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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Le cycle de l’eau (4/10) : des micro-arthropodes creusent de minuscules galeries dans les sols, organisant ainsi une capillarité très fine qui facilite l’infiltration de l’eau.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Chaque année, des centaines de milliers de noctules communes meurent, victimes du souffle des éoliennes. Pour comprendre le phénomène, des chercheurs allemands ont équipé les chauves-souris de balises. La surprise était au rendez-vous.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le mécanisme européen de solidarité a été activé dix-huit fois en  2017, une année chargée en feux et inondations.
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L’UE cherche à renforcer son dispositif d’aide lors des catastrophes naturelles

Le mécanisme européen de solidarité a été activé dix-huit fois en  2017, une année chargée en feux et inondations.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 11h22
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Grèce, Suède, Portugal, Espagne… Depuis le début de l’été, des feux dévastateurs et meurtriers font rage du sud-est au nord de l’Europe. En 2017, déjà, plus d’un million d’hectares de forêts – dont la moitié au Portugal – étaient partis en fumée, et plus de 200 personnes avaient péri dans les catastrophes naturelles ayant affecté l’Union européenne.
Lorsqu’un pays est sous-équipé ou bien trop sévèrement touché par un sinistre, il arrive qu’il soit contraint d’en appeler à la solidarité d’autres Etats européens pour maîtriser flammes, inondations, conséquences de tempêtes, séismes ou épidémies. Basé à Bruxelles, le Centre de coordination de la réaction d’urgence de la Commission européenne entre alors en action.
Opérationnelle vingt-quatre heures sur vingt-quatre et théoriquement capable de gérer simultanément plusieurs situations d’urgence, sa plate-forme organise – par le biais du « Mécanisme de protection civile de l’UE » – une réponse aux besoins occasionnés par tout type de catastrophes naturelles. En fonction des moyens disponibles dans les pays volontaires, ce système permet d’apporter une aide dont il cofinance l’acheminement à hauteur de 85 %.
« Pour 2018, nous avons pu couvrir tous les besoins, assure Carlos Martin Ruiz de Gordejuela, porte-parole de la Commission pour l’aide humanitaire et la protection civile. Mais il arrive que tous les moyens d’une même zone soient indisponibles »
Depuis sa création en 2001, ce mécanisme – auquel participent selon leurs possibilités les 28 Etats membres ainsi que la Macédoine, l’Islande, le Monténégro, la Norvège, la Serbie et la Turquie – a reçu près de 300 demandes d’aides, émanant le plus souvent de pays européens. Mais le dispositif est aussi appelé à la rescousse dans d’autres régions du monde.
Il a notamment fait ses preuves en 2014 lors de graves inondations en Serbie et en Bosnie-Herzégovine, de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest et du conflit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le risque de grands feux augmente aux Etats-Unis, où 30 000 pompiers sont actuellement mobilisés.
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En Californie, des incendies record incontrôlables

Le risque de grands feux augmente aux Etats-Unis, où 30 000 pompiers sont actuellement mobilisés.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h46
    |

            David Larousserie et 
Stéphane Foucart








                        



                                


                            

La Californie est ravagée, depuis un mois, par les plus grands feux de forêts de son histoire. Selon les services forestiers locaux (Cal Fire), pas moins de dix-huit foyers distincts dont huit majeurs étaient toujours actifs dans l’Etat, jeudi 9 août au matin, dont le plus vaste qui y ait jamais été enregistré, le Mendocino Complex Fire.
Faisant rage à environ 150 kilomètres au nord de San Francisco, il a déjà parcouru environ 121 000 hectares, soit la superficie de la ville de Los Angeles. Les autorités californiennes ont annoncé mardi que les pompiers ne seraient sans doute pas en mesure de le maîtriser complètement avant début septembre.

Les records tombent à un rythme toujours plus inquiétant : le dernier en date était détenu par le Thomas Fire, qui a brûlé environ 114 000 hectares en décembre 2017. Depuis mi-juillet, plusieurs dizaines de milliers de Californiens ont dû être évacués. Le bilan, provisoire, fait état d’une dizaine de morts, dont quatre pompiers.
L’Ouest américain a, dans l’histoire récente, été plus fréquemment frappé par de grands incendies que l’Europe. Y persistent en effet de grandes étendues boisées non encore altérées, au contraire des forêts du Vieux Continent, beaucoup plus fragmentées par des siècles d’activités et de présence humaine. Jeudi au matin, le seul Mendocino avait déjà brûlé une surface cinq fois supérieure à celle de tous les incendies qui ont frappé la France en 2017.
« Cela s’inscrit dans une nouvelle normalité avec laquelle nous devons composer », a déclaré le gouverneur de la Californie, Jerry Brown
Mais outre la persistance des grandes surfaces forestières américaines, le changement climatique accroît fortement le risque d’incendies incontrôlables. Selon les données de Cal Fire, sur les dix foyers les plus étendus recensés depuis 1932 en Californie, huit se sont produits depuis 2000, dont quatre depuis 2012. « Cela s’inscrit dans une tendance, une nouvelle normalité, avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Trois anciens membres du conseil de surveillance sont convoqués jeudi en vue de leur exclusion.
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Fortes turbulences au sein de la coopérative sucrière Tereos

Trois anciens membres du conseil de surveillance sont convoqués jeudi en vue de leur exclusion.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h21
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

La sentence est tombée. Trois anciens membres du conseil de surveillance de la coopérative sucrière Tereos étaient convoqués, jeudi 9 août à 15 heures, à la sucrerie de Bucy-le-Long (Aisne), en vue d’être exclus. Le sort de Gérard Clay, Xavier Laude et Gilles Bollé devait être tranché lors d’une séance dudit conseil de surveillance.
Son président, François Leroux, justifie cette décision dans le courrier de convocation adressé aux trois coopérateurs, évoquant « une campagne publique de dénigrement à l’encontre de la société coopérative Tereos ». « Ces agissements contraires aux règles et à l’esprit de la coopération sont hautement préjudiciables à (…) Tereos qui en est la cible et passe aux yeux de tous et à tort pour une entreprise en grande difficulté », ajoute-t-il.

A l’évidence, Tereos traverse une période de fortes turbulences. « Opération de déstabilisation », « informations fausses, mensongères et diffamatoires », « enquête ouverte par le procureur de la République de Saint-Quentin » : le 10 juillet, dans un court communiqué, la coopérative a officialisé la crise. Mais ses prémices remontent à plus d’un an.
Courant 2017, des membres du conseil de surveillance, dont son vice-président, M. Clay, demandent au directoire des précisions sur la situation financière de la coopérative. Les membres du ­conseil sont des agriculteurs élus par 172 conseillers de région qui représentent les 12 000 planteurs actionnaires. Ils s’interrogent sur la rentabilité des filiales internationales ainsi que sur l’endettement et réclament des chiffres. Une requête jugée malvenue.
La tension monte d’un cran lors de la présentation du projet de création du Campus Europe. Le sucrier a en effet racheté à la Française des jeux son siège de Moussy-le-Vieux (Seine-et-Marne), à côté de Roissy, et souhaite y regrouper près de 500 salariés répartis en France et en Belgique. Soumis au vote du ­conseil de surveillance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ La canicule a laissé la place à des orages et des fortes pluies qui frappaient jeudi l’est et le centre de l’Hexagone, avec 22 départements en vigilance orange.
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Orages : 22 départements en vigilance orange

La canicule a laissé la place à des orages et des fortes pluies qui frappaient jeudi l’est et le centre de l’Hexagone, avec 22 départements en vigilance orange.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 17h19
   





                        



   


La canicule a laissé la place à des orages et des fortes pluies qui frappaient jeudi 9 août l’est et le centre de l’Hexagone, avec 26 départements placés en vigilance orange.
Les départements concernés sont les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, les Hautes-Alpes, l’Ardèche, les Bouches-du-Rhône, la Côte-d’Or, le Doubs, la Drôme, le Gard, le Jura, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire, le Var, le Vaucluse, les Vosges et le Territoire de Belfort, selon le dernier bulletin de Météo-France publié vers midi.
Des orages ont brièvement traversé l’Auvergne, avec des rafales de l’ordre de 80 à 100 km/h, indique Météo-France dans son dernier bulletin. « Les orages les plus actifs sont maintenant axés de la Bourgogne vers l’ouest de la Lorraine et continuent à se décaler rapidement vers l’est. » 
Un disparu dans le Gard
Dans le Gard, la gendarmerie a annoncé qu’un Allemand de 70 ans, qui participait à l’encadrement d’une colonie de vacances à Saint-Julien-de-Peyrolas, est porté disparu. Après la brusque montée des eaux, l’homme s’est réfugié dans sa caravane, qui a été emportée et retrouvée « vide et disloquée » en bordure de l’Ardèche non loin du camping, ont précisé les forces de l’ordre.
A Auxerre, un violent orage s’est abattu dans la nuit, « inondant 80 m2, essentiellement des locaux techniques du service d’urgences de l’hôpital d’Auxerre de 3 à 10 cm d’eau », ont indiqué les pompiers. Tout était rentré dans l’ordre à 7 heures, sans impact sur le fonctionnement du service d’urgences, ont précisé les secours.
A Strasbourg, la ville a fermé par précaution jeudi après-midi les parcs, les cimetières municipaux, ainsi que les Docks d’été, la plage urbaine éphémère de la ville. Mêmes mesures de sécurité préventives à Metz et à Nancy.
19 000 foyers sans électricité
D’autres orages touchent le nord du Gard et du Vaucluse, l’Ardèche et la Drôme, avec de fortes pluies. C’est aussi le cas dans l’est des Bouches-du-Rhône, l’ouest des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence.
Dans la Drôme, plusieurs routes du département étaient interdites à la circulation, dont la nationale 7 entre Donzère et Pierrelatte.
Dans le Gard, l’Ardèche, le Vaucluse et la Drôme, il est tombé localement « plus de 100 mm en moins de trois heures », a indiqué Météo-France. Ces orages gagneront jeudi après-midi les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence, les Bouches-du-Rhône, puis le Var et les Alpes-Maritimes.
Personnes en difficulté dans des campings du Gard
En Dordogne et dans le Lot-et-Garonne, 19 000 foyers étaient privés d’électricité jeudi matin, a indiqué le distributeur de courant Enedis via Twitter. Du côté de la Nièvre, plus de 800 foyers étaient toujours privés d’électricité jeudi après-midi, a annoncé la préfecture dans un communiqué.
« Les coupures d’électricité sont nombreuses, notamment à cause de l’explosion d’un transformateur à Fertrève et de câbles sectionnés. Des renforts ont été demandés par Enedis en provenance de Saône-et-Loire », avaient expliqué es autorités dans la matinée.
Ces orages ont entraîné un rafraîchissement bienvenu après cette longue vague de chaleur, toutefois pas comparable à celle particulièrement meurtrière de 2003, qui avait provoqué un excès de mortalité estimé à 15 000 personnes. Les chiffres de surmortalité pour cette période seront connus en septembre.
Au-delà des questions de santé, l’incidence de la canicule et de la sécheresse se ressent dans l’économie et l’agriculture. Jeudi, 45 départements étaient concernés par des restrictions d’eau, allant du seuil d’alerte à celui de crise, ce qui se traduit par des réductions ou des arrêts de prélèvement d’eau pour l’agriculture, pour arroser des espaces verts ou encore laver des voitures.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Cet homme de 46 ans attaque en justice le géant agrochimique, l’accusant d’avoir caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate.
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Dewayne Johnson, l’homme qui a mis Monsanto sur le banc des accusés

Cet homme de 46 ans attaque en justice le géant agrochimique, l’accusant d’avoir caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 22h43
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 09h36
   





                        



   


« Je me battrai jusqu’à mon dernier souffle » : malgré son cancer en phase terminale, Dewayne « Lee » Johnson, un Américain de 46 ans qui attaque en justice la firme Monsanto et son célèbre herbicide, Roundup, garde le sourire. Et l’espoir de faire rendre des comptes à la multinationale, dans le procès qui l’oppose au géant agrochimique.
Après un mois de débat, les douze jurés ont commencé, mercredi 8 août, leurs délibérations. Ils devront répondre à trois questions : le Roundup, le Ranger Pro et leur principe actif, le glyphosate, sont-ils cancérigènes ? Monsanto a-t-il essayé de cacher ces risques aux consommateurs et aux agences de régulation internationales ? Combien doit-il débourser pour ces dommages au plaignant et à ses proches ?
Diagnostiqué en 2014 d’un cancer incurable
Son débit est lent, il fait plus vieux que son âge, mais sa voix au timbre grave reste puissante quand il vient témoigner, fin juillet, devant le tribunal de San Francisco : on a presque peine à croire que les médecins ne lui donnent plus que deux ans à vivre au maximum. « C’est très dur », mais « je garde cette attitude : il faut que je combatte » la maladie, dit M. Johnson, crâne rasé et barbichette discrète, qui semble encore assez costaud malgré la maladie et la chimiothérapie.

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En 2014, ce père de deux garçons de 10 et 13 ans, qui « écrit » et « fait de la musique », a été diagnostiqué d’un lymphome non hodgkinien, un cancer incurable du système lymphatique. Depuis deux ans, il vaporisait – parfois des centaines de litres à la fois – du Roundup et surtout sa version professionnelle, le Ranger Pro, des désherbants de Monsanto contenant du glyphosate, substance soupçonnée d’être cancérigène. Un danger fermement nié par la firme.
Il était « responsable de la lutte contre les nuisibles » animaux et végétaux sur les terrains scolaires de Benicia, une petite ville de Californie, au nord-ouest de San Francisco. « J’aimais beaucoup mon travail, j’étais très sérieux », dit-il avec fierté, expliquant avoir appris pour l’essentiel sur le tas, et faisant sourire l’assistance en notant qu’il avait fait déguerpir « 30 putois, 25 ratons laveurs et… un écureuil » des cours d’école. Les nuisibles, c’était aussi les mauvaises herbes. A éliminer au Roundup, puis au Ranger Pro, plus puissant, à diluer dans de l’eau dans d’immenses citernes, avant de l’épandre.
A deux reprises, il a été aspergé de glyphosate
S’il avait su que les produits qu’il utilisait étaient peut-être dangereux, il n’aurait « jamais vaporisé du Ranger Pro dans des écoles ou où que ce soit », assure cet Afro-Américain, qui a décidé d’attaquer Monsanto en justice en 2016, épaulé par un cabinet d’avocats spécialisé, The Miller Firm. Il lui réclame plus de 400 millions de dollars. M. Johnson, qui n’avait pas de problème de santé auparavant, n’avait aucune idée des controverses sur le glyphosate avant de voir des marques sur sa peau et de se renseigner sur Internet, explique-t-il.

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A deux reprises, M. Johnson a été aspergé de Ranger Pro, et ses vêtements trempés à la suite de dysfonctionnements des vaporisateurs : « Après la deuxième fois, j’ai paniqué », raconte-t-il, se remémorant « la situation incontrôlable sur [sa] peau » où se multipliaient des lésions très douloureuses. « Je ne savais pas [si c’était le Ranger Pro], mais j’ai commencé à avoir un pressentiment (…). Je me suis dit que ça pouvait être une raison possible à ma maladie », explique le plaignant au cours de ce procès aux allures de combat de David contre Goliath.

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« Son travail était tout pour lui » et il était « sexy », « heureux », explique sa femme Araceli, d’une voix faible, qui se souvient des « dîners », des « promenades » en amoureux et raconte à quel point « sa priorité, ce sont ses fils, qu’ils aillent bien ». Aujourd’hui, il ne peut plus travailler. Et pour payer les factures, Araceli a deux emplois, dans une école et dans une maison de retraite.
Un des rares particuliers à attaquer Monsanto
M. Johnson est l’un des rares particuliers dans le monde à parvenir à mettre Monsanto sur le banc des accusés dans un procès. Et s’il est le premier à voir son cas autour du glyphosate arriver jusqu’au tribunal, c’est parce que la loi californienne oblige la justice à organiser un procès avant la mort du plaignant. « Je sais que je ne vais pas aller mieux », dit Dewayne Johnson.
Des milliers de procédures sont en cours aux Etats-Unis sur le même sujet, à des degrés divers d’avancement. En France, Monsanto est poursuivi dans deux affaires. La première concerne un céréalier, Paul François, qui a porté plainte en 2007. Après avoir été condamné en première instance et en appel, le groupe est parvenu à faire casser la décision en cassation, en raison d’une erreur de forme. Un nouveau procès d’appel doit avoir lieu. La deuxième est plus récente : un couple a saisi la justice fin mai 2018, accusant le glyphosate d’avoir provoqué la malformation de leur fils.

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Le glyphosate est classé « cancérigène probable » depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mais pas par les agences européennes, l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) et l’ECHA (Agence européenne des produits chimiques).




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Cette vigilance concerne les orages et les inondations. La vague de chaleur est quant à elle en passe de se terminer.
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17 départements en vigilance orange jeudi

Cette vigilance concerne les orages et les inondations. La vague de chaleur est quant à elle en passe de se terminer.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 17h26
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 17h32
   





                        



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17 départements en vigilance orages et pluies-innondations
Niveau de vigilance de Météo-France le 8 août 2018 après-midi



Source : Météo-France




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Les températures baisseront partout jeudi 8 août et il y aura de très fortes pluies, notamment dans les Cévennes, selon les prévisions de Météo-France, qui a placé 17 départements en vigilance orange pour les orages.
Cette alerte concerne les cinq départements d’Aquitaine, les trois départements du Limousin, les quatre départements de l’Auvergne, ainsi que l’Ardèche, la Drôme, le Gard, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône.
Sept départements ont par ailleurs été placés en vigilance orange pour la pluie et les inondations : les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, l’Ardèche, la Drôme, le Gard, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône. Le début d’événement est prévu à 21 heures.
Minimales et maximales en forte baisse
La matinée du vendredi 8 août sera marquée par une forte activité pluvieuse, qui s’étendra rapidement de l’Aquitaine vers le Massif central, et jusqu’au nord du pays en fin de matinée en passant par le Limousin, la Bourgogne, l’Ile-de-France et la Picardie.
Les températures vont fortement baisser. Les minimales varieront en moyenne de 13 à 17 °C. Elles seront plus élevées dans le Sud-Ouest, le Nord-Est et le pourtour méditerranéen avec de 16 à 20 °C. Les températures maximales s’effondreront sur la moitié ouest, où elles atteindront tout juste entre 18 à 23 °C, Ile-de-France incluse. Plus à l’Est, elles atteindront les 24 à 28 °C, et grimperont localement jusqu’à 32 °C en Alsace et en Corse.

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                Cent quatre jours de canicule dans le Rhône en quinze ans, quarante et un à Paris… Et votre département ?



Risque d’« effet contrecoup »
Malgré le rafraîchissement annoncé, les autorités sanitaires ont appelé à ne pas relâcher l’attention. « La récupération est de plus en plus difficile » pour les personnes fragiles et âgées, a rappelé sur BFM-TV le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, qui redoute un « effet contrecoup sur les organismes des personnes les plus fragiles » trois ou quatre jours après la fin de l’épisode. Quinze ans après la canicule meurtrière d’août 2003, « les messages de prévention commencent à porter leurs fruits », a-t-il toutefois noté.
Alors qu’il est recommandé de boire régulièrement de l’eau mais aussi de manger suffisamment, un quart des personnes âgées qui ont consulté un service d’urgence pour la canicule souffraient d’hyponatrémie : ces personnes avaient bu trop d’eau sans manger assez.
La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a répété malgré tout lundi sur RTL qu’il n’y avait « pas aujourd’hui d’alerte particulière ni des établissements de santé ni des maisons de retraite de type Ehpad, ni du monde du travail », même s’il faudra attendre un mois pour avoir les « chiffres consolidés des pathologies et des décès » liés à la chaleur.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Dix-neuf phoques gris ont été suivis entre 2010 et 2013 à partir de l’archipel de Molène. L’analyse de leurs déplacements a permis aux chercheurs de cerner le comportement individuel de ce mammifère.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Depuis le 27 juillet, le Mendocino Complex Fire, le plus grave incendie de l’histoire de la Californie, a dévoré quelque 120 000 hectares. L’incendie ainsi que les autres foyers qui touchent l’Ouest américain ont été photographiés depuis l’espace ces derniers jours.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le cycle de l’eau (3/10) : les premiers organismes qui sont apparus sur Terre étaient aquatiques.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Un site artificiel pourrait compléter les diverses mesures de défense des côtes de Flandre, mais le projet ne fait pas l’unanimité.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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La Belgique envisage de construire une île contre la montée des eaux

Un site artificiel pourrait compléter les diverses mesures de défense des côtes de Flandre, mais le projet ne fait pas l’unanimité.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 11h50
    |

                            Intérim (Belgique)








                        



                                


                            

La Belgique se prépare à une montée du niveau de la mer qui pourrait atteindre 30 centimètres à l’horizon 2050 et 80 centimètres à la fin du siècle. Après avoir renforcé ses digues et consolidé ses plages, le pays envisage de construire une île artificielle en face de la ville de Knokke-Heist, à 5 kilomètres du port de Zeebruges.
« On veut étudier l’effet d’une telle installation pilote sur les défenses côtières, afin de décider par la suite à quoi devront ressembler les défenses maritimes jusqu’à 2100 », explique Nathalie Balcaen, de l’Agence des services maritimes et côtiers. Mais pourquoi une île ? « L’idée, c’est que les grosses vagues s’écraseront contre elle et perdront leur énergie pour arriver sur la plage avec moins d’intensité », poursuit-elle, assurant qu’en cas de succès, un véritable chapelet d’îles pourrait être construit.
Mais le secrétaire d’Etat à la mer du Nord, Philippe De Backer, se montre plus prudent et répète à l’envi que rien n’est encore fait. Il souligne que les autorités flamandes, qui portent le projet et ont déjà débloqué 8 millions d’euros à cet effet, doivent encore en définir les caractéristiques principales. Et que son gouvernement, qui a effectivement déjà réservé une zone sur le papier pour cette réalisation dans son plan marin 2020-2026 actuellement en consultation, conditionnera la réalisation du projet à des critères d’utilité et de respect des normes environnementales.
« Plus de windsurf »
A priori, l’île pilote mesurera 1 kilomètre de long sur 300 mètres de large et sera placée à 1 kilomètre de la réserve naturelle du Zwin. Elle pourrait accueillir de l’aquaculture mais aucune maison ni éolienne ne sera construite sur le terrain. « Elle vise à défendre la côte, donc il faut évier que d’autres activités interfèrent avec cet élément de protection », explique Philippe De Backer.
Selon lui, aucun chantier ne démarrera avant 2020. « On attend le dossier de la Flandre....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ A Cuba, le vélo est souvent perçu comme un transport de pauvres. Avec le projet Bicicletear, des dizaines de jeunes Cubains veulent lutter contre ce préjugé et réhabiliter la bicyclette.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ 
<article-nb="2018/08/09/19-14">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Plusieurs experts imputent l’accident à des erreurs humaines.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Rupture d’un barrage au Laos : le désastre aurait pu être évité

Plusieurs experts imputent l’accident à des erreurs humaines.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 11h44
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



                                


                            

Plus de deux semaines après la rupture d’un barrage dans le sud du Laos, le bilan humain de la catastrophe reste difficile à évaluer : mardi 7 août, le gouverneur adjoint de la province d’Attapeu, où le désastre a eu lieu, a indiqué que 31 corps avaient été retrouvés et que « 130 personnes étaient portées disparues ».
Ce bilan est vraisemblablement très en deçà de la réalité : les experts indépendants parlent, au minimum, de plusieurs centaines de disparus, et certains médias régionaux évoquent le chiffre d’un millier de villageois dont on est sans nouvelles. Environ 6 000 personnes ont dû fuir lors de ce désastre consécutif à la rupture, lundi 23 juillet, d’un barrage encore en construction sur l’un affluent du Mékong : un flot de 5 milliards de mètres cubes d’eau s’est alors déversé dans la rivière Sékong, noyant de nombreux villages.
Dans ce pays « postcommuniste » au régime à parti unique, l’un des plus autoritaires de la région, l’information reste sévèrement contrôlée, ce qui rend encore plus difficile de se faire une idée précise de la situation dans les zones désormais inondées, situées aux frontières du Vietnam et du Cambodge. La province cambodgienne de Stung Treng a d’ailleurs, elle aussi, subi les conséquences de la catastrophe, et plusieurs milliers de personnes ont dû être évacuées fin juillet.

Le fait que le premier ministre laotien, Thongloun Sisoulith, ait tenu, au lendemain du désastre, une conférence de presse télévisée – dans un pays sans liberté d’expression pour les médias – donne une idée de l’importance de l’événement. L’accident est un sérieux revers pour la politique énergétique choisie par le régime. S’appuyant sur les perspectives de développement offertes par le potentiel hydroélectrique de ce pays montagneux sillonné de rivières, le gouvernement s’est fixé pour objectif de devenir « la batterie du Sud-Est asiatique » : 51 barrages ont déjà été bâtis, 46 autres sont en construction.
Une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le géant agrochimique est confronté pour la première fois à la justice américaine. Un jardinier l’accuse d’avoir dissimulé les dangers de ses produits au glyphosate, et provoqué son cancer.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Etats-Unis : début des délibérations dans le procès Monsanto

Le géant agrochimique est confronté pour la première fois à la justice américaine. Un jardinier l’accuse d’avoir dissimulé les dangers de ses produits au glyphosate, et provoqué son cancer.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 11h27
   





                        



   


Aux Etats-Unis, c’est un procès décisif pour la firme Monsanto qui touche à sa fin. Pour la première fois, le géant agrochimique est accusé devant un tribunal d’avoir caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate, le Roundup.
Dewayne Johnson, jardinier américain de 46 ans, estime que le produit, ainsi que sa version professionnelle, le RangerPro, qu’il a vaporisé entre 2012 et 2014 dans le cadre de son travail dans des écoles californiennes, a provoqué son cancer incurable. Il réclame 400 millions de dollars (345 millions d’euros) en dommages et intérêts mais surtout en sommes « punitives ».
Après un mois de procès, les douze jurés commencent mercredi 8 août leurs délibérations. Ils devront répondre à trois questions : le Roundup, le RangerPro et leur principe actif, le glyphosate, sont-ils cancérigènes ? Monsanto a-t-il essayé de cacher ces risques aux consommateurs et aux agences de régulation internationales ? Combien doit-il débourser pour ces dommages au plaignant et à ses proches ?

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                Premier procès du glyphosate aux Etats-Unis



Pour Brent Wiser, l’avocat de Dewayne Johnson, le « jour de rendre des comptes » est venu pour Monsanto. Il a estimé mardi, lors de sa plaidoirie, que toutes les découvertes sur les risques cancérigènes « ont connu ce moment : lorsque la science finalement fait ses preuves, quand on ne peut plus [les] dissimuler ».
Parallèle avec l’industrie du tabac
Il a fait le parallèle avec l’industrie du tabac et les stratégies utilisées dans le passé pour nier sa dangerosité : « Pour le tabac, nous connaissons la fin de l’histoire, et nous savons comment se finira l’histoire pour Monsanto », a-t-il affirmé, expliquant qu’il n’est pas nécessaire dans ce procès « de démontrer que le Roundup est la seule cause [du cancer de son client] mais (…) seulement qu’il y a contribué ».
Pour Monsanto, qui vient d’être racheté par l’allemand Bayer, il n’y a aucun lien entre cancer et glyphosate et donc aucune raison d’avertir d’un danger quelconque à propos de cette substance très controversée.
« Il y a eu beaucoup de grande rhétorique ici [pour dire] à quel point les choses sont horribles chez Monsanto », a argumenté mardi son conseil George Lombardi. Mais « à moins que [Me Wisner] le relie au cancer de M. Johnson, rien de tout cela ne signifie quoi que ce soit », a-t-il asséné, notant que le diagnostic était intervenu très peu de temps après l’utilisation des produits et que, donc, la maladie était plus vraisemblablement antérieure.

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Si ce procès civil est le premier du genre, des milliers de procédures sont en cours aux Etats-Unis sur le même sujet, à des degrés divers d’avancement. En France, Monsanto est poursuivi dans deux affaires. La première concerne un céréalier, Paul François, qui a porté plainte en 2007. Après avoir été condamné en première instance et en appel, le groupe est parvenu à faire casser la décision en cassation, en raison d’une erreur de forme. Un nouveau procès d’appel doit avoir lieu. La deuxième est plus récente : un couple a saisi la justice fin mai 2018, accusant le glyphosate d’avoir provoqué la malformation de leur fils.
Le glyphosate est classé « cancérigène probable » depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mais pas par les agences européennes, l’EFSA (sécurité des aliments) et l’ECHA (produits chimiques).

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Seuls neuf départements sont encore en vigilance orange en raison de la canicule. De violents orages ont bloqué environ 1 500 personnes dans les gares mardi soir.
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De violents orages succèdent à la canicule, le trafic ferroviaire perturbé

Seuls neuf départements sont encore en vigilance orange en raison de la canicule. De violents orages ont bloqué environ 1 500 personnes dans les gares mardi soir.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 00h22
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 14h02
   





                        



   


Des orages parfois violents accompagnés de vents forts et de grêle ont frappé dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 août plusieurs régions de France, après plusieurs semaines d’intense chaleur.
Le trafic ferroviaire a été particulièrement perturbé en Normandie et dans la région d’Amiens à cause d’arbres tombés sur les voies ou sur les câbles d’alimentation électrique, notamment entre Lisieux et Bernay (Calvados), qui ont bloqué une dizaine de trains sur les lignes Rouen-Paris et Paris-Caen-Cherbourg. Selon la SNCF, environ 1 500 personnes ont été affectées par ces perturbations mardi soir dans les gares de Lisieux, Caen et Evreux.
Vigilance orages levée
Dans la nuit, la SNCF a fait savoir que « les trois flux de voyageurs (Caen, Lisieux et Evreux) vont repartir » après le dégagement des voies. Les voyageurs sont arrivés vers 2 h 30 à Paris et ont été pris en charge par des taxis ou hébergés à l’hôtel. La SNCF va rembourser dans son intégralité les billets de train.
Dans le sens Paris-Caen, le dégagement des voies a pris plus de temps. Le trafic a finalement repris sur tout l’axe mercredi, en début d’après-midi.

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                Lourd bilan de la canicule en Europe, le feu menace une ville au sud du Portugal



Frappant d’abord la Normandie, les orages se sont décalés en soirée vers les Hauts-de-France. Le trafic ferroviaire a aussi été perturbé entre Paris, Compiègne et Amiens via Creil, avec des retards et des suppressions, selon la SNCF. Les pluies ont été fortes avec des cumuls de 15 à 30 mm relevés sur une à deux heures.
Au cours de la nuit de mardi à mercredi, Météo France a peu à peu levé la vigilance liée aux orages. Neuf départements restent en vigilance orange canicule : le Rhône, l’Ain, la Loire, la Savoie, la Haute-Savoie, l’Isère, la Drôme, la Lozère et les Alpes-Maritimes.

   


Comme prévu, la longue vague de chaleur de jour comme de nuit, loin malgré tout de la canicule meurtrière de 2003, va prendre fin sur l’ensemble du territoire avec cette dégradation orageuse. Interrogée lundi sur BFM-TV, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a précisé qu’elle n’aurait les chiffres de la mortalité liée à cet épisode que d’ici « un mois ».

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Le plus grand incendie de l’histoire de la Californie ravage cet état de l'Ouest américain depuis plusieurs jours. Baptisé « Mendocino Complex Fire », ce feu a consumé jusqu’à présent 114 850 hectares de terrain.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Retour en chiffres sur cet incendie d’une ampleur historique, qui s’inscrit dans une tendance à la hausse.
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Californie : près de 1 150 km² consumés par le plus grand feu de son histoire

Retour en chiffres sur cet incendie d’une ampleur historique, qui s’inscrit dans une tendance à la hausse.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 19h05
 • Mis à jour le
07.08.2018 à 19h06
    |

            Eugénie Dumas et 
Marianne Boyer








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Les ventes à l’exportation atteignent des records, tout autant grâce aux rappeurs américains qu’aux nouveaux riches de Chine ou d’Ukraine. Une réussite étonnante pour ce spiritueux charentais.
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De New York à Shanghaï ou à Johannesburg, la géopolitique du cognac

Les ventes à l’exportation atteignent des records, tout autant grâce aux rappeurs américains qu’aux nouveaux riches de Chine ou d’Ukraine. Une réussite étonnante pour ce spiritueux charentais.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 16h29
    |

            Marie-Béatrice Baudet (Cognac, Kiev, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

A Cognac, Maurice Hennessy, 68 ans, huitième du nom, est en son royaume. Fils de cette vieille France qui parle anglais avec l’accent d’Oxford, l’homme aurait pu jouer dans un film de Chabrol ou, partageant la même élégance vestimentaire, être ami avec Philippe Noiret. Il incarne à merveille la figure du notable charentais qui vit à l’abri de ses volets clos, derrière des murs hauts et blanchis à la chaux. Dans ces demeures-là, on parle fortune en chuchotant. Respectabilité et langueur océanique avant tout.
Mais, la nuit, dans les bars branchés de Los Angeles ou de New York, Maurice Hennessy, émissaire de la maison homonyme, numéro 1 mondial du cognac et filiale du groupe LVMH depuis 1987, devient « Henny Mo’» pour ses copains rappeurs Snoop Dogg et Nas. « En général, je préfère la valse au hip-hop et Bayreuth au slam, mais ces bad boys sont sympas, drôles et extravagants. Au Moyen Age, ils auraient été troubadours », confie le collectionneur de casquettes griffées « NY » et « LA », cadeaux de son fan club. « Malheureusement, ma femme ne souhaite pas que j’en porte quand je me promène dans nos vignes. Pourtant, elles protègent bien du soleil », regrette Henny Mo’, de retour sur ses terres.
Oui, Maurice Hennessy devrait jouer dans un film. A lui seul, ce grand voyageur symbolise l’histoire du cognac, « la liqueur des dieux », écrivait Victor Hugo. Le scénario raconterait l’incroyable aventure de cette eau-de-vie de raisin blanc, fabriquée dès la fin du XVIIe siècle et qui, à défaut de prospérer aujourd’hui en France, est devenue dans plus de 130 pays, l’une des coqueluches des nouveaux riches. L’année 2018 en témoigne particulièrement.
« 203,2 millions de bouteilles expédiées »
En ce début d’été, on a beau étouffer le long de la Charente, où le thermomètre frôle les 35 °C, rien ne peut freiner l’enthousiasme de Patrick Raguenaud, président du Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Au moins neuf personnes sont mortes en une semaine en raison des fortes chaleurs en Espagne. Au Portugal, plus d’un millier de pompiers tentent de venir à bout d’un important feu de forêt près de la ville de Monchique.
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Lourd bilan de la canicule en Europe, le feu menace une ville au sud du Portugal

Au moins neuf personnes sont mortes en une semaine en raison des fortes chaleurs en Espagne. Au Portugal, plus d’un millier de pompiers tentent de venir à bout d’un important feu de forêt près de la ville de Monchique.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 18h48
 • Mis à jour le
07.08.2018 à 19h41
   





                        



   


Alors que des orages devraient signer la fin d’un important épisode caniculaire en France, mardi 7 août, plusieurs pays européens restaient concernés par les fortes chaleurs et les incendies.

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Espagne : neuf morts en une semaine
Le bilan de la canicule s’alourdit en Espagne. Neuf personnes sont mortes en une semaine, ont annoncé mardi 7 août les autorités, après l’autopsie du corps d’un sexagénaire qui a succombé aux fortes chaleurs dans le sud-ouest.
Les médecins ont conclu que cet homme de 66 ans avait été victime le 2 août d’une « défaillance de multiples organes à cause d’un coup de chaleur », dans la région d’Estrémadure, voisine du Portugal.
Certaines parties de l’Estrémadure ont enregistré des températures maximales de 46 degrés Celsius pendant le week-end. Une femme de 75 ans, morte le 4 août, a elle aussi succombé à un « coup de chaleur » dans cette région, a ajouté le porte-parole des autorités sanitaires locales. Toujours dans l’Estrémadure, un Allemand de 40 ans qui parcourait le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle a également été comptabilisé parmi les personnes mortes d’insolation.

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Le premier décès attribué à la canicule actuelle en Espagne avait été celui d’un ouvrier d’une quarantaine d’années, d’origine nigériane, qui travaillait le 31 juillet sur un chantier autoroutier près de Murcie, dans le sud-est du pays.
Conséquence de ces fortes chaleurs, l’Espagne est également victime des feux de forêt. Dans la région de Valence, un incendie a déjà dévasté près de 1 500 hectares, obligeant à déplacer 2 500 personnes dans la nuit de lundi à mardi. Les pompiers étaient appuyés par des avions et des hélicoptères.
Feu de forêt au Portugal

   


Dans le pays voisin, au Portugal, un feu de forêt faisant rage depuis cinq jours dans le sud du pays menaçait mardi la ville touristique de Monchique, dans l’Algarve, malgré la mobilisation de moyens sans précédent. Un millier de pompiers, une centaine de soldats, plus de 340 véhicules, 16 aéronefs étaient engagés mardi en milieu de journée dans l’opération.
L’incendie, qui s’est déclaré vendredi, a jusqu’à présent fait 30 blessés, dont un grave, selon le dernier bilan de la protection civile. Dans la nuit de lundi à mardi, les flammes, qui ont déjà ravagé plus de 15 000 hectares de forêt, se sont approchées de Monchique, une localité de 6 000 habitants à 164 kilomètres au sud de Lisbonne, laissant derrière elles un paysage noirci avec des voitures calcinées et quelques maisons incendiées. Près de 250 personnes ont dû être évacuées de villages voisins.
La fumée de l’incendie est visible sur une photo tweetée par l’astronaute allemand Alexander Gerst, à bord de la Station spatiale internationale :

Dramatische Wetterlage heute über Portugal. Sieht nach einer Mischung aus Staub, Sand und Rauch aus.

— Astro_Alex (@Alexander Gerst)


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Après avoir annoncé que 95 % du périmètre de l’incendie était « sous contrôle », les autorités ont finalement reconnu lundi soir que la situation s’était aggravée en raison des vents. Face à certaines critiques et alors que les prévisions font état de « vents importants dans les prochaines heures », le ministre de l’intérieur portugais, Eduardo Cabrito, a annoncé mardi que la coordination des secours se ferait désormais au « niveau national » ce qui « permettra une plus grande mobilisation de moyens ».
Le Portugal est encore traumatisé par deux vagues d’incendies qui ont fait 114 morts l’année dernière et le pays avait tout fait pour éviter une répétition de cette tragédie.
Hécatombe de poissons en Suisse

   


Autres victimes de la canicule en Europe, les poissons. Une tonne de poissons morts a été extraite du Rhin dans le nord de la Suisse, la température de ce fleuve s’élevant actuellement par endroits à 27,6 degrés, ont rapporté mardi les médias suisses.
Mille kilos d’ombres (des salmonidés) en ont été retirés depuis le week-end dernier entre le lac de Constance, à la frontière avec l’Allemagne et l’Autriche, et la ville de Schaffhouse, a précisé la télévision publique RTS. Ce chiffre représente un peu plus du quart des prises moyennes en une saison. Au cours de la canicule de 2003, 90 % des ombres avaient péri, a rappelé la chaîne.
Selon la Fédération suisse de pêche (FSP), citée par l’agence de presse ATS, la situation devient critique pour cette espèce dès que la température de l’eau atteint les degrés. « A 25 degrés, surtout pendant de longues périodes, c’est un arrêt de mort », a expliqué Samuel Gründler, de la FSP :
« Dans beaucoup d’endroits, il n’y a plus d’eau. Les poissons ont alors été soit déplacés [vers des bassins d’eau froide], soit sont morts. Nous avons fait tout ce qui est en notre pouvoir. »




                            


                        

                        

