<FILE-date="2018/08/13/18">

<article-nb="2018/08/13/18-1">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Les expériences passées et les messages de prévention ont permis de limiter la suractivité des services hospitaliers pendant les fortes chaleurs de fin juillet et début août.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Canicule : pas de saturation des urgences

Les expériences passées et les messages de prévention ont permis de limiter la suractivité des services hospitaliers pendant les fortes chaleurs de fin juillet et début août.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 17h44
   





                        



   


Quinze ans après la canicule de 2003, qui a marqué les esprits par la surmortalité qu’elle a entraînée, l’épisode de forte chaleur ayant touché la France jusqu’au mercredi 8 août n’a cette fois pas accru outre mesure l’activité des urgences, selon les représentants urgentistes.
« Les campagnes de prévention qui ont été bâties au cours des quinze dernières années donnent de bons résultats, la population a compris les risques de la chaleur », a observé pour l’AFP Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France, qui avait alerté début août sur le risque de saturation des hôpitaux.
« La méconnaissance du phénomène [caniculaire] n’existe plus en 2018, (…) les spots télévisés le rappellent à tout le monde », a ajouté Pierre Carli, chef de service au SAMU de Paris, en soulignant la « solidarité » pendant cette période de fortes chaleurs.
« On a eu des appels de gens nous signalant des personnes qui n’étaient pas bien chez elles, ce qui évite que ces gens-là ensuite soient malades. Des appels 100 % chaleur, c’est-à-dire quelqu’un qui n’est pas du tout malade et qui fait un coup de chaleur, on n’en a pas vu à Paris », a-t-il précisé.
Urgences malgré tout en surchauffe
Du côté des urgences, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a signalé dans un communiqué jeudi que, dans une période de sept jours jusqu’au mercredi 8 août, le nombre de passages avait augmenté de 10,1 % pour les personnes âgées par rapport aux mêmes dates en 2017 dans 13 services sur 17 en Ile-de-France.
La ministre de la santé, Agnès Buzyn avait, elle, noté le 8 août « une petite suractivité » pendant les vagues de chaleur, avec en moyenne « entre 3 % et 6 % des passages qui étaient réellement en lien avec la canicule ».

        Lire aussi :
         

                Canicule : un risque de saturation des urgences ?



Mais globalement, selon François Braun, « l’effet des pathologies directement liées à la chaleur sur l’activité des urgences est très faible ». « La période s’est mal passée, mais pas à cause de la canicule. L’activité des urgences continue d’augmenter dans des services qui sont maintenant au bout de leurs limites en termes de volume d’activité, c’est lié aux fermetures de lits en période estivale et au manque d’effectifs », a-t-il expliqué.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-2">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Interrogée sur RTL, la ministre de l’enseignement supérieur a aussi assuré que tous les jeunes inscrits sur Parcoursup auront une proposition à la rentrée.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Occupations d’universités : 7 millions d’euros de dégâts selon Frédérique Vidal

Interrogée sur RTL, la ministre de l’enseignement supérieur a aussi assuré que tous les jeunes inscrits sur Parcoursup auront une proposition à la rentrée.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 16h33
   





                        



   


Les dégâts liés aux occupations d’universités pendant le printemps se chiffrent à environ 7 millions d’euros, selon la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, interrogée sur RTL lundi 13 août.
« Je me suis engagée auprès des présidents d’université de manière que les bâtiments puissent être remis en état pour que la rentrée se déroule bien », a-t-elle indiqué, regrettant le résultat des actions de « quelques dizaines d’extrémistes ». Elle avait précédemment évalué à plus de 5 millions la facture totale.
Bilan de Parcoursup fin septembre
Interrogée sur les ratés de la plate-forme Parcoursup, et sur les 66 000 jeunes inscrits n’ayant à cette date pas reçu de réponse positive à leurs demandes d’intégration dans l’enseignement supérieur, la ministre distingue les jeunes en recherche « active » et les autres : « Sur ce chiffre de 66 000 jeunes, il y a 16 000 jeunes (dont 9 000 bacheliers) qui sont en recherche active et 50 000 que nous cherchons à contacter et qui, pour le moment, ne répondent pas à nos sollicitations, et que l’on considère donc comme inactifs. (...) Tout le monde aura une proposition à la rentrée, c’est un engagement », a-t-elle assuré.
Sur 812 050 candidats inscrits sur Parcoursup, 591 416 avaient accepté une proposition au 13 août et 154 980 avaient quitté la plate-forme.
La ministre, qui prévoit de recevoir les recteurs le 22 août, en vue d’un bilan sur la nouvelle plate-forme à la fin septembre, a reconnu que des améliorations étaient sans doute possibles en matière d’informations sur l’attente et de délai de réponse.

        Lire aussi :
         

                Du tirage au sort… au mérite, l’année où Parcoursup a remplacé APB






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-3">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Ancien « grand flic » ayant notamment dirigé la prestigieuse brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres, à Paris, Marcel Leclerc est mort dans la nuit de jeudi à vendredi, à 83 ans.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La mort de Marcel Leclerc, ex-préfet et figure de la PJ de Paris

Ancien « grand flic » ayant notamment dirigé la prestigieuse brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres, à Paris, Marcel Leclerc est mort dans la nuit de jeudi à vendredi, à 83 ans.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 15h18
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 15h57
    |

            Yves Bordenave








                        



                                


                            

Figure emblématique du « 36 » des années 1960-1970, ex-« taulier » de la crim’– la prestigieuse brigade criminelle sise quai des Orfèvres au cœur de la capitale avec vue sur la Seine –, Marcel Leclerc est mort dans la nuit du jeudi 9 août au vendredi 10 août, à 83 ans. Ce Breton, fils de paysan né en 1935 dans le département d’Ille-et-Vilaine, était entré dans la police en 1961, diplôme de docteur en droit en poche. Comme l’indique Le Figaro, dont son fils Jean-Marc est rédacteur en chef adjoint chargé des questions de sécurité, « il a marqué de son empreinte toute une génération de policiers ».
Marcel Leclerc a commencé sa carrière comme commissaire adjoint à Paris, au commissariat de Saint-Germain, dans le 6e arrondissement. De là, il a gravi les échelons qui l’ont mené jusqu’au plus haut grade de la police nationale, celui d’inspecteur général. Avant de prendre la tête de la crim qu’il dirigea d’une main ferme de 1978 à 1982, il avait été le patron de l’antigang et de la brigade anticommando, ancêtre de l’antiterrorisme. Nommé préfet à la fin des années 1980, il s’est rapproché de Charles Pasqua dont il a dirigé le cabinet au conseil général des Hauts-de-Seine, de 1989 à 1993, et a, ensuite, été nommé préfet délégué chargé de la sécurité et de la défense de la région Rhône-Alpes, en 1992. Il a terminé sa carrière en 1998, à l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure (IHESI), dont il a été le directeur.
Le rival de Robert Broussard
De la très sensible affaire Ben Barka, cet opposant marocain enlevé en octobre 1965, à la sortie de la Brasserie Lipp (boulevard Saint-Germain), et dont on ne retrouvera jamais la trace, à la lutte contre le clan des frères Zemmour, les piliers de la pègre parisienne, en passant par l’enlèvement du baron Empain en 1978 et à la traque de « l’ennemi public numéro un » Jacques Mesrine, le commissaire Leclerc s’est trouvé en première ligne dans la bataille contre la grande criminalité.
Gérard...




                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-4">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ L’« Aquarius » est en position entre Malte et l’Italie depuis le sauvetage de 141 personnes, vendredi. Les deux pays refusent de l’accueillir.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Après l’appel de SOS Méditerranée, le port de Sète se dit prêt à accueillir l’« Aquarius »

L’« Aquarius » est en position entre Malte et l’Italie depuis le sauvetage de 141 personnes, vendredi. Les deux pays refusent de l’accueillir.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 17h35
   





                        



   


La présidente de SOS Méditerranée, Sophie Beau, a appelé lundi 13 août « l’ensemble des pays européens à prendre leurs responsabilités » pour trouver un port sûr à l’Aquarius. Au cours de deux opérations vendredi 10 août, le navire humanitaire a récupéré 141 personnes au large des côtes libyennes, dont la moitié sont des enfants, et un tiers, des femmes, a précisé Mme Beau.
Le bateau a d’abord récupéré 25 migrants à bord d’une petite barque en bois vendredi matin. Puis, le navire humanitaire a secouru l’après-midi 116 personnes, dont 67 mineurs non accompagnés, essentiellement originaires de Somalie et d’Erythrée, qui se trouvaient sur une embarcation en bois, « surchargée », sans eau ni nourriture.
« Les gardes-côtes qui ont assuré le sauvetage nous ont dit qu’ils ne pouvaient pas nous donner un port sûr. La Libye n’est pas un port sûr », a estimé Mme Beau. L’Aquarius « est en position entre Malte et l’île italienne de Lampedusa », a indiqué à l’AFP Mme Beau, dont l’association humanitaire a déjà eu deux « réponses officielles négatives » de la part de Malte et de l’Italie.

        Lire aussi :
         

                « Le seul et unique objectif de l’“Aquarius” est de sauver des vies en mer »



Une situation en « contradiction » avec le droit maritime
« On demande à l’ensemble des Etats européens de trouver une solution. On les appelle à prendre leurs responsabilités pour trouver un port sûr en Méditerranée », a ajouté Mme Beau, selon laquelle la situation actuelle est « en contradiction la plus totale avec le droit maritime international, et tout cela se fait sur le dos de personnes en danger ».
Autre « effet pervers de la non-gestion » de ce problème humanitaire par les Etats, « des rescapés ont raconté que cinq navires leur sont passés devant sans s’arrêter », condamne la présidente de SOS Méditerranée. « Et aujourd’hui il n’y a aucun navire sur la zone de détresse, nous sommes très inquiets. »

        Lire aussi :
         

                Italie : l’« Aquarius » reprend la mer et défie Salvini



Dimanche, une embarcation de 11 personnes qui naviguait dans les zones maltaises est finalement tombée en panne entre la zone maltaise et la zone italienne. Elle a été prise en charge par les gardes-côtes italiens, a encore indiqué la présidente de SOS Méditerranée.
Samedi, le ministre italien de l’intérieur, Matteo Salvini, chef de file du parti d’extrême droite de la Ligue a déclaré que l’Aquarius, « propriété d’un armateur allemand avec un pavillon de Gibraltar », « ne verrait jamais un port italien ».

        Lire aussi :
         

                Migrants : « Le gros des opérations de secours est fait par des navires marchands ou militaires »



Le port de Sète se dit prêt à accueillir l’« Aquarius »
Lundi 13 août dans l’après-midi, la ville de Sète (Hérault) s’est finalement dite prête à accueillir les 141 migrants sauvés par l’Aquarius, par la voix du président du port de Sète-Frontignan et ancien ministre des transports, Jean-Claude Gayssot, selon France Bleu Hérault.
« La seule condition, c’est d’abord le feu vert des autorités françaises. Je comprends que les choses sont complexes, y compris qu’il faut combattre les passeurs. Mais là, il s’agit de vies humaines. Tout doit être second par rapport à l’humain, par rapport à sauver des vies, des familles, des femmes et des enfants », a-t-il dit.
L’Elysée n’a pas commenté la situation dans l’immédiat.
Une situation de blocage qui s’était déjà produite en juin
En juin, l’Aquarius avait récupéré 630 migrants au large de la Libye. Mais l’Italie et Malte avaient refusé de les laisser débarquer. L’odyssée du navire s’était achevée dans le port espagnol de Valence. L’Aquarius est ensuite resté un mois en escale technique à Marseille.
Cet épisode avait eu des répercussions dans toute l’Union européenne, creusant le fossé entre les partisans d’une ligne dure face à la question migratoire et les défenseurs d’une solution européenne et coopérative. Il avait aussi suscité de vives tensions entre la France et l’Italie.
Depuis, la France a accueilli quelques dizaines de réfugiés une fois qu’ils ont été débarqués dans un autre pays de l’UE.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-5">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le gouvernement veut simplifier l’accès aux aides sociales sans toutefois en accroître les montants. Le plan pauvreté est attendu pour le 15 septembre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Agnès Buzyn confirme le « versement unique » des allocations en 2019

Le gouvernement veut simplifier l’accès aux aides sociales sans toutefois en accroître les montants. Le plan pauvreté est attendu pour le 15 septembre.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 11h18
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


L’annonce de la « stratégie de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes », ou plus simplement du plan pauvreté du gouvernement annoncé dès octobre 2017 et repoussé plusieurs fois depuis, est désormais attendue pour le 15 septembre. Au début du mois de juillet, les associations déçues de ce retard étaient reçues à déjeuner à l’Elysée.
Dans un entretien au Journal du dimanche le 12 août, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé chargée de ce dossier aux côtés d’Olivier Noblecourt, délégué interministériel à la lutte contre la pauvreté, dévoile la philosophie du projet : « Les prestations monétaires ont jusqu’ici permis de réduire l’impact de la crise économique, pas de diminuer les inégalités de destin. En France, quand on naît dans une famille pauvre, on le reste pendant des générations. » Autrement dit, il n’est pas question de revaloriser les aides sociales « monétaires », notamment le revenu de solidarité active (RSA). « C’est vrai que les aides financières ne règlent pas tout, mais elles restent indispensables pour survivre et avoir accès aux autres droits, l’école, la culture… », estime Claire Hédon, présidente d’ATD Quart Monde.

        Lire aussi :
         

                Le plan pauvreté reporté à septembre



La ministre confirme aussi qu’en 2019 sera mis en place le versement unique des allocations, un premier pas, en moins ambitieux, vers l’allocation sociale unique dont l’échéance est repoussée en 2020 ou 2021 et sur laquelle travaille Julien Damon, sociologue et économiste. Ce versement est unique en ce que toutes les allocations sont versées au même moment, sur les mêmes critères, épargnant au bénéficiaire de multiplier les justificatifs, et s’adaptent à ses ressources du moment. La réforme est facilitée par l’instauration du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.
Montants ajustables
Les allocations deviennent automatiques, sans avoir à les demander ce qui diminuerait les cas de « non-recours » qui, pour le RSA, par exemple, concernent environ 30 % des bénéficiaires potentiels. De même, les montants s’ajustent immédiatement aux variations de revenus. « Il n’y aurait plus le décalage actuel de deux ans entre les revenus pris en compte et le calcul du montant de l’aide, espère Mme Hédon. Mais attention à ne pas rendre ces aides trop instables et variables d’un mois à l’autre, au gré d’une reprise d’emploi à temps partiel par exemple. Cela risque d’aggraver l’incertitude du lendemain, qui caractérise la pauvreté. »
Agnès Buzyn annonce également « la création d’un fonds d’investissement social abondé de plusieurs millions d’euros ». « C’est une bonne nouvelle, car nous avons besoin de ces outils pour expérimenter, juge Mme Hédon, mais l’évaluation de ces innovations doit s’intéresser d’abord aux 20 % parmi les plus pauvres. C’est l’objectif que nous voudrions voir inscrit dans la loi. »

        Lire aussi :
         

                Les « transformations » voulues par Macron tardent à voir le jour






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-6">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Agés de 31 ans et déjà connus de la justice pour des faits « de vols et de violences », les mis en cause avaient été interpellés vendredi.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Tirs racistes à Beaune : les deux auteurs présumés mis en examen et écroués

Agés de 31 ans et déjà connus de la justice pour des faits « de vols et de violences », les mis en cause avaient été interpellés vendredi.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 21h01
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 10h18
    |

            Henri Seckel








                        


Leur cavale a duré treize jours et s’est achevée à Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône), où ils ont été interpellés vendredi 10 août : les deux fuyards suspectés d’être les auteurs de la fusillade ayant fait sept blessés à Beaune (Côte-d’Or), 400 kilomètres plus au nord, dans la nuit du 29 au 30 juillet, sont désormais en détention provisoire, l’un à Dijon, l’autre à Besançon.
Ils ont été mis en examen dimanche 12 août pour « tentative d’assassinat », « violences aggravées », « injures publiques » et « menaces de mort », a fait savoir le parquet de Dijon. Le tout avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis « en raison de l’appartenance à une soi-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée ».
La nuit des faits, vers 2 heures du matin, une Renault Clio avait foncé sur quatre personnes, sans les heurter, dans le quartier populaire de Saint-Jean, à Beaune. Deux heures plus tard environ avait déboulé, au même endroit, une Mercedes Classe B dont les occupants avaient ouvert le feu à l’aide d’un fusil, blessant sept jeunes âgés de 19 à 25 ans. L’un d’eux avait été sérieusement touché au ventre, sans que son pronostic vital soit engagé.

        Lire aussi :
         

                Après la fusillade à Beaune, le temps des questions



Au bout d’une traque rendue compliquée par les précautions prises par les deux suspects, qui ont changé fréquemment de planque et de puces téléphoniques, ceux-ci ont fini par être arrêtés dans les environs d’Avignon, en deux temps : l’un d’eux était d’abord parvenu à prendre la fuite à bord de son véhicule, blessant au passage un policier à la jambe, sans gravité. Il est également poursuivi pour « tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de la force publique ».
Dans son communiqué publié dimanche, le procureur de Dijon, Eric Mathais, déclare que les deux mis en examen contestent globalement les faits qui leur sont reprochés : « Ils reconnaissent avoir été présents dans un véhicule au moment de la première scène de violences, indiquent n’avoir pas voulu foncer délibérément sur le groupe de victimes, mais avoir tenté de prendre la fuite lors d’une altercation. Ils contestent être revenus quelques heures plus tard armés d’un fusil et avoir fait feu. »
Casier judiciaire chargé
Des insultes visant la communauté maghrébine auraient été prononcées, selon les victimes, lors du passage de la première voiture. Plusieurs associations s’en sont émues, notamment SOS-Racisme, qui a lancé un appel au rassemblement sur les lieux des faits, où quelque 150 personnes se sont réunies vendredi 10 août. Devant les enquêteurs, rapporte Le Parisien, les deux mis en examen ont nié toute motivation raciste.
« La Clio n’est pas venue à Beaune dans un but raciste, précise au Monde Thierry Bas, procureur adjoint de Dijon. Ses occupants cherchaient quelqu’un d’autre, pour une histoire liée probablement à un trafic de voitures. Ils sont tombés par hasard sur ce groupe de jeunes, à qui cela n’a pas plu que l’on vienne sur leur territoire. Cela n’empêche pas qu’il y ait pu y avoir des insultes racistes au cours de cet épisode. » C’est l’un des points que l’information judiciaire devra éclaircir.
Agés de 31 ans, les deux suspects sont originaires de la région dijonnaise, où ils ont chacun leur domicile, et « n’appartiennent pas à la communauté des gens du voyage », explique Thierry Bas, contrairement à ce que laisse supposer une rumeur. Tous deux ont un casier judiciaire chargé : 21 mentions pour l’un, 22 pour l’autre, notamment des faits de vols et de violences – l’un d’eux a déjà été condamné aux assises pour vol avec arme –, mais aucun délit ni crime aggravé « en raison de l’appartenance à une soi-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée » des victimes.

        Lire aussi :
         

                Beaune : 150 personnes rassemblées en soutien aux victimes de la fusillade






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-7">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Les victimes sont un homme d’une « cinquantaine d’années » et un adolescent « d’une quinzaine d’années ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Dans les Hautes-Alpes, deux Autrichiens meurent dans un accident de planeur

Les victimes sont un homme d’une « cinquantaine d’années » et un adolescent « d’une quinzaine d’années ».



Le Monde
 |    12.08.2018 à 20h28
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 11h12
   





                        


Un planeur s’est écrasé dimanche 12 août après-midi à Orcières (Hautes-Alpes), dans la vallée du Champsaur. Deux Autrichiens se trouvaient à bord de l’appareil.
L’accident s’est produit peu avant 13 h 15 au lieu-dit Roche Rousse près du lac des Pisses, situé à 2 515 mètres d’altitude, a indiqué le peloton de Gendarmerie de Haute-Montagne (PGHM) de Briançon (Hautes-Alpes), confirmant une information du Dauphiné Libéré.
« L’alerte a été donnée par des témoins qui ont vu le planeur chuter », a-t-on ajouté de même source, précisant que les conditions météorologiques étaient « bonnes » au moment des faits. Les victimes sont un homme d’une « cinquantaine d’années » et un adolescent « d’une quinzaine d’années ». Ils avaient décollé de l’aérodrome local de Serres-La Bâtie-Montsaléon, a indiqué pour sa part une source proche de l’enquête.
Deux secouristes et un médecin ont été aussitôt dépêchés sur place. Les circonstances du drame restaient pour le moment inconnues, selon le PGHM.
Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Gap, qui l’a confiée au groupement de gendarmerie des Hautes-Alpes avec le soutien de la Brigade de Gendarmerie des Transports Aériens de Marseille, de la Section de Recherche des Transports Aériens de Paris ainsi que de l’antenne marseillaise du Bureau d’enquêtes et d’analyses.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-8">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ En 2016, 20 % des adolescents disaient avoir vécu dans les six derniers mois une forme d’amnésie après avoir consommé de l’alcool.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 12/08/2018
Découvrir l’application


                        

Le « black-out alcoolique », une amnésie méconnue devant laquelle « nous ne sommes pas égaux »

En 2016, 20 % des adolescents disaient avoir vécu dans les six derniers mois une forme d’amnésie après avoir consommé de l’alcool.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 08h25
    |

            Charlotte Chabas








                        



   


C’est une chaleur « lourde et collante » qui l’a réveillée. Dans la tente bleu nuit, l’air était devenu irrespirable. « C’était comme me réveiller d’entre les morts », se souvient Isabelle H., alors étudiante en marketing de 23 ans. A côté d’elle, une inconnue sommeille. Alors commence pour la jeune festivalière d’un soir « le flot de questions sans réponse ». Comment est-elle arrivée là ? Qui est la personne à côté d’elle ? Où sont les amis avec qui elle a passé la soirée ? Et d’ailleurs, quand s’est terminée cette soirée ? Comment ?
C’était il y a deux ans : son « premier et seul black-out », une amnésie partielle ou totale due à la consommation d’alcool. Et avec lui, le sentiment « que tout s’effondre ». « Comme dans un dessin animé, quand le personnage continue de courir alors que la falaise s’est terminée, et chute dans le vide », dit la jeune femme, qui reconnaît avoir eu ce matin-là « la peur de sa vie ».
Elle n’avait pourtant « pas le sentiment d’avoir beaucoup bu ». Et ne comprend pas comment elle a pu « autant partir en vrille ». Bien sûr, ses amis l’ont trouvée « particulièrement enjouée et dansante ». Mais ne continuait-elle pas à leur parler, à prendre des initiatives ? Et puis, ils avaient « tous bu la même chose », alors pourquoi s’inquiéter ? « Aujourd’hui, ce qu’il s’est passé reste pour moi un mystère », reconnaît Isabelle H., qui n’a jamais connu de nouvelle amnésie due à l’alcool, et en garde encore plus « un sentiment d’irréalité ».
Etudes récentes
« Nous n’en sommes qu’aux balbutiements de la recherche sur ce sujet », reconnaît humblement Mickael Naassila, directeur de l’unité sur l’alcool et les pharmacodépendances à l’université de Picardie. D’abord, parce que le sujet d’étude est relativement récent :
« Très longtemps, on a cru que seuls les alcooliques étaient sujets à ce genre d’épisode amnésique. »
Ce n’est qu’en 1995 qu’un premier chercheur, Donald W. Goodwin, mène une étude auprès de ses étudiants en première année de médecine : 33 % de ces buveurs occasionnels affirmaient avoir connu au moins un black-out. Dans les années 2000, l’étendue du phénomène est mise en lumière par des enquêtes épidémiologiques interrogeant les jeunes sur leur consommation d’alcool. En 2016, une enquête britannique montrait ainsi que 20 % d’un échantillon de 2 140 adolescents avaient vécu dans les six derniers mois une forme d’amnésie après avoir consommé de l’alcool.

        Lire :
         

          « Les étudiants sont plus concernés par le “binge drinking” que les autres jeunes »



Des informations que le cerveau ne peut plus encoder
A quoi sont-elles dues ? Les études montrent que l’alcool perturbe fortement l’hippocampe, cette zone cérébrale qui joue un rôle de premier plan dans les processus de mémorisation. Le sujet vit des informations que son cerveau ne peut plus encoder pour les stocker sous forme de souvenirs à long terme. « C’est comme une cassette pour laquelle on aurait cessé un temps d’appuyer sur le bouton enregistrer », résume Aaron White, neuroscientifique au Duke University Medical Center, en Caroline du Nord.
Le black-out n’a donc rien à voir avec une perte de conscience, du type coma éthylique. Aucun signe extérieur ne permet en effet de l’anticiper – la personne garde un certain contrôle de sa motricité, même s’il est souvent dégradé. Pour Arthur N., architecte de 31 ans régulièrement sujet aux black-out, c’est « l’aspect le plus bizarre de ces moments ». « On est en soirée, on se sent plutôt bien, et d’un coup, on se réveille et d’autres nous racontent ce qu’on a fait. C’est comme une crise de somnambulisme », témoigne celui qui dit « beaucoup s’interroger » sur ce qui le rend « si particulièrement sensible par rapport à [ses] amis ».
Les femmes plus sujettes
Là encore, le sujet est difficile à étudier, rappelle Mickael Naassila :
« Il faudrait pouvoir commencer une étude au tout début de la consommation d’alcool, suivre ces phases d’amnésie quand elles surviennent et pas après coup, quand justement le sujet ne se souvient pas forcément. Ça pose des difficultés au niveau éthique, et en termes de ressources financières. » 
« Deux fois plus de risques » à partir de 3 grammes d’alcool dans le sang
Reste que la science parvient progressivement à établir certains ressorts. « C’est linéaire, plus vous buvez, plus vous avez des atteintes sur l’hippocampe », résume le chercheur américain Aaron White. A partir de 3 grammes d’alcool dans le sang, il y a ainsi « deux fois plus de risques de faire un black-out », souligne Mickael Naassila. De la même manière, plus on consomme vite cet alcool, plus le risque est grand.
Mais impossible pour autant de déterminer des seuils critiques universels, car « nous ne sommes pas égaux face au black-out alcoolique », reconnaît le chercheur de l’université d’Amiens. Sexe, âge, corpulence, état de fatigue, satiété, consommation d’autres substances altérant notre organisme : il existe de nombreux facteurs qui déterminent notre réaction à l’alcool à un temps T.

        Lire :
         

          Deux cuites, et une mémoire qui flanche



Les femmes sont ainsi plus sujettes aux pertes de mémoire, selon les études. Car même à poids et corpulence identique à un homme, elles présentent une masse graisseuse plus importante qui ne permet pas une aussi bonne absorption de l’alcool. En outre, le risque de black-out est accentué dans les phases prémenstruelles et ovulatoires. En 2017, un groupe de chercheurs de l’université de Palo Alto en Californie a ainsi publié une étude montrant que les femmes ont une amnésie en buvant en moyenne trois verres de moins que les hommes.
Génétique et tempéraments
Les études ont également pu mettre en lumière certaines prédispositions génétiques à ces amnésies. Ainsi, les individus dont la mère a eu un passé alcoolique sont plus à risque, selon une étude de 2015. 
Enfin, les « traits de personnalité et les tempéraments jouent », affirme Mickael Naassila. Parmi les sujets étudiés, ceux qui montrent le plus fort « penchant social pour la fête », et qui donc sont moins inhibés sur leur manière de consommer de l’alcool, ont tendance à être plus sujets aux pertes de mémoire. Les études montrent en outre que plus on vit de black-out, plus on est amené à en vivre. « Il y a plus de sensibilité sous réalcoolisation », résume Mickael Naassila.
Dès lors, se pose évidemment la question des conséquences de ces épisodes. Pour l’heure, aucune différence de compétences mémorielles n’a été prouvée sur les sujets à jeun ayant expérimenté des black-out. Pourtant, « on pressent qu’il y a des conséquences », affirme Aaron White, qui répète que « dans le domaine, beaucoup de choses sont encore largement méconnues ».
Risques de viols ou d’agressions
Sur les corps, c’est une autre histoire. Les black-out alcooliques représentent un risque majeur pour les individus, et multiplient les risques de viols ou d’agressions. Une étude a ainsi montré que les femmes qui connaissent des black-out sont plus susceptibles d’être impliquées dans « des comportements sexuels risqués ». A ce sujet d’ailleurs, la législation reste très floue, et il n’est pas toujours facile de prouver que la victime était non consciente, alors qu’elle n’agissait pas nécessairement comme telle.
Pour Anne C., les black-out étaient devenus au fil des ans comme « un mauvais pote de soirée ». Ils revenaient à un rythme irrégulier, « parfois une fois par mois, puis plus rien pendant six mois ». « Sans cohérence aucune », dit cette Parisienne d’adoption qui travaille dans le milieu de la restauration :
« Il y a des fois où ça m’arrivait alors que j’avais clairement moins bu qu’à d’autres soirées où je me souvenais de tout. »
A 34 ans, elle a connu plusieurs fois « le flip total au réveil ». Ne pas savoir où on est, avec qui, se sentir « comme une machine dont tous les rouages sont cassés » : la serveuse reconnaît « s’être mise en grave danger plusieurs fois ». Même si elle se disait « surprise parfois des compétences qu’on garde ». Jamais ces soirs-là elle n’a oublié de prendre sa pilule – même si elle n’avait aucun souvenir de l’avoir prise.
A force, Anne C. a commencé à changer sa manière de boire. « Clairement, je contrôle beaucoup plus ma consommation. Je compte les verres et je n’ai pas eu de black-out depuis plus d’un an, dit-elle. Mais j’ai le sentiment que rien ne peut complètement m’en protéger. »




                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-9">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ L’homme a revendiqué l’acte homophobe dans un courrier adressé à un commissariat parisien.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Un suspect en garde à vue pour la dégradation d’une plaque en hommage à un couple homosexuel exécuté

L’homme a revendiqué l’acte homophobe dans un courrier adressé à un commissariat parisien.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 06h42
   





                        



   


Un homme a été placé en garde à vue, vendredi 10 août, après avoir revendiqué la dégradation d’une plaque à la mémoire du dernier couple homosexuel exécuté en France à Paris, ont annoncé samedi Le Parisien et France Info, citant des sources judiciaires.
Cette plaque, inaugurée en 2014 et située dans le centre de Paris, a été tâchée d’encre bleue et recouverte d’affiches portant l’inscription « Pour faire un enfant : je suis un homme et pas un gay ».
La plaque rendait hommage à Bruno Lenoir, un cordonnier d’une vingtaine d’années, et Jean Diot, employé de maison de 40 ans. Surpris en plein acte sexuel le 3 janvier 1750, les deux amants avaient été arrêtés à cet endroit et condamnés au bûcher. Ils seront les derniers mis à mort en France pour le simple crime d’homosexualité, avant d’être brûlés sur la place de Grève (de l’Hôtel-de-Ville).
« Démonstration honteuse d’homophobie »
Dans un message posté sur Twitter, Anne Hidalgo s’était dit lundi « choquée par cette nouvelle démonstration honteuse d’homophobie », alors que se tient depuis samedi 3 août la 10e édition des Gay Games, jeux mondiaux de la diversité et événement militant visant à déconstruire les stéréotypes et lutter contre la haine envers les personnes LGBT +.

Je suis choquée par cette nouvelle démonstration honteuse d'homophobie ! Cette plaque rend hommage à Bruno Lenoir e… https://t.co/1qlR7MxWnT— Anne_Hidalgo (@Anne Hidalgo)


require(["twitter/widgets"]);

Selon les informations du Parisien, l’homme de 48 ans placé en garde à vue avait adressé un courrier à la mairie de Paris, au commissariat du 2e arrondissement, ainsi qu’au magazine d’extrême droite Valeurs actuelles.
Dans ce courrier, cet homme connu des services de police pour des menaces et des appels malveillants revendiquait son acte et laissait son numéro de téléphone. « Je suis homosexuel, gay et pédé et je déteste la LGBT », avait-il écrit. Celui qui fut militant auprès de la Manif pour tous y écrivait également : « Pour faire un enfant, il faut un père et une mère ».
C’est la deuxième fois que la plaque commémorative parisienne est vandalisée en quelques mois : des gerbes de fleurs déposées devant la plaque avaient été brûlées, le 17 mai, lors de la journée mondiale de lutte contre les LGBTphobies. En juin, un passage-piéton aux couleurs de l’arc-en-ciel avait été dégradé et recouvert d’insultes homophobes dans le quartier parisien du Marais, où sont concentrés la majorité des bars et boîtes de nuit gays.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-10">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Alors que onze personnes ont trouvé la mort en festival en raison de leur consommation de drogues ces deux dernières années, l’ONG The Loop tente de prévenir les risques en conseillant les jeunes fêtards.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/08/13/18-11">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Face au nombre d’accidents mortels, une association propose cet été d’analyser des drogues apportées par des consommateurs dans plus de dix festivals.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Tester la drogue des festivaliers, une autre approche au Royaume-Uni pour réduire les risques

Face au nombre d’accidents mortels, une association propose cet été d’analyser des drogues apportées par des consommateurs dans plus de dix festivals.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 06h43
    |

            Romain Geoffroy (East Lulworth (Royaume-Uni), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Coup d’œil à droite, coup d’œil à gauche. En entrant sous le chapiteau blanc situé derrière une scène du Bestival, festival de musique organisé à East Lulworth, dans le sud de l’Angleterre, Libby a du mal à camoufler son stress. Elle sort un pochon en plastique de son sac, en extrait une minuscule pilule bleue, la fait craquer entre ses doigts et en dépose une petite partie dans une boîte aux lettres. Cet échantillon d’ecstasy, elle comptait le consommer avec une amie pour s’amuser. Elle décide finalement de le remettre aux bénévoles de l’association The Loop, une ONG britannique qui propose de tester la composition des drogues des festivaliers. C’est la première fois en quinze ans d’existence que Bestival l’accueille. 
Les tests sont toujours anonymes et gratuits. « Sur le sachet de l’échantillon qu’ils nous remettent, ils doivent uniquement préciser quelle drogue c’est censé être, s’ils l’ont déjà essayée et s’ils ont l’impression que les effets étaient similaires à ceux attendus ou pas », explique Guy Jones, chimiste en chef au sein de l’association. Un bout de papier comportant un numéro est mis dans le sachet, le talon est gardé par l’usager. Le contenu de la boîte aux lettres est transporté derrière la tente, à trois mètres de là, dans un laboratoire scientifique installé dans un préfabriqué.
Moins d’une heure plus tard, munie de son coupon, Libby et son amie Rose se présentent à nouveau à l’accueil de la tente. Leurs résultats sont prêts. Dans un recoin, Becks invite les deux filles de 19 ans à s’asseoir. Paillettes sur le visage, fausses oreilles de chat sur la tête, la bénévole mène un entretien détendu avec les jeunes fêtardes :
« Avez-vous consommé des drogues dans l’année ? 
– Oui 
– De la cocaïne ?
– Il y a deux mois 
– De la kétamine ?
– Il y a un mois
– De l’ecstasy ? 
– Hier
– De l’héroïne ?
–...




                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-12">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ De nombreuses plages du globe sont en passe de devenir de véritables déchetteries. Lutter contre ce fléau mettrait du baume à l’âme.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Le nettoyage des plages, c’est bon pour le moral (et l’environnement)

De nombreuses plages du globe sont en passe de devenir de véritables déchetteries. Lutter contre ce fléau mettrait du baume à l’âme.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 13h57
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 12h19
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Jusqu’à présent, poser sa serviette sur une plage impliquait d’éviter les autres groupes de vacanciers ; désormais, il faut aussi, de plus en plus souvent, slalomer entre les sacs, bouteilles et autres mégots délaissés sur le sable chaud. De nombreuses destinations touristiques pâtissent de cette pollution, comme Bali, défigurée par un amoncellement de détritus échoués dans ses mangroves et sur son littoral. La biodiversité marine et son environnement sont évidemment premières victimes de ce fléau.
« Si on ne mesure pas exactement comment la pollution qui touche les plages a évolué ces dernières années, on sait de façon sûre que la production de plastique a drastiquement augmenté », déplore l’océanographe Erik van Sebille, de l’université d’Utrecht, aux Pays-Bas. Pour lui, s’il faut « combattre cette pollution à la source » en réparant « le système défaillant de tri des déchets mondial », il n’y a, c’est certain, « rien de plus efficace que d’aller ramasser les ordures qui polluent les plages ».
Le sentiment gratifiant de se sentir utile
Cristina Barreau, coordinatrice de l’association Surfrider, ONG européenne de protection de l’océan, ne dit pas autre chose :
« Il est crucial de lutter contre ces dépôts de déchets qui se retrouvent dans les océans, poumons de la planète sans lesquels l’humain ne peut pas vivre. Il faut éduquer en amont et organiser des collectes sur les côtes pour éviter qu’elles se transforment en déchetteries. »
Selon Surfrider, qui milite pour tarir la pollution à sa source, 80 % des déchets sur les rivages sont composés de plastique.
Bonne nouvelle : ramasser les détritus abandonnés sur les bords de mer aurait, pour la scientifique britannique Sabine Pahl, des effets directs sur notre bien-être. Membre du collectif de recherche International Marine Litter Unit, cette chercheuse en psychologie a mené de concert avec son homologue Kelly Wyles et le biologiste marin Richard Thompson une étude, publiée en 2016 sur le sujet.
« La psychologie d’un individu est directement liée à l’état de son environnement »
Conclusion : nettoyer une plage peut avoir un effet bénéfique sur le cerveau humain. « C’est saisissant de constater que la psychologie d’un individu est directement liée à l’état de son environnement », s’exclame la professeure de l’université de Plymouth :
« Nos témoins ont apprécié le sentiment gratifiant de faire quelque chose d’utile sans contrepartie, le plaisir simple de se balader en bord de mer et de faire de l’exercice. »
Les plus férus de sport cèdent aussi à une nouvelle activité suédoise qui commence à gagner le reste de l’Europe et les Etats-Unis : le « plogging », contraction de « plocka upp » (« ramasser » en suédois) et « jogging » qui consiste à ramasser les déchets pendant sa course à pied. Il ne fait aucun doute, pour Sabine Pahl, qu’entreprendre de nettoyer le littoral est « tout simplement hédonique ; ce bénévolat est un cycle vertueux pour l’humain et son environnement ».
Des initiatives citoyennes qui se multiplient
« Parfois, il faut pourtant une contrepartie pour éveiller la conscience des personnes les plus sceptiques », nuance Cyril Rheims, cofondateur de la bien nommée société Waste is More (littéralement « Plus qu’un déchet ») :
« La colonne vertébrale de notre entreprise est l’idée de revaloriser le déchet en lui donnant une deuxième vie de type artistique ou bien en lui trouvant une valeur marchande. »
Waste is More a lancé cet été l’initiative « Tririder » dans la ville balnéaire de Carnon (Hérault) : une petite jeep arpente le bord de mer, chacun peut la héler pour des trajets d’environ un kilomètre à la condition de ramasser quelques déchets. Cyril Rheims se réjouit du succès qu’a rencontré son initiative.
« Proposer un service contre un geste écocitoyen, ça marche tout en étant ludique : en un mois, on a récolté 37 poubelles de 30 litres et on a fait 1 342 kilomètres. »
Un mégot pollue à lui seul jusqu’à 500 litres d’eau
Cristina Barreau de Surfrider constate que « de manière générale, la prise de conscience citoyenne est croissante, les initiatives se multiplient. » En 2012, la Ligue contre le cancer a lancé les « Espaces sans tabac ». Aujourd’hui, près de cinquante plages françaises, en Corse, à Saint-Malo ou encore à Nice, ont banni la cigarette de leur sol, puisque non content de contenir toute une collection d’agents cancérigènes, un mégot pollue à lui seul jusqu’à 500 litres d’eau. Et il figure parmi les déchets les plus retrouvés sur le littoral.
La paille est une autre habituée du top dix des déchets les plus retrouvés sur les plages du globe. L’association Bas les pailles, fer de lance dans la lutte contre son usage unique, prend régulièrement part aux « initiatives océanes » de Surfrider, comme les collectes sur le sable de La Ciotat (Bouches-du-Rhône). Et Johanna Niedzialkowski, cofondatrice de Bas les pailles, de conclure que « ces collectes, si elles sont indispensables, permettent aussi d’éduquer les citoyens de façon divertissante ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-13">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Neuf enfants ont été légèrement blessés par la montée des eaux jeudi, et un accompagnateur a disparu.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Gard : les responsables de la colonie de vacances inondée mis en examen

Neuf enfants ont été légèrement blessés par la montée des eaux jeudi, et un accompagnateur a disparu.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 12h56
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 06h43
   





                        



   


Les deux responsables allemands de la colonie de vacances installée sans autorisation à Saint-Julien-de-Peyrolas (Gard), où neuf enfants ont été légèrement blessés par la montée des eaux jeudi – alors qu’un accompagnateur a disparu –, ont été mis en examen, a annoncé samedi 11 juin le parquet de Nîmes.
Le président et le vice-président allemands de l’association Jugendförderung St-Antonius, propriétaire du terrain de camping de la colonie, ont été mis en examen pour « blessures involontaires aggravées par la mise en danger d’autrui », conformément aux réquisitions, a précisé le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel.
Agés d’une cinquantaine d’années, les deux hommes, qui étaient en garde à vue depuis jeudi, ont été présentés samedi à un juge d’instruction. Le parquet avait également demandé leur placement sous contrôle judiciaire et a réclamé qu’ils aient l’interdiction de se rendre à Saint-Julien-de-Peyrolas.
Les responsables informés du danger
Selon le procureur, les deux responsables ont reconnu au cours de l’enquête avoir été informés du danger. « Il est désormais établi que l’endroit où se trouvait la colonie était dans une zone à risque inondable et que les responsables du camping le savaient », avait déclaré un peu plus tôt Eric Maurel.
Samedi, les recherches se poursuivaient pour retrouver un accompagnateur de la colonie, un Allemand de 66 ans qui se trouvait sur le terrain privé occupé par celle-ci pendant les violents orages de jeudi.
Les fortes pluies (…) avaient entraîné l’évacuation de 180 personnes, dont plus d’une centaine d’enfants de la colonie
Les fortes pluies qui se sont abattues sur Saint-Julien-de-Peyrolas, dans le nord du Gard, avaient entraîné l’évacuation de quelque 180 personnes, dont plus d’une centaine d’enfants de la colonie. Neuf d’entre eux ont été légèrement blessés et les tentes, caravanes et installations ont été dévastées par le ruisseau du Valat d’Aiguèze, proche de la rivière Ardèche, transformée en torrent.

        Lire aussi :
         

                L’UE cherche à renforcer son dispositif d’aide lors des catastrophes naturelles



Selon des pompiers sauveteurs, certains enfants ont été retrouvés « accrochés dans les arbres », l’eau, arrivée en vague brutale, étant montée au moins jusqu’à la taille d’un adulte. La colonie était devenue de fait un camping, sans autorisation de la préfecture, et « était installée en zone inondable », avait souligné le procureur au lendemain des inondations.
Le maire de Saint-Julien-de-Peyrolas, René Fabrègue, « avait alerté les responsables de l’association. Il avait même saisi le tribunal administratif et dans les 48 heures avant le drame, les autorités municipales avaient alerté les responsables de l’association sur le danger à rester là en raison de la montée éventuelle des eaux », selon le parquet.
A cause de fortes pluies sur le centre-est et le sud-est de la France, 750 personnes ont été évacuées dans l’ensemble du Gard jeudi, classé en vigilance orange pour des orages-pluies-inondations.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-14">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Des internautes et des élus français appellent au boycott de la marque américaine de vêtements, qui met en scène une enfant voilée dans une publicité.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Une campagne publicitaire de Gap montrant une enfant voilée suscite la polémique

Des internautes et des élus français appellent au boycott de la marque américaine de vêtements, qui met en scène une enfant voilée dans une publicité.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 06h42
   





                        



   


« Commencer l’année du bon pied consiste à ne plus en mettre un chez Gap. Rien n’autorise ni ne justifie qu’on voile des petites filles : où est leur liberté ? Où est leur libre arbitre ? Où est leur choix ? Que ce soit un argument commercial m’écœure. » La députée La République en marche (LRM) Aurore Bergé a réagi, vendredi 10 août, à la polémique provoquée par une campagne publicitaire de la marque américaine de prêt-à-porter Gap dans laquelle apparaît une enfant voilée. Sur Twitter, la porte-parole du groupe LRM à l’Assemblée appelle, comme d’autres, à boycotter Gap.

Commencer l'année du bon pied consiste à ne plus en mettre un chez Gap. 
— auroreberge (@Aurore Bergé)


require(["twitter/widgets"]);

En cause, une campagne pour la collection lancée pour la rentrée scolaire, dont une première image a été publiée par le compte anglophone@GapKids de la marque le 31 juillet. Y figurent deux enfants, dont une petite fille portant un voile bleu. Samedi, l’image et un clip réunissant une vingtaine d’enfants, dont la fillette voilée, étaient visibles sur le site français de la marque de vêtements.

   


L’enseigne explique à propos de cette campagne que « cette saison, GapKids encourage les enfants à renouer avec l’école en célébrant les différences ». Elle indique également que les enfants qui apparaissent dans la publicité viennent d’une école publique élémentaire new-yorkaise : 
« Notre campagne est portée par des enfants venus du PS13 [Public School 13, le nom de l’école] de Harlem, New York, et nous faisons appel à leurs forces et leur créativité pour réaliser quelque chose de vraiment incroyable. »
« Un piétinement de nos valeurs »
Si cette campagne est destinée à l’international, elle a suscité des réactions en France cette semaine, dont certaines de la part de responsables politiques. Outre Aurore Bergé, Anne-Christine Lang, députée LRM, a déclaré qu’elle n’irait « plus jamais » chez Gap, n’acceptant « pas de voir des petites filles voilées ».
La porte-parole du groupe Les Républicains (LR) Lydia Guirous s’est également élevée contre cette campagne, accusant la marque de « soumission à l’islamisme ». « J’ai dénoncé à plusieurs reprises cette montée en puissance du voile imposée aux petites filles qui est une maltraitance et un piétinement de nos valeurs d’égalité, de liberté et de laïcité ! », a-t-elle écrit jeudi sur Twitter.

        Lire :
         

          Niqab, hidjab, burqa : des voiles et beaucoup de confusions



Valérie Boyer, députée LR des Bouches-du-Rhône, s’est exprimée vendredi :
« Gap affiche une petite fille voilée. La maltraitance qui lui est infligée, l’inégalité qui lui est imposée (…), l’enfermement dans son genre ne soulèvent aucune protestation. Le marketing promeut la soumission à l’islamisme. »
Un hashtag #BoycottGap a été lancé sur les réseaux sociaux.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-15">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Dénoncé par d’ex-salariées, Benjamin Dessange, fils du créateur de l’entreprise, Jacques Dessange, a été placé sous le statut de témoin assisté le 11 juillet.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 10/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Le patron du groupe de coiffure Dessange mis en cause pour harcèlement sexuel

Dénoncé par d’ex-salariées, Benjamin Dessange, fils du créateur de l’entreprise, Jacques Dessange, a été placé sous le statut de témoin assisté le 11 juillet.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 15h44
    |

            Emeline Cazi








                        



                                


                            
Elle avait bien noté une gêne, à l’issue de l’entretien, lorsqu’ils lui ont demandé ce qu’était devenue cette plainte pour harcèlement sexuel qu’elle avait déposée, en 2014, contre Benjamin Dessange, son ancien patron. Mais, comme elle et ses futurs potentiels employeurs s’étaient entendus sur le salaire, la voiture de fonction et sa date d’embauche, Annabel Talon est restée confiante. « On vous tient informée », ont-ils assuré. Les dirigeants de la société n’ont jamais rappelé. « Le monde de la coiffure est petit. Ils ont interrogé votre ancien employeur… », a fini par expliquer le cabinet de recrutement, trois semaines plus tard.
Depuis le 11 juillet, Benjamin Dessange, 51 ans, président du groupe Dessange, est placé sous statut de témoin assisté pour « harcèlement sexuel » et « appels téléphoniques malveillants ». Le 2 août, les avocats d’Annabel Talon, Mes Patrick Maisonneuve et Charlotte Paredero, non satisfaits, ont demandé à la juge d’organiser une confrontation et de réentendre le PDG, en leur présence.
Sa vie d’avant, Annabel Talon la passait dans les avions. Directrice commerciale export du groupe Dessange, elle s’envolait aux quatre coins du monde pour implanter « la marque ». Elle travaillait non-stop. A 35 ans, dont vingt d’ancienneté maison, elle dormait dans les hôtels quatre étoiles et siégeait au comité de direction d’un grand groupe. Joli parcours pour une fille des Minguettes, dans la banlieue sud de Lyon, qui débuta, à 15 ans, comme apprentie coiffeuse.

C’est au retour d’un voyage en Chine, à l’été 2013, qu’elle a tout envoyé balader : jamais plus elle ne travaillerait pour lui. Arrivée à Roissy, elle a appelé une avocate. « Vous allez chez le médecin, vous vous faites arrêter, je vous attends, lundi, à 9 heures », lui a répondu celle-ci. Le temps de...




                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-16">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Sept jeunes avaient été blessés dans la nuit du 29 au 30 juillet dans cette commune de Côte-d’Or. Les deux hommes arrêtés ont été placés en garde à vue.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 10/08/2018
Découvrir l’application


                        

Fusillade à Beaune : les deux auteurs présumés interpellés, le mobile raciste retenu

Sept jeunes avaient été blessés dans la nuit du 29 au 30 juillet dans cette commune de Côte-d’Or. Les deux hommes arrêtés ont été placés en garde à vue.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 22h59
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 16h22
   





                        



   


Deux hommes, soupçonnés d’être à l’origine des tirs qui ont blessé sept jeunes dans la nuit du 29 au 30 juillet à Beaune (Côte-d’Or), ont été interpellés vendredi 10 août au soir dans les Bouches-du-Rhône. Tous deux ont été placés en garde à vue, a annoncé le parquet de Dijon dans un communiqué. Ils sont soupçonnés de « tentative d’assassinat, violences aggravées par (…) notamment la circonstance que les faits ont été commis en raison de l’appartenance à une soi-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée, injures publiques à caractère racial, menaces de mort à caractère racial », a précisé le parquet.
Le premier suspect a été interpellé à 16 h 30 par la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Marseille dans la commune de Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône). Le second homme, resté au volant de son véhicule, s’est échappé en fonçant sur les policiers, « blessant à la jambe un fonctionnaire de la BRI de Marseille ». Il a finalement été interpellé à son tour, dans la même commune, à 19 h 45. Il devra également répondre du chef de « tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de la force publique », poursuit le communiqué.
Sept jeunes blessés
Ces interpellations surviennent plus de deux semaines après les faits. Le 30 juillet vers 2 heures, une Renault Clio était tombé sur un groupe de jeunes dans le quartier populaire de Saint-Jacques, à Beaune. Très rapidement, la situation s’envenime entre les passagers de la voiture et les jeunes qui les accusent, selon les témoignages, d’être « sur leur territoire ». Une bombe lacrymogène est d’abord utilisée par les membres de la voiture, selon Le Parisien. Des insultes racistes sont également proférées.
« A 4 h 20, les deux auteurs revenaient à bord d’une Mercedes classe B (…) et faisaient feu avec une arme longue sur les personnes présentes », a indiqué le parquet. Les sept jeunes, âgés de 18 à environ 25 ans, ont été blessés, dont deux sérieusement, par les « gerbes de plombs de calibre 12 », sans toutefois que leurs jours n’aient été mis en danger. Selon les témoignages, des insultes racistes ont été proférées par les occupants du véhicule.

        Lire aussi :
         

                Après la fusillade à Beaune, le temps des questions



« Jusqu’à une quarantaine de policiers et une vingtaine de gendarmes ont été mobilisés » pour retrouver les auteurs des tirs, a fait valoir le parquet, ajoutant que la localisaton des suspects « s’est avérée difficile, ceux-ci étant très mobiles sur le territoire national ».
L’exploitation des caméras de surveillance et des plaques d’immatriculation des différentes voitures utilisées par les suspects ont permis l’identification des deux hommes, puis leur interpellation. Les policiers de la police judiciaire de Dijon ont également utilisé les informations de la téléphonie, bien que les deux hommes en cavale, domicilés en Côte-d’or, avaient « pourtant pris le soin de couper leur téléphone ou changer de puce téléphonique », selon Le Parisien.
Soutien de SOS-Racisme
Environ cent cinquante personnes s’étaient rassemblées un peu plus tôt, vendredi, sur les lieux des tirs, en soutien aux victimes et à leurs familles, à l’appel notamment de SOS-Racisme, qui avait dénoncé une « sous-estimation systématique » par la justice « de la dimension raciste des agressions contre les personnes ».
Le parquet avait alors pour sa part indiqué à plusieurs reprises ne privilégier « aucune piste » entre « règlement de comptes », « acte de vengeance » ou « action à caractère raciste », avant de retenir les injures racistes proférées comme circonstance aggravante.
« Ici, tout le monde se connaît, on est comme une famille », avait déclaré Abdelhamid El Ghezali, le père de l’une des deux victimes les plus gravement touchées. Le rassemblement permet « à tous les voisins de se parler, pour rétablir la confiance, parce que les gens ont très peur ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-17">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les faits se seraient déroulés vis-à-vis d’une employée du conseil départemental du Puy-de-Dôme, en 2016, lors d’une réunion de l’Unesco au palais des congrès d’Istanbul.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Le maire communiste de Firminy, Marc Petit, renvoyé en correctionnelle pour agression sexuelle

Les faits se seraient déroulés vis-à-vis d’une employée du conseil départemental du Puy-de-Dôme, en 2016, lors d’une réunion de l’Unesco au palais des congrès d’Istanbul.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 20h28
   





                        


Le maire communiste de Firminy (Loire), Marc Petit, comparaîtra devant le tribunal correction de Saint-Etienne le 24 janvier pour agression sexuelle, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de source judiciaire, vendredi 10 août.
Les faits se seraient déroulés avec une employée du conseil départemental du Puy-de-Dôme, en juillet 2016, lors d’une réunion de l’Unesco au Palais des congrès d’Istanbul. La plaignante, qui avait déposé plainte à son retour en France, accuse l’élu de l’avoir conduite dans un endroit isolé du centre de congrès « pour tenter de l’embrasser et lui caresser un sein », a déclaré à l’AFP son avocate, Anne Paccard. En retour, sa cliente l’aurait giflé.

        Lire aussi :
         

                #metoo : le vertige de la vie d’après pour les victimes d’agressions sexuelles



L’édile nie les accusations
En juin, lors d’une confrontation avec son accusatrice dans les locaux de la police judiciaire, le maire de l’agglomération stéphanoise, aujourd’hui âgé de 51 ans, avait nié l’agression.
Les deux protagonistes se trouvaient à Istanbul alors que l’Unesco examinait les candidatures au patrimoine mondial de la chaîne des puys d’Auvergne et de l’œuvre du Corbusier.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-18">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Après la fusillade du 30 juillet, qui a visé 7 jeunes, SOS-Racisme dénonce une « sous-estimation systématique » par la justice « de la dimension raciste des agressions ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Beaune : 150 personnes rassemblées en soutien aux victimes de la fusillade

Après la fusillade du 30 juillet, qui a visé 7 jeunes, SOS-Racisme dénonce une « sous-estimation systématique » par la justice « de la dimension raciste des agressions ».



Le Monde
 |    10.08.2018 à 20h25
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 20h39
   





                        


Environ cent cinquante personnes se sont rassemblées vendredi 10 août en fin de journée à Beaune, en Côte-d’Or, en soutien aux sept jeunes blessés par des tirs de fusil donnés dans la nuit du 29 au 30 juillet, a constaté un journaliste de l’AFP.
Vers 4 heures du matin le 30 juillet, sept jeunes âgés de 18 à environ 25 ans avaient été blessés par des inconnus qui ont tiré au fusil de chasse depuis une voiture. Deux d’entre eux avaient été sérieusement touchés par les plombs, sans toutefois que leurs jours n’aient été en danger.
Plus tôt, vers 1 h 30, une rixe avait éclaté entre les occupants d’une première voiture et le groupe de jeunes. Selon les témoignages, des insultes racistes ont été proférées par les occupants du véhicule.
Le rassemblement a eu lieu là où se sont déroulés les faits, dans le quartier populaire de Saint-Jacques à Beaune, décrit par ses habitants comme un quartier calme, à l’appel de SOS-Racisme et d’un collectif « pour soutenir les victimes et leurs familles, pour que justice soit faite, pour dire non au racisme et à la violence ».
« Les gens ont très peur »
« Ici tout le monde se connaît, on est comme une famille », explique Abdelhamid El Ghezali, le père de l’une des deux victimes les plus gravement touchées. Le rassemblement permet « à tous les voisins de se parler, pour rétablir la confiance, parce que les gens ont très peur ». Encore hospitalisé à Dijon, le fils de 24 ans de M. El Ghezali « a été touché un peu partout, au dos, à la tête… Il a été opéré du poumon, du foie, des reins », raconte son père.
Le parquet a indiqué à plusieurs reprises ne privilégier « aucune piste » entre « règlement de compte », « acte de vengeance » ou « action à caractère raciste », dans l’attente des résultats de l’enquête. SOS-Racisme avait de son côté dénoncé une « sous-estimation systématique » par la justice « de la dimension raciste des agressions contre les personnes ».
« Ce n’est pas parce que des jeunes se font tirer dessus dans un quartier, comme on dit, que ce sont des délinquants », a insisté vendredi 10 août le président de l’association SOS-Racisme, Dominique Sopo, présent vendredi soir à Beaune.

        Lire aussi :
         

                Après la fusillade à Beaune, le temps des questions






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-19">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Trois alpinistes italiens étaient portés disparus dans le massif depuis trois jours.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Alpinistes disparus dans le Mont-Blanc : un premier corps retrouvé, les autres localisés

Trois alpinistes italiens étaient portés disparus dans le massif depuis trois jours.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 18h34
   





                        



   


Le corps d’un des trois alpinistes italiens portés disparus dans le massif du Mont-Blanc depuis trois jours a été retrouvé vendredi 10 août, et ceux de ses compagnons ont été localisés, ont fait savoir les secours en montagne et la préfecture de Haute-Savoie.
Le corps a été identifié comme étant celui de Luca Lombardini par le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix, qui avait lancé un appel à témoins. « Les deux autres alpinistes ne peuvent pas être vivants. Ils sont probablement ensevelis sous des pierres et de la glace. Ils se trouvent probablement dans un carré de quelques dizaines de mètres » par rapport au premier corps, selon la même source. Mais les secours n’ont pas « de visuel pour l’instant » de ces deux alpinistes.

        Lire aussi :
         

                Mortalité record en montagne depuis le début de la saison estivale



« Il est vraisemblable qu’ils ont basculé ensemble »
La corde reliant les trois Italiens, qui plongeait dans l’amas de rochers, a été coupée pour récupérer le premier corps, a précisé la préfecture. Ce corps « a été retrouvé vers 13 heures au pied de l’aiguille Verte, côté Argentière. Les trois alpinistes évoluaient sur une arête à 3 400-3 500 mètres. Il est vraisemblable qu’ils ont dévissé et ont basculé ensemble », selon le PGHM.
Outre les gendarmes, une dizaine d’hommes, dont six secouristes Italiens du val d’Aoste, étaient partis à leur recherche dans le secteur de l’aiguille des Grands-Montets, assistés par un hélicoptère de la sécurité civile et par un drone. Les opérations de récupération des corps reprendront samedi 11 août au matin.
Partis mardi pour les Grands-Montets
Selon l’agence italienne ANSA, l’un des disparus, Alessandro Lombardini, 28 ans, est membre du secours alpin de la garde des finances de la ville frontalière de Bardonecchia. Il était accompagné de son frère Luca, dont cette sortie était le cadeau d’anniversaire, et de la fiancée de ce dernier.
Selon la Compagnie du Mont-Blanc, les trois disparus avaient pris la première benne mardi 7 août pour rejoindre le secteur des Grands-Montets, à 3 300 mètres d’altitude. Ne les voyant pas revenir, l’épouse de l’un d’eux avait alors alerté les secours italiens.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/13/18-20">
<filnamedate="20180813"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180813"><AAMMJJHH="2018081318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ L’agriculteur de 38 ans avait été arrêté en gare de Cannes en compagnie de demandeurs d’asile le 23 juillet 2017.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Aide aux migrants : assouplissement du contrôle judiciaire de Cédric Herrou

L’agriculteur de 38 ans avait été arrêté en gare de Cannes en compagnie de demandeurs d’asile le 23 juillet 2017.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 19h05
   





                        



   


Le contrôle judiciaire du militant Cédric Herrou, devenu le symbole de l’aide aux migrants à la frontière franco-italienne, a été assoupli vendredi 10 août par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, selon son avocat. M. Herrou avait demandé la veille la levée de son contrôle judiciaire devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel, qui a siégé à huis clos.

        Lire aussi :
         

                Le « délit de solidarité » maintenu dans la loi immigration



De nouveau le droit de voyager
Selon son avocat, Bruno Rebstock, l’obligation de se présenter tous les quinze jours à la gendarmerie est maintenue. En revanche, « Cédric Herrou récupère son passeport, peut quitter le territoire national en informant le juge d’instruction et peut librement fréquenter les gares et parvis », a précisé Me Rebstock, saluant une décision « encourageante ».
L’agriculteur âgé de 38 ans peut également aller en Italie, pays situé à proximité de son domicile, mais « uniquement pour raisons professionnelles », a souligné son avocat.
« Je suis soulagé personnellement, ma vie sera plus simple et cela signifie aussi que l’on ne me considère pas comme un délinquant ou quelqu’un de dangereux », a réagi auprès de l’AFP Cédric Herrou. Tout en ajoutant :
« On criminalise les personnes qui aident les migrants alors que nous sommes de simples citoyens qui réagissent aux défaillances des Etats sur le sujet. »
Le principe de fraternité reconnu par le Conseil constitutionnel
Cette seconde demande de M. Herrou de levée de son contrôle judiciaire s’est appuyée, selon sa défense, sur la décision du Conseil constitutionnel du 6 juillet dernier selon laquelle une aide désintéressée au « séjour irrégulier » des étrangers ne saurait être passible de poursuites, au nom du principe de fraternité.
Le contrôle judiciaire de Cédric Herrou est en place depuis le 23 juillet 2017, quand il avait été arrêté en gare de Cannes avec des demandeurs d’asile. « C’est un moyen de bloquer mes actions en fait, d’entraver ma liberté et non pas seulement de la contrôler. C’est un moyen de punir les gens avant de les avoir jugés », avait-il dénoncé jeudi.
Il s’élève également contre la présence de « 40 gendarmes mobiles sur [sa] propriété vingt-quatre heures sur vingt-quatre ». « Il y a un constat d’huissier. Ils sont restés sur ma propriété un mois et demi et on va porter plainte », a-t-il dit.

        Lire aussi :
         

                La fraternité, au principe de l’aide aux migrants







                            


                        

                        

