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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ En 2016, 20 % des adolescents disaient avoir vécu dans les six derniers mois une forme d’amnésie après avoir consommé de l’alcool.
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Le « black-out alcoolique », une amnésie méconnue devant laquelle « nous ne sommes pas égaux »

En 2016, 20 % des adolescents disaient avoir vécu dans les six derniers mois une forme d’amnésie après avoir consommé de l’alcool.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 14h57
    |

            Charlotte Chabas








                        



   


C’est une chaleur « lourde et collante » qui l’a réveillée. Dans la tente bleu nuit, l’air était devenu irrespirable. « C’était comme me réveiller d’entre les morts », se souvient Isabelle H., alors étudiante en marketing de 23 ans. A côté d’elle, une inconnue sommeille. Alors commence pour la jeune festivalière d’un soir « le flot de questions sans réponse ». Comment est-elle arrivée là ? Qui est la personne à côté d’elle ? Où sont les amis avec qui elle a passé la soirée ? Et d’ailleurs, quand s’est terminée cette soirée ? Comment ?
C’était il y a deux ans : son « premier et seul black-out », une amnésie partielle ou totale due à la consommation d’alcool. Et avec lui, le sentiment « que tout s’effondre ». « Comme dans un dessin animé, quand le personnage continue de courir alors que la falaise s’est terminée, et chute dans le vide », dit la jeune femme, qui reconnaît avoir eu ce matin-là « la peur de sa vie ».
Elle n’avait pourtant « pas le sentiment d’avoir beaucoup bu ». Et ne comprend pas comment elle a pu « autant partir en vrille ». Bien sûr, ses amis l’ont trouvée « particulièrement enjouée et dansante ». Mais ne continuait-elle pas à leur parler, à prendre des initiatives ? Et puis, ils avaient « tous bu la même chose », alors pourquoi s’inquiéter ? « Aujourd’hui, ce qu’il s’est passé reste pour moi un mystère », reconnaît Isabelle H., qui n’a jamais connu de nouvelle amnésie due à l’alcool, et en garde encore plus « un sentiment d’irréalité ».
Etudes récentes
« Nous n’en sommes qu’aux balbutiements de la recherche sur ce sujet », reconnaît humblement Mickael Naassila, directeur de l’unité sur l’alcool et les pharmacodépendances à l’université de Picardie. D’abord, parce que le sujet d’étude est relativement récent :
« Très longtemps, on a cru que seuls les alcooliques étaient sujets à ce genre d’épisode amnésique. »
Ce n’est qu’en 1995 qu’un premier chercheur, Donald W. Goodwin, mène une étude auprès de ses étudiants en première année de médecine : 33 % de ces buveurs occasionnels affirmaient avoir connu au moins un black-out. Dans les années 2000, l’étendue du phénomène est mise en lumière par des enquêtes épidémiologiques interrogeant les jeunes sur leur consommation d’alcool. En 2016, une enquête britannique montrait ainsi que 20 % d’un échantillon de 2 140 adolescents avaient vécu dans les six derniers mois une forme d’amnésie après avoir consommé de l’alcool.

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          « Les étudiants sont plus concernés par le “binge drinking” que les autres jeunes »



Des informations que le cerveau ne peut plus encoder
A quoi sont-elles dues ? Les études montrent que l’alcool perturbe fortement l’hippocampe, cette zone cérébrale qui joue un rôle de premier plan dans les processus de mémorisation. Le sujet vit des informations que son cerveau ne peut plus encoder pour les stocker sous forme de souvenirs à long terme. « C’est comme une cassette pour laquelle on aurait cessé un temps d’appuyer sur le bouton enregistrer », résume Aaron White, neuroscientifique au Duke University Medical Center, en Caroline du Nord.
Le black-out n’a donc rien à voir avec une perte de conscience, du type coma éthylique. Aucun signe extérieur ne permet en effet de l’anticiper – la personne garde un certain contrôle de sa motricité, même s’il est souvent dégradé. Pour Arthur N., architecte de 31 ans régulièrement sujet aux black-out, c’est « l’aspect le plus bizarre de ces moments ». « On est en soirée, on se sent plutôt bien, et d’un coup, on se réveille et d’autres nous racontent ce qu’on a fait. C’est comme une crise de somnambulisme », témoigne celui qui dit « beaucoup s’interroger » sur ce qui le rend « si particulièrement sensible par rapport à [ses] amis ».
Les femmes plus sujettes
Là encore, le sujet est difficile à étudier, rappelle Mickael Naassila :
« Il faudrait pouvoir commencer une étude au tout début de la consommation d’alcool, suivre ces phases d’amnésie quand elles surviennent et pas après coup, quand justement le sujet ne se souvient pas forcément. Ça pose des difficultés au niveau éthique, et en termes de ressources financières. » 
« Deux fois plus de risques » à partir de 3 grammes d’alcool dans le sang
Reste que la science parvient progressivement à établir certains ressorts. « C’est linéaire, plus vous buvez, plus vous avez des atteintes sur l’hippocampe », résume le chercheur américain Aaron White. A partir de 3 grammes d’alcool dans le sang, il y a ainsi « deux fois plus de risques de faire un black-out », souligne Mickael Naassila. De la même manière, plus on consomme vite cet alcool, plus le risque est grand.
Mais impossible pour autant de déterminer des seuils critiques universels, car « nous ne sommes pas égaux face au black-out alcoolique », reconnaît le chercheur de l’université d’Amiens. Sexe, âge, corpulence, état de fatigue, satiété, consommation d’autres substances altérant notre organisme : il existe de nombreux facteurs qui déterminent notre réaction à l’alcool à un temps T.
Les femmes sont ainsi plus sujettes aux pertes de mémoire, selon les études. Car même à poids et corpulence identique à un homme, elles présentent une masse graisseuse plus importante qui ne permet pas une aussi bonne absorption de l’alcool. En outre, le risque de black-out est accentué dans les phases prémenstruelles et ovulatoires. En 2017, un groupe de chercheurs de l’université de Palo Alto en Californie a ainsi publié une étude montrant que les femmes ont une amnésie en buvant en moyenne trois verres de moins que les hommes.

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          Deux cuites, et une mémoire qui flanche



Génétique et tempéraments
Les études ont également pu mettre en lumière certaines prédispositions génétiques à ces amnésies. Ainsi, les individus dont la mère a eu un passé alcoolique sont plus à risque, selon une étude de 2015. 
Enfin, les « traits de personnalité et les tempéraments jouent », affirme Mickael Naassila. Parmi les sujets étudiés, ceux qui montrent le plus fort « penchant social pour la fête », et qui donc sont moins inhibés sur leur manière de consommer de l’alcool, ont tendance à être plus sujets aux pertes de mémoire. Les études montrent en outre que plus on vit de black-out, plus on est amené à en vivre. « Il y a plus de sensibilité sous réalcoolisation », résume Mickael Naassila.
Dès lors, se pose évidemment la question des conséquences de ces épisodes. Pour l’heure, aucune différence de compétences mémorielles n’a été prouvée sur les sujets à jeun ayant expérimenté des black-out. Pourtant, « on pressent qu’il y a des conséquences », affirme Aaron White, qui répète que « dans le domaine, beaucoup de choses sont encore largement méconnues ».
Risques de viols ou d’agressions
Sur les corps, c’est une autre histoire. Les black-out alcooliques représentent un risque majeur pour les individus, et multiplient les risques de viols ou d’agressions. Une étude a ainsi montré que les femmes qui connaissent des black-out sont plus susceptibles d’être impliquées dans « des comportements sexuels risqués ». A ce sujet d’ailleurs, la législation reste très floue, et il n’est pas toujours facile de prouver que la victime était non consciente, alors qu’elle n’agissait pas nécessairement comme telle.
Pour Anne C., les black-out étaient devenus au fil des ans comme « un mauvais pote de soirée ». Ils revenaient à un rythme irrégulier, « parfois une fois par mois, puis plus rien pendant six mois ». « Sans cohérence aucune », dit cette Parisienne d’adoption qui travaille dans le milieu de la restauration :
« Il y a des fois où ça m’arrivait alors que j’avais clairement moins bu qu’à d’autres soirées où je me souvenais de tout. »
A 34 ans, elle a connu plusieurs fois « le flip total au réveil ». Ne pas savoir où on est, avec qui, se sentir « comme une machine dont tous les rouages sont cassés » : la serveuse reconnaît « s’être mise en grave danger plusieurs fois ». Même si elle se disait « surprise parfois des compétences qu’on garde ». Jamais ces soirs-là elle n’a oublié de prendre sa pilule – même si elle n’avait aucun souvenir de l’avoir prise.
A force, Anne C. a commencé à changer sa manière de boire. « Clairement, je contrôle beaucoup plus ma consommation. Je compte les verres et je n’ai pas eu de black-out depuis plus d’un an, dit-elle. Mais j’ai le sentiment que rien ne peut complètement m’en protéger. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ L’homme a revendiqué l’acte homophobe dans un courrier adressé à un commissariat parisien.
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Un suspect en garde à vue pour la dégradation d’une plaque en hommage à un couple homosexuel exécuté

L’homme a revendiqué l’acte homophobe dans un courrier adressé à un commissariat parisien.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 06h42
   





                        



   


Un homme a été placé en garde à vue, vendredi 10 août, après avoir revendiqué la dégradation d’une plaque à la mémoire du dernier couple homosexuel exécuté en France à Paris, ont annoncé samedi Le Parisien et France Info, citant des sources judiciaires.
Cette plaque, inaugurée en 2014 et située dans le centre de Paris, a été tâchée d’encre bleue et recouverte d’affiches portant l’inscription « Pour faire un enfant : je suis un homme et pas un gay ».
La plaque rendait hommage à Bruno Lenoir, un cordonnier d’une vingtaine d’années, et Jean Diot, employé de maison de 40 ans. Surpris en plein acte sexuel le 3 janvier 1750, les deux amants avaient été arrêtés à cet endroit et condamnés au bûcher. Ils seront les derniers mis à mort en France pour le simple crime d’homosexualité, avant d’être brûlés sur la place de Grève (de l’Hôtel-de-Ville).
« Démonstration honteuse d’homophobie »
Dans un message posté sur Twitter, Anne Hidalgo s’était dit lundi « choquée par cette nouvelle démonstration honteuse d’homophobie », alors que se tient depuis samedi 3 août la 10e édition des Gay Games, jeux mondiaux de la diversité et événement militant visant à déconstruire les stéréotypes et lutter contre la haine envers les personnes LGBT +.

Je suis choquée par cette nouvelle démonstration honteuse d'homophobie ! Cette plaque rend hommage à Bruno Lenoir e… https://t.co/1qlR7MxWnT— Anne_Hidalgo (@Anne Hidalgo)


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Selon les informations du Parisien, l’homme de 48 ans placé en garde à vue avait adressé un courrier à la mairie de Paris, au commissariat du 2e arrondissement, ainsi qu’au magazine d’extrême droite Valeurs actuelles.
Dans ce courrier, cet homme connu des services de police pour des menaces et des appels malveillants revendiquait son acte et laissait son numéro de téléphone. « Je suis homosexuel, gay et pédé et je déteste la LGBT », avait-il écrit. Celui qui fut militant auprès de la Manif pour tous y écrivait également : « Pour faire un enfant, il faut un père et une mère ».
C’est la deuxième fois que la plaque commémorative parisienne est vandalisée en quelques mois : des gerbes de fleurs déposées devant la plaque avaient été brûlées, le 17 mai, lors de la journée mondiale de lutte contre les LGBTphobies. En juin, un passage-piéton aux couleurs de l’arc-en-ciel avait été dégradé et recouvert d’insultes homophobes dans le quartier parisien du Marais, où sont concentrés la majorité des bars et boîtes de nuit gays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Alors que onze personnes ont trouvé la mort en festival en raison de leur consommation de drogues ces deux dernières années, l’ONG The Loop tente de prévenir les risques en conseillant les jeunes fêtards.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Face au nombre d’accidents mortels, une association propose cet été d’analyser des drogues apportées par des consommateurs dans plus de dix festivals.
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Tester la drogue des festivaliers, une autre approche au Royaume-Uni pour réduire les risques

Face au nombre d’accidents mortels, une association propose cet été d’analyser des drogues apportées par des consommateurs dans plus de dix festivals.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 06h43
    |

            Romain Geoffroy (East Lulworth (Royaume-Uni), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Coup d’œil à droite, coup d’œil à gauche. En entrant sous le chapiteau blanc situé derrière une scène du Bestival, festival de musique organisé à East Lulworth, dans le sud de l’Angleterre, Libby a du mal à camoufler son stress. Elle sort un pochon en plastique de son sac, en extrait une minuscule pilule bleue, la fait craquer entre ses doigts et en dépose une petite partie dans une boîte aux lettres. Cet échantillon d’ecstasy, elle comptait le consommer avec une amie pour s’amuser. Elle décide finalement de le remettre aux bénévoles de l’association The Loop, une ONG britannique qui propose de tester la composition des drogues des festivaliers. C’est la première fois en quinze ans d’existence que Bestival l’accueille. 
Les tests sont toujours anonymes et gratuits. « Sur le sachet de l’échantillon qu’ils nous remettent, ils doivent uniquement préciser quelle drogue c’est censé être, s’ils l’ont déjà essayée et s’ils ont l’impression que les effets étaient similaires à ceux attendus ou pas », explique Guy Jones, chimiste en chef au sein de l’association. Un bout de papier comportant un numéro est mis dans le sachet, le talon est gardé par l’usager. Le contenu de la boîte aux lettres est transporté derrière la tente, à trois mètres de là, dans un laboratoire scientifique installé dans un préfabriqué.
Moins d’une heure plus tard, munie de son coupon, Libby et son amie Rose se présentent à nouveau à l’accueil de la tente. Leurs résultats sont prêts. Dans un recoin, Becks invite les deux filles de 19 ans à s’asseoir. Paillettes sur le visage, fausses oreilles de chat sur la tête, la bénévole mène un entretien détendu avec les jeunes fêtardes :
« Avez-vous consommé des drogues dans l’année ? 
– Oui 
– De la cocaïne ?
– Il y a deux mois 
– De la kétamine ?
– Il y a un mois
– De l’ecstasy ? 
– Hier
– De l’héroïne ?
–...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ De nombreuses plages du globe sont en passe de devenir de véritables déchetteries. Lutter contre ce fléau mettrait du baume à l’âme.
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Le nettoyage des plages, c’est bon pour le moral (et l’environnement)

De nombreuses plages du globe sont en passe de devenir de véritables déchetteries. Lutter contre ce fléau mettrait du baume à l’âme.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 13h57
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 14h03
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Jusqu’à présent, poser sa serviette sur une plage impliquait d’éviter les autres groupes de vacanciers ; désormais, il faut aussi, de plus en plus souvent, slalomer entre les sacs, bouteilles et autres mégots délaissés sur le sable chaud. De nombreuses destinations touristiques pâtissent de cette pollution, comme Bali, défigurée par un amoncellement de détritus échoués dans ses mangroves et sur son littoral. La biodiversité marine et son environnement sont évidemment premières victimes de ce fléau.
« Si on ne mesure pas exactement comment la pollution qui touche les plages a évolué ces dernières années, on sait de façon sûre que la production de plastique a drastiquement augmenté », déplore l’océanographe Erik van Sebille, de l’université d’Utrecht, aux Pays-Bas. Pour lui, s’il faut « combattre cette pollution à la source » en réparant « le système défaillant de tri des déchets mondial », il n’y a, c’est certain, « rien de plus efficace que d’aller ramasser les ordures qui polluent les plages ».
Le sentiment gratifiant de se sentir utile
Cristina Barreau, coordinatrice de l’association Surfrider, ne dit pas autre chose :
« Il est crucial de lutter contre ces dépôts de déchets qui se retrouvent dans les océans, poumons de la planète sans lesquels l’humain ne peut pas vivre. Il faut éduquer en amont et organiser des collectes sur les côtes pour éviter qu’elles se transforment en déchetteries. »
Selon Surfrider, 80 % des déchets sur les rivages sont composés de plastique.
Bonne nouvelle : ramasser les détritus abandonnés sur les bords de mer aurait, pour la scientifique britannique Sabine Pahl, des effets directs sur notre bien-être. Membre du collectif de recherche International Marine Litter Unit, cette chercheuse en psychologie a mené de concert avec son homologue Kelly Wyles et le biologiste marin Richard Thompson une étude, publiée en 2016 sur le sujet.
« La psychologie d’un individu est directement liée à l’état de son environnement »
Conclusion : nettoyer une plage peut avoir un effet bénéfique sur le cerveau humain. « C’est saisissant de constater que la psychologie d’un individu est directement liée à l’état de son environnement », s’exclame la professeure de l’université de Plymouth :
« Nos témoins ont apprécié le sentiment gratifiant de faire quelque chose d’utile sans contrepartie, le plaisir simple de se balader en bord de mer et de faire de l’exercice. »
Les plus férus de sport cèdent aussi à une nouvelle activité suédoise qui commence à gagner le reste de l’Europe et les Etats-Unis : le « plogging », contraction de « plocka upp » (« ramasser » en suédois) et « jogging » qui consiste à ramasser les déchets pendant sa course à pied. Il ne fait aucun doute, pour Sabine Pahl, qu’entreprendre de nettoyer le littoral est « tout simplement hédonique ; ce bénévolat est un cycle vertueux pour l’humain et son environnement ».
Des initiatives citoyennes qui se multiplient
« Parfois, il faut pourtant une contrepartie pour éveiller la conscience des personnes les plus sceptiques », nuance Cyril Rheims, cofondateur de la bien nommée société Waste is More (littéralement « Plus qu’un déchet ») :
« La colonne vertébrale de notre entreprise est l’idée de revaloriser le déchet en lui donnant une deuxième vie de type artistique ou bien en lui trouvant une valeur marchande. »
Waste is More a lancé cet été l’initiative « Tririder » dans la ville balnéaire de Carnon (Hérault) : une petite jeep arpente le bord de mer, chacun peut la héler pour des trajets d’environ un kilomètre à la condition de ramasser quelques déchets. Cyril Rheims se réjouit du succès qu’a rencontré son initiative.
« Proposer un service contre un geste écocitoyen, ça marche tout en étant ludique : en un mois, on a récolté 37 poubelles de 30 litres et on a fait 1 342 kilomètres. »
Un mégot pollue à lui seul jusqu’à 500 litres d’eau
Carina Barreau de Surfrider constate que « de manière générale, la prise de conscience citoyenne est croissante, les initiatives se multiplient. » En 2012, la Ligue contre le cancer a lancé les « Espaces sans tabac ». Aujourd’hui, près de cinquante plages françaises, en Corse, à Saint-Malo ou encore à Nice, ont banni la cigarette de leur sol, puisque non content de contenir toute une collection d’agents cancérigènes, un mégot pollue à lui seul jusqu’à 500 litres d’eau. Et il figure parmi les déchets les plus retrouvés sur le littoral.
La paille est une autre habituée du top dix des déchets les plus retrouvés sur les plages du globe. L’association Bas les pailles, fer de lance dans la lutte contre son usage unique, prend régulièrement part aux « initiatives océanes » de Surfrider, comme les collectes sur le sable de La Ciotat (Bouches-du-Rhône). Et Johanna Niedzialkowski, cofondatrice de Bas les pailles, de conclure que « ces collectes, si elles sont indispensables, permettent aussi d’éduquer les citoyens de façon divertissante ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Neuf enfants ont été légèrement blessés par la montée des eaux jeudi, et un accompagnateur a disparu.
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Gard : les responsables de la colonie de vacances inondée mis en examen

Neuf enfants ont été légèrement blessés par la montée des eaux jeudi, et un accompagnateur a disparu.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 12h56
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 06h43
   





                        



   


Les deux responsables allemands de la colonie de vacances installée sans autorisation à Saint-Julien-de-Peyrolas (Gard), où neuf enfants ont été légèrement blessés par la montée des eaux jeudi – alors qu’un accompagnateur a disparu –, ont été mis en examen, a annoncé samedi 11 juin le parquet de Nîmes.
Le président et le vice-président allemands de l’association Jugendförderung St-Antonius, propriétaire du terrain de camping de la colonie, ont été mis en examen pour « blessures involontaires aggravées par la mise en danger d’autrui », conformément aux réquisitions, a précisé le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel.
Agés d’une cinquantaine d’années, les deux hommes, qui étaient en garde à vue depuis jeudi, ont été présentés samedi à un juge d’instruction. Le parquet avait également demandé leur placement sous contrôle judiciaire et a réclamé qu’ils aient l’interdiction de se rendre à Saint-Julien-de-Peyrolas.
Les responsables informés du danger
Selon le procureur, les deux responsables ont reconnu au cours de l’enquête avoir été informés du danger. « Il est désormais établi que l’endroit où se trouvait la colonie était dans une zone à risque inondable et que les responsables du camping le savaient », avait déclaré un peu plus tôt Eric Maurel.
Samedi, les recherches se poursuivaient pour retrouver un accompagnateur de la colonie, un Allemand de 66 ans qui se trouvait sur le terrain privé occupé par celle-ci pendant les violents orages de jeudi.
Les fortes pluies (…) avaient entraîné l’évacuation de 180 personnes, dont plus d’une centaine d’enfants de la colonie
Les fortes pluies qui se sont abattues sur Saint-Julien-de-Peyrolas, dans le nord du Gard, avaient entraîné l’évacuation de quelque 180 personnes, dont plus d’une centaine d’enfants de la colonie. Neuf d’entre eux ont été légèrement blessés et les tentes, caravanes et installations ont été dévastées par le ruisseau du Valat d’Aiguèze, proche de la rivière Ardèche, transformée en torrent.

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                L’UE cherche à renforcer son dispositif d’aide lors des catastrophes naturelles



Selon des pompiers sauveteurs, certains enfants ont été retrouvés « accrochés dans les arbres », l’eau, arrivée en vague brutale, étant montée au moins jusqu’à la taille d’un adulte. La colonie était devenue de fait un camping, sans autorisation de la préfecture, et « était installée en zone inondable », avait souligné le procureur au lendemain des inondations.
Le maire de Saint-Julien-de-Peyrolas, René Fabrègue, « avait alerté les responsables de l’association. Il avait même saisi le tribunal administratif et dans les 48 heures avant le drame, les autorités municipales avaient alerté les responsables de l’association sur le danger à rester là en raison de la montée éventuelle des eaux », selon le parquet.
A cause de fortes pluies sur le centre-est et le sud-est de la France, 750 personnes ont été évacuées dans l’ensemble du Gard jeudi, classé en vigilance orange pour des orages-pluies-inondations.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Des internautes et des élus français appellent au boycott de la marque américaine de vêtements, qui met en scène une enfant voilée dans une publicité.
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Une campagne publicitaire de Gap montrant une enfant voilée suscite la polémique

Des internautes et des élus français appellent au boycott de la marque américaine de vêtements, qui met en scène une enfant voilée dans une publicité.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 06h42
   





                        



   


« Commencer l’année du bon pied consiste à ne plus en mettre un chez Gap. Rien n’autorise ni ne justifie qu’on voile des petites filles : où est leur liberté ? Où est leur libre arbitre ? Où est leur choix ? Que ce soit un argument commercial m’écœure. » La députée La République en marche (LRM) Aurore Bergé a réagi, vendredi 10 août, à la polémique provoquée par une campagne publicitaire de la marque américaine de prêt-à-porter Gap dans laquelle apparaît une enfant voilée. Sur Twitter, la porte-parole du groupe LRM à l’Assemblée appelle, comme d’autres, à boycotter Gap.

Commencer l'année du bon pied consiste à ne plus en mettre un chez Gap. 
— auroreberge (@Aurore Bergé)


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En cause, une campagne pour la collection lancée pour la rentrée scolaire, dont une première image a été publiée par le compte anglophone@GapKids de la marque le 31 juillet. Y figurent deux enfants, dont une petite fille portant un voile bleu. Samedi, l’image et un clip réunissant une vingtaine d’enfants, dont la fillette voilée, étaient visibles sur le site français de la marque de vêtements.

   


L’enseigne explique à propos de cette campagne que « cette saison, GapKids encourage les enfants à renouer avec l’école en célébrant les différences ». Elle indique également que les enfants qui apparaissent dans la publicité viennent d’une école publique élémentaire new-yorkaise : 
« Notre campagne est portée par des enfants venus du PS13 [Public School 13, le nom de l’école] de Harlem, New York, et nous faisons appel à leurs forces et leur créativité pour réaliser quelque chose de vraiment incroyable. »
« Un piétinement de nos valeurs »
Si cette campagne est destinée à l’international, elle a suscité des réactions en France cette semaine, dont certaines de la part de responsables politiques. Outre Aurore Bergé, Anne-Christine Lang, députée LRM, a déclaré qu’elle n’irait « plus jamais » chez Gap, n’acceptant « pas de voir des petites filles voilées ».
La porte-parole du groupe Les Républicains (LR) Lydia Guirous s’est également élevée contre cette campagne, accusant la marque de « soumission à l’islamisme ». « J’ai dénoncé à plusieurs reprises cette montée en puissance du voile imposée aux petites filles qui est une maltraitance et un piétinement de nos valeurs d’égalité, de liberté et de laïcité ! », a-t-elle écrit jeudi sur Twitter.

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          Niqab, hidjab, burqa : des voiles et beaucoup de confusions



Valérie Boyer, députée LR des Bouches-du-Rhône, s’est exprimée vendredi :
« Gap affiche une petite fille voilée. La maltraitance qui lui est infligée, l’inégalité qui lui est imposée (…), l’enfermement dans son genre ne soulèvent aucune protestation. Le marketing promeut la soumission à l’islamisme. »
Un hashtag #BoycottGap a été lancé sur les réseaux sociaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Dénoncé par d’ex-salariées, Benjamin Dessange, fils du créateur de l’entreprise, Jacques Dessange, a été placé sous le statut de témoin assisté le 11 juillet.
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Le patron du groupe de coiffure Dessange mis en cause pour harcèlement sexuel

Dénoncé par d’ex-salariées, Benjamin Dessange, fils du créateur de l’entreprise, Jacques Dessange, a été placé sous le statut de témoin assisté le 11 juillet.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 15h44
    |

            Emeline Cazi








                        



                                


                            
Elle avait bien noté une gêne, à l’issue de l’entretien, lorsqu’ils lui ont demandé ce qu’était devenue cette plainte pour harcèlement sexuel qu’elle avait déposée, en 2014, contre Benjamin Dessange, son ancien patron. Mais, comme elle et ses futurs potentiels employeurs s’étaient entendus sur le salaire, la voiture de fonction et sa date d’embauche, Annabel Talon est restée confiante. « On vous tient informée », ont-ils assuré. Les dirigeants de la société n’ont jamais rappelé. « Le monde de la coiffure est petit. Ils ont interrogé votre ancien employeur… », a fini par expliquer le cabinet de recrutement, trois semaines plus tard.
Depuis le 11 juillet, Benjamin Dessange, 51 ans, président du groupe Dessange, est placé sous statut de témoin assisté pour « harcèlement sexuel » et « appels téléphoniques malveillants ». Le 2 août, les avocats d’Annabel Talon, Mes Patrick Maisonneuve et Charlotte Paredero, non satisfaits, ont demandé à la juge d’organiser une confrontation et de réentendre le PDG, en leur présence.
Sa vie d’avant, Annabel Talon la passait dans les avions. Directrice commerciale export du groupe Dessange, elle s’envolait aux quatre coins du monde pour implanter « la marque ». Elle travaillait non-stop. A 35 ans, dont vingt d’ancienneté maison, elle dormait dans les hôtels quatre étoiles et siégeait au comité de direction d’un grand groupe. Joli parcours pour une fille des Minguettes, dans la banlieue sud de Lyon, qui débuta, à 15 ans, comme apprentie coiffeuse.

C’est au retour d’un voyage en Chine, à l’été 2013, qu’elle a tout envoyé balader : jamais plus elle ne travaillerait pour lui. Arrivée à Roissy, elle a appelé une avocate. « Vous allez chez le médecin, vous vous faites arrêter, je vous attends, lundi, à 9 heures », lui a répondu celle-ci. Le temps de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Sept jeunes avaient été blessés dans la nuit du 29 au 30 juillet dans cette commune de Côte-d’Or. Les deux hommes arrêtés ont été placés en garde à vue.
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Fusillade à Beaune : les deux auteurs présumés interpellés, le mobile raciste retenu

Sept jeunes avaient été blessés dans la nuit du 29 au 30 juillet dans cette commune de Côte-d’Or. Les deux hommes arrêtés ont été placés en garde à vue.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 22h59
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 16h22
   





                        



   


Deux hommes, soupçonnés d’être à l’origine des tirs qui ont blessé sept jeunes dans la nuit du 29 au 30 juillet à Beaune (Côte-d’Or), ont été interpellés vendredi 10 août au soir dans les Bouches-du-Rhône. Tous deux ont été placés en garde à vue, a annoncé le parquet de Dijon dans un communiqué. Ils sont soupçonnés de « tentative d’assassinat, violences aggravées par (…) notamment la circonstance que les faits ont été commis en raison de l’appartenance à une soi-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée, injures publiques à caractère racial, menaces de mort à caractère racial », a précisé le parquet.
Le premier suspect a été interpellé à 16 h 30 par la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Marseille dans la commune de Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône). Le second homme, resté au volant de son véhicule, s’est échappé en fonçant sur les policiers, « blessant à la jambe un fonctionnaire de la BRI de Marseille ». Il a finalement été interpellé à son tour, dans la même commune, à 19 h 45. Il devra également répondre du chef de « tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de la force publique », poursuit le communiqué.
Sept jeunes blessés
Ces interpellations surviennent plus de deux semaines après les faits. Le 30 juillet vers 2 heures, une Renault Clio était tombé sur un groupe de jeunes dans le quartier populaire de Saint-Jacques, à Beaune. Très rapidement, la situation s’envenime entre les passagers de la voiture et les jeunes qui les accusent, selon les témoignages, d’être « sur leur territoire ». Une bombe lacrymogène est d’abord utilisée par les membres de la voiture, selon Le Parisien. Des insultes racistes sont également proférées.
« A 4 h 20, les deux auteurs revenaient à bord d’une Mercedes classe B (…) et faisaient feu avec une arme longue sur les personnes présentes », a indiqué le parquet. Les sept jeunes, âgés de 18 à environ 25 ans, ont été blessés, dont deux sérieusement, par les « gerbes de plombs de calibre 12 », sans toutefois que leurs jours n’aient été mis en danger. Selon les témoignages, des insultes racistes ont été proférées par les occupants du véhicule.

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« Jusqu’à une quarantaine de policiers et une vingtaine de gendarmes ont été mobilisés » pour retrouver les auteurs des tirs, a fait valoir le parquet, ajoutant que la localisaton des suspects « s’est avérée difficile, ceux-ci étant très mobiles sur le territoire national ».
L’exploitation des caméras de surveillance et des plaques d’immatriculation des différentes voitures utilisées par les suspects ont permis l’identification des deux hommes, puis leur interpellation. Les policiers de la police judiciaire de Dijon ont également utilisé les informations de la téléphonie, bien que les deux hommes en cavale, domicilés en Côte-d’or, avaient « pourtant pris le soin de couper leur téléphone ou changer de puce téléphonique », selon Le Parisien.
Soutien de SOS-Racisme
Environ cent cinquante personnes s’étaient rassemblées un peu plus tôt, vendredi, sur les lieux des tirs, en soutien aux victimes et à leurs familles, à l’appel notamment de SOS-Racisme, qui avait dénoncé une « sous-estimation systématique » par la justice « de la dimension raciste des agressions contre les personnes ».
Le parquet avait alors pour sa part indiqué à plusieurs reprises ne privilégier « aucune piste » entre « règlement de comptes », « acte de vengeance » ou « action à caractère raciste », avant de retenir les injures racistes proférées comme circonstance aggravante.
« Ici, tout le monde se connaît, on est comme une famille », avait déclaré Abdelhamid El Ghezali, le père de l’une des deux victimes les plus gravement touchées. Le rassemblement permet « à tous les voisins de se parler, pour rétablir la confiance, parce que les gens ont très peur ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Les faits se seraient déroulés vis-à-vis d’une employée du conseil départemental du Puy-de-Dôme, en 2016, lors d’une réunion de l’Unesco au palais des congrès d’Istanbul.
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Le maire communiste de Firminy, Marc Petit, renvoyé en correctionnelle pour agression sexuelle

Les faits se seraient déroulés vis-à-vis d’une employée du conseil départemental du Puy-de-Dôme, en 2016, lors d’une réunion de l’Unesco au palais des congrès d’Istanbul.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 20h28
   





                        


Le maire communiste de Firminy (Loire), Marc Petit, comparaîtra devant le tribunal correction de Saint-Etienne le 24 janvier pour agression sexuelle, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de source judiciaire, vendredi 10 août.
Les faits se seraient déroulés avec une employée du conseil départemental du Puy-de-Dôme, en juillet 2016, lors d’une réunion de l’Unesco au Palais des congrès d’Istanbul. La plaignante, qui avait déposé plainte à son retour en France, accuse l’élu de l’avoir conduite dans un endroit isolé du centre de congrès « pour tenter de l’embrasser et lui caresser un sein », a déclaré à l’AFP son avocate, Anne Paccard. En retour, sa cliente l’aurait giflé.

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L’édile nie les accusations
En juin, lors d’une confrontation avec son accusatrice dans les locaux de la police judiciaire, le maire de l’agglomération stéphanoise, aujourd’hui âgé de 51 ans, avait nié l’agression.
Les deux protagonistes se trouvaient à Istanbul alors que l’Unesco examinait les candidatures au patrimoine mondial de la chaîne des puys d’Auvergne et de l’œuvre du Corbusier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Après la fusillade du 30 juillet, qui a visé 7 jeunes, SOS-Racisme dénonce une « sous-estimation systématique » par la justice « de la dimension raciste des agressions ».
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Beaune : 150 personnes rassemblées en soutien aux victimes de la fusillade

Après la fusillade du 30 juillet, qui a visé 7 jeunes, SOS-Racisme dénonce une « sous-estimation systématique » par la justice « de la dimension raciste des agressions ».



Le Monde
 |    10.08.2018 à 20h25
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 20h39
   





                        


Environ cent cinquante personnes se sont rassemblées vendredi 10 août en fin de journée à Beaune, en Côte-d’Or, en soutien aux sept jeunes blessés par des tirs de fusil donnés dans la nuit du 29 au 30 juillet, a constaté un journaliste de l’AFP.
Vers 4 heures du matin le 30 juillet, sept jeunes âgés de 18 à environ 25 ans avaient été blessés par des inconnus qui ont tiré au fusil de chasse depuis une voiture. Deux d’entre eux avaient été sérieusement touchés par les plombs, sans toutefois que leurs jours n’aient été en danger.
Plus tôt, vers 1 h 30, une rixe avait éclaté entre les occupants d’une première voiture et le groupe de jeunes. Selon les témoignages, des insultes racistes ont été proférées par les occupants du véhicule.
Le rassemblement a eu lieu là où se sont déroulés les faits, dans le quartier populaire de Saint-Jacques à Beaune, décrit par ses habitants comme un quartier calme, à l’appel de SOS-Racisme et d’un collectif « pour soutenir les victimes et leurs familles, pour que justice soit faite, pour dire non au racisme et à la violence ».
« Les gens ont très peur »
« Ici tout le monde se connaît, on est comme une famille », explique Abdelhamid El Ghezali, le père de l’une des deux victimes les plus gravement touchées. Le rassemblement permet « à tous les voisins de se parler, pour rétablir la confiance, parce que les gens ont très peur ». Encore hospitalisé à Dijon, le fils de 24 ans de M. El Ghezali « a été touché un peu partout, au dos, à la tête… Il a été opéré du poumon, du foie, des reins », raconte son père.
Le parquet a indiqué à plusieurs reprises ne privilégier « aucune piste » entre « règlement de compte », « acte de vengeance » ou « action à caractère raciste », dans l’attente des résultats de l’enquête. SOS-Racisme avait de son côté dénoncé une « sous-estimation systématique » par la justice « de la dimension raciste des agressions contre les personnes ».
« Ce n’est pas parce que des jeunes se font tirer dessus dans un quartier, comme on dit, que ce sont des délinquants », a insisté vendredi 10 août le président de l’association SOS-Racisme, Dominique Sopo, présent vendredi soir à Beaune.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Trois alpinistes italiens étaient portés disparus dans le massif depuis trois jours.
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Alpinistes disparus dans le Mont-Blanc : un premier corps retrouvé, les autres localisés

Trois alpinistes italiens étaient portés disparus dans le massif depuis trois jours.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 18h34
   





                        



   


Le corps d’un des trois alpinistes italiens portés disparus dans le massif du Mont-Blanc depuis trois jours a été retrouvé vendredi 10 août, et ceux de ses compagnons ont été localisés, ont fait savoir les secours en montagne et la préfecture de Haute-Savoie.
Le corps a été identifié comme étant celui de Luca Lombardini par le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix, qui avait lancé un appel à témoins. « Les deux autres alpinistes ne peuvent pas être vivants. Ils sont probablement ensevelis sous des pierres et de la glace. Ils se trouvent probablement dans un carré de quelques dizaines de mètres » par rapport au premier corps, selon la même source. Mais les secours n’ont pas « de visuel pour l’instant » de ces deux alpinistes.

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« Il est vraisemblable qu’ils ont basculé ensemble »
La corde reliant les trois Italiens, qui plongeait dans l’amas de rochers, a été coupée pour récupérer le premier corps, a précisé la préfecture. Ce corps « a été retrouvé vers 13 heures au pied de l’aiguille Verte, côté Argentière. Les trois alpinistes évoluaient sur une arête à 3 400-3 500 mètres. Il est vraisemblable qu’ils ont dévissé et ont basculé ensemble », selon le PGHM.
Outre les gendarmes, une dizaine d’hommes, dont six secouristes Italiens du val d’Aoste, étaient partis à leur recherche dans le secteur de l’aiguille des Grands-Montets, assistés par un hélicoptère de la sécurité civile et par un drone. Les opérations de récupération des corps reprendront samedi 11 août au matin.
Partis mardi pour les Grands-Montets
Selon l’agence italienne ANSA, l’un des disparus, Alessandro Lombardini, 28 ans, est membre du secours alpin de la garde des finances de la ville frontalière de Bardonecchia. Il était accompagné de son frère Luca, dont cette sortie était le cadeau d’anniversaire, et de la fiancée de ce dernier.
Selon la Compagnie du Mont-Blanc, les trois disparus avaient pris la première benne mardi 7 août pour rejoindre le secteur des Grands-Montets, à 3 300 mètres d’altitude. Ne les voyant pas revenir, l’épouse de l’un d’eux avait alors alerté les secours italiens.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ L’agriculteur de 38 ans avait été arrêté en gare de Cannes en compagnie de demandeurs d’asile le 23 juillet 2017.
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Aide aux migrants : assouplissement du contrôle judiciaire de Cédric Herrou

L’agriculteur de 38 ans avait été arrêté en gare de Cannes en compagnie de demandeurs d’asile le 23 juillet 2017.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 19h05
   





                        



   


Le contrôle judiciaire du militant Cédric Herrou, devenu le symbole de l’aide aux migrants à la frontière franco-italienne, a été assoupli vendredi 10 août par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, selon son avocat. M. Herrou avait demandé la veille la levée de son contrôle judiciaire devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel, qui a siégé à huis clos.

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De nouveau le droit de voyager
Selon son avocat, Bruno Rebstock, l’obligation de se présenter tous les quinze jours à la gendarmerie est maintenue. En revanche, « Cédric Herrou récupère son passeport, peut quitter le territoire national en informant le juge d’instruction et peut librement fréquenter les gares et parvis », a précisé Me Rebstock, saluant une décision « encourageante ».
L’agriculteur âgé de 38 ans peut également aller en Italie, pays situé à proximité de son domicile, mais « uniquement pour raisons professionnelles », a souligné son avocat.
« Je suis soulagé personnellement, ma vie sera plus simple et cela signifie aussi que l’on ne me considère pas comme un délinquant ou quelqu’un de dangereux », a réagi auprès de l’AFP Cédric Herrou. Tout en ajoutant :
« On criminalise les personnes qui aident les migrants alors que nous sommes de simples citoyens qui réagissent aux défaillances des Etats sur le sujet. »
Le principe de fraternité reconnu par le Conseil constitutionnel
Cette seconde demande de M. Herrou de levée de son contrôle judiciaire s’est appuyée, selon sa défense, sur la décision du Conseil constitutionnel du 6 juillet dernier selon laquelle une aide désintéressée au « séjour irrégulier » des étrangers ne saurait être passible de poursuites, au nom du principe de fraternité.
Le contrôle judiciaire de Cédric Herrou est en place depuis le 23 juillet 2017, quand il avait été arrêté en gare de Cannes avec des demandeurs d’asile. « C’est un moyen de bloquer mes actions en fait, d’entraver ma liberté et non pas seulement de la contrôler. C’est un moyen de punir les gens avant de les avoir jugés », avait-il dénoncé jeudi.
Il s’élève également contre la présence de « 40 gendarmes mobiles sur [sa] propriété vingt-quatre heures sur vingt-quatre ». « Il y a un constat d’huissier. Ils sont restés sur ma propriété un mois et demi et on va porter plainte », a-t-il dit.

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                La fraternité, au principe de l’aide aux migrants







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Pour l’historien, la suppression du terme controversé est une fausse bonne idée pour lutter contre le racisme.
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Pap Ndiaye : « Gommer le mot “race” de la Constitution française est un recul »


Par                                            Coumba Kane et 
                            Emile Costard




LE MONDE
              datetime="2018-08-10T16:03:58+02:00"

        Le 10.08.2018 à 16h03

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        Mis à jour le 10.08.2018 à 16h43






Durée : 05:43 | 

Le 12 juillet, les députés français ont voté pour la suppression du mot « race » de la Constitution. L’article 1er stipulera désormais que la France « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de sexe, d’origine ou de religion » au lieu de « sans distinction d’origine, de race ou de religion ». Un vote symbolique mais qui risque « d’affaiblir le combat antiraciste » selon Pap Ndiaye, normalien et professeur d’histoire sociale à Sciences Po.


                

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Depuis 2003, quatre lois ont tenté de limiter les recours abusifs contre les permis de construire. En vain. Elles se heurtent au risque d’attenter au droit constitutionnel de les former.
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Permis de construire : la vaine lutte contre les recours abusifs

Depuis 2003, quatre lois ont tenté de limiter les recours abusifs contre les permis de construire. En vain. Elles se heurtent au risque d’attenter au droit constitutionnel de les former.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 11h54
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Les promoteurs n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer les recours abusifs contre les permis de construire et réclamer au gouvernement des mesures coercitives. A chaque conférence de presse, la présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers cite les 30 000 logements bloqués par ces procédures. Depuis 2003, pas moins de quatre lois ont tenté, sans succès, de limiter ces recours qui, pourtant, ne concernent qu’entre 1,2 % et 1,6 % de l’ensemble des permis délivrés, avec une géographie bien particulière toutefois puisqu’ils sont 13,2 % à Marseille et 7,5 % à Lyon. Les délais de traitement sont de vingt-trois mois, en moyenne, en première instance, puis seize à dix-huit mois en appel, selon le rapport, daté du 11 janvier, de la conseillère d’Etat, Christine Maugüé.
Dans le secret des cabinets d’avocats, les promoteurs acceptent par conséquent assez facilement de payer, exigent la confidentialité et se montrent bien timorés à l’idée de porter plainte en cas de procédure abusive, stimulant involontairement les requérants. « Ils n’ont en fait pas le choix car, en cas de recours, les banques ne débloquent pas les prêts », souligne l’avocate spécialiste du droit de l’urbanisme Hélène Cloëz, coauteure de l’ouvrage En finir avec les recours d’urbanisme abusifs (PC Editions, 64 p., 10 euros) dont la publication est soutenue par le réseau d’agences Orpi et deux grandes foncières, Gecina et la Société foncière lyonnaise. 
Inefficace
Toute la difficulté pour le législateur est d’endiguer les recours sans attenter au droit constitutionnel de les former et entraver l’action protectrice des vraies associations de défense de l’environnement. Ainsi, la loi du 18 juillet 2013 imposait d’enregistrer les transactions au service des impôts : « Ce dispositif a pour ambition d’identifier les requérants abusifs mais il n’a, en réalité, pas montré d’effet dissuasif », explique Hélène Cloëz.
Autre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Plusieurs internautes se sont plaints d’avoir retrouvé leur nom dans un fichier d’utilisateurs ayant activement tweeté sur l’affaire Benalla.
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Fichier de comptes Twitter actifs lors de l’affaire Benalla : la CNIL saisie

Plusieurs internautes se sont plaints d’avoir retrouvé leur nom dans un fichier d’utilisateurs ayant activement tweeté sur l’affaire Benalla.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 06h36
   





                        



   


La Commission nationale de l’informatique et libertés (CNIL), le gendarme français de la vie privée en ligne, a confirmé, jeudi 9 août, qu’elle allait instruire les plaintes qui lui avaient été transmises ces derniers jours à propos d’un fichier, constitué courant juillet, listant des comptes Twitter particulièrement actifs durant l’affaire Benalla. Ce fichier, compilé par une ONG belge, EU Disinfo Lab, avait servi de base à une étude, en juillet, analysant la diffusion des informations sur l’affaire Benalla.
L’étude en question concluait, entre autres, que des comptes militants, pour certains qualifiés de russophiles dans des extraits publiés avant la finalisation de l’étude, avaient largement contribué à la diffusion des informations. EU Disinfo Lab estimait également qu’une partie de ces comptes étaient probablement automatisés.
Violation de la vie privée, voire « fichage politique »
La méthodologie de l’étude avait été contestée sur certains points par des militants et des médias, et EU Disinfo Lab a publié, cette semaine, les fichiers qui ont servi à la mener pour clarifier la manière dont elle a travaillé. Mais de nombreux internautes se sont agacés de découvrir leur compte Twitter dans le fichier, et ont saisi la CNIL pour ce qu’ils estiment être une violation de leur vie privée, voire un « fichage politique ». Depuis jeudi, des militants de La France insoumise affichent également, de manière ironique, un « numéro de matricule » dans leur profil Twitter ou en signature de leurs messages, correspondant à la ligne dans laquelle leur compte apparaît dans le fichier.

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Le message de la CNIL ne préjuge pas d’une éventuelle sanction – l’instruction par la Commission est la procédure standard lorsqu’elle est saisie par des citoyens. Dans un message publié vendredi, EU Disinfo Lab précise que « la publication des données brutes de l’étude a été réalisée afin de répondre aux nombreuses demandes publiques de transparence », et que « l’étude publiée repose sur une base légale. Elle est fondée sur l’exercice du droit à la liberté d’information et du droit du public à l’information, ce qui constitue un intérêt légitime au regard du [règlement européen adopté cette année] RGPD et ne nécessite donc pas de recueillir le consentement des personnes concernées ». Les travaux de recherche disposent, en Europe, d’un certain nombre de dérogations à la réglementation sur la collecte de données personnelles.
Questions sur la publication du fichier
Pour certains spécialistes, dont l’association française de défense des libertés numériques La Quadrature du Net, c’est surtout la publication du fichier de données brutes qui pose problème, en vertu de l’article 6 du règlement européen : « Cette publication n’était nécessaire à la poursuite d’aucun objectif. Or, publier des données perso [nnelles] sans consentement est toujours illicite, si ce n’est nécessaire à aucun objectif », analyse l’organisation. EU Disinfo Lab a, depuis, supprimé le fichier qu’il avait mis en ligne sur un service de partage de documents.
EU Disinfo Lab étant une organisation de droit belge, la CNIL a annoncé qu’elle coopérerait avec son homologue belge pour l’instruction des plaintes. Ce mécanisme de collaboration européenne est notamment prévu par le RGPD.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Baisse des dotations, montée en puissance des intercommunalités… Le nombre de maires ayant quitté leur fonction depuis 2014 est en forte hausse.
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Usés par la fonction, de plus en plus de « petits maires » jettent l’éponge

Baisse des dotations, montée en puissance des intercommunalités… Le nombre de maires ayant quitté leur fonction depuis 2014 est en forte hausse.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 12h47
   





                        


L’écharpe des « petits maires » est de plus en plus lourde à porter. « On se sent inutiles, il y a une désespérance face à l’arrogance de l’Etat », confie Philippe Rion, maire démissionnaire de Castillon (Alpes-Maritimes). Usés par leur fonction, ils sont de plus en plus nombreux à capituler à moins de deux ans de la fin de leur mandat.
Si la démission la plus fracassante fut sans nul doute celle du maire de Sevran (Seine-Saint-Denis), Stéphane Gatignon, en mars, qui dénonçait le « mépris de l’Etat pour les banlieues », les maires de petites villes, parfois au bord du burn-out, sont tout aussi nombreux à se décourager.

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Pêle-mêle, les premiers magistrats dénoncent la baisse des dotations publiques, la suppression de la taxe d’habitation, la baisse des contrats aidés, l’augmentation du périmètre de décision avec la montée en puissance des intercommunalités, ou encore l’arrogance de l’administration territoriale. Ils sont nombreux à faire part de leur sentiment d’être « étranglés, tant financièrement que matériellement ». D’où une vague de démissions inédite.
« L’impression de flouer ceux qui m’avaient élu »
Selon un calcul de l’Agence France-Presse, réalisé à partir du Répertoire national des élus (RNE) en tenant compte de l’effet du non-cumul des mandats, le nombre de maires ayant quitté leur fonction depuis 2014 est en hausse de 55 % par rapport à la précédente mandature. Ils seraient 500 selon une estimation de l’Association des maires de France (AMF), interrogée par Franceinfo ; 1 021 depuis les dernières élections municipales de 2014, selon l’analyse du RNE, exploitée par Le Figaro.
« Il y a des mois où je ne savais plus comment payer les employés », déplore Philippe Rion, qui a dû « tailler sur tout », y compris en « arrêtant les commémorations nationales », avant de finir par augmenter la taxe d’habitation. « Psychologiquement, c’est très dur, on essuie les reproches des uns et des autres, raconte-t-il à Franceinfo. J’avais l’impression de flouer ceux qui m’avaient élu. »

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« Les communes ne sont qu’une variable d’ajustement financière aux yeux de l’Etat », critique l’ancien maire dont le village de 380 habitants a enregistré une baisse de 50 % en cinq ans de sa dotation globale de fonctionnement (DGF), principale contribution financière de l’Etat aux collectivités. Selon l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales (OFGL), la DGF représentait 14,8 % des recettes de fonctionnement des communes en 2017, contre 21 % en 2013.
Malgré une légère hausse de son montant global en 2018, près de la moitié des communes ont vu leur dotation baisser cette année, selon l’AMF, qui a réclamé mi-juillet la création « en urgence » d’un fonds spécial pour les communes les plus en difficulté.
La suppression de la taxe d’habitation, qui représente 34 % des recettes fiscales des communes, et la forte baisse des contrats aidés, considérés comme une bouffée d’oxygène dans les campagnes, ont encore accru les mécontentements.

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Fusion dans des plus grosses intercommunalités
Mais c’est la refonte de la carte intercommunale en 2016, issue de la loi NOTRe, qui a suscité le plus de dissensions, les maires devant se plier à des fusions souvent coûteuses en temps et en énergie pour intégrer des intercommunalités de plus en plus grosses.

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« Il y a une concentration des pouvoirs au sein des intercommunalités et les maires ont le sentiment de devenir les exécutants de décisions prises ailleurs », analyse Luc Rouban, chercheur au Cevipof. « Ils se retrouvent noyés dans un ensemble d’élus et voient leur capacité d’imagination et d’impulsion encore plus limitée, avec l’impression d’un dessaisissement », abonde Emeric Bréhier, de la Fondation Jean-Jaurès.
Gilbert Parmentier, maire démissionnaire des Aulneaux (Sarthe), a vu passer le périmètre de la communauté de communes à laquelle il appartient de 13 000 à 29 000 habitants et de 43 à 78 représentants.

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« C’est très usant, ça fait des réunions à rallonge, et les maires des petites communes sont souvent tournés en dérision quand ils prennent la parole face à des élus dont la politique est le métier », assure cet ancien instituteur, pourtant « dans les conseils municipaux depuis trente ans ».
« Demain, il ne restera plus au maire que le privilège de l’état civil et de l’écharpe », regrette André Laignel, vice-président délégué de l’AMF, pour qui « l’affaiblissement, voire la disparition des communes » constitue « un recul de la démocratie et du vivre-ensemble ».
Mission complexe et indemnités dérisoires
Parallèlement, la mission du premier édile n’a cessé de se complexifier, avec « beaucoup de travail administratif et d’assistance sociale, et des indemnités très basses dans les petites communes », constate Luc Rouban.
En effet, moins la commune est peuplée, plus le montant de l’indemnité perçue par le maire sera faible. Ainsi, celui d’une commune de moins de 500 habitants – ainsi la majorité des communes françaises – ne peut pas toucher plus de 17 % de l’indice de référence, soit 658,01 euros. La rémunération double ensuite dans les communes de 500 à 999 habitants, et passe à 1 664,38 euros dans la fourchette supérieure (1 000 à 3 499 habitants).
Dans un communiqué justifiant sa démission en juin, la maire de Guérande (Loire-Atlantique), Stéphanie Phan Thanh, explique s’être engagée parfois « au-delà de [ses] forces » et « souvent au détriment de [sa] famille » dans un mandat qui nécessite de « s’investir à 200 % ».
Face à cette situation, les associations réclament un véritable statut de l’élu, avec une augmentation des indemnités, un retour à la vie professionnelle facilité et une révision des conditions dans lesquelles la responsabilité pénale des maires peut être engagée.

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« A la limite du burn-out »
Du côté des administrés, les exigences n’ont pas diminué, au contraire. « Si un trottoir est un peu défoncé, il faudrait que le lendemain ce soit réparé », se plaint Claude Descamps, maire démissionnaire de Prayssac (Lot). « Les gens veulent régulièrement vous faire des procès », poursuit-il, ajoutant avoir été « à la limite du burn-out ». L’ancien édile a présenté sa démission au préfet après que son médecin lui a dit : « Arrête tes conneries ou tu risques de mourir. »
Selon le baromètre 2018 du Cevipof, la confiance des Français envers leur maire a baissé de neuf points en un an. « Le niveau d’attente augmente d’autant plus qu’il y a un report de problèmes nationaux sur le local, comme la disparition des services publics », observe M. Rouban.

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Inquiétude d’une disparition de la fonction
Tous s’inquiètent de plus en plus ouvertement de la disparition de la fonction, ou du moins de sa réduction « à l’état civil » et aux affaires « de voisinage ». « Je ne sais pas si la finalité ce n’est pas d’user les maires, de dégoûter tout le monde pour faciliter la disparition des communes », s’inquiète auprès de Franceinfo, Vanik Berberian, maire de Gargilesse-Dampierre (Indre) et président de l’AMRF.

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Ce dernier estime que « l’aristocratie de la haute administration » a du mal à saisir le quotidien des maires. Au moment de sa prise de parole devant Edouard Philippe lors de la Conférence nationale des territoires, il se souvient d’ailleurs n’avoir pu s’empêcher de sourire en pensant à ce qu’il était en train de faire la veille, raconte-t-il à Franceinfo : « Le premier ministre devait être à mille lieues d’imaginer que je débloquais une jeune fille coincée dans les toilettes publiques ! », s’amuse-t-il. Et Philippe Rion d’abonder : « Je n’ai pas fait l’ENA, mais je sais gérer une commune ! »

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Déjà, lors des dernières élections municipales de 2014, certaines villes avaient peiné à trouver des volontaires. Sans pour autant régler le problème de fond : « Des candidats se sont présentés pour dépanner, en prévenant dès le départ qu’il ne fallait pas compter sur eux pour s’investir », raconte le président des maires ruraux. Une situation qui risque de ne pas s’améliorer lors des prochaines élections municipales, en 2020, où l’AMRF craint déjà un déficit de candidats.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le monde bouge, la bienséance avec. Tout l’été, « M » dispense ses règles du savoir-vivre au XXIe siècle. Cette semaine, vade-mecum des faux pas à éviter au bureau comme en coworking.
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Ne jamais dire « commencez la réunion sans moi » : petit guide des bonnes manières au travail


                      Le monde bouge, la bienséance avec. Tout l’été, « M » dispense ses règles du savoir-vivre au XXIe siècle. Cette semaine, vade-mecum des faux pas à éviter au bureau comme en coworking.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 06h36
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                            Guillemette Faure








                              

                        

Une étude américaine nous apprend que 88 % des cartes de visite données sont jetées dans la semaine suivant leur distribution. Voilà une raison de plus de s’interroger sur leur utilité. Quel intérêt y a-t-il à laisser sa carte à l’heure des échanges de contacts électroniques ? On fera remarquer aux sceptiques que parmi ceux qui se posent la question, certains portent encore des montres pour avoir l’heure. La carte de visite ne sert pas à donner vos coordonnées, mais à dire à vos interlocuteurs que vous êtes quelqu’un qui mérite qu’on lui imprime des cartes de visite – en plus de mériter de porter une montre.
Comment savoir où s’arrête la modernité et où commence l’incorrection ?
La question des cartes de visite, dont la Baronne Staffe faisait une priorité quel que soit le coût (« on doit autant qu’on peut dissimuler sa pauvreté »), fait partie des sujets brûlants à l’ère du nomadisme et du télétravail. Hors les cartes de visite, les couloirs qu’affectionnent ceux qui ne veulent – ou ne peuvent, merci l’open space – pas téléphoner assis et les réunions restent l’apanage des gens qui possèdent un bureau. Il est de bon ton d’en profiter tout en le déplorant ouvertement. Convié à une réunion, on ne répond pas « commencez sans moi », car cela sous-entend que vous auriez mérité d’être attendu et que ce qui s’y dira n’a aucun intérêt.

En revanche, comme l’a établi Elon Musk, « il n’est pas impoli de partir, il est impoli de faire rester quelqu’un et de lui faire perdre son temps ». Notons que le « meeting-bashing » reste la signature de patrons qui passent leur temps dans des avions parce qu’ils savent que les réunions virtuelles ne remplacent pas celles autour de tables en dur. Evidemment, il faut bien choisir le moment de faire sa sortie. Garder des bonnes manières au travail est compliqué depuis que la disruption est devenue une vertu. Comment savoir où s’arrête la modernité et où commence l’incorrection ?
On...



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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Multipliant les recours contre les permis de construire, Pierre-Alain Wanten avait soutiré 1,6 million d’euros à onze promoteurs. Il vient d’être condamné.
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Comment un petit escroc a berné des géants de l’immobilier

Multipliant les recours contre les permis de construire, Pierre-Alain Wanten avait soutiré 1,6 million d’euros à onze promoteurs. Il vient d’être condamné.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 06h34
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            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Pour qui doutait de l’utilité des grands salons professionnels, voilà la preuve : c’est lors d’un cocktail au Marché international des professionnels de l’immobilier, en mars 2017 à Cannes, que plusieurs grands promoteurs et dirigeants de sociétés foncières se sont rendu compte qu’ils étaient tous la cible d’un seul et même empêcheur de construire en rond. Un certain Pierre-Alain Wanten a en effet formé, entre 2015 et 2017, plus de 70 recours gracieux ou contentieux contestant la légalité des permis de construire de grands projets de bureaux, commerces ou hôtels, tous situés à Paris.
Un tel recours c’est, pour le promoteur, la perspective de mois perdus en procédure devant le tribunal administratif – deux ans, en moyenne –, même s’il sort gagnant, et du gel de projets aux enjeux financiers considérables. Un risque qu’a su exploiter M. Wanten. Il propose très vite, au cours d’une négociation privée, de retirer sa requête contre un dédommagement sous des formes diverses, facture de prestation de services plus ou moins rendus, ou versements pouvant aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros. Peu importe le motif fondant ses requêtes, puisqu’il ne sera jamais tranché par un juge.

Après une belle carrière dans l’assurance, l’ancien cadre de 54 ans est, depuis 2006, à la tête d’une société de conseil en épargne salariale au chiffre d’affaires confidentiel. Il agit soit en son nom propre, quand il est voisin du futur chantier, ce qui était le cas dans deux dossiers, ou en celui de l’association Paris urbanisme responsable et écologique (Apure). Créée en 2015, elle a pour but de préserver le patrimoine architectural de Paris ; elle est présidée par lui, est domiciliée chez lui, et administrée par quelques amis, parfois à leur insu.
Un coup d’arrêt a été porté à ce business lucratif le 4 juillet
En deux ans, M. Wanten et son association ont ainsi signé, avec de grands noms de l’immobilier – dont Altarea, Emerige, Pitch Promotion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Les vacances d’été et les fêtes de fin d’année sont les périodes les plus à risque. Les cambriolages ont augmenté de 37 % en France en 12 ans, mais leur nombre stagne depuis 2012.
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Les cambriolages plus fréquents en été et en fin d’année

Les vacances d’été et les fêtes de fin d’année sont les périodes les plus à risque. Les cambriolages ont augmenté de 37 % en France en 12 ans, mais leur nombre stagne depuis 2012.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 18h38
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 10h23
    |

                            Thibaut Faussabry








                        



   


Chaque départ en vacances fait apparaître la peur de voir son logement cambriolé. Ces dix dernières années, le nombre de cambriolages enregistrés par les services de police et de gendarmerie a progressé quasiment chaque année. Les malfrats ciblent en priorité les vacances d’été et les fêtes de fin d’année, profitant des départs en vacances pour passer à l’acte.
Qu’est-ce qu’un cambriolage ?
D’après le site institutionnel Service-public.fr, le vol désigne « l’appropriation d’une chose appartenant à autrui contre sa volonté, un délit passible de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende ». Le vol est requalifié en cambriolage dès lors qu’il est commis avec une effraction, à l’aide d’une ruse ou de l’escalade de l’enceinte (que ce soit un local d’habitation ou un entrepôt) et peut être puni jusqu’à « sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende », d’après l’article 311-5 du code pénal.
Les résidences principales les plus visées
D’après les données fournies par le ministère de l’intérieur, sur l’ensemble des cambriolages enregistrés par les services de police et de gendarmerie en 2017, 59 % concernent des résidences principales. Le reste se partage entre les cambriolages de résidences secondaires, de locaux d’entreprises et d’autres locaux comme les écoles, les hôpitaux ou les musées, par exemple.
Les chiffres publiés par le ministère de l’intérieur rassemblent seulement les cambriolages enregistrés par la police et la gendarmerie. Le nombre réel de cambriolages en France est en réalité bien plus élevé. D’après un rapport de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) paru en 2017, seulement « 55 % des victimes d’un cambriolage ou d’une tentative de cambriolage portent plainte auprès de la police ou de la gendarmerie ».


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Les cambriolages de résidences principales ont augmenté de 37% en 12 ans
Evolution annuelle du nombre de cambriolages enregistrés par les services de police et de gendarmerie en France entre 2005 et 2017.

Source : Ministère de l'intérieur



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Plus de cambriolages au cours des mois d’été et en fin d’année
En 2017, 27 % des cambriolages enregistrés par la police et la gendarmerie, concernant des résidences principales, se sont déroulés au cours des mois de juillet, août et décembre. Les mois d’été sont souvent synonymes de départ en vacances loin de chez soi pour plusieurs jours voire plusieurs semaines. Les malfrats peuvent alors repérer les signes extérieurs indiquant une absence prolongée (accumulation de courrier, volets fermés, etc.) qui leur permettra en cas d’intrusion de disposer de temps pour fouiller l’habitation à la recherche de biens de valeurs.
L’hiver, les cambrioleurs profitent des périodes d’obscurité plus longues pour repérer facilement les logements non éclairés, y entrer et dérober des objets. Cependant, des cambriolages sont aussi commis en présence de l’habitant. Selon le rapport de l’ONDRP, une personne était présente au domicile dans 30 % des cas de cambriolages de résidence principale recensés en 2016.


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Une augmentation du nombre de cambriolages d'habitations principales en août et en décembre 
Evolution mensuelle du nombre de cambriolages enregistrés par les services de police et de gendarmerie en France entre 2015 et 2018.

Source : Ministère de l'intérieur



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Argent, bijoux, matériel hi-fi et informatique sont les objets les plus volés
D’après une étude menée par l’ONDRP parue en 2016, les bijoux restent les biens les plus volés lors des cambriolages. Selon l’estimation mentionnée dans l’étude, les vols de bijoux « concernent 54 % des vols commis au cours de cambriolages déclarés entre 2013 et 2015 ». Suivent dans l’ordre : le matériel hi-fi, photo et vidéo (31 %), l’argent (29 %) et le matériel informatique (29 %).
Plusieurs solutions existent pour dissuader d’éventuels voleurs de commettre un cambriolage. Au quotidien, il est recommandé d’installer une alarme. D’après une publication de l’ONDRP, elle diminue le risque d’effraction de 34 % pour les maisons et de 47 % pour les appartements. Avant de partir en vacances, le ministère de l’intérieur conseille « d’informer son entourage et de créer l’illusion d’une présence, en faisant relever son courrier ou à l’aide d’un programmateur pour la lumière, la télévision ou la radio ». Il est également possible, dans le cadre de l’« opération tranquillité vacances », de signaler son départ au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie la plus proche pour s’assurer de patrouilles autour de son logement durant la durée d’absence.

Le cambriolage violent ou home jacking
Les cambriolages violents en présence des habitants, également appelés home jackings, sont beaucoup moins nombreux que les cambriolages commis à l’intérieur d’un logement vide. Ces cambriolages parfois très brutaux ont très peu progressé ces douze dernières années. S’Ils sont le plus souvent menés sans arme, ils sont très traumatisants pour les victimes. Les malfrats n’hésitent pas à menacer et à frapper les habitants pour se faire communiquer l’emplacement d’objets de valeur ou d’argent liquide. 3 400 home jackings ont été enregistrés par les servies de police et gendarmerie en 2017.






                            


                        

                        

