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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le navire « Aquarius », affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), faisait route dimanche vers l’Europe.
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L’« Aquarius », avec 141 personnes à bord, de nouveau en quête d’un port d’accueil en Méditerranée

Le navire « Aquarius », affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), faisait route dimanche vers l’Europe.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 17h10
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 18h26
   





                        



   


Il demande à l’Europe de désigner « de toute urgence le lieu sûr le plus proche, comme le prévoit le droit maritime international ». Le navire Aquarius, affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), faisait route dimanche vers l’Europe après avoir secouru vendredi 141 personnes au large des côtes libyennes. Le navire n’a pour l’heure reçu aucune confirmation d’un port où accoster, ont annoncé les organisations humanitaires dans un communiqué.
Selon l’équipe de l’Aquarius, le Centre conjoint de coordination des secours (JRCC) libyen a confirmé être l’autorité chargée de la coordination des sauvetages, mais a informé qu’il n’indiquerait pas au navire de lieu sûr de débarquement.

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Les mettre « à l’abri d’abus »
« Nous suivons les dernières instructions du JRCC et allons contacter d’autres RCC (Centres de coordination de sauvetage) afin qu’un lieu sûr nous soit désigné pour débarquer les 141 rescapés », a précisé le coordinateur des secours pour SOS Méditerranée, Nick Romaniuk.
« L’essentiel est que les rescapés soient débarqués sans délai dans un lieu sûr, où leurs besoins fondamentaux soient respectés et où ils seront à l’abri d’abus. »
Le navire humanitaire est devenu le symbole de la crise européenne sur le dossier des migrants. Il s’agit de sa première mission depuis le refus de l’Italie et de Malte de le laisser accoster en juin avec quelque 600 migrants à bord. Le navire avait dû passer neuf jours en mer avant de pouvoir débarquer les rescapés en Espagne. Cet épisode avait eu des répercussions dans toute l’Union européenne, creusant le fossé entre les partisans d’une ligne dure face à la question migratoire et les défenseurs d’une solution européenne et coopérative.

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L’équipage a précisé avant de partir la semaine dernière pour sa dixième mission de l’année qu’il ne renverrait pas de migrants en Libye, le pays n’étant pas considéré comme un refuge sûr. « Les gouvernements européens ont concentré tous leurs efforts à la création d’un JRCC en Libye, mais les événements de vendredi illustrent bien l’incapacité de ce dernier à coordonner intégralement une opération », a souligné le coordonnateur de MSF à bord de l’Aquarius, Aloys Vimard.
SOS Méditerranée et MSF exhortent « une nouvelle fois tous les gouvernements européens ainsi que les autorités maritimes compétentes à reconnaître la gravité de la crise humanitaire qui sévit en Méditerranée, à garantir un accès rapide à des lieux sûrs où débarquer les rescapés et à faciliter plutôt qu’entraver le déploiement d’une assistance humanitaire essentielle en Méditerranée centrale ».

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720 morts en juin et juillet
L’Aquarius est désormais l’un des deux derniers navires humanitaires de recherche et sauvetage présents en Méditerranée centrale. Sous la pression de l’Italie et de Malte, la plupart des navires humanitaires ne patrouillent plus au large des côtes libyennes.
Quelque 720 personnes sont mortes en juin et juillet lorsque les navires des ONG étaient pour la plupart absents du secteur, selon Amnesty International. SOS Méditerranée estime pour sa part que plus de 15 000 personnes sont mortes noyées en quatre ans en Méditerranée en tentant la traversée sur des embarcations de fortune. Plus de 650 000 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes depuis 2014.



                            


                        

                        


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Reportage

Au Mali, un second tour d’élection présidentielle dans la torpeur et les suspicions de fraude

Le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta affronte, dimanche, Soumaïla Cissé lors d’un scrutin qui ne passionne pas les Maliens.

Par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
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        Le 12.08.2018 à 15h53

     •
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        Mis à jour le 12.08.2018 à 16h01






    
Une femme dans un bureau de vote de Bamako, au Mali, lors du second tour de la présidentielle, le 12 août.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


Dans le bureau du coordinateur du centre de vote de Boulkassoumbougou, en périphérie de Bamako, les présidents des bureaux de vote défilent. Ils entrent et repartent au pas de course, un isoloir en carton sous un bras, une urne en plastique sous l’autre. Il est 7 h 45, dimanche 12 août. Le second tour de l’élection présidentielle malienne, opposant le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta (« IBK ») à Soumaïla Cissé, doit commencer dans un quart d’heure.
« Ça manque de suspense tout ça », lâche Mamadou Konaté, l’air désabusé, accoudé à sa moto garée à deux pas du centre de vote. M. Konaté n’ira pas voter car pour lui les jeux sont faits. Au premier tour, IBK a été crédité de 41,7 % des voix, contre 17,78 % pour « Soumi ». Un faible taux de participation est attendu lors de ce second tour. Le 29 juillet, seuls 42,7 % des électeurs se sont rendus aux urnes.

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Troupeaux de moutons
Devant le bureau de vote n° 13, un jeune électeur fait pourtant le pied de grue depuis quinze minutes. « C’est bon, ça a commencé ? », lance-t-il à plusieurs reprises. C’est la première fois que Siaka Diabaté vote pour une élection présidentielle. A 8 heures tapantes, il entre dans le bureau et file dans l’isoloir, le sourire aux lèvres. « Déjà lors du premier tour, je voulais être le premier de mon bureau à voter, mais je me suis fait doubler. Cette fois-ci, j’ai réussi. C’est symbolique et important, il faut accomplir notre devoir civique », explique-t-il.
Sur le large goudron de Koulikoro menant au centre-ville de Bamako, il y avait plus d’acheteurs postés devant les troupeaux de moutons que d’électeurs dans les bureaux de vote visités. L’Aïd el-Fitr sera célébrée le 21 août et les préparatifs de cette fête semblent davantage passionner les Maliens, majoritairement musulmans, que le scrutin présidentiel.
A 4 km de là, le centre de vote de Dravela Bolibana est quasiment vide. Sous une pluie battante, quelques délégués des partis enjambent les flaques, sacs plastiques sur la tête. Sous les préaux des bureaux de vote, il y a plus d’observateurs électoraux et de forces de sécurité que d’électeurs. A l’intérieur du bureau 8, l’isoloir est vide. Délégués et assesseurs prennent leur petit-déjeuner en regardant la pluie tomber. Kadiatou Diarra, déléguée de la Commission électorale nationale indépendante (CÉNI), n’est pas surprise du manque d’influence, dû à la pluie, mais pas seulement. « Au premier tour, il y avait 24 candidats. Aujourd’hui, il en reste deux. Les gens dont les candidats sont éliminés sont découragés, ils vont rester à la maison », prédit-elle.
« Pourquoi essayer de frauder ? »

    
36 000 membres des forces de l’ordre ont été déployés pour sécuriser la présidentielle au Mali.
Crédits : LUC GNAGO / REUTERS


Les soupçons de fraude, agités depuis le début de la campagne par l’Union pour la République et la démocratie (URD), le parti de M. Cissé, auraient-ils découragé encore davantage les Maliens d’aller aux urnes ? La veille du second tour, lors d’une conférence de presse organisée à la va-vite sur les coups de minuit, l’URD a montré un carnet vierge de 50 bulletins de votes, récupéré à Bamako. « Si des bulletins circulent ainsi, n’est-ce pas pour détourner le vote des Maliens et in fine bourrer les urnes ? Nous avons toutes les raisons de croire que d’autres carnets sont en circulation à Bamako et ailleurs », a déclaré Tiébilé Dramé, le directeur de campagne de Soumi.
« Il est des manœuvres dont nous savons qu’elles sont à l’œuvre pour faire croire que nous serions dans une logique de fraude. (…) Comment frauder quand on l’assurance de l’estime de son peuple ? Pourquoi essayer de frauder ? », a réagi dimanche matin IBK, après avoir été voter.
A la mi-journée, la mission d’observation électorale de l’Union européenne a assuré suivre de près ce dossier. Selon sa responsable Cécile Kyengé, dans les 40 bureaux de vote observés par la mission, le vote s’est déroulé sans incidents majeurs. « Les populations ont reçu des menaces de la part d’hommes armés dans les environs de Diabaly [au centre du Mali], ce qui fait que les gens ne sont pas sortis pour voter », précise Boubacar Diallo, le directeur de la communication du ministère de la défense, avant d’ajouter : « Du matériel électoral a aussi été brûlé hier par des hommes armés à côté de Diré [au nord, région de Tombouctou]. Mais dans le reste du pays, le vote se déroule normalement. » Pour sécuriser ce second tour, 6 000 éléments supplémentaires des forces de défense et de sécurité ont été déployés, portant leur nombre à 36 000.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Un homme est dans un état grave mais stable et neuf autres personnes, dont deux enfants, ont été blessées par des plombs.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Dix blessés dans une fusillade à Manchester, en Angleterre

Un homme est dans un état grave mais stable et neuf autres personnes, dont deux enfants, ont été blessées par des plombs.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 14h13
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 15h29
   





                        



   


Dix personnes, dont deux enfants, ont été hospitalisées après une fusillade à Manchester, dans le nord de l’Angleterre, dans la nuit de samedi à dimanche. La police a été appelée à 2 h 30 dimanche 12 août à Claremont Road, dans le quartier de Moss Side, et a découvert plusieurs personnes blessées.
Un homme est dans un état grave mais stable et neuf autres personnes, dont deux enfants, ont été blessées par des plombs, a précisé la police plus tard dans la matinée. La police espère que les blessés légers pourront quitter l’hôpital dans la journée.
Il y avait une certaine affluence dans le quartier de Moss Side, alors qu’un carnaval des Caraïbes s’était terminé quelques heures plus tôt, a expliqué la police.
« Un acte grave »
Les enquêteurs tentent d’établir exactement où cet incident a eu lieu et qui est responsable. « C’était un acte grave qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques », a déclaré un responsable de la police, Wasim Chaudhry.
Manchester avait été frappé par un attentat le 22 mai 2017, perprétré par un Britannique d’origine libyenne de 22 ans qui avait déclenché un engin explosif à la sortie d’un concert de la chanteuse pop américaine Ariana Grande à la Manchester Arena. Vingt-deux personnes sont mortes dans cet attentat et une centaine de spectateurs ont été blessés. La plus jeune victime, Saffie Roussos, avait 8 ans.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Les précipitations ont été particulièrement fortes cette année dans cet Etat prisé des touristes pour ses plages bordées de palmiers et ses plantations de théiers.
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Des crues font 37 morts et 37 000 déplacés au Kerala, dans le sud de l’Inde

Les précipitations ont été particulièrement fortes cette année dans cet Etat prisé des touristes pour ses plages bordées de palmiers et ses plantations de théiers.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 12h00
   





                        



   


Des crues soudaines dues à la mousson ont tué 37 personnes et déplacé 37 000 autres au Kerala, dans le sud-ouest de l’Inde, provoquant glissements de terrain et inondations, ont annoncé samedi 11 août les autorités.
La mousson, qui dure à peu près de juin à septembre, est attendue par des millions d’agriculteurs indiens mais sème chaque année la mort et les destructions. Depuis le mois de mai, le phénomène climatique est responsable de 545 morts dans l’ensemble du sous-continent.
Les précipitations ont été particulièrement fortes cette année dans l’Etat du Kerala, prisé des touristes pour ses plages bordées de palmiers et ses plantations de théiers. Les habitants déplacés « ont été évacués vers 350 centres d’accueil dans tout l’Etat », selon un coordinateur régional.

   


L’armée a été sollicitée pour des missions de sauvetage après que deux jours de fortes pluies ont contraint les autorités à ouvrir les vannes de 27 réservoirs pour éponger l’eau excédentaire. Les vannes de l’un de ces réservoirs n’avaient pas été ouvertes depuis vingt-six ans.
« Notre Etat fait face à une dévastation sans précédent », a écrit sur Twitter le chef du gouvernement du Kerala, Pinarayi Vijayan. « De nombreuses vies ont été perdues. Des centaines de maisons ont été entièrement détruites », a-t-il déploré, tout en saluant le travail des secouristes venus de toute l’Inde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ En août 2017, une jeune femme a été tuée lors de heurts entre suprémacistes blancs et contre-manifestants dans la ville de Virginie.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Un an après les violences de Charlottesville, un rassemblement sous tension à Washington

En août 2017, une jeune femme a été tuée lors de heurts entre suprémacistes blancs et contre-manifestants dans la ville de Virginie.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 16h16
   





                        



   


Plusieurs centaines de sympathisants néo-nazis sont attendus dimanche 12 août devant la Maison Blanche à Washington, aux Etats-Unis, un rassemblement sous haute tension un an après les incidents meurtriers de Charlottesville, en Virginie.
L’organisation informelle Unite the Right, qui était à l’origine du rassemblement de Charlottesville d’août 2017, a reçu l’autorisation de réunir 400 personnes dans le square Lafayette, devant la résidence présidentielle, à partir de 17 h 30 (23 h 30, heure française) et durant deux heures seulement. Un important dispositif policier a été mis en place, principalement pour empêcher manifestants et contre-manifestants d’entrer en contact, avec plusieurs artères interdites à la circulation.
Initiateur de la manifestation de l’an dernier, Jason Kessler avait demandé à défiler de nouveau à Charlottesville, mais la municipalité a refusé. Un rassemblement a en revanche été autorisé à Washington. « Nous savons que dimanche, des gens vont venir dans notre ville dans le seul but de déverser leur haine », a déclaré la maire de Washington, Muriel Bowser.

        Lire le reportage :
         

          Charlottesville, un an après, la haine ordinaire



« Je ne veux pas de néo-nazis »
Charlottesville, située à moins de 200 km au sud de Washington, ne veut pas revivre les événements du 12 août 2017. Après une manifestation pour protester contre le projet de la municipalité de déboulonner une statue du général confédéré Robert E. Lee, des heurts avaient éclaté entre suprémacistes blancs et contre-manifestants. Un sympathisant néo-nazi avait alors foncé en voiture dans une foule de manifestants antiracistes, tuant une jeune femme de 32 ans, Heather Heyer, et faisant 19 blessés.
Dans un entretien à la radio publique NPR diffusé vendredi, Jason Kessler a exprimé le souhait que l’événement de dimanche soit « apaisé » et pris publiquement ses distances avec la mouvance néo-nazie. « Je ne veux pas de néo-nazis à mon rassemblement, a-t-il assuré, ils ne sont pas les bienvenus. J’espère qu’après je pourrai discuter ou débattre avec des représentants de Black Lives Matter [mouvement contre les violences visant les Noirs] ou les antifas [mouvements antifascistes], parce que je crois que nous devons avoir ce dialogue. »
Samedi, Donald Trump a dit, dans un tweet, « condamner tous les types de racisme et actes de violence ». « Le rassemblement de Charlottesville, il y a un an, a entraîné la mort et des divisions insensées », a écrit le président des Etats-Unis, qui avait été vivement critiqué pour n’avoir jamais clairement condamné les manifestants néo-nazis après les événements. « Nous devons nous rassembler en tant que Nation, a-t-il ajouté. Paix à tous les Américains ! »

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Mesures de sécurité à Charlottesville
De nombreux observateurs reprochent à Donald Trump d’avoir favorisé, durant sa campagne et depuis sa victoire électorale, l’émergence d’un discours extrémiste pro-blanc.
A Charlottesville, même si aucune manifestation n’a été autorisée, les autorités ont pris d’importantes mesures de sécurité. Le quartier piéton du centre-ville, où avaient eu lieu les incidents de l’an dernier, a été cerné de grillages, barrières en béton et voitures officielles, avec seulement deux points d’entrée pour les piétons.
Samedi, quelques dizaines de militants « antifas », vêtus de noir, ont brièvement marché dans ce quartier, encadrés de très près par la police. L’un d’entre eux portait une banderole rouge siglée « Good night white pride » (« bonne nuit fierté blanche »).
Dans les rues piétonnes, des personnes avaient accroché des pancartes « C-ville is love » et des rubans en hommage à Heather Heyer, dont une portion de rue de Charlottesville porte le nom depuis fin 2017. Des gerbes de fleurs s’entassaient à l’endroit où la jeune femme a été renversée.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un mur en brique recouvert de messages commémore la mort de Heather Heyer, la jeune femme tuée le 12 août 2017, durant la manifestation « Unite the Right » qui a rassemblé des suprémacistes blancs venus de toute l’Amérique pour protester contre le retrait d’une statue de l’emblématique général Robert Lee."
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            data-slide-description="Pourtant, un an après, l’imposant monument équestre érigé à la gloire de Robert Lee est toujours là, dominant les jardins de Charlottesville."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Mais il n’a plus la même signification, comme l’explique Andrea Douglas, directrice du centre sur l’héritage afro-américain de l’école Jefferson. La statue était le symbole d’un ordre établi dans les années 1920, érigée en une période de réaction, alors que les Noirs étaient privés de leurs droits civiques. Elle est aujourd’hui l’incarnation d’un combat."
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            data-slide-description="Depuis un an est apparue au grand jour la réalité décrite par la pasteure afro-américaine Brenda Brown-Groom : Charlottesville est une « beaufiful ugly city ». Une charmante petite ville à la haine ordinaire."
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            data-slide-description="C’est le reflet d’une Amérique plus déchirée que jamais, deux ans après l’élection de Donald Trump, cinq ans après l’émergence du mouvement Black Lives Matter (les vies des Noirs comptent), lorsqu’on s’est aperçu que l’élection de Barack Obama n’avait rien réglé."
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            data-slide-description="A la suite du choc de l’été 2017, Nikuyah Walker, militante noire de 38 ans née à Charlottesville, fait campagne pour la mairie, avec pour slogan « Démasquer l’illusion ». Elle est élue maire de la ville et de ses 47 000 habitants en janvier."
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            data-slide-description="Pour découvrir l’ampleur des rancœurs dans la ville, il suffisait d’assister, lundi 6 août, à la séance des questions au conseil municipal."
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            data-slide-description="Une femme brandit un panneau « Punissez les nazis, pas les habitants » pendant un conseil municipal, à propos de l’anniversaire des émeutes. L’Etat d’urgence a été proclamé par le gouverneur de Virginie, et la police va fermer l’accès des véhicules dans le centre-ville."
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            data-slide-description="Une simple plaque au sol, grande comme une feuille de papier, indique « Marché aux esclaves : sur ce site étaient achetés et vendus des esclaves »,  seul témoin de l’histoire des Afro-Américains, lesquels représentaient la moitié de la ville lors de la guerre de Sécession (1861-1865)."
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            data-slide-description="A côté, trois statues de héros sécessionnistes semblent imposer leur ordre à la société. Des barrières, installées en permanence, ont été erigées autour de celle de Thomas Jefferson, devant l’université de Virginie. Le 11 août 2017, l’extrême droite y organisa un défilé aux flambeaux."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="« Jusqu’à 2017, je n’avais jamais été dans les parcs où sont ces statues », explique la pasteure Brenda Brown-Grooms. Un lieu pour Blancs, gagné sur les Noirs, qui en furent expulsés dans les années 1920."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Agé de 34 ans, Jason Kessler est l’organisateur du défilé de 2017, sous le slogan « Unite the right ». L’homme se prétend victime des Antifa et a dû quitter sa résidence de Charlottesville pour retourner vivre chez son père."
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            data-slide-description="Jason Kessler se raccroche aux propos de Donald Trump en ce qui concerne le désastre de l’été 2017 : « Je lui fus très redevable, car il est le seul à reconnaître que nous avions le droit de manifester. » Un permis de manifester sa haine en vertu du premier amendement de la Constitution américaine. Le président avait provoqué une forte indignation en expliquant qu’à Charlottesville il y avait « des torts de deux côtés » et « des types très bien des deux côtés »."
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            data-slide-description="Ces propos avaient suscité la consternation de Susan Bro, la mère de la jeune Heather Heyer, morte écrasée par la voiture d’un néonazi. De retour de l’enterrement de sa fille, elle avait jugé inutile de répondre aux appels de la Maison Blanche."
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            data-slide-description="Sa fille est enterrée en un lieu secret, pour que celui-ci ne fasse pas l’objet de profanation ou de pèlerinage. Mais dans Charlottesville une rue a été renommée « Heather Heyer Way »."
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Un mur en brique recouvert de messages commémore la mort de Heather Heyer, la jeune femme tuée le 12 août 2017, durant la manifestation « Unite the Right » qui a rassemblé des suprémacistes blancs venus de toute l’Amérique pour protester contre le retrait d’une statue de l’emblématique général Robert Lee.

Jason Andrew pour Le Monde
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Après plus de deux décennies de tractations, la Russie, l’Iran, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et le Turkménistan établissent des règles pour exploiter le plus grand lac salé du monde.
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La mer Caspienne au cœur d’un accord historique

Après plus de deux décennies de tractations, la Russie, l’Iran, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et le Turkménistan établissent des règles pour exploiter le plus grand lac salé du monde.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 05h12
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 13h44
   





                        



   


C’est l’épilogue de plus de vingt ans d’éprouvantes négociations avec pour enjeux pétrole, gaz et caviar. Les chefs d’Etat de la Russie, de l’Iran, du Kazakhstan, de l’Azerbaïdjan et du Turkménistan ont signé dimanche 12 août un accord historique définissant le statut de la mer Caspienne.
Réunis dans le port kazakh d’Aktaou, les cinq pays qui bordent la Caspienne se sont mis d’accord sur le statut de cette étendue d’eau, en plein vide juridique depuis la dissolution de l’Union soviétique.
Le nouvel accord ne devrait pas mettre fin à toutes les disputes qui touchent à cette mer fermée, la plus grande du monde. Il devrait néanmoins aider à apaiser les tensions existant de longue date dans la région, qui recèle de vastes réserves d’hydrocarbures, estimées à près de 50 milliards de barils de pétrole et près de 300 000 milliards m3 de gaz naturel.
« Nous pouvons dire qu’un consensus sur le statut de la mer a été difficile à atteindre et qu’il a pris du temps, les pourparlers se sont échelonnés sur vingt ans et ont nécessité des efforts importants et conjoints des parties impliquées », avait plus tôt déclaré le président kazakh et hôte de la cérémonie, Noursoultan Nazarbaïev.
Le président russe, Vladimir Poutine, a salué une convention dont la « signification fera époque » et plaidé pour une plus grande coopération militaire pour les pays de la mer Caspienne.
Partage des ressources
Selon le Kremlin, l’accord préserve la plus grande partie de la Caspienne en tant que zone partagée, mais partage entre les cinq pays les fonds marins et les ressources sous-marines. Selon le vice-ministre russe des affaires étrangères, Grigori Karassine, la Caspienne bénéficiera d’un « statut légal spécial » : ni mer, ni lac, qui ont tous deux leur propre législation en droit international.
Le sommet de dimanche à Aktaou au Kazakhstan est le cinquième du genre depuis 2002, tandis que se sont tenues plus de cinquante réunions ministérielles et techniques depuis la dissolution de l’URSS, qui a placé quatre nouveaux pays sur les rives de la Caspienne.
Si cet accord va « étendre les possibilités de coopération » entre les cinq Etats bordant la Caspienne, certains pays risquent d’en sortir davantage gagnants que d’autres, selon Ilham Shaban, président du groupe de réflexion Caspian Barrel.

   


Le Turkménistan, l’un des pays les plus fermés de la planète, a ainsi proclamé le 12 août « Journée de la mer Caspienne » en l’honneur de l’accord, affichant ainsi son enthousiasme. Ce pays d’Asie centrale riche en hydrocarbures espère notamment pouvoir installer au fond de la Caspienne des pipelines sous-marins pour lui permettre d’exporter son gaz vers les marchés européens via l’Azerbaïdjan.
Régime de quotas pour la pêche de bélugas
Ce projet, estimé à 5 milliards de dollars, avait auparavant rencontré l’opposition des autres pays de la région. Il pourrait encore être contesté par Moscou et Téhéran pour des raisons environnementales. En tant qu’anciens maîtres de la Caspienne, la Russie et l’Iran pourraient être les grands perdants de cet accord historique.
Si la Russie a dû céder sur un certain nombre de sujets, « elle gagne des bons points pour avoir fait sortir une situation de l’impasse » et renforcé son image de pays producteur d’accords diplomatiques, relève John Roberts, analyste collaborant avec l’Atlantic Council. De plus, l’accord devrait asseoir la prédominance militaire russe dans la région en interdisant à des pays tiers de disposer de bases militaires sur la Caspienne.
L’Iran, pour sa part, pourrait profiter de la clarté apportée par le texte pour lancer des projets communs avec l’Azerbaïdjan. La République islamique a eu recours par le passé à des manœuvres navales hostiles pour défendre ses prétentions dans la Caspienne.
Au-delà des considérations économiques et militaires, l’accord donne espoir pour la préservation de la diversité écologique de la région. Les populations de béluga, dont les œufs sont appréciés dans le monde entier en tant que caviar, pourront désormais se multiplier grâce à un « régime de quotas clair et commun pour les eaux de la Caspienne », selon M. Roberts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Quelque 30 000 Roumains ont exprimé leur colère après les « excès » des forces de l’ordre ayant entaché la manifestation de la veille.
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Les Roumains à nouveau dans la rue contre le gouvernement

Quelque 30 000 Roumains ont exprimé leur colère après les « excès » des forces de l’ordre ayant entaché la manifestation de la veille.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 22h29
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 08h42
   





                        



   


« A bas le gouvernement ! » et « Justice, pas corruption ! ». Quelque 30 000 Roumains sont de nouveau descendus dans la rue, samedi 11 août à Bucarest, demandant la démission du gouvernement de gauche et exprimant leur colère après les « excès » des forces de l’ordre ayant entaché la manifestation de la veille. Les manifestants ont défilé samedi sous le regard des membres des forces de l’ordre, beaucoup moins nombreux que la veille.
Des milliers de personnes ont également manifesté dans plusieurs autres grandes villes, dont Sibiu (centre) et Timisoara (ouest), scandant « Voleurs ! » et « Unis, nous sauverons la Roumanie ! », selon les médias.
« Intervention brutale et disproportionnée »
Vendredi, ils étaient environ 80 000 à demander la démission du gouvernement social-démocrate de Viorica Dancila, l’accusant de « corruption » et de vouloir « contrôler la justice ». Des échauffourées, opposant quelques dizaines de hooligans aux forces de l’ordre, avaient fait plus 450 blessés, dont une trentaine de gendarmes.
Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a condamné ces violences et demandé des « clarifications » sur les circonstances dans lesquelles plusieurs journalistes, dont un travaillant pour la télévision publique autrichienne ORF, ont été blessés. « La liberté d’expression et la liberté de la presse sont des libertés fondamentales de l’Union européenne (...) qui doivent être protégées de manière inconditionnelle », a souligné sur Twitter M. Kurz, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE.
Le président roumain de centre droit Klaus Iohannis, en conflit ouvert avec la majorité parlementaire de gauche, a fustigé « l’intervention brutale et disproportionnée » des forces de l’ordre et demandé au parquet général d’ouvrir une enquête. Il a reproché dans la foulée au gouvernement d’« œuvrer contre les intérêts des citoyens », accusant les responsables du parti social-démocrate (PSD, au pouvoir) de « mener le pays vers le chaos et le désordre ».

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Mise directement en cause, la ministre de l’intérieur, Carmen Dan, a assuré que les gendarmes avaient agi en respectant la loi pour « défendre les institutions de l’Etat ». Malgré ses explications, des questions restaient en suspens sur l’intervention des forces de l’ordre, qui avaient commencé à faire usage de gaz poivre et lacrymogène avant même les premiers incidents provoqués par des hooligans.
Le PSD vivement critiqué
La Roumanie est le théâtre de manifestations régulières depuis un an et demi, avec un pic d’un demi-million de personnes dans la rue en février 2017. Aucun incident violent n’a jusqu’à présent été enregistré.
Depuis son retour au pouvoir fin 2016, le PSD a lancé une vaste réforme de la justice qui menace l’indépendance des magistrats et vise à permettre à des responsables politiques d’échapper aux poursuites, selon ses détracteurs. Adoptée en plusieurs volets, cette réforme a suscité les critiques de la Commission européenne et provoqué une vague de contestation d’une ampleur sans précédent depuis la chute du régime communiste fin 1989.

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Environ quatre millions de Roumains – sur une population totale de 20 millions – ont émigré ces quinze dernières années, à la recherche d’une vie meilleure. En 2017, ils ont envoyé à leurs familles 4,3 milliards d’euros, soit près de 2,5 % du produit intérieur brut de la Roumanie, l’un des pays les plus pauvres de l’Union européenne, où le salaire moyen s’élève à 520 euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ La loi votée par le Parlement le 19 juillet avec le soutien de M. Netanyahou confère aux juifs le droit « unique » à l’autodétermination en Israël.
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En Israël, des milliers d’Arabes israéliens manifestent contre une loi controversée

La loi votée par le Parlement le 19 juillet avec le soutien de M. Netanyahou confère aux juifs le droit « unique » à l’autodétermination en Israël.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 20h26
   





                        



   


Des milliers d’Arabes israéliens ont manifesté samedi 11 août à Tel-Aviv pour dénoncer une loi controversée définissant Israël comme l« Etat-nation du peuple juif ». Le rassemblement sur la place Yitzhak Rabin a été organisé à l’initiative d’organisations représentant la minorité arabe israélienne, qui constitue 17,5 % de la population.
Des juifs israéliens se sont joints aux manifestants qui ont crié en hébreu et en arabe « égalité, égalité », « on ne se taira pas, l’Apartheid ne passera pas », tout en traitant le premier ministre Benjamin Netanyahou de « fasciste ».

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Statut « spécial » de l’arabe
La loi votée par le Parlement le 19 juillet avec le soutien de M. Netanyahou confère aux juifs le droit « unique » à l’autodétermination en Israël, et proclame que l’hébreu est la seule langue officielle d’Israël alors que l’arabe n’a qu’un statut « spécial » qui n’a pas été défini. Aucun article ne mentionne l’égalité entre les citoyens ou le caractère démocratique du pays, faisant craindre que le caractère juif d’Israël ne prime sur les autres principes.
La semaine dernière, une énorme manifestation avait déjà réuni près de 50 000 des 130 000 druzes du pays, une autre minorité opposée aussi à cette loi. Pour les minorités druze et arabe, la loi fait d’eux des citoyens de seconde zone. Ce texte inquiète d’autant plus les minorités que le document fait partie des lois fondamentales qui font office de Constitution, inexistante en Israël.

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Cinq appels ont été déposés contre la loi devant la Cour suprême. Mais M. Netanyahou a affirmé dimanche qu’il n’avait pas l’intention d’amender la loi en expliquant que sans ce texte, « il sera impossible de garantir pendant des générations l’avenir d’Israël comme Etat national juif ».

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Les Arabes israéliens sont les descendants des Palestiniens restés sur leurs terres après la création de l’Etat d’Israël en 1948.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ La police canadienne n’a pas donné de détails sur les motivations su supect, âgé de 48 ans et qui résidait dans cette ville du Nouveau-Brunswick.
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Au Canada, le tireur de Fredericton identifié et inculpé de quatre homicides

La police canadienne n’a pas donné de détails sur les motivations su supect, âgé de 48 ans et qui résidait dans cette ville du Nouveau-Brunswick.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 17h41
   





                        



   


Un homme, suspecté d’être à l’origine de la fusillade qui a coûté vendredi la vie à quatre personnes à Fredericton, dans l’Est du pays, a été inculpé samedi 11 août de quatre homicides, a annoncé la police canadienne.
Dans un communqiué, la police a précisé qu’il s’agit d’un habitant de Fredericton âgé de 48 ans, nommé Matthew Vincent Raymond. Elle n’a en revanche pas donné de détails sur ses motivations. L’homme, qui a été blessé et hospitalisé, a été inculpé de quatre homicides avec préméditation. Il restera en détention en attendant sa comparution devant un tribunal le 27 août.
L’identité des victimes connue
La police a également rendu publique l’identité des deux victimes civiles de la fusillade. Il s’agit de deux habitants de Fredericton, Bobbie Lee Wright, une femme de 32 ans, et Donald Adam Robichaud, un musicien amateur de 42 ans qui travaillait dans un atelier de réparation automobile et était père de trois enfants, selon la chaîne CTV.
La police avait annoncé vendredi l’identité des deux policiers tués : Lawrence Robert Costello, 45 ans, et sa collègue Sara Mae Burns, 43 ans.
La capitale de la province du Nouveau-Brunswick était sous le choc samedi après cette tragédie qui a ravivé le souvenir d’un autre drame au cours duquel trois policiers de la Gendarmerie Royale du Canada avaient été abattus en pleine rue, en 2014, par un tireur à Moncton, principale ville du Nouveau-Brunswick. Cette nouvelle fusillade, après celle qui a coûté la vie à une jeune fille et à une fillette dans la métropole canadienne de Toronto le 22 juillet, risque de relancer le débat sur les armes à feu au Canada.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Alors que onze personnes ont trouvé la mort en festival en raison de leur consommation de drogues ces deux dernières années, l’ONG The Loop tente de prévenir les risques en conseillant les jeunes fêtards.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Face au nombre d’accidents mortels, une association propose cet été d’analyser des drogues apportées par des consommateurs dans plus de dix festivals.
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Tester la drogue des festivaliers, une autre approche au Royaume-Uni pour réduire les risques

Face au nombre d’accidents mortels, une association propose cet été d’analyser des drogues apportées par des consommateurs dans plus de dix festivals.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 06h43
    |

            Romain Geoffroy (East Lulworth (Royaume-Uni), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Coup d’œil à droite, coup d’œil à gauche. En entrant sous le chapiteau blanc situé derrière une scène du Bestival, festival de musique organisé à East Lulworth, dans le sud de l’Angleterre, Libby a du mal à camoufler son stress. Elle sort un pochon en plastique de son sac, en extrait une minuscule pilule bleue, la fait craquer entre ses doigts et en dépose une petite partie dans une boîte aux lettres. Cet échantillon d’ecstasy, elle comptait le consommer avec une amie pour s’amuser. Elle décide finalement de le remettre aux bénévoles de l’association The Loop, une ONG britannique qui propose de tester la composition des drogues des festivaliers. C’est la première fois en quinze ans d’existence que Bestival l’accueille. 
Les tests sont toujours anonymes et gratuits. « Sur le sachet de l’échantillon qu’ils nous remettent, ils doivent uniquement préciser quelle drogue c’est censé être, s’ils l’ont déjà essayée et s’ils ont l’impression que les effets étaient similaires à ceux attendus ou pas », explique Guy Jones, chimiste en chef au sein de l’association. Un bout de papier comportant un numéro est mis dans le sachet, le talon est gardé par l’usager. Le contenu de la boîte aux lettres est transporté derrière la tente, à trois mètres de là, dans un laboratoire scientifique installé dans un préfabriqué.
Moins d’une heure plus tard, munie de son coupon, Libby et son amie Rose se présentent à nouveau à l’accueil de la tente. Leurs résultats sont prêts. Dans un recoin, Becks invite les deux filles de 19 ans à s’asseoir. Paillettes sur le visage, fausses oreilles de chat sur la tête, la bénévole mène un entretien détendu avec les jeunes fêtardes :
« Avez-vous consommé des drogues dans l’année ? 
– Oui 
– De la cocaïne ?
– Il y a deux mois 
– De la kétamine ?
– Il y a un mois
– De l’ecstasy ? 
– Hier
– De l’héroïne ?
–...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Editorial. Le vice-président, Mike Pence, a annoncé, jeudi, la création d’une « force de l’espace », distincte de l’armée de l’air.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

« La guerre des étoiles - saison 2 », une nouvelle course mondiale aux armements

Editorial. Le vice-président, Mike Pence, a annoncé, jeudi, la création d’une « force de l’espace », distincte de l’armée de l’air.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 12h41
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Trente-cinq ans après Ronald Reagan et son ébauche de « guerre des étoiles », Donald Trump remet l’espace au cœur des préoccupations stratégiques américaines. « Une simple présence dans l’espace ne suffit pas pour défendre l’Amérique, nous devons dominer l’espace », avait déjà lancé le président américain à la mi-juin. Le vice-président, Mike Pence, a annoncé, le 9 août, devant un parterre de généraux du Pentagone, la création d’une « force de l’espace », distincte de l’armée de l’air. Pour le moment, néanmoins, le Pentagone devrait se limiter à mettre sur pied un « commandement de l’espace » sur le modèle de ses commandements géographiques ou thématiques, comme le Centcom pour le Moyen-Orient ou le Stratcom, chargé des armes nucléaires.

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L’efficacité sur le terrain des forces armées dépend de plus en plus de la géolocalisation et de la sécurité des satellites. L’orbite terrestre devient plus que jamais une zone potentielle de conflit et elle représente un enjeu stratégique majeur. En outre, le nombre d’acteurs susceptibles de devenir des forces militaires spatiales s’est sensiblement accru. « D’autres nations cherchent à perturber nos systèmes basés dans l’espace et contestent comme jamais la suprématie américaine », a rappelé Mike Pence.
A l’époque de la guerre froide, seule l’URSS était une véritable rivale sur ce terrain. Le projet de bouclier antimissiles lancé à la fin des années 1980 par Ronald Reagan avait obligé une Union soviétique déjà bien mal en point à se lancer dans une nouvelle course aux armements, qui lui fut économiquement fatale et contribua à son effondrement.
La Russie de Vladimir Poutine, malgré la faiblesse d’un PIB guère supérieur à celui de l’Italie, est redevenue une puissance spatiale, y compris militaire. En témoignent le lancement en 2014 de son satellite Kosmos 2499 (qui a délibérément modifié son orbite afin de se rapprocher d’un débris de fusée à la dérive) et l’annonce, en mars, du tir d’un missile hypersonique, qui dépasse plusieurs fois la vitesse du son et échappe aux systèmes de défense antimissiles.
Les Etats-Unis sont en directe rivalité avec la Chine
Le principal défi est pourtant celui de la Chine. Dès 2007, Pékin avait détruit l’un de ses vieux satellites avec un missile tiré depuis la Terre. Une nouvelle étape a été franchie, le 3 août, avec l’annonce par les Chinois du lancement réussi d’un missile hypersonique.

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                La Chine teste avec succès un missile hypersonique



A quelques mois des élections de mi-mandat, cette thématique de l’espace est aussi, voire d’abord, un choix politique pour un président qui s’est fait élire au nom d’« America first » – « l’Amérique d’abord » – et qui ne cesse de clamer, depuis, vouloir lui « rendre sa grandeur ». L’équipe de campagne de Trump demande déjà aux partisans du président de donner leur avis sur le logo de cette future space force. Malgré ses succès économiques actuels et une popularité au zénith dans l’électorat républicain, Donald Trump sait que rien n’est joué. Quoi de plus mobilisateur que la thématique d’une relance de la conquête de l’espace, cette « nouvelle frontière » tracée, il y a une soixantaine d’années, par John F. Kennedy et dont l’écho dans l’imaginaire américain reste puissant.
Donald Trump a augmenté le budget de la NASA. Il lui a enjoint de retourner sur la Lune, mais surtout de préparer des missions vers Mars. Dans cette course vers la Planète rouge, les Etats-Unis sont en directe rivalité avec la Chine de Xi Jinping – bien décidé à s’affirmer, y compris dans la conquête de l’espace, comme l’autre grande puissance mondiale.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Des internautes et des élus français appellent au boycott de la marque américaine de vêtements, qui met en scène une enfant voilée dans une publicité.
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Une campagne publicitaire de Gap montrant une enfant voilée suscite la polémique

Des internautes et des élus français appellent au boycott de la marque américaine de vêtements, qui met en scène une enfant voilée dans une publicité.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 06h42
   





                        



   


« Commencer l’année du bon pied consiste à ne plus en mettre un chez Gap. Rien n’autorise ni ne justifie qu’on voile des petites filles : où est leur liberté ? Où est leur libre arbitre ? Où est leur choix ? Que ce soit un argument commercial m’écœure. » La députée La République en marche (LRM) Aurore Bergé a réagi, vendredi 10 août, à la polémique provoquée par une campagne publicitaire de la marque américaine de prêt-à-porter Gap dans laquelle apparaît une enfant voilée. Sur Twitter, la porte-parole du groupe LRM à l’Assemblée appelle, comme d’autres, à boycotter Gap.

Commencer l'année du bon pied consiste à ne plus en mettre un chez Gap. 
— auroreberge (@Aurore Bergé)


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En cause, une campagne pour la collection lancée pour la rentrée scolaire, dont une première image a été publiée par le compte anglophone@GapKids de la marque le 31 juillet. Y figurent deux enfants, dont une petite fille portant un voile bleu. Samedi, l’image et un clip réunissant une vingtaine d’enfants, dont la fillette voilée, étaient visibles sur le site français de la marque de vêtements.

   


L’enseigne explique à propos de cette campagne que « cette saison, GapKids encourage les enfants à renouer avec l’école en célébrant les différences ». Elle indique également que les enfants qui apparaissent dans la publicité viennent d’une école publique élémentaire new-yorkaise : 
« Notre campagne est portée par des enfants venus du PS13 [Public School 13, le nom de l’école] de Harlem, New York, et nous faisons appel à leurs forces et leur créativité pour réaliser quelque chose de vraiment incroyable. »
« Un piétinement de nos valeurs »
Si cette campagne est destinée à l’international, elle a suscité des réactions en France cette semaine, dont certaines de la part de responsables politiques. Outre Aurore Bergé, Anne-Christine Lang, députée LRM, a déclaré qu’elle n’irait « plus jamais » chez Gap, n’acceptant « pas de voir des petites filles voilées ».
La porte-parole du groupe Les Républicains (LR) Lydia Guirous s’est également élevée contre cette campagne, accusant la marque de « soumission à l’islamisme ». « J’ai dénoncé à plusieurs reprises cette montée en puissance du voile imposée aux petites filles qui est une maltraitance et un piétinement de nos valeurs d’égalité, de liberté et de laïcité ! », a-t-elle écrit jeudi sur Twitter.

        Lire :
         

          Niqab, hidjab, burqa : des voiles et beaucoup de confusions



Valérie Boyer, députée LR des Bouches-du-Rhône, s’est exprimée vendredi :
« Gap affiche une petite fille voilée. La maltraitance qui lui est infligée, l’inégalité qui lui est imposée (…), l’enfermement dans son genre ne soulèvent aucune protestation. Le marketing promeut la soumission à l’islamisme. »
Un hashtag #BoycottGap a été lancé sur les réseaux sociaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Un projet de loi vise à établir, d’ici au mois d’octobre, deux zones offshore dans les îles de Rousski et de Oktiabrski.
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La Russie veut créer des paradis fiscaux

Un projet de loi vise à établir, d’ici au mois d’octobre, deux zones offshore dans les îles de Rousski et de Oktiabrski.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 06h41
    |

                            Intérim (Moscou)








                        



                                


                            

Le 26 juillet, le Parlement russe a adopté en troisième lecture un projet de loi visant à établir, d’ici au mois d’octobre, deux zones offshore en Russie. La première sera créée sur l’île Rousski, en face de la ville de Vladivostok dans l’Extrême-Orient russe, la seconde sur l’île Oktiabrski dans l’enclave de Kaliningrad. Ces zones présenteront toutes les caractéristiques d’une juridiction offshore : régime fiscal simplifié, avec une imposition portant uniquement sur le chiffre d’affaires réalisé en Russie ; opacité de la structure et de son bénéficiaire réel, dont l’identité ne pourra être révélée que sur demande des services de police ; mais aussi quelques spécificités adaptées au monde des affaires en Russie, en particulier un assouplissement du très strict système de contrôle des changes.
Il sera possible (…) de mener des opérations en devises étrangères sans restriction
Il sera possible, pour une entreprise établie dans l’une de ces deux zones, de mener des opérations en devises étrangères sans restriction. En contrepartie, les entreprises admises dans ces paradis fiscaux à la russe devront investir un montant minimum de 100 millions de roubles par an (environ 1,3 million d’euros) dans le pays.
Objectif avoué de la manœuvre : faciliter le rapatriement en Russie des fonds des oligarques russes frappés par les derniers trains de sanctions américaines, au mois d’avril. Le gouvernement russe avait annoncé des mesures pour soutenir les personnes touchées, en particulier Oleg Deripaska et Viktor Vekselberg, deux proches du président Vladimir Poutine. Les nouvelles juridictions offshore russes pourront accueillir leurs sociétés basées à l’étranger tout en conservant leur forme juridique et leurs avantages fiscaux.
Echapper à l’imposition
Cet objectif dicte une autre spécificité de ces nouveaux offshore russes : seules les entités étrangères seront autorisées à s’y installer. Les exilés fiscaux russes y sont les bienvenus pour rapatrier leurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ En trois ans, 2 500 magasins ont disparu au Royaume-Uni. Les très connus grands magasins House of Fraser ont trouvé un repreneur de justesse.
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Les magasins britanniques dans la tourmente

En trois ans, 2 500 magasins ont disparu au Royaume-Uni. Les très connus grands magasins House of Fraser ont trouvé un repreneur de justesse.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 11h10
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

La litanie des faillites et des fermetures de magasins continue pour les enseignes britanniques. Mais, cette fois, une icône du commerce est touchée. House of Fraser, une chaîne de grands magasins vieille de cent soixante-cinq ans, a brièvement déposé le bilan vendredi 10 août, avant de trouver un repreneur en la personne de Mike Ashley, un milliardaire self-made-man. Ce dernier fait une excellente affaire. Il empoche les cinquante-neuf magasins du groupe pour 90 millions de livres (101 millions d’euros) et se débarrasse, au passage, du fonds de pension versant les retraites des salariés de l’enseigne, grâce à la procédure judiciaire qui venait de débuter.
Malgré un déclin qui a commencé il y a une vingtaine d’années, House of Fraser reste dans de nombreuses localités britanniques le principal grand magasin de centre-ville. Autour de lui opèrent des rues marchandes et un important écosystème de petits magasins.
Son avenir incertain apparaît comme un symbole des difficultés des enseignes britanniques. Marks & Spencer a récemment annoncé la fermeture d’une centaine de magasins. New Look (vestimentaire), Mothercare (produits pour bébé) et Carpetright (moquettes) ont signé des accords avec leurs créditeurs pour vendre des boutiques afin d’honorer leurs dettes. Les magasins de cartes de vœux Card Factory viennent d’émettre un avertissement sur résultats. En mars, l’enseigne de jouets Toys’R’Us a fermé.

Développement de l’e-commerce
D’autres magasins sont mieux positionnés et prennent partiellement la relève. Mais les fermetures sont plus nombreuses que les ouvertures. « Il y a aujourd’hui 2 500 magasins de moins qu’il y a trois ans [au Royaume-Uni] », relève dans un récent article Helen Dickinson, directrice du British Retail Consortium, l’organisme représentant le secteur. « Les commerces font face à la conjoncture la plus difficile depuis la crise de 2008 », ajoute Paul Souber, analyste à Colliers International,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Moscou a créé une direction militaro-politique chargée de la guerre de l’information.
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Les commissaires politiques font leur retour dans l’armée russe

Moscou a créé une direction militaro-politique chargée de la guerre de l’information.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 11h45
    |

                            Intérim (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Le 30 juillet, Vladimir Poutine a signé l’ordre de fondation du GVPU. Hormis quelques revues spécialisées, ce nouvel acronyme n’a pas fait grand bruit en Russie. Pourtant, la nouvelle est de taille. GVPU (prononcer « guévépéou «) signifie « Direction centrale militaro-politique », et la création de cette structure marque le retour de l’un des symboles les plus marquants de l’ère soviétique : les commissaires politiques au sein de l’armée.
Le terme est évocateur, et son histoire chargée. L’institution des commissaires politiques remonte à 1918. Malmenée durant la guerre civile russe, l’Armée rouge est forcée de faire appel à d’anciens officiers tsaristes. Pour s’assurer de leur loyauté, elle les flanque d’officiers politiques chargés de les surveiller de près. L’institution survivra tout au long de l’existence de l’URSS, se transformant progressivement en une sorte de police des mœurs pour les officiers soviétiques, avant de disparaître en 1991.
La filiation du nouvel organe avec l’ancienne institution des commissaires politiques est ouvertement revendiquée par les défenseurs du projet : « Il serait judicieux de former cet organisme politico-idéologique en se basant sur les structures existantes, héritées de l’ancienne direction de l’éducation politique », déclarait en février Alexandre Kanchine, représentant du ministère russe de la défense.
« Il nous faut une approche méthodique de l’éducation patriotique », affirme Viktor Bondarev, sénateur
Pourquoi la Russie s’attache-t-elle à faire revivre un symbole aussi daté ? L’institution des commissaires politiques n’était pourtant pas particulièrement populaire au sein même de l’armée soviétique. Les nouveaux commissaires politiques russes, affirme le ministère de la défense, ne seront pas là pour surveiller leurs camarades : ils seront les premiers au front de la « guerre de l’information », un concept cher aux stratèges russes. 
« La guerre mondiale de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Face à une crise monétaire amplifiée par des sanctions américaines, le président Recep Tayyip Erdogan dénonce un complot.
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La livre turque en pleine débâcle

Face à une crise monétaire amplifiée par des sanctions américaines, le président Recep Tayyip Erdogan dénonce un complot.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h42
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

La livre turque a atteint son plus bas niveau historique, vendredi 10 août, perdant près de 20 % de sa valeur face au dollar et à l’euro sur fond de crise diplomatique aiguë entre Ankara et Washington, d’inaction du gouvernement turc et de commentaires vindicatifs du président Recep Tayyip Erdogan, convaincu qu’une « guerre économique » a été déclarée à son pays.
« Ils ont le dollar mais nous avons pour nous notre peuple, le droit et Allah », a-t-il clamé vendredi sous les applaudissements des fidèles alors qu’il sortait de la mosquée à Rize, une ville des bords de la mer Noire d’où sa famille est originaire.
Rejetant la responsabilité de la chute de la monnaie locale sur « le lobby des taux d’intérêt », le chef de l’Etat a exhorté ses concitoyens à « changer les dollars et l’or placés sous les matelas contre des livres [turques] », ce qui est « la meilleure réponse à donner à l’Occident ». « Il s’agit d’une bataille interne, nationale », a-t-il martelé un peu plus tard à Bayburt, une ville du nord -est du pays où il était venu remercier les électeurs d’avoir voté pour lui à 82 % lors de la présidentielle du 24 juin.

Inquiétudes des investisseurs
Vendredi, Berat Albayrak, le nouveau ministre des finances qui est aussi le gendre du président, dévoilait son « nouveau modèle économique ». A peine avait-il commencé à parler que le président américain, Donald Trump, annonçait dans un Tweet « le doublement des droits de douane » sur les exportations d’acier et d’aluminium turcs, les portant respectivement à 50 % et 20 %, au moment où la livre turque « dégringole rapidement face à notre dollar si fort ! » Les Etats-Unis étant un débouché important pour l’acier turc (15 % des exportations totales), la livre a poursuivi sa chute de plus belle après le Tweet trumpien.
Le nouveau programme économique turc, une suite de vœux pieux, n’a pas contribué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le rebond du PIB britannique au deuxième trimestre (+ 0,4 %) doit beaucoup à la météo. Depuis dix-huit mois, l’économie a subi un coup de frein, lié au Brexit.
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Au Royaume-Uni, la croissance du premier semestre est la plus faible depuis 2012

Le rebond du PIB britannique au deuxième trimestre (+ 0,4 %) doit beaucoup à la météo. Depuis dix-huit mois, l’économie a subi un coup de frein, lié au Brexit.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 17h44
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


L’économie britannique peut remercier la météo. Après une croissance de seulement 0,2 % au premier trimestre, à cause d’un épisode neigeux très marqué, celle-ci a rebondi, d’après les données publiées vendredi 10 août, à 0,4 % au deuxième trimestre, grâce à l’ensoleillement tout aussi marqué de juin. Ces caprices du ciel ne changent cependant pas grand-chose à la réalité sous-jacente : « L’activité demeure en dessous de sa tendance de long terme », notent les analystes de Barclays. Au total, la croissance du premier semestre est la plus faible depuis 2012. Sur un an, elle atteint péniblement 1,3 %.
Depuis dix-huit mois, l’économie britannique a subi un sérieux coup de frein, lié très largement au Brexit. Pas d’effondrement, ni de récession, et le marché de l’emploi demeure toujours aussi vigoureux, avec un chômage de seulement 4,2 %. Mais le rythme de la croissance est passé de plus de 2 % au moment de référendum de juin 2016 à presque moitié moins aujourd’hui.
A ce ralentissement s’ajoutent depuis quelques semaines les risques d’un Brexit sans accord, qui sont « inconfortablement élevés », selon les mots de Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre. La première ministre Theresa May a présenté début juillet une proposition pour les futures relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE). Côté britannique, cela a provoqué la démission de plusieurs ministres clés. Côté européen, la réaction a été très réservée.

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                La Banque d’Angleterre relève ses taux en dépit des incertitudes du Brexit



Plongeon de la livre sterling
A seulement sept mois de l’entrée en vigueur du Brexit, le 30 mars 2019, une telle impasse a fait de nouveau plonger la livre sterling. Véritable baromètre des négociations entre Londres et Bruxelles, la monnaie britannique est à son niveau le plus bas depuis un an face au dollar, à 1,27. Face à l’euro, elle retrouve aussi un seuil bas, autour de 1,11.
Pour l’instant, le gouvernement la laisse fluctuer, ne commentant jamais ces yoyos. Simon Derrick, spécialiste du marché des devises à la banque américaine BNY Mellon, craint cependant que la question ne finisse par devenir politique, particulièrement pendant un automne qui s’annonce explosif : l’objectif officiel est de trouver un accord sur le Brexit au sommet européen d’octobre, ou, dans le pire des cas, à celui de décembre.
Sur le fond, les raisons du ralentissement économique britannique venant du Brexit sont désormais bien documentées. D’abord, la chute de la livre sterling a mécaniquement renchéri les importations, provoquant une vague d’inflation, qui a réduit d’autant le pouvoir d’achat des ménages. Ce phénomène est en train de se résorber, le choc sur la devise étant désormais ancien : en juin, l’inflation n’était plus que de 2,4 %, après un pic autour de 3 % au début de l’année. Reste que la consommation des ménages était toujours médiocre au deuxième trimestre, en hausse de 0,3 %. Le beau temps, le mariage du prince Harry et la Coupe du monde de football n’y ont rien pu.

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                Le Brexit continue de peser sur l’économie britannique



Rebond « peu convaincant »
Ensuite, les incertitudes très fortes autour du Brexit ont incité les grands groupes à repousser leurs principaux investissements. Difficile de développer une usine si on ne connaît pas les futures conditions d’accès à son plus gros marché d’exportation. Et si les investissements des entreprises ont, globalement, augmenté de 0,5 % au deuxième trimestre, c’était après une chute de 0,2 % au premier trimestre.

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                Au Royaume-Uni, le ressort brisé du Brexit



Quant aux exportateurs, la théorie économique voudrait que la baisse de la livre sterling leur ait profité. Ce n’est pour l’instant guère le cas. Une chute des exportations dans les secteurs de l’automobile et de l’aviation a même creusé le déficit de la balance commerciale au deuxième trimestre. De ce côté, l’avenir proche ne s’annonce pas beaucoup plus reluisant. « Le cycle économique mondial a ralenti et les tensions commerciales augmentent », rappelle Elizabeth Martins, économiste à HSBC, faisant référence à la guerre commerciale ouverte par le président américain Donald Trump. Elle confie donc son « inquiétude » pour la croissance britannique, jugeant le rebond du deuxième trimestre « peu convaincant ».
George Buckley, économiste à Nomura, confirme ce verdict. « On peut s’attendre à ce que les incertitudes pèsent plus lourdement sur l’économie dans les mois qui viennent avec des dates butoirs très importantes sur les négociations du Brexit. » L’économie britannique était arrivée au référendum en relative bonne santé et a des réserves. Mais sa trajectoire devrait rester nettement moins bonne qu’elle ne l’a été.  

Un PIB désormais mensuel
Depuis le mois de juillet, le Royaume-Uni présente les statistiques de son produit intérieur brut (PIB) tous les mois, au lieu de la présentation trimestrielle traditionnelle. Il est le deuxième pays après le Canada à le faire. « Cela apporte une estimation de meilleure qualité et plus rapide de l’évolution de notre économie, permettant aux décideurs (Banque d’Angleterre, gouvernement…) d’avoir d’importantes informations pour prendre leurs décisions », explique James Scruton, de l’Office of National Statistics (ONS). Les statistiques sont publiées une quarantaine de jours après la fin du mois mesuré. Ainsi, les chiffres de vendredi 10 août indiquent que la croissance, en juin, était de 0,1 %, en net ralentissement par rapport à mai, à 0,3 %.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Pedro Sanchez, le premier ministre espagnol, reçoit samedi la chancelière allemande Angela Merkel en Andalousie.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

L’accord migratoire entre Madrid et Berlin entre en vigueur

Pedro Sanchez, le premier ministre espagnol, reçoit samedi la chancelière allemande Angela Merkel en Andalousie.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 12h42
    |

            Isabelle Piquer (Madrid, correspondance)








                        



   


L’Espagne s’est engagée à reprendre les migrants arrivant en Allemagne mais ayant auparavant déposé une demande d’asile sur son sol. L’accord conclu entre les deux pays est entré en vigueur samedi 11 août, jour où le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, reçoit la chancelière allemande, Angela Merkel, dans sa résidence d’été du parc naturel de Doñana, en Andalousie.
Cette mesure, la première du genre entre deux pays de l’Union européenne, fait partie d’un accord conclu lors du conseil européen des 28 et 29 juin, a indiqué un porte-parole du gouvernement espagnol. Des discussions sont également en cours entre Berlin et Athènes. Les migrants déjà enregistrés en Espagne et se trouvant sur le sol allemand pourront être transférés dans un délai de quarante-huit heures.

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                L’Espagne devient la première porte d’accès des migrants en Europe



La question migratoire devait être l’un des principaux sujets de la réunion informelle des deux chefs de gouvernement. Pour Angela Merkel, il s’agit d’apaiser les exigences de la CSU bavaroise du ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, et de le convaincre de renoncer à son projet de refouler unilatéralement tout demandeur d’asile déjà enregistré dans un autre pays.
Aide d’urgence
Pour le socialiste Pedro Sanchez, qui n’est au pouvoir que depuis début juin, la question des migrants pourrait devenir un vrai problème alors qu’il ne dispose que de très peu de soutien au Parlement. Le nombre d’arrivée de migrants en Europe a drastiquement baissé depuis 2015, mais l’Espagne est devenue le premier point d’entrée des migrants en Europe, avec plus de 26 000 demandeurs d’asile depuis le début de l’année.
Pour faire face à cet afflux, le gouvernement de Pedro Sanchez a annoncé, le 3 août, qu’il regrouperait ses forces en un « commandement unique opérationnel » pour mieux gérer l’arrivée des clandestins et consacrerait 30 millions d’euros à l’accueil des migrants arrivant sur ses côtes. Il a également demandé le soutien de la Commission européenne, qui lui a octroyé 30 millions d’euros pour l’aide d’urgence.

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M. Sanchez a aussi annoncé que l’Espagne renforcerait la coopération et le dialogue avec le Maroc, présenté comme un pays ami « fondamental pour la gestion et le contrôle des flux migratoires ».
Après l’accueil très médiatisé de l’Aquarius en juin, le gouvernement espagnol ne renonce toujours pas à accueillir les navires des ONG qui secourent des migrants en Méditerranée, mais le fait désormais beaucoup plus discrètement. Et les rescapés seront traités par l’administration de la même façon que les autres immigrés clandestins.



                            


                        

                        


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En Afghanistan, les talibans à l’assaut de la ville-carrefour de Ghazni

L’attaque intervient alors que des discussions sont en cours à Doha entre des représentants des rebelles et des autorités américaines.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 12h11
    |

            Jacques Follorou








                        



   


Alors que les talibans viennent de nouer, à Doha en juillet, des contacts directs historiques avec des autorités américaines pour relancer le processus de paix en Afghanistan, ils tentent depuis jeudi 9 août de prendre le contrôle de la ville de Ghazni, carrefour stratégique situé sur l’axe reliant Kaboul à la grande ville du sud, Kandahar.
Après avoir pris pied dans certains quartiers de cette cité de 150 000 habitants, ils ont été, selon les autorités locales, repoussés en périphérie de la ville, vendredi dans la matinée, vers les quartiers de Khogyani, Khwaja Omari et Zanakhan. Les recherches maison par maison s’y poursuivaient vendredi en fin après-midi. Le bilan varie selon les sources, mais il serait d’une vingtaine de morts du côté des forces de sécurité et de plus d’une centaine dans les rangs des insurgés.
Un hélicoptère de l’armée afghane s’est écrasé dans la ville, et la situation restait confuse samedi matin. « Le gouvernement de Kaboul affirme que la situation à Ghazni est sous contrôle, mais les contacts que nous avons eus avec les responsables sur place indiquent que les combats continuent dans les faubourgs de la ville », a déclaré à l’AFP Shah Gul Rezaye, députée de Ghazni.
Hélicoptères et drones
L’attaque a débuté, de manière coordonnée, lorsque des dizaines de talibans ont pris d’assaut des barrages tenus par les forces de sécurité afghanes à diverses entrées de la ville. Selon les témoignages, les tirs d’armes automatiques ont alterné avec ceux d’obus de mortiers, alors que les talibans utilisaient les haut-parleurs des mosquées pour demander aux habitants de rester chez eux. L’électricité a rapidement été coupée et les insurgés ont détruit des antennes relais de télécommunication.

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L’offensive, qui visait les bâtiments gouvernementaux, a été bloquée, en grande partie grâce à l’intervention de forces américaines déployées dans la nuit. Des hélicoptères d’attaque et des drones sont intervenus pour soutenir les forces afghanes au sol. L’attaque a suscité un commentaire laconique du lieutenant-colonel Martin O’Donnell, l’un des porte-parole de l’opération « Resolute Support » : « C’est une nouvelle vaine tentative des talibans pour prendre du terrain et faire les gros titres. » Ghazni est la deuxième capitale provinciale à brièvement tomber aux mains des talibans en moins de trois mois après celle de Farah, dans l’ouest du pays, rapidement reprise par l’armée.
Cette opération spectaculaire intervient une dizaine de jours avant la tenue de nouvelles rencontres, à Doha, entre des émissaires du mouvement taliban et des représentants américains prévues dans le cadre du nouveau processus de paix. Un cessez-le-feu avait été déclaré, mi-juin, entre le gouvernement afghan et les talibans. Les scènes de liesse, notamment dans le nord du pays, à Kunduz, une autre ville passée fin 2015, pendant quinze jours, sous le contrôle insurgé, avaient laissé croire que les combattants talibans avaient hâte de cesser de combattre.
Emprise religieuse
La présence talibane dans la province de Ghazni est ancienne. Si la ville elle-même, ancienne capitale de l’Empire ghaznévide au XIe siècle où vivent en bonne intelligence les trois principales ethnies afghanes (Pachtounes, Tadjiks et Hazaras) est sous contrôle des seules forces afghanes depuis novembre 2011, le calme promis par Kaboul était très relatif : en effet, les talibans règnent en maîtres à 14 kilomètres de là, dans le district de Zana Khan.
L’emprise talibane se mesure aussi sur le plan religieux. De nombreux mollahs de Ghazni, formés, dans les années 1960 et 1970, dans la célèbre madrasa (école coranique) de Noor Ur, à Andar, un district proche, se sont rangés derrière les talibans.
Ces dernières semaines, pressentant ce type d’attaque en pleine saison des combats, le commandement militaire afghan, en liaison avec les autorités américaines, avait décidé d’alléger la présence armée dans les provinces pour renforcer la protection des grandes villes, dont Ghazni et Kaboul.

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