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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Après les trois groupes de gauche de l’Assemblée, les sénateurs socialistes saisissent le Conseil constitutionnel à propos du texte adopté définitivement par le Parlement mercredi dernier.
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Loi asile-immigration : un nouveau recours devant le Conseil constitutionnel

Après les trois groupes de gauche de l’Assemblée, les sénateurs socialistes saisissent le Conseil constitutionnel à propos du texte adopté définitivement par le Parlement mercredi dernier.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 14h40
   





                        


Le texte est loin de faire l’unanimité. Après les trois groupes de gauche de l’Assemblée nationale, les sénateurs socialistes ont annoncé, mercredi 8 août, saisir à leur tour le Conseil constitutionnel à propos du projet de loi relatif à l’asile et l’immigration, adopté définitivement par le Parlement mercredi dernier.

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« Ce texte, élaboré dans la précipitation et sans diagnostic des réformes précédentes, n’a pas réussi à faire la démonstration ni de son utilité ni de son efficacité pour répondre aux défis migratoires », écrivent-ils dans un communiqué.
Dénonçant « d’importants reculs des droits des étrangers et des demandeurs d’asile », ils interpellent le Conseil constitutionnel sur « plusieurs points majeurs ».

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Règles d’acquisition de la nationalité à Mayotte
« D’abord, nous refusons la remise en cause des règles d’acquisition de la nationalité à Mayotte », énoncent les sénateurs socialistes. « Ensuite, nous posons un refus clair et déterminé à la rétention des mineurs », « enfin, le maintien du délit de solidarité, au mépris du principe récemment consacré de fraternité est une faute politique majeure ».

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Les trois groupes de gauche de l’Assemblée nationale avaient annoncé vendredi avoir saisi le Conseil constitutionnel sur ce texte, arguant qu’il « porte atteinte au respect des droits de la défense » et « au principe d’indivisibilité de la République et au principe d’égalité : en effet, le texte remet en cause les règles essentielles et anciennes en matière de nationalité, en instaurant pour le seul cas du territoire de Mayotte, une condition relative à la régularité [avec titre de séjour] ou à la durée du séjour en France pour l’acquisition de la nationalité française d’un enfant né en France ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ L’institution table sur 0,4 % de croissance au troisième trimestre. Une accélération insuffisante pour atteindre les objectifs de réduction du déficit public du gouvernement.
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La Banque de France prévoit une légère reprise de la croissance au troisième trimestre

L’institution table sur 0,4 % de croissance au troisième trimestre. Une accélération insuffisante pour atteindre les objectifs de réduction du déficit public du gouvernement.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 13h32
   





                        


Après le trou d’air des six premiers mois de l’année, la Banque de France (BdF) a tablé, mercredi 8 août, sur une légère reprise de la croissance au troisième trimestre, toutefois insuffisante pour atteindre les objectifs du gouvernement. « Le produit intérieur brut [PIB] progresserait de 0,4 % au troisième trimestre 2018 », après 0,2 % au premier et au deuxième trimestre, a indiqué la BdF dans son point de conjoncture de fin juillet.
Après le coup de mou du premier semestre, le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, avait abaissé la semaine dernière la prévision de croissance du gouvernement, qui tablait jusqu’alors sur 2 % cette année, en estimant qu’elle ne serait « pas inférieure » à 1,8 %.
L’activité économique a été pénalisée en début d’année par une consommation en baisse, affectée par la hausse du prix du pétrole et des mesures fiscales, comme la hausse de la CSG et des taxes sur les carburants.
Le gouverneur de la BdF, François Villeroy de Galhau, avait estimé à la mi-juillet que le « trou d’air » du début d’année était « derrière nous ». Mais si le 0,4 % se confirme au troisième trimestre, le rebond pourrait s’avérer insuffisant pour atteindre le nouvel objectif gouvernemental.
« Ralentissement général »
« Avec cette prévision, il faudrait 1,3 % au quatrième trimestre pour atteindre 1,8 %, soit un taux que l’on ne connaît pas depuis des décennies », a expliqué Philippe Waechter, économiste chez Ostrum AM. Il table plutôt sur une croissance annuelle située entre 1,5 % et 1,6 %, compte tenu de la dégradation de « l’environnement international ».
« Le ralentissement français n’est pas seulement français : il est général », a estimé Charles de Courson (UDI), qui siège à la commission des finances de l’Assemblée nationale. Outre les hausses du pétrole, des taux d’intérêt et de l’euro, il faut désormais compter avec « la politique de Trump en matière de commerce international et le Brexit », a-t-il indiqué à l’AFP.
Selon l’Insee, l’« acquis de croissance » pour l’année en cours − c’est-à-dire le niveau que le PIB atteindrait si l’activité stagnait d’ici la fin de l’année − est de 1,3 %. L’organisme public prévoit 1,7 % de croissance pour l’ensemble de l’année. La Banque de France se montre plus optimiste, avec une prévision de 1,8 %.

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Cette croissance moins forte que prévu pourrait avoir des répercussions sur un autre objectif du gouvernement : celui de réduire à 2,3 % du PIB le déficit public cette année. Gérald Darmanin a confirmé il y a une semaine cet objectif, pourtant jugé optimiste par la Banque de France, qui anticipe de son côté un déficit à 2,5 %.
Pour Charles de Courson, le gouvernement n’a pas le choix : « Il y a un ralentissement économique, il y aura donc une moindre croissance. Il faut donc renforcer une politique d’économies pour tenir les déficits. »
Pour l’instant, le gouvernement n’a pas donné de pistes sur les économies qu’il pourrait annoncer à la rentrée pour tenir son engagement auprès de Bruxelles de poursuivre la réduction de la dépense publique.
Rebond du chômage
Même si le gouvernement avait élaboré son budget 2018 sur une base de 1,7 % de croissance, Charles de Courson estime que les économies nécessaires pour atteindre 2,3 % de déficit seraient « de l’ordre d’un milliard d’euros ».
« Ce sera probablement un peu plus », juge Philippe Waechter, qui craint que trop d’économies ne finissent par ralentir la croissance en fin d’année, alors qu’un rebond de la consommation est attendu avec la première réduction de la taxe d’habitation, en vue de sa suppression d’ici à 2022 pour 80 % des Français. En octobre interviendra également la deuxième phase de la suppression des cotisations salariales.
Il n’empêche que les indicateurs économiques de l’été ne sont pas très encourageants pour l’économie française. Outre le ralentissement de la croissance, le déficit commercial s’est encore aggravé en juillet, à 6,2 milliards d’euros, et le chômage a légèrement rebondi au cours du deuxième trimestre.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Dans une circonscription habituellement fidèle aux républicains, le candidat soutenu par Donald Trump mène d’une courte tête. Un résultat embarrassant pour la majorité, quelques mois avant les élections de mi-mandat.
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Etats-Unis : les républicains sauvent l’honneur dans une élection partielle, dans l’Ohio

Dans une circonscription habituellement fidèle aux républicains, le candidat soutenu par Donald Trump mène d’une courte tête. Un résultat embarrassant pour la majorité, quelques mois avant les élections de mi-mandat.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 11h08
   





                        



   


Aux Etats-Unis, les républicains ont évité de peu l’humiliation lors d’une élection pour un siège à la Chambre des représentants dans l’Ohio, l’un de leurs bastions : Troy Balderson a a priori battu de justesse le démocrate Danny O’Connor, avec 50,2 % des voix contre 49,3 %.
Il ne s’agit cependant que d’un résultat provisoire, plusieurs milliers de votes par correspondance et de provisional ballots (bulletins venant d’un électeur dont l’inscription est douteuse et doit être vérifiée dans les dix jours) restant à dépouiller. Ce qui n’a pas empêché Donald Trump de féliciter Troy Balderson, tout en s’attribuant sa nette remontée après des sondages inquiétants.
Donald Trump avait fait le déplacement samedi pour appuyer son candidat et multipliait depuis les Tweet de soutien. Son vice-président, Mike Pence, et deux de ses fils, Eric et Donald Jr, s’étaient fendus de leurs propres messages mardi. « Après mon discours samedi soir, il y a eu un gros retournement positif. Maintenant Troy remporte une grande victoire à une époque difficile de l’année pour les élections », s’est réjoui le président sur Twitter.
Trump en tête de onze points en 2016
Mais cette courte victoire républicaine lors du dernier duel avant les législatives cruciales de novembre ne suffit pas à effacer l’embarras d’avoir été mis en difficulté dans un bastion si fidèle. Les dix points d’avance au mois de juin de Troy Balderson, 56 ans, se sont évaporés dans cette banlieue aisée de la capitale de l’Etat, Columbus, une circonscription qui avait placé Donald Trump en tête de onze points lors de l’élection présidentielle de 2016.
« Cette course ne devrait même pas avoir été disputée (…) je suis très inquiet », a lancé un ancien élu républicain de la Chambre, Charlie Dent, sur CNN. « Il est évident que l’énergie est du côté démocrate. »

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Le vainqueur de cette élection partielle, liée au départ imprévu de l’élu républicain en place depuis plus de quinze ans, devra remettre en jeu son siège en novembre, lors des élections de mi-mandat durant lesquelles les 435 sièges de la Chambre des représentants, un tiers (35) du Sénat et les postes de gouverneurs de 36 Etats seront renouvelés.
Les démocrates ont plus de chance de faire basculer la majorité à la Chambre qu’au Sénat, mais ils doivent pour cela arracher 23 sièges aux républicains. Ils pourraient alors sérieusement entraver les politiques de Donald Trump et multiplier leurs efforts pour le pousser hors de la Maison Blanche.
Or les démocrates ont déjà remporté ces derniers mois plusieurs trophées électoraux marquants, en battant ou en mettant en sérieuses difficultés des républicains dans des territoires d’ordinaire favorables, comme le sud-ouest de la Pennsylvanie et l’Alabama.
Face au risque de voir sa majorité basculer, Donald Trump sillonne le pays pour soutenir les candidats républicains, moquant les prédictions. « Ils parlent d’une vague bleue. Je n’y crois pas », a ainsi tonné le président américain samedi, en référence à la couleur des démocrates aux Etats-Unis.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le député La République en marche des Bouches-du-Rhône se montre critique sur le bilan au gouvernement de Nicolas Hulot.
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François-Michel Lambert : « En matière climatique, qu’avons-nous fait en un an ? »

Le député La République en marche des Bouches-du-Rhône se montre critique sur le bilan au gouvernement de Nicolas Hulot.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 14h01
    |

                            Daryl Ramadier








                        



                                


                            

Député des Bouches-du-Rhône depuis 2012, réélu en 2017 avec l’étiquette LRM, François-Michel Lambert, ex-membre d’EELV, en rupture de ban avec le parti majoritaire, veut créer un groupe parlementaire, plus écologiste.
Vous critiquez le bilan du gouvernement en matière d’écologie, pourquoi ?
François-Michel Lambert : Nicolas Hulot répète que nous allons à la catastrophe avec le réchauffement climatique et qu’il faut s’unir. Mais ces mots semblent davantage adressés au gouvernement, dans lequel il espère encore peser, qu’au reste du monde. En fait, il est seul. Il perd de nombreux arbitrages. Les enjeux écologiques sont reportés ou minorés. Ce gouvernement semble plus préoccupé par la dette publique que par la dette écologique !
Nicolas Hulot en appelle à la « responsabilité » de chacun face à l’enjeu climatique. Un aveu d’impuissance ?
C’est terrible ! Le message du ministre, c’est : « On compte sur vous ! » Il faut donner les moyens aux citoyens de lutter contre ce fléau. Mais ils agiront d’autant mieux s’ils sentent qu’il y a un changement au niveau de l’Etat, des collectivités et des entreprises. Les ministres doivent se lever en pensant « transition écologique », sinon c’est du greenwashing [qui consiste à orienter ses actions vers un positionnement écologique] !
Il propose ce qu’il appelle une « union sacrée »…
Elle devrait commencer au gouvernement ! Les ministères doivent mettre la transition écologique au cœur de leurs priorités. Il faudrait créer un ministère de l’énergie, un autre de la biodiversité, de l’eau, etc. Nous avons été longtemps tournés vers l’homme : comment l’aider à s’épanouir ? Aujourd’hui, nous devons nous tourner vers la planète, parce que l’urgence est écologique.
M. Hulot n’était-il pas plus utile hors du gouvernement ?
Non, il était arrivé au bout d’une logique. Il lui fallait ouvrir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Retour sur une année de tergiversations pour le ministre de la transition écologique qui a, pour le moment, décidé de rester au gouvernement.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/08/2018
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Nicolas Hulot, un ministre tiraillé entre lassitude et détermination

Retour sur une année de tergiversations pour le ministre de la transition écologique qui a, pour le moment, décidé de rester au gouvernement.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 10h14
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            
Bien, mais peut mieux faire. Voilà l’appréciation qu’aurait pu accoler Edouard Philippe sur le bulletin de notes annuel de Nicolas Hulot, lors de son « entretien d’évaluation », qui s’est déroulé mi-juillet, à Matignon. « Nous devons mieux travailler avec certains ministères, notamment avec l’économie, sur les opportunités d’emplois liés à la transition énergétique. Et préparer la loi mobilité qui sera présentée début septembre », confie un proche du ministre de la transition écologique, qui a assisté à une partie des échanges, avant de laisser les deux hommes en tête à tête, comme le prévoit le rituel annuel institutionnalisé par le premier ministre.
Voilà pour les objectifs du ministre d’Etat, emblématique numéro trois du gouvernement, qui ne fait pas mystère de ses états d’âme quand il en a. Ce qui arrive souvent. Au cours de l’année, l’ancien animateur d’« Ushuaïa » a fait plusieurs fois mention de son possible départ du gouvernement, allant jusqu’à se donner « jusqu’à l’été » avant de prendre une décision. « Je reste au gouvernement », a-t-il finalement annoncé sur France Inter le 6 juin, coupant court à toute rumeur de démission. « Il est en mode “je bosse et je vais jusqu’au bout pour changer les choses” », confirme, auprès du Monde, son entourage, alors que l’intéressé est parti en vacances – « bien méritées, même s’il est joignable et disponible ».

Il faut dire que l’année n’a pas été facile pour M. Hulot. Dès le mois de novembre 2017, il est chargé d’annoncer que l’objectif de réduction de la part du nucléaire à 50 % dans l’électricité en 2025 ne sera pas tenu. Un premier désaveu pour le ministre, qui enterre une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

En janvier, il obtient l’annulation du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, mais ne met pas en scène cette « victoire politique », selon les mots de son entourage. « C’est la victoire des zadistes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Selon des documents révélés par « Mediapart », il a approuvé en 2010 et 2011 des contrats entre le port du Havre, dont il était alors membre du conseil de surveillance, et l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère.
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Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, visé par de nouvelles accusations de conflit d’intérêts

Selon des documents révélés par « Mediapart », il a approuvé en 2010 et 2011 des contrats entre le port du Havre, dont il était alors membre du conseil de surveillance, et l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 06h38
   





                        



   


Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, est de nouveau visé par des accusations de conflit d’intérêts après que des documents ont été révélés lundi 6 août par Mediapart. Le bras droit d’Emmanuel Macron a approuvé en 2010 et 2011 des contrats entre le port du Havre (GPHM), dont il était alors membre du conseil de surveillance, et l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère.
M. Kohler siégeait au conseil de surveillance du port du Havre de 2010 à 2012, comme représentant de l’Agence des participations de l’Etat (APE) aux côtés du maire de la ville, l’actuel premier ministre, Edouard Philippe. Lors de deux réunions, en septembre 2010 et 2011, M. Kohler a pris la parole et voté en faveur de contrats à venir entre GPMH et Terminal Normandie MSC (TNMSC), filiale française de l’armateur et acteur majeur de l’extension du port alors en cours, révèlent les documents publiés par Mediapart.
Pour Mediapart, « les procès-verbaux du conseil de GPMH ne laissent aucun doute : Alexis Kohler ne s’est jamais déporté quand MSC était concerné. Il a participé à toutes les délibérations, y compris celles concernant l’armateur italo-suisse. Une fois au moins, il a même voté une disposition, mettant en jeu de l’argent public, favorable à MSC ». 
Une enquête ouverte
Le site d’information avait déjà accusé M. Kohler de conflit d’intérêts au motif qu’il avait siégé à partir de 2010 au conseil d’administration de STX France (les chantiers navals de Saint-Nazaire), dont MSC était le principal client. Il avait rejoint l’armateur après août 2016 en tant que directeur financier.
Ces révélations avaient entraîné en mai l’ouverture d’une enquête du parquet national financier pour « vérifier si les règles relatives à la mise en disponibilité des agents publics ont bien été respectées » à la suite d’une plainte déposée par l’association Anticor pour « prise illégale d’intérêt » et « trafic d’influence ».

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Plusieurs ex-membres du conseil de surveillance du port du Havre ont affirmé à Mediapart « qu’ils ignoraient tout de la situation familiale d’Alexis Kohler et qu’ils sont tombés des nues quand ils ont découvert très récemment ses liens avec MSC ». Le site d’information a annoncé avoir saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) pour obtenir la déclaration d’intérêts de M. Kohler lors de sa nomination au port du Havre. Interrogé par l’Agence France-Presse, l’Elysée n’a souhaité faire « aucun commentaire » compte tenu de l’enquête en cours.
« M. Kohler ne s’est jamais trouvé ou placé en position décisionnaire ou en situation de faire valoir une opinion personnelle dans les travaux internes et délibérations concernant MSC », avait répondu fin mai l’Elysée à Mediapart.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ La cour d’appel de Paris, qui a examiné lundi soir le recours du parti de Marine Le Pen contre cette saisie ordonnée dans l’enquête sur ses assistants présumés fictifs au Parlement européen, a mis sa décision en délibéré.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                

Saisie de 2 millions d’euros d’aide publique du RN : décision le 26 septembre

La cour d’appel de Paris, qui a examiné lundi soir le recours du parti de Marine Le Pen contre cette saisie ordonnée dans l’enquête sur ses assistants présumés fictifs au Parlement européen, a mis sa décision en délibéré.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 08h52
 • Mis à jour le
07.08.2018 à 09h27
   





                        



   


Le Rassemblement national (RN, ex-Front national) sera fixé sur son sort le 26 septembre. Après avoir examiné lundi soir 6 août, à huis clos, le recours formé par le parti de Marine Le Pen contre la saisie de ses 2 millions d’euros d’aide publique, les magistrats de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris ont mis leur décision en délibéré à cette date. Cette saisie avait été ordonnée le 28 juin par les juges chargés de l’enquête sur des emplois présumés fictifs d’assistants d’eurodéputés.
« Nous allons serrer les dents, mais l’atteinte démocratique liée à cette décision de saisie est historique et gravissime dans ses conséquences », a tweeté Marine Le Pen lundi soir, remerciant « du fond du cœur » les « donateurs qui nous permettent d’ores et déjà d’assurer les salaires et le loyer fin août mais jusqu’au 26 septembre, le RN devra limiter ses activités ». Pour renflouer ses caisses, le RN a lancé un appel aux dons qui lui a permis de récolter environ 500 000 euros.
Employés du parti payés par l’UE
La confiscation de la dotation a été décidée par les juges Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke qui enquêtent depuis fin 2016 sur un possible système organisé par le parti pour faire prendre en charge par le Parlement européen des salaires d’employés du parti, via des contrats d’assistants parlementaires présumés fictifs. Dans leur ordonnance, les juges d’instruction ont justifié cette mesure par l’endettement du parti et, par conséquent, par un risque de « dissipation » des sommes.

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L’information judiciaire, ouverte pour « abus de confiance » et « escroquerie en bande organisée », cible 17 députés et les contrats d’une quarantaine de collaborateurs. Préjudice évalué par le Parlement européen : 6,8 millions d’euros entre 2009 et 2017, sur deux mandatures.
Début juillet, quatorze mises en examen avaient été prononcées dans ce dossier dont celles du parti, de sa présidente Marine Le Pen et de l’eurodéputé Nicolas Bay, pressenti pour conduire la liste du RN aux prochaines élections européennes en 2019.
Lundi matin sur France Inter, ce dernier a dit attendre de la justice qu’elle « fasse du droit et (…) pas de la politique », dénonçant une décision des juges « qui met en danger de mort (…) la première force politique d’opposition dans notre pays ».

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Le gouvernement veut faire payer les indemnités journalières d’arrêt-maladie aux patrons

Il ne s’agit à ce stade que d’une piste, mais elle inquiète au plus haut point les trois principales organisations patronales.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
07.08.2018 à 17h58
    |

            Bertrand Bissuel et 
Sarah Belouezzane








                        



                                


                            
Le gouvernement veut tellement être « disruptif » qu’il donne l’impression de prendre le contre-pied de sa politique pro-entreprise. Démonstration en est faite avec cette idée, très inattendue, qui émerge dans la perspective de la prochaine loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2019 : transférer aux employeurs une partie du coût lié aux arrêts de travail. Il ne s’agit à ce stade que d’une piste, récemment révélée par Les Echos, mais elle inquiète au plus haut point les trois principales organisations patronales : le Medef, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et l’Union des entreprises de proximité (U2P) ont d’ailleurs rédigé, le 31 juillet, un courrier commun au premier ministre pour exprimer leur désapprobation.
A l’heure actuelle, quand un salarié cesse de travailler pour une raison médicale, la « Sécu » lui verse des indemnités journalières (IJ) après un « délai de carence » de trois jours. Selon Les Echos, l’exécutif envisagerait de faire payer par les entreprises les IJ consécutives à des arrêts d’une semaine maximum (autrement dit, les indemnités accordées pour la période allant du quatrième au septième jour d’absence). Montant de la facture : environ 900 millions d’euros par an.
« Ce sont des chiffres que je ne confirme pas », a déclaré, le 3 août, sur RTL, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin. Mais il a reconnu que ses deux collègues en charge de la santé et du travail, Agnès Buzyn et Muriel Pénicaud, conduisaient une « concertation » sur cette thématique avec le patronat et les syndicats : « Il n’y a pas de sujet tabou », a-t-il complété. « Je pense qu’il faut que l’on [en] discute avec les partenaires sociaux », a confié, le même jour, Mme Pénicaud sur Franceinfo, en précisant que les IJ « explosent » : il faut « comprendre le pourquoi ».
Améliorer la qualité de vie
En 2017,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Principaux bénéficiaires de ces aides, les jeunes ménages reçoivent en moyenne 395 euros par mois, ce qui représente 26 % de leur revenu.
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D’une génération à l’autre, le poids des aides financières pèse lourd

Principaux bénéficiaires de ces aides, les jeunes ménages reçoivent en moyenne 395 euros par mois, ce qui représente 26 % de leur revenu.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 06h15
    |

            Jérôme Porier








                        



   


La moitié des ménages a apporté une aide financière à un autre ménage au cours des deux mois précédant la vaste enquête « Budget de famille » réalisée par l’Insee en 2011, qui a été minutieusement décortiquée par le Cercle de l’épargne, think tank dédié à l’épargne, la retraite et la prévoyance.
L’aide moyenne apportée représente environ 4 % des revenus des ménages, soit 36 milliards d’euros. « L’aide financière entre ménages est soit directe, sous la forme d’un transfert monétaire, soit indirecte, sous la forme d’une prise en charge de certaines dépenses », précise Philippe Crevel, fondateur du Cercle de l’épargne.

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A eux seuls, les transferts monétaires représentent 19,1 milliards d’euros, dont 60 % sont versés de manière occasionnelle. Près d’un ménage sur cinq a effectué ainsi un versement occasionnel d’argent, pour un montant moyen de 370 euros. Le versement régulier d’argent est moins fréquent puisqu’il est pratiqué par seulement 8 % des ménages.
Les aides non monétaires peuvent être la fourniture de biens alimentaires (22 % des cas), de vêtements (14 % des cas), de chaussures (14 %), etc. Elles peuvent également consister en un prêt gratuit d’un logement ou d’une partie d’un logement (14 %).
Les plus généreux : les cinquantenaires
Les jeunes générations (celles de moins de 40 ans) reçoivent les trois-quarts de ces aides monétaires entre ascendants et descendants en ligne directe. Elles proviennent d’abord de leurs parents âgés de 40 à 59 ans, puis de leurs parents ou grands-parents âgés de 60 ans ou plus. « Les générations « pivot », aux âges intermédiaires, c’est-à-dire entre 40 et 59 ans, donnent à leurs enfants deux fois plus qu’elles ne reçoivent de leurs propres parents », ajoute M. Crevel.

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Avant 45 ans, le montant total des aides qu’ils versent avoisine 130 euros en moyenne en deux mois. A cette période de la vie où les contraintes financières sont plus importantes (arrivée des enfants, achat immobilier, etc.), les dépenses sont essentiellement destinées aux membres du ménage.
A partir de 45 ans, la situation change : les ménages commencent à donner davantage, et le montant des aides atteint son pic à 50-54 ans : 340 euros en moyenne en deux mois, soit 5 % du revenu moyen des donateurs de cette tranche d’âge. C’est l’année de leur départ du foyer parental que le soutien financier aux enfants est le plus élevé. Il s’élève à 1 070 euros en deux mois (contre 280 euros pour les ménages de 50-54 ans dont aucun enfant n’a déménagé en cours d’année).
Principaux bénéficiaires : les moins de 25 ans
Près de 80 % des moins de 25 ans perçoivent des aides. Sans aide, les jeunes auraient un niveau de vie égal à seulement 52 % de la moyenne de la population. Or, l’écart constaté n’est que d’un tiers. Les jeunes ménages reçoivent en moyenne 790 euros sur deux mois (soit 395 euros par mois), ce qui représente 26 % de leur revenu. Les parents sont amenés à financer le logement, certaines dépenses en biens et services de loisirs, de vêtements et en repas.
« L’entraide familiale joue donc un rôle crucial au moment de l’installation des jeunes ménages, mais elle intervient aussi dans les situations de monoparentalité, par exemple après une rupture conjugale ou un décès du conjoint », ajoute M. Crevel. Ainsi, les familles monoparentales sont plus souvent aidées que les autres types de ménages.

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En 2011, 43 % de ces familles perçoivent une aide financière. Les familles monoparentales bénéficient également plus souvent de versements rendus obligatoires sur décision judiciaire (principalement des pensions alimentaires). Selon l’enquête de l’Insee, près d’une famille monoparentale sur six en bénéficie, pour un montant annuel moyen de 4 000 euros en 2011, soit 14 % de leurs ressources. Malgré ces transferts, le niveau de vie des familles monoparentales reste plus faible que celui des autres ménages.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Les membres du gouvernement se retrouveront le 22 août, pour le premier conseil des ministres de rentrée. D’ici là, il faut « se reposer » tout en restant « en veille permanente ».
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Deux semaines de vacances studieuses pour les ministres

Les membres du gouvernement se retrouveront le 22 août, pour le premier conseil des ministres de rentrée. D’ici là, il faut « se reposer » tout en restant « en veille permanente ».



Le Monde
 |    06.08.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
07.08.2018 à 06h39
    |

            Virginie Malingre








                        


Prendre de la distance. A la sortie du dernier conseil des ministres de la saison, vendredi 3 août, Emmanuel Macron a été formel : les vacances sont faites avant tout pour « se reposer ». Même si le chef de l’Etat a également incité les membres du gouvernement à rester « en veille permanente pour préparer la rentrée ».
Après une année de travail intense, le président de la République, son premier ministre, Edouard Philippe, et tous les ministres ont donc pris le chemin des villégiatures. Loin de Paris et des derniers soubresauts de l’affaire Benalla. A la merci d’un incendie ravageur ou d’une canicule meurtrière, ils savent néanmoins qu’on peut les rappeler à tout moment, si l’actualité l’exige. « Un ministre de l’intérieur n’est jamais vraiment en vacances », juge-t-on Place Beauvau. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, qui devait partir pour le Vercors avant de rejoindre le Sud-Ouest, avec sa famille, tient à faire savoir qu’il reste à pied d’œuvre.
Même vigilance pour Agnès Buzyn. La ministre de la santé ne devait quitter Paris que lundi 6 août, pour veiller sur les Français en ces temps de fortes chaleurs. Son dernier week-end parisien fut studieux, entre les Gay Games, qui rassemblent des sportifs homosexuels dans la capitale, et une visite au service pédiatrique de Necker. Mme Buzyn a déjà prévu de visiter un autre hôpital sur son lieu de vacances, en Corse. Elle n’a pas l’intention de débrancher, « bien au contraire », précise son entourage.

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Le secrétaire général du gouvernement, Marc Guillaume, a demandé à tous les ministres d’être joignables et de pouvoir revenir rapidement en cas de problème. Pour autant, rien ne les empêche de quitter la France, contrairement à ce que Nicolas Sarkozy avait voulu imposer à ses troupes. « Alain Juppé [qui était alors aux affaires étrangères] lui avait rétorqué : “Je pars où je veux” », s’esclaffe un conseiller de Matignon. Quoi qu’il en soit, « la continuité de l’Etat est assurée dans les cabinets ministériels », précise Matignon.
Si tous se disent mobilisables, certains assument plus que d’autres leur besoin de détente. Edouard Philippe, qui souhaite rester discret sur sa destination aoûtienne, n’a pas « les vacances honteuses », fait-on savoir à Matignon. Le chef du gouvernement, auteur d’un ouvrage sur la littérature (Des hommes qui lisent, JC Lattès, 2017), est parti avec quatre livres, dont deux parlent d’histoires de conquête et d’Italie – La San-Felice, écrit par Alexandre Dumas durant son séjour à Naples, et The Normans in the South, de l’historien britannique John Julius Norwich, qui revient sur la période normande de la Sicile. L’ancien maire du Havre emporte aussi avec lui Une Odyssée, de l’écrivain américain Daniel Mendelsohn, qui plonge dans la complexité des relations père-fils avec, comme toile de fond, une analyse littéraire de l’épopée d’Ulysse, et L’Insoutenable Légèreté de l’être, de Milan Kundera.
Le goût de la détente
« Toute l’année, le président et le premier ministre dictent mon agenda, pendant les vacances, ce sont mes enfants », âgés de 4 et 6 ans, sourit de son côté Benjamin Griveaux, qui ne boude pas son plaisir. « Ma femme lit beaucoup, elle m’a sélectionné des romans pour l’été », poursuit le porte-parole du gouvernement. A commencer par son « coup de cœur » de l’année, Le Lambeau (Gallimard), du journaliste Philippe Lançon, rescapé des attentats de Charlie Hebdo. Dans un genre plus léger, le ministre s’est quand même choisi une lecture, La Terre des morts (Albin Michel), de Jean-Christophe Grangé, « sur les bas-fonds érotico-sexuels parisiens ». Quel bonheur de « lire autre chose que des notes ! », sourit-il.
« Les vacances, c’est aussi un moment pour prendre du recul. Et je pars avec des amis qui ne sont pas du tout dans la sphère politique », dit encore M. Griveaux. Après quelques jours dans sa Bourgogne natale et sa maison à Givry, il goûtera aux plaisirs de la plage, près de Ramatuelle, dans le Var. Au programme, « tennis et châteaux de sable », précise-t-il, sans dire s’il suivra les recommandations de la secrétaire d’Etat Brune Poirson de bien choisir sa crème solaire pour ne pas abîmer les coraux.

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« Prendre du recul », c’est aussi ce dont se réjouit Muriel Pénicaud, qui a prévu de se partager, avec famille et amis, entre sa maison dans la baie de Somme, le nord de l’Italie et le Sud-Ouest. Marcher, nager, s’adonner à son hobby favori, la photo : la ministre du travail a le goût de la détente. Et pour mieux déconnecter, elle s’est acheté un recueil de poésie japonaise.
De son côté, Marlène Schiappa n’a pas envie de décrocher. A Marseille, dans sa belle-famille, où elle passera sa première semaine de congés, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes a déjà prévu une réunion avec Alexandra Louis, rapporteuse de la loi sur les violences sexuelles et sexistes, qui vient d’être votée à l’Assemblée nationale. En Corse, Mme Schiappa compte écrire et réfléchir à son prochain livre. « Mon père sera là, il écrira son livre sur l’anticléricalisme, et mon mari travaillera à un livre sur le management », explique-t-elle. Vacances studieuses, donc, pour toute la famille.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le taux d’emploi des plus de 55 ans a fortement augmenté ces dernières années. Toutefois, ils se retrouvent confrontés à un marché du travail de plus en plus hostile. Un constat partagé par le service des statistiques du ministère du travail (Dares) et l’Insee.
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L’emploi des seniors augmente, la précarité aussi

Le taux d’emploi des plus de 55 ans a fortement augmenté ces dernières années. Toutefois, ils se retrouvent confrontés à un marché du travail de plus en plus hostile. Un constat partagé par le service des statistiques du ministère du travail (Dares) et l’Insee.



Le Monde
 |    06.08.2018 à 09h13
 • Mis à jour le
06.08.2018 à 14h18
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            
Alors qu’une nouvelle réforme des retraites se profile à l’horizon, le service des statistiques du ministère du Travail (Dares) et l’Insee se sont opportunément penchés sur la situation de l’emploi chez les seniors. Ces deux organismes ont livré leurs analyses, parues à quelques jours d’intervalle en juillet. Et font le même constat : l’emploi des seniors explose, alors que cette classe d’âge connaît toujours autant de difficultés à retrouver un travail – stable de surcroît. Paradoxal ? En apparence seulement.
La difficulté à retrouver un emploi reste plus importante chez les 55-64 ans que chez les autres catégories d’âge
Premier constat : entre 2007 et 2014, le taux d’emploi des 55-64 ans a bondi de plus de 10 points, passant de 35,4 % à 47,4 %, relève le service des statistiques du ministère du Travail dans un document d’études (lien vers PDF) publié le 24 juillet dernier. Bémol : cette augmentation est due non pas à une augmentation des recrutements des profils seniors, mais à la « diminution relative du nombre de départs », selon la Dares ; en clair, à leur maintien dans l’entreprise qui les emploie.
C’est la conséquence des multiples réformes engagées par les gouvernements successifs visant à maintenir les seniors en activité. En tête de liste, « l’extinction progressive des préretraites et [le] durcissement des conditions de départ en retraite », souligne le service des statistiques du ministère du Travail.

La difficulté à retrouver un emploi reste plus importante chez les 55-64 ans que chez les autres catégories d’âge. Pour preuve, « la part des seniors dans les mouvements de main-d’œuvre est sensiblement inférieure à leur part dans l’emploi », pointe l’étude. Alors que cette classe d’âge occupe à elle seule 28 % des emplois, les plus de 50 ans représentent seulement 15 % des mouvements de main-d’œuvre en 2014 dans le secteur privé (hors agriculture et intérim).
Les fins de CDD, premier motif de départ
« L’ampleur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Agé de 40 ans, le porte-parole du gouvernement dira au printemps 2019 s’il est candidat aux municipales. En attendant, il affûte ses armes
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Les discrets préparatifs de Benjamin Griveaux pour sa bataille de Paris

Agé de 40 ans, le porte-parole du gouvernement dira au printemps 2019 s’il est candidat aux municipales. En attendant, il affûte ses armes



Le Monde
 |    06.08.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
06.08.2018 à 17h36
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            

Calé dans un fauteuil de cuir, à l’abri entre les murs lambrissés de son bureau de secrétaire d’Etat, rue de Grenelle à Paris, Benjamin Griveaux ne donne pas le sentiment de vouloir raccrocher les gants de boxe. Pourtant, en cette journée ensoleillée de fin juillet, la trêve estivale – qui le verra rejoindre le sud de la France – approche. Avant de partir en vacances, le porte-parole du gouvernement a été contraint, en pleine affaire Benalla, de défendre l’Elysée sous la mitraille, de studios radio en plateaux de télévision. Mais l’ancien strauss-kahnien, âgé de 40 ans, donne le sentiment de s’échauffer pour un autre match : la conquête de la Mairie de Paris en 2020. « Je dirai au printemps 2019 si je suis candidat », temporise-t-il.
Si tel était le cas, M. Griveaux quitterait le gouvernement pour se lancer dans la campagne. « Si je devais décider de me présenter, j’y serais à 100 %, c’est évident », insiste-t-il. Encore faut-il qu’Emmanuel Macron le laisse monter sur le ring. Jusqu’ici, l’Elysée n’a donné aucun signe. Le 22 juin, le secrétaire d’Etat s’est entretenu longuement en tête à tête avec le président au sujet de Paris. « Rien n’est décidé », balaie celui qui s’emploie depuis plusieurs mois à asseoir son autorité au sein de la Macronie parisienne.
Au printemps, il a convaincu le chef de l’Etat de lui laisser carte blanche pour préparer un plan de bataille, enrôlant élus et militants dans l’organisation de la future campagne. Il a notamment mis en place un commandement resserré autour d’un « comité de pilotage » composé de douze membres, dont trois députés, trois élus macronistes et six des quinze référents, représentant la base militante dans la capitale. « Le “copil” n’est pas un outil au service d’une candidature », précise Anne Lebreton, élue (La République en marche, LRM) du 4e arrondissement, qui en fait partie.
M. Griveaux ne siège pas au « comité de pilotage »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Deux élus parisiens, Benjamin Djiane, apparenté PS, et Vincent Baladi, divers droite, appellent, dans une tribune au « Monde », à dépasser les clivages partisans afin de lutter efficacement contre l’insécurité dans la capitale.
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« L’heure est venue de créer une police municipale parisienne »

Deux élus parisiens, Benjamin Djiane, apparenté PS, et Vincent Baladi, divers droite, appellent, dans une tribune au « Monde », à dépasser les clivages partisans afin de lutter efficacement contre l’insécurité dans la capitale.



Le Monde
 |    06.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
06.08.2018 à 08h19
    |

Benjamin Djiane et Vincent Baladi (élus parisiens, respectivement apparenté PS et divers droite)







                        



                                


                            

Tribune. Contrairement à ce qui a pu être dit ici ou là, le dernier Conseil de Paris des 2,3 et 4 juillet n’a rien tranché d’une épineuse question. Au contraire, il a écrit une nouvelle page de cette sempiternelle « saga », celle de la création d’une police municipale. Alors que la question lui était posée, la majorité municipale vient, à nouveau, de rejeter cette idée, préférant – comme toujours dans les situations où l’on ne veut pas décider – lancer un « grand audit » de la sécurité des Parisiens, c’est-à-dire élever une immense montagne qui, on peut le craindre, accouchera d’une souris.

C’est une perte de temps. Une de plus. Un manque de courage également. Car l’heure est venue de créer une police municipale parisienne, sans tergiverser, en dépassant toutes les réticences dogmatiques, en allant également au-delà des clivages partisans, comme nous nous efforçons ici de le faire en cosignant ce texte. Nous devons avoir pour ambition une large adhésion, à droite comme à gauche, parce qu’une telle réforme engage la Ville de Paris, non pas pour une mandature, mais vers un changement structurel, lourd budgétairement, mais indispensable.
Les policiers nationaux font déjà énormément
Nous sommes en effet passés, ces dernières années, au rythme des transferts réguliers de compétences, d’une situation où la préfecture de police faisait tout, à une situation où la Ville de Paris doit remplir davantage de missions – circulation et stationnement, salubrité publique, bruits de voisinage, occupation illicite de l’espace public, prévention et répression des incivilités – sans pour autant s’être dotée des moyens humains adaptés. Si bien que nous nous trouvons dans la pire des configurations : l’entre-deux, c’est-à-dire moins de missions pour la police nationale (en tout cas sur le papier) et pas de police municipale, pour autant, pour prendre véritablement le relais. La conséquence ? Une dégradation de la tranquillité et de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le recours déposé par le parti de Marine Le Pen contre cette saisie, ordonnée dans l’enquête sur ses assistants présumés fictifs au Parlement européen, doit être étudié lundi.
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Le RN veut faire annuler la saisie de 2 millions d’euros d’aide publique

Le recours déposé par le parti de Marine Le Pen contre cette saisie, ordonnée dans l’enquête sur ses assistants présumés fictifs au Parlement européen, doit être étudié lundi.



Le Monde
 |    06.08.2018 à 06h04
 • Mis à jour le
06.08.2018 à 08h34
   





                        



   


Le Rassemblement national (RN) joue gros, lundi 6 août, devant la justice : brandissant la menace d’un dépôt de bilan, le parti, ex-Front national (FN) devenu RN, va tenter de faire annuler la saisie de 2 millions d’euros d’aides publiques ordonnée dans l’enquête sur ses assistants présumés fictifs au Parlement européen.
Les magistrats de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris se pencheront à huis clos sur le recours déposé par le parti de Marine Le Pen contre cette saisie judiciaire en date du 28 juin.
En rendant publique cette mesure le 8 juillet, le parti a crié à l’« assassinat politique ». Il a agité la menace d’une cessation de paiements s’il ne récupérait pas cette somme représentant une partie de l’acompte qui devait lui être versée en juillet au titre de l’aide d’Etat calculée selon ses résultats aux législatives, soit une manne de 4,5 millions d’euros par an.
Pour renflouer ses caisses, le parti a lancé un appel aux dons au nom du « pluralisme », qui lui a permis de récolter quelque 500 000 euros. Mais « le compte n’y est pas », a estimé jeudi Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement national.

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L’affaire des assistants parlementaires
Le gel de la dotation a été décidé par les juges d’instruction Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke qui enquêtent depuis fin 2016 sur un possible « système » organisé par le parti et sa présidente Marine Le Pen pour faire prendre en charge par le Parlement européen des salaires du parti, via des contrats d’assistants parlementaires présumés fictifs.
Le parti, « de manière concertée et délibérée, a organisé le système de détournement de ces fonds européens à son profit », écrivent-ils dans leur ordonnance qu’a pu consulter l’AFP. Le dossier totalisait début juillet quatorze mises en examen dont celles du Rassemblement national ; de l’eurodéputé Nicolas Bay, pressenti pour conduire la liste du RN aux prochaines élections européennes en 2019 ; et des ex-élus Marine Le Pen et son compagnon Louis Aliot.

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L’information judiciaire, ouverte pour « abus de confiance » et « escroquerie en bande organisée », cible 17 députés et les contrats d’une quarantaine d’assistants parlementaires. Préjudice évalué par le Parlement européen : 6,8 millions d’euros entre 2009 et 2017, sur deux mandatures.
« Coup d’Etat »
Cette saisie pénale, mesure utilisée dans les affaires de criminalité organisée et de grande délinquance financière, est une première pour un parti politique. Dans leur ordonnance, les magistrats la justifient par l’endettement du parti et le risque en conséquence d’une « dissipation » des sommes.
« Il est à craindre que cette somme soit affectée au remboursement d’emprunts (...) et qu’en cas de condamnation à payer des dommages et intérêts au Parlement européen ou à une amende, ceux-ci ne puissent pas être recouvrés », argumentent les juges, concluant au caractère « non disproportionné » de cette confiscation conservatoire.
« Coup d’Etat » des juges, « peine de mort » contre le RN, « persécution » : Marine Le Pen a multiplié les attaques contre cette décision. Sur le plan judiciaire, le RN affirme que la saisie n’a « aucun fondement légal ». « La subvention d’Etat versée par le ministère de l’intérieur à tous les partis n’est pas confiscable car elle n’a aucun lien direct avec l’abus de confiance reproché au Rassemblement national », déclare Rodolphe Bosselut, avocat de Marine Le Pen.
Le RN fait valoir aussi que le Parlement européen a déjà lancé des procédures pour récupérer les sommes liées à des emplois présumés fictifs d’assistants, mais seuls sept élus sont concernés par ce recouvrement. La décision des magistrats de la cour d’appel devrait être rendue rapidement. Selon des sources proches du dossier, le parquet général demande la confirmation de la saisie dans ses réquisitions écrites.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Soucieux de déminer, le gouvernement a décidé de ne pas publier le rapport sur la réforme de l’Etat produit par le Comité action publique 2022.
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« CAP22 », des ors de Matignon à l’enterrement sans fleurs ni couronnes

Soucieux de déminer, le gouvernement a décidé de ne pas publier le rapport sur la réforme de l’Etat produit par le Comité action publique 2022.



Le Monde
 |    04.08.2018 à 10h01
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            

Quand tout commence, à l’automne 2017, le scénario est bien huilé. C’est un modèle de grand œuvre technocratique, de ceux dont la France garde jalousement le secret. Et le sujet, ce qui ne gâche rien, est une passion française : l’Etat. « CAP22 », c’est le grand projet d’Emmanuel Macron, qui s’était engagé à baisser la dépense publique d’au moins trois points de PIB d’ici à la fin du quinquennat. Mais le plan de bataille, pourtant pensé dans ses moindres détails, n’a cessé d’échapper à son initiateur.

Telle est l’invraisemblable histoire du « Comité action publique 2022 », dont le vrai-faux rapport explosif alimente la chronique depuis un an. Au début, il y a donc la volonté du plus jeune président de la Ve République de transformer l’Etat, censé rendre un service meilleur et moins coûteux. Un défi de taille, mais il n’est de problème que l’esprit cartésien français ne puisse traiter. Cette fois, la méthode sera « radicalement différente », promet le premier ministre, Edouard Philippe. Plus de rabot, mais des réformes qui dégageront des économies. Pour la première fois, assure Matignon, l’Etat investit même dans le changement : 700 millions d’euros financeront des projets de transformation tout au long du quinquennat.
En octobre 2017, le gouvernement lance donc le processus en grande pompe. C’est sous les ors de l’ancienne salle à manger de l’hôtel de Matignon, aujourd’hui appelée « salle du conseil », que la grand-messe est organisée. Le lieu est imposant : des dorures du XIXe siècle encadrent des médaillons évoquant les fables de La Fontaine ; une immense tapisserie des Gobelins illustre l’histoire de Don Quichotte. Peut-être aurait-il fallu y voir un avertissement sur la vanité des entreprises humaines…
Usine à gaz
Si le gouvernement voit grand, la genèse de la réforme ne brille pourtant pas par son originalité : une fois de plus, c’est une bonne vieille commission d’experts qui est appelée à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ La croissance de 2017 avait permis de réduire le déficit à 2,6  %, mais le faible dynamisme de l’économie cette année oblige l’exécutif à accélérer la réduction des dépenses.
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Dépenses publiques  : le gouvernement au pied du mur

La croissance de 2017 avait permis de réduire le déficit à 2,6  %, mais le faible dynamisme de l’économie cette année oblige l’exécutif à accélérer la réduction des dépenses.



Le Monde
 |    04.08.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
04.08.2018 à 09h06
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            

Le style est poétique, mais le message est clair. Il faut « réparer la toiture tant que le soleil brille », recommande le Fonds monétaire international à la France dans une note publiée le 26 juillet : le pays doit profiter du beau temps économique pour mettre de l’ordre dans ses comptes. Quelques jours plus tard, le temps semble avoir déjà tourné.
Au micro de BFM-TV-RMC, mardi 31 juillet, le ministre de l’économie n’a pas le cœur à badiner. Le chiffre de la croissance au deuxième trimestre est « décevant », reconnaît Bruno Le Maire. Quatre jours plus tôt, l’Insee a livré ses statistiques économiques : après une année 2017 dynamique, 2018 a débuté sur un trou d’air. Le produit intérieur brut français (PIB) n’a progressé que de 0,2 % d’avril à juin, le même taux qu’au premier trimestre. Le ministre prévient : il faudra « réviser notre perspective de croissance pour 2018 ». Le gouvernement comptait sur 2 %. Ce sera sans doute moins. Histoire de ne pas alimenter la sinistrose, Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, s’est voulu rassurant, mercredi 1er août à l’Assemblée nationale : « Il faut attendre la fin du mois d’août, peut-être même le début du mois de septembre, pour être assurés du changement du taux de croissance (…) qui, quoi qu’il arrive, ne serait pas inférieur à 1,8 %. » De même, a-t-il ajouté, « nous ne changeons pas notre objectif de 2,3 % de déficit ».
Il est trop tôt pour savoir si ces mauvaises nouvelles ne sont qu’une averse d’été ou si ­elles augurent un automne pluvieux. Mais qu’importe… Ces résultats compliquent la tâche du gouvernement, en pleine préparation du projet de loi de finances pour 2019. Bercy tablait sur une croissance de 1,9 %. Cette prévision apparaît de plus en plus irréaliste. Or, plus la croissance sera poussive, plus l’engagement qu’a pris le gouvernement de réduire la dépense publique sera difficile à tenir.

« Stratégie...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Lorsque le rendement attendu des capitaux placés est nettement supérieur au coût de l’endettement, mieux vaut parfois emprunter, expliquent les experts de Cyrus Conseil à un lecteur.
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« L’acquéreur d’un logement pouvant obtenir un taux très bas peut avoir intérêt à s’endetter »

Lorsque le rendement attendu des capitaux placés est nettement supérieur au coût de l’endettement, mieux vaut parfois emprunter, expliquent les experts de Cyrus Conseil à un lecteur.



Le Monde
 |    04.08.2018 à 05h15
    |

Jérôme Porier (avec la société Cyrus Conseil)







                        



   


Question de lecteur. En raison de la faiblesse actuelle des taux d’intérêt, beaucoup d’acheteurs immobiliers sont tentés de recourir massivement à l’emprunt pour financer leur acquisition plutôt que de puiser dans leur bas de laine. En réponse à une question d’un lecteur, Cyrus Conseil précise pour Le Monde Argent l’intérêt de cette stratégie.
« Je vais prochainement vendre mon appartement. Il devrait me rester de cette vente, l’emprunt remboursé, un peu plus de 700 000 euros. Plutôt que d’utiliser cette somme pour payer comptant ma nouvelle résidence principale, je projette de placer cet argent sur des contrats d’assurance-vie, en utilisant les rachats partiels mensualisés pour rembourser le nouvel emprunt. Est-ce une bonne stratégie ? »
Le point d’équilibre de cette équation correspond au coût de l’endettement (taux d’intérêt de l’emprunt et, le cas échéant, de l’assurance-décès) et au rendement attendu des capitaux placés au lieu de les avoir investis dans l’acquisition du bien.
Il faut de surcroît prendre en compte le fait que, fiscalement, les intérêts d’emprunt ne seront pas pris en compte comme une charge déductible et constituent une charge fixe sans avantage particulier, et que les rachats des contrats d’assurance-vie seront fiscalisés à 30 % dans le cadre du prélèvement forfaitaire unique (PFU).

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                Carte bancaire à l’étranger : la bonne stratégie pour limiter les frais



Dans votre cas, il pourrait être intéressant de mettre en place un endettement si le taux d’intérêt négocié est vraiment très bas. Si vous consacrez une partie des capitaux issus de la vente de votre actuelle résidence principale à des investissements à plus long terme pour obtenir une rentabilité supérieure, nous vous conseillons de créer deux compartiments en plaçant une partie de vos capitaux à plus court terme pour permettre le paiement des premières années d’échéance et une partie à plus long terme pour aller chercher une rentabilité meilleure.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Président, la vie d’après (6/6). Moqué durant sa présidence, l’ex-chef de l’Etat est reparti sur les routes de France pour une tournée de dédicaces. En vue d’un éventuel retour ? Il ne dément pas…
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Lors de l’affaire Benalla, les élus Les Républicains ont avancé groupés face à l’exécutif alors que le patron du parti, Laurent Wauquiez, est resté en retrait.
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La droite renoue avec le plaisir du collectif

Lors de l’affaire Benalla, les élus Les Républicains ont avancé groupés face à l’exécutif alors que le patron du parti, Laurent Wauquiez, est resté en retrait.



Le Monde
 |    03.08.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
04.08.2018 à 00h33
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Rangez les solistes, place aux chœurs ! Lors de l’affaire Benalla, le parti Les Républicains (LR) a appris à faire chanter ses ouailles de concert. Ses ténors ont (presque) tous entonné le même refrain. Ses parlementaires ont occupé le devant de la scène pour acculer un pouvoir désorienté. Certains députés et sénateurs se sont révélés aux yeux du grand public à la faveur des commissions d’enquête parlementaires, comme Philippe Bas au Sénat ou Guillaume Larrivé à l’Assemblée nationale. Et le président de LR, Laurent Wauquiez, s’est même montré discret, ce qui n’a pas manqué de ravir ses contempteurs. « Une fois n’est pas coutume, ça a été bien géré », note dans un sourire Bruno Retailleau, président du groupe des sénateurs LR, à propos de ce tableau d’ensemble.
Il faut dire que la droite, qui dispose du premier groupe d’opposition à l’Assemblée nationale et tient la majorité au Sénat, se trouvait en bonne position pour faire valoir ses arguments au cours de cette crise. Premier motif de satisfaction : LR a tout d’abord poussé – avec l’aide de la gauche – au report de l’examen de la réforme constitutionnelle, qui était en cours au Palais-Bourbon. « Les élus de la majorité refusaient d’aborder l’affaire Benalla, ils étaient enfermés dans une bulle. Nous avons dû bloquer les débats pour leur faire comprendre qu’il y avait un problème, rembobine Pierre-Henri Dumont, député LR du Pas-de-Calais. Les marcheurs sont en train d’oublier d’où ils viennent : il y a un an, ils auraient brandi cette affaire, dénoncé les passe-droits, les abus de pouvoir, etc. » 
« C’est bien qu’il soit resté en retrait, c’était à nous de faire le job »
Pure coïncidence, Laurent Wauquiez était l’invité de la matinale d’Europe 1 au lendemain des révélations du Monde, le 18 juillet, au sujet du collaborateur d’Emmanuel Macron. L’occasion pour le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes de réclamer au chef de l’Etat de « s’exprimer » sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ La ministre du travail va s’atteler à partir de la rentrée, à la négociation d’une nouvelle convention sur les règles de l’assurance-chômage.
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Unédic : un automne studieux pour les partenaires sociaux

La ministre du travail va s’atteler à partir de la rentrée, à la négociation d’une nouvelle convention sur les règles de l’assurance-chômage.



Le Monde
 |    03.08.2018 à 11h15
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
L’automne prochain ne sera pas la saison du répit, pour la ministre du travail, Muriel Pénicaud, et les membres de son cabinet. Après avoir été absorbée, durant une année, par deux réformes majeures (la réécriture du code du travail, en 2017, puis la loi « avenir professionnel », adoptée définitivement mercredi 1er août), l’ex-DRH de Danone va s’atteler, à partir de la rentrée, à un autre dossier sensible : la négociation d’une nouvelle convention Unédic sur les règles de l’assurance-chômage.
Ce chantier résulte d’un souhait exprimé, le 9 juillet, par Emmanuel Macron devant le Congrès à Versailles. Un souhait totalement inattendu pour deux raisons. D’abord, les partenaires sociaux s’étaient entendus, en 2017, sur les conditions d’indemnisation des demandeurs d’emploi dans une convention qui devait s’appliquer jusqu’en octobre 2020. En outre, le projet de loi « avenir professionnel » prévoyait, initialement, que les branches devaient discuter de mécanismes pour combattre la précarité – l’exécutif se réservant la possibilité, en cas d’échec des tractations, de créer un bonus-malus ayant pour effet d’augmenter les cotisations des entreprises où les CDD prolifèrent.
Le bonus-malus n’est pas cité explicitement
Ce plan de marche a donc été entièrement revu, durant l’examen au Sénat du projet de loi « avenir professionnel ». Le gouvernement a, en effet, déposé un amendement au texte, le 10 juillet, le lendemain du discours de M. Macron. Il indique que, « après concertation » avec les partenaires sociaux, un « document de cadrage » est transmis à ces derniers afin qu’ils négocient une nouvelle convention Unédic. Le but est de faire évoluer les règles de manière à « lutter contre la précarité et [à] inciter les demandeurs d’emploi au retour à l’emploi ». Le bonus-malus n’est pas cité explicitement, mais l’exécutif attend du patronat et des syndicats qu’ils trouvent des solutions à la hauteur du problème. Sinon, prévient-on...




                        

                        

