<FILE-date="2018/08/10/18">

<article-nb="2018/08/10/18-1">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Deux plaintes ont été déposées contre le secrétaire général de l’Elysée par l’association Anticor, entre autres pour « corruption passive » et « trafic d’influence ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

L’affaire Kohler, l’autre dossier qui menace l’Elysée, pour ceux qui n’ont rien suivi

Deux plaintes ont été déposées contre le secrétaire général de l’Elysée par l’association Anticor, entre autres pour « corruption passive » et « trafic d’influence ».



Le Monde
 |    10.08.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 17h53
    |

                            Thibaut Faussabry, 
Samuel Laurent et 
Pierre Breteau








                        



   


C’est l’autre affaire qui pèse sur la présidence Macron : le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, est accusé par l’association Anticor de ne pas avoir fait état de ses liens familiaux avec l’armateur MSC, dont il était devenu en 2016 directeur financier de la filiale croisières.
Quel est le fond de l’affaire ?
Alexis Kohler, alors qu’il était sous-directeur de l’Agence des participations de l’Etat (APE), a approuvé entre 2010 et 2012 des contrats entre Terminal Normandie MSC (TNMSC), une filiale du groupe de croisières MSC, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, et le Grand Port maritime du Havre (GPMH), alors qu’il siégeait au conseil de surveillance de ce dernier, d’après les documents révélés par Mediapart.
Le site d’information a diffusé le contenu de deux procès-verbaux du conseil de surveillance du GPMH en 2010 et 2011. On y apprend qu’Alexis Kohler y siégeait en tant que représentant de l’APE – une administration placée sous la tutelle du ministère des finances, qui incarne l’Etat en tant qu’actionnaire ou investisseur – aux côtés d’Edouard Philippe, maire du Havre.
Deux ans plus tard, en 2014, M. Kohler demande l’autorisation de quitter l’administration pour travailler chez MSC Croisières. La demande est refusée une première fois, mais sera acceptée deux ans plus tard, en 2016. Il devient alors directeur financier de l’entreprise, avant de rejoindre la campagne puis l’administration d’Emmanuel Macron.

MSC : un investisseur important en France
La Mediterranean Shipping Company (MSC) est une entreprise italienne de droit suisse, fondée dans la région napolitaine en 1970 par Rafaela et Gianluigi Aponte. Une structure familiale qui est devenue en moins de cinquante ans le numéro deux du transport maritime de marchandises. Sa flotte de 490 porte-conteneurs livre des cargaisons dans 500 ports à travers le monde. Le groupe opère également des croisières à travers la Méditerranée et les Caraïbes. Encore dirigé aujourd’hui par les époux Aponte, MSC emploie 70 000 personnes et génère 27 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Une des filiales du groupe, Terminal Investment Limited, exploite 34 terminaux portuaires dans 22 pays, dont la France, où elle contrôle deux terminaux au port du Havre. Surtout, le groupe est historiquement un client majeur pour les chantiers navals de Saint-Nazaire, pour lesquels l’armateur a récemment signé une commande de trois paquebots d’un montant de 3,4 milliards d’euros.


L’actuel bras droit d’Emmanuel Macron a affirmé en mai à Mediapart s’être systématiquement mis à l’écart des négociations quand des dossiers concernant MSC étaient traités afin d’éviter tout conflit d’intérêts. Cependant, les procès-verbaux mentionnent qu’il a participé aux délibérations concernant l’attribution de futurs contrats entre le grand port maritime du Havre et une filiale française du groupe MSC, et qu’il a voté « au moins une fois », selon Mediapart, « une disposition en faveur de MSC mettant en jeu de l’argent public ».
Pour quels chefs d’accusation M. Kohler est-il mis en cause ?
La plainte déposée fin mai par Anticor auprès du Parquet national financier retient la « prise illégale d’intérêts », le « trafic d’influence » et la « corruption passive ». De fait, et selon Mediapart, le lien familial a « été dissimulé par M. Alexis Kohler jusqu’à sa révélation » par le site d’information.
Une seconde plainte a été déposée mercredi 8 août pour « prise illégale d’intérêts » et s’appuie sur les comptes rendus publiés par Mediapart.

Lexique
Prise illégale d’intérêts
Défini à l’article 432-12 du code pénal, le délit de prise illégale d’intérêts est « le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public (…), de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l’acte, en tout ou partie, la charge d’assurer la surveillance, l’administration, la liquidation ou le paiement ».
Trafic d’influence
Le trafic d’influence est défini, à l’article 433-2, comme « le fait, par quiconque, de solliciter ou d’agréer (…) des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques, pour lui-même ou pour autrui, pour abuser ou avoir abusé de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d’une autorité ou d’une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable ». Ces deux délits sont passibles de cinq ans d’emprisonnement et de 500 000 euros d’amende.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-2">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le président Erdogan a demandé à ses concitoyens de changer leurs devises étrangères pour soutenir la monnaie nationale, mais son discours n’a fait qu’accentuer la baisse de la livre turque.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Turquie : la livre chute à son plus bas historique

Le président Erdogan a demandé à ses concitoyens de changer leurs devises étrangères pour soutenir la monnaie nationale, mais son discours n’a fait qu’accentuer la baisse de la livre turque.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 14h42
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 16h51
   





                        



   


La Turquie est confrontée à une baisse historique de sa monnaie nationale, la livre. Elle a brutalement chuté, vendredi 10 août, perdant près de 19 % de sa valeur face au dollar. Sa valeur a fondu de plus d’un tiers face au dollar et à l’euro depuis le début de l’année ; elle avait déjà cédé plus de 5 % face au billet vert jeudi.
Face à cette crise, le président Recep Tayyip Erdogan a demandé à ses concitoyens de changer leurs devises étrangères pour soutenir la monnaie nationale. « Si vous avez des dollars, des euros ou de l’or sous votre oreiller, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques. C’est une lutte nationale », a lancé M. Erdogan lors d’un discours à Bayburt (nord-est) retransmis à la télévision, affirmant que la Turquie « ne perdra pas la guerre économique ».
« Avec l’aide de Dieu, nous allons surmonter ces catastrophes et, de plus, nous mènerons avec succès la guerre économique. »
Mais, durant son discours, la livre a accentué sa chute en début d’après-midi et a franchi le seuil de 6 livres pour un dollar. Un mouvement qui s’est encore accéléré après l’annonce de Donald Trump, sur Twitter, du doublement des taxes douanières sur l’aluminium et l’acier turcs. « Leur monnaie, la livre turque, descend rapidement contre notre dollar fort », explique M. Trump, dans son message, en précisant que les importations d’aluminium et d’acier en provenance de Turquie seront désormais taxées à respectivement 20 % et 50 %.

        Lire aussi :
         

                Soli Ozel : « Les Turcs aiment en Erdogan ce que les étrangers détestent en lui »



Crise diplomatique avec les Etats-Unis
Les marchés financiers s’inquiètent notamment de la politique économique prônée par M. Erdogan alors que la banque centrale turque ne souhaite pas relever ses taux pour contrer une inflation qui a pourtant atteint près de 16 % en juillet en rythme annuel. Le ministre des finances, Berat Albayrak, qui est aussi le gendre du président turc, doit d’ailleurs présenter vendredi le « nouveau modèle économique » de la Turquie.
La Turquie est également confrontée à une crise diplomatique avec les Etats-Unis, au sujet d’un pasteur américain, Andrew Brunson, détenu par Ankara. Les autorités turques l’accusent de « terrorisme » et « d’espionnage ». Le pasteur, qui nie fermement ces accusations, a été placé en résidence surveillée fin juillet après un an et demi de détention. Et chaque pays a pris des sanctions réciproques contre des responsables gouvernementaux. La rencontre mercredi à Washington entre le numéro deux de la diplomatie américaine, John Sullivan, et le vice-ministre turc des affaires étrangères, Sedat Onal, n’a pas permis d’apaiser les tensions.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-3">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ La région, où le taux de chômage est au plus bas, est confrontée à une pénurie criante de main-d’œuvre, alors que les salaires ont augmenté.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Face au manque de bras, l’Europe de l’Est se tourne vers les robots

La région, où le taux de chômage est au plus bas, est confrontée à une pénurie criante de main-d’œuvre, alors que les salaires ont augmenté.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 15h59
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Alors que la France lutte pour résorber le chômage de longue durée, la République tchèque, elle, fait face à un problème d’une tout autre nature : elle n’a jamais autant manqué de bras. En juillet, le taux de chômage était de seulement 3,1 %, selon les données publiées jeudi 9 août par le Pôle emploi tchèque. C’est le plus bas niveau de l’Union européenne. Sur le même mois, le nombre de postes vacants a culminé au niveau historique de 310 000, en hausse de 65 % sur un an. Il est désormais supérieur à celui des demandeurs d’emploi (231 565 personnes).
La situation n’est pas propre à Prague. « Les difficultés de recrutement sont criantes dans toute l’Europe centrale et de l’Est, alors que les usines tournent à plein régime », explique Grzegorz Sielewicz, économiste spécialiste de la région pour Coface, à Varsovie. En Hongrie et en Pologne, le taux de chômage est également inférieur à 4 %. Par ailleurs, il est tombé à 4,5 % en Roumanie en juin, et il dépasse à peine 5,5 % en Slovénie, selon Eurostat. Une tendance liée à la bonne santé économique de ces pays, comme à la démographie. Depuis les années 1990, plus de 20 millions de personnes ont quitté la région, soit près de 5,5 % de la population. A cela s’ajoute la chute de la natalité, qui accentue le déclin de la force de travail.

Pour attirer les candidats, les entreprises ont augmenté les salaires. Ils ont progressé de plus de 30 % en Roumanie et de 20 % Hongrie depuis 2010. En République tchèque, ils ont bondi de 7 % en 2017 et devraient croître encore de 7,8 % cette année, d’après les prévisions de la Société générale. Le salaire minimal polonais est passé de 1 750 zlotys (410 euros) en 2016 à 2 000 zlotys bruts (470 euros) aujourd’hui. Et ce, au profit du pouvoir d’achat des salariés, dont le niveau de vie s’approche lentement des standards de l’Europe de l’Ouest.
« Toute la difficulté est qu’à un certain point, la hausse des salaires menace la rentabilité des entreprises...




                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-4">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Editorial. Malgré le rejet du projet de loi sur le droit à l’avortement par le Sénat argentin, le débat aura déjà eu le mérite de faire sortir cette question de la clandestinité.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

En Argentine, le combat pour l’IVG continue

Editorial. Malgré le rejet du projet de loi sur le droit à l’avortement par le Sénat argentin, le débat aura déjà eu le mérite de faire sortir cette question de la clandestinité.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 16h13
   





                        


Editorial du « Monde ». Le 14 juin, les députés argentins avaient approuvé, par 129 voix contre 125, la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse en Argentine. Mercredi 8 août, leurs collègues du Sénat ne leur ont pas emboîté le pas : par 38 voix contre 31 et 2 abstentions, ils ont rejeté ce projet de loi et déçu les centaines de milliers de personnes qui s’étaient rassemblées à Buenos Aires et dans les principales villes du pays pour suivre les seize heures de la discussion parlementaire.

        Lire aussi :
         

                Droit à l’avortement en Argentine : « Ce vote est une honte. Les sénateurs n’ont rien compris »



Pour autant, le débat sur le droit à l’avortement est loin d’être refermé en Argentine. Certes, le vote des sénateurs témoigne du solide pouvoir d’influence de l’Eglise catholique et des Eglises évangéliques, vigoureusement mobilisées contre ce texte, ainsi que du machisme persistant dans les provinces les plus traditionnelles. Mais la démonstration est désormais faite, confirmée par tous les sondages ces dernières semaines, que la société argentine a profondément évolué et est aujourd’hui majoritairement favorable au droit à l’IVG.
Issu du travail silencieux d’un collectif de 500 organisations de la société civile – la Campagne nationale pour le droit à l’avortement légal, sans risques et gratuit, créée en 2005 –, le projet de loi, rédigé par douze militantes, avait déjà été présenté six fois au Parlement depuis 2007. Sans succès : à chaque fois, il avait été ignoré et écarté de l’ordre du jour. Les impressionnantes mobilisations de ces derniers mois contre la violence de genre et le mouvement #NiUnaMenos (« pas une seule [femme] de moins »), dont une des revendications était l’avortement légal, ont convaincu le président argentin, Mauricio Macri, que le vent était en train de tourner et qu’il ne pouvait plus s’opposer à l’examen de ce texte.
Mobilisation de millions de jeunes filles
Taboue depuis toujours en Argentine comme sur tout le continent latino-américain – seuls Cuba en 1965 et l’Uruguay en 2013 ont légalisé l’avortement, tandis que le Chili l’a partiellement autorisé en 2017 –, la question de l’avortement est sortie de la clandestinité. Grâce, notamment, à la mobilisation de millions de jeunes filles, arborant les foulards verts, symboles de la lutte, accrochés à leur sac à dos, portés en bandana sur la tête ou noués autour du poignet.

        Lire aussi :
         

                Le combat des jeunes Argentines pour la légalisation de l’avortement



En dépit de la déception provoquée par le vote des sénateurs, la détermination du mouvement favorable à la légalisation est intacte. « Nous avons déjà présenté sept fois le projet d’interruption volontaire de grossesse, nous le ferons une huitième, jusqu’à ce que ce soit voté », a promis Celeste Mac Dougall, membre de la Campagne.
D’ores et déjà, le pouvoir exécutif a prévu d’envoyer au Congrès, le 21 août, un projet de réforme du code pénal qui prévoit de supprimer les peines d’un à quatre ans de prison actuellement en vigueur contre les femmes qui recourent à l’IVG. De même, des parlementaires de la coalition au pouvoir, Cambiemos, ont proposé l’organisation d’un référendum. Enfin, il ne fait pas de doute que le débat sera relancé lors des élections présidentielle et législatives d’octobre 2019.
En tout état de cause, après quatre mois d’un débat intense – et qui a ouvert d’autres brèches, comme la demande de la séparation de l’Eglise et de l’Etat –, il est probable que la dépénalisation et la légalisation ne sont plus qu’une question de temps, en Argentine, et certainement dans le reste du continent, où les mouvements féministes sont plus actifs que jamais.

        Lire aussi :
         

                La lutte des Argentines pour l’IVG encourage les féministes d’Amérique latine






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-5">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Toujours dans l’attente d’un attaquant, Marseille lance la saison 2018-2019 du championnat de France avec la réception de Toulouse au Vélodrome.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Ligue 1 : l’OM ne veut pas prendre de retard

Toujours dans l’attente d’un attaquant, Marseille lance la saison 2018-2019 du championnat de France avec la réception de Toulouse au Vélodrome.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 14h30
   





                        



   


Marseille, qui n’a remporté qu’un seul de ses sept matchs de préparation, lance sa saison vendredi 10 août face à Toulouse (20 h 45) avec l’envie de se rassurer pour ne pas prendre d’entrée de jeu du retard sur ses concurrents dans la course au podium de la Ligue 1. « Nous n’avons qu’une idée en tête, prendre les trois points d’entrée pour bien démarrer la saison », a prévenu le capitaine, Dimitri Payet, qui a une double revanche à prendre après sa blessure en finale de l’Europa League qui lui a coûté sa place au Mondial. « Nous avons vu dans les matchs amicaux ce qu’il ne fallait pas faire. J’espère qu’on en aura tiré les enseignements », a-t-il ajouté.
« Le groupe n’est pas à 100 %, mais il n’y a pas que l’OM qui ne soit pas à 100 %. L’important, c’est d’être prêt sur la durée », a renchéri l’entraîneur olympien, Rudi Garcia. Alors que le marché des transferts se termine le 31 août, le club marseillais espère encore se renforcer, notamment en attaque, à propos de laquelle le dossier Mario Balotelli (Nice) traîne en longueur depuis le début de l’été.
L’OM dispose d’un petit trésor de guerre avec la vente de son milieu de terrain, Franck Zambo-Anguissa, acheté 30 millions d’euros par les Londoniens de Fulham. « S’il y a la moindre opportunité de prendre un joueur pour rendre l’équipe plus forte, nous la saisirons. Mais encore une fois, nous ne sommes pas attirés par ce qui brille, par des histoires d’un jour », rappelle Frank McCourt, le propriétaire américain de l’OM, dans un entretien accordé à L’Equipe vendredi.
Fragilité défensive
En attendant l’arrivée tant désirée par les supporteurs d’un grand attaquant de calibre international, c’est Valère Germain qui débutera comme avant-centre. Mais le danger pourrait venir de derrière. L’OM a montré des faiblesses défensives lors des matchs de préparation et reste sur une défaite 5-2 contre les Anglais de Bournemouth, le 4 août.
Les Toulousains espèrent bien profiter de cette fragilité. Après une nouvelle saison galère et un maintien acquis lors d’un barrage contre l’AC Ajaccio, le TFC a fait du neuf avec du vieux. Trois ans après son départ, Alain Casanova retrouve son poste d’entraîneur, qu’il avait occupé entre 2008 et 2015. La nouveauté sera sur le terrain, avec cinq recrues alignées au coup d’envoi (Reynet, Bostock, Garcia, Dossevi et Leya Iseka).
L’OM, après avoir manqué d’un rien la troisième place la saison dernière, vise clairement une place sur le podium cette saison. Pour cela, il ne faudra pas laisser filer ses concurrents Monaco et Lyon, opposés respectivement à Nantes samedi (17 heures) et à Amiens dimanche (15 heures).
En clôture dimanche (21 heures), le PSG, version Thomas Tuchel, champion sortant qui a remporté le Trophée des champions sans forcer face à Monaco (4-0), voudra confirmer que son nouveau cycle a commencé sous les meilleurs auspices.
Programme de la 1re journée de Ligue 1
Vendredi
20 h 45 : Marseille - Toulouse
Samedi
17 heures : Nantes - Monaco
20 heures : Angers - Nîmes
Lille - Rennes
Montpellier - Dijon
Nice - Reims
Saint-Etienne - Guingamp
Dimanche
15 heures : Lyon - Amiens
14 heures : Bordeaux - Strasbourg
21 heures : Paris-SG - Caen



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-6">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Une colonie de vacances allemande, évacuée jeudi en raison des inondations dans le Gard, occupait illégalement un terrain privé. L’un de ses encadrants est toujours porté disparu.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Inondations : gardes à vue dans l’enquête sur une colonie de vacances non homologuée

Une colonie de vacances allemande, évacuée jeudi en raison des inondations dans le Gard, occupait illégalement un terrain privé. L’un de ses encadrants est toujours porté disparu.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 08h18
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 18h41
   





                        



   


Le président et le vice-président allemands de l’association de Leverkusen, propriétaire du terrain sur lequel se trouvait une colonie inondée à Saint-Julien-de-Peyrolas, dans le Gard, ont été placés en garde à vue vendredi 10 août après l’ouverture d’une enquête, selon le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel.
L’enquête, confiée à la gendarmerie, a été ouverte en flagrant délit pour « blessures involontaires, mise en danger de la vie d’autrui, travail dissimulé et exploitation d’un camping sans autorisation » en zone inondable, a précisé Eric Maurel.
La colonie du Planjole avait été évacuée jeudi, après avoir été inondée à la suite des fortes pluies qui ont touché la région. Un homme de 66 ans, présenté comme l’un des encadrants de la colonie, est toujours porté disparu. « On a retrouvé sa voiture emportée par les flots, c’est un monsieur de 75 ans. Pour le moment, les opérations de reconnaissance sont restées vaines », a indiqué le commandant Jérôme Tallaron.
Neuf enfants de cette colonie du Planjole, dont les tentes, caravanes et installations ont été dévastées par le ruisseau du Valat d’Aiguèze, proche de la rivière Ardèche, transformé en torrent jeudi, « ont été légèrement blessés » et tous les jeunes Allemands évacués de ce terrain « sont traumatisés psychologiquement », a souligné le procureur.
Selon des pompiers sauveteurs, certains enfants ont été retrouvés « accrochés dans les arbres », l’eau, arrivée en vague brutale, étant montée au moins jusqu’à la taille d’un adulte.
La colonie était devenue de fait un camping, sans autorisation de la préfecture et « était installé en zone inondable », a déclaré le procureur. Le maire de Saint-Julien-de-Peyrolas, René Fabrègue, « avait alerté les responsables de l’association. Il avait même saisi le tribunal administratif et, dans les 48 heures avant le drame, les autorités municipales avaient alerté les responsables de l’association sur le danger à rester là en raison de la montée éventuelle des eaux », a-t-il ajouté.
M. Maurel a fait part des « plus vives inquiétudes » des enquêteurs à propos du septuagénaire allemand disparu. « S’il était retrouvé décédé, l’enquête s’orienterait vers un homicide involontaire », a-t-il souligné.
Tentes éventrées
Le centre-est et le sud-est de la France ont subi de très fortes pluies jeudi, qui ont entraîné l’évacuation de 1 600 personnes, principalement des campeurs, en Ardèche, dans la Drôme et dans le Gard. Ce dernier département est celui qui a été le plus touché, avec 750 personnes évacuées.
Toutes les autres personnes présentes dans cette colonie et dans le camping de la commune « ont été prises en charge dans la salle polyvalente et ont été vues par des médecins pompiers du SAMU, par la Croix-Rouge et des psychologues », a précisé le commandant Tallaron.
Parmi les personnes évacuées vers la salle polyvalente pour la nuit figuraient également 18 personnes qui étaient en bivouac depuis mercredi soir dans les gorges de l’Ardèche et ne pouvaient pas rentrer à cause de la fatigue, du froid et de la faim, selon le commandant Tallaron. Les centres d’accueil et de regroupement des personnes évacuées étaient vendredi midi en cours de fermeture (150 lits à Bagnols-sur-Cèze et 180 lits à Saint-Julien-de-Peyrolas).
L’intervention dans le nord du Gard a mobilisé 120 pompiers du département puis 120 renforts, quatre hélicoptères et de nombreux gendarmes et militaires.
Jeudi soir, le Gard n’était plus en vigilance orange. Les très fortes pluies ont engendré des cumuls pouvant atteindre 150 à 200 mm, a précisé la préfecture du Gard, parlant d’un phénomène « exceptionnel » ; 108 mm relevés à Saint-Julien-de-Peyrolas.
Navigation interdite sur l’Ardèche
L’ Ardèche a débordé de son lit à plusieurs endroits et présentait jeudi après-midi un débit boueux et violent. La navigation sur la rivière restera interdite vendredi et samedi en raison des conditions météo. Les préfets du Var et des Alpes-de-Haute-Provence ont également décidé de fermer l’accès aux gorges du Verdon.
A 22 heures, la vigilance orange aux pluies inondations avait été levée dans les six derniers départements, a annoncé Météo France. Les orages s’évacuent désormais en mer, précise le bulletin. Dans le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, et jusque dans l’ouest du Var, 80 à 140 mm de pluie sont tombés dans la journée, précise-t-il.

        Lire aussi :
         

                145 ans de mesure de la température à Paris : les années 2010 battent tous les records






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-7">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ La justice avait interdit à l’ex-chef de l’Etat, emprisonné pour corruption, de participer par visioconférence. Le candidat d’extrême droite reste le favori des sondages.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Lula, grand absent du premier débat avant la présidentielle au Brésil

La justice avait interdit à l’ex-chef de l’Etat, emprisonné pour corruption, de participer par visioconférence. Le candidat d’extrême droite reste le favori des sondages.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 16h54
    |

                            Intérim (Sao Paulo - correspondante)








                        



                                


                            

Dans les studios bleus de Band TV, le premier débat de l’élection présidentielle la plus incertaine de l’histoire récente du Brésil débute sur un tableau inédit, ce jeudi 9 août au soir à Sao Paulo. Le favori de la course est absent, le deuxième est un nostalgique décomplexé de la dictature (1964-1985).
L’ancien président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), crédité de 30 % des intentions de vote, purge une peine de douze ans d’emprisonnement depuis avril pour corruption et blanchiment d’argent. Il a été désigné candidat par son parti le 4 août mais le Tribunal supérieur électoral doit se prononcer sur son inéligibilité, considérée quasiment certaine en vertu d’une loi interdisant la candidature de personnalités condamnées en deuxième instance pour corruption ou blanchiment d’argent, ce qui est le cas de Lula.
En l’absence de Lula au scrutin, le candidat d’extrême-droite, Jair Bolsonaro, militaire de réserve du Parti social libéral (PSL), arriverait premier avec environ 19 % des intentions de vote, selon la dernière grande enquête d’opinion.
« Castration chimique volontaire »
L’ancien chef de l’Etat a envoyé une lettre à la chaîne dénonçant la « censure » de la justice. Le candidat du Parti socialisme et liberté, Guilherme Boulos (PSOL, extrême gauche), le saluera en début de soirée mais son nom ne sera plus prononcé pendant les deux heures qui suivront.
Parmi les autres candidats jugés « présidentiables », Marina Silva, ovni de la politique brésilienne, tente sa chance pour la troisième fois consécutive. L’écologiste évangélique métisse du mouvement Rede talonne le candidat d’extrême droite dans les sondages (à 15 % sans Lula) et pourrait le battre s’ils se retrouvaient ensemble au second tour.
A sa droite, Geraldo Alckmin écrase tous les autres en termes de budget public de campagne et de temps de télévision alloué, mais il lui manque une qualité en politique : le charisme. Le candidat de l’establishment,...




                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-8">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le cinéaste ukrainien, incarcéré depuis 2015, a commencé une grève de la faim il y a trois mois pour exiger la libération de tous les « prisonniers politiques » ukrainiens détenus en Russie.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Oleg Sentsov : Emmanuel Macron a proposé des solutions d’urgence à Vladimir Poutine

Le cinéaste ukrainien, incarcéré depuis 2015, a commencé une grève de la faim il y a trois mois pour exiger la libération de tous les « prisonniers politiques » ukrainiens détenus en Russie.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 18h23
   





                        



   


Détenu en Russie depuis 2015 et en grève de la faim depuis près de trois mois, le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov est aujourd’hui en danger de mort. Sa situation a été au cœur d’un entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, vendredi 10 août.
Le président français a fait « plusieurs propositions » à son homologue russe afin de « trouver de façon urgente une solution humanitaire », a annoncé l’Elysée dans un communiqué. M. Poutine s’est engagé à répondre à ces propositions et « à diffuser rapidement des éléments sur son état de santé ».
M. Sentsov, opposant à l’annexion de la Crimée par la Russie, a été condamné en août 2015 à vingt ans de prison pour terrorisme et trafic d’armes à l’issue d’un procès qualifié de stalinien par Amnesty International. Il est accusé d’avoir, avec un complice, envoyé deux cocktails Molotov contre les locaux d’une organisation criméenne prorusse. Depuis la colonie pénitentiaire de Labytnangui, dans la péninsule de Yamal, au nord de la Sibérie, où il est incarcéré, il a commencé une grève de la faim le 14 mai pour exiger la libération de tous les « prisonniers politiques » ukrainiens détenus en Russie.

        Lire aussi :
         

                Oleg Sentsov en danger de mort après trois mois de grève de la faim



Perte de 30 kg
S’il ne mène pas une grève de la faim totale – il boit 3,5 litres d’eau par jour et a accepté, il y a deux semaines, de prendre deux à trois cuillères quotidiennes de substituts alimentaires –, il a perdu 30 kg depuis le début de son action. Il souffre également de problèmes cardiaques, présente un très bas niveau d’hémoglobine dans le sang et son rythme cardiaque est de 40 pulsations par minute.
L’administration russe continue pourtant d’affirmer que le prisonnier est dans un état satisfaisant. A la suite du coup de fil entre les deux chefs d’Etat, les autorités pénitentiaires russes ont annoncé que des membres de la commission de surveillance publique des prisons avaient rendu visite vendredi au prisonnier qui, au cours de la conversation, « ne s’est plaint de rien ».
M. Sentsov a de nouveau refusé un transfert vers un hôpital municipal « expliquant qu’il ne se considérait pas comme un malade », selon la commission. Le cinéaste avait déjà refusé ce transfert il y a quelques jours, au motif qu’il craignait pour sa santé.
« On se heurte à un mur »
M. Macron a déjà plaidé plusieurs fois en faveur d’Oleg Sentsov auprès de Vladimir Poutine. Il lui en avait parlé en mai lors de leur rencontre à Saint-Pétersbourg, puis lui avait adressé un courrier pour « lui faire part de sa vive préoccupation sur l’état de santé du cinéaste et lui demander de réagir rapidement ». Le chef d’Etat français lui en avait reparlé lorsqu’il l’avait rencontré au Kremlin le 15 juillet, avant la finale du Mondial 2018. Le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux, avait estimé le 10 juillet que « les droits élémentaires » de la défense d’Oleg Sentsov n’avaient « manifestement pas été respectés ».
« Nous espérions un geste à la faveur du tournoi », a expliqué au Monde François Croquette, ambassadeur de France pour les droits de l’homme :
« Mais l’on se heurte à un mur : nos interlocuteurs alternent entre les fins de non-recevoir, le silence complet et des mensonges. La médiatrice russe nous avait par exemple assuré, il y a quelques semaines, que Sentsov avait pris 2 kg en prison. C’est un peu incompréhensible pour nous. La Russie dépense beaucoup d’énergie et d’argent pour son image, et là elle semble prête à le laisser mourir. Nos demandes sont désormais seulement d’ordre humanitaire, à commencer par l’accès d’un médecin indépendant. Mais l’on commence à craindre qu’il soit trop tard. »

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Urgence pour le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-9">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Un suspect a été arrêté, a déclaré la police, sans apporter plus de précisions pour l’heure sur les causes de cette fusillade.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Quatre morts après une fusillade dans l’est du Canada

Un suspect a été arrêté, a déclaré la police, sans apporter plus de précisions pour l’heure sur les causes de cette fusillade.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 14h09
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 18h35
   





                        


Un suspect a été arrêté, vendredi 10 août au matin, peu après une fusillade qui a fait au moins quatre morts dans la ville canadienne de Fredericton, dans la province de l’est du Nouveau-Brunswick, a annoncé la police locale.

UDPATE: At this time we can confirm that we have one suspect in custody. 

— CityFredPolice (@Fredericton Police)


require(["twitter/widgets"]);

Deux policiers font partie des victimes, a précisé la police sur son compte Twitter. Le quartier de Brookside, au centre de cette ville de 60 000 habitants, a été bouclé et « l’enquête se poursuit », a-t-elle ajouté. La police a appelé la population à éviter la zone, un quartier résidentiel proche d’une petite zone commerciale, selon des témoignages recueillis par les télévisions. La police a également appelé à ne pas diffuser d’informations susceptibles de préciser la localisation précise de la fusillade.
Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a immédiatement réagi sur Twitter :

Des nouvelles terribles en provenance de Fredericton. Je suis de tout coeur avec ceux qui sont touchés par la fusil… https://t.co/V8K8sJqRr4— JustinTrudeau (@Justin Trudeau)


require(["twitter/widgets"]);

Mobile inconnu
La fusillade, dont on ignore encore la cause, est survenue en début de matinée, vers 7 heures du matin, selon plusieurs témoins. Les premières images de la chaîne CBC montraient de nombreuses voitures de police et des ambulances encadrant une zone résidentielle, pavillonnaire.
Robert DiDiodato, un habitant du quartier interviewé par CBC, a raconté avoir entendu des bruits de « pétards » vers 7 heures du matin. « Vu le rythme, ça aurait pu être un coup de feu. Ça faisait “pop, pop, pop” », a-t-il déclaré. Rachel Le Blanc, également interrogée par la chaîne, a déclaré avoir entendu quatre coups de feu. Un autre témoin a cru entendre « une quinzaine de coups de feu », selon CBC.
Un pays déjà éprouvé par de multiples fusillades
Dans la soirée du 22 juillet, un homme avait ouvert le feu dans une artère animée de Toronto, tuant une jeune fille de 18 ans et une fillette de 10 ans, et blessant 13 autres personnes. La fusillade avait été revendiquée par l’organisation djihadiste Etat islamique, mais la police a affirmé n’avoir aucune preuve permettant d’étayer cette revendication.
La province du Nouveau-Brunswick, elle, avait déjà connu une fusillade meurtrière en juin 2014. Trois policiers de la gendarmerie royale du Canada avaient été abattus en pleine rue à Moncton, principale ville du Nouveau-Brunswick, par un homme qui avait fait feu sur eux. L’assassin a été condamné à soixante-quinze ans de prison, la plus dure sentence imposée à une personne reconnue coupable dans les annales récentes au Canada.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-10">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Multipliant les recours contre les permis de construire, Pierre-Alain Wanten avait soutiré 1,6 million d’euros à onze promoteurs. Il vient d’être condamné.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 09/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Comment un petit escroc a berné des géants de l’immobilier

Multipliant les recours contre les permis de construire, Pierre-Alain Wanten avait soutiré 1,6 million d’euros à onze promoteurs. Il vient d’être condamné.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 13h15
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Pour qui doutait de l’utilité des grands salons professionnels, voilà la preuve : c’est lors d’un cocktail au Marché international des professionnels de l’immobilier, en mars 2017 à Cannes, que plusieurs grands promoteurs et dirigeants de sociétés foncières se sont rendu compte qu’ils étaient tous la cible d’un seul et même empêcheur de construire en rond. Un certain Pierre-Alain Wanten a en effet formé, entre 2015 et 2017, plus de 70 recours gracieux ou contentieux contestant la légalité des permis de construire de grands projets de bureaux, commerces ou hôtels, tous situés à Paris.
Un tel recours c’est, pour le promoteur, la perspective de mois perdus en procédure devant le tribunal administratif – deux ans, en moyenne –, même s’il sort gagnant, et du gel de projets aux enjeux financiers considérables. Un risque qu’a su exploiter M. Wanten. Il propose très vite, au cours d’une négociation privée, de retirer sa requête contre un dédommagement sous des formes diverses, facture de prestation de services plus ou moins rendus, ou versements pouvant aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros. Peu importe le motif fondant ses requêtes, puisqu’il ne sera jamais tranché par un juge.

Après une belle carrière dans l’assurance, l’ancien cadre de 54 ans est, depuis 2006, à la tête d’une société de conseil en épargne salariale au chiffre d’affaires confidentiel. Il agit soit en son nom propre, quand il est voisin du futur chantier, ce qui était le cas dans deux dossiers, ou en celui de l’association Paris urbanisme responsable et écologique (Apure). Créée en 2015, elle a pour but de préserver le patrimoine architectural de Paris ; elle est présidée par lui, est domiciliée chez lui, et administrée par quelques amis, parfois à leur insu.
Un coup d’arrêt a été porté à ce business lucratif le 4 juillet
En deux ans, M. Wanten et son association ont ainsi signé, avec de grands noms de l’immobilier – dont Altarea, Emerige, Pitch Promotion...




                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-11">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Ces frappes ont été menées jeudi, dans la province de Saada, par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et soutenue par les Emirats arabes unis. Elles ont tué plusieurs dizaines de personnes, dont au moins 29 enfants.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Attaque d’un bus au Yémen : le Conseil de sécurité de l’ONU va se réunir

Ces frappes ont été menées jeudi, dans la province de Saada, par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et soutenue par les Emirats arabes unis. Elles ont tué plusieurs dizaines de personnes, dont au moins 29 enfants.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 16h33
   





                        



   


Au lendemain du raid aérien qui a tué plusieurs dizaines de personnes, dont au moins 29 enfants au Yémen, le Conseil de sécurité va se réunir vendredi 10 août, ont annoncé des diplomates. Cette réunion va se tenir à la demande de la Bolivie, des Pays-Bas, du Pérou, de la Pologne et de la Suède, des pays qui ne sont pas membres permanents du Conseil de sécurité.
Ces bombardements ont été menés, dans la province de Saada, par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et soutenue par les Emirats arabes unis. Saada est le fief historique de la rébellion houthiste – soutenue par l’Iran et combattue par Riyad et ses alliés ces trois dernières années. Depuis l’intervention de la coalition saoudienne en mars 2015 en appui aux forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi, le conflit yéménite a fait près de 10 000 morts.

        Lire aussi :
         

                Yémen : Amnesty International dénonce des « crimes de guerre » dans des prisons secrètes



La coalition ouvre une enquête
A la suite de ce drame, la coalition a annoncé vendredi « l’ouverture d’une enquête ». « Nous appelons la coalition dirigée par l’Arabie saoudite à mener une enquête approfondie et transparente sur cet incident », avait lancé la porte-parole du département d’Etat américain, Heather Nauert. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lui demandé une « enquête rapide et indépendante ».
Peu de temps après ces raids, la coalition avait affirmé avoir mené une opération militaire « légitime » dans ce secteur rebelle. Elle visait, selon elle, « des éléments qui ont (…) tiré un missile contre la ville [saoudienne] de Jizane, faisant un mort et des blessés parmi les civils ». Il y a une semaine, la coalition avait nié avoir lancé des attaques qui ont fait, selon le Comité international de la Croix-Rouge, 55 morts et 170 blessés à Hodeïda, dans l’ouest du Yémen.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-12">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ L’agriculteur de 38 ans avait été arrêté en gare de Cannes en compagnie de demandeurs d’asile le 23 juillet 2017.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Aide aux migrants : assouplissement du contrôle judiciaire de Cédric Herrou

L’agriculteur de 38 ans avait été arrêté en gare de Cannes en compagnie de demandeurs d’asile le 23 juillet 2017.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 18h30
   





                        



   


Le contrôle judiciaire du militant Cédric Herrou, devenu le symbole de l’aide aux migrants à la frontière franco-italienne, a été assoupli vendredi 10 août par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, selon son avocat. M. Herrou avait demandé la veille la levée de son contrôle judiciaire devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel, qui a siégé à huis clos.

        Lire aussi :
         

                Le « délit de solidarité » maintenu dans la loi immigration



De nouveau le droit de voyager
Selon son avocat, Bruno Rebstock, l’obligation de se présenter tous les quinze jours à la gendarmerie est maintenue. En revanche, « Cédric Herrou récupère son passeport, peut quitter le territoire national en informant le juge d’instruction et peut librement fréquenter les gares et parvis », a précisé Me Rebstock, saluant une décision « encourageante ».
L’agriculteur âgé de 38 ans peut également aller en Italie, pays situé à proximité de son domicile, mais « uniquement pour raisons professionnelles », a souligné son avocat.
« Je suis soulagé personnellement, ma vie sera plus simple et cela signifie aussi que l’on ne me considère pas comme un délinquant ou quelqu’un de dangereux », a réagi auprès de l’AFP Cédric Herrou. Tout en ajoutant :
« On criminalise les personnes qui aident les migrants alors que nous sommes de simples citoyens qui réagissent aux défaillances des Etats sur le sujet. »
Le principe de fraternité reconnu par le Conseil constitutionnel
Cette seconde demande de M. Herrou de levée de son contrôle judiciaire s’est appuyée, selon sa défense, sur la décision du Conseil constitutionnel du 6 juillet dernier selon laquelle une aide désintéressée au « séjour irrégulier » des étrangers ne saurait être passible de poursuites, au nom du principe de fraternité.
Le contrôle judiciaire de Cédric Herrou est en place depuis le 23 juillet 2017, quand il avait été arrêté en gare de Cannes avec des demandeurs d’asile. « C’est un moyen de bloquer mes actions en fait, d’entraver ma liberté et non pas seulement de la contrôler. C’est un moyen de punir les gens avant de les avoir jugés », avait-il dénoncé jeudi.
Il s’élève également contre la présence de « 40 gendarmes mobiles sur [sa] propriété vingt-quatre heures sur vingt-quatre ». « Il y a un constat d’huissier. Ils sont restés sur ma propriété un mois et demi et on va porter plainte », a-t-il dit.

        Lire aussi :
         

                La fraternité, au principe de l’aide aux migrants







                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-13">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Pour ne pas verser les indemnités, la compagnie aérienne à bas coûts argue que la grève de ses pilotes est une circonstance exceptionnelle.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Grève chez Ryanair : la compagnie refuse d’indemniser ses passagers pour les vols annulés

Pour ne pas verser les indemnités, la compagnie aérienne à bas coûts argue que la grève de ses pilotes est une circonstance exceptionnelle.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 13h36
   





                        



   


Confrontée à une grève de ses pilotes dans cinq pays européens, la compagnie aérienne Ryanair a annoncé, vendredi 10 août, qu’elle n’indemniserait pas ses passagers pour le préjudice, en dehors du remboursement du billet.
Cette indemnisation, généralement comprise entre 250 euros et 600 euros selon la distance du vol, est prévue par l’article 12 du règlement européen no 261/2004, qui régit les droits des passagers aériens, « sauf lorsque l’annulation est due à des circonstances extraordinaires qui n’auraient pas pu être évitées même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises ».

        Lire aussi :
         

                Ryanair face à une grève coordonnée de pilotes dans cinq pays européens



Or la compagnie irlandaise estime justement que cette grève est une circonstance exceptionnelle : « Ryanair se conforme pleinement à la législation, mais, comme ces annulations de vols relèvent de circonstances extraordinaires, aucune indemnité n’est due, a expliqué son PDG, Michael O’Leary. En vertu de la législation, aucune indemnisation n’est payable lorsque le syndicat agit de manière déraisonnable et totalement hors du contrôle de la compagnie aérienne. Si cela était sous notre contrôle, il n’y aurait pas d’annulations. »
Arrêt de la Cour de justice européenne
Ce n’est pas l’avis de la Cour de justice de l’Union européenne, qui a tranché, le 17 avril, dans un cas de grève sauvage qui avait touché la compagnie aérienne allemande TUIfly. Elle avait jugé qu’une « grève sauvage » du personnel navigant à la suite de « l’annonce surprise » d’une restructuration ne constitue pas une « circonstance extraordinaire » permettant à la compagnie aérienne de se libérer de son obligation d’indemnisation en cas d’annulation ou de retard important de vol.
Elle avait estimé, dans son arrêt, que « les restructurations et réorganisations font partie des mesures normales de gestion des entreprises. Ainsi, les compagnies aériennes peuvent être, de manière ordinaire, confrontées, dans l’exercice de leur activité, à des désaccords, voire à des conflits avec les membres de leur personnel ou à une partie de ce personnel », ajoutant que de telles mesures doivent être considérées comme « inhérentes » à l’exercice normal de l’activité de la compagnie aérienne concernée.

        Lire aussi :
         

                En proie aux grèves, le modèle Ryanair se fissure



Selon Karin Basenach, directrice du Centre européen des consommateurs, interrogée par Le Parisien, considérer qu’une grève est une « circonstance extraordinaire » est « faux et archifaux » : « Si les passagers remplissent les conditions, Ryanair doit verser des indemnités. »
La compagnie irlandaise avait d’ailleurs dû admettre cette législation en septembre 2017 et avait été contrainte d’indemniser ses passagers après avoir annulé 18 000 vols affectant 400 000 personnes, en raison de problèmes de planning de ses pilotes. L’Autorité britannique de l’aviation civile (CAA) avait alors lancé une procédure contre Ryanair, estimant que Ryanair avait « induit en erreur » les passagers en leur « fournissant des informations inexactes sur leurs droits ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-14">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Baisse des dotations, montée en puissance des intercommunalités… Le nombre de maires ayant quitté leur fonction depuis 2014 est en forte hausse.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Usés par la fonction, de plus en plus de « petits maires » jettent l’éponge

Baisse des dotations, montée en puissance des intercommunalités… Le nombre de maires ayant quitté leur fonction depuis 2014 est en forte hausse.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 12h47
   





                        


L’écharpe des « petits maires » est de plus en plus lourde à porter. « On se sent inutiles, il y a une désespérance face à l’arrogance de l’Etat », confie Philippe Rion, maire démissionnaire de Castillon (Alpes-Maritimes). Usés par leur fonction, ils sont de plus en plus nombreux à capituler à moins de deux ans de la fin de leur mandat.
Si la démission la plus fracassante fut sans nul doute celle du maire de Sevran (Seine-Saint-Denis), Stéphane Gatignon, en mars, qui dénonçait le « mépris de l’Etat pour les banlieues », les maires de petites villes, parfois au bord du burn-out, sont tout aussi nombreux à se décourager.

        Lire aussi :
         

                Le maire de Sevran démissionne pour protester contre l’insuffisance des politiques publiques en banlieue



Pêle-mêle, les premiers magistrats dénoncent la baisse des dotations publiques, la suppression de la taxe d’habitation, la baisse des contrats aidés, l’augmentation du périmètre de décision avec la montée en puissance des intercommunalités, ou encore l’arrogance de l’administration territoriale. Ils sont nombreux à faire part de leur sentiment d’être « étranglés, tant financièrement que matériellement ». D’où une vague de démissions inédite.
« L’impression de flouer ceux qui m’avaient élu »
Selon un calcul de l’Agence France-Presse, réalisé à partir du Répertoire national des élus (RNE) en tenant compte de l’effet du non-cumul des mandats, le nombre de maires ayant quitté leur fonction depuis 2014 est en hausse de 55 % par rapport à la précédente mandature. Ils seraient 500 selon une estimation de l’Association des maires de France (AMF), interrogée par Franceinfo ; 1 021 depuis les dernières élections municipales de 2014, selon l’analyse du RNE, exploitée par Le Figaro.
« Il y a des mois où je ne savais plus comment payer les employés », déplore Philippe Rion, qui a dû « tailler sur tout », y compris en « arrêtant les commémorations nationales », avant de finir par augmenter la taxe d’habitation. « Psychologiquement, c’est très dur, on essuie les reproches des uns et des autres, raconte-t-il à Franceinfo. J’avais l’impression de flouer ceux qui m’avaient élu. »

        Lire aussi :
         

                « Rétablir la confiance entre l’Etat et les maires »



« Les communes ne sont qu’une variable d’ajustement financière aux yeux de l’Etat », critique l’ancien maire dont le village de 380 habitants a enregistré une baisse de 50 % en cinq ans de sa dotation globale de fonctionnement (DGF), principale contribution financière de l’Etat aux collectivités. Selon l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales (OFGL), la DGF représentait 14,8 % des recettes de fonctionnement des communes en 2017, contre 21 % en 2013.
Malgré une légère hausse de son montant global en 2018, près de la moitié des communes ont vu leur dotation baisser cette année, selon l’AMF, qui a réclamé mi-juillet la création « en urgence » d’un fonds spécial pour les communes les plus en difficulté.
La suppression de la taxe d’habitation, qui représente 34 % des recettes fiscales des communes, et la forte baisse des contrats aidés, considérés comme une bouffée d’oxygène dans les campagnes, ont encore accru les mécontentements.

        Lire le reportage:
         

          A Frontignan, incompréhension et désarroi face à la baisse annoncée des contrats aidés



Fusion dans des plus grosses intercommunalités
Mais c’est la refonte de la carte intercommunale en 2016, issue de la loi NOTRe, qui a suscité le plus de dissensions, les maires devant se plier à des fusions souvent coûteuses en temps et en énergie pour intégrer des intercommunalités de plus en plus grosses.

        Lire aussi :
         

                La réorganisation territoriale de l’Etat, un « enjeu majeur » pour le premier ministre



« Il y a une concentration des pouvoirs au sein des intercommunalités et les maires ont le sentiment de devenir les exécutants de décisions prises ailleurs », analyse Luc Rouban, chercheur au Cevipof. « Ils se retrouvent noyés dans un ensemble d’élus et voient leur capacité d’imagination et d’impulsion encore plus limitée, avec l’impression d’un dessaisissement », abonde Emeric Bréhier, de la Fondation Jean-Jaurès.
Gilbert Parmentier, maire démissionnaire des Aulneaux (Sarthe), a vu passer le périmètre de la communauté de communes à laquelle il appartient de 13 000 à 29 000 habitants et de 43 à 78 représentants.

        Lire notre reportage:
         

          A Faux-la-Montagne, « on ne peut pas se payer le luxe de choisir. Alors, on accueille tous les projets »



« C’est très usant, ça fait des réunions à rallonge, et les maires des petites communes sont souvent tournés en dérision quand ils prennent la parole face à des élus dont la politique est le métier », assure cet ancien instituteur, pourtant « dans les conseils municipaux depuis trente ans ».
« Demain, il ne restera plus au maire que le privilège de l’état civil et de l’écharpe », regrette André Laignel, vice-président délégué de l’AMF, pour qui « l’affaiblissement, voire la disparition des communes » constitue « un recul de la démocratie et du vivre-ensemble ».
Mission complexe et indemnités dérisoires
Parallèlement, la mission du premier édile n’a cessé de se complexifier, avec « beaucoup de travail administratif et d’assistance sociale, et des indemnités très basses dans les petites communes », constate Luc Rouban.
En effet, moins la commune est peuplée, plus le montant de l’indemnité perçue par le maire sera faible. Ainsi, celui d’une commune de moins de 500 habitants – ainsi la majorité des communes françaises – ne peut pas toucher plus de 17 % de l’indice de référence, soit 658,01 euros. La rémunération double ensuite dans les communes de 500 à 999 habitants, et passe à 1 664,38 euros dans la fourchette supérieure (1 000 à 3 499 habitants).
Dans un communiqué justifiant sa démission en juin, la maire de Guérande (Loire-Atlantique), Stéphanie Phan Thanh, explique s’être engagée parfois « au-delà de [ses] forces » et « souvent au détriment de [sa] famille » dans un mandat qui nécessite de « s’investir à 200 % ».
Face à cette situation, les associations réclament un véritable statut de l’élu, avec une augmentation des indemnités, un retour à la vie professionnelle facilité et une révision des conditions dans lesquelles la responsabilité pénale des maires peut être engagée.

        Lire aussi :
         

                Mairie cherche famille contre terrain à 1 euro le mètre carré



« A la limite du burn-out »
Du côté des administrés, les exigences n’ont pas diminué, au contraire. « Si un trottoir est un peu défoncé, il faudrait que le lendemain ce soit réparé », se plaint Claude Descamps, maire démissionnaire de Prayssac (Lot). « Les gens veulent régulièrement vous faire des procès », poursuit-il, ajoutant avoir été « à la limite du burn-out ». L’ancien édile a présenté sa démission au préfet après que son médecin lui a dit : « Arrête tes conneries ou tu risques de mourir. »
Selon le baromètre 2018 du Cevipof, la confiance des Français envers leur maire a baissé de neuf points en un an. « Le niveau d’attente augmente d’autant plus qu’il y a un report de problèmes nationaux sur le local, comme la disparition des services publics », observe M. Rouban.

        Lire aussi :
         

                Plongée dans le millefeuille de la fiscalité locale



Inquiétude d’une disparition de la fonction
Tous s’inquiètent de plus en plus ouvertement de la disparition de la fonction, ou du moins de sa réduction « à l’état civil » et aux affaires « de voisinage ». « Je ne sais pas si la finalité ce n’est pas d’user les maires, de dégoûter tout le monde pour faciliter la disparition des communes », s’inquiète auprès de Franceinfo, Vanik Berberian, maire de Gargilesse-Dampierre (Indre) et président de l’AMRF.

        Lire notre reportage:
         

          Dans le Lot, un logement gratuit pendant un an a permis à Gréalou de garder son école



Ce dernier estime que « l’aristocratie de la haute administration » a du mal à saisir le quotidien des maires. Au moment de sa prise de parole devant Edouard Philippe lors de la Conférence nationale des territoires, il se souvient d’ailleurs n’avoir pu s’empêcher de sourire en pensant à ce qu’il était en train de faire la veille, raconte-t-il à Franceinfo : « Le premier ministre devait être à mille lieues d’imaginer que je débloquais une jeune fille coincée dans les toilettes publiques ! », s’amuse-t-il. Et Philippe Rion d’abonder : « Je n’ai pas fait l’ENA, mais je sais gérer une commune ! »

        Lire aussi :
         

                Macron et les élus locaux, histoire d’une rupture



Déjà, lors des dernières élections municipales de 2014, certaines villes avaient peiné à trouver des volontaires. Sans pour autant régler le problème de fond : « Des candidats se sont présentés pour dépanner, en prévenant dès le départ qu’il ne fallait pas compter sur eux pour s’investir », raconte le président des maires ruraux. Une situation qui risque de ne pas s’améliorer lors des prochaines élections municipales, en 2020, où l’AMRF craint déjà un déficit de candidats.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-15">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le Conseil économique, social et environnemental s’alarme du fossé « vertigineux » qui sépare les 15-34 ans du reste de la population.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤         

Compte rendu

La jeunesse, grande oubliée de la croissance marocaine

Le Conseil économique, social et environnemental s’alarme du fossé « vertigineux » qui sépare les 15-34 ans du reste de la population.


LE MONDE
              datetime="2018-08-10T15:08:03+02:00"

        Le 10.08.2018 à 15h08






    
Un jeune Marocain escalade une clôture dans le port de l’enclave espagnole de Melilla, en mai 2017.
Crédits : ANTONIO RUIZ / AFP


Décrochage scolaire, chômage, emplois peu qualifiés, bas salaires, absence de couverture sociale… Au Maroc, les jeunes de 15-34 ans, qui représentent un tiers de la population, sont les grands oubliés de la croissance, selon un rapport officiel.
Le Conseil économique, social et environnemental du Maroc (CESE) s’alarme du fossé « vertigineux » qui sépare les 11 millions de jeunes Marocains du reste de la population et du « défi majeur » que pose leur réinsertion dans la société, qui doit passer par l’emploi, affirme l’organisme dans un rapport publié cette semaine.
Chômage et décrochage scolaire
Les chiffres sont préoccupants : le décrochage scolaire concerne deux jeunes Marocains sur trois, le taux de chômage avoisine les 20 %, la moitié de ceux qui travaillent occupent des postes à bas salaires et 75 % n’ont aucune couverture sociale, dans un pays porté par une croissance favorable de 4 % (contre 1,2 % en 2016).

        Lire aussi :
         

                Au Maroc, les enfants perdus des rues de Tanger



La situation est encore plus difficile pour les filles ou pour les jeunes ayant un faible niveau d’instruction et qui vivent en milieu rural, indique le rapport, soulignant « l’urgente nécessité » de mettre en place une stratégie adaptée.
« L’abandon des études, le chômage et l’absence de structures facilitant la participation à la vie sociale sont autant de facteurs qui contribuent à l’isolement et à un sentiment de frustration », exposant les jeunes Marocains « à la délinquance, la criminalité et l’extrémisme » et à la tentation de quitter le pays dans l’espoir d’une vie meilleure, analyse le document.
Troubles psychologiques
Selon le CESE, un jeune sur cinq souffre par ailleurs de troubles psychologiques. L’organisme s’inquiète, sans donner de chiffres, de « fléaux comme l’addiction aux drogues, le tabagisme et le suicide », mais aussi des dérives qu’impliquent les réseaux sociaux.
Dans un pays où 46 % de la population est née après 1993 – date d’apparition d’Internet –, la jeunesse « va puiser son système de valeurs dans un spectre très large, au-delà des frontières familiales ou territoriales », ce qui, chez ceux qui refusent le modèle de modernité inspirée de l’Occident, implique un repli sur soi qui peut aller jusqu’à la radicalisation religieuse.

        Lire aussi :
         

                Des policiers marocains chargés d’identifier des mineurs errants à Paris



La marginalisation des jeunes se reflète également dans leur faible implication sociale : 82 % d’entre eux n’exercent aucune activité physique ou culturelle, 72 % de leur temps est consacré à des « activités non productives de bien-être social », et seulement 1 % d’entre eux adhèrent à un parti politique ou à un syndicat.


<article-nb="2018/08/10/18-16">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Qui a écrit cette chanson ? John Lennon ou Paul McCartney ? Ce mystère a été résolu grâce aux mathématiques.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Paul McCartney se « trompe » quand il dit avoir écrit « In My Life » : la preuve par les maths

Qui a écrit cette chanson ? John Lennon ou Paul McCartney ? Ce mystère a été résolu grâce aux mathématiques.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 15h22
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 15h50
   





                        


Do you want to know a secret (« Voulez-vous connaître un secret ») ? Des chercheurs du Canada et des Etats-Unis ont déterminé, avec 98 % de certitude, qui, de John Lennon ou de Paul McCartney, avait composé le tube In My Life – classé 23e dans la liste des cinq cents plus grandes chansons de tous les temps, selon le magazine Rolling Stone –, publié sur l’album Rubber Soul (1965) des Beatles.
Lorsque McCartney et Lennon ont commencé à écrire ensemble, ils étaient d’accord, toutes les chansons devaient être créditées aux deux, ainsi donc : Lennon-McCartney. Mais un petit trait d’union peut cacher bien des mystères, comme le fait remarquer Frances Willick, sur CBC News. Car, après le départ de John Lennon, qui a quitté les Beatles en 1969, chacun a prétendu avoir écrit plus de chansons que l’autre. Un divorce non épargné par les discordes. Une demi-ligne des paroles attribuée à l’un, un tiers de la mélodie à l’autre, 70 % de la chanson c’est lui, la batterie, dans celle-là, c’était l’autre.
Un différend en particulier ne fut pas réglé : à qui fallait-il attribuer la paternité de In My Life ? Paul McCartney prétendait avoir écrit toute la mélodie, quand John Lennon ne lui accordait seulement, et probablement, que son aide partielle, dans le middle 8 (ou pont, un court passage servant de transition entre deux phrases ou deux sections d’un morceau). Il ne changea pas de version, et ce, jusqu’à sa mort, en 1980.
Soixante-dix chansons décomposées en 149 composants
Problème de mémoire ou pas, We can work it out (« Nous allons y arriver »). Pour mettre tout le monde d’accord, « In My Life est désormais une chanson de Johnny Cash ». Non. Pour mettre tout le monde d’accord, tout ce dont nous avons besoin, c’est d’amour. Ou, de mathématiques.
Mark Glickman, maître de conférences en statistiques à l’université de Harvard (Massachusetts), et Jason Brown, professeur de mathématiques à l’université Dalhousie (Canada), ont créé un modèle mathématique pour décomposer environ soixante-dix chansons des Beatles en 149 composants différents. Leur objectif étant de déterminer les empreintes musicales de chaque auteur-compositeur. Leur conclusion ? Sir Paul se « trompe », car, selon cette méthode mathématique, la probabilité qu’il ait composé In My Life n’est que de 2 %. La chanson porte, en revanche, toutes les caractéristiques musicales de John.
Comme Glickman l’explique https://www.telegraph.co.uk/science/2018/07/29/sir-paul-mccartney-misremembers-writing-life-says-harvard-analysing/">au Telegraph : « L’idée de base est de convertir une chanson en un ensemble de structures de données différentes, qui permettent d’établir une signature d’une chanson en utilisant une approche quantitative. Pensez par exemple à décomposer une couleur en ses composants constituants de rouge, de vert et de bleu avec différents poids attachés. »
Cette méthode est inspirée des techniques de la stylométrie, « une science qui permet de déterminer l’auteur d’un texte par une analyse statistique et d’identifier des motifs caractéristiques de l’écriture de telle ou telle personne », comme l’explique dans son article pour France Inter le journaliste Julien Baldacchino. Mais, de toute façon, pour les « John people », il n’y avait « pas besoin de mathématiques pour capter que In My Life est une chanson de Lennon ».






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-17">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ 1968, Année black (5/6). Dans la nuit du 7 au 8 septembre 1968, juste après l’élection de Miss America et dans la même ville, Atlantic City, se tient le premier concours de beauté réservé aux Afro-Américaines.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ 
<article-nb="2018/08/10/18-18">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Plusieurs internautes se sont plaints d’avoir retrouvé leur nom dans un fichier d’utilisateurs ayant activement tweeté sur l’affaire Benalla.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Fichier de comptes Twitter actifs lors de l’affaire Benalla : la CNIL saisie

Plusieurs internautes se sont plaints d’avoir retrouvé leur nom dans un fichier d’utilisateurs ayant activement tweeté sur l’affaire Benalla.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 15h54
   





                        



   


La Commission nationale de l’informatique et libertés (CNIL), le gendarme français de la vie privée en ligne, a confirmé, jeudi 9 août, qu’elle allait instruire les plaintes qui lui avaient été transmises ces derniers jours à propos d’un fichier, constitué courant juillet, listant des comptes Twitter particulièrement actifs durant l’affaire Benalla. Ce fichier, compilé par une ONG belge, EU Disinfo Lab, avait servi de base à une étude, en juillet, analysant la diffusion des informations sur l’affaire Benalla.
L’étude en question concluait, entre autres, que des comptes militants, pour certains qualifiés de russophiles dans des extraits publiés avant la finalisation de l’étude, avaient largement contribué à la diffusion des informations. EU Disinfo Lab estimait également qu’une partie de ces comptes étaient probablement automatisés.

        Lire aussi :
         

                L’impossible quête des « bots russes » de l’affaire Benalla



Violation de la vie privée, voire « fichage politique »
La méthodologie de l’étude avait été contestée sur certains points par des militants et des médias, et EU Disinfo Lab a publié, cette semaine, les fichiers qui ont servi à la mener pour clarifier la manière dont elle a travaillé. Mais de nombreux internautes se sont agacés de découvrir leur compte Twitter dans le fichier, et ont saisi la CNIL pour ce qu’ils estiment être une violation de leur vie privée, voire un « fichage politique ». Depuis jeudi, des militants de La France insoumise affichent également, de manière ironique, un « numéro de matricule » dans leur profil Twitter ou en signature de leurs messages, correspondant à la ligne dans laquelle leur compte apparaît dans le fichier.
Le message de la CNIL ne préjuge pas d’une éventuelle sanction – l’instruction par la Commission est la procédure standard lorsqu’elle est saisie par des citoyens. Dans un message publié vendredi, EU Disinfo Lab précise que « la publication des données brutes de l’étude a été réalisée afin de répondre aux nombreuses demandes publiques de transparence », et que « l’étude publiée repose sur une base légale. Elle est fondée sur l’exercice du droit à la liberté d’information et du droit du public à l’information, ce qui constitue un intérêt légitime au regard du [règlement européen adopté cette année] RGPD et ne nécessite donc pas de recueillir le consentement des personnes concernées ». Les travaux de recherche disposent, en Europe, d’un certain nombre de dérogations à la réglementation sur la collecte de données personnelles.
Questions sur la publication du fichier
Pour certains spécialistes, dont l’association française de défense des libertés numériques La Quadrature du Net, c’est surtout la publication du fichier de données brutes qui pose problème, en vertu de l’article 6 du règlement européen : « Cette publication n’était nécessaire à la poursuite d’aucun objectif. Or, publier des données perso[nnelles] sans consentement est toujours illicite si ce n’est nécessaire à aucun objectif », analyse l’organisation. EU Disinfo Lab a, depuis, supprimé le fichier qu’il avait mis en ligne sur un service de partage de documents.
EU Disinfo Lab étant une organisation de droit belge, la CNIL a annoncé qu’elle coopérerait avec son homologue belge pour l’instruction des plaintes. Ce mécanisme de collaboration européenne est notamment prévu par le RGPD.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-19">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Avant la reprise de la saison 2018-2019 du championnat de France, vendredi, testez vos connaissances sur chacun des vingt clubs qui vont s’affronter.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Football : êtes-vous prêt pour la nouvelle saison de Ligue 1 ?

Avant la reprise de la saison 2018-2019 du championnat de France, vendredi, testez vos connaissances sur chacun des vingt clubs qui vont s’affronter.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 10h01
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 10h10
    |

            Anthony Hernandez








                        



   





window.beOpinionAsyncInit = function() {
  BeOpinionSDK.init({
    account: "590b2c8ac9e77c0001745952"
  });
  BeOpinionSDK.watch();
};






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-20">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Les jeunes députés qui formaient la « bande de Poitiers » émettent des doutes sur la gestion de l’affaire Benalla. Et rêvent d’en tirer les leçons.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 09/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


A l’Assemblée, l’avant-garde macroniste en quête de changement

Les jeunes députés qui formaient la « bande de Poitiers » émettent des doutes sur la gestion de l’affaire Benalla. Et rêvent d’en tirer les leçons.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
10.08.2018 à 14h26
    |

            Sarah Belouezzane








                        



                                


                            

Les longs après-midi oisifs de l’été ont une vertu qui, en politique, s’apparente à un vice : ils laissent le temps de la réflexion. Construire et déconstruire des châteaux de sable, revoir en pensée le film de l’affaire Benalla, première véritable épreuve des jeunes loups de la Macronie… Les piliers de la majorité du groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale vont avoir le temps de s’adonner à cette activité. Surtout ceux qui, soudés à la ville comme au Palais-Bourbon, passent leurs vacances ensemble. Gabriel Attal et Guillaume Chiche vont ainsi pouvoir méditer sur cette drôle de séquence en Bretagne. Sacha Houlié aura, lui, largement le temps d’en discuter avec Pierre Person, son ancien colocataire, avec lequel il a prévu de passer quelques jours en août.
Ceux-là forment, avec quelques autres députés, comme Aurélien Taché, la jeune garde macroniste, ceux qu’on a souvent appelés « bande de Poitiers », en référence à la ville où certains d’entre eux ont fait leurs études et leurs premières armes politiques (à l’UNEF, mais aussi au Parti socialiste). Si le groupe s’est délité au gré des attributions de rapports et autres missions, il garde aujourd’hui une structure et une influence certaines. Ambitieux, rompus aux codes médiatiques, ces élus se sont ainsi relayés sur les plateaux de télévision pour porter la bonne parole et défendre le président pendant l’affaire Benalla.
De cette expérience au front, ils sont nombreux, malgré les dissensions, à tirer la même conclusion : un changement, au sommet de l’Etat, est nécessaire. « Il va falloir tirer les leçons de tout ce qui s’est passé et se demander si le dispositif politique pour protéger et défendre le président est optimal à tous les niveaux », affirme Aurélien Taché. Le député du Val-d’Oise regrette ainsi ce qu’il a perçu comme un « flottement » avant la prise de parole présidentielle. Car tous le disent : ils se sont sentis bien seuls lorsqu’il...




                        

                        


<article-nb="2018/08/10/18-21">
<filnamedate="20180810"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180810"><AAMMJJHH="2018081018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Les pilotes dénoncent un sous-effectif chronique, la direction fustige une « surenchère des revendications ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤         

Compte rendu

Les vols de Royal Air Maroc perturbés par des tensions sociales

Les pilotes dénoncent un sous-effectif chronique, la direction fustige une « surenchère des revendications ».


LE MONDE
              datetime="2018-08-10T10:31:10+02:00"

        Le 10.08.2018 à 10h31





Les liaisons de Royal Air Maroc (RAM) vers l’Europe et l’Afrique sont très perturbées, avec des vols annulés tous les jours depuis le 20 juillet en raison de tensions sociales au sein de la compagnie nationale marocaine.
Ces derniers jours, des passagers, dont des familles avec enfants, ont été bloqués en attente de vol. Certains ont patienté plus de 48 heures à Bruxelles, d’autres plus de 35 heures à Amsterdam, selon des informations des médias locaux. Le week-end dernier a été particulièrement chaotique, avec près de 30 vols annulés entre samedi et lundi.

        Lire aussi :
         

                Au Maroc, l’aéronautique joue les élèves modèles



Selon l’Association marocaine des pilotes de ligne (AMPL), les négociations avec la direction sont rompues depuis dix jours. Selon les pilotes, le blocage provient d’un problème de sous-effectif chronique, avec actuellement 520 pilotes en fonction et 86 postes non pourvus.
Refus des heures supplémentaires
« On nous met les annulations sur le dos alors que tous les pilotes travaillent normalement et personne ne fait grève », a déclaré à l’AFP un membre de l’AMPL qui a requis l’anonymat. Selon lui, les pilotes qui « faisaient preuve de flexibilité par rapport aux jours off » refusent de faire des heures supplémentaires sans amélioration de leurs conditions de travail et de salaire.
Au début des négociations, le patron de la compagnie, Abdelhamid Addou, avait déploré « l’absence de volonté d’aboutir à un compromis », fustigeant une « surenchère des revendications ».

        Lire aussi :
         

                Maroc : la colère des passagers contre Trump et son interdiction des ordinateurs dans les avions



Après avoir traversé une période difficile en 2011, la RAM, qui emploie environ 3 200 salariés, est revenue à l’équilibre en 2012 et s’est depuis lancée dans un vaste plan de développement sur le continent africain, avec un total de 90 destinations dans le monde.

