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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le Français a été devancé par l’Italien Piero Cordia qui a terminé en 50 s 64, à 60 centièmes de Metella. Le Britannique James Guy (51 s 42) complète le podium.
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Natation : Mehdy Metella remporte la médaille d’argent du 100 m papillon

Le Français a été devancé par l’Italien Piero Cordia qui a terminé en 50 s 64, à 60 centièmes de Metella. Le Britannique James Guy (51 s 42) complète le podium.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 18h44
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 19h02
   





                        



   


Le Français Mehdy Mettela a remporté la médaille d’argent en finale du 100 m papillon jeudi 9 août à l’occasion des championnats d’Europe à Glasgow. Il a été devancé par l’Italien Piero Codia.
Ce dernier, 28 ans, a terminé en 50 s 64, à 60 centièmes de Metella. Le Britannique James Guy (51 s 42) complète le podium. Grâce à ce résultat, le nageur français décroche sa troisième médaille dans ces championnats d’Europe. Il a participé au 4x100 m mixte qui est devenu champion d’Europe mercredi. Et il a également remporté la médaille de bronze sur 100 m dimanche.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Ils ont été secourus la semaine dernière par l’ONG Open Arms au large des côtes de la Libye alors qu’ils se trouvaient sur un canot pneumatique qui dérivait en mer.
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Un navire humanitaire accoste avec 87 migrants en Espagne, la France en accueillera une vingtaine

Ils ont été secourus la semaine dernière par l’ONG Open Arms au large des côtes de la Libye alors qu’ils se trouvaient sur un canot pneumatique qui dérivait en mer.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 15h38
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 18h07
   





                        



   


Un navire espagnol de l’ONG Open Arms a accosté, jeudi 9 août, dans le port d’Algésiras avec 87 migrants, dont 12 enfants à son bord. Ils ont été secourus la semaine dernière au large des côtes de la Libye alors qu’ils se trouvaient sur un canot pneumatique qui dérivait en mer, a précisé l’ONG.
Parmi les personnes secourues, on compte 84 Soudanais, un Syrien, un Egyptien et un Gambien. Quelques heures après l’arrivée du navire dans le sud de l’Espagne, l’Elysée a annoncé que la France allait accueillir une vingtaine de migrants.
« Dans un esprit de solidarité européenne » et « compte tenu de la situation que connaît l’Espagne, confrontée à une arrivée importante de migrants », la France a décidé d’accueillir une partie des passagers, comme pour ceux débarqués récemment à Valence (Aquarius), Malte (Lifeline) et Pozzallo en Sicile, explique l’Elysée dans un communiqué.
Une équipe de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), qui délivre le statut de réfugié, se rendra très rapidement sur place pour examiner les situations individuelles et identifier celles « en besoin de protection », ajoute le texte – c’est-à-dire celles pouvant obtenir le droit d’asile.
L’Espagne, première porte d’entrée des migrants en Europe
L’Espagne est devenue cette année la première porte d’entrée en Europe de migrants. Près de 24 000 sont arrivés par la mer en Espagne depuis janvier, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM).
Le pays, dirigé par le socialiste Pedro Sanchez, a ainsi ouvert un centre d’accueil à Algésiras pour accueillir les nouveaux migrants. En offrant un port sûr à ce bateau, l’Espagne prend de nouveau le contre-pied de l’Italie, qui refuse cet été d’accueillir les navires des organisations non gouvernementales sillonnant la Méditerranée pour porter secours aux migrants en péril.

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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Vendredi 27 juillet, des migrants secourus en plein milieu du détroit de Gibraltar attendent d’être pris en charge dans le port de Tarifa, situé à la pointe sud de l’Espagne."
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            data-slide-description="D’après les autorités, ils sont 1 242 a avoir été secourus ce jour-là."
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            data-slide-description="Avec plus de 22 000 migrants arrivés durant les sept premiers mois de l’année, l’Espagne est devenue la principale voie d’accès des migrants en Europe."
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            data-slide-description="Le lendemain matin, 72 hommes sont entassés sur le pont du « Salvamar-Arcturus », un bateau de sauvetage rentré bondé au petit port de Tarifa."
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            data-slide-description="Les infrastructures d’accueil sont débordées."
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            data-slide-description="Le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez s’est décidé à demander une aide à l’Union européenne, pour faire face à l’urgence."
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            data-slide-description="A Algésiras, le commandement du Système intégral de surveillance extérieure de la garde civile contrôle les 112 km de côtes qui vont de Barbate à Sotogrande."
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            data-slide-description="« J’ai une embarcation avec des migrants en eaux espagnoles », annonce le sous-lieutenant Manuel Fuentes par radio, à une patrouille stationnée à Barbate."
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            data-slide-description="Des radars infrarouges et caméras de surveillance à longue portée ont été installés."
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            data-slide-description="Le port d’Algésiras aussi abrite des centaines de migrants."
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            data-slide-description="Ils seront transférés en bus dans differents centres de prise en charge."
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            data-slide-description="La police a inauguré un centre de débarquement et d’identification des migrants sur le port de San Roque, près d’Algésiras, afin de les accueillir dans des « conditions humaines » et d’éviter à l’avenir les scènes de migrants, parqués sur le port, en plein soleil pendant des heures."
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            data-slide-description="Des migrants font signe à un nouveau bateau de sauvetage tout juste arrivé au port d’Algésiras."
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Vendredi 27 juillet, des migrants secourus en plein milieu du détroit de Gibraltar attendent d’être pris en charge dans le port de Tarifa, situé à la pointe sud de l’Espagne.

José Colón / MeMo pour Le Monde
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Une violente réplique de magnitude 5,9 a frappé, jeudi, l’île indonésienne de Lombok, où des équipes de secours tentent d’apporter de l’aide aux victimes.
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Indonésie : le séisme dévastateur de dimanche a fait plus de 300 morts selon un nouveau bilan

Une violente réplique de magnitude 5,9 a frappé, jeudi, l’île indonésienne de Lombok, où des équipes de secours tentent d’apporter de l’aide aux victimes.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 04h25
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 17h21
   





                        



   


Sinistre comptage en Indonésie. Le bilan du séisme qui a frappé dimanche 5 août Lombok, dans le sud du pays, ne cesse de s’alourdir et s’élève désormais à 319 morts sur l’île, a fait savoir le ministre de la sécurité. Le précédent bilan s’élevait à 164 morts. Et des zones dévastées restent encore hors d’accès des secours.
Plus d’un millier d’habitants ont été gravement blessés et quelque 270 000 personnes ont été déplacées, a également précisé un porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho.
Une violente réplique de magnitude 5,9 a, par ailleurs, frappé jeudi l’île indonésienne. Depuis le tremblement de terre de magnitude 6,9 dimanche, dont l’épicentre était dans le nord de cette île volcanique, pas moins de 355 répliques de différentes magnitudes ont été recensées, selon M. Nugroho. Celle de jeudi était la plus puissante.

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Des habitants évacués après le séisme de dimanche et logés dans des abris de fortune ont couru dans la rue en criant, des motocyclettes stationnées dans la rue sont tombées par terre et des murs de bâtiments proches se sont effondrés, a constaté une journaliste de l’Agence France-Presse présente sur place. « Nous étions bloqués dans le trafic au moment d’apporter de l’aide [aux sinistrés] et, subitement, c’est comme si notre voiture avait été percutée par l’arrière, c’était fort », a raconté un témoin.
Déployées après le séisme de dimanche, les équipes de secours n’ont pas encore atteint certains endroits de l’île proches de l’épicentre, en raison des difficultés d’accès.

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          Après le séisme sur l’île de Lombok, recherches et évacuations



Le bilan en hausse
Les équipes de secours éprouvent des difficultés à atteindre certaines zones en raison de routes endommagées par le séisme dans le nord et l’est de Lombok, territoires les plus proches de l’épicentre − loin des quartiers touristiques.
« Nous attendons toujours des retours sur la situation dans certaines des zones les plus affectées dans le nord de l’île, mais il est déjà clair que le séisme de dimanche a été particulièrement destructeur », a déclaré le directeur de l’équipe de la Croix-Rouge à Lombok, Christopher Rassi, dans un communiqué. « Mercredi, je suis allé dans des villages qui étaient complètement détruits », a-t-il ajouté.
Des dizaines de milliers de maisons, entreprises et mosquées ont été frappées pendant la prière du soir dans l’archipel d’Asie du Sud-Est, pays musulman le plus peuplé au monde. Deux mosquées dans le nord de Lombok se sont effondrées. Trois corps ont été retirés des décombres et un survivant a été retrouvé dans les débris de la mosquée du village de Lading-Lading, tandis qu’au moins un corps a été aperçu sous les décombres. Les secouristes avec l’aide d’excavateurs poursuivaient leurs opérations jeudi.
Besoin de nourriture et de médecins

   


Les autorités indonésiennes recueillent des informations auprès des habitants afin de déterminer le nombre de fidèles qui se trouvaient à l’intérieur des mosquées au moment où elles se sont effondrées, d’après un porte-parole de l’agence nationale de recherche et de secours.
Dans certaines parties de l’île, d’une superficie de quelque 4 700 km2, des villages ont été presque entièrement détruits. Il y a un cruel besoin de personnel médical et « d’aide à long terme », en particulier des victuailles et des médicaments, soulignent les autorités.
Certains campements manquent de nourriture pour les personnes qui y sont temporairement hébergées, tandis que d’autres déplacés souffrent de traumatismes psychologiques.
La Croix-Rouge indonésienne a déclaré avoir installé dix cliniques ambulantes dans le nord de l’île, partie la plus affectée par le séisme.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Ecrivains espions, espions écrivains (4/5). Alexandre Kojève (1902-1968), hégélien hors pair et négociateur du gouvernement français, a aussi été « un agent de valeur » des Soviétiques.
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<article-nb="2018/08/09/19-5">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ En mars, ils n’étaient plus « que » 26,5 millions de téléspectateurs à scruter le gratin hollywoodien, en chute de 19 % par rapport à 2017. L’Académie a lancé un plan de bataille qui ne convainc pas.
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Poussés à se renouveler, les Oscars vont-ils « perdre leur âme » ?

En mars, ils n’étaient plus « que » 26,5 millions de téléspectateurs à scruter le gratin hollywoodien, en chute de 19 % par rapport à 2017. L’Académie a lancé un plan de bataille qui ne convainc pas.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 18h15
    |

            Charlotte Chabas








                        



Vite, il fallait redorer la plus célèbre des statuettes américaines. Voilà plusieurs années que les Oscars, la grand-messe du cinéma américain, traversaient une crise existentielle, façon Kevin Spacey dans American Beauty (2000). Las, en mars 2018, pour les quatre-vingt-dix ans de la célèbre cérémonie, ils n’étaient plus « que » 26,5 millions de téléspectateurs à scruter les tenues de soirée du gratin hollywoodien, soit 19 % de moins que l’année précédente. La pire audience de l’événement depuis 1974 – un Voyage au bout de l’enfer (1979) pour la prestigieuse Academy of Motion Pictures Arts and Sciences.
Comment renverser la vapeur pour éviter que le paquebot cinématographique ne continue de sombrer et retrouver les sommets de 1998 où Titanic était consacré devant 55 millions de téléspectateurs ? « Le changement arrive aux Oscars », a promis, mercredi 8 août, l’Académie, en publiant une série de mesures censées restaurer l’image exsangue de l’institution, régulièrement taxée ces dernières années de racisme ou de misogynie pour le manque de diversité de son palmarès.

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« Une retransmission de trois heures »
D’abord, l’événement sera autant raccourci qu’un Seigneur des Anneaux (2004) de Peter Jackson. D’environ quatre heures actuellement, la cérémonie passera dorénavant à « une retransmission de trois heures, plus accessible globalement », a annoncé dans une lettre adressée aux 5 000 membres de l’Académie le tout juste réélu président de l’institution, John Bailey.
Une réduction qui s’opérera sans supprimer les célèbres statuettes. Mais certaines récompenses seront remises lors des coupures publicitaires, et un court extrait en sera ensuite diffusé à l’antenne plus tard dans la soirée. Une manière peu subtile de préserver la disctinction entre petites mains du cinéma reléguées au rôle de figurants et catégories reines d’Hollywood.

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7 février
Autre nouveauté : la temporalité. Depuis une décennie, l’industrie du cinéma américain critiquait vertement le choix d’organiser les Oscars à la toute fin du mois de février – voire parfois début mars. Une option jugée trop tardive dans la saison des récompenses, sachant que la cérémonie des Golden Globes se tient près de deux mois plus tôt. L’Académie a donc décidé d’accélérer le pas à l’image de Forrest Gump (1994) dans les grandes plaines américaines : la 92e cérémonie – en 2020 donc – sera fixée le 7 février, et non le 23, comme annoncé initialement.

   


Alors certes, A l’Ouest, rien de nouveau (1930), pourraient dire certains. Mais l’Académie a gardé un argument de poids pour finir de convaincre son public, avec la création d’une toute nouvelle catégorie primée. Dès 2020, une statuette sera en effet remise au « Meilleur film populaire », a averti l’Académie – sans préciser toutefois les critères d’éligibilité à cette catégorie. Derrière cette démarche, la volonté d’en finir avec les accusations d’élitisme, alors que l’Académie est accusée de bouder des poids lourds du box-office, leur préférant de modestes succès de salles.
La National Public Radio (NPR) ne s’étonne guère de la démarche :
« L’Académie veut s’assurer, grâce à cette nouvelle catégorie, des films – des acteurs et des réalisateurs – pour lesquels le public n’a pas seulement un vague intérêt, mais une véritable passion. L’Académie veut des yeux écarquillés. » 
Cette stratégie d’ouverture – adoptée également par les Césars avec le « prix du public » – avait déjà motivé le passage, dès 2010, de cinq à dix films sélectionnés pour la catégorie du « Meilleur film ». Une décision précipitée notamment par le tollé provoqué par le traitement du blockbuster The Dark Knight de Christophe Nolan, carton au box-office et nommé pour huit Oscars, à l’exception notable du souverain « Best picture ».
Qu’est ce qu’un film « populaire » ?
Reste que la création de cette nouvelle catégorie dans le saint des saints du cinéma américain a provoqué mercredi autant de turbulences qu’un Christian Fletcher à bord du Bounty (1962). Et la presse américaine de s’interroger à l’unisson : qu’est ce qu’un film « populaire » ? Ne se caractérise-t-il que par le nombre de dollars qu’il rapporte à ses producteurs ? Et surtout, un film « populaire » ne peut-il pas être aussi un « bon film » ?
Le magazine Rolling Stone s’insurge ainsi contre ce qu’il qualifie d’« altération dans l’intégrité même des Oscars » : 
« Dans toute forme d’art existe une tension entre ce qui est populaire et ce qui est bon. (…) Ce qui a toujours prévalu depuis près d’un siècle, même si la sélection était parfois qualifiée d’idiote ou d’obtuse, c’est la confiance dans le fait que l’Académie choisissait ce qu’elle considérait comme les plus belles réussites du cinéma. »
Car des succès du box-office n’ont pas toujours été écartés des nominations, loin de là. Avatar autant que Mad Max: Fury Road étaient ainsi bien présents en 2010 et 2016. Au moment de leur sortie, Kramer contre Kramer (1980), Rain Man (1989) ou Gladiator (2000) figuraient dans le top cinq du box-office annuel.
« Populisme consternant »
En écho, Manohla Dargis, critique cinéma au New York Times, n’a ainsi pas tardé à dénoncer une décision « stupide, insultante, et pathétiquement désespérée ». Et le quotidien américain de rappeler notamment le cas actuel de Black Panther. Formidable « machine à cash », déjà classé trentième film le plus rentable de l’histoire du cinéma, le film de Ryan Coogler a également été largement salué par la critique. Dès lors, dans quelle catégorie devrait-il figurer ?

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          « Black Panther » bouscule les schémas hollywoodiens



Le Huffington Post poursuit la réflexion, évoquant une manière de caresser dans le sens du poil les grands studios de cinéma : « Pourquoi persister à juger de plus en plus de la valeur des choses par lʼargent quʼelles rapportent ? »
« Si on veut encourager le jury à récompenser des films plus grand public, la bonne méthode nʼest pas de le faire par une nouvelle récompense à bas prix. (…) Très franchement, il y a un populisme consternant dans ces tentatives faiblardes de se remettre au goût du jour. »

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De son côté, Vanity Fair – sous un péremptoire titre « Le meilleur film populaire ne résoudra rien » – prédit ainsi à la catégorie une « vie dans l’ombre – un ghetto pour films trop populaires, trop clinquants, ou même trop mauvais pour mériter une vraie nomination dans la catégorie de “Meilleur film” ». Et accuse les Oscars de « risquer de perdre leur âme ». 
Surtout, la presse s’interroge sur la motivation même de l’Académie, doutant du fait que cette seule catégorie pourra permettre d’attirer à nouveau un public – surtout jeune – qui se détourne massivement de la télévision en direct et des programmes en prime time. Rolling Stone s’interroge ainsi :
« Les téléspectateurs vont-ils vraiment rester nombreux pour savoir qui de “Jurassic World: Fallen Kingdom” ou de “Avengers: Infinity War” l’emporte ? »
Reste que les Oscars sont une institution lucrative, Tant qu’il y aura des hommes (1953) pour la regarder. Les droits de diffusion de la cérémonie couvrent quelque 83 % des 148 millions de dollars de revenus de l’Académie. Et de nombreux esprits taquins se sont ainsi interrogés sur ce que l’Académie était prête à faire pour continuer son activité. Le critique d’Indie Wire, David Ehrlich, s’est ainsi essayé à une projection futuriste :
« 2020 : nouvel Oscar du “Meilleur univers cinématographique”, 2022 : nouvel Oscar de la “Meilleure série qui te donne l’impression d’un film de 10 heures”, 2024 : nouvel Oscar du “Meilleur gif”. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Les sénateurs argentins se sont prononcés, jeudi matin, contre la légalisation de l’IVG mais le camp prochoix se félicite d’avoir fait avancer sa cause.
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Le Monde
 |    09.08.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 14h32
    |

            Angeline Montoya et 
Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante)








                        



Le Sénat argentin a raté le rendez-vous avec l’histoire. Cette fois, la pression de la rue n’aura pas suffi. Malgré les centaines de personnes (2 millions, selon les organisatrices) bravant la pluie et le froid dans Buenos Aires, malgré, également, la pression internationale, seuls 31 sénateurs ont voté pour la légalisation de l’avortement, aux premières heures du jeudi 9 août, et 38 ont voté contre. « Il faut plutôt dire qu’ils ont voté pour l’avortement clandestin, fustigeait l’actrice Alejandra Flechner, en marge d’une conférence de presse de l’Association des actrices argentines, qui se sont beaucoup mobilisées pour le projet. Ce vote est une honte. Les sénateurs n’ont rien compris, ils ont méprisé deux millions de personnes dans la rue, mais le coût politique sera énorme pour eux. » Des incidents mineurs ont éclaté à la fin du rassemblement, vers 3 heures du matin, et huit personnes ont été arrêtées.
Punir ces « dinosaures » lors des prochaines élections d’octobre 2019, tel était le mot d’ordre chez les militantes prochoix après le vote des sénateurs, jeudi matin, faisant suite à seize heures de débats. « Cette journée a rendu évident le hiatus entre le Sénat, réactionnaire, et la population, qui est majoritairement acquise à la légalisation de l’avortement, soutient la journaliste Ximena Schinca. La différence entre la mobilisation dans la rue et ce qui s’est dit dans l’hémicycle est flagrante. »
Une des dernières oratrices a été l’ancienne présidente Cristina Kirchner (2007-2015), qui s’est toujours dit opposée à la légalisation de l’avortement, mais a voté pour. Pendant ses deux mandats, le projet a été présenté six fois, en vain. Elle a attribué son changement aux « milliers de jeunes filles qui sont sorties dans la rue ». 
« Dépénalisation sociale »
Le texte de loi qui prévoyait le libre recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) jusqu’à la quatorzième semaine de gestation, a par ailleurs mis en évidence des divisions au sein de la coalition au pouvoir, après le vote historique des députés en faveur de la loi le 14 juin.
Mais les militantes de la Campagne nationale pour le droit à l’avortement, ce collectif de 500 ONG à l’origine du projet de loi, ne s’avouent pas vaincues. « Cela fait treize ans que la Campagne existe, et nous n’avions jamais réussi à aller aussi loin, explique une de ses membres, Martha Rosenberg. Nous avons déjà obtenu une chose : la dépénalisation sociale de l’avortement, la majorité des Argentins sont pour, et ce n’est qu’une question de temps à présent, pour que notre projet soit voté. »

        Lire aussi :
         

                La Cour suprême brésilienne se saisit du débat sur l’IVG



« Aujourd’hui, ce n’est pas une défaite, c’est un triomphe monumental, a semblé lui répondre le sénateur de Buenos Aires Pino Solanas. Personne ne pourra arrêter la marée de la nouvelle génération ! » La jeunesse s’est en effet particulièrement mobilisée ces derniers mois pour le droit à l’IVG. Une jeunesse qui, aujourd’hui, se presse pour prendre des selfies avec les référentes historiques de la Campagne nationale, comme Martha Rosenberg, 81 ans, ou Nelly Minyersky, 89 ans. Cette psychanalyste et cette avocate sont deux des auteures du projet de loi en discussion au Sénat. Pour Mme Minyersky, « la Campagne est devenue le symbole de la démocratie ».
La journée de mercredi a montré, encore une fois, la division de la société argentine sur l’avortement, dont la pratique clandestine fait une quarantaine de mortes par an. La place du Congrès était coupée en deux, à l’image du pays. Moins nombreux que les prochoix, ils étaient tout de même des centaines de milliers à répondre à l’appel commun des églises catholique et évangéliques, qui avaient été plutôt discrètes jusqu’au vote à la Chambre des députés. Dès l’après-midi, le ton était à la victoire. « Cette loi infanticide ne passera pas, grâce à Dieu !, se réjouissait Gladys, 60 ans. Si les femmes ne veulent pas d’enfants, elles n’ont qu’à se faire une hystérectomie. Une femme qui n’a pas d’enfants n’est pas une vraie femme. »
Un chapelet sur le Congrès
Symbole de la victoire de l’Eglise : avant même le vote des sénateurs, une messe a été célébrée en grande pompe dans la cathédrale de Buenos Aires, réunissant des milliers de « provida ». Des slogans dénonçant la « complicité » de l’Eglise catholique avec la dictature militaire (1976-1983) ont cependant fusé dans le camp des foulards verts, symbole du droit à l’IVG, quand un chapelet géant est soudain apparu, flottant dans le ciel, au-dessus du Congrès. « L’Eglise ne s’émeuvait pas quand la dictature torturait une femme enceinte », affirmait le panneau d’un jeune manifestant.
La loi fixe un délai d’un an après un rejet pour qu’un nouveau projet soit ré-examiné par le Parlement. Reste à savoir si les partis politiques seront prêts à faire de l’IVG un des thèmes de leur campagne électorale.




                            


                        

                        


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Bercy, une administration qui peine à respecter la parité

Les femmes représentent plus de la moitié des effectifs du ministère des finances, mais seul un quart d’entre elles ont accédé aux postes à responsabilités.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 11h24
    |

            Mathilde Damgé








                        



   


La photo est parlante : sur les quatre « têtes » qui dirigent Bercy, trois sont des hommes, une seule est une femme. Une situation qui n’est pas nouvelle au ministère des finances, et qui se reproduit dans la composition du cabinet du ministre, Bruno Le Maire, dirigé par un homme et à 82 % masculin. L’économie est-elle une affaire d’hommes ? Ailleurs dans l’administration – précisément, au pôle « économie finances industrie » situé à Matignon et placé sous l’autorité du premier ministre –, on ne trouve aucune femme dans son organigramme.

        Lire :
         

          Des cabinets majoritairement masculins dans le gouvernement Philippe



Tout comme il n’existe pas de règle paritaire officielle pour le gouvernement, « il n’existe pas de règle juridique définissant une organisation particulière des cabinets ministériels », rappelle le site Vie publique. En revanche, pour les fonctionnaires employés par ces ministères, il existe une loi, depuis 2012, la loi Sauvadet, dont l’une des dispositions oblige l’Etat employeur à des « nominations équilibrées » sur des postes haut placés : il fixe des pourcentages de désignations réservées aux femmes « afin d’équilibrer la composition de la haute fonction publique ».
Depuis six ans, l’encadrement dirigeant de l’administration a évolué vers davantage de parité, mais Bercy, de son côté, fait figure de cas d’école quant à la difficulté que rencontre l’Etat à se conformer à la loi. Si les femmes représentent 57 % des effectifs du ministère des finances, elles ne sont que 25 % à avoir accédé aux postes à responsabilités, déplore le réseau « Femmes de Bercy ». Le Contrôle général économique et financier (CGEFI), qui évalue organismes et entreprises publics, le résume ainsi :
« La prise de conscience est partagée, les efforts [sont] réels, mais il reste du chemin à parcourir (…). Nombre de talents au féminin s’évaporent sans trouver à s’épanouir autant qu’ils le pourraient. »
Le Trésor et Tracfin, sous-féminisés
Au plus haut niveau de Bercy, l’administration centrale répond à une parité parfaite : douze femmes pour vingt-quatre postes. La question du respect de la parité se pose aux échelons inférieurs, tout aussi stratégiques, mais plus opaques : ainsi, l’organigramme de la direction du Trésor, tenu par une femme, ne précise-t-il pas le sexe des fonctionnaires.
Il existe pourtant une façon de mesurer la féminisation des hauts fonctionnaires de Bercy : les publications au Journal officiel concernant les élections des « comités techniques », des instances représentant le personnel. Ces arrêtés doivent mentionner la répartition hommes-femmes par sous-ensemble au sein de chaque ministère.


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Parité : les douanes, le Trésor et Tracfin parmi les moins dotés d'effectifs féminins à Bercy
Pourcentages de l'effectif par genre à la date de publication de l'arrêté

Source : Légifrance



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Certaines directions, comme le budget et l’Agence des participations de l’Etat (APE) – représentées ensemble dans le « comité technique unique d’administration centrale » –, ont fait de vrais efforts de féminisation.
Les directions les plus prestigieuses sont peuplées en majorité d’hommes
Mais les directions les plus prestigieuses, comme celles du Trésor, les services de renseignement du fisc et de Tracfin (lutte contre la fraude, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme) sont peuplées en majorité d’hommes. Les douanes aussi sont très masculines : les directeurs des services douaniers sont à 74 % des hommes.
La Direction générale des finances représente bien cette disparition progressive des femmes à mesure que l’on monte dans les grades de salaire et de responsabilité.


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Direction générale des finances : plus on monte en grade, moins il y a de femmes
Répartition aux différents postes de la direction générale des finances publiques (DGFIP) par ordre décroissant de responsabilité et de salaire

Source : Légifrance



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		title: {
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		},
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		},
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		plotBands: [{
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		}]
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        70.26
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        56.21
      ],
      [
        "",
        48.15
      ],
      [
        "",
        46.25
      ],
      [
        "",
        34.14
      ],
      [
        "",
        37.05
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        28.18
      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ]
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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		}	
	}

});


Les femmes dans les « services déconcentrés » en région
Mais alors, puisqu’elles représentent plus de la moitié des effectifs du ministère, où sont les femmes ? Les directions régionales et départementales des finances publiques, réparties sur tout le territoire, sont quant à elles beaucoup plus féminisées, à l’exception de Mayotte.


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	#container_15336367701 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Bercy : des directions régionales et départementales très féminisées
Pourcentages de l'effectif par genre à la date de publication de l'arrêté

Source : Légifrance



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        47.48
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
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        45.11
      ],
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        "",
        44.92
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        42.35
      ],
      [
        "",
        42.35
      ],
      [
        "",
        42.25
      ],
      [
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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        40.34
      ],
      [
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        39.68
      ],
      [
        "",
        39.67
      ],
      [
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      ],
      [
        "",
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      ],
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      ],
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      [
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        38.73
      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
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Sur son site, Bercy se félicite d’avoir « été la première administration d’Etat à obtenir le label Diversité, en 2010 et son renouvellement pour quatre ans en 2015 », un label qui implique de favoriser l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, et notamment en termes de parité dans la répartition des postes.
Mais le dernier bilan social du ministère, à fin décembre 2017, fait état d’un taux de féminisation de 30 % en catégorie A + (ceux dont le niveau de recrutement est le plus élevé) contre 62 % en catégorie C (agents d’exécution). Si l’on regarde le temps de travail, les femmes constituent l’écrasante majorité des bataillons d’effectifs à temps partiel (85 %).
Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer les retards dans l’application de la parité
Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer ces retards dans l’application de la parité au sein même de l’Etat : la répartition des tâches domestiques, dès lors que les employées ont une famille, la faiblesse des viviers dans lesquels puiser et un « effet réseau », dont les femmes bénéficient moins que les hommes, étant moins représentées dans les corps d’Etat.
Les mêmes arrêtés qui permettent de chiffrer la féminisation dans les ministères rendent possible le même exercice pour les corps d’Etat, où l’on puise les cadres dirigeants. Or certains d’entre eux restent très peu féminisés. Le corps de l’inspection générale des finances, institution longtemps fermée aux femmes (jusqu’en 1974), est par exemple composé aux trois quarts d’hommes.
C’est aussi le cas des ingénieurs des mines, par exemple (14 % de femmes). Le rapport de la Direction générale de l’administration et de la fonction publique qui regrette le peu de primo-nominations féminines à la direction du contrôle général de l’industrie, de l’économie, de l’énergie et des technologies (CGIET), l’explique « par les caractéristiques du vivier naturel de ces emplois (grade d’ingénieur général des mines), composé en majorité d’hommes. »
De fortes sanctions financières en vue
Symptôme de ce manque de parité, l’un des postes que les femmes ont le plus de difficulté à prendre à Bercy est celui d’expert de haut niveau : 82 % d’hommes, à fin 2016. Selon le même rapport :
« En 2016, une seule femme a été nommée sur un emploi d’expert à haut niveau, par le biais d’une primo-nomination, sur un total de seize nominations. »
40 % des primo-nominations devaient être réservées à des femmes à compter de 2017
Il va falloir faire mieux… En vertu de la loi Sauvadet, 40 % des primo-nominations (les nominations hors renouvellement sur un même emploi) devaient être réservées à des femmes à compter de 2017. Ce taux étant de 32 % en 2016, le ministère des finances a donc encore un grand pas à franchir pour respecter la loi. En 2017, les sanctions financières ont, par ailleurs, été portées à 90 000 euros par nomination manquante (contre 60 000 en 2015 et 2016).
Le ministère des finances n’est pas le seul concerné par ce manque de parité : l’arrêté du 26 juillet encadrant l’embauche des contractuels de la police nationale montre par exemple une large féminisation de la majorité des agents titularisés ; en revanche, la catégorie des contractuels de la sécurité intérieure (DGSI), qui recrute des experts souvent mieux payés que les fonctionnaires du même ministère, est aux deux tiers masculine.
L’association Administration moderne a rappelé le 1er juin que les réseaux féminins de l’administration attendaient toujours que soient adoptées « des orientations et mesures illustrant l’exemplarité de l’Etat en matière d’égalité femmes-hommes, notamment l’application du dispositif financier de la loi Sauvadet ».
Décision inédite l’an dernier, deux ministères, la justice et les armées, ont été sanctionnés pour ne pas avoir respecté cette règle. En 2016, les femmes représentaient 34,9 % des hauts cadres de la fonction publique et 35 %, des personnes nommées pour la première fois. Une évolution qui va devoir s’accélérer. La fonction publique compte pourtant 62 % de femmes.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Après dix ans d’exil aux Etats-Unis, le bouillant militant oromo a été accueilli en héros par ses partisans, mais les autorités le surveillent comme le lait sur le feu.
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Portrait

Jawar Mohammed, l’homme dont le retour fait frémir l’Ethiopie

Après dix ans d’exil aux Etats-Unis, le bouillant militant oromo a été accueilli en héros par ses partisans, mais les autorités le surveillent comme le lait sur le feu.

Par                                            Emeline Wuilbercq (Addis-Abeba, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-08-09T16:35:20+02:00"

        Le 09.08.2018 à 16h35






    
Des partisans de Jawar Mohammed célèbrent son retour en Ethiopie, à Addis-Abeba, le 5 août 2018.
Crédits : TIKSA NEGERI / REUTERS


Ce fut l’un de ses premiers gestes après son arrivée. Dès qu’il a foulé le sol d’Ambo, lundi 6 août, Jawar Mohammed a ôté ses chaussures. Cette ville de la région Oromia, la plus vaste d’Ethiopie, située à 120 km à l’ouest d’Addis-Abeba, a été au coeur d’une contestation anti-gouvernementale qui a duré plus de trois ans. Jusqu’à la démission du premier ministre Hailemariam Desalegn, en février. M. Jawar ressentait le besoin de se rendre auprès de ceux à qui il a parlé « jour et nuit ». « J’étais si fier d’eux. Ils ont montré l’exemple à tout le pays. Je leur avais promis qu’un jour, quand viendrait la liberté, je marcherais pieds nus, raconte-t-il. C’était très émouvant. »
« C’est bon de ne plus être un terroriste »
Il y a encore quelques mois, Jawar Mohammed, 32 ans, n’aurait pas pu faire ce geste. Le directeur exécutif de la chaîne Oromia Media Network (OMN), qui vivait aux Etats-Unis, était persona non grata en Ethiopie, où il n’avait pas posé un orteil depuis dix ans. C’était l’un des ennemis jurés du régime qui, en 2017, l’a inculpé d’incitation à la violence. Son média, diffusé par satellite, était interdit. Mais ces charges ont été abandonnées après l’arrivée au pouvoir du nouveau chef de gouvernement, Abiy Ahmed. « C’est bon de ne plus être un terroriste », s’est réjoui l’ancien proscrit lors d’une conférence de presse à son arrivée, dimanche.

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En Ethiopie, la simple évocation de son prénom suscite avec une même intensité admiration ou aversion. Habitant de Minneapolis, il est l’un des artisans « visibles » du mouvement qui a contribué à faire plier le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF), la coalition au pouvoir depuis vingt-sept ans. Diplômé des universités de Columbia et de Stanford, cet homme au visage rond et au petit bouc a réussi à devenir « le stratège et le communicant de la révolution » oromo à 12 000 km de distance. Son arme ? Son immense popularité sur les réseaux sociaux : 72 000 abonnés sur Twitter et près de 1,4 million sur Facebook.
Pendant trois ans, rivé sur son écran d’ordinateur, il s’est insurgé contre la répression des manifestations et l’oppression historique des Oromo, la communauté la plus nombreuse du pays, dont il est issu. Il a vilipendé le pouvoir et dicté la conduite à une base militante présente sur le terrain : les Qeerroo, les jeunes manifestants oromo. Blocus, boycotts, manifestations… Ces jeunes à la pointe de la contestation obéissaient au doigt et à l’œil aux ordres de ce gourou virtuel qu’ils ont accueilli en héros.
Il se dit « Oromo d’abord »
« Nous avons conçu un mouvement horizontal où le gouvernement ne pouvait pas détecter où se trouvait la chaîne de commandement », explique M. Jawar avec fierté et le souci de conserver une part d’ombre. Il prétend que ce mouvement a réussi à « infiltrer » l’Organisation démocratique des peuples oromo (OPDO), parti membre de la coalition au pouvoir, dirigé par M. Abiy, qui s’est rangé du côté des manifestants dès fin 2016 et a impulsé un changement à l’intérieur de l’EPRDF. « Nous avons créé une machinerie mystérieuse, sophistiquée et efficace », dit-il d’un ton sibyllin.

    
Le militant oromo Jawar Mohammed lors d’une conférence de presse à son arrivée à Addis-Abeba, en Ethiopie, le 5 août 2018.
Crédits : Tiksa Negeri / REUTERS


Les déclarations choc de M. Jawar ont, par le passé, fait de lui un personnage controversé. Cet ethno-nationaliste de confession musulmane se prétend « Oromo d’abord », avant d’être Ethiopien. Il a régulièrement été accusé de prêcher la haine, notamment contre les Chrétiens. En 2013, dans une vidéo, il disait : « Mon village est musulman à 99 %. Si quelqu’un s’exprime contre nous, nous lui trancherons la gorge avec une machette. » Une déclaration totalement « sortie de son contexte », se justifie-t-il a posteriori, prétextant de la diversité religieuse de sa famille, sa mère étant chrétienne et son père musulman. Il estime que ses adversaires ont tenté de l’« attaquer avec le discours mondial contre l’islamisme et l’extrémisme ».

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Pas question non plus d’accepter l’étiquette de mauvais génie que lui ont collée ses détracteurs. « Si je prêchais la haine, j’aurais détruit l’EPRDF pour ce qu’ils ont fait à mon peuple, à mes camarades. Ils étaient à la merci des Qeerroo, affirme-t-il. Si nous voulions séparer ce pays, c’était si facile, et nous pouvons le faire maintenant, cela ne nous prendrait pas une semaine. Aujourd’hui, nous pouvons déclarer une Oromia indépendante, personne ne peut nous arrêter. » Mais M. Jawar l’assure, il n’est pas sécessionniste et croit au modèle éthiopien de fédéralisme ethnique, instauré dans les années 1990, à condition qu’il y ait la démocratie et une autonomie des régions.
Un personnage provocateur
Cependant, certains observateurs ne peuvent s’empêcher de craindre le réveil d’un ultranationalisme oromo et les agissements d’un personnage provocateur, fier d’avoir « créé une génération prête à mourir en masse ». « Jawar est très dangereux, d’une ambition folle et démagogue. En fait, tout le monde le ménage parce qu’il a une immense popularité, notamment auprès des Qeerroo, mais tout ce que l’Oromia compte de leaders politiques et d’intellectuels s’en méfient comme de la peste », souligne un observateur.
Engagé dans une politique de réconciliation avec l’opposition et de séduction d’une diaspora importante et souvent sans concessions envers les autorités, M. Abiy l’a rencontré fin juillet lors d’une tournée américaine… Peut-être dans l’espoir d’assourdir une voix en mesure d’altérer sa popularité et de susciter des réticences à ses réformes.
Aujourd’hui, M. Jawar salue le fait que le nouveau gouvernement soit « sur la bonne voie » mais avertit qu’il demeure sous surveillance et que la « lutte » n’est pas terminée. « Nous devons veiller à ce que le pays évolue très rapidement vers la démocratie et faire en sorte qu’il y ait suffisamment de pression sur le gouvernement pour aller vers des élections libres, équitables et compétitives » en 2020.

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Le militant souhaite pour l’heure réviser la ligne éditoriale de son média, créé en 2014 et financé par la diaspora. Le journaliste Mohammed Ademo, fondateur et rédacteur en chef du site OPride, salue cette décision : « Jawar a utilisé cette plate-forme pour amplifier la voix des manifestants. Journalistiquement, ils ont commis des erreurs. Ils surestimaient le nombre de morts, utilisaient de mauvaises photos qui ne venaient pas d’Oromia, étaient motivés par leurs émotions et leur agenda. Mais ils ont réussi et je suis heureux pour lui et son organisation, qui, je l’espère, va devenir un média professionnel. »
L’objectivité de Jawar Mohammed devrait rapidement être mise à l’épreuve. Il jure en tout cas ne pas avoir d’ambition politique. « Je veux être un conseiller. Je suis ici pour servir les gens », assure-t-il. Et plus seulement derrière un ordinateur.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ A sept mois de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le 30 mars 2019, la moitié des sociétés britanniques ne comptent pas adopter de plan d’action.
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Brexit : l’impossible préparation des entreprises face au risque de non-accord

A sept mois de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le 30 mars 2019, la moitié des sociétés britanniques ne comptent pas adopter de plan d’action.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 15h42
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Des avions cloués au sol, des camions bloqués sur des dizaines de kilomètres à Douvres et à Calais, des rayons de supermarché vides… Depuis quelques semaines, un scénario catastrophe agite le débat britannique. En cas de non-accord entre Londres et Bruxelles, le Brexit, qui entrera en vigueur dans sept mois, le 30 mars 2019, serait cataclysmique. Il laisserait les relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) sans aucun cadre juridique : les médicaments produits d’un côté ne seraient plus reconnus de l’autre, le matériel nucléaire (y compris pour les rayons X dans les hôpitaux) serait bloqué à la frontière, les règles phytosanitaires réciproques n’existeraient plus…

Face à un tel risque, les entreprises ne sont pourtant guère préparées. Une étude auprès de huit cents sociétés britanniques, publiée vendredi 3 août par l’Institute of Directors (IoD), un groupe patronal, indique que la moitié d’entre elles ne compte pas mettre en place le moindre préparatif pour le Brexit. Les autres l’envisagent (19 %) ou ont commencé à rédiger un plan (23 %). Seules 8 % sont passées à l’action. « Certaines entreprises mettent la tête dans le sable, en particulier les PME », s’inquiète Edwin Morgan, de l’IoD.
En cas d’échec complet des négociations, le Royaume-Uni sortirait de l’UE et deviendrait un simple membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Pas de problème, disent les brexiters : il existe d’autres pays dans ce cas. C’est techniquement exact. « Mais l’OMC ne s’occupe pas de tout, notamment pas d’aviation », note Catherine Barnard, professeure de droit européen à l’université de Cambridge. Théoriquement, en sortant des accords aériens européens, les avions britanniques ne pourraient plus relier les Vingt-Sept, et réciproquement.

Les négociateurs européens et britanniques ne croient cependant guère à un scénario aussi extrême. « Un accord rapide et limité peut être conclu, dans l’intérêt de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Une marche blanche a rassemblé près de mille personnes, mercredi, en hommage à ce jeune homme tué fin juillet à la sortie d’une discothèque.
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Adrien Perez, nouvelle victime de la « culture de la violence » à Grenoble

Une marche blanche a rassemblé près de mille personnes, mercredi, en hommage à ce jeune homme tué fin juillet à la sortie d’une discothèque.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 11h48
    |

            Henri Seckel (Grenoble, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Voilà deux ans qu’Adrien Perez vivait et travaillait en région lyonnaise, et revenait tous les week-ends ou presque à Grenoble, sa ville, celle de sa jeunesse, de sa famille, de ses amis. Avec plusieurs d’entre eux, samedi 28 juillet, ce jeune homme jovial et sans histoires qui ne fréquentait pas particulièrement les boîtes de nuit est allé fêter ses 26 ans au Phœnix, situé à Meylan, commune voisine.
Peu avant 5 h 30 du matin, ils attendaient le taxi du retour, à quelques dizaines de mètres de la discothèque, lorsque trois garçons âgés de 19 et 20 ans se sont dirigés vers eux. Un peu plus tôt, un début d’altercation les avait opposés à l’intérieur de l’établissement : une amie d’Adrien Perez avait été la cible de propos déplacés. Les videurs avaient retenu les trois jeunes garçons – habitués du lieu, où ils entraient sans payer –, le temps que la pression retombe et qu’Adrien et ses amis s’en aillent. Mais le taxi n’est pas arrivé.
Nouveau face-à-face, un échange de mots, puis une explosion de violence, sidérante. Adrien Perez, à l’écart dans un premier temps, vite venu en aide à un couple d’amis roués de coups, l’est à son tour, au visage, à la poitrine. Il s’écroule, inerte. Quand les trois jeunes gens s’en vont, il est déjà mort : un coup de couteau l’a touché au cœur. La scène a duré une minute.
Les images de vidéosurveillance ont permis d’identifier les trois suspects : Younes et Yanis El Habib, deux frères habitant le quartier Teisseire, secteur difficile de Grenoble, et un de leurs amis ; l’un a été arrêté le jour même, les deux autres se sont livrés aux gendarmes. Les deux frères ont été écroués, leur ami laissé libre sous contrôle judiciaire, décision dont le parquet de Grenoble a fait appel. Tous trois sont mis en examen pour homicide volontaire, tentative d’homicide et violences volontaires – dans la bagarre, une autre victime, poumon perforé, a échappé au pire. L’enquête doit déterminer lequel des trois a porté le coup mortel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le mécanisme européen de solidarité a été activé dix-huit fois en  2017, une année chargée en feux et inondations.
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L’UE cherche à renforcer son dispositif d’aide lors des catastrophes naturelles

Le mécanisme européen de solidarité a été activé dix-huit fois en  2017, une année chargée en feux et inondations.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 11h22
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Grèce, Suède, Portugal, Espagne… Depuis le début de l’été, des feux dévastateurs et meurtriers font rage du sud-est au nord de l’Europe. En 2017, déjà, plus d’un million d’hectares de forêts – dont la moitié au Portugal – étaient partis en fumée, et plus de 200 personnes avaient péri dans les catastrophes naturelles ayant affecté l’Union européenne.
Lorsqu’un pays est sous-équipé ou bien trop sévèrement touché par un sinistre, il arrive qu’il soit contraint d’en appeler à la solidarité d’autres Etats européens pour maîtriser flammes, inondations, conséquences de tempêtes, séismes ou épidémies. Basé à Bruxelles, le Centre de coordination de la réaction d’urgence de la Commission européenne entre alors en action.
Opérationnelle vingt-quatre heures sur vingt-quatre et théoriquement capable de gérer simultanément plusieurs situations d’urgence, sa plate-forme organise – par le biais du « Mécanisme de protection civile de l’UE » – une réponse aux besoins occasionnés par tout type de catastrophes naturelles. En fonction des moyens disponibles dans les pays volontaires, ce système permet d’apporter une aide dont il cofinance l’acheminement à hauteur de 85 %.
« Pour 2018, nous avons pu couvrir tous les besoins, assure Carlos Martin Ruiz de Gordejuela, porte-parole de la Commission pour l’aide humanitaire et la protection civile. Mais il arrive que tous les moyens d’une même zone soient indisponibles »
Depuis sa création en 2001, ce mécanisme – auquel participent selon leurs possibilités les 28 Etats membres ainsi que la Macédoine, l’Islande, le Monténégro, la Norvège, la Serbie et la Turquie – a reçu près de 300 demandes d’aides, émanant le plus souvent de pays européens. Mais le dispositif est aussi appelé à la rescousse dans d’autres régions du monde.
Il a notamment fait ses preuves en 2014 lors de graves inondations en Serbie et en Bosnie-Herzégovine, de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest et du conflit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ 1968, année Black (3/6). En ce début d’année 1968, l’acteur le plus populaire au box-office américain est noir et à l’affiche de trois longs-métrages qui concourent pour la statuette du meilleur film. Mais ses rôles, rassurants pour le spectateur blanc, font polémique.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La coalition internationale au Yémen emmenée par l’Arabie saoudite a admis avoir lancé une attaque dans le nord du pays, évoquant un acte de guerre « légitime ».
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Yémen : au moins 29 enfants tués dans une attaque contre un bus

La coalition internationale au Yémen emmenée par l’Arabie saoudite a admis avoir lancé une attaque dans le nord du pays, évoquant un acte de guerre « légitime ».



Le Monde
 |    09.08.2018 à 17h04
   





                        



   


Au moins 29 enfants ont été tués dans l’attaque qui a visé un bus jeudi 9 août dans le nord du Yémen, a annoncé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Un hôpital dans la province de Saada soutenu par le CICR « a reçu les corps de 29 enfants âgés de moins de 15 ans et 48 blessés, dont 30 enfants », a annoncé l’organisation humanitaire sur son compte Twitter.
Un porte-parole du CICR dans la capitale yéménite, Sanaa, a précisé à l’Agence France-Presse qu’il ne s’agissait pas là d’un bilan définitif de l’attaque, puisque les victimes ont été transportées vers plusieurs hôpitaux.

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La coalition internationale au Yémen, emmenée par l’Arabie saoudite, a admis avoir lancé une attaque dans le nord du pays, évoquant un acte de guerre « légitime ».
« L’attaque qui s’est produite aujourd’hui dans la province de Saada est une opération militaire légitime contre des éléments qui ont (…) tiré la nuit dernière un missile contre la ville [saoudienne] de Jizane, faisant un mort et des blessés parmi les civils », a fait savoir dans un communiqué la coalition.
Une intervention qui dure depuis 2015
Celle-ci intervient au Yémen depuis mars 2015 en soutien aux forces de président Abd Rabbo Mansour Hadi contre des rebelles, soutenus par l’Iran, qui contrôlent une partie du pays, dont la capitale.
Il y a une semaine, la coalition avait nié avec force avoir lancé des attaques qui ont fait, selon le CICR, 55 morts et 170 blessés à Hodeïda, dans l’ouest du Yémen. Elle a toutefois admis sa responsabilité dans certains raids ayant tué des civils mais accusé les rebelles houthistes de se mêler aux civils ou de les utiliser comme boucliers humains.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ L’annonce fait craindre une nouvelle escalade entre les deux pays.
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Affaire Skripal : Moscou compte répliquer aux nouvelles sanctions américaines

L’annonce fait craindre une nouvelle escalade entre les deux pays.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 17h17
   





                        



   


« Inadmissibles », « inamicales », « illégales ». Le Kremlin ne manquait pas de mots jeudi 9 août pour qualifier les nouvelles sanctions économiques américaines contre la Russie, accusée par Washington d’être responsable de l’affaire Skripal.
Sergueï Skripal, ancien agent double russe qui vit désormais en Angleterre, a été victime en mars d’une tentative d’empoisonnement au Novitchok – un agent neurotoxique mis au point par l’Union soviétique à la fin de la guerre froide – tout comme sa fille Ioulia, à Salisbury. L’un et l’autre s’en sont sortis, après des semaines d’hospitalisation.
L’affaire avait déclenché une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux, et une vague d’expulsions croisées de diplomates. Et si les tensions entre les deux pays avaient paru s’amoindrir lors des échanges d’amabilités pendant le sommet d’Helsinki entre Donald Trump et Vladimir Poutine en juillet, l’heure est de nouveau à la confrontation.

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Annoncées mercredi, les sanctions américaines devraient entrer en vigueur autour du 22 août et concerner l’exportation de certains produits technologiques, comme des appareils ou de l’équipement électroniques.
« Partenaire imprévisible »
La Russie a d’ores et déjà averti qu’elle préparait une réplique à ces mesures punitives. « Nous considérons comme absolument inacceptable l’annonce de nouvelles restrictions en lien avec l’affaire de Salisbury et les considérons comme illégales, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Nous démentons encore une fois de la manière la plus catégorique toutes les déclarations sur une quelconque implication de la Russie. »
M. Peskov a qualifié les Etats-Unis de « partenaire imprévisible », mais ajouté « garder l’espoir de relations constructives avec Washington » :
« Ces relations ne sont pas seulement dans les intérêts de nos deux peuples, mais aussi de la stabilité et de la sécurité dans le monde. »
A Moscou, le ministère des affaires étrangères a accusé Washington d’avoir « sciemment choisi le chemin de la confrontation dans les relations bilatérales, qui sont déjà pratiquement réduites à zéro par ses propres efforts ».
Le ministre des finances, Anton Silouanov, a assuré que le gouvernement et la banque centrale disposaient de « tous les instruments nécessaires pour garantir la stabilité financière », relevant que l’économie russe était devenue « ces dernières années bien plus résistante aux chocs extérieurs ».

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                Qu’est-ce que le Novitchok, poison neurotoxique d’origine soviétique ?



L’empoisonnement confirmé de l’ex-agent double et de sa fille par leur exposition au Novitchok avait été attribué par Londres au gouvernement russe, qui avait nié toute implication et demandé des preuves. Une Britannique de 44 ans, mère de trois enfants, est ensuite morte le 8 juillet après avoir été exposée à un poison contenu dans un flacon de parfum. La police britannique a établi qu’elle avait également été exposée au Novitchok. Londres a salué les nouvelles mesures américaines comme « un message univoque à la Russie que son attitude impétueuse ne restera pas sans réponse ».
La Russie est soumise à des sanctions occidentales de plus en plus strictes depuis l’annexion de la Crimée en 2014, contribuant avec la chute des prix des hydrocarbures à provoquer deux ans de récession dont elle est sortie fin 2016. Les Etats-Unis n’ont cessé de renforcer leur arsenal de sanctions ces dernières années, sur fond d’accusations d’ingérence russe dans les élections américaines, et ce malgré les promesses de réconciliation de Donald Trump.



                            


                        

                        


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Vague d’arrestations de journalistes en Biélorussie

Les autorités accusent certains médias d’avoir consulté de façon illégale les informations de l’agence de presse officielle Belta. Un « prétexte », selon les intéressés, pour les faire taire.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 16h15
    |

            Benoît Vitkine








                        



   


Les forces de l’ordre biélorusses ont procédé, ces derniers jours, à une importante vague d’arrestations de journalistes travaillant pour les rares médias indépendants du pays. Les chiffres précis sont difficiles à obtenir, et plusieurs d’entre eux ont été relâchés après avoir été retenus entre quelques heures et deux jours, mais une quinzaine de personnes en tout auraient été interpellées depuis mardi 7 août. Jeudi, au moins six journalistes étaient toujours incarcérés. Le même jour, la rédactrice en chef de l’agence de presse BelaPan, Irina Levchina, venait s’ajouter à cette liste.
Trois sites sont visés : outre BelaPan, il s’agit de Realt.by et Tut.by, le plus important média biélorusse indépendant en ligne, volontiers critique du pouvoir. Sa rédactrice en chef, Marina Zolotova, a été arrêtée mardi, en même temps que deux journalistes du site. Les locaux de Tut.by, ainsi que les logements de certains journalistes, dont celui d’un correspondant de la radio allemande Deutsche Welle, ont aussi fait l’objet de perquisitions. Des ordinateurs, des téléphones et des documents ont été saisis.
Le motif avancé par les autorités est surprenant. Celles-ci accusent ces médias et leurs journalistes d’avoir consulté de façon illégale, sans payer d’abonnement, les informations de l’agence de presse officielle Belta. La maison d’édition Belorousskaïa Naouka est également visée dans la même affaire, ont précisé les enquêteurs, qui disent avoir enregistré en 2017 et 2018 au total plus de 15 000 connexions non autorisées aux services de l’agence, avec, pour résultat, « un préjudice important ».
Le contrôle strict des médias reste une constante
Cette accusation en apparence anodine pourrait avoir des conséquences lourdes. Selon le code pénal biélorusse, cette infraction est punie par des peines allant jusqu’à deux ans de prison et une interdiction temporaire d’exercer le journalisme.
« Nous ne sommes pas abonnés à Belta, mais, avec l’autorisation de cette agence, nous utilisons certaines informations de leur site en les référençant avec un lien hypertexte », a expliqué à l’AFP la rédactrice en chef de l’agence BelaPan. Contacté par Le Monde, le fondateur de Tut.by, Iouri Zisser, qui a lui-même été interrogé deux heures mercredi, se montre plus explicite : « Le ministère de l’intérieur a trouvé un excellent prétexte pour punir des journalistes peu accommodants. »
Le régime d’Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, a opéré ces dernières années une relative libéralisation, avec notamment la libération des derniers prisonniers politiques détenus dans le pays. Ce geste, combiné à une légère amélioration des conditions d’organisation du scrutin présidentiel de 2015, avait permis un rapprochement avec l’Union européenne et la levée, début 2016, des sanctions européennes et américaines. La timide normalisation de ses relations avec l’Ouest est d’autant plus vitale pour Minsk que M. Loukachenko cherche à éviter un tête-à-tête exclusif avec Moscou, son allié traditionnel. Et ce d’autant plus que la Russie a réduit les montants alloués au soutien de l’économie biélorusse.
Le contrôle strict des médias reste toutefois une constante de ce régime autoritaire. Sa timide ouverture avait déjà été remise en cause par les centaines d’arrestations effectuées dans la foulée des manifestations sociales de mars 2017. Le Conseil de l’Europe, dont Minsk n’est pas membre, a exprimé sa préoccupation face aux arrestations de ces derniers jours et appelé à la libération des journalistes. Reporters sans frontières, qui place la Biélorussie parmi les vingt-cinq Etats les plus répressifs pour les journalistes, a aussi dénoncé une « tentative d’intimidation des médias indépendants » et un « harcèlement ».



                            


                        

                        


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Influence russe : le Sénat américain veut entendre Julian Assange

Le fondateur de WikiLeaks a reçu une demande formelle de la commission parlementaire qui enquête sur les opérations russes lors de la présidentielle américaine de 2016.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 18h17
   





                        



BREAKING: US Senate Intelligence Committee calls editor @JulianAssange to testify. Letter delivered via US embassy… https://t.co/9G1qC8Q93S— wikileaks (@WikiLeaks)


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« La commission vous demande de vous rendre disponible pour un entretien non ouvert au public à un temps et dans un lieu à déterminer d’un commun accord. » Le message, adressé au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, est bref, et émane de la commission du renseignement du Sénat américain, qui enquête sur la campagne d’influence menée par la Russie durant la campagne présidentielle américaine de 2016. Datée du 1er août et publié sur Twitter ce 9 août par WikiLeaks, le courrier « confirme l’intérêt [de la commission du Sénat] à entendre M. Assange », a commenté son avocate Jennifer Robinson, dans un communiqué transmis à l’agence Reuters.
« Nous analysons cette offre avec une grande attention, mais nous devons obtenir la garantie que la protection de M. Assange sera assurée », poursuit Mme Robinson. Julian Assange, qui vit depuis six ans dans l’ambassade d’Equateur à Londres, où il bénéficie de l’asile politique, ne peut sortir du bâtiment sous peine d’être arrêté par la police britannique. Il s’était réfugié dans l’ambassade pour échapper à une extradition vers la Suède, où il devait être entendu pour des accusations de viol et d’agression sexuelle, qu’il nie et pour lesquels il n’a pas été mis en examen. L’enquête suédoise est en grande partie éteinte aujourd’hui, mais le Royaume-Uni maintient qu’il sera arrêté pour avoir enfreint les conditions d’une précédente libération conditionnelle s’il sort de l’ambassade.

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M. Assange, qui dit craindre plus que tout une extradition vers les Etats-Unis, où il pourrait être jugé pour la publication de documents confidentiels de l’armée américaine en 2010, est également au cœur de plusieurs enquêtes sur l’influence russe aux Etats-Unis. Durant la campagne de 2016, WikiLeaks avait publié des courriels du Parti démocrate américain et de la campagne d’Hillary Clinton, transmis au site par des agents russes, selon l’enquête du procureur spécial Mueller. Julian Assange a toujours nié que la source des documents ait été russe, laissant entendre à plusieurs reprises qu’il s’agissait d’une fuite interne de la campagne Clinton.
Il est peu probable qu’une audition de M. Assange puisse se faire « en personne ». Mais une audition par visioconférence pourrait techniquement avoir lieu – WikiLeaks affirme qu’un terrain d’entente pourrait être trouvé si les conditions de l’audition « se conforment à un important standard éthique », sans préciser quelles seraient les conditions en question.



                            


                        

                        


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Orages : 22 départements en vigilance orange

La canicule a laissé la place à des orages et des fortes pluies qui frappaient jeudi l’est et le centre de l’Hexagone, avec 22 départements en vigilance orange.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 17h19
   





                        



   


La canicule a laissé la place à des orages et des fortes pluies qui frappaient jeudi 9 août l’est et le centre de l’Hexagone, avec 26 départements placés en vigilance orange.
Les départements concernés sont les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, les Hautes-Alpes, l’Ardèche, les Bouches-du-Rhône, la Côte-d’Or, le Doubs, la Drôme, le Gard, le Jura, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire, le Var, le Vaucluse, les Vosges et le Territoire de Belfort, selon le dernier bulletin de Météo-France publié vers midi.
Des orages ont brièvement traversé l’Auvergne, avec des rafales de l’ordre de 80 à 100 km/h, indique Météo-France dans son dernier bulletin. « Les orages les plus actifs sont maintenant axés de la Bourgogne vers l’ouest de la Lorraine et continuent à se décaler rapidement vers l’est. » 
Un disparu dans le Gard
Dans le Gard, la gendarmerie a annoncé qu’un Allemand de 70 ans, qui participait à l’encadrement d’une colonie de vacances à Saint-Julien-de-Peyrolas, est porté disparu. Après la brusque montée des eaux, l’homme s’est réfugié dans sa caravane, qui a été emportée et retrouvée « vide et disloquée » en bordure de l’Ardèche non loin du camping, ont précisé les forces de l’ordre.
A Auxerre, un violent orage s’est abattu dans la nuit, « inondant 80 m2, essentiellement des locaux techniques du service d’urgences de l’hôpital d’Auxerre de 3 à 10 cm d’eau », ont indiqué les pompiers. Tout était rentré dans l’ordre à 7 heures, sans impact sur le fonctionnement du service d’urgences, ont précisé les secours.
A Strasbourg, la ville a fermé par précaution jeudi après-midi les parcs, les cimetières municipaux, ainsi que les Docks d’été, la plage urbaine éphémère de la ville. Mêmes mesures de sécurité préventives à Metz et à Nancy.
19 000 foyers sans électricité
D’autres orages touchent le nord du Gard et du Vaucluse, l’Ardèche et la Drôme, avec de fortes pluies. C’est aussi le cas dans l’est des Bouches-du-Rhône, l’ouest des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence.
Dans la Drôme, plusieurs routes du département étaient interdites à la circulation, dont la nationale 7 entre Donzère et Pierrelatte.
Dans le Gard, l’Ardèche, le Vaucluse et la Drôme, il est tombé localement « plus de 100 mm en moins de trois heures », a indiqué Météo-France. Ces orages gagneront jeudi après-midi les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence, les Bouches-du-Rhône, puis le Var et les Alpes-Maritimes.
Personnes en difficulté dans des campings du Gard
En Dordogne et dans le Lot-et-Garonne, 19 000 foyers étaient privés d’électricité jeudi matin, a indiqué le distributeur de courant Enedis via Twitter. Du côté de la Nièvre, plus de 800 foyers étaient toujours privés d’électricité jeudi après-midi, a annoncé la préfecture dans un communiqué.
« Les coupures d’électricité sont nombreuses, notamment à cause de l’explosion d’un transformateur à Fertrève et de câbles sectionnés. Des renforts ont été demandés par Enedis en provenance de Saône-et-Loire », avaient expliqué es autorités dans la matinée.
Ces orages ont entraîné un rafraîchissement bienvenu après cette longue vague de chaleur, toutefois pas comparable à celle particulièrement meurtrière de 2003, qui avait provoqué un excès de mortalité estimé à 15 000 personnes. Les chiffres de surmortalité pour cette période seront connus en septembre.
Au-delà des questions de santé, l’incidence de la canicule et de la sécheresse se ressent dans l’économie et l’agriculture. Jeudi, 45 départements étaient concernés par des restrictions d’eau, allant du seuil d’alerte à celui de crise, ce qui se traduit par des réductions ou des arrêts de prélèvement d’eau pour l’agriculture, pour arroser des espaces verts ou encore laver des voitures.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ En douze ans, les cambriolages ont augmenté de 37 % en France. Les vacances d’été et les fêtes de fin d’année sont les périodes les plus à risque.
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Les cambriolages plus fréquents en été et en fin d’année

En douze ans, les cambriolages ont augmenté de 37 % en France. Les vacances d’été et les fêtes de fin d’année sont les périodes les plus à risque.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 18h38
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 18h53
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


Chaque départ en vacances fait apparaître la peur de voir son logement cambriolé. Ces dix dernières années, le nombre de cambriolages enregistrés par les services de police et de gendarmerie a progressé quasiment chaque année. Les malfrats ciblent en priorité les vacances d’été et les fêtes de fin d’année, profitant des départs en vacances pour passer à l’acte.
Qu’est-ce qu’un cambriolage ?
D’après le site institutionnel Service-public.fr, le vol désigne « l’appropriation d’une chose appartenant à autrui contre sa volonté, un délit passible de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende ». Le vol est requalifié en cambriolage dès lors qu’il est commis avec une effraction, à l’aide d’une ruse ou de l’escalade de l’enceinte (que ce soit un local d’habitation ou un entrepôt) et peut être puni jusqu’à « sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende », d’après l’article 311-5 du code pénal.
Les résidences principales les plus visées
D’après les données fournies par le ministère de l’intérieur, sur l’ensemble des cambriolages enregistrés par les services de police et de gendarmerie en 2017, 59 % concernent des résidences principales. Le reste se partage entre les cambriolages de résidences secondaires, de locaux d’entreprises et d’autres locaux comme les écoles, les hôpitaux ou les musées, par exemple.
Les chiffres publiés par le ministère de l’intérieur rassemblent seulement les cambriolages enregistrés par la police et la gendarmerie. Le nombre réel de cambriolages en France est en réalité bien plus élevé. D’après un rapport de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) paru en 2017, seulement « 55 % des victimes d’un cambriolage ou d’une tentative de cambriolage portent plainte auprès de la police ou de la gendarmerie ».


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Les cambriolages de résidences principales ont augmenté de 37% en 12 ans
Evolution annuelle du nombre de cambriolages enregistrés par les services de police et de gendarmerie en France entre 2005 et 2017.

Source : Ministère de l'intérieur



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Plus de cambriolages au cours des mois d’été et en fin d’année
En 2017, 27 % des cambriolages enregistrés par la police et la gendarmerie, concernant des résidences principales, se sont déroulés au cours des mois de juillet, août et décembre. Les mois d’été sont souvent synonymes de départ en vacances loin de chez soi pour plusieurs jours voire plusieurs semaines. Les malfrats peuvent alors repérer les signes extérieurs indiquant une absence prolongée (accumulation de courrier, volets fermés, etc.) qui leur permettra en cas d’intrusion de disposer de temps pour fouiller l’habitation à la recherche de biens de valeurs.
L’hiver, les cambrioleurs profitent des périodes d’obscurité plus longues pour repérer facilement les logements non éclairés, y entrer et dérober des objets. Cependant, des cambriolages sont aussi commis en présence de l’habitant. Selon le rapport de l’ONDRP, une personne était présente au domicile dans 30 % des cas de cambriolages de résidence principale recensés en 2016.


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Une augmentation du nombre de cambriolages d'habitations principales en août et en décembre 
Evolution mensuelle du nombre de cambriolages enregistrés par les services de police et de gendarmerie en France entre 2015 et 2018.

Source : Ministère de l'intérieur



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Argent, bijoux, matériel hi-fi et informatique sont les objets les plus volés
D’après une étude menée par l’ONDRP parue en 2016, les bijoux restent les biens les plus volés lors des cambriolages. Selon l’estimation mentionnée dans l’étude, les vols de bijoux « concernent 54 % des vols commis au cours de cambriolages déclarés entre 2013 et 2015 ». Suivent dans l’ordre : le matériel hi-fi, photo et vidéo (31 %), l’argent (29 %) et le matériel informatique (29 %).
Plusieurs solutions existent pour dissuader d’éventuels voleurs de commettre un cambriolage. Au quotidien, il est recommandé d’installer une alarme. D’après une publication de l’ONDRP, elle diminue le risque d’effraction de 34 % pour les maisons et de 47 % pour les appartements. Avant de partir en vacances, le ministère de l’intérieur conseille « d’informer son entourage et de créer l’illusion d’une présence, en faisant relever son courrier ou à l’aide d’un programmateur pour la lumière, la télévision ou la radio ». Il est également possible, dans le cadre de l’« opération tranquillité vacances », de signaler son départ au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie la plus proche pour s’assurer de patrouilles autour de son logement durant la durée d’absence.

Le cambriolage violent ou home jacking
Les cambriolages violents en présence des habitants, également appelés home jackings, sont beaucoup moins nombreux que les cambriolages commis à l’intérieur d’un logement vide. Ces cambriolages parfois très brutaux ont très peu progressé ces douze dernières années. S’Ils sont le plus souvent menés sans arme, ils sont très traumatisants pour les victimes. Les malfrats n’hésitent pas à menacer et à frapper les habitants pour se faire communiquer l’emplacement d’objets de valeur ou d’argent liquide. 3 400 home jackings ont été enregistrés par les servies de police et gendarmerie en 2017.






                            


                        

                        


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Porte de La Chapelle, au carrefour de la détresse

Dans ce quartier de Paris où se croisent migrants et toxicomanes, la situation se dégrade de jour en jour. « Les migrants sont à bout », estime une bénévole.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 12h09
    |

                            Clara Tran








                        



   


Mercredi 8 août, sous le pont qui traverse le boulevard Ney à Paris. Il est un peu plus de 9 heures. Souleymane, un Sénégalais qui « parle un peu arabe », s’improvise traducteur entre un jeune migrant en détresse, qu’il a trouvé à 5 heures du matin allongé sur le terre-plein central de ce boulevard du 18e arrondissement, et les forces de l’ordre. « Il était mal, il avait froid. Depuis hier, il n’a rien mangé. Il n’a plus d’appétit, il ne boit plus », explique le jeune homme arrivé ici depuis plusieurs semaines par la Libye. Dans l’attente des secours, un policier traverse le boulevard au pas de course.
Sur le trottoir d’en face, des bénévoles d’Aurore, une association mandatée par la Mairie de Paris dans l’urgence fin juillet, lui tendent un bidon d’eau. Depuis le mois d’août, ils distribuent chaque jour aux migrants des petits déjeuners. Ce matin-là, en l’espace de deux heures et demie, ils distribuent 900 repas. « C’est plus que prévu, constate Lamine, l’un des responsables de l’association. On ne peut pas les laisser sans rien. Mais on est obligé d’empiéter sur les stocks et ça veut dire qu’on en aura moins pour les prochains jours. » Au menu : du café, des gâteaux, une compote et un carré de chocolat.

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« C’est une collation de maternelle, pas un vrai repas », estime Sarah, une riveraine, très investie au sein du collectif Solidarité migrants Wilson. Après vingt mois de distribution quotidienne de petits déjeuners, le collectif a décidé d’interrompre son action, fin juillet. Dans l’espoir de faire évoluer la situation et de revenir sur place à la rentrée : « C’était devenu impossible, explique Sarah. On ne faisait pas le poids face aux crackers, on n’avait pas de vigiles. Donc on a demandé à la Mairie de prendre ses responsabilités. » Les crackers ? Des jeunes toxicomanes ravagés par le crack qui ont investi ce quartier entre périphérique et tramway et qui se livrent à toutes sortes de trafics.
Depuis le mois d’août, des agents de sécurité envoyés par la Mairie s’appliquent à filtrer cette population très vulnérable, capable de violence sous les effets du manque. Malgré la fermeture d’un centre d’accueil pour les usagers de drogue et l’évacuation, fin juin, d’un campement sauvage, en bordure du périphérique – surnommé « la colline du crack » –, les « crackers » continuent de déambuler dans le quartier. Et de venir se greffer aux réfugiés lors des distributions alimentaires. Pour éviter que ça tourne mal entre eux et les migrants, les bénévoles d’Aurore installent chaque matin des barrières de sécurité.
« Gérer l’ingérable »
Ici, la majorité des migrants sont des hommes. Majeurs pour la plupart, ils sont en France depuis peu, ou ont fui au printemps le recensement administratif post-évacuation des campements du canal Saint-Martin et du site du « Millénaire », près de la porte de La Villette. Ils sont originaires d’Erythrée, d’Afghanistan, du Mali ou d’Irak, pour l’essentiel. Ils sont épuisés, sous-alimentés, dans un état sanitaire particulièrement fragile. « Cela fait trois jours que je ne peux pas manger, explique Amine, un jeune Marocain. J’ai chaud, je vomis, je ne peux plus boire. »
« On essaye de gérer l’ingérable, admet Sylvain Lemoine, directeur adjoint du cabinet d’Anne Hidalgo à la Maire de Paris. Personne n’a la bonne solution. Mais nous intervenons en bout de chaîne. Le fond du problème, c’est l’hébergement, qui ne relève pas de notre compétence mais de celle de l’Etat. » Un point de vue partagé par Dominique Versini, maire adjointe aux solidarités, à la lutte contre l’exclusion, à l’accueil des réfugiés et à la protection de l’enfance : « Notre priorité, c’est que les réfugiés sortent de la rue. C’est pour cela que nous apportons notre aide à l’Etat (…). Nous organisons ensemble des opérations de mise à l’abri plusieurs fois par semaine et nous avons mis trois gymnases municipaux à disposition pour héberger les personnes. »

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                Migrants : « La place d’un enfant n’est pas derrière les grillages »



Les bénévoles du collectif se sont donné jusqu’au 7 septembre pour décider de l’avenir de Solidarité migrants Wilson, au côté ou non de la Ville de Paris. En attendant, les riverains continuent de prêter main-forte aux migrants. La bénévole l’avoue : « Les migrants sont à bout. » Ils sont les premières victimes des tensions et de la confusion qui règnent dans le quartier de la porte de La Chapelle. Depuis le début de l’été, 12 000 gourdes ont été distribuées par la Ville de Paris. Des rampes et des W-C ont été installés dans le quartier. Mais la situation reste difficile. De nombreux migrants souffrent du manque d’eau. Certains n’utilisent que rarement les gourdes mises à leur disposition et plus rarement encore les sanitaires. « C’est plein de maladies, c’est sale », indique Omar, un ­Malien de 29 ans, en passant devant un urinoir rempli de bouteilles vides.
Il est 12 h 30, l’association Aurore vient de retirer les tables et les barrières de sécurité. Les bénévoles passent les derniers coups de balais. A cette heure, Omar devrait déjà être avec Ilyas, le Marocain avec qui il partage une couverture dans un campement de fortune, situé à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), de l’autre côté du périphérique. A son arrivée, Ilyas somnole. « Je n’ai pas bu depuis seize heures », explique-t-il. Alors, Omar se rend dans le supermarché le plus proche, acheter de l’eau. Il laisse derrière lui son campement, les panneaux de la Ville de Paris qui lui servent de toit et le petit drapeau tricolore qu’il a accroché à l’entrée de son « chez lui », telle une oriflamme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ De nombreux sites relaient des intox autour de la loi contre les violences sexistes et sexuelles, jugée décevante par les associations car elle contient trop peu d’avancées.
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Non, la loi Schiappa n’a pas « légalisé la pédophilie » ni assoupli les règles de consentement

De nombreux sites relaient des intox autour de la loi contre les violences sexistes et sexuelles, jugée décevante par les associations car elle contient trop peu d’avancées.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 14h38
    |

            Samuel Laurent et 
Anne-Aël Durand








                        


« Légalisation de la pédophilie », « victoire de la pédo-criminalité », « il n’y a désormais plus d’âge pour le consentement »… Depuis la promulgation de la loi contre les violences sexistes et sexuelles, le 3 août, circulent sur les réseaux sociaux des rumeurs, alimentées par quelques sites d’extrême droite comme Réseau Libre ou La Gauche m’a tuer (qui nous apparaissent tous deux comme très peu fiables dans le Décodex), mais aussi par une campagne de vidéos sur YouTube. Elles ont été reprises par quelques personnalités d’extrême droite, comme le conseiller régional RN Olivier Monteil, par exemple, qui affirme que « Schiappa valide la pédophilie ».
En cause, un article très mal compris, relatif à la notion de consentement pour les mineurs, et de multiples réécritures du projet de loi.
Pourquoi c’est faux
Quelle situation avant la loi ?
La France, contrairement à d’autres pays, ne dispose pas d’une loi consacrée spécifiquement à la pédophilie. Juridiquement, elle sera qualifiée, selon les circonstances, de viol ou d’atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans.
Et c’est ici qu’intervient cette notion de consentement : l’article 227-25 du code pénal punit de cinq ans de prison le fait « par un majeur, d’exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de 15 ans ». C’est l’atteinte sexuelle sur mineur qui est donc un délit. C’est aussi cet article de loi qui fixe, de fait la majorité sexuelle, même si cette notion n’existe pas, à 15 ans.
Un viol sur mineur, qui est un crime, est puni bien plus lourdement par la loi. Mais pour qu’il soit reconnu, il faut prouver qu’il y a eu « violence, contrainte, menace ou surprise », et ce même pour un enfant de moins de 15 ans. Il n’y avait pas, avant la loi Schiappa, de « présomption de non-consentement » qui rendrait automatique la qualification de viol pour un mineur au-dessous d’un certain âge. C’est précisément ce point qui était très attendu par les associations de protection de l’enfance.

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                Consentement des mineurs et rapports sexuels : ce que dit la loi



Contrairement à ce qu’on peut lire sur divers sites souvent peu fiables, ce n’est donc pas la loi Schiappa qui a introduit la nécessité de prouver qu’un mineur n’est pas consentant à un acte sexuel : c’était le cas avant ce texte, qui avait justement pour ambition d’introduire une présomption de non-consentement.
Comment le projet de loi a-t-il évolué ?
La question du consentement des mineurs a été soulevée après deux décisions de justice qui ont choqué l’opinion publique : un homme poursuivi pour le viol d’une fille de 11 ans a été acquitté par la cour d’assises de Seine-et-Marne en novembre 2017, et une autre plainte pour viol sur une autre fillette de 11 ans a été requalifiée en « atteinte sexuelle » par le parquet de Pontoise (Val-d’Oise), en avril 2017.
Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a alors proposé d’« inscrire clairement dans la loi qu’en deçà d’un certain âge – qui reste à définir – il n’y a pas de débat sur le fait de savoir si l’enfant est ou non consentant ».
Cette annonce a été bien accueillie et a déplacé le débat sur cet âge : valait-il mieux le fixer à 13 ans ou 15 ans ? Avant la présentation du texte, Marlène Schiappa annonce que « le gouvernement va proposer l’âge de 15 ans ».
Le Conseil d’Etat opposé à la présomption de non-consentement
Pourtant, lorsqu’il arrive devant les députés en mai, le projet de loi ne contient plus la présomption de non-consentement des mineurs de 15 ans. Le Conseil d’Etat a, en effet, mis en garde contre le risque que cet article soit contraire à la Constitution et finisse par être censuré par le Conseil constitutionnel.
Il cite par exemple le cas de deux mineurs, de 14 ans et 17 ans, ayant une relation consentie : lorsque le plus âgé atteint ses 18 ans, leur relation deviendrait automatiquement un viol sur mineur. Autre écueil : le même comportement pourrait être passible soit d’atteinte sexuelle (cinq ans de prison) soit de viol (vingt ans), or, c’est incohérent d’avoir dans le code pénal des sanctions aussi différentes pour les mêmes faits.

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                Le débat piégé sur l’âge du consentement à une relation sexuelle avec un adulte



Pour renforcer la protection des mineurs, le projet de loi introduit alors dans son article 2 une circonstance aggravante de pénétration et d’atteinte sexuelle, passible de dix ans de prison au lieu de cinq. Mais les associations s’insurgent, estimant que le viol est rétrogradé au rang de simple délit et non plus de crime.

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                Comprendre la polémique autour de l’article 2 du projet de loi sur les violences sexuelles et sexistes



Le gouvernement rétropédale alors une seconde fois en renonçant à cette mesure controversée, qui disparaît donc de la version finale du texte adoptée par les députés et sénateurs.
Une loi qui n’« encourage » en rien la pédophilie
La loi promulguée le 3 août ne contient donc plus de présomption de non-consentement, et se contente d’une formulation plus vague : « Lorsque les faits sont commis sur la personne d’un mineur de 15 ans, la contrainte morale ou la surprise sont caractérisées par l’abus de la vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes. » Et pour tous les mineurs, y compris de 15 ans à 18 ans, « la contrainte morale ou la surprise peuvent résulter de la différence d’âge existant entre la victime et l’auteur des faits ».
Les associations de protection de l’enfance, « indignées », ont estimé que le gouvernement avait « trahi une promesse » de durcissement de la loi. Mais, en aucun cas, le texte actuel ne peut être considéré comme moins protecteur que la situation antérieure. Il est donc complètement faux de dire que la législation a été assouplie et encore davantage d’insinuer que le gouvernement aurait encouragé ou légalisé la pédophilie.

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Urgence pour le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov

Editorial. En grève de la faim depuis le 14 mai en Russie, l’état de santé du cinéaste, condamné en août 2015 à vingt ans de prison, est très critique.



Le Monde
 |    09.08.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 13h20
   





                        


Editorial du « Monde ». Si rien ne se passe, Oleg Sentsov va mourir. Le cinéaste ukrainien de 42 ans a été arrêté en Crimée, le 10 mai 2014, par les services russes de sécurité, deux mois après le pseudo-référendum de rattachement de la Crimée à la Russie dont il contestait la validité. Condamné en août 2015, au terme d’une caricature de procès, à vingt ans d’emprisonnement pour « organisation et participation à un groupe terroriste », il est détenu dans la colonie pénitentiaire de Labytnangui, dans la péninsule de Yamal, au nord de la Sibérie.

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Depuis le 14 mai – depuis quatre-vingt-huit jours –, le cinéaste a commencé une grève de la faim pour exiger la libération des quelque 70 Ukrainiens emprisonnés comme lui par la Russie pour des raisons politiques et dont il a endossé le combat de la plus radicale des manières. Ajoutons que ce combat dépasse le cas des Ukrainiens et renvoie au cynisme d’une justice russe sans vergogne à l’encontre de Iouri Dmitriev, historien de Carélie analysant les purges staliniennes, incarcéré pour d’invraisemblables accusations de pédophilie, ou d’Oyoub Titiev, dernier défenseur des droits de l’homme à travailler en Tchétchénie, poursuivi sur des charges farfelues de détention de marijuana.
Pour éviter d’être alimenté de force, Oleg Sentsov a récemment accepté de prendre deux ou trois cuillères de substituts alimentaires chaque jour. Ce n’est pas cela qui l’empêchera de mourir. Les informations en provenance de son lieu de détention sont rares et filtrées par les autorités, mais son avocat, qui a pu le voir mardi 7 août, l’assure : le cinéaste est en train de mourir, et il y est déterminé.
Moscou paraît prêt à le laisser mourir
C’est intolérable. D’autant plus que, depuis le début de cette sinistre affaire, le Kremlin semble décidé à faire du cas Sentsov un exemple. Le message se veut clair : ceux qui s’opposent à l’annexion de la Crimée subiront son sort. Ainsi, les autorités russes sont restées sourdes à tous les appels lancés pour obtenir sa libération ou même pour laisser des médecins indépendants lui rendre visite. Quel qu’en soit le coût en matière d’image, Moscou paraît prêt à le laisser mourir.
Il est donc urgent de renforcer les protestations pour faire admettre au président russe que c’est inacceptable. Depuis quatre ans, les milieux du cinéma et de la culture se sont largement mobilisés pour défendre Oleg Sentsov. Les dirigeants occidentaux doivent accentuer la pression. Emmanuel Macron a été en pointe dans ce dossier. Le président français a évoqué l’affaire Sentsov à deux reprises avec Vladimir Poutine. Mais celui-ci est resté de marbre.

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Les responsables européens peuvent et doivent faire plus. Ils ne peuvent ignorer que, par le passé, Vladimir Poutine s’est déjà montré sensible aux pressions des opinions publiques et de leurs dirigeants. Mikhaïl Khodorkovski, les Pussy Riot, la pilote ukrainienne Nadia Savtchenko ont été libérés avant le terme de leurs peines même si, à chaque fois, le président russe a tenu à rester maître du calendrier. Il y a donc encore un espoir qu’il faut saisir.
C’est une affaire de principe. Humanitaire, évidemment. Mais aussi politique. Depuis des années, le président russe table sur la faiblesse des réactions européennes à sa politique impérialiste – en Crimée et dans le Donbass, après l’Ossétie du Nord et l’Abkhazie. Le combat d’Oleg Sentsov démontre, dramatiquement, que la défense de la liberté n’a pas de prix. Les Européens se doivent d’adresser le même message à Vladimir Poutine.



                            


                        

                        

