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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ La fondatrice d’un refuge pour chats situé sur une île grecque a reçu plus de 3 000 candidatures après avoir posté une offre d’emploi sur Facebook.
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Postulez au « meilleur job du monde » et vous pourrez arrêter de regarder des vidéos de chats sur Internet

La fondatrice d’un refuge pour chats situé sur une île grecque a reçu plus de 3 000 candidatures après avoir posté une offre d’emploi sur Facebook.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 17h07
   





                        


Imaginez une île grecque paradisiaque, une maison gratuite, un potager, et approximativement 70 chats : c’est ce que propose Joan Bowell. La fondatrice de God’s Little People, un sanctuaire pour chats situé à Syros, une petite île des Cyclades, à la recherche de quelqu’un pour veiller sur ses félins, a posté une offre d’emploi sur Facebook. Le succès a été immédiat : en à peine un peu plus d’une semaine, son post a été partagé plus de 25 000 fois sur le réseau social.
3 000 CV reçus plus tard, Joan Bowell n’en revient toujours pas. « Je suis juste sidérée », écrit-elle sur sa page Facebook, « notre offre a même été diffusée à la télévision, en bandeau sur BBC News ». Pourtant, pas de quoi s’étonner : les photos idylliques et la fiche de poste sont plutôt convaincantes.



« Vous devrez surveiller tous les chats, les nourrir et leur donner leurs médicaments pendant mon absence. […] En plus de ça, vous devrez également jouer avec eux et leur donner beaucoup d’amour. Il nous faut quelqu’un de responsable, en qui nous pouvons avoir confiance, quelqu’un d’honnête avec un grand cœur. »
Le poste est à pourvoir sur le long terme, au minimum six mois, et l’heureux élu prendra ses fonctions le 1er novembre. Autre avantage exceptionnel : une maison sera gratuitement mise à la disposition de la personne choisie, et les factures d’eau et d’électricité payées.



A la recherche du « candidat parfait »
Joan Bowell et son mari ont aménagé sur Syros il y a sept ans pour des raisons de santé et ont très rapidement recueilli des chats abandonnés. « J’avais d’ores et déjà fait du bénévolat dans un refuge pour chat au Danemark, dont je suis originaire. En arrivant en Grèce, nous nous sommes rendu compte qu’ici, ils étaient régulièrement abandonnés », expliquait Mme Bowell sur un blog spécialisé dans l’accueil de chat abandonnés. Au bout d’un an, le couple se rend compte qu’il a déjà secouru une trentaine de chats et décide de créer le refuge de God’s Little People.



« C’est aussi à ce moment-là que nous avons décidé de communiquer sur notre action pour recevoir des dons ; les frais de vétérinaire étaient devenus trop importants pour nous seuls », disent-ils. Joan Bowell crée alors un blog et une page Facebook, qu’elle remplit des photos qu’elle prend de ses chats, ainsi qu’une boutique Etsy sur laquelle elle vend ses dessins à l’aquarelle.
Le couple doit pourtant retourner pour quelques mois à New York cet automne, et cherche donc un remplaçant. « Nous voulons absolument trouver le candidat parfait, et même si nous avons déjà reçu des milliers de candidatures, je vous encourage à postuler si secourir des chats est votre vœu le plus cher », écrit Joan Bowell.
Si vous hésitez toujours, l’un de ses derniers posts Facebook devrait terminer de vous convaincre : « C’est la vue que nous avons depuis notre maison… oui, la plage est juste en bas, et vous pourrez peut-être emmener les chatons s’y promener dans quelques mois si vous osez postuler ! »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Per Sandberg, numéro deux du Parti du progrès (droite anti-immigration), s’était rendu dans le pays avec sa compagne, d’origine iranienne, sans avertir les services du premier ministre et avec son téléphone de fonction.
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Un ministre norvégien démissionne après un voyage privé en Iran

Per Sandberg, numéro deux du Parti du progrès (droite anti-immigration), s’était rendu dans le pays avec sa compagne, d’origine iranienne, sans avertir les services du premier ministre et avec son téléphone de fonction.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 15h49
   





                        


Le ministre norvégien de la pêche, Per Sandberg, a démissionné lundi 13 août après avoir enfreint les règles de sécurité lors d’un voyage privé en Iran avec une ex-reine de beauté d’origine iranienne. Numéro deux du Parti du progrès (droite anti-immigration), M. Sandberg, 58 ans, a admis s’être rendu en Iran en juillet avec sa nouvelle compagne de 28 ans, Bahareh Letnes, sans avoir au préalable averti les services du premier ministre et en emportant son téléphone portable de fonction. Cela alors que les services de sécurité norvégiens citent régulièrement l’Iran comme l’un des pays les plus actifs en matière d’espionnage, avec la Chine et la Russie.
« Per a lui-même demandé à partir, et j’estime que c’est une bonne décision, a déclaré la première ministre conservatrice, Erna Solberg, lors d’une conférence de presse. Il n’a pas fait preuve du bon sens nécessaire en matière de gestion de la sécurité. » M. Sandberg sera remplacé au gouvernement par Harald Tom Nesvik, membre de la même formation politique. Il a aussi renoncé à la vice-présidence du parti.
Une enquête sur sa compagne
Sous pression, M. Sandberg avait présenté des excuses avant d’être finalement rattrapé par les révélations distillées jour après jour. Il est par exemple apparu qu’il avait aussi violé les protocoles de sécurité en emmenant son téléphone professionnel en Chine en mai. « C’est triste, a-t-il affirmé devant la presse. J’avais pensé pouvoir boucler certains projets. » L’affaire agitait les médias norvégiens depuis deux semaines et alimentait les critiques tant dans l’opposition qu’au sein du Parti du progrès, au pouvoir au sein d’une coalition regroupant aussi les conservateurs et les libéraux.
Per Sandberg n’a pas voulu commenter à ce stade les aspects privés de l’histoire, particulièrement pimentée pour les médias, en raison de l’identité de sa nouvelle conjointe. De trente ans sa cadette, Bahareh Letnes est une ex-reine de beauté d’origine iranienne, devenue femme d’affaires. Elle avait été déboutée trois fois de sa demande d’asile en Norvège et expulsée avant d’obtenir finalement un permis de séjour au motif qu’elle risquait un mariage forcé en Iran. Les services de sécurité intérieure ont ouvert une enquête sur sa personne, même si elle nie tout lien avec le régime iranien.
Favorable à une politique d’immigration stricte, le Parti du progrès préconise l’expulsion rapide des demandeurs d’asile déboutés et est généralement critique à l’égard des étrangers qui retournent dans leur pays d’origine après avoir décroché des papiers dans le royaume nordique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Depuis son retour au pouvoir fin 2016, le Parti social-démocrate a entamé une vaste réforme de la justice qui menace l’indépendance des magistrats.
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Pourquoi les Roumains continuent-ils de manifester ?

Depuis son retour au pouvoir fin 2016, le Parti social-démocrate a entamé une vaste réforme de la justice qui menace l’indépendance des magistrats.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 14h16
    |

            Jean-Baptiste Chastand








                        



   


Dimanche 12 août au soir, ils étaient encore quelques milliers. Si l’ampleur des manifestations varie en fonction des rebondissements de l’actualité, les opposants au gouvernement roumain descendent dans la rue de manière quasi continue depuis dix-huit mois pour protester contre la politique d’affaiblissement de la lutte anticorruption menée par le Parti social-démocrate (PSD) au pouvoir. Leur principale cible est son dirigeant, l’indéboulonnable Liviu Dragnea, 55 ans.
Qui est Liviu Dragnea, cible des protestations ?
Largement victorieux des législatives organisées en décembre 2016, il n’a jamais pu devenir premier ministre en raison de deux condamnations judiciaires. L’une à deux ans de prison avec sursis pour fraude électorale, devenue définitive en 2016. L’autre, en juin, à trois ans et demi ferme pour détournement de fonds publics, condamnation dont il a fait appel. Il est également poursuivi dans une troisième affaire de détournements de fonds européens. Or, la loi roumaine impose un casier judiciaire vierge pour devenir ministre.
Face à ces obstacles, M. Dragnea avait expliqué au Monde, en décembre 2016, quelques jours avant sa victoire électorale, « avoir un plan ». Son large score de 46 % des voix lui a permis depuis de le dérouler de façon quasi implacable, même si l’opposition de la rue et du président libéral, Klaus Iohannis, a compliqué les choses.
Depuis la Chambre des députés dont il a pris la présidence, il a en effet pu faire nommer successivement trois premiers ministres, limogés chacun à leur tour lorsqu’ils ont émis des critiques sur la politique d’affaiblissement de la justice, visiblement imposée par M. Dragnea. Celui-ci estime être victime des abus de la lutte anticorruption. Il a notamment plusieurs fois dénoncé l’existence d’un « Etat parallèle » au sein de la justice qui voudrait « contrôler le pays ».
En quoi consistent les offensives du gouvernement contre le parquet anticorruption ?
Institution crainte par les responsables politiques roumains mais respectée par la population, le parquet anticorruption (DNA en roumain) est sa cible principale. Devenu extrêmement efficace sous la pression de l’Union européenne, à laquelle la Roumanie a adhéré en 2007, le DNA a instruit des centaines d’affaires impliquant des politiques de tous les niveaux. Véritable fléau dans le pays, la corruption fait, sous l’égide du DNA, l’objet d’une lutte sévère.
Trop, pour certains responsables politiques, qui pointent des condamnations de fait particulièrement lourdes. Les trois ans et demi de prison ferme de M. Dragnea sont ainsi venus sanctionner une affaire d’emploi fictif dans laquelle le préjudice a été évalué à 24 000 euros. Plusieurs dossiers mal ficelés ont aussi fini par des non-lieu.
Augmentation du seuil des poursuites
En février 2017, la première offensive du leader du PSD avait d’ailleurs consisté à faire adopter des ordonnances dans l’urgence pour notamment faire passer le seuil des poursuites pour de tels faits à 44 000 euros, ce qui aurait immédiatement arrêté les poursuites contre lui. Ces ordonnances ont déclenché des manifestations d’une ampleur considérable, réunissant plus de 500 000 personnes à Bucarest.
Comme aujourd’hui, les cortèges étaient surtout constitués de l’élite urbaine et éduquée de Roumanie, alors que le cœur de l’électorat du PSD, plus pauvre et rural, a été choyé avec des augmentations de salaires et de prestations sociales. La gigantesque diaspora roumaine, représentant près de 20 % de la population active et politiquement plus libérale que le reste de la population, a aussi multiplié les mouvements d’humeur. A l’époque, le gouvernement avait été forcé de reculer.

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Révision des jugements non unanimes
Mais M. Dragnea n’a pas pour autant renoncé à son offensive. Fin 2017, un nouveau premier ministre, Mihai Tudose, fait ainsi adopter plusieurs lois qui visent notamment à instaurer un corps d’inspection de la magistrature. En juin, une nouvelle loi est passée qui prévoit, elle, qu’un jugement non signé par l’ensemble des magistrats peut être révisé. Or, c’est justement le cas d’un des dossiers impliquant l’homme fort roumain…
Limogeage de la cheffe du DNA
Surtout, le gouvernement, désormais dirigé par Viorica Dancila, une très proche de M. Dragnea, a obtenu en juillet la tête de la cheffe du DNA, Laura Codruta Kövesi. Cette figure de la justice roumaine a été démise de ses fonctions après un long bras de fer entre le gouvernement et le président Klaus Iohannis. Le ministre de la justice avait notamment reproché à la procureure d’avoir « enfreint la Constitution » et « nui à l’image » de la Roumanie à l’étranger lors des entretiens qu’elle multipliait avec la presse internationale pour dénoncer les actions du gouvernement.
Qui a manifesté vendredi soir ?
Bien que ce limogeage et ces lois aient suscité de vives protestations des chancelleries occidentales et des associations de magistrats, elles n’ont toutefois pas déclenché de vagues de protestation comparables à celles de l’hiver 2017. La grande manifestation de la diaspora organisée vendredi 10 août au soir a ainsi réuni un peu moins de 100 000 personnes, selon les médias locaux.
Les violences qui ont émaillé le rassemblement étaient toutefois une première, ceux-ci étant jusqu’alors totalement pacifiques. Plusieurs responsables de l’opposition libérale étaient présents dans la rue, mais elle est loin d’être en mesure de faire tomber le gouvernement. D’autant que la diaspora s’apprête à repartir avec la fin de l’été. M. Dragnea pourra ensuite tranquillement continuer son œuvre de blanchiment de ses dossiers judiciaires personnels en faisant modifier les lois à sa guise.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ L’« Aquarius » est en position entre Malte et l’Italie depuis le sauvetage de 141 personnes, vendredi. Les deux pays refusent de l’accueillir.
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Après l’appel de SOS Méditerranée, le port de Sète se dit prêt à accueillir l’« Aquarius »

L’« Aquarius » est en position entre Malte et l’Italie depuis le sauvetage de 141 personnes, vendredi. Les deux pays refusent de l’accueillir.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 17h35
   





                        



   


La présidente de SOS Méditerranée, Sophie Beau, a appelé lundi 13 août « l’ensemble des pays européens à prendre leurs responsabilités » pour trouver un port sûr à l’Aquarius. Au cours de deux opérations vendredi 10 août, le navire humanitaire a récupéré 141 personnes au large des côtes libyennes, dont la moitié sont des enfants, et un tiers, des femmes, a précisé Mme Beau.
Le bateau a d’abord récupéré 25 migrants à bord d’une petite barque en bois vendredi matin. Puis, le navire humanitaire a secouru l’après-midi 116 personnes, dont 67 mineurs non accompagnés, essentiellement originaires de Somalie et d’Erythrée, qui se trouvaient sur une embarcation en bois, « surchargée », sans eau ni nourriture.
« Les gardes-côtes qui ont assuré le sauvetage nous ont dit qu’ils ne pouvaient pas nous donner un port sûr. La Libye n’est pas un port sûr », a estimé Mme Beau. L’Aquarius « est en position entre Malte et l’île italienne de Lampedusa », a indiqué à l’AFP Mme Beau, dont l’association humanitaire a déjà eu deux « réponses officielles négatives » de la part de Malte et de l’Italie.

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Une situation en « contradiction » avec le droit maritime
« On demande à l’ensemble des Etats européens de trouver une solution. On les appelle à prendre leurs responsabilités pour trouver un port sûr en Méditerranée », a ajouté Mme Beau, selon laquelle la situation actuelle est « en contradiction la plus totale avec le droit maritime international, et tout cela se fait sur le dos de personnes en danger ».
Autre « effet pervers de la non-gestion » de ce problème humanitaire par les Etats, « des rescapés ont raconté que cinq navires leur sont passés devant sans s’arrêter », condamne la présidente de SOS Méditerranée. « Et aujourd’hui il n’y a aucun navire sur la zone de détresse, nous sommes très inquiets. »

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Dimanche, une embarcation de 11 personnes qui naviguait dans les zones maltaises est finalement tombée en panne entre la zone maltaise et la zone italienne. Elle a été prise en charge par les gardes-côtes italiens, a encore indiqué la présidente de SOS Méditerranée.
Samedi, le ministre italien de l’intérieur, Matteo Salvini, chef de file du parti d’extrême droite de la Ligue a déclaré que l’Aquarius, « propriété d’un armateur allemand avec un pavillon de Gibraltar », « ne verrait jamais un port italien ».

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Le port de Sète se dit prêt à accueillir l’« Aquarius »
Lundi 13 août dans l’après-midi, la ville de Sète (Hérault) s’est finalement dite prête à accueillir les 141 migrants sauvés par l’Aquarius, par la voix du président du port de Sète-Frontignan et ancien ministre des transports, Jean-Claude Gayssot, selon France Bleu Hérault.
« La seule condition, c’est d’abord le feu vert des autorités françaises. Je comprends que les choses sont complexes, y compris qu’il faut combattre les passeurs. Mais là, il s’agit de vies humaines. Tout doit être second par rapport à l’humain, par rapport à sauver des vies, des familles, des femmes et des enfants », a-t-il dit.
L’Elysée n’a pas commenté la situation dans l’immédiat.
Une situation de blocage qui s’était déjà produite en juin
En juin, l’Aquarius avait récupéré 630 migrants au large de la Libye. Mais l’Italie et Malte avaient refusé de les laisser débarquer. L’odyssée du navire s’était achevée dans le port espagnol de Valence. L’Aquarius est ensuite resté un mois en escale technique à Marseille.
Cet épisode avait eu des répercussions dans toute l’Union européenne, creusant le fossé entre les partisans d’une ligne dure face à la question migratoire et les défenseurs d’une solution européenne et coopérative. Il avait aussi suscité de vives tensions entre la France et l’Italie.
Depuis, la France a accueilli quelques dizaines de réfugiés une fois qu’ils ont été débarqués dans un autre pays de l’UE.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Neuf personnes ont été gravement blessées pendant un concert, lors de l’effondrement d’une plate-forme sur le port de Vigo. Plusieurs dizaines de personnes souffrent de contusions.
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Espagne : plus de 300 blessés lors d’un festival en Galice

Neuf personnes ont été gravement blessées pendant un concert, lors de l’effondrement d’une plate-forme sur le port de Vigo. Plusieurs dizaines de personnes souffrent de contusions.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 12h57
   





                        


Plus de 300 personnes ont été blessées, dont neuf sérieusement, victimes de l’effondrement d’une plate-forme dans la nuit de dimanche à lundi lors d’un festival de musique et de sports urbains à Vigo − une ville de Galice, dans le nord-ouest de l’Espagne –, a-t-on appris auprès des autorités locales.
« En ce moment, 266 patients sont traités. La plupart sont légèrement blessés, avec des contusions », mais « il y a cinq hospitalisations, principalement pour des fractures ou des traumatismes crâniens », a déclaré sur une radio locale Jesus Vazquez Almuina, chargé de la santé dans le gouvernement de la région de Galice.
« Un total de 316 personnes ont été traitées », a indiqué, dans un communiqué publié lundi actualisant le premier bilan, le gouvernement régional de Galice.
La plate-forme de bois, d’une longueur de 30 mètres et d’une largeur de 10 mètres, située sur le front de mer, était remplie de spectateurs regardant un concert de rap, dans le cadre du festival O Marisquiño, lorsqu’elle s’est soudainement effondrée, dimanche peu avant minuit, a indiqué à la presse le maire de Vigo, Abel Caballero.

Parece ser que se ha desplomado parte del paseo marítimo de Vigo en mitad de un concierto de O Marisquiño. Las imag… https://t.co/AUc9KHoaYB— Danipaquitof (@Daniel Lorenzo)


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« Les causes restent à déterminer. Tout indique qu’il n’y a personne coincé dessous », a-t-il ajouté. Le maire de la vill, avait indiqué samedi 11 août s’inquiéter de la détérioration de cette partie du port – la plus touristique de la ville –, selon le journal El Pais.
De nombreux véhicules de secours ont encerclé le site pendant une partie de la nuit, les images de l’effondrement laissant imaginer un bilan plus important. Des témoins ont raconté aux médias espagnols avoir eu du mal à se sortir des débris de la plate-forme.
« Le sol est descendu comme dans un ascenseur. Cela a duré cinq secondes. Il s’est dérobé et nous sommes tous tombés. Les gens me tombaient dessus », a témoigné Aitana Alonso, dans le journal local Faro de Vigo.
« J’ai eu du mal à sortir (...) mon pied était coincé dans l’eau. J’ai réussi à le retirer et un garçon m’a donné la main pour que je sorte », a-t-elle ajouté. « J’avais quelqu’un sous moi qui criait qu’il ne pouvait pas sortir. J’étais très nerveuse. J’ai essayé [de sortir] mais je suis retombé », a-t-elle ajouté.
Selon les témoignages recueillis par Faro de Vigo, la plate-forme a cédé durant la première chanson du rappeur Rels B, qui avait demandé au public de sauter.
Sur Twitter, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a exprimé sa « solidarité aux blessés du festival #OMarisquiño à Vigo », à qui il a souhaité « un rétablissement rapide ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ La banque centrale de Turquie avait su rassurer les marchés, lundi, en annonçant pouvoir approvisionner les banques turques en liquidités nécessaires à leur stabilité. Un apaisement de courte de durée.
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Chute de la livre turque : les efforts d’apaisement de la banque centrale mis à mal par Erdogan

La banque centrale de Turquie avait su rassurer les marchés, lundi, en annonçant pouvoir approvisionner les banques turques en liquidités nécessaires à leur stabilité. Un apaisement de courte de durée.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 09h55
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 18h11
   





                        


La Turquie a annoncé une série de mesures pour tenter d’enrayer la chute de sa monnaie, la livre turque, qui a perdu cette année plus de 40 % de sa valeur face au dollar et à l’euro, sur fond de tensions avec les États-Unis et de défiance envers le président, Recep Tayyip Erdogan. La Banque centrale de la République de Turquie a notamment annoncé, lundi 13 août, qu’elle fournirait toutes les liquidités dont les banques auront besoin, ajoutant qu’elle prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour assurer la stabilité financière.
La banque centrale turque a ainsi révisé les taux de réserves obligatoires pour les banques, dans le but d’éviter tout problème de liquidité, et indiqué qu’environ 10 milliards de livres, 6 milliards de dollars et l’équivalent de 3 milliards en or de liquidités seraient fournis au système financier.
Ces décisions ont un temps réussi à calmer le plongeon de la livre turque sur les marchés, lundi. Dans les premières heures des échanges asiatiques lundi, la livre turque avait continué à chuter à son plus bas historique, franchissant pour la première fois la barre des sept livres pour un dollar. Les annonces de la banque centrale turque ont réussi à effacer une partie de ces mauvais chiffres : la livre turque est ainsi remontée à 6,65 pour un dollar en début de matinée, heure française.
Mais l’impact s’est estompé quelques heures plus tard lorsque le président Erdogan a prononcé un discours très agressif envers les États-Unis, provoquant un nouveau plongeon de la livre qui illustre l’inquiétude des marchés face aux tensions diplomatiques. La Bourse de Tokyo a ainsi fini en forte baisse lundi (− 1,98 %), gagnée par la fébrilité venue de Turquie.

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Remise en question de l’alliance avec Washington
« D’un côté, vous êtes avec nous dans l’OTAN et, de l’autre, vous cherchez à frapper votre partenaire stratégique dans le dos. Une telle chose est-elle acceptable ? », a déclaré M. Erdogan, lors d’un discours à Ankara, lundi, en s’adressant directement aux États-Unis.
« D’un côté, vous dites être notre partenaire stratégique et, de l’autre, vous nous tirez dans les pieds. Tout président que tu sois, tu ne peux pas t’endormir et dire, au réveil : “Voilà, j’impose tant de taxes sur l’acier et l’aluminium [turcs]” », a lancé M. Erdogan, en visant directement le président américain, Donald Trump.

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« Adopter une attitude aussi hostile à l’encontre d’un allié au sein de l’OTAN (…) n’a aucune explication sensée », a déclaré M. Erdogan, qui s’est aussi efforcé de rassurer les milieux économiques dans son discours.
Un discours dans la lignée des réactions du président turque ces derniers jours face aux États-Unis, Erdogan mettant la crise monétaire sur le compte d’un « complot politique » américain et affirmant qu’Ankara chercherait « de nouveaux marchés et alliés ».
Au cœur des tensions entre les deux pays se joue le sort du pasteur américain Andrew Brunson, actuellement jugé en Turquie pour « terrorisme » et « espionnage », et placé à la fin du mois de juillet en résidence surveillée après un an et demi de détention. « Nous affrontons de nouveau un complot politique en sous-main. Avec l’aide de Dieu, nous surmonterons cela », a lancé dimanche le chef de l’Etat turc.
Si Washington est prêt à sacrifier ses relations avec Ankara, la Turquie réagira « en passant à de nouveaux marchés, de nouveaux partenariats et de nouveaux alliés, aux dépens de celui qui a lancé une guerre économique contre le monde entier, y compris notre pays », avait également menacé M. Erdogan.
Il a laissé entendre que c’était l’ensemble de l’alliance entre la Turquie – devenue membre de l’OTAN en 1952 avec le soutien de Washington – et les États-Unis qui était en jeu. Washington dispose d’une importante base militaire à Incirlik, dans le sud du pays, actuellement utilisée comme centre des opérations contre le groupe djihadiste Etat islamique.
Inflation galopante
La Turquie reproche aussi aux États-Unis le soutien apporté en Syrie aux Unités de protection du peuple kurde (YPG). Ankara voit dans cette milice une émanation du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), classé terroriste par la Turquie mais aussi par les États-Unis.
Washington demande la libération immédiate du pasteur Brunson, qui risque jusqu’à trente-cinq ans de prison, alors que la Turquie plaide pour l’extradition de Fethullah Gülen, prédicateur turc établi depuis près de vingt ans sur le sol américain et soupçonné par Ankara d’être l’architecte du putsch manqué de juillet 2016.
Outre ces tensions, les économistes s’inquiètent de la mainmise sur l’économie de M. Erdogan, qui s’est renforcée après sa réélection en juin dernier. Les marchés exhortent la banque centrale à redresser davantage ses taux pour soutenir la livre et maîtriser une inflation galopante, qui a atteint près de 16 % en juillet en glissement annuel.
Les autorités turques enquêtent par ailleurs sur des centaines d’internautes qu’elles soupçonnent d’avoir partagé des commentaires relevant de la « provocation » au sujet de la livre turque. D’après l’agence de presse étatique Anatolie, le ministère de l’intérieur a lancé une enquête préliminaire sur « 346 comptes sur les réseaux sociaux » par lesquels des déclarations « à fin de provocation » ont, selon lui, été partagées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Mise directement en cause, la ministre de l’intérieur, Carmen Dan, a assuré que les gendarmes avaient agi en respectant la loi pour « défendre les institutions de l’Etat ».
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Troisième soirée de manifestations en Roumanie contre le gouvernement de gauche

Mise directement en cause, la ministre de l’intérieur, Carmen Dan, a assuré que les gendarmes avaient agi en respectant la loi pour « défendre les institutions de l’Etat ».



Le Monde
 |    12.08.2018 à 22h44
   





                        



   


Ils ne décolèrent pas. Pour le troisième soir consécutif, des milliers de Roumains sont descendus dans la rue à Bucarest, dimanche 12 août, afin de protester contre le gouvernement de gauche.
Chantant l’hymne national et agitant des drapeaux de la Roumanie, les manifestants, beaucoup moins nombreux que les deux nuits précédentes – ils avaient alors été des dizaines de milliers –, se sont à nouveau rassemblés place de la Victoire, en face du siège du gouvernement. Nombre d’entre eux ont à nouveau accusé le gouvernement de corruption et réclamé sa démission.
Vendredi, les manifestants avaient été environ 80 000 à demander la démission du gouvernement social-démocrate de Viorica Dancila, l’accusant de « corruption » et de vouloir « contrôler la justice ». Plus de 450 personnes avaient été blessées pendant cette manifestation qui a dégénéré, dont une trentaine de gendarmes. Des manifestants avaient tenté de rompre le cordon policier, jetant des pierres et de bouteilles d’eau en direction des forces de l’ordre. Ces dernières avaient riposté en ayant recours à du gaz lacrymogène avant d’utiliser un canon à eau pour évacuer la place.

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« Intervention brutale et disproportionnée »
Le président roumain de centre droit Klaus Iohannis, en conflit ouvert avec la majorité parlementaire de gauche, a fustigé « l’intervention brutale et disproportionnée » des forces de l’ordre et demandé au parquet général d’ouvrir une enquête. Il a reproché dans la foulée au gouvernement d’« oeuvrer contre les intérêts des citoyens », accusant les responsables du parti social-démocrate (PSD, au pouvoir) de « mener le pays vers le chaos et le désordre ».
Mise directement en cause, la ministre de l’intérieur, Carmen Dan, a assuré que les gendarmes avaient agi en respectant la loi pour « défendre les institutions de l’Etat ».

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La Roumanie est le théâtre de manifestations régulières depuis un an et demi, avec un pic d’un demi-million de personnes dans la rue en février 2017. Depuis son retour au pouvoir fin 2016, le PSD a entamé une vaste réforme de la justice qui menace l’indépendance des magistrats et vise à permettre à des responsables politiques d’échapper aux poursuites, selon ses détracteurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Devant des partisans réunis à Trébizonde, sur la Mer noire, le chef de l’Etat turc s’est montré très véhément contre Washington.
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Pour Erdogan, la chute de la livre est un « complot politique » contre la Turquie

Devant des partisans réunis à Trébizonde, sur la Mer noire, le chef de l’Etat turc s’est montré très véhément contre Washington.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 18h35
   





                        



   


Le but, selon lui, est « d’obtenir la reddition de la Turquie dans tous les domaines, de la finance à la politique. » Le président Recep Tayyip Erdogan a estimé, dimanche 12 août, que la chute de la livre turque était un « complot politique » contre son pays, qui ripostera en cherchant « de nouveaux marchés et alliés », alors que ses relations avec les Etats-Unis sont en crise.
Devant des partisans réunis à Trébizonde, sur la Mer noire (nord-est), le chef de l’Etat turc s’est montré très véhément contre Washington :
« Nous ne pouvons que dire adieu à quiconque décide de sacrifier son partenariat stratégique et une alliance d’un demi-siècle avec un pays de 81 millions d’habitants pour sauvegarder ses relations avec des groupes terroristes. »
Déclarations chocs, sanctions, menaces de représailles, puis doublement des tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium turc : le ping-pong Ankara-Washington est allé crescendo ces derniers jours, emportant avec lui la livre turque qui a dévissé vendredi de 16 % face au billet vert. Un effondrement dû à la décision du président Trump, annoncée dans un tweet, de doubler les tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium turcs.

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Le sort d’Andrew Brunson
Au coeur de cette bataille : le sort du pasteur américain Andrew Brunson, actuellement jugé en Turquie pour « terrorisme » et « espionnage », placé fin juillet en résidence surveillée après un an et demi de détention. Les Etats-Unis demandent sa libération immédiate, alors que la Turquie plaide pour l’extradition de Fethullah Gülen, prédicateur turc établi depuis près de 20 ans sur le sol américain et soupçonné par Ankara d’être l’architecte du putsch manqué de juillet 2016. « Vous osez sacrifier la Turquie et ses 81 millions d’habitants pour un prêtre lié à des groupes terroristes? » s’est indigné M. Erdogan.

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La Turquie et les Etats-Unis restent pour autant partenaires dans le cadre de l’OTAN. Les Etats-Unis disposent en outre d’une importante base à Incirlik, dans le sud du pays, actuellement utilisée comme centre des opérations contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI). Mais la Turquie ne cesse de reprocher aux Etats-Unis le soutien apporté en Syrie aux Unités de protection du peuple kurde (YPG). Ankara voit dans cette milice une émanation du PKK, classé « terroriste » par la Turquie mais aussi les Etats-Unis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le navire « Aquarius », affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), faisait route dimanche vers l’Europe.
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L’« Aquarius », avec 141 personnes à bord, de nouveau en quête d’un port d’accueil en Méditerranée

Le navire « Aquarius », affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), faisait route dimanche vers l’Europe.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 17h10
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 06h33
   





                        



   


Il demande à l’Europe de désigner « de toute urgence le lieu sûr le plus proche, comme le prévoit le droit maritime international ». Le navire Aquarius, affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), faisait route dimanche vers l’Europe après avoir secouru vendredi 141 personnes au large des côtes libyennes. Le navire n’a pour l’heure reçu aucune confirmation d’un port où accoster, ont annoncé les organisations humanitaires dans un communiqué.
Selon l’équipe de l’Aquarius, le Centre conjoint de coordination des secours (JRCC) libyen a confirmé être l’autorité chargée de la coordination des sauvetages, mais a informé qu’il n’indiquerait pas au navire de lieu sûr de débarquement.
Les mettre « à l’abri d’abus »
« Nous suivons les dernières instructions du JRCC et allons contacter d’autres RCC (Centres de coordination de sauvetage) afin qu’un lieu sûr nous soit désigné pour débarquer les 141 rescapés », a précisé le coordinateur des secours pour SOS Méditerranée, Nick Romaniuk.
« L’essentiel est que les rescapés soient débarqués sans délai dans un lieu sûr, où leurs besoins fondamentaux soient respectés et où ils seront à l’abri d’abus. »

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Le navire humanitaire est devenu le symbole de la crise européenne sur le dossier des migrants. Il s’agit de sa première mission depuis le refus de l’Italie et de Malte de le laisser accoster, en juin, avec quelque 600 migrants à bord. Le navire avait dû passer neuf jours en mer avant de pouvoir débarquer les rescapés en Espagne. Cet épisode avait eu des répercussions dans toute l’Union européenne, creusant le fossé entre les partisans d’une ligne dure face à la question migratoire et les défenseurs d’une solution européenne et coopérative.

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L’équipage a précisé, avant de partir la semaine dernière pour sa dixième mission de l’année, qu’il ne renverrait pas de migrants en Libye, le pays n’étant pas considéré comme un refuge sûr. « Les gouvernements européens ont concentré tous leurs efforts à la création d’un JRCC en Libye, mais les événements de vendredi illustrent bien l’incapacité de ce dernier à coordonner intégralement une opération », a souligné le coordonnateur de MSF à bord de l’Aquarius, Aloys Vimard.
SOS Méditerranée et MSF exhortent « une nouvelle fois tous les gouvernements européens, ainsi que les autorités maritimes compétentes, à reconnaître la gravité de la crise humanitaire qui sévit en Méditerranée, à garantir un accès rapide à des lieux sûrs où débarquer les rescapés et à faciliter plutôt qu’entraver le déploiement d’une assistance humanitaire essentielle en Méditerranée centrale ».
720 morts en juin et juillet
L’Aquarius est désormais l’un des deux derniers navires humanitaires de recherche et sauvetage présents en Méditerranée centrale. Sous la pression de l’Italie et de Malte, la plupart des navires humanitaires ne patrouillent plus au large des côtes libyennes.

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Quelque 720 personnes sont mortes en juin et juillet lorsque les navires des ONG étaient pour la plupart absents du secteur, selon Amnesty International. SOS Méditerranée estime pour sa part que plus de 15 000 personnes sont mortes noyées en quatre ans en Méditerranée, en tentant la traversée sur des embarcations de fortune. Plus de 650 000 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes depuis 2014.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Un homme est dans un état grave mais stable et neuf autres personnes, dont deux enfants, ont été blessées par des plombs.
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Dix blessés dans une fusillade à Manchester, en Angleterre

Un homme est dans un état grave mais stable et neuf autres personnes, dont deux enfants, ont été blessées par des plombs.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 14h13
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 15h29
   





                        



   


Dix personnes, dont deux enfants, ont été hospitalisées après une fusillade à Manchester, dans le nord de l’Angleterre, dans la nuit de samedi à dimanche. La police a été appelée à 2 h 30 dimanche 12 août à Claremont Road, dans le quartier de Moss Side, et a découvert plusieurs personnes blessées.
Un homme est dans un état grave mais stable et neuf autres personnes, dont deux enfants, ont été blessées par des plombs, a précisé la police plus tard dans la matinée. La police espère que les blessés légers pourront quitter l’hôpital dans la journée.
Il y avait une certaine affluence dans le quartier de Moss Side, alors qu’un carnaval des Caraïbes s’était terminé quelques heures plus tôt, a expliqué la police.
« Un acte grave »
Les enquêteurs tentent d’établir exactement où cet incident a eu lieu et qui est responsable. « C’était un acte grave qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques », a déclaré un responsable de la police, Wasim Chaudhry.
Manchester avait été frappé par un attentat le 22 mai 2017, perprétré par un Britannique d’origine libyenne de 22 ans qui avait déclenché un engin explosif à la sortie d’un concert de la chanteuse pop américaine Ariana Grande à la Manchester Arena. Vingt-deux personnes sont mortes dans cet attentat et une centaine de spectateurs ont été blessés. La plus jeune victime, Saffie Roussos, avait 8 ans.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Après plus de deux décennies de tractations, la Russie, l’Iran, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et le Turkménistan établissent des règles pour exploiter le plus grand lac salé du monde.
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La mer Caspienne au cœur d’un accord historique

Après plus de deux décennies de tractations, la Russie, l’Iran, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et le Turkménistan établissent des règles pour exploiter le plus grand lac salé du monde.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 05h12
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 13h44
   





                        



   


C’est l’épilogue de plus de vingt ans d’éprouvantes négociations avec pour enjeux pétrole, gaz et caviar. Les chefs d’Etat de la Russie, de l’Iran, du Kazakhstan, de l’Azerbaïdjan et du Turkménistan ont signé dimanche 12 août un accord historique définissant le statut de la mer Caspienne.
Réunis dans le port kazakh d’Aktaou, les cinq pays qui bordent la Caspienne se sont mis d’accord sur le statut de cette étendue d’eau, en plein vide juridique depuis la dissolution de l’Union soviétique.
Le nouvel accord ne devrait pas mettre fin à toutes les disputes qui touchent à cette mer fermée, la plus grande du monde. Il devrait néanmoins aider à apaiser les tensions existant de longue date dans la région, qui recèle de vastes réserves d’hydrocarbures, estimées à près de 50 milliards de barils de pétrole et près de 300 000 milliards m3 de gaz naturel.
« Nous pouvons dire qu’un consensus sur le statut de la mer a été difficile à atteindre et qu’il a pris du temps, les pourparlers se sont échelonnés sur vingt ans et ont nécessité des efforts importants et conjoints des parties impliquées », avait plus tôt déclaré le président kazakh et hôte de la cérémonie, Noursoultan Nazarbaïev.
Le président russe, Vladimir Poutine, a salué une convention dont la « signification fera époque » et plaidé pour une plus grande coopération militaire pour les pays de la mer Caspienne.
Partage des ressources
Selon le Kremlin, l’accord préserve la plus grande partie de la Caspienne en tant que zone partagée, mais partage entre les cinq pays les fonds marins et les ressources sous-marines. Selon le vice-ministre russe des affaires étrangères, Grigori Karassine, la Caspienne bénéficiera d’un « statut légal spécial » : ni mer, ni lac, qui ont tous deux leur propre législation en droit international.
Le sommet de dimanche à Aktaou au Kazakhstan est le cinquième du genre depuis 2002, tandis que se sont tenues plus de cinquante réunions ministérielles et techniques depuis la dissolution de l’URSS, qui a placé quatre nouveaux pays sur les rives de la Caspienne.
Si cet accord va « étendre les possibilités de coopération » entre les cinq Etats bordant la Caspienne, certains pays risquent d’en sortir davantage gagnants que d’autres, selon Ilham Shaban, président du groupe de réflexion Caspian Barrel.

   


Le Turkménistan, l’un des pays les plus fermés de la planète, a ainsi proclamé le 12 août « Journée de la mer Caspienne » en l’honneur de l’accord, affichant ainsi son enthousiasme. Ce pays d’Asie centrale riche en hydrocarbures espère notamment pouvoir installer au fond de la Caspienne des pipelines sous-marins pour lui permettre d’exporter son gaz vers les marchés européens via l’Azerbaïdjan.
Régime de quotas pour la pêche de bélugas
Ce projet, estimé à 5 milliards de dollars, avait auparavant rencontré l’opposition des autres pays de la région. Il pourrait encore être contesté par Moscou et Téhéran pour des raisons environnementales. En tant qu’anciens maîtres de la Caspienne, la Russie et l’Iran pourraient être les grands perdants de cet accord historique.
Si la Russie a dû céder sur un certain nombre de sujets, « elle gagne des bons points pour avoir fait sortir une situation de l’impasse » et renforcé son image de pays producteur d’accords diplomatiques, relève John Roberts, analyste collaborant avec l’Atlantic Council. De plus, l’accord devrait asseoir la prédominance militaire russe dans la région en interdisant à des pays tiers de disposer de bases militaires sur la Caspienne.
L’Iran, pour sa part, pourrait profiter de la clarté apportée par le texte pour lancer des projets communs avec l’Azerbaïdjan. La République islamique a eu recours par le passé à des manœuvres navales hostiles pour défendre ses prétentions dans la Caspienne.
Au-delà des considérations économiques et militaires, l’accord donne espoir pour la préservation de la diversité écologique de la région. Les populations de béluga, dont les œufs sont appréciés dans le monde entier en tant que caviar, pourront désormais se multiplier grâce à un « régime de quotas clair et commun pour les eaux de la Caspienne », selon M. Roberts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Quelque 30 000 Roumains ont exprimé leur colère après les « excès » des forces de l’ordre ayant entaché la manifestation de la veille.
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Les Roumains à nouveau dans la rue contre le gouvernement

Quelque 30 000 Roumains ont exprimé leur colère après les « excès » des forces de l’ordre ayant entaché la manifestation de la veille.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 22h29
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 08h42
   





                        



   


« A bas le gouvernement ! » et « Justice, pas corruption ! ». Quelque 30 000 Roumains sont de nouveau descendus dans la rue, samedi 11 août à Bucarest, demandant la démission du gouvernement de gauche et exprimant leur colère après les « excès » des forces de l’ordre ayant entaché la manifestation de la veille. Les manifestants ont défilé samedi sous le regard des membres des forces de l’ordre, beaucoup moins nombreux que la veille.
Des milliers de personnes ont également manifesté dans plusieurs autres grandes villes, dont Sibiu (centre) et Timisoara (ouest), scandant « Voleurs ! » et « Unis, nous sauverons la Roumanie ! », selon les médias.
« Intervention brutale et disproportionnée »
Vendredi, ils étaient environ 80 000 à demander la démission du gouvernement social-démocrate de Viorica Dancila, l’accusant de « corruption » et de vouloir « contrôler la justice ». Des échauffourées, opposant quelques dizaines de hooligans aux forces de l’ordre, avaient fait plus 450 blessés, dont une trentaine de gendarmes.
Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a condamné ces violences et demandé des « clarifications » sur les circonstances dans lesquelles plusieurs journalistes, dont un travaillant pour la télévision publique autrichienne ORF, ont été blessés. « La liberté d’expression et la liberté de la presse sont des libertés fondamentales de l’Union européenne (...) qui doivent être protégées de manière inconditionnelle », a souligné sur Twitter M. Kurz, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE.
Le président roumain de centre droit Klaus Iohannis, en conflit ouvert avec la majorité parlementaire de gauche, a fustigé « l’intervention brutale et disproportionnée » des forces de l’ordre et demandé au parquet général d’ouvrir une enquête. Il a reproché dans la foulée au gouvernement d’« œuvrer contre les intérêts des citoyens », accusant les responsables du parti social-démocrate (PSD, au pouvoir) de « mener le pays vers le chaos et le désordre ».

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Mise directement en cause, la ministre de l’intérieur, Carmen Dan, a assuré que les gendarmes avaient agi en respectant la loi pour « défendre les institutions de l’Etat ». Malgré ses explications, des questions restaient en suspens sur l’intervention des forces de l’ordre, qui avaient commencé à faire usage de gaz poivre et lacrymogène avant même les premiers incidents provoqués par des hooligans.
Le PSD vivement critiqué
La Roumanie est le théâtre de manifestations régulières depuis un an et demi, avec un pic d’un demi-million de personnes dans la rue en février 2017. Aucun incident violent n’a jusqu’à présent été enregistré.
Depuis son retour au pouvoir fin 2016, le PSD a lancé une vaste réforme de la justice qui menace l’indépendance des magistrats et vise à permettre à des responsables politiques d’échapper aux poursuites, selon ses détracteurs. Adoptée en plusieurs volets, cette réforme a suscité les critiques de la Commission européenne et provoqué une vague de contestation d’une ampleur sans précédent depuis la chute du régime communiste fin 1989.

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Environ quatre millions de Roumains – sur une population totale de 20 millions – ont émigré ces quinze dernières années, à la recherche d’une vie meilleure. En 2017, ils ont envoyé à leurs familles 4,3 milliards d’euros, soit près de 2,5 % du produit intérieur brut de la Roumanie, l’un des pays les plus pauvres de l’Union européenne, où le salaire moyen s’élève à 520 euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Alors que onze personnes ont trouvé la mort en festival en raison de leur consommation de drogues ces deux dernières années, l’ONG The Loop tente de prévenir les risques en conseillant les jeunes fêtards.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Face au nombre d’accidents mortels, une association propose cet été d’analyser des drogues apportées par des consommateurs dans plus de dix festivals.
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Tester la drogue des festivaliers, une autre approche au Royaume-Uni pour réduire les risques

Face au nombre d’accidents mortels, une association propose cet été d’analyser des drogues apportées par des consommateurs dans plus de dix festivals.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 06h43
    |

            Romain Geoffroy (East Lulworth (Royaume-Uni), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Coup d’œil à droite, coup d’œil à gauche. En entrant sous le chapiteau blanc situé derrière une scène du Bestival, festival de musique organisé à East Lulworth, dans le sud de l’Angleterre, Libby a du mal à camoufler son stress. Elle sort un pochon en plastique de son sac, en extrait une minuscule pilule bleue, la fait craquer entre ses doigts et en dépose une petite partie dans une boîte aux lettres. Cet échantillon d’ecstasy, elle comptait le consommer avec une amie pour s’amuser. Elle décide finalement de le remettre aux bénévoles de l’association The Loop, une ONG britannique qui propose de tester la composition des drogues des festivaliers. C’est la première fois en quinze ans d’existence que Bestival l’accueille. 
Les tests sont toujours anonymes et gratuits. « Sur le sachet de l’échantillon qu’ils nous remettent, ils doivent uniquement préciser quelle drogue c’est censé être, s’ils l’ont déjà essayée et s’ils ont l’impression que les effets étaient similaires à ceux attendus ou pas », explique Guy Jones, chimiste en chef au sein de l’association. Un bout de papier comportant un numéro est mis dans le sachet, le talon est gardé par l’usager. Le contenu de la boîte aux lettres est transporté derrière la tente, à trois mètres de là, dans un laboratoire scientifique installé dans un préfabriqué.
Moins d’une heure plus tard, munie de son coupon, Libby et son amie Rose se présentent à nouveau à l’accueil de la tente. Leurs résultats sont prêts. Dans un recoin, Becks invite les deux filles de 19 ans à s’asseoir. Paillettes sur le visage, fausses oreilles de chat sur la tête, la bénévole mène un entretien détendu avec les jeunes fêtardes :
« Avez-vous consommé des drogues dans l’année ? 
– Oui 
– De la cocaïne ?
– Il y a deux mois 
– De la kétamine ?
– Il y a un mois
– De l’ecstasy ? 
– Hier
– De l’héroïne ?
–...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Un projet de loi vise à établir, d’ici au mois d’octobre, deux zones offshore dans les îles de Rousski et de Oktiabrski.
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La Russie veut créer des paradis fiscaux

Un projet de loi vise à établir, d’ici au mois d’octobre, deux zones offshore dans les îles de Rousski et de Oktiabrski.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 06h41
    |

                            Intérim (Moscou)








                        



                                


                            

Le 26 juillet, le Parlement russe a adopté en troisième lecture un projet de loi visant à établir, d’ici au mois d’octobre, deux zones offshore en Russie. La première sera créée sur l’île Rousski, en face de la ville de Vladivostok dans l’Extrême-Orient russe, la seconde sur l’île Oktiabrski dans l’enclave de Kaliningrad. Ces zones présenteront toutes les caractéristiques d’une juridiction offshore : régime fiscal simplifié, avec une imposition portant uniquement sur le chiffre d’affaires réalisé en Russie ; opacité de la structure et de son bénéficiaire réel, dont l’identité ne pourra être révélée que sur demande des services de police ; mais aussi quelques spécificités adaptées au monde des affaires en Russie, en particulier un assouplissement du très strict système de contrôle des changes.
Il sera possible (…) de mener des opérations en devises étrangères sans restriction
Il sera possible, pour une entreprise établie dans l’une de ces deux zones, de mener des opérations en devises étrangères sans restriction. En contrepartie, les entreprises admises dans ces paradis fiscaux à la russe devront investir un montant minimum de 100 millions de roubles par an (environ 1,3 million d’euros) dans le pays.
Objectif avoué de la manœuvre : faciliter le rapatriement en Russie des fonds des oligarques russes frappés par les derniers trains de sanctions américaines, au mois d’avril. Le gouvernement russe avait annoncé des mesures pour soutenir les personnes touchées, en particulier Oleg Deripaska et Viktor Vekselberg, deux proches du président Vladimir Poutine. Les nouvelles juridictions offshore russes pourront accueillir leurs sociétés basées à l’étranger tout en conservant leur forme juridique et leurs avantages fiscaux.
Echapper à l’imposition
Cet objectif dicte une autre spécificité de ces nouveaux offshore russes : seules les entités étrangères seront autorisées à s’y installer. Les exilés fiscaux russes y sont les bienvenus pour rapatrier leurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ En trois ans, 2 500 magasins ont disparu au Royaume-Uni. Les très connus grands magasins House of Fraser ont trouvé un repreneur de justesse.
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Les magasins britanniques dans la tourmente

En trois ans, 2 500 magasins ont disparu au Royaume-Uni. Les très connus grands magasins House of Fraser ont trouvé un repreneur de justesse.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 11h10
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

La litanie des faillites et des fermetures de magasins continue pour les enseignes britanniques. Mais, cette fois, une icône du commerce est touchée. House of Fraser, une chaîne de grands magasins vieille de cent soixante-cinq ans, a brièvement déposé le bilan vendredi 10 août, avant de trouver un repreneur en la personne de Mike Ashley, un milliardaire self-made-man. Ce dernier fait une excellente affaire. Il empoche les cinquante-neuf magasins du groupe pour 90 millions de livres (101 millions d’euros) et se débarrasse, au passage, du fonds de pension versant les retraites des salariés de l’enseigne, grâce à la procédure judiciaire qui venait de débuter.
Malgré un déclin qui a commencé il y a une vingtaine d’années, House of Fraser reste dans de nombreuses localités britanniques le principal grand magasin de centre-ville. Autour de lui opèrent des rues marchandes et un important écosystème de petits magasins.
Son avenir incertain apparaît comme un symbole des difficultés des enseignes britanniques. Marks & Spencer a récemment annoncé la fermeture d’une centaine de magasins. New Look (vestimentaire), Mothercare (produits pour bébé) et Carpetright (moquettes) ont signé des accords avec leurs créditeurs pour vendre des boutiques afin d’honorer leurs dettes. Les magasins de cartes de vœux Card Factory viennent d’émettre un avertissement sur résultats. En mars, l’enseigne de jouets Toys’R’Us a fermé.

Développement de l’e-commerce
D’autres magasins sont mieux positionnés et prennent partiellement la relève. Mais les fermetures sont plus nombreuses que les ouvertures. « Il y a aujourd’hui 2 500 magasins de moins qu’il y a trois ans [au Royaume-Uni] », relève dans un récent article Helen Dickinson, directrice du British Retail Consortium, l’organisme représentant le secteur. « Les commerces font face à la conjoncture la plus difficile depuis la crise de 2008 », ajoute Paul Souber, analyste à Colliers International,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Moscou a créé une direction militaro-politique chargée de la guerre de l’information.
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Les commissaires politiques font leur retour dans l’armée russe

Moscou a créé une direction militaro-politique chargée de la guerre de l’information.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 11h45
    |

                            Intérim (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Le 30 juillet, Vladimir Poutine a signé l’ordre de fondation du GVPU. Hormis quelques revues spécialisées, ce nouvel acronyme n’a pas fait grand bruit en Russie. Pourtant, la nouvelle est de taille. GVPU (prononcer « guévépéou «) signifie « Direction centrale militaro-politique », et la création de cette structure marque le retour de l’un des symboles les plus marquants de l’ère soviétique : les commissaires politiques au sein de l’armée.
Le terme est évocateur, et son histoire chargée. L’institution des commissaires politiques remonte à 1918. Malmenée durant la guerre civile russe, l’Armée rouge est forcée de faire appel à d’anciens officiers tsaristes. Pour s’assurer de leur loyauté, elle les flanque d’officiers politiques chargés de les surveiller de près. L’institution survivra tout au long de l’existence de l’URSS, se transformant progressivement en une sorte de police des mœurs pour les officiers soviétiques, avant de disparaître en 1991.
La filiation du nouvel organe avec l’ancienne institution des commissaires politiques est ouvertement revendiquée par les défenseurs du projet : « Il serait judicieux de former cet organisme politico-idéologique en se basant sur les structures existantes, héritées de l’ancienne direction de l’éducation politique », déclarait en février Alexandre Kanchine, représentant du ministère russe de la défense.
« Il nous faut une approche méthodique de l’éducation patriotique », affirme Viktor Bondarev, sénateur
Pourquoi la Russie s’attache-t-elle à faire revivre un symbole aussi daté ? L’institution des commissaires politiques n’était pourtant pas particulièrement populaire au sein même de l’armée soviétique. Les nouveaux commissaires politiques russes, affirme le ministère de la défense, ne seront pas là pour surveiller leurs camarades : ils seront les premiers au front de la « guerre de l’information », un concept cher aux stratèges russes. 
« La guerre mondiale de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Face à une crise monétaire amplifiée par des sanctions américaines, le président Recep Tayyip Erdogan dénonce un complot.
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La livre turque en pleine débâcle

Face à une crise monétaire amplifiée par des sanctions américaines, le président Recep Tayyip Erdogan dénonce un complot.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h42
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

La livre turque a atteint son plus bas niveau historique, vendredi 10 août, perdant près de 20 % de sa valeur face au dollar et à l’euro sur fond de crise diplomatique aiguë entre Ankara et Washington, d’inaction du gouvernement turc et de commentaires vindicatifs du président Recep Tayyip Erdogan, convaincu qu’une « guerre économique » a été déclarée à son pays.
« Ils ont le dollar mais nous avons pour nous notre peuple, le droit et Allah », a-t-il clamé vendredi sous les applaudissements des fidèles alors qu’il sortait de la mosquée à Rize, une ville des bords de la mer Noire d’où sa famille est originaire.
Rejetant la responsabilité de la chute de la monnaie locale sur « le lobby des taux d’intérêt », le chef de l’Etat a exhorté ses concitoyens à « changer les dollars et l’or placés sous les matelas contre des livres [turques] », ce qui est « la meilleure réponse à donner à l’Occident ». « Il s’agit d’une bataille interne, nationale », a-t-il martelé un peu plus tard à Bayburt, une ville du nord -est du pays où il était venu remercier les électeurs d’avoir voté pour lui à 82 % lors de la présidentielle du 24 juin.

Inquiétudes des investisseurs
Vendredi, Berat Albayrak, le nouveau ministre des finances qui est aussi le gendre du président, dévoilait son « nouveau modèle économique ». A peine avait-il commencé à parler que le président américain, Donald Trump, annonçait dans un Tweet « le doublement des droits de douane » sur les exportations d’acier et d’aluminium turcs, les portant respectivement à 50 % et 20 %, au moment où la livre turque « dégringole rapidement face à notre dollar si fort ! » Les Etats-Unis étant un débouché important pour l’acier turc (15 % des exportations totales), la livre a poursuivi sa chute de plus belle après le Tweet trumpien.
Le nouveau programme économique turc, une suite de vœux pieux, n’a pas contribué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le rebond du PIB britannique au deuxième trimestre (+ 0,4 %) doit beaucoup à la météo. Depuis dix-huit mois, l’économie a subi un coup de frein, lié au Brexit.
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Au Royaume-Uni, la croissance du premier semestre est la plus faible depuis 2012

Le rebond du PIB britannique au deuxième trimestre (+ 0,4 %) doit beaucoup à la météo. Depuis dix-huit mois, l’économie a subi un coup de frein, lié au Brexit.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 17h44
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


L’économie britannique peut remercier la météo. Après une croissance de seulement 0,2 % au premier trimestre, à cause d’un épisode neigeux très marqué, celle-ci a rebondi, d’après les données publiées vendredi 10 août, à 0,4 % au deuxième trimestre, grâce à l’ensoleillement tout aussi marqué de juin. Ces caprices du ciel ne changent cependant pas grand-chose à la réalité sous-jacente : « L’activité demeure en dessous de sa tendance de long terme », notent les analystes de Barclays. Au total, la croissance du premier semestre est la plus faible depuis 2012. Sur un an, elle atteint péniblement 1,3 %.
Depuis dix-huit mois, l’économie britannique a subi un sérieux coup de frein, lié très largement au Brexit. Pas d’effondrement, ni de récession, et le marché de l’emploi demeure toujours aussi vigoureux, avec un chômage de seulement 4,2 %. Mais le rythme de la croissance est passé de plus de 2 % au moment de référendum de juin 2016 à presque moitié moins aujourd’hui.
A ce ralentissement s’ajoutent depuis quelques semaines les risques d’un Brexit sans accord, qui sont « inconfortablement élevés », selon les mots de Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre. La première ministre Theresa May a présenté début juillet une proposition pour les futures relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE). Côté britannique, cela a provoqué la démission de plusieurs ministres clés. Côté européen, la réaction a été très réservée.

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                La Banque d’Angleterre relève ses taux en dépit des incertitudes du Brexit



Plongeon de la livre sterling
A seulement sept mois de l’entrée en vigueur du Brexit, le 30 mars 2019, une telle impasse a fait de nouveau plonger la livre sterling. Véritable baromètre des négociations entre Londres et Bruxelles, la monnaie britannique est à son niveau le plus bas depuis un an face au dollar, à 1,27. Face à l’euro, elle retrouve aussi un seuil bas, autour de 1,11.
Pour l’instant, le gouvernement la laisse fluctuer, ne commentant jamais ces yoyos. Simon Derrick, spécialiste du marché des devises à la banque américaine BNY Mellon, craint cependant que la question ne finisse par devenir politique, particulièrement pendant un automne qui s’annonce explosif : l’objectif officiel est de trouver un accord sur le Brexit au sommet européen d’octobre, ou, dans le pire des cas, à celui de décembre.
Sur le fond, les raisons du ralentissement économique britannique venant du Brexit sont désormais bien documentées. D’abord, la chute de la livre sterling a mécaniquement renchéri les importations, provoquant une vague d’inflation, qui a réduit d’autant le pouvoir d’achat des ménages. Ce phénomène est en train de se résorber, le choc sur la devise étant désormais ancien : en juin, l’inflation n’était plus que de 2,4 %, après un pic autour de 3 % au début de l’année. Reste que la consommation des ménages était toujours médiocre au deuxième trimestre, en hausse de 0,3 %. Le beau temps, le mariage du prince Harry et la Coupe du monde de football n’y ont rien pu.

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                Le Brexit continue de peser sur l’économie britannique



Rebond « peu convaincant »
Ensuite, les incertitudes très fortes autour du Brexit ont incité les grands groupes à repousser leurs principaux investissements. Difficile de développer une usine si on ne connaît pas les futures conditions d’accès à son plus gros marché d’exportation. Et si les investissements des entreprises ont, globalement, augmenté de 0,5 % au deuxième trimestre, c’était après une chute de 0,2 % au premier trimestre.

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                Au Royaume-Uni, le ressort brisé du Brexit



Quant aux exportateurs, la théorie économique voudrait que la baisse de la livre sterling leur ait profité. Ce n’est pour l’instant guère le cas. Une chute des exportations dans les secteurs de l’automobile et de l’aviation a même creusé le déficit de la balance commerciale au deuxième trimestre. De ce côté, l’avenir proche ne s’annonce pas beaucoup plus reluisant. « Le cycle économique mondial a ralenti et les tensions commerciales augmentent », rappelle Elizabeth Martins, économiste à HSBC, faisant référence à la guerre commerciale ouverte par le président américain Donald Trump. Elle confie donc son « inquiétude » pour la croissance britannique, jugeant le rebond du deuxième trimestre « peu convaincant ».
George Buckley, économiste à Nomura, confirme ce verdict. « On peut s’attendre à ce que les incertitudes pèsent plus lourdement sur l’économie dans les mois qui viennent avec des dates butoirs très importantes sur les négociations du Brexit. » L’économie britannique était arrivée au référendum en relative bonne santé et a des réserves. Mais sa trajectoire devrait rester nettement moins bonne qu’elle ne l’a été.  

Un PIB désormais mensuel
Depuis le mois de juillet, le Royaume-Uni présente les statistiques de son produit intérieur brut (PIB) tous les mois, au lieu de la présentation trimestrielle traditionnelle. Il est le deuxième pays après le Canada à le faire. « Cela apporte une estimation de meilleure qualité et plus rapide de l’évolution de notre économie, permettant aux décideurs (Banque d’Angleterre, gouvernement…) d’avoir d’importantes informations pour prendre leurs décisions », explique James Scruton, de l’Office of National Statistics (ONS). Les statistiques sont publiées une quarantaine de jours après la fin du mois mesuré. Ainsi, les chiffres de vendredi 10 août indiquent que la croissance, en juin, était de 0,1 %, en net ralentissement par rapport à mai, à 0,3 %.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Pedro Sanchez, le premier ministre espagnol, reçoit samedi la chancelière allemande Angela Merkel en Andalousie.
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L’accord migratoire entre Madrid et Berlin entre en vigueur

Pedro Sanchez, le premier ministre espagnol, reçoit samedi la chancelière allemande Angela Merkel en Andalousie.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 12h42
    |

            Isabelle Piquer (Madrid, correspondance)








                        



   


L’Espagne s’est engagée à reprendre les migrants arrivant en Allemagne mais ayant auparavant déposé une demande d’asile sur son sol. L’accord conclu entre les deux pays est entré en vigueur samedi 11 août, jour où le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, reçoit la chancelière allemande, Angela Merkel, dans sa résidence d’été du parc naturel de Doñana, en Andalousie.
Cette mesure, la première du genre entre deux pays de l’Union européenne, fait partie d’un accord conclu lors du conseil européen des 28 et 29 juin, a indiqué un porte-parole du gouvernement espagnol. Des discussions sont également en cours entre Berlin et Athènes. Les migrants déjà enregistrés en Espagne et se trouvant sur le sol allemand pourront être transférés dans un délai de quarante-huit heures.

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                L’Espagne devient la première porte d’accès des migrants en Europe



La question migratoire devait être l’un des principaux sujets de la réunion informelle des deux chefs de gouvernement. Pour Angela Merkel, il s’agit d’apaiser les exigences de la CSU bavaroise du ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, et de le convaincre de renoncer à son projet de refouler unilatéralement tout demandeur d’asile déjà enregistré dans un autre pays.
Aide d’urgence
Pour le socialiste Pedro Sanchez, qui n’est au pouvoir que depuis début juin, la question des migrants pourrait devenir un vrai problème alors qu’il ne dispose que de très peu de soutien au Parlement. Le nombre d’arrivée de migrants en Europe a drastiquement baissé depuis 2015, mais l’Espagne est devenue le premier point d’entrée des migrants en Europe, avec plus de 26 000 demandeurs d’asile depuis le début de l’année.
Pour faire face à cet afflux, le gouvernement de Pedro Sanchez a annoncé, le 3 août, qu’il regrouperait ses forces en un « commandement unique opérationnel » pour mieux gérer l’arrivée des clandestins et consacrerait 30 millions d’euros à l’accueil des migrants arrivant sur ses côtes. Il a également demandé le soutien de la Commission européenne, qui lui a octroyé 30 millions d’euros pour l’aide d’urgence.

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M. Sanchez a aussi annoncé que l’Espagne renforcerait la coopération et le dialogue avec le Maroc, présenté comme un pays ami « fondamental pour la gestion et le contrôle des flux migratoires ».
Après l’accueil très médiatisé de l’Aquarius en juin, le gouvernement espagnol ne renonce toujours pas à accueillir les navires des ONG qui secourent des migrants en Méditerranée, mais le fait désormais beaucoup plus discrètement. Et les rescapés seront traités par l’administration de la même façon que les autres immigrés clandestins.



                            


                        

                        

