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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Sont concernés : l’Ariège, l’Aveyron, le Lot, le Tarn, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, le Tarn-et-Garonne, le Gard, l’Ardèche, la Drôme, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône.
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Orages : l’alerte orange étendue à quinze départements du sud de la France

Sont concernés : l’Ariège, l’Aveyron, le Lot, le Tarn, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, le Tarn-et-Garonne, le Gard, l’Ardèche, la Drôme, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 16h38
   





                        


La soirée promet d’être pour le moins agitée dans le Sud de la France. Météo France a étendu à quinze départements son alerte orange aux forts orages, à partir de 16 heures dimanche 12 août. Sont concernés : l’Ariège, l’Aveyron, le Lot, le Tarn, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, le Tarn-et-Garonne, le Gard, l’Ardèche, la Drôme, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône.

   


« Ce dimanche après-midi, les températures atteignent 31 à 36 °C du Piémont Pyrénéen à la vallée de la Garonne ; une dégradation orageuse se généralise par les Pyrénées, et déborde rapidement vers les plaines », précise l’institut météorologique.
Chutes de grêle et fortes précipitations attendues
Les orages s’accompagnent alors de fortes rafales de vent de l’ordre de 80 à 100 km/h. Sur une zone allant des Pyrénées à la vallée de la Garonne (le Pays basque devrait être à la marge), ces rafales peuvent dépasser localement les 100 km/h.
Il est également à prévoir des chutes de grêle et de fortes précipitations, pouvant localement dépasser les 30 mm en moins d’une heure, et entraînant alors une brusque chute des températures de 10 à 15 °C.
Le 9 août, près de 42 000 impacts de foudre ont été comptabilisés, ce qui en fait la journée la plus foudroyée de l’année. Le mois de mai avait été marqué par une série d’orages inédite, avec un nombre d’impacts de foudre plus vu depuis une trentaine d’années.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Le dispositif sera mis en place progressivement à partir de 2019. L’objectif est d’atteindre 100 % de plastique recyclé en 2025.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/08/2018
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Le gouvernement annonce un système de bonus-malus pour favoriser le plastique recyclé

Le dispositif sera mis en place progressivement à partir de 2019. L’objectif est d’atteindre 100 % de plastique recyclé en 2025.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 02h04
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 10h30
   





                        



   


Le gouvernement, qui vise un objectif de 100 % de plastique recyclé en 2025, mettra en place progressivement, à partir de 2019, un système de bonus-malus pour inciter les consommateurs à privilégier des produits fabriqués à partir de plastique recyclé, annonce la secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson, dans un entretien accordé au Journal du dimanche.
« Nous allons déployer un système de bonus-malus allant jusqu’à 10 % du prix des produits », déclare Mme Poirson, en précisant que l’exécutif compte « l’activer dès 2019 et le faire monter en puissance ». « Demain, quand il y aura le choix entre deux bouteilles, l’une fabriquée en plastique recyclé et l’autre non, la première sera moins chère », explique la secrétaire d’Etat, dont le ministre de tutelle est Nicolas Hulot.

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Dans cet entretien, Brune Poirson rappelle également que le plan du gouvernement en faveur du recyclage des plastiques passera par une baisse de la TVA sur le recyclage et la hausse de la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) sur l’enfouissement, comme annoncé par le premier ministre Edouard Philippe en avril.
Vers la fin des pailles
« Nous devons afficher une trajectoire fiscale claire pour les prochaines années, afin de permettre aux collectivités et aux citoyens de s’adapter, sans que cela pèse sur les finances des villes qui s’engagent », explique-t-elle.
En pratique, l’exécutif compte également simplifier la collecte et « uniformiser la couleur des poubelles » de tri, actuellement différentes d’une ville à l’autre, « pour créer des automatismes », mais aussi « clarifier l’étiquetage », avec la mise en place d’ici 2020 d’un logo « qui dira si un produit a vraiment été fabriqué avec du plastique recyclé ou s’il est recyclable ». Car le logo utilisé à l’heure actuelle « signifie juste que l’entreprise verse une contribution à un éco-organisme », souligne Brune Poirson.
Autre levier que le gouvernement a déjà annoncé avoir l’intention d’actionner : l’interdiction de produits à usage unique, comme les pailles et les bâtonnets en plastique. « Début 2019 (…) nous préciserons la liste des produits à usage unique que nous voulons interdire » et cette suppression des « usages superflus ou substituables » sera mise en œuvre « d’ici au 1er janvier 2020 », annonce la secrétaire d’Etat.
Selon l’organisation PlasticsEurope, qui représente les producteurs européens de matières plastiques, la France figure parmi les lanternes rouges européennes du recyclage des emballages en plastique, avec un taux de recyclage d’à peine plus de 20 %, contre une moyenne européenne de près de 41 %.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Tour d’horizon des restrictions du glyphosate, alors que la justice américaine a prononcé une condamnation historique à l’encontre de Monsanto.
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Etats-Unis, Argentine, Sri Lanka… le glyphosate face à la justice internationale

Tour d’horizon des restrictions du glyphosate, alors que la justice américaine a prononcé une condamnation historique à l’encontre de Monsanto.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 18h21
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 10h49
   





                        



   


Souvent attaqué, rarement condamné. Partout sur la planète, le glyphosate, substance de base du désherbant le plus utilisé au monde, est contesté. Mais rares sont les pays à interdire son utilisation, malgré de nombreuses procédures de justice.
Classé « cancérigène probable » depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le glyphosate est utilisé sous diverses marques, la plus célèbre étant le Roundup fabriqué par le groupe américain Monsanto, qui appartient désormais au géant allemand de la chimie Bayer. Alors que la justice américaine a prononcé vendredi 10 août une condamnation historique à l’encontre du géant agrochimique américain, voici un tour d’horizon des coups portés par la justice internationale et les Etats contre le glyphosate.

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Des milliers de procédures aux Etats-Unis
Le tribunal de San Francisco a condamné vendredi Monsanto à payer près de 290 millions de dollars de dommages et intérêts à Dewayne Johnson, 46 ans, qui accusait le géant agrochimique d’avoir caché la dangerosité de son désherbant. Une victoire pour ce jardinier américain, atteint d’un cancer, qui espère un effet boule de neige.
Des milliers de procédures contre Monsanto sont en effet en cours aux Etats-Unis, à des degrés divers d’avancement. Et pour qui le cas de Dewayne Johnson pourrait faire jurisprudence.
Le géant de l’agrochimie a cependant répété que cette décision de justice « ne change pas le fait que 800 études scientifiques et les conclusions de l’agence américaine de la protection de l’environnement (EPA), des instituts nationaux pour la santé et des autres autorités de régulation à travers le monde soutiennent que le glyphosate ne cause pas de cancer ». 

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En France, une interdiction totale d’ici 2023
Le gouvernement français a promis en mai que le glyphosate serait interdit « dans ses principaux usages » d’ici 2021, et « pour tous les usages » d’ici cinq ans.
Au niveau judiciaire, un syndicat apicole a porté plainte en juin dernier contre Bayer, à Lyon, où se trouve le siège français du géant allemand, à la suite de la découverte de glyphosate dans du miel. Une enquête préliminaire pour « administration de substances nuisibles » a été ouverte, sans viser spécifiquement Bayer.
A l’automne 2017, un juge français, qui devait statuer sur le sort de défenseurs de l’environnement poursuivis pour avoir vandalisé des bidons contenant du glyphosate, a aussi saisi la justice européenne sur la dangerosité de ce produit.
En 2009 déjà, la Cour de cassation, plus haute juridiction française, avait condamné Monsanto à 15 000 euros d’amende pour « publicité mensongère », car le géant américain vantait le Roundup comme « biodégradable ».

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Argentine : conflits entre habitants et producteurs agricoles
Troisième producteur mondial de soja, derrière les Etats-Unis et le Brésil, l’Argentine consomme des quantités massives de glyphosate. Dans certains plaines fertiles de la Pampa, le conflit est quotidien entre des habitants préoccupés et les producteurs agricoles, pour qui le produit est indispensable.
Sans législation nationale, les maires ont émis des arrêtés municipaux pour encadrer la fumigation. Ces règles sont généralement contestées par les producteurs, ce qui accentue le conflit.
Réévaluation toxicologique en cours au Brésil
Début août, une juge de Brasilia a ordonné la suspension pour trente jours de l’enregistrement auprès des autorités de tout nouveau produit à base de glyphosate, afin que l’agence brésilienne de veille sanitaire procède à leur « réévaluation toxicologique ».
Le gouvernement brésilien entend déposer un recours pour tenter d’annuler cette décision avant la prochaine récolte. La première puissance économique et agricole d’Amérique latine utilise largement les désherbants au glyphosate, notamment dans les plantations de soja.
Au Salvador, une interdiction de courte durée
En septembre 2013, le Parlement avait voté le retrait du marché de 53 produits agrochimiques, dont des désherbants et des pesticides. Mais cette décision a été partiellement annulée par le président de l’époque, Mauricio Funes. Il avait demandé que sur ces 53 produits, onze pesticides ne soient pas retirés, au motif qu’ils étaient très utilisés et qu’ils n’étaient pas interdits au niveau international.
Un comité technique avait alors été mis en place et la situation n’a guère évolué en cinq ans. Le glyphosate est toujours vendu au Salvador.

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Au Sri Lanka, une utilisation restreinte aux plantations de thé et de caoutchouc
Le gouvernement sri-lankais a interdit les importations de glyphosate en octobre 2015, à la suite de la campagne menée par un moine bouddhiste. Des organisations agricoles ont critiqué le gouvernement pour ne pas avoir mené d’autres recherches scientifiques, affirmant que l’interdiction leur avait coûté la perte de 10 % des 300 millions de kilos de thé produits annuellement.
En juillet dernier, le gouvernement a réautorisé les importations, mais restreint l’utilisation du glyphosate aux plantations de thé et de caoutchouc.
Union européenne : une licence renouvelée pour cinq ans
Après deux ans de débat particulièrement houleux, fin 2017, les Etats membres de l’Union européenne ont finalement décidé de renouveler pour cinq ans la licence du glyphosate. La Commission européenne, organe exécutif de l’Union, met en avant le feu vert de ses agences scientifiques – l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) –, qui n’ont pas classé la substance comme cancérigène.
Mais l’indépendance de l’EFSA a été mise en doute par des révélations sur le fait que son rapport comporterait des passages « copiés-collés » d’un document déposé en 2012 par Monsanto.



                            


                        

                        


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Glyphosate : Hulot appelle à mener une « guerre » contre les pesticides

Après la condamnation de Monsanto par la justice californienne, le ministre de la transition écologique a appelé à agir contre le glyphosate, dénonçant le poids des groupes de pression.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 15h24
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 13h52
   





                        



   


C’est « le début d’une guerre », selon Nicolas Hulot. Le ministre de la transition écologique français a salué la condamnation, vendredi 10 août, du groupe pharmaceutique Bayer, devenu propriétaire de Monsanto, pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide Roundup.
Qualifiant l’affaire Monsanto de « cas d’école du principe de précaution », M. Hulot a rappelé qu’il ne s’agissait pas d’un combat contre les agriculteurs et les agricultrices, mais pour eux. Pour le ministre, il ne faut pas attendre « la démonstration absolue » du danger de ces produits « car quand on attend, les poisons auront fait leurs effets et les victimes seront excessivement nombreuses ».

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          Procès du glyphosate : Monsanto condamné, un jugement historique



Le gouvernement a promis en mai que le glyphosate, classé cancérigène probable depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), serait interdit « dans ses principaux usages » d’ici à 2021, et « pour tous les usages » d’ici cinq ans. Interrogé par BFM-TV, Nicolas Hulot n’a toutefois pas suggéré d’avancer l’échéance de 2021 « parce que malheureusement, on ne peut pas faire plus rapide », montrant du doigt les groupes de pression « qui ont pignon sur rue » et tiennent « parfois même la plume des amendements ».
Le ministre a d’ailleurs lancé un appel aux sénateurs, qui viennent d’enlever une disposition du projet de loi agriculture et alimentation qui prévoyait de séparer la vente et le conseil en matière d’insecticides et de pesticides. Le ministre a souhaité que les sénateurs « reviennent à la raison » et qu’ils n’attendent pas « une liste funeste tragique pour réagir ».
« Qu’ils comprennent bien une bonne fois pour toutes qu’une entreprise comme Monsanto n’a en aucun cas comme volonté le bien-être de l’humanité, mais simplement le bien-être de ses actionnaires. »
Satisfaction des associations écologistes françaises
L’annonce de la lourde condamnation du géant agrochimique américain a également été saluée par le porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel. Selon lui, c’est « la preuve qu’il faut sortir des pesticides » :
« Ce jugement, c’est une nouvelle fois la preuve que les pesticides sont dangereux pour la santé, des utilisateurs en premier lieu – et donc des paysans et des paysannes –, et puis par ricochet aussi de ceux qui consomment les produits. Il faut absolument se donner les moyens de sortir des pesticides, de cette dépendance. »

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Une sortie des pesticides nécessite selon le porte-parole du troisième syndicat agricole français « des moyens techniques avec la recherche, et puis des moyens économiques aussi, car les pesticides, c’est un outil de compétitivité dans la guerre économique ».

   


« La justice agit là où le gouvernement n’est pas présent, il faut que les citoyens continuent de se mobiliser pour que le glyphosate soit enfin interdit en France et en Europe », a pour sa part déclaré Suzanne Dalle, chargée de campagne agriculture chez Greenpeace France.
« Le délibéré est fort »
L’agriculteur charentais Paul François, figure en France du combat contre Monsanto, a également accueilli avec « beaucoup de joie » cette condamnation aux Etats-Unis. En apprenant cette décision, le céréalier, lui-même en procès contre Monsanto, explique avoir pensé aux victimes des épandages de glyphosate en Argentine, « souvent désespérées », « qui n’ont que leur courage pour se battre », aux Burkinabés « avec moins que rien » ou encore à « tous les agriculteurs qui ont développé les mêmes pathologies que ce jardinier américain ».
M. François avait, lui, été intoxiqué en avril 2004, après avoir inhalé des vapeurs de Lasso, un herbicide de Monsanto qu’il utilisait dans sa culture du maïs. Après des années de procédure, Monsanto a été reconnu responsable de l’intoxication de cet agriculteur devant la cour d’appel de Lyon en septembre 2015, mais cette décision a ensuite été annulée à l’été 2017 par la Cour de cassation. Son dossier sera à nouveau débattu le 6 février 2019.

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« La décision américaine ne pourra pas faire jurisprudence en France, mais les avocats pourront s’en servir dans leur argumentation », estime le président de l’association Phyto-victimes et auteur du livre Un paysan contre Monsanto. Même si « cette condamnation n’est pas définitive », « le délibéré est fort et stipule que Monsanto a manqué à son devoir de bienveillance vis-à-vis de ses clients, à son devoir d’information sur les risques », ajoute-t-il.
Malgré cette décision qui pourrait faire jurisprudence aux Etats-Unis, le groupe pharmaceutique allemand ne semble pas vouloir arrêter la production du glyphosate, toujours plébiscité par les cultivateurs pour son efficacité et son faible coût. « Sur la base de preuves scientifiques, d’évaluations réglementaires à l’échelle mondiale et de décennies d’expérience pratique de l’utilisation du glyphosate, Bayer estime que le glyphosate est sûr et non cancérogène », a déclaré un porte-parole de l’entreprise.

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Les jurés du tribunal de San Francisco ont pourtant estimé vendredi que Monsanto avait agi avec « malveillance » et que son herbicide Roundup, ainsi que sa version professionnelle, RangerPro, avaient « considérablement » contribué à la maladie de M. Johnson, jardinier atteint d’un cancer incurable.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ De nombreuses plages du globe sont en passe de devenir de véritables déchetteries. Lutter contre ce fléau mettrait du baume à l’âme.
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Le nettoyage des plages, c’est bon pour le moral (et l’environnement)

De nombreuses plages du globe sont en passe de devenir de véritables déchetteries. Lutter contre ce fléau mettrait du baume à l’âme.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 13h57
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 14h03
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Jusqu’à présent, poser sa serviette sur une plage impliquait d’éviter les autres groupes de vacanciers ; désormais, il faut aussi, de plus en plus souvent, slalomer entre les sacs, bouteilles et autres mégots délaissés sur le sable chaud. De nombreuses destinations touristiques pâtissent de cette pollution, comme Bali, défigurée par un amoncellement de détritus échoués dans ses mangroves et sur son littoral. La biodiversité marine et son environnement sont évidemment premières victimes de ce fléau.
« Si on ne mesure pas exactement comment la pollution qui touche les plages a évolué ces dernières années, on sait de façon sûre que la production de plastique a drastiquement augmenté », déplore l’océanographe Erik van Sebille, de l’université d’Utrecht, aux Pays-Bas. Pour lui, s’il faut « combattre cette pollution à la source » en réparant « le système défaillant de tri des déchets mondial », il n’y a, c’est certain, « rien de plus efficace que d’aller ramasser les ordures qui polluent les plages ».
Le sentiment gratifiant de se sentir utile
Cristina Barreau, coordinatrice de l’association Surfrider, ne dit pas autre chose :
« Il est crucial de lutter contre ces dépôts de déchets qui se retrouvent dans les océans, poumons de la planète sans lesquels l’humain ne peut pas vivre. Il faut éduquer en amont et organiser des collectes sur les côtes pour éviter qu’elles se transforment en déchetteries. »
Selon Surfrider, 80 % des déchets sur les rivages sont composés de plastique.
Bonne nouvelle : ramasser les détritus abandonnés sur les bords de mer aurait, pour la scientifique britannique Sabine Pahl, des effets directs sur notre bien-être. Membre du collectif de recherche International Marine Litter Unit, cette chercheuse en psychologie a mené de concert avec son homologue Kelly Wyles et le biologiste marin Richard Thompson une étude, publiée en 2016 sur le sujet.
« La psychologie d’un individu est directement liée à l’état de son environnement »
Conclusion : nettoyer une plage peut avoir un effet bénéfique sur le cerveau humain. « C’est saisissant de constater que la psychologie d’un individu est directement liée à l’état de son environnement », s’exclame la professeure de l’université de Plymouth :
« Nos témoins ont apprécié le sentiment gratifiant de faire quelque chose d’utile sans contrepartie, le plaisir simple de se balader en bord de mer et de faire de l’exercice. »
Les plus férus de sport cèdent aussi à une nouvelle activité suédoise qui commence à gagner le reste de l’Europe et les Etats-Unis : le « plogging », contraction de « plocka upp » (« ramasser » en suédois) et « jogging » qui consiste à ramasser les déchets pendant sa course à pied. Il ne fait aucun doute, pour Sabine Pahl, qu’entreprendre de nettoyer le littoral est « tout simplement hédonique ; ce bénévolat est un cycle vertueux pour l’humain et son environnement ».
Des initiatives citoyennes qui se multiplient
« Parfois, il faut pourtant une contrepartie pour éveiller la conscience des personnes les plus sceptiques », nuance Cyril Rheims, cofondateur de la bien nommée société Waste is More (littéralement « Plus qu’un déchet ») :
« La colonne vertébrale de notre entreprise est l’idée de revaloriser le déchet en lui donnant une deuxième vie de type artistique ou bien en lui trouvant une valeur marchande. »
Waste is More a lancé cet été l’initiative « Tririder » dans la ville balnéaire de Carnon (Hérault) : une petite jeep arpente le bord de mer, chacun peut la héler pour des trajets d’environ un kilomètre à la condition de ramasser quelques déchets. Cyril Rheims se réjouit du succès qu’a rencontré son initiative.
« Proposer un service contre un geste écocitoyen, ça marche tout en étant ludique : en un mois, on a récolté 37 poubelles de 30 litres et on a fait 1 342 kilomètres. »
Un mégot pollue à lui seul jusqu’à 500 litres d’eau
Carina Barreau de Surfrider constate que « de manière générale, la prise de conscience citoyenne est croissante, les initiatives se multiplient. » En 2012, la Ligue contre le cancer a lancé les « Espaces sans tabac ». Aujourd’hui, près de cinquante plages françaises, en Corse, à Saint-Malo ou encore à Nice, ont banni la cigarette de leur sol, puisque non content de contenir toute une collection d’agents cancérigènes, un mégot pollue à lui seul jusqu’à 500 litres d’eau. Et il figure parmi les déchets les plus retrouvés sur le littoral.
La paille est une autre habituée du top dix des déchets les plus retrouvés sur les plages du globe. L’association Bas les pailles, fer de lance dans la lutte contre son usage unique, prend régulièrement part aux « initiatives océanes » de Surfrider, comme les collectes sur le sable de La Ciotat (Bouches-du-Rhône). Et Johanna Niedzialkowski, cofondatrice de Bas les pailles, de conclure que « ces collectes, si elles sont indispensables, permettent aussi d’éduquer les citoyens de façon divertissante ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Ces derniers mois, l’offre mondiale s’est accrue et la demande s’est modérée. En Europe, elle a même reculé.
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Le prix du pétrole marque le pas après des mois de hausse

Ces derniers mois, l’offre mondiale s’est accrue et la demande s’est modérée. En Europe, elle a même reculé.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 14h54
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Bonne nouvelle pour les automobilistes et tous les consommateurs de pétrole à travers le monde : la hausse des cours de l’or noir vient de connaître un coup d’arrêt. Durant cinq mois, de février jusqu’au 10 juillet, le prix du West Texas Intermediate (WTI), le brut américain de référence, avait grimpé de façon impressionnante, passant de 56 dollars à près de 73 dollars le baril. Certains craignaient que les tensions entre le président américain Donald Trump et l’Iran ne le fassent s’envoler plus haut encore.
C’est l’inverse qui s’est produit. La hausse a été stoppée, laissant la place à un net repli ces derniers jours. Après avoir fortement reculé, mercredi 8 août, le baril de WTI est tombé, vendredi en séance, à 66,1 dollars, son plus bas niveau depuis le 22 juin. Le pétrole américain vaut ainsi 9 % de moins qu’un mois auparavant. L’évolution a été similaire pour le brent, le brut de mer du Nord, qui s’échangeait à seulement 71,4 dollars le baril vendredi, contre plus de 80 dollars à la mi-mai.
D’où vient cette accalmie, bienvenue pour les pays importateurs comme la France ? D’un triple mouvement : l’offre s’est accrue, la demande s’est modérée, et la guerre commerciale qui se dessine entre la Chine et les Etats-Unis pourrait peser sur la consommation des prochains mois.
La Russie, le Koweït et les Emirats arabes unis ont ouvert largement les vannes
Côté offre, « les inquiétudes concernant la stabilité de l’approvisionnement en pétrole se sont quelque peu atténuées », souligne le rapport mensuel de l’Agence Internationale de l’énergie (AIE) publié vendredi. La Libye a ainsi repris ses livraisons dès juillet, alors que les opérateurs redoutaient que ce membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ne mette des mois à revenir sur le marché après les combats engagés en juin autour de deux importants sites pétroliers.
Dans le même temps, la Russie, le Koweït et les Emirats arabes unis ont ouvert largement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ En 2017, une procédure juridique a donné accès à des documents internes de la société Monsanto. Ce qui a joué un rôle déterminant dans la condamnation de la firme, le 10 août, par la justice californienne.
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Les « Monsanto Papers », à la base de la controverse sur le glyphosate

En 2017, une procédure juridique a donné accès à des documents internes de la société Monsanto. Ce qui a joué un rôle déterminant dans la condamnation de la firme, le 10 août, par la justice californienne.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 19h37
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Le glyphosate est-il, ou non, cancérogène ? Au printemps 2017, plusieurs centaines de documents internes (courriels, fax, rapports internes, correspondances avec les autorités, avec des rédacteurs de revues scientifiques ou des consultants, etc.) de la société Monsanto, obtenus dans le cadre d’actions en justice, sont rendus publics par la justice fédérale américaine.
Ces « Monsanto Papers » ont joué un rôle déterminant dans la condamnation de la firme, vendredi 10 août, par la justice californienne. Ils mettent en lumière un profond hiatus entre les avis rassurants de la plupart des agences réglementaires et la connaissance que la firme a de son produit phare.
A l’exception du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui a classé le glyphosate « cancérogène probable » en mars 2015, la plupart des agences réglementaires – comme l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ou encore l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) – considèrent en effet que la substance ne présente pas de danger cancérogène.
La firme avait, dès le début des années 1980, de sérieux doutes sur la sûreté de son produit
Mais les « Monsanto Papers » racontent une tout autre histoire. On y apprend notamment que la firme avait, dès le début des années 1980, de sérieux doutes sur la sûreté de son produit. En 1983, une étude commanditée par la société indique par exemple que des souris exposées au glyphosate développent une tumeur rénale rare. Dès 1985, l’EPA classe dans un premier temps le glyphosate dans la catégorie « cancérogène possible », en particulier sur la foi de cette étude interne.
Monsanto ne désarme pas pour autant et demande le réexamen des données par un professeur stipendié par la firme. Dans un fax échangé entre responsables de l’agrochimiste, la manœuvre est décrite sans ambages : « Le Dr Marvin Kuschner passera en revue les sections de rein et présentera...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ L’anax de juin n’est pas seulement un des plus gros représentants de la famille, c’est aussi un impressionnant migrateur. Un chercheur allemand a suivi quelques individus sur une partie de leur périple, au gré du vent et de la température.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Le géant de l’agrochimie a été condamné à verser 289 millions de dollars à Dewayne Johnson. La plainte du jardinier, malade d’un cancer, était la première examinée par la justice américaine.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/08/2018
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Procès du glyphosate : Monsanto condamné, un jugement historique

Le géant de l’agrochimie a été condamné à verser 289 millions de dollars à Dewayne Johnson. La plainte du jardinier, malade d’un cancer, était la première examinée par la justice américaine.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 00h56
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 10h24
    |

            Stéphane Foucart








                        



   


C’est une histoire comme l’Amérique les aime – le petit terrassant le géant –, mais c’est surtout un jugement historique, susceptible de peser sur l’avenir de l’agriculture mondiale. La société Monsanto a été condamnée par la justice californienne, vendredi 10 août, à verser 289,2 millions de dollars (248 millions d’euros) à un jardinier américain, Dewayne « Lee » Johnson.
Agé de 46 ans et père de deux enfants, il est, selon ses médecins, en phase terminale d’un cancer du système lymphatique, qu’il attribue à son exposition à des herbicides – Ranger Pro et Roundup Pro – contenant du glyphosate et commercialisés par la firme agrochimique. Il réclamait environ 400 millions d’euros à la société, désormais propriété du groupe européen Bayer.

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                Dewayne Johnson, l’homme qui a mis Monsanto sur le banc des accusés



Dans un communiqué, Monsanto a annoncé faire appel du jugement. « Nous ferons appel de la décision et continuerons à défendre vigoureusement ce produit qui bénéficie de quarante ans d’utilisation sans danger et qui continue à être un outil essentiel, efficace et sans danger pour les agriculteurs et autres usagers », précise l’entreprise qui met en avant les avis favorables de la majorité des agences réglementaires. Mais le répit de l’appel pourrait n’être que de courte durée : l’agrochimiste est confronté, aux Etats-Unis, à plus de 4 000 procédures semblables, devant des juridictions d’Etat ou des cours fédérales, et le jugement des jurés californiens, le premier du genre, ouvre une boîte de Pandore.
Le jugement est accablant. Les jurés ont considéré que les produits à base de glyphosate visés par la plainte n’étaient pas aussi sûrs que les utilisateurs étaient en droit de l’attendre, qu’ils étaient « un facteur substantiel » de la maladie du plaignant, que les risques posés par ces produits « étaient connus ou pouvaient être connus à la lumière des connaissances généralement admises par la communauté scientifique au moment de leur fabrication, de leur distribution et de leur vente » et que Monsanto avait failli à en informer ses clients. Les jurés ont en outre estimé que la société avait agi avec « malveillance » (malice, en anglais).
Pesticide le plus utilisé
Pendant près d’un mois, les jurés ont écouté les exposés contradictoires des experts témoins commis d’un côté par les avocats du plaignant, de l’autre par Monsanto. Les présentations ont été de haute tenue, abordant des questions scientifiques complexes sur les mécanismes d’action du glyphosate, l’interprétation des études sur les animaux, la validité des études épidémiologiques conduites sur les humains, etc. Mais ce sont les documents internes de la société, obtenus par les avocats de M. Johnson, qui ont joué un rôle décisif.
« Nous avons enfin pu présenter au jury les documents internes tenus secrets par Monsanto prouvant que la société savait depuis des décennies que le glyphosate, et en particulier le Roundup, pouvait être une cause de cancer, a déclaré Brent Wisner, l’un des avocats de M. Johnson à l’audience. Nous sommes fiers qu’un jury indépendant, en dépit de l’échec de l’Agence de protection de l’environnement à exiger un étiquetage adéquat de ces produits, ait suivi les éléments de preuve présentés, et use de sa voix pour dire à Monsanto que les années de tromperie sur le Roundup sont derrière nous. »
Le glyphosate, tombé dans le domaine public au début des années 2000, est commercialisé par de nombreuses sociétés agrochimiques ; il est le pesticide le plus utilisé dans le monde, avec plus de 800 000 tonnes épandues chaque année. Mais il est d’une importance cardinale pour Monsanto, qui l’a placé au cœur de son modèle économique : l’entreprise est en effet spécialisée dans la vente couplée de l’herbicide et de cultures OGM (soja, maïs…) capables de le tolérer.
Le jugement tombe alors que la firme de Saint-Louis (Missouri) est dans une période singulière de son histoire. Elle a été formellement acquise, le 7 juin, par le géant Bayer. « A ce jour, le processus d’intégration des deux structures n’a pas commencé et ne devrait être mis en place que début septembre, expliquait au Monde une porte-parole de Bayer, quelques heures avant le jugement californien. Nous nous appliquerons à gérer les actions en justice lancées dans différents pays de la manière la plus transparente et responsable. »
Depuis mars 2015 et son inscription, par le Centre international de recherche sur le cancer, à la liste des substances probablement cancérogènes, le glyphosate est au centre de nombreuses polémiques, notamment en Europe où il n’a été réautorisé, fin 2017, que pour cinq ans.
D’autres nuages s’amoncellent. Deux procédures sont par exemple en cours en France. Et quatre jours avant la décision californienne, un juge fédéral brésilien ordonnait la suspension de l’autorisation des herbicides à base de glyphosate, le temps que cette substance soit réévaluée. La décision est sujette à appel, mais elle montre qu’un peu partout le produit phare de Monsanto est fragilisé. La victoire du jardinier américain devrait renforcer encore cette défiance.

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                Les gens de Monsanto, la multinationale de l’agrochimie







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le bilan du tremblement de terre de dimanche et de ses violentes répliques s’élève pour l’instant à 321 morts. Les professionnels craignent maintenant des répercussions sur le secteur du tourisme.
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Indonésie : le séisme a aussi des impacts sur le tourisme

Le bilan du tremblement de terre de dimanche et de ses violentes répliques s’élève pour l’instant à 321 morts. Les professionnels craignent maintenant des répercussions sur le secteur du tourisme.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 18h48
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 20h19
    |

                            Aurore Gayte








                        


Thomas se trouvait sur l’île de Bali lorsqu’il a senti la terre vibrer sous ses pieds. « Les lits, les miroirs tremblaient. C’était très léger, pas du tout aussi impressionnant que ce qu’il y a eu à Lombok, mais c’était assez pour nous dissuader de partir » ce week-end au sud l’île. « Nous avons hésité, mais au final nous avons annulé nos vols et nos hôtels sur place. L’ambassade ne nous a déconseillé que le nord de l’île, là où il y avait eu l’épicentre, mais nous ne voulons pas prendre de risque. » Ils partiront en fin de compte dans la province de Sulawesi, loin de Bali, où ils espèrent « être plus tranquilles ».
Thomas n’est pas le seul à avoir pris cette décision : sur Internet, ils sont de plus en plus nombreux à remettre en question leurs vacances en Indonésie, échangeant conseils et informations sur la situation de l’île sur Twitter ou Facebook. Et beaucoup choisissent de changer leurs plans.

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          Séisme en Indonésie : bilan alourdi et exode de touristes



Nolwenn a elle aussi longuement hésité : « Nous partons de Paris ce dimanche, et quand on a vu qu’il y avait eu un séisme, on s’est pas trop inquiétés sur le moment. » Mais plus les heures passaient et moins la situation était rassurante : 
« Nous avons décidé de contacter notre hôtel, sur une des îles Gili [au nord de Lombok]. Ils étaient très rassurants en nous disant que seulement quelques touristes avaient décidé de rejoindre Bali, et que tout allait bien. » 
Cependant, le lendemain, l’étudiante en droit de 26 ans déchante : 
« En allumant la télé, on a vu que les Gili étaient en train d’être évacuées, que le bilan n’arrêtait pas de s’alourdir, que les secours étaient débordés… On ne voulait pas participer à ça. »
A la place, Nolwenn passera ses deux semaines à Bali, l’île n’étant pas déconseillée aux voyageurs.
Il n’y a pas que les départs immédiats qui sont affectés : certains internautes, dont les réservations étaient prévues pour la fin du mois, sont aussi en train d’annuler, au grand dam des hôteliers sur place.

@Gostinho_ J'ai acheté mes billets pour le 27 aout mais au vu des évènements j'ai deja annulé! Même si vous ne vous… https://t.co/t5dSslcbiA— aylinelina (@lina )


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Un impact difficile à quantifier
Une des responsables du Lombok Astoria Hotel nous le confirme :
« Quasiment toutes les réservations que nous avions pour les prochains mois ont été annulées. Nous sommes désertés, alors que l’hôtel n’a eu aucun problème de sécurité. »
Les propriétaires d’hôtel ont peur de voir les gens partir, comme après le tsunami dévastateur de 2004, responsable de la mort de 170 000 personnes rien qu’en Indonésie. « Les touristes ont mis longtemps à revenir chez nous », regrette-t-elle.
Près de 12,2 millions d’emplois dépendent du tourisme en Indonésie
Il faut dire que le tourisme est l’un des secteurs les plus importants de l’économie indonésienne, dont dépendent près de 12,2 millions d’emplois et qui compte pour 5,8 % du PIB du pays, comme l’expose Le Figaro. L’année d’après le tsunami, le secteur avait régressé de 6 %, selon une étude de l’Organisation mondiale du tourisme, soit 300 000 touristes en moins, un désastre pour l’économie locale.
Chez Marco Vasco, agence de voyages spécialisée sur l’Indonésie, on se veut néanmoins rassurant : « Il va forcément y avoir un impact, même si cela va être difficile à quantifier. » Pour l’instant, l’agence n’a en tout cas « pas reçu énormément de demandes d’annulation, et [a] même organisé des départs cette semaine à Bali ».
Du côté du ministère du tourisme indonésien, on essaie également de minimiser la situation : selon un communiqué de presse publié lundi, malgré le tremblement de terre, la région nord de Lombok reste « propice » au tourisme, puisque « aucun touriste n’a été blessé ou touché par le séisme, et que l’aéroport de l’île n’a pas subi de dégâts ».

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                L’Indonésie, cœur sismique de la « ceinture de feu » du Pacifique







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Les poussins d’une colonie proche de la base Dumont d’Urville, dans l’est de l’Antarctique, ont succombé en 2013-2014 puis en 2016-2017. Une double catastrophe, inédite, liée au changement climatique
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<article-nb="2018/08/12/19-12">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ « Vermine », selon les fermiers, source de profits pour l’industrie de la viande et du cuir, le marsupial est massivement chassé, parfois cruellement, sans égard pour son statut d’emblème national. Un abattage légal dénoncé par les écologistes.
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En Australie, pas de pitié pour les kangourous


                      « Vermine », selon les fermiers, source de profits pour l’industrie de la viande et du cuir, le marsupial est massivement chassé, parfois cruellement, sans égard pour son statut d’emblème national. Un abattage légal dénoncé par les écologistes.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 06h39
    |

                            Pierre Sorgue








                              

                        

Enfouis dans les belles collines d’eucalyptus et de gommiers qui s’étendent au nord de Sydney, les bâtiments sont toujours là. Deux maisons basses au toit plat copient une esthétique américaine, avec cette inscription, qui a survécu elle aussi, en lettres blanches sur le bois brun : « Ranger Headquarters, Waratah Park ». En fait, ce parc national n’a jamais existé, pas plus que les rangers censés y avoir établi leur quartier général. Pourtant, les constructions, désertées depuis longtemps, viennent d’être classées au patrimoine de Nouvelle-Galles du Sud, avec les 13 hectares de forêt autour, que des bénévoles défrichent après des années de déshérence.
A leur tête, Jennifer Harris, présidente d’une association de résidents, s’est battue pour que soit reconnue l’importance « culturelle » et « historique » de ce « site emblématique ». Car, pour n’avoir été que décor de fiction, ces arpents de bush furent celui de la plus célèbre série télévisée produite en Australie : il y a tout juste cinquante ans, Skippy, « notre ami le kangourou », bondissait sur les écrans nationaux avant de séduire 300 millions d’enfants dans 127 pays du monde.
Marsupial star
Malgré des conditions de tournage peu charitables pour les animaux – enfermés dans des sacs de jute ou saoulés au whisky pour qu’ils se tiennent tranquilles –, cette histoire d’amitié entre un gamin et un kangourou qui déjouait les pièges, aidait à combattre les méchants et était presque doué de parole (« tchk, tchk, tchk… »), fit du marsupial une star mondiale, à ce point installée dans l’imaginaire des habitants du pays que les journaux emploient parfois son nom pour désigner l’espèce : « Il est le symbole de notre nature exceptionnelle, de nos valeurs, de notre vie », s’enthousiasme Peter Staff, l’un des volontaires.
Peut-être. Mais, cinquante ans plus tard, en mars 2018, un nouveau film, documentaire celui-là, est sorti en Australie, qui...




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Le cycle de l’eau (5/10) : comment les racines des arbres travaillent les sols et participent à leur porosité.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Une colonie de vacances allemande, évacuée jeudi en raison des inondations dans le Gard, occupait illégalement un terrain privé. L’un de ses encadrants est toujours porté disparu.
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Inondations : gardes à vue dans l’enquête sur une colonie de vacances non homologuée

Une colonie de vacances allemande, évacuée jeudi en raison des inondations dans le Gard, occupait illégalement un terrain privé. L’un de ses encadrants est toujours porté disparu.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 08h18
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 18h41
   





                        



   


Le président et le vice-président allemands de l’association de Leverkusen, propriétaire du terrain sur lequel se trouvait une colonie inondée à Saint-Julien-de-Peyrolas, dans le Gard, ont été placés en garde à vue vendredi 10 août après l’ouverture d’une enquête, selon le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel.
L’enquête, confiée à la gendarmerie, a été ouverte en flagrant délit pour « blessures involontaires, mise en danger de la vie d’autrui, travail dissimulé et exploitation d’un camping sans autorisation » en zone inondable, a précisé Eric Maurel.
La colonie du Planjole avait été évacuée jeudi, après avoir été inondée à la suite des fortes pluies qui ont touché la région. Un homme de 66 ans, présenté comme l’un des encadrants de la colonie, est toujours porté disparu. « On a retrouvé sa voiture emportée par les flots, c’est un monsieur de 75 ans. Pour le moment, les opérations de reconnaissance sont restées vaines », a indiqué le commandant Jérôme Tallaron.
Neuf enfants de cette colonie du Planjole, dont les tentes, caravanes et installations ont été dévastées par le ruisseau du Valat d’Aiguèze, proche de la rivière Ardèche, transformé en torrent jeudi, « ont été légèrement blessés » et tous les jeunes Allemands évacués de ce terrain « sont traumatisés psychologiquement », a souligné le procureur.
Selon des pompiers sauveteurs, certains enfants ont été retrouvés « accrochés dans les arbres », l’eau, arrivée en vague brutale, étant montée au moins jusqu’à la taille d’un adulte.
La colonie était devenue de fait un camping, sans autorisation de la préfecture et « était installé en zone inondable », a déclaré le procureur. Le maire de Saint-Julien-de-Peyrolas, René Fabrègue, « avait alerté les responsables de l’association. Il avait même saisi le tribunal administratif et, dans les 48 heures avant le drame, les autorités municipales avaient alerté les responsables de l’association sur le danger à rester là en raison de la montée éventuelle des eaux », a-t-il ajouté.
M. Maurel a fait part des « plus vives inquiétudes » des enquêteurs à propos du septuagénaire allemand disparu. « S’il était retrouvé décédé, l’enquête s’orienterait vers un homicide involontaire », a-t-il souligné.
Tentes éventrées
Le centre-est et le sud-est de la France ont subi de très fortes pluies jeudi, qui ont entraîné l’évacuation de 1 600 personnes, principalement des campeurs, en Ardèche, dans la Drôme et dans le Gard. Ce dernier département est celui qui a été le plus touché, avec 750 personnes évacuées.
Toutes les autres personnes présentes dans cette colonie et dans le camping de la commune « ont été prises en charge dans la salle polyvalente et ont été vues par des médecins pompiers du SAMU, par la Croix-Rouge et des psychologues », a précisé le commandant Tallaron.
Parmi les personnes évacuées vers la salle polyvalente pour la nuit figuraient également 18 personnes qui étaient en bivouac depuis mercredi soir dans les gorges de l’Ardèche et ne pouvaient pas rentrer à cause de la fatigue, du froid et de la faim, selon le commandant Tallaron. Les centres d’accueil et de regroupement des personnes évacuées étaient vendredi midi en cours de fermeture (150 lits à Bagnols-sur-Cèze et 180 lits à Saint-Julien-de-Peyrolas).
L’intervention dans le nord du Gard a mobilisé 120 pompiers du département puis 120 renforts, quatre hélicoptères et de nombreux gendarmes et militaires.
Jeudi soir, le Gard n’était plus en vigilance orange. Les très fortes pluies ont engendré des cumuls pouvant atteindre 150 à 200 mm, a précisé la préfecture du Gard, parlant d’un phénomène « exceptionnel » ; 108 mm relevés à Saint-Julien-de-Peyrolas.
Navigation interdite sur l’Ardèche
L’ Ardèche a débordé de son lit à plusieurs endroits et présentait jeudi après-midi un débit boueux et violent. La navigation sur la rivière restera interdite vendredi et samedi en raison des conditions météo. Les préfets du Var et des Alpes-de-Haute-Provence ont également décidé de fermer l’accès aux gorges du Verdon.
A 22 heures, la vigilance orange aux pluies inondations avait été levée dans les six derniers départements, a annoncé Météo France. Les orages s’évacuent désormais en mer, précise le bulletin. Dans le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, et jusque dans l’ouest du Var, 80 à 140 mm de pluie sont tombés dans la journée, précise-t-il.

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« L’adaptation au changement climatique implique de nouvelles approches »

Dans une tribune au « Monde », Edwin Zaccai, professeur et spécialiste du climat, nous prévient : l’adaptation au changement climatique va demander de nouveaux apprentissages et collaborations.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 11h45
    |

Edwin Zaccai (professeur à l’Université libre de Bruxelles, co-auteur de « L’adaptation au changement climatique » (La Découverte, 2014))







                        



                                


                            
Tribune. L’actuel été des extrêmes dans l’hémisphère Nord a ramené à l’avant-plan, dans les pays européens, la question de l’adaptation au changement climatique. Loin de se stabiliser à court terme, le climat sera continuellement en évolution durant les prochaines décennies. Il pourrait révéler, même dans les pays fortement industrialisés et urbains, une plus grande dépendance des sociétés modernes à son égard qu’on le pense habituellement.
Une fraction de l’adaptation nécessaire à ces changements se produit de façon spontanée, sans apparaître dans des programmes d’action. Mais une large part demande de l’anticipation, de la coordination et de l’apprentissage. Les modalités sont très différentes de celles qui définissent les actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre, elles-mêmes laborieusement et insuffisamment développées ces dernières décennies.
Dans le cas de l’adaptation, les incertitudes sont nombreuses. Elles portent sur les impacts climatiques locaux, les objectifs à rechercher et les méthodes à appliquer
Pour commencer, l’objet de la réduction des émissions et celui de l’adaptation sont foncièrement différents. Dans le premier cas, il s’agit principalement de se concentrer sur les émissions de CO2, tandis que l’adaptation au changement climatique vise une gamme d’activités et d’impacts très diversifiée. De plus, si des objectifs de réduction sont fixés et qu’il subsiste des incertitudes sur les façons de les atteindre, dans le cas de l’adaptation, les incertitudes sont plus nombreuses. Elles portent à la fois sur les impacts climatiques locaux, les objectifs à rechercher et les méthodes à appliquer. De ce fait, les indicateurs sont encore largement à inventer pour ce que l’on appellerait une adaptation réussie.
« Un rapport inverse à la question des inégalités »
Les champs professionnels, et donc de formation, ne se recoupent pas nécessairement dans les deux approches. Pour la réduction des émissions,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ « Nous devons être beaucoup plus malins dans la façon dont nous gérons les déchets, et c’est un bon départ », a fait valoir la première ministre travailliste.
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La Nouvelle-Zélande interdit les sacs plastique à usage unique

« Nous devons être beaucoup plus malins dans la façon dont nous gérons les déchets, et c’est un bon départ », a fait valoir la première ministre travailliste.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 05h58
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 09h55
   





                        



   


La Nouvelle-Zélande a annoncé vendredi 10 août l’interdiction progressive des sacs plastique à usage unique en 2019, présentée comme « un pas significatif » pour réduire la pollution.

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Des « centaines de millions » de ces sacs sont utilisés chaque année, a déploré la première ministre Jacinda Ardern en rappelant leurs conséquences environnementales désastreuses, sur la vie marine notamment. « Nous devons être beaucoup plus malins dans la façon dont nous gérons les déchets, et c’est un bon départ », a-t-elle ajouté.
« Nous amorçons la sortie progressive des sacs plastique à usage unique afin de mieux nous occuper de notre environnement et de protéger la réputation propre et verte de la Nouvelle-Zélande », a poursuivi la cheffe du gouvernement travailliste, dont la coalition inclut aussi le Parti vert.

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Défi d’une ampleur « décourageante »
L’organisation non gouvernementale Greenpeace a salué cette décision. « Cela pourrait constituer un grand pas pour renverser la vapeur sur la pollution plastique et un premier pas important pour protéger la vie marine comme les tortues de mer et les baleines de l’épidémie de déchets plastiques », a déclaré Emily Hunter, des campagnes au sein de l’ONG en faveur de la protection des océans.

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Environ 5 000 milliards de sacs en plastique sont consommés chaque année dans le monde et, comme l’essentiel du plastique, une infime proportion est recyclée, dénonçait en juin l’ONU dans un rapport pointant un défi d’une ampleur « décourageante ».
Dans ce document rendu public à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, les Nations unies relevaient que si les modes de consommation actuels et les pratiques de gestion des ordures se poursuivent, on comptera environ 12 milliards de tonnes de déchets plastiques dans les décharges et l’environnement à l’horizon 2050.
L’ONU saluait un début de prise de conscience face à l’ampleur du problème, en relevant que plus de 60 pays avaient adopté des politiques visant à réduire cette pollution.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Le cycle de l’eau (4/10) : des micro-arthropodes creusent de minuscules galeries dans les sols, organisant ainsi une capillarité très fine qui facilite l’infiltration de l’eau.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Chaque année, des centaines de milliers de noctules communes meurent, victimes du souffle des éoliennes. Des chercheurs allemands ont tenté de comprendre ce phénomène.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Le mécanisme européen de solidarité a été activé dix-huit fois en  2017, une année chargée en feux et inondations.
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L’UE cherche à renforcer son dispositif d’aide lors des catastrophes naturelles

Le mécanisme européen de solidarité a été activé dix-huit fois en  2017, une année chargée en feux et inondations.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 11h22
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Grèce, Suède, Portugal, Espagne… Depuis le début de l’été, des feux dévastateurs et meurtriers font rage du sud-est au nord de l’Europe. En 2017, déjà, plus d’un million d’hectares de forêts – dont la moitié au Portugal – étaient partis en fumée, et plus de 200 personnes avaient péri dans les catastrophes naturelles ayant affecté l’Union européenne.
Lorsqu’un pays est sous-équipé ou bien trop sévèrement touché par un sinistre, il arrive qu’il soit contraint d’en appeler à la solidarité d’autres Etats européens pour maîtriser flammes, inondations, conséquences de tempêtes, séismes ou épidémies. Basé à Bruxelles, le Centre de coordination de la réaction d’urgence de la Commission européenne entre alors en action.
Opérationnelle vingt-quatre heures sur vingt-quatre et théoriquement capable de gérer simultanément plusieurs situations d’urgence, sa plate-forme organise – par le biais du « Mécanisme de protection civile de l’UE » – une réponse aux besoins occasionnés par tout type de catastrophes naturelles. En fonction des moyens disponibles dans les pays volontaires, ce système permet d’apporter une aide dont il cofinance l’acheminement à hauteur de 85 %.
« Pour 2018, nous avons pu couvrir tous les besoins, assure Carlos Martin Ruiz de Gordejuela, porte-parole de la Commission pour l’aide humanitaire et la protection civile. Mais il arrive que tous les moyens d’une même zone soient indisponibles »
Depuis sa création en 2001, ce mécanisme – auquel participent selon leurs possibilités les 28 Etats membres ainsi que la Macédoine, l’Islande, le Monténégro, la Norvège, la Serbie et la Turquie – a reçu près de 300 demandes d’aides, émanant le plus souvent de pays européens. Mais le dispositif est aussi appelé à la rescousse dans d’autres régions du monde.
Il a notamment fait ses preuves en 2014 lors de graves inondations en Serbie et en Bosnie-Herzégovine, de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest et du conflit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Les grands feux qui font actuellement rage se déploient également dans le reste des Etats-Unis. En tout, 30  000 pompiers sont mobilisés.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/08/2018
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En Californie, des incendies record incontrôlables

Les grands feux qui font actuellement rage se déploient également dans le reste des Etats-Unis. En tout, 30  000 pompiers sont mobilisés.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 07h44
    |

            David Larousserie et 
Stéphane Foucart








                        



                                


                            

La Californie est ravagée, depuis un mois, par les plus grands feux de forêts de son histoire. Selon les services forestiers locaux (Cal Fire), pas moins de dix-huit foyers distincts, dont huit majeurs, étaient toujours actifs dans l’Etat, jeudi 9 août au matin, dont le plus vaste qui y ait jamais été enregistré, le Mendocino Complex Fire.
Faisant rage à environ 150 kilomètres au nord de San Francisco, il a déjà parcouru environ 121 000 hectares, soit la superficie de la ville de Los Angeles. Les autorités californiennes ont annoncé mardi que les pompiers ne seraient sans doute pas en mesure de le maîtriser complètement avant début septembre.

Les records tombent à un rythme toujours plus inquiétant : le dernier en date était détenu par le Thomas Fire, qui a brûlé environ 114 000 hectares en décembre 2017. Depuis mi-juillet, plusieurs dizaines de milliers de Californiens ont dû être évacués. Le bilan, provisoire, fait état d’une dizaine de morts, dont quatre pompiers.
L’Ouest américain a, dans l’histoire récente, été plus fréquemment frappé par de grands incendies que l’Europe. Y persistent en effet de grandes étendues boisées non encore altérées, au contraire des forêts du Vieux Continent, beaucoup plus fragmentées par des siècles d’activités et de présence humaine. Jeudi au matin, le seul Mendocino avait déjà brûlé une surface cinq fois supérieure à celle de tous les incendies qui ont frappé la France en 2017.
« Cela s’inscrit dans une nouvelle normalité avec laquelle nous devons composer », a déclaré le gouverneur de la Californie, Jerry Brown
Mais outre la persistance des grandes surfaces forestières américaines, le changement climatique accroît fortement le risque d’incendies incontrôlables. Selon les données de Cal Fire, sur les dix foyers les plus étendus recensés depuis 1932 en Californie, huit se sont produits depuis 2000, dont quatre depuis 2012. « Cela s’inscrit dans une tendance, une nouvelle normalité, avec...




                        

                        

