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En Italie, la colère des forçats de la tomate

Des centaines d’ouvriers agricoles, essentiellement africains, qui ramassent les tomates dans le sud de la péninsule, ont manifesté mercredi, contre leurs mauvaises conditions de travail.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 13h04
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 16h32
   





                        



   


« Plus jamais des esclaves ». Mercredi 8 août, des centaines de travailleurs agricoles, essentiellement africains, ont délaissé les champs de tomates du sud de l’Italie pour manifester leur colère, après la mort de seize d’entre eux dans deux accidents de la route. Samedi 4, puis lundi 6 août, deux fourgonnettes ramenant des ouvriers agricoles à la fin de la journée sont entrées en collision frontale avec des camions de tomates : seize morts et quatre blessés graves, tous d’Afrique noire à l’exception du conducteur marocain de la seconde fourgonnette.
Dans la chaleur et la poussière, des dizaines d’entre eux ont marché pendant trois heures sur les petites routes défoncées de la région pour gagner Foggia, où d’autres les ont rejoints devant la préfecture. Ils dénoncent leurs conditions de travail, d’hébergement, ainsi que le niveau de leurs salaires.
Intermédiaires mafieux
Bien qu’ils soient quasiment tous en situation régulière − avec un permis de séjour ou une demande d’asile en cours d’examen −, les ramasseurs de tomates qui s’escriment sous un soleil de plomb bénéficient rarement des conditions de travail et de rémunération requises par la loi. Beaucoup de ces immigrants venus d’Afrique, mais aussi de l’Europe de l’Est, sont contraints de loger dans des squats ou des bidonvilles en rase campagne.
Si certains ont un contrat de travail, ils n’ont quasiment jamais de fiche de paie. Et beaucoup sont obligés de s’en remettre à des intermédiaires souvent mafieux pour se rendre sur les exploitations.
« Je travaille 8 à 10 heures par jour pour 30 euros, avec seulement trente minutes de pause à midi, et je dois encore verser cinq euros chaque jour pour le transport », a ainsi dénoncé un Malien de 22 ans, dont la rémunération apparaît dans la moyenne des témoignages recueillis. En principe, les accords de branche dans l’agriculture italienne prévoient un salaire minimum de 48 euros brut pour des journées de sept heures maximum.

        Lire aussi :
         

                Le gouvernement italien fait adopter une loi controversée sur le travail



Beaucoup de manifestants portaient des caisses de tomates : « Tu sais combien coûtent les tomates italiennes ? Le prix du sang des Africains », a lancé Kogyate Diakine, un Ivoirien de 41 ans installé en Italie depuis douze ans. « Nous sommes découragés et mal accueillis. Ici, nous ne sommes rien », a ajouté Barri Alfa, un autre Ivoirien arrivé il y a quinze ans.
La Coldiretti, le principal syndicat agricole, a, pour sa part, dénoncé les pressions du marché, expliquant que dans une bouteille de coulis de tomates vendue 1,30 euro dans les supermarchés italiens, la tomate représentait 8 % du prix, contre 10 % pour la bouteille, 18 % pour le traitement industriel et 53 % pour la distribution.
Promesse d’une multiplication des contrôles
Mardi, le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini (extrême droite), venu rencontrer les autorités mais aussi des représentants des ouvriers agricoles, a promis une multiplication des contrôles. « C’est un problème de mafia. Dans la province de Foggia, il y a une criminalité mafieuse que j’ai l’intention d’éradiquer rue par rue, village par village, par tous les moyens légaux », a-t-il prévenu.
Le procureur de Foggia, Ludovico Vaccaro, a confirmé à la presse que les enquêtes autour de la main-d’œuvre agricole révélaient « parfois une gestion par des groupes mafieux » mais qu’il n’y avait « pour l’instant pas d’élément allant dans ce sens » dans l’enquête sur les deux accidents mortels.
A travers le pays, certains ont aussi fait le lien avec le fait que le 8 août est la « journée du sacrifice des travailleurs italiens dans le monde », en hommage aux victimes d’un accident minier qui avait fait 262 morts, dont 136 Italiens, le 8 août 1956 dans une mine à Marcinelle en Belgique.
« De Marcinelle à Foggia, du charbon aux tomates. Nos grands-parents ont subi discrimination et exploitation, comme ceux qui sont exploités aujourd’hui par des Italiens sans scrupule », a commenté Pietro Grasso, chef de file de la gauche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Très populaire depuis les années 2000, le site donnait accès à un gigantesque catalogue de jeux, de manière peu légale.
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Le site de jeux vidéo anciens EmuParadise cesse de proposer des titres au téléchargement

Très populaire depuis les années 2000, le site donnait accès à un gigantesque catalogue de jeux, de manière peu légale.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 11h54
   





                        



   


Le site EmuParadise, le plus célèbre des sites proposant des fichiers d’anciens jeux vidéo au téléchargement, a annoncé mercredi 8 août qu’il cesserait désormais d’héberger des fichiers. Lancé en 2000, EmuParadise était rapidement devenu le plus important site de ROM (Read-Only Memory), le nom donné aux fichiers de jeux pour consoles. Il proposait de télécharger gratuitement quasiment l’intégralité des jeux sortis sur Super Nintendo, Mega Drive, NES, mais aussi de très nombreux titres de consoles moins courantes, comme la PC Engine ou la Neo Geo, ainsi que les programmes, appelés « émulateurs », permettant de faire tourner ces fichiers sur un PC.
La pratique était diversement tolérée par les éditeurs et constructeurs de consoles ; certains ont longtemps fermé l’œil, d’autres ont multiplié, dès le lancement du site, les mises en demeure et les menaces de procès. EmuParadise, comme ses concurrents, affirmait de son côté qu’il ne faisait que proposer des fichiers, et que la responsabilité légale était du côté des utilisateurs — techniquement, et selon les pays, il peut être légal de télécharger une ROM si l’on possède par ailleurs une copie du jeu achetée légalement. Le site, comme d’autres, s’appuyait également sur le fait que de très nombreux jeux proposés au téléchargement n’étaient plus du tout commercialisés, et que certains titres n’avaient plus d’ayants droit à la suite de la fermeture du studio qui les avait créés.
Lettres de menace et fermeture de serveurs
« J’ai créé EmuParadise il y a dix-huit ans parce que je n’avais jamais eu l’occasion de jouer à la plupart de ces incroyables jeux rétro quand je grandissais en Inde, et parce que je voulais que d’autres gens puissent y avoir accès, explique le fondateur du site dans un message. La plupart d’entre vous savent que la situation des sites d’émulation a changé récemment. Ce que vous ne savez probablement pas, c’est qu’à EmuParadise nous connaissons ces problèmes depuis notre création. Depuis les lettres de menace jusqu’à la fermeture de nos serveurs par nos hébergeurs, nous avons tout vu. Nous avons toujours respecté les demandes de suppression, mais, comme vous pouvez le voir, ce n’est pas une garantie. »
Le site n’explique pas clairement ce qui l’a poussé à cesser l’hébergement, mais évoque à demi-mot de nouvelles menaces juridiques, plus pressantes, qui ne lui permettraient plus de poursuivre son activité « d’une manière qui satisfasse tout le monde et nous maintienne hors de danger ».
Les « changements » auxquels le site fait allusion font référence à une évolution récente mais marquée du statut des vieux jeux vidéo. Alors que, pendant des années, l’émulation sur PC était la seule manière de jouer à des titres anciens pour les personnes ne possédant pas les consoles d’époque, l’essor des smartphones, comme le lancement de services spécialisés au rétrogaming, notamment chez Nintendo, ont donné une seconde vie à ces jeux qui sont à nouveau commercialisés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Recrutement de douaniers, effort d’information à destination des entreprises : les Pays-Bas, la Belgique et la France tentent de s’adapter.
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Brexit : ces pays européens qui envisagent à contrecœur un non-accord

Recrutement de douaniers, effort d’information à destination des entreprises : les Pays-Bas, la Belgique et la France tentent de s’adapter.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h39
    |

                            Intérim (Bruxelles)








                        



                                


                            

Le Brexit, c’est comme un millefeuille : quand on pense à un impact, on en découvre un autre immédiatement. » Cette métaphore, Olivier Sorgniard, directeur chargé des douanes au sein du cabinet KPMG, à Londres, l’utilise pour caractériser l’imbroglio que pose la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). Il prend l’exemple du tunnel sous la Manche, traversé chaque jour par 16 000 camions.
« Dans un monde post-Brexit, le chauffeur du camion, qui n’est pas anglais, devra montrer son passeport. Il devra aussi remplir une déclaration de douane et, en fonction de sa cargaison, des contrôles phytosanitaires devront être effectués. Tout ça prendra du temps », illustre-t-il. De fait, selon une étude commandée à l’Imperial College par la BBC, chaque minute de ­contrôle supplémentaire aux heures de pointe pourrait créer 16 kilomètres de file d’attente.

Les négociateurs travaillent d’arrache-pied pour atténuer les effets de ce divorce, et s’accorder sur les modalités de sortie ainsi que les grandes lignes de la relation future d’ici à octobre. Mais ils doivent aussi réfléchir à la possibilité d’un échec des négociations, l’Union européenne à 27 cherchant à s’assurer que les Britanniques n’obtiendront pas une relation plus favorable avec elle en étant non-membre qu’en étant membre. Dans ce scénario dit du « no deal » qui, selon le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, a une probabilité « désagréablement élevée » de se produire, la rupture se ferait de manière anarchique.
Une telle situation entraînerait, entre autres conséquences, la réintroduction à la frontière extérieure de contrôles tarifaires et non tarifaires pour les biens, et la remise en question des permis et certificats émis au Royaume-Uni. D’après le patron de Ryanair, Michael O’Leary, elle pourrait même aboutir à l’annulation de certaines lignes aériennes entre le continent et le Royaume-Uni.

Pour l’UE à 27 comme pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ A sept mois de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le 30 mars 2019, la moitié des sociétés britanniques ne comptent pas adopter de plan d’action.
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Brexit : l’impossible préparation des entreprises face au risque de non-accord

A sept mois de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le 30 mars 2019, la moitié des sociétés britanniques ne comptent pas adopter de plan d’action.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 15h42
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Des avions cloués au sol, des camions bloqués sur des dizaines de kilomètres à Douvres et à Calais, des rayons de supermarché vides… Depuis quelques semaines, un scénario catastrophe agite le débat britannique. En cas de non-accord entre Londres et Bruxelles, le Brexit, qui entrera en vigueur dans sept mois, le 30 mars 2019, serait cataclysmique. Il laisserait les relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) sans aucun cadre juridique : les médicaments produits d’un côté ne seraient plus reconnus de l’autre, le matériel nucléaire (y compris pour les rayons X dans les hôpitaux) serait bloqué à la frontière, les règles phytosanitaires réciproques n’existeraient plus…

Face à un tel risque, les entreprises ne sont pourtant guère préparées. Une étude auprès de huit cents sociétés britanniques, publiée vendredi 3 août par l’Institute of Directors (IoD), un groupe patronal, indique que la moitié d’entre elles ne compte pas mettre en place le moindre préparatif pour le Brexit. Les autres l’envisagent (19 %) ou ont commencé à rédiger un plan (23 %). Seules 8 % sont passées à l’action. « Certaines entreprises mettent la tête dans le sable, en particulier les PME », s’inquiète Edwin Morgan, de l’IoD.
En cas d’échec complet des négociations, le Royaume-Uni sortirait de l’UE et deviendrait un simple membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Pas de problème, disent les brexiters : il existe d’autres pays dans ce cas. C’est techniquement exact. « Mais l’OMC ne s’occupe pas de tout, notamment pas d’aviation », note Catherine Barnard, professeure de droit européen à l’université de Cambridge. Théoriquement, en sortant des accords aériens européens, les avions britanniques ne pourraient plus relier les Vingt-Sept, et réciproquement.

Les négociateurs européens et britanniques ne croient cependant guère à un scénario aussi extrême. « Un accord rapide et limité peut être conclu, dans l’intérêt de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Trois anciens membres du conseil de surveillance sont convoqués jeudi en vue de leur exclusion.
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Fortes turbulences au sein de la coopérative sucrière Tereos

Trois anciens membres du conseil de surveillance sont convoqués jeudi en vue de leur exclusion.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h21
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

La sentence est tombée. Trois anciens membres du conseil de surveillance de la coopérative sucrière Tereos étaient convoqués, jeudi 9 août à 15 heures, à la sucrerie de Bucy-le-Long (Aisne), en vue d’être exclus. Le sort de Gérard Clay, Xavier Laude et Gilles Bollé devait être tranché lors d’une séance dudit conseil de surveillance.
Son président, François Leroux, justifie cette décision dans le courrier de convocation adressé aux trois coopérateurs, évoquant « une campagne publique de dénigrement à l’encontre de la société coopérative Tereos ». « Ces agissements contraires aux règles et à l’esprit de la coopération sont hautement préjudiciables à (…) Tereos qui en est la cible et passe aux yeux de tous et à tort pour une entreprise en grande difficulté », ajoute-t-il.

A l’évidence, Tereos traverse une période de fortes turbulences. « Opération de déstabilisation », « informations fausses, mensongères et diffamatoires », « enquête ouverte par le procureur de la République de Saint-Quentin » : le 10 juillet, dans un court communiqué, la coopérative a officialisé la crise. Mais ses prémices remontent à plus d’un an.
Courant 2017, des membres du conseil de surveillance, dont son vice-président, M. Clay, demandent au directoire des précisions sur la situation financière de la coopérative. Les membres du ­conseil sont des agriculteurs élus par 172 conseillers de région qui représentent les 12 000 planteurs actionnaires. Ils s’interrogent sur la rentabilité des filiales internationales ainsi que sur l’endettement et réclament des chiffres. Une requête jugée malvenue.
La tension monte d’un cran lors de la présentation du projet de création du Campus Europe. Le sucrier a en effet racheté à la Française des jeux son siège de Moussy-le-Vieux (Seine-et-Marne), à côté de Roissy, et souhaite y regrouper près de 500 salariés répartis en France et en Belgique. Soumis au vote du ­conseil de surveillance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les femmes représentent plus de la moitié des effectifs du ministère des finances, mais seul un quart d’entre elles ont accédé aux postes à responsabilités.
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Bercy, une administration qui peine à respecter la parité

Les femmes représentent plus de la moitié des effectifs du ministère des finances, mais seul un quart d’entre elles ont accédé aux postes à responsabilités.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 11h24
    |

            Mathilde Damgé








                        



   


La photo est parlante : sur les quatre « têtes » qui dirigent Bercy, trois sont des hommes, une seule est une femme. Une situation qui n’est pas nouvelle au ministère des finances, et qui se reproduit dans la composition du cabinet du ministre, Bruno Le Maire, dirigé par un homme et à 82 % masculin. L’économie est-elle une affaire d’hommes ? Ailleurs dans l’administration – précisément, au pôle « économie finances industrie » situé à Matignon et placé sous l’autorité du premier ministre –, on ne trouve aucune femme dans son organigramme.

        Lire :
         

          Des cabinets majoritairement masculins dans le gouvernement Philippe



Tout comme il n’existe pas de règle paritaire officielle pour le gouvernement, « il n’existe pas de règle juridique définissant une organisation particulière des cabinets ministériels », rappelle le site Vie publique. En revanche, pour les fonctionnaires employés par ces ministères, il existe une loi, depuis 2012, la loi Sauvadet, dont l’une des dispositions oblige l’Etat employeur à des « nominations équilibrées » sur des postes haut placés : il fixe des pourcentages de désignations réservées aux femmes « afin d’équilibrer la composition de la haute fonction publique ».
Depuis six ans, l’encadrement dirigeant de l’administration a évolué vers davantage de parité, mais Bercy, de son côté, fait figure de cas d’école quant à la difficulté que rencontre l’Etat à se conformer à la loi. Si les femmes représentent 57 % des effectifs du ministère des finances, elles ne sont que 25 % à avoir accédé aux postes à responsabilités, déplore le réseau « Femmes de Bercy ». Le Contrôle général économique et financier (CGEFI), qui évalue organismes et entreprises publics, le résume ainsi :
« La prise de conscience est partagée, les efforts [sont] réels, mais il reste du chemin à parcourir (…). Nombre de talents au féminin s’évaporent sans trouver à s’épanouir autant qu’ils le pourraient. »
Le Trésor et Tracfin, sous-féminisés
Au plus haut niveau de Bercy, l’administration centrale répond à une parité parfaite : douze femmes pour vingt-quatre postes. La question du respect de la parité se pose aux échelons inférieurs, tout aussi stratégiques, mais plus opaques : ainsi, l’organigramme de la direction du Trésor, tenu par une femme, ne précise-t-il pas le sexe des fonctionnaires.
Il existe pourtant une façon de mesurer la féminisation des hauts fonctionnaires de Bercy : les publications au Journal officiel concernant les élections des « comités techniques », des instances représentant le personnel. Ces arrêtés doivent mentionner la répartition hommes-femmes par sous-ensemble au sein de chaque ministère.


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Parité : les douanes, le Trésor et Tracfin parmi les moins dotés d'effectifs féminins à Bercy
Pourcentages de l'effectif par genre à la date de publication de l'arrêté

Source : Légifrance



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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
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	}

});


Certaines directions, comme le budget et l’Agence des participations de l’Etat (APE) – représentées ensemble dans le « comité technique unique d’administration centrale » –, ont fait de vrais efforts de féminisation.
Les directions les plus prestigieuses sont peuplées en majorité d’hommes
Mais les directions les plus prestigieuses, comme celles du Trésor, les services de renseignement du fisc et de Tracfin (lutte contre la fraude, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme) sont peuplées en majorité d’hommes. Les douanes aussi sont très masculines : les directeurs des services douaniers sont à 74 % des hommes.
La Direction générale des finances représente bien cette disparition progressive des femmes à mesure que l’on monte dans les grades de salaire et de responsabilité.


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Direction générale des finances : plus on monte en grade, moins il y a de femmes
Répartition aux différents postes de la direction générale des finances publiques (DGFIP) par ordre décroissant de responsabilité et de salaire

Source : Légifrance



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		},
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			}
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      ],
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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	tooltip: {
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{point.key}',
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Les femmes dans les « services déconcentrés » en région
Mais alors, puisqu’elles représentent plus de la moitié des effectifs du ministère, où sont les femmes ? Les directions régionales et départementales des finances publiques, réparties sur tout le territoire, sont quant à elles beaucoup plus féminisées, à l’exception de Mayotte.


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Bercy : des directions régionales et départementales très féminisées
Pourcentages de l'effectif par genre à la date de publication de l'arrêté

Source : Légifrance



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Sur son site, Bercy se félicite d’avoir « été la première administration d’Etat à obtenir le label Diversité, en 2010 et son renouvellement pour quatre ans en 2015 », un label qui implique de favoriser l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, et notamment en termes de parité dans la répartition des postes.
Mais le dernier bilan social du ministère, à fin décembre 2017, fait état d’un taux de féminisation de 30 % en catégorie A + (ceux dont le niveau de recrutement est le plus élevé) contre 62 % en catégorie C (agents d’exécution). Si l’on regarde le temps de travail, les femmes constituent l’écrasante majorité des bataillons d’effectifs à temps partiel (85 %).
Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer les retards dans l’application de la parité
Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer ces retards dans l’application de la parité au sein même de l’Etat : la répartition des tâches domestiques, dès lors que les employées ont une famille, la faiblesse des viviers dans lesquels puiser et un « effet réseau », dont les femmes bénéficient moins que les hommes, étant moins représentées dans les corps d’Etat.
Les mêmes arrêtés qui permettent de chiffrer la féminisation dans les ministères rendent possible le même exercice pour les corps d’Etat, où l’on puise les cadres dirigeants. Or certains d’entre eux restent très peu féminisés. Le corps de l’inspection générale des finances, institution longtemps fermée aux femmes (jusqu’en 1974), est par exemple composé aux trois quarts d’hommes.
C’est aussi le cas des ingénieurs des mines, par exemple (14 % de femmes). Le rapport de la Direction générale de l’administration et de la fonction publique qui regrette le peu de primo-nominations féminines à la direction du contrôle général de l’industrie, de l’économie, de l’énergie et des technologies (CGIET), l’explique « par les caractéristiques du vivier naturel de ces emplois (grade d’ingénieur général des mines), composé en majorité d’hommes. »
De fortes sanctions financières en vue
Symptôme de ce manque de parité, l’un des postes que les femmes ont le plus de difficulté à prendre à Bercy est celui d’expert de haut niveau : 82 % d’hommes, à fin 2016. Selon le même rapport :
« En 2016, une seule femme a été nommée sur un emploi d’expert à haut niveau, par le biais d’une primo-nomination, sur un total de seize nominations. »
40 % des primo-nominations devaient être réservées à des femmes à compter de 2017
Il va falloir faire mieux… En vertu de la loi Sauvadet, 40 % des primo-nominations (les nominations hors renouvellement sur un même emploi) devaient être réservées à des femmes à compter de 2017. Ce taux étant de 32 % en 2016, le ministère des finances a donc encore un grand pas à franchir pour respecter la loi. En 2017, les sanctions financières ont, par ailleurs, été portées à 90 000 euros par nomination manquante (contre 60 000 en 2015 et 2016).
Le ministère des finances n’est pas le seul concerné par ce manque de parité : l’arrêté du 26 juillet encadrant l’embauche des contractuels de la police nationale montre par exemple une large féminisation de la majorité des agents titularisés ; en revanche, la catégorie des contractuels de la sécurité intérieure (DGSI), qui recrute des experts souvent mieux payés que les fonctionnaires du même ministère, est aux deux tiers masculine.
L’association Administration moderne a rappelé le 1er juin que les réseaux féminins de l’administration attendaient toujours que soient adoptées « des orientations et mesures illustrant l’exemplarité de l’Etat en matière d’égalité femmes-hommes, notamment l’application du dispositif financier de la loi Sauvadet ».
Décision inédite l’an dernier, deux ministères, la justice et les armées, ont été sanctionnés pour ne pas avoir respecté cette règle. En 2016, les femmes représentaient 34,9 % des hauts cadres de la fonction publique et 35 %, des personnes nommées pour la première fois. Une évolution qui va devoir s’accélérer. La fonction publique compte pourtant 62 % de femmes.

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          Les inégalités hommes-femmes touchent aussi la fonction publique






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Malgré la campagne menée par Uber et ses concurrents, la ville a décidé de réguler le marché des voitures avec chauffeur, qui a explosé depuis une dizaine d’années.
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New York gèle les nouveaux permis de VTC et impose un salaire minimal pour les chauffeurs

Malgré la campagne menée par Uber et ses concurrents, la ville a décidé de réguler le marché des voitures avec chauffeur, qui a explosé depuis une dizaine d’années.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 08h48
   





                        



   


Nouveau coup dur pour Uber : la ville de New York a gelé, mercredi 8 août, les nouvelles licences pour les VTC pendant un an et imposé un salaire minimum pour les chauffeurs, deux mesures inédites aux Etats-Unis.
Cette suspension des nouveaux permis accordés aux voitures avec chauffeur (VTC) vise à donner le temps à l’autorité new-yorkaise de supervision des véhicules avec chauffeur (TLC) de réaliser une étude d’impact pour mesurer les effets de cette industrie sur la ville.

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Quant au salaire minimum, selon le texte adopté mercredi, il appartiendra à la TLC d’en déterminer le montant, mais un rapport que l’autorité a commandé et validé recommande un salaire horaire de 17,22 dollars. Ce montant correspond au salaire minimum qui sera en vigueur fin 2018 dans l’Etat de New York, soit quinze dollars, augmenté d’une somme considérée comme nécessaire pour couvrir les frais des chauffeurs.
Selon le rapport commandé par la TLC, 85 % des chauffeurs de VTC gagnent moins que ce salaire horaire et, si cette somme était confirmée, cela entraînerait une augmentation moyenne de 22,5 % pour les chauffeurs de VTC. Du côté de l’usager, la mise en place d’un salaire minimum pourrait faire augmenter le prix de la course de 3 à 5 %.
Chassés de Turquie, de Danemark et de Hongrie
Cette décision est un revers pour les grands acteurs des VTC tels qu’Uber, mais aussi Lyft, Juno et Via, qui ont mené campagne durant des semaines pour mobiliser les usagers sur le sujet. Uber a regretté cette pause d’un an qui « menace l’une des rares solutions de transport [à New York] sans rien faire pour améliorer le métro ou décongestionner la circulation ».
« Plus de 100 000 travailleurs vont constater le bénéfice immédiat de cette loi, s’est, au contraire, félicité le maire, Bill de Blasio, dans un communiqué. Et cette décision va stopper l’afflux de voitures qui contribue à la congestion qui paralyse nos rues. »
En 2010, avant l’installation d’Uber l’année suivante, la ville comptait environ 37 000 VTC et quelque 13 500 taxis. L’an dernier, le nombre de taxis, fixé par la TLC, n’avait pas changé, mais les VTC, eux, avaient plus que doublé, passant à plus de 83 000. L’explosion du marché des VTC a mis les taxis sous pression et fait plonger la valeur de leur licence ou médaillon, qui se négociait, il y a quelques années encore, au-delà du million de dollars.
Plusieurs villes et pays ont pris des mesures contre Uber, notamment Londres, qui lui a retiré sa licence avant de la lui restituer. Début juin, le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé qu’Uber était « terminé » en Turquie, après une campagne de protestation des taxis d’Istanbul. Uber a également été interdit en Bulgarie et s’est retiré du Danemark et de Hongrie après l’adoption d’une loi rendant son activité impossible.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Avec des prix de l’immobilier au plus bas, le pays attire de plus en plus d’investisseurs prêts à acheter un pied-à-terre dans les îles, à des prix défiants toute concurrence.
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Dans les îles grecques, le rêve est abordable [2/2]

Avec des prix de l’immobilier au plus bas, le pays attire de plus en plus d’investisseurs prêts à acheter un pied-à-terre dans les îles, à des prix défiants toute concurrence.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 07h15
    |

                            Ludovic Clerima








                        



   


Mykonos, Corfu, Paros, Antiparos… Avec la fonte des prix de l’immobilier en Grèce, devenir propriétaire d’une villa sur une île devient un rêve à la portée du plus grand nombre, une fois le parcours du combattant administratif passé pour acheter sa propriété.
Mais gare aux fantasmes, prévient Nicolas Mugni, fondateur du réseau d’agences immobilières Demeures de Grèce : « Certains étrangers pensent qu’il est possible d’obtenir un pavillon dans les Cyclades, les pieds dans l’eau, pour seulement 150 000 euros. Les prix sont faibles en Grèce, mais tout de même ! Il faut revenir sur terre. Ces biens-là n’existent pas à ce prix-là. »

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                Des opportunités à saisir sur le marché immobilier grec [1/2]



Mais que les candidats à l’acquisition se rassurent. Certaines régions de la Grèce ont tout de la Côte d’Azur… le prix en moins. « En Crête, vous trouverez facilement de très beaux T3 avec piscine, au bord de la mer, pour seulement 200 000 euros », assure M. Mugni.
A Paros, dans les Cyclades, les prix tournent davantage autour de 3 000 euros/m² là où, du côté de Mykonos, on avoisinera les 5 000 euros/m² à 8 000 euros/m² pour les biens les plus luxueux. « Sur ces biens-là, ce sont surtout des personnes exerçant des professions libérales que l’on rencontre, avec quelques chefs d’entreprise », précise l’agent immobilier.
Le luxe repart aussi
Les hôteliers de la presqu’île du pays mettent d’ailleurs en avant leurs plus beaux atours pour séduire cette cible haut de gamme. C’est le cas, par exemple, de Costa Navarino, spécialisé dans le tourisme durable, non loin de Kalamata. Après avoir sorti de terre deux hôtels 5 étoiles, le groupe propose aux particuliers intéressés des parcelles de terrains afin qu’ils y construisent leur propre maison. Prix de départ : 2,5 millions d’euros pour une propriété de plus de 300 m², non loin des oliviers et des terrains de golf.
Le coût de ces villas peut dépasser les 8 millions d’euros, pour des propriétés dont la surface habitable s’établit alors à… 1 200 m². A terme, c’est près d’une quarantaine de maisons qui devraient sortir de terre d’ici 5 à 7 ans.

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Si le marché de l’immobilier de luxe redémarre en Grèce, c’est notamment en raison d’une mesure adoptée par le gouvernement grec en 2015 : celle d’accorder un visa Schengen de cinq ans pour toute personne ayant investi au moins 250 000 euros dans l’immobilier grec. Les résultats ne se sont pas fait attendre. D’après la Banque de Grèce, les capitaux étrangers pour l’achat de biens immobiliers ont bondi de 61,7 % entre le premier trimestre 2016 et le premier trimestre 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Cet homme de 46 ans attaque en justice le géant agrochimique, l’accusant d’avoir caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate.
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Dewayne Johnson, l’homme qui a mis Monsanto sur le banc des accusés

Cet homme de 46 ans attaque en justice le géant agrochimique, l’accusant d’avoir caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 22h43
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 09h36
   





                        



   


« Je me battrai jusqu’à mon dernier souffle » : malgré son cancer en phase terminale, Dewayne « Lee » Johnson, un Américain de 46 ans qui attaque en justice la firme Monsanto et son célèbre herbicide, Roundup, garde le sourire. Et l’espoir de faire rendre des comptes à la multinationale, dans le procès qui l’oppose au géant agrochimique.
Après un mois de débat, les douze jurés ont commencé, mercredi 8 août, leurs délibérations. Ils devront répondre à trois questions : le Roundup, le Ranger Pro et leur principe actif, le glyphosate, sont-ils cancérigènes ? Monsanto a-t-il essayé de cacher ces risques aux consommateurs et aux agences de régulation internationales ? Combien doit-il débourser pour ces dommages au plaignant et à ses proches ?
Diagnostiqué en 2014 d’un cancer incurable
Son débit est lent, il fait plus vieux que son âge, mais sa voix au timbre grave reste puissante quand il vient témoigner, fin juillet, devant le tribunal de San Francisco : on a presque peine à croire que les médecins ne lui donnent plus que deux ans à vivre au maximum. « C’est très dur », mais « je garde cette attitude : il faut que je combatte » la maladie, dit M. Johnson, crâne rasé et barbichette discrète, qui semble encore assez costaud malgré la maladie et la chimiothérapie.

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En 2014, ce père de deux garçons de 10 et 13 ans, qui « écrit » et « fait de la musique », a été diagnostiqué d’un lymphome non hodgkinien, un cancer incurable du système lymphatique. Depuis deux ans, il vaporisait – parfois des centaines de litres à la fois – du Roundup et surtout sa version professionnelle, le Ranger Pro, des désherbants de Monsanto contenant du glyphosate, substance soupçonnée d’être cancérigène. Un danger fermement nié par la firme.
Il était « responsable de la lutte contre les nuisibles » animaux et végétaux sur les terrains scolaires de Benicia, une petite ville de Californie, au nord-ouest de San Francisco. « J’aimais beaucoup mon travail, j’étais très sérieux », dit-il avec fierté, expliquant avoir appris pour l’essentiel sur le tas, et faisant sourire l’assistance en notant qu’il avait fait déguerpir « 30 putois, 25 ratons laveurs et… un écureuil » des cours d’école. Les nuisibles, c’était aussi les mauvaises herbes. A éliminer au Roundup, puis au Ranger Pro, plus puissant, à diluer dans de l’eau dans d’immenses citernes, avant de l’épandre.
A deux reprises, il a été aspergé de glyphosate
S’il avait su que les produits qu’il utilisait étaient peut-être dangereux, il n’aurait « jamais vaporisé du Ranger Pro dans des écoles ou où que ce soit », assure cet Afro-Américain, qui a décidé d’attaquer Monsanto en justice en 2016, épaulé par un cabinet d’avocats spécialisé, The Miller Firm. Il lui réclame plus de 400 millions de dollars. M. Johnson, qui n’avait pas de problème de santé auparavant, n’avait aucune idée des controverses sur le glyphosate avant de voir des marques sur sa peau et de se renseigner sur Internet, explique-t-il.

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A deux reprises, M. Johnson a été aspergé de Ranger Pro, et ses vêtements trempés à la suite de dysfonctionnements des vaporisateurs : « Après la deuxième fois, j’ai paniqué », raconte-t-il, se remémorant « la situation incontrôlable sur [sa] peau » où se multipliaient des lésions très douloureuses. « Je ne savais pas [si c’était le Ranger Pro], mais j’ai commencé à avoir un pressentiment (…). Je me suis dit que ça pouvait être une raison possible à ma maladie », explique le plaignant au cours de ce procès aux allures de combat de David contre Goliath.

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« Son travail était tout pour lui » et il était « sexy », « heureux », explique sa femme Araceli, d’une voix faible, qui se souvient des « dîners », des « promenades » en amoureux et raconte à quel point « sa priorité, ce sont ses fils, qu’ils aillent bien ». Aujourd’hui, il ne peut plus travailler. Et pour payer les factures, Araceli a deux emplois, dans une école et dans une maison de retraite.
Un des rares particuliers à attaquer Monsanto
M. Johnson est l’un des rares particuliers dans le monde à parvenir à mettre Monsanto sur le banc des accusés dans un procès. Et s’il est le premier à voir son cas autour du glyphosate arriver jusqu’au tribunal, c’est parce que la loi californienne oblige la justice à organiser un procès avant la mort du plaignant. « Je sais que je ne vais pas aller mieux », dit Dewayne Johnson.
Des milliers de procédures sont en cours aux Etats-Unis sur le même sujet, à des degrés divers d’avancement. En France, Monsanto est poursuivi dans deux affaires. La première concerne un céréalier, Paul François, qui a porté plainte en 2007. Après avoir été condamné en première instance et en appel, le groupe est parvenu à faire casser la décision en cassation, en raison d’une erreur de forme. Un nouveau procès d’appel doit avoir lieu. La deuxième est plus récente : un couple a saisi la justice fin mai 2018, accusant le glyphosate d’avoir provoqué la malformation de leur fils.

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Le glyphosate est classé « cancérigène probable » depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mais pas par les agences européennes, l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) et l’ECHA (Agence européenne des produits chimiques).




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, est accusé d’avoir caché ses liens familiaux avec l’armateur MSC tout en votant en faveur de contrats à venir entre la firme italo-suisse et le port du Havre.
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Affaire Kohler : Anticor dépose une deuxième plainte pour « prise illégale d’intérêt »

Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, est accusé d’avoir caché ses liens familiaux avec l’armateur MSC tout en votant en faveur de contrats à venir entre la firme italo-suisse et le port du Havre.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 20h38
   





                        



   


L’association Anticor a déposé mercredi 8 août une plainte complémentaire pour « prise illégale d’intérêt » contre le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, dont Mediapart a révélé lundi 6 août qu’il avait approuvé, comme haut fonctionnaire, des contrats concernant l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère.
L’association anticorruption avait déposé fin mai une plainte initiale auprès du parquet national financier (PNF) contre le bras droit d’Emmanuel Macron pour « prise illégale d’intérêt », « trafic d’influence » et « corruption passive » après des premières révélations du site d’information. Ces révélations avaient déclenché l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Anticor dénonçait alors la présence de M. Kohler comme représentant de l’Etat à partir de 2010 au conseil d’administration de STX France (chantiers navals de Saint-Nazaire), dont MSC était le principal client, sans faire état de ses liens familiaux avec l’armateur, dont il était devenu en octobre 2017 directeur financier de la filiale croisières.
Le PNF avait alors révélé enquêter sur les conditions dans lesquelles la commission de déontologie de la fonction publique avait donné son feu vert à ce départ dans le privé, après un premier refus en 2014.

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M. Kohler a voté en faveur d’une filiale de MSC
Dans sa nouvelle plainte, consultée par l’AFP, Anticor s’appuie sur des procès-verbaux du conseil de surveillance du Grand Port maritime du Havre (GPMH) où Alexis Kohler siégeait de 2010 à 2012, comme représentant de l’Agence des participations de l’Etat (APE) aux côtés du maire du Havre, l’actuel premier ministre Edouard Philippe.
Ces compte rendus de 2010 et 2011, publiés par Mediapart, révèlent que M. Kohler a pris la parole et voté en faveur de contrats à venir entre GPMH et Terminal Normandie MSC (TNMSC), filiale française de l’armateur italo-suisse et acteur majeur de l’extension considérable du port alors engagée.
Anticor souligne notamment que, le 30 septembre 2011, M. Kohler vote, « contre l’avis du commissaire du gouvernement », en faveur de l’extension de la présence de TNMSC dans le nouveau terminal « Port 2000 ».
Lien familial « dissimulé jusqu’à sa révélation par “Mediapart” »
« A défaut de preuve contraire – et notamment de la communication de sa déclaration d’intérêt dont il conviendrait d’obtenir communication », ce lien familial « a toujours été dissimulé par monsieur Alexis Kohler jusqu’à sa révélation par le journal Mediapart », concluent les avocats d’Anticor, Jean-Baptiste Soufron et Patrick Rizzo.
Plusieurs ex-membres du conseil de surveillance du port du Havre ont affirmé à Mediapart « qu’ils ignoraient tout de la situation familiale d’Alexis Kohler et qu’ils sont tombés des nues quand ils ont découvert très récemment ses liens avec MSC ». Le site d’information a annoncé avoir saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) pour obtenir la déclaration d’intérêts de M. Kohler lors de sa nomination au port du Havre. Interrogé par l’Agence France-Presse, l’Elysée n’a souhaité faire « aucun commentaire » compte tenu de l’enquête en cours.
Interrogé en mai par Mediapart, le numéro deux de l’Elysée a, lui, affirmé s’être « toujours déporté » quand il a eu à connaître comme haut fonctionnaire des dossiers concernant MSC. En juin, aux lendemains de la révélation de l’enquête du PNF, Emmanuel Macron avait loué la « probité exemplaire » de son secrétaire général.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Environ 60 000 contrats aidés ont été signés, soit moins d’un tiers des 200 000 budgétés pour l’année.
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Les contrats aidés de 2018 ont été sous-consommés au premier semestre

Environ 60 000 contrats aidés ont été signés, soit moins d’un tiers des 200 000 budgétés pour l’année.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 06h39
   





                        


Près d’un an après le tollé suscité par l’annonce gouvernementale de la baisse des contrats aidés, l’enveloppe de ceux de 2018 est loin d’être épuisée. Environ 60 000 contrats aidés ont été signés au premier semestre, soit moins d’un tiers des 200 000 budgétés pour l’année, selon des chiffres mis en ligne, mercredi 8 août, par la Dares (direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques).

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Le gouvernement a remodelé ces dispositifs d’insertion professionnelle en janvier, avec la mise en place des parcours emploi compétences (PEC). Leur base légale n’est pas modifiée, mais le ministère du travail a promis une plus grande rigueur dans la sélection des employeurs, pour s’assurer qu’ils puissent offrir un accompagnement et une formation aux bénéficiaires.
De janvier à juin, 52 060 PEC ont été signés en France, selon les données mises en ligne par le service des statistiques du ministère du travail. Si l’on y ajoute les anciens dispositifs (emplois d’avenir, CUI-CAE et CUI-CIE), près de 61 500 ont été signés pour la première moitié de l’année 2018. Cela ne représente que 30,7 % de l’ensemble des 200 000 nouveaux contrats aidés inscrits dans le budget pour 2018.

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« Un petit temps d’appropriation », selon Pénicaud
La ministre du travail, Muriel Pénicaud, avait admis, lors d’une audition à l’Assemblée nationale début juin, que le PEC avait « mis un petit temps d’appropriation », mais avait estimé qu’il était « maintenant bien approprié ». Selon elle, les prescriptions de contrats aidés, qui dépendent des préfets, étaient bien en ligne. Elle avait rappelé que 30 500 contrats étaient « réservés pour la rentrée scolaire pour l’accompagnement des élèves handicapés à l’école ».

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La ministre avait aussi indiqué que 15 000 contrats aidés avaient été transformés en aides au poste dans l’insertion par l’activité économique, une « fongibilité » permise par la création en janvier d’un fonds d’inclusion dans l’emploi mutualisant les moyens des deux dispositifs. Quelque 71 000 aides au poste avaient été budgétées pour 2018, mais le nombre d’aides effectivement consommées au premier semestre n’est pas encore disponible sur le site du ministère.

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En juin, Mme Pénicaud indiquait que 75 % des nouveaux contrats aidés avaient bénéficié aux « publics les plus éloignés de l’emploi », assurant que cette proportion était en hausse par rapport aux années précédentes, 43 % à des demandeurs d’emploi de très longue durée, 13 % à des résidents de quartiers « politique de la ville », 18 % à des travailleurs handicapés et 38 % à des seniors.
Le gouvernement a réduit la voilure en matière de contrats aidés, avec 200 000 nouveaux contrats budgétés pour 2018, après 320 000 en 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Les pilotes allemands, néerlandais, irlandais, suédois et belges de la compagnie aérienne à bas coût seront en grève vendredi 10 août. Ils demandent de meilleures conditions contractuelles et une hausse des salaires.
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Ryanair confrontée à une grève dans plusieurs pays

Les pilotes allemands, néerlandais, irlandais, suédois et belges de la compagnie aérienne à bas coût seront en grève vendredi 10 août. Ils demandent de meilleures conditions contractuelles et une hausse des salaires.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 14h01
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 19h35
   





                        



   


Après les pilotes basés en Irlande, Suède et Belgique, c’est au tour des Allemands et des Néerlandais de se joindre au mouvement de grève qui touchera, vendredi 10 août, Ryanair, la compagnie aérienne à bas coût. Plus de 250 vols au départ et à destination de l’Allemagne initialement prévus vendredi ont été annulés par la compagnie. Les grévistes souhaitent btenir de meilleures conditions contractuelles et une hausse des salaires.
« Nous ne voyons pas, chez Ryanair, la volonté de s’engager dans de réelles négociations salariales », a déclaré Martin Locher, président du syndicat Vereinigung Cockpit, qui « regrette les conséquences [de la grève] pour les passagers, les équipages en cabines, le personnel au sol ».
De son côté, le patron du marketing de Ryanair, Kenny Jacobs, a dit regretter une « décision (…) qui n’était pas nécessaire ». « Nos pilotes en Allemagne ont d’excellentes conditions de travail en Allemagne. Les salaires peuvent atteindre 190 000 euros par an (…) et ils ont reçu 20 % d’augmentation de salaire cette année », a-t-il poursuivi dans un communiqué.
Avant l’annonce des pilotes allemands, 146 des 2 400 vols prévus en Europe, vendredi, avaient déjà été annulés en raison des grèves. Au total, 55 000 passagers sont concernés, dont 42 000 pour l’Allemagne, selon la compagnie qui a promis aux voyageurs lésés un changement gratuit de réservation.
La compagnie avait déjà affronté fin juillet une grève de la part de son personnel de cabine en Espagne, Italie, Portugal et Belgique. Mais la grève de vendredi sera la première mobilisant des pilotes dans plusieurs pays.
Pilotes contractuels
Le malaise au sein du groupe a éclaté à la suite d’un sérieux problème de planning de pilotes en septembre 2017, qui a entraîné un grave conflit social et des annulations portant au total sur 20 000 vols dans les mois qui ont suivi. Cette crise a poussé Ryanair à négocier un virage à 180 degrés en entamant des négociations avec des syndicats dans plusieurs pays, alors que la compagnie avait toujours refusé de les reconnaître.
En Irlande, le conflit s’est envenimé depuis que Ryanair a annoncé la semaine dernière qu’elle allait transférer des avions de Dublin vers la Pologne, ce qui pourrait coûter leurs emplois à environ 300 personnes, dont 100 pilotes.

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Ces derniers reprochent à Ryanair sa politique agressive des salaires, l’utilisation de contrats de droit irlandais pour ses pilotes allemands, ainsi que le recours à des pilotes contractuels, pas employés directement par la compagnie.
« Nos revendications concernent des améliorations des conditions salariales, ainsi que de travail, a expliqué Martin Locher. Des améliorations ne sont pas possibles sans une augmentation des coûts du personnel, mais Ryanair a exclu toute hausse de ces dépenses. Parallèlement Ryanair n’a donné aucune indication sur les marges de manœuvre pour trouver une solution. Ryanair est donc totalement responsable de l’escalade. »
Selon le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui cite une étude d’il y a deux ans, les coûts du personnel chez Ryanair sont jusqu’à 50 % inférieurs à ceux des concurrents à bas coût Easyjet et Norwegian.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le site sera contraint de communiquer la liste de ses hôtes, ce qui permettra à la ville d’appliquer la loi interdisant de louer un logement pour moins de trente jours.
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Airbnb essuie une nouvelle déconvenue à New York

Le site sera contraint de communiquer la liste de ses hôtes, ce qui permettra à la ville d’appliquer la loi interdisant de louer un logement pour moins de trente jours.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 06h37
    |

Jérôme Porier (avec AFP)







                        



   


Implacablement, l’étau se resserre sur Airbnb et les plates-formes de location de courte durée. Le maire de New York, Bill de Blasio, a signé, le 6 août, un arrêté municipal qui oblige la société de San Francisco à lui communiquer la liste de ses hôtes. L’arrêté – qui s’applique à tous les sites d’hébergement de courte durée – contraint les opérateurs à fournir la liste de toutes les transactions effectuées pour des logements à New York.
Tout manquement à cette obligation ou information erronée sera passible d’une amende d’au moins 1 500 dollars par mois et par logement. Ces informations vont permettre à la municipalité d’appliquer plus efficacement les textes de l’Etat de New York, qui interdisent de louer un logement pour moins de trente jours, sauf si l’hôte est présent.

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L’arrêté prendra effet dans cent quatre-vingts jours. « Nous sommes déçus que le maire De Blasio ait choisi de signer ce décret soutenu par l’industrie hôtelière plutôt que de défendre la classe moyenne new-yorkaise qui compte sur le partage de logement pour s’en sortir », a réagi le responsable de la réglementation d’Airbnb pour le nord-est des Etats-Unis, Josh Meltzer, cité par l’AFP. « Nous espérons collaborer avec le maire pour créer une réglementation de bon sens qui distingue enfin ces familles de quelques acteurs malfaisants », a-t-il ajouté sur Twitter.

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New York n’est pas la première ville à prendre une telle initiative. San Francisco, berceau d’Airbnb, a passé un accord avec la plate-forme en mai 2017, après que l’entreprise a attaqué la cité californienne en justice. Cet accord prévoit un transfert de données similaire à celui prévu par l’arrêté signé par le maire de New York.
Lutter contre la spéculation immobilière
Plusieurs élus de la ville réclamaient cet arrêté depuis de longs mois, affirmant que l’émergence d’Airbnb avait sensiblement aggravé la crise du logement à New York. Elle avait ainsi pour effet de sortir des appartements du parc locatif ordinaire, qui n’étaient plus loués alors qu’à des visiteurs de passage, le plus souvent des touristes.

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En France, le projet de loi « ELAN » (évolution du logement et aménagement numérique), qui a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale en juin, prévoit des sanctions accrues contre les propriétaires ne respectant pas leurs obligations, et de nouvelles amendes pour les plates-formes. Le loueur devra transmettre à la commune le décompte du nombre de nuitées ayant fait l’objet d’une location pendant l’année. Les amendes (de 5 000 à 10 000 euros) seront renforcées pour les loueurs qui ne respecteraient pas leurs obligations.
Avec environ soixante mille logements en location, Paris est le premier marché d’Airbnb dans le monde
Pour la première fois, la loi prévoit aussi des amendes, allant de 10 000 à 50 000 euros, visant les plates-formes, tandis qu’un plafond légal de cent vingt jours de location de la résidence principale à des fins touristiques sera instauré. Airbnb et d’autres plates-formes se sont engagées à bloquer les annonces des loueurs qui dépasseraient ce seuil à partir de décembre 2018.
Avec environ soixante mille logements en location, Paris est le premier marché d’Airbnb dans le monde. La mairie de Paris a organisé le 15 juin une rencontre avec ses homologues de Madrid, Barcelone, Lisbonne et Amsterdam, afin d’explorer des pistes pour lutter contre la spéculation immobilière, la hausse des prix et l’aggravation de la pénurie de logements dans les centres-villes.

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« Notre objectif n’est pas de lutter contre ceux qui louent leur logement de façon occasionnelle en respectant la loi, mais contre ceux qui en font une industrie et assèchent le marché locatif », déclare Ian Brossat, adjoint au maire de Paris chargé du logement, qui publiera, le 6 septembre, un livre intitulé Airbnb, la ville uberisée (Ed. La ville brûle, 14 euros).
En Espagne, Palma de Majorque interdit depuis 1er juillet la location d’appartements particuliers aux touristes. Des mesures similaires ont été prises auparavant dans d’autres villes européennes, comme Berlin ou Barcelone.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Snapchat a publié, mardi, des résultats trimestriels en demi-teinte, et les titres de Facebook et Twitter ont été sanctionnés en Bourse en juillet.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/08/2018
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La fin de l’âge d’or pour les réseaux sociaux

Snapchat a publié, mardi, des résultats trimestriels en demi-teinte, et les titres de Facebook et Twitter ont été sanctionnés en Bourse en juillet.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 12h38
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 11h43
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

Un chiffre d’affaires de 262 millions de dollars (225 millions d’euros) sur le dernier trimestre, en progression de 44 % par rapport à 2017, des pertes limitées à 353 millions de dollars soit – 20 %, et une audience pour la première fois en recul (– 2 % par rapport au premier trimestre de leur exercice fiscal). Dans une période où les principaux réseaux sociaux occidentaux sont chahutés en Bourse, les résultats trimestriels publiés par Snapchat, mardi 7 août, sont trop contrastés pour rassurer les marchés.
Leur annonce intervient dans la foulée de la dégringolade des titres Facebook et Twitter. Le premier a vu son cours s’effondrer de plus de 19 %, jeudi 26 juillet, à la suite de la publication de résultats trimestriels décevants. Ceux du second, le lendemain, n’ont pas davantage plu aux investisseurs : en deux séances, l’action Twitter a perdu près de 25 % de sa valeur. Cet enchaînement, inattendu, fait depuis planer une interrogation : le modèle économique des réseaux sociaux a-t-il vécu ?

Une chose est sûre, leur image s’est globalement dégradée ces deux dernières années. Campagne de désinformation pendant le référendum sur le Brexit puis pendant l’élection présidentielle américaine, prolifération de messages haineux, fuites de données massives (affaire Cambridge Analytica) ont mis en lumière les côtés sombres des réseaux sociaux – Facebook et Twitter en tête.
Inquiétude des marchés
Leur modèle économique, fondé sur l’exploitation des données personnelles des utilisateurs pour dégager des revenus publicitaires, est également contesté. Entré en vigueur en Europe au mois de mai, le Règlement général sur la protection des données (RGPD) vise justement à redonner davantage de contrôle aux utilisateurs de ces plates-formes, qui peuvent désormais récupérer toutes les données amassées par ces services ou refuser de faire l’objet de publicités ciblées.
Autant de vents contraires qui n’avaient étrangement pas semblé affecter jusque-là...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ L’institution table sur 0,4 % de croissance au troisième trimestre. Une accélération insuffisante pour atteindre les objectifs de réduction du déficit public du gouvernement.
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La Banque de France prévoit une légère reprise de la croissance au troisième trimestre

L’institution table sur 0,4 % de croissance au troisième trimestre. Une accélération insuffisante pour atteindre les objectifs de réduction du déficit public du gouvernement.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 13h32
   





                        


Après le trou d’air des six premiers mois de l’année, la Banque de France (BdF) a tablé, mercredi 8 août, sur une légère reprise de la croissance au troisième trimestre, toutefois insuffisante pour atteindre les objectifs du gouvernement. « Le produit intérieur brut [PIB] progresserait de 0,4 % au troisième trimestre 2018 », après 0,2 % au premier et au deuxième trimestre, a indiqué la BdF dans son point de conjoncture de fin juillet.
Après le coup de mou du premier semestre, le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, avait abaissé la semaine dernière la prévision de croissance du gouvernement, qui tablait jusqu’alors sur 2 % cette année, en estimant qu’elle ne serait « pas inférieure » à 1,8 %.
L’activité économique a été pénalisée en début d’année par une consommation en baisse, affectée par la hausse du prix du pétrole et des mesures fiscales, comme la hausse de la CSG et des taxes sur les carburants.
Le gouverneur de la BdF, François Villeroy de Galhau, avait estimé à la mi-juillet que le « trou d’air » du début d’année était « derrière nous ». Mais si le 0,4 % se confirme au troisième trimestre, le rebond pourrait s’avérer insuffisant pour atteindre le nouvel objectif gouvernemental.
« Ralentissement général »
« Avec cette prévision, il faudrait 1,3 % au quatrième trimestre pour atteindre 1,8 %, soit un taux que l’on ne connaît pas depuis des décennies », a expliqué Philippe Waechter, économiste chez Ostrum AM. Il table plutôt sur une croissance annuelle située entre 1,5 % et 1,6 %, compte tenu de la dégradation de « l’environnement international ».
« Le ralentissement français n’est pas seulement français : il est général », a estimé Charles de Courson (UDI), qui siège à la commission des finances de l’Assemblée nationale. Outre les hausses du pétrole, des taux d’intérêt et de l’euro, il faut désormais compter avec « la politique de Trump en matière de commerce international et le Brexit », a-t-il indiqué à l’AFP.
Selon l’Insee, l’« acquis de croissance » pour l’année en cours − c’est-à-dire le niveau que le PIB atteindrait si l’activité stagnait d’ici la fin de l’année − est de 1,3 %. L’organisme public prévoit 1,7 % de croissance pour l’ensemble de l’année. La Banque de France se montre plus optimiste, avec une prévision de 1,8 %.

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Cette croissance moins forte que prévu pourrait avoir des répercussions sur un autre objectif du gouvernement : celui de réduire à 2,3 % du PIB le déficit public cette année. Gérald Darmanin a confirmé il y a une semaine cet objectif, pourtant jugé optimiste par la Banque de France, qui anticipe de son côté un déficit à 2,5 %.
Pour Charles de Courson, le gouvernement n’a pas le choix : « Il y a un ralentissement économique, il y aura donc une moindre croissance. Il faut donc renforcer une politique d’économies pour tenir les déficits. »
Pour l’instant, le gouvernement n’a pas donné de pistes sur les économies qu’il pourrait annoncer à la rentrée pour tenir son engagement auprès de Bruxelles de poursuivre la réduction de la dépense publique.
Rebond du chômage
Même si le gouvernement avait élaboré son budget 2018 sur une base de 1,7 % de croissance, Charles de Courson estime que les économies nécessaires pour atteindre 2,3 % de déficit seraient « de l’ordre d’un milliard d’euros ».
« Ce sera probablement un peu plus », juge Philippe Waechter, qui craint que trop d’économies ne finissent par ralentir la croissance en fin d’année, alors qu’un rebond de la consommation est attendu avec la première réduction de la taxe d’habitation, en vue de sa suppression d’ici à 2022 pour 80 % des Français. En octobre interviendra également la deuxième phase de la suppression des cotisations salariales.
Il n’empêche que les indicateurs économiques de l’été ne sont pas très encourageants pour l’économie française. Outre le ralentissement de la croissance, le déficit commercial s’est encore aggravé en juillet, à 6,2 milliards d’euros, et le chômage a légèrement rebondi au cours du deuxième trimestre.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ A Cuba, le vélo est souvent perçu comme un transport de pauvres. Avec le projet Bicicletear, des dizaines de jeunes Cubains veulent lutter contre ce préjugé et réhabiliter la bicyclette.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ « Nous vaincrons encore une fois » a écrit Robin Li, le fondateur du moteur de recherche chinois, sur son compte WeChat, pour commenter le possible retour de la firme américaine.
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Baidu se prépare à accueillir fraîchement Google en Chine

« Nous vaincrons encore une fois » a écrit Robin Li, le fondateur du moteur de recherche chinois, sur son compte WeChat, pour commenter le possible retour de la firme américaine.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 11h37
    |

            François Bougon








                        



   


Après huit ans d’absence, le retour de Google en Chine, sous la forme d’une application ou d’une version filtrée de son moteur de recherche, semble se profiler. Et si ni l’entreprise américaine ni Pékin n’ont confirmé ces informations, le comité d’accueil se met déjà en place.
Les toutes premières paroles de bienvenue, mi-figue mi-raisin, proviennent d’un de ses concurrents potentiels, Robin Li, fondateur de Baidu, le moteur de recherche le plus utilisé dans la deuxième économie mondiale. Sur son compte WeChat, mardi 7 août, il a eu cette phrase, telles ces paroles de défi lancées par les boxeurs à la pesée : « Si Google revient sur le marché, nous vaincrons encore une fois avec de vraies armes. » M. Li a eu recours à une expression utilisée couramment par les amateurs de jeux vidéo : « PK » (player killer). On a connu des mots d’accueil plus chaleureux…

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Mais le fondateur de Baidu a surtout expliqué – dans un message destiné originellement à ses amis qui a été ensuite diffusé sur les sites chinois – qu’aujourd’hui le marché avait considérablement évolué et que les entreprises technologiques de l’empire du Milieu n’avaient rien à craindre de leurs concurrentes américaines, car elles se trouvent à la pointe dans le domaine de l’innovation et des services rendus aux utilisateurs : « Le Baidu d’aujourd’hui est déjà une entreprise avec une force d’influence puissante et mondiale dans le domaine de l’intelligence artificielle. » Il a également souligné que le géant chinois avait développé de nombreux partenariats avec des étrangers, dont Google.

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La bataille va commencer
Robin Li réagissait à un Tweet en anglais – vite effacé pour des raisons inconnues – de l’organe du Parti communiste chinois (PCC), Le Quotidien du peuple, lequel soulignait que Google était le bienvenu dans la mesure où il respectait les lois chinoises. Sous le règne de Xi Jinping, numéro un du PCC depuis 2012, les autorités ont considérablement renforcé leur contrôle sur les contenus diffusés sur le Net au nom du développement d’un Internet « sain » et conforme aux « valeurs spirituelles socialistes ».
Présent en Chine depuis 2006, malgré les critiques des organisations de défense des droits de l’homme et de certains de ses actionnaires, Google s’était retiré quatre ans plus tard, à la suite du piratage de comptes Gmail de dissidents. Il avait également expliqué ne plus vouloir appliquer les règles de censure imposées par les autorités. La décision de la firme de Mountain View avait été soutenue par le gouvernement américain. La secrétaire d’Etat de l’époque, Hillary Clinton, avait fait de la liberté d’Internet un thème important de sa politique étrangère.

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Mais depuis plusieurs mois, certains indices laissaient entrevoir un retour. En décembre 2017, Google a annoncé l’ouverture d’un laboratoire consacré à l’intelligence artificielle à Pékin, et en juin un investissement de 550 millions de dollars (474 millions d’euros) dans JDD. com, une plate-forme de commerce électronique concurrente d’Alibaba. Il se pourrait que le retour se fasse en passant par une alliance avec le grand concurrent de ce dernier, Tencent. La bataille va pouvoir commencer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le Canadien Benjamin Smith est le candidat préféré du comité de nomination, mais le choix appartient au conseil d’administration.
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Le numéro deux d’Air Canada pressenti pour diriger Air France-KLM

Le Canadien Benjamin Smith est le candidat préféré du comité de nomination, mais le choix appartient au conseil d’administration.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 07h50
    |

            Guy Dutheil et 
Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Le processus de nomination avance chez Air France-KLM. Plus de trois mois après la démission, début mai, de Jean-Marc Janaillac, le comité de nomination du conseil d’administration de la compagnie franco-néerlandaise a mis la main sur un successeur potentiel. Il a arrêté son choix sur Benjamin Smith, l’actuel directeur de l’exploitation d’Air Canada, selon plusieurs sources, dont le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), le premier syndicat des pilotes de l’entreprise.
Le numéro deux d’Air Canada deviendrait directeur général du groupe Air France-KLM, qui se doterait d’un président non exécutif, un poste aujourd’hui occupé par Anne-Marie Couderc à titre intérimaire. A la direction de la compagnie, on reste extrêmement prudent : « Aucune décision n’est prise à ce jour. » « Le choix final appartient non pas au comité de nomination, mais bien au conseil d’administration », rappelle un administrateur de l’entreprise. Et celui-ci n’a pas encore été réuni pour statuer.
Et puis, souligne-t-on dans l’entreprise, « nous souhaiterions éviter que tout candidat se retrouve dans la même position que Philippe Capron en juillet. » Après le départ de M. Janaillac, M. Capron, directeur financier de Veolia, avait été présélectionné par le comité de nomination du conseil d’administration d’Air France-KLM, mais son nom, sorti dans la presse et vilipendé par d’anciens et actuels leaders syndicaux de la compagnie, n’avait finalement pas été retenu par le conseil de la quatrième compagnie aérienne européenne.
Hausse de la rémunération
Depuis, ce comité a élargi ses critères de recherche. Sur l’insistance des actionnaires américain (Delta Air Lines) et chinois (China Eastern), le conseil d’Air France-KLM a décidé de s’ouvrir davantage à des profils internationaux, un tabou jusqu’à présent pour le groupe.
« Nous avons un seul impératif pour le recrutement du futur dirigeant d’Air France, indiquait un administrateur courant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Dans son essai « Disruption », l’« évangéliste technologique » Stéphane Mailard invite le lecteur, à travers son décrytage d’un phénomène à la fois technologique, sociétal, culturel et économique, à imaginer demain pour pouvoir « ensuite y trouver sa place ».
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Un monde nouveau à construire

Dans son essai « Disruption », l’« évangéliste technologique » Stéphane Mailard invite le lecteur, à travers son décrytage d’un phénomène à la fois technologique, sociétal, culturel et économique, à imaginer demain pour pouvoir « ensuite y trouver sa place ».



Le Monde
 |    08.08.2018 à 06h30
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Qui aurait cru qu’Ariane et la NASA seraient concurrencées en quelques années seulement par l’entrepreneur Elon Musk sur le lancement de satellites, la conquête de Mars et le tourisme spatial, en partant de zéro ? Depuis l’arrivée de Uber, on évoque une ubérisation de la société pour caractériser les méthodes et les ambitions sans limites de ces nouveaux acteurs qui bousculent tout sur leur passage : la disruption n’est pas seulement technologique.
Elle est sociétale car elle transforme nos comportements et nos manières de vivre, elle est économique car elle accélère la baisse des prix, elle est culturelle parce qu’elle stimule la diffusion de l’information, elle est aussi « profondément transgressive : elle nous pousse à nous méfier des hiérarchies, à vouloir les aplatir, voire les supprimer », analyse Stéphane Maillard. Son ouvrage, Disruption, donne les clés pour « appréhender ce monde en train de naître, ne pas le craindre et éviter que d’autres ne le bâtissent à notre place ».
Jusqu’où ira la disruption ? Pour l’instant, elle attaque principalement les entreprises. Mais les disrupteurs rêvent de se substituer à l’Etat. Les plates-formes comme Facebook souhaitent que la démocratie s’exerce en son sein plutôt que dans les urnes des Etats, et que l’éducation ait lieu dans des plates-formes de disrupteurs pédagogiques comme Coursera.
Dans une rue parisienne
« Pour les disrupteurs, elle est comme eux : sans limites », avertit le digital evangelist pour Blu Age. Comprendre les dynamiques qui œuvrent à la disruption est alors urgent, et l’ouvrage en décortique les dynamiques et les nouveaux codes, de la révolution de l’intelligence artificielle à la contre-culture du disrupteur, friand de méditation et neurosciences. Travis Kalanick a eu l’idée d’Uber par hasard dans une rue parisienne parce qu’il était incapable de trouver un taxi pour se rendre à une conférence.
Pour générer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Une maison près de la mer ou un appartement à Athènes à prix doux, c’est possible en Grèce pour ceux que ne rebutent pas les embûches administratives.
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Des opportunités à saisir sur le marché immobilier grec [1/2]

Une maison près de la mer ou un appartement à Athènes à prix doux, c’est possible en Grèce pour ceux que ne rebutent pas les embûches administratives.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 07h13
    |

                            Ludovic Clerima








                        



   


La Grèce, nouvel Eldorado des Français en mal de soleil ? A voir le nombre de nos compatriotes tentés par l’achat d’une résidence secondaire sur les terres d’Ulysse, le constat s’impose. « Ce qui me séduit ce sont les gens, la nourriture, l’histoire de ce pays ainsi que ces paysages authentiques », confie Samantha qui, à de nombreuses reprises, a voyagé dans le pays. « La seule chose qui me retient de passer à l’acte et d’acheter un logement là-bas, c’est la situation économique », ajoute-t-elle.

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Le pays renaît pourtant de ses cendres. En 2018, le gouvernement d’Alexis Tsipras table sur une croissance de 2,4 %, soit plus que la France (2 %). Et si le pays sort enfin la tête de l’eau, il le doit beaucoup à l’attractivité de son parc immobilier – un secteur qui emploie plus d’un million de personnes et représente 20 % du PIB – et à son industrie du tourisme. En 2017, la Grèce a passé le cap des trente millions de touristes alors qu’ils n’étaient que vingt-huit millions en 2016.
Après dix ans de crise, les prix de l’immobilier sont attractifs. Le réseau d’agences immobilières Green-Acres rappelle que depuis 2008, « les prix de l’immobilier en Grèce ont chuté de 30 % à 50 % selon les régions ». Il n’est pas rare de voir à Athènes des studios d’une trentaine de mètres carrés proposés à… 30 000 euros. Voire des chalets de trois pièces, entièrement rénovés, de 75 m² dans le centre de Latisda, en Crête, pour seulement 75 000 euros.
Airbnb, le nouveau fléau grec 
Des niveaux de prix qui n’ont pas échappé à l’attention des investisseurs étrangers, surtout dans la capitale grecque. De sa fenêtre, Coralie déplore chaque jour l’expansion galopante d’Airbnb : « Il faut voir ces gens qui achètent presque tout ce qu’il y a à vendre dans le centre d’Athènes, pour certains des dizaines et des dizaines d’appartements. »
Le développement des locations saisonnières contribue, par ailleurs, à faire grimper les prix dans la ville. « Ils ont déjà progressé de 15 % cette année », affirme Nicolas Mugni, fondateur du réseau d’agences immobilières Demeures de Grèce.

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En 2016, une loi a pourtant interdit aux propriétaires de mettre plus de deux biens en location et de percevoir plus de 12 000 euros par an à travers cette activité. Mais faute de contrôle par l’administration fiscale, ce marché bat son plein, avec déjà plus de sept mille annonces à Athènes, pour des biens loués entre 30 euros et 50 euros la nuitée.
Parcours du combattant 
Mais, pour profiter de ces aubaines, encore faut-il passer à l’acte en achetant. Là, c’est un véritable parcours du combattant administratif, auquel l’acquéreur fait face. « Sans un avocat spécialisé inscrit au barreau d’Athènes, je ne m’en serais pas sorti », admet Antoine, propriétaire depuis un an d’un appartement d’une soixantaine de m² au cœur de la capitale pour seulement 40 000 euros. « On vous demande une liste de documents à fournir, de l’attestation de sécurité sociale, aux avis d’imposition, ce qui m’a beaucoup surpris, car j’achetais cash, sans passer par un crédit immobilier », dit-il.

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Des formalités en cascades auxquelles s’ajoutent d’autres vérifications : « Pour l’acquisition d’un bien immobilier par un étranger, il y a une répartition des tâches entre le notaire et l’avocat, rappelle maître Benard, avocat franco-grec spécialisé dans l’immobilier. Mon rôle est de contrôler les titres de propriété et de vérifier que le vendeur est bien le propriétaire du bien qu’il cède, car il arrive que ce ne soit pas le cas. Il faut également vérifier qu’il n’y a aucune hypothèque en cours sur le bien, sinon le nouvel acquéreur devra s’en acquitter. »
Viennent ensuite les différentes taxes comme les frais de notaire, de conservation d’hypothèque, de transfert de propriété, ceux liés au recours à un avocat… au total, c’est l’équivalent de 8 % à 9 % du bien que devra débourser le nouvel acquéreur.
En cas de revente du logement, une taxe sur plus-values sera instaurée… à partir du 1er janvier 2019, « mais on parle de cette taxe depuis 2016 et elle est sans cesse repoussée », assure l’avocat.

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