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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Trois alpinistes italiens étaient portés disparus dans le massif depuis trois jours.
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Alpinistes disparus dans le Mont-Blanc : un premier corps retrouvé, les autres localisés

Trois alpinistes italiens étaient portés disparus dans le massif depuis trois jours.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 18h34
   





                        



   


Le corps d’un des trois alpinistes italiens portés disparus dans le massif du Mont-Blanc depuis trois jours a été retrouvé vendredi 10 août, et ceux de ses compagnons ont été localisés, ont fait savoir les secours en montagne et la préfecture de Haute-Savoie.
Le corps a été identifié comme étant celui de Luca Lombardini par le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix, qui avait lancé un appel à témoins. « Les deux autres alpinistes ne peuvent pas être vivants. Ils sont probablement ensevelis sous des pierres et de la glace. Ils se trouvent probablement dans un carré de quelques dizaines de mètres » par rapport au premier corps, selon la même source. Mais les secours n’ont pas « de visuel pour l’instant » de ces deux alpinistes.

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« Il est vraisemblable qu’ils ont basculé ensemble »
La corde reliant les trois Italiens, qui plongeait dans l’amas de rochers, a été coupée pour récupérer le premier corps, a précisé la préfecture. Ce corps « a été retrouvé vers 13 heures au pied de l’aiguille Verte, côté Argentière. Les trois alpinistes évoluaient sur une arête à 3 400-3 500 mètres. Il est vraisemblable qu’ils ont dévissé et ont basculé ensemble », selon le PGHM.
Outre les gendarmes, une dizaine d’hommes, dont six secouristes Italiens du val d’Aoste, étaient partis à leur recherche dans le secteur de l’aiguille des Grands-Montets, assistés par un hélicoptère de la sécurité civile et par un drone. Les opérations de récupération des corps reprendront samedi 11 août au matin.
Partis mardi pour les Grands-Montets
Selon l’agence italienne ANSA, l’un des disparus, Alessandro Lombardini, 28 ans, est membre du secours alpin de la garde des finances de la ville frontalière de Bardonecchia. Il était accompagné de son frère Luca, dont cette sortie était le cadeau d’anniversaire, et de la fiancée de ce dernier.
Selon la Compagnie du Mont-Blanc, les trois disparus avaient pris la première benne mardi 7 août pour rejoindre le secteur des Grands-Montets, à 3 300 mètres d’altitude. Ne les voyant pas revenir, l’épouse de l’un d’eux avait alors alerté les secours italiens.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ L’agriculteur de 38 ans avait été arrêté en gare de Cannes en compagnie de demandeurs d’asile le 23 juillet 2017.
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Aide aux migrants : assouplissement du contrôle judiciaire de Cédric Herrou

L’agriculteur de 38 ans avait été arrêté en gare de Cannes en compagnie de demandeurs d’asile le 23 juillet 2017.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 18h30
   





                        



   


Le contrôle judiciaire du militant Cédric Herrou, devenu le symbole de l’aide aux migrants à la frontière franco-italienne, a été assoupli vendredi 10 août par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, selon son avocat. M. Herrou avait demandé la veille la levée de son contrôle judiciaire devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel, qui a siégé à huis clos.

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De nouveau le droit de voyager
Selon son avocat, Bruno Rebstock, l’obligation de se présenter tous les quinze jours à la gendarmerie est maintenue. En revanche, « Cédric Herrou récupère son passeport, peut quitter le territoire national en informant le juge d’instruction et peut librement fréquenter les gares et parvis », a précisé Me Rebstock, saluant une décision « encourageante ».
L’agriculteur âgé de 38 ans peut également aller en Italie, pays situé à proximité de son domicile, mais « uniquement pour raisons professionnelles », a souligné son avocat.
« Je suis soulagé personnellement, ma vie sera plus simple et cela signifie aussi que l’on ne me considère pas comme un délinquant ou quelqu’un de dangereux », a réagi auprès de l’AFP Cédric Herrou. Tout en ajoutant :
« On criminalise les personnes qui aident les migrants alors que nous sommes de simples citoyens qui réagissent aux défaillances des Etats sur le sujet. »
Le principe de fraternité reconnu par le Conseil constitutionnel
Cette seconde demande de M. Herrou de levée de son contrôle judiciaire s’est appuyée, selon sa défense, sur la décision du Conseil constitutionnel du 6 juillet dernier selon laquelle une aide désintéressée au « séjour irrégulier » des étrangers ne saurait être passible de poursuites, au nom du principe de fraternité.
Le contrôle judiciaire de Cédric Herrou est en place depuis le 23 juillet 2017, quand il avait été arrêté en gare de Cannes avec des demandeurs d’asile. « C’est un moyen de bloquer mes actions en fait, d’entraver ma liberté et non pas seulement de la contrôler. C’est un moyen de punir les gens avant de les avoir jugés », avait-il dénoncé jeudi.
Il s’élève également contre la présence de « 40 gendarmes mobiles sur [sa] propriété vingt-quatre heures sur vingt-quatre ». « Il y a un constat d’huissier. Ils sont restés sur ma propriété un mois et demi et on va porter plainte », a-t-il dit.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Pour l’historien, la suppression du terme controversé est une fausse bonne idée pour lutter contre le racisme.
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Pap Ndiaye : « Gommer le mot “race” de la Constitution française est un recul »


Par                                            Coumba Kane et 
                            Emile Costard




LE MONDE
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        Le 10.08.2018 à 16h03

     •
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        Mis à jour le 10.08.2018 à 16h43






Durée : 05:43 | 

Le 12 juillet, les députés français ont voté pour la suppression du mot « race » de la Constitution. L’article 1er stipulera désormais que la France « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de sexe, d’origine ou de religion » au lieu de « sans distinction d’origine, de race ou de religion ». Un vote symbolique mais qui risque « d’affaiblir le combat antiraciste » selon Pap Ndiaye, normalien et professeur d’histoire sociale à Sciences Po.


                

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Depuis 2003, quatre lois ont tenté de limiter les recours abusifs contre les permis de construire. En vain. Elles se heurtent au risque d’attenter au droit constitutionnel de les former.
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Permis de construire : la vaine lutte contre les recours abusifs

Depuis 2003, quatre lois ont tenté de limiter les recours abusifs contre les permis de construire. En vain. Elles se heurtent au risque d’attenter au droit constitutionnel de les former.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 11h54
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Les promoteurs n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer les recours abusifs contre les permis de construire et réclamer au gouvernement des mesures coercitives. A chaque conférence de presse, la présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers cite les 30 000 logements bloqués par ces procédures. Depuis 2003, pas moins de quatre lois ont tenté, sans succès, de limiter ces recours qui, pourtant, ne concernent qu’entre 1,2 % et 1,6 % de l’ensemble des permis délivrés, avec une géographie bien particulière toutefois puisqu’ils sont 13,2 % à Marseille et 7,5 % à Lyon. Les délais de traitement sont de vingt-trois mois, en moyenne, en première instance, puis seize à dix-huit mois en appel, selon le rapport, daté du 11 janvier, de la conseillère d’Etat, Christine Maugüé.
Dans le secret des cabinets d’avocats, les promoteurs acceptent par conséquent assez facilement de payer, exigent la confidentialité et se montrent bien timorés à l’idée de porter plainte en cas de procédure abusive, stimulant involontairement les requérants. « Ils n’ont en fait pas le choix car, en cas de recours, les banques ne débloquent pas les prêts », souligne l’avocate spécialiste du droit de l’urbanisme Hélène Cloëz, coauteure de l’ouvrage En finir avec les recours d’urbanisme abusifs (PC Editions, 64 p., 10 euros) dont la publication est soutenue par le réseau d’agences Orpi et deux grandes foncières, Gecina et la Société foncière lyonnaise. 
Inefficace
Toute la difficulté pour le législateur est d’endiguer les recours sans attenter au droit constitutionnel de les former et entraver l’action protectrice des vraies associations de défense de l’environnement. Ainsi, la loi du 18 juillet 2013 imposait d’enregistrer les transactions au service des impôts : « Ce dispositif a pour ambition d’identifier les requérants abusifs mais il n’a, en réalité, pas montré d’effet dissuasif », explique Hélène Cloëz.
Autre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Plusieurs internautes se sont plaints d’avoir retrouvé leur nom dans un fichier d’utilisateurs ayant activement tweeté sur l’affaire Benalla.
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Fichier de comptes Twitter actifs lors de l’affaire Benalla : la CNIL saisie

Plusieurs internautes se sont plaints d’avoir retrouvé leur nom dans un fichier d’utilisateurs ayant activement tweeté sur l’affaire Benalla.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 15h54
   





                        



   


La Commission nationale de l’informatique et libertés (CNIL), le gendarme français de la vie privée en ligne, a confirmé, jeudi 9 août, qu’elle allait instruire les plaintes qui lui avaient été transmises ces derniers jours à propos d’un fichier, constitué courant juillet, listant des comptes Twitter particulièrement actifs durant l’affaire Benalla. Ce fichier, compilé par une ONG belge, EU Disinfo Lab, avait servi de base à une étude, en juillet, analysant la diffusion des informations sur l’affaire Benalla.
L’étude en question concluait, entre autres, que des comptes militants, pour certains qualifiés de russophiles dans des extraits publiés avant la finalisation de l’étude, avaient largement contribué à la diffusion des informations. EU Disinfo Lab estimait également qu’une partie de ces comptes étaient probablement automatisés.

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Violation de la vie privée, voire « fichage politique »
La méthodologie de l’étude avait été contestée sur certains points par des militants et des médias, et EU Disinfo Lab a publié, cette semaine, les fichiers qui ont servi à la mener pour clarifier la manière dont elle a travaillé. Mais de nombreux internautes se sont agacés de découvrir leur compte Twitter dans le fichier, et ont saisi la CNIL pour ce qu’ils estiment être une violation de leur vie privée, voire un « fichage politique ». Depuis jeudi, des militants de La France insoumise affichent également, de manière ironique, un « numéro de matricule » dans leur profil Twitter ou en signature de leurs messages, correspondant à la ligne dans laquelle leur compte apparaît dans le fichier.
Le message de la CNIL ne préjuge pas d’une éventuelle sanction – l’instruction par la Commission est la procédure standard lorsqu’elle est saisie par des citoyens. Dans un message publié vendredi, EU Disinfo Lab précise que « la publication des données brutes de l’étude a été réalisée afin de répondre aux nombreuses demandes publiques de transparence », et que « l’étude publiée repose sur une base légale. Elle est fondée sur l’exercice du droit à la liberté d’information et du droit du public à l’information, ce qui constitue un intérêt légitime au regard du [règlement européen adopté cette année] RGPD et ne nécessite donc pas de recueillir le consentement des personnes concernées ». Les travaux de recherche disposent, en Europe, d’un certain nombre de dérogations à la réglementation sur la collecte de données personnelles.
Questions sur la publication du fichier
Pour certains spécialistes, dont l’association française de défense des libertés numériques La Quadrature du Net, c’est surtout la publication du fichier de données brutes qui pose problème, en vertu de l’article 6 du règlement européen : « Cette publication n’était nécessaire à la poursuite d’aucun objectif. Or, publier des données perso[nnelles] sans consentement est toujours illicite si ce n’est nécessaire à aucun objectif », analyse l’organisation. EU Disinfo Lab a, depuis, supprimé le fichier qu’il avait mis en ligne sur un service de partage de documents.
EU Disinfo Lab étant une organisation de droit belge, la CNIL a annoncé qu’elle coopérerait avec son homologue belge pour l’instruction des plaintes. Ce mécanisme de collaboration européenne est notamment prévu par le RGPD.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Baisse des dotations, montée en puissance des intercommunalités… Le nombre de maires ayant quitté leur fonction depuis 2014 est en forte hausse.
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Usés par la fonction, de plus en plus de « petits maires » jettent l’éponge

Baisse des dotations, montée en puissance des intercommunalités… Le nombre de maires ayant quitté leur fonction depuis 2014 est en forte hausse.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 12h47
   





                        


L’écharpe des « petits maires » est de plus en plus lourde à porter. « On se sent inutiles, il y a une désespérance face à l’arrogance de l’Etat », confie Philippe Rion, maire démissionnaire de Castillon (Alpes-Maritimes). Usés par leur fonction, ils sont de plus en plus nombreux à capituler à moins de deux ans de la fin de leur mandat.
Si la démission la plus fracassante fut sans nul doute celle du maire de Sevran (Seine-Saint-Denis), Stéphane Gatignon, en mars, qui dénonçait le « mépris de l’Etat pour les banlieues », les maires de petites villes, parfois au bord du burn-out, sont tout aussi nombreux à se décourager.

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Pêle-mêle, les premiers magistrats dénoncent la baisse des dotations publiques, la suppression de la taxe d’habitation, la baisse des contrats aidés, l’augmentation du périmètre de décision avec la montée en puissance des intercommunalités, ou encore l’arrogance de l’administration territoriale. Ils sont nombreux à faire part de leur sentiment d’être « étranglés, tant financièrement que matériellement ». D’où une vague de démissions inédite.
« L’impression de flouer ceux qui m’avaient élu »
Selon un calcul de l’Agence France-Presse, réalisé à partir du Répertoire national des élus (RNE) en tenant compte de l’effet du non-cumul des mandats, le nombre de maires ayant quitté leur fonction depuis 2014 est en hausse de 55 % par rapport à la précédente mandature. Ils seraient 500 selon une estimation de l’Association des maires de France (AMF), interrogée par Franceinfo ; 1 021 depuis les dernières élections municipales de 2014, selon l’analyse du RNE, exploitée par Le Figaro.
« Il y a des mois où je ne savais plus comment payer les employés », déplore Philippe Rion, qui a dû « tailler sur tout », y compris en « arrêtant les commémorations nationales », avant de finir par augmenter la taxe d’habitation. « Psychologiquement, c’est très dur, on essuie les reproches des uns et des autres, raconte-t-il à Franceinfo. J’avais l’impression de flouer ceux qui m’avaient élu. »

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« Les communes ne sont qu’une variable d’ajustement financière aux yeux de l’Etat », critique l’ancien maire dont le village de 380 habitants a enregistré une baisse de 50 % en cinq ans de sa dotation globale de fonctionnement (DGF), principale contribution financière de l’Etat aux collectivités. Selon l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales (OFGL), la DGF représentait 14,8 % des recettes de fonctionnement des communes en 2017, contre 21 % en 2013.
Malgré une légère hausse de son montant global en 2018, près de la moitié des communes ont vu leur dotation baisser cette année, selon l’AMF, qui a réclamé mi-juillet la création « en urgence » d’un fonds spécial pour les communes les plus en difficulté.
La suppression de la taxe d’habitation, qui représente 34 % des recettes fiscales des communes, et la forte baisse des contrats aidés, considérés comme une bouffée d’oxygène dans les campagnes, ont encore accru les mécontentements.

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Fusion dans des plus grosses intercommunalités
Mais c’est la refonte de la carte intercommunale en 2016, issue de la loi NOTRe, qui a suscité le plus de dissensions, les maires devant se plier à des fusions souvent coûteuses en temps et en énergie pour intégrer des intercommunalités de plus en plus grosses.

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« Il y a une concentration des pouvoirs au sein des intercommunalités et les maires ont le sentiment de devenir les exécutants de décisions prises ailleurs », analyse Luc Rouban, chercheur au Cevipof. « Ils se retrouvent noyés dans un ensemble d’élus et voient leur capacité d’imagination et d’impulsion encore plus limitée, avec l’impression d’un dessaisissement », abonde Emeric Bréhier, de la Fondation Jean-Jaurès.
Gilbert Parmentier, maire démissionnaire des Aulneaux (Sarthe), a vu passer le périmètre de la communauté de communes à laquelle il appartient de 13 000 à 29 000 habitants et de 43 à 78 représentants.

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« C’est très usant, ça fait des réunions à rallonge, et les maires des petites communes sont souvent tournés en dérision quand ils prennent la parole face à des élus dont la politique est le métier », assure cet ancien instituteur, pourtant « dans les conseils municipaux depuis trente ans ».
« Demain, il ne restera plus au maire que le privilège de l’état civil et de l’écharpe », regrette André Laignel, vice-président délégué de l’AMF, pour qui « l’affaiblissement, voire la disparition des communes » constitue « un recul de la démocratie et du vivre-ensemble ».
Mission complexe et indemnités dérisoires
Parallèlement, la mission du premier édile n’a cessé de se complexifier, avec « beaucoup de travail administratif et d’assistance sociale, et des indemnités très basses dans les petites communes », constate Luc Rouban.
En effet, moins la commune est peuplée, plus le montant de l’indemnité perçue par le maire sera faible. Ainsi, celui d’une commune de moins de 500 habitants – ainsi la majorité des communes françaises – ne peut pas toucher plus de 17 % de l’indice de référence, soit 658,01 euros. La rémunération double ensuite dans les communes de 500 à 999 habitants, et passe à 1 664,38 euros dans la fourchette supérieure (1 000 à 3 499 habitants).
Dans un communiqué justifiant sa démission en juin, la maire de Guérande (Loire-Atlantique), Stéphanie Phan Thanh, explique s’être engagée parfois « au-delà de [ses] forces » et « souvent au détriment de [sa] famille » dans un mandat qui nécessite de « s’investir à 200 % ».
Face à cette situation, les associations réclament un véritable statut de l’élu, avec une augmentation des indemnités, un retour à la vie professionnelle facilité et une révision des conditions dans lesquelles la responsabilité pénale des maires peut être engagée.

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« A la limite du burn-out »
Du côté des administrés, les exigences n’ont pas diminué, au contraire. « Si un trottoir est un peu défoncé, il faudrait que le lendemain ce soit réparé », se plaint Claude Descamps, maire démissionnaire de Prayssac (Lot). « Les gens veulent régulièrement vous faire des procès », poursuit-il, ajoutant avoir été « à la limite du burn-out ». L’ancien édile a présenté sa démission au préfet après que son médecin lui a dit : « Arrête tes conneries ou tu risques de mourir. »
Selon le baromètre 2018 du Cevipof, la confiance des Français envers leur maire a baissé de neuf points en un an. « Le niveau d’attente augmente d’autant plus qu’il y a un report de problèmes nationaux sur le local, comme la disparition des services publics », observe M. Rouban.

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Inquiétude d’une disparition de la fonction
Tous s’inquiètent de plus en plus ouvertement de la disparition de la fonction, ou du moins de sa réduction « à l’état civil » et aux affaires « de voisinage ». « Je ne sais pas si la finalité ce n’est pas d’user les maires, de dégoûter tout le monde pour faciliter la disparition des communes », s’inquiète auprès de Franceinfo, Vanik Berberian, maire de Gargilesse-Dampierre (Indre) et président de l’AMRF.

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Ce dernier estime que « l’aristocratie de la haute administration » a du mal à saisir le quotidien des maires. Au moment de sa prise de parole devant Edouard Philippe lors de la Conférence nationale des territoires, il se souvient d’ailleurs n’avoir pu s’empêcher de sourire en pensant à ce qu’il était en train de faire la veille, raconte-t-il à Franceinfo : « Le premier ministre devait être à mille lieues d’imaginer que je débloquais une jeune fille coincée dans les toilettes publiques ! », s’amuse-t-il. Et Philippe Rion d’abonder : « Je n’ai pas fait l’ENA, mais je sais gérer une commune ! »

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Déjà, lors des dernières élections municipales de 2014, certaines villes avaient peiné à trouver des volontaires. Sans pour autant régler le problème de fond : « Des candidats se sont présentés pour dépanner, en prévenant dès le départ qu’il ne fallait pas compter sur eux pour s’investir », raconte le président des maires ruraux. Une situation qui risque de ne pas s’améliorer lors des prochaines élections municipales, en 2020, où l’AMRF craint déjà un déficit de candidats.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le monde bouge, la bienséance avec. Tout l’été, « M » dispense ses règles du savoir-vivre au XXIe siècle. Cette semaine, vade-mecum des faux pas à éviter au bureau comme en coworking.
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Ne jamais dire « commencez la réunion sans moi » : petit guide des bonnes manières au travail


                      Le monde bouge, la bienséance avec. Tout l’été, « M » dispense ses règles du savoir-vivre au XXIe siècle. Cette semaine, vade-mecum des faux pas à éviter au bureau comme en coworking.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 10h11
    |

                            Guillemette Faure








                              

                        

Une étude américaine nous apprend que 88 % des cartes de visite données sont jetées dans la semaine suivant leur distribution. Voilà une raison de plus de s’interroger sur leur utilité. Quel intérêt y a-t-il à laisser sa carte à l’heure des échanges de contacts électroniques ? On fera remarquer aux sceptiques que parmi ceux qui se posent la question, certains portent encore des montres pour avoir l’heure. La carte de visite ne sert pas à donner vos coordonnées, mais à dire à vos interlocuteurs que vous êtes quelqu’un qui mérite qu’on lui imprime des cartes de visite – en plus de mériter de porter une montre.
Comment savoir où s’arrête la modernité et où commence l’incorrection ?
La question des cartes de visite, dont la Baronne Staffe faisait une priorité quel que soit le coût (« on doit autant qu’on peut dissimuler sa pauvreté »), fait partie des sujets brûlants à l’ère du nomadisme et du télétravail. Hors les cartes de visite, les couloirs qu’affectionnent ceux qui ne veulent – ou ne peuvent, merci l’open space – pas téléphoner assis et les réunions restent l’apanage des gens qui possèdent un bureau. Il est de bon ton d’en profiter tout en le déplorant ouvertement. Convié à une réunion, on ne répond pas « commencez sans moi », car cela sous-entend que vous auriez mérité d’être attendu et que ce qui s’y dira n’a aucun intérêt.

En revanche, comme l’a établi Elon Musk, « il n’est pas impoli de partir, il est impoli de faire rester quelqu’un et de lui faire perdre son temps ». Notons que le « meeting-bashing » reste la signature de patrons qui passent leur temps dans des avions parce qu’ils savent que les réunions virtuelles ne remplacent pas celles autour de tables en dur. Evidemment, il faut bien choisir le moment de faire sa sortie. Garder des bonnes manières au travail est compliqué depuis que la disruption est devenue une vertu. Comment savoir où s’arrête la modernité et où commence l’incorrection ?
On...



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Comment un petit escroc a berné des géants de l’immobilier

Multipliant les recours contre les permis de construire, Pierre-Alain Wanten avait soutiré 1,6 million d’euros à onze promoteurs. Il vient d’être condamné.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 13h15
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Pour qui doutait de l’utilité des grands salons professionnels, voilà la preuve : c’est lors d’un cocktail au Marché international des professionnels de l’immobilier, en mars 2017 à Cannes, que plusieurs grands promoteurs et dirigeants de sociétés foncières se sont rendu compte qu’ils étaient tous la cible d’un seul et même empêcheur de construire en rond. Un certain Pierre-Alain Wanten a en effet formé, entre 2015 et 2017, plus de 70 recours gracieux ou contentieux contestant la légalité des permis de construire de grands projets de bureaux, commerces ou hôtels, tous situés à Paris.
Un tel recours c’est, pour le promoteur, la perspective de mois perdus en procédure devant le tribunal administratif – deux ans, en moyenne –, même s’il sort gagnant, et du gel de projets aux enjeux financiers considérables. Un risque qu’a su exploiter M. Wanten. Il propose très vite, au cours d’une négociation privée, de retirer sa requête contre un dédommagement sous des formes diverses, facture de prestation de services plus ou moins rendus, ou versements pouvant aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros. Peu importe le motif fondant ses requêtes, puisqu’il ne sera jamais tranché par un juge.

Après une belle carrière dans l’assurance, l’ancien cadre de 54 ans est, depuis 2006, à la tête d’une société de conseil en épargne salariale au chiffre d’affaires confidentiel. Il agit soit en son nom propre, quand il est voisin du futur chantier, ce qui était le cas dans deux dossiers, ou en celui de l’association Paris urbanisme responsable et écologique (Apure). Créée en 2015, elle a pour but de préserver le patrimoine architectural de Paris ; elle est présidée par lui, est domiciliée chez lui, et administrée par quelques amis, parfois à leur insu.
Un coup d’arrêt a été porté à ce business lucratif le 4 juillet
En deux ans, M. Wanten et son association ont ainsi signé, avec de grands noms de l’immobilier – dont Altarea, Emerige, Pitch Promotion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Les vacances d’été et les fêtes de fin d’année sont les périodes les plus à risque. Les cambriolages ont augmenté de 37 % en France en 12 ans, mais leur nombre stagne depuis 2012.
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Les cambriolages plus fréquents en été et en fin d’année

Les vacances d’été et les fêtes de fin d’année sont les périodes les plus à risque. Les cambriolages ont augmenté de 37 % en France en 12 ans, mais leur nombre stagne depuis 2012.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 18h38
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 10h23
    |

                            Thibaut Faussabry








                        



   


Chaque départ en vacances fait apparaître la peur de voir son logement cambriolé. Ces dix dernières années, le nombre de cambriolages enregistrés par les services de police et de gendarmerie a progressé quasiment chaque année. Les malfrats ciblent en priorité les vacances d’été et les fêtes de fin d’année, profitant des départs en vacances pour passer à l’acte.
Qu’est-ce qu’un cambriolage ?
D’après le site institutionnel Service-public.fr, le vol désigne « l’appropriation d’une chose appartenant à autrui contre sa volonté, un délit passible de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende ». Le vol est requalifié en cambriolage dès lors qu’il est commis avec une effraction, à l’aide d’une ruse ou de l’escalade de l’enceinte (que ce soit un local d’habitation ou un entrepôt) et peut être puni jusqu’à « sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende », d’après l’article 311-5 du code pénal.
Les résidences principales les plus visées
D’après les données fournies par le ministère de l’intérieur, sur l’ensemble des cambriolages enregistrés par les services de police et de gendarmerie en 2017, 59 % concernent des résidences principales. Le reste se partage entre les cambriolages de résidences secondaires, de locaux d’entreprises et d’autres locaux comme les écoles, les hôpitaux ou les musées, par exemple.
Les chiffres publiés par le ministère de l’intérieur rassemblent seulement les cambriolages enregistrés par la police et la gendarmerie. Le nombre réel de cambriolages en France est en réalité bien plus élevé. D’après un rapport de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) paru en 2017, seulement « 55 % des victimes d’un cambriolage ou d’une tentative de cambriolage portent plainte auprès de la police ou de la gendarmerie ».


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Les cambriolages de résidences principales ont augmenté de 37% en 12 ans
Evolution annuelle du nombre de cambriolages enregistrés par les services de police et de gendarmerie en France entre 2005 et 2017.

Source : Ministère de l'intérieur



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Plus de cambriolages au cours des mois d’été et en fin d’année
En 2017, 27 % des cambriolages enregistrés par la police et la gendarmerie, concernant des résidences principales, se sont déroulés au cours des mois de juillet, août et décembre. Les mois d’été sont souvent synonymes de départ en vacances loin de chez soi pour plusieurs jours voire plusieurs semaines. Les malfrats peuvent alors repérer les signes extérieurs indiquant une absence prolongée (accumulation de courrier, volets fermés, etc.) qui leur permettra en cas d’intrusion de disposer de temps pour fouiller l’habitation à la recherche de biens de valeurs.
L’hiver, les cambrioleurs profitent des périodes d’obscurité plus longues pour repérer facilement les logements non éclairés, y entrer et dérober des objets. Cependant, des cambriolages sont aussi commis en présence de l’habitant. Selon le rapport de l’ONDRP, une personne était présente au domicile dans 30 % des cas de cambriolages de résidence principale recensés en 2016.


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Une augmentation du nombre de cambriolages d'habitations principales en août et en décembre 
Evolution mensuelle du nombre de cambriolages enregistrés par les services de police et de gendarmerie en France entre 2015 et 2018.

Source : Ministère de l'intérieur



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Argent, bijoux, matériel hi-fi et informatique sont les objets les plus volés
D’après une étude menée par l’ONDRP parue en 2016, les bijoux restent les biens les plus volés lors des cambriolages. Selon l’estimation mentionnée dans l’étude, les vols de bijoux « concernent 54 % des vols commis au cours de cambriolages déclarés entre 2013 et 2015 ». Suivent dans l’ordre : le matériel hi-fi, photo et vidéo (31 %), l’argent (29 %) et le matériel informatique (29 %).
Plusieurs solutions existent pour dissuader d’éventuels voleurs de commettre un cambriolage. Au quotidien, il est recommandé d’installer une alarme. D’après une publication de l’ONDRP, elle diminue le risque d’effraction de 34 % pour les maisons et de 47 % pour les appartements. Avant de partir en vacances, le ministère de l’intérieur conseille « d’informer son entourage et de créer l’illusion d’une présence, en faisant relever son courrier ou à l’aide d’un programmateur pour la lumière, la télévision ou la radio ». Il est également possible, dans le cadre de l’« opération tranquillité vacances », de signaler son départ au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie la plus proche pour s’assurer de patrouilles autour de son logement durant la durée d’absence.

Le cambriolage violent ou home jacking
Les cambriolages violents en présence des habitants, également appelés home jackings, sont beaucoup moins nombreux que les cambriolages commis à l’intérieur d’un logement vide. Ces cambriolages parfois très brutaux ont très peu progressé ces douze dernières années. S’Ils sont le plus souvent menés sans arme, ils sont très traumatisants pour les victimes. Les malfrats n’hésitent pas à menacer et à frapper les habitants pour se faire communiquer l’emplacement d’objets de valeur ou d’argent liquide. 3 400 home jackings ont été enregistrés par les servies de police et gendarmerie en 2017.






                            


                        

                        


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Tariq Ramadan maintenu en détention provisoire

La justice a confirmé le rejet d’une deuxième demande de mise en liberté de l’intellectuel suisse, en détention provisoire depuis six mois pour des accusations de viols, qu’il conteste.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 15h03
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 06h33
   





                        



   


Nouveau camouflet pour Tariq Ramadan. La cour d’appel de Paris a confirmé, mercredi 8 août, le rejet d’une deuxième demande de mise en liberté de l’intellectuel et islamologue suisse, en détention provisoire depuis six mois pour des accusations de viols, qu’il conteste vigoureusement, selon une source judiciaire ainsi que son avocat.
Tariq Ramadan, 55 ans, est incarcéré depuis sa mise en examen le 2 février pour le viol présumé de deux femmes, dont les accusations ont fait chuter cette figure populaire et controversée de l’islam en Europe.
Après le rejet en mai d’une première requête, sa défense avait déposé cette nouvelle demande le 19 juillet, dans la foulée d’une confrontation avec sa première accusatrice, Henda Ayari, dont le témoignage sur le lieu et la date du viol présumé a été mis à mal par les investigations.

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          Affaire Tariq Ramadan : la version d’Henda Ayari remise en cause par les enquêteurs



A l’appui de sa demande, la défense de Tariq Ramadan avait invoqué de nouveau son état de santé – il souffre d’une sclérose en plaques dont le traitement a été jugé compatible avec son incarcération à Fresnes (Val-de-Marne) – et pointé du doigt les « incohérences » et « invraisemblances » des plaignantes.
La défense proposait, outre la remise de son passeport suisse et une résidence sous contrôle judiciaire en région parisienne, de verser une caution de 300 000 euros.
Report de confrontation au 18 septembre
Fin juillet, les trois juges d’instruction chargés de l’enquête puis le juge des libertés et de la détention avaient rejeté cette demande, et la défense de Tariq Ramadan avait formé un recours, examiné mercredi par la chambre de l’instruction à huis clos et en l’absence de l’intellectuel.
Pour justifier leur décision, les juges ont notamment invoqué le report au 18 septembre d’une confrontation prévue initialement le 18 juillet entre Tariq Ramadan et sa deuxième accusatrice, surnommée « Christelle », en raison de l’état de santé de cette dernière.

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          Ce que Tariq Ramadan a dit devant les juges



« Les juges ont refusé cette mise en liberté au motif de la défaillance opportune de la partie civile, qui agit délibérément pour maintenir artificiellement un motif de détention », a réagi Me Emmanuel Marsigny, avocat de l’islamologue. « Rendez-vous le 18 septembre, sauf si la partie civile se dérobe encore », a-t-il poursuivi.
Plainte d’une troisième femme
Une première confrontation avait eu lieu le 1er février devant les policiers lors de la garde à vue de Tariq Ramadan. Une troisième femme, en France, a, elle aussi, porté plainte contre Tariq Ramadan pour viols. Dans ce volet, l’intellectuel est pour le moment placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté et les investigations se poursuivent.
Le théologien, qui nie toute agression, a reconnu avoir eu une relation extraconjugale avec cette dernière, ancienne escort-girl et protagoniste du procès pour proxénétisme de l’hôtel Carlton aux côtés de l’ancien directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

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          Accusations de viols et d’agressions sexuelles : les multiples « affaires Tariq Ramadan »



En garde à vue, l’islamologue a reconnu avoir rencontré Henda Ayari et « Christelle » en public, une seule fois chacune, mais a nié tout rapport sexuel avec elles. En Suisse, une quatrième femme a déposé plainte pour viol contre lui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Le rejet de ce texte, pourtant approuvé par la Chambre des députés en juin, met fin aux espoirs des organisations féministes.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ De nombreux sites relaient des intox autour de la loi contre les violences sexistes et sexuelles, jugée décevante par les associations car elle contient trop peu d’avancées.
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Non, la loi Schiappa n’a pas « légalisé la pédophilie » ni assoupli les règles de consentement

De nombreux sites relaient des intox autour de la loi contre les violences sexistes et sexuelles, jugée décevante par les associations car elle contient trop peu d’avancées.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 14h38
    |

            Samuel Laurent et 
Anne-Aël Durand








                        


« Légalisation de la pédophilie », « victoire de la pédo-criminalité », « il n’y a désormais plus d’âge pour le consentement »… Depuis la promulgation de la loi contre les violences sexistes et sexuelles, le 3 août, circulent sur les réseaux sociaux des rumeurs, alimentées par quelques sites d’extrême droite comme Réseau Libre ou La Gauche m’a tuer (qui nous apparaissent tous deux comme très peu fiables dans le Décodex), mais aussi par une campagne de vidéos sur YouTube. Elles ont été reprises par quelques personnalités d’extrême droite, comme le conseiller régional RN Olivier Monteil, par exemple, qui affirme que « Schiappa valide la pédophilie ».
En cause, un article très mal compris, relatif à la notion de consentement pour les mineurs, et de multiples réécritures du projet de loi.
Pourquoi c’est faux
Quelle situation avant la loi ?
La France, contrairement à d’autres pays, ne dispose pas d’une loi consacrée spécifiquement à la pédophilie. Juridiquement, elle sera qualifiée, selon les circonstances, de viol ou d’atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans.
Et c’est ici qu’intervient cette notion de consentement : l’article 227-25 du code pénal punit de cinq ans de prison le fait « par un majeur, d’exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de 15 ans ». C’est l’atteinte sexuelle sur mineur qui est donc un délit. C’est aussi cet article de loi qui fixe, de fait la majorité sexuelle, même si cette notion n’existe pas, à 15 ans.
Un viol sur mineur, qui est un crime, est puni bien plus lourdement par la loi. Mais pour qu’il soit reconnu, il faut prouver qu’il y a eu « violence, contrainte, menace ou surprise », et ce même pour un enfant de moins de 15 ans. Il n’y avait pas, avant la loi Schiappa, de « présomption de non-consentement » qui rendrait automatique la qualification de viol pour un mineur au-dessous d’un certain âge. C’est précisément ce point qui était très attendu par les associations de protection de l’enfance.

        Lire aussi :
         

                Consentement des mineurs et rapports sexuels : ce que dit la loi



Contrairement à ce qu’on peut lire sur divers sites souvent peu fiables, ce n’est donc pas la loi Schiappa qui a introduit la nécessité de prouver qu’un mineur n’est pas consentant à un acte sexuel : c’était le cas avant ce texte, qui avait justement pour ambition d’introduire une présomption de non-consentement.
Comment le projet de loi a-t-il évolué ?
La question du consentement des mineurs a été soulevée après deux décisions de justice qui ont choqué l’opinion publique : un homme poursuivi pour le viol d’une fille de 11 ans a été acquitté par la cour d’assises de Seine-et-Marne en novembre 2017, et une autre plainte pour viol sur une autre fillette de 11 ans a été requalifiée en « atteinte sexuelle » par le parquet de Pontoise (Val-d’Oise), en avril 2017.
Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a alors proposé d’« inscrire clairement dans la loi qu’en deçà d’un certain âge – qui reste à définir – il n’y a pas de débat sur le fait de savoir si l’enfant est ou non consentant ».
Cette annonce a été bien accueillie et a déplacé le débat sur cet âge : valait-il mieux le fixer à 13 ans ou 15 ans ? Avant la présentation du texte, Marlène Schiappa annonce que « le gouvernement va proposer l’âge de 15 ans ».
Le Conseil d’Etat opposé à la présomption de non-consentement
Pourtant, lorsqu’il arrive devant les députés en mai, le projet de loi ne contient plus la présomption de non-consentement des mineurs de 15 ans. Le Conseil d’Etat a, en effet, mis en garde contre le risque que cet article soit contraire à la Constitution et finisse par être censuré par le Conseil constitutionnel.
Il cite par exemple le cas de deux mineurs, de 14 ans et 17 ans, ayant une relation consentie : lorsque le plus âgé atteint ses 18 ans, leur relation deviendrait automatiquement un viol sur mineur. Autre écueil : le même comportement pourrait être passible soit d’atteinte sexuelle (cinq ans de prison) soit de viol (vingt ans), or, c’est incohérent d’avoir dans le code pénal des sanctions aussi différentes pour les mêmes faits.

        Lire aussi :
         

                Le débat piégé sur l’âge du consentement à une relation sexuelle avec un adulte



Pour renforcer la protection des mineurs, le projet de loi introduit alors dans son article 2 une circonstance aggravante de pénétration et d’atteinte sexuelle, passible de dix ans de prison au lieu de cinq. Mais les associations s’insurgent, estimant que le viol est rétrogradé au rang de simple délit et non plus de crime.

        Lire aussi :
         

                Comprendre la polémique autour de l’article 2 du projet de loi sur les violences sexuelles et sexistes



Le gouvernement rétropédale alors une seconde fois en renonçant à cette mesure controversée, qui disparaît donc de la version finale du texte adoptée par les députés et sénateurs.
Une loi qui n’« encourage » en rien la pédophilie
La loi promulguée le 3 août ne contient donc plus de présomption de non-consentement, et se contente d’une formulation plus vague : « Lorsque les faits sont commis sur la personne d’un mineur de 15 ans, la contrainte morale ou la surprise sont caractérisées par l’abus de la vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes. » Et pour tous les mineurs, y compris de 15 ans à 18 ans, « la contrainte morale ou la surprise peuvent résulter de la différence d’âge existant entre la victime et l’auteur des faits ».
Les associations de protection de l’enfance, « indignées », ont estimé que le gouvernement avait « trahi une promesse » de durcissement de la loi. Mais, en aucun cas, le texte actuel ne peut être considéré comme moins protecteur que la situation antérieure. Il est donc complètement faux de dire que la législation a été assouplie et encore davantage d’insinuer que le gouvernement aurait encouragé ou légalisé la pédophilie.

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Droit à l’avortement en Argentine : « Ce vote est une honte. Les sénateurs n’ont rien compris »

Les sénateurs argentins se sont prononcés, jeudi matin, contre la légalisation de l’IVG, mais le camp prochoix se félicite d’avoir fait avancer sa cause.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 06h28
    |

            Angeline Montoya et 
Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante)








                        



Le Sénat argentin a raté le rendez-vous avec l’Histoire. Cette fois, la pression de la rue n’aura pas suffi. Malgré les centaines de personnes (2 millions, selon les organisatrices) bravant la pluie et le froid dans Buenos Aires, malgré, également, la pression internationale, seuls 31 sénateurs ont voté pour la légalisation de l’avortement, aux premières heures du jeudi 9 août, et 38 ont voté contre. « Il faut plutôt dire qu’ils ont voté pour l’avortement clandestin, fustigeait l’actrice Alejandra Flechner, en marge d’une conférence de presse de l’Association des actrices argentines, qui se sont beaucoup mobilisées pour le projet. Ce vote est une honte. Les sénateurs n’ont rien compris, ils ont méprisé deux millions de personnes dans la rue, mais le coût politique sera énorme pour eux. » Des incidents mineurs ont éclaté à la fin du rassemblement, vers 3 heures du matin, et huit personnes ont été arrêtées.

   


Punir ces « dinosaures » lors des prochaines élections d’octobre 2019, tel était le mot d’ordre chez les militantes prochoix après le vote des sénateurs, jeudi matin, faisant suite à seize heures de débats. « Cette journée a rendu évident le hiatus entre le Sénat, réactionnaire, et la population, qui est majoritairement acquise à la légalisation de l’avortement, soutient la journaliste Ximena Schinca. La différence entre la mobilisation dans la rue et ce qui s’est dit dans l’hémicycle est flagrante. »
Une des dernières oratrices a été l’ancienne présidente Cristina Kirchner (2007-2015), qui s’est toujours dit opposée à la légalisation de l’avortement, mais a voté pour. Pendant ses deux mandats, le projet a été présenté six fois, en vain. Elle a attribué son changement aux « milliers de jeunes filles qui sont sorties dans la rue ». 
« Dépénalisation sociale »
Le texte de loi qui prévoyait le libre recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) jusqu’à la quatorzième semaine de gestation, a par ailleurs mis en évidence des divisions au sein de la coalition au pouvoir, après le vote historique des députés en faveur de la loi le 14 juin.
Mais les militantes de la Campagne nationale pour le droit à l’avortement, ce collectif de 500 ONG à l’origine du projet de loi, ne s’avouent pas vaincues. « Cela fait treize ans que la Campagne existe, et nous n’avions jamais réussi à aller aussi loin, explique une de ses membres, Martha Rosenberg. Nous avons déjà obtenu une chose : la dépénalisation sociale de l’avortement, la majorité des Argentins sont pour, et ce n’est qu’une question de temps à présent, pour que notre projet soit voté. »

        Lire aussi :
         

                La Cour suprême brésilienne se saisit du débat sur l’IVG



« Aujourd’hui, ce n’est pas une défaite, c’est un triomphe monumental, a semblé lui répondre le sénateur de Buenos Aires Pino Solanas. Personne ne pourra arrêter la marée de la nouvelle génération ! » La jeunesse s’est en effet particulièrement mobilisée ces derniers mois pour le droit à l’IVG. Une jeunesse qui, aujourd’hui, se presse pour prendre des selfies avec les référentes historiques de la Campagne nationale, comme Martha Rosenberg, 81 ans, ou Nelly Minyersky, 89 ans. Cette psychanalyste et cette avocate sont deux des auteures du projet de loi en discussion au Sénat. Pour Mme Minyersky, « la Campagne est devenue le symbole de la démocratie ».

   


La journée de mercredi a montré, encore une fois, la division de la société argentine sur l’avortement, dont la pratique clandestine fait une quarantaine de mortes par an. La place du Congrès était coupée en deux, à l’image du pays. Moins nombreux que les prochoix, ils étaient tout de même des centaines de milliers à répondre à l’appel commun des églises catholique et évangéliques, qui avaient été plutôt discrètes jusqu’au vote à la Chambre des députés. Dès l’après-midi, le ton était à la victoire. « Cette loi infanticide ne passera pas, grâce à Dieu !, se réjouissait Gladys, 60 ans. Si les femmes ne veulent pas d’enfants, elles n’ont qu’à se faire une hystérectomie. Une femme qui n’a pas d’enfants n’est pas une vraie femme. »
Un chapelet sur le Congrès
Symbole de la victoire de l’Eglise : avant même le vote des sénateurs, une messe a été célébrée en grande pompe dans la cathédrale de Buenos Aires, réunissant des milliers de « provida ». Des slogans dénonçant la « complicité » de l’Eglise catholique avec la dictature militaire (1976-1983) ont cependant fusé dans le camp des foulards verts, symbole du droit à l’IVG, quand un chapelet géant est soudain apparu, flottant dans le ciel, au-dessus du Congrès. « L’Eglise ne s’émouvait pas quand la dictature torturait une femme enceinte », affirmait le panneau d’un jeune manifestant.
La loi fixe un délai d’un an après un rejet pour qu’un nouveau projet soit réexaminé par le Parlement. Reste à savoir si les partis politiques seront prêts à faire de l’IVG un des thèmes de leur campagne électorale.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Une marche blanche a rassemblé près de mille personnes, mercredi, en hommage à ce jeune homme tué fin juillet à la sortie d’une discothèque.
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Adrien Perez, nouvelle victime de la « culture de la violence » à Grenoble

Une marche blanche a rassemblé près de mille personnes, mercredi, en hommage à ce jeune homme tué fin juillet à la sortie d’une discothèque.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 07h36
    |

            Henri Seckel (Grenoble, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Voilà deux ans qu’Adrien Perez vivait et travaillait en région lyonnaise, et revenait tous les week-ends ou presque à Grenoble, sa ville, celle de sa jeunesse, de sa famille, de ses amis. Avec plusieurs d’entre eux, samedi 28 juillet, ce jeune homme jovial et sans histoires qui ne fréquentait pas particulièrement les boîtes de nuit est allé fêter ses 26 ans au Phœnix, situé à Meylan, commune voisine.
Peu avant 5 h 30 du matin, ils attendaient le taxi du retour, à quelques dizaines de mètres de la discothèque, lorsque trois garçons âgés de 19 et 20 ans se sont dirigés vers eux. Un peu plus tôt, un début d’altercation les avait opposés à l’intérieur de l’établissement : une amie d’Adrien Perez avait été la cible de propos déplacés. Les videurs avaient retenu les trois jeunes garçons – habitués du lieu, où ils entraient sans payer –, le temps que la pression retombe et qu’Adrien et ses amis s’en aillent. Mais le taxi n’est pas arrivé.
Nouveau face-à-face, un échange de mots, puis une explosion de violence, sidérante. Adrien Perez, à l’écart dans un premier temps, vite venu en aide à un couple d’amis roués de coups, l’est à son tour, au visage, à la poitrine. Il s’écroule, inerte. Quand les trois jeunes gens s’en vont, il est déjà mort : un coup de couteau l’a touché au cœur. La scène a duré une minute.
Les images de vidéosurveillance ont permis d’identifier les trois suspects : Younes et Yanis El Habib, deux frères habitant le quartier Teisseire, secteur difficile de Grenoble, et un de leurs amis ; l’un a été arrêté le jour même, les deux autres se sont livrés aux gendarmes. Les deux frères ont été écroués, leur ami laissé libre sous contrôle judiciaire, décision dont le parquet de Grenoble a fait appel. Tous trois sont mis en examen pour homicide volontaire, tentative d’homicide et violences volontaires – dans la bagarre, une autre victime, poumon perforé, a échappé au pire. L’enquête doit déterminer lequel des trois a porté le coup mortel...




                        

                        


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Porte de La Chapelle, au carrefour de la détresse

Dans ce quartier de Paris où se croisent migrants et toxicomanes, la situation se dégrade de jour en jour. « Les migrants sont à bout », estime une bénévole.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 12h09
    |

                            Clara Tran








                        



   


Mercredi 8 août, sous le pont qui traverse le boulevard Ney à Paris. Il est un peu plus de 9 heures. Souleymane, un Sénégalais qui « parle un peu arabe », s’improvise traducteur entre un jeune migrant en détresse, qu’il a trouvé à 5 heures du matin allongé sur le terre-plein central de ce boulevard du 18e arrondissement, et les forces de l’ordre. « Il était mal, il avait froid. Depuis hier, il n’a rien mangé. Il n’a plus d’appétit, il ne boit plus », explique le jeune homme arrivé ici depuis plusieurs semaines par la Libye. Dans l’attente des secours, un policier traverse le boulevard au pas de course.
Sur le trottoir d’en face, des bénévoles d’Aurore, une association mandatée par la Mairie de Paris dans l’urgence fin juillet, lui tendent un bidon d’eau. Depuis le mois d’août, ils distribuent chaque jour aux migrants des petits déjeuners. Ce matin-là, en l’espace de deux heures et demie, ils distribuent 900 repas. « C’est plus que prévu, constate Lamine, l’un des responsables de l’association. On ne peut pas les laisser sans rien. Mais on est obligé d’empiéter sur les stocks et ça veut dire qu’on en aura moins pour les prochains jours. » Au menu : du café, des gâteaux, une compote et un carré de chocolat.

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                L’Espagne devient la première porte d’accès des migrants en Europe



« C’est une collation de maternelle, pas un vrai repas », estime Sarah, une riveraine, très investie au sein du collectif Solidarité migrants Wilson. Après vingt mois de distribution quotidienne de petits déjeuners, le collectif a décidé d’interrompre son action, fin juillet. Dans l’espoir de faire évoluer la situation et de revenir sur place à la rentrée : « C’était devenu impossible, explique Sarah. On ne faisait pas le poids face aux crackers, on n’avait pas de vigiles. Donc on a demandé à la Mairie de prendre ses responsabilités. » Les crackers ? Des jeunes toxicomanes ravagés par le crack qui ont investi ce quartier entre périphérique et tramway et qui se livrent à toutes sortes de trafics.
Depuis le mois d’août, des agents de sécurité envoyés par la Mairie s’appliquent à filtrer cette population très vulnérable, capable de violence sous les effets du manque. Malgré la fermeture d’un centre d’accueil pour les usagers de drogue et l’évacuation, fin juin, d’un campement sauvage, en bordure du périphérique – surnommé « la colline du crack » –, les « crackers » continuent de déambuler dans le quartier. Et de venir se greffer aux réfugiés lors des distributions alimentaires. Pour éviter que ça tourne mal entre eux et les migrants, les bénévoles d’Aurore installent chaque matin des barrières de sécurité.
« Gérer l’ingérable »
Ici, la majorité des migrants sont des hommes. Majeurs pour la plupart, ils sont en France depuis peu, ou ont fui au printemps le recensement administratif post-évacuation des campements du canal Saint-Martin et du site du « Millénaire », près de la porte de La Villette. Ils sont originaires d’Erythrée, d’Afghanistan, du Mali ou d’Irak, pour l’essentiel. Ils sont épuisés, sous-alimentés, dans un état sanitaire particulièrement fragile. « Cela fait trois jours que je ne peux pas manger, explique Amine, un jeune Marocain. J’ai chaud, je vomis, je ne peux plus boire. »
« On essaye de gérer l’ingérable, admet Sylvain Lemoine, directeur adjoint du cabinet d’Anne Hidalgo à la Maire de Paris. Personne n’a la bonne solution. Mais nous intervenons en bout de chaîne. Le fond du problème, c’est l’hébergement, qui ne relève pas de notre compétence mais de celle de l’Etat. » Un point de vue partagé par Dominique Versini, maire adjointe aux solidarités, à la lutte contre l’exclusion, à l’accueil des réfugiés et à la protection de l’enfance : « Notre priorité, c’est que les réfugiés sortent de la rue. C’est pour cela que nous apportons notre aide à l’Etat (…). Nous organisons ensemble des opérations de mise à l’abri plusieurs fois par semaine et nous avons mis trois gymnases municipaux à disposition pour héberger les personnes. »

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                Migrants : « La place d’un enfant n’est pas derrière les grillages »



Les bénévoles du collectif se sont donné jusqu’au 7 septembre pour décider de l’avenir de Solidarité migrants Wilson, au côté ou non de la Ville de Paris. En attendant, les riverains continuent de prêter main-forte aux migrants. La bénévole l’avoue : « Les migrants sont à bout. » Ils sont les premières victimes des tensions et de la confusion qui règnent dans le quartier de la porte de La Chapelle. Depuis le début de l’été, 12 000 gourdes ont été distribuées par la Ville de Paris. Des rampes et des W-C ont été installés dans le quartier. Mais la situation reste difficile. De nombreux migrants souffrent du manque d’eau. Certains n’utilisent que rarement les gourdes mises à leur disposition et plus rarement encore les sanitaires. « C’est plein de maladies, c’est sale », indique Omar, un ­Malien de 29 ans, en passant devant un urinoir rempli de bouteilles vides.
Il est 12 h 30, l’association Aurore vient de retirer les tables et les barrières de sécurité. Les bénévoles passent les derniers coups de balais. A cette heure, Omar devrait déjà être avec Ilyas, le Marocain avec qui il partage une couverture dans un campement de fortune, situé à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), de l’autre côté du périphérique. A son arrivée, Ilyas somnole. « Je n’ai pas bu depuis seize heures », explique-t-il. Alors, Omar se rend dans le supermarché le plus proche, acheter de l’eau. Il laisse derrière lui son campement, les panneaux de la Ville de Paris qui lui servent de toit et le petit drapeau tricolore qu’il a accroché à l’entrée de son « chez lui », telle une oriflamme.



                            


                        

                        


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En Nouvelle-Calédonie, la terre au centre du référendum

La question foncière est l’un des enjeux majeurs du scrutin du 4 novembre qui décidera de l’avenir de l’archipel.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 09h38
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 07h37
    |

                            Claudine Wéry (Nouméa, correspondante)








                        



                                


                            

Le président du Sénat coutumier de Nouvelle-Calédonie, Pascal Sihazé, a qualifié la rencontre d’« historique ». « Depuis la prise de possession, il n’y avait pas eu, à ma connaissance, de véritable échange entre les Kanak et les éleveurs et agriculteurs [européens] », s’est-il félicité, le 3 juillet, à l’issue d’une rencontre entre les membres de l’institution où siègent les autorités traditionnelles kanak et une délégation de broussards, réunis pour discuter de l’ultrasensible question des revendications de terres.
« Nous avons fait la coutume [offrande] pour montrer notre respect et ce premier contact a été très positif. On a vécu les événements, on ne refera pas ça », rapporte Gérard Pasco, le président de la chambre d’agriculture, expulsé en 1988 de la propriété familiale à Pouembout, à l’ouest de la Grande Terre, qui était revendiquée par des clans kanak. Aux coups de fusil, incendies de maisons et massacres de bétail qui ont émaillé quatre ans de guerre civile entre 1984 et 1988 se sont substituées, trente ans plus tard, « des discussions franches et de grande qualité ».

Les fantômes du passé
A quatre mois du référendum sur l’indépendance, prévu le 4 novembre, les broussards, ruraux descendants de bagnards ou de colons libres, sont inquiets de la multiplication des revendications « un peu confuses et désorganisées » qui surgissent et ressuscitent les fantômes du passé. « Un des derniers propriétaires fonciers importants de la côte est [majoritairement peuplée de tribus kanak], à Poindimié, a reçu une lettre de revendication et des Kanak du coin sont venus l’interpeller. On ne peut pas laisser faire », assène Guy Monvoisin, le président du syndicat des éleveurs. Installé dans l’ouest, où les modes et les codes de vie broussards s’apparentent à ceux des stockmen australiens, l’éleveur estime que le monde agricole blanc a déjà largement apporté...




                        

                        


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Bercy, une administration qui peine à respecter la parité

Les femmes représentent plus de la moitié des effectifs du ministère des finances, mais seul un quart d’entre elles ont accédé aux postes à responsabilités.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 11h24
    |

            Mathilde Damgé








                        



   


La photo est parlante : sur les quatre « têtes » qui dirigent Bercy, trois sont des hommes, une seule est une femme. Une situation qui n’est pas nouvelle au ministère des finances, et qui se reproduit dans la composition du cabinet du ministre, Bruno Le Maire, dirigé par un homme et à 82 % masculin. L’économie est-elle une affaire d’hommes ? Ailleurs dans l’administration – précisément, au pôle « économie finances industrie » situé à Matignon et placé sous l’autorité du premier ministre –, on ne trouve aucune femme dans son organigramme.

        Lire :
         

          Des cabinets majoritairement masculins dans le gouvernement Philippe



Tout comme il n’existe pas de règle paritaire officielle pour le gouvernement, « il n’existe pas de règle juridique définissant une organisation particulière des cabinets ministériels », rappelle le site Vie publique. En revanche, pour les fonctionnaires employés par ces ministères, il existe une loi, depuis 2012, la loi Sauvadet, dont l’une des dispositions oblige l’Etat employeur à des « nominations équilibrées » sur des postes haut placés : il fixe des pourcentages de désignations réservées aux femmes « afin d’équilibrer la composition de la haute fonction publique ».
Depuis six ans, l’encadrement dirigeant de l’administration a évolué vers davantage de parité, mais Bercy, de son côté, fait figure de cas d’école quant à la difficulté que rencontre l’Etat à se conformer à la loi. Si les femmes représentent 57 % des effectifs du ministère des finances, elles ne sont que 25 % à avoir accédé aux postes à responsabilités, déplore le réseau « Femmes de Bercy ». Le Contrôle général économique et financier (CGEFI), qui évalue organismes et entreprises publics, le résume ainsi :
« La prise de conscience est partagée, les efforts [sont] réels, mais il reste du chemin à parcourir (…). Nombre de talents au féminin s’évaporent sans trouver à s’épanouir autant qu’ils le pourraient. »
Le Trésor et Tracfin, sous-féminisés
Au plus haut niveau de Bercy, l’administration centrale répond à une parité parfaite : douze femmes pour vingt-quatre postes. La question du respect de la parité se pose aux échelons inférieurs, tout aussi stratégiques, mais plus opaques : ainsi, l’organigramme de la direction du Trésor, tenu par une femme, ne précise-t-il pas le sexe des fonctionnaires.
Il existe pourtant une façon de mesurer la féminisation des hauts fonctionnaires de Bercy : les publications au Journal officiel concernant les élections des « comités techniques », des instances représentant le personnel. Ces arrêtés doivent mentionner la répartition hommes-femmes par sous-ensemble au sein de chaque ministère.


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Parité : les douanes, le Trésor et Tracfin parmi les moins dotés d'effectifs féminins à Bercy
Pourcentages de l'effectif par genre à la date de publication de l'arrêté

Source : Légifrance



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      ],
      [
        "",
        29.13
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        39.69
      ],
      [
        "",
        41.45
      ],
      [
        "",
        48.31
      ],
      [
        "",
        49.56
      ],
      [
        "",
        50.74
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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        "",
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		},
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	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Certaines directions, comme le budget et l’Agence des participations de l’Etat (APE) – représentées ensemble dans le « comité technique unique d’administration centrale » –, ont fait de vrais efforts de féminisation.
Les directions les plus prestigieuses sont peuplées en majorité d’hommes
Mais les directions les plus prestigieuses, comme celles du Trésor, les services de renseignement du fisc et de Tracfin (lutte contre la fraude, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme) sont peuplées en majorité d’hommes. Les douanes aussi sont très masculines : les directeurs des services douaniers sont à 74 % des hommes.
La Direction générale des finances représente bien cette disparition progressive des femmes à mesure que l’on monte dans les grades de salaire et de responsabilité.


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Direction générale des finances : plus on monte en grade, moins il y a de femmes
Répartition aux différents postes de la direction générale des finances publiques (DGFIP) par ordre décroissant de responsabilité et de salaire

Source : Légifrance



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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			}
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		},
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			label: {
				useHTML: false,
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			}
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		plotBands: [{
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				useHTML: false,
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			}
		}]
	},{
		id:"1",
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		title: {
			text:""
		},
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Administrateur général des finances publiques de classe exceptionnelle","Administrateur général des finances publiques de 1re classe","Administrateur général des finances publiques de classe normale","Administrateur des finances publiques","Administrateur des finances publiques adjoint","Inspecteur principal des finances publiques","Inspecteur divisionnaire des finances publiques hors classe","Inspecteur divisionnaire des finances publiques de classe normale","Inspecteur des finances publiques","Contrôleur principal des finances publiques","Contrôleur des finances publiques de 1re classe","Contrôleur des finances publiques de 2e classe","Agent administratif principal des finances publiques de 1re classe","Agent administratif principal des finances publiques de 2e classe","Agent administratif des finances publiques"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
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			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
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				text: "",
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				verticalAlign: "top",
				x: 5,
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			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
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				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
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	},

	series:[
  {
    "name": "hommes",
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        62.08
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        48.15
      ],
      [
        "",
        46.25
      ],
      [
        "",
        34.14
      ],
      [
        "",
        37.05
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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      ],
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      ]
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        46.47
      ],
      [
        "",
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
        62.04
      ],
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        71.82
      ],
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      ]
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	tooltip: {
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
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});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Les femmes dans les « services déconcentrés » en région
Mais alors, puisqu’elles représentent plus de la moitié des effectifs du ministère, où sont les femmes ? Les directions régionales et départementales des finances publiques, réparties sur tout le territoire, sont quant à elles beaucoup plus féminisées, à l’exception de Mayotte.


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	{
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	#container_15336367701 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Bercy : des directions régionales et départementales très féminisées
Pourcentages de l'effectif par genre à la date de publication de l'arrêté

Source : Légifrance



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
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		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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				useHTML: false,
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			}
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			}
		}]
	},{
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		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
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			zIndex: -1
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		opposite:true
	}],
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Sur son site, Bercy se félicite d’avoir « été la première administration d’Etat à obtenir le label Diversité, en 2010 et son renouvellement pour quatre ans en 2015 », un label qui implique de favoriser l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, et notamment en termes de parité dans la répartition des postes.
Mais le dernier bilan social du ministère, à fin décembre 2017, fait état d’un taux de féminisation de 30 % en catégorie A + (ceux dont le niveau de recrutement est le plus élevé) contre 62 % en catégorie C (agents d’exécution). Si l’on regarde le temps de travail, les femmes constituent l’écrasante majorité des bataillons d’effectifs à temps partiel (85 %).
Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer les retards dans l’application de la parité
Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer ces retards dans l’application de la parité au sein même de l’Etat : la répartition des tâches domestiques, dès lors que les employées ont une famille, la faiblesse des viviers dans lesquels puiser et un « effet réseau », dont les femmes bénéficient moins que les hommes, étant moins représentées dans les corps d’Etat.
Les mêmes arrêtés qui permettent de chiffrer la féminisation dans les ministères rendent possible le même exercice pour les corps d’Etat, où l’on puise les cadres dirigeants. Or certains d’entre eux restent très peu féminisés. Le corps de l’inspection générale des finances, institution longtemps fermée aux femmes (jusqu’en 1974), est par exemple composé aux trois quarts d’hommes.
C’est aussi le cas des ingénieurs des mines, par exemple (14 % de femmes). Le rapport de la Direction générale de l’administration et de la fonction publique qui regrette le peu de primo-nominations féminines à la direction du contrôle général de l’industrie, de l’économie, de l’énergie et des technologies (CGIET), l’explique « par les caractéristiques du vivier naturel de ces emplois (grade d’ingénieur général des mines), composé en majorité d’hommes. »
De fortes sanctions financières en vue
Symptôme de ce manque de parité, l’un des postes que les femmes ont le plus de difficulté à prendre à Bercy est celui d’expert de haut niveau : 82 % d’hommes, à fin 2016. Selon le même rapport :
« En 2016, une seule femme a été nommée sur un emploi d’expert à haut niveau, par le biais d’une primo-nomination, sur un total de seize nominations. »
40 % des primo-nominations devaient être réservées à des femmes à compter de 2017
Il va falloir faire mieux… En vertu de la loi Sauvadet, 40 % des primo-nominations (les nominations hors renouvellement sur un même emploi) devaient être réservées à des femmes à compter de 2017. Ce taux étant de 32 % en 2016, le ministère des finances a donc encore un grand pas à franchir pour respecter la loi. En 2017, les sanctions financières ont, par ailleurs, été portées à 90 000 euros par nomination manquante (contre 60 000 en 2015 et 2016).
Le ministère des finances n’est pas le seul concerné par ce manque de parité : l’arrêté du 26 juillet encadrant l’embauche des contractuels de la police nationale montre par exemple une large féminisation de la majorité des agents titularisés ; en revanche, la catégorie des contractuels de la sécurité intérieure (DGSI), qui recrute des experts souvent mieux payés que les fonctionnaires du même ministère, est aux deux tiers masculine.
L’association Administration moderne a rappelé le 1er juin que les réseaux féminins de l’administration attendaient toujours que soient adoptées « des orientations et mesures illustrant l’exemplarité de l’Etat en matière d’égalité femmes-hommes, notamment l’application du dispositif financier de la loi Sauvadet ».
Décision inédite l’an dernier, deux ministères, la justice et les armées, ont été sanctionnés pour ne pas avoir respecté cette règle. En 2016, les femmes représentaient 34,9 % des hauts cadres de la fonction publique et 35 %, des personnes nommées pour la première fois. Une évolution qui va devoir s’accélérer. La fonction publique compte pourtant 62 % de femmes.

        Lire :
         

          Les inégalités hommes-femmes touchent aussi la fonction publique






                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 08/08/2018
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Le sénateur Philippe Bas, le sonneur de cloches

Révélé lors de la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla, le sénateur Les Républicains de la Manche ne mâche pas ses mots à l’égard de la présidence de Macron.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 11h36
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Il est là, debout devant sa vieille Peugeot 306 automatique, à nous attendre sur le parking de la gare de Villedieu-les-Poêles, dernier arrêt avant le terminus de Granville, dans la Manche. Costumé mais sans cravate, lunettes de soleil noires sur le nez, Philippe Bas, sénateur Les Républicains de la Manche, affiche une mine de semi-estivant : plus tout à fait au travail, pas encore en vacances. Il tient à l’épaule sa veste, brodée au revers du liseré rouge de la Légion d’honneur.
Ce rendez-vous en terre normande, lundi 6 août, n’a pas été une mince affaire à décrocher. On peut être la célébrité politique de l’été et en même temps détester parler de soi. Il a été convenu de se concentrer sur les dossiers de fond plutôt que sur sa personne. Mais peut-on distinguer la fonction de l’homme dans le cas d’un ancien ministre du gouvernement Villepin (2005-2007), ex-secrétaire général de l’Elysée sous Jacques Chirac (2002-2005) et aujourd’hui président de la commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla ? Pour achever de le convaincre, on a promis aussi de ne pas faire de vieux os. Le sénateur a d’ailleurs enregistré une alarme sur son téléphone, à 15 h 05 précises, pour ne pas oublier de nous renvoyer d’où nous venons : dans un train.

Philippe Bas, 60 ans, a laissé derrière lui le temps d’un mois d’août caniculaire ce feuilleton Benalla, qui a vu sa commission passer en direct pendant des heures, en juillet, sur toutes les chaînes d’information en continu. Lui qui ne regarde pas la télévision jure qu’il n’a rien remarqué. Les auditions de ministres, policiers ou conseillers élyséens, qu’il a menées avec courtoisie et fermeté, ont permis au grand public de découvrir un personnage à la fois intransigeant et caustique, placide comme un volcan endormi mais qui, au fond, tout au fond, bouillonne. « Il y a des principes dans notre République, je passe mes journées à les rappeler », dit-il. « Il a la finesse giscardienne et l’énergie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Cet homme de 46 ans attaque en justice le géant agrochimique, l’accusant d’avoir caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate.
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Dewayne Johnson, l’homme qui a mis Monsanto sur le banc des accusés

Cet homme de 46 ans attaque en justice le géant agrochimique, l’accusant d’avoir caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 22h43
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 09h36
   





                        



   


« Je me battrai jusqu’à mon dernier souffle » : malgré son cancer en phase terminale, Dewayne « Lee » Johnson, un Américain de 46 ans qui attaque en justice la firme Monsanto et son célèbre herbicide, Roundup, garde le sourire. Et l’espoir de faire rendre des comptes à la multinationale, dans le procès qui l’oppose au géant agrochimique.
Après un mois de débat, les douze jurés ont commencé, mercredi 8 août, leurs délibérations. Ils devront répondre à trois questions : le Roundup, le Ranger Pro et leur principe actif, le glyphosate, sont-ils cancérigènes ? Monsanto a-t-il essayé de cacher ces risques aux consommateurs et aux agences de régulation internationales ? Combien doit-il débourser pour ces dommages au plaignant et à ses proches ?
Diagnostiqué en 2014 d’un cancer incurable
Son débit est lent, il fait plus vieux que son âge, mais sa voix au timbre grave reste puissante quand il vient témoigner, fin juillet, devant le tribunal de San Francisco : on a presque peine à croire que les médecins ne lui donnent plus que deux ans à vivre au maximum. « C’est très dur », mais « je garde cette attitude : il faut que je combatte » la maladie, dit M. Johnson, crâne rasé et barbichette discrète, qui semble encore assez costaud malgré la maladie et la chimiothérapie.

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                Etats-Unis : début des délibérations dans le procès Monsanto



En 2014, ce père de deux garçons de 10 et 13 ans, qui « écrit » et « fait de la musique », a été diagnostiqué d’un lymphome non hodgkinien, un cancer incurable du système lymphatique. Depuis deux ans, il vaporisait – parfois des centaines de litres à la fois – du Roundup et surtout sa version professionnelle, le Ranger Pro, des désherbants de Monsanto contenant du glyphosate, substance soupçonnée d’être cancérigène. Un danger fermement nié par la firme.
Il était « responsable de la lutte contre les nuisibles » animaux et végétaux sur les terrains scolaires de Benicia, une petite ville de Californie, au nord-ouest de San Francisco. « J’aimais beaucoup mon travail, j’étais très sérieux », dit-il avec fierté, expliquant avoir appris pour l’essentiel sur le tas, et faisant sourire l’assistance en notant qu’il avait fait déguerpir « 30 putois, 25 ratons laveurs et… un écureuil » des cours d’école. Les nuisibles, c’était aussi les mauvaises herbes. A éliminer au Roundup, puis au Ranger Pro, plus puissant, à diluer dans de l’eau dans d’immenses citernes, avant de l’épandre.
A deux reprises, il a été aspergé de glyphosate
S’il avait su que les produits qu’il utilisait étaient peut-être dangereux, il n’aurait « jamais vaporisé du Ranger Pro dans des écoles ou où que ce soit », assure cet Afro-Américain, qui a décidé d’attaquer Monsanto en justice en 2016, épaulé par un cabinet d’avocats spécialisé, The Miller Firm. Il lui réclame plus de 400 millions de dollars. M. Johnson, qui n’avait pas de problème de santé auparavant, n’avait aucune idée des controverses sur le glyphosate avant de voir des marques sur sa peau et de se renseigner sur Internet, explique-t-il.

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                Opération intoxication : les réseaux de Monsanto en infographie



A deux reprises, M. Johnson a été aspergé de Ranger Pro, et ses vêtements trempés à la suite de dysfonctionnements des vaporisateurs : « Après la deuxième fois, j’ai paniqué », raconte-t-il, se remémorant « la situation incontrôlable sur [sa] peau » où se multipliaient des lésions très douloureuses. « Je ne savais pas [si c’était le Ranger Pro], mais j’ai commencé à avoir un pressentiment (…). Je me suis dit que ça pouvait être une raison possible à ma maladie », explique le plaignant au cours de ce procès aux allures de combat de David contre Goliath.

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                « Monsanto papers » : la guerre du géant des pesticides contre la science



« Son travail était tout pour lui » et il était « sexy », « heureux », explique sa femme Araceli, d’une voix faible, qui se souvient des « dîners », des « promenades » en amoureux et raconte à quel point « sa priorité, ce sont ses fils, qu’ils aillent bien ». Aujourd’hui, il ne peut plus travailler. Et pour payer les factures, Araceli a deux emplois, dans une école et dans une maison de retraite.
Un des rares particuliers à attaquer Monsanto
M. Johnson est l’un des rares particuliers dans le monde à parvenir à mettre Monsanto sur le banc des accusés dans un procès. Et s’il est le premier à voir son cas autour du glyphosate arriver jusqu’au tribunal, c’est parce que la loi californienne oblige la justice à organiser un procès avant la mort du plaignant. « Je sais que je ne vais pas aller mieux », dit Dewayne Johnson.
Des milliers de procédures sont en cours aux Etats-Unis sur le même sujet, à des degrés divers d’avancement. En France, Monsanto est poursuivi dans deux affaires. La première concerne un céréalier, Paul François, qui a porté plainte en 2007. Après avoir été condamné en première instance et en appel, le groupe est parvenu à faire casser la décision en cassation, en raison d’une erreur de forme. Un nouveau procès d’appel doit avoir lieu. La deuxième est plus récente : un couple a saisi la justice fin mai 2018, accusant le glyphosate d’avoir provoqué la malformation de leur fils.

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                Les alternatives au glyphosate mises en œuvre par les communes



Le glyphosate est classé « cancérigène probable » depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mais pas par les agences européennes, l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) et l’ECHA (Agence européenne des produits chimiques).




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, est accusé d’avoir caché ses liens familiaux avec l’armateur MSC tout en votant en faveur de contrats à venir entre la firme italo-suisse et le port du Havre.
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Affaire Kohler : Anticor dépose une deuxième plainte pour « prise illégale d’intérêt »

Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, est accusé d’avoir caché ses liens familiaux avec l’armateur MSC tout en votant en faveur de contrats à venir entre la firme italo-suisse et le port du Havre.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 20h38
   





                        



   


L’association Anticor a déposé mercredi 8 août une plainte complémentaire pour « prise illégale d’intérêt » contre le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, dont Mediapart a révélé lundi 6 août qu’il avait approuvé, comme haut fonctionnaire, des contrats concernant l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère.
L’association anticorruption avait déposé fin mai une plainte initiale auprès du parquet national financier (PNF) contre le bras droit d’Emmanuel Macron pour « prise illégale d’intérêt », « trafic d’influence » et « corruption passive » après des premières révélations du site d’information. Ces révélations avaient déclenché l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Anticor dénonçait alors la présence de M. Kohler comme représentant de l’Etat à partir de 2010 au conseil d’administration de STX France (chantiers navals de Saint-Nazaire), dont MSC était le principal client, sans faire état de ses liens familiaux avec l’armateur, dont il était devenu en octobre 2017 directeur financier de la filiale croisières.
Le PNF avait alors révélé enquêter sur les conditions dans lesquelles la commission de déontologie de la fonction publique avait donné son feu vert à ce départ dans le privé, après un premier refus en 2014.

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                Alexis Kohler, le bras droit d’Emmanuel Macron, visé par une plainte d’Anticor



M. Kohler a voté en faveur d’une filiale de MSC
Dans sa nouvelle plainte, consultée par l’AFP, Anticor s’appuie sur des procès-verbaux du conseil de surveillance du Grand Port maritime du Havre (GPMH) où Alexis Kohler siégeait de 2010 à 2012, comme représentant de l’Agence des participations de l’Etat (APE) aux côtés du maire du Havre, l’actuel premier ministre Edouard Philippe.
Ces compte rendus de 2010 et 2011, publiés par Mediapart, révèlent que M. Kohler a pris la parole et voté en faveur de contrats à venir entre GPMH et Terminal Normandie MSC (TNMSC), filiale française de l’armateur italo-suisse et acteur majeur de l’extension considérable du port alors engagée.
Anticor souligne notamment que, le 30 septembre 2011, M. Kohler vote, « contre l’avis du commissaire du gouvernement », en faveur de l’extension de la présence de TNMSC dans le nouveau terminal « Port 2000 ».
Lien familial « dissimulé jusqu’à sa révélation par “Mediapart” »
« A défaut de preuve contraire – et notamment de la communication de sa déclaration d’intérêt dont il conviendrait d’obtenir communication », ce lien familial « a toujours été dissimulé par monsieur Alexis Kohler jusqu’à sa révélation par le journal Mediapart », concluent les avocats d’Anticor, Jean-Baptiste Soufron et Patrick Rizzo.
Plusieurs ex-membres du conseil de surveillance du port du Havre ont affirmé à Mediapart « qu’ils ignoraient tout de la situation familiale d’Alexis Kohler et qu’ils sont tombés des nues quand ils ont découvert très récemment ses liens avec MSC ». Le site d’information a annoncé avoir saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) pour obtenir la déclaration d’intérêts de M. Kohler lors de sa nomination au port du Havre. Interrogé par l’Agence France-Presse, l’Elysée n’a souhaité faire « aucun commentaire » compte tenu de l’enquête en cours.
Interrogé en mai par Mediapart, le numéro deux de l’Elysée a, lui, affirmé s’être « toujours déporté » quand il a eu à connaître comme haut fonctionnaire des dossiers concernant MSC. En juin, aux lendemains de la révélation de l’enquête du PNF, Emmanuel Macron avait loué la « probité exemplaire » de son secrétaire général.



                            


                        

                        

