
« Il faudra voir s’il s’agit d’une modulation de 10 % sur le prix de vente, ce qui est une vraie mesure incitative, ou si cela porte uniquement sur le prix de l’emballage, ce qui est indolore », a réagi Laura Chatel, spécialiste des questions de prévention et de valorisation des déchets pour l’association Zero Waste France qui défend une démarche « zéro déchet ».
Aucune contrainte réglementaire
L’annonce de Mme Poirson intervient alors que le gouvernement a dévoilé, fin avril, sa feuille de route pour une économie 100 % circulaire. Celle-ci affiche, entre autres, l’objectif d’atteindre un taux de « 100 % de plastiques recyclés en 2025 », une promesse de campagne du président Emmanuel Macron. « Il s’agit d’envoyer un signal “prix” au consommateur pour qu’il favorise dans son acte d’achat des produits plus respectueux de l’environnement », a expliqué le cabinet de la ministre au Monde.
Cette mesure n’impose pour l’heure aucune contrainte réglementaire aux industriels. « Cinquante-cinq fédérations industrielles et d’entreprises du secteur se sont engagées à doubler la quantité de plastique recyclé intégrée dans leurs produits. D’autres suivront. Si dans deux ans le compte n’y est pas, alors on passera au règlement », a précisé Mme Poirson au JDD.
La production mondiale de plastique – dont l’emballage est le premier débouché – a progressé de plus de 40 % en dix ans
Ce « flou » gêne Zero Waste France de même que la présentation du bonus-malus comme une guerre déclarée au plastique lui apparaît « exagérée ». « Vu l’urgence, une contrainte avec un délai permettant l’adaptation aurait été plus efficace, estime Laura Chatel. Par ailleurs, outre les bouteilles en PET dont on sait réintégrer la matière recyclée en petite proportion dans de nouvelles bouteilles, il reste tous les emballages plastiques non recyclables dont la consommation continue d’augmenter partout dans le monde. »

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La production mondiale de plastique – dont l’emballage est le premier débouché – a progressé de plus de 40 % en dix ans, passant de 255 à 348 millions de tonnes par an. Selon une enquête du magazine 60 millions de consommateurs publiée en mars, seuls 26 % des emballages plastiques sont actuellement recyclés, et la filière du plastique est celle où la part de matières premières réutilisées dans la production est la plus faible, avec seulement 6 %, contre 66 % dans celle du papier ou 44 % dans l’aluminium.
Zero Waste reproche aussi au gouvernement de se « focaliser sur le recyclage » qui est « indispensable mais pas suffisant ». « Il faut agir à la source, or il manque à la France l’approche “réduction” de la production et de la consommation pourtant en vogue à l’échelle de l’Union européenne », note Laura Chatel. Fin mai, la Commission européenne a en effet annoncé des objectifs de réduction drastiques du plastique. Elle a listé des objets et emballages en plastique à usage unique pour lesquels elle propose soit une interdiction totale soit une limitation.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Tour d’horizon des restrictions du glyphosate, alors que la justice américaine a prononcé une condamnation historique à l’encontre de Monsanto.
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Etats-Unis, Argentine, Sri Lanka… le glyphosate face à la justice internationale

Tour d’horizon des restrictions du glyphosate, alors que la justice américaine a prononcé une condamnation historique à l’encontre de Monsanto.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 18h21
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 10h49
   





                        



   


Souvent attaqué, rarement condamné. Partout sur la planète, le glyphosate, substance de base du désherbant le plus utilisé au monde, est contesté. Mais rares sont les pays à interdire son utilisation, malgré de nombreuses procédures de justice.
Classé « cancérigène probable » depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le glyphosate est utilisé sous diverses marques, la plus célèbre étant le Roundup fabriqué par le groupe américain Monsanto, qui appartient désormais au géant allemand de la chimie Bayer. Alors que la justice américaine a prononcé vendredi 10 août une condamnation historique à l’encontre du géant agrochimique américain, voici un tour d’horizon des coups portés par la justice internationale et les Etats contre le glyphosate.

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Des milliers de procédures aux Etats-Unis
Le tribunal de San Francisco a condamné vendredi Monsanto à payer près de 290 millions de dollars de dommages et intérêts à Dewayne Johnson, 46 ans, qui accusait le géant agrochimique d’avoir caché la dangerosité de son désherbant. Une victoire pour ce jardinier américain, atteint d’un cancer, qui espère un effet boule de neige.
Des milliers de procédures contre Monsanto sont en effet en cours aux Etats-Unis, à des degrés divers d’avancement. Et pour qui le cas de Dewayne Johnson pourrait faire jurisprudence.
Le géant de l’agrochimie a cependant répété que cette décision de justice « ne change pas le fait que 800 études scientifiques et les conclusions de l’agence américaine de la protection de l’environnement (EPA), des instituts nationaux pour la santé et des autres autorités de régulation à travers le monde soutiennent que le glyphosate ne cause pas de cancer ». 

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En France, une interdiction totale d’ici 2023
Le gouvernement français a promis en mai que le glyphosate serait interdit « dans ses principaux usages » d’ici 2021, et « pour tous les usages » d’ici cinq ans.
Au niveau judiciaire, un syndicat apicole a porté plainte en juin dernier contre Bayer, à Lyon, où se trouve le siège français du géant allemand, à la suite de la découverte de glyphosate dans du miel. Une enquête préliminaire pour « administration de substances nuisibles » a été ouverte, sans viser spécifiquement Bayer.
A l’automne 2017, un juge français, qui devait statuer sur le sort de défenseurs de l’environnement poursuivis pour avoir vandalisé des bidons contenant du glyphosate, a aussi saisi la justice européenne sur la dangerosité de ce produit.
En 2009 déjà, la Cour de cassation, plus haute juridiction française, avait condamné Monsanto à 15 000 euros d’amende pour « publicité mensongère », car le géant américain vantait le Roundup comme « biodégradable ».

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Argentine : conflits entre habitants et producteurs agricoles
Troisième producteur mondial de soja, derrière les Etats-Unis et le Brésil, l’Argentine consomme des quantités massives de glyphosate. Dans certains plaines fertiles de la Pampa, le conflit est quotidien entre des habitants préoccupés et les producteurs agricoles, pour qui le produit est indispensable.
Sans législation nationale, les maires ont émis des arrêtés municipaux pour encadrer la fumigation. Ces règles sont généralement contestées par les producteurs, ce qui accentue le conflit.
Réévaluation toxicologique en cours au Brésil
Début août, une juge de Brasilia a ordonné la suspension pour trente jours de l’enregistrement auprès des autorités de tout nouveau produit à base de glyphosate, afin que l’agence brésilienne de veille sanitaire procède à leur « réévaluation toxicologique ».
Le gouvernement brésilien entend déposer un recours pour tenter d’annuler cette décision avant la prochaine récolte. La première puissance économique et agricole d’Amérique latine utilise largement les désherbants au glyphosate, notamment dans les plantations de soja.
Au Salvador, une interdiction de courte durée
En septembre 2013, le Parlement avait voté le retrait du marché de 53 produits agrochimiques, dont des désherbants et des pesticides. Mais cette décision a été partiellement annulée par le président de l’époque, Mauricio Funes. Il avait demandé que sur ces 53 produits, onze pesticides ne soient pas retirés, au motif qu’ils étaient très utilisés et qu’ils n’étaient pas interdits au niveau international.
Un comité technique avait alors été mis en place et la situation n’a guère évolué en cinq ans. Le glyphosate est toujours vendu au Salvador.

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Au Sri Lanka, une utilisation restreinte aux plantations de thé et de caoutchouc
Le gouvernement sri-lankais a interdit les importations de glyphosate en octobre 2015, à la suite de la campagne menée par un moine bouddhiste. Des organisations agricoles ont critiqué le gouvernement pour ne pas avoir mené d’autres recherches scientifiques, affirmant que l’interdiction leur avait coûté la perte de 10 % des 300 millions de kilos de thé produits annuellement.
En juillet dernier, le gouvernement a réautorisé les importations, mais restreint l’utilisation du glyphosate aux plantations de thé et de caoutchouc.
Union européenne : une licence renouvelée pour cinq ans
Après deux ans de débat particulièrement houleux, fin 2017, les Etats membres de l’Union européenne ont finalement décidé de renouveler pour cinq ans la licence du glyphosate. La Commission européenne, organe exécutif de l’Union, met en avant le feu vert de ses agences scientifiques – l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) –, qui n’ont pas classé la substance comme cancérigène.
Mais l’indépendance de l’EFSA a été mise en doute par des révélations sur le fait que son rapport comporterait des passages « copiés-collés » d’un document déposé en 2012 par Monsanto.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Après la condamnation de Monsanto par la justice californienne, le ministre de la transition écologique a appelé à agir contre le glyphosate, dénonçant le poids des groupes de pression.
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Glyphosate : Hulot appelle à mener une « guerre » contre les pesticides

Après la condamnation de Monsanto par la justice californienne, le ministre de la transition écologique a appelé à agir contre le glyphosate, dénonçant le poids des groupes de pression.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 15h24
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 13h52
   





                        



   


C’est « le début d’une guerre », selon Nicolas Hulot. Le ministre de la transition écologique français a salué la condamnation, vendredi 10 août, du groupe pharmaceutique Bayer, devenu propriétaire de Monsanto, pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide Roundup.
Qualifiant l’affaire Monsanto de « cas d’école du principe de précaution », M. Hulot a rappelé qu’il ne s’agissait pas d’un combat contre les agriculteurs et les agricultrices, mais pour eux. Pour le ministre, il ne faut pas attendre « la démonstration absolue » du danger de ces produits « car quand on attend, les poisons auront fait leurs effets et les victimes seront excessivement nombreuses ».

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          Procès du glyphosate : Monsanto condamné, un jugement historique



Le gouvernement a promis en mai que le glyphosate, classé cancérigène probable depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), serait interdit « dans ses principaux usages » d’ici à 2021, et « pour tous les usages » d’ici cinq ans. Interrogé par BFM-TV, Nicolas Hulot n’a toutefois pas suggéré d’avancer l’échéance de 2021 « parce que malheureusement, on ne peut pas faire plus rapide », montrant du doigt les groupes de pression « qui ont pignon sur rue » et tiennent « parfois même la plume des amendements ».
Le ministre a d’ailleurs lancé un appel aux sénateurs, qui viennent d’enlever une disposition du projet de loi agriculture et alimentation qui prévoyait de séparer la vente et le conseil en matière d’insecticides et de pesticides. Le ministre a souhaité que les sénateurs « reviennent à la raison » et qu’ils n’attendent pas « une liste funeste tragique pour réagir ».
« Qu’ils comprennent bien une bonne fois pour toutes qu’une entreprise comme Monsanto n’a en aucun cas comme volonté le bien-être de l’humanité, mais simplement le bien-être de ses actionnaires. »
Satisfaction des associations écologistes françaises
L’annonce de la lourde condamnation du géant agrochimique américain a également été saluée par le porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel. Selon lui, c’est « la preuve qu’il faut sortir des pesticides » :
« Ce jugement, c’est une nouvelle fois la preuve que les pesticides sont dangereux pour la santé, des utilisateurs en premier lieu – et donc des paysans et des paysannes –, et puis par ricochet aussi de ceux qui consomment les produits. Il faut absolument se donner les moyens de sortir des pesticides, de cette dépendance. »

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          Les « Monsanto Papers », à la base de la controverse sur le glyphosate



Une sortie des pesticides nécessite selon le porte-parole du troisième syndicat agricole français « des moyens techniques avec la recherche, et puis des moyens économiques aussi, car les pesticides, c’est un outil de compétitivité dans la guerre économique ».

   


« La justice agit là où le gouvernement n’est pas présent, il faut que les citoyens continuent de se mobiliser pour que le glyphosate soit enfin interdit en France et en Europe », a pour sa part déclaré Suzanne Dalle, chargée de campagne agriculture chez Greenpeace France.
« Le délibéré est fort »
L’agriculteur charentais Paul François, figure en France du combat contre Monsanto, a également accueilli avec « beaucoup de joie » cette condamnation aux Etats-Unis. En apprenant cette décision, le céréalier, lui-même en procès contre Monsanto, explique avoir pensé aux victimes des épandages de glyphosate en Argentine, « souvent désespérées », « qui n’ont que leur courage pour se battre », aux Burkinabés « avec moins que rien » ou encore à « tous les agriculteurs qui ont développé les mêmes pathologies que ce jardinier américain ».
M. François avait, lui, été intoxiqué en avril 2004, après avoir inhalé des vapeurs de Lasso, un herbicide de Monsanto qu’il utilisait dans sa culture du maïs. Après des années de procédure, Monsanto a été reconnu responsable de l’intoxication de cet agriculteur devant la cour d’appel de Lyon en septembre 2015, mais cette décision a ensuite été annulée à l’été 2017 par la Cour de cassation. Son dossier sera à nouveau débattu le 6 février 2019.

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« La décision américaine ne pourra pas faire jurisprudence en France, mais les avocats pourront s’en servir dans leur argumentation », estime le président de l’association Phyto-victimes et auteur du livre Un paysan contre Monsanto. Même si « cette condamnation n’est pas définitive », « le délibéré est fort et stipule que Monsanto a manqué à son devoir de bienveillance vis-à-vis de ses clients, à son devoir d’information sur les risques », ajoute-t-il.
Malgré cette décision qui pourrait faire jurisprudence aux Etats-Unis, le groupe pharmaceutique allemand ne semble pas vouloir arrêter la production du glyphosate, toujours plébiscité par les cultivateurs pour son efficacité et son faible coût. « Sur la base de preuves scientifiques, d’évaluations réglementaires à l’échelle mondiale et de décennies d’expérience pratique de l’utilisation du glyphosate, Bayer estime que le glyphosate est sûr et non cancérogène », a déclaré un porte-parole de l’entreprise.

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Les jurés du tribunal de San Francisco ont pourtant estimé vendredi que Monsanto avait agi avec « malveillance » et que son herbicide Roundup, ainsi que sa version professionnelle, RangerPro, avaient « considérablement » contribué à la maladie de M. Johnson, jardinier atteint d’un cancer incurable.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ De nombreuses plages du globe sont en passe de devenir de véritables déchetteries. Lutter contre ce fléau mettrait du baume à l’âme.
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Le nettoyage des plages, c’est bon pour le moral (et l’environnement)

De nombreuses plages du globe sont en passe de devenir de véritables déchetteries. Lutter contre ce fléau mettrait du baume à l’âme.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 13h57
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 12h19
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Jusqu’à présent, poser sa serviette sur une plage impliquait d’éviter les autres groupes de vacanciers ; désormais, il faut aussi, de plus en plus souvent, slalomer entre les sacs, bouteilles et autres mégots délaissés sur le sable chaud. De nombreuses destinations touristiques pâtissent de cette pollution, comme Bali, défigurée par un amoncellement de détritus échoués dans ses mangroves et sur son littoral. La biodiversité marine et son environnement sont évidemment premières victimes de ce fléau.
« Si on ne mesure pas exactement comment la pollution qui touche les plages a évolué ces dernières années, on sait de façon sûre que la production de plastique a drastiquement augmenté », déplore l’océanographe Erik van Sebille, de l’université d’Utrecht, aux Pays-Bas. Pour lui, s’il faut « combattre cette pollution à la source » en réparant « le système défaillant de tri des déchets mondial », il n’y a, c’est certain, « rien de plus efficace que d’aller ramasser les ordures qui polluent les plages ».
Le sentiment gratifiant de se sentir utile
Cristina Barreau, coordinatrice de l’association Surfrider, ONG européenne de protection de l’océan, ne dit pas autre chose :
« Il est crucial de lutter contre ces dépôts de déchets qui se retrouvent dans les océans, poumons de la planète sans lesquels l’humain ne peut pas vivre. Il faut éduquer en amont et organiser des collectes sur les côtes pour éviter qu’elles se transforment en déchetteries. »
Selon Surfrider, qui milite pour tarir la pollution à sa source, 80 % des déchets sur les rivages sont composés de plastique.
Bonne nouvelle : ramasser les détritus abandonnés sur les bords de mer aurait, pour la scientifique britannique Sabine Pahl, des effets directs sur notre bien-être. Membre du collectif de recherche International Marine Litter Unit, cette chercheuse en psychologie a mené de concert avec son homologue Kelly Wyles et le biologiste marin Richard Thompson une étude, publiée en 2016 sur le sujet.
« La psychologie d’un individu est directement liée à l’état de son environnement »
Conclusion : nettoyer une plage peut avoir un effet bénéfique sur le cerveau humain. « C’est saisissant de constater que la psychologie d’un individu est directement liée à l’état de son environnement », s’exclame la professeure de l’université de Plymouth :
« Nos témoins ont apprécié le sentiment gratifiant de faire quelque chose d’utile sans contrepartie, le plaisir simple de se balader en bord de mer et de faire de l’exercice. »
Les plus férus de sport cèdent aussi à une nouvelle activité suédoise qui commence à gagner le reste de l’Europe et les Etats-Unis : le « plogging », contraction de « plocka upp » (« ramasser » en suédois) et « jogging » qui consiste à ramasser les déchets pendant sa course à pied. Il ne fait aucun doute, pour Sabine Pahl, qu’entreprendre de nettoyer le littoral est « tout simplement hédonique ; ce bénévolat est un cycle vertueux pour l’humain et son environnement ».
Des initiatives citoyennes qui se multiplient
« Parfois, il faut pourtant une contrepartie pour éveiller la conscience des personnes les plus sceptiques », nuance Cyril Rheims, cofondateur de la bien nommée société Waste is More (littéralement « Plus qu’un déchet ») :
« La colonne vertébrale de notre entreprise est l’idée de revaloriser le déchet en lui donnant une deuxième vie de type artistique ou bien en lui trouvant une valeur marchande. »
Waste is More a lancé cet été l’initiative « Tririder » dans la ville balnéaire de Carnon (Hérault) : une petite jeep arpente le bord de mer, chacun peut la héler pour des trajets d’environ un kilomètre à la condition de ramasser quelques déchets. Cyril Rheims se réjouit du succès qu’a rencontré son initiative.
« Proposer un service contre un geste écocitoyen, ça marche tout en étant ludique : en un mois, on a récolté 37 poubelles de 30 litres et on a fait 1 342 kilomètres. »
Un mégot pollue à lui seul jusqu’à 500 litres d’eau
Cristina Barreau de Surfrider constate que « de manière générale, la prise de conscience citoyenne est croissante, les initiatives se multiplient. » En 2012, la Ligue contre le cancer a lancé les « Espaces sans tabac ». Aujourd’hui, près de cinquante plages françaises, en Corse, à Saint-Malo ou encore à Nice, ont banni la cigarette de leur sol, puisque non content de contenir toute une collection d’agents cancérigènes, un mégot pollue à lui seul jusqu’à 500 litres d’eau. Et il figure parmi les déchets les plus retrouvés sur le littoral.
La paille est une autre habituée du top dix des déchets les plus retrouvés sur les plages du globe. L’association Bas les pailles, fer de lance dans la lutte contre son usage unique, prend régulièrement part aux « initiatives océanes » de Surfrider, comme les collectes sur le sable de La Ciotat (Bouches-du-Rhône). Et Johanna Niedzialkowski, cofondatrice de Bas les pailles, de conclure que « ces collectes, si elles sont indispensables, permettent aussi d’éduquer les citoyens de façon divertissante ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Ces derniers mois, l’offre mondiale s’est accrue et la demande s’est modérée. En Europe, elle a même reculé.
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Le prix du pétrole marque le pas après des mois de hausse

Ces derniers mois, l’offre mondiale s’est accrue et la demande s’est modérée. En Europe, elle a même reculé.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 14h54
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Bonne nouvelle pour les automobilistes et tous les consommateurs de pétrole à travers le monde : la hausse des cours de l’or noir vient de connaître un coup d’arrêt. Durant cinq mois, de février jusqu’au 10 juillet, le prix du West Texas Intermediate (WTI), le brut américain de référence, avait grimpé de façon impressionnante, passant de 56 dollars à près de 73 dollars le baril. Certains craignaient que les tensions entre le président américain Donald Trump et l’Iran ne le fassent s’envoler plus haut encore.
C’est l’inverse qui s’est produit. La hausse a été stoppée, laissant la place à un net repli ces derniers jours. Après avoir fortement reculé, mercredi 8 août, le baril de WTI est tombé, vendredi en séance, à 66,1 dollars, son plus bas niveau depuis le 22 juin. Le pétrole américain vaut ainsi 9 % de moins qu’un mois auparavant. L’évolution a été similaire pour le brent, le brut de mer du Nord, qui s’échangeait à seulement 71,4 dollars le baril vendredi, contre plus de 80 dollars à la mi-mai.
D’où vient cette accalmie, bienvenue pour les pays importateurs comme la France ? D’un triple mouvement : l’offre s’est accrue, la demande s’est modérée, et la guerre commerciale qui se dessine entre la Chine et les Etats-Unis pourrait peser sur la consommation des prochains mois.
La Russie, le Koweït et les Emirats arabes unis ont ouvert largement les vannes
Côté offre, « les inquiétudes concernant la stabilité de l’approvisionnement en pétrole se sont quelque peu atténuées », souligne le rapport mensuel de l’Agence Internationale de l’énergie (AIE) publié vendredi. La Libye a ainsi repris ses livraisons dès juillet, alors que les opérateurs redoutaient que ce membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ne mette des mois à revenir sur le marché après les combats engagés en juin autour de deux importants sites pétroliers.
Dans le même temps, la Russie, le Koweït et les Emirats arabes unis ont ouvert largement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ En 2017, une procédure juridique a donné accès à des documents internes de la société Monsanto. Ce qui a joué un rôle déterminant dans la condamnation de la firme, le 10 août, par la justice californienne.
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Les « Monsanto Papers », à la base de la controverse sur le glyphosate

En 2017, une procédure juridique a donné accès à des documents internes de la société Monsanto. Ce qui a joué un rôle déterminant dans la condamnation de la firme, le 10 août, par la justice californienne.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 08h21
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Le glyphosate est-il, ou non, cancérogène ? Au printemps 2017, plusieurs centaines de documents internes (courriels, fax, rapports internes, correspondances avec les autorités, avec des rédacteurs de revues scientifiques ou des consultants, etc.) de la société Monsanto, obtenus dans le cadre d’actions en justice, sont rendus publics par la justice fédérale américaine.
Ces « Monsanto Papers » ont joué un rôle déterminant dans la condamnation de la firme, vendredi 10 août, par la justice californienne. Ils mettent en lumière un profond hiatus entre les avis rassurants de la plupart des agences réglementaires et la connaissance que la firme a de son produit phare.
A l’exception du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui a classé le glyphosate « cancérogène probable » en mars 2015, la plupart des agences réglementaires – comme l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ou encore l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) – considèrent en effet que la substance ne présente pas de danger cancérogène.
La firme avait, dès le début des années 1980, de sérieux doutes sur la sûreté de son produit
Mais les « Monsanto Papers » racontent une tout autre histoire. On y apprend notamment que la firme avait, dès le début des années 1980, de sérieux doutes sur la sûreté de son produit. En 1983, une étude commanditée par la société indique par exemple que des souris exposées au glyphosate développent une tumeur rénale rare. Dès 1985, l’EPA classe dans un premier temps le glyphosate dans la catégorie « cancérogène possible », en particulier sur la foi de cette étude interne.
Monsanto ne désarme pas pour autant et demande le réexamen des données par un professeur stipendié par la firme. Dans un fax échangé entre responsables de l’agrochimiste, la manœuvre est décrite sans ambages : « Le Dr Marvin Kuschner passera en revue les sections de rein et présentera...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ L’anax de juin n’est pas seulement un des plus gros représentants de la famille, c’est aussi un impressionnant migrateur. Un chercheur allemand a suivi quelques individus sur une partie de leur périple, au gré du vent et de la température.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Le géant de l’agrochimie a été condamné à verser 289 millions de dollars à Dewayne Johnson. La plainte du jardinier, malade d’un cancer, était la première examinée par la justice américaine.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/08/2018
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Procès du glyphosate : Monsanto condamné, un jugement historique

Le géant de l’agrochimie a été condamné à verser 289 millions de dollars à Dewayne Johnson. La plainte du jardinier, malade d’un cancer, était la première examinée par la justice américaine.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 00h56
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 10h24
    |

            Stéphane Foucart








                        



   


C’est une histoire comme l’Amérique les aime – le petit terrassant le géant –, mais c’est surtout un jugement historique, susceptible de peser sur l’avenir de l’agriculture mondiale. La société Monsanto a été condamnée par la justice californienne, vendredi 10 août, à verser 289,2 millions de dollars (248 millions d’euros) à un jardinier américain, Dewayne « Lee » Johnson.
Agé de 46 ans et père de deux enfants, il est, selon ses médecins, en phase terminale d’un cancer du système lymphatique, qu’il attribue à son exposition à des herbicides – Ranger Pro et Roundup Pro – contenant du glyphosate et commercialisés par la firme agrochimique. Il réclamait environ 400 millions d’euros à la société, désormais propriété du groupe européen Bayer.

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                Dewayne Johnson, l’homme qui a mis Monsanto sur le banc des accusés



Dans un communiqué, Monsanto a annoncé faire appel du jugement. « Nous ferons appel de la décision et continuerons à défendre vigoureusement ce produit qui bénéficie de quarante ans d’utilisation sans danger et qui continue à être un outil essentiel, efficace et sans danger pour les agriculteurs et autres usagers », précise l’entreprise qui met en avant les avis favorables de la majorité des agences réglementaires. Mais le répit de l’appel pourrait n’être que de courte durée : l’agrochimiste est confronté, aux Etats-Unis, à plus de 4 000 procédures semblables, devant des juridictions d’Etat ou des cours fédérales, et le jugement des jurés californiens, le premier du genre, ouvre une boîte de Pandore.
Le jugement est accablant. Les jurés ont considéré que les produits à base de glyphosate visés par la plainte n’étaient pas aussi sûrs que les utilisateurs étaient en droit de l’attendre, qu’ils étaient « un facteur substantiel » de la maladie du plaignant, que les risques posés par ces produits « étaient connus ou pouvaient être connus à la lumière des connaissances généralement admises par la communauté scientifique au moment de leur fabrication, de leur distribution et de leur vente » et que Monsanto avait failli à en informer ses clients. Les jurés ont en outre estimé que la société avait agi avec « malveillance » (malice, en anglais).
Pesticide le plus utilisé
Pendant près d’un mois, les jurés ont écouté les exposés contradictoires des experts témoins commis d’un côté par les avocats du plaignant, de l’autre par Monsanto. Les présentations ont été de haute tenue, abordant des questions scientifiques complexes sur les mécanismes d’action du glyphosate, l’interprétation des études sur les animaux, la validité des études épidémiologiques conduites sur les humains, etc. Mais ce sont les documents internes de la société, obtenus par les avocats de M. Johnson, qui ont joué un rôle décisif.
« Nous avons enfin pu présenter au jury les documents internes tenus secrets par Monsanto prouvant que la société savait depuis des décennies que le glyphosate, et en particulier le Roundup, pouvait être une cause de cancer, a déclaré Brent Wisner, l’un des avocats de M. Johnson à l’audience. Nous sommes fiers qu’un jury indépendant, en dépit de l’échec de l’Agence de protection de l’environnement à exiger un étiquetage adéquat de ces produits, ait suivi les éléments de preuve présentés, et use de sa voix pour dire à Monsanto que les années de tromperie sur le Roundup sont derrière nous. »
Le glyphosate, tombé dans le domaine public au début des années 2000, est commercialisé par de nombreuses sociétés agrochimiques ; il est le pesticide le plus utilisé dans le monde, avec plus de 800 000 tonnes épandues chaque année. Mais il est d’une importance cardinale pour Monsanto, qui l’a placé au cœur de son modèle économique : l’entreprise est en effet spécialisée dans la vente couplée de l’herbicide et de cultures OGM (soja, maïs…) capables de le tolérer.
Le jugement tombe alors que la firme de Saint-Louis (Missouri) est dans une période singulière de son histoire. Elle a été formellement acquise, le 7 juin, par le géant Bayer. « A ce jour, le processus d’intégration des deux structures n’a pas commencé et ne devrait être mis en place que début septembre, expliquait au Monde une porte-parole de Bayer, quelques heures avant le jugement californien. Nous nous appliquerons à gérer les actions en justice lancées dans différents pays de la manière la plus transparente et responsable. »
Depuis mars 2015 et son inscription, par le Centre international de recherche sur le cancer, à la liste des substances probablement cancérogènes, le glyphosate est au centre de nombreuses polémiques, notamment en Europe où il n’a été réautorisé, fin 2017, que pour cinq ans.
D’autres nuages s’amoncellent. Deux procédures sont par exemple en cours en France. Et quatre jours avant la décision californienne, un juge fédéral brésilien ordonnait la suspension de l’autorisation des herbicides à base de glyphosate, le temps que cette substance soit réévaluée. La décision est sujette à appel, mais elle montre qu’un peu partout le produit phare de Monsanto est fragilisé. La victoire du jardinier américain devrait renforcer encore cette défiance.

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                Les gens de Monsanto, la multinationale de l’agrochimie







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Le bilan du tremblement de terre de dimanche et de ses violentes répliques s’élève pour l’instant à 321 morts. Les professionnels craignent maintenant des répercussions sur le secteur du tourisme.
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Indonésie : le séisme a aussi des impacts sur le tourisme

Le bilan du tremblement de terre de dimanche et de ses violentes répliques s’élève pour l’instant à 321 morts. Les professionnels craignent maintenant des répercussions sur le secteur du tourisme.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 18h48
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 20h19
    |

                            Aurore Gayte








                        


Thomas se trouvait sur l’île de Bali lorsqu’il a senti la terre vibrer sous ses pieds. « Les lits, les miroirs tremblaient. C’était très léger, pas du tout aussi impressionnant que ce qu’il y a eu à Lombok, mais c’était assez pour nous dissuader de partir » ce week-end au sud l’île. « Nous avons hésité, mais au final nous avons annulé nos vols et nos hôtels sur place. L’ambassade ne nous a déconseillé que le nord de l’île, là où il y avait eu l’épicentre, mais nous ne voulons pas prendre de risque. » Ils partiront en fin de compte dans la province de Sulawesi, loin de Bali, où ils espèrent « être plus tranquilles ».
Thomas n’est pas le seul à avoir pris cette décision : sur Internet, ils sont de plus en plus nombreux à remettre en question leurs vacances en Indonésie, échangeant conseils et informations sur la situation de l’île sur Twitter ou Facebook. Et beaucoup choisissent de changer leurs plans.

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          Séisme en Indonésie : bilan alourdi et exode de touristes



Nolwenn a elle aussi longuement hésité : « Nous partons de Paris ce dimanche, et quand on a vu qu’il y avait eu un séisme, on s’est pas trop inquiétés sur le moment. » Mais plus les heures passaient et moins la situation était rassurante : 
« Nous avons décidé de contacter notre hôtel, sur une des îles Gili [au nord de Lombok]. Ils étaient très rassurants en nous disant que seulement quelques touristes avaient décidé de rejoindre Bali, et que tout allait bien. » 
Cependant, le lendemain, l’étudiante en droit de 26 ans déchante : 
« En allumant la télé, on a vu que les Gili étaient en train d’être évacuées, que le bilan n’arrêtait pas de s’alourdir, que les secours étaient débordés… On ne voulait pas participer à ça. »
A la place, Nolwenn passera ses deux semaines à Bali, l’île n’étant pas déconseillée aux voyageurs.
Il n’y a pas que les départs immédiats qui sont affectés : certains internautes, dont les réservations étaient prévues pour la fin du mois, sont aussi en train d’annuler, au grand dam des hôteliers sur place.

@Gostinho_ J'ai acheté mes billets pour le 27 aout mais au vu des évènements j'ai deja annulé! Même si vous ne vous… https://t.co/t5dSslcbiA— aylinelina (@lina )


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Un impact difficile à quantifier
Une des responsables du Lombok Astoria Hotel nous le confirme :
« Quasiment toutes les réservations que nous avions pour les prochains mois ont été annulées. Nous sommes désertés, alors que l’hôtel n’a eu aucun problème de sécurité. »
Les propriétaires d’hôtel ont peur de voir les gens partir, comme après le tsunami dévastateur de 2004, responsable de la mort de 170 000 personnes rien qu’en Indonésie. « Les touristes ont mis longtemps à revenir chez nous », regrette-t-elle.
Près de 12,2 millions d’emplois dépendent du tourisme en Indonésie
Il faut dire que le tourisme est l’un des secteurs les plus importants de l’économie indonésienne, dont dépendent près de 12,2 millions d’emplois et qui compte pour 5,8 % du PIB du pays, comme l’expose Le Figaro. L’année d’après le tsunami, le secteur avait régressé de 6 %, selon une étude de l’Organisation mondiale du tourisme, soit 300 000 touristes en moins, un désastre pour l’économie locale.
Chez Marco Vasco, agence de voyages spécialisée sur l’Indonésie, on se veut néanmoins rassurant : « Il va forcément y avoir un impact, même si cela va être difficile à quantifier. » Pour l’instant, l’agence n’a en tout cas « pas reçu énormément de demandes d’annulation, et [a] même organisé des départs cette semaine à Bali ».
Du côté du ministère du tourisme indonésien, on essaie également de minimiser la situation : selon un communiqué de presse publié lundi, malgré le tremblement de terre, la région nord de Lombok reste « propice » au tourisme, puisque « aucun touriste n’a été blessé ou touché par le séisme, et que l’aéroport de l’île n’a pas subi de dégâts ».

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