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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Des internautes et des élus français appellent au boycott de la marque américaine de vêtements qui met en scène une enfant voilée dans une publicité.
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Une campagne publicitaire de Gap montrant une enfant voilée suscite la polémique

Des internautes et des élus français appellent au boycott de la marque américaine de vêtements qui met en scène une enfant voilée dans une publicité.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 12h55
   





                        


« Commencer l’année du bon pied consiste à ne plus en mettre un chez Gap. Rien n’autorise ni ne justifie qu’on voile des petites filles : où est leur liberté ? Où est leur libre arbitre ? Où est leur choix ? Que ce soit un argument commercial m’écœure. » La députée La République en marche (LRM) Aurore Bergé a réagi, vendredi 10 août, à la polémique provoquée par une campagne publicitaire de la marque américaine de prêt-à-porter Gap dans laquelle apparaît une enfant voilée. Sur Twitter, la porte-parole du groupe LRM à l’Assemblée appelle, comme d’autres, à boycotter Gap.

Commencer l'année du bon pied consiste à ne plus en mettre un chez Gap. 
— auroreberge (@Aurore Bergé)


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En cause, une campagne pour la collection lancée pour la rentrée scolaire, dont une première image a été publiée par le compte anglophone@GapKids de la marque le 31 juillet. Y figurent deux enfants, dont une petite fille portant un voile bleu. Samedi, l’image et un clip réunissant une vingtaine d’enfants, dont la fillette voilée, étaient visibles sur le site français de la marque de vêtements.

   


L’enseigne explique à propos de cette campagne que « cette saison, GapKids encourage les enfants à renouer avec l’école en célébrant les différences ». Elle indique également que les enfants qui apparaissent dans la publicité viennent d’une école publique élémentaire new-yorkaise : 
« Notre campagne est portée par des enfants venus du PS13 [Public School 13, le nom de l’école] de Harlem, New York, et nous faisons appel à leurs forces et leur créativité pour réaliser quelque chose de vraiment incroyable ».
« Un piétinement de nos valeurs »
Si cette campagne est destinée à l’international, elle a suscité des réactions en France cette semaine, dont certaines de la part de responsables politiques. Outre Aurore Bergé, Anne-Christine Lang, députée LRM, a déclaré qu’elle n’irait « plus jamais » chez Gap, n’acceptant « pas de voir des petites filles voilées ».
La porte-parole du groupe Les Républicains (LR), Lydia Guirous, s’est également élevée contre cette campagne, accusant la marque de « soumission à l’islamisme ». « J’ai dénoncé à plusieurs reprises cette montée en puissance du voile imposée aux petites filles qui est une maltraitance et un piétinement de nos valeurs d’égalité, de liberté et de laïcité ! », a-t-elle écrit jeudi sur Twitter.
Valérie Boyer, députée LR des Bouches-du-Rhône, s’est exprimée vendredi :
« Gap affiche une petite fille voilée. La maltraitance qui lui est infligée, l’inégalité qui lui imposée (…), l’enfermement dans son genre ne soulèvent aucune protestation. Le marketing promeut la soumission à l’islamisme. »
Un hashtag #BoycottGap a été lancé sur les réseaux sociaux.

        Lire :
         

          Niqab, hidjab, burqa : des voiles et beaucoup de confusions






                            


                        

                        


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édition abonné


La Russie veut créer des paradis fiscaux

Un projet de loi vise à établir, d’ici au mois d’octobre, deux zones offshore dans îles de Rousski et de Oktiabrski.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 12h54
    |

                            Intérim (Moscou)








                        



                                


                            

Le 26 juillet, le Parlement russe a adopté en troisième lecture un projet de loi visant à établir, d’ici au mois d’octobre, deux zones offshore en Russie. La première sera créée sur l’île Rousski, en face de la ville de Vladivostok dans l’Extrême-Orient russe, la seconde sur l’île Oktiabrski dans l’enclave de Kaliningrad. Ces zones présenteront toutes les caractéristiques d’une juridiction offshore : régime fiscal simplifié, avec une imposition portant uniquement sur le chiffre d’affaires réalisé en Russie ; opacité de la structure et de son bénéficiaire réel, dont l’identité ne pourra être révélée que sur demande des services de police ; mais aussi quelques spécificités adaptées au monde des affaires en Russie, en particulier un assouplissement du très strict système de contrôle des changes.
Il sera possible, pour une entreprise établie dans l’une de ces deux zones, de mener des opérations en devises étrangères sans restrictions. En contrepartie, les entreprises admises dans ces paradis fiscaux à la russe devront investir un montant minimum de 100 millions de roubles par an (environ 1,30 million d’euros) dans le pays.
Objectif avoué de la manœuvre : faciliter le rapatriement en Russie des fonds des oligarques russes frappés par les derniers trains de sanctions américaines, au mois d’avril. Le gouvernement russe avait annoncé des mesures pour soutenir les personnes touchées, en particulier Oleg Deripaska et Viktor Vekselberg, deux proches du président Vladimir Poutine. Les nouvelles juridictions offshore russes pourront accueillir leurs sociétés basées à l’étranger tout en conservant leur forme juridique et leurs avantages fiscaux.

Echapper à l’imposition
Cet objectif dicte une autre spécificité de ces nouveaux offshores russes : seules les entités étrangères seront autorisées à s’y installer. Les exilés fiscaux russes y sont les bienvenus pour rapatrier leurs fonds et échapper ainsi aux sanctions américaines, mais les entreprises...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Croisant le chemin d’œuvres monumentales le long de l’autoroute ou dans des tunnels, l’automobiliste se demandera peut-être qui les a amenées là et à quel prix.
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Arrêt sur l’art d’autoroute

Croisant le chemin d’œuvres monumentales le long de l’autoroute ou dans des tunnels, l’automobiliste se demandera peut-être qui les a amenées là et à quel prix.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 11h25
    |

            Mathilde Damgé








                        


Il fait 8 mètres de haut et pèse 50 tonnes. Depuis dix ans qu’il est installé au bord de l’A34, le sanglier Woinic incarne les Ardennes, tout comme d’autres sculptures, installées sur d’autres autoroutes, incarnent le pays cathare, le Var ou la Bresse. Croisant le chemin de ces monumentales et parfois très controversées œuvres d’art, l’automobiliste se demandera peut-être qui les a amenées là et à quel prix. Explications.
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            data-slide-description="Sur l’A10, l’aire de Maillé abrite un monument dédié à la mémoire de la population du village massacrée le 25 août 1944."
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            data-slide-description="« Woinic » est une sculpture de sanglier géant réalisée par le sculpteur ardennais Eric Sléziak entre le 1er janvier 1983 et le 15 décembre 1993. Elle est située sur l’aire d’autoroute des Ardennes de l’A34."
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            data-slide-description="La Colonne brisée est une sculpture monumentale réalisée par Anne et Patrick Poirier et installée en 1984 sur l’aire des Suchères de l’A89."
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            data-slide-description="Le pèlerin de bronze par Martin Mayer sur l'aire d'Hastingues (A64)."
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            data-slide-description="« Le Tour de France dans les Pyrénées », œuvre réalisée en 1996 par Jean-Bernard Métais, se situe sur l’aire des Pyrénés sur l’A64."
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            data-slide-description="Sur l’aire de Tavel (A9), la « Nef solaire » construite en 1993."
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            data-slide-description="Une sculpture de l’artiste Thierry Delorme du chanteur originaire de Narbonne, Charles Trenet, installée sur la halte routière de Narbonne-Vinassan (A9)."
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            data-slide-description="« La porte du Soleil » est une sculpture monumentale en granit rose réalisée par Ivan Avoscan et installée en 1989 sur l’aire de repos de Savasse sur l’autoroute A7."
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            data-slide-description="Sur l'aire de Pech-Loubat (A61) se trouvent les « Chevaliers cathares », œuvre réalisée par Jacques Tissinier en 1978-1979."
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            data-slide-description="Sur l’aire de Loupian-Georges Brassens, sur l’A9."
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            data-slide-description="« Le poulet de Bresse » ou « Le plus grand poulet » du monde est une sculpture monumentale en métal représentant un poulet de Bresse, réalisée par Jean Brisé et installée sur l'aire de repos éponyme de l'A39 à Dommartin-lès-Cuiseaux."
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Sur l’A10, l’aire de Maillé abrite un monument dédié à la mémoire de la population du village massacrée le 25 août 1944.

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Pourquoi des œuvres d’art au bord des autoroutes ?
A l’origine de ces œuvres, il y a des commandes publiques issues d’un dispositif de 1951, le « 1 % artistique », qui impose aux maîtres d’ouvrage publics de consacrer 1 % du coût d’une construction à la commande ou à l’acquisition d’une œuvre d’un artiste vivant. Le but : « Soutenir la création artistique et favoriser sa diffusion en dehors des lieux d’expression habituels, tels que les musées. »
Ce dispositif, conçu au départ par un sculpteur pour l’éducation nationale (il s’agissait d’embellir des établissements scolaires et universitaires), est étendu au réseau autoroutier dans les années 1980, période à laquelle vont commencer à fleurir ces œuvres, actuellement au nombre de 83.





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Oeuvres d'art d'autoroutes



require(['jquery', 'dataTables', "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip"], function($, dataTables, jqueryUICore,tooltipdecodeurs) {

    var dataSet = [["Porte de France","Joan Gardy Artigas","N205","Tunnel du Mont-Blanc, entr\u00e9e ouest","Chamonix-Mont-Blanc","Haute-Savoie"],["Porte du soleil","Ivan Avoscan","A7","Aire de repos de Roubion","Savasse","Dr\u00f4me"],["Monument aux ouvriers morts pour les autoroutes","Paul Belmondo","A9","Aire du village catalan","Banyuls-dels-Aspres","Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales"],["Cyclope","Beppo","A8","Aire de repos de Candumy","Flassans-sur-Issole","Var"],["Dragon de Dragignan","Beppo","A8","Aire de repos de Canaver","Puget-sur-Argens","Var"],["Pyramide du Centenaire","Kate Blacker (en)","A7","Bord de route, ouest","Saint-Fons","M\u00e9tropole de Lyon"],["Pyramide","Ricardo Bofill","A9","Douane","Le Perthus","Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales"],["All\u00e9gorie du cognac","Jack Bouyer","A10","Aire de Saint-L\u00e9ger","Saint-L\u00e9ger","Charente-Maritime"],["Le Poulet de Bresse","Jean Bris\u00e9","A39","Aire de service du Poulet de Bresse","Dommartin-l\u00e8s-Cuiseaux","Sa\u00f4ne-et-Loire"],["Fontaine","Pol Bury","A10","Aire du Poitou-Charentes","Vouill\u00e9","Deux-S\u00e8vres"],["La Cascade de Beynost","Pino Castagna","A42","Aire de repos de Montluel-Beynost","Beynost","Ain"],["Hommage \u00e0 Pasteur","Michel Coignoux, Jean-Bernard Butin","A39","Aire Louis-Pasteur","N\u00e9vy-l\u00e8s-Dole","Jura"],["Fontaine","Olivier Debr\u00e9","A10","Aire de Rouill\u00e9-Pamproux","Rouill\u00e9","Vienne"],["Fontaine","Olivier Debr\u00e9","A11","Aire de Parce-sur-Sarthe Est","Parc\u00e9-sur-Sarthe","Sarthe"],["Fontaine","Olivier Debr\u00e9","A61","Port Lauragais","Avignonet-Lauragais","Haute-Garonne"],["Fontaine","Olivier Debr\u00e9","A9","Aire du village catalan","Banyuls-dels-Aspres","Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales"],["Les Neuf Colonnes de verre","Bernard Dejonghe","A6","Aire de repos du Rossignol","Beaune","C\u00f4te-d'Or"],["Cadran solaire","Franck Falgairette","A10","Aire de repos des 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La dernière en date, un visage géant du chanteur Charles Trenet sur l’A9, a été inaugurée en juillet 2017 par Vinci autoroutes qui affirme « poursuivre activement sa politique de valorisation du patrimoine culturel des territoires traversés par son réseau ».
En application de la loi, ce sont les différentes sociétés d’autoroute (APRR, Eiffage, Sanef, Vinci) et les pouvoirs publics qui gèrent ces installations artistiques, mais certaines œuvres sont financées directement par les collectivités territoriales, comme le sanglier Woinic, qui a été commandé dans les années 1980 par le conseil départemental.
Pour quel coût ?
Pour les chantiers autoroutiers, le taux de contribution a été ramené de un pour cent à un pour mille. Ce sont environ 11 millions d’euros qui ont été investis pour une cinquantaine de ces œuvres, selon un état des lieux établi par les Ponts et Chaussées en 2003. L’Allégorie du château de Versailles, installée dans un tunnel de l’A86, a coûté à elle seule 1 million d’euros.
Woinic a lui finalement coûté près de 1,2 million d’euros
Chiffré à 600 000 euros, Woinic a lui finalement coûté près de 1,2 million d’euros, aménagement du site compris. Un investissement pour le département, qui revendique un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros en quatre ans, grâce à la vente de produits dérivés. Le département précise qu’un pourcentage de ce chiffre d’affaires est partagé entre l’auteur de l’œuvre et la collectivité à hauteur d’environ 8 000 euros brut par an en moyenne depuis 2012.
Décorer les espaces publics, certains artistes s’en sont fait une spécialité. Le sculpteur Georges Saulterre a ainsi réalisé pas moins de cinq œuvres : le Héron cendré et les Flèches des cathédrales sur l’A10, le Signal des Alpes sur l’A51, Sur la trace des Vikings sur l’A13… Quant au sculpteur Olivier Debré, mort en 1999, fils du professeur Robert Debré et oncle de l’homme politique Jean-Louis Debré, outre quatre sculptures d’autoroute (quatre Fontaines sur l’A9, l’A10, l’A11 et l’A61), il avait produit une dizaine d’œuvres financées par le 1 %, selon le site Atlas museum.
Quel avenir pour l’art autoroutier ?
Les trois quarts des œuvres actuellement visibles le long des autoroutes ont été conçues et installées dans les années 1980 et 1990. Outre les polémiques esthétiques, elles doivent affronter le vieillissement et les vols, comme La Francilienne, fondue en cuivre, un métal convoité.
A l’époque, ces opérations réalisées dans le cadre du « un pour mille » artistique l’ont été « souvent sans grande réflexion ni méthode, au gré de la sensibilité particulière de certains présidents de société ou sous l’impulsion de certaines personnalités plus convaincues que d’autres de l’administration centrale », détaillent les Ponts et Chaussées.
Aucun nouvel état des lieux n’a été réalisé depuis 2003 et comme les accords liant les sociétés d’autoroute et les artistes relèvent de contrats de droit privé, ces dernières n’ont que peu de comptes à rendre.
A l’époque de la rédaction de son rapport, l’institution regrettait que les informations concernant ces aménagements soient si parcellaires. Elle notait « que le vent était à la réduction sévère de ce type de dépenses ». Les aménagements liés à l’environnement semblent être plus en vogue. Cet été, la première boutique accueillant un distributeur automatique de produits fermiers a ouvert sur l’aire de Morières-lès-Avignon sur l’A7.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Immobilier : des promoteurs privés font une place à la création artistique






                            


                        

                        


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Les magasins britanniques dans la tourmente

En trois ans, 2 500 magasins ont disparu au Royaume-Uni. Les très connus grands magasins House of Fraser ont trouvé un repreneur de justesse.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 11h10
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

La litanie des faillites et des fermetures de magasins continue pour les enseignes britanniques. Mais, cette fois, une icône du commerce est touchée. House of Fraser, une chaîne de grands magasins vieille de cent soixante-cinq ans, a brièvement déposé le bilan vendredi 10 août, avant de trouver un repreneur en la personne de Mike Ashley, un milliardaire self-made-man. Ce dernier fait une excellente affaire. Il empoche les cinquante-neuf magasins du groupe pour 90 millions de livres (101 millions d’euros) et se débarrasse, au passage, du fonds de pension versant les retraites des salariés de l’enseigne, grâce à la procédure judiciaire qui venait de débuter.
Malgré un déclin qui a commencé il y a une vingtaine d’années, House of Fraser reste dans de nombreuses localités britanniques le principal grand magasin de centre-ville. Autour de lui opèrent des rues marchandes et un important écosystème de petits magasins.
Son avenir incertain apparaît comme un symbole des difficultés des enseignes britanniques. Marks & Spencer a récemment annoncé la fermeture d’une centaine de magasins. New Look (vestimentaire), Mothercare (produits pour bébé) et Carpetright (moquettes) ont signé des accords avec leurs créditeurs pour vendre des boutiques afin d’honorer leurs dettes. Les magasins de cartes de vœux Card Factory viennent d’émettre un avertissement sur résultats. En mars, l’enseigne de jouets Toys’R’Us a fermé.

Développement de l’e-commerce
D’autres magasins sont mieux positionnés et prennent partiellement la relève. Mais les fermetures sont plus nombreuses que les ouvertures. « Il y a aujourd’hui 2 500 magasins de moins qu’il y a trois ans [au Royaume-Uni] », relève dans un récent article Helen Dickinson, directrice du British Retail Consortium, l’organisme représentant le secteur. « Les commerces font face à la conjoncture la plus difficile depuis la crise de 2008 », ajoute Paul Souber, analyste à Colliers International,...




                        

                        


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Le prix du pétrole marque le pas après des mois de hausse

Ces derniers mois, l’offre mondiale s’est accrue et la demande s’est modérée. En Europe, elle a même reculé.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h53
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Bonne nouvelle pour les automobilistes et tous les consommateurs de pétrole à travers le monde : la hausse des cours de l’or noir vient de connaître un coup d’arrêt. Durant cinq mois, de février jusqu’au 10 juillet, le prix du West Texas Intermediate (WTI), le brut américain de référence, avait grimpé de façon impressionnante, passant de 56 dollars à près de 73 dollars le baril. Certains craignaient que les tensions entre le président américain Donald Trump et l’Iran ne le fassent s’envoler plus haut encore.
C’est l’inverse qui s’est produit. La hausse a été stoppée, laissant la place à un net repli ces derniers jours. Après avoir fortement reculé, mercredi 8 août, le baril de WTI est tombé, vendredi en séance, à 66,1 dollars, son plus bas niveau depuis le 22 juin. Le pétrole américain vaut ainsi 9 % de moins qu’un mois auparavant. L’évolution a été similaire pour le brent, le brut de mer du Nord, qui s’échangeait à seulement 71,4 dollars le baril vendredi, contre plus de 80 dollars à la mi-mai.
D’où vient cette accalmie, bienvenue pour les pays importateurs comme la France ? D’un triple mouvement : l’offre s’est accrue, la demande s’est modérée, et la guerre commerciale qui se dessine entre la Chine et les Etats-Unis pourrait peser sur la consommation des prochains mois.
La Russie, le Koweït et les Emirats arabes unis ont ouvert largement les vannes
Côté offre, « les inquiétudes concernant la stabilité de l’approvisionnement en pétrole se sont quelque peu atténuées », souligne le rapport mensuel de l’Agence Internationale de l’énergie (AIE) publié vendredi. La Libye a ainsi repris ses livraisons dès juillet, alors que les opérateurs redoutaient que ce membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ne mette des mois à revenir sur le marché après les combats engagés en juin autour de deux importants sites pétroliers.
Dans le même temps, la Russie, le Koweït et les Emirats arabes unis ont ouvert largement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Face à une crise monétaire amplifiée par des sanctions américaines, le président Recep Tayyip Erdogan dénonce un complot.
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La livre turque en pleine débâcle

Face à une crise monétaire amplifiée par des sanctions américaines, le président Recep Tayyip Erdogan dénonce un complot.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h42
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

La livre turque a atteint son plus bas niveau historique, vendredi 10 août, perdant près de 20 % de sa valeur face au dollar et à l’euro sur fond de crise diplomatique aiguë entre Ankara et Washington, d’inaction du gouvernement turc et de commentaires vindicatifs du président Recep Tayyip Erdogan, convaincu qu’une « guerre économique » a été déclarée à son pays.
« Ils ont le dollar mais nous avons pour nous notre peuple, le droit et Allah », a-t-il clamé vendredi sous les applaudissements des fidèles alors qu’il sortait de la mosquée à Rize, une ville des bords de la mer Noire d’où sa famille est originaire.
Rejetant la responsabilité de la chute de la monnaie locale sur « le lobby des taux d’intérêt », le chef de l’Etat a exhorté ses concitoyens à « changer les dollars et l’or placés sous les matelas contre des livres [turques] », ce qui est « la meilleure réponse à donner à l’Occident ». « Il s’agit d’une bataille interne, nationale », a-t-il martelé un peu plus tard à Bayburt, une ville du nord -est du pays où il était venu remercier les électeurs d’avoir voté pour lui à 82 % lors de la présidentielle du 24 juin.

Inquiétudes des investisseurs
Vendredi, Berat Albayrak, le nouveau ministre des finances qui est aussi le gendre du président, dévoilait son « nouveau modèle économique ». A peine avait-il commencé à parler que le président américain, Donald Trump, annonçait dans un Tweet « le doublement des droits de douane » sur les exportations d’acier et d’aluminium turcs, les portant respectivement à 50 % et 20 %, au moment où la livre turque « dégringole rapidement face à notre dollar si fort ! » Les Etats-Unis étant un débouché important pour l’acier turc (15 % des exportations totales), la livre a poursuivi sa chute de plus belle après le Tweet trumpien.
Le nouveau programme économique turc, une suite de vœux pieux, n’a pas contribué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Plus de 80 œuvres animent les abords du réseau autoroutier français depuis une trentaine d’années et l’extension du « 1 % artistique » aux transports.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le rebond du PIB britannique au deuxième trimestre (+ 0,4 %) doit beaucoup à la météo. Depuis dix-huit mois, l’économie a subi un coup de frein, lié au Brexit.
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Au Royaume-Uni, la croissance du premier semestre est la plus faible depuis 2012

Le rebond du PIB britannique au deuxième trimestre (+ 0,4 %) doit beaucoup à la météo. Depuis dix-huit mois, l’économie a subi un coup de frein, lié au Brexit.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 10h38
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


L’économie britannique peut remercier la météo. Après une croissance de seulement 0,2 % au premier trimestre, à cause d’un épisode neigeux très marqué, celle-ci a rebondi, d’après les données publiées vendredi 10 août, à 0,4 % au deuxième trimestre, grâce à l’ensoleillement tout aussi marqué de juin. Ces caprices du ciel ne changent cependant pas grand-chose à la réalité sous-jacente : « L’activité demeure en dessous de sa tendance de long terme », notent les analystes de Barclays. Au total, la croissance du premier semestre est la plus faible depuis 2012. Sur un an, elle atteint péniblement 1,3 %.
Depuis dix-huit mois, l’économie britannique a subi un sérieux coup de frein, lié très largement au Brexit. Pas d’effondrement, ni de récession, et le marché de l’emploi demeure toujours aussi vigoureux, avec un chômage de seulement 4,2 %. Mais le rythme de la croissance est passé de plus de 2 % au moment de référendum de juin 2016 à presque moitié moins aujourd’hui.
A ce ralentissement s’ajoutent depuis quelques semaines les risques d’un Brexit sans accord, qui sont « inconfortablement élevés », selon les mots de Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre. La première ministre Theresa May a présenté début juillet une proposition pour les futures relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE). Côté britannique, cela a provoqué la démission de plusieurs ministres clés. Côté européen, la réaction a été très réservée.

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Plongeon de la livre sterling
A seulement sept mois de l’entrée en vigueur du Brexit, le 30 mars 2019, une telle impasse a fait de nouveau plonger la livre sterling. Véritable baromètre des négociations entre Londres et Bruxelles, la monnaie britannique est à son niveau le plus bas depuis un an face au dollar, à 1,27. Face à l’euro, elle retrouve aussi un seuil bas, autour de 1,11.
Pour l’instant, le gouvernement la laisse fluctuer, ne commentant jamais ces yoyos. Simon Derrick, spécialiste du marché des devises à la banque américaine BNY Mellon, craint cependant que la question ne finisse par devenir politique, particulièrement pendant un automne qui s’annonce explosif : l’objectif officiel est de trouver un accord sur le Brexit au sommet européen d’octobre, ou, dans le pire des cas, à celui de décembre.
Sur le fond, les raisons du ralentissement économique britannique venant du Brexit sont désormais bien documentées. D’abord, la chute de la livre sterling a mécaniquement renchéri les importations, provoquant une vague d’inflation, qui a réduit d’autant le pouvoir d’achat des ménages. Ce phénomène est en train de se résorber, le choc sur la devise étant désormais ancien : en juin, l’inflation n’était plus que de 2,4 %, après un pic autour de 3 % au début de l’année. Reste que la consommation des ménages était toujours médiocre au deuxième trimestre, en hausse de 0,3 %. Le beau temps, le mariage du prince Harry et la Coupe du monde de football n’y ont rien pu.

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Rebond « peu convaincant »
Ensuite, les incertitudes très fortes autour du Brexit ont incité les grands groupes à repousser leurs principaux investissements. Difficile de développer une usine si on ne connaît pas les futures conditions d’accès à son plus gros marché d’exportation. Et si les investissements des entreprises ont, globalement, augmenté de 0,5 % au deuxième trimestre, c’était après une chute de 0,2 % au premier trimestre.

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Quant aux exportateurs, la théorie économique voudrait que la baisse de la livre sterling leur ait profité. Ce n’est pour l’instant guère le cas. Une chute des exportations dans les secteurs de l’automobile et de l’aviation a même creusé le déficit de la balance commerciale au deuxième trimestre. De ce côté, l’avenir proche ne s’annonce pas beaucoup plus reluisant. « Le cycle économique mondial a ralenti et les tensions commerciales augmentent », rappelle Elizabeth Martins, économiste à HSBC, faisant référence à la guerre commerciale ouverte par le président américain Donald Trump. Elle confie donc son « inquiétude » pour la croissance britannique, jugeant le rebond du deuxième trimestre « peu convaincant ».
George Buckley, économiste à Nomura, confirme ce verdict. « On peut s’attendre à ce que les incertitudes pèsent plus lourdement sur l’économie dans les mois qui viennent avec des dates butoirs très importantes sur les négociations du Brexit. » L’économie britannique était arrivée au référendum en relative bonne santé et a des réserves. Mais sa trajectoire, sous la tendance de long terme, devrait durer.

Un PIB désormais mensuel
Depuis le mois de juillet, le Royaume-Uni présente les statistiques de son produit intérieur brut (PIB) tous les mois, au lieu de la présentation trimestrielle traditionnelle. Il est le deuxième pays après le Canada à le faire. « Cela apporte une estimation de meilleure qualité et plus rapide de l’évolution de notre économie, permettant aux décideurs (Banque d’Angleterre, gouvernement…) d’avoir d’importantes informations pour prendre leurs décisions », explique James Scruton, de l’Office of National Statistics (ONS). Les statistiques sont publiées une quarantaine de jours après la fin du mois mesuré. Ainsi, les chiffres de vendredi 10 août indiquent que la croissance, en juin, était de 0,1 %, en net ralentissement par rapport à mai, à 0,3 %.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ La devise turque s’est effondrée de près de 20 % vendredi. En cause : les tensions avec les Etats-Unis et les fragilités économiques du pays.
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Pourquoi la livre turque s’effondre-t-elle ?

La devise turque s’est effondrée de près de 20 % vendredi. En cause : les tensions avec les Etats-Unis et les fragilités économiques du pays.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 18h13
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 06h36
    |

            Marie Charrel








                        



   


« Si vous avez des dollars, des euros ou de l’or sous votre oreiller, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques. C’est une lutte nationale. » Vendredi 10 août, le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui ne cesse de dire qu’un « complot » étranger est responsable de l’effondrement de la livre turque, a une nouvelle fois appelé ses concitoyens à se rendre aux bureaux de change pour soutenir leur devise.
La dégringolade de celle-ci est vertigineuse et laisse désormais craindre une contagion aux marchés financiers. Elle a en effet plongé de près de 20 % sur la seule journée de vendredi, un dollar s’échangeant brièvement contre 6,87 livres, son plus bas historique. Depuis le début de l’année, elle a perdu 40 % de sa valeur.
Les sanctions américaines aggravent la chute
L’hémorragie de la livre a accéléré ces derniers jours sous l’effet de la grave crise diplomatique avec les Etats-Unis, liée à la détention en Turquie d’un pasteur américain. Vendredi, le président américain Donald Trump a annoncé une augmentation sévère des taxes à l’importation sur l’acier et l’aluminium turcs. Celles-ci vont respectivement passer de 25 % et 10 % à 50 % et 20 %. « Nous ne perdrons pas cette guerre économique », a assuré M. Erdogan.

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Cette escalade inquiète les investisseurs : ils retirent leur argent d’Istanbul et Ankara, ce qui accentue encore la chute de la livre, déjà fragilisée par les faiblesses de l’économie.
Les fragilités économiques du pays
La Turquie est minée par d’importants problèmes structurels. Ses banques sont en mauvaise santé. L’inflation galopante (16 % en juillet en rythme annuel) rogne le pouvoir d’achat des ménages. Ces dernières années, l’endettement des entreprises turques a explosé : elles ont beaucoup emprunté en dollar, ce qui les rend vulnérables aux variations de taux de change. « Le pays affiche un important déficit courant : il dépend des financements étrangers, notamment en dollar », ajoute Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque.

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Le financement de ce déficit est devenu plus compliqué et cher depuis que la Réserve fédérale américaine, face à la bonne santé économique des Etats-Unis, a commencé le relèvement de son taux directeur. Celui-ci tire le billet vert à la hausse face aux autres devises et renchérit le coût des emprunts pour les entreprises turques endettées en dollar. « Là encore, cela pousse les investisseurs doutant de la solidité de la Turquie – comme des autres pays émergents fragilisés – à quitter le pays pour aller placer leur argent aux Etats-Unis, où la hausse des taux offre de meilleurs rendements », explique Philippe Waechter, chef économiste d’Ostrum Asset management.
Le manque de réactivité de l’Etat et de la banque centrale
« Les marchés s’inquiètent également de l’inaction de la banque centrale face à la situation », analyse Aneeka Gupta, stratège chez WisdomTree, une société financière. Celle-ci renâcle en effet à prendre les mesures indispensables pour stopper l’effondrement de la livre et juguler l’inflation. A commencer par le relèvement de son taux directeur – un remède certes douloureux pour les entreprises et les ménages, car il renchérit le loyer de l’argent, mais néanmoins indispensable.

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Ces derniers mois, le président Erdogan a resserré son contrôle sur l’institut monétaire, qui n’est désormais plus indépendant. Il n’a plus aucune crédibilité aux yeux des investisseurs – ce qui les pousse à fuir un peu plus vite encore.
Des remèdes douloureux à venir
Si l’effondrement de sa devise se poursuit, la Turquie sera, tôt ou tard, contrainte de faire appel à une aide extérieure. Cela pourrait être celle du Fonds monétaire international (FMI) – mais l’on peut douter que le président Erdogan s’y résolve. L’autre option serait d’imposer un strict contrôle des capitaux, afin d’enrayer les sorties d’argent du pays, tout en resserrant les politiques budgétaire et monétaire.
Sur le long terme, seules des réformes de fond visant à assainir le système bancaire, renforcer la régulation financière et rétablir la confiance seront susceptibles de tirer l’économie turque de la crise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Pour ne pas verser les indemnités, la compagnie aérienne à bas coûts argue que la grève de ses pilotes est une circonstance exceptionnelle.
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Grève chez Ryanair : la compagnie refuse d’indemniser ses passagers pour les vols annulés

Pour ne pas verser les indemnités, la compagnie aérienne à bas coûts argue que la grève de ses pilotes est une circonstance exceptionnelle.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 06h39
   





                        



   


Confrontée à une grève de ses pilotes dans cinq pays européens, la compagnie aérienne Ryanair a annoncé, vendredi 10 août, qu’elle n’indemniserait pas ses passagers pour le préjudice, en dehors du remboursement du billet.
Cette indemnisation, généralement comprise entre 250 euros et 600 euros selon la distance du vol, est prévue par l’article 12 du règlement européen no 261/2004, qui régit les droits des passagers aériens, « sauf lorsque l’annulation est due à des circonstances extraordinaires qui n’auraient pas pu être évitées même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises ».

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                Ryanair face à une grève coordonnée de pilotes dans cinq pays européens



Or la compagnie irlandaise estime justement que cette grève est une circonstance exceptionnelle : « Ryanair se conforme pleinement à la législation, mais, comme ces annulations de vols relèvent de circonstances extraordinaires, aucune indemnité n’est due, a expliqué son PDG, Michael O’Leary. En vertu de la législation, aucune indemnisation n’est payable lorsque le syndicat agit de manière déraisonnable et totalement hors du contrôle de la compagnie aérienne. Si cela était sous notre contrôle, il n’y aurait pas d’annulations. »
Arrêt de la Cour de justice européenne
Ce n’est pas l’avis de la Cour de justice de l’Union européenne, qui a tranché, le 17 avril, dans un cas de grève sauvage ayant touché la compagnie aérienne allemande TUIfly. Elle avait jugé qu’une « grève sauvage » du personnel navigant à la suite de « l’annonce surprise » d’une restructuration ne constitue pas une « circonstance extraordinaire » permettant à la compagnie aérienne de se libérer de son obligation d’indemnisation en cas d’annulation ou de retard important de vol.
Elle avait estimé, dans son arrêt, que « les restructurations et réorganisations font partie des mesures normales de gestion des entreprises. Ainsi, les compagnies aériennes peuvent être, de manière ordinaire, confrontées, dans l’exercice de leur activité, à des désaccords, voire à des conflits avec les membres de leur personnel ou à une partie de ce personnel », ajoutant que de telles mesures doivent être considérées comme « inhérentes » à l’exercice normal de l’activité de la compagnie aérienne concernée.

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                En proie aux grèves, le modèle Ryanair se fissure



Selon Karin Basenach, directrice du Centre européen des consommateurs, interrogée par Le Parisien, considérer qu’une grève est une « circonstance extraordinaire » est « faux et archifaux » :
« Si les passagers remplissent les conditions, Ryanair doit verser des indemnités. »
La compagnie irlandaise avait d’ailleurs dû admettre cette législation en septembre 2017 et avait été contrainte d’indemniser ses passagers après avoir annulé 18 000 vols affectant 400 000 personnes, en raison de problèmes de planning de ses pilotes. L’Autorité britannique de l’aviation civile (CAA) avait alors lancé une procédure contre Ryanair, estimant que Ryanair avait « induit en erreur » les passagers en leur « fournissant des informations inexactes sur leurs droits ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ La région, où le taux de chômage est au plus bas, est confrontée à une pénurie criante de main-d’œuvre, alors que les salaires ont augmenté.
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Face au manque de bras, l’Europe de l’Est se tourne vers les robots

La région, où le taux de chômage est au plus bas, est confrontée à une pénurie criante de main-d’œuvre, alors que les salaires ont augmenté.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 10h42
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Alors que la France lutte pour résorber le chômage de longue durée, la République tchèque, elle, fait face à un problème d’une tout autre nature : elle n’a jamais autant manqué de bras. En juillet, le taux de chômage était de seulement 3,1 %, selon les données publiées jeudi 9 août par le Pôle emploi tchèque. C’est le plus bas niveau de l’Union européenne. Sur le même mois, le nombre de postes vacants a culminé au niveau historique de 310 000, en hausse de 65 % sur un an. Il est désormais supérieur à celui des demandeurs d’emploi (231 565 personnes).
La situation n’est pas propre à Prague. « Les difficultés de recrutement sont criantes dans toute l’Europe centrale et de l’Est, alors que les usines tournent à plein régime », explique Grzegorz Sielewicz, économiste spécialiste de la région pour Coface, à Varsovie. En Hongrie et en Pologne, le taux de chômage est également inférieur à 4 %. Par ailleurs, il est tombé à 4,5 % en Roumanie en juin, et il dépasse à peine 5,5 % en Slovénie, selon Eurostat. Une tendance liée à la bonne santé économique de ces pays, comme à la démographie. Depuis les années 1990, plus de 20 millions de personnes ont quitté la région, soit près de 5,5 % de la population. A cela s’ajoute la chute de la natalité, qui accentue le déclin de la force de travail.

Pour attirer les candidats, les entreprises ont augmenté les salaires. Ils ont progressé de plus de 30 % en Roumanie et de 20 % Hongrie depuis 2010. En République tchèque, ils ont bondi de 7 % en 2017 et devraient croître encore de 7,8 % cette année, d’après les prévisions de la Société générale. Le salaire minimal polonais est passé de 1 750 zlotys (410 euros) en 2016 à 2 000 zlotys bruts (470 euros) aujourd’hui. Et ce, au profit du pouvoir d’achat des salariés, dont le niveau de vie s’approche lentement des standards de l’Europe de l’Ouest.
« Toute la difficulté est qu’à un certain point, la hausse des salaires menace la rentabilité des entreprises...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le silence d’Elon Musk, fondateur et patron du constructeur automobile américain, nourrit le scepticisme quant à la faisabilité de cette opération hors norme.
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A Wall Street, l’éventuelle sortie de Tesla suscite des doutes

Le silence d’Elon Musk, fondateur et patron du constructeur automobile américain, nourrit le scepticisme quant à la faisabilité de cette opération hors norme.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 09h52
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Trois jours après, l’annonce soulève toujours autant d’interrogations. Dans une série de messages publiés sur Twitter, le fondateur et patron de Tesla, Elon Musk, a affirmé, mardi 7 août, qu’il envisageait de retirer la société de la Bourse. Mais depuis, le constructeur de voitures électriques n’a pas fourni davantage de détails. Ce silence alimente le scepticisme de Wall Street, où beaucoup doutent de la faisabilité de cette opération hors norme, et suscite aussi l’intérêt des autorités boursières américaines.
Selon M. Musk, un retrait de la cote permettrait à Tesla de « rester concentrée sur [sa] vision à long terme », à l’abri des fluctuations du cours de Bourse. Par exemple, la société n’aurait plus à publier ses résultats financiers chaque trimestre ni à rendre des comptes aux analystes, contre lesquels son dirigeant s’était emporté en mai (il avait refusé de répondre à des questions jugées « ennuyeuses » et « stupides »). En outre, elle n’aurait plus à se soucier des « short sellers », ces investisseurs qui parient sur la chute de son action.

L’opération s’annonce complexe. Elon Musk a fixé le prix de rachat des actions à 420 dollars (environ 360 euros), soit 23 % de plus que le cours de clôture de lundi. Cela valorise le constructeur à 72 milliards de dollars. Le coût d’un retrait serait cependant inférieur, car le dirigeant détient près de 20 % du capital. En outre, il espère convaincre les plus gros actionnaires de conserver leur participation. La facture pourrait ainsi être réduite de moitié.
Sur Twitter, M. Musk a garanti que le financement était « assuré », mais n’a apporté aucune précision. D’après l’agence Reuters, même le conseil d’administration de Tesla, qui doit se réunir la semaine prochaine, n’a pas connaissance de ses projets. Un ­financement par la dette, comme l’avait fait le fabricant d’ordinateur Dell en 2013, semble peu probable. « Tesla ne peut...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Multipliant les recours contre les permis de construire, Pierre-Alain Wanten avait soutiré 1,6 million d’euros à onze promoteurs. Il vient d’être condamné.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/08/2018
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Comment un petit escroc a berné des géants de l’immobilier

Multipliant les recours contre les permis de construire, Pierre-Alain Wanten avait soutiré 1,6 million d’euros à onze promoteurs. Il vient d’être condamné.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 13h15
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Pour qui doutait de l’utilité des grands salons professionnels, voilà la preuve : c’est lors d’un cocktail au Marché international des professionnels de l’immobilier, en mars 2017 à Cannes, que plusieurs grands promoteurs et dirigeants de sociétés foncières se sont rendu compte qu’ils étaient tous la cible d’un seul et même empêcheur de construire en rond. Un certain Pierre-Alain Wanten a en effet formé, entre 2015 et 2017, plus de 70 recours gracieux ou contentieux contestant la légalité des permis de construire de grands projets de bureaux, commerces ou hôtels, tous situés à Paris.
Un tel recours c’est, pour le promoteur, la perspective de mois perdus en procédure devant le tribunal administratif – deux ans, en moyenne –, même s’il sort gagnant, et du gel de projets aux enjeux financiers considérables. Un risque qu’a su exploiter M. Wanten. Il propose très vite, au cours d’une négociation privée, de retirer sa requête contre un dédommagement sous des formes diverses, facture de prestation de services plus ou moins rendus, ou versements pouvant aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros. Peu importe le motif fondant ses requêtes, puisqu’il ne sera jamais tranché par un juge.

Après une belle carrière dans l’assurance, l’ancien cadre de 54 ans est, depuis 2006, à la tête d’une société de conseil en épargne salariale au chiffre d’affaires confidentiel. Il agit soit en son nom propre, quand il est voisin du futur chantier, ce qui était le cas dans deux dossiers, ou en celui de l’association Paris urbanisme responsable et écologique (Apure). Créée en 2015, elle a pour but de préserver le patrimoine architectural de Paris ; elle est présidée par lui, est domiciliée chez lui, et administrée par quelques amis, parfois à leur insu.
Un coup d’arrêt a été porté à ce business lucratif le 4 juillet
En deux ans, M. Wanten et son association ont ainsi signé, avec de grands noms de l’immobilier – dont Altarea, Emerige, Pitch Promotion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La compagnie aérienne à bas coûts essuie, vendredi, la pire grève de son histoire avec des pilotes mobilisés dans cinq pays européens.
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En proie aux grèves, le modèle Ryanair se fissure

La compagnie aérienne à bas coûts essuie, vendredi, la pire grève de son histoire avec des pilotes mobilisés dans cinq pays européens.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 06h27
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 08h21
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Et si Ryanair était en train de devenir une compagnie aérienne comme les autres ? Chamboulant la concurrence depuis trois décennies, au point d’être devenue la première compagnie aérienne d’Europe (130 millions de passagers par an), l’entreprise irlandaise connaît, vendredi 10 août, la plus grande grève de son histoire. L’arrêt de travail concerne les pilotes d’Irlande, d’Allemagne, des Pays-Bas, de Suède et de Belgique.
Pas de quoi clouer Ryanair au sol. Seuls 400 vols sur 2 400 sont annulés. Mais, depuis des mois, le mouvement social prend de l’ampleur. Il a commencé à l’automne 2017, quand une mauvaise gestion des vacances des pilotes a mis au jour le mécontentement du personnel, forçant la compagnie à annuler plusieurs milliers de vols. En décembre, les pilotes allemands ont été les premiers de l’histoire de la société à faire grève. Ils ont été suivis, en mars, par le personnel de cabine du Portugal.
Début juillet, les pilotes irlandais ont marqué deux jours de débrayage, suivis, fin juillet, par le personnel de cabine en Espagne, au Portugal et en Belgique. « Chaque groupe de grévistes semble donner du courage aux autres », souligne Andrew Lobbenberg, analyste à HSBC.
Du jamais-vu pour la compagnie aérienne irlandaise, dirigée jusqu’à présent avec l’efficacité et la brutalité légendaires de son patron, Michael O’Leary. Jusqu’en décembre 2017, ce dernier refusait de reconnaître le moindre syndicat.

« Ryanair était une compagnie complètement différente des autres, sans syndicat ni grève, estime dans une note M. Lobbenberg. A présent, c’est fini. La boîte de Pandore est ouverte. »
« Ce modèle touche à sa fin »
Les revendications des pilotes se concentrent sur l’étrange fonctionnement interne de l’entreprise : la majorité des pilotes ne travaillent pas directement pour l’entreprise, mais sont des sous-traitants, embauchés par le biais d’agences avec des contrats de droit irlandais ou avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Un compte bancaire dans le rouge coûte cher. Voici quelques solutions pour réduire la facture.
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Maîtrisez vos découverts pour réduire vos frais bancaires

Un compte bancaire dans le rouge coûte cher. Voici quelques solutions pour réduire la facture.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 06h15
    |

                            Agnès Lambert








                        



   


Quelque 30 % des Français se trouvent à découvert au moins une fois tous les trois mois, d’après le baromètre Cofidis CSA « Les Français et leur pouvoir d’achat » publié en septembre 2017. Le montant moyen de ce découvert atteint 394 euros. Un découvert qui, de façon perverse, enfonce le compte du client encore un peu plus dans le rouge puisqu’il génère des frais.
Première source de frais, la commission d’intervention. Elle est facturée en cas de dépassement du découvert autorisé, ou en son absence, à chaque fois qu’une nouvelle opération se présente sur le compte dans le rouge. Autrement dit, il est possible de faire l’objet de plusieurs commissions d’intervention le même jour.

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                Carte bancaire à l’étranger : la bonne stratégie pour limiter les frais



Mais depuis 2014, la réglementation encadre cette pratique : les commissions d’intervention sont plafonnées à 8 euros par opération et 80 euros par mois. La plupart des établissements se sont d’ailleurs alignés sur ce montant, à quelques exceptions près. Ainsi, la Banque Postale facture 6,90 euros, plafonnés à 20,70 euros par jour et 75,90 euros par mois. De son côté, le Crédit Mutuel Maine-Anjou Basse-Normandie prélève 7,65 euros, plafonnés à une commission d’intervention par jour et 80 euros par mois. A noter, les banques en ligne ne facturent pas de commission d’intervention.
Paiement d’agios
Quelle que soit votre banque, un compte dans le rouge implique aussi le paiement d’agios. Comptez entre 10 % et 15 % pour un découvert autorisé et entre 15 % et 20 % pour un découvert non autorisé. Il est donc indispensable de négocier une enveloppe de découvert avec votre conseiller pour limiter les frais.

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                Les néobanques tiennent-elles leurs promesses ?



Autre possibilité, certains particuliers souscrivent une carte à autorisation systématique plutôt qu’une carte bancaire classique. Dès lors, les opérations ne sont autorisées que si le compte est suffisamment approvisionné.

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Revers de la médaille : vous risquez de vous retrouver dans l’impossibilité de régler vos achats à la caisse du supermarché si votre salaire ne vous a pas encore été crédité et que votre solde est proche de zéro. Les alertes par SMS sur le solde du compte permettent cependant d’anticiper et d’éviter de se voir refuser un débit au dernier moment.
« Vous pouvez aussi opter pour une carte classique à débit différé : si votre compte passe dans le rouge, ce sera seulement en fin de mois lorsque vos paiements seront débités. Cela permet de limiter le nombre de commissions d’intervention », conseille Maxime Chipoy, responsable de Meilleurebanque.com.



                            


                        

                        


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Trop d’heures supplémentaires nuit à la carrière

Une nouvelle étude montre que le surmenage régulier ne dégrade pas seulement la santé : il érode également les perspectives de promotion.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 05h40
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 08h39
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Jouer à super (wo) man au bureau et multiplier les séances nocturnes face à l’ordinateur augmente-t-il les chances de décrocher une promotion ? Pas toujours. Dans certains cas, cela peut même se révéler contre-productif pour la carrière, à en croire Argyro Avgoustaki, professeure à l’ESCP Europe Business School de Londres, et Hans Frankort, de l’université de Londres. A la faveur d’une étude à paraître dans une revue de l’université américaine de Cornell (« Industrial and Labor Relations Review »), et déjà disponible sur le site de l’université de Londres, les deux chercheurs posent la question : comment l’effort fourni au travail affecte-t-il le bien-être et la carrière des salariés ?
Jusqu’ici, les économistes se sont plutôt intéressés au lien entre productivité et heures de travail. « Les interactions entre les deux sont complexes et il y a encore beaucoup de choses que l’on ignore, mais il apparaît clairement qu’au-delà d’un certain nombre d’heures au boulot, la productivité se dégrade », résume Alexandre Delaigue, économiste à l’université de Lille-I. Les travaux de John Pencavel (université de Stanford) sur les ouvrières britanniques de 1914-1918 montrent ainsi que la production résultant de 70 heures de travail hebdomadaire excède à peine celle fournie en 56 heures. Au-delà de ce seuil, l’attention baisse, les erreurs se multiplient et, à long terme, la santé se dégrade. Selon l’Institut finlandais de la santé au travail, dépasser régulièrement 11 heures de travail par jour augmente de 67 % les risques de maladie cardiaque. Et ce, pour les cols bleus comme pour les cadres.
« Constat vrai pour les ouvriers et les professions intellectuelles »
Mme Avgoustaki et M. Frankort, eux, établissent une distinction entre les heures supplémentaires et l’intensification du travail, à savoir le fait de devoir effectuer plus de tâches – e-mails et téléphones portables aidant – dans le même temps. En étudiant le parcours de milliers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Au total, plus de 55 000 passagers seront concernés par ce mouvement. Selon la firme irlandaise, 85 % des vols seront assurés ce vendredi.
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Ryanair face à une grève coordonnée de pilotes dans cinq pays européens

Au total, plus de 55 000 passagers seront concernés par ce mouvement. Selon la firme irlandaise, 85 % des vols seront assurés ce vendredi.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 20h20
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 13h42
   





                        


C’est une première : vendredi 10 août, les pilotes de Ryanair de cinq pays européens (Irlande, Allemagne, Belgique, Suède et Pays-Bas) sont en grève simultanée pour dénoncer la politique d’emploi de la compagnie irlandaise, numéro deux du transport aérien en Europe.
Au total, plus de 55 000 passagers sont concernés, dont 42 000 pour l’Allemagne, selon la compagnie, qui a promis aux voyageurs lésés un changement gratuit de réservation. Elle a précisé jeudi soir que 85 % de ses liaisons seront assurées : « Plus de 2 000 vols opéreront normalement, transportant près de 400 000 passagers à travers l’Europe », a indiqué Ryanair sur Twitter. « La majorité des clients affectés ont déjà été assignés à un autre vol », a-t-elle ajouté. La grève devrait voir l’annulation d’environ 400 liaisons.

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A l’aéroport de Charleroi, la plus grosse plate-forme de Ryanair en Belgique, une vingtaine de pilotes de la compagnie ont pris part à un rassemblement de protestation, banderoles à la main proclamant : « Ryanair en grève » ou encore « Respectez-nous ». Une manifestation similaire est aussi prévue à l’aéroport de Francfort, en Allemagne.
La compagnie, qui revendique 130 millions de clients annuels et dénonce une grève « inutile », a vu ces derniers mois le malaise social s’étendre à ses principales catégories de personnel en Europe.
Contrats précaires et dumping social
D’une manière générale, les syndicats lui reprochent sa politique d’emploi, le recours à des contrats précaires et au dumping social. L’entreprise rejette ces accusations, affirmant mieux payer ses pilotes que ses concurrents.
« Nous ne voulons pas porter dommage à la compagnie mais nous avons besoin d’un changement d’approche à Dublin », le siège de Ryanair, a souligné à la chaîne N-tv Ingolf Schumacher, un dirigeant du syndicat allemand Vereinigung Cockpit (VC).
Car Ryanair impose, quand il le peut, selon les syndicalistes, des contrats de travail irlandais, plus flexibles, aux personnels navigants, même s’ils vivent ailleurs en Europe. Pour se justifier, la compagnie relève que la majeure partie du travail se fait à bord d’avions immatriculés en Irlande.
Le transporteur, qui a connu une croissance considérable avec un bénéfice en 2018 prévu à plus de 1,25 milliard d’euros, se vante d’ailleurs d’avoir des « coûts bien moins élevés par passager que ses concurrents ».
« Ryanair vend des billets à 39 euros et fait en même temps un bénéfice (…) c’est clairement les employés qui en payent le prix », juge un autre représentant de VC, Janis Schmitt. Les syndicats demandent donc des hausses de salaire, l’intégration des intérimaires ou encore des contrats de travail du pays de résidence des pilotes. Mais, selon eux, Ryanair a exclu toute augmentation des dépenses.
Les Pays-Bas dans le mouvement
Jeudi, les pilotes néerlandais avaient annoncé se joindre au mouvement, à la suite de l’autorisation donnée par un tribunal des Pays-Bas, estimant que la compagnie n’avait pas de raison de s’en prendre singulièrement aux pilotes néerlandais.
Une grève de 24 heures aux Pays-Bas « coïncide avec les autres grèves en Europe qui auront un impact beaucoup plus important et contre lesquelles aucune action judiciaire n’a été prise », a-t-il fait valoir.

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Aucun vol au départ ou à destination des Pays-Bas « à la suite de la grève inutile du syndicat des pilotes de ligne néerlandais » ne devrait cependant être affecté. « Ryanair respecte totalement le droit des pilotes néerlandais de faire grève mais demande que le VNV [le Syndicat des pilotes de ligne néerlandais] nous le notifie sept jours à l’avance afin que nous puissions minimiser les perturbations pour nos clients », s’est justifiée la compagnie.
D’après elle, « le VNV cherche délibérément à nuire aux intérêts des passagers » en annonçant son intention de participer à la grève deux jours avant son commencement. Un argument réfuté par le syndicat, qui sera désormais tenu de prévenir Ryanair 72 heures à l’avance en cas de grève.
Selon la télévision publique néerlandaise NOS, les conseils de la compagnie ont choisi d’introduire une procédure judiciaire aux Pays-Bas car « il y avait plus de chance de succès » que dans les autres pays concernés. En août 2016, le tribunal d’Haarlem, qui a juridiction sur l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, avait interdit les grèves d’une partie du personnel au sol de la compagnie aérienne néerlandaise KLM, compte tenu de l’affluence en cette période de vacances. Les actions syndicales ne sont pas aussi courantes aux Pays-Bas que dans des pays voisins européens, « les juges n’hésitant parfois pas à interdire les grèves », selon NOS.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Très populaire depuis les années 2000, le site donnait accès à un gigantesque catalogue de jeux, de manière peu légale.
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Le site de jeux vidéo anciens EmuParadise cesse de proposer des titres au téléchargement

Très populaire depuis les années 2000, le site donnait accès à un gigantesque catalogue de jeux, de manière peu légale.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 11h54
   





                        



   


Le site EmuParadise, le plus célèbre des sites proposant des fichiers d’anciens jeux vidéo au téléchargement, a annoncé mercredi 8 août qu’il cesserait désormais d’héberger des fichiers. Lancé en 2000, EmuParadise était rapidement devenu le plus important site de ROM (Read-Only Memory), le nom donné aux fichiers de jeux pour consoles. Il proposait de télécharger gratuitement quasiment l’intégralité des jeux sortis sur Super Nintendo, Mega Drive, NES, mais aussi de très nombreux titres de consoles moins courantes, comme la PC Engine ou la Neo Geo, ainsi que les programmes, appelés « émulateurs », permettant de faire tourner ces fichiers sur un PC.
La pratique était diversement tolérée par les éditeurs et constructeurs de consoles ; certains ont longtemps fermé l’œil, d’autres ont multiplié, dès le lancement du site, les mises en demeure et les menaces de procès. EmuParadise, comme ses concurrents, affirmait de son côté qu’il ne faisait que proposer des fichiers, et que la responsabilité légale était du côté des utilisateurs — techniquement, et selon les pays, il peut être légal de télécharger une ROM si l’on possède par ailleurs une copie du jeu achetée légalement. Le site, comme d’autres, s’appuyait également sur le fait que de très nombreux jeux proposés au téléchargement n’étaient plus du tout commercialisés, et que certains titres n’avaient plus d’ayants droit à la suite de la fermeture du studio qui les avait créés.
Lettres de menace et fermeture de serveurs
« J’ai créé EmuParadise il y a dix-huit ans parce que je n’avais jamais eu l’occasion de jouer à la plupart de ces incroyables jeux rétro quand je grandissais en Inde, et parce que je voulais que d’autres gens puissent y avoir accès, explique le fondateur du site dans un message. La plupart d’entre vous savent que la situation des sites d’émulation a changé récemment. Ce que vous ne savez probablement pas, c’est qu’à EmuParadise nous connaissons ces problèmes depuis notre création. Depuis les lettres de menace jusqu’à la fermeture de nos serveurs par nos hébergeurs, nous avons tout vu. Nous avons toujours respecté les demandes de suppression, mais, comme vous pouvez le voir, ce n’est pas une garantie. »
Le site n’explique pas clairement ce qui l’a poussé à cesser l’hébergement, mais évoque à demi-mot de nouvelles menaces juridiques, plus pressantes, qui ne lui permettraient plus de poursuivre son activité « d’une manière qui satisfasse tout le monde et nous maintienne hors de danger ».
Les « changements » auxquels le site fait allusion font référence à une évolution récente mais marquée du statut des vieux jeux vidéo. Alors que, pendant des années, l’émulation sur PC était la seule manière de jouer à des titres anciens pour les personnes ne possédant pas les consoles d’époque, l’essor des smartphones, comme le lancement de services spécialisés au rétrogaming, notamment chez Nintendo, ont donné une seconde vie à ces jeux qui sont à nouveau commercialisés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Recrutement de douaniers, effort d’information à destination des entreprises : les Pays-Bas, la Belgique et la France tentent de s’adapter.
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Brexit : ces pays européens qui envisagent à contrecœur un non-accord

Recrutement de douaniers, effort d’information à destination des entreprises : les Pays-Bas, la Belgique et la France tentent de s’adapter.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h39
    |

                            Intérim (Bruxelles)








                        



                                


                            

Le Brexit, c’est comme un millefeuille : quand on pense à un impact, on en découvre un autre immédiatement. » Cette métaphore, Olivier Sorgniard, directeur chargé des douanes au sein du cabinet KPMG, à Londres, l’utilise pour caractériser l’imbroglio que pose la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). Il prend l’exemple du tunnel sous la Manche, traversé chaque jour par 16 000 camions.
« Dans un monde post-Brexit, le chauffeur du camion, qui n’est pas anglais, devra montrer son passeport. Il devra aussi remplir une déclaration de douane et, en fonction de sa cargaison, des contrôles phytosanitaires devront être effectués. Tout ça prendra du temps », illustre-t-il. De fait, selon une étude commandée à l’Imperial College par la BBC, chaque minute de ­contrôle supplémentaire aux heures de pointe pourrait créer 16 kilomètres de file d’attente.

Les négociateurs travaillent d’arrache-pied pour atténuer les effets de ce divorce, et s’accorder sur les modalités de sortie ainsi que les grandes lignes de la relation future d’ici à octobre. Mais ils doivent aussi réfléchir à la possibilité d’un échec des négociations, l’Union européenne à 27 cherchant à s’assurer que les Britanniques n’obtiendront pas une relation plus favorable avec elle en étant non-membre qu’en étant membre. Dans ce scénario dit du « no deal » qui, selon le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, a une probabilité « désagréablement élevée » de se produire, la rupture se ferait de manière anarchique.
Une telle situation entraînerait, entre autres conséquences, la réintroduction à la frontière extérieure de contrôles tarifaires et non tarifaires pour les biens, et la remise en question des permis et certificats émis au Royaume-Uni. D’après le patron de Ryanair, Michael O’Leary, elle pourrait même aboutir à l’annulation de certaines lignes aériennes entre le continent et le Royaume-Uni.

Pour l’UE à 27 comme pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ A sept mois de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le 30 mars 2019, la moitié des sociétés britanniques ne compte pas adopter de plan d’action.
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Brexit : l’impossible préparation des entreprises face au risque de non-accord

A sept mois de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le 30 mars 2019, la moitié des sociétés britanniques ne compte pas adopter de plan d’action.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 07h32
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Des avions cloués au sol, des camions bloqués sur des dizaines de kilomètres à Douvres et à Calais, des rayons de supermarché vides… Depuis quelques semaines, un scénario catastrophe agite le débat britannique. En cas de non-accord entre Londres et Bruxelles, le Brexit, qui entrera en vigueur dans sept mois, le 30 mars 2019, serait cataclysmique. Il laisserait les relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) sans aucun cadre juridique : les médicaments produits d’un côté ne seraient plus reconnus de l’autre, le matériel nucléaire (y compris pour les rayons X dans les hôpitaux) serait bloqué à la frontière, les règles phytosanitaires réciproques n’existeraient plus…

Face à un tel risque, les entreprises ne sont pourtant guère préparées. Une étude auprès de huit cents sociétés britanniques, publiée vendredi 3 août par l’Institute of Directors (IoD), un groupe patronal, indique que la moitié d’entre elles ne compte pas mettre en place le moindre préparatif pour le Brexit. Les autres l’envisagent (19 %) ou ont commencé à rédiger un plan (23 %). Seules 8 % sont passées à l’action. « Certaines entreprises mettent la tête dans le sable, en particulier les PME », s’inquiète Edwin Morgan, de l’IoD.
En cas d’échec complet des négociations, le Royaume-Uni sortirait de l’UE et deviendrait un simple membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Pas de problème, disent les brexiters : il existe d’autres pays dans ce cas. C’est techniquement exact. « Mais l’OMC ne s’occupe pas de tout, notamment pas d’aviation », note Catherine Barnard, professeure de droit européen à l’université de Cambridge. Théoriquement, en sortant des accords aériens européens, les avions britanniques ne pourraient plus relier les Vingt-Sept, et réciproquement.

Les négociateurs européens et britanniques ne croient cependant guère à un scénario aussi extrême. « Un accord rapide et limité peut être conclu, dans l’intérêt de...




                        

                        

