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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ La devise turque s’est effondrée de près de 20 % vendredi. En cause : les tensions avec les Etats-Unis et les fragilités économiques du pays.
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Pourquoi la livre turque s’effondre

La devise turque s’est effondrée de près de 20 % vendredi. En cause : les tensions avec les Etats-Unis et les fragilités économiques du pays.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 18h13
    |

            Marie Charrel








                        



   


« Si vous avez des dollars, des euros ou de l’or sous votre oreiller, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques. C’est une lutte nationale. » Vendredi 10 août, le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui ne cesse de dire qu’un « complot » étranger est responsable de l’effondrement de la livre turque, a une nouvelle fois appelé ses concitoyens à se rendre aux bureaux de change pour soutenir leur devise.
La dégringolade de celle-ci est vertigineuse et laisse désormais craindre une contagion aux marchés financiers. Elle a en effet plongé de près de 20 % sur la seule journée de vendredi, atteignant brièvement 6,87 dollars, son plus bas historique. Depuis le début de l’année, elle a perdu 40 % de sa valeur.

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Les sanctions américaines aggravent la chute
L’hémorragie de la livre a accéléré ces derniers jours sous l’effet de la grave crise diplomatique avec les Etats-Unis, liée à la détention en Turquie d’un pasteur américain. Vendredi, le président américain Donald Trump a annoncé une augmentation sévère des taxes à l’importation sur l’acier et l’aluminium turcs. Celles-ci vont respectivement passer de 25 % et 10 % à 50 % et 20 %.
Cette escalade inquiète les investisseurs : ils retirent leur argent d’Istanbul et Ankara, ce qui accentue encore la chute de la livre, déjà fragilisée par les faiblesses de l’économie.
Les fragilités économiques du pays
La Turquie est minée par d’importants problèmes structurels. Ses banques sont en mauvaise santé. L’inflation galopante (16 % en juillet en rythme annuel) rogne le pouvoir d’achat des ménages. Ces dernières années, l’endettement des entreprises turques a explosé : elles ont beaucoup emprunté en dollar, ce qui les rend vulnérables aux variations de taux de change. « Le pays affiche un important déficit courant : il dépend des financements étrangers, notamment en dollar », ajoute Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque.

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Le financement de ce déficit est devenu plus compliqué et cher depuis que la Réserve fédérale américaine, face à la bonne santé économique des Etats-Unis, a commencé le relèvement de son taux directeur. Celui-ci tire le billet vert à la hausse face aux autres devises et renchérit le coût des emprunts pour les entreprises turques endettées en dollar. « Là encore, cela pousse les investisseurs doutant de la solidité de la Turquie – comme des autres pays émergents fragilisés – à quitter le pays pour aller placer leur argent aux Etats-Unis, où la hausse des taux offre de meilleurs rendements », explique Philippe Waechter, chef économiste d’Ostrum Asset management.
Le manque de réactivité de l’Etat et de la banque centrale
« Les marchés s’inquiètent également de l’inaction de la banque centrale face à la situation », analyse Aneeka Gupta, stratège chez WisdomTree, une société financière. Celle-ci renâcle en effet à prendre les mesures indispensables pour stopper l’effondrement de la livre et juguler l’inflation. A commencer par le relèvement de son taux directeur – un remède certes douloureux pour les entreprises et les ménages, car il renchérit le loyer de l’argent, mais néanmoins indispensable.

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Ces derniers mois, le président Erdogan a resserré son contrôle sur l’institut monétaire, qui n’est désormais plus indépendant. Il n’a plus aucune crédibilité aux yeux des investisseurs – ce qui les pousse à fuir un peu plus vite encore.
Des remèdes douloureux à venir
Si l’effondrement de sa devise se poursuit, la Turquie sera, tôt ou tard, contrainte de faire appel à une aide extérieure. Cela pourrait être celle du Fonds monétaire international (FMI) – mais l’on peut douter que le président Erdogan s’y résolve. L’autre option serait d’imposer un strict contrôle des capitaux, afin d’enrayer les sorties d’argent du pays, tout en resserrant les politiques budgétaire et monétaire.
Sur le long terme, seules des réformes de fond visant à assainir le système bancaire, renforcer la régulation financière et rétablir la confiance seront susceptibles de tirer l’économie turque de la crise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Pour ne pas verser les indemnités, la compagnie aérienne à bas coûts argue que la grève de ses pilotes est une circonstance exceptionnelle.
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Grève chez Ryanair : la compagnie refuse d’indemniser ses passagers pour les vols annulés

Pour ne pas verser les indemnités, la compagnie aérienne à bas coûts argue que la grève de ses pilotes est une circonstance exceptionnelle.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 13h36
   





                        



   


Confrontée à une grève de ses pilotes dans cinq pays européens, la compagnie aérienne Ryanair a annoncé, vendredi 10 août, qu’elle n’indemniserait pas ses passagers pour le préjudice, en dehors du remboursement du billet.
Cette indemnisation, généralement comprise entre 250 euros et 600 euros selon la distance du vol, est prévue par l’article 12 du règlement européen no 261/2004, qui régit les droits des passagers aériens, « sauf lorsque l’annulation est due à des circonstances extraordinaires qui n’auraient pas pu être évitées même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises ».

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Or la compagnie irlandaise estime justement que cette grève est une circonstance exceptionnelle : « Ryanair se conforme pleinement à la législation, mais, comme ces annulations de vols relèvent de circonstances extraordinaires, aucune indemnité n’est due, a expliqué son PDG, Michael O’Leary. En vertu de la législation, aucune indemnisation n’est payable lorsque le syndicat agit de manière déraisonnable et totalement hors du contrôle de la compagnie aérienne. Si cela était sous notre contrôle, il n’y aurait pas d’annulations. »
Arrêt de la Cour de justice européenne
Ce n’est pas l’avis de la Cour de justice de l’Union européenne, qui a tranché, le 17 avril, dans un cas de grève sauvage qui avait touché la compagnie aérienne allemande TUIfly. Elle avait jugé qu’une « grève sauvage » du personnel navigant à la suite de « l’annonce surprise » d’une restructuration ne constitue pas une « circonstance extraordinaire » permettant à la compagnie aérienne de se libérer de son obligation d’indemnisation en cas d’annulation ou de retard important de vol.
Elle avait estimé, dans son arrêt, que « les restructurations et réorganisations font partie des mesures normales de gestion des entreprises. Ainsi, les compagnies aériennes peuvent être, de manière ordinaire, confrontées, dans l’exercice de leur activité, à des désaccords, voire à des conflits avec les membres de leur personnel ou à une partie de ce personnel », ajoutant que de telles mesures doivent être considérées comme « inhérentes » à l’exercice normal de l’activité de la compagnie aérienne concernée.

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Selon Karin Basenach, directrice du Centre européen des consommateurs, interrogée par Le Parisien, considérer qu’une grève est une « circonstance extraordinaire » est « faux et archifaux » : « Si les passagers remplissent les conditions, Ryanair doit verser des indemnités. »
La compagnie irlandaise avait d’ailleurs dû admettre cette législation en septembre 2017 et avait été contrainte d’indemniser ses passagers après avoir annulé 18 000 vols affectant 400 000 personnes, en raison de problèmes de planning de ses pilotes. L’Autorité britannique de l’aviation civile (CAA) avait alors lancé une procédure contre Ryanair, estimant que Ryanair avait « induit en erreur » les passagers en leur « fournissant des informations inexactes sur leurs droits ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ La région, où le taux de chômage est au plus bas, est confrontée à une pénurie criante de main-d’œuvre, alors que les salaires ont augmenté.
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Face au manque de bras, l’Europe de l’Est se tourne vers les robots

La région, où le taux de chômage est au plus bas, est confrontée à une pénurie criante de main-d’œuvre, alors que les salaires ont augmenté.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 15h59
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Alors que la France lutte pour résorber le chômage de longue durée, la République tchèque, elle, fait face à un problème d’une tout autre nature : elle n’a jamais autant manqué de bras. En juillet, le taux de chômage était de seulement 3,1 %, selon les données publiées jeudi 9 août par le Pôle emploi tchèque. C’est le plus bas niveau de l’Union européenne. Sur le même mois, le nombre de postes vacants a culminé au niveau historique de 310 000, en hausse de 65 % sur un an. Il est désormais supérieur à celui des demandeurs d’emploi (231 565 personnes).
La situation n’est pas propre à Prague. « Les difficultés de recrutement sont criantes dans toute l’Europe centrale et de l’Est, alors que les usines tournent à plein régime », explique Grzegorz Sielewicz, économiste spécialiste de la région pour Coface, à Varsovie. En Hongrie et en Pologne, le taux de chômage est également inférieur à 4 %. Par ailleurs, il est tombé à 4,5 % en Roumanie en juin, et il dépasse à peine 5,5 % en Slovénie, selon Eurostat. Une tendance liée à la bonne santé économique de ces pays, comme à la démographie. Depuis les années 1990, plus de 20 millions de personnes ont quitté la région, soit près de 5,5 % de la population. A cela s’ajoute la chute de la natalité, qui accentue le déclin de la force de travail.

Pour attirer les candidats, les entreprises ont augmenté les salaires. Ils ont progressé de plus de 30 % en Roumanie et de 20 % Hongrie depuis 2010. En République tchèque, ils ont bondi de 7 % en 2017 et devraient croître encore de 7,8 % cette année, d’après les prévisions de la Société générale. Le salaire minimal polonais est passé de 1 750 zlotys (410 euros) en 2016 à 2 000 zlotys bruts (470 euros) aujourd’hui. Et ce, au profit du pouvoir d’achat des salariés, dont le niveau de vie s’approche lentement des standards de l’Europe de l’Ouest.
« Toute la difficulté est qu’à un certain point, la hausse des salaires menace la rentabilité des entreprises...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le silence d’Elon Musk, fondateur et patron du constructeur automobile américain, nourrit le scepticisme quant à la faisabilité de cette opération hors norme.
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A Wall Street, l’éventuelle sortie de Tesla suscite des doutes

Le silence d’Elon Musk, fondateur et patron du constructeur automobile américain, nourrit le scepticisme quant à la faisabilité de cette opération hors norme.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 10h32
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Trois jours après, l’annonce soulève toujours autant d’interrogations. Dans une série de messages publiés sur Twitter, le fondateur et patron de Tesla, Elon Musk, a affirmé, mardi 7 août, qu’il envisageait de retirer la société de la Bourse. Mais depuis, le constructeur de voitures électriques n’a pas fourni davantage de détails. Ce silence alimente le scepticisme de Wall Street, où beaucoup doutent de la faisabilité de cette opération hors norme, et suscite aussi l’intérêt des autorités boursières américaines.
Selon M. Musk, un retrait de la cote permettrait à Tesla de « rester concentré sur [sa] vision à long terme », à l’abri des fluctuations du cours de Bourse. Par exemple, la société n’aurait plus à publier ses résultats financiers chaque trimestre ni à rendre des comptes aux analystes, contre lesquels son dirigeant s’était emporté en mai (il avait refusé de répondre à des questions jugées « ennuyeuses » et « stupides »). En outre, elle n’aurait plus à se soucier des « short sellers », ces investisseurs qui parient sur la chute de son action.

L’opération s’annonce complexe. Elon Musk a fixé le prix de rachat des actions à 420 dollars (environ 360 euros), soit 23 % de plus que le cours de clôture de lundi. Cela valorise le constructeur à 72 milliards de dollars. Le coût d’un retrait serait cependant inférieur, car le dirigeant détient près de 20 % du capital. En outre, il espère convaincre les plus gros actionnaires de conserver leur participation. La facture pourrait ainsi être réduite de moitié.
Sur Twitter, M. Musk a garanti que le financement était « assuré », mais n’a apporté aucune précision. D’après l’agence Reuters, même le conseil d’administration de Tesla, qui doit se réunir la semaine prochaine, n’a pas connaissance de ses projets. Un ­financement par la dette, comme l’avait fait le fabricant d’ordinateur Dell en 2013, semble peu probable. « Tesla ne peut...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Multipliant les recours contre les permis de construire, Pierre-Alain Wanten avait soutiré 1,6 million d’euros à onze promoteurs. Il vient d’être condamné.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/08/2018
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Comment un petit escroc a berné des géants de l’immobilier

Multipliant les recours contre les permis de construire, Pierre-Alain Wanten avait soutiré 1,6 million d’euros à onze promoteurs. Il vient d’être condamné.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 13h15
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Pour qui doutait de l’utilité des grands salons professionnels, voilà la preuve : c’est lors d’un cocktail au Marché international des professionnels de l’immobilier, en mars 2017 à Cannes, que plusieurs grands promoteurs et dirigeants de sociétés foncières se sont rendu compte qu’ils étaient tous la cible d’un seul et même empêcheur de construire en rond. Un certain Pierre-Alain Wanten a en effet formé, entre 2015 et 2017, plus de 70 recours gracieux ou contentieux contestant la légalité des permis de construire de grands projets de bureaux, commerces ou hôtels, tous situés à Paris.
Un tel recours c’est, pour le promoteur, la perspective de mois perdus en procédure devant le tribunal administratif – deux ans, en moyenne –, même s’il sort gagnant, et du gel de projets aux enjeux financiers considérables. Un risque qu’a su exploiter M. Wanten. Il propose très vite, au cours d’une négociation privée, de retirer sa requête contre un dédommagement sous des formes diverses, facture de prestation de services plus ou moins rendus, ou versements pouvant aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros. Peu importe le motif fondant ses requêtes, puisqu’il ne sera jamais tranché par un juge.

Après une belle carrière dans l’assurance, l’ancien cadre de 54 ans est, depuis 2006, à la tête d’une société de conseil en épargne salariale au chiffre d’affaires confidentiel. Il agit soit en son nom propre, quand il est voisin du futur chantier, ce qui était le cas dans deux dossiers, ou en celui de l’association Paris urbanisme responsable et écologique (Apure). Créée en 2015, elle a pour but de préserver le patrimoine architectural de Paris ; elle est présidée par lui, est domiciliée chez lui, et administrée par quelques amis, parfois à leur insu.
Un coup d’arrêt a été porté à ce business lucratif le 4 juillet
En deux ans, M. Wanten et son association ont ainsi signé, avec de grands noms de l’immobilier – dont Altarea, Emerige, Pitch Promotion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La compagnie aérienne à bas coûts essuie, vendredi, la pire grève de son histoire avec des pilotes mobilisés dans cinq pays européens.
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En proie aux grèves, le modèle Ryanair se fissure

La compagnie aérienne à bas coûts essuie, vendredi, la pire grève de son histoire avec des pilotes mobilisés dans cinq pays européens.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 06h27
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 08h21
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Et si Ryanair était en train de devenir une compagnie aérienne comme les autres ? Chamboulant la concurrence depuis trois décennies, au point d’être devenue la première compagnie aérienne d’Europe (130 millions de passagers par an), l’entreprise irlandaise connaît, vendredi 10 août, la plus grande grève de son histoire. L’arrêt de travail concerne les pilotes d’Irlande, d’Allemagne, des Pays-Bas, de Suède et de Belgique.
Pas de quoi clouer Ryanair au sol. Seuls 400 vols sur 2 400 sont annulés. Mais, depuis des mois, le mouvement social prend de l’ampleur. Il a commencé à l’automne 2017, quand une mauvaise gestion des vacances des pilotes a mis au jour le mécontentement du personnel, forçant la compagnie à annuler plusieurs milliers de vols. En décembre, les pilotes allemands ont été les premiers de l’histoire de la société à faire grève. Ils ont été suivis, en mars, par le personnel de cabine du Portugal.
Début juillet, les pilotes irlandais ont marqué deux jours de débrayage, suivis, fin juillet, par le personnel de cabine en Espagne, au Portugal et en Belgique. « Chaque groupe de grévistes semble donner du courage aux autres », souligne Andrew Lobbenberg, analyste à HSBC.
Du jamais-vu pour la compagnie aérienne irlandaise, dirigée jusqu’à présent avec l’efficacité et la brutalité légendaires de son patron, Michael O’Leary. Jusqu’en décembre 2017, ce dernier refusait de reconnaître le moindre syndicat.

« Ryanair était une compagnie complètement différente des autres, sans syndicat ni grève, estime dans une note M. Lobbenberg. A présent, c’est fini. La boîte de Pandore est ouverte. »
« Ce modèle touche à sa fin »
Les revendications des pilotes se concentrent sur l’étrange fonctionnement interne de l’entreprise : la majorité des pilotes ne travaillent pas directement pour l’entreprise, mais sont des sous-traitants, embauchés par le biais d’agences avec des contrats de droit irlandais ou avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Un compte bancaire dans le rouge coûte cher. Voici quelques solutions pour réduire la facture.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Maîtrisez vos découverts pour réduire vos frais bancaires

Un compte bancaire dans le rouge coûte cher. Voici quelques solutions pour réduire la facture.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 06h15
    |

                            Agnès Lambert








                        



   


Quelque 30 % des Français se trouvent à découvert au moins une fois tous les trois mois, d’après le baromètre Cofidis CSA « Les Français et leur pouvoir d’achat » publié en septembre 2017. Le montant moyen de ce découvert atteint 394 euros. Un découvert qui, de façon perverse, enfonce le compte du client encore un peu plus dans le rouge puisqu’il génère des frais.
Première source de frais, la commission d’intervention. Elle est facturée en cas de dépassement du découvert autorisé, ou en son absence, à chaque fois qu’une nouvelle opération se présente sur le compte dans le rouge. Autrement dit, il est possible de faire l’objet de plusieurs commissions d’intervention le même jour.

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Mais depuis 2014, la réglementation encadre cette pratique : les commissions d’intervention sont plafonnées à 8 euros par opération et 80 euros par mois. La plupart des établissements se sont d’ailleurs alignés sur ce montant, à quelques exceptions près. Ainsi, la Banque Postale facture 6,90 euros, plafonnés à 20,70 euros par jour et 75,90 euros par mois. De son côté, le Crédit Mutuel Maine-Anjou Basse-Normandie prélève 7,65 euros, plafonnés à une commission d’intervention par jour et 80 euros par mois. A noter, les banques en ligne ne facturent pas de commission d’intervention.
Paiement d’agios
Quelle que soit votre banque, un compte dans le rouge implique aussi le paiement d’agios. Comptez entre 10 % et 15 % pour un découvert autorisé et entre 15 % et 20 % pour un découvert non autorisé. Il est donc indispensable de négocier une enveloppe de découvert avec votre conseiller pour limiter les frais.

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Autre possibilité, certains particuliers souscrivent une carte à autorisation systématique plutôt qu’une carte bancaire classique. Dès lors, les opérations ne sont autorisées que si le compte est suffisamment approvisionné.

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Revers de la médaille : vous risquez de vous retrouver dans l’impossibilité de régler vos achats à la caisse du supermarché si votre salaire ne vous a pas encore été crédité et que votre solde est proche de zéro. Les alertes par SMS sur le solde du compte permettent cependant d’anticiper et d’éviter de se voir refuser un débit au dernier moment.
« Vous pouvez aussi opter pour une carte classique à débit différé : si votre compte passe dans le rouge, ce sera seulement en fin de mois lorsque vos paiements seront débités. Cela permet de limiter le nombre de commissions d’intervention », conseille Maxime Chipoy, responsable de Meilleurebanque.com.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Une nouvelle étude montre que le surmenage régulier ne dégrade pas seulement la santé : il érode également les perspectives de promotion.
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Trop d’heures supplémentaires nuit à la carrière

Une nouvelle étude montre que le surmenage régulier ne dégrade pas seulement la santé : il érode également les perspectives de promotion.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 05h40
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 08h39
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Jouer à super (wo) man au bureau et multiplier les séances nocturnes face à l’ordinateur augmente-t-il les chances de décrocher une promotion ? Pas toujours. Dans certains cas, cela peut même se révéler contre-productif pour la carrière, à en croire Argyro Avgoustaki, professeure à l’ESCP Europe Business School de Londres, et Hans Frankort, de l’université de Londres. A la faveur d’une étude à paraître dans une revue de l’université américaine de Cornell (« Industrial and Labor Relations Review »), et déjà disponible sur le site de l’université de Londres, les deux chercheurs posent la question : comment l’effort fourni au travail affecte-t-il le bien-être et la carrière des salariés ?
Jusqu’ici, les économistes se sont plutôt intéressés au lien entre productivité et heures de travail. « Les interactions entre les deux sont complexes et il y a encore beaucoup de choses que l’on ignore, mais il apparaît clairement qu’au-delà d’un certain nombre d’heures au boulot, la productivité se dégrade », résume Alexandre Delaigue, économiste à l’université de Lille-I. Les travaux de John Pencavel (université de Stanford) sur les ouvrières britanniques de 1914-1918 montrent ainsi que la production résultant de 70 heures de travail hebdomadaire excède à peine celle fournie en 56 heures. Au-delà de ce seuil, l’attention baisse, les erreurs se multiplient et, à long terme, la santé se dégrade. Selon l’Institut finlandais de la santé au travail, dépasser régulièrement 11 heures de travail par jour augmente de 67 % les risques de maladie cardiaque. Et ce, pour les cols bleus comme pour les cadres.
« Constat vrai pour les ouvriers et les professions intellectuelles »
Mme Avgoustaki et M. Frankort, eux, établissent une distinction entre les heures supplémentaires et l’intensification du travail, à savoir le fait de devoir effectuer plus de tâches – e-mails et téléphones portables aidant – dans le même temps. En étudiant le parcours de milliers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Au total, plus de 55 000 passagers seront concernés par ce mouvement. Selon la firme irlandaise, 85 % des vols seront assurés ce vendredi.
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Ryanair face à une grève coordonnée de pilotes dans cinq pays européens

Au total, plus de 55 000 passagers seront concernés par ce mouvement. Selon la firme irlandaise, 85 % des vols seront assurés ce vendredi.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 20h20
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 13h42
   





                        


C’est une première : vendredi 10 août, les pilotes de Ryanair de cinq pays européens (Irlande, Allemagne, Belgique, Suède et Pays-Bas) sont en grève simultanée pour dénoncer la politique d’emploi de la compagnie irlandaise, numéro deux du transport aérien en Europe.
Au total, plus de 55 000 passagers sont concernés, dont 42 000 pour l’Allemagne, selon la compagnie, qui a promis aux voyageurs lésés un changement gratuit de réservation. Elle a précisé jeudi soir que 85 % de ses liaisons seront assurées : « Plus de 2 000 vols opéreront normalement, transportant près de 400 000 passagers à travers l’Europe », a indiqué Ryanair sur Twitter. « La majorité des clients affectés ont déjà été assignés à un autre vol », a-t-elle ajouté. La grève devrait voir l’annulation d’environ 400 liaisons.

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                Grève chez Ryanair : la compagnie refuse d’indemniser ses passagers pour les vols annulés



A l’aéroport de Charleroi, la plus grosse plate-forme de Ryanair en Belgique, une vingtaine de pilotes de la compagnie ont pris part à un rassemblement de protestation, banderoles à la main proclamant : « Ryanair en grève » ou encore « Respectez-nous ». Une manifestation similaire est aussi prévue à l’aéroport de Francfort, en Allemagne.
La compagnie, qui revendique 130 millions de clients annuels et dénonce une grève « inutile », a vu ces derniers mois le malaise social s’étendre à ses principales catégories de personnel en Europe.
Contrats précaires et dumping social
D’une manière générale, les syndicats lui reprochent sa politique d’emploi, le recours à des contrats précaires et au dumping social. L’entreprise rejette ces accusations, affirmant mieux payer ses pilotes que ses concurrents.
« Nous ne voulons pas porter dommage à la compagnie mais nous avons besoin d’un changement d’approche à Dublin », le siège de Ryanair, a souligné à la chaîne N-tv Ingolf Schumacher, un dirigeant du syndicat allemand Vereinigung Cockpit (VC).
Car Ryanair impose, quand il le peut, selon les syndicalistes, des contrats de travail irlandais, plus flexibles, aux personnels navigants, même s’ils vivent ailleurs en Europe. Pour se justifier, la compagnie relève que la majeure partie du travail se fait à bord d’avions immatriculés en Irlande.
Le transporteur, qui a connu une croissance considérable avec un bénéfice en 2018 prévu à plus de 1,25 milliard d’euros, se vante d’ailleurs d’avoir des « coûts bien moins élevés par passager que ses concurrents ».
« Ryanair vend des billets à 39 euros et fait en même temps un bénéfice (…) c’est clairement les employés qui en payent le prix », juge un autre représentant de VC, Janis Schmitt. Les syndicats demandent donc des hausses de salaire, l’intégration des intérimaires ou encore des contrats de travail du pays de résidence des pilotes. Mais, selon eux, Ryanair a exclu toute augmentation des dépenses.
Les Pays-Bas dans le mouvement
Jeudi, les pilotes néerlandais avaient annoncé se joindre au mouvement, à la suite de l’autorisation donnée par un tribunal des Pays-Bas, estimant que la compagnie n’avait pas de raison de s’en prendre singulièrement aux pilotes néerlandais.
Une grève de 24 heures aux Pays-Bas « coïncide avec les autres grèves en Europe qui auront un impact beaucoup plus important et contre lesquelles aucune action judiciaire n’a été prise », a-t-il fait valoir.

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                Ryanair confrontée à une grève dans plusieurs pays



Aucun vol au départ ou à destination des Pays-Bas « à la suite de la grève inutile du syndicat des pilotes de ligne néerlandais » ne devrait cependant être affecté. « Ryanair respecte totalement le droit des pilotes néerlandais de faire grève mais demande que le VNV [le Syndicat des pilotes de ligne néerlandais] nous le notifie sept jours à l’avance afin que nous puissions minimiser les perturbations pour nos clients », s’est justifiée la compagnie.
D’après elle, « le VNV cherche délibérément à nuire aux intérêts des passagers » en annonçant son intention de participer à la grève deux jours avant son commencement. Un argument réfuté par le syndicat, qui sera désormais tenu de prévenir Ryanair 72 heures à l’avance en cas de grève.
Selon la télévision publique néerlandaise NOS, les conseils de la compagnie ont choisi d’introduire une procédure judiciaire aux Pays-Bas car « il y avait plus de chance de succès » que dans les autres pays concernés. En août 2016, le tribunal d’Haarlem, qui a juridiction sur l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, avait interdit les grèves d’une partie du personnel au sol de la compagnie aérienne néerlandaise KLM, compte tenu de l’affluence en cette période de vacances. Les actions syndicales ne sont pas aussi courantes aux Pays-Bas que dans des pays voisins européens, « les juges n’hésitant parfois pas à interdire les grèves », selon NOS.

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                En proie aux grèves, le modèle Ryanair se fissure






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Très populaire depuis les années 2000, le site donnait accès à un gigantesque catalogue de jeux, de manière peu légale.
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Le site de jeux vidéo anciens EmuParadise cesse de proposer des titres au téléchargement

Très populaire depuis les années 2000, le site donnait accès à un gigantesque catalogue de jeux, de manière peu légale.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 11h54
   





                        



   


Le site EmuParadise, le plus célèbre des sites proposant des fichiers d’anciens jeux vidéo au téléchargement, a annoncé mercredi 8 août qu’il cesserait désormais d’héberger des fichiers. Lancé en 2000, EmuParadise était rapidement devenu le plus important site de ROM (Read-Only Memory), le nom donné aux fichiers de jeux pour consoles. Il proposait de télécharger gratuitement quasiment l’intégralité des jeux sortis sur Super Nintendo, Mega Drive, NES, mais aussi de très nombreux titres de consoles moins courantes, comme la PC Engine ou la Neo Geo, ainsi que les programmes, appelés « émulateurs », permettant de faire tourner ces fichiers sur un PC.
La pratique était diversement tolérée par les éditeurs et constructeurs de consoles ; certains ont longtemps fermé l’œil, d’autres ont multiplié, dès le lancement du site, les mises en demeure et les menaces de procès. EmuParadise, comme ses concurrents, affirmait de son côté qu’il ne faisait que proposer des fichiers, et que la responsabilité légale était du côté des utilisateurs — techniquement, et selon les pays, il peut être légal de télécharger une ROM si l’on possède par ailleurs une copie du jeu achetée légalement. Le site, comme d’autres, s’appuyait également sur le fait que de très nombreux jeux proposés au téléchargement n’étaient plus du tout commercialisés, et que certains titres n’avaient plus d’ayants droit à la suite de la fermeture du studio qui les avait créés.
Lettres de menace et fermeture de serveurs
« J’ai créé EmuParadise il y a dix-huit ans parce que je n’avais jamais eu l’occasion de jouer à la plupart de ces incroyables jeux rétro quand je grandissais en Inde, et parce que je voulais que d’autres gens puissent y avoir accès, explique le fondateur du site dans un message. La plupart d’entre vous savent que la situation des sites d’émulation a changé récemment. Ce que vous ne savez probablement pas, c’est qu’à EmuParadise nous connaissons ces problèmes depuis notre création. Depuis les lettres de menace jusqu’à la fermeture de nos serveurs par nos hébergeurs, nous avons tout vu. Nous avons toujours respecté les demandes de suppression, mais, comme vous pouvez le voir, ce n’est pas une garantie. »
Le site n’explique pas clairement ce qui l’a poussé à cesser l’hébergement, mais évoque à demi-mot de nouvelles menaces juridiques, plus pressantes, qui ne lui permettraient plus de poursuivre son activité « d’une manière qui satisfasse tout le monde et nous maintienne hors de danger ».
Les « changements » auxquels le site fait allusion font référence à une évolution récente mais marquée du statut des vieux jeux vidéo. Alors que, pendant des années, l’émulation sur PC était la seule manière de jouer à des titres anciens pour les personnes ne possédant pas les consoles d’époque, l’essor des smartphones, comme le lancement de services spécialisés au rétrogaming, notamment chez Nintendo, ont donné une seconde vie à ces jeux qui sont à nouveau commercialisés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Recrutement de douaniers, effort d’information à destination des entreprises : les Pays-Bas, la Belgique et la France tentent de s’adapter.
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Brexit : ces pays européens qui envisagent à contrecœur un non-accord

Recrutement de douaniers, effort d’information à destination des entreprises : les Pays-Bas, la Belgique et la France tentent de s’adapter.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h39
    |

                            Intérim (Bruxelles)








                        



                                


                            

Le Brexit, c’est comme un millefeuille : quand on pense à un impact, on en découvre un autre immédiatement. » Cette métaphore, Olivier Sorgniard, directeur chargé des douanes au sein du cabinet KPMG, à Londres, l’utilise pour caractériser l’imbroglio que pose la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). Il prend l’exemple du tunnel sous la Manche, traversé chaque jour par 16 000 camions.
« Dans un monde post-Brexit, le chauffeur du camion, qui n’est pas anglais, devra montrer son passeport. Il devra aussi remplir une déclaration de douane et, en fonction de sa cargaison, des contrôles phytosanitaires devront être effectués. Tout ça prendra du temps », illustre-t-il. De fait, selon une étude commandée à l’Imperial College par la BBC, chaque minute de ­contrôle supplémentaire aux heures de pointe pourrait créer 16 kilomètres de file d’attente.

Les négociateurs travaillent d’arrache-pied pour atténuer les effets de ce divorce, et s’accorder sur les modalités de sortie ainsi que les grandes lignes de la relation future d’ici à octobre. Mais ils doivent aussi réfléchir à la possibilité d’un échec des négociations, l’Union européenne à 27 cherchant à s’assurer que les Britanniques n’obtiendront pas une relation plus favorable avec elle en étant non-membre qu’en étant membre. Dans ce scénario dit du « no deal » qui, selon le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, a une probabilité « désagréablement élevée » de se produire, la rupture se ferait de manière anarchique.
Une telle situation entraînerait, entre autres conséquences, la réintroduction à la frontière extérieure de contrôles tarifaires et non tarifaires pour les biens, et la remise en question des permis et certificats émis au Royaume-Uni. D’après le patron de Ryanair, Michael O’Leary, elle pourrait même aboutir à l’annulation de certaines lignes aériennes entre le continent et le Royaume-Uni.

Pour l’UE à 27 comme pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ A sept mois de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le 30 mars 2019, la moitié des sociétés britanniques ne compte pas adopter de plan d’action.
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Brexit : l’impossible préparation des entreprises face au risque de non-accord

A sept mois de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le 30 mars 2019, la moitié des sociétés britanniques ne compte pas adopter de plan d’action.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 07h32
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Des avions cloués au sol, des camions bloqués sur des dizaines de kilomètres à Douvres et à Calais, des rayons de supermarché vides… Depuis quelques semaines, un scénario catastrophe agite le débat britannique. En cas de non-accord entre Londres et Bruxelles, le Brexit, qui entrera en vigueur dans sept mois, le 30 mars 2019, serait cataclysmique. Il laisserait les relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) sans aucun cadre juridique : les médicaments produits d’un côté ne seraient plus reconnus de l’autre, le matériel nucléaire (y compris pour les rayons X dans les hôpitaux) serait bloqué à la frontière, les règles phytosanitaires réciproques n’existeraient plus…

Face à un tel risque, les entreprises ne sont pourtant guère préparées. Une étude auprès de huit cents sociétés britanniques, publiée vendredi 3 août par l’Institute of Directors (IoD), un groupe patronal, indique que la moitié d’entre elles ne compte pas mettre en place le moindre préparatif pour le Brexit. Les autres l’envisagent (19 %) ou ont commencé à rédiger un plan (23 %). Seules 8 % sont passées à l’action. « Certaines entreprises mettent la tête dans le sable, en particulier les PME », s’inquiète Edwin Morgan, de l’IoD.
En cas d’échec complet des négociations, le Royaume-Uni sortirait de l’UE et deviendrait un simple membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Pas de problème, disent les brexiters : il existe d’autres pays dans ce cas. C’est techniquement exact. « Mais l’OMC ne s’occupe pas de tout, notamment pas d’aviation », note Catherine Barnard, professeure de droit européen à l’université de Cambridge. Théoriquement, en sortant des accords aériens européens, les avions britanniques ne pourraient plus relier les Vingt-Sept, et réciproquement.

Les négociateurs européens et britanniques ne croient cependant guère à un scénario aussi extrême. « Un accord rapide et limité peut être conclu, dans l’intérêt de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Trois anciens membres du conseil de surveillance sont convoqués jeudi en vue de leur exclusion.
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Fortes turbulences au sein de la coopérative sucrière Tereos

Trois anciens membres du conseil de surveillance sont convoqués jeudi en vue de leur exclusion.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h21
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

La sentence est tombée. Trois anciens membres du conseil de surveillance de la coopérative sucrière Tereos étaient convoqués, jeudi 9 août à 15 heures, à la sucrerie de Bucy-le-Long (Aisne), en vue d’être exclus. Le sort de Gérard Clay, Xavier Laude et Gilles Bollé devait être tranché lors d’une séance dudit conseil de surveillance.
Son président, François Leroux, justifie cette décision dans le courrier de convocation adressé aux trois coopérateurs, évoquant « une campagne publique de dénigrement à l’encontre de la société coopérative Tereos ». « Ces agissements contraires aux règles et à l’esprit de la coopération sont hautement préjudiciables à (…) Tereos qui en est la cible et passe aux yeux de tous et à tort pour une entreprise en grande difficulté », ajoute-t-il.

A l’évidence, Tereos traverse une période de fortes turbulences. « Opération de déstabilisation », « informations fausses, mensongères et diffamatoires », « enquête ouverte par le procureur de la République de Saint-Quentin » : le 10 juillet, dans un court communiqué, la coopérative a officialisé la crise. Mais ses prémices remontent à plus d’un an.
Courant 2017, des membres du conseil de surveillance, dont son vice-président, M. Clay, demandent au directoire des précisions sur la situation financière de la coopérative. Les membres du ­conseil sont des agriculteurs élus par 172 conseillers de région qui représentent les 12 000 planteurs actionnaires. Ils s’interrogent sur la rentabilité des filiales internationales ainsi que sur l’endettement et réclament des chiffres. Une requête jugée malvenue.
La tension monte d’un cran lors de la présentation du projet de création du Campus Europe. Le sucrier a en effet racheté à la Française des jeux son siège de Moussy-le-Vieux (Seine-et-Marne), à côté de Roissy, et souhaite y regrouper près de 500 salariés répartis en France et en Belgique. Soumis au vote du ­conseil de surveillance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Les femmes représentent plus de la moitié des effectifs du ministère des finances, mais seul un quart d’entre elles ont accédé aux postes à responsabilités.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Bercy, une administration qui peine à respecter la parité

Les femmes représentent plus de la moitié des effectifs du ministère des finances, mais seul un quart d’entre elles ont accédé aux postes à responsabilités.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 11h24
    |

            Mathilde Damgé








                        



   


La photo est parlante : sur les quatre « têtes » qui dirigent Bercy, trois sont des hommes, une seule est une femme. Une situation qui n’est pas nouvelle au ministère des finances, et qui se reproduit dans la composition du cabinet du ministre, Bruno Le Maire, dirigé par un homme et à 82 % masculin. L’économie est-elle une affaire d’hommes ? Ailleurs dans l’administration – précisément, au pôle « économie finances industrie » situé à Matignon et placé sous l’autorité du premier ministre –, on ne trouve aucune femme dans son organigramme.

        Lire :
         

          Des cabinets majoritairement masculins dans le gouvernement Philippe



Tout comme il n’existe pas de règle paritaire officielle pour le gouvernement, « il n’existe pas de règle juridique définissant une organisation particulière des cabinets ministériels », rappelle le site Vie publique. En revanche, pour les fonctionnaires employés par ces ministères, il existe une loi, depuis 2012, la loi Sauvadet, dont l’une des dispositions oblige l’Etat employeur à des « nominations équilibrées » sur des postes haut placés : il fixe des pourcentages de désignations réservées aux femmes « afin d’équilibrer la composition de la haute fonction publique ».
Depuis six ans, l’encadrement dirigeant de l’administration a évolué vers davantage de parité, mais Bercy, de son côté, fait figure de cas d’école quant à la difficulté que rencontre l’Etat à se conformer à la loi. Si les femmes représentent 57 % des effectifs du ministère des finances, elles ne sont que 25 % à avoir accédé aux postes à responsabilités, déplore le réseau « Femmes de Bercy ». Le Contrôle général économique et financier (CGEFI), qui évalue organismes et entreprises publics, le résume ainsi :
« La prise de conscience est partagée, les efforts [sont] réels, mais il reste du chemin à parcourir (…). Nombre de talents au féminin s’évaporent sans trouver à s’épanouir autant qu’ils le pourraient. »
Le Trésor et Tracfin, sous-féminisés
Au plus haut niveau de Bercy, l’administration centrale répond à une parité parfaite : douze femmes pour vingt-quatre postes. La question du respect de la parité se pose aux échelons inférieurs, tout aussi stratégiques, mais plus opaques : ainsi, l’organigramme de la direction du Trésor, tenu par une femme, ne précise-t-il pas le sexe des fonctionnaires.
Il existe pourtant une façon de mesurer la féminisation des hauts fonctionnaires de Bercy : les publications au Journal officiel concernant les élections des « comités techniques », des instances représentant le personnel. Ces arrêtés doivent mentionner la répartition hommes-femmes par sous-ensemble au sein de chaque ministère.


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Parité : les douanes, le Trésor et Tracfin parmi les moins dotés d'effectifs féminins à Bercy
Pourcentages de l'effectif par genre à la date de publication de l'arrêté

Source : Légifrance



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
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			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
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	var annotation_spe = [];

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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        34.85
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        36.04
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        38.48
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        41.45
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
      [
        "",
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      ],
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      ],
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	}

});


Certaines directions, comme le budget et l’Agence des participations de l’Etat (APE) – représentées ensemble dans le « comité technique unique d’administration centrale » –, ont fait de vrais efforts de féminisation.
Les directions les plus prestigieuses sont peuplées en majorité d’hommes
Mais les directions les plus prestigieuses, comme celles du Trésor, les services de renseignement du fisc et de Tracfin (lutte contre la fraude, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme) sont peuplées en majorité d’hommes. Les douanes aussi sont très masculines : les directeurs des services douaniers sont à 74 % des hommes.
La Direction générale des finances représente bien cette disparition progressive des femmes à mesure que l’on monte dans les grades de salaire et de responsabilité.


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Direction générale des finances : plus on monte en grade, moins il y a de femmes
Répartition aux différents postes de la direction générale des finances publiques (DGFIP) par ordre décroissant de responsabilité et de salaire

Source : Légifrance



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
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	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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					color: '#333'
				}
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		title: {
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		},
		labels: {
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		},
		plotLines: [{
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			width: "",
			value: "",
			label: {
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				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
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			from: "",
			to: "",
			label: {
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				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
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	},

	series:[
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    "name": "hommes",
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      [
        "",
        79.52
      ],
      [
        "",
        73.91
      ],
      [
        "",
        70.26
      ],
      [
        "",
        62.08
      ],
      [
        "",
        53.53
      ],
      [
        "",
        56.21
      ],
      [
        "",
        48.15
      ],
      [
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
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      ],
      [
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      ],
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Les femmes dans les « services déconcentrés » en région
Mais alors, puisqu’elles représentent plus de la moitié des effectifs du ministère, où sont les femmes ? Les directions régionales et départementales des finances publiques, réparties sur tout le territoire, sont quant à elles beaucoup plus féminisées, à l’exception de Mayotte.


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Bercy : des directions régionales et départementales très féminisées
Pourcentages de l'effectif par genre à la date de publication de l'arrêté

Source : Légifrance



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Sur son site, Bercy se félicite d’avoir « été la première administration d’Etat à obtenir le label Diversité, en 2010 et son renouvellement pour quatre ans en 2015 », un label qui implique de favoriser l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, et notamment en termes de parité dans la répartition des postes.
Mais le dernier bilan social du ministère, à fin décembre 2017, fait état d’un taux de féminisation de 30 % en catégorie A + (ceux dont le niveau de recrutement est le plus élevé) contre 62 % en catégorie C (agents d’exécution). Si l’on regarde le temps de travail, les femmes constituent l’écrasante majorité des bataillons d’effectifs à temps partiel (85 %).
Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer les retards dans l’application de la parité
Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer ces retards dans l’application de la parité au sein même de l’Etat : la répartition des tâches domestiques, dès lors que les employées ont une famille, la faiblesse des viviers dans lesquels puiser et un « effet réseau », dont les femmes bénéficient moins que les hommes, étant moins représentées dans les corps d’Etat.
Les mêmes arrêtés qui permettent de chiffrer la féminisation dans les ministères rendent possible le même exercice pour les corps d’Etat, où l’on puise les cadres dirigeants. Or certains d’entre eux restent très peu féminisés. Le corps de l’inspection générale des finances, institution longtemps fermée aux femmes (jusqu’en 1974), est par exemple composé aux trois quarts d’hommes.
C’est aussi le cas des ingénieurs des mines, par exemple (14 % de femmes). Le rapport de la Direction générale de l’administration et de la fonction publique qui regrette le peu de primo-nominations féminines à la direction du contrôle général de l’industrie, de l’économie, de l’énergie et des technologies (CGIET), l’explique « par les caractéristiques du vivier naturel de ces emplois (grade d’ingénieur général des mines), composé en majorité d’hommes. »
De fortes sanctions financières en vue
Symptôme de ce manque de parité, l’un des postes que les femmes ont le plus de difficulté à prendre à Bercy est celui d’expert de haut niveau : 82 % d’hommes, à fin 2016. Selon le même rapport :
« En 2016, une seule femme a été nommée sur un emploi d’expert à haut niveau, par le biais d’une primo-nomination, sur un total de seize nominations. »
40 % des primo-nominations devaient être réservées à des femmes à compter de 2017
Il va falloir faire mieux… En vertu de la loi Sauvadet, 40 % des primo-nominations (les nominations hors renouvellement sur un même emploi) devaient être réservées à des femmes à compter de 2017. Ce taux étant de 32 % en 2016, le ministère des finances a donc encore un grand pas à franchir pour respecter la loi. En 2017, les sanctions financières ont, par ailleurs, été portées à 90 000 euros par nomination manquante (contre 60 000 en 2015 et 2016).
Le ministère des finances n’est pas le seul concerné par ce manque de parité : l’arrêté du 26 juillet encadrant l’embauche des contractuels de la police nationale montre par exemple une large féminisation de la majorité des agents titularisés ; en revanche, la catégorie des contractuels de la sécurité intérieure (DGSI), qui recrute des experts souvent mieux payés que les fonctionnaires du même ministère, est aux deux tiers masculine.
L’association Administration moderne a rappelé le 1er juin que les réseaux féminins de l’administration attendaient toujours que soient adoptées « des orientations et mesures illustrant l’exemplarité de l’Etat en matière d’égalité femmes-hommes, notamment l’application du dispositif financier de la loi Sauvadet ».
Décision inédite l’an dernier, deux ministères, la justice et les armées, ont été sanctionnés pour ne pas avoir respecté cette règle. En 2016, les femmes représentaient 34,9 % des hauts cadres de la fonction publique et 35 %, des personnes nommées pour la première fois. Une évolution qui va devoir s’accélérer. La fonction publique compte pourtant 62 % de femmes.

        Lire :
         

          Les inégalités hommes-femmes touchent aussi la fonction publique






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Malgré la campagne menée par Uber et ses concurrents, la ville a décidé de réguler le marché des voitures avec chauffeur, qui a explosé depuis une dizaine d’années.
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New York gèle les nouveaux permis de VTC et impose un salaire minimal pour les chauffeurs

Malgré la campagne menée par Uber et ses concurrents, la ville a décidé de réguler le marché des voitures avec chauffeur, qui a explosé depuis une dizaine d’années.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 08h48
   





                        



   


Nouveau coup dur pour Uber : la ville de New York a gelé, mercredi 8 août, les nouvelles licences pour les VTC pendant un an et imposé un salaire minimum pour les chauffeurs, deux mesures inédites aux Etats-Unis.
Cette suspension des nouveaux permis accordés aux voitures avec chauffeur (VTC) vise à donner le temps à l’autorité new-yorkaise de supervision des véhicules avec chauffeur (TLC) de réaliser une étude d’impact pour mesurer les effets de cette industrie sur la ville.

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                Uber abandonne son projet de camion sans conducteur



Quant au salaire minimum, selon le texte adopté mercredi, il appartiendra à la TLC d’en déterminer le montant, mais un rapport que l’autorité a commandé et validé recommande un salaire horaire de 17,22 dollars. Ce montant correspond au salaire minimum qui sera en vigueur fin 2018 dans l’Etat de New York, soit quinze dollars, augmenté d’une somme considérée comme nécessaire pour couvrir les frais des chauffeurs.
Selon le rapport commandé par la TLC, 85 % des chauffeurs de VTC gagnent moins que ce salaire horaire et, si cette somme était confirmée, cela entraînerait une augmentation moyenne de 22,5 % pour les chauffeurs de VTC. Du côté de l’usager, la mise en place d’un salaire minimum pourrait faire augmenter le prix de la course de 3 à 5 %.
Chassés de Turquie, de Danemark et de Hongrie
Cette décision est un revers pour les grands acteurs des VTC tels qu’Uber, mais aussi Lyft, Juno et Via, qui ont mené campagne durant des semaines pour mobiliser les usagers sur le sujet. Uber a regretté cette pause d’un an qui « menace l’une des rares solutions de transport [à New York] sans rien faire pour améliorer le métro ou décongestionner la circulation ».
« Plus de 100 000 travailleurs vont constater le bénéfice immédiat de cette loi, s’est, au contraire, félicité le maire, Bill de Blasio, dans un communiqué. Et cette décision va stopper l’afflux de voitures qui contribue à la congestion qui paralyse nos rues. »
En 2010, avant l’installation d’Uber l’année suivante, la ville comptait environ 37 000 VTC et quelque 13 500 taxis. L’an dernier, le nombre de taxis, fixé par la TLC, n’avait pas changé, mais les VTC, eux, avaient plus que doublé, passant à plus de 83 000. L’explosion du marché des VTC a mis les taxis sous pression et fait plonger la valeur de leur licence ou médaillon, qui se négociait, il y a quelques années encore, au-delà du million de dollars.
Plusieurs villes et pays ont pris des mesures contre Uber, notamment Londres, qui lui a retiré sa licence avant de la lui restituer. Début juin, le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé qu’Uber était « terminé » en Turquie, après une campagne de protestation des taxis d’Istanbul. Uber a également été interdit en Bulgarie et s’est retiré du Danemark et de Hongrie après l’adoption d’une loi rendant son activité impossible.

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                Nouvelle embardée pour Uber qui perd sa DRH, sur fond de soupçons de discrimination raciale






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Avec des prix de l’immobilier au plus bas, le pays attire de plus en plus d’investisseurs prêts à acheter un pied-à-terre dans les îles, à des prix défiants toute concurrence.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Dans les îles grecques, le rêve est abordable [2/2]

Avec des prix de l’immobilier au plus bas, le pays attire de plus en plus d’investisseurs prêts à acheter un pied-à-terre dans les îles, à des prix défiants toute concurrence.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 07h15
    |

                            Ludovic Clerima








                        



   


Mykonos, Corfu, Paros, Antiparos… Avec la fonte des prix de l’immobilier en Grèce, devenir propriétaire d’une villa sur une île devient un rêve à la portée du plus grand nombre, une fois le parcours du combattant administratif passé pour acheter sa propriété.
Mais gare aux fantasmes, prévient Nicolas Mugni, fondateur du réseau d’agences immobilières Demeures de Grèce : « Certains étrangers pensent qu’il est possible d’obtenir un pavillon dans les Cyclades, les pieds dans l’eau, pour seulement 150 000 euros. Les prix sont faibles en Grèce, mais tout de même ! Il faut revenir sur terre. Ces biens-là n’existent pas à ce prix-là. »

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                Des opportunités à saisir sur le marché immobilier grec [1/2]



Mais que les candidats à l’acquisition se rassurent. Certaines régions de la Grèce ont tout de la Côte d’Azur… le prix en moins. « En Crête, vous trouverez facilement de très beaux T3 avec piscine, au bord de la mer, pour seulement 200 000 euros », assure M. Mugni.
A Paros, dans les Cyclades, les prix tournent davantage autour de 3 000 euros/m² là où, du côté de Mykonos, on avoisinera les 5 000 euros/m² à 8 000 euros/m² pour les biens les plus luxueux. « Sur ces biens-là, ce sont surtout des personnes exerçant des professions libérales que l’on rencontre, avec quelques chefs d’entreprise », précise l’agent immobilier.
Le luxe repart aussi
Les hôteliers de la presqu’île du pays mettent d’ailleurs en avant leurs plus beaux atours pour séduire cette cible haut de gamme. C’est le cas, par exemple, de Costa Navarino, spécialisé dans le tourisme durable, non loin de Kalamata. Après avoir sorti de terre deux hôtels 5 étoiles, le groupe propose aux particuliers intéressés des parcelles de terrains afin qu’ils y construisent leur propre maison. Prix de départ : 2,5 millions d’euros pour une propriété de plus de 300 m², non loin des oliviers et des terrains de golf.
Le coût de ces villas peut dépasser les 8 millions d’euros, pour des propriétés dont la surface habitable s’établit alors à… 1 200 m². A terme, c’est près d’une quarantaine de maisons qui devraient sortir de terre d’ici 5 à 7 ans.

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Si le marché de l’immobilier de luxe redémarre en Grèce, c’est notamment en raison d’une mesure adoptée par le gouvernement grec en 2015 : celle d’accorder un visa Schengen de cinq ans pour toute personne ayant investi au moins 250 000 euros dans l’immobilier grec. Les résultats ne se sont pas fait attendre. D’après la Banque de Grèce, les capitaux étrangers pour l’achat de biens immobiliers ont bondi de 61,7 % entre le premier trimestre 2016 et le premier trimestre 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Cet homme de 46 ans attaque en justice le géant agrochimique, l’accusant d’avoir caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate.
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Dewayne Johnson, l’homme qui a mis Monsanto sur le banc des accusés

Cet homme de 46 ans attaque en justice le géant agrochimique, l’accusant d’avoir caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 22h43
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 09h36
   





                        



   


« Je me battrai jusqu’à mon dernier souffle » : malgré son cancer en phase terminale, Dewayne « Lee » Johnson, un Américain de 46 ans qui attaque en justice la firme Monsanto et son célèbre herbicide, Roundup, garde le sourire. Et l’espoir de faire rendre des comptes à la multinationale, dans le procès qui l’oppose au géant agrochimique.
Après un mois de débat, les douze jurés ont commencé, mercredi 8 août, leurs délibérations. Ils devront répondre à trois questions : le Roundup, le Ranger Pro et leur principe actif, le glyphosate, sont-ils cancérigènes ? Monsanto a-t-il essayé de cacher ces risques aux consommateurs et aux agences de régulation internationales ? Combien doit-il débourser pour ces dommages au plaignant et à ses proches ?
Diagnostiqué en 2014 d’un cancer incurable
Son débit est lent, il fait plus vieux que son âge, mais sa voix au timbre grave reste puissante quand il vient témoigner, fin juillet, devant le tribunal de San Francisco : on a presque peine à croire que les médecins ne lui donnent plus que deux ans à vivre au maximum. « C’est très dur », mais « je garde cette attitude : il faut que je combatte » la maladie, dit M. Johnson, crâne rasé et barbichette discrète, qui semble encore assez costaud malgré la maladie et la chimiothérapie.

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En 2014, ce père de deux garçons de 10 et 13 ans, qui « écrit » et « fait de la musique », a été diagnostiqué d’un lymphome non hodgkinien, un cancer incurable du système lymphatique. Depuis deux ans, il vaporisait – parfois des centaines de litres à la fois – du Roundup et surtout sa version professionnelle, le Ranger Pro, des désherbants de Monsanto contenant du glyphosate, substance soupçonnée d’être cancérigène. Un danger fermement nié par la firme.
Il était « responsable de la lutte contre les nuisibles » animaux et végétaux sur les terrains scolaires de Benicia, une petite ville de Californie, au nord-ouest de San Francisco. « J’aimais beaucoup mon travail, j’étais très sérieux », dit-il avec fierté, expliquant avoir appris pour l’essentiel sur le tas, et faisant sourire l’assistance en notant qu’il avait fait déguerpir « 30 putois, 25 ratons laveurs et… un écureuil » des cours d’école. Les nuisibles, c’était aussi les mauvaises herbes. A éliminer au Roundup, puis au Ranger Pro, plus puissant, à diluer dans de l’eau dans d’immenses citernes, avant de l’épandre.
A deux reprises, il a été aspergé de glyphosate
S’il avait su que les produits qu’il utilisait étaient peut-être dangereux, il n’aurait « jamais vaporisé du Ranger Pro dans des écoles ou où que ce soit », assure cet Afro-Américain, qui a décidé d’attaquer Monsanto en justice en 2016, épaulé par un cabinet d’avocats spécialisé, The Miller Firm. Il lui réclame plus de 400 millions de dollars. M. Johnson, qui n’avait pas de problème de santé auparavant, n’avait aucune idée des controverses sur le glyphosate avant de voir des marques sur sa peau et de se renseigner sur Internet, explique-t-il.

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A deux reprises, M. Johnson a été aspergé de Ranger Pro, et ses vêtements trempés à la suite de dysfonctionnements des vaporisateurs : « Après la deuxième fois, j’ai paniqué », raconte-t-il, se remémorant « la situation incontrôlable sur [sa] peau » où se multipliaient des lésions très douloureuses. « Je ne savais pas [si c’était le Ranger Pro], mais j’ai commencé à avoir un pressentiment (…). Je me suis dit que ça pouvait être une raison possible à ma maladie », explique le plaignant au cours de ce procès aux allures de combat de David contre Goliath.

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« Son travail était tout pour lui » et il était « sexy », « heureux », explique sa femme Araceli, d’une voix faible, qui se souvient des « dîners », des « promenades » en amoureux et raconte à quel point « sa priorité, ce sont ses fils, qu’ils aillent bien ». Aujourd’hui, il ne peut plus travailler. Et pour payer les factures, Araceli a deux emplois, dans une école et dans une maison de retraite.
Un des rares particuliers à attaquer Monsanto
M. Johnson est l’un des rares particuliers dans le monde à parvenir à mettre Monsanto sur le banc des accusés dans un procès. Et s’il est le premier à voir son cas autour du glyphosate arriver jusqu’au tribunal, c’est parce que la loi californienne oblige la justice à organiser un procès avant la mort du plaignant. « Je sais que je ne vais pas aller mieux », dit Dewayne Johnson.
Des milliers de procédures sont en cours aux Etats-Unis sur le même sujet, à des degrés divers d’avancement. En France, Monsanto est poursuivi dans deux affaires. La première concerne un céréalier, Paul François, qui a porté plainte en 2007. Après avoir été condamné en première instance et en appel, le groupe est parvenu à faire casser la décision en cassation, en raison d’une erreur de forme. Un nouveau procès d’appel doit avoir lieu. La deuxième est plus récente : un couple a saisi la justice fin mai 2018, accusant le glyphosate d’avoir provoqué la malformation de leur fils.

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Le glyphosate est classé « cancérigène probable » depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mais pas par les agences européennes, l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) et l’ECHA (Agence européenne des produits chimiques).




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, est accusé d’avoir caché ses liens familiaux avec l’armateur MSC tout en votant en faveur de contrats à venir entre la firme italo-suisse et le port du Havre.
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Affaire Kohler : Anticor dépose une deuxième plainte pour « prise illégale d’intérêt »

Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, est accusé d’avoir caché ses liens familiaux avec l’armateur MSC tout en votant en faveur de contrats à venir entre la firme italo-suisse et le port du Havre.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 20h38
   





                        



   


L’association Anticor a déposé mercredi 8 août une plainte complémentaire pour « prise illégale d’intérêt » contre le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, dont Mediapart a révélé lundi 6 août qu’il avait approuvé, comme haut fonctionnaire, des contrats concernant l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère.
L’association anticorruption avait déposé fin mai une plainte initiale auprès du parquet national financier (PNF) contre le bras droit d’Emmanuel Macron pour « prise illégale d’intérêt », « trafic d’influence » et « corruption passive » après des premières révélations du site d’information. Ces révélations avaient déclenché l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Anticor dénonçait alors la présence de M. Kohler comme représentant de l’Etat à partir de 2010 au conseil d’administration de STX France (chantiers navals de Saint-Nazaire), dont MSC était le principal client, sans faire état de ses liens familiaux avec l’armateur, dont il était devenu en octobre 2017 directeur financier de la filiale croisières.
Le PNF avait alors révélé enquêter sur les conditions dans lesquelles la commission de déontologie de la fonction publique avait donné son feu vert à ce départ dans le privé, après un premier refus en 2014.

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M. Kohler a voté en faveur d’une filiale de MSC
Dans sa nouvelle plainte, consultée par l’AFP, Anticor s’appuie sur des procès-verbaux du conseil de surveillance du Grand Port maritime du Havre (GPMH) où Alexis Kohler siégeait de 2010 à 2012, comme représentant de l’Agence des participations de l’Etat (APE) aux côtés du maire du Havre, l’actuel premier ministre Edouard Philippe.
Ces compte rendus de 2010 et 2011, publiés par Mediapart, révèlent que M. Kohler a pris la parole et voté en faveur de contrats à venir entre GPMH et Terminal Normandie MSC (TNMSC), filiale française de l’armateur italo-suisse et acteur majeur de l’extension considérable du port alors engagée.
Anticor souligne notamment que, le 30 septembre 2011, M. Kohler vote, « contre l’avis du commissaire du gouvernement », en faveur de l’extension de la présence de TNMSC dans le nouveau terminal « Port 2000 ».
Lien familial « dissimulé jusqu’à sa révélation par “Mediapart” »
« A défaut de preuve contraire – et notamment de la communication de sa déclaration d’intérêt dont il conviendrait d’obtenir communication », ce lien familial « a toujours été dissimulé par monsieur Alexis Kohler jusqu’à sa révélation par le journal Mediapart », concluent les avocats d’Anticor, Jean-Baptiste Soufron et Patrick Rizzo.
Plusieurs ex-membres du conseil de surveillance du port du Havre ont affirmé à Mediapart « qu’ils ignoraient tout de la situation familiale d’Alexis Kohler et qu’ils sont tombés des nues quand ils ont découvert très récemment ses liens avec MSC ». Le site d’information a annoncé avoir saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) pour obtenir la déclaration d’intérêts de M. Kohler lors de sa nomination au port du Havre. Interrogé par l’Agence France-Presse, l’Elysée n’a souhaité faire « aucun commentaire » compte tenu de l’enquête en cours.
Interrogé en mai par Mediapart, le numéro deux de l’Elysée a, lui, affirmé s’être « toujours déporté » quand il a eu à connaître comme haut fonctionnaire des dossiers concernant MSC. En juin, aux lendemains de la révélation de l’enquête du PNF, Emmanuel Macron avait loué la « probité exemplaire » de son secrétaire général.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Environ 60 000 contrats aidés ont été signés, soit moins d’un tiers des 200 000 budgétés pour l’année.
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Les contrats aidés de 2018 ont été sous-consommés au premier semestre

Environ 60 000 contrats aidés ont été signés, soit moins d’un tiers des 200 000 budgétés pour l’année.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 06h39
   





                        


Près d’un an après le tollé suscité par l’annonce gouvernementale de la baisse des contrats aidés, l’enveloppe de ceux de 2018 est loin d’être épuisée. Environ 60 000 contrats aidés ont été signés au premier semestre, soit moins d’un tiers des 200 000 budgétés pour l’année, selon des chiffres mis en ligne, mercredi 8 août, par la Dares (direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques).

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Le gouvernement a remodelé ces dispositifs d’insertion professionnelle en janvier, avec la mise en place des parcours emploi compétences (PEC). Leur base légale n’est pas modifiée, mais le ministère du travail a promis une plus grande rigueur dans la sélection des employeurs, pour s’assurer qu’ils puissent offrir un accompagnement et une formation aux bénéficiaires.
De janvier à juin, 52 060 PEC ont été signés en France, selon les données mises en ligne par le service des statistiques du ministère du travail. Si l’on y ajoute les anciens dispositifs (emplois d’avenir, CUI-CAE et CUI-CIE), près de 61 500 ont été signés pour la première moitié de l’année 2018. Cela ne représente que 30,7 % de l’ensemble des 200 000 nouveaux contrats aidés inscrits dans le budget pour 2018.

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« Un petit temps d’appropriation », selon Pénicaud
La ministre du travail, Muriel Pénicaud, avait admis, lors d’une audition à l’Assemblée nationale début juin, que le PEC avait « mis un petit temps d’appropriation », mais avait estimé qu’il était « maintenant bien approprié ». Selon elle, les prescriptions de contrats aidés, qui dépendent des préfets, étaient bien en ligne. Elle avait rappelé que 30 500 contrats étaient « réservés pour la rentrée scolaire pour l’accompagnement des élèves handicapés à l’école ».

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La ministre avait aussi indiqué que 15 000 contrats aidés avaient été transformés en aides au poste dans l’insertion par l’activité économique, une « fongibilité » permise par la création en janvier d’un fonds d’inclusion dans l’emploi mutualisant les moyens des deux dispositifs. Quelque 71 000 aides au poste avaient été budgétées pour 2018, mais le nombre d’aides effectivement consommées au premier semestre n’est pas encore disponible sur le site du ministère.

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En juin, Mme Pénicaud indiquait que 75 % des nouveaux contrats aidés avaient bénéficié aux « publics les plus éloignés de l’emploi », assurant que cette proportion était en hausse par rapport aux années précédentes, 43 % à des demandeurs d’emploi de très longue durée, 13 % à des résidents de quartiers « politique de la ville », 18 % à des travailleurs handicapés et 38 % à des seniors.
Le gouvernement a réduit la voilure en matière de contrats aidés, avec 200 000 nouveaux contrats budgétés pour 2018, après 320 000 en 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Les pilotes allemands, néerlandais, irlandais, suédois et belges de la compagnie aérienne à bas coût seront en grève vendredi 10 août. Ils demandent de meilleures conditions contractuelles et une hausse des salaires.
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Ryanair confrontée à une grève dans plusieurs pays

Les pilotes allemands, néerlandais, irlandais, suédois et belges de la compagnie aérienne à bas coût seront en grève vendredi 10 août. Ils demandent de meilleures conditions contractuelles et une hausse des salaires.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 14h01
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 19h35
   





                        



   


Après les pilotes basés en Irlande, Suède et Belgique, c’est au tour des Allemands et des Néerlandais de se joindre au mouvement de grève qui touchera, vendredi 10 août, Ryanair, la compagnie aérienne à bas coût. Plus de 250 vols au départ et à destination de l’Allemagne initialement prévus vendredi ont été annulés par la compagnie. Les grévistes souhaitent btenir de meilleures conditions contractuelles et une hausse des salaires.
« Nous ne voyons pas, chez Ryanair, la volonté de s’engager dans de réelles négociations salariales », a déclaré Martin Locher, président du syndicat Vereinigung Cockpit, qui « regrette les conséquences [de la grève] pour les passagers, les équipages en cabines, le personnel au sol ».
De son côté, le patron du marketing de Ryanair, Kenny Jacobs, a dit regretter une « décision (…) qui n’était pas nécessaire ». « Nos pilotes en Allemagne ont d’excellentes conditions de travail en Allemagne. Les salaires peuvent atteindre 190 000 euros par an (…) et ils ont reçu 20 % d’augmentation de salaire cette année », a-t-il poursuivi dans un communiqué.
Avant l’annonce des pilotes allemands, 146 des 2 400 vols prévus en Europe, vendredi, avaient déjà été annulés en raison des grèves. Au total, 55 000 passagers sont concernés, dont 42 000 pour l’Allemagne, selon la compagnie qui a promis aux voyageurs lésés un changement gratuit de réservation.
La compagnie avait déjà affronté fin juillet une grève de la part de son personnel de cabine en Espagne, Italie, Portugal et Belgique. Mais la grève de vendredi sera la première mobilisant des pilotes dans plusieurs pays.
Pilotes contractuels
Le malaise au sein du groupe a éclaté à la suite d’un sérieux problème de planning de pilotes en septembre 2017, qui a entraîné un grave conflit social et des annulations portant au total sur 20 000 vols dans les mois qui ont suivi. Cette crise a poussé Ryanair à négocier un virage à 180 degrés en entamant des négociations avec des syndicats dans plusieurs pays, alors que la compagnie avait toujours refusé de les reconnaître.
En Irlande, le conflit s’est envenimé depuis que Ryanair a annoncé la semaine dernière qu’elle allait transférer des avions de Dublin vers la Pologne, ce qui pourrait coûter leurs emplois à environ 300 personnes, dont 100 pilotes.

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Ces derniers reprochent à Ryanair sa politique agressive des salaires, l’utilisation de contrats de droit irlandais pour ses pilotes allemands, ainsi que le recours à des pilotes contractuels, pas employés directement par la compagnie.
« Nos revendications concernent des améliorations des conditions salariales, ainsi que de travail, a expliqué Martin Locher. Des améliorations ne sont pas possibles sans une augmentation des coûts du personnel, mais Ryanair a exclu toute hausse de ces dépenses. Parallèlement Ryanair n’a donné aucune indication sur les marges de manœuvre pour trouver une solution. Ryanair est donc totalement responsable de l’escalade. »
Selon le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui cite une étude d’il y a deux ans, les coûts du personnel chez Ryanair sont jusqu’à 50 % inférieurs à ceux des concurrents à bas coût Easyjet et Norwegian.

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