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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Ces derniers mois, l’offre mondiale s’est accrue et la demande s’est modérée. En Europe, elle a même reculé.
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Le prix du pétrole marque le pas après des mois de hausse

Ces derniers mois, l’offre mondiale s’est accrue et la demande s’est modérée. En Europe, elle a même reculé.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h53
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Bonne nouvelle pour les automobilistes et tous les consommateurs de pétrole à travers le monde : la hausse des cours de l’or noir vient de connaître un coup d’arrêt. Durant cinq mois, de février jusqu’au 10 juillet, le prix du West Texas Intermediate (WTI), le brut américain de référence, avait grimpé de façon impressionnante, passant de 56 dollars à près de 73 dollars le baril. Certains craignaient que les tensions entre le président américain Donald Trump et l’Iran ne le fassent s’envoler plus haut encore.
C’est l’inverse qui s’est produit. La hausse a été stoppée, laissant la place à un net repli ces derniers jours. Après avoir fortement reculé, mercredi 8 août, le baril de WTI est tombé, vendredi en séance, à 66,1 dollars, son plus bas niveau depuis le 22 juin. Le pétrole américain vaut ainsi 9 % de moins qu’un mois auparavant. L’évolution a été similaire pour le brent, le brut de mer du Nord, qui s’échangeait à seulement 71,4 dollars le baril vendredi, contre plus de 80 dollars à la mi-mai.
D’où vient cette accalmie, bienvenue pour les pays importateurs comme la France ? D’un triple mouvement : l’offre s’est accrue, la demande s’est modérée, et la guerre commerciale qui se dessine entre la Chine et les Etats-Unis pourrait peser sur la consommation des prochains mois.
La Russie, le Koweït et les Emirats arabes unis ont ouvert largement les vannes
Côté offre, « les inquiétudes concernant la stabilité de l’approvisionnement en pétrole se sont quelque peu atténuées », souligne le rapport mensuel de l’Agence Internationale de l’énergie (AIE) publié vendredi. La Libye a ainsi repris ses livraisons dès juillet, alors que les opérateurs redoutaient que ce membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ne mette des mois à revenir sur le marché après les combats engagés en juin autour de deux importants sites pétroliers.
Dans le même temps, la Russie, le Koweït et les Emirats arabes unis ont ouvert largement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ En 2017, une procédure juridique a donné accès à des documents internes de la société Monsanto. Ce qui a joué un rôle déterminant dans la condamnation de la firme, le 10 août, par la justice californienne.
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Les « Monsanto Papers », à la base de la controverse sur le glyphosate

En 2017, une procédure juridique a donné accès à des documents internes de la société Monsanto. Ce qui a joué un rôle déterminant dans la condamnation de la firme, le 10 août, par la justice californienne.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h17
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Le glyphosate est-il, ou non, cancérogène ? Au printemps 2017, plusieurs centaines de documents internes (courriels, fax, rapports internes, correspondances avec les autorités, avec des rédacteurs de revues scientifiques ou des consultants, etc.) de la société Monsanto, obtenus dans le cadre d’actions en justice, sont rendus publics par la justice fédérale américaine.
Ces « Monsanto Papers » ont joué un rôle déterminant dans la condamnation de la firme, vendredi 10 août, par la justice californienne. Ils mettent en lumière un profond hiatus entre les avis rassurants de la plupart des agences réglementaires et la connaissance que la firme a de son produit phare.
A l’exception du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui a classé le glyphosate « cancérogène probable » en mars 2015, la plupart des agences réglementaires – comme l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ou encore l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) – considèrent en effet que la substance ne présente pas de danger cancérogène.
La firme avait, dès le début des années 1980, de sérieux doutes sur la sûreté de son produit
Mais les « Monsanto Papers » racontent une tout autre histoire. On y apprend notamment que la firme avait, dès le début des années 1980, de sérieux doutes sur la sûreté de son produit. En 1983, une étude commanditée par la société indique par exemple que des souris exposées au glyphosate développent une tumeur rénale rare. Dès 1985, l’EPA classe dans un premier temps le glyphosate dans la catégorie « cancérogène possible », en particulier sur la foi de cette étude interne.
Monsanto ne désarme pas pour autant et demande le réexamen des données par un professeur stipendié par la firme. Dans un fax échangé entre responsables de l’agrochimiste, la manœuvre est décrite sans ambages : « Le Dr Marvin Kuschner passera en revue les sections de rein et présentera...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’anax de juin n’est pas seulement un des plus gros représentants de la famille, c’est aussi un impressionnant migrateur. Un chercheur allemand a suivi quelques individus sur une partie de leur périple, au gré du vent et de la température.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le géant de l’agrochimie a été condamné à verser 289 millions de dollars à Dewayne Johnson. La plainte du jardinier, malade d’un cancer, était la première examinée par la justice américaine.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/08/2018
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Procès du glyphosate : Monsanto condamné, un jugement historique

Le géant de l’agrochimie a été condamné à verser 289 millions de dollars à Dewayne Johnson. La plainte du jardinier, malade d’un cancer, était la première examinée par la justice américaine.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 00h56
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 10h24
    |

            Stéphane Foucart








                        



   


C’est une histoire comme l’Amérique les aime – le petit terrassant le géant –, mais c’est surtout un jugement historique, susceptible de peser sur l’avenir de l’agriculture mondiale. La société Monsanto a été condamnée par la justice californienne, vendredi 10 août, à verser 289,2 millions de dollars (248 millions d’euros) à un jardinier américain, Dewayne « Lee » Johnson.
Agé de 46 ans et père de deux enfants, il est, selon ses médecins, en phase terminale d’un cancer du système lymphatique, qu’il attribue à son exposition à des herbicides – Ranger Pro et Roundup Pro – contenant du glyphosate et commercialisés par la firme agrochimique. Il réclamait environ 400 millions d’euros à la société, désormais propriété du groupe européen Bayer.

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                Dewayne Johnson, l’homme qui a mis Monsanto sur le banc des accusés



Dans un communiqué, Monsanto a annoncé faire appel du jugement. « Nous ferons appel de la décision et continuerons à défendre vigoureusement ce produit qui bénéficie de quarante ans d’utilisation sans danger et qui continue à être un outil essentiel, efficace et sans danger pour les agriculteurs et autres usagers », précise l’entreprise qui met en avant les avis favorables de la majorité des agences réglementaires. Mais le répit de l’appel pourrait n’être que de courte durée : l’agrochimiste est confronté, aux Etats-Unis, à plus de 4 000 procédures semblables, devant des juridictions d’Etat ou des cours fédérales, et le jugement des jurés californiens, le premier du genre, ouvre une boîte de Pandore.
Le jugement est accablant. Les jurés ont considéré que les produits à base de glyphosate visés par la plainte n’étaient pas aussi sûrs que les utilisateurs étaient en droit de l’attendre, qu’ils étaient « un facteur substantiel » de la maladie du plaignant, que les risques posés par ces produits « étaient connus ou pouvaient être connus à la lumière des connaissances généralement admises par la communauté scientifique au moment de leur fabrication, de leur distribution et de leur vente » et que Monsanto avait failli à en informer ses clients. Les jurés ont en outre estimé que la société avait agi avec « malveillance » (malice, en anglais).
Pesticide le plus utilisé
Pendant près d’un mois, les jurés ont écouté les exposés contradictoires des experts témoins commis d’un côté par les avocats du plaignant, de l’autre par Monsanto. Les présentations ont été de haute tenue, abordant des questions scientifiques complexes sur les mécanismes d’action du glyphosate, l’interprétation des études sur les animaux, la validité des études épidémiologiques conduites sur les humains, etc. Mais ce sont les documents internes de la société, obtenus par les avocats de M. Johnson, qui ont joué un rôle décisif.
« Nous avons enfin pu présenter au jury les documents internes tenus secrets par Monsanto prouvant que la société savait depuis des décennies que le glyphosate, et en particulier le Roundup, pouvait être une cause de cancer, a déclaré Brent Wisner, l’un des avocats de M. Johnson à l’audience. Nous sommes fiers qu’un jury indépendant, en dépit de l’échec de l’Agence de protection de l’environnement à exiger un étiquetage adéquat de ces produits, ait suivi les éléments de preuve présentés, et use de sa voix pour dire à Monsanto que les années de tromperie sur le Roundup sont derrière nous. »
Le glyphosate, tombé dans le domaine public au début des années 2000, est commercialisé par de nombreuses sociétés agrochimiques ; il est le pesticide le plus utilisé dans le monde, avec plus de 800 000 tonnes épandues chaque année. Mais il est d’une importance cardinale pour Monsanto, qui l’a placé au cœur de son modèle économique : l’entreprise est en effet spécialisée dans la vente couplée de l’herbicide et de cultures OGM (soja, maïs…) capables de le tolérer.
Le jugement tombe alors que la firme de Saint-Louis (Missouri) est dans une période singulière de son histoire. Elle a été formellement acquise, le 7 juin, par le géant Bayer. « A ce jour, le processus d’intégration des deux structures n’a pas commencé et ne devrait être mis en place que début septembre, expliquait au Monde une porte-parole de Bayer, quelques heures avant le jugement californien. Nous nous appliquerons à gérer les actions en justice lancées dans différents pays de la manière la plus transparente et responsable. »
Depuis mars 2015 et son inscription, par le Centre international de recherche sur le cancer, à la liste des substances probablement cancérogènes, le glyphosate est au centre de nombreuses polémiques, notamment en Europe où il n’a été réautorisé, fin 2017, que pour cinq ans.
D’autres nuages s’amoncellent. Deux procédures sont par exemple en cours en France. Et quatre jours avant la décision californienne, un juge fédéral brésilien ordonnait la suspension de l’autorisation des herbicides à base de glyphosate, le temps que cette substance soit réévaluée. La décision est sujette à appel, mais elle montre qu’un peu partout le produit phare de Monsanto est fragilisé. La victoire du jardinier américain devrait renforcer encore cette défiance.

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                Les gens de Monsanto, la multinationale de l’agrochimie







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le bilan du tremblement de terre de dimanche et de ses violentes répliques s’élève pour l’instant à 321 morts. Les professionnels craignent maintenant des répercussions sur le secteur du tourisme.
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Indonésie : le séisme a aussi des impacts sur le tourisme

Le bilan du tremblement de terre de dimanche et de ses violentes répliques s’élève pour l’instant à 321 morts. Les professionnels craignent maintenant des répercussions sur le secteur du tourisme.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 18h48
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 20h19
    |

                            Aurore Gayte








                        


Thomas se trouvait sur l’île de Bali lorsqu’il a senti la terre vibrer sous ses pieds. « Les lits, les miroirs tremblaient. C’était très léger, pas du tout aussi impressionnant que ce qu’il y a eu à Lombok, mais c’était assez pour nous dissuader de partir » ce week-end au sud l’île. « Nous avons hésité, mais au final nous avons annulé nos vols et nos hôtels sur place. L’ambassade ne nous a déconseillé que le nord de l’île, là où il y avait eu l’épicentre, mais nous ne voulons pas prendre de risque. » Ils partiront en fin de compte dans la province de Sulawesi, loin de Bali, où ils espèrent « être plus tranquilles ».
Thomas n’est pas le seul à avoir pris cette décision : sur Internet, ils sont de plus en plus nombreux à remettre en question leurs vacances en Indonésie, échangeant conseils et informations sur la situation de l’île sur Twitter ou Facebook. Et beaucoup choisissent de changer leurs plans.

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          Séisme en Indonésie : bilan alourdi et exode de touristes



Nolwenn a elle aussi longuement hésité : « Nous partons de Paris ce dimanche, et quand on a vu qu’il y avait eu un séisme, on s’est pas trop inquiétés sur le moment. » Mais plus les heures passaient et moins la situation était rassurante : 
« Nous avons décidé de contacter notre hôtel, sur une des îles Gili [au nord de Lombok]. Ils étaient très rassurants en nous disant que seulement quelques touristes avaient décidé de rejoindre Bali, et que tout allait bien. » 
Cependant, le lendemain, l’étudiante en droit de 26 ans déchante : 
« En allumant la télé, on a vu que les Gili étaient en train d’être évacuées, que le bilan n’arrêtait pas de s’alourdir, que les secours étaient débordés… On ne voulait pas participer à ça. »
A la place, Nolwenn passera ses deux semaines à Bali, l’île n’étant pas déconseillée aux voyageurs.
Il n’y a pas que les départs immédiats qui sont affectés : certains internautes, dont les réservations étaient prévues pour la fin du mois, sont aussi en train d’annuler, au grand dam des hôteliers sur place.

@Gostinho_ J'ai acheté mes billets pour le 27 aout mais au vu des évènements j'ai deja annulé! Même si vous ne vous… https://t.co/t5dSslcbiA— aylinelina (@lina )


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Un impact difficile à quantifier
Une des responsables du Lombok Astoria Hotel nous le confirme :
« Quasiment toutes les réservations que nous avions pour les prochains mois ont été annulées. Nous sommes désertés, alors que l’hôtel n’a eu aucun problème de sécurité. »
Les propriétaires d’hôtel ont peur de voir les gens partir, comme après le tsunami dévastateur de 2004, responsable de la mort de 170 000 personnes rien qu’en Indonésie. « Les touristes ont mis longtemps à revenir chez nous », regrette-t-elle.
Près de 12,2 millions d’emplois dépendent du tourisme en Indonésie
Il faut dire que le tourisme est l’un des secteurs les plus importants de l’économie indonésienne, dont dépendent près de 12,2 millions d’emplois et qui compte pour 5,8 % du PIB du pays, comme l’expose Le Figaro. L’année d’après le tsunami, le secteur avait régressé de 6 %, selon une étude de l’Organisation mondiale du tourisme, soit 300 000 touristes en moins, un désastre pour l’économie locale.
Chez Marco Vasco, agence de voyages spécialisée sur l’Indonésie, on se veut néanmoins rassurant : « Il va forcément y avoir un impact, même si cela va être difficile à quantifier. » Pour l’instant, l’agence n’a en tout cas « pas reçu énormément de demandes d’annulation, et [a] même organisé des départs cette semaine à Bali ».
Du côté du ministère du tourisme indonésien, on essaie également de minimiser la situation : selon un communiqué de presse publié lundi, malgré le tremblement de terre, la région nord de Lombok reste « propice » au tourisme, puisque « aucun touriste n’a été blessé ou touché par le séisme, et que l’aéroport de l’île n’a pas subi de dégâts ».

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                L’Indonésie, cœur sismique de la « ceinture de feu » du Pacifique







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Les poussins d’une colonie proche de la base Dumont d’Urville, dans l’est de l’Antarctique, ont succombé en 2013-2014 puis en 2016-2017. Une double catastrophe, inédite, liée au changement climatique
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ « Vermine », selon les fermiers, source de profits pour l’industrie de la viande et du cuir, le marsupial est massivement chassé, parfois cruellement, sans égard pour son statut d’emblème national. Un abattage légal dénoncé par les écologistes.
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En Australie, pas de pitié pour les kangourous


                      « Vermine », selon les fermiers, source de profits pour l’industrie de la viande et du cuir, le marsupial est massivement chassé, parfois cruellement, sans égard pour son statut d’emblème national. Un abattage légal dénoncé par les écologistes.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 06h39
    |

                            Pierre Sorgue








                              

                        

Enfouis dans les belles collines d’eucalyptus et de gommiers qui s’étendent au nord de Sydney, les bâtiments sont toujours là. Deux maisons basses au toit plat copient une esthétique américaine, avec cette inscription, qui a survécu elle aussi, en lettres blanches sur le bois brun : « Ranger Headquarters, Waratah Park ». En fait, ce parc national n’a jamais existé, pas plus que les rangers censés y avoir établi leur quartier général. Pourtant, les constructions, désertées depuis longtemps, viennent d’être classées au patrimoine de Nouvelle-Galles du Sud, avec les 13 hectares de forêt autour, que des bénévoles défrichent après des années de déshérence.
A leur tête, Jennifer Harris, présidente d’une association de résidents, s’est battue pour que soit reconnue l’importance « culturelle » et « historique » de ce « site emblématique ». Car, pour n’avoir été que décor de fiction, ces arpents de bush furent celui de la plus célèbre série télévisée produite en Australie : il y a tout juste cinquante ans, Skippy, « notre ami le kangourou », bondissait sur les écrans nationaux avant de séduire 300 millions d’enfants dans 127 pays du monde.
Marsupial star
Malgré des conditions de tournage peu charitables pour les animaux – enfermés dans des sacs de jute ou saoulés au whisky pour qu’ils se tiennent tranquilles –, cette histoire d’amitié entre un gamin et un kangourou qui déjouait les pièges, aidait à combattre les méchants et était presque doué de parole (« tchk, tchk, tchk… »), fit du marsupial une star mondiale, à ce point installée dans l’imaginaire des habitants du pays que les journaux emploient parfois son nom pour désigner l’espèce : « Il est le symbole de notre nature exceptionnelle, de nos valeurs, de notre vie », s’enthousiasme Peter Staff, l’un des volontaires.
Peut-être. Mais, cinquante ans plus tard, en mars 2018, un nouveau film, documentaire celui-là, est sorti en Australie, qui...




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Le cycle de l’eau (5/10) : comment les racines des arbres travaillent les sols et participent à leur porosité.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Une colonie de vacances allemande, évacuée jeudi en raison des inondations dans le Gard, occupait illégalement un terrain privé. L’un de ses encadrants est toujours porté disparu.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Inondations : gardes à vue dans l’enquête sur une colonie de vacances non homologuée

Une colonie de vacances allemande, évacuée jeudi en raison des inondations dans le Gard, occupait illégalement un terrain privé. L’un de ses encadrants est toujours porté disparu.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 08h18
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 18h41
   





                        



   


Le président et le vice-président allemands de l’association de Leverkusen, propriétaire du terrain sur lequel se trouvait une colonie inondée à Saint-Julien-de-Peyrolas, dans le Gard, ont été placés en garde à vue vendredi 10 août après l’ouverture d’une enquête, selon le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel.
L’enquête, confiée à la gendarmerie, a été ouverte en flagrant délit pour « blessures involontaires, mise en danger de la vie d’autrui, travail dissimulé et exploitation d’un camping sans autorisation » en zone inondable, a précisé Eric Maurel.
La colonie du Planjole avait été évacuée jeudi, après avoir été inondée à la suite des fortes pluies qui ont touché la région. Un homme de 66 ans, présenté comme l’un des encadrants de la colonie, est toujours porté disparu. « On a retrouvé sa voiture emportée par les flots, c’est un monsieur de 75 ans. Pour le moment, les opérations de reconnaissance sont restées vaines », a indiqué le commandant Jérôme Tallaron.
Neuf enfants de cette colonie du Planjole, dont les tentes, caravanes et installations ont été dévastées par le ruisseau du Valat d’Aiguèze, proche de la rivière Ardèche, transformé en torrent jeudi, « ont été légèrement blessés » et tous les jeunes Allemands évacués de ce terrain « sont traumatisés psychologiquement », a souligné le procureur.
Selon des pompiers sauveteurs, certains enfants ont été retrouvés « accrochés dans les arbres », l’eau, arrivée en vague brutale, étant montée au moins jusqu’à la taille d’un adulte.
La colonie était devenue de fait un camping, sans autorisation de la préfecture et « était installé en zone inondable », a déclaré le procureur. Le maire de Saint-Julien-de-Peyrolas, René Fabrègue, « avait alerté les responsables de l’association. Il avait même saisi le tribunal administratif et, dans les 48 heures avant le drame, les autorités municipales avaient alerté les responsables de l’association sur le danger à rester là en raison de la montée éventuelle des eaux », a-t-il ajouté.
M. Maurel a fait part des « plus vives inquiétudes » des enquêteurs à propos du septuagénaire allemand disparu. « S’il était retrouvé décédé, l’enquête s’orienterait vers un homicide involontaire », a-t-il souligné.
Tentes éventrées
Le centre-est et le sud-est de la France ont subi de très fortes pluies jeudi, qui ont entraîné l’évacuation de 1 600 personnes, principalement des campeurs, en Ardèche, dans la Drôme et dans le Gard. Ce dernier département est celui qui a été le plus touché, avec 750 personnes évacuées.
Toutes les autres personnes présentes dans cette colonie et dans le camping de la commune « ont été prises en charge dans la salle polyvalente et ont été vues par des médecins pompiers du SAMU, par la Croix-Rouge et des psychologues », a précisé le commandant Tallaron.
Parmi les personnes évacuées vers la salle polyvalente pour la nuit figuraient également 18 personnes qui étaient en bivouac depuis mercredi soir dans les gorges de l’Ardèche et ne pouvaient pas rentrer à cause de la fatigue, du froid et de la faim, selon le commandant Tallaron. Les centres d’accueil et de regroupement des personnes évacuées étaient vendredi midi en cours de fermeture (150 lits à Bagnols-sur-Cèze et 180 lits à Saint-Julien-de-Peyrolas).
L’intervention dans le nord du Gard a mobilisé 120 pompiers du département puis 120 renforts, quatre hélicoptères et de nombreux gendarmes et militaires.
Jeudi soir, le Gard n’était plus en vigilance orange. Les très fortes pluies ont engendré des cumuls pouvant atteindre 150 à 200 mm, a précisé la préfecture du Gard, parlant d’un phénomène « exceptionnel » ; 108 mm relevés à Saint-Julien-de-Peyrolas.
Navigation interdite sur l’Ardèche
L’ Ardèche a débordé de son lit à plusieurs endroits et présentait jeudi après-midi un débit boueux et violent. La navigation sur la rivière restera interdite vendredi et samedi en raison des conditions météo. Les préfets du Var et des Alpes-de-Haute-Provence ont également décidé de fermer l’accès aux gorges du Verdon.
A 22 heures, la vigilance orange aux pluies inondations avait été levée dans les six derniers départements, a annoncé Météo France. Les orages s’évacuent désormais en mer, précise le bulletin. Dans le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, et jusque dans l’ouest du Var, 80 à 140 mm de pluie sont tombés dans la journée, précise-t-il.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Edwin Zaccai, professeur et spécialiste du climat, nous prévient : l’adaptation au changement climatique va demander de nouveaux apprentissages et collaborations.
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« L’adaptation au changement climatique implique de nouvelles approches »

Dans une tribune au « Monde », Edwin Zaccai, professeur et spécialiste du climat, nous prévient : l’adaptation au changement climatique va demander de nouveaux apprentissages et collaborations.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 11h45
    |

Edwin Zaccai (professeur à l’Université libre de Bruxelles, co-auteur de « L’adaptation au changement climatique » (La Découverte, 2014))







                        



                                


                            
Tribune. L’actuel été des extrêmes dans l’hémisphère Nord a ramené à l’avant-plan, dans les pays européens, la question de l’adaptation au changement climatique. Loin de se stabiliser à court terme, le climat sera continuellement en évolution durant les prochaines décennies. Il pourrait révéler, même dans les pays fortement industrialisés et urbains, une plus grande dépendance des sociétés modernes à son égard qu’on le pense habituellement.
Une fraction de l’adaptation nécessaire à ces changements se produit de façon spontanée, sans apparaître dans des programmes d’action. Mais une large part demande de l’anticipation, de la coordination et de l’apprentissage. Les modalités sont très différentes de celles qui définissent les actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre, elles-mêmes laborieusement et insuffisamment développées ces dernières décennies.
Dans le cas de l’adaptation, les incertitudes sont nombreuses. Elles portent sur les impacts climatiques locaux, les objectifs à rechercher et les méthodes à appliquer
Pour commencer, l’objet de la réduction des émissions et celui de l’adaptation sont foncièrement différents. Dans le premier cas, il s’agit principalement de se concentrer sur les émissions de CO2, tandis que l’adaptation au changement climatique vise une gamme d’activités et d’impacts très diversifiée. De plus, si des objectifs de réduction sont fixés et qu’il subsiste des incertitudes sur les façons de les atteindre, dans le cas de l’adaptation, les incertitudes sont plus nombreuses. Elles portent à la fois sur les impacts climatiques locaux, les objectifs à rechercher et les méthodes à appliquer. De ce fait, les indicateurs sont encore largement à inventer pour ce que l’on appellerait une adaptation réussie.
« Un rapport inverse à la question des inégalités »
Les champs professionnels, et donc de formation, ne se recoupent pas nécessairement dans les deux approches. Pour la réduction des émissions,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ « Nous devons être beaucoup plus malins dans la façon dont nous gérons les déchets, et c’est un bon départ », a fait valoir la première ministre travailliste.
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La Nouvelle-Zélande interdit les sacs plastique à usage unique

« Nous devons être beaucoup plus malins dans la façon dont nous gérons les déchets, et c’est un bon départ », a fait valoir la première ministre travailliste.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 05h58
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 09h55
   





                        



   


La Nouvelle-Zélande a annoncé vendredi 10 août l’interdiction progressive des sacs plastique à usage unique en 2019, présentée comme « un pas significatif » pour réduire la pollution.

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Des « centaines de millions » de ces sacs sont utilisés chaque année, a déploré la première ministre Jacinda Ardern en rappelant leurs conséquences environnementales désastreuses, sur la vie marine notamment. « Nous devons être beaucoup plus malins dans la façon dont nous gérons les déchets, et c’est un bon départ », a-t-elle ajouté.
« Nous amorçons la sortie progressive des sacs plastique à usage unique afin de mieux nous occuper de notre environnement et de protéger la réputation propre et verte de la Nouvelle-Zélande », a poursuivi la cheffe du gouvernement travailliste, dont la coalition inclut aussi le Parti vert.

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Défi d’une ampleur « décourageante »
L’organisation non gouvernementale Greenpeace a salué cette décision. « Cela pourrait constituer un grand pas pour renverser la vapeur sur la pollution plastique et un premier pas important pour protéger la vie marine comme les tortues de mer et les baleines de l’épidémie de déchets plastiques », a déclaré Emily Hunter, des campagnes au sein de l’ONG en faveur de la protection des océans.

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Environ 5 000 milliards de sacs en plastique sont consommés chaque année dans le monde et, comme l’essentiel du plastique, une infime proportion est recyclée, dénonçait en juin l’ONU dans un rapport pointant un défi d’une ampleur « décourageante ».
Dans ce document rendu public à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, les Nations unies relevaient que si les modes de consommation actuels et les pratiques de gestion des ordures se poursuivent, on comptera environ 12 milliards de tonnes de déchets plastiques dans les décharges et l’environnement à l’horizon 2050.
L’ONU saluait un début de prise de conscience face à l’ampleur du problème, en relevant que plus de 60 pays avaient adopté des politiques visant à réduire cette pollution.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Le cycle de l’eau (4/10) : des micro-arthropodes creusent de minuscules galeries dans les sols, organisant ainsi une capillarité très fine qui facilite l’infiltration de l’eau.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Chaque année, des centaines de milliers de noctules communes meurent, victimes du souffle des éoliennes. Des chercheurs allemands ont tenté de comprendre ce phénomène.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Le mécanisme européen de solidarité a été activé dix-huit fois en  2017, une année chargée en feux et inondations.
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L’UE cherche à renforcer son dispositif d’aide lors des catastrophes naturelles

Le mécanisme européen de solidarité a été activé dix-huit fois en  2017, une année chargée en feux et inondations.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 11h22
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Grèce, Suède, Portugal, Espagne… Depuis le début de l’été, des feux dévastateurs et meurtriers font rage du sud-est au nord de l’Europe. En 2017, déjà, plus d’un million d’hectares de forêts – dont la moitié au Portugal – étaient partis en fumée, et plus de 200 personnes avaient péri dans les catastrophes naturelles ayant affecté l’Union européenne.
Lorsqu’un pays est sous-équipé ou bien trop sévèrement touché par un sinistre, il arrive qu’il soit contraint d’en appeler à la solidarité d’autres Etats européens pour maîtriser flammes, inondations, conséquences de tempêtes, séismes ou épidémies. Basé à Bruxelles, le Centre de coordination de la réaction d’urgence de la Commission européenne entre alors en action.
Opérationnelle vingt-quatre heures sur vingt-quatre et théoriquement capable de gérer simultanément plusieurs situations d’urgence, sa plate-forme organise – par le biais du « Mécanisme de protection civile de l’UE » – une réponse aux besoins occasionnés par tout type de catastrophes naturelles. En fonction des moyens disponibles dans les pays volontaires, ce système permet d’apporter une aide dont il cofinance l’acheminement à hauteur de 85 %.
« Pour 2018, nous avons pu couvrir tous les besoins, assure Carlos Martin Ruiz de Gordejuela, porte-parole de la Commission pour l’aide humanitaire et la protection civile. Mais il arrive que tous les moyens d’une même zone soient indisponibles »
Depuis sa création en 2001, ce mécanisme – auquel participent selon leurs possibilités les 28 Etats membres ainsi que la Macédoine, l’Islande, le Monténégro, la Norvège, la Serbie et la Turquie – a reçu près de 300 demandes d’aides, émanant le plus souvent de pays européens. Mais le dispositif est aussi appelé à la rescousse dans d’autres régions du monde.
Il a notamment fait ses preuves en 2014 lors de graves inondations en Serbie et en Bosnie-Herzégovine, de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest et du conflit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Les grands feux qui font actuellement rage se déploient également dans le reste des Etats-Unis. En tout, 30  000 pompiers sont mobilisés.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/08/2018
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En Californie, des incendies record incontrôlables

Les grands feux qui font actuellement rage se déploient également dans le reste des Etats-Unis. En tout, 30  000 pompiers sont mobilisés.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 07h44
    |

            David Larousserie et 
Stéphane Foucart








                        



                                


                            

La Californie est ravagée, depuis un mois, par les plus grands feux de forêts de son histoire. Selon les services forestiers locaux (Cal Fire), pas moins de dix-huit foyers distincts, dont huit majeurs, étaient toujours actifs dans l’Etat, jeudi 9 août au matin, dont le plus vaste qui y ait jamais été enregistré, le Mendocino Complex Fire.
Faisant rage à environ 150 kilomètres au nord de San Francisco, il a déjà parcouru environ 121 000 hectares, soit la superficie de la ville de Los Angeles. Les autorités californiennes ont annoncé mardi que les pompiers ne seraient sans doute pas en mesure de le maîtriser complètement avant début septembre.

Les records tombent à un rythme toujours plus inquiétant : le dernier en date était détenu par le Thomas Fire, qui a brûlé environ 114 000 hectares en décembre 2017. Depuis mi-juillet, plusieurs dizaines de milliers de Californiens ont dû être évacués. Le bilan, provisoire, fait état d’une dizaine de morts, dont quatre pompiers.
L’Ouest américain a, dans l’histoire récente, été plus fréquemment frappé par de grands incendies que l’Europe. Y persistent en effet de grandes étendues boisées non encore altérées, au contraire des forêts du Vieux Continent, beaucoup plus fragmentées par des siècles d’activités et de présence humaine. Jeudi au matin, le seul Mendocino avait déjà brûlé une surface cinq fois supérieure à celle de tous les incendies qui ont frappé la France en 2017.
« Cela s’inscrit dans une nouvelle normalité avec laquelle nous devons composer », a déclaré le gouverneur de la Californie, Jerry Brown
Mais outre la persistance des grandes surfaces forestières américaines, le changement climatique accroît fortement le risque d’incendies incontrôlables. Selon les données de Cal Fire, sur les dix foyers les plus étendus recensés depuis 1932 en Californie, huit se sont produits depuis 2000, dont quatre depuis 2012. « Cela s’inscrit dans une tendance, une nouvelle normalité, avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Trois anciens membres du conseil de surveillance sont convoqués jeudi en vue de leur exclusion.
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Fortes turbulences au sein de la coopérative sucrière Tereos

Trois anciens membres du conseil de surveillance sont convoqués jeudi en vue de leur exclusion.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h21
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

La sentence est tombée. Trois anciens membres du conseil de surveillance de la coopérative sucrière Tereos étaient convoqués, jeudi 9 août à 15 heures, à la sucrerie de Bucy-le-Long (Aisne), en vue d’être exclus. Le sort de Gérard Clay, Xavier Laude et Gilles Bollé devait être tranché lors d’une séance dudit conseil de surveillance.
Son président, François Leroux, justifie cette décision dans le courrier de convocation adressé aux trois coopérateurs, évoquant « une campagne publique de dénigrement à l’encontre de la société coopérative Tereos ». « Ces agissements contraires aux règles et à l’esprit de la coopération sont hautement préjudiciables à (…) Tereos qui en est la cible et passe aux yeux de tous et à tort pour une entreprise en grande difficulté », ajoute-t-il.

A l’évidence, Tereos traverse une période de fortes turbulences. « Opération de déstabilisation », « informations fausses, mensongères et diffamatoires », « enquête ouverte par le procureur de la République de Saint-Quentin » : le 10 juillet, dans un court communiqué, la coopérative a officialisé la crise. Mais ses prémices remontent à plus d’un an.
Courant 2017, des membres du conseil de surveillance, dont son vice-président, M. Clay, demandent au directoire des précisions sur la situation financière de la coopérative. Les membres du ­conseil sont des agriculteurs élus par 172 conseillers de région qui représentent les 12 000 planteurs actionnaires. Ils s’interrogent sur la rentabilité des filiales internationales ainsi que sur l’endettement et réclament des chiffres. Une requête jugée malvenue.
La tension monte d’un cran lors de la présentation du projet de création du Campus Europe. Le sucrier a en effet racheté à la Française des jeux son siège de Moussy-le-Vieux (Seine-et-Marne), à côté de Roissy, et souhaite y regrouper près de 500 salariés répartis en France et en Belgique. Soumis au vote du ­conseil de surveillance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ La canicule a laissé la place à des orages et des fortes pluies qui frappaient jeudi l’est et le centre de l’Hexagone, avec 8 départements en vigilance orange.
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Orages et pluies : 8 départements toujours en vigilance orange

La canicule a laissé la place à des orages et des fortes pluies qui frappaient jeudi l’est et le centre de l’Hexagone, avec 8 départements en vigilance orange.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 08h34
   





                        



   


La canicule a laissé la place à des orages et des fortes pluies qui frappaient jeudi 9 août l’est et le centre de l’Hexagone. En début de soirée jeudi, huit départements du sud-est restaient en vigilance orange pour « orages » et « pluie-inondation ».
Les départements concernés sont les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, le Drôme, le Gard, le Var et le Vaucluse. Près de 80 personnes, dont des jeunes allemands d’une colonie de vacances, ont été menacés par des eaux de ruissellement en fin de matinée dans des campings de Saint-Julien de Peyrolas (Gard). Toutes ont pu être secourues dans l’après midi à l’exception d’un Allemand de 70 ans qui faisait partie de l’encadrement de la colonie de vacances et qui est porté disparu.
Après la brusque montée des eaux de l’Ardèche, l’homme s’est réfugié dans sa caravane, qui a été emportée et retrouvée « vide et disloquée » en bordure de l’Ardèche non loin du camping, ont précisé les forces de l’ordre. Un enfant, en hypothermie, de la colonie de vacances de 120 enfants, ainsi que trois personnes légèrement blessées, ont été hospitalisées à Bagnols-sur-Cèze.
Plus de 15 000 foyers privés d’électricité
Près de 300 pompiers dont des renforts venus des Bouches-du-Rhône, de l’Hérault et du Vaucluse, 120 gendarmes ainsi que quatre hélicoptères ont été mobilisés. Au plus fort des intempéries, ces appareils ne pouvaient intervenir pour hélitreuiller les personnes en danger et des équipes de « sauveteurs aquatiques » avec des équipements spécialisés ont dû prendre le relais.
A cause des orages, en Dordogne, et dans le Lot-et-Garonne, 7 500 foyers ont été privés d’électricité, ainsi que plus de 8 000 en Lorraine et 1 200 dans la Nièvre. « Les coupures d’électricité sont nombreuses, notamment à cause de l’explosion d’un transformateur à Fertrève et de câbles sectionnés. Des renforts ont été demandés par Enedis en provenance de Saône-et-Loire », avaient expliqué les autorités dans la matinée.
Des orages ont également brièvement traversé l’Auvergne, avec des rafales de l’ordre de 80 à 100 km/h. A Auxerre, un violent orage s’est abattu dans la nuit, « inondant 80 m2, essentiellement des locaux techniques du service d’urgences de l’hôpital d’Auxerre de 3 à 10 cm d’eau », ont indiqué les pompiers. Tout était rentré dans l’ordre à 7 heures, sans impact sur le fonctionnement du service d’urgences, ont précisé les secours.
Longue vague de chaleur
A Strasbourg, la ville a fermé par précaution jeudi après-midi les parcs, les cimetières municipaux, ainsi que les Docks d’été, la plage urbaine éphémère de la ville. Mêmes mesures de sécurité préventives à Metz et à Nancy.
Ces orages ont entraîné un rafraîchissement bienvenu après cette longue vague de chaleur, toutefois pas comparable à celle particulièrement meurtrière de 2003, qui avait provoqué un excès de mortalité estimé à 15 000 personnes. Les chiffres de surmortalité pour cette période seront connus en septembre.
Au-delà des questions de santé, l’incidence de la canicule et de la sécheresse se ressent dans l’économie et l’agriculture. Jeudi, 45 départements étaient concernés par des restrictions d’eau, allant du seuil d’alerte à celui de crise, ce qui se traduit par des réductions ou des arrêts de prélèvement d’eau pour l’agriculture, pour arroser des espaces verts ou encore laver des voitures.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Cet homme de 46 ans attaque en justice le géant agrochimique, l’accusant d’avoir caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate.
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Dewayne Johnson, l’homme qui a mis Monsanto sur le banc des accusés

Cet homme de 46 ans attaque en justice le géant agrochimique, l’accusant d’avoir caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 22h43
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 09h36
   





                        



   


« Je me battrai jusqu’à mon dernier souffle » : malgré son cancer en phase terminale, Dewayne « Lee » Johnson, un Américain de 46 ans qui attaque en justice la firme Monsanto et son célèbre herbicide, Roundup, garde le sourire. Et l’espoir de faire rendre des comptes à la multinationale, dans le procès qui l’oppose au géant agrochimique.
Après un mois de débat, les douze jurés ont commencé, mercredi 8 août, leurs délibérations. Ils devront répondre à trois questions : le Roundup, le Ranger Pro et leur principe actif, le glyphosate, sont-ils cancérigènes ? Monsanto a-t-il essayé de cacher ces risques aux consommateurs et aux agences de régulation internationales ? Combien doit-il débourser pour ces dommages au plaignant et à ses proches ?
Diagnostiqué en 2014 d’un cancer incurable
Son débit est lent, il fait plus vieux que son âge, mais sa voix au timbre grave reste puissante quand il vient témoigner, fin juillet, devant le tribunal de San Francisco : on a presque peine à croire que les médecins ne lui donnent plus que deux ans à vivre au maximum. « C’est très dur », mais « je garde cette attitude : il faut que je combatte » la maladie, dit M. Johnson, crâne rasé et barbichette discrète, qui semble encore assez costaud malgré la maladie et la chimiothérapie.

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En 2014, ce père de deux garçons de 10 et 13 ans, qui « écrit » et « fait de la musique », a été diagnostiqué d’un lymphome non hodgkinien, un cancer incurable du système lymphatique. Depuis deux ans, il vaporisait – parfois des centaines de litres à la fois – du Roundup et surtout sa version professionnelle, le Ranger Pro, des désherbants de Monsanto contenant du glyphosate, substance soupçonnée d’être cancérigène. Un danger fermement nié par la firme.
Il était « responsable de la lutte contre les nuisibles » animaux et végétaux sur les terrains scolaires de Benicia, une petite ville de Californie, au nord-ouest de San Francisco. « J’aimais beaucoup mon travail, j’étais très sérieux », dit-il avec fierté, expliquant avoir appris pour l’essentiel sur le tas, et faisant sourire l’assistance en notant qu’il avait fait déguerpir « 30 putois, 25 ratons laveurs et… un écureuil » des cours d’école. Les nuisibles, c’était aussi les mauvaises herbes. A éliminer au Roundup, puis au Ranger Pro, plus puissant, à diluer dans de l’eau dans d’immenses citernes, avant de l’épandre.
A deux reprises, il a été aspergé de glyphosate
S’il avait su que les produits qu’il utilisait étaient peut-être dangereux, il n’aurait « jamais vaporisé du Ranger Pro dans des écoles ou où que ce soit », assure cet Afro-Américain, qui a décidé d’attaquer Monsanto en justice en 2016, épaulé par un cabinet d’avocats spécialisé, The Miller Firm. Il lui réclame plus de 400 millions de dollars. M. Johnson, qui n’avait pas de problème de santé auparavant, n’avait aucune idée des controverses sur le glyphosate avant de voir des marques sur sa peau et de se renseigner sur Internet, explique-t-il.

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A deux reprises, M. Johnson a été aspergé de Ranger Pro, et ses vêtements trempés à la suite de dysfonctionnements des vaporisateurs : « Après la deuxième fois, j’ai paniqué », raconte-t-il, se remémorant « la situation incontrôlable sur [sa] peau » où se multipliaient des lésions très douloureuses. « Je ne savais pas [si c’était le Ranger Pro], mais j’ai commencé à avoir un pressentiment (…). Je me suis dit que ça pouvait être une raison possible à ma maladie », explique le plaignant au cours de ce procès aux allures de combat de David contre Goliath.

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« Son travail était tout pour lui » et il était « sexy », « heureux », explique sa femme Araceli, d’une voix faible, qui se souvient des « dîners », des « promenades » en amoureux et raconte à quel point « sa priorité, ce sont ses fils, qu’ils aillent bien ». Aujourd’hui, il ne peut plus travailler. Et pour payer les factures, Araceli a deux emplois, dans une école et dans une maison de retraite.
Un des rares particuliers à attaquer Monsanto
M. Johnson est l’un des rares particuliers dans le monde à parvenir à mettre Monsanto sur le banc des accusés dans un procès. Et s’il est le premier à voir son cas autour du glyphosate arriver jusqu’au tribunal, c’est parce que la loi californienne oblige la justice à organiser un procès avant la mort du plaignant. « Je sais que je ne vais pas aller mieux », dit Dewayne Johnson.
Des milliers de procédures sont en cours aux Etats-Unis sur le même sujet, à des degrés divers d’avancement. En France, Monsanto est poursuivi dans deux affaires. La première concerne un céréalier, Paul François, qui a porté plainte en 2007. Après avoir été condamné en première instance et en appel, le groupe est parvenu à faire casser la décision en cassation, en raison d’une erreur de forme. Un nouveau procès d’appel doit avoir lieu. La deuxième est plus récente : un couple a saisi la justice fin mai 2018, accusant le glyphosate d’avoir provoqué la malformation de leur fils.

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Le glyphosate est classé « cancérigène probable » depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mais pas par les agences européennes, l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) et l’ECHA (Agence européenne des produits chimiques).




                            


                        

                        


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17 départements en vigilance orange jeudi

Cette vigilance concerne les orages et les inondations. La vague de chaleur est quant à elle en passe de se terminer.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 17h26
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 17h32
   





                        



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17 départements en vigilance orages et pluies-innondations
Niveau de vigilance de Météo-France le 8 août 2018 après-midi



Source : Météo-France




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Les températures baisseront partout jeudi 8 août et il y aura de très fortes pluies, notamment dans les Cévennes, selon les prévisions de Météo-France, qui a placé 17 départements en vigilance orange pour les orages.
Cette alerte concerne les cinq départements d’Aquitaine, les trois départements du Limousin, les quatre départements de l’Auvergne, ainsi que l’Ardèche, la Drôme, le Gard, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône.
Sept départements ont par ailleurs été placés en vigilance orange pour la pluie et les inondations : les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, l’Ardèche, la Drôme, le Gard, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône. Le début d’événement est prévu à 21 heures.
Minimales et maximales en forte baisse
La matinée du vendredi 8 août sera marquée par une forte activité pluvieuse, qui s’étendra rapidement de l’Aquitaine vers le Massif central, et jusqu’au nord du pays en fin de matinée en passant par le Limousin, la Bourgogne, l’Ile-de-France et la Picardie.
Les températures vont fortement baisser. Les minimales varieront en moyenne de 13 à 17 °C. Elles seront plus élevées dans le Sud-Ouest, le Nord-Est et le pourtour méditerranéen avec de 16 à 20 °C. Les températures maximales s’effondreront sur la moitié ouest, où elles atteindront tout juste entre 18 à 23 °C, Ile-de-France incluse. Plus à l’Est, elles atteindront les 24 à 28 °C, et grimperont localement jusqu’à 32 °C en Alsace et en Corse.

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Risque d’« effet contrecoup »
Malgré le rafraîchissement annoncé, les autorités sanitaires ont appelé à ne pas relâcher l’attention. « La récupération est de plus en plus difficile » pour les personnes fragiles et âgées, a rappelé sur BFM-TV le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, qui redoute un « effet contrecoup sur les organismes des personnes les plus fragiles » trois ou quatre jours après la fin de l’épisode. Quinze ans après la canicule meurtrière d’août 2003, « les messages de prévention commencent à porter leurs fruits », a-t-il toutefois noté.
Alors qu’il est recommandé de boire régulièrement de l’eau mais aussi de manger suffisamment, un quart des personnes âgées qui ont consulté un service d’urgence pour la canicule souffraient d’hyponatrémie : ces personnes avaient bu trop d’eau sans manger assez.
La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a répété malgré tout lundi sur RTL qu’il n’y avait « pas aujourd’hui d’alerte particulière ni des établissements de santé ni des maisons de retraite de type Ehpad, ni du monde du travail », même s’il faudra attendre un mois pour avoir les « chiffres consolidés des pathologies et des décès » liés à la chaleur.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Dix-neuf phoques gris ont été suivis entre 2010 et 2013 à partir de l’archipel de Molène. L’analyse de leurs déplacements a permis aux chercheurs de cerner le comportement individuel de ce mammifère.
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