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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Dix-neuf phoques gris ont été suivis entre 2010 et 2013 par balise GPS/GSM à partir de l’archipel de Molène. L’analyse de leurs déplacements entre juin et décembre de chaque année a permis aux chercheurs de cerner le comportement individuel de ce mammifère
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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Le cycle de l’eau (3/10) : les premiers organismes qui sont apparus sur Terre étaient aquatiques.
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Le cycle de l’eau (2/10) : comment notre planète, brûlante à l’origine, a fini par devenir la Planète bleue. Histoire de la première goutte.
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ La frégate du Pacifique est un drôle d’oiseau. Survolant les océans, elle ne peut s’y poser : si le volatile prend l’eau, il devient trop lourd pour redécoller. Comment parvient-il alors à réaliser son périple à travers l’Océan Indien ?
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Cet étrange phénomène, observé aussi à la surface d’un expresso, vient d’être expliqué par une équipe française.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/08/2018
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Bière qui roule amasse la mousse à l’envers

Cet étrange phénomène, observé aussi à la surface d’un expresso, vient d’être expliqué par une équipe française.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
07.08.2018 à 15h03
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

Est-ce une hallucination ? Tournez un verre de bière, comme vous agiteriez un verre de vin pour faire remonter les arômes, et fixez de votre regard la mousse en surface : elle tourne dans l’autre sens !
Ce constat véridique et intrigant a poussé Frédéric Moisy, professeur à l’université Paris-Sud, spécialiste de mécanique des fluides, à recruter un étudiant en stage, Julien Bouvard, puis à motiver un collègue théoricien, Wietze Herreman, pour expliquer cet étrange phénomène. Celui-ci est valable en fait aussi pour la mous­se d’un expresso, ou la fine pellicule irisée présente en surface du thé. Les trois chercheurs ont exposé dans Europhysics Letters du 25 juin leurs explications.
Agiter le verre (un cylindre de 3,7 cm de rayon rempli sur 2 centimètres de haut) crée à l’intérieur une vague cyclique qui entraîne un peu la matière dans le sens de la rotation. Puis, les chercheurs ajoutent de la mousse, des billes de verre, de la cannelle ou du poivre… qui se met aussi en mouvement. Dès que la densité est assez importante pour former une sorte de « radeau » flottant, les bords de ce fragile solide frottent contre les parois du récipient et un mouvement « contra-rotatoire » apparaît. Identique à celui de deux engrenages tournant l’un dans l’autre dans des sens opposés.

Mais pas toujours ! Le poivre, contrairement à la cannelle, résiste et tourne toujours dans le même sens que le mouvement imprimé au verre. C’est qu’au­cune force ne parvient à former le radeau. « Dans le cas de la cannelle, il existe une sorte de surfactant à la surface des grains qui assure la cohésion et permet de construire un solide mou capable de transmettre les forces », indique Frédéric Moisy.
Modélisation
Le chercheur note qu’en 2009 une autre équipe avait observé un phénomène semblable avec des grains déposés dans un cylindre tournant. A partir d’une certaine densité, une fraction des objets se mettaient à aller dans le sens contraire du mouvement...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Une étude publiée dans « Science » montre le rôle d’un seul gène dans l’apparition de deux castes chez ces insectes sociaux.
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Comment devenir reine des fourmis

Une étude publiée dans « Science » montre le rôle d’un seul gène dans l’apparition de deux castes chez ces insectes sociaux.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 06h39
    |

                            Florence  Rosier








                        



                                


                            

Quelques gènes s’allument… et votre destin bascule. Vous voilà sacrée reine, vouée à transmettre vos ­gènes tout au long de vos jours. A vous la ponte, à marche forcée, de centaines – voire de centaines de millions – d’œufs. Mais si ces gènes ne s’allument pas ? Alors vous voilà réduite à l’anonymat, noyée dans le menu peuple de l’ombre. A vous les corvées de soins aux rejetons, l’entretien du nid, les périlleuses missions de défense…
L’un de ces deux fatums serait le vôtre… si vous étiez une fourmi femelle. Ici, une énigme intrigue de longue date les chercheurs. Comment, alors que toutes les fourmis femelles d’une même colonie partagent le même patrimoine génétique, sont-elles promises à des destins si contrastés ? D’un côté, la reine : l’unique mère, souvent, des autres fourmis de la colonie ; une morphologie imposante et une longévité exceptionnelle – jusqu’à 15 à 30 ans. De l’autre, les ouvrières, toutes stériles, qui ne vivront pas plus d’un an (chez les fourmis, les femelles proviennent des œufs fécondés, et les mâles des œufs non fécondés).
Mieux nourries, les reines produiront plus d’insuline, hormone nécessaire au développement des ovaires
Première certitude : la nourriture des larves intervient. Mieux nourries, les reines produiront plus d’insuline, hormone nécessaire au développement des ovaires. Seconde certitude : « Chez les fourmis, les différences entre reines et ouvrières sont “épigénétiques”, au sens où elles ne sont pas liées à des différences dans la séquence d’ADN de leurs gènes. Elles résultent plutôt de différences dans la régulation de leurs gènes », relève le professeur Daniel Kronauer, de l’université Rockefeller, à New York.
C’est à une question connexe que son groupe s’est intéressé, dans une étude publiée le 26 juillet dans Science. Comment, au fil de l’évolution, cette division du travail reproductif est-elle apparue ? « Toutes les fourmis sont des insectes “eusociaux” », raconte...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Cet événement annuel, soutenu par l’Unicef et l’Organisation mondiale de la santé, était organisé par le gouvernement philippin pour promouvoir l’allaitement.
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Etudié depuis des décennies durant l’été, le comportement du canidé restait largement méconnu dès que le grand froid s’emparait des terres arctiques. Un secret levé grâce à des appareils sophistiqués…
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Le cycle de l’eau (1/10) : souvent considérée comme une simple ressource minière, la molécule H2O est, avec l’énergie reçue du Soleil, l’autre moteur de notre planète.
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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Les cinq saisons de l’intelligence artificielle 4|5. Elle pulvérise l’homme au jeu de go, le remplace à son travail... Dans les années 1990, les réseaux de neurones sont supplantés par d’autres algorithmes d’apprentissage automatique.
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Des médicaments fabriqués par un laboratoire chinois avaient été retirés à la suite de la découverte d’une molécule classée cancérogène.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤                     
                                                

Médicaments à base de valsartan : le risque de cancer est mis en avant

Des médicaments fabriqués par un laboratoire chinois avaient été retirés à la suite de la découverte d’une molécule classée cancérogène.



Le Monde
 |    03.08.2018 à 13h55
 • Mis à jour le
03.08.2018 à 14h38
    |

            Pascale Santi








                        


Le laboratoire chinois Zhejiang Huahai avait annoncé, le 18 juillet, le rappel, au niveau mondial, des médicaments à base de valsartan, utilisés en cas d’insuffisance cardiaque, d’hypertension artérielle et après un infarctus récent. En cause : la présence, dans le principe actif, de N-nitrosodiméthylamine (NDMA), classée par l’Organisation mondiale de la santé comme probablement cancérogène pour l’homme en cas d’utilisation prolongée. L’Agence européenne des médicaments (EMA) a prévenu jeudi 2 août dans un communiqué des risques de cancer.

We have just published an update on the review of recalled #valsartan medicines, including a preliminary assessment… https://t.co/ae4YmPg5bY— EMA_News (@EU Medicines Agency)


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« A l’issue d’une évaluation préliminaire, l’EMA estime qu’il pourrait y avoir un cas supplémentaire de cancer sur 5 000 patients prenant les médicaments à haute dose de valsartan (320 mg) chaque jour pendant une durée de sept ans », écrit l’agence. Pour l’heure, elle s’est appuyée « sur les niveaux moyens de cette impureté détectés dans la substance active par le fabricant (60 parties par million) ». Cette analyse préliminaire se fonde sur l’hypothèse que la NDMA présente dans la substance active est transférée au produit final dans la même quantité. L’EMA a extrapolé à partir d’« études sur des animaux ». De plus, cela doit être mis en regard avec « le risque de cancer et l’exposition à cette substance » également présente dans l’air, l’eau, certains aliments, etc. D’autres analyses sont en cours.
1,3 million de patients concernés
En France, environ 1,3 million de patients sont concernés, soit près de la moitié des patients traités avec cette molécule. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait annoncé, mardi 24 juillet, dans un communiqué, la mise en place d’un numéro vert (0-800-97-14-03) « pour répondre aux interrogations des patients ou de leur entourage, accessible gratuitement du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures ». 
Les deux agences sanitaires insistent pour que les patients continuent leur traitement, la molécule ayant été retirée du marché. « Il est important de noter qu’il n’y a pas de risque immédiat pour les patients. Ceux qui prennent les médicaments touchés et ne sont pas encore passés à un autre ne doivent pas cesser de prendre leur traitement sans consulter leur médecin ou pharmacien », a ainsi souligné l’EMA. Le risque d’arrêt brutal du traitement est réel (poussées hypertensives, décompensations cardiaques, accidents neurologiques), ajoute l’ANSM.

Défaut de qualité de certains médicaments à base #valsartan : quelle démarche suivre pour les patients concernés ?… https://t.co/f9MCbMz5EQ— ansm (@ANSM)


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Cette mesure de retrait de produits dans les pharmacies concerne à peu près la moitié des médicaments à base de valsartan. Neuf laboratoires sont concernés (Arrow Génériques, Biogaran, Cristers, EG Labo, Evolupharm, Ranbaxy Pharmacie Génériques, Sandoz, Zentiva et Zydus), précise l’agence. Les autres spécialités contenant du valsartan ou les autres médicaments de la même classe thérapeutique ne sont pas concernés.
Cette impureté, qui n’a pas été détectée lors des contrôles de routine, serait liée « aux changements effectués par Zhejiang Huahai dans son processus de fabrication en 2012 », a expliqué l’EMA, qui précise qu’« aucune autre substance active produite par la société n’est affectée ». Afin de prévenir des pénuries, des discussions sont en cours avec des laboratoires qui fabriquent les médicaments à base de valsartan, non concernés par ce défaut, notamment des « génériqueurs ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Observez Vénus, Jupiter, Saturne et Mars depuis près de 500 sites ouverts au public les 3, 4 et 5 août dans toute la France.
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ La maladie de Lyme n’est pas la seule pathologie provoquée par une morsure de tique. Certaines personnes peuvent devenir allergiques au bœuf.
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ En France 470 manifestations sont organisées pour observer, entre autres, la Planète rouge, située cet été à seulement 57,6 millions de kilomètres de la Terre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/08/2018
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Une semaine après l’éclipse de Lune, les Nuits des étoiles célèbrent Mars

En France 470 manifestations sont organisées pour observer, entre autres, la Planète rouge, située cet été à seulement 57,6 millions de kilomètres de la Terre.



Le Monde
 |    03.08.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
04.08.2018 à 15h51
   





                        



   


Pour la 28e édition des Nuits des étoiles, qui se tiennent de vendredi 3 août à dimanche 5 août, quelque 470 manifestations sont annoncées par l’Association française d’astronomie (AFA), essentiellement en France mais aussi en Belgique, en Suisse et en Afrique du Nord.
Pour certains clubs d’astronomie, « ce sera un peu une revanche sur l’éclipse de Lune de vendredi dernier », dont la contemplation a parfois été gâchée par les orages et la pluie, notamment à Paris, a souligné le président de l’AFA, Olivier Las Vergnas, lors d’un point presse.

        Lire aussi :
         

                Les meilleures photographies de l’éclipse totale de Lune



A ses yeux, cette édition devrait être un cru « exceptionnel » pour observer une « brochette de planètes » : « Vénus qui se couchera assez tard, Jupiter absolument brillante, la merveilleuse Saturne avec ses anneaux, Mars en majesté. »
Parfois présentée comme « la petite sœur de la Terre », la Planète rouge ne se trouvera qu’à 57,6 millions de kilomètres de la planète bleue – une première depuis 2003 – sachant que la distance maximale entre les deux peut monter à 400 millions de kilomètres.

        A télécharger :
         

          Une carte du ciel pour mieux se repérer dans les Nuits des étoiles



La Planète rouge est actuellement balayée par d’énormes tempêtes de poussières, qui modifieront l’aperçu de la planète depuis la Terre, relève la biologiste et astrochimiste Caroline Freissinet, chercheuse au Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (Latmos). « Cela empêchera de la voir dans les détails », explique-t-elle. La planète devrait cependant briller d’un éclat orangé.
« Un moment de partage »
Planète la plus proche de la Terre, Mars « était surtout notre petite sœur à l’époque de la formation de la Terre et de Mars il y a 4,5 milliards d’années. Et pendant les premiers 500 millions d’années, les deux planètes ont évolué de manière très similaire », souligne la scientifique.

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                Quatre planètes éclatantes à observer pour la 28e édition des Nuits des étoiles



Plus petite que la Terre, Mars n’a plus désormais qu’une atmosphère très ténue, composée à 96 % de dioxyde de carbone. La pression atmosphérique y est très faible par rapport à celle de notre planète. Et il y fait froid : la température moyenne est de – 63 °C.
Lancées en 1991, les Nuits des étoiles « sont d’abord un moment de partage », souligne Michel Viso, responsable de l’astrobiologie au Centre national d’études spatiales (CNES). Il animera une conférence sur la Planète rouge à Mars, petit village ardéchois doté d’un bon télescope, où les Nuits des étoiles voient « les touristes étrangers, le boucher, le cafetier regarder ensemble vers le ciel ».

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                Etoiles, feux d’artifice, foudre : comment les photographier au smartphone






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Des chercheurs hongrois ont créé une intelligence artificielle qui permet à des drones de voler ensemble sans être pilotés.
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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Pour la première fois depuis 1990, la France est absente du palmarès de la récompense de mathématiques.
<filname="PROF-env_sciences-17"> ¤                     
                                                

Médaille Fields : la France, 2e nation la plus récompensée, absente du palmarès 2018

Pour la première fois depuis 1990, la France est absente du palmarès de la récompense de mathématiques.



Le Monde
 |    01.08.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
02.08.2018 à 09h14
    |

            Mathilde Damgé








                        


Outre qu’elle se tenait pour la première fois dans l’hémisphère Sud, la cérémonie de remise des médailles Fields, prestigieux prix de mathématiques, a eu pour autre singularité de ne pas récompenser un Français, un fait inédit depuis près de trente ans.

        Lire :
         

          Mathématiques : quatre nouvelles médailles Fields ouvrent de nouveaux chemins vers la connaissance



Les Français ont longtemps été les enfants chéris des mathématiques en général et de cette récompense en particulier, la France étant la deuxième nation la plus primée de la médaille Fields.


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Médaille Fields : les Etats-Unis et la France les plus récompensés
L’Allemagne, l’Australie, la Belgique, l’Italie et l’Iran ont chacun deux médailles.

Maxim Kontsevich (lauréat en 1998) et Shing-Tung Yau (en 1982) ont acquis la nationalité française et américaine après avoir été récompensés par la médaille Fields.
Alexandre Grothendieck (lauréat en 1966) était apatride, mais a été formé et a exercé en France.


En réalité, le pays n’est pas totalement absent à Rio mercredi 1er août, puisque Alessio Figalli, l’un des quatre récompensés, a effectué une partie de sa thèse à l’ENS Lyon sous la codirection de Cédric Villani (médaille Fields 2010 et député La République en marche depuis 2017) ; il est également passé au CNRS et titulaire d’une chaire à l’Ecole polytechnique.
Autre fait marquant cette année, mais récurrent lui, l’absence de femmes dans la promotion, que regrettaient des collectifs luttant pour la parité dans les sciences :

Bravo aux 4 médailles Fields 2018 : 
Caucher Birkar, prof à l'université de Cambridge,
— femmesetmaths (@femmes et maths)


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De toute l’histoire de la médaille Fields, on ne compte qu’une seule lauréate, l’Iranienne Maryam Mirzakhani, en 2014.



                            


                        

                        


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Les émissions de CO2 altèrent l’odorat des poissons

Une étude britannique montre que si les émissions continuent de croître au rythme actuel, les poissons relâchent leur vigilance et se mettent en danger.



Le Monde
 |    01.08.2018 à 17h22
    |

                            Aline Nippert








                        



   


Les émissions de CO2 s’intensifient et les poissons en perdent leur flair. Une étude anglo-saxonne parue dans la revue Nature Climate Change le 23 juillet révèle que les facultés olfactives des poissons – indispensables à leur survie – seront très fortement altérées par la concentration en dioxyde de carbone atmosphérique si les émissions de carbone continuent de croître au rythme actuel d’ici à la fin du siècle. L’odorat étant essentiel pour détecter la présence de prédateurs et rechercher de la nourriture.
« Cet article apporte un éclairage sur la façon dont la physiologie des poissons réagit à une eau acidifiée par la dissolution des molécules de CO2 », souligne José-Luis Zambonino-Infante, physiologiste des larves de poissons à l’Ifremer.
Pour ce faire, les chercheurs de l’université d’Exeter ont comparé le comportement d’une espèce marine, le bar commun européen, dans deux environnements distincts. Une première population a été exposée à un milieu où la concentration atmosphérique en gaz carbonique avoisine les 450 parties par millions (ppm), ce qui correspond plus ou moins au taux actuel. Une seconde a été soumise à des teneurs comprises entre 800 et 1 000 ppm, valeurs prédites pour la fin du siècle si la frénésie des activités humaines polluantes ne s’atténue pas.
Les observations sont sans appel : les animaux confrontés à l’eau la plus acide se meuvent moitié moins, se paralysent dans des situations où aucun danger ne pointe, ne changent quasiment pas leur comportement en présence de l’odeur d’un prédateur. « L’étude met en évidence un relâchement de la vigilance des poissons en milieu acide », explique le spécialiste. Ce qui diminue leurs chances de survie.

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Récepteurs olfactifs touchés
« Notre travail cherche surtout à comprendre les raisons de ce phénomène », précise Cosima Porteus, physiologiste des poissons à l’université d’Exeter et principale autrice de l’étude. En cause : une baisse de la sensibilité olfactive. « Le sens de l’odorat est réduit de moitié pour la population soumise aux concentrations de gaz carbonique les plus élevées », souligne la chercheuse.
Soumettant les deux populations à différentes catégories de senteurs, l’étude révèle quelles sont les molécules odorantes les moins bien détectées en eau acide. Celles qui stimulent les récepteurs olfactifs de l’animal en présence de nourriture et celles qui signalent l’approche d’un prédateur sont les plus touchées. « Dans l’environnement le plus acide, les poissons doivent se trouver 42 % plus proches de la source odorante pour qu’elle soit repérée, indiquent les scientifiques anglo-saxons. Nous pensons que l’acidité de l’eau détériore la qualité de l’association entre le récepteur olfactif et la molécule odorante »
La recherche démontre également une altération directe, pour la population soumise au milieu le plus riche en CO2, des récepteurs olfactifs eux-mêmes. Ceux-ci se trouvent au niveau nasal et ont pour dessein, via des relais nerveux, de transmettre au cerveau les perceptions des odeurs. La conclusion est tristement surprenante. « Nous pensions initialement que les poissons soumis à l’eau la plus acide allaient accroître la synthèse de ces récepteurs, pour compenser leur moindre détection des odeurs », souligne la spécialiste. Mais c’est le contraire qui se produit et le problème s’en trouve exacerbé. Moins de récepteurs olfactifs sont exprimés dans le milieu le plus riche en CO2.
Étude majeure
L’acidité de l’océan provoque de nombreux troubles sur la biodiversité aquatique et tous ne sont pas connus. Loin s’en faut. « Nombreux sont les travaux qui se sont attachés à démontrer les effets directs de la diminution du PH des océans sur les organismes vivants calcaires comme le plancton ou les mollusques bivalves, explique Philippe Cury, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement. La force de ce papier est qu’il explore l’une des conséquences indirectes de l’acidification de l’eau. »
Un groupe de recherche mené par le professeur Phil Munday de l’université australienne James Cook a mis en évidence, il y a dix ans déjà, le dysfonctionnement olfactif des poissons en milieu acide. « Mais leurs travaux s’attachaient à comprendre le phénomène au niveau du cerveau, analyse José-Luis Zambonino-Infante. Dans cet article, on apprend que l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère a également des conséquences néfastes sur des organes sensoriels périphériques, c’est-à-dire situés à l’extérieur du cerveau et de la moelle épinière. »

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                Les zones marines sauvages ont pratiquement disparu



Mais cette recherche est avant tout « un cri d’alarme », proclame Cosima Porteus elle-même. Partant du principe qu’en diminuant les émissions de carbone dans l’atmosphère, les bouleversements révélés n’auront pas lieu. Et de conclure, optimiste : « Il reste de l’espoir ! »



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 01/08/2018
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Mathématiques : quatre nouvelles médailles Fields ouvrent de nouveaux chemins vers la connaissance

La prestigieuse distinction a été remise à Rio de Janeiro. La France est absente du palmarès.



Le Monde
 |    01.08.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
02.08.2018 à 08h46
    |

            David Larousserie








                        



   


La promotion 2018 des médailles Fields, remises mercredi 1er août à Rio de Janeiro, marque la confirmation de l’internationalisation des mathématiques. Pour la première fois, le congrès de l’Union mathématique internationale, grand-messe quadriennale de la discipline, se tient dans l’hémisphère sud, du 1er au 9 août. La conférence s’est ouverte par la proclamation des lauréats d’un des prix les plus prestigieux, réservé à des chercheurs de moins de 40 ans. En plus du trophée en or, les lauréats reçoivent 15 000 dollars canadiens (10 000 euros).
Pour la première fois depuis 1990, l’Ecole française, qui brille habituellement dans ce genre d’événement, comme seconde nation la plus primée, n’a pas de récipiendaire. L’Hexagone se contentera de quatre conférenciers, dont trois femmes, en séance plénière d’une heure, ce qui est néanmoins une forme de forte reconnaissance internationale.

   


Parmi les lauréats, on trouve un chercheur d’origine iranienne, Caucher Birkar (40 ans) et un autre né en Inde et passé par l’Australie, Akshay Venkatesh (36 ans). Caucher Birkar, fils d’agriculteurs kurdes, a été initié aux mathématiques par son grand frère avant de quitter son pays en 2000 pour l’Angleterre, où il obtiendra le statut de réfugié et un poste de professeur à l’université de Cambridge. C’est le deuxième Iranien à être récompensé. En 2014, Maryam Mirzakhani, morte en 2017, avait ouvert la voie, en étant en plus la première femme lauréate sur 56 mathématiciens depuis 1936.

   


Akshay Venkatesh a suivi ses parents en Australie à l’âge de dix ans, puis brille aux olympiades de mathématiques avant de partir pour les Etats-Unis. Il est professeur à l’université Stanford depuis 2008 et a été invité en 2018 un an à Princeton. Il est le deuxième mathématicien d’origine indienne à être récompensé.
Les deux autres lauréats sont des Européens, mais dans des pays finalement peu primés malgré leur haut rang scientifique. Il s’agit de l’Allemagne avec Peter Scholze (30 ans) et de l’Italie avec Alessio Figalli (34 ans). Ces deux nations n’avaient été récompensées qu’une fois jusqu’à présent. Malgré son jeune âge, Peter Scholze, professeur à l’université de Bonn, ne bat pas le record de Jean-Pierre Serre, primé en 1954 à 27 ans.

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A noter que la France n’est pas si absente, puisqu’Alessio Figalli a effectué une partie de sa thèse à l’ENS Lyon sous la codirection de Cédric Villani (médaille Fields 2010 et député LRM depuis 2017) et Luigi Ambrosio. Il a également été un an au CNRS, avant même d’avoir sa thèse, qu’il a d’ailleurs terminée en un an et demi. Il a aussi été un an titulaire d’une chaire à l’Ecole polytechnique. Il est désormais professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Zürich, en Suisse. Les positions académiques (Stanford, Cambridge, Zürich) témoignent aussi de cette internationalisation de la science et de la compétition pour attirer les meilleurs.
Ouvrir de nouveaux chemins
Malgré leurs différences, tous ces chercheurs ont comme point commun de jeter des ponts entre divers domaines de leur discipline dans l’espoir d’ouvrir de nouveaux chemins vers la connaissance. Trois des quatre lauréats travaillent dans la même grande branche très fondamentale des mathématiques, la géométrie algébrique. Ce domaine est la synthèse entre les approches géométriques des problèmes (un cercle se « dessine » comme le lieu des points équidistants d’un autre) et algébriques (un cercle est aussi une équation x2 + y2 = 1, par exemple, sur laquelle on peut faire des opérations). Cette double vision permet d’attaquer des problèmes différemment ; ce qui se trouve difficile à résoudre en géométrie peut se révéler plus commode en algèbre et vice versa.
Plus précisément, il s’agit le plus souvent d’étudier les ensembles de solutions d’équations compliquées, à plusieurs variables, réelles ou complexes, avec des coefficients entiers ou non… Connaître la dimension de ces ensembles, leurs formes, leurs limites est plus important et plus profond que de connaître ces solutions dans des cas particuliers. Mais très vite, cela devient très abstrait car ces objets sont très grands, très tordus et aux propriétés mystérieuses. Bon nombre de mathématiciens essaient donc de les classer, les transformer pour les rendre plus clairs…

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                Des tournois qui préparent les Médailles Fields de demain



Caucher Birkar a ainsi montré que, dans certains cas, on pouvait transformer ces espaces compliqués en objets plus simples. Reste à généraliser cela à tous les cas… « Il est clairement le meilleur expert mondial du sujet », constate Jean-Pierre Demailly, professeur à l’université Grenoble-Alpes.
Akshay Venkatesh, qui est aussi un spécialiste de la théorie des nombres, s’intéresse à des fonctions décrivant ces espaces en sondant leurs propriétés dynamiques. Comme le son d’une membrane vibrante peut renseigner sur la forme du tambour dont il est issu sans qu’on la connaisse a priori. « Il a su introduire des méthodes venant d’autres domaines des mathématiques pour débloquer les situations », indique Philippe Michel, professeur à l’Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne.

   


Enfin, Peter Scholze a pris encore plus de hauteur en développant, en 2012, une nouvelle manière de voir tous ces problèmes, qui utilise des outils extrêmement complexes, les espaces perfectoïdes, impossibles à se représenter… Le même « geste » généralisateur avait été effectué dans les années 1950-1960 par Alexander Grothendieck, père du renouveau de la géométrie algébrique et dont l’héritage continue d’être fructueux. « Peter est d’une rapidité incroyable », estime Laurent Fargues, directeur de recherche au CNRS à l’Institut de mathématiques de Jussieu. Il a aussi la capacité à développer une théorie autour d’un problème ».

   


Seul le quatrième lauréat, Alessio Figalli, n’est pas dans cette catégorie de la géométrie algébrique. Même si ses mathématiques sont également très théoriques, elles paraissent plus appliquées. En tout cas, les objets qu’il étudie sont plus « concrets » puisqu’il s’intéresse à des équations générales régissant des phénomènes physiques liés au transport de matière, comme la forme des nuages ou des cristaux. « Alessio était le plus brillant des élèves sortis de la prestigieuse Ecole normale de Pise, spécialisée dans l’analyse », se souvient Cédric Villani.

La médaille Fields du Kurde iranien Caucher Birkar a été volée
La médaille Fields de mathématiques remise au Kurde iranien Caucher Birkar a été dérobée sur les lieux où se déroule la cérémonie, ont annoncé les organisateurs de l’événement.
« Les images de l’événement sont en cours d’analyse. L’organisation collabore avec les autorités de police qui enquêtent sur cette affaire », ont déclaré les organisateurs dans un communiqué, sans donner plus de précisions sur les circonstances du vol.
Contrairement aux trois autres médaillés Fields récompensés mercredi à Rio, M. Birkar, 40 ans, qui est réfugié politique au Royaume-Uni et professeur à l’université de Cambridge, n’a pas participé à la conférence de presse ayant suivi la cérémonie.
Selon le site Internet brésilien d’informations G1, le mathématicien s’est fait voler sa médaille quelques minutes après l’avoir reçue. Il l’avait laissée sur une table dans une pochette, avec son téléphone portable et son portefeuille.





                            


                        

                        


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Les cyclones, facteurs de sélection naturelle chez les lézards

Des chercheurs ont constaté des changements morphologiques chez des reptiles des Caraïbes, après le passage des ouragans Irma et Maria.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 13h00
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

Le hasard fait parfois bien les choses. En sciences, l’expression tient en un mot : « sérendipité ». L’histoire de la recherche regorge de grandes découvertes nourries de petits ac­cidents. Mercredi 25 juillet, la revue Nature a publié un article dont les résultats ne laissent guère présager le caractère fortuit.
Il établit, pour la première fois, qu’un ouragan peut constituer un facteur de sélection naturelle. Plus précisément, l’étude franco-américaine met en évidence les changements morphologiques enregistrés chez des lézards d’un petit archipel des Caraïbes, susceptibles d’influer de façon durable sur l’évolution de l’espèce. Un pas non négligeable dans la théorie darwinienne.
Cette avancée, Colin Donihue, de l’université Harvard, et Anthony Herrel, du Museum national d’histoire naturelle à Paris, l’ont accomplie « par un heureux concours de circonstances », résume le premier. A l’automne 2017, ils séjournaient sur l’archipel de Turks-et-Caïcos, un confetti de la Couronne britannique voisin des Bahamas et de Cuba.
Relevés scientifiques
L’objectif du voyage n’était pas de profiter des plages paradisiaques de l’atoll, mais d’y accomplir des relevés scientifiques. Alors que le territoire s’apprêtait à conduire une opération d’éradication des rats noirs qui y ­pullulent, les ­biologistes souhaitaient en mesurer les conséquences sur les lézards Anolis scriptus, une espèce endémique du territoire. Ainsi avaient-ils entrepris de prendre les mensurations de quelque 80 individus vivants sur Pine Cay et Water Cay, deux îles pratiquement désertes de l’archipel. « Nous sommes partis quatre jours avant l’arrivée d’Irma », se souvient Colin Donihue.
En septembre, l’ouragan et ses vents à 265 km/h couchent les arbres, détruisent les pistes et soufflent les pièges à rats. Il est suivi de quelques jours par sa petite sœur, Maria, plus de 200 km/h au compteur. Une catastrophe pour les écologues locaux, une bénédiction...




                        

                        

