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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Don McCullin, photographe (1/6). De son enfance pauvre à ses paysages en passant par le Vietnam, pour le photographe anglais tout est conflit. « Le Monde » revient sur cet itinéraire qui l’a conduit des gangs londoniens à la célébrité.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Un artiste, une matière (1/6). Bougies, briquets et torches sont ses pinceaux. Grâce à des pochoirs artisanaux, il guide, sans la brider, la flamme sur la toile ou la feuille blanche.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ C’était mieux avant ? (2/6). L’amélioration supposée de la condition humaine ne se résume pas à des données statistiques. Introduisons un peu plus de complexité en la matière, propose l’écrivain David Rieff.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.
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                La chanson d’amour de Christiane Taubira : « Cry Me a River », d’Ella Fitzgerald


Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.

Le Monde
                 |                 12.08.2018 à 17h00
                 |

                            Astrid de Villaines

















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A 66 ans, Christiane Taubira est en retrait de la vie politique. Sous la présidence de François Hollande, elle a mené la bataille du mariage pour tous à l’Assemblée nationale en 2012 comme garde des sceaux. Femme de lettres, ses discours sont toujours ponctués de citations littéraires ou philosophiques. Son dernier ouvrage « Baroque sarabande » (Philippe Rey, 173 p., 9,50 euros) revient sur les livres qui ont compté pour elle, de son enfance en Guyane, dont elle fut députée durant dix-neuf ans, jusqu’à aujourd’hui. Interrogée sur une chanson qui a marqué sa vie, Christiane Taubira a écrit le texte suivant.
Mordre la poussière… Se croire encore verticale, mettre un pied devant l’autre, parler haut, chanter clair, siffler toujours vigoureusement en pédalant, imputer au pollen qui vadrouille dans l’air cette boule dans la gorge et votre voix qui soudain casse au mitan d’une chanson. Accuser les papillons-cendre grégaires et désinvoltes de vous piquer les yeux comme le feraient des larmes, détraquer le dernier vers d’un poème qui pourtant vous a toujours fait cortège…
Voilà que, furtifs, les regards de vos amies faisant miroir à leur insu vous révèlent le tassement de vos épaules, léger mais bien arrondi ; elles n’osent rien dire de vos robes devenues amples et plus confortables. Ainsi vont mes embardées amoureuses. « C’est quand tu es ivre de chagrin que tu n’as plus du chagrin que le cristal. » René Char savait aimer. C’est bien à la brûlure du chagrin que l’on mesure l’incandescence d’un amour.
Un gouffre scintillant
Je ne pleure pas, je fonds. Je ne fléchis pas, je fonce, vers des défis, des urgences, des ombres et des ivresses, je suis bronze de Giacometti, fine et incurvée, granuleuse, le regard égaré, pas pour de vrai mais bronze tout de même, « l’alliage du sang fort qui gicle quand souffle le vent des marées saillantes ». C’est ce que croit Tchicaya U Tam’si.
Le vent déraille et le temps joue à la vierge folle. Pas de rédemption. Les souvenirs vous lacèrent en perforant vos ruses. Le silence, votre refuge. « Samba Pa Ti ». Santana. Premières notes, et l’éden s’ouvre comme un gouffre scintillant aux parois brinquebalantes. Pas un mot, version instrumentale. Mais ces amours-là sont encore trop melliflues. Il y manque la rugosité de l’impatience. Une impatience qui ne se livre qu’en gestes.
Dans la culture créole, les mots de tendresse, de passion, de désir sont trop pudiques, farouches, ils habitent les cavernes, ne remontent jamais jusqu’à la glotte. Parfois un air s’invite, les paroles restent souterraines, « Dance me through the panic till I’m gathered safely in, Dance me to the end of love… » [Dance Me to the End of Love, de Leonard Cohen] Les mots vacillent mais refusent de naître. Aimer trop, aimer mal… Et genou à terre, se croire encore verticale, « Cry me a river/ come on and cry me a river/ Told me love was too plebeian/ now come on, cry me a river »…[Cry me a River, d’Ella Fitzgerald] Un ciel existe et c’est vous qui en détenez la clé. Je.

Monde Festival : chanter n’est pas jouer ! « Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival une rencontre entre le metteur en scène Claus Guth et la chanteuse et chef d’orchestre Barbara Hannigan. L’événement se tiendra samedi 6 octobre 2018 de 17 heures à 18 heures au Palais Garnier. Réservez vos places en ligne sur le site

Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro
Bernard Cazeneuve : « Vienne », de Barbara
Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy
Pénélope Bagieu : « Don’t Cry », de Guns N’Roses
Erik Orsenna : « Pierre », de Barbara
Agnès B : « L’Affiche rouge », de Léo Ferré
Christophe Michalak : « With or Without You », de U2
Marianne James : « Ne me quitte pas », de Jacques Brel
Arnaud Montebourg : « D’aventures en aventures », de Serge Lama
Irène Théry : « I’m Your Man », de Leonard Cohen
Michel Cymes : « Le Premier Pas », de Claude-Michel Schönberg
François Morel : « L’Heure du thé », de Vincent Delerm
Irène Jacob : « Message personnel », de Françoise Hardy
Boris Cyrulnik : « Rendez-vous sous la pluie », de Jean Sablon
Michel-Edouard Leclerc : « Les Mots bleus », de Christophe
Delphine de Vigan : « Les Fourmis rouges », de Michel Jonasz
Valérie Pécresse : « La Chanson des vieux amants », de Jacques Brel
Serge Trigano : « Seras-tu là ? », de Michel Berger
Isabelle Carré : « All is Full of Love », de Björk
André Manoukian : « But not For Me », par Cole Porter
Anne-Sophie Pic : « La déclaration d’amour », de France Gall



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




                                                Par                                                    Astrid de Villaines














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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Le « New York Times » a analysé quarante ans de hits estivaux. Des chansons dansantes qui ont tendance, depuis la fin des années 1990, à adopter la même formule gagnante.
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Pourquoi les tubes de l’été se ressemblent-ils tous ?

Le « New York Times » a analysé quarante ans de hits estivaux. Des chansons dansantes qui ont tendance, depuis la fin des années 1990, à adopter la même formule gagnante.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 16h03
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 16h12
   





                        



   


« Les tubes de l’été c’est toujours la même chose : de la soupe. » Mélomane arrogant, neurasthénique allergique aux dancefloors ou rockeur inquiet de la disparition des guitares, la remarque revient inlassablement toutes les quatre saisons. Le New York Times s’est donc posé sérieusement la question : les hits estivaux sont-ils tous semblables ?
Pour y répondre, le quotidien américain a analysé les chansons présentes au Billboard Hot 100, qui répertorie aux Etats-Unis les cent premiers titres en termes de ventes de singles et de diffusions radio, de juin à août de chaque année et depuis près de cinquante ans. Les journalistes se sont fondés sur des algorithmes de la plateforme de streaming Spotify qui attribuent à chaque chanson plusieurs critères, par la suite utilisés pour recommander des titres aux auditeurs selon leurs goûts. Pour chaque tube, on peut ainsi mesurer sa puissance (le volume moyen de la chanson), son énergie (à quel point la chanson est rapide et bruyante), son potentiel dansant (fondé sur la vigueur et la régularité du tempo), son acoustique (la vraisemblance que la chanson utilise des instruments acoustiques), et enfin son pouvoir d’attraction (à quel point la chanson est joyeuse).
Conclusion : si la fin des années 1980 signait la consécration de la diversité musicale dans les charts estivaux, le second millénaire a bien vu émerger des chansons commerciales plus uniformisées.

   


Ainsi, l’été 1984 consacrait le Glory Days de Bruce Springsteen, 1995 voyait le groupe de R’n’B TLC rafraîchir les vacanciers avec ses Waterfalls et les rappeurs de Bone Thugs-N-Harmony ne quittaient pas leurs lunettes de soleil dans Tha Crossroads en 1996. Puis les radios se sont mises à diffuser des popsongs toujours plus entêtantes. Backstreet Boys, Britney Spears et Bruno Mars… depuis les années 2000, les étés musicaux se suivent et se ressemblent.

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                Quelle était la chanson la plus populaire lors de votre conception (ou de votre naissance) ?



Katty Perry, Lady Gaga, Kesha
Preuve par l’exemple : le site américain nous offre l’opportunité de réécouter trois tubes de l’été 2010 : California Gurls de Katty Perry, Your Love Is My Drug de Kesha ou Alejandro de Lady Gaga. Ces trois chansons répondent aux mêmes critères, leurs courbes ne mentent pas :

   


Le New York Times avance plusieurs éléments pour expliquer cette uniformisation, graphiques à l’appui. D’abord, depuis 1992, les chansons qui parviennent à grimper dans le top 10 entre juin et août sont moins nombreuses, ce qui « laisse moins de place à la diversité musicale ». Ceci pourrait s’expliquer notamment par le fait que le Billboard Hot 100 ait modifié, en 1991, sa façon de calculer les ventes.
Ensuite, seul un petit nombre d’auteurs-compositeurs se partagent désormais la plupart des plus grands hits estivaux. Ainsi, à 47 ans, le producteur suédois Max Martin est à l’origine de 22 titres classés n° 1 aux Etats-Unis depuis la fin des années 1990. De Britney à Taylor Swift en passant par Maroon 5, le faiseur de tubes a semble-t-il trouvé la formule chimique permettant de graver une musique dans la tête des auditeurs.

   


Mais ces calculs mathématiques finiront-ils par s’effondrer ? Les tubes de cet été offrent une certaine variété de rythmes, entre le hip-hop vaporeux de Post Malone, le rap latino de Cardi B et le r’n’b de Drake. 2018, année à part ou espoir pour la diversité musicale ? Réponse l’été prochain.

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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ César du meilleur espoir féminin pour « Divines » en 2017, Oulaya Amamra joue avec Isabelle Adjani et Vincent Cassel dans « Le Monde est à toi », de Romain Gavras.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/08/2018
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Révélée par « Divines », Oulaya Amamra, à la conquête de son rêve de comédienne


                      César du meilleur espoir féminin pour « Divines » en 2017, Oulaya Amamra joue avec Isabelle Adjani et Vincent Cassel dans « Le Monde est à toi », de Romain Gavras.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 14h03
    |

                            Valentin Pérez








                              

                        

Depuis Viry-Châtillon, dans l’Essonne, il lui a fallu une bonne heure de transports en commun. En attendant de dénicher un logement à Paris, Oulaya Amamra, actrice de 21 ans révélée par Divines en 2016 et à l’affiche du Monde est à toi, de Romain Gavras, en salles le 15 août, y habite toujours, chez ses parents. « Je croyais que t’avais percé, s’étonnent parfois d’anciens camarades croisés dans le RER. Le ciné, c’est la galère en fait ! »
Mais la voilà, rayonnante, à une terrasse du 11e arrondissement, enchaînant les interviews pour la promotion de ce film sur des braqueurs bras cassés œuvrant de la région parisienne à la station balnéaire espagnole de Benidorm. Elle répète, entre deux retouches maquillage, les mêmes réponses : elle connaissait Gavras par ses clips (M.I.A., Justice), il lui a envoyé son scénario ; elle a essayé de « comprendre le désespoir de Lamya », son personnage de fille vénale…
Face aux journalistes, elle retrouve les habitudes apprises au moment de Divines, le film de sa sœur Houda Benyamina, présenté à la Quinzaine des réalisateurs, à Cannes, en 2016, lauréat de la Caméra d’or, et qui lui a valu le César du meilleur espoir féminin en 2017.
« La salle d’or, les sièges en velours, les voix basses du public, et puis les comédiens… Je me suis dit : “Je peux en faire un métier.” »
« C’est ma sœur qui m’a tout appris. J’avais 12 ans quand elle a créé un cours de théâtre à la MJC de Viry-Châtillon et, comme elle n’avait personne, elle nous obligeait à venir, mon frère Mounir et moi, en espérant que ça ramène du monde. » Dernière d’une famille nombreuse, avec un père ingénieur en informatique et une mère au foyer, Oulaya Amamra a grandi avec des attributs de bonne élève : natation, danse classique, couture, collège et lycée privés.
« En cours, j’aimais participer, j’étais curieuse, appliquée et aussi le clown de la classe. »

Pour...




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Les galeries Chave, à Vence, et Catherine Issert, à Saint-Paul-de-Vence, valent le détour.
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Sur la Côte d’Azur, des galeries hors des sentiers battus

Les galeries Chave, à Vence, et Catherine Issert, à Saint-Paul-de-Vence, valent le détour.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 06h15
    |

                            Roxana Azimi








                        



   


Huit kilomètres les séparent. Et quelques années aussi. Mais les galeries Chave, à Vence, et Catherine Issert, à Saint-Paul-de-Vence, ont un point commun : elles sortent des sentiers battus. Discrètement nichée dans la vieille ville, la première s’est taillée une réputation avec sa pléiade d’artistes singuliers. La seconde a mis en avant la fine fleur de l’art conceptuel et minimal, puis de la figuration libre, avant de s’attacher à certains artistes issus de l’école des beaux-arts de la Villa Arson, à Nice.
C’est dans une vieille maison familiale qu’Alphonse Chave a ouvert, en 1947, son espace, une galerie de décoration qui vend initialement du matériel de peinture. Puis des tableaux. Très vite une communauté se forme autour de cet homme atypique, des artistes d’abord locaux, puis dans les années 1950 et 1960, Jean Dubuffet (1901-1985), Man Ray (1890-1976), Max Ernst (1891-1976).

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Mais aussi des créateurs plus inclassables comme Fred Deux (1924-2015) et ses merveilleux dessins tout en résilles, Philippe Dereux (1918-2001) et ses assemblages d’épluchures. Et bien d’autres encore. « L’esprit de la galerie, c’est de ne pas avoir d’étiquette précise, confie Pierre Chave, fils du fondateur aujourd’hui aux commandes. On ne montre que ce qu’on aime, des œuvres qui ne sont pas tape à l’œil, qui n’ont rien de produits mercantiles. » 
Une enfant de la région
La galerie vient d’inaugurer, dimanche 29 juillet, un nouvel espace, le « 12 », dans l’ancien atelier de lithographie. Il fait bon chiner dans la réserve des Chave, trouver une lithographie d’Henri Michaux (1899-1984) à partir de 1 000 euros ou une de ses encres pour 20 000 euros ou des aquarelles de Fred Deux ou d’Eugène Gabritschevsky (1893-1979) pour moins de 5 000 euros. Quant aux dessins sur bois de Pascal Verbena, exposés cet été, ils se négocient entre 3 000 et 6 000 euros.

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Enfant de la région, Catherine Issert fait preuve d’un certain culot lorsqu’elle ouvre, en 1975, sa galerie à Saint-Paul-de-Vence. Au début, elle ne pensait pas faire long feu dans ce village pittoresque où avait ouvert en 1964 la Fondation Maeght. Quarante-trois ans plus tard, elle y a pris racine. Les secrets d’une telle longévité alors que les galeries tiennent difficilement en région ? Une clientèle à 70 % étrangère, qui apprécie la douceur de vivre provençale.
« Le village de Saint-Paul est incroyable, il brasse deux millions de personnes, beaucoup de collectionneurs internationaux y ont des résidences secondaires », dit-elle. Et d’ajouter : « Ici, j’ai pu montrer les artistes que je voulais, personne ne m’a jamais dit non. » Elle a ainsi présenté feu François Morellet (1926-2016), adepte d’un minimalisme joyeux, John Armleder et Olivier Mosset, gourous de la scène suisse la plus anar, ou encore les obsessions alchimiques de l’Italien Pier Paolo Calzolari.

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Catherine Issert n’a pas perdu son esprit de tête chercheuse, exposant aussi des artistes formés à la Villa Arson, comme Tatiana Wolska ou Aïcha Hamu. Actuellement, elle expose les formes géométriques du sculpteur Vladmir Skoda, dont les œuvres s’échangent entre 2 000 et 75 000 euros. Et prête main forte à la première Biennale internationale de Saint-Paul-de-Vence, organisée jusqu’au 31 août.
Galerie Chave, 13, rue Isnard, 06140 Vence, www.galeriechave.com Galerie Catherine Issert, 2, route des Serres, 06570 Saint-Paul-de-Vence, www.galerie-issert.com



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ L’auteur d’origine indienne, né dans les Antilles en 1932, est mort à son domicile de Londres. Il a signé, entre autres, « Une maison pour Monsieur Biswas » et « L’Inde. Un million de révoltes ».
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤                     


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L’écrivain britannique V. S. Naipaul, prix Nobel de littérature, est mort

L’auteur d’origine indienne, né dans les Antilles en 1932, est mort à son domicile de Londres. Il a signé, entre autres, « Une maison pour Monsieur Biswas » et « L’Inde. Un million de révoltes ».



Le Monde
 |    12.08.2018 à 00h46
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 08h28
    |

                            Raphaëlle Rérolle








                        



                                


                            

Il était l’une des grandes figures de la littérature anglaise, et sûrement l’une des plus ombrageuses. Vidiadhar Surajprasad Naipaul, plus connu sous ses initiales de V. S. Naipaul (ou de « Sir Vidia » depuis qu’il avait été anobli par la reine), est mort à son domicile de Londres à l’âge de 85 ans, a annoncé sa famille, samedi 11 août.
Issu de la communauté indienne de Trinidad-et-Tobago, dans les Antilles britanniques, mais ayant étudié à Oxford et passé une grande partie de sa vie en Grande-Bretagne, il avait reçu, en 2001, le centième prix Nobel de littérature. A l’époque, les jurés de Stockholm l’avaient qualifié de « circumnavigateur littéraire », ajoutant qu’il ne se trouvait « vraiment chez lui qu’en lui-même ». Il est vrai que cet homme plutôt sombre, intransigeant, réputé pour son conservatisme politique, son caractère irascible et une certaine forme de misanthropie, semblait avoir tranché, une fois pour toutes, la question de l’appartenance : refusant de s’identifier à une communauté plutôt qu’à une autre, V. S. Naipaul ne respectait ni les raisons d’Etat ni les bons sentiments. Il cherchait seulement, disait-il, à saisir la vérité du monde contemporain, et ses fractures.
Non-conformiste dans le contenu de ses écrits, il s’était aussi affranchi des frontières entre les genres, se jouant avec élégance des distinctions qui séparent la fiction de la non-fiction.
Fictions, biographies, essais historiques ou géopolitiques
Parmi la grosse trentaine de livres publiés depuis son premier roman, Le Masseur mystique (paru en 1957 ; Gallimard, 1965), on trouve d’abord des romans, et notamment le célèbre Une maison pour Monsieur Biswas (1961 ; Gallimard, 1964), fiction biographique inspirée par la figure de son père. Le livre rencontra un énorme succès. V. S. Naipaul fut aussi l’auteur de nouvelles (par exemple, Miguel Street, en 1959 ; Gallimard, 1967), de biographies et, surtout, de nombreux...




                        

                        


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Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.

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                 |                 11.08.2018 à 17h00
                 |

            Sandrine Blanchard

















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A 85 ans, Françoise Fabian réalise un rêve de jeunesse : elle sort son premier album de chansons avec l’aide, notamment, d’Alex Beaupain. Inoubliable dans « Ma nuit chez Maud », d’Eric Rohmer, la comédienne a travaillé avec les plus grands réalisateurs (Rivette, Damiano Damiani, Deville, Oliveira, Malle, Demy…). La Cinémathèque française vient de lui consacrer une rétrospective.
Il y a tellement de chansons d’amour que j’aime… Mais, parmi elles, une ne me quittera jamais. Depuis que j’ai découvert, il y a fort longtemps, Un jour tu verras, de Mouloudji, je ne m’en suis jamais remise. Cette chanson m’a complètement bouleversée et me bouleverse encore. Elle compte énormément pour moi. Je la chante tout le temps. Elle me touche tellement, qu’à chaque fois, je pleure. C’est comme un rêve, un espoir d’amour, tout y est possible. J’aime les chansons qui racontent des histoires : « Un jour, tu verras, on se rencontrera/Quelque part, n’importe où, guidés par le hasard/Nous nous regarderons et nous nous sourirons/Et, la main dans la main, par les rues nous irons./Le temps passe si vite, le soir cachera bien nos cœurs/Ces deux voleurs qui gardent leur bonheur. »
Rêve dans la brume
On ne peut pas mieux dire les choses ! Cette chanson me suit tout le temps, elle me renvoie à ma jeunesse, c’est comme si j’avais fait ce rêve moi-même. Elle n’est pas réaliste, c’est une rencontre imaginaire qui, peut-être, surviendra. Et puis le décor est tellement beau !
« Nous arriverons sur une place grise/Où les pavés seront doux à nos âmes grises./Il y aura un bal, très pauvre et très banal/Sous un ciel plein de brume et de mélancolie/Un aveugle jouera de l’orgue de Barbarie/Cet air sera pour nous le plus beau, le plus joli ! (…)/Nous danserons l’amour, les yeux au fond des yeux/Vers une nuit profonde, vers une fin du monde. »
J’ai assisté à de nombreux concerts de Mouloudji, j’étais très sensible à la tendresse de sa voix et à la poésie de ses textes. Parmi toutes les merveilles qu’offre la chanson française, Un jour tu verras est vraiment une balade à part : la mélodie, le thème, ce rêve dans la brume… Tout y est. Quel rêve ! Elle me touche comme aucune autre, je ne m’y habituerai jamais. Cette chanson m’est tellement personnelle… Je ne peux pas en expliquer davantage, sinon je me trahirais. 

Monde Festival : chanter n’est pas jouer ! « Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival une rencontre entre le metteur en scène Claus Guth et la chanteuse et chef d’orchestre Barbara Hannigan. L’événement se tiendra samedi 6 octobre 2018 de 17 heures à 18 heures au Palais Garnier. Réservez vos places en ligne sur le site

Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro
Bernard Cazeneuve : « Vienne », de Barbara
Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy
Pénélope Bagieu : « Don’t Cry », de Guns N’Roses
Erik Orsenna : « Pierre », de Barbara
Agnès B : « L’Affiche rouge », de Léo Ferré
Christophe Michalak : « With or Without You », de U2
Marianne James : « Ne me quitte pas », de Jacques Brel
Arnaud Montebourg : « D’aventures en aventures », de Serge Lama
Irène Théry : « I’m Your Man », de Leonard Cohen
Michel Cymes : « Le Premier Pas », de Claude-Michel Schönberg
François Morel : « L’Heure du thé », de Vincent Delerm
Irène Jacob : « Message personnel », de Françoise Hardy
Boris Cyrulnik : « Rendez-vous sous la pluie », de Jean Sablon
Michel-Edouard Leclerc : « Les Mots bleus », de Christophe
Delphine de Vigan : « Les Fourmis rouges », de Michel Jonasz
Valérie Pécresse : « La Chanson des vieux amants », de Jacques Brel
Serge Trigano : « Seras-tu là ? », de Michel Berger
Isabelle Carré : « All is Full of Love », de Björk
André Manoukian : « But not For Me », par Cole Porter
Anne-Sophie Pic : « La déclaration d’amour », de France Gall



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Sandrine Blanchard
    













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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Un manuel pour deux 5|6. A la découverte des duos qui ont créé nos livres de classe. Cette semaine, les auteurs de « Mon premier livre d’histoire de France », un ouvrageaux illustrations en couleurs, mêlant récit et reconstitution, destiné aux élèves de cours élémentaire de 1934 jusqu’au milieu des années 1960.
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                Léon Brossolette et Marianne Ozouf, les images d’un succès


Un manuel pour deux 5|6. A la découverte des duos qui ont créé nos livres de classe. Cette semaine, les auteurs de « Mon premier livre d’histoire de France », un ouvrageaux illustrations en couleurs, mêlant récit et reconstitution, destiné aux élèves de cours élémentaire de 1934 jusqu’au milieu des années 1960.

Le Monde
                 |                 11.08.2018 à 13h00
                 |

                            Philippe-Jean Catinchi

















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Dans un courrier du 10 novembre 1934, l’inspecteur de l’enseignement primaire de Saint-Brieuc s’engageait à soutenir l’inscription du manuel de Léon Brossolette et Marianne Ozouf, Mon premier livre d’histoire de France, images en couleurs, paru chez ­Delagrave, auprès de la commission départementale des Côtes-du-Nord, « en raison de son intérêt ». L’instituteur qui avait attiré l’attention sur l’ouvrage, Yann Sohier (1901-1935), était un jeune enseignant militant de la langue bretonne et de l’autonomie politique régionale, peu suspect de défendre les valeurs jacobines.
Innombrables rééditions
C’est dire si ce nouveau manuel scolaire avait des vertus pour convaincre un activiste si dévoué à sa cause qu’il mourut prématurément, à force de ne pas ménager une santé fragile. L’ironie de l’histoire tient à ce que sa fille unique, Mona, orpheline à 4 ans, intègre vingt ans plus tard la famille des auteurs du fameux manuel, en épousant l’historien Jacques Ozouf (1928-2006), le fils que Marianne, la fille de Léon Brossolette, eut de son époux René Ozouf.
Destiné aux élèves de cours élémentaire ­première année, Mon premier livre d’histoire de France allait connaître d’innombrables rééditions, imposant pendant plus de vingt ans ses options, partis pris et priorités éthiques à des générations d’écoliers formés par une éducation laïque et républicaine. Les illustrations de René Giffey (1884-1965), prolifique dessinateur et caricaturiste, qui contribua aux premiers magazines destinés à la jeunesse et signa nombre de bandes dessinées, ont leur part de responsabilité dans ce succès spectaculaire.
Révolutionnaire
Sur le fond, l’ouvrage, jugé révolutionnaire car il misait, de façon pionnière, autant sur l’image que sur le texte, est la consécration d’un combat entrepris par Léon Brossolette (1868-1938) depuis plus de trente ans. Ce fils de cultivateur est l’exemple parfait de l’ascension sociale réussie à travers l’engagement...


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                                                Par                                                    Philippe-Jean Catinchi














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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Instituteurs de formation, ce couple a créé, en 1946, « La Coopération pédagogique », une entreprise éditoriale qui allait bouleverser la pédagogie de l’enseignement primaire.
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                André et Madeleine Rossignol, le sens de l’art et de la pédagogie


Instituteurs de formation, ce couple a créé, en 1946, « La Coopération pédagogique », une entreprise éditoriale qui allait bouleverser la pédagogie de l’enseignement primaire.

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                 |                 11.08.2018 à 13h00
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                            Philippe-Jean Catinchi

















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Au lendemain de la seconde guerre mondiale, tandis que l’école renoue avec son combat pour une histoire commune capable d’inculquer les notions de démocratie et de fraternité aux ­futurs citoyens, un autre duo emprunte des voies complémentaires à celles de Brossolette et Ozouf et des manuels scolaires.
André et Madeleine Rossignol vivent en Poitou ù, tous deux enseignants, ils sont en poste au petit village de Nalliers, près de Montmorillon dans la Vienne (à peine 500 habitants au lendemain de la guerre). Dès janvier 1946, ils lancent, sous le label de « La Coopération pédagogique », une entreprise éditoriale qui mise, outre la publication de manuels, sur la production de matériel didactique qui va révolutionner l’illustration scolaire.
780 tableaux d’histoire et de sciences
Tout en s’inspirant des principes du pédagogue Célestin Freinet (1896-1966), ils sont dans le droit-fil des principes de Jules Ferry, ministre de l’instruction publique et des beaux-arts, qui appelait dès 1879 à suppléer la trop maigre illustration des livres scolaires en créant une Commission de la décoration des écoles. ­Jugeant trop timides les audaces de Michel Bourrelier qui, en 1931, parallèlement à ses « carnets de pédagogie moderne » ou ­« pratique » et à son action pour la littérature de jeunesse, proposait des tableaux et cartes postales – « Images de la vie » ou « Images du beau » –, le jeune couple d’instituteurs met en route la production d’images pour la classe qui concilient soucis artistique et pédagogique. Durant près de trois décennies, les quelque 780 tableaux d’histoire et de sciences, auxquels s’ajoutent scènes quotidiennes propices à des leçons d’observation et d’instruction civique, vont marquer des générations ­d’écolières et d’écoliers, s’inscrivant dans la mémoire ­collective de l’école primaire.
Benjamin d’une fratrie de six, Philippe Rossignol prit la relève de ses parents en décembre 1986, quittant Montmorillon où André, abandonnant l’enseignement,...


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Jazz in Marciac, le festival des festivals

Sous le chapiteau ou dans la petite salle de L’Astrada, Sophie Alour, Emile Parisien et Pierrick Pédron ont enchanté.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 12h13
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 06h43
    |

                            Francis Marmande (envoyé spécial à Marciac (Gers)








                        



                                


                            

Vendredi 10 août, 22 h 30, petite salle précieuse de L’Astrada, à Marciac (Gers). Physique de cinéma, mais elle s’en fiche, Sophie Alour, saxophoniste ténor de 43 ans, envoie à la perfection The Sidewinder de Lee Morgan. Phrasé, mise en place, élégance du timbre, la perfection. Elle vient d’inviter le pianiste Alain Jean-Marie en duo. De Chet Baker au Who’s who du jazz et des chanteuses, Alain Jean-Marie (Pointe-à-Pitre, 1945), met à tout ce qu’il fait une discrétion aussi aiguë que scrupuleuse. Tous les musiciens l’aiment. Sophie Alour ne se trompe pas. Cependant à deux pas, sous le chapiteau au 6 000 places, Stacey Kent et l’orchestre des conservatoires de la région Occitanie (direction Jean-Pierre Peyrebelle) cèdent la scène à Lizz Wright.
Dans le village, ça joue de partout. C’est Marciac, 1 249 âmes en temps ordinaire, 210 000 corps en temps de festival, dont la 41e édition est organisée du 27 juillet au 15 août. Jazz in Marciac a été créé en 1978 par l’instituteur André Muller et une poignée d’amateurs fiévreux, dont le jeune principal du collège, Jean-Louis Guilhaumon. Le modeste hommage au jazz traditionnel aurait pu s’engoncer dans ses prudences guillerettes. Ou alors Jazz in Marciac aurait pu devenir un énième festival popote, entre loi des tourneurs et caprices du temps. Il a bien failli. Ce serait sans compter avec l’infatigable Guilhaumon, à la démarche de randonneur et au sourire curieux. Toute sa vie, il n’aura fait que rester à l’écoute, apprendre, s’entourer de ses meilleurs détracteurs, innover, et produire un géant aux ailes de planeur.

Tiens ! Le 9 août à midi, deux gandins font leur apparition, place de Verdun, à Tarbes – 43 km de La Mecque – où logent pas mal de musiciens. Ils ont 20 ans, les pieds nus. A peine vêtus de sarouels rayés orange et vert, ils avancent torse nu, la médaille de Lourdes ou la coquille de Compostelle sur la poitrine. Mick Jagger et Jim Morrison en 1968, place...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Croisant le chemin d’œuvres monumentales le long de l’autoroute ou dans des tunnels, l’automobiliste se demandera peut-être qui les a amenées là et à quel prix.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Arrêt sur l’art d’autoroute

Croisant le chemin d’œuvres monumentales le long de l’autoroute ou dans des tunnels, l’automobiliste se demandera peut-être qui les a amenées là et à quel prix.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 11h25
    |

            Mathilde Damgé








                        


Il fait 8 mètres de haut et pèse 50 tonnes. Depuis dix ans qu’il est installé au bord de l’A34, le sanglier Woinic incarne les Ardennes, tout comme d’autres sculptures, installées sur d’autres autoroutes, incarnent le pays cathare, le Var ou la Bresse. Croisant le chemin de ces monumentales et parfois très controversées œuvres d’art, l’automobiliste se demandera peut-être qui les a amenées là et à quel prix. Explications.
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            data-slide-description="Sur l’A10, l’aire de Maillé abrite un monument dédié à la mémoire de la population du village massacrée le 25 août 1944."
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            data-slide-description="« Woinic » est une sculpture de sanglier géant réalisée par le sculpteur ardennais Eric Sléziak entre le 1er janvier 1983 et le 15 décembre 1993. Elle est située sur l’aire d’autoroute des Ardennes de l’A34."
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            data-slide-description="La Colonne brisée est une sculpture monumentale réalisée par Anne et Patrick Poirier et installée en 1984 sur l’aire des Suchères de l’A89."
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            data-slide-description="Le pèlerin de bronze par Martin Mayer sur l'aire d'Hastingues (A64)."
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            data-slide-description="« Le Tour de France dans les Pyrénées », œuvre réalisée en 1996 par Jean-Bernard Métais, se situe sur l’aire des Pyrénés sur l’A64."
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            data-slide-description="Sur l’aire de Tavel (A9), la « Nef solaire » construite en 1993."
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            data-slide-description="Une sculpture de l’artiste Thierry Delorme du chanteur originaire de Narbonne, Charles Trenet, installée sur la halte routière de Narbonne-Vinassan (A9)."
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            data-slide-description="« La porte du Soleil » est une sculpture monumentale en granit rose réalisée par Ivan Avoscan et installée en 1989 sur l’aire de repos de Savasse sur l’autoroute A7."
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            data-slide-description="Sur l'aire de Pech-Loubat (A61) se trouvent les « Chevaliers cathares », œuvre réalisée par Jacques Tissinier en 1978-1979."
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            data-slide-description="Sur l’aire de Loupian-Georges Brassens, sur l’A9."
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            data-slide-description="« Le poulet de Bresse » ou « Le plus grand poulet » du monde est une sculpture monumentale en métal représentant un poulet de Bresse, réalisée par Jean Brisé et installée sur l'aire de repos éponyme de l'A39 à Dommartin-lès-Cuiseaux."
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Sur l’A10, l’aire de Maillé abrite un monument dédié à la mémoire de la population du village massacrée le 25 août 1944.

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Pourquoi des œuvres d’art au bord des autoroutes ?
A l’origine de ces œuvres, il y a des commandes publiques issues d’un dispositif de 1951, le « 1 % artistique », qui impose aux maîtres d’ouvrage publics de consacrer 1 % du coût d’une construction à la commande ou à l’acquisition d’une œuvre d’un artiste vivant. Le but : « Soutenir la création artistique et favoriser sa diffusion en dehors des lieux d’expression habituels, tels que les musées. »
Ce dispositif, conçu au départ par un sculpteur pour l’éducation nationale (il s’agissait d’embellir des établissements scolaires et universitaires), est étendu au réseau autoroutier dans les années 1980, période à laquelle vont commencer à fleurir ces œuvres, actuellement au nombre de 83.





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Oeuvres d'art d'autoroutes



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    var dataSet = [["Porte de France","Joan Gardy Artigas","N205","Tunnel du Mont-Blanc, entr\u00e9e ouest","Chamonix-Mont-Blanc","Haute-Savoie"],["Porte du soleil","Ivan Avoscan","A7","Aire de repos de Roubion","Savasse","Dr\u00f4me"],["Monument aux ouvriers morts pour les autoroutes","Paul Belmondo","A9","Aire du village catalan","Banyuls-dels-Aspres","Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales"],["Cyclope","Beppo","A8","Aire de repos de Candumy","Flassans-sur-Issole","Var"],["Dragon de Dragignan","Beppo","A8","Aire de repos de Canaver","Puget-sur-Argens","Var"],["Pyramide du Centenaire","Kate Blacker (en)","A7","Bord de route, ouest","Saint-Fons","M\u00e9tropole de Lyon"],["Pyramide","Ricardo Bofill","A9","Douane","Le Perthus","Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales"],["All\u00e9gorie du cognac","Jack Bouyer","A10","Aire de Saint-L\u00e9ger","Saint-L\u00e9ger","Charente-Maritime"],["Le Poulet de Bresse","Jean Bris\u00e9","A39","Aire de service du Poulet de Bresse","Dommartin-l\u00e8s-Cuiseaux","Sa\u00f4ne-et-Loire"],["Fontaine","Pol Bury","A10","Aire du Poitou-Charentes","Vouill\u00e9","Deux-S\u00e8vres"],["La Cascade de Beynost","Pino Castagna","A42","Aire de repos de Montluel-Beynost","Beynost","Ain"],["Hommage \u00e0 Pasteur","Michel Coignoux, Jean-Bernard Butin","A39","Aire Louis-Pasteur","N\u00e9vy-l\u00e8s-Dole","Jura"],["Fontaine","Olivier Debr\u00e9","A10","Aire de Rouill\u00e9-Pamproux","Rouill\u00e9","Vienne"],["Fontaine","Olivier Debr\u00e9","A11","Aire de Parce-sur-Sarthe Est","Parc\u00e9-sur-Sarthe","Sarthe"],["Fontaine","Olivier Debr\u00e9","A61","Port Lauragais","Avignonet-Lauragais","Haute-Garonne"],["Fontaine","Olivier Debr\u00e9","A9","Aire du village catalan","Banyuls-dels-Aspres","Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales"],["Les Neuf Colonnes de verre","Bernard Dejonghe","A6","Aire de repos du Rossignol","Beaune","C\u00f4te-d'Or"],["Cadran solaire","Franck Falgairette","A10","Aire de repos des Bru\u00e8res","Fran\u00e7ay","Loir-et-Cher"],["Galaxie","Albert F\u00e9raud","A40","Aire de Bourg-Teyssonge","Jasseron","Ain"],["Cadran solaire","Denys Fine","A50","Aire de repos du Pas-d'Ouillier","Cassis","Bouches-du-Rh\u00f4ne"],["L'Europe pacifi\u00e9e \u00e0 Haudiomont","Paul Flickinger","A4","Aire de Verdun-Saint-Nicolas","Haudiomont","Meuse"],["La Cr\u00e9ation","Salvatore Gallo","A5","Aire de repos de Villeneuve-Vauluisant","Villeneuve-l'Archev\u00eaque","Yonne"],["La Francilienne","Alex Garcia","Francilienne",null,"\u00c9vry","Essonne"],["La Francilienne","Alex Garcia","Francilienne",null,"L\u00e9signy","Seine-et-Marne"],["La Francilienne","Alex Garcia","Francilienne",null,"Cergy-Pontoise","Val-d'Oise"],["Coucher de soleil","Alain Girelli","A8","Aire de repos de Jas Pellicot","Puget-sur-Argens","Var"],["La Spirale de l'Allier","Marc Givry","A71","Aire de l'Allier","Doyet","Allier"],["Les Campaniles","Marc Givry, Michel Sint\u00e8s","A51","Aires de Manosque et de Volx","Volx","Alpes-de-Haute-Provence"],["Manches \u00e0 air","Daniel Graffin","A51","Bord de route, est","Ch\u00e2teau-Arnoux-Saint-Auban","Alpes-de-Haute-Provence"],["Voiles","Daniel Graffin","A51","Bord de route, est","Ch\u00e2teau-Arnoux-Saint-Auban","Alpes-de-Haute-Provence"],["V\u00e9hicule","Djoka Ivackovic, Alain Giard","A10","Aire de repos du p\u00e9age, c\u00f4t\u00e9 ouest","Arbonne-la-For\u00eat","Seine-et-Marne"],["Les Chevaliers cathares","Jacques Tissinier","A61","Aire de repos de Pech Loubat","Narbonne","Aude"],["Les Portes de la route de cristal","Janine Jacquot-Perrin","A31","Aire de service de Toul-Dommartin","Chaudeney-sur-Moselle","Meurthe-et-Moselle"],["M\u00e9morial pour l'avenir","Fran\u00e7oise Jolivet","A6","Aire du Curney","Fontaines","Sa\u00f4ne-et-Loire"],["R\u00e9flexion gothique","Paule Joly","A8","Aire de repos de Barcelone","Saint-Maximin-la-Sainte-Baume","Var"],["La Fugue du Bugey","G\u00e9rard Koch","A40","Aire de service de Ceignes-Cerdon","Ceignes","Ain"],["Citharista","Rose-May Lafitte-Maurice","A50","Aire du Liouquet","La Ciotat","Bouches-du-Rh\u00f4ne"],["Murs mire","Agathe Larpent","A6","Aire de repos de la Repotte","Maconge","C\u00f4te-d'Or"],["Le Coq","Andr\u00e9 Lavrat","A10","Aire de service d'Orl\u00e9ans-Gidy","Gidy","Loiret"],["Point d'orgue","Jean-Yves Lechevallier","A500","Entr\u00e9e du tunnel de Monaco","La Turbie","Alpes-Maritimes"],["Le Soleil de Langres","Louis Leygue","A31","Bord de route, ouest","Mardor","Haute-Marne"],["Le Livre g\u00e9ant","Marie et Fran\u00e7ois Lienhard","A71","Aire de repos du Grand-Meaulnes","Vallon-en-Sully","Allier"],["La F\u00eate pa\u00efenne","Dimas Macedo","A6","Aire de repos d'Hervaux","Sainte-Colombe","Yonne"],["Les Jeux de notre temps","Bruno Maillard","A16",null,null,"Pas-de-Calais"],["L'Arbre \u00e0 roue","Pierre Manent","A10","Aire du Poitou-Charentes","Aiffres","Deux-S\u00e8vres"],["Rencontres aquatiques","Manolis Maridakis","A6","Aire de Beaune-Tailly","Merceuil","C\u00f4te-d'Or"],["P\u00e8lerin","Martin Mayer (de)","A64","Aire d'Hastingues","Hastingues","Landes"],["Le Tour de France dans les Pyr\u00e9n\u00e9es","Jean-Baptiste M\u00e9tais","A64","Aire des Pyr\u00e9n\u00e9es","Ger","Pyr\u00e9n\u00e9es-Atlantiques"],[null,"G\u00e9rard Milon","N20","Tunnel routier du Puymorens, entr\u00e9e nord","L'Hospitalet-pr\u00e8s-l'Andorre","Ari\u00e8ge"],["La Nef solaire","Odile Mir, Denis Savoie, Robert Queudot","A9","Aire de repos de Tavel Nord","Tavel","Gard"],["Signal d'Hensies","Jacques Moeschal","A2","Poste fronti\u00e8re","Saint-Aybert \/ Hensies","Nord \/ Hainaut (Belgique)"],["Le Gardien de la tour","Mirza Moric","A31","Aire de Langres-Perrogney","Perrogney-les-Fontaines","Haute-Marne"],["Vrilles lumineuses","Roger Narboni","A29 \/ A131","\u00c9changeur","Rogerville","Seine-Maritime"],["Signe infini","Marta Pan","A6 \/ A46","Bord de route, jonction","Amb\u00e9rieux","Rh\u00f4ne"],["All\u00e9gorie du ch\u00e2teau de Versailles","Cinzia Pasquali","A86","Duplex A86",null,"Hauts-de-Seine"],["Cigale","Clotilde Pasquier","A8","Aire de repos de Saint-Hilaire","Olli\u00e8res","Var"],["Le Roi des poissons","No\u00ebl Pasquier","A50","Aire de Sanary Nord","Sanary-sur-Mer","Var"],["Sculpture sur le temps","Alain P\u00e9clard","A41 Nord","Poste fronti\u00e8re","Saint-Julien-en-Genevois","Haute-Savoie"],["La Grande Ail\u00e9e","Alicia P\u00e9nalba","A61","Aire des Corbi\u00e8res Nord","Capendu","Aude"],["La Colonne bris\u00e9e","Anne et Patrick Poirier","A89","Aire des Such\u00e8res","Chabreloche","Puy-de-D\u00f4me"],["La Pyramide de verre","Patrick Raynaud","A6","Aire de service de Nemours","Nemours","Seine-et-Marne"],["L'Archeval","Christian Renonciat","A85","Bord de route, est","Vivy","Maine-et-Loire"],["La Cascade de Lumi\u00e8re","Josette Rispal","N20","Tunnel routier du Puymorens, entr\u00e9e sud","Porta","Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales"],["Trois Arches d'aqueduc et gal\u00e8res","Olivier de Rohozinski","A8","P\u00e9age de Fr\u00e9jus Est","Fr\u00e9jus","Var"],["Environnement pour une autoroute","Guy de Rougemont, Sopha Praxis","A4","Bord de route",null,"Marne"],["Signal","Patrick Roy","A89","Aire de service de Corr\u00e8ze","Vitrac-sur-Montane","Corr\u00e8ze"],["\u00c0 l'aube des temps","Georges Saulterre","A8","P\u00e9age d'Antibes","Antibes","Alpes-Maritimes"],["Le H\u00e9ron cendr\u00e9","Georges Saulterre","A10","Aire de repos H\u00e9ron cendr\u00e9","Dambron","Eure-et-Loir"],["Le Signal des Alpes","Georges Saulterre","A51","Aire de service de Meyrargues-Fontbelle","Meyrargues","Bouches-du-Rh\u00f4ne"],["Les Fl\u00e8ches des cath\u00e9drales","Georges Saulterre","A10","Bord de route, nord","Forges-les-Bains","Essonne"],["Sur la trace des Vikings","Georges Saulterre","A13","Bord de route, est","Sotteville-sous-le-Val","Seine-Maritime"],["Tour d'Ain","Nicolas Sch\u00f6ffer","A40 \/ A42","Bord de route, jonction","Druillat","Ain"],["Sculpture","Fran\u00e7oise Seguin","A7","\u00c9changeur","Valence","Dr\u00f4me"],["Signal de Sylans","Bogumil Serafin","A40","Aire de repos du lac de Sylans","Les Neyrolles","Ain"],["Mignonne allons voir","France Siptrott, Hughes Siptrott","A6","Aire de Villiers","Villiers-sous-Grez","Seine-et-Marne"],["Woinic","\u00c9ric Sl\u00e9ziak","A34","Aire de repos","Saulces-Monclin","Ardennes"],["Signal","Fran\u00e7ois Stahly","A6","Bord de route","Arcueil","Val-de-Marne"],["Les Portes de la vall\u00e9e du Lay","Ivan Theimer","A83","Bord de route","Sainte-Pexine","Vend\u00e9e"],["M\u00e9morial \u00e0 la R\u00e9sistance","Jacques Tissinier","A10","Aire de repos de Maill\u00e9, c\u00f4t\u00e9 ouest","Nou\u00e2tre","Indre-et-Loire"],["Signal en V","Victor Vasarely","A8 \/ A51","Bord de route, jonction","Aix-en-Provence","Bouches-du-Rh\u00f4ne"],["Sculptures","Gilbert Weil","A5","Aire de repos de Gravon","Gravon","Seine-et-Marne"],["Jardin de sculpture romane de Lozay",null,"A10","Aire de repos de 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La dernière en date, un visage géant du chanteur Charles Trenet sur l’A9, a été inaugurée en juillet 2017 par Vinci autoroutes qui affirme « poursuivre activement sa politique de valorisation du patrimoine culturel des territoires traversés par son réseau ».
En application de la loi, ce sont les différentes sociétés d’autoroute (APRR, Eiffage, Sanef, Vinci) et les pouvoirs publics qui gèrent ces installations artistiques, mais certaines œuvres sont financées directement par les collectivités territoriales, comme le sanglier Woinic, qui a été commandé dans les années 1980 par le conseil départemental.
Pour quel coût ?
Pour les chantiers autoroutiers, le taux de contribution a été ramené de un pour cent à un pour mille. Ce sont environ 11 millions d’euros qui ont été investis pour une cinquantaine de ces œuvres, selon un état des lieux établi par les Ponts et Chaussées en 2003. L’Allégorie du château de Versailles, installée dans un tunnel de l’A86, a coûté à elle seule 1 million d’euros.
Woinic a lui finalement coûté près de 1,2 million d’euros
Chiffré à 600 000 euros, Woinic a lui finalement coûté près de 1,2 million d’euros, aménagement du site compris. Un investissement pour le département, qui revendique un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros en quatre ans, grâce à la vente de produits dérivés. Le département précise qu’un pourcentage de ce chiffre d’affaires est partagé entre l’auteur de l’œuvre et la collectivité à hauteur d’environ 8 000 euros brut par an en moyenne depuis 2012.
Décorer les espaces publics, certains artistes s’en sont fait une spécialité. Le sculpteur Georges Saulterre a ainsi réalisé pas moins de cinq œuvres : le Héron cendré et les Flèches des cathédrales sur l’A10, le Signal des Alpes sur l’A51, Sur la trace des Vikings sur l’A13… Quant au sculpteur Olivier Debré, mort en 1999, fils du professeur Robert Debré et oncle de l’homme politique Jean-Louis Debré, outre quatre sculptures d’autoroute (quatre Fontaines sur l’A9, l’A10, l’A11 et l’A61), il avait produit une dizaine d’œuvres financées par le 1 %, selon le site Atlas museum.
Quel avenir pour l’art autoroutier ?
Les trois quarts des œuvres actuellement visibles le long des autoroutes ont été conçues et installées dans les années 1980 et 1990. Outre les polémiques esthétiques, elles doivent affronter le vieillissement et les vols, comme La Francilienne, fondue en cuivre, un métal convoité.
A l’époque, ces opérations réalisées dans le cadre du « un pour mille » artistique l’ont été « souvent sans grande réflexion ni méthode, au gré de la sensibilité particulière de certains présidents de société ou sous l’impulsion de certaines personnalités plus convaincues que d’autres de l’administration centrale », détaillent les Ponts et Chaussées.
Aucun nouvel état des lieux n’a été réalisé depuis 2003 et comme les accords liant les sociétés d’autoroute et les artistes relèvent de contrats de droit privé, ces dernières n’ont que peu de comptes à rendre.
A l’époque de la rédaction de son rapport, l’institution regrettait que les informations concernant ces aménagements soient si parcellaires. Elle notait « que le vent était à la réduction sévère de ce type de dépenses ». Les aménagements liés à l’environnement semblent être plus en vogue. Cet été, la première boutique accueillant un distributeur automatique de produits fermiers a ouvert sur l’aire de Morières-lès-Avignon sur l’A7.

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          Immobilier : des promoteurs privés font une place à la création artistique






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Chaque samedi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix d’émissions à découvrir en différé.
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Sociologie des riches et procès du Japon : nos choix de replays

Chaque samedi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix d’émissions à découvrir en différé.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 06h41
   





                        



   


LES CHOIX DE LA MATINALE
Cette semaine, la tension est à tous les étages. Elle est palpable chez les combattants d’ultimate fighting, cette discipline qui mélange plusieurs arts martiaux. Elle traverse le Japon de l’après-guerre, comme le raconte un film sur le procès de Tokyo. Elle est aussi au cœur de la société française, comme l’illustre le dernier épisode de L’Angle éco, qui analyse la concentration des richesses dans notre pays.
Epargner l’empereur : le procès du Japon après la guerre



Ce film raconte le Japon à l’heure du procès de Tokyo, de la reddition aux Alliés, le 15 août 1945, au décollage de l’économie nippone, au début des années 1950. Dans un récit nourri d’archives, le réalisateur Tim B. Toidze suit les pas du grand absent de ce procès : l’empereur Hirohito. S’il dut renoncer à sa nature de « divinité à forme humaine » le 1er janvier 1946, il fut absous par les Américains. Pour le général Douglas MacArthur, gouverneur militaire du Japon, juger Hirohito aurait anéanti tout espoir de démocratiser le pays. L’empereur fut transformé en une icône sainte, ne portant aucune responsabilité morale à l’égard des atrocités commises par son armée.
Pas moins de onze juges, quatre cents témoins, avocats, procureurs et hommes de loi se réunirent pour juger vingt-huit hauts dirigeants japonais tenus responsables de la politique de conquête et de terreur menée par leur pays, de l’invasion de la Mandchourie, en 1931, à la fin de la seconde guerre mondiale. Le film relève une à une les incohérences et les contradictions de ce procès, dont l’hypocrisie des puissances organisatrices (les nations occidentales) qui étaient déterminées à démocratiser le Japon alors qu’elles avaient fait usage de la bombe atomique ou commis des crimes coloniaux. Antoine Flandrin
De Nuremberg à Tokyo, de Tim B. Toidze (Fr.-Can.-Jap., 2015, 57 min). Disponible sur Arte.tv jusqu’au 14 août.
Riche idée : « La théorie du ruissellement est une illusion »

François Lenglet a quitté l’audiovisuel du service public pour TF1. Pour le dernier numéro du magazine L’Angle éco, sur France 2, le journaliste, qui a fait du décryptage de l’économie sa marque de fabrique, s’attaque à un sujet porteur : les riches. En posant une question simple (« Les riches sont-ils utiles à l’économie ? »), Lenglet propose une série de reportages plus ou moins éclairants. Jamais les milliardaires n’ont été aussi nombreux sur Terre et jamais les richesses n’ont été aussi concentrées. En France, 1 % des plus riches possèdent près de 32 % du patrimoine. En 2017, ces 1 % les plus riches ont payé 25 % de l’impôt sur le revenu du pays. Au final, c’est bien la concentration d’autant de richesses entre si peu de mains qui pose problème. « La théorie du ruissellement est une illusion, une chimère ! Au-delà d’un certain niveau de revenus, on thésaurise. Il faut arrêter l’hyperconcentration des richesses si l’on veut continuer à alimenter notre modèle social. » L’auteur de ces bonnes paroles n’est autre que Nicolas Rousselet, héritier et patron du puissant groupe G7. Alain Constant
L’Angle éco : « Les riches sont-ils utiles à l’économie ? », présenté par François Lenglet (France, 2018, 90 min). Disponible sur France.tv. 
Piège à son : acte poétique d’une rare subtilité

La technique d’enregistrement se parfaisant, il est devenu possible de fixer, d’abord sur une bande puis sur un fichier numérique, les bruits et les chants naturels, ainsi que le fait par exemple le Vosgien Marc Namblard, qui pose en plein air les pièges à sons que sont ses micros et laisse la magie opérer. Ce sont autant le bruit de la neige que le brame du cerf, le son vibrionnant des insectes que le cri de la chouette hulotte. Marc Namblard capte aussi les sons émis par ses jeunes enfants, comme l’avait fait son père, dont les enregistrements familiaux résonnent de manière particulièrement émouvante : à la photo jaunie, le son préservé se substitue avec une vérité intacte. Ce singulier documentaire de cinquante-deux minutes est un acte poétique d’une rare subtilité. Renaud Machart
Chasseur de son, de Stéphane Manchematin, Serge Steyer (France, 2018, 52 min). Disponible sur France.tv jusqu’au 6 septembre. 
Arts martiaux, poings armés

Pas d’armure. Pas de casque. Justes des muscles et des poings durs comme l’acier. Le MMA – pour mixed martial arts ou « arts martiaux mixtes » – est un phénomène mondial, synthèse entre le karaté, la boxe thaïe, le judo, la lutte et le jiu-jitsu brésilien. Une seule règle compte : être le meilleur combattant MMA du monde. Un titre qu’il faut aller chercher en cage, dans l’octogone, le ring grillagé où se dispute ce sport de combat moderne. Depuis une quinzaine d’années, cette discipline fait son show grâce à la principale organisation de compétition de combat libre : l’UFC. L’Ultimate Fighting Championship est plus qu’un championnat adulé, c’est une marque vénérée par ses fans. Chaque soirée de gala est un événement. Encore plus lorsqu’elle se déroule à Las Vegas… Mais en France, ces tournois restent interdits, alors que la pratique se développe dans les clubs. La websérie documentaire Dans l’ombre de la cage décrypte ce phénomène à travers des portraits de combattants plus ou moins réussis. Celui consacré à la professionnelle Eva Dourthe, qui est aussi militaire, vaut vraiment le détour. Mustapha Kessous
« Dans l’ombre de la cage », d’Aladine Zaïane (France, 2018, 5 x 9 min). Disponible sur YouTube et sur le site du Mouv.fr.



                            


                        

                        


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A Locarno, le retour intranquille de Yolande Zauberman

Son documentaire « M » fait découvrir le scandale méconnu de la pédophilie dans la communauté ultra-orthodoxe de Tel-Aviv.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 17h20
    |

            Jacques Mandelbaum (Locarno, Suisse, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Après dix jours de fournaise tempérée par la climatisation des salles, le Festival du film de Locarno ferme ses portes samedi 11 août. Riche en divers événements cinéphiliques, le bilan y est néanmoins contrasté pour ce qui concerne les deux principales sections compétitives, la compétition internationale et Cinéastes du présent (premiers et deuxièmes films). Une même physionomie les caractérise, qui conjoint un petit nombre d’incongruités, une certaine routine de l’art et essai, une pincée de poivre expérimental, et quelques films saillants en nombre hélas insuffisant, par ces temps de concurrence mortelle entre festivals, pour faire peser de manière avantageuse la manifestation sur la balance internationale.

On ne repart toutefois jamais les mains vides de Locarno, qui excelle dans la découverte de figures atypiques et dans la défense de propositions esthétiques téméraires. En compétition, La Flor de l’Argentin Mariano Llinas, sidérant OVNI de quatorze heures, en fut le plus étincelant exemple (Le Monde du 10 août). L’autre grand choc sera venu de M, un essai documentaire de brûlante facture signé Yolande Zauberman. Cinéaste trop rare, au parcours éclectique et passionné, elle a signé des documentaires d’autant plus remarquables que formidablement incarnés, tels que Classified people (1987) sur l’incroyable destin d’un métis durant l’apartheid, ou Caste criminelle (1987), qui suit une famille de parias en Inde. On lui doit également quelques fictions, dont le remarquable Moi Ivan, toi Abraham (1993), film dialogué en langue yiddish, relatant l’amitié entre deux enfants, juif et chrétien, dans la Pologne des années 1930.
L’ombre portée de la Shoah contribuent à élever ce film à une hauteur réflexive et émotionnelle rare
Ceci pour dire qu’il ne faut attendre de Yolande Zauberman ni tranquillité du sujet, ni routine de la forme. Avec M, dont on se demande un petit peu si ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Couples d’artistes (6/6). Depuis leur rencontre en  2004, leurs deux noms accolés sont devenus la signature d’un style aérien et virtuose. De la communication à la création, ils partagent tout intuitivement.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Malgré les intempéries, le festival Plage de rock a maintenu jeudi 9 août le concert du franco-canadien et de son groupe.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Theo Lawrence and The Hearts chantent le blues sous la pluie

Malgré les intempéries, le festival Plage de rock a maintenu jeudi 9 août le concert du franco-canadien et de son groupe.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 17h28
    |

                            Stéphanie Binet








                        



   


Pour beaucoup de festivals qui ont lieu dans le sud-est de la France, il a fallu, jeudi 9 août au soir, trouver une solution de repli, ou tout bonnement annuler. A Port-Grimaud (Var), pour Plage de rock, l’orage et les trombes d’eau qui se sont abattus, dès 14 heures, sur la structure en extérieur n’ont découragé ni les musiciens ni l’équipe technique. Le chanteur franco-canadien Theo Lawrence et son groupe, The Hearts, ont tenu à jouer. « Ah non !, s’exclamait-il en début d’après-midi sous le déluge, on a fait cinq heures de train depuis Paris ce matin, on joue quoi qu’il arrive. »
A 23 ans, ce jeune guitariste de mère québécoise et de père français, qui a grandi à Gentilly (Val-de-Marne), voue une passion depuis l’adolescence au blues rural. Plage de rock, organisé jusqu’au 16 août aux Prairies de la mer, a d’ailleurs, ce soir-là, presque des airs de Delta du Mississippi avec ses baraques en bois sur pilotis, son ambiance de village de pêcheurs ballotté par les éléments mais qui tient bon.
« Chanson de reclus »
Alors que l’orage tonne encore, les vacanciers britanniques, néerlandais ou français sont réunis dans le bar du festival transformé en pub pour l’occasion. Santiags aux pieds, grosse boucle de ceinture sur son jean, Theo Lawrence, le bassiste Olivier Viscat, grand fan des Beatles, le guitariste Thibaud Ripault, fin connaisseur du blues de Chicago, Nevil Bernard, claviériste à l’âme soul et le batteur Thibaud Lecocq interprètent le répertoire de leur premier album, Homemade Lemonade, publié au printemps. Des chansons qui mêlent leurs influences et où la voix de Theo Lawrence, calquée sur celle de son chanteur de prédilection, le soulman texan Joe Tex (1935-1982), raconte ses amours mais aussi ce sentiment de ne jamais se sentir chez soi, par exemple sur A House But Not a Home ou Chew Me Up. 

« C’est une chanson de reclus, explique le chanteur. Moi-même, j’ai toujours l’impression d’être venu à la mauvaise soirée, au mauvais endroit. J’ai toujours eu cette sensation d’avoir loupé le coche, il y a peu de personnes avec qui je partage cet engouement pour le vieux blues. Pour plein de jeunes de mon âge, mes goûts sont désuets, alors que moi ça m’excite totalement. »
En fouillant sur YouTube pour comprendre d’où viennent ses influences, Théo Lawrence tombe « sévèrement » dans le blues, à l’âge de 14 ans
Dans sa maison à Gentilly, on regarde peu la télévision, on écoute encore moins la radio. Ses parents, intermittents du spectacle, enseignent le théâtre pour le père, la danse pour la mère. Les vacances se passent tous les étés à Montréal et Théo Lawrence est inscrit dès la maternelle dans une école bilingue. Ses références viennent de la culture anglophone, ses premières palpitations musicales des bandes originales des films Grease (1978), de Randal Kleiser, et Paris Texas (1984), de Wim Wenders.
Quand ses copains écoutent du rap, lui se passionne pour le rock des années 1960 et 1970 : Jefferson Airplane, Grateful Dead, Velvet Underground... En fouillant sur YouTube pour comprendre d’où viennent ses influences, il tombe « sévèrement » dans le blues, à l’âge de 14 ans. « J’adorais les enregistrements d’Alan Lomax sur les chanteurs de blues rural, raconte-t-il. A la guitare, je jouais beaucoup Skip James, Son House, Robert Johnson, Howlin’Wolf, Muddy Waters… Ça a été un coup de foudre pour le côté brutal de la musique, un instant capturé, totalement dépouillé, très sincère, hyperinstantané dans l’urgence. A l’inverse de la tendance actuelle où tout est intellectualisé, dans la recherche numérique… »

Très vite, avec son copain Olivier Viscat, il décide de créer un trio influencé par le blues du Delta, qu’ils veulent jouer électrique. Leurs références sont alors R.L Burnside et Junior Kimbrough mais les rencontres avec d’autres musiciens, leur passion nouvelle pour la soul du révérend Solomon Burke et d’Irma Thomas, mais aussi pour la nouvelle figure de proue de la scène new-yorkaise, Menehan Street Band, les détourne de leur intention première : « Il y avait beaucoup d’orgue dans cette musique, donc on s’est mis à chercher un claviériste ».
Ils ne choisissent pas n’importe lequel mais le fils de Jean-Michel Bernard, un des organistes de Ray Charles, et l’alchimie prend. Ensemble, ils écrivent Heaven to Me qui pose la pierre angulaire de leur musique, morceau sur lequel ils ont terminé leur concert entre blues et soul à Plage de Rock. Et instantanément, la pluie s’est arrêtée.
Homemade Lemonade, de Theo Lawrence and The Hearts, 1 CD Gentilly Potion/BMG.
Plage de rock, jusqu’au 16 août, Prairies de la Mer, Port Grimaud (Var).
Theo Lawrence and The Hearts en concert le 24 août au Festival du roi Arthur, Bréal-sous-Monfort (Ille-et-Vilaine), le 25 à Rock en Seine, Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), le 27 au Trianon, Paris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Qui a écrit cette chanson ? John Lennon ou Paul McCartney ? Ce mystère a été résolu grâce aux mathématiques.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Paul McCartney se « trompe » quand il dit avoir écrit « In My Life » : la preuve par les maths

Qui a écrit cette chanson ? John Lennon ou Paul McCartney ? Ce mystère a été résolu grâce aux mathématiques.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 15h22
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 15h50
   





                        


Do you want to know a secret (« Voulez-vous connaître un secret ») ? Des chercheurs du Canada et des Etats-Unis ont déterminé, avec 98 % de certitude, qui, de John Lennon ou de Paul McCartney, avait composé le tube In My Life – classé 23e dans la liste des cinq cents plus grandes chansons de tous les temps, selon le magazine Rolling Stone –, publié sur l’album Rubber Soul (1965) des Beatles.
Lorsque McCartney et Lennon ont commencé à écrire ensemble, ils étaient d’accord, toutes les chansons devaient être créditées aux deux, ainsi donc : Lennon-McCartney. Mais un petit trait d’union peut cacher bien des mystères, comme le fait remarquer Frances Willick, sur CBC News. Car, après le départ de John Lennon, qui a quitté les Beatles en 1969, chacun a prétendu avoir écrit plus de chansons que l’autre. Un divorce non épargné par les discordes. Une demi-ligne des paroles attribuée à l’un, un tiers de la mélodie à l’autre, 70 % de la chanson c’est lui, la batterie, dans celle-là, c’était l’autre.
Un différend en particulier ne fut pas réglé : à qui fallait-il attribuer la paternité de In My Life ? Paul McCartney prétendait avoir écrit toute la mélodie, quand John Lennon ne lui accordait seulement, et probablement, que son aide partielle, dans le middle 8 (ou pont, un court passage servant de transition entre deux phrases ou deux sections d’un morceau). Il ne changea pas de version, et ce, jusqu’à sa mort, en 1980.
Soixante-dix chansons décomposées en 149 composants
Problème de mémoire ou pas, We can work it out (« Nous allons y arriver »). Pour mettre tout le monde d’accord, « In My Life est désormais une chanson de Johnny Cash ». Non. Pour mettre tout le monde d’accord, tout ce dont nous avons besoin, c’est d’amour. Ou, de mathématiques.
Mark Glickman, maître de conférences en statistiques à l’université de Harvard (Massachusetts), et Jason Brown, professeur de mathématiques à l’université Dalhousie (Canada), ont créé un modèle mathématique pour décomposer environ soixante-dix chansons des Beatles en 149 composants différents. Leur objectif étant de déterminer les empreintes musicales de chaque auteur-compositeur. Leur conclusion ? Sir Paul se « trompe », car, selon cette méthode mathématique, la probabilité qu’il ait composé In My Life n’est que de 2 %. La chanson porte, en revanche, toutes les caractéristiques musicales de John.
Comme Glickman l’explique https://www.telegraph.co.uk/science/2018/07/29/sir-paul-mccartney-misremembers-writing-life-says-harvard-analysing/">au Telegraph : « L’idée de base est de convertir une chanson en un ensemble de structures de données différentes, qui permettent d’établir une signature d’une chanson en utilisant une approche quantitative. Pensez par exemple à décomposer une couleur en ses composants constituants de rouge, de vert et de bleu avec différents poids attachés. »
Cette méthode est inspirée des techniques de la stylométrie, « une science qui permet de déterminer l’auteur d’un texte par une analyse statistique et d’identifier des motifs caractéristiques de l’écriture de telle ou telle personne », comme l’explique dans son article pour France Inter le journaliste Julien Baldacchino. Mais, de toute façon, pour les « John people », il n’y avait « pas besoin de mathématiques pour capter que In My Life est une chanson de Lennon ».






                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 10/08/2018
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Le stand-up américain débarque en France, sans les sous-titres


                      Jerry Seinfeld, Louis C.K., Dave Chappelle… De plus en plus de stars du one-man-show se produisent, en anglais, dans les salles parisiennes.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 22h55
   





                              

                        

La scène se déroule en février dernier. Entre deux salons de coiffure africains, une foule se presse devant Les Etoiles, petite salle de spectacle du 10e arrondissement de Paris. Tous sont là pour voir Dave Chappelle. Sa venue a été annoncée deux semaines plus tôt. Les 160 places se sont vendues en quelques minutes. Grand nom du stand-up américain, notamment connu pour son émission « Chappelle’s Show », l’humoriste est capable de remplir dix fois d’affilée le Radio City Music Hall (6 015 places) à New York. Pendant sa performance, ce soir d’hiver, la première en France, il confie :
« Je vois qu’il y a des choses à faire ici. Je reviendrai. »
Certains de ses confrères l’ont déjà compris. Ce 22 août, Kevin Hart, autre star du stand-up made in USA, tentera de conquérir l’Olympia. En août 2016, c’était Louis C.K. qui jouait à guichets fermés dans la salle légendaire : les places s’étaient écoulées en vingt minutes. Avant qu’une affaire d’exhibition sexuelle ne porte un coup à sa carrière, il avait été classé quatrième des cinquante meilleurs humoristes de stand-up par le magazine Rolling Stone, notamment grâce à sa série Louie. En avril 2017, Jim Gaffigan, autre étoile américaine, affichait, lui, complet au Théâtre Dejazet.
Gad Elmaleh, pionnier de l’importation
Un succès étonnant si l’on en juge par la célébrité encore relative de ces humoristes dans l’Hexagone, et surtout à leur langue : tous se produisent en anglais, sans aucun surtitrage ni adaptation de leurs blagues pour des oreilles françaises. Le pays de Molière semble pourtant être en train de devenir la terre d’adoption du stand-up anglo-saxon. Au point que Gad Elmaleh, pionnier de l’importation de ce type d’humour en France, compare le phénomène « à la scène jazz du Saint-Germain-des-Prés des années 1950 ». Car au-delà de ces quelques coups, ce sont de véritables rendez-vous qui ont éclos dans diverses salles de la capitale.
Depuis...




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Bon courage ! 5|6. Il n’est pas question ici d’héroïsme, mais de cette vertu qui fait tenir au quotidien. Cette semaine, l’écrivain et philosophe Vincent Delecroix incite l’individu à maintenir sa singularité et à penser par lui-même.
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                Vincent Delecroix : « Dire non est un mouvement vital »


Bon courage ! 5|6. Il n’est pas question ici d’héroïsme, mais de cette vertu qui fait tenir au quotidien. Cette semaine, l’écrivain et philosophe Vincent Delecroix incite l’individu à maintenir sa singularité et à penser par lui-même.

Le Monde
                 |                 10.08.2018 à 13h00
                 |

                            Catherine Portevin

















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Vincent Delecroix est écrivain et philosophe, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études, spécialiste de Kierkegaard et de philosophie de la religion. Il a publié cette année : Non ! De l’esprit de révolte (Autrement, 288 p., 19 euros).
Faut-il du courage pour être soi aujourd’hui ? Et de quelle sorte ?
J’entends hélas l’expression « le courage d’être soi » comme un slogan publicitaire pour des cosmétiques ou du coaching en entreprise ! « Connais-toi toi-même », la maxime antique, inscrite au fronton du temple de Delphes, est devenue un tel mantra que nous n’en saisissons plus le sens. Pour en retrouver la force, il faut casser la coque idéologique libérale de l’affirmation individuelle, du productivisme, de la pensée positive, toutes choses qui en réalité écrasent l’individu au prétexte de le promouvoir. Sois toi-même, choisis qui tu veux être, suis ton désir, cultive ta différence, indigne-toi, crois en toi… dans tous ces préceptes du bonheur, on n’entend ni qui les formule, ni pour quoi, ni surtout quel est ce « soi » ou ce « toi » auquel ils s’appliquent. C’est pourquoi ils sont écrasants même s’ils semblent séduisants par leur promesse émancipatoire. En réalité, je crois que le courage consiste davantage à résister à ces injonctions qu’à les suivre !
Qu’y aurait-il à récupérer du « connais-toi toi-même » des Anciens ?
Levons d’abord les malentendus. Les exercices de la sagesse stoïcienne sont totalement détournés par l’industrie du « développement personnel ». Or pour Epictète ou Sénèque, être soi est d’abord une exigence éthique : il s’agit du salut de l’âme, de vivre en accord avec la nature et bien gouverner la cité. Les Pensées de Marc Aurèle sont des conseils au prince, elles n’ont rien à voir avec la découverte en soi d’une personnalité particulière. Tout au contraire : « soi toi-même » signifie joue le rôle qui t’a été imparti par le destin car ton individualité...


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                                                Propos recueillis par                                                    Catherine Portevin













