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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ A Dakar, Mouhamadou Diouf fait le désespoir des conducteurs : dans un pays où la « tolérance » flirte parfois avec la corruption, pas question de négocier avec lui.
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Portrait

« Amoul Yakar », le policier sénégalais à qui on ne glisse pas un billet dans le permis

A Dakar, Mouhamadou Diouf fait le désespoir des conducteurs : dans un pays où la « tolérance » flirte parfois avec la corruption, pas question de négocier avec lui.

Par                                            Salma Niasse (contributrice Le Monde Afrique, Dakar)




LE MONDE
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        Le 10.08.2018 à 18h30






    
Mouhamadou Diouf dans l’exercice de ses fonctions à Dakar, le 9 août 2018.
Crédits : Salma Niasse


Lorsqu’il reçoit l’alerte de son collègue, Moussa*, chauffeur de taxi clandestin à Dakar, s’empresse de faire descendre ses clients. « Terminus ! Amoul Yakar est de sortie ! » La voiture, qui devait se rendre boulevard Général-de-Gaulle, finit sa course à quelques minutes de son point de départ, à Liberté VI.
Celui qui contraint le chauffeur à une pause, c’est Mouhamadou Diouf, agent de circulation réputé incorruptible, d’où son surnom « Amoul Yakar » (« sans espoir », en wolof). Ce matin-là, l’homme sillonne la capitale sénégalaise en moto, avec pour premier point de contrôle la sortie de l’autoroute, en centre-ville. Posté en contrebas, le policier reconnaît à leur conduite les automobilistes en infraction.

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Justement, la Dacia qu’il aperçoit s’est manifestement muée en taxi clandestin. La démarche résolue, Mouhamadou Diouf se place au milieu de la route et fait signe au conducteur de s’arrêter. Papiers confisqués, voiture immobilisée. Le chauffeur tente de négocier la contravention, peine perdue. « Amoul Yakar » reste inflexible. « Un jour, il a arrêté son oncle ici même », raconte son co-équipier, qui ne cache pas sa fierté de travailler avec un tel collègue.
« Ces jeunes n’ont peur de rien »
Il faut dire que l’agent fait figure d’exception dans un pays où la corruption policière est répandue, selon l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). D’après une étude sur la perception et le coût de la corruption au Sénégal publiée en décembre 2017, « 95,9 % des personnes qui ont évoqué des cas de corruption dans le secteur public l’attribuent au sous-secteur de la sécurité publique », avec une majorité de cas dans le domaine du contrôle routier.
Un constat appuyé par des vidéos d’internautes où l’on voit des policiers se laisser corrompre. Une autre, publiée fin juin, montre en revanche l’exaspération d’un chauffeur de taxi qui soutient que l’agent de contrôle lui demande de glisser un billet dans sa carte grise – un des procédés de corruption les plus répandus. Ces pratiques, les patrons de la police jurent les combattre. « Nous travaillons ardemment pour que l’exception Amoul Yakar devienne la règle », martèle le commissaire central de Dakar, Ndiaré Sène.

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Après le centre-ville, c’est à Liberté VI que se poursuit la tournée de l’agent. Plutôt que de prendre l’autoroute, il préfère les voies empruntées par les taxis clandestins. Le voyant venir, certains tentent de changer d’itinéraire, mais ils sont vite rattrapés. « Papiers ! Clé du véhicule ! », gronde Mouhamadou Diouf, qui tient tout de même à rassurer : « Ce n’est pas de la violence mais de l’intimidation. Ces jeunes n’ont peur de rien. »
Mais ce jour-là, un chauffeur de minibus clandestin va lui échapper. En l’apercevant, l’homme prend brusquement la fuite… à pied. « Ce sont des délinquants de la route, s’agace le policier. Bien qu’il ait laissé la clé sur le contact, il pourra reprendre son van parce qu’ils multiplient les jeux de clé. »
Cible des jeteurs de sorts
Mouhamadou Diouf fait partie des pionniers de la compagnie de circulation de Dakar, créée en 2005. D’abord agent de régulation, il s’occupe désormais du transport irrégulier et du stationnement anarchique, avec comme credo de ne jamais s’attacher au statut social mais à l’humain – une philosophie qu’il tient de son éducation familiale et de ses années de scoutisme.
A chaque contrôle, il tente de faire comprendre l’infraction, que les automobilistes finissent généralement par reconnaître. « Il est sévère mais c’est juste qu’il fait bien son travail. Et ça, on n’y est pas habitué ici », regrette un chauffeur de taxi qui conduisait ce jour-là sans ses papiers. « Il accomplit brillamment sa mission », commente sobrement son supérieur, le capitaine Djibril Fall. Ce que confirment les chiffres : au total, 49 permis et 19 clés de véhicule auront été saisis cette matinée.

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Pourtant, l’agent Diouf dit n’avoir jamais été récompensé par la police, où l’on évite de le qualifier d’« incorruptible » pour ne pas briser le tabou et stigmatiser, par effet de miroir, les autres agents. Il confie cependant avoir été sélectionné en 2016 pour une mission des Nations unies, qu’il attend toujours d’effectuer.
« Amoul Yakar », cible régulière des jeteurs de sorts, serait-il victime de sa rigueur dans un pays où le « masla » (la tolérance) est de mise ? Le policier répond avec modestie et malice : « J’ai la case que mon père m’a laissée à Tambacounda [dans l’est du Sénégal]. Si je n’ai rien de la police, à la retraite je pourrai au moins y dormir l’esprit tranquille, car j’aurai porté l’uniforme avec honneur. »
* Le prénom a été changé


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Dans des images diffusées par la télévision brésilienne le 5 août, Tatiane Spitzner est frappée par son mari. La jeune femme de 29 ans est retrouvée morte quelques minutes après.
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Au Brésil, la vidéo d’une femme battue par son mari choque le pays

Dans des images diffusées par la télévision brésilienne le 5 août, Tatiane Spitzner est frappée par son mari. La jeune femme de 29 ans est retrouvée morte quelques minutes après.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 18h22
   





                        


Le Brésil est toujours sous le choc depuis la diffusion le 5 août dernier, par une chaîne de télévision, d’images de vidéosurveillance montrant un homme en train de battre sa femme, retrouvée morte quelques minutes plus tard.
Tatiane Spitzner, avocate de 29 ans, est morte après une chute depuis le balcon de l’appartement, situé au quatrième étage de son immeuble, où elle vivait à Guarapuava avec son mari, Luis Manvailer, 32 ans. Les images, qui datent du 22 juillet, montrent l’homme frapper son épouse dans une voiture, puis ensuite la poursuivre dans le parking de leur résidence. Alors qu’ils se trouvent dans l’ascenseur, Tatiane Spitzner tente de s’échapper à l’ouverture des portes mais son mari la retient de force et continue à la battre. Malgré les cris de la jeune femme, personne ne semble intervenir dans l’immeuble.
Quelques minutes après ces images, les caméras de surveillance filment la chute du corps de Mme Spitzner sur le trottoir de l’immeuble. On voit alors son mari venir récupérer le corps et la transporter dans l’ascenseur avant de ramener le corps sans vie de son épouse dans leur appartement. Après s’être changé, il retourne ensuite dans l’ascenseur pour nettoyer les traces de sang, alors que la police arrive sur les lieux du drame. M. Manvailer prend ensuite la fuite avec sa voiture.
Débat sur les violences conjugales
D’après El Globo, il est victime d’un accident de la route à 340 km de Guarapuava et est interpellé. Alors que le ministère public a annoncé l’ouverture d’une enquête, l’homme nie avoir tué son épouse et affirme qu’elle s’est suicidée en se jetant du balcon.
La diffusion de ces images a relancé le débat sur les violences faites aux femmes au Brésil. Alors qu’en 2015 une loi a été adoptée reconnaissant le féminicide et alourdissant les peines pour les tueurs, le gouvernement estime qu’une femme meure toutes les quatre-vingt-dix minutes dans le pays et que cinq femmes sont battues toutes les deux minutes. Le taux de féminicide est de 4,8 pour 100 000, soit le cinquième taux le plus élevé au monde.
Sur Twitter, de nombreux internautes utilisent le hashtag #Metaacolher (« mets une cuillière ») pour inciter les gens à prévenir la police en cas de violence conjugale. Il fait référence à une expression brésilienne qui affirme qu’il ne faut pas se mêler des affaires entre un mari et sa femme. Et sur Instagram, la sœur de Mme Sptizner a créé le compte « Todos por Tatiane » pour rendre hommage à le jeune femme et dénoncer les violences faites aux femmes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ La devise turque s’est effondrée de près de 20 % vendredi. En cause : les tensions avec les Etats-Unis et les fragilités économiques du pays.
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Pourquoi la livre turque s’effondre

La devise turque s’est effondrée de près de 20 % vendredi. En cause : les tensions avec les Etats-Unis et les fragilités économiques du pays.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 18h13
    |

            Marie Charrel








                        



   


« Si vous avez des dollars, des euros ou de l’or sous votre oreiller, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques. C’est une lutte nationale. » Vendredi 10 août, le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui ne cesse de dire qu’un « complot » étranger est responsable de l’effondrement de la livre turque, a une nouvelle fois appelé ses concitoyens à se rendre aux bureaux de change pour soutenir leur devise.
La dégringolade de celle-ci est vertigineuse et laisse désormais craindre une contagion aux marchés financiers. Elle a en effet plongé de près de 20 % sur la seule journée de vendredi, atteignant brièvement 6,87 dollars, son plus bas historique. Depuis le début de l’année, elle a perdu 40 % de sa valeur.

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Les sanctions américaines aggravent la chute
L’hémorragie de la livre a accéléré ces derniers jours sous l’effet de la grave crise diplomatique avec les Etats-Unis, liée à la détention en Turquie d’un pasteur américain. Vendredi, le président américain Donald Trump a annoncé une augmentation sévère des taxes à l’importation sur l’acier et l’aluminium turcs. Celles-ci vont respectivement passer de 25 % et 10 % à 50 % et 20 %.
Cette escalade inquiète les investisseurs : ils retirent leur argent d’Istanbul et Ankara, ce qui accentue encore la chute de la livre, déjà fragilisée par les faiblesses de l’économie.
Les fragilités économiques du pays
La Turquie est minée par d’importants problèmes structurels. Ses banques sont en mauvaise santé. L’inflation galopante (16 % en juillet en rythme annuel) rogne le pouvoir d’achat des ménages. Ces dernières années, l’endettement des entreprises turques a explosé : elles ont beaucoup emprunté en dollar, ce qui les rend vulnérables aux variations de taux de change. « Le pays affiche un important déficit courant : il dépend des financements étrangers, notamment en dollar », ajoute Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque.

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Le financement de ce déficit est devenu plus compliqué et cher depuis que la Réserve fédérale américaine, face à la bonne santé économique des Etats-Unis, a commencé le relèvement de son taux directeur. Celui-ci tire le billet vert à la hausse face aux autres devises et renchérit le coût des emprunts pour les entreprises turques endettées en dollar. « Là encore, cela pousse les investisseurs doutant de la solidité de la Turquie – comme des autres pays émergents fragilisés – à quitter le pays pour aller placer leur argent aux Etats-Unis, où la hausse des taux offre de meilleurs rendements », explique Philippe Waechter, chef économiste d’Ostrum Asset management.
Le manque de réactivité de l’Etat et de la banque centrale
« Les marchés s’inquiètent également de l’inaction de la banque centrale face à la situation », analyse Aneeka Gupta, stratège chez WisdomTree, une société financière. Celle-ci renâcle en effet à prendre les mesures indispensables pour stopper l’effondrement de la livre et juguler l’inflation. A commencer par le relèvement de son taux directeur – un remède certes douloureux pour les entreprises et les ménages, car il renchérit le loyer de l’argent, mais néanmoins indispensable.

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Ces derniers mois, le président Erdogan a resserré son contrôle sur l’institut monétaire, qui n’est désormais plus indépendant. Il n’a plus aucune crédibilité aux yeux des investisseurs – ce qui les pousse à fuir un peu plus vite encore.
Des remèdes douloureux à venir
Si l’effondrement de sa devise se poursuit, la Turquie sera, tôt ou tard, contrainte de faire appel à une aide extérieure. Cela pourrait être celle du Fonds monétaire international (FMI) – mais l’on peut douter que le président Erdogan s’y résolve. L’autre option serait d’imposer un strict contrôle des capitaux, afin d’enrayer les sorties d’argent du pays, tout en resserrant les politiques budgétaire et monétaire.
Sur le long terme, seules des réformes de fond visant à assainir le système bancaire, renforcer la régulation financière et rétablir la confiance seront susceptibles de tirer l’économie turque de la crise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ L’agriculteur de 38 ans avait été arrêté en gare de Cannes en compagnie de demandeurs d’asile le 23 juillet 2017.
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Aide aux migrants : assouplissement du contrôle judiciaire de Cédric Herrou

L’agriculteur de 38 ans avait été arrêté en gare de Cannes en compagnie de demandeurs d’asile le 23 juillet 2017.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 18h30
   





                        



   


Le contrôle judiciaire du militant Cédric Herrou, devenu le symbole de l’aide aux migrants à la frontière franco-italienne, a été assoupli vendredi 10 août par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, selon son avocat. M. Herrou avait demandé la veille la levée de son contrôle judiciaire devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel, qui a siégé à huis clos.

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De nouveau le droit de voyager
Selon son avocat, Bruno Rebstock, l’obligation de se présenter tous les quinze jours à la gendarmerie est maintenue. En revanche, « Cédric Herrou récupère son passeport, peut quitter le territoire national en informant le juge d’instruction et peut librement fréquenter les gares et parvis », a précisé Me Rebstock, saluant une décision « encourageante ».
L’agriculteur âgé de 38 ans peut également aller en Italie, pays situé à proximité de son domicile, mais « uniquement pour raisons professionnelles », a souligné son avocat.
« Je suis soulagé personnellement, ma vie sera plus simple et cela signifie aussi que l’on ne me considère pas comme un délinquant ou quelqu’un de dangereux », a réagi auprès de l’AFP Cédric Herrou. Tout en ajoutant :
« On criminalise les personnes qui aident les migrants alors que nous sommes de simples citoyens qui réagissent aux défaillances des Etats sur le sujet. »
Le principe de fraternité reconnu par le Conseil constitutionnel
Cette seconde demande de M. Herrou de levée de son contrôle judiciaire s’est appuyée, selon sa défense, sur la décision du Conseil constitutionnel du 6 juillet dernier selon laquelle une aide désintéressée au « séjour irrégulier » des étrangers ne saurait être passible de poursuites, au nom du principe de fraternité.
Le contrôle judiciaire de Cédric Herrou est en place depuis le 23 juillet 2017, quand il avait été arrêté en gare de Cannes avec des demandeurs d’asile. « C’est un moyen de bloquer mes actions en fait, d’entraver ma liberté et non pas seulement de la contrôler. C’est un moyen de punir les gens avant de les avoir jugés », avait-il dénoncé jeudi.
Il s’élève également contre la présence de « 40 gendarmes mobiles sur [sa] propriété vingt-quatre heures sur vingt-quatre ». « Il y a un constat d’huissier. Ils sont restés sur ma propriété un mois et demi et on va porter plainte », a-t-il dit.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Jardins de dictateurs 6/6. En 2015, en pleine guerre civile, le régime syrien a inauguré dans sa capitale un jardin public dédié au fondateur de la Corée du Nord. Un lieu étrange, inaccessible au public mais toujours entretenu, symbolique de la très discrète relation diplomatique entre les deux dictatures.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ L’animateur radio le plus polémique des Etats-Unis s’est fait bannir de plusieurs réseaux sociaux lundi, mais il reste l’une des personnes les plus influentes outre-Atlantique.
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Alex Jones, figure de proue du conspirationnisme américain

L’animateur radio le plus polémique des Etats-Unis s’est fait bannir de plusieurs réseaux sociaux lundi, mais il reste l’une des personnes les plus influentes outre-Atlantique.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 16h53
    |

                            Aurore Gayte








                        



   


Le 2 décembre 2015, Alex Jones interviewait pendant trente minutes Donald Trump, alors grand favori pour l’investiture républicaine. Le complotiste, quasiment inconnu en dehors des Etats-Unis, devient alors un interlocuteur crédible, à la « réputation incroyable », selon le magnat de l’immobilier. Jones se targue depuis d’influencer le président :
« C’est incroyable d’entendre Donald Trump répéter mot pour mot des informations partagées dans notre show deux jours plus tôt. »
Mais qui est vraiment Alex Jones ? Longtemps resté un illustre inconnu, il ne brillait que par ses crises de colère, sa voix rocailleuse, son visage rond et sa coupe de cheveux souvent tournés en dérision. Jones s’est fait une place à part dans le paysage médiatique américain.
Le tournant du 11-Septembre
Né en 1974 au Texas, Alex Jones est le fils d’un dentiste et d’une mère au foyer. Après une enfance « très classique », comme il l’explique au magazine Rolling Stone dans une très longue interview accordée en 2011, il découvre, alors qu’il est au lycée, None Dare Call It Conspiracy, un brûlot complotiste et antisémite. Sa vie et sa vision du monde changent. « Les gouvernements ont toujours organisé des attentats et vendu de la drogue en cachette. Depuis le tout début », assure-t-il à Rolling Stone. 
Ses propos poussent les nouveaux propriétaires de la radio à le licencier
Une fois le lycée terminé, il se fait embaucher par la radio locale et tient son propre show, où il déverse à longueur d’émissions ses théories du complot avec une verve qui est déjà sa marque de fabrique. Il y restera six ans, jusqu’en 1999, quand ses propos poussent les nouveaux propriétaires de la radio à le licencier. Mais Jones n’en démord pas : il lance Infowars, média en ligne et plate-forme de podcasts. Il achète également du matériel radio pour pouvoir être diffusé sur une dizaine de stations à travers le pays. La machine est lancée.
Son premier coup d’éclat arrive avec le 11 septembre 2001. Les attentats sont un terreau fertile pour les théories du complot, et Jones participe à la production de Loose Change, film culte pour les conspirationnistes sorti en 2005 et vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde. Son mot d’ordre : « It was an inside job » (« Ça venait de l’intérieur »). La cote de popularité de Jones monte, plus de 100 stations radio diffusent désormais son émission. En 2006, sa popularité explose encore un peu plus après son interview de l’acteur américain Charlie Sheen, où ce dernier annonce ne pas croire à la version du gouvernement.
La foire au complot
L’élection d’Obama est une bénédiction pour Jones, boosté par les mouvements naissants des « birthers » (qui croient que Barack Obama est en réalité né au Kenya et non à Hawaï) et par les anti-Obamacare. Jones sait qu’il doit une partie de son succès aux nombreuses théories conspirationnistes qu’inspire le 44e président américain, tant et si bien qu’au moment de sa réélection, en 2012, plusieurs anciens employés d’Infowars l’entendent dire « Si Obama perd, nous sommes fichus », d’après des témoignages recueillis par Buzzfeed. Barack Obama réélu, Jones continue de surfer sur la vague naissante de l’« alt-right ».
Plus de 200 000 visiteurs par jour, pour plus de 25 millions de pages vues par mois
Si Jones reste le principal présentateur des émissions que propose Infowars, le site compte aujourd’hui 21 employés et totalise plus de 200 000 visiteurs par jour, pour plus de 25 millions de pages vues par mois. La ligne éditoriale n’a pas changé depuis ses débuts, abondant d’articles sur les derniers complots à la mode : « les vaccins causent l’autisme », « l’homme n’a jamais été sur la Lune », « un génocide blanc est en cours en Afrique du Sud », « des particules chimiques présentes dans l’eau rendent les grenouilles gays », « Hillary Clinton est à la tête d’un réseau de pédo-pornographie », etc.
Jones va même jusqu’à dire que la fusillade de l’école primaire Sandy Hook, où vingt enfants âgés de 6 à 7 ans ont perdu la vie en 2012, a été montée de toutes pièces par le gouvernement, dans le seul but d’interdire la vente d’armes semi-automatiques. Il a, à de nombreuses reprises, publiquement traité les parents des victimes d’« acteurs de crise », allant jusqu’à dire qu’« aucun enfant n’était vraiment mort ».
Rien ne va trop loin pour l’animateur. « Plus Alex Jones crie, et plus les gens l’écoutent », résume le journaliste du Washington Post Manuel Roig-Franzia, dans un portrait qui lui est consacré. Il n’est pas le seul : le Southern Poverty Law Center l’appelle « le conspirateur le plus prolifique et le plus influent des Etats-Unis » ; un ancien employé d’Infowars, dans un entretien avec Buzzfeed, le voit comme « le Goebbels de 2016 ».
« Télé-achat pour conspirationnistes »
Bien que les « fake news » publiées par Infowars aient été abondamment fact-checkées et signalées comme fausses, Jones n’en a cure. Son empire est plus puissant que jamais, au point qu’Infowars a obtenu une accréditation presse temporaire pour la Maison Blanche en mai dernier.
Infowars se porte aussi très bien au niveau financier. Ses revenus ont gonflé en même temps que sa cote de popularité, grâce à son site de vente, Infowars Life, qui rapporterait selon Jones entre 45 et 50 millions de dollars par an. Une petite fortune, dont la totalité est reversée dans la production de l’émission, toujours selon Alex Jones.
Immédiatement après l’émission sur les composants chimiques dans l’eau, Infowars Life s’est mis à vendre des filtres à eau
Créée en 2006, la boutique affiche une sélection aussi dépareillée que large, de la brosse à dents au gilet pare-balles, en passant par des pilules pour augmenter « la vitalité mâle ». Un impressionnant bazar achalandé au fil des émissions de Jones. Par exemple, immédiatement après celle sur les composants chimiques dans l’eau, Infowars Life s’est mis à vendre des filtres à eau, à grand renfort de publicité pendant son émission. Un ancien employé d’Infowars a d’ailleurs décrit la chaîne comme « un télé-achat pour conspirationnistes », à raison : près d’un quart du temps d’antenne de l’émission de Jones est consacré à la promotion des produits vendus sur le site, selon un calcul de l’équipe de LastWeekTonight.
En presque vingt ans, Alex Jones a réussi à non seulement se faire un nom, mais à devenir la référence dans son domaine. Précurseur de génie, ou bien était-il juste au bon endroit au bon moment ? Qu’importe, son statut de leader d’opinion de l’alt-right en fait aujourd’hui l’une des personnes les plus influentes des Etats-Unis. Et il a foi en l’avenir : « Trump n’était que la première vague de notre mouvement, déclarait-il à Vice en 2017, d’autres arrivent, plus grosses. Bonne chance ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ La justice avait interdit à l’ex-chef de l’Etat, emprisonné pour corruption, de participer par visioconférence. Le candidat d’extrême droite reste le favori des sondages.
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Lula, grand absent du premier débat avant la présidentielle au Brésil

La justice avait interdit à l’ex-chef de l’Etat, emprisonné pour corruption, de participer par visioconférence. Le candidat d’extrême droite reste le favori des sondages.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 16h54
    |

                            Intérim (Sao Paulo - correspondante)








                        



                                


                            

Dans les studios bleus de Band TV, le premier débat de l’élection présidentielle la plus incertaine de l’histoire récente du Brésil débute sur un tableau inédit, ce jeudi 9 août au soir à Sao Paulo. Le favori de la course est absent, le deuxième est un nostalgique décomplexé de la dictature (1964-1985).
L’ancien président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), crédité de 30 % des intentions de vote, purge une peine de douze ans d’emprisonnement depuis avril pour corruption et blanchiment d’argent. Il a été désigné candidat par son parti le 4 août mais le Tribunal supérieur électoral doit se prononcer sur son inéligibilité, considérée quasiment certaine en vertu d’une loi interdisant la candidature de personnalités condamnées en deuxième instance pour corruption ou blanchiment d’argent, ce qui est le cas de Lula.
En l’absence de Lula au scrutin, le candidat d’extrême-droite, Jair Bolsonaro, militaire de réserve du Parti social libéral (PSL), arriverait premier avec environ 19 % des intentions de vote, selon la dernière grande enquête d’opinion.
« Castration chimique volontaire »
L’ancien chef de l’Etat a envoyé une lettre à la chaîne dénonçant la « censure » de la justice. Le candidat du Parti socialisme et liberté, Guilherme Boulos (PSOL, extrême gauche), le saluera en début de soirée mais son nom ne sera plus prononcé pendant les deux heures qui suivront.
Parmi les autres candidats jugés « présidentiables », Marina Silva, ovni de la politique brésilienne, tente sa chance pour la troisième fois consécutive. L’écologiste évangélique métisse du mouvement Rede talonne le candidat d’extrême droite dans les sondages (à 15 % sans Lula) et pourrait le battre s’ils se retrouvaient ensemble au second tour.
A sa droite, Geraldo Alckmin écrase tous les autres en termes de budget public de campagne et de temps de télévision alloué, mais il lui manque une qualité en politique : le charisme. Le candidat de l’establishment,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Ces frappes ont été menées jeudi, dans la province de Saada, par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et soutenue par les Emirats arabes unis. Elles ont tué plusieurs dizaines de personnes, dont au moins 29 enfants.
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Attaque d’un bus au Yémen : le Conseil de sécurité de l’ONU va se réunir

Ces frappes ont été menées jeudi, dans la province de Saada, par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et soutenue par les Emirats arabes unis. Elles ont tué plusieurs dizaines de personnes, dont au moins 29 enfants.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 16h33
   





                        



   


Au lendemain du raid aérien qui a tué plusieurs dizaines de personnes, dont au moins 29 enfants au Yémen, le Conseil de sécurité va se réunir vendredi 10 août, ont annoncé des diplomates. Cette réunion va se tenir à la demande de la Bolivie, des Pays-Bas, du Pérou, de la Pologne et de la Suède, des pays qui ne sont pas membres permanents du Conseil de sécurité.
Ces bombardements ont été menés, dans la province de Saada, par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et soutenue par les Emirats arabes unis. Saada est le fief historique de la rébellion houthiste – soutenue par l’Iran et combattue par Riyad et ses alliés ces trois dernières années. Depuis l’intervention de la coalition saoudienne en mars 2015 en appui aux forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi, le conflit yéménite a fait près de 10 000 morts.

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La coalition ouvre une enquête
A la suite de ce drame, la coalition a annoncé vendredi « l’ouverture d’une enquête ». « Nous appelons la coalition dirigée par l’Arabie saoudite à mener une enquête approfondie et transparente sur cet incident », avait lancé la porte-parole du département d’Etat américain, Heather Nauert. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lui demandé une « enquête rapide et indépendante ».
Peu de temps après ces raids, la coalition avait affirmé avoir mené une opération militaire « légitime » dans ce secteur rebelle. Elle visait, selon elle, « des éléments qui ont (…) tiré un missile contre la ville [saoudienne] de Jizane, faisant un mort et des blessés parmi les civils ». Il y a une semaine, la coalition avait nié avoir lancé des attaques qui ont fait, selon le Comité international de la Croix-Rouge, 55 morts et 170 blessés à Hodeïda, dans l’ouest du Yémen.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le cinéaste ukrainien, incarcéré depuis 2015, a commencé une grève de la faim il y a trois mois pour exiger la libération de tous les « prisonniers politiques » ukrainiens détenus en Russie.
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Oleg Sentsov : Emmanuel Macron a proposé des solutions d’urgence à Vladimir Poutine

Le cinéaste ukrainien, incarcéré depuis 2015, a commencé une grève de la faim il y a trois mois pour exiger la libération de tous les « prisonniers politiques » ukrainiens détenus en Russie.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 18h23
   





                        



   


Détenu en Russie depuis 2015 et en grève de la faim depuis près de trois mois, le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov est aujourd’hui en danger de mort. Sa situation a été au cœur d’un entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, vendredi 10 août.
Le président français a fait « plusieurs propositions » à son homologue russe afin de « trouver de façon urgente une solution humanitaire », a annoncé l’Elysée dans un communiqué. M. Poutine s’est engagé à répondre à ces propositions et « à diffuser rapidement des éléments sur son état de santé ».
M. Sentsov, opposant à l’annexion de la Crimée par la Russie, a été condamné en août 2015 à vingt ans de prison pour terrorisme et trafic d’armes à l’issue d’un procès qualifié de stalinien par Amnesty International. Il est accusé d’avoir, avec un complice, envoyé deux cocktails Molotov contre les locaux d’une organisation criméenne prorusse. Depuis la colonie pénitentiaire de Labytnangui, dans la péninsule de Yamal, au nord de la Sibérie, où il est incarcéré, il a commencé une grève de la faim le 14 mai pour exiger la libération de tous les « prisonniers politiques » ukrainiens détenus en Russie.

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                Oleg Sentsov en danger de mort après trois mois de grève de la faim



Perte de 30 kg
S’il ne mène pas une grève de la faim totale – il boit 3,5 litres d’eau par jour et a accepté, il y a deux semaines, de prendre deux à trois cuillères quotidiennes de substituts alimentaires –, il a perdu 30 kg depuis le début de son action. Il souffre également de problèmes cardiaques, présente un très bas niveau d’hémoglobine dans le sang et son rythme cardiaque est de 40 pulsations par minute.
L’administration russe continue pourtant d’affirmer que le prisonnier est dans un état satisfaisant. A la suite du coup de fil entre les deux chefs d’Etat, les autorités pénitentiaires russes ont annoncé que des membres de la commission de surveillance publique des prisons avaient rendu visite vendredi au prisonnier qui, au cours de la conversation, « ne s’est plaint de rien ».
M. Sentsov a de nouveau refusé un transfert vers un hôpital municipal « expliquant qu’il ne se considérait pas comme un malade », selon la commission. Le cinéaste avait déjà refusé ce transfert il y a quelques jours, au motif qu’il craignait pour sa santé.
« On se heurte à un mur »
M. Macron a déjà plaidé plusieurs fois en faveur d’Oleg Sentsov auprès de Vladimir Poutine. Il lui en avait parlé en mai lors de leur rencontre à Saint-Pétersbourg, puis lui avait adressé un courrier pour « lui faire part de sa vive préoccupation sur l’état de santé du cinéaste et lui demander de réagir rapidement ». Le chef d’Etat français lui en avait reparlé lorsqu’il l’avait rencontré au Kremlin le 15 juillet, avant la finale du Mondial 2018. Le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux, avait estimé le 10 juillet que « les droits élémentaires » de la défense d’Oleg Sentsov n’avaient « manifestement pas été respectés ».
« Nous espérions un geste à la faveur du tournoi », a expliqué au Monde François Croquette, ambassadeur de France pour les droits de l’homme :
« Mais l’on se heurte à un mur : nos interlocuteurs alternent entre les fins de non-recevoir, le silence complet et des mensonges. La médiatrice russe nous avait par exemple assuré, il y a quelques semaines, que Sentsov avait pris 2 kg en prison. C’est un peu incompréhensible pour nous. La Russie dépense beaucoup d’énergie et d’argent pour son image, et là elle semble prête à le laisser mourir. Nos demandes sont désormais seulement d’ordre humanitaire, à commencer par l’accès d’un médecin indépendant. Mais l’on commence à craindre qu’il soit trop tard. »

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Urgence pour le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Suspecté d’être au cœur du gigantesque scandale de détournement de fonds publics 1MDB, Najib est rattrapé par la justice depuis qu’il a perdu les législatives de mai.
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Najib Razak, l’ex-premier ministre malaisien, devrait être jugé en février 2019

Suspecté d’être au cœur du gigantesque scandale de détournement de fonds publics 1MDB, Najib est rattrapé par la justice depuis qu’il a perdu les législatives de mai.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 16h05
    |

                            Manuel Ausloos








                        



   


Un juge de la Haute Cour malaisienne a décidé, vendredi 10 août, que le procès de l’ancien premier ministre Najib Razak s’ouvrira le 12 février 2019. La défense avait demandé son report ainsi qu’une ordonnance interdisant à la presse de débattre de l’affaire car les médias et la vindicte populaire risquaient selon elle d’influer sur les délibérations, mais le juge a estimé que le risque d’interférence était négligeable et qu’une telle mesure aurait constitué une atteinte à la liberté d’expression.
Najib Razak avait été inculpé mercredi pour le détournement présumé de 42 millions de ringgits (8,9 millions d’euros). Najib, âgé de 65 ans, s’est déjà vu signifier en juillet sa mise en examen pour abus de confiance et abus de pouvoir. Il a plaidé non coupable.

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                La Malaisie purge l’ère Najib Razak



L’annonce de la date du procès est le dernier développement dans le scandale 1MDB, du nom du fonds souverain « 1Malaysia Development Berhad » dont au moins 4,5 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros) ont été siphonnés, selon une enquête américaine. La « plus grosse affaire de kleptocratie à ce jour », d’après le ministère de la justice américain, a en effet déclenché l’ouverture d’enquêtes aux Etats-Unis, en Suisse, à Singapour, à Hongkong, au Luxembourg et aux Emirats arabes unis.
Najib Razak avait créé à son arrivée au pouvoir en 2009 ce fonds pour le développement économique de la Malaisie. Le fonds avait « investi », au fil des années suivantes, plusieurs milliards de dollars, qui auraient en réalité été détournés par plusieurs responsables, dont Najib, qui aurait touché 681 millions de dollars sur son compte personnel. Le fonds est aujourd’hui endetté à hauteur de 10 milliards de dollars.
Soupçonné d’obstruction
Ce scandale est l’une des causes principales de la défaite aux élections législatives de mai de l’ancienne coalition au pouvoir depuis soixante et un ans, dirigée par Najib Razak. Le nouveau premier ministre Mahathir Mohamad, 93 ans, qui a déjà gouverné le pays de 1981 à 2003, avait fait de la lutte contre la corruption l’un de ses principaux chevaux de bataille lors de la campagne, multipliant les attaques contre Najib, qui fut longtemps son protégé.

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Alors qu’il était au pouvoir, Najib est soupçonné d’avoir fait obstruction à une enquête sur son rôle dans le scandale 1MDB, notamment en nommant un procureur chargé de lui éviter toutes poursuites. L’ancien directeur de la Commission anticorruption malaisienne (MACC) a d’ailleurs déposé plainte contre M. Najib après sa défaite, l’accusant d’être personnellement intervenu dans l’enquête pour se blanchir. L’intéressé a toujours nié toute malversation.
Les médias sont aussi sortis, avec la défaite de Najib Razak, d’une période de censure imposée par ce dernier. Le site web Sarawak Report, au cœur des révélations sur le scandale 1MDB, est à nouveau accessible depuis la Malaisie. Sa fondatrice, Clare Rewcastle Brown, militante écologiste devenue journaliste d’investigation, a pu rentrer en Malaisie où elle était jusqu’à récemment persona non grata. Une loi sur les « fake news », dont on craignait qu’elle soit utilisée pour protéger Najib, doit aussi être revue par le nouveau gouvernement.
Un yacht à 250 millions
L’enquête actuelle, ouverte peu de temps après la défaite électorale de Najib Razak, avait permis de saisir 29 millions de dollars en liquide et des centaines de montres, bijoux et sacs à main, lors d’une perquisition dans l’appartement de Najib.
La Malaisie a aussi rapatrié mardi un autre bien acquis avec l’argent détourné du fond 1MDB, un yacht d’une valeur de 250 millions de dollars. Saisi en février à Bali par les autorités indonésiennes et le FBI, ce bateau avait été acheté par une figure centrale du scandale, le conseiller financier de 1MDB et proche de la famille de Najib, Jho Low. Il est suspecté d’avoir également utilisé des millions de dollars en argent détourné pour l’achat d’appartements et de maisons aux Etats-Unis, et l’acquisition d’œuvres d’art.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ La Constitution soudanaise limite pourtant à seulement deux les mandats présidentiels pour une même personne. Le chef d’Etat s’accroche au pouvoir depuis 1989.
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Compte rendu

Soudan : Omar Al-Bachir désigné candidat à la présidentielle 2020 par son parti

La Constitution soudanaise limite pourtant à seulement deux les mandats présidentiels pour une même personne. Le chef d’Etat s’accroche au pouvoir depuis 1989.


LE MONDE
              datetime="2018-08-10T15:21:43+02:00"

        Le 10.08.2018 à 15h21






    
Omar Al-Bachir, le 27 août 2008.
Crédits : TIM MCKULKA / AFP


Vers un nouveau mandat pour l’indéboulonnable chef d’Etat soudanais ? Le parti au pouvoir au Soudan a désigné Omar Al-Bachir, à la tête du pays depuis vingt-neuf ans, candidat à la présidentielle de 2020, selon l’agence de presse officielle Suna, vendredi 10 août.
Le conseil consultatif (Choura) du parti du congrès national a pris cette décision au cours d’une réunion dans la nuit à Khartoum, selon Suna.

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La Constitution limite à deux les mandats
La Constitution soudanaise de 2005 limite pourtant à seulement deux les mandats présidentiels pour une même personne. Or le président soudanais a déjà été réélu en 2011 et 2015 avec 94,5 % des voix. Ces textes devront donc être amendés si M. Al-Bachir se présente à nouveau pour être élu à la tête du pays.

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« Nous avons décidé d’engager les démarches nécessaires pour lui permettre de se présenter à la présidentielle de 2020 », a déclaré à la presse le chef du conseil consultatif du parti au pouvoir, Kabashor Koko, sans donner davantage de précisions sur ces démarches. M. Al-Bachir a pris le pouvoir en 1989 après avoir chassé par un coup d’Etat Sadek Al-Mahdi, le dernier premier ministre démocratiquement élu du Soudan.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ « Vermine », selon les fermiers, source de profits pour l’industrie de la viande et du cuir, le marsupial est massivement chassé, parfois cruellement, sans égard pour son statut d’emblème national. Un abattage légal dénoncé par les écologistes.
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En Australie, pas de pitié pour les kangourous


                      « Vermine », selon les fermiers, source de profits pour l’industrie de la viande et du cuir, le marsupial est massivement chassé, parfois cruellement, sans égard pour son statut d’emblème national. Un abattage légal dénoncé par les écologistes.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 15h09
    |

                            Pierre Sorgue








                              

                        

Enfouis dans les belles collines d’eucalyptus et de gommiers qui s’étendent au nord de Sydney, les bâtiments sont toujours là. Deux maisons basses au toit plat copient une esthétique américaine, avec cette inscription, qui a survécu elle aussi, en lettres blanches sur le bois brun : « Ranger Headquarters, Waratah Park ». En fait, ce parc national n’a jamais existé, pas plus que les rangers censés y avoir établi leur quartier général. Pourtant, les constructions, désertées depuis longtemps, viennent d’être classées au patrimoine de Nouvelle-Galles du Sud, avec les 13 hectares de forêt autour, que des bénévoles défrichent après des années de déshérence.
A leur tête, Jennifer Harris, présidente d’une association de résidents, s’est battue pour que soit reconnue l’importance « culturelle » et « historique » de ce « site emblématique ». Car, pour n’avoir été que décor de fiction, ces arpents de bush furent celui de la plus célèbre série télévisée produite en Australie : il y a tout juste cinquante ans, Skippy, « notre ami le kangourou », bondissait sur les écrans nationaux avant de séduire 300 millions d’enfants dans 127 pays du monde.
Marsupial star
Malgré des conditions de tournage peu charitables pour les animaux – enfermés dans des sacs de jute ou saoulés au whisky pour qu’ils se tiennent tranquilles –, cette histoire d’amitié entre un gamin et un kangourou qui déjouait les pièges, aidait à combattre les méchants et était presque doué de parole (« tchk, tchk, tchk… »), fit du marsupial une star mondiale, à ce point installée dans l’imaginaire des habitants du pays que les journaux emploient parfois son nom pour désigner l’espèce : « Il est le symbole de notre nature exceptionnelle, de nos valeurs, de notre vie », s’enthousiasme Peter Staff, l’un des volontaires.
Peut-être. Mais, cinquante ans plus tard, en mars 2018, un nouveau film, documentaire celui-là, est sorti en Australie, qui...




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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le président Erdogan a demandé à ses concitoyens de changer leurs devises étrangères pour soutenir la monnaie nationale, mais son discours n’a fait qu’accentuer la baisse de la livre turque.
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Turquie : la livre chute à son plus bas historique

Le président Erdogan a demandé à ses concitoyens de changer leurs devises étrangères pour soutenir la monnaie nationale, mais son discours n’a fait qu’accentuer la baisse de la livre turque.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 14h42
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 16h51
   





                        



   


La Turquie est confrontée à une baisse historique de sa monnaie nationale, la livre. Elle a brutalement chuté, vendredi 10 août, perdant près de 19 % de sa valeur face au dollar. Sa valeur a fondu de plus d’un tiers face au dollar et à l’euro depuis le début de l’année ; elle avait déjà cédé plus de 5 % face au billet vert jeudi.
Face à cette crise, le président Recep Tayyip Erdogan a demandé à ses concitoyens de changer leurs devises étrangères pour soutenir la monnaie nationale. « Si vous avez des dollars, des euros ou de l’or sous votre oreiller, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques. C’est une lutte nationale », a lancé M. Erdogan lors d’un discours à Bayburt (nord-est) retransmis à la télévision, affirmant que la Turquie « ne perdra pas la guerre économique ».
« Avec l’aide de Dieu, nous allons surmonter ces catastrophes et, de plus, nous mènerons avec succès la guerre économique. »
Mais, durant son discours, la livre a accentué sa chute en début d’après-midi et a franchi le seuil de 6 livres pour un dollar. Un mouvement qui s’est encore accéléré après l’annonce de Donald Trump, sur Twitter, du doublement des taxes douanières sur l’aluminium et l’acier turcs. « Leur monnaie, la livre turque, descend rapidement contre notre dollar fort », explique M. Trump, dans son message, en précisant que les importations d’aluminium et d’acier en provenance de Turquie seront désormais taxées à respectivement 20 % et 50 %.

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Crise diplomatique avec les Etats-Unis
Les marchés financiers s’inquiètent notamment de la politique économique prônée par M. Erdogan alors que la banque centrale turque ne souhaite pas relever ses taux pour contrer une inflation qui a pourtant atteint près de 16 % en juillet en rythme annuel. Le ministre des finances, Berat Albayrak, qui est aussi le gendre du président turc, doit d’ailleurs présenter vendredi le « nouveau modèle économique » de la Turquie.
La Turquie est également confrontée à une crise diplomatique avec les Etats-Unis, au sujet d’un pasteur américain, Andrew Brunson, détenu par Ankara. Les autorités turques l’accusent de « terrorisme » et « d’espionnage ». Le pasteur, qui nie fermement ces accusations, a été placé en résidence surveillée fin juillet après un an et demi de détention. Et chaque pays a pris des sanctions réciproques contre des responsables gouvernementaux. La rencontre mercredi à Washington entre le numéro deux de la diplomatie américaine, John Sullivan, et le vice-ministre turc des affaires étrangères, Sedat Onal, n’a pas permis d’apaiser les tensions.



                            


                        

                        


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Aux Etats-Unis, de plus en plus de femmes enceintes accros aux opiacés

Le nombre de femmes enceintes accros aux opiacés a été multiplié par quatre en l’espace de quinze ans, confirmant l’ampleur de la crise de santé publique que connaît actuellement le pays.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 14h11
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 14h41
   





                        


Les statistiques sont inquiétantes. Le nombre de femmes enceintes accros aux opiacés a été multiplié par quatre aux Etats-Unis en l’espace de quinze ans, selon des chiffres officiels rendus publics jeudi 9 août, confirmant l’ampleur de la crise de santé publique que connaît actuellement le pays.
Un rapport des centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), inédit à l’échelle nationale, révèle « des hausses importantes » entre 1999 et 2014 « dans les 28 Etats disposant de données ».
« Ces chiffres mettent en avant l’impact dévastateur de la crise des opiacés sur les familles à travers les Etats-Unis, y compris chez les plus jeunes », a commenté le directeur des CDC, Robert Redfield. « Une addiction non traitée aux opiacés durant la grossesse peut avoir des conséquences terribles », a-t-il ajouté.

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Risques de mortalité maternelle et infantile accrus
Les risques de mortalité maternelle et infantile et de naissance prématurée sont notamment accrus. Les bébés nés de femmes ayant abusé d’opiacés au cours de leur grossesse développent par ailleurs souvent la même addiction et doivent subir un sevrage douloureux, appelé syndrome d’abstinence néonatal.
« L’utilisation d’opiacés chez les femmes enceintes constitue un problème majeur de santé publique », souligne le rapport des CDC.
Le taux de femmes souffrant d’addiction aux opiacés lorsqu’elles arrivent à l’hôpital pour accoucher « a augmenté de 1,5 pour 1 000 en 1999 à 6,5 en 2014 », selon le document, qui ne précise pas les types d’opiacés concernés.
Les Etats-Unis font actuellement face à une grave crise d’addiction aux opiacés – parmi lesquels des antidouleurs comme l’oxycodone ou l’héroïne – à l’origine de 42 000 morts en 2016. Les CDC pointent notamment du doigt les médecins prescrivant trop d’opiacés et appellent à redoubler d’efforts pour empêcher les femmes enceintes de développer une addiction et les aider à se faire soigner.

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Quatre morts après une fusillade dans l’est du Canada

Un suspect a été arrêté, a déclaré la police, sans apporter plus de précisions pour l’heure sur les causes de cette fusillade.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 14h09
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 18h35
   





                        


Un suspect a été arrêté, vendredi 10 août au matin, peu après une fusillade qui a fait au moins quatre morts dans la ville canadienne de Fredericton, dans la province de l’est du Nouveau-Brunswick, a annoncé la police locale.

UDPATE: At this time we can confirm that we have one suspect in custody. 

— CityFredPolice (@Fredericton Police)


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Deux policiers font partie des victimes, a précisé la police sur son compte Twitter. Le quartier de Brookside, au centre de cette ville de 60 000 habitants, a été bouclé et « l’enquête se poursuit », a-t-elle ajouté. La police a appelé la population à éviter la zone, un quartier résidentiel proche d’une petite zone commerciale, selon des témoignages recueillis par les télévisions. La police a également appelé à ne pas diffuser d’informations susceptibles de préciser la localisation précise de la fusillade.
Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a immédiatement réagi sur Twitter :

Des nouvelles terribles en provenance de Fredericton. Je suis de tout coeur avec ceux qui sont touchés par la fusil… https://t.co/V8K8sJqRr4— JustinTrudeau (@Justin Trudeau)


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Mobile inconnu
La fusillade, dont on ignore encore la cause, est survenue en début de matinée, vers 7 heures du matin, selon plusieurs témoins. Les premières images de la chaîne CBC montraient de nombreuses voitures de police et des ambulances encadrant une zone résidentielle, pavillonnaire.
Robert DiDiodato, un habitant du quartier interviewé par CBC, a raconté avoir entendu des bruits de « pétards » vers 7 heures du matin. « Vu le rythme, ça aurait pu être un coup de feu. Ça faisait “pop, pop, pop” », a-t-il déclaré. Rachel Le Blanc, également interrogée par la chaîne, a déclaré avoir entendu quatre coups de feu. Un autre témoin a cru entendre « une quinzaine de coups de feu », selon CBC.
Un pays déjà éprouvé par de multiples fusillades
Dans la soirée du 22 juillet, un homme avait ouvert le feu dans une artère animée de Toronto, tuant une jeune fille de 18 ans et une fillette de 10 ans, et blessant 13 autres personnes. La fusillade avait été revendiquée par l’organisation djihadiste Etat islamique, mais la police a affirmé n’avoir aucune preuve permettant d’étayer cette revendication.
La province du Nouveau-Brunswick, elle, avait déjà connu une fusillade meurtrière en juin 2014. Trois policiers de la gendarmerie royale du Canada avaient été abattus en pleine rue à Moncton, principale ville du Nouveau-Brunswick, par un homme qui avait fait feu sur eux. L’assassin a été condamné à soixante-quinze ans de prison, la plus dure sentence imposée à une personne reconnue coupable dans les annales récentes au Canada.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ La géographe, spécialiste de Malte, explique les particularités d’un archipel au centre de plusieurs scandales de corruption. A la frontière entre l’Europe et le Proche-Orient, ce minuscule Etat a développé son économie dans les marges.
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Nathalie Bernardie-Tahir : « Malte joue des interstices du système, à la limite entre le légal et l’illégal »

La géographe, spécialiste de Malte, explique les particularités d’un archipel au centre de plusieurs scandales de corruption. A la frontière entre l’Europe et le Proche-Orient, ce minuscule Etat a développé son économie dans les marges.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 14h05
    |

            Jean-Baptiste Chastand








                        



                                


                            
Plus petit pays de l’Union européenne, perdu au milieu de la Méditerranée, Malte a longtemps été loin des radars de l’actualité. Pourtant, depuis deux ans, éclatent dans l’archipel des scandales de corruption sur fond d’accusations d’évasion fiscale venues de toute l’Europe. La journaliste Daphne Caruana Galizia enquêtant sur ces sujets y a été assassinée en octobre 2017. Depuis la fermeture en juin des ports italiens aux migrants sauvés en Méditerranée, Malte est aussi au cœur de la crise migratoire – plusieurs bateaux ont été secourus dans sa zone maritime. Nathalie Bernardie-Tahir, géographe spécialiste de Malte et de l’insularité à l’université de Limoges, co-auteure de Méditerranée, des frontières à la dérive (Publications Babels, à paraître en octobre), revient sur les particularités et l’histoire de cet Etat de 430 000 habitants.

Malte fait face depuis deux ans à une multiplication des scandales. Une journaliste, Daphne Caruana Galizia, y a même été assassinée le 16 octobre 2017. Comment l’île a-t-elle pu en arriver là ?
Il faut repartir de l’histoire récente de l’économie maltaise. Malte est indépendante depuis 1964. En 1974, les forces britanniques se sont retirées définitivement. Le pays a alors dû construire de manière autonome une stratégie de développement économique après avoir vécu sous protectorat pendant très longtemps. Malte va se positionner sur un marché de niche. Jusque dans les années 1990, dans la sous-traitance industrielle avec le textile ou l’électronique, puis l’industrie pharmaceutique. Mais elle a ensuite été concurrencée par les pays d’Asie du Sud-Est qui proposaient une main-d’œuvre encore moins chère.
Dans un second temps, Malte s’est reconvertie dans le tertiaire (surtout le tourisme). Le pays étant tout petit [316 km2] et doté d’un marché domestique trop étroit, la seule manière de développer les services était donc de jouer un rôle d’intermédiaire. Cette stratégie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs pays pour dénoncer la politique du gouvernement italien et des attaques racistes.
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Des Roms manifestent à travers l’Europe contre le racisme

Des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs pays pour dénoncer la politique du gouvernement italien et des attaques racistes.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 14h10
    |

            Blaise Gauquelin (Budapest, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Toutes les nuits, Bela Racz refait le même cauchemar. Pendant que sa femme et ses enfants dorment tranquillement, quelqu’un met le feu à la maison familiale. « Pour nous, les Roms, c’est une peur qui remonte à mille ans », souffle ce Hongrois. « Et l’actualité nous montre qu’elle n’est pas sans fondement. » 
M. Racz est à l’initiative d’une manifestation qui s’est tenue jeudi 9 août à Budapest, devant le ministère des affaires étrangères hongrois, accusé de garder le silence sur les agressions dont les Roms d’origine hongroise font l’objet à l’étranger. Vingt-trois associations se sont jointes à sa démarche, et malgré la canicule une centaine de personnes sont venues soutenir les victimes des dernières violences en date.
Le 23 juin, des ultranationalistes ont attaqué un camp de Roms dans l’ouest de l’Ukraine. Ils ont tué une personne et en ont blessé plusieurs autres, dont un enfant. « Une école maternelle a été incendiée, une famille a perdu sa maison et reste, à ce jour, sans aucune aide des pouvoirs publics », dénonce Istvan Vavrek, un autre représentant des Roms qui habite en Slovaquie, dans une région gouvernée jusqu’à l’année dernière par un néonazi multipliant les incitations à la haine à l’encontre des « tsiganes criminels ».
« On ne veut plus que des gens meurent dans l’indifférence des dirigeants politiques », affirme Ernö Kadet, un militant de l’association Roma Sajtöközpont
En marge des commémorations traditionnelles du génocide des Roms par les nazis, le 2 août, des manifestations ont été préparées de manière coordonnée dans neuf pays européens. « En Bulgarie et en Roumanie, on a réussi à mobiliser plus de mille personnes », se réjouit Ernö Kadet, un militant de l’association Roma Sajtöközpont. « On ne veut plus que des gens meurent dans l’indifférence des dirigeants politiques. Et on veut démontrer notre détermination, face aux propos tenus sur nous par Matteo Salvini. »
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Editorial. Malgré le rejet du projet de loi sur le droit à l’avortement par le Sénat argentin, le débat aura déjà eu le mérite de faire sortir cette question de la clandestinité.
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En Argentine, le combat pour l’IVG continue

Editorial. Malgré le rejet du projet de loi sur le droit à l’avortement par le Sénat argentin, le débat aura déjà eu le mérite de faire sortir cette question de la clandestinité.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 16h13
   





                        


Editorial du « Monde ». Le 14 juin, les députés argentins avaient approuvé, par 129 voix contre 125, la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse en Argentine. Mercredi 8 août, leurs collègues du Sénat ne leur ont pas emboîté le pas : par 38 voix contre 31 et 2 abstentions, ils ont rejeté ce projet de loi et déçu les centaines de milliers de personnes qui s’étaient rassemblées à Buenos Aires et dans les principales villes du pays pour suivre les seize heures de la discussion parlementaire.

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Pour autant, le débat sur le droit à l’avortement est loin d’être refermé en Argentine. Certes, le vote des sénateurs témoigne du solide pouvoir d’influence de l’Eglise catholique et des Eglises évangéliques, vigoureusement mobilisées contre ce texte, ainsi que du machisme persistant dans les provinces les plus traditionnelles. Mais la démonstration est désormais faite, confirmée par tous les sondages ces dernières semaines, que la société argentine a profondément évolué et est aujourd’hui majoritairement favorable au droit à l’IVG.
Issu du travail silencieux d’un collectif de 500 organisations de la société civile – la Campagne nationale pour le droit à l’avortement légal, sans risques et gratuit, créée en 2005 –, le projet de loi, rédigé par douze militantes, avait déjà été présenté six fois au Parlement depuis 2007. Sans succès : à chaque fois, il avait été ignoré et écarté de l’ordre du jour. Les impressionnantes mobilisations de ces derniers mois contre la violence de genre et le mouvement #NiUnaMenos (« pas une seule [femme] de moins »), dont une des revendications était l’avortement légal, ont convaincu le président argentin, Mauricio Macri, que le vent était en train de tourner et qu’il ne pouvait plus s’opposer à l’examen de ce texte.
Mobilisation de millions de jeunes filles
Taboue depuis toujours en Argentine comme sur tout le continent latino-américain – seuls Cuba en 1965 et l’Uruguay en 2013 ont légalisé l’avortement, tandis que le Chili l’a partiellement autorisé en 2017 –, la question de l’avortement est sortie de la clandestinité. Grâce, notamment, à la mobilisation de millions de jeunes filles, arborant les foulards verts, symboles de la lutte, accrochés à leur sac à dos, portés en bandana sur la tête ou noués autour du poignet.

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En dépit de la déception provoquée par le vote des sénateurs, la détermination du mouvement favorable à la légalisation est intacte. « Nous avons déjà présenté sept fois le projet d’interruption volontaire de grossesse, nous le ferons une huitième, jusqu’à ce que ce soit voté », a promis Celeste Mac Dougall, membre de la Campagne.
D’ores et déjà, le pouvoir exécutif a prévu d’envoyer au Congrès, le 21 août, un projet de réforme du code pénal qui prévoit de supprimer les peines d’un à quatre ans de prison actuellement en vigueur contre les femmes qui recourent à l’IVG. De même, des parlementaires de la coalition au pouvoir, Cambiemos, ont proposé l’organisation d’un référendum. Enfin, il ne fait pas de doute que le débat sera relancé lors des élections présidentielle et législatives d’octobre 2019.
En tout état de cause, après quatre mois d’un débat intense – et qui a ouvert d’autres brèches, comme la demande de la séparation de l’Eglise et de l’Etat –, il est probable que la dépénalisation et la légalisation ne sont plus qu’une question de temps, en Argentine, et certainement dans le reste du continent, où les mouvements féministes sont plus actifs que jamais.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ L’extrême droite qu’il courtise est affaiblie mais le président américain, lui, a su rebondir, grâce notamment à ses résultats économiques.
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Conspué pour sa gestion du drame de Charlottesville il y a un an, Trump s’est relevé

L’extrême droite qu’il courtise est affaiblie mais le président américain, lui, a su rebondir, grâce notamment à ses résultats économiques.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 11h12
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Il y a un an, l’extrême droite triomphait après que le Ku Klux Klan et les suprémacistes blancs eurent défilé à plusieurs reprises à Charlottesville, finissant par tuer le 12 août une jeune femme parmi les contre-manifestants, tandis que Donald Trump était profondément affaibli, conspué pour avoir renvoyé dos à dos les deux camps. La situation est aujourd’hui inversée.
Le président américain a retrouvé sa superbe et compte bien conserver la majorité au Sénat, voire sauver la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat début novembre. L’extrême droite, elle, est selon l’expression de Kathleen Blee, spécialiste de l’extrême droite à l’université de Pittsburgh, « sur un déclin rapide ».
Bien sûr, chacun se prépare au pire à Charlottesville, où l’extrême droite n’a pas eu le droit de manifester dimanche 12 août, et à Washington, où défileront « alt-right » et gauchistes. Les spécialistes ne prédisent pas une ampleur similaire à l’an dernier. « Le mouvement est complètement fragmenté », a déclaré au Wall Street Journal Brian Levin, directeur du Centre d’études sur la haine et l’extrémisme de l’université de Californie à San Bernardino.

L’extrême droite se déchire en sous-factions que l’organisateur des manifestations de l’an dernier, Jason Kessler, dit avoir renoncé à unifier. Ces groupes ont souffert des attaques judiciaires, de l’opprobre généralisé, de leur boycott financier et de leur absence de leader. Une étude de M. Levin atteste un recul des crimes racistes et antisémites dans les grandes villes au premier semestre 2018 comparé au premier semestre 2017, tandis que les événements ultranationalistes ont moins rassemblé que ne l’espéraient leurs promoteurs.
Relations détestables
Ces gens-là ont perdu sinon leur relais, du moins leur caution à la Maison Blanche, Steve Bannon. C’est le paradoxe de l’affaire : les événements de Charlottesville ont précipité le départ – déjà acquis mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Accusé d’avoir proclamé de faux résultats électoraux, l’ancien ministre des finances s’est vu refuser sa demande d’asile en Zambie.
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Compte rendu

Au Zimbabwe, les déboires de l’opposant Tendai Biti

Accusé d’avoir proclamé de faux résultats électoraux, l’ancien ministre des finances s’est vu refuser sa demande d’asile en Zambie.


LE MONDE
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        Le 10.08.2018 à 11h11

     •
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        Mis à jour le 10.08.2018 à 12h10






    
L’opposant zimbabwéen Tendai Biti entouré de policiers devant le tribunal de Harare, le 9 août 2018.
Crédits : JEKESAI NJIKIZANA / AFP


Figure de l’opposition zimbabwéenne, Tendai Biti, qui avait été expulsé par les autorités zambiennes après une médiatique demande d’asile politique, a finalement bénéficié, jeudi 9 août, d’une libération sous caution par la justice de son pays. Son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), s’apprête à déposer vendredi un recours contre les résultats de la présidentielle du 30 juillet, remportée au premier tour par le sortant Emmerson Mnangagwa.
« On survit. C’est dommage que dans la plus grande partie de l’Afrique on ne respecte pas l’Etat de droit ni les normes internationales. On vit pour se battre un jour de plus. Je suis content d’être à la maison », a lancé M. Biti en sortant du palais de justice, entouré par un important dispositif policier. Il y était arrivé quelques heures plus tôt, menottes aux poignets, après des heures d’incertitude sur son sort. La veille, il avait traversé dans la confusion la frontière zambienne à pied.

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Avant même une décision de la justice zambienne, saisie sur le dossier, Lusaka lui a refusé l’asile, jeudi, avant de le remettre aux autorités zimbabwéennes, créant une vague de désapprobation et d’inquiétude chez les opposants zimbabwéens comme chez les observateurs, aux Nations unies ou dans les chancelleries occidentales. « L’asile lui a été refusé parce qu’il n’y a pas un effondrement de l’Etat de droit dans son pays », a justifié Dora Siliya, porte-parole du gouvernement zambien.
Libéré sous caution
Jeudi en fin d’après-midi, M. Biti, 52 ans, ancien ministre des finances du gouvernement d’union nationale (2009-2013), a été présenté à la justice zimbabwéenne, qui l’a accusé de « proclamation illégale de résultats électoraux » et de « violence sur la voie publique ». Elle lui a accordé une libération sous caution (5 000 dollars), assortie d’une interdiction de participer à des « débats politiques ou des conférences de presse » et d’une obligation de se présenter deux fois par jour à la police.
Le président Mnangagwa a souligné être intervenu personnellement. « Biti a été libéré sur mon intervention. A un moment si crucial de notre histoire, rien n’est plus important que l’unité, la paix et le dialogue », a-t-il dit sur Twitter, soulignant toutefois que le procès de M. Biti devait avoir lieu, au vu de « la gravité des accusations ».

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Avant la proclamation des résultats par la commission électorale, M. Biti avait annoncé que Nelson Chamisa avait remporté l’élection, tout en défiant la commission électorale d’annoncer un résultat différent. La répression des manifestations du 1er août contestant l’annonce de la victoire de Mnangagwa a fait au moins six morts et des dizaines de blessés.
Le MDC devrait présenter vendredi son recours contre les résultats de la présidentielle, la première depuis la mise à l’écart du leader historique Robert Mugabe. Le scrutin a été remporté par Emmerson Mnangagwa (50,8 %) devant le leader du MDC, Nelson Chamisa (44,3 %). La Cour constitutionnelle aura ensuite quatorze jours pour trancher.
Visite de Cyril Ramaphosa
L’ambassadeur américain Brian Nichols, qui était présent au palais de justice de Harare, a souligné que « la communauté internationale suit de près le dossier de M. Biti », alors que dans l’après-midi le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) s’était déclaré « inquiet » du sort de l’ancien ministre. « Le refoulement ou le retour forcé de réfugiés et de chercheurs d’asile vers leur pays d’origine est une violation sérieuse des lois internationales », avait souligné le HCR.

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Les chefs de mission diplomatiques de l’Union européenne, des Etats-Unis, du Canada et de l’Australie avaient demandé au gouvernement zimbabwéen de « garantir son intégrité physique et sa sécurité » et de « s’assurer que ses droits soient respectés ». Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, était jeudi à Lusaka pour s’entretenir avec le président zambien, Edgar Lungu. Il « fera aussi une escale au Zimbabwe pour s’entretenir avec le président élu Emmerson Mnangagwa », a ajouté la présidence sud-africaine sur son compte Twitter, sans donner de précisions sur les horaires ni la date de cette escale.

