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Procès du glyphosate : Monsanto condamné, un jugement historique

Le géant de l’agrochimie a été condamné à verser 289 millions de dollars à Dewayne Johnson. La plainte du jardinier, malade d’un cancer, était la première examinée par la justice américaine.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 00h56
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 10h24
    |

            Stéphane Foucart








                        



   


C’est une histoire comme l’Amérique les aime – le petit terrassant le géant –, mais c’est surtout un jugement historique, susceptible de peser sur l’avenir de l’agriculture mondiale. La société Monsanto a été condamnée par la justice californienne, vendredi 10 août, à verser 289,2 millions de dollars (248 millions d’euros) à un jardinier américain, Dewayne « Lee » Johnson.
Agé de 46 ans et père de deux enfants, il est, selon ses médecins, en phase terminale d’un cancer du système lymphatique, qu’il attribue à son exposition à des herbicides – Ranger Pro et Roundup Pro – contenant du glyphosate et commercialisés par la firme agrochimique. Il réclamait environ 400 millions d’euros à la société, désormais propriété du groupe européen Bayer.

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Dans un communiqué, Monsanto a annoncé faire appel du jugement. « Nous ferons appel de la décision et continuerons à défendre vigoureusement ce produit qui bénéficie de quarante ans d’utilisation sans danger et qui continue à être un outil essentiel, efficace et sans danger pour les agriculteurs et autres usagers », précise l’entreprise qui met en avant les avis favorables de la majorité des agences réglementaires. Mais le répit de l’appel pourrait n’être que de courte durée : l’agrochimiste est confronté, aux Etats-Unis, à plus de 4 000 procédures semblables, devant des juridictions d’Etat ou des cours fédérales, et le jugement des jurés californiens, le premier du genre, ouvre une boîte de Pandore.
Le jugement est accablant. Les jurés ont considéré que les produits à base de glyphosate visés par la plainte n’étaient pas aussi sûrs que les utilisateurs étaient en droit de l’attendre, qu’ils étaient « un facteur substantiel » de la maladie du plaignant, que les risques posés par ces produits « étaient connus ou pouvaient être connus à la lumière des connaissances généralement admises par la communauté scientifique au moment de leur fabrication, de leur distribution et de leur vente » et que Monsanto avait failli à en informer ses clients. Les jurés ont en outre estimé que la société avait agi avec « malveillance » (malice, en anglais).
Pesticide le plus utilisé
Pendant près d’un mois, les jurés ont écouté les exposés contradictoires des experts témoins commis d’un côté par les avocats du plaignant, de l’autre par Monsanto. Les présentations ont été de haute tenue, abordant des questions scientifiques complexes sur les mécanismes d’action du glyphosate, l’interprétation des études sur les animaux, la validité des études épidémiologiques conduites sur les humains, etc. Mais ce sont les documents internes de la société, obtenus par les avocats de M. Johnson, qui ont joué un rôle décisif.
« Nous avons enfin pu présenter au jury les documents internes tenus secrets par Monsanto prouvant que la société savait depuis des décennies que le glyphosate, et en particulier le Roundup, pouvait être une cause de cancer, a déclaré Brent Wisner, l’un des avocats de M. Johnson à l’audience. Nous sommes fiers qu’un jury indépendant, en dépit de l’échec de l’Agence de protection de l’environnement à exiger un étiquetage adéquat de ces produits, ait suivi les éléments de preuve présentés, et use de sa voix pour dire à Monsanto que les années de tromperie sur le Roundup sont derrière nous. »
Le glyphosate, tombé dans le domaine public au début des années 2000, est commercialisé par de nombreuses sociétés agrochimiques ; il est le pesticide le plus utilisé dans le monde, avec plus de 800 000 tonnes épandues chaque année. Mais il est d’une importance cardinale pour Monsanto, qui l’a placé au cœur de son modèle économique : l’entreprise est en effet spécialisée dans la vente couplée de l’herbicide et de cultures OGM (soja, maïs…) capables de le tolérer.
Le jugement tombe alors que la firme de Saint-Louis (Missouri) est dans une période singulière de son histoire. Elle a été formellement acquise, le 7 juin, par le géant Bayer. « A ce jour, le processus d’intégration des deux structures n’a pas commencé et ne devrait être mis en place que début septembre, expliquait au Monde une porte-parole de Bayer, quelques heures avant le jugement californien. Nous nous appliquerons à gérer les actions en justice lancées dans différents pays de la manière la plus transparente et responsable. »
Depuis mars 2015 et son inscription, par le Centre international de recherche sur le cancer, à la liste des substances probablement cancérogènes, le glyphosate est au centre de nombreuses polémiques, notamment en Europe où il n’a été réautorisé, fin 2017, que pour cinq ans.
D’autres nuages s’amoncellent. Deux procédures sont par exemple en cours en France. Et quatre jours avant la décision californienne, un juge fédéral brésilien ordonnait la suspension de l’autorisation des herbicides à base de glyphosate, le temps que cette substance soit réévaluée. La décision est sujette à appel, mais elle montre qu’un peu partout le produit phare de Monsanto est fragilisé. La victoire du jardinier américain devrait renforcer encore cette défiance.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ L’attaque intervient alors que des discussions sont en cours à Doha entre des représentants des rebelles et des autorités américaines.
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En Afghanistan, les talibans à l’assaut de la ville-carrefour de Ghazni

L’attaque intervient alors que des discussions sont en cours à Doha entre des représentants des rebelles et des autorités américaines.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 12h11
    |

            Jacques Follorou








                        



   


Alors que les talibans viennent de nouer, à Doha en juillet, des contacts directs historiques avec des autorités américaines pour relancer le processus de paix en Afghanistan, ils tentent depuis jeudi 9 août de prendre le contrôle de la ville de Ghazni, carrefour stratégique situé sur l’axe reliant Kaboul à la grande ville du sud, Kandahar.
Après avoir pris pied dans certains quartiers de cette cité de 150 000 habitants, ils ont été, selon les autorités locales, repoussés en périphérie de la ville, vendredi dans la matinée, vers les quartiers de Khogyani, Khwaja Omari et Zanakhan. Les recherches maison par maison s’y poursuivaient vendredi en fin après-midi. Le bilan varie selon les sources, mais il serait d’une vingtaine de morts du côté des forces de sécurité et de plus d’une centaine dans les rangs des insurgés.
Un hélicoptère de l’armée afghane s’est écrasé dans la ville, et la situation restait confuse samedi matin. « Le gouvernement de Kaboul affirme que la situation à Ghazni est sous contrôle, mais les contacts que nous avons eus avec les responsables sur place indiquent que les combats continuent dans les faubourgs de la ville », a déclaré à l’AFP Shah Gul Rezaye, députée de Ghazni.
Hélicoptères et drones
L’attaque a débuté, de manière coordonnée, lorsque des dizaines de talibans ont pris d’assaut des barrages tenus par les forces de sécurité afghanes à diverses entrées de la ville. Selon les témoignages, les tirs d’armes automatiques ont alterné avec ceux d’obus de mortiers, alors que les talibans utilisaient les haut-parleurs des mosquées pour demander aux habitants de rester chez eux. L’électricité a rapidement été coupée et les insurgés ont détruit des antennes relais de télécommunication.

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L’offensive, qui visait les bâtiments gouvernementaux, a été bloquée, en grande partie grâce à l’intervention de forces américaines déployées dans la nuit. Des hélicoptères d’attaque et des drones sont intervenus pour soutenir les forces afghanes au sol. L’attaque a suscité un commentaire laconique du lieutenant-colonel Martin O’Donnell, l’un des porte-parole de l’opération « Resolute Support » : « C’est une nouvelle vaine tentative des talibans pour prendre du terrain et faire les gros titres. » Ghazni est la deuxième capitale provinciale à brièvement tomber aux mains des talibans en moins de trois mois après celle de Farah, dans l’ouest du pays, rapidement reprise par l’armée.
Cette opération spectaculaire intervient une dizaine de jours avant la tenue de nouvelles rencontres, à Doha, entre des émissaires du mouvement taliban et des représentants américains prévues dans le cadre du nouveau processus de paix. Un cessez-le-feu avait été déclaré, mi-juin, entre le gouvernement afghan et les talibans. Les scènes de liesse, notamment dans le nord du pays, à Kunduz, une autre ville passée fin 2015, pendant quinze jours, sous le contrôle insurgé, avaient laissé croire que les combattants talibans avaient hâte de cesser de combattre.
Emprise religieuse
La présence talibane dans la province de Ghazni est ancienne. Si la ville elle-même, ancienne capitale de l’Empire ghaznévide au XIe siècle où vivent en bonne intelligence les trois principales ethnies afghanes (Pachtounes, Tadjiks et Hazaras) est sous contrôle des seules forces afghanes depuis novembre 2011, le calme promis par Kaboul était très relatif : en effet, les talibans règnent en maîtres à 14 kilomètres de là, dans le district de Zana Khan.
L’emprise talibane se mesure aussi sur le plan religieux. De nombreux mollahs de Ghazni, formés, dans les années 1960 et 1970, dans la célèbre madrasa (école coranique) de Noor Ur, à Andar, un district proche, se sont rangés derrière les talibans.
Ces dernières semaines, pressentant ce type d’attaque en pleine saison des combats, le commandement militaire afghan, en liaison avec les autorités américaines, avait décidé d’alléger la présence armée dans les provinces pour renforcer la protection des grandes villes, dont Ghazni et Kaboul.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le couple présidentiel, qui s’est livré à un seul bain de foule depuis le 3 août, garde secret son agenda estival.
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Les discrètes vacances des Macron à Brégançon

Le couple présidentiel, qui s’est livré à un seul bain de foule depuis le 3 août, garde secret son agenda estival.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 09h43
    |

                            Sofia Fischer (Envoyée spéciale à Bormes-les-Mimosas)








                        



   


Georges Pompidou serrait les mains et ouvrait les portes du fort aux caméras, demi-sourire matois et cigarette au bord des lèvres. Valéry Giscard d’Estaing, soucieux de se présenter en « Français comme les autres », faisait sensation sur les routes du Var au volant de sa voiture et s’invitait sur le terrain de tennis des voisins. Teint hâlé et chemise jaune poussin, Jacques Chirac recevait lui aussi la presse, après la messe à Bormes-les-Mimosas, à laquelle il assistait chaque dimanche au côté de Bernadette. On raconte même dans le village que le Corrézien appelait les commerçants du coin avant de se rendre dans leur boutique : « Bonjour, c’est le président. J’arrive ! »
Le sachant grand amateur de symboles, les journalistes postés devant le fort de Brégançon, rebaptisé « l’Elysée d’été », attendaient impatiemment de voir comment Emmanuel Macron investirait à son tour ce lieu emblématique de la Ve République. Mais, à part un bain de foule d’une quinzaine de minutes, le 7 août, quatre jours après son arrivée, pas de cartes postales ni de jolies images pour les journaux télévisés. La quinzaine de photographes, cameramen et reporters qui campent devant le portail de la résidence présidentielle s’ennuie donc ferme.

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Lire, se promener ou dormir. A en croire les communicants du président, les vacances de ce dernier ressembleraient beaucoup à celles des Français. A cela près que le lieu, où il réside pour une dizaine de jours encore, est exceptionnel : une immense bâtisse XVIIe perchée sur un rocher, dominant les eaux turquoise de la côte d’Azur, entourée de pins et de mimosas. Dans son bureau circulaire doté de larges fenêtres ouvertes sur la mer, Emmanuel Macron a apporté dans des cartons ses dossiers de l’Elysée. Sur sa table de travail, le même téléphone sécurisé qu’au palais, duquel il a appelé Angela Merkel, Vladimir Poutine et Donald Trump, vendredi 10 août, et une chaîne hi-fi pour travailler – « mais pas trop non plus », assure l’Elysée – en musique.
Colonie de vacances
Pour l’heure, aucune information ne fuite sur les déplacements du couple présidentiel. « Ce sont des vacances privées », répète en boucle l’attaché de presse élyséen, dépêché sur place pour l’occasion. Logé dans un hôtel à proximité, ce dernier assure un « point presse » informel deux fois par jour dans le petit restaurant de plage La Paillote, dont une partie de la terrasse a été transformée en QG par les « envoyés spéciaux » des médias nationaux.
Le numéro est bien rodé. Tous les jours, le jeune attaché de presse, en tee-shirt et lunettes de soleil, s’attable avec les journalistes qui commencent à s’impatienter et à qui il raconte le programme… de la veille. Porquerolles, île du Levant, Cavallière, Collobrières : les sorties du président ne sont divulguées qu’une fois terminées.
Emmanuel Macron lisant « Le Routard » avec son café : tel est le message de simplicité que souhaite faire passer l’Elysée pour ce deuxième été du quinquennat
La réunion informelle prend des airs de colonie de vacances. Jeudi 9 août, alors qu’étaient évoquées les lectures du président (Maurice Genevoix, Georges Bernanos ou encore Un été avec Homère de Sylvain Tesson…), la petite troupe rit jaune : « Ah, enfin, en voilà une info ! » Invariablement, le communicant sourit, prend un air désolé, et assure que les visites du couple présidentiel sont organisées de manière « spontanée » et qu’il n’est donc pas possible d’anticiper :
« Le programme se décide au jour le jour. Il y a quelques guides touristiques qui traînent dans le fort, et le président écoute les conseils des gens du coin… »

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Emmanuel Macron lisant Le Routard avec son café et décidant du programme de l’après-midi avec son épouse : la simplicité, maître-mot des vacances de celui qui a souvent été surnommé « Jupiter ». Tel est en tout cas le message que souhaite faire passer l’Elysée pour ce deuxième été du quinquennat. Même le village tout proche de Bormes-les-Mimosas semble « trop touristique », le couple préférant « les rencontres simples, naturelles » dans les villages pittoresques et plus tranquilles de l’arrière-pays varois.
Alors, pour tuer le temps, les journalistes chevronnés racontent aux novices les invitations de François Mitterrand à venir l’écouter disserter sur la vie politique, ou l’époque chiraquienne où la fille du président, Claude, appelait pour prévenir des sorties en mer de son père.
« Tons taupe »
De leur côté, les baigneurs s’arrêtent devant le portail du fort, font quelques photos, puis partent poser leur serviette sur le sable. Un petit garçon tient le téléphone de sa mère, dans lequel il hurle : « Papa, papa, je suis à la maison du président ! » Quelques commentaires sur la piscine construite cette année à Brégançon, pour un coût annoncé de 34 000 euros, fusent. Le « président des riches », comme l’ont surnommé ses adversaires politiques, en prend parfois pour son grade. Un peu plus loin, Caroline, 10 ans, « fan » du président, dont elle a accroché le portrait dans sa chambre, fait la moue devant la grille fermée. La fillette reviendra demain avec ses parents, en espérant apercevoir son grand homme.

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A Bormes-les-Mimosas, on commence aussi à s’impatienter. La directrice de l’office du tourisme, Valérie Collet, a déjà accueilli Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande. « Comme on les a tous vus, ça serait sympa de le voir aussi », sourit-elle. Les vacanciers, eux, semblent moins intéressés. A l’office du tourisme, quelques questions, mais pas « la foule des années Chirac », assure la directrice. « A l’époque, on avait presque tout son emploi du temps. Aujourd’hui, c’est différent. Avec les réseaux sociaux, tout est analysé, épié… » 
Elle n’en veut pas pour autant au couple présidentiel. Le village a déjà récupéré le fort, ouvert au public toute l’année depuis François Hollande. Une aubaine pour le tourisme. Valérie Collet a déjà hâte de redémarrer les visites en septembre, « pour voir les modifications qu’aura pu faire Brigitte Macron ». Elle raconte que le mobilier a déjà été changé en juillet : « C’est beaucoup plus moderne, dans des tons taupe, très épuré. »
Florence, 53 ans, vend plus de magnets « France championne du monde » que « Fort de Brégançon »
Dans le centre du village, Ruben Courbin, un commerçant de 46 ans, pense business. La présence des Macron « est une très bonne nouvelle d’un point de vue marketing », assure l’homme d’affaires. « Après les incendies [1 600 hectares de forêts sont partis en une nuit, en juillet 2017] et les inondations, on va enfin pouvoir parler de notre région noblement. » Il excuse même le président de ne pas vouloir se rendre dans le village, bondé de touristes à cette saison :
« Il n’a peut-être pas envie de se retrouver dans une foule où il pourrait se faire harceler. Les gens en vacances sont trop détendus, ils se croient tout permis. »
Tous ne font pas la même analyse. Un peu plus loin dans les rues pavées de Bormes-les-Mimosas, Florence, 53 ans, vend plus de magnets « France championne du monde » que « Fort de Brégançon ». Assis sur un banc, en face de la boutique de souvenirs, la famille Delbove ne prête aucune attention non plus à ses illustres voisins. Le fils, Simon, adolescent, s’étonne même que des vacanciers fassent le pied de grue en bas du fort de Brégançon. « Ils sortent d’où, ces badauds ? Parce qu’avec la cote de popularité qu’Emmanuel Macron a en ce moment… »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Pedro Sanchez, le premier ministre espagnol, reçoit samedi la chancelière allemande Angela Merkel en Andalousie.
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L’accord migratoire entre Madrid et Berlin entre en vigueur

Pedro Sanchez, le premier ministre espagnol, reçoit samedi la chancelière allemande Angela Merkel en Andalousie.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 12h42
    |

            Isabelle Piquer (Madrid, correspondance)








                        



   


L’Espagne s’est engagée à reprendre les migrants arrivant en Allemagne mais ayant auparavant déposé une demande d’asile sur son sol. L’accord conclu entre les deux pays est entré en vigueur samedi 11 août, jour où le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, reçoit la chancelière allemande, Angela Merkel, dans sa résidence d’été du parc naturel de Doñana, en Andalousie.
Cette mesure, la première du genre entre deux pays de l’Union européenne, fait partie d’un accord conclu lors du conseil européen des 28 et 29 juin, a indiqué un porte-parole du gouvernement espagnol. Des discussions sont également en cours entre Berlin et Athènes. Les migrants déjà enregistrés en Espagne et se trouvant sur le sol allemand pourront être transférés dans un délai de quarante-huit heures.

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                L’Espagne devient la première porte d’accès des migrants en Europe



La question migratoire devait être l’un des principaux sujets de la réunion informelle des deux chefs de gouvernement. Pour Angela Merkel, il s’agit d’apaiser les exigences de la CSU bavaroise du ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, et de le convaincre de renoncer à son projet de refouler unilatéralement tout demandeur d’asile déjà enregistré dans un autre pays.
Aide d’urgence
Pour le socialiste Pedro Sanchez, qui n’est au pouvoir que depuis début juin, la question des migrants pourrait devenir un vrai problème alors qu’il ne dispose que de très peu de soutien au Parlement. Le nombre d’arrivée de migrants en Europe a drastiquement baissé depuis 2015, mais l’Espagne est devenue le premier point d’entrée des migrants en Europe, avec plus de 26 000 demandeurs d’asile depuis le début de l’année.
Pour faire face à cet afflux, le gouvernement de Pedro Sanchez a annoncé, le 3 août, qu’il regrouperait ses forces en un « commandement unique opérationnel » pour mieux gérer l’arrivée des clandestins et consacrerait 30 millions d’euros à l’accueil des migrants arrivant sur ses côtes. Il a également demandé le soutien de la Commission européenne, qui lui a octroyé 30 millions d’euros pour l’aide d’urgence.

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                Italie : l’« Aquarius » reprend la mer et défie Salvini



M. Sanchez a aussi annoncé que l’Espagne renforcerait la coopération et le dialogue avec le Maroc, présenté comme un pays ami « fondamental pour la gestion et le contrôle des flux migratoires ».
Après l’accueil très médiatisé de l’Aquarius en juin, le gouvernement espagnol ne renonce toujours pas à accueillir les navires des ONG qui secourent des migrants en Méditerranée, mais le fait désormais beaucoup plus discrètement. Et les rescapés seront traités par l’administration de la même façon que les autres immigrés clandestins.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ C’était mieux avant ? (1/6). Les guerres et maladies tuent moins, la pauvreté diminue… pourtant l’ère du temps est chagrine, souligne le philosophe.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Initialement prévu samedi, le lancement de cette sonde, première réalisation humaine à tenter de traverser l’atmosphère du soleil, a été reporté en raison d’un problème de pression d’hélium gazeux.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

La NASA repousse à dimanche le lancement de la sonde solaire Parker Solar Probe

Initialement prévu samedi, le lancement de cette sonde, première réalisation humaine à tenter de traverser l’atmosphère du soleil, a été reporté en raison d’un problème de pression d’hélium gazeux.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 11h24
   





                        



   


Au dernier moment, la NASA a décidé, samedi 11 août, de reporter à dimanche le lancement de sa sonde Parker Solar Probe. Première réalisation humaine à tenter de traverser l’atmosphère du Soleil, la sonde était censée décoller depuis Cap Canaveral, dans l’Etat américain de Floride, tôt samedi matin.
Ce report a été décidé en raison d’un problème de pression d’hélium gazeux qui s’est révélé quelques minutes avant le décollage, a précisé la NASA, ajoutant que la prochaine fenêtre de lancement s’ouvre dimanche à 9 h 31.

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          Départ de Parker Solar Probe, la sonde qui va « toucher » le Soleil



Une mission de sept ans
La mission de Parker Solar Probe est simple : devenir le premier objet construit par l’homme à affronter les conditions dantesques de la couronne, une partie de l’atmosphère du Soleil, en passant à environ 6,2 millions de kilomètres de la surface de l’astre. Elle doit la traverser 24 fois pendant les sept ans que doit durer la mission.
Au-delà de la prouesse technologique, c’est l’intérêt scientifique qui est mis en avant. Il s’agit de comprendre pourquoi la couronne est environ 300 fois plus chaude que la surface du Soleil et pourquoi ses particules énergétiques produisent des tempêtes électromagnétiques pouvant perturber le fonctionnement du réseau électrique sur Terre.
L’engin est entouré d’un bouclier en composite carbone d’une douzaine de centimètres d’épaisseur afin de protéger les instruments scientifiques qu’ils transportent d’une température de près de 1 400 degrés Celsius. A l’intérieur de la sonde, il devrait cependant faire seulement 29 degrés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Face à une crise monétaire amplifiée par des sanctions américaines, le président Recep Tayyip Erdogan dénonce un complot.
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La livre turque en pleine débâcle

Face à une crise monétaire amplifiée par des sanctions américaines, le président Recep Tayyip Erdogan dénonce un complot.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h42
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

La livre turque a atteint son plus bas niveau historique, vendredi 10 août, perdant près de 20 % de sa valeur face au dollar et à l’euro sur fond de crise diplomatique aiguë entre Ankara et Washington, d’inaction du gouvernement turc et de commentaires vindicatifs du président Recep Tayyip Erdogan, convaincu qu’une « guerre économique » a été déclarée à son pays.
« Ils ont le dollar mais nous avons pour nous notre peuple, le droit et Allah », a-t-il clamé vendredi sous les applaudissements des fidèles alors qu’il sortait de la mosquée à Rize, une ville des bords de la mer Noire d’où sa famille est originaire.
Rejetant la responsabilité de la chute de la monnaie locale sur « le lobby des taux d’intérêt », le chef de l’Etat a exhorté ses concitoyens à « changer les dollars et l’or placés sous les matelas contre des livres [turques] », ce qui est « la meilleure réponse à donner à l’Occident ». « Il s’agit d’une bataille interne, nationale », a-t-il martelé un peu plus tard à Bayburt, une ville du nord -est du pays où il était venu remercier les électeurs d’avoir voté pour lui à 82 % lors de la présidentielle du 24 juin.

Inquiétudes des investisseurs
Vendredi, Berat Albayrak, le nouveau ministre des finances qui est aussi le gendre du président, dévoilait son « nouveau modèle économique ». A peine avait-il commencé à parler que le président américain, Donald Trump, annonçait dans un Tweet « le doublement des droits de douane » sur les exportations d’acier et d’aluminium turcs, les portant respectivement à 50 % et 20 %, au moment où la livre turque « dégringole rapidement face à notre dollar si fort ! » Les Etats-Unis étant un débouché important pour l’acier turc (15 % des exportations totales), la livre a poursuivi sa chute de plus belle après le Tweet trumpien.
Le nouveau programme économique turc, une suite de vœux pieux, n’a pas contribué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le vote du Sénat, jeudi, contre un projet de loi sur la légalisation de l’avortement n’a pas refermé le débat dans le pays. Au contraire.
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Argentine : trois questions sur les suites du rejet de la légalisation de l’IVG

Le vote du Sénat, jeudi, contre un projet de loi sur la légalisation de l’avortement n’a pas refermé le débat dans le pays. Au contraire.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 05h28
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 10h28
    |

            Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante)








                        



   


Que va-t-il se passer, en Argentine, après le rejet, jeudi 9 août, par le Sénat du projet de loi sur la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) ? Malgré la victoire des « pro-vie » et leur slogan « Sauvons les deux vies », en référence à la vie de la femme enceinte et à celle du fœtus, le débat sur le droit à l’avortement est loin d’être refermé en Argentine.
Au contraire. Non seulement « ce n’est plus un sujet tabou », comme l’a reconnu le président de centre-droit Mauricio Macri, personnellement opposé à l’avortement, mais l’IVG sera sans nul doute l’un des grands thèmes de la campagne pour les élections présidentielle et législatives d’octobre 2019.

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                Ce qu’il faut retenir du vote contre le droit à l’avortement en Argentine



Le vote des sénateurs a témoigné avant tout de l’influence, historique en Argentine, de l’Eglise catholique – renforcée par la présence d’un pape argentin au Vatican – mais aussi plus récemment des Eglises évangéliques, qui se sont fortement mobilisées contre le projet de loi. Et pourtant, tous les sondages ces dernières semaines montrent que la société argentine, traditionnellement patriarcale, a évolué, et qu’elle est aujourd’hui majoritairement favorable au droit à l’IVG, qui s’est imposé comme une question de santé publique.
En outre, l’extraordinaire mobilisation des féministes argentines, suivie du vote négatif au Congrès, a eu une énorme répercussion dans toute la région mais aussi dans la communauté internationale. « Le vote de la honte », a dénoncé Amnesty International.

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                En Argentine, le combat pour l’IVG continue



Quelles sont les prochaines échéances institutionnelles ?
Dans seulement quelques jours, l’IVG sera à nouveau un thème de débat. Le pouvoir exécutif doit en effet soumettre au Congrès, le 21 août, un projet de réforme du code pénal – datant de 1921 – qui inclut une dépénalisation de l’avortement, toutefois partielle. L’avortement continuera d’être considéré comme un délit. Mais il ne sera pas punissable si la grossesse est le résultat d’un abus sexuel, si elle met en danger la vie de la femme ou sa santé, physique ou mentale. Ne sera pas non plus punissable le médecin qui pratique un avortement, s’il a le consentement de la femme et si la vie de celle-ci est en danger.
Aujourd’hui, une femme qui avorte risque entre un et quatre ans de prison, et tous ceux l’ayant aidée encourent jusqu’à six ans de prison. En dépit de ces peines, il y a entre 370 000 et 522 000 avortements clandestins par an, selon une étude du ministère de la santé datant de 2005.
Au lendemain du débat au Sénat, le président Macri a annoncé un plan pour renforcer l’éducation sexuelle et la distribution de moyens de contraception pour prévenir les grossesses non désirées des adolescentes, avec la participation des ministères de la santé, du développement social et de l’éducation.
Que devient la mobilisation des militantes de la Campagne nationale pour le droit à l’avortement légal, sans risques et gratuit, un collectif de la société civile à l’origine du projet de loi actuel ?
Dès le mois de mars 2019, le collectif pourrait à nouveau présenter un projet de loi au moment de la réouverture des débats parlementaires, après la trêve de l’été austral. Reste à savoir si le nouveau projet sera identique à celui présenté en juin à la Chambre des députés, puis en août au Sénat, ou s’il présentera des modifications.
Une autre stratégie pourrait consister à attendre, 2020, après les élections. Les élections d’octobre 2019 marquent en effet l’entrée en vigueur de la « ley de cupos », approuvée en 2017, qui assure la parité de genre dans la liste des candidats aux législatives. Un renouvellement, avec une féminisation et un rajeunissement du Congrès, pourrait augmenter les chances de voir approuver la légalisation de l’IVG.
« Nous avons marqué une époque et changé la politique nationale. Nous avons obtenu la dépénalisation sociale de l’avortement », revendique le collectif, dans un communiqué le 10 août, convaincu « que la dépénalisation et la légalisation ne sont plus qu’une question de temps ».
Les mobilisations vont se poursuivre. Le collectif exige l’application effective de la loi d’Education sexuelle intégrale et le Programme de santé sexuelle et procréation responsable dans toutes les provinces argentines, ce qui n’est pas le cas actuellement.
Il déclare, en outre, les autorités responsables de la sécurité des militantes, dénonçant les attaques et les menaces dont elles ont été victimes depuis le vote favorable des députés à la dépénalisation de l’IVG, le 14 juin.
« A partir de maintenant, chaque mort et chaque femme emprisonnée, à la suite d’un avortement, sera la responsabilité du pouvoir exécutif national et des 40 sénatrices et sénateurs, membres du pouvoir législatif, qui se sont abstenus ou on voté contre notre droit à la vie, à la santé et à la reconnaissance de notre dignité », ajoute le communiqué.
Quelles sont les conséquences politiques du vote au Sénat ?
De profondes divisions sont apparues, pour la première fois, au sein de la coalition de centre-droit au pouvoir, Cambiemos (centre-droit) mais également dans l’opposition péroniste.
Dès le lendemain du vote au Sénat, des parlementaires de Cambiemos, qui ont voté en faveur du projet de loi sur la légalisation de l’avortement, ont proposé l’organisation d’un référendum. Une initiative qui a été pour l’instant rejetée par le président Macri, qui ne cache pas son ambition de briguer un second mandat présidentiel.
Pour leur part, les militantes féministes, qui se sont mobilisées par milliers au cours des derniers mois, ont appelé à ne pas voter pour des candidates/candidats qui se sont opposés à la légalisation de l’avortement. Parmi eux, Maria Eugenia Vidal, la gouverneure de la puissante province de Buenos Aires, circonscription électorale décisive. Alliée de M. Macri et bénéficiant jusqu’à présent d’une image favorable dans les sondages, elle s’est publiquement et farouchement opposée à la dépénalisation de l’IVG.
Le débat sur l’IVG a en outre ouvert d’autres brèches, comme la demande de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, une polémique ancienne qui a ressurgi dans la société argentine sous la houlette des féministes. Une campagne a déjà été lancée sur les réseaux sociaux, réunissant, en quelques jours des milliers de signatures, avec pour symbole un foulard de couleur orange. Actuellement, l’Etat fédéral, laïque, soutient le culte catholique, en vertu de l’article 2 de la Constitution argentine. Les salaires des évêques sont payés par l’Etat, donc avec les impôts des citoyens. L’Eglise bénéficie également d’exonérations d’impôts, de subventions aux collèges religieux et de fonds destinés à la maintenance des églises.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les militants des deux parties, séparés par des barrières de sécurité, devant le Parlement, à Buenos Aires, le 8 août."
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            data-slide-description="La place, de nuit, vue depuis le Parlement, peu avant le vote des sénateurs."
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            data-slide-description="Des militants pro-IVG brandissent un foulard vert, symbole de leur mobilisation. Certains étaient présents depuis le matin aux abords du Parlement."
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            data-slide-description="Manifestation « pro-vie », à l’annonce des résultats, le 9 août. Composée de familles et de membres du clergé, ils arborent la couleur bleu ciel et brandissent des drapeaux argentins, pays d’origine du pape François."
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            data-slide-description="Devant le Parlement, déception et pleurs des manifestants pro-IVG à l’annonce du vote. Le débat au Sénat a duré plus de seize heures."
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            data-slide-description="Avant le vote du Sénat argentin, le président Mauricio Macri avait qualifié le débat de « victoire pour la démocratie ». Le chef de l’Etat s’est déclaré personnellement contre l’avortement, mais a assuré qu’il signerait la loi si elle était adoptée."
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            data-slide-description="Le député de la coalition gouvernementale Cambiemos (Changeons), Daniel Lipovetzky, évoque, jeudi 9 août, la possibilité de convoquer un référendum."
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            data-slide-description="Des incidents isolés ont éclaté après l’annonce des résultats du vote."
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            data-slide-description="Selon les estimations du ministère de la santé, il y a au moins 350 000 avortements illégaux en Argentine chaque année. Les organisations internationales de défense des droits de l’homme estiment que le chiffre réel pourrait être plus élevé."
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            data-slide-description="La loi argentine n’autorise que les avortements en cas de viol ou si la santé de la mère est menacée."
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            data-slide-description="« Je reste optimiste. Ça n’a pas été voté aujourd’hui, mais ce sera voté demain (...) », commente une militante. « Ce n’est pas fini. »"
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            data-slide-description="L’Uruguay et Cuba sont les seuls pays d’Amérique latine à autoriser l’avortement."
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            data-slide-description="« Obliger quelqu’un à accoucher, c’est de la torture », peut-on lire sur la pancarte. Ces deux dernières années, les mouvements féministes avaient donné un élan considérable à la revendication du droit à l’avortement en Argentine."
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            data-slide-description="Le « non » l’ayant emporté, il faudra attendre 2020 avant que la question de l’avortement ne puisse de nouveau être examinée par le Parlement."
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Les militants des deux parties, séparés par des barrières de sécurité, devant le Parlement, à Buenos Aires, le 8 août.

Tomas F. Cuesta / AP
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le trois-quarts centre de Pro D2 est mort vendredi soir à la suite d’un malaise dans les vestiaires. Après un plaquage lors d’un match amical contre le club de Rodez, il avait dû quitter le terrain.
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Rugby : une enquête ouverte après la mort du jeune joueur d’Aurillac Louis Fajfrowski

Le trois-quarts centre de Pro D2 est mort vendredi soir à la suite d’un malaise dans les vestiaires. Après un plaquage lors d’un match amical contre le club de Rodez, il avait dû quitter le terrain.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 13h05
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 14h02
   





                        


Une enquête en « recherche des causes de la mort » a été ouverte samedi 11 août après la mort d’un rugbyman du Stade aurillacois à la suite d’un choc subi la veille lors d’un match amical. L’enquête, confiée au commissariat de police d’Aurillac, vise à « comprendre pourquoi et de quoi est mort » le jeune trois-quarts centre Louis Fajfrowski, 21 ans.
« Lorsqu’il est sorti du terrain, son état n’était, semble-t-il, pas alarmant et il voulait même revenir après, mais il a alors été pris de vomissements », a précisé le parquet. Une autopsie du corps aura lieu lundi matin à l’Institut médico-légal de Clermont-Ferrand. « On saura alors de quoi il est mort et si le placage [subi au cours du match] a provoqué son décès », a-t-on ajouté. « On verra à l’issue s’il y a une infraction ou non ».
Le rugbyman est mort vendredi soir après un malaise dans les vestiaires du stade Jean-Alric, avait annoncé le club de Pro D2 sur Twitter.

Le @SArugbyofficiel a la douleur de faire part du décès de Louis FAJFROWSKI, jeune joueur espoir. Louis est décédé… https://t.co/eJcqxdii1Z— SArugbyofficiel (@Stade Aurillacois)


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Plusieurs pertes de connaissance
Selon le journal La Montagne, le joueur, titulaire au centre de l’attaque, était sorti du terrain en seconde période (60e minute) du match contre le club de Rodez après avoir été l’objet d’un plaquage. Sonné, il avait pu se relever avec l’aide des soigneurs avant de se rendre par ses propres moyens aux vestiaires, accompagné d’un médecin.
C’est aux vestiaires qu’il avait perdu connaissance à plusieurs reprises un peu plus tard. Pris en charge par le service médical et les secours supplémentaires arrivés sur place, il n’avait pas pu être ranimé, selon le quotidien régional. Il est mort vers 20 heures.
Louis Fajfrowski avait rejoint le Stade aurillacois en 2015 après avoir évolué pendant trois saisons chez les jeunes du Montpellier Hérault Rugby. Il avait effectué une vingtaine de matchs en Pro D2 au cours des deux dernières saisons.

        Lire notre enquête :
         

          Le rugby en état de chocs



Cellule d’aide psychologique
Sur Twitter, Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby (FFR), s’est dit « effondré ». Plusieurs clubs, comme le RC Toulon, le Racing 92 ou le Stade français, ont également adressé leurs condoléances aux proches de Louis Fajfrowski.
Le syndicat des joueurs professionnels du rugby français, Provale, a par ailleurs annoncé qu’une cellule d’aide psychologique allait être mise en place « pour accompagner toutes les personnes touchées par ce drame ».
S’il est trop tôt pour établir un lien entre le choc survenu sur le terrain et la mort brutale du joueur de 21 ans, les préoccupations sont allées croissant sur l’impact des commotions cérébrales dans le rugby ces dernières années. Des protocoles plus stricts ont été mis en place pour tenter d’empêcher les joueurs de reprendre le jeu trop vite quand ils ont subi de tels chocs.

        Lire :
         

          Rugby : la santé des joueurs en danger






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Neuf enfants ont été légèrement blessés par la montée des eaux jeudi et un accompagnateur a disparu.
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Gard : mise en examen requise contre les responsables de la colonie de vacances inondée

Neuf enfants ont été légèrement blessés par la montée des eaux jeudi et un accompagnateur a disparu.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 12h56
   





                        


Le parquet a requis samedi 11 août la mise en examen de deux responsables allemands de la colonie de vacances installée sans autorisation à Saint-Julien-de-Peyrolas (Gard), où neuf enfants ont été légèrement blessés par la montée des eaux jeudi et un accompagnateur a disparu.
Le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel, a requis la mise en examen du président et du vice-président allemands de l’association Jugendförderung St-Antonius, propriétaire du terrain de camping de la colonie, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « blessures involontaires aggravées par la mise en danger d’autrui », a annoncé ce dernier.
Agés d’une cinquantaine d’années, les deux hommes qui étaient en garde à vue depuis jeudi allaient être présentés samedi à un juge d’instruction. Le parquet a demandé leur placement sous contrôle judiciaire et a réclamé qu’ils aient l’interdiction de se rendre à Saint-Julien-de-Peyrolas.
Les responsables informés du danger
Selon le procureur, les deux responsables ont reconnu au cours de l’enquête avoir été informés du danger. « Il est désormais établi que l’endroit où se trouvait la colonie était dans une zone à risque inondable et que les responsables du camping le savaient », avait déclaré un peu plus tôt Eric Maurel.
Samedi les recherches se poursuivaient pour retrouver un accompagnateur de la colonie, un Allemand de 66 ans, qui se trouvait sur le terrain privé occupé par celle-ci pendant les violents orages de jeudi.
Les fortes pluies (…) avaient entraîné l’évacuation de 180 personnes, dont plus d’une centaine d’enfants de la colonie
Les fortes pluies qui se sont abattues sur Saint-Julien-de-Peyrolas, dans le nord du Gard, avaient entraîné l’évacuation de quelque 180 personnes, dont plus d’une centaine d’enfants de la colonie. Neuf d’entre eux ont été légèrement blessés et les tentes, caravanes et installations ont été dévastées par le ruisseau du Valat d’Aiguèze, proche de la rivière Ardèche, transformée en torrent.
Selon des pompiers sauveteurs, certains enfants ont été retrouvés « accrochés dans les arbres », l’eau, arrivée en vague brutale, étant montée au moins jusqu’à la taille d’un adulte. La colonie était devenue de fait un camping, sans autorisation de la préfecture, et « était installée en zone inondable », avait souligné le procureur au lendemain des inondations.
Le maire de Saint-Julien-de-Peyrolas, René Fabrègue, « avait alerté les responsables de l’association. Il avait même saisi le tribunal administratif et dans les 48 heures avant le drame, les autorités municipales avaient alerté les responsables de l’association sur le danger à rester là en raison de la montée éventuelle des eaux », selon le parquet.
A cause de fortes pluies sur le centre-est et le sud-est de la France, 750 personnes ont été évacuées dans l’ensemble du Gard jeudi, classé en vigilance orange pour des orages-pluies-inondations.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Nîmes et Reims redécouvrent l’élite du football français cette saison. Mais le plus dur débute pour ces deux clubs. Ces dernières années, les nouveaux venus peinent à se maintenir.
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La dure vie des promus en Ligue 1

Nîmes et Reims redécouvrent l’élite du football français cette saison. Mais le plus dur débute pour ces deux clubs. Ces dernières années, les nouveaux venus peinent à se maintenir.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 11h11
    |

                            Jean-Clément Borella








                        



   


Deux montées successives suivies de deux descentes immédiates : Troyes ne quitte plus depuis quatre ans l’ascenseur du football français. Cette saison, l’ESTAC et Metz ont laissé leur place à Reims et Nîmes, les deux bons élèves de la saison dernière en Ligue 2. Mais dans son malheur, le club préféré de François Baroin et Raphaël Mezrahi est loin d’être un cas isolé. Nancy en 2017, le GFC Ajaccio en 2016, Lens et Metz en 2015 n’ont fait qu’un passage express d’une saison en Ligue 1.
Pas facile la leçon de maintien. En dehors de l’exercice 2013-2014, jamais les trois promus (depuis la saison 2016-2017, la 3e place de Ligue 2 n’assure pas la montée. Un barrage est organisé face aux 18e de Ligue 1) n’ont assuré leur maintien. Equipes surprises devenues bonnets d’âne, à l’image d’Arles-Avignon, formations expérimentées mais incapables de se stabiliser au haut niveau, tels Troyes et Metz, les profonds tourments remplacent vite les soirs de liesse, ces moments de magie où résonnent les fameux « on est en Ligue 1 » et qui semblent faire oublier qu’il ne suffit pas de monter pour appartenir à l’élite.
Etre promu, c’est devoir bouleverser, en même pas un été, la structure sportive et financière d’un club. Le haut niveau demande une adaptation tactique précise, une gestion optimale de la présaison et le respect d’un budget serré.
Une nouvelle stratégie de jeu à adopter
Il ne fait pas souvent bon être un promu au jeu chatoyant. Les équipes dites « joueuses » se heurtent au plafond de verre de la Ligue 1, quand elles dominaient techniquement en Ligue 2. Une nouvelle discipline tactique doit émerger afin de gêner des formations mieux armées.
En 2015-2016, Troyes a payé cher son romantisme. Belle à voir évoluer, l’équipe de Jean-Marc Furlan ne possédait pas les individualités et le banc nécessaires qu’exige, sur le long terme, ce type de jeu. Ne pouvant s’appuyer sur des talents techniques supérieurs à la moyenne, la philosophie de jeu d’un promu passe surtout par le travail collectif et la naissance d’une identité de jeu propre et surprenante. La solidité avant l’audace. « Il faut mettre en place un état d’esprit, faire comprendre aux joueurs qu’on va devoir se battre jusqu’à la dernière journée, voire maintenant jusqu’aux barrages », explique Patrice Garande, ancien entraîneur de Caen et habitué à batailler pour le maintien.
Et dans ce registre, Angers apparaît comme l’anti-Troyes. Connue sous le nom de « dalle angevine » qui en dit sur le style employé, le style angevin fait de discipline tactique et mentale, correspondait aux caractéristiques de l’effectif. Les règles de base : solidité défensive et froid réalisme sur les coups de pied arrêtés. Depuis, l’entraîneur Stéphane Moulin tente de faire évoluer son équipe vers davantage de maîtrise technique. Quand une recette devient trop connue, il s’agit de surprendre encore. Avec une certaine réussite. Angers attaque sa quatrième saison consécutive en Ligue 1 et reste sur une neuvième place. Peut-être l’exemple à suivre.
Une présaison à bien gérer
La règle est bien connue : pas de bonne saison sans une préparation estivale réussie. Pour un promu, elle conditionne sa survie. Il s’agit d’entretenir l’état de grâce provoqué par la promotion. Montée à la surprise générale à l’issue de la saison 2008-2009, Boulogne-sur-Mer a vécu un été chaotique qui a perturbé l’effectif. L’ancien président du club, Jacques Wattez, se souvient de ce moment difficile. « Notre principal problème a été le départ brutal de notre entraîneur, Philippe Montanier. Nous avons dû travailler dans l’urgence pour le remplacer. D’autres membres du staff nous ont aussi quittés précipitamment. La ligue 1 leur a fait peur. »
Le chamboulement total est dangereux. Dans le genre contre-exemple, la présaison surréaliste d’Arles-Avignon en 2010 reste le meilleur garde-fou pour tous les promus. Michel Estevan, l’entraîneur qui a hissé le club de la 5e division à l’élite, est désavoué au retour de ses vacances, avant d’être rappelé quelques jours plus tard. Pendant ce temps, l’actionnaire principal, Marcel Salerno, entre en guerre avec la direction du club et une vingtaine de recrues débarquent, dont les champions d’Europe grecs 2004 Angelos Basinas et Angelos Charistéas, venus cachetonner.

   


Quelques mois après la redescente en Ligue 2, l’entraîneur Faruk Hadzibegic, débarqué en pompier de service après cinq journées, résumait le problème. « Il y avait une espèce de confusion assez hallucinante. Le club venait de monter rapidement tous les échelons jusqu’en Ligue 1. C’était inespéré et tout cela était précipité. Le club, structurellement, n’était vraiment pas prêt pour se retrouver là, au très haut niveau. » Avant d’avouer dans un soupir : « On savait tous comment cela finirait. » 
Les exigences financières du haut niveau
Après Amiens l’an dernier, un autre promu, Nîmes, présente cette saison le plus petit budget de la Ligue 1. La logique financière dicte souvent le classement sportif. Sans surprise, le manque de ressources financières est un facteur-clé de la chute immédiate des nouveaux venus. Sans oublier les dépenses contraintes.
Monter dans l’élite, c’est aussi répondre à des mises aux normes strictes en termes d’infrastructures, augmenter les primes de match et dépenser plus sur le marché des transferts. « La montée peut être problématique quand il faut rapidement réaménager le stade. A Boulogne-sur-Mer, on a fait du rafistolage. Ce qui est important, c’est d’avoir un stade aux normes, une histoire, un centre de formation. Ce sont des éléments qui donnent de la confiance avant d’aborder la saison sur le terrain », explique Jacques Wattez, président du club nordiste de 1993 à 2018. Nîmes peut néanmoins se rassurer, son stade est aux normes et son centre de formation est de qualité.
L’équilibre entre la conservation des acteurs de la montée et le recrutement de joueurs expérimentés dépend lui aussi du budget. « Rater le recrutement est synonyme de descente pour un promu, assure l’ancien dirigeant. Il faut faire des paris permanents en raison des limites financières. Mais quoi qu’il en soit, les joueurs qui ont participé à la montée doivent avoir conscience du niveau qui les attend en Ligue 1. » 
Certains promus peuvent compter sur un supplément d’âme, celui de leurs supporteurs. Quand Arles-Avignon ou Istres en 2004-2005 (exilé à Fos-sur-Mer à défaut d’avoir un stade aux normes) ont évolué devant un public clairsemé, le Racing Club de Strasbourg, promu l’an dernier, a profité d’un stade de la Meinau toujours plein et il sait qu’il doit aussi son maintien à cette ferveur populaire. Mais les Alsaciens savent que le plus dur est devant eux : pérenniser leur place en Ligue 1. Perte des meilleurs joueurs, budget toujours limité et dispositif tactique qui ne surprend plus l’adversaire, la deuxième saison est celle de la confirmation, mais aussi de tous les dangers.
En 2009-2010, Grenoble débute ainsi par douze défaites de rang après une première saison pourtant prometteuse (13e). Huit ans plus tard, le club isérois est de retour en… Ligue 2 après un dépôt de bilan et un détour par le CFA 2 (5e division). A Reims et Nîmes de briser la triste tradition des descentes immédiates. Ils ont maintenant quelques clés en main pour y mettre fin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Vivre déconnecté (6/6). Les chercheurs David Zarka et Ilios Kotsou regrettent de voir la méditation de pleine conscience, pratique qui vise à porter une attention plus soutenue à nos émotions et nos expériences, récupérée par certains tenants de la performance.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le rebond du PIB britannique au deuxième trimestre (+ 0,4 %) doit beaucoup à la météo. Depuis dix-huit mois, l’économie a subi un coup de frein, lié au Brexit.
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Au Royaume-Uni, la croissance du premier semestre est la plus faible depuis 2012

Le rebond du PIB britannique au deuxième trimestre (+ 0,4 %) doit beaucoup à la météo. Depuis dix-huit mois, l’économie a subi un coup de frein, lié au Brexit.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 10h38
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


L’économie britannique peut remercier la météo. Après une croissance de seulement 0,2 % au premier trimestre, à cause d’un épisode neigeux très marqué, celle-ci a rebondi, d’après les données publiées vendredi 10 août, à 0,4 % au deuxième trimestre, grâce à l’ensoleillement tout aussi marqué de juin. Ces caprices du ciel ne changent cependant pas grand-chose à la réalité sous-jacente : « L’activité demeure en dessous de sa tendance de long terme », notent les analystes de Barclays. Au total, la croissance du premier semestre est la plus faible depuis 2012. Sur un an, elle atteint péniblement 1,3 %.
Depuis dix-huit mois, l’économie britannique a subi un sérieux coup de frein, lié très largement au Brexit. Pas d’effondrement, ni de récession, et le marché de l’emploi demeure toujours aussi vigoureux, avec un chômage de seulement 4,2 %. Mais le rythme de la croissance est passé de plus de 2 % au moment de référendum de juin 2016 à presque moitié moins aujourd’hui.
A ce ralentissement s’ajoutent depuis quelques semaines les risques d’un Brexit sans accord, qui sont « inconfortablement élevés », selon les mots de Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre. La première ministre Theresa May a présenté début juillet une proposition pour les futures relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE). Côté britannique, cela a provoqué la démission de plusieurs ministres clés. Côté européen, la réaction a été très réservée.

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Plongeon de la livre sterling
A seulement sept mois de l’entrée en vigueur du Brexit, le 30 mars 2019, une telle impasse a fait de nouveau plonger la livre sterling. Véritable baromètre des négociations entre Londres et Bruxelles, la monnaie britannique est à son niveau le plus bas depuis un an face au dollar, à 1,27. Face à l’euro, elle retrouve aussi un seuil bas, autour de 1,11.
Pour l’instant, le gouvernement la laisse fluctuer, ne commentant jamais ces yoyos. Simon Derrick, spécialiste du marché des devises à la banque américaine BNY Mellon, craint cependant que la question ne finisse par devenir politique, particulièrement pendant un automne qui s’annonce explosif : l’objectif officiel est de trouver un accord sur le Brexit au sommet européen d’octobre, ou, dans le pire des cas, à celui de décembre.
Sur le fond, les raisons du ralentissement économique britannique venant du Brexit sont désormais bien documentées. D’abord, la chute de la livre sterling a mécaniquement renchéri les importations, provoquant une vague d’inflation, qui a réduit d’autant le pouvoir d’achat des ménages. Ce phénomène est en train de se résorber, le choc sur la devise étant désormais ancien : en juin, l’inflation n’était plus que de 2,4 %, après un pic autour de 3 % au début de l’année. Reste que la consommation des ménages était toujours médiocre au deuxième trimestre, en hausse de 0,3 %. Le beau temps, le mariage du prince Harry et la Coupe du monde de football n’y ont rien pu.

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Rebond « peu convaincant »
Ensuite, les incertitudes très fortes autour du Brexit ont incité les grands groupes à repousser leurs principaux investissements. Difficile de développer une usine si on ne connaît pas les futures conditions d’accès à son plus gros marché d’exportation. Et si les investissements des entreprises ont, globalement, augmenté de 0,5 % au deuxième trimestre, c’était après une chute de 0,2 % au premier trimestre.

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Quant aux exportateurs, la théorie économique voudrait que la baisse de la livre sterling leur ait profité. Ce n’est pour l’instant guère le cas. Une chute des exportations dans les secteurs de l’automobile et de l’aviation a même creusé le déficit de la balance commerciale au deuxième trimestre. De ce côté, l’avenir proche ne s’annonce pas beaucoup plus reluisant. « Le cycle économique mondial a ralenti et les tensions commerciales augmentent », rappelle Elizabeth Martins, économiste à HSBC, faisant référence à la guerre commerciale ouverte par le président américain Donald Trump. Elle confie donc son « inquiétude » pour la croissance britannique, jugeant le rebond du deuxième trimestre « peu convaincant ».
George Buckley, économiste à Nomura, confirme ce verdict. « On peut s’attendre à ce que les incertitudes pèsent plus lourdement sur l’économie dans les mois qui viennent avec des dates butoirs très importantes sur les négociations du Brexit. » L’économie britannique était arrivée au référendum en relative bonne santé et a des réserves. Mais sa trajectoire, sous la tendance de long terme, devrait durer.

Un PIB désormais mensuel
Depuis le mois de juillet, le Royaume-Uni présente les statistiques de son produit intérieur brut (PIB) tous les mois, au lieu de la présentation trimestrielle traditionnelle. Il est le deuxième pays après le Canada à le faire. « Cela apporte une estimation de meilleure qualité et plus rapide de l’évolution de notre économie, permettant aux décideurs (Banque d’Angleterre, gouvernement…) d’avoir d’importantes informations pour prendre leurs décisions », explique James Scruton, de l’Office of National Statistics (ONS). Les statistiques sont publiées une quarantaine de jours après la fin du mois mesuré. Ainsi, les chiffres de vendredi 10 août indiquent que la croissance, en juin, était de 0,1 %, en net ralentissement par rapport à mai, à 0,3 %.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Des internautes et des élus français appellent au boycott de la marque américaine de vêtements qui met en scène une enfant voilée dans une publicité.
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Une campagne publicitaire de Gap montrant une enfant voilée suscite la polémique

Des internautes et des élus français appellent au boycott de la marque américaine de vêtements qui met en scène une enfant voilée dans une publicité.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 12h55
   





                        


« Commencer l’année du bon pied consiste à ne plus en mettre un chez Gap. Rien n’autorise ni ne justifie qu’on voile des petites filles : où est leur liberté ? Où est leur libre arbitre ? Où est leur choix ? Que ce soit un argument commercial m’écœure. » La députée La République en marche (LRM) Aurore Bergé a réagi, vendredi 10 août, à la polémique provoquée par une campagne publicitaire de la marque américaine de prêt-à-porter Gap dans laquelle apparaît une enfant voilée. Sur Twitter, la porte-parole du groupe LRM à l’Assemblée appelle, comme d’autres, à boycotter Gap.

Commencer l'année du bon pied consiste à ne plus en mettre un chez Gap. 
— auroreberge (@Aurore Bergé)


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En cause, une campagne pour la collection lancée pour la rentrée scolaire, dont une première image a été publiée par le compte anglophone@GapKids de la marque le 31 juillet. Y figurent deux enfants, dont une petite fille portant un voile bleu. Samedi, l’image et un clip réunissant une vingtaine d’enfants, dont la fillette voilée, étaient visibles sur le site français de la marque de vêtements.

   


L’enseigne explique à propos de cette campagne que « cette saison, GapKids encourage les enfants à renouer avec l’école en célébrant les différences ». Elle indique également que les enfants qui apparaissent dans la publicité viennent d’une école publique élémentaire new-yorkaise : 
« Notre campagne est portée par des enfants venus du PS13 [Public School 13, le nom de l’école] de Harlem, New York, et nous faisons appel à leurs forces et leur créativité pour réaliser quelque chose de vraiment incroyable ».
« Un piétinement de nos valeurs »
Si cette campagne est destinée à l’international, elle a suscité des réactions en France cette semaine, dont certaines de la part de responsables politiques. Outre Aurore Bergé, Anne-Christine Lang, députée LRM, a déclaré qu’elle n’irait « plus jamais » chez Gap, n’acceptant « pas de voir des petites filles voilées ».
La porte-parole du groupe Les Républicains (LR), Lydia Guirous, s’est également élevée contre cette campagne, accusant la marque de « soumission à l’islamisme ». « J’ai dénoncé à plusieurs reprises cette montée en puissance du voile imposée aux petites filles qui est une maltraitance et un piétinement de nos valeurs d’égalité, de liberté et de laïcité ! », a-t-elle écrit jeudi sur Twitter.
Valérie Boyer, députée LR des Bouches-du-Rhône, s’est exprimée vendredi :
« Gap affiche une petite fille voilée. La maltraitance qui lui est infligée, l’inégalité qui lui imposée (…), l’enfermement dans son genre ne soulèvent aucune protestation. Le marketing promeut la soumission à l’islamisme. »
Un hashtag #BoycottGap a été lancé sur les réseaux sociaux.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Des dizaines de milliers de Roumains de la diaspora se sont rassemblés, vendredi soir, pour dénoncer la corruption dans leur pays d’origine.
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A Bucarest, gaz lacrymogènes et canon à eau contre une manifestation d’expatriés roumains

Des dizaines de milliers de Roumains de la diaspora se sont rassemblés, vendredi soir, pour dénoncer la corruption dans leur pays d’origine.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 03h11
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 10h37
    |

            Mirel Bran (Bucarest, correspondant)








                        



   


Gaz lacrymogène et canons à eau ont été utilisés par les forces de l’ordre pour disperser, vendredi 10 août dans la soirée, une manifestation d’environ 80 000 personnes à Bucarest. La plupart d’entre eux étaient des Roumains de la diaspora venus protester contre la corruption institutionnalisée qui gangrène leur pays.
Nicusor Vasile, petit entrepreneur dans le bâtiment émigré à Bruxelles depuis cinq ans, a fait 2 200 kilomètres de route pour se rendre place de la Victoire, devant le siège du gouvernement, lieu traditionnel des manifestations. Agé de 45 ans, il a quitté la Roumanie en 2013. « J’en avais marre, explique-t-il. En Roumanie, je travaillais jusqu’à douze heures par jour et j’avais du mal à joindre les deux bouts. Nous avons tout ce qu’il faut pour vivre aussi bien à Bucarest qu’à Bruxelles ou à Paris, mais la corruption a détruit ce pays. »
« Pourquoi une telle violence ? Nous ne céderons pas, prévient M. Vasile. J’envoie l’argent que je gagne en Roumanie et qu’est-ce que je reçois en échange ? Du gaz lacrymogène et des jets d’eau sur la tête. Nous ne confierons pas la Roumanie à une bande de voleurs qui ont fait main basse sur le gouvernement et sur le Parlement. »
Vendredi, le président libéral Klaus Iohannis a affiché sa solidarité avec les manifestants et a aussitôt réagi au zèle policier du gouvernement. « Je condamne l’intervention brutale de la gendarmerie, disproportionnée par rapport à l’attitude paisible de la plupart des manifestants », a-t-il déclaré.
« Si tu es honnête, tu crèves »
La Roumanie est entrée dans l’Union européenne en 2007, et des millions de ses ressortissants sont partis chercher une vie meilleure dans l’ouest du continent. Officiellement, trois millions ont émigré en Occident, mais, selon les associations de la diaspora, il y en aurait cinq millions, soit un Roumain sur quatre. C’est grâce à eux que l’économie du pays s’est maintenue. Tous les ans, ils envoient à leurs familles environ 5 milliards d’euros, une somme importante dans un pays où le salaire moyen est de 500 euros.
Le 10 août, ils s’étaient donné rendez-vous dans la capitale pour exprimer leur colère contre le gouvernement. Le mécontentement était monté d’un cran en février 2017, lorsque l’exécutif social-démocrate a multiplié les mesures pour mettre fin à la campagne anticorruption lancée au début des années 2000.
« Les hommes politiques sont allés trop loin, ils se comportent comme des gens auxquels tout est permis, selon Nicusor Vasile. Ma femme et ma fille vivent ici et c’est ici que je veux vivre, mais si tu es honnête dans un pays corrompu jusqu’à la mœlle, tu crèves. Je ne veux pas vivre toute ma vie à l’étranger, je veux vivre avec ma famille dans un pays qui respecte les règles. Mais comment peut-on respecter la loi si ceux qui la font, nos députés et nos gouvernants, ne la respectent pas ? »

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Après une victoire écrasante aux législatives de décembre 2016, Liviu Dragnea, le chef de file des sociaux-démocrates, n’a pas pu devenir premier ministre en raison d’une condamnation pénale à deux ans de prison avec sursis pour fraude électorale. Le 20 juin 2018, il a été condamné une deuxième fois à trois ans et demi de prison ferme pour abus de pouvoir. M. Dragnea, qui préside la Chambre des députés, fait aussi l’objet d’une troisième enquête pénale pour détournement de 20 millions d’euros de fonds européens à travers une société de construction d’autoroutes.
Mais il a trouvé la parade : modifier le code pénal pour blanchir son casier judiciaire et limiter drastiquement le pouvoir des magistrats. Le 18 juin, les députés ont voté un nouveau code pénal, vivement contesté par les spécialistes. Le gouvernement a également réussi à obtenir le limogeage de Laura Codruta Kövesi, chef du Parquet national anticorruption (DNA), qui incarnait cette lutte.

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Craintes quant à l’Etat de droit
La Commission européenne et les instances occidentales s’inquiètent au sujet de l’Etat de droit en Roumanie, d’autant plus que le pays assurera la présidence tournante de l’UE pendant six mois à partir du 1er janvier 2019. Le 28 juin, douze pays occidentaux, dont la France et les Etats-Unis, avaient exhorté le Parlement roumain à ne pas modifier la loi pénale. « Nous appelons nos partenaires roumains à éviter des modifications qui pourraient affaiblir l’Etat de droit et la capacité de la Roumanie à lutter contre la délinquance et la corruption », déclarait le communiqué des chancelleries occidentales à Bucarest.
Le 10 juillet, la France est revenue à la charge avec une déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay : « A quelques mois de la présidence roumaine du Conseil de l’Union européenne, la France et ses partenaires européens resteront vigilants sur l’évolution de la situation de l’Etat de droit en Roumanie. »

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Un mécanicien d’une compagnie aérienne a procédé vendredi soir à un décollage non autorisé à bord d’un avion vide. La police locale a assuré que l’homme avait des tendances suicidaires.
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Etats-Unis : un homme vole un avion vide à l’aéroport de Seattle et s’écrase après le décollage

Un mécanicien d’une compagnie aérienne a procédé vendredi soir à un décollage non autorisé à bord d’un avion vide. La police locale a assuré que l’homme avait des tendances suicidaires.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 08h49
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 12h15
   





                        



   


Un mécanicien « suicidaire » de 29 ans a volé un bimoteur vide vendredi 10 août au soir à l’aéroport de Seattle, dans le nord-ouest des Etats-Unis, avant de s’écraser dans la baie de Seattle.
La police locale a rapidement écarté tout caractère « terroriste » de l’incident et a assuré que ce mécanicien de la compagnie Alaska Airlines avait des tendances suicidaires et avait agi seul. L’avion appartenait à la compagnie Horizon air, filiale d’Alaska Airlines.

Follow this thread for official info. This is not a terrorist incident. Confirmed info .. this is a single suicide… https://t.co/yaYysOKspn— PierceSheriff (@Pierce Co Sheriff)


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Pris en chasse par des avions militaires
Les circonstances dans lesquelles l’homme a réussi à faire décoller l’appareil – un bimoteur à hélices Bombardier Q400 d’une capacité de 90 places – n’ont pas été détaillées par les autorités de l’aéroport de Seattle-Tacoma, situé à quelques kilomètres au sud de la grande métropole de l’Etat de Washington.
Des vidéos d’amateurs circulant sur les réseaux sociaux montrent l’appareil effectuer un lent tonneau sur lui-même, puis un looping qui s’achève au ras de l’eau avant de se redresser. Le tout sous la surveillance étroite de deux F-15 militaires.

Some dude stole a plane from #Seatac (Allegedly), did a loop-the-loop, ALMOST crashed into #ChambersBay, then cross… https://t.co/sicI8JA9Wl— drbmbdgty (@bmbdgty)


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L’avion volé avait aussitôt été pris en chasse par deux F-15 de l’armée de l’air américaine venus de la base aérienne de Portland, dans l’Etat voisin d’Oregon. Les avions de chasse ont encadré l’avion, mais ne sont pas intervenus dans l’accident, a précisé la police locale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Dénoncé par d’ex-salariées, Benjamin Dessange, fils du créateur de l’entreprise, Jacques Dessange, a été placé sous le statut de témoin assisté le 11 juillet.
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Le patron du groupe de coiffure Dessange mis en cause pour harcèlement sexuel

Dénoncé par d’ex-salariées, Benjamin Dessange, fils du créateur de l’entreprise, Jacques Dessange, a été placé sous le statut de témoin assisté le 11 juillet.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 10h35
    |

            Emeline Cazi








                        



                                


                            
Elle avait bien noté une gêne, à l’issue de l’entretien, lorsqu’ils lui ont demandé ce qu’était devenue cette plainte pour harcèlement sexuel qu’elle avait déposée, en 2014, contre Benjamin Dessange, son ancien patron. Mais, comme elle et ses futurs potentiels employeurs s’étaient entendus sur le salaire, la voiture de fonction et sa date d’embauche, Annabel Talon est restée confiante. « On vous tient informée », ont-ils assuré. Les dirigeants de la société n’ont jamais rappelé. « Le monde de la coiffure est petit. Ils ont interrogé votre ancien employeur… », a fini par expliquer le cabinet de recrutement, trois semaines plus tard.
Depuis le 11 juillet, Benjamin Dessange, 51 ans, président du groupe Dessange, est placé sous statut de témoin assisté pour « harcèlement sexuel » et « appels téléphoniques malveillants ». Le 2 août, les avocats d’Annabel Talon, Mes Patrick Maisonneuve et Charlotte Paredero, non satisfaits, ont demandé à la juge d’organiser une confrontation et de réentendre le PDG, en leur présence.
Sa vie d’avant, Annabel Talon la passait dans les avions. Directrice commerciale export du groupe Dessange, elle s’envolait aux quatre coins du monde pour implanter « la marque ». Elle travaillait non-stop. A 35 ans, dont vingt d’ancienneté maison, elle dormait dans les hôtels quatre étoiles et siégeait au comité de direction d’un grand groupe. Joli parcours pour une fille des Minguettes, dans la banlieue sud de Lyon, qui débuta, à 15 ans, comme apprentie coiffeuse.

C’est au retour d’un voyage en Chine, à l’été 2013, qu’elle a tout envoyé balader : jamais plus elle ne travaillerait pour lui. Arrivée à Roissy, elle a appelé une avocate. « Vous allez chez le médecin, vous vous faites arrêter, je vous attends, lundi, à 9 heures », lui a répondu celle-ci. Le temps de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Deux plaintes ont été déposées contre le secrétaire général de l’Elysée par l’association Anticor, entre autres pour « corruption passive » et « trafic d’influence ».
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Tout comprendre à l’affaire Kohler, l’autre dossier qui menace l’Elysée

Deux plaintes ont été déposées contre le secrétaire général de l’Elysée par l’association Anticor, entre autres pour « corruption passive » et « trafic d’influence ».



Le Monde
 |    10.08.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 07h57
    |

                            Thibaut Faussabry, 
Samuel Laurent et 
Pierre Breteau








                        



   


C’est l’autre affaire – avec l’affaire Benalla – qui pèse sur la présidence Macron : le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, est accusé par l’association Anticor de ne pas avoir fait état de ses liens familiaux avec l’armateur MSC, dont il était devenu en 2016 directeur financier de la filiale croisières.
Quel est le fond de l’affaire ?
Alexis Kohler, alors qu’il était sous-directeur de l’Agence des participations de l’Etat (APE), a approuvé entre 2010 et 2012 des contrats entre Terminal Normandie MSC (TNMSC), une filiale du groupe de croisières MSC, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, et le Grand Port maritime du Havre (GPMH), alors qu’il siégeait au conseil de surveillance de ce dernier, d’après les documents révélés par Mediapart.
Le site d’information a diffusé le contenu de deux procès-verbaux du conseil de surveillance du GPMH en 2010 et 2011. On y apprend qu’Alexis Kohler y siégeait en tant que représentant de l’APE – une administration placée sous la tutelle du ministère des finances, qui incarne l’Etat en tant qu’actionnaire ou investisseur – aux côtés d’Edouard Philippe, maire du Havre.
Deux ans plus tard, en 2014, M. Kohler demande l’autorisation de quitter l’administration pour travailler chez MSC Croisières. La demande est refusée une première fois, mais sera acceptée deux ans plus tard, en 2016. Il devient alors directeur financier de l’entreprise, avant de rejoindre la campagne puis l’administration d’Emmanuel Macron.

MSC : un investisseur important en France
La Mediterranean Shipping Company (MSC) est une entreprise italienne de droit suisse, fondée dans la région napolitaine en 1970 par Rafaela et Gianluigi Aponte. Une structure familiale qui est devenue en moins de cinquante ans le numéro deux du transport maritime de marchandises. Sa flotte de 490 porte-conteneurs livre des cargaisons dans 500 ports à travers le monde. Le groupe opère également des croisières à travers la Méditerranée et les Caraïbes. Encore dirigé aujourd’hui par les époux Aponte, MSC emploie 70 000 personnes et génère 27 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Une des filiales du groupe, Terminal Investment Limited, exploite 34 terminaux portuaires dans 22 pays, dont la France, où elle contrôle deux terminaux au port du Havre. Surtout, le groupe est historiquement un client majeur pour les chantiers navals de Saint-Nazaire, pour lesquels l’armateur a récemment signé une commande de trois paquebots d’un montant de 3,4 milliards d’euros.


L’actuel bras droit d’Emmanuel Macron a affirmé en mai à Mediapart s’être systématiquement mis à l’écart des négociations quand des dossiers concernant MSC étaient traités afin d’éviter tout conflit d’intérêts. Cependant, les procès-verbaux mentionnent qu’il a participé aux délibérations concernant l’attribution de futurs contrats entre le grand port maritime du Havre et une filiale française du groupe MSC, et qu’il a voté « au moins une fois », selon Mediapart, « une disposition en faveur de MSC mettant en jeu de l’argent public ».
Pour quels chefs d’accusation M. Kohler est-il mis en cause ?
La plainte déposée fin mai par Anticor auprès du Parquet national financier retient la « prise illégale d’intérêts », le « trafic d’influence » et la « corruption passive ». De fait, et selon Mediapart, le lien familial a « été dissimulé par M. Alexis Kohler jusqu’à sa révélation » par le site d’information.
Une seconde plainte a été déposée mercredi 8 août pour « prise illégale d’intérêts » et s’appuie sur les comptes rendus publiés par Mediapart.

Lexique
Prise illégale d’intérêts
Défini à l’article 432-12 du code pénal, le délit de prise illégale d’intérêts est « le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public (…), de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l’acte, en tout ou partie, la charge d’assurer la surveillance, l’administration, la liquidation ou le paiement ».
Trafic d’influence
Le trafic d’influence est défini, à l’article 433-2, comme « le fait, par quiconque, de solliciter ou d’agréer (…) des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques, pour lui-même ou pour autrui, pour abuser ou avoir abusé de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d’une autorité ou d’une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable ». Ces deux délits sont passibles de cinq ans d’emprisonnement et de 500 000 euros d’amende.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Droits des femmes en Argentine, canicule, Iran : l’actualité à retenir de la semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    11.08.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 07h52
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


LE RATTRAPAGE DE L’ACTU
Argentine : le droit à l’IVG se heurte aux sénateurs
La légalisation de l’avortement a été rejetée par le Sénat par 38 voix contre 31, dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 août.
Le 14 juin, à la Chambre des députés, le texte avait été adopté de justesse par 129 voix pour et 125 contre. Le Sénat est plus conservateur, car chacune des 24 provinces dispose de trois représentants, quel que soit son poids démographique. La capitale et la province de Buenos Aires, plus favorables à l’IVG, y sont sous-représentées alors qu’elles abritent plus du tiers de la population du pays.
Affaire Kohler : Anticor dépose une deuxième plainte pour « prise illégale d’intérêt »
L’association Anticor a déposé, mercredi 8 août, une plainte complémentaire pour « prise illégale d’intérêt » contre le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler qui, comme haut fonctionnaire, a approuvé des contrats concernant l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère.
L’association anticorruption avait déposé une plainte initiale, fin mai, auprès du parquet national financier (PNF) contre le bras droit d’Emmanuel Macron pour « prise illégale d’intérêt », « trafic d’influence » et « corruption passive », après des premières révélations du site d’information Mediapart. Anticor dénonçait alors la présence de M. Kohler comme représentant de l’Etat à partir de 2010 au conseil d’administration de STX France (chantiers navals de Saint-Nazaire), dont MSC était le principal client, sans faire état de ses liens familiaux avec l’armateur, dont il était devenu, en octobre 2017, directeur financier de la filiale croisières.
Fin de la canicule en France, mais l’Europe suffoque
Treize jours d’alerte sur les deux tiers de la France : l’épisode de canicule qui a sévi depuis fin juillet a été particulièrement intense et durable. Ce phénomène météorologique se définit par une succession d’au moins trois jours de forte chaleur la journée (entre 31 °C et 36 °C selon les départements) et des températures restant élevées la nuit (entre 18 °C et 24 °C).
L’Espagne et le Portugal ont connu des incendies géants. Après la Suède, la Belgique a enduré des températures exceptionnelles
Pollution à l’ozone : mise en place de restrictions de circulation 
Les fortes chaleurs qui ont touché la France ont favorisé la formation de ce polluant dit « secondaire », qui apparaît sous l’effet du soleil et de réactions chimiques entre d’autres polluants de l’air. A Paris, Lyon, Strasbourg ou à Grenoble, des limitations de circulation pour les véhicules les plus polluants ont été mises en place lundi 6 et mardi 7 août.
Washington réimpose des sanctions à Téhéran
La Maison Blanche a donné le détail des sanctions rétablies contre l’Iran, conformément au souhait du président Donald Trump. Début mai, dans le cadre du retrait des Etats-Unis de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, qui suspendait les sanctions économiques frappant Téhéran, une période transitoire de quatre-vingt-dix jours avait été fixée.
Une première vague de nouvelles sanctions américaines contre l’Iran est donc entrée en vigueur mardi 7 août. Elle comprend des blocages sur les transactions financières, sur certaines importations de matières premières, ainsi que des sanctions sur les achats dans les secteurs de l’automobile et de l’aviation commerciale.
Un violent séisme et ses répliques font des centaines de morts en Indonésie 
Sinistre comptage en Indonésie. Le bilan du violent séisme qui a frappé dimanche 5 août l’île de Lombok, dans le sud du pays, a quasi doublé, jeudi 9 août. « Les dernières informations font état de 319 morts », a déclaré le ministre de la sécurité, Wiranto (qui n’a qu’un patronyme, comme nombre d’Indonésiens). La violente réplique a frappé l’île indonésienne alors que des équipes de secours apportaient de l’aide aux victimes du séisme dévastateur. Depuis le tremblement de terre de magnitude 6,9 dimanche, dont l’épicentre était dans le nord de cette île volcanique, pas moins de 355 répliques de différentes magnitudes ont été recensées, selon un porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho.
Championnats d’Europe : moisson de médailles françaises
C’est la première édition des championnats d’Europe multisports incluant natation, athlétisme, cyclisme, gymnastique… et les Français et les Françaises brillent dans nombre de disciplines. Après le titre de gymnastique au sol de Mélanie de Jesus dos Santos, Charlotte Bonnet a été sacrée championne d’Europe du 200 mètres nage libre, son premier titre international. Les nageuses et nageurs français ont également remporté, mercredi 8 août, le titre européen du relais mixte.
En cyclisme sur piste, la Française Mathilde Gros a remporté le titre européen en keirin. En VTT, l’ancienne championne du monde française 2015, Pauline Ferrand-Prévot, a obtenu la médaille d’argent.
En athlétisme, Morhad Amdouni a terminé premier en 10 000 mètres, et est reparti avec le titre. Le Rémois Mahiedine Mekhissi a remporté le 3 000 mètres steeple, son quatrième sur titre européen dans la discipline (en plus du titre sur 1 500 m en 2014).
En Italie, la colère des forçats de la tomate : « Plus jamais des esclaves »
Mercredi 8 août, des centaines de travailleurs agricoles, essentiellement africains, ont délaissé les champs de tomates du sud de l’Italie pour manifester leur colère après la mort de seize d’entre eux dans deux accidents de la route et contre leurs conditions de travail.
Samedi 4, puis lundi 6 août, deux fourgonnettes ramenant des ouvriers agricoles à la fin de la journée sont entrées en collision frontale avec des camions de tomates : seize morts et quatre blessés graves, tous d’Afrique noire, à l’exception du conducteur, marocain, de la seconde fourgonnette.
Mais aussi…
Affaire Benalla. Le couple de la place de la Contrescarpe n’a pas menti à la police. Les deux trentenaires n’ont pas provoqué de violences « graves » le 1er Mai.Colombie. Ivan Duque succède au prix Nobel de la paix Juan Manuel Santos à la présidence du pays, avec un programme de droite dure.Brexit. A sept mois de la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union, la moitié des entreprises ne se préparent pas au risque de non-accord.Yémen. Une trentaine d’enfants ont été tués dans un raid contre un bus. Le conflit, qui dure depuis mars 2015, a fait plus de 10 000 morts.Glyphosate. Dewayne Johnson, l’homme qui a mis Monsanto sur le banc des accusés, a gagné son procès.Affaire Skripal. A leur tour, les Etats-Unis vont imposer des sanctions contre la Russie.Parité. Bercy, une administration qui peine à respecter la parité.Social. La grève européenne – dans cinq pays – chez Ryanair prend de l’ampleur. Plus de 55 000 passagers sont concernés par ce mouvement.Noël. Le forain Marcel Campion pourra installer son marché de Noël aux Tuileries, à Paris, après avoir été écarté par la Mairie de Paris en 2017.Au revoir. Robert Redford renonce à son métier d’acteur. A 81 ans, la star américaine a annoncé que The Old Man & The Gun serait son dernier rôle, sans envisager pour autant de mettre fin à la réalisation.Faune. Le phoque gris, touriste dans la « cantine » de la mer d’Iroise, suivi GPS et cartographique.Jeux vidéo. L’Allemagne lève l’interdiction de symboles nazis dans les jeux vidéo.
Disparitions
Patrimoine gastronomique. Le plus célèbre chef français laisse le monde de la gastronomie en deuil. Joël Robuchon est mort, lundi 6 août à Genève, à l’âge de 73 ans, des suites d’un cancer. Sacré meilleur ouvrier de France en 1976, chef de l’année en 1987, puis cuisinier du siècle en 1990, M. Robuchon était, avec trente-deux étoiles en 2016 (un record absolu), le chef le plus étoilé au monde.Arts. Le chanteur et comédien français Etienne Chicot est mort subitement à l’âge de 69 ans ; après quelques petits rôles, il a rencontré le succès en 1979 avec l’opéra-rock « Starmania ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Sept jeunes avaient été blessés dans la nuit du 29 au 30 juillet dans cette commune de Côte-d’Or. Les deux hommes arrêtés ont été placés en garde à vue.
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Fusillade à Beaune : les deux auteurs présumés interpellés, le mobile raciste retenu

Sept jeunes avaient été blessés dans la nuit du 29 au 30 juillet dans cette commune de Côte-d’Or. Les deux hommes arrêtés ont été placés en garde à vue.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 22h59
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 09h42
   





                        



   


Deux hommes, soupçonnés d’être à l’origine des tirs qui ont blessé sept jeunes dans la nuit du 29 au 30 juillet à Beaune (Côte-d’Or), ont été interpellés dans les Bouches-du-Rhône et placés en garde à vue vendredi 10 août au soir, a annoncé le parquet de Dijon dans un communiqué.
Ils sont soupçonnés de « tentative d’assassinat, violences aggravées par (…) notamment la circonstance que les faits ont été commis en raison de l’appartenance à une soi-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée, injures publiques à caractère racial, menaces de mort à caractère racial », a précisé le parquet.
Le premier a été interpellé à 16 h 30 par la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Marseille dans la commune de Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône). Le second, resté au volant de son véhicule, s’est échappé en fonçant sur les policiers, « blessant à la jambe un fonctionnaire de la BRI de Marseille ». Il a finalement été interpellé à son tour, dans la même commune, à 19 h 45, et devra également répondre du chef de « tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de la force publique », poursuit le communiqué.
Sept jeunes blessés
Le 30 juillet vers 2 heures, une Renault Clio avait foncé délibérément sur un groupe de jeunes sans les atteindre, dans le quartier populaire de Saint-Jacques, à Beaune. « A 4 h 20, les deux auteurs revenaient à bord d’une Mercedes classe B (…) et faisaient feu avec une arme longue sur les personnes présentes », a indiqué le parquet.

        Lire aussi :
         

                Après la fusillade à Beaune, le temps des questions



Sept jeunes, âgés de 18 à environ 25 ans, ont été blessés, dont deux sérieusement, par les « gerbes de plombs de calibre 12 », sans toutefois que leurs jours n’aient été mis en danger. Selon les témoignages, des insultes racistes ont été proférées par les occupants du véhicule.
« Jusqu’à une quarantaine de policiers et une vingtaine de gendarmes ont été mobilisés » pour retrouver les auteurs des tirs, a fait valoir le parquet, ajoutant que la localisaton des suspects « s’est avérée difficile, ceux-ci étant très mobiles sur le territoire national ».
Soutien de SOS-Racisme
Environ cent cinquante personnes s’étaient rassemblées un peu plus tôt, vendredi, sur les lieux des tirs, en soutien aux victimes et à leurs familles, à l’appel notamment de SOS-Racisme, qui avait dénoncé une « sous-estimation systématique » par la justice « de la dimension raciste des agressions contre les personnes ».
Le parquet avait alors pour sa part indiqué à plusieurs reprises ne privilégier « aucune piste » entre « règlement de comptes », « acte de vengeance » ou « action à caractère raciste », avant de retenir les injures racistes proférées comme circonstance aggravante.
« Ici, tout le monde se connaît, on est comme une famille », avait déclaré Abdelhamid El Ghezali, le père de l’une des deux victimes les plus gravement touchées. Le rassemblement permet « à tous les voisins de se parler, pour rétablir la confiance, parce que les gens ont très peur ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Elle a fait de son œuvre un plaidoyer féministe. Créatrice inclassable, intellectuelle et militante, le travail de Judy Chicago, au croisement du pop art, du Light and Space et du minimalisme, est exposé à la Villa Arson, à Nice.
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Judy Chicago, artiste envers et contre tous


                      Elle a fait de son œuvre un plaidoyer féministe. Créatrice inclassable, intellectuelle et militante, le travail de Judy Chicago, au croisement du pop art, du Light and Space et du minimalisme, est exposé à la Villa Arson, à Nice.



Le Monde
 |    03.08.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
06.08.2018 à 15h16
    |

                            Roxana Azimi








   


A quoi ressemble une combattante de 79 ans ? Adoubée « marraine du féminisme » par le New York Times, Judy Chicago n’a renoncé ni au dress code — tunique et baskets fuchsia, top en dentelle noire et cheveux orange — ni au combat. Et, sans fausse modestie, la militante raconte volontiers le long chemin solitaire que fut et demeure sa vie.
Née Cohen à Chicago, Judy n’a jamais connu que la bataille. Dans le salon familial, son père syndicaliste, communiste blacklisté sous le maccarthysme, l’invite à prendre la parole dans une ambiance de meeting permanent. À l’université de Californie à Los Angeles (UCLA), où elle entreprend des études d’art en pleine guerre froide, elle pense trouver sa place dans le bouillonnement créatif de la métropole californienne. Mais les jeunes gens aux idées larges, comme les vieux professeurs à l’esprit étriqué, l’ignorent. « À cette époque, il n’y avait pas de mots pour qualifier notre frustration de femmes, confie-t-elle. On ne parlait pas alors de genre. »

        Lire aussi :
         

                Judy Chicago en a sur le capot



Revendiquer la place de la femme dans l’art
L’artiste navigue du côté des mouvements Light and Space et Finish Fetish, versions californiennes du minimalisme new-yorkais. Pour faire son trou, elle se crée un personnage de macho : cheveux courts, verbe haut, cigare au bec. Rien n’y fait. « L’artiste John Coplans m’a dit qu’on ne peut être artiste et femme en même temps, se souvient-elle. Et lorsque je suis allée voir Harold Rosenberg, qui était un grand critique d’art à New York, il a essayé de me sauter dessus. » 
« On nous prétend que l’art est universel, mais il ne l’est pas. Il est construit sur le canon de l’artiste mâle »
Son minimalisme diffère de celui de ses comparses masculins. Aux lignes anguleuses, elle préfère la rondeur des capots de Chevrolet Corvair qu’elle peint de formes oblongues, ou la douceur de sa Feather Room : une salle remplie de plumes blanches que le public arpente pieds nus. Quand ses confrères optent pour des aplats nets et précis, elle se délecte de couleurs plus atmosphériques. Jusqu’à réaliser dans les années 1970 des expériences de fumigation de couleurs en plein air, dans un esprit très hippie et psychédélique.
Pour éveiller les consciences sur la place de la femme dans l’art, elle cofonde en 1971 avec Miriam Schapiro le Feminist Art Program, abrité d’abord à l’université d’État de Californie à Fresno, puis au CalArts (California Institute of the Arts), à Los Angeles. Le duo y organisera l’année suivante l’exposition mythique « Womanhouse ». « On nous prétend que l’art est universel, mais il ne l’est pas. Il est construit sur le canon de l’artiste mâle », déplore celle qui se fait dorénavant appeler Judy Chicago. Et d’ajouter : « Je n’ai jamais cru que l’art féministe devrait être uniquement pour les femmes. Après tout, n’avons-nous pas passé des siècles à regarder le travail des hommes ? »
Continuer de lutter pour l’égalité
L’artiste ne fait pas l’unanimité chez les féministes. Ainsi n’a-t-elle jamais été invitée à rejoindre les Guerrilla Girls, ce collectif qui dénonce le sexisme dans l’art à coups d’actions ou d’affiches tonitruantes. À la différence de beaucoup de créatrices, elle n’est pas dans le récit autobiographique, pas plus que dans la performance ou le body art. Elle agit plutôt en chercheuse, traquant les angles morts de l’Histoire. Elle consacre cinq ans à son projet le plus célèbre, The Dinner Party, exposé en 1979.
« Le changement, ce n’est pas se débarrasser de quelques individus comme Weinstein, mais changer le système. »
Son idée ? Célébrer 1 038 femmes qui ont compté dans la culture. L’extravagante installation triangulaire, formée de tables dressées d’assiettes ornées de vulves, lui vaut une grande popularité. Les critiques, eux, ne la ménagent pas. Composé de céramiques et de broderies, le banquet est jugé outré, limite kitsch, au moment où émerge une génération d’artistes femmes conceptuelles.
« J’ai tout perdu dans cette histoire, soupire-t-elle, mon atelier, mon équipe, mon mariage… » Elle n’en dira pas plus. À la faveur de la relecture de ces années contestataires, l’œuvre est installée depuis 2007 de manière permanente au Brooklyn Museum.
Avec le nouveau souffle donné au féminisme par le mouvement #metoo, Judy Chicago est plus sollicitée que jamais. Mais rien n’est acquis, avertit-elle : « Le changement, ce n’est pas se débarrasser de quelques individus comme Weinstein, mais changer le système. » Avant d’ajouter : « Je suis connue, je vends, mais mes œuvres coûtent toujours moins cher que celles des hommes. »
« Los Angeles, les années cool / Judy Chicago », Villa Arson, Nice. Jusqu’au 4 novembre. www.villa-arson.org



