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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta affronte, dimanche, Soumaïla Cissé lors d’un scrutin qui ne passionne pas les Maliens.
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Reportage

Au Mali, un second tour d’élection présidentielle dans la torpeur et les suspicions de fraude

Le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta affronte, dimanche, Soumaïla Cissé lors d’un scrutin qui ne passionne pas les Maliens.

Par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
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        Le 12.08.2018 à 15h53

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        Mis à jour le 12.08.2018 à 16h01






    
Une femme dans un bureau de vote de Bamako, au Mali, lors du second tour de la présidentielle, le 12 août.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


Dans le bureau du coordinateur du centre de vote de Boulkassoumbougou, en périphérie de Bamako, les présidents des bureaux de vote défilent. Ils entrent et repartent au pas de course, un isoloir en carton sous un bras, une urne en plastique sous l’autre. Il est 7 h 45, dimanche 12 août. Le second tour de l’élection présidentielle malienne, opposant le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta (« IBK ») à Soumaïla Cissé, doit commencer dans un quart d’heure.
« Ça manque de suspense tout ça », lâche Mamadou Konaté, l’air désabusé, accoudé à sa moto garée à deux pas du centre de vote. M. Konaté n’ira pas voter car pour lui les jeux sont faits. Au premier tour, IBK a été crédité de 41,7 % des voix, contre 17,78 % pour « Soumi ». Un faible taux de participation est attendu lors de ce second tour. Le 29 juillet, seuls 42,7 % des électeurs se sont rendus aux urnes.

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Troupeaux de moutons
Devant le bureau de vote n° 13, un jeune électeur fait pourtant le pied de grue depuis quinze minutes. « C’est bon, ça a commencé ? », lance-t-il à plusieurs reprises. C’est la première fois que Siaka Diabaté vote pour une élection présidentielle. A 8 heures tapantes, il entre dans le bureau et file dans l’isoloir, le sourire aux lèvres. « Déjà lors du premier tour, je voulais être le premier de mon bureau à voter, mais je me suis fait doubler. Cette fois-ci, j’ai réussi. C’est symbolique et important, il faut accomplir notre devoir civique », explique-t-il.
Sur le large goudron de Koulikoro menant au centre-ville de Bamako, il y avait plus d’acheteurs postés devant les troupeaux de moutons que d’électeurs dans les bureaux de vote visités. L’Aïd el-Fitr sera célébrée le 21 août et les préparatifs de cette fête semblent davantage passionner les Maliens, majoritairement musulmans, que le scrutin présidentiel.
A 4 km de là, le centre de vote de Dravela Bolibana est quasiment vide. Sous une pluie battante, quelques délégués des partis enjambent les flaques, sacs plastiques sur la tête. Sous les préaux des bureaux de vote, il y a plus d’observateurs électoraux et de forces de sécurité que d’électeurs. A l’intérieur du bureau 8, l’isoloir est vide. Délégués et assesseurs prennent leur petit-déjeuner en regardant la pluie tomber. Kadiatou Diarra, déléguée de la Commission électorale nationale indépendante (CÉNI), n’est pas surprise du manque d’influence, dû à la pluie, mais pas seulement. « Au premier tour, il y avait 24 candidats. Aujourd’hui, il en reste deux. Les gens dont les candidats sont éliminés sont découragés, ils vont rester à la maison », prédit-elle.
« Pourquoi essayer de frauder ? »

    
36 000 membres des forces de l’ordre ont été déployés pour sécuriser la présidentielle au Mali.
Crédits : LUC GNAGO / REUTERS


Les soupçons de fraude, agités depuis le début de la campagne par l’Union pour la République et la démocratie (URD), le parti de M. Cissé, auraient-ils découragé encore davantage les Maliens d’aller aux urnes ? La veille du second tour, lors d’une conférence de presse organisée à la va-vite sur les coups de minuit, l’URD a montré un carnet vierge de 50 bulletins de votes, récupéré à Bamako. « Si des bulletins circulent ainsi, n’est-ce pas pour détourner le vote des Maliens et in fine bourrer les urnes ? Nous avons toutes les raisons de croire que d’autres carnets sont en circulation à Bamako et ailleurs », a déclaré Tiébilé Dramé, le directeur de campagne de Soumi.
« Il est des manœuvres dont nous savons qu’elles sont à l’œuvre pour faire croire que nous serions dans une logique de fraude. (…) Comment frauder quand on l’assurance de l’estime de son peuple ? Pourquoi essayer de frauder ? », a réagi dimanche matin IBK, après avoir été voter.
A la mi-journée, la mission d’observation électorale de l’Union européenne a assuré suivre de près ce dossier. Selon sa responsable Cécile Kyengé, dans les 40 bureaux de vote observés par la mission, le vote s’est déroulé sans incidents majeurs. « Les populations ont reçu des menaces de la part d’hommes armés dans les environs de Diabaly [au centre du Mali], ce qui fait que les gens ne sont pas sortis pour voter », précise Boubacar Diallo, le directeur de la communication du ministère de la défense, avant d’ajouter : « Du matériel électoral a aussi été brûlé hier par des hommes armés à côté de Diré [au nord, région de Tombouctou]. Mais dans le reste du pays, le vote se déroule normalement. » Pour sécuriser ce second tour, 6 000 éléments supplémentaires des forces de défense et de sécurité ont été déployés, portant leur nombre à 36 000.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ De la lumière à l’ombre 1/6. Elle a subi les violentes amabilités de ces messieurs du monde politique. « La Pompadour » et son franc-parler ont marqué la fin du règne de Mitterrand.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Les Lyonnais ont compté, dimanche, sur leur talent individuel pour s’imposer face à une équipe d’Amiens qui a manqué plusieurs occasions d’égaliser (2-0). Bordeaux a perdu sur le même score contre Strasbourg.
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Ligue 1 : l’OL gagne sans briller, Bordeaux battu

Les Lyonnais ont compté, dimanche, sur leur talent individuel pour s’imposer face à une équipe d’Amiens qui a manqué plusieurs occasions d’égaliser (2-0). Bordeaux a perdu sur le même score contre Strasbourg.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 18h56
   





                        



   


A l’inverse de ses grands rivaux, Marseille et Monaco, qui ont commencé tambour battant leur championnat (4-0 et 3-1), Lyon a souffert, dimanche, pour remporter son premier match de Ligue 1 cette saison, dimanche, face à Amiens. Les Bordelais ont eux chuté à domicile face à Strasbourg (2-0). Réduit à dix en première période, Bordeaux s’est incliné sur des buts de Sissoko et Da Costa.

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Les Lyonnais ont semblé avoir les jambes lourdes et ont peiné dans la mise en place d’un jeu collectif. Deux exploits de Bertrand Traoré et Memphis Depay ont cependant donné la victoire à l’OL (2-0). En l’absence de son champion du monde, Nabil Fekir, revenu en début de semaine à l’entraînement et célébré par la Ligue de football professionnel avant la rencontre, l’OL a concédé de nombreuses occasions dangereuses en deuxième période. A cet instant de la rencontre, le score n’était que de 1 à 0.

   


Il a fallu un superbe coup franc de Depay pour que le troisième au classement de la dernière saison ne se mette à l’abri. « Je suis heureux d’être en forme. Je n’ai jamais aimé être autant sur le terrain même à Manchester United ou au PSV. Je suis le plus heureux en ce moment et pas seulement dans le football mais aussi dans ma vie privée. J’espère que cela va continuer », s’est félicité le Néerlandais Memphis Depay. En première période, le Burkinabé Traoré, treize buts la saison dernière, avait réussi à débloquer la situation au terme d’une belle accélération, conclue par un ballon subtil placé entre les jambes du défenseur Jordan Lefort, puis du gardien Régis Gurtner.
Pelouse en très mauvais état
Capable du meilleur comme du pire, l’Olympique lyonnais de l’entraîneur Bruno Génésio est tombé dans certains mauvais travers agaçants. Sur une nouvelle pelouse abîmée, plantée trop tardivement, les mouvements et les appels ont été trop limités, les approximations techniques trop nombreuses. « Le mauvais état du terrain nous a surpris. Il faut s’adapter même si on aurait aimé jouer dans de meilleures conditions. Cela a influé sur les contrôles ou les passes, quand le ballon saute un peu plus », a déclaré le milieu de terrain Lucas Tousart
Derrière, la défense a été mise en danger, à l’image de Jérémy Morel, malgré de modestes initiatives de son adversaire. C’est d’ailleurs dans ce secteur que le club de Jean-Michel Aulas cherche toujours à conclure le renfort d’un défenseur central. Le Portugais Ruben Dias, joueur du Benfica Lisbonne, est espéré dans les jours prochains.
Au classement, Lyon est provisoirement 4e, à égalité avec les huit autres équipes qui ont pour le moment remporté leur première rencontre. C’est l’OM qui occupe la place de leader grâce à un large succès 4-0 face à Toulouse vendredi. L’OL devra hausser son niveau de jeu mais a la chance d’avoir un calendrier aoûtien assez favorable. Après un déplacement à Reims la semaine prochaine, les coéquipiers de Nabil Fekir recevront deux fois consécutivement, d’abord Strasbourg le 24 août, et Nice le 31 août.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ En 2016, 20 % des adolescents disaient avoir vécu dans les six derniers mois une forme d’amnésie après avoir consommé de l’alcool.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Le « black-out alcoolique », une amnésie méconnue devant laquelle « nous ne sommes pas égaux »

En 2016, 20 % des adolescents disaient avoir vécu dans les six derniers mois une forme d’amnésie après avoir consommé de l’alcool.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 14h57
    |

            Charlotte Chabas








                        



   


C’est une chaleur « lourde et collante » qui l’a réveillée. Dans la tente bleu nuit, l’air était devenu irrespirable. « C’était comme me réveiller d’entre les morts », se souvient Isabelle H., alors étudiante en marketing de 23 ans. A côté d’elle, une inconnue sommeille. Alors commence pour la jeune festivalière d’un soir « le flot de questions sans réponse ». Comment est-elle arrivée là ? Qui est la personne à côté d’elle ? Où sont les amis avec qui elle a passé la soirée ? Et d’ailleurs, quand s’est terminée cette soirée ? Comment ?
C’était il y a deux ans : son « premier et seul black-out », une amnésie partielle ou totale due à la consommation d’alcool. Et avec lui, le sentiment « que tout s’effondre ». « Comme dans un dessin animé, quand le personnage continue de courir alors que la falaise s’est terminée, et chute dans le vide », dit la jeune femme, qui reconnaît avoir eu ce matin-là « la peur de sa vie ».
Elle n’avait pourtant « pas le sentiment d’avoir beaucoup bu ». Et ne comprend pas comment elle a pu « autant partir en vrille ». Bien sûr, ses amis l’ont trouvée « particulièrement enjouée et dansante ». Mais ne continuait-elle pas à leur parler, à prendre des initiatives ? Et puis, ils avaient « tous bu la même chose », alors pourquoi s’inquiéter ? « Aujourd’hui, ce qu’il s’est passé reste pour moi un mystère », reconnaît Isabelle H., qui n’a jamais connu de nouvelle amnésie due à l’alcool, et en garde encore plus « un sentiment d’irréalité ».
Etudes récentes
« Nous n’en sommes qu’aux balbutiements de la recherche sur ce sujet », reconnaît humblement Mickael Naassila, directeur de l’unité sur l’alcool et les pharmacodépendances à l’université de Picardie. D’abord, parce que le sujet d’étude est relativement récent :
« Très longtemps, on a cru que seuls les alcooliques étaient sujets à ce genre d’épisode amnésique. »
Ce n’est qu’en 1995 qu’un premier chercheur, Donald W. Goodwin, mène une étude auprès de ses étudiants en première année de médecine : 33 % de ces buveurs occasionnels affirmaient avoir connu au moins un black-out. Dans les années 2000, l’étendue du phénomène est mise en lumière par des enquêtes épidémiologiques interrogeant les jeunes sur leur consommation d’alcool. En 2016, une enquête britannique montrait ainsi que 20 % d’un échantillon de 2 140 adolescents avaient vécu dans les six derniers mois une forme d’amnésie après avoir consommé de l’alcool.

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          « Les étudiants sont plus concernés par le “binge drinking” que les autres jeunes »



Des informations que le cerveau ne peut plus encoder
A quoi sont-elles dues ? Les études montrent que l’alcool perturbe fortement l’hippocampe, cette zone cérébrale qui joue un rôle de premier plan dans les processus de mémorisation. Le sujet vit des informations que son cerveau ne peut plus encoder pour les stocker sous forme de souvenirs à long terme. « C’est comme une cassette pour laquelle on aurait cessé un temps d’appuyer sur le bouton enregistrer », résume Aaron White, neuroscientifique au Duke University Medical Center, en Caroline du Nord.
Le black-out n’a donc rien à voir avec une perte de conscience, du type coma éthylique. Aucun signe extérieur ne permet en effet de l’anticiper – la personne garde un certain contrôle de sa motricité, même s’il est souvent dégradé. Pour Arthur N., architecte de 31 ans régulièrement sujet aux black-out, c’est « l’aspect le plus bizarre de ces moments ». « On est en soirée, on se sent plutôt bien, et d’un coup, on se réveille et d’autres nous racontent ce qu’on a fait. C’est comme une crise de somnambulisme », témoigne celui qui dit « beaucoup s’interroger » sur ce qui le rend « si particulièrement sensible par rapport à [ses] amis ».
Les femmes plus sujettes
Là encore, le sujet est difficile à étudier, rappelle Mickael Naassila :
« Il faudrait pouvoir commencer une étude au tout début de la consommation d’alcool, suivre ces phases d’amnésie quand elles surviennent et pas après coup, quand justement le sujet ne se souvient pas forcément. Ça pose des difficultés au niveau éthique, et en termes de ressources financières. » 
« Deux fois plus de risques » à partir de 3 grammes d’alcool dans le sang
Reste que la science parvient progressivement à établir certains ressorts. « C’est linéaire, plus vous buvez, plus vous avez des atteintes sur l’hippocampe », résume le chercheur américain Aaron White. A partir de 3 grammes d’alcool dans le sang, il y a ainsi « deux fois plus de risques de faire un black-out », souligne Mickael Naassila. De la même manière, plus on consomme vite cet alcool, plus le risque est grand.
Mais impossible pour autant de déterminer des seuils critiques universels, car « nous ne sommes pas égaux face au black-out alcoolique », reconnaît le chercheur de l’université d’Amiens. Sexe, âge, corpulence, état de fatigue, satiété, consommation d’autres substances altérant notre organisme : il existe de nombreux facteurs qui déterminent notre réaction à l’alcool à un temps T.
Les femmes sont ainsi plus sujettes aux pertes de mémoire, selon les études. Car même à poids et corpulence identique à un homme, elles présentent une masse graisseuse plus importante qui ne permet pas une aussi bonne absorption de l’alcool. En outre, le risque de black-out est accentué dans les phases prémenstruelles et ovulatoires. En 2017, un groupe de chercheurs de l’université de Palo Alto en Californie a ainsi publié une étude montrant que les femmes ont une amnésie en buvant en moyenne trois verres de moins que les hommes.

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          Deux cuites, et une mémoire qui flanche



Génétique et tempéraments
Les études ont également pu mettre en lumière certaines prédispositions génétiques à ces amnésies. Ainsi, les individus dont la mère a eu un passé alcoolique sont plus à risque, selon une étude de 2015. 
Enfin, les « traits de personnalité et les tempéraments jouent », affirme Mickael Naassila. Parmi les sujets étudiés, ceux qui montrent le plus fort « penchant social pour la fête », et qui donc sont moins inhibés sur leur manière de consommer de l’alcool, ont tendance à être plus sujets aux pertes de mémoire. Les études montrent en outre que plus on vit de black-out, plus on est amené à en vivre. « Il y a plus de sensibilité sous réalcoolisation », résume Mickael Naassila.
Dès lors, se pose évidemment la question des conséquences de ces épisodes. Pour l’heure, aucune différence de compétences mémorielles n’a été prouvée sur les sujets à jeun ayant expérimenté des black-out. Pourtant, « on pressent qu’il y a des conséquences », affirme Aaron White, qui répète que « dans le domaine, beaucoup de choses sont encore largement méconnues ».
Risques de viols ou d’agressions
Sur les corps, c’est une autre histoire. Les black-out alcooliques représentent un risque majeur pour les individus, et multiplient les risques de viols ou d’agressions. Une étude a ainsi montré que les femmes qui connaissent des black-out sont plus susceptibles d’être impliquées dans « des comportements sexuels risqués ». A ce sujet d’ailleurs, la législation reste très floue, et il n’est pas toujours facile de prouver que la victime était non consciente, alors qu’elle n’agissait pas nécessairement comme telle.
Pour Anne C., les black-out étaient devenus au fil des ans comme « un mauvais pote de soirée ». Ils revenaient à un rythme irrégulier, « parfois une fois par mois, puis plus rien pendant six mois ». « Sans cohérence aucune », dit cette Parisienne d’adoption qui travaille dans le milieu de la restauration :
« Il y a des fois où ça m’arrivait alors que j’avais clairement moins bu qu’à d’autres soirées où je me souvenais de tout. »
A 34 ans, elle a connu plusieurs fois « le flip total au réveil ». Ne pas savoir où on est, avec qui, se sentir « comme une machine dont tous les rouages sont cassés » : la serveuse reconnaît « s’être mise en grave danger plusieurs fois ». Même si elle se disait « surprise parfois des compétences qu’on garde ». Jamais ces soirs-là elle n’a oublié de prendre sa pilule – même si elle n’avait aucun souvenir de l’avoir prise.
A force, Anne C. a commencé à changer sa manière de boire. « Clairement, je contrôle beaucoup plus ma consommation. Je compte les verres et je n’ai pas eu de black-out depuis plus d’un an, dit-elle. Mais j’ai le sentiment que rien ne peut complètement m’en protéger. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Certains voudraient qu’on arrête de parler de sexe parce que « c’est naturel ». Mais ce n’est pas si simple, estime la chroniqueuse Maïa Mazaurette.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/08/2018
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Le sexe sans réflexion n’est pas notre horizon


                      Certains voudraient qu’on arrête de parler de sexe parce que « c’est naturel ». Mais ce n’est pas si simple, estime la chroniqueuse Maïa Mazaurette.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 16h29
    |

                            Maïa Mazaurette








   


LE SEXE SELON MAÏA
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Face à des discours sexuels de plus en plus nuancés, intellectualisants, voire hermétiques, certains d’entre nous renoncent. On repère ces déserteurs à leur passion pour les mantras miracle : « l’important c’est d’aimer », « il suffit de communiquer », « nous sommes des animaux », « les hommes sont des bêtes », « ça dépend des gens ». Le sexe serait une activité naturelle que d’horribles empêcheurs de coucher en rond s’acharneraient à complexifier, pour servir des intérêts douteux (vendre des concepts ou des objets, garder sa chronique dominicale dans La Matinale du Monde).
Ces propositions « yaka-faukon » allient condescendance et absurdité, je-m’en-foutisme et pensée positive, politique de l’autruche et refus assumé des statistiques : pour lutter contre le harcèlement, yaka gifler ou humilier les harceleurs (une formidable suggestion de Mathieu Kassovitz sur Twitter) ; contre la pédophilie, yaka castrer les criminels avant leur exécution par napalm (merci le Café du commerce) ; contre la prétendue misère sexuelle, yaka obliger les femmes à coucher (merci les masculinistes).
Moins de réflexion, pour de meilleurs résultats ? Sans surprise, le choc de simplification ne fonctionne pas – ne peut pas fonctionner. Prenons pour exemple cette idée qu’il suffirait de s’aimer : quid des amours destructrices, jalouses, sadiques, abusives – celles qui servent à légitimer les prétendus crimes « passionnels » ? Quid des grands sentiments justifiant le contrôle, la jalousie, parfois les coups ? Nombre d’entre nous frappent les enfants, qu’ils adorent, et maltraitent la nature, qu’ils encensent. Donc non. Il ne « suffit » pas d’aimer.

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Cet amour comme solution à tous les problèmes induit en outre des paresses dans la communication (au temps pour le « yaka se parler »). Comme l’écrivait l’auteure Mandy Len Catron la semaine dernière dans le Guardian, notre vocabulaire implique une vision irréaliste du couple : une « âme sœur » qui nous « complète », une « moitié » que nous aurions perdue en route… et qui posséderait des dons de télépathie. Pratique, n’est-ce pas ? Sauf que non seulement notre culture sexuelle nous empêche souvent de comprendre quoi que ce soit à nos propres désirs (puisque le sauveur, pardon, l’être élu, les devinera), mais elle ne permet l’expression que des désirs acceptables (vous faites quoi si votre fétiche personnel consiste à abuser de petits reptiles gluants ? Vous le criez sur tous les toits, en espérant que l’amour triomphera ?).
Il ne « suffit » pas de communiquer quand les mots sont incroyablement chargés de sous-texte – quand ils sont toujours trop médicaux, vulgaires, enfantins, quand certains vocables dans la bouche d’une femme sont perçus comme laids, quand ils peuvent réactiver un traumatisme. Il ne « suffit » pas d’être de bonne volonté, quand nos demandes peuvent blesser, humilier l’autre, tomber au pire moment.
Vouloir qu’on fiche la paix aux gens, c’est maintenir le statu quo
L’argument de la nature se démonte tout aussi facilement : non, nous ne pouvons pas faire « comme des bêtes », encore moins rétablir une quelconque loi de la jungle. De toute manière, de quelles bêtes parle-t-on ? Le viol est naturel, de même que la monogamie, la polygamie, la masturbation, le changement de sexe… Et puis, voulons-nous vraiment nous considérer comme de simples animaux humains, ou est-ce une manière de parler – car jamais nous n’accepterions, justement, d’être traités en animaux, encore moins au lit ? Rappelons donc aux naturalistes que notre superpouvoir en tant qu’espèce est la coopération. Or pour coopérer, il faut s’accorder sur des règles… donc de la complexité.
Quant à l’argument voulant que le sexe « simple » soit celui qui serve à la reproduction, il justifierait l’abandon des préservatifs, pilules, stérilets, partenaires homosexuels, mais aussi du sexe post-ménopause, des galipettes pendant les règles et hors ovulation… ça commence à faire beaucoup de limitations et de planification, surtout quand on voudrait s’épargner des migraines.

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D’autres fanatiques de l’épure voudraient qu’on cesse carrément de parler de sexe. Désolée, ça ne fonctionne pas non plus – au passage, qui exactement a jamais vu sa vie simplifiée par l’absence de connaissance, donc de capacité d’action ? Vouloir qu’on fiche la paix aux gens n’équivaut pas à respecter leur discrétion ou leur vie privée : c’est aussi et surtout maintenir le statu quo, qui ne bénéficie pas à tout le monde (la sexualité produit des inégalités, il y a des gagnants et des perdants).
Il ne s’agit absolument pas d’une question personnelle : nous ne possédons pas plus d’absolue liberté quant à nos habitudes de fornication que concernant notre alimentation ou nos vêtements. La plupart des choix qui nous sont spontanément proposés constituent de fausses alternatives (missionnaire contre levrette, pantalon contre bermuda) qui ne remettent absolument pas en cause les rapports de pouvoir (chevillage contre fist-fucking, voile contre nudité, liberté de s’abstenir ou de faire tomber la cravate au bureau).
Comment zapper complètement les corps quand on parle de sexe ?
Enfin, une autre forme de simplification consiste paradoxalement à tout individualiser : il ne faudrait plus parler des hommes et des femmes sous peine de valider des « clichés généralisants ». Un vœu pieux ! En attendant le Grand Soir féministe, comment faire l’économie des problèmes structurels qui transparaissent dans toutes les études statistiques, scientifiques, sociologiques ? Comment zapper complètement les corps quand on parle de sexe ? On peut bien sûr, ponctuellement, s’étonner de résultats qui ne nous ressemblent pas (le principe des moyennes, c’est justement que nous ne sommes pas tous dedans). Mais sans pour autant nier l’existence des normes statistiques – et dans le même élan, l’expérience intime de nos camarades humains.

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Le discours sexuel ne cherche pas à embêter ses destinataires. Au contraire. Nous vivons certes une époque de complexification, où émergent constamment de nouveaux mots, concepts, orientations, débats. Ces nouveautés émergent par nécessité, pas pour la décoration ou pour la joie des masturbations intellectuelles. Nous sommes plus nombreux (nombreuses !) à parler, d’expériences plus variées, avec plus d’imagination, mais aussi plus de données empiriques. Affirmer que « c’est simple » repose sur une position de pouvoir : la sexualité est (plus) simple, clairement, quand on est relativement jeune, hétérosexuel, valide, en bonne santé, pas enceinte, pas moche, pas obèse, pas queer, quand on n’a pas connu d’abus, d’excision, de harcèlement…
Si c’est simple pour vous, c’est peut-être compliqué pour les autres. Faire comme si ces complexités n’existaient pas consiste à donner des apparences de bienveillance à l’indifférence, voire à une cruauté égoïste (« c’est pas mon problème, du coup ça n’est pas un problème »). C’est sûr que sans empathie, l’existence devient limpide. Mais est-ce réellement le monde que nous voulons voir advenir ?



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ En août 2017, une jeune femme a été tuée lors de heurts entre suprémacistes blancs et contre-manifestants dans la ville de Virginie.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Un an après les violences de Charlottesville, un rassemblement sous tension à Washington

En août 2017, une jeune femme a été tuée lors de heurts entre suprémacistes blancs et contre-manifestants dans la ville de Virginie.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 16h16
   





                        



   


Plusieurs centaines de sympathisants néo-nazis sont attendus dimanche 12 août devant la Maison Blanche à Washington, aux Etats-Unis, un rassemblement sous haute tension un an après les incidents meurtriers de Charlottesville, en Virginie.
L’organisation informelle Unite the Right, qui était à l’origine du rassemblement de Charlottesville d’août 2017, a reçu l’autorisation de réunir 400 personnes dans le square Lafayette, devant la résidence présidentielle, à partir de 17 h 30 (23 h 30, heure française) et durant deux heures seulement. Un important dispositif policier a été mis en place, principalement pour empêcher manifestants et contre-manifestants d’entrer en contact, avec plusieurs artères interdites à la circulation.
Initiateur de la manifestation de l’an dernier, Jason Kessler avait demandé à défiler de nouveau à Charlottesville, mais la municipalité a refusé. Un rassemblement a en revanche été autorisé à Washington. « Nous savons que dimanche, des gens vont venir dans notre ville dans le seul but de déverser leur haine », a déclaré la maire de Washington, Muriel Bowser.

        Lire le reportage :
         

          Charlottesville, un an après, la haine ordinaire



« Je ne veux pas de néo-nazis »
Charlottesville, située à moins de 200 km au sud de Washington, ne veut pas revivre les événements du 12 août 2017. Après une manifestation pour protester contre le projet de la municipalité de déboulonner une statue du général confédéré Robert E. Lee, des heurts avaient éclaté entre suprémacistes blancs et contre-manifestants. Un sympathisant néo-nazi avait alors foncé en voiture dans une foule de manifestants antiracistes, tuant une jeune femme de 32 ans, Heather Heyer, et faisant 19 blessés.
Dans un entretien à la radio publique NPR diffusé vendredi, Jason Kessler a exprimé le souhait que l’événement de dimanche soit « apaisé » et pris publiquement ses distances avec la mouvance néo-nazie. « Je ne veux pas de néo-nazis à mon rassemblement, a-t-il assuré, ils ne sont pas les bienvenus. J’espère qu’après je pourrai discuter ou débattre avec des représentants de Black Lives Matter [mouvement contre les violences visant les Noirs] ou les antifas [mouvements antifascistes], parce que je crois que nous devons avoir ce dialogue. »
Samedi, Donald Trump a dit, dans un tweet, « condamner tous les types de racisme et actes de violence ». « Le rassemblement de Charlottesville, il y a un an, a entraîné la mort et des divisions insensées », a écrit le président des Etats-Unis, qui avait été vivement critiqué pour n’avoir jamais clairement condamné les manifestants néo-nazis après les événements. « Nous devons nous rassembler en tant que Nation, a-t-il ajouté. Paix à tous les Américains ! »

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Mesures de sécurité à Charlottesville
De nombreux observateurs reprochent à Donald Trump d’avoir favorisé, durant sa campagne et depuis sa victoire électorale, l’émergence d’un discours extrémiste pro-blanc.
A Charlottesville, même si aucune manifestation n’a été autorisée, les autorités ont pris d’importantes mesures de sécurité. Le quartier piéton du centre-ville, où avaient eu lieu les incidents de l’an dernier, a été cerné de grillages, barrières en béton et voitures officielles, avec seulement deux points d’entrée pour les piétons.
Samedi, quelques dizaines de militants « antifas », vêtus de noir, ont brièvement marché dans ce quartier, encadrés de très près par la police. L’un d’entre eux portait une banderole rouge siglée « Good night white pride » (« bonne nuit fierté blanche »).
Dans les rues piétonnes, des personnes avaient accroché des pancartes « C-ville is love » et des rubans en hommage à Heather Heyer, dont une portion de rue de Charlottesville porte le nom depuis fin 2017. Des gerbes de fleurs s’entassaient à l’endroit où la jeune femme a été renversée.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un mur en brique recouvert de messages commémore la mort de Heather Heyer, la jeune femme tuée le 12 août 2017, durant la manifestation « Unite the Right » qui a rassemblé des suprémacistes blancs venus de toute l’Amérique pour protester contre le retrait d’une statue de l’emblématique général Robert Lee."
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            data-slide-description="Pourtant, un an après, l’imposant monument équestre érigé à la gloire de Robert Lee est toujours là, dominant les jardins de Charlottesville."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Mais il n’a plus la même signification, comme l’explique Andrea Douglas, directrice du centre sur l’héritage afro-américain de l’école Jefferson. La statue était le symbole d’un ordre établi dans les années 1920, érigée en une période de réaction, alors que les Noirs étaient privés de leurs droits civiques. Elle est aujourd’hui l’incarnation d’un combat."
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            data-slide-description="Depuis un an est apparue au grand jour la réalité décrite par la pasteure afro-américaine Brenda Brown-Groom : Charlottesville est une « beaufiful ugly city ». Une charmante petite ville à la haine ordinaire."
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            data-slide-description="C’est le reflet d’une Amérique plus déchirée que jamais, deux ans après l’élection de Donald Trump, cinq ans après l’émergence du mouvement Black Lives Matter (les vies des Noirs comptent), lorsqu’on s’est aperçu que l’élection de Barack Obama n’avait rien réglé."
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            data-slide-description="A la suite du choc de l’été 2017, Nikuyah Walker, militante noire de 38 ans née à Charlottesville, fait campagne pour la mairie, avec pour slogan « Démasquer l’illusion ». Elle est élue maire de la ville et de ses 47 000 habitants en janvier."
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            data-slide-description="Pour découvrir l’ampleur des rancœurs dans la ville, il suffisait d’assister, lundi 6 août, à la séance des questions au conseil municipal."
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            data-slide-description="Une femme brandit un panneau « Punissez les nazis, pas les habitants » pendant un conseil municipal, à propos de l’anniversaire des émeutes. L’Etat d’urgence a été proclamé par le gouverneur de Virginie, et la police va fermer l’accès des véhicules dans le centre-ville."
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            data-slide-description="Une simple plaque au sol, grande comme une feuille de papier, indique « Marché aux esclaves : sur ce site étaient achetés et vendus des esclaves »,  seul témoin de l’histoire des Afro-Américains, lesquels représentaient la moitié de la ville lors de la guerre de Sécession (1861-1865)."
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            data-slide-description="A côté, trois statues de héros sécessionnistes semblent imposer leur ordre à la société. Des barrières, installées en permanence, ont été erigées autour de celle de Thomas Jefferson, devant l’université de Virginie. Le 11 août 2017, l’extrême droite y organisa un défilé aux flambeaux."
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            data-slide-description="« Jusqu’à 2017, je n’avais jamais été dans les parcs où sont ces statues », explique la pasteure Brenda Brown-Grooms. Un lieu pour Blancs, gagné sur les Noirs, qui en furent expulsés dans les années 1920."
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            data-slide-description="Agé de 34 ans, Jason Kessler est l’organisateur du défilé de 2017, sous le slogan « Unite the right ». L’homme se prétend victime des Antifa et a dû quitter sa résidence de Charlottesville pour retourner vivre chez son père."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Jason Kessler se raccroche aux propos de Donald Trump en ce qui concerne le désastre de l’été 2017 : « Je lui fus très redevable, car il est le seul à reconnaître que nous avions le droit de manifester. » Un permis de manifester sa haine en vertu du premier amendement de la Constitution américaine. Le président avait provoqué une forte indignation en expliquant qu’à Charlottesville il y avait « des torts de deux côtés » et « des types très bien des deux côtés »."
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            data-slide-description="Ces propos avaient suscité la consternation de Susan Bro, la mère de la jeune Heather Heyer, morte écrasée par la voiture d’un néonazi. De retour de l’enterrement de sa fille, elle avait jugé inutile de répondre aux appels de la Maison Blanche."
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            data-slide-description="Sa fille est enterrée en un lieu secret, pour que celui-ci ne fasse pas l’objet de profanation ou de pèlerinage. Mais dans Charlottesville une rue a été renommée « Heather Heyer Way »."
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Un mur en brique recouvert de messages commémore la mort de Heather Heyer, la jeune femme tuée le 12 août 2017, durant la manifestation « Unite the Right » qui a rassemblé des suprémacistes blancs venus de toute l’Amérique pour protester contre le retrait d’une statue de l’emblématique général Robert Lee.

Jason Andrew pour Le Monde
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ En 2017, une procédure juridique a donné accès à des documents internes de la société Monsanto. Ce qui a joué un rôle déterminant dans la condamnation de la firme, le 10 août, par la justice californienne.
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édition abonné


Les « Monsanto Papers », à la base de la controverse sur le glyphosate

En 2017, une procédure juridique a donné accès à des documents internes de la société Monsanto. Ce qui a joué un rôle déterminant dans la condamnation de la firme, le 10 août, par la justice californienne.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 19h37
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Le glyphosate est-il, ou non, cancérogène ? Au printemps 2017, plusieurs centaines de documents internes (courriels, fax, rapports internes, correspondances avec les autorités, avec des rédacteurs de revues scientifiques ou des consultants, etc.) de la société Monsanto, obtenus dans le cadre d’actions en justice, sont rendus publics par la justice fédérale américaine.
Ces « Monsanto Papers » ont joué un rôle déterminant dans la condamnation de la firme, vendredi 10 août, par la justice californienne. Ils mettent en lumière un profond hiatus entre les avis rassurants de la plupart des agences réglementaires et la connaissance que la firme a de son produit phare.
A l’exception du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui a classé le glyphosate « cancérogène probable » en mars 2015, la plupart des agences réglementaires – comme l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ou encore l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) – considèrent en effet que la substance ne présente pas de danger cancérogène.
La firme avait, dès le début des années 1980, de sérieux doutes sur la sûreté de son produit
Mais les « Monsanto Papers » racontent une tout autre histoire. On y apprend notamment que la firme avait, dès le début des années 1980, de sérieux doutes sur la sûreté de son produit. En 1983, une étude commanditée par la société indique par exemple que des souris exposées au glyphosate développent une tumeur rénale rare. Dès 1985, l’EPA classe dans un premier temps le glyphosate dans la catégorie « cancérogène possible », en particulier sur la foi de cette étude interne.
Monsanto ne désarme pas pour autant et demande le réexamen des données par un professeur stipendié par la firme. Dans un fax échangé entre responsables de l’agrochimiste, la manœuvre est décrite sans ambages : « Le Dr Marvin Kuschner passera en revue les sections de rein et présentera...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Devant des partisans réunis à Trébizonde, sur la Mer noire, le chef de l’Etat turc s’est montré très véhément contre Washington.
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Pour Erdogan, la chute de la livre est un « complot politique » contre la Turquie

Devant des partisans réunis à Trébizonde, sur la Mer noire, le chef de l’Etat turc s’est montré très véhément contre Washington.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 18h35
   





                        



   


Le but, selon lui, est « d’obtenir la reddition de la Turquie dans tous les domaines, de la finance à la politique. » Le président Recep Tayyip Erdogan a estimé, dimanche 12 août, que la chute de la livre turque était un « complot politique » contre son pays, qui ripostera en cherchant « de nouveaux marchés et alliés », alors que ses relations avec les Etats-Unis sont en crise.
Devant des partisans réunis à Trébizonde, sur la Mer noire (nord-est), le chef de l’Etat turc s’est montré très véhément contre Washington :
« Nous ne pouvons que dire adieu à quiconque décide de sacrifier son partenariat stratégique et une alliance d’un demi-siècle avec un pays de 81 millions d’habitants pour sauvegarder ses relations avec des groupes terroristes. »
Déclarations chocs, sanctions, menaces de représailles, puis doublement des tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium turc : le ping-pong Ankara-Washington est allé crescendo ces derniers jours, emportant avec lui la livre turque qui a dévissé vendredi de 16 % face au billet vert. Un effondrement dû à la décision du président Trump, annoncée dans un tweet, de doubler les tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium turcs.

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Le sort d’Andrew Brunson
Au coeur de cette bataille : le sort du pasteur américain Andrew Brunson, actuellement jugé en Turquie pour « terrorisme » et « espionnage », placé fin juillet en résidence surveillée après un an et demi de détention. Les Etats-Unis demandent sa libération immédiate, alors que la Turquie plaide pour l’extradition de Fethullah Gülen, prédicateur turc établi depuis près de 20 ans sur le sol américain et soupçonné par Ankara d’être l’architecte du putsch manqué de juillet 2016. « Vous osez sacrifier la Turquie et ses 81 millions d’habitants pour un prêtre lié à des groupes terroristes? » s’est indigné M. Erdogan.

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La Turquie et les Etats-Unis restent pour autant partenaires dans le cadre de l’OTAN. Les Etats-Unis disposent en outre d’une importante base à Incirlik, dans le sud du pays, actuellement utilisée comme centre des opérations contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI). Mais la Turquie ne cesse de reprocher aux Etats-Unis le soutien apporté en Syrie aux Unités de protection du peuple kurde (YPG). Ankara voit dans cette milice une émanation du PKK, classé « terroriste » par la Turquie mais aussi les Etats-Unis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le navire « Aquarius », affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), faisait route dimanche vers l’Europe.
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L’« Aquarius », avec 141 personnes à bord, de nouveau en quête d’un port d’accueil en Méditerranée

Le navire « Aquarius », affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), faisait route dimanche vers l’Europe.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 17h10
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 18h26
   





                        



   


Il demande à l’Europe de désigner « de toute urgence le lieu sûr le plus proche, comme le prévoit le droit maritime international ». Le navire Aquarius, affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), faisait route dimanche vers l’Europe après avoir secouru vendredi 141 personnes au large des côtes libyennes. Le navire n’a pour l’heure reçu aucune confirmation d’un port où accoster, ont annoncé les organisations humanitaires dans un communiqué.
Selon l’équipe de l’Aquarius, le Centre conjoint de coordination des secours (JRCC) libyen a confirmé être l’autorité chargée de la coordination des sauvetages, mais a informé qu’il n’indiquerait pas au navire de lieu sûr de débarquement.

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Les mettre « à l’abri d’abus »
« Nous suivons les dernières instructions du JRCC et allons contacter d’autres RCC (Centres de coordination de sauvetage) afin qu’un lieu sûr nous soit désigné pour débarquer les 141 rescapés », a précisé le coordinateur des secours pour SOS Méditerranée, Nick Romaniuk.
« L’essentiel est que les rescapés soient débarqués sans délai dans un lieu sûr, où leurs besoins fondamentaux soient respectés et où ils seront à l’abri d’abus. »
Le navire humanitaire est devenu le symbole de la crise européenne sur le dossier des migrants. Il s’agit de sa première mission depuis le refus de l’Italie et de Malte de le laisser accoster en juin avec quelque 600 migrants à bord. Le navire avait dû passer neuf jours en mer avant de pouvoir débarquer les rescapés en Espagne. Cet épisode avait eu des répercussions dans toute l’Union européenne, creusant le fossé entre les partisans d’une ligne dure face à la question migratoire et les défenseurs d’une solution européenne et coopérative.

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                Italie : l’« Aquarius » reprend la mer et défie Salvini



L’équipage a précisé avant de partir la semaine dernière pour sa dixième mission de l’année qu’il ne renverrait pas de migrants en Libye, le pays n’étant pas considéré comme un refuge sûr. « Les gouvernements européens ont concentré tous leurs efforts à la création d’un JRCC en Libye, mais les événements de vendredi illustrent bien l’incapacité de ce dernier à coordonner intégralement une opération », a souligné le coordonnateur de MSF à bord de l’Aquarius, Aloys Vimard.
SOS Méditerranée et MSF exhortent « une nouvelle fois tous les gouvernements européens ainsi que les autorités maritimes compétentes à reconnaître la gravité de la crise humanitaire qui sévit en Méditerranée, à garantir un accès rapide à des lieux sûrs où débarquer les rescapés et à faciliter plutôt qu’entraver le déploiement d’une assistance humanitaire essentielle en Méditerranée centrale ».

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720 morts en juin et juillet
L’Aquarius est désormais l’un des deux derniers navires humanitaires de recherche et sauvetage présents en Méditerranée centrale. Sous la pression de l’Italie et de Malte, la plupart des navires humanitaires ne patrouillent plus au large des côtes libyennes.
Quelque 720 personnes sont mortes en juin et juillet lorsque les navires des ONG étaient pour la plupart absents du secteur, selon Amnesty International. SOS Méditerranée estime pour sa part que plus de 15 000 personnes sont mortes noyées en quatre ans en Méditerranée en tentant la traversée sur des embarcations de fortune. Plus de 650 000 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes depuis 2014.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Un défaut dans un protocole Bluetooth, qui équipe de nombreux appareils connectés – y compris médicaux – peut permettre une prise de contrôle à distance.
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Découverte d’une faille touchant les connexions Bluetooth de nombreux objets connectés

Un défaut dans un protocole Bluetooth, qui équipe de nombreux appareils connectés – y compris médicaux – peut permettre une prise de contrôle à distance.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 22h00
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            Martin Untersinger








                        


Il est possible de prendre à distance le contrôle de certains appareils connectés en Bluetooth, y compris des objets sensibles, à l’insu de leurs utilisateurs. C’est ce qu’a découvert Damien Cauquil, un chercheur de l’entreprise française Digital Security, qui présente les résultats de ses travaux à la conférence spécialisée en sécurité informatique Defcon, lundi 11 août à Las Vegas (Nevada).
Cette possibilité provient d’un défaut d’un type particulier de protocole Bluetooth, le Bluetooth à basse consommation (Bluetooth Low Energy, BLE). Il s’agit de la méthode de connexion qu’utilisent les objets connectés qui n’ont pas besoin de transmettre beaucoup d’informations et qui doivent minimiser la consommation électrique, comme les montres et bracelets connectés, voire certains appareils médicaux.
Une fois que deux appareils sont reliés entre eux en BLE (par exemple un smartphone et une montre connectée), ils établissent un dialogue, bref, constant, et invisible pour l’utilisateur final, afin de vérifier en permanence que leur lien n’est pas rompu.
Un intervalle où « on peut prendre la place du smartphone »
En envoyant des bits de données par ondes radio à des intervalles très précis, « il est possible de faire croire au smartphone que l’objet auquel il est connecté ne renvoie plus de données valides, afin qu’il considère la connexion comme perdue », explique Damien Cauquil. L’objet connecté, lui, va mettre un petit peu plus de temps à l’imiter. Dans cet intervalle, « on peut prendre la place du smartphone et faire croire à l’objet connecté qu’il communique avec le smartphone », précise le chercheur. Et ainsi mettre la main sur l’objet connecté et ses données.
Ce type d’attaque, déjà très ennuyeuse dans le cas de montres connectées, qui brassent beaucoup de données personnelles, est encore plus préoccupant dans le contexte des appareils de santé, qui font justement partie des objets pour lesquels l’utilisation du BLE est adaptée.
Heureusement, cette attaque, pour être couronnée de succès, doit être lancée à proximité physique immédiate de l’objet visé (entre dix et vingt mètres au maximum). Problème : les concepteurs de ce protocole souhaitent que la prochaine version puisse être utilisée à plus longue distance, pour des drones par exemple.
Une attaque difficile à mettre en œuvre, mais aussi à parer
Il est possible de rendre l’attaque découverte par M. Cauquil plus difficile à mettre en œuvre, en ajoutant des étapes pour vérifier que la connexion est légitime. Mais cela rendra l’objet plus gourmand en énergie.
Un mode « sécurisé » du BLE existe également, dans le cadre duquel il est uniquement possible de forcer l’appareil connecté à se déconnecter. Mais il présente plusieurs défauts qui expliquent qu’il n’est pas systématiquement utilisé, et qui devraient décourager les constructeurs d’objets de l’adopter. Il est en effet plus gourmand en énergie et nécessite la saisie d’un petit code par l’utilisateur lors de la connexion.
Le déploiement de la nouvelle version de BLE pourrait également limiter le problème, car elle rend l’attaque plus difficile à mener. Mais il faudra attendre plusieurs mois pour que les objets utilisant cette nouvelle version se généralisent, et cela ne réglera pas le défaut des objets qui se trouvent déjà sur le marché, difficiles à mettre à jour.



                            


                        

                        


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La mer Caspienne au cœur d’un accord historique

Après plus de deux décennies de tractations, la Russie, l’Iran, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et le Turkménistan établissent des règles pour exploiter le plus grand lac salé du monde.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 05h12
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 13h44
   





                        



   


C’est l’épilogue de plus de vingt ans d’éprouvantes négociations avec pour enjeux pétrole, gaz et caviar. Les chefs d’Etat de la Russie, de l’Iran, du Kazakhstan, de l’Azerbaïdjan et du Turkménistan ont signé dimanche 12 août un accord historique définissant le statut de la mer Caspienne.
Réunis dans le port kazakh d’Aktaou, les cinq pays qui bordent la Caspienne se sont mis d’accord sur le statut de cette étendue d’eau, en plein vide juridique depuis la dissolution de l’Union soviétique.
Le nouvel accord ne devrait pas mettre fin à toutes les disputes qui touchent à cette mer fermée, la plus grande du monde. Il devrait néanmoins aider à apaiser les tensions existant de longue date dans la région, qui recèle de vastes réserves d’hydrocarbures, estimées à près de 50 milliards de barils de pétrole et près de 300 000 milliards m3 de gaz naturel.
« Nous pouvons dire qu’un consensus sur le statut de la mer a été difficile à atteindre et qu’il a pris du temps, les pourparlers se sont échelonnés sur vingt ans et ont nécessité des efforts importants et conjoints des parties impliquées », avait plus tôt déclaré le président kazakh et hôte de la cérémonie, Noursoultan Nazarbaïev.
Le président russe, Vladimir Poutine, a salué une convention dont la « signification fera époque » et plaidé pour une plus grande coopération militaire pour les pays de la mer Caspienne.
Partage des ressources
Selon le Kremlin, l’accord préserve la plus grande partie de la Caspienne en tant que zone partagée, mais partage entre les cinq pays les fonds marins et les ressources sous-marines. Selon le vice-ministre russe des affaires étrangères, Grigori Karassine, la Caspienne bénéficiera d’un « statut légal spécial » : ni mer, ni lac, qui ont tous deux leur propre législation en droit international.
Le sommet de dimanche à Aktaou au Kazakhstan est le cinquième du genre depuis 2002, tandis que se sont tenues plus de cinquante réunions ministérielles et techniques depuis la dissolution de l’URSS, qui a placé quatre nouveaux pays sur les rives de la Caspienne.
Si cet accord va « étendre les possibilités de coopération » entre les cinq Etats bordant la Caspienne, certains pays risquent d’en sortir davantage gagnants que d’autres, selon Ilham Shaban, président du groupe de réflexion Caspian Barrel.

   


Le Turkménistan, l’un des pays les plus fermés de la planète, a ainsi proclamé le 12 août « Journée de la mer Caspienne » en l’honneur de l’accord, affichant ainsi son enthousiasme. Ce pays d’Asie centrale riche en hydrocarbures espère notamment pouvoir installer au fond de la Caspienne des pipelines sous-marins pour lui permettre d’exporter son gaz vers les marchés européens via l’Azerbaïdjan.
Régime de quotas pour la pêche de bélugas
Ce projet, estimé à 5 milliards de dollars, avait auparavant rencontré l’opposition des autres pays de la région. Il pourrait encore être contesté par Moscou et Téhéran pour des raisons environnementales. En tant qu’anciens maîtres de la Caspienne, la Russie et l’Iran pourraient être les grands perdants de cet accord historique.
Si la Russie a dû céder sur un certain nombre de sujets, « elle gagne des bons points pour avoir fait sortir une situation de l’impasse » et renforcé son image de pays producteur d’accords diplomatiques, relève John Roberts, analyste collaborant avec l’Atlantic Council. De plus, l’accord devrait asseoir la prédominance militaire russe dans la région en interdisant à des pays tiers de disposer de bases militaires sur la Caspienne.
L’Iran, pour sa part, pourrait profiter de la clarté apportée par le texte pour lancer des projets communs avec l’Azerbaïdjan. La République islamique a eu recours par le passé à des manœuvres navales hostiles pour défendre ses prétentions dans la Caspienne.
Au-delà des considérations économiques et militaires, l’accord donne espoir pour la préservation de la diversité écologique de la région. Les populations de béluga, dont les œufs sont appréciés dans le monde entier en tant que caviar, pourront désormais se multiplier grâce à un « régime de quotas clair et commun pour les eaux de la Caspienne », selon M. Roberts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Sont concernés : l’Ariège, l’Aveyron, le Lot, le Tarn, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, le Tarn-et-Garonne, le Gard, l’Ardèche, la Drôme, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône.
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Orages : l’alerte orange étendue à quinze départements du sud de la France

Sont concernés : l’Ariège, l’Aveyron, le Lot, le Tarn, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, le Tarn-et-Garonne, le Gard, l’Ardèche, la Drôme, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 16h38
   





                        


La soirée promet d’être pour le moins agitée dans le Sud de la France. Météo France a étendu à quinze départements son alerte orange aux forts orages, à partir de 16 heures dimanche 12 août. Sont concernés : l’Ariège, l’Aveyron, le Lot, le Tarn, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, le Tarn-et-Garonne, le Gard, l’Ardèche, la Drôme, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône.

   


« Ce dimanche après-midi, les températures atteignent 31 à 36 °C du Piémont Pyrénéen à la vallée de la Garonne ; une dégradation orageuse se généralise par les Pyrénées, et déborde rapidement vers les plaines », précise l’institut météorologique.
Chutes de grêle et fortes précipitations attendues
Les orages s’accompagnent alors de fortes rafales de vent de l’ordre de 80 à 100 km/h. Sur une zone allant des Pyrénées à la vallée de la Garonne (le Pays basque devrait être à la marge), ces rafales peuvent dépasser localement les 100 km/h.
Il est également à prévoir des chutes de grêle et de fortes précipitations, pouvant localement dépasser les 30 mm en moins d’une heure, et entraînant alors une brusque chute des températures de 10 à 15 °C.
Le 9 août, près de 42 000 impacts de foudre ont été comptabilisés, ce qui en fait la journée la plus foudroyée de l’année. Le mois de mai avait été marqué par une série d’orages inédite, avec un nombre d’impacts de foudre plus vu depuis une trentaine d’années.

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                Orages : visualisez un mois de mai record






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Dans les séries américaines, on appelle ça un « cold case ». Cet été, « M » revient sur ces affaires non élucidées. Le 22 septembre 1994, dans le Finistère, le corps carbonisé de Marie-Michèle Calvez, jeune femme sans histoires, est retrouvé dans sa voiture.
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édition abonné


Le 22 septembre 1994, un meurtre mystérieux en pays bigouden


                      Dans les séries américaines, on appelle ça un « cold case ». Cet été, « M » revient sur ces affaires non élucidées. Le 22 septembre 1994, dans le Finistère, le corps carbonisé de Marie-Michèle Calvez, jeune femme sans histoires, est retrouvé dans sa voiture.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 16h53
    |

            Yves Bordenave








                              

                        

Il n’y a plus rien. Seulement une maison avec son toit de chaume, des herbes folles qui poussent ça et là dans la lande, un étroit sentier de terre aménagé pour les promeneurs et les cyclo-touristes, et cette route départementale qui longe la dune. L’océan est à deux pas, mais on ne le voit pas. Voici le lieu-dit Poulguen, à mi-chemin du Guilvinec et de Penmarch, dans le sud du Finistère. C’est ici que, dans la nuit du 21 au 22 septembre 1994, un corps calciné a été découvert, recroquevillé à l’arrière d’une Seat Ibiza incendiée.
Il était environ 3 heures du matin lorsque des marins pêcheurs de Saint-Guénolé ont donné l’alerte. Rentrant chez eux après avoir annulé leur sortie en mer en raison d’une avarie sur leur bateau, ils aperçoivent un feu qui s’élève au-dessus de l’ancienne conserverie de poissons Raphalen, que les Bigoudens appellent « l’usine kaoc’h », « l’usine à merde ».
Seul indice : la plaque minéralogique
Pompiers et gendarmes dépêchés sur les lieux du drame ne peuvent rien, sinon dresser les premiers constats. L’incendie a été déclenché volontairement, un système sophistiqué de mise à feu a favorisé la montée de température et, à ce stade, il est impossible d’identifier le cadavre carbonisé dont les dents ont éclaté sous l’effet de la chaleur. Le seul indice que les enquêteurs ont sous la main, c’est le numéro d’immatriculation du véhicule : 6865 VR 29.
Trouver son propriétaire – Marie-Michèle Calvez – n’est qu’une formalité. Celle-ci n’est pas chez elle. Elle n’a pas été vue depuis la fin d’après-midi de ce mercredi 21 septembre. Pourtant, elle devait retrouver son ami vers 20 heures, rendez-vous auquel elle n’est pas allée, sans prévenir. Depuis, elle n’a donné aucun signe de vie. Il ne faut que quelques heures supplémentaires pour confirmer les craintes : le corps calciné est bien celui de Marie-Michèle Calvez, 40 ans. Suicide ? Accident ? Meurtre ? La dépouille immolée de la victime est dans un tel état que les...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.
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                La chanson d’amour de Christiane Taubira : « Cry Me a River », d’Ella Fitzgerald


Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.

Le Monde
                 |                 12.08.2018 à 17h00
                 |

                            Astrid de Villaines

















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A 66 ans, Christiane Taubira est en retrait de la vie politique. Sous la présidence de François Hollande, elle a mené la bataille du mariage pour tous à l’Assemblée nationale en 2012 comme garde des sceaux. Femme de lettres, ses discours sont toujours ponctués de citations littéraires ou philosophiques. Son dernier ouvrage « Baroque sarabande » (Philippe Rey, 173 p., 9,50 euros) revient sur les livres qui ont compté pour elle, de son enfance en Guyane, dont elle fut députée durant dix-neuf ans, jusqu’à aujourd’hui. Interrogée sur une chanson qui a marqué sa vie, Christiane Taubira a écrit le texte suivant.
Mordre la poussière… Se croire encore verticale, mettre un pied devant l’autre, parler haut, chanter clair, siffler toujours vigoureusement en pédalant, imputer au pollen qui vadrouille dans l’air cette boule dans la gorge et votre voix qui soudain casse au mitan d’une chanson. Accuser les papillons-cendre grégaires et désinvoltes de vous piquer les yeux comme le feraient des larmes, détraquer le dernier vers d’un poème qui pourtant vous a toujours fait cortège…
Voilà que, furtifs, les regards de vos amies faisant miroir à leur insu vous révèlent le tassement de vos épaules, léger mais bien arrondi ; elles n’osent rien dire de vos robes devenues amples et plus confortables. Ainsi vont mes embardées amoureuses. « C’est quand tu es ivre de chagrin que tu n’as plus du chagrin que le cristal. » René Char savait aimer. C’est bien à la brûlure du chagrin que l’on mesure l’incandescence d’un amour.
Un gouffre scintillant
Je ne pleure pas, je fonds. Je ne fléchis pas, je fonce, vers des défis, des urgences, des ombres et des ivresses, je suis bronze de Giacometti, fine et incurvée, granuleuse, le regard égaré, pas pour de vrai mais bronze tout de même, « l’alliage du sang fort qui gicle quand souffle le vent des marées saillantes ». C’est ce que croit Tchicaya U Tam’si.
Le vent déraille et le temps joue à la vierge folle. Pas de rédemption. Les souvenirs vous lacèrent en perforant vos ruses. Le silence, votre refuge. « Samba Pa Ti ». Santana. Premières notes, et l’éden s’ouvre comme un gouffre scintillant aux parois brinquebalantes. Pas un mot, version instrumentale. Mais ces amours-là sont encore trop melliflues. Il y manque la rugosité de l’impatience. Une impatience qui ne se livre qu’en gestes.
Dans la culture créole, les mots de tendresse, de passion, de désir sont trop pudiques, farouches, ils habitent les cavernes, ne remontent jamais jusqu’à la glotte. Parfois un air s’invite, les paroles restent souterraines, « Dance me through the panic till I’m gathered safely in, Dance me to the end of love… » [Dance Me to the End of Love, de Leonard Cohen] Les mots vacillent mais refusent de naître. Aimer trop, aimer mal… Et genou à terre, se croire encore verticale, « Cry me a river/ come on and cry me a river/ Told me love was too plebeian/ now come on, cry me a river »…[Cry me a River, d’Ella Fitzgerald] Un ciel existe et c’est vous qui en détenez la clé. Je.

Monde Festival : chanter n’est pas jouer ! « Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival une rencontre entre le metteur en scène Claus Guth et la chanteuse et chef d’orchestre Barbara Hannigan. L’événement se tiendra samedi 6 octobre 2018 de 17 heures à 18 heures au Palais Garnier. Réservez vos places en ligne sur le site

Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro
Bernard Cazeneuve : « Vienne », de Barbara
Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy
Pénélope Bagieu : « Don’t Cry », de Guns N’Roses
Erik Orsenna : « Pierre », de Barbara
Agnès B : « L’Affiche rouge », de Léo Ferré
Christophe Michalak : « With or Without You », de U2
Marianne James : « Ne me quitte pas », de Jacques Brel
Arnaud Montebourg : « D’aventures en aventures », de Serge Lama
Irène Théry : « I’m Your Man », de Leonard Cohen
Michel Cymes : « Le Premier Pas », de Claude-Michel Schönberg
François Morel : « L’Heure du thé », de Vincent Delerm
Irène Jacob : « Message personnel », de Françoise Hardy
Boris Cyrulnik : « Rendez-vous sous la pluie », de Jean Sablon
Michel-Edouard Leclerc : « Les Mots bleus », de Christophe
Delphine de Vigan : « Les Fourmis rouges », de Michel Jonasz
Valérie Pécresse : « La Chanson des vieux amants », de Jacques Brel
Serge Trigano : « Seras-tu là ? », de Michel Berger
Isabelle Carré : « All is Full of Love », de Björk
André Manoukian : « But not For Me », par Cole Porter
Anne-Sophie Pic : « La déclaration d’amour », de France Gall



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




                                                Par                                                    Astrid de Villaines














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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ La sonde de la NASA, première réalisation humaine à tenter de traverser l’atmosphère du Soleil, a décollé depuis Cap Canaveral en Floride.
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Lancement réussi de la sonde Parker, partie « toucher » le Soleil

La sonde de la NASA, première réalisation humaine à tenter de traverser l’atmosphère du Soleil, a décollé depuis Cap Canaveral en Floride.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 09h29
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 10h04
   





                        


« Trois, deux, un et décollage », a lancé le commentateur de la NASA alors que la fusée de lancement Delta IV-Heavy s’élevait du pas de tir de Cap Canaveral, dimanche 12 août à 3 h 31 heure locale (7 h 31 GMT). L’agence spatiale américaine a procédé en Floride au lancement de sa sonde solaire Parker, première réalisation humaine à tenter de traverser l’atmosphère du Soleil.

#SunDay is a good day for a launch to the Sun! 🚀☀️ In an hour, live coverage begins of our second attempt to launch… https://t.co/Jo0CQWbToD— NASA (@NASA)


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Elle devait partir initialement samedi mais son décollage avait été reporté en raison d’un problème de pression d’hélium gazeux. Son lancement a été retransmis en direct par la NASA :


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                Départ de Parker Solar Probe, la sonde qui va « toucher » le Soleil



Ecouter le Soleil
La mission de la sonde Parker est simple : devenir le premier objet construit par l’homme à affronter les conditions dantesques de la « couronne », une partie de l’atmosphère du Soleil, en passant à environ 6,2 millions de kilomètres de la surface de l’astre. Elle doit la traverser 24 fois pendant les sept ans que doit durer la mission.
Au-delà de la prouesse technologique, l’intérêt scientifique est primordial. Il s’agit de comprendre pourquoi la couronne est environ 300 fois plus chaude que la surface du Soleil et pourquoi ses particules énergétiques produisent des tempêtes électromagnétiques pouvant perturber le fonctionnement du réseau électrique sur Terre.
« La sonde Parker nous aidera à faire un bien meilleur travail pour prédire quand une perturbation dans les vents solaires viendra frapper la Terre », explique Justin Kasper, un des scientifiques responsables du projet et professeur à l’université du Michigan.

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                La météo de l’espace, discipline aux enjeux stratégiques



Un rêve vieux de 60 ans
« Le Soleil est plein de mystères », commente Nicky Fox membre du laboratoire de physique appliquée de l’université Johns Hopkins et responsable scientifique de la mission. Cela fait plus de 60 ans que les scientifiques rêvent de construire un tel engin, mais ce n’est que depuis récemment que la technologie a rendu possible la construction d’un tel bouclier, ajoute-t-elle.
Les outils embarqués doivent mesurer les particules à haute énergie, les fluctuations magnétiques et prendre des images pour tenter de mieux comprendre la couronne solaire. « Nous écouterons également les ondes de plasma dont nous savons qu’elles circulent quand les particules bougent », complète Nicky Fox.
Quand elle sera près du Soleil, Parker voyagera suffisamment rapidement pour parcourir l’équivalent d’un trajet New York-Tokyo en… une minute. Une vitesse de 700 000 km/h pour ce qui est l’objet le plus rapide jamais construit par l’homme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le dispositif sera mis en place progressivement à partir de 2019. L’objectif est d’atteindre 100 % de plastique recyclé en 2025.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/08/2018
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Le gouvernement annonce un système de bonus-malus pour favoriser le plastique recyclé

Le dispositif sera mis en place progressivement à partir de 2019. L’objectif est d’atteindre 100 % de plastique recyclé en 2025.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 02h04
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 10h30
   





                        



   


Le gouvernement, qui vise un objectif de 100 % de plastique recyclé en 2025, mettra en place progressivement, à partir de 2019, un système de bonus-malus pour inciter les consommateurs à privilégier des produits fabriqués à partir de plastique recyclé, annonce la secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson, dans un entretien accordé au Journal du dimanche.
« Nous allons déployer un système de bonus-malus allant jusqu’à 10 % du prix des produits », déclare Mme Poirson, en précisant que l’exécutif compte « l’activer dès 2019 et le faire monter en puissance ». « Demain, quand il y aura le choix entre deux bouteilles, l’une fabriquée en plastique recyclé et l’autre non, la première sera moins chère », explique la secrétaire d’Etat, dont le ministre de tutelle est Nicolas Hulot.

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Dans cet entretien, Brune Poirson rappelle également que le plan du gouvernement en faveur du recyclage des plastiques passera par une baisse de la TVA sur le recyclage et la hausse de la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) sur l’enfouissement, comme annoncé par le premier ministre Edouard Philippe en avril.
Vers la fin des pailles
« Nous devons afficher une trajectoire fiscale claire pour les prochaines années, afin de permettre aux collectivités et aux citoyens de s’adapter, sans que cela pèse sur les finances des villes qui s’engagent », explique-t-elle.
En pratique, l’exécutif compte également simplifier la collecte et « uniformiser la couleur des poubelles » de tri, actuellement différentes d’une ville à l’autre, « pour créer des automatismes », mais aussi « clarifier l’étiquetage », avec la mise en place d’ici 2020 d’un logo « qui dira si un produit a vraiment été fabriqué avec du plastique recyclé ou s’il est recyclable ». Car le logo utilisé à l’heure actuelle « signifie juste que l’entreprise verse une contribution à un éco-organisme », souligne Brune Poirson.
Autre levier que le gouvernement a déjà annoncé avoir l’intention d’actionner : l’interdiction de produits à usage unique, comme les pailles et les bâtonnets en plastique. « Début 2019 (…) nous préciserons la liste des produits à usage unique que nous voulons interdire » et cette suppression des « usages superflus ou substituables » sera mise en œuvre « d’ici au 1er janvier 2020 », annonce la secrétaire d’Etat.
Selon l’organisation PlasticsEurope, qui représente les producteurs européens de matières plastiques, la France figure parmi les lanternes rouges européennes du recyclage des emballages en plastique, avec un taux de recyclage d’à peine plus de 20 %, contre une moyenne européenne de près de 41 %.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Les précipitations ont été particulièrement fortes cette année dans cet Etat prisé des touristes pour ses plages bordées de palmiers et ses plantations de théiers.
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Des crues font 37 morts et 37 000 déplacés au Kerala, dans le sud de l’Inde

Les précipitations ont été particulièrement fortes cette année dans cet Etat prisé des touristes pour ses plages bordées de palmiers et ses plantations de théiers.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 12h00
   





                        



   


Des crues soudaines dues à la mousson ont tué 37 personnes et déplacé 37 000 autres au Kerala, dans le sud-ouest de l’Inde, provoquant glissements de terrain et inondations, ont annoncé samedi 11 août les autorités.
La mousson, qui dure à peu près de juin à septembre, est attendue par des millions d’agriculteurs indiens mais sème chaque année la mort et les destructions. Depuis le mois de mai, le phénomène climatique est responsable de 545 morts dans l’ensemble du sous-continent.
Les précipitations ont été particulièrement fortes cette année dans l’Etat du Kerala, prisé des touristes pour ses plages bordées de palmiers et ses plantations de théiers. Les habitants déplacés « ont été évacués vers 350 centres d’accueil dans tout l’Etat », selon un coordinateur régional.

   


L’armée a été sollicitée pour des missions de sauvetage après que deux jours de fortes pluies ont contraint les autorités à ouvrir les vannes de 27 réservoirs pour éponger l’eau excédentaire. Les vannes de l’un de ces réservoirs n’avaient pas été ouvertes depuis vingt-six ans.
« Notre Etat fait face à une dévastation sans précédent », a écrit sur Twitter le chef du gouvernement du Kerala, Pinarayi Vijayan. « De nombreuses vies ont été perdues. Des centaines de maisons ont été entièrement détruites », a-t-il déploré, tout en saluant le travail des secouristes venus de toute l’Inde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Du 11 au 14 août, l’absence de la Lune permet d’observer des dizaines d’étoiles filantes dans un ciel bien noir, à l’écart des villes.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Un homme est dans un état grave mais stable et neuf autres personnes, dont deux enfants, ont été blessées par des plombs.
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Dix blessés dans une fusillade à Manchester, en Angleterre

Un homme est dans un état grave mais stable et neuf autres personnes, dont deux enfants, ont été blessées par des plombs.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 14h13
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 15h29
   





                        



   


Dix personnes, dont deux enfants, ont été hospitalisées après une fusillade à Manchester, dans le nord de l’Angleterre, dans la nuit de samedi à dimanche. La police a été appelée à 2 h 30 dimanche 12 août à Claremont Road, dans le quartier de Moss Side, et a découvert plusieurs personnes blessées.
Un homme est dans un état grave mais stable et neuf autres personnes, dont deux enfants, ont été blessées par des plombs, a précisé la police plus tard dans la matinée. La police espère que les blessés légers pourront quitter l’hôpital dans la journée.
Il y avait une certaine affluence dans le quartier de Moss Side, alors qu’un carnaval des Caraïbes s’était terminé quelques heures plus tôt, a expliqué la police.
« Un acte grave »
Les enquêteurs tentent d’établir exactement où cet incident a eu lieu et qui est responsable. « C’était un acte grave qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques », a déclaré un responsable de la police, Wasim Chaudhry.
Manchester avait été frappé par un attentat le 22 mai 2017, perprétré par un Britannique d’origine libyenne de 22 ans qui avait déclenché un engin explosif à la sortie d’un concert de la chanteuse pop américaine Ariana Grande à la Manchester Arena. Vingt-deux personnes sont mortes dans cet attentat et une centaine de spectateurs ont été blessés. La plus jeune victime, Saffie Roussos, avait 8 ans.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ L’anax de juin n’est pas seulement un des plus gros représentants de la famille, c’est aussi un impressionnant migrateur. Un chercheur allemand a suivi quelques individus sur une partie de leur périple, au gré du vent et de la température.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ A 28 ans, la seule marathonienne de l’équipe de France a fini sa course juste derrière la Biélorusse Volha Mazuronak.
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Championnats d’Europe d’athlétisme : Clémence Calvin remporte l’argent au marathon

A 28 ans, la seule marathonienne de l’équipe de France a fini sa course juste derrière la Biélorusse Volha Mazuronak.



Le Monde
 |    12.08.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
12.08.2018 à 12h25
   





                        



   


Elle était néophyte sur les 42,195 km. Cela n’a pas empêché la française Clémence Calvin de monter sur la deuxième marche du podium à l’issue du marathon aux championnats d’Europe d’athlétisme, dimanche 12 août à Berlin.
A 28 ans, la seule marathonienne de l’équipe de France remporte ainsi la médaille d’argent après une course de 2 h 26 min 28 s. Elle a franchi la ligne d’arrivée juste derrière la Biélorusse Volha Mazuronak, qui a terminé la course en 2 h 26 min 22 s. La Tchèque Eva Vrabcova (2 h 26 min 31 s) complète ce podium européen.
Médaillée d’argent au 10 000 m aux championnats d’Europe en 2014 à Zurich, la native de Vichy (Allier) avait ensuite souffert des problèmes de santé (varicelle, zona récurrent). Durant ces années d’inactivité forcée, Clémence Calvin avait commenté le 10 000 m des Mondiaux de Londres sur France Télévisions, une parenthèse qui a fait mûrir l’idée de se lancer sur le marathon. Comme une catharsis, qui a permis que le marathon « fasse un chemin » en elle-même. « On sacralise la distance qu’il faut désacraliser », expliquait-elle.



                            


                        

                        

