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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Depuis 2016, le sans-abri racontait avec humour sur le réseau social son quotidien et ses galères dans la rue. Il a annoncé lundi avoir trouvé un appartement à Clichy.
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Christian Page, SDF et star sur Twitter, a retrouvé un logement

Depuis 2016, le sans-abri racontait avec humour sur le réseau social son quotidien et ses galères dans la rue. Il a annoncé lundi avoir trouvé un appartement à Clichy.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 17h45
   





                        



   


Suivi par plus de 30 000 personnes sur Twitter, Christian Page avait pris l’habitude d’y raconter avec humour son quotidien et ses galères dans la rue. Le « SDF 2.0 », comme il se présente, pourra désormais chroniquer sa nouvelle vie dans un appartement.

        Lire son portrait :
         

          Christian Page, les tweets de la rue



L’ancien sommelier et maître d’hôtel a en effet annoncé, lundi 6 août, qu’il avait trouvé un studio de 20 mètres carrés à Clichy (Hauts-de-Seine), trois ans et demi après s’être retrouvé à la rue. Il en a fait évidemment l’annonce sur Twitter, où le message a été partagé plus de 3 000 fois en deux jours.

Salut à tous...

Je rêvais depuis longtemps de vous envoyer ce tweet...

— Pagechris75 (@Page)


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« Blacklisté »
« C’est arrivé naturellement si je puis dire : tous les sans-abri sont inscrits pour obtenir un logement social par le SIAO (Service intégré d’accueil et d’orientation), a-t-il expliqué à Ouest-France. Quand une place est libre, un SDF obtient un logement. Moi, ça a mis trois ans et demi. J’ai 45 ans, je suis en bonne santé mentale et physique, je n’étais pas prioritaire. » Lorsqu’il a appris la bonne nouvelle, « c’était comme si un mec croyant voyait Jésus », a-t-il également raconté à FranceInfo.
Ces dernières années, Christian Page était régulièrement invité par des médias pour évoquer les conditions des sans-abri. Selon lui, cette médiatisation ne l’a pas aidé à retrouver un logement.
« Il y a des portes qui se sont fermées. Comme je ne sais pas mentir et que je me suis exprimé sur certaines structures, ça n’a pas toujours plu, donc on m’a un peu blacklisté. »
Grâce à cet appartement, M. Page a désormais accès à l’hygiène et peut penser à un projet professionnel « dans la communication et les réseaux sociaux », a-t-il expliqué au quotidien régional.
« Ce matin, j’ai pris ma douche et mon petit déjeuner en 17 minutes, quand dans la rue tu mets deux heures : ça ouvre les perspectives. Comment tu veux te présenter à un boulot quand tu es à la rue et que les structures d’aide ouvrent à 9 heures et ferment à 17 heures ? C’est impossible. »
Alors qu’un livre qu’il a écrit doit sortir en novembre, M. Page espère désormais que la justice le laissera voir son fils.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Vivre déconnecté (5/6). Se passer d’Internet est pour certains un choix. Pour d’autres, cette déconnexion révèle une difficulté qui est trop peu prise en compte par l’administration et les acteurs du secteur numérique, selon le professeur de psychologie Jean-Marie Besse.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Une étude évoquait un « gonflement » artificiel du volume d’échanges relatifs à l’affaire sur Twitter, poussant des politiques à agiter le spectre de l’influence russe. Une hypothèse à relativiser.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

L’impossible quête des « bots russes » de l’affaire Benalla

Une étude évoquait un « gonflement » artificiel du volume d’échanges relatifs à l’affaire sur Twitter, poussant des politiques à agiter le spectre de l’influence russe. Une hypothèse à relativiser.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 16h04
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 16h32
    |

                            Léa Sanchez et 
Samuel Laurent








                        



   


Ce fut un petit événement dans l’événement, et une bouffée d’oxygène bienvenue pour les partisans d’Emmanuel Macron, secoués par une rude fin de mois de juillet rythmée par l’affaire Benalla : cette dernière aurait vu son audience « gonflée », sur les réseaux sociaux et particulièrement Twitter, par des comptes émanant d’une « sphère russophile ».
L’information, reprise par de nombreux médias, émane d’une étude — partielle, dans un premier temps — d’EU Disinfo Lab, une ONG belge fondée par trois spécialistes des questions de réputation, Nicolas Vanderbiest, Alexandre Alaphilippe et Gary Machado.
Elle a été prise très au sérieux par plusieurs responsables de la majorité, à l’instar de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, qui souhaite que « toute la transparence soit faite » sur ces messages. Le groupe Agir (centre-droit) a demandé que la commission d’enquête consacrée à l’affaire Benalla au Sénat se saisisse de « la manipulation attribuée aux comptes russophiles sur Twitter pour déstabiliser l’exécutif français ».
Derrière ces déclarations, un soupçon devenu récurrent depuis la victoire de Donald Trump, celui d’une influence poutinienne sur les réseaux sociaux français visant à déstabiliser le pays. Mais peut-on réellement parler d’un « gonflage » artificiel de l’affaire, et plus encore d’une « sphère russophile » qui aurait œuvré pour cela ?
L’étude définitive de l’ONG, publiée mercredi 8 août, se montre en réalité bien plus prudente que les reprises qui en ont été faites dans la presse. Et en se penchant sur les cas de comptes identifiés comme douteux, on relativise plus encore l’existence de ces fameux comptes automatiques.
2 600 comptes auraient produit 1,8 million de ces messages
Que montre l’étude ? Qu’une minorité de comptes Twitter a été très active sur l’affaire Benalla, générant une audience très forte autour de cette polémique. L’ONG a compté 4 millions de tweets s’y rapportant au cours des onze derniers jours, et explique que 2 600 comptes auraient produit 1,8 million de ces messages à eux seuls. D’où une proportion, schématisée, de 1 % des utilisateurs à l’origine de 47 % de l’ensemble des messages.
Ce ratio est-il exceptionnel ? Oui, estime EU Disinfo Lab. Difficile d’être catégorique cependant, faute de point de référence clair sur d’autres affaires politiques. Une loi générale des réseaux sociaux postule de manière empirique que 20 % des utilisateurs produit 80 % du contenu. On est ici dans un ratio plus déséquilibré encore, mais qui correspond à des usages très différents de Twitter. Tout utilisateur un peu régulier du réseau social aura remarqué que les personnes qui y militent pour une formation politique tendent à être plus impliquées et plus actives — spécialement en plein mois de juillet.
Rien donc de particulièrement étonnant à ce que, comme le note l’étude, des comptes pro-Mélenchon ou pro-Rassemblement national aient été immédiatement très mobilisés : opposés à la majorité d’Emmanuel Macron, ils ont été prolixes pour relayer, commenter et amplifier les révélations successives de cette affaire politique et régalienne, donc au cœur de leurs préoccupations.

LE BENALLISME EST UNE MANIÈRE DE GOUVERNER#Benalla représente la forme la plus aboutie du macronisme. Gérer l’opposition par la violence, vivre au-dessus des lois, se croire intouchable.➡️ Retrouvez mon discours sur la position de vote de la @FranceInsoumise #MotionDeCensure pic.twitter.com/b6cwU9hUY2— Mathilde Panot (@MathildePanot) 31 juillet 2018


EU Disinfo Lab note également que les partisans d’Emmanuel Macron ont, eux aussi, été nombreux à s’exprimer sur l’affaire Benalla, ajoutant donc au volume global des messages. L’ONG a en outre postulé, surtout dans un premier temps, que parmi les comptes les plus actifs se trouvent un certain nombre de profils gérés de façon automatique et qui feraient ainsi artificiellement gonfler les sujets de leur choix.
Robots ou militants se relayant frénétiquement
Un point méthodologique est ici à préciser : dans ce comptage, il n’est fait aucune distinction entre un tweet « nouveau », qu’une personne rédige, et un « retweet », qui consiste à partager un tweet déjà émis par un autre auprès de ses abonnés. Or, les communautés de militants politiques sont souvent très actives pour retweeter.
Peut-on imaginer que ces retweets aient été en partie le fait de comptes automatisés, appelés « bots » (diminutif de robots) dans le jargon du réseau ? C’est cette partie de l’analyse qui a le plus retenu l’attention. Elle reste pourtant à démontrer en grande part. En prenant les comptes les plus actifs cités par l’étude, on peut de fait se demander s’ils sont tenus par des humains : ils ont une activité frénétique, notamment de retweets.
Ainsi, un compte militant pour La France insoumise (LFI), et centrant son activité sur les retweets, a mentionné 653 fois le nom d’Alexandre Benalla dans ses messages ou relais de messages, en l’espace d’une semaine à peine. Mais ce compte, dont l’activité frénétique peut faire penser à celle d’un robot, semble bien tenu par un humain, une humaine en l’occurrence : contactée, l’auteure explique consacrer beaucoup de temps à son activité sur Twitter, et notamment à relayer des informations issues d’autres comptes.
Une vérification plus poussée de son activité et de ses échanges tend à confirmer qu’il s’agit bien d’une personne réelle et non d’un robot ou d’un espion russe. On obtiendra la même réponse en se penchant sur plusieurs possesseurs de compte, souvent « fiers », d’ailleurs, du rythme de leurs retweets, là encore, en général plusieurs centaines par jour.
Des comptes très militants chez les « hyperactifs »
Nous avons regardé un peu plus en détail les 120 comptes cités comme les plus actifs selon l’étude. On y note une très forte domination de l’extrême droite et des comptes militants issus de la droite Les Républicains (LR). Mais la plupart de ceux-ci n’ont pas franchement l’air de robots, même si tous font montre d’une activité impressionnante, souvent ancienne d’ailleurs, sur le réseau.
On repère en réalité dans ces 120 comptes plusieurs « familles » militantes issues de divers combats politique (la sphère « Manif pour tous », les ex-soutiens de François Fillon, la « Team Michu », nom d’une série de comptes affiliés à la droite républicaine et active sous François Hollande, par exemple), toutes rompues à l’activisme numérique. La France insoumise y est peu présente, moins d’une dizaine de comptes parmi ces 120 hyperactifs semblent y militer. EU Disinfo Lab estime cependant que dans le corpus total, les militants LFI ont été très actifs.

"Bonjour. On vient faire une perquisition chez vous"
"Ah. Désolé. J'ai pas les clés"
— VictorSinclair3 (@AuBonTouiteFrançais)


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En vérifiant ces 120 « hyperactifs », on note qu’un grand nombre de ces profils ont des interactions personnalisées avec d’autres utilisateurs, répondent, questionnent… bref, manifestent une activité « humaine » qui rend difficile de croire qu’il s’agit là de profils entièrement informatisés. Si quelques comptes louches ou « hybrides » (tenus par des humains, mais avec des fonctions automatisées de retweet par exemple) sont pointés du doigt par EU DesinfoLab, ils représentent une faible minorité.
Nous avons cherché, par des moyens informatiques, à trouver des « canevas » commun : heures de publication, liens entre les divers comptes, etc. Rien ne nous a semblé pouvoir prouver une « collusion » entre les comptes, qui certes produisent frénétiquement des tweets, mais se suivent essentiellement entre eux et par affinités politiques. Même si on a pu voir des comptes militants de droite reprendre des tweets de militants LFI autour de l’affaire, ou l’inverse, cela restait l’exception plutôt qu’une règle.
EU Disinfo Lab pointe un réseau de comptes affiliés à La Manif pour tous, dont un compte en particulier, HdeBonneVolonté, existant depuis les débats de 2013. De fait, on le retrouve parmi les plus suivis de notre échantillon de 120 « hyperactifs ». Mais quel poids a-t-il pu jouer à lui seul ? Une autre étude, menée par Damien Liccia, analyste d’opinion, spécialisé donc lui aussi dans ces mesures, mais avec une autre méthodologie (excluant les retweets), parvient à une conclusion similaire : pour lui, si des comptes ont pu bénéficier d’une forme d’aide ou d’automatisation, ils n’étaient pas au centre de l’influence et n’ont pas joué de rôle particulier pour amplifier la polémique.
Que signifie, ici, le terme « russophiles » ?
L’autre point qui a beaucoup retenu l’attention est celui des fameux comptes « russophiles ». Quelques politiques ont voulu, dans cette affaire, mettre en avant une influence étrangère. En réalité, « l’écosystème russophile » dont parle EU Disinfo Lab n’a rien à voir avec le spectre des hackers russes, souvent agité ces derniers mois. L’ONG, qui consacre une longue partie de son étude à justifier ce point mal compris, définit cet écosystème comme un ensemble de comptes ayant par exemple tweeté sur des rumeurs ou des scandales comme les « macronleaks » ces documents piratés aux responsables de la campagne d’Emmanuel Macron, et apparus à la veille du premier tour sur Internet), ou partageant fréquemment des liens issus de sites francophones russes comme Russia Today ou Sputnik.

#AffaireDEtat #BenallaMacron ➡️ Ne sachant plus quoi faire pour aider le petit soldat de l'oligarchie #Macron , les… https://t.co/LsTrzGe5ul— 3508CentreNord (@France Insoumise Rennes φ)


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Mais, là encore, il y a un monde entre partager des documents qu’on imagine nocifs pour Emmanuel Macron lorsqu’on s’oppose à lui ; apprécier Russia Today par opposition aux médias français qu’on ne porte pas dans son cœur ; voire admirer Vladimir Poutine et sa « fermeté » ; et travailler pour la Russie. Il est assez fréquent à l’extrême droite de préférer Russia Today au Monde ou à Libération, et de se montrer élogieux envers Vladimir Poutine. Cela ne signifie pas pour autant qu’on œuvre activement pour une puissance étrangère.
Les deux études d’EU Disinfo Lab et de Damien Liccia concluent finalement dans le même sens : sans infirmer catégoriquement la présence de « bots », ceux-ci n’auront de toute façon joué qu’un rôle mineur dans cette polémique.
De fait, s’il est celui des journalistes, des communicants ou des politiques, Twitter n’est pas, contrairement à Facebook, un réseau de masse. S’il peut être efficace d’y utiliser des méthodes artificielles pour faire exister médiatiquement un sujet dont on craint qu’il ne le soit pas, il est moins aisé de comprendre l’intérêt de tenter d’y « gonfler » une affaire qui fait déjà l’ouverture des journaux télévisés et les couvertures des quotidiens et revues périodiques, comme ce fut le cas de l’affaire Benalla.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Après les trois groupes de gauche de l’Assemblée, les sénateurs socialistes saisissent le Conseil constitutionnel à propos du texte adopté définitivement par le Parlement mercredi dernier.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Loi asile-immigration : un nouveau recours devant le Conseil constitutionnel

Après les trois groupes de gauche de l’Assemblée, les sénateurs socialistes saisissent le Conseil constitutionnel à propos du texte adopté définitivement par le Parlement mercredi dernier.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 14h40
   





                        


Le texte est loin de faire l’unanimité. Après les trois groupes de gauche de l’Assemblée nationale, les sénateurs socialistes ont annoncé, mercredi 8 août, saisir à leur tour le Conseil constitutionnel à propos du projet de loi relatif à l’asile et l’immigration, adopté définitivement par le Parlement mercredi dernier.

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« Ce texte, élaboré dans la précipitation et sans diagnostic des réformes précédentes, n’a pas réussi à faire la démonstration ni de son utilité ni de son efficacité pour répondre aux défis migratoires », écrivent-ils dans un communiqué.
Dénonçant « d’importants reculs des droits des étrangers et des demandeurs d’asile », ils interpellent le Conseil constitutionnel sur « plusieurs points majeurs ».

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Règles d’acquisition de la nationalité à Mayotte
« D’abord, nous refusons la remise en cause des règles d’acquisition de la nationalité à Mayotte », énoncent les sénateurs socialistes. « Ensuite, nous posons un refus clair et déterminé à la rétention des mineurs », « enfin, le maintien du délit de solidarité, au mépris du principe récemment consacré de fraternité est une faute politique majeure ».

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Les trois groupes de gauche de l’Assemblée nationale avaient annoncé vendredi avoir saisi le Conseil constitutionnel sur ce texte, arguant qu’il « porte atteinte au respect des droits de la défense » et « au principe d’indivisibilité de la République et au principe d’égalité : en effet, le texte remet en cause les règles essentielles et anciennes en matière de nationalité, en instaurant pour le seul cas du territoire de Mayotte, une condition relative à la régularité [avec titre de séjour] ou à la durée du séjour en France pour l’acquisition de la nationalité française d’un enfant né en France ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le site sera contraint de communiquer la liste de ses hôtes, ce qui permettra à la ville d’appliquer la loi interdisant de louer un logement pour moins de trente jours.
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Airbnb essuie une nouvelle déconvenue à New York

Le site sera contraint de communiquer la liste de ses hôtes, ce qui permettra à la ville d’appliquer la loi interdisant de louer un logement pour moins de trente jours.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 16h00
    |

Jérôme Porier (avec AFP)







                        



   


Implacablement, l’étau se resserre sur Airbnb et les plates-formes de location de courte durée. Le maire de New York, Bill de Blasio, a signé, le 6 août, un arrêté municipal qui oblige la société de San Francisco à lui communiquer la liste de ses hôtes. L’arrêté – qui s’applique à tous les sites d’hébergement de courte durée – contraint les opérateurs à fournir la liste de toutes les transactions effectuées pour des logements à New York.
Tout manquement à cette obligation ou information erronée sera passible d’une amende d’au moins 1 500 dollars par mois et par logement. Ces informations vont permettre à la municipalité d’appliquer plus efficacement les textes de l’Etat de New York, qui interdisent de louer un logement pour moins de trente jours, sauf si l’hôte est présent.

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L’arrêté prendra effet dans cent quatre-vingts jours. « Nous sommes déçus que le maire De Blasio ait choisi de signer ce décret soutenu par l’industrie hôtelière plutôt que de défendre la classe moyenne newyorkaise qui compte sur le partage de logement pour s’en sortir », a réagi le responsable de la réglementation d’Airbnb pour le nord-est des Etats-Unis, Josh Meltzer, cité par l’AFP. « Nous espérons collaborer avec le maire pour créer une réglementation de bon sens qui distingue enfin ces familles de quelques acteurs malfaisants », a-t-il ajouté sur Twitter.

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New York n’est pas la première ville à prendre une telle initiative. San Francisco, berceau d’Airbnb, a passé un accord avec la plate-forme en mai 2017, après que l’entreprise a attaqué la cité californienne en justice. Cet accord prévoit un transfert de données similaire à celui prévu par l’arrêté signé par le maire de New York.
Lutter contre la spéculation immobilière
Plusieurs élus de la ville réclamaient cet arrêté depuis de longs mois, affirmant que l’émergence d’Airbnb avait sensiblement aggravé la crise du logement à New York. Elle avait ainsi pour effet de sortir des appartements du parc locatif ordinaire, qui n’étaient plus loués alors qu’à des visiteurs de passage, le plus souvent des touristes.

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En France, le projet de loi « ELAN » (évolution du logement et aménagement numérique), qui a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale en juin, prévoit des sanctions accrues contre les propriétaires ne respectant pas leurs obligations et de nouvelles amendes pour les plates-formes. Le loueur devra transmettre à la commune le décompte du nombre de nuitées ayant fait l’objet d’une location pendant l’année. Les amendes (de 5 000 à 10 000 euros) seront renforcées pour les loueurs qui ne respecteraient pas leurs obligations.
Avec environ soixante mille logements en location, Paris est le premier marché d’Airbnb dans le monde
Pour la première fois, la loi prévoit aussi des amendes, allant de 10 000 à 50 000 euros, visant les plates-formes, tandis qu’un plafond légal de cent vingt jours de location de la résidence principale à des fins touristiques sera instauré. Airbnb et d’autres plates-formes se sont engagées à bloquer les annonces des loueurs qui dépasseraient ce seuil à partir de décembre 2018.
Avec environ soixante mille logements en location, Paris est le premier marché d’Airbnb dans le monde. La mairie de Paris a organisé le 15 juin une rencontre avec ses homologues de Madrid, Barcelone, Lisbonne et Amsterdam, afin d’explorer des pistes pour lutter contre la spéculation immobilière, la hausse des prix et l’aggravation de la pénurie de logements dans les centres-villes.

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« Notre objectif n’est pas de lutter contre ceux qui louent leur logement de façon occasionnelle en respectant la loi, mais contre ceux qui en font une industrie et assèchent le marché locatif », déclare Ian Brossat, adjoint au maire de Paris chargé du logement, qui publiera, le 6 septembre, un livre intitulé Airbnb, la ville uberisée (Ed. La ville brûle, 14 euros).
En Espagne, Palma de Majorque interdit depuis 1er juillet la location d’appartements particuliers aux touristes. Des mesures similaires ont été prises auparavant dans d’autres villes européennes comme Berlin ou Barcelone.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ En période de vacances, les entreprises de voyage doivent gérer un afflux déjà considérable de messages sur les réseaux sociaux. Quand la crise s’invite, c’est pire.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                

Train, avion, métro… En été, les community managers sont loin d’être en vacances

En période de vacances, les entreprises de voyage doivent gérer un afflux déjà considérable de messages sur les réseaux sociaux. Quand la crise s’invite, c’est pire.





Le Monde
 |    08.08.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 12h45
    |

                            Bastien Lion





Vendredi 27 juillet. A l’approche du week-end où les juillettistes en tenue de vacancier échangent leur place avec les aoûtiens, la direction de la SNCF est sereine. Malgré les fortes chaleurs, la semaine s’est plutôt bien déroulée, aucun gros incident n’est à déplorer. Le calme avant la tempête. Vers 11 h 30, deux transformateurs de la société Réseau de transport d’électricité (RTE) prennent feu à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Une épaisse fumée noire se dégage de la zone, à la vue des badauds inquiets.

Tout va bien à Issy les Moulineaux https://t.co/TwHOVp10d3— Nico_Que (@Ñicolas)


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Dans la salle de crise de la SNCF, on se ronge les ongles. La nouvelle vient de tomber : l’alimentation électrique de la gare Montparnasse est totalement hors service. Tandis que les pompiers s’affairent pour maîtriser l’incendie, les cheminots se préparent à faire face à un autre feu, virtuel celui-là, sur les réseaux sociaux.
Car, pendant les périodes de forte affluence, et notamment en cas de crise, s’il y a bien un métier en première ligne dans les entreprises de voyage, c’est celui de community manager (CM). Depuis deux ans à la SNCF, une pièce a même été agencée pour les médias sociaux, la social room. Elle est implantée au même étage que la salle de crise… tout un symbole.

   


Cette social room est un petit bijou de technologie. En guise de tapisserie, des écrans géants qui diffusent en permanence des chiffres de tendances, suivis de mots-clés et autres données statistiques. Face à eux, une petite dizaine de personnes concentrées devant leur ordinateur. On ne peut qu’imaginer l’effervescence qui devait régner pendant les événements du 27 juillet. L’entreprise ferroviaire a bien accepté de nous recevoir entre ses murs, mais seulement une fois la tempête maîtrisée.
« Le CM est un acteur majeur de la crise »
Chaque jour, environ trois mille messages mentionnent directement la SNCF sur Twitter. Le 27 juillet, ce chiffre est monté à neuf mille. Si le métier de CM est encore tout jeune, ce dernier est déjà devenu « un acteur majeur de la crise, que l’on doit traiter à sa juste valeur, celle d’un rouage essentiel dans le fonctionnement de la relation clients », selon Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la SNCF. Pour lui, « l’information voyageurs est devenue aussi importante que la sécurité des usagers et la ponctualité ». En témoigne un effectif renforcé : en plus des trois CM qui se relaient dans la social room, une cinquantaine d’agents sont répartis sur deux sites, gare de l’Est, à Paris, et à Vannes (Morbihan).
Faire face au flot de demandes, de plaintes, voire d’insultes, peut parfois s’avérer délicat. Théo Mertz a été social media manager (un des nombreux noms désignant les métiers en lien avec les réseaux sociaux) pour la SNCF, pendant deux ans, entre 2014 et 2016. Pour lui, « le souci quand on est CM dans cette entreprise, c’est que, même si on s’applique pour produire des contenus de qualité, les commentaires qu’on reçoit relèvent quasiment tout le temps de la relation clients ». En effet, les prérogatives du community manager peuvent être bien plus larges que la simple interaction avec les usagers. La création graphique, le marketing et la communication interne sont également des fonctions que peut remplir ce métier.

   


« Certains voyageurs font la différence entre la personne et l’entreprise. D’autres ne cherchent pas à comprendre », confirme Lucile Evesque, CM de la ligne N du Transilien. Peu après l’épisode du transformateur incendié, la foudre est tombée sur un poste satellite dans le secteur de Versailles-Chantiers. Résultat : les trains sont encore perturbés une semaine et demie après l’incident sur cette ligne. L’aboutissement d’un début d’année des plus compliqués : « Depuis janvier, j’ai l’impression de n’avoir eu aucun creux, c’était un flux tendu de petits soucis, affirme Mme Evesque. C’est sûr qu’il y a des jours où on préférerait être sur une île déserte sans réseaux sociaux ! »
Encore du progrès à faire pour la RATP
Ce ne sont certainement pas les CM de la ligne 1 de la RATP qui viendront dire le contraire. Le 31 juillet, vers 20 heures, douze rames ont été bloquées dans les tunnels du métro parisien pendant plus de deux heures. Trois mille personnes se sont retrouvées coincées dans une chaleur étouffante, condamnées à attendre ou à descendre sur les voies.
Sur Twitter, l’entreprise tente, tant bien que mal, de délivrer quelques informations sur l’incident. Mais, étrangement, tous les messages des usagers bloqués sont laissés sans réponse. « On ne peut pas en dire plus pour le moment, mais il y a eu un dysfonctionnement ce soir-là », confesse Marie Hardy-Guénaire, responsable des médias digitaux à la RATP.

Des enfants, en pleurs, que les parents sont obligés d’évacuer par les voies, sans aucune aide des agents de la RAT… https://t.co/Jh2vZBbD1j— AnonymousAG (@AnonymousAG ©)


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L’entreprise de gestion des transports parisiens n’a pas été tout de suite à l’aise avec les réseaux sociaux et admet devoir encore progresser. « On s’est vite rendu compte que l’on ne pouvait pas se contenter de simplement mettre les informations sur Twitter, poursuit Mme Hardy-Guénaire. Il fallait aussi répondre aux interrogations des usagers. Au départ, on avait des conseillers clients qui faisaient des blagues douteuses, ou qui, au contraire, étaient trop froids. Mais, avec le temps, on se rend compte que, quand on répond rapidement et dans la bonne tonalité, ça fonctionne. »
Des « chatbots » pour répondre aux usagers
Chez Air France, le problème est en partie contourné. Si plus de deux cents conseillers sont habilités à répondre aux demandes des clients, dans neuf langues différentes, la compagnie aérienne s’appuie sur l’intelligence artificielle pour plusieurs demandes particulièrement redondantes. C’est, par exemple, le cas pour les bagages, qui font souvent l’objet de nombreuses interrogations chez les voyageurs, et pour lesquels un chatbot prénommé Louis, qui fonctionne sur Facebook Messenger, a été développé. Les requêtes adressées à l’entreprise proviennent d’ailleurs à 70 % de Messenger, suivi de près par la messagerie privée de Twitter.
L’entreprise prend les polémiques sociales très au sérieux et développe même des outils pour les anticiper. « Avec l’arrivée du Wi-Fi à bord des avions, on se doit d’être encore plus vigilants, souligne Florence Estra, vice-présidente chargée du marketing digital. On a même une cellule pour suivre ce qu’il se dit de l’entreprise sur les réseaux sociaux. »

   


Du côté de la SNCF, qui a aussi recours à des chatbots, on mise plutôt sur la personnalisation. Depuis le 13 juillet, le hashtag #AlloSimone permet aux usagers de faire n’importe quelle demande relative à leur expérience de voyageur. La requête est ensuite redistribuée selon sa thématique dans les services concernés, afin d’avoir une réponse qui soit la plus précise possible. Le mot-clé fait référence à Simone Hérault, la « voix » de la SNCF dans les gares.




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Editorial. L’inflation de la population carcérale provoque des conditions de détention indignes et incompatibles avec les objectifs de réinsertion assignés à l’administration pénitentiaire.
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La prison, « une humiliation pour la République »

Editorial. L’inflation de la population carcérale provoque des conditions de détention indignes et incompatibles avec les objectifs de réinsertion assignés à l’administration pénitentiaire.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 12h16
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Au 1er juillet, 70 710 personnes étaient détenues dans les prisons françaises, un record historique depuis la Libération. C’est 48 % de plus qu’en 2001, et cette croissance est sans rapport avec la démographie ou l’évolution de la délinquance. Malgré le « laxisme » dont nombre de responsables politiques taxent volontiers les juges, jamais la justice n’a été aussi sévère.
Cette inflation carcérale tranche avec certains de nos grands voisins européens, qui ont entrepris une politique volontariste de réduction du nombre de personnes derrière les barreaux, comme en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Italie. Surtout, elle provoque des conditions de détention indignes, et incompatibles avec les objectifs de réinsertion assignés à l’administration pénitentiaire. 60 % des détenus sont aujourd’hui dans une prison occupée à plus de 120 % de ses capacités, et 30 % d’entre eux s’entassent dans des établissements où la densité dépasse les 150 %.
En janvier, alors que les prisons étaient secouées par un mouvement de protestation des surveillants sans précédent depuis vingt-cinq ans, les Français semblaient avoir eu de l’empathie pour les conditions de travail de cette profession ignorée, dont le quotidien est directement affecté par la surpopulation carcérale. Et puis l’oubli est revenu.
Solution de facilité
Le 6 mars, Emmanuel Macron dévoilait, dans un important discours, à Agen, une vision humaniste de la justice et de la prison. En limitant le recours aux courtes peines et rendant automatique l’incarcération pour les sanctions supérieures à douze mois ferme, le président de la République souhaitait améliorer la lisibilité de la justice. Et, en développant les alternatives à la prison, il voulait améliorer le sens et l’efficacité des peines. Pour finir, il annonçait une nouvelle politique judiciaire, qui ferait « sortir de prison plusieurs milliers de personnes pour qui la prison est inutile, voire contre-productive ». Sur le terrain, c’est l’inverse qui s’est produit.
La maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, dans l’Essonne, la plus grande prison d’Europe, est secouée depuis le début de l’année par une série de suicides – onze détenus en sept mois, soit davantage que pour les années 2016 et 2017 cumulées. On se suicide sept fois plus en prison que dans un milieu libre. Et que faisaient en prison ce jeune homme de 25 ans, incarcéré pour trois mois pour « voyage habituel sans titre de transport », ou ce père de famille condamné à deux mois pour « conduite sans assurance » ? La mort qu’ils ont choisi de se donner ne peut sans doute pas s’expliquer de façon simpliste, mais en quoi la prison pouvait-elle être une réponse adaptée ?

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                La prison de Fleury-Mérogis secouée par une série de suicides



La prison est une réponse pauvre à des situations complexes et, souvent, une solution de facilité. Face à des citoyens qui demandent légitimement de la sécurité, les gouvernements répondent par des signaux sécuritaires à défaut de pouvoir leur garantir une vraie sécurité.
M. Macron n’échappe pas à cette ambiguïté. Il annonce vouloir construire 7 000 places de prison d’ici à la fin du quinquennat, tout en préparant une réforme de la justice pénale qui table sur une réduction de 8 000 du nombre de détenus. Certains s’alarment au contraire des risques de voir cette réforme provoquer une augmentation de la population carcérale de plusieurs milliers de personnes en cinq ans. Un débat purement théorique, alors que la loi de programmation de la justice ne devrait pas être votée avant le premier trimestre 2019. En attendant, rien ne change dans les prisons. Qui restent « une humiliation pour la République », comme l’écrivait le Sénat en… juin 2000.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Paris Habitat permet, depuis le 1er juin, à une centaine d’agents de dresser des procès-verbaux.
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Des gardiens d’HLM assermentés pour lutter contre les incivilités

Paris Habitat permet, depuis le 1er juin, à une centaine d’agents de dresser des procès-verbaux.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 16h54
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Dépôt d’ordures, encombrement des parties communes, nuisances sonores sont la plaie de la vie des immeubles. Pour combattre ces incivilités, plusieurs organismes HLM expérimentent l’assermentation de leurs gardiens et agents, habilités à dresser des procès-verbaux. « En organisant des réunions au pied des immeubles et en allant à la rencontre des habitants qui ne se plaignent jamais, nous avons réalisé l’ampleur de leur souffrance face aux incivilités », confie Valérie de Brem directrice d’Elogie Siemp, un des trois bailleurs sociaux de la Ville de Paris, « or, nous devons assurer la tranquillité de nos locataires ». 
Ian Brossat, adjoint de la maire de Paris chargé du logement et administrateur de Paris Habitat, l’office HLM de la ville qui gère 120 000 logements, le confirme. « Ces incivilités sont le premier motif de demandes de changement de logement. Il nous fallait agir », précise-t-il. Paris Habitat a donc fait assermenter au 1er juin une centaine d’agents volontaires, gardiens ou personnels de proximité, désormais habilités à dresser des procès-verbaux faisant foi jusqu’à preuve du contraire et qui, transmis au procureur de la République, peuvent donner suite à des amendes de troisième classe (68 euros). Fin juillet, cinq constats avaient déjà été dressés, concernant, par exemple, un local à vélos transformé en atelier clandestin de réparation de scooters ou le dépôt de sacs-poubelle sur les paliers.
« Prévenir les conflits »
Patrice Madouas est fier d’arborer sa carte de gardien assermenté, remise le 1er juin par le procureur de la République de Paris, après avoir suivi une formation de deux jours et demi. M. Madouas veille à la quiétude des 63 locataires d’un immeuble plutôt tranquille du 19e arrondissement : « Le but n’est pas de verbaliser, mais de prévenir les conflits, explique-t-il. J’ai pu, par exemple, identifier un locataire qui déposait ses sacs-poubelle n’importe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Onze détenus se sont donné la mort depuis le début 2018. Une situation inédite qui préoccupe la pénitentiaire et le parquet d’Evry mais à laquelle ils affirment aujourd’hui ne pas trouver d’explication.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/08/2018
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La prison de Fleury-Mérogis secouée par une série de suicides

Onze détenus se sont donné la mort depuis le début 2018. Une situation inédite qui préoccupe la pénitentiaire et le parquet d’Evry mais à laquelle ils affirment aujourd’hui ne pas trouver d’explication.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 16h12
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

Onze personnes détenues se sont suicidées à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) depuis le début de l’année 2018 : dix hommes et une femme. En sept mois, ce compteur macabre a déjà dépassé le cumul des deux années précédentes. Une situation inédite qui préoccupe l’administration pénitentiaire comme le parquet d’Evry, mais à laquelle ils affirment aujourd’hui ne pas trouver d’explication.
Dernier en date, un homme de 48 ans a été retrouvé pendu dans sa cellule mardi 7 août au matin. Il était en détention provisoire pour une affaire criminelle (viol sur son ex-compagne). Détenu au quartier des « arrivants », il avait été identifié comme fragile, et un surveillant s’assurait de son état toutes les heures dans le cadre des dispositifs de prévention du suicide. « A la ronde de 6 heures, il dormait sur sa couchette, à celle de 7 heures, c’était trop tard », apprend-on de source pénitentiaire.
A chaque décès en détention, quelle que soit l’apparence des faits (mort naturelle, suicide, agression), une enquête judiciaire est systématiquement ouverte. « Nous n’avons, à ce stade, pas d’élément troublant ni de facteur d’explication de cette série de suicides à Fleury-Mérogis », assure-t-on au parquet du tribunal d’Evry, dans le ressort duquel est implantée la plus grande prison d’Europe avec ses quelque 4 300 détenus. La justice y voit des cas individuels, indépendants les uns des autres.
Pour le coordonnateur du pôle enquête de l’Observatoire international des prisons (OIP), François Bès, cela pourrait s’expliquer par « un climat de tensions permanentes et de pression » spécifique à cet établissement. Les conditions de détention y sont pourtant, a priori, moins dures que dans d’autres maisons d’arrêt franciliennes. A Fresnes (Val-de-Marne), dont la vétusté des locaux n’est plus à démontrer, où les cellules n’ont pas de douche et où le nombre de détenus atteint 193 % de la capacité (contre 143 % à Fleury-Mérogis),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Une maison près de la mer ou un appartement à Athènes à prix doux, c’est possible en Grèce pour ceux que ne rebutent pas les embûches administratives.
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Des opportunités à saisir sur le marché immobilier grec [1/2]

Une maison près de la mer ou un appartement à Athènes à prix doux, c’est possible en Grèce pour ceux que ne rebutent pas les embûches administratives.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 10h10
    |

                            Ludovic Clerima








                        



   


La Grèce, nouvel Eldorado des Français en mal de soleil ? A voir le nombre de nos compatriotes tentés par l’achat d’une résidence secondaire sur les terres d’Ulysse, le constat s’impose. « Ce qui me séduit ce sont les gens, la nourriture, l’histoire de ce pays ainsi que ces paysages authentiques », confie Samantha qui, à de nombreuses reprises, a voyagé dans le pays. « La seule chose qui me retient de passer à l’acte et d’acheter un logement là-bas, c’est la situation économique », ajoute-t-elle.

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Le pays renaît pourtant de ses cendres. En 2018, le gouvernement d’Alexis Tsipras table sur une croissance de 2,4 %, soit plus que la France (2 %). Et si le pays sort enfin la tête de l’eau, il le doit beaucoup à l’attractivité de son parc immobilier – un secteur qui emploie plus d’un million de personnes et représente 20 % du PIB – et à son industrie du tourisme. En 2017, la Grèce a passé le cap des trente millions de touristes alors qu’ils n’étaient que vingt-huit millions en 2016.
Après dix ans de crise, les prix de l’immobilier sont attractifs. Le réseau d’agences immobilières Green-Acres rappelle que depuis 2008, « les prix de l’immobilier en Grèce ont chuté de 30 % à 50 % selon les régions ». Il n’est pas rare de voir à Athènes des studios d’une trentaine de mètres carrés proposés à… 30 000 euros. Voire des chalets de trois pièces, entièrement rénovés, de 75 m² dans le centre de Latisda, en Crête, pour seulement 75 000 euros.
Airbnb, le nouveau fléau grec 
Des niveaux de prix qui n’ont pas échappé à l’attention des investisseurs étrangers, surtout dans la capitale grecque. De sa fenêtre, Coralie déplore chaque jour l’expansion galopante d’Airbnb : « Il faut voir ces gens qui achètent presque tout ce qu’il y a à vendre dans le centre d’Athènes, pour certains des dizaines et des dizaines d’appartements. »
Le développement des locations saisonnières contribue, par ailleurs, à faire grimper les prix dans la ville. « Ils ont déjà progressé de 15 % cette année », affirme Nicolas Mugni, fondateur du réseau d’agences immobilières Demeures de Grèce.

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En 2016, une loi a pourtant interdit aux propriétaires de mettre plus de deux biens en location et de percevoir plus de 12 000 euros par an à travers cette activité. Mais faute de contrôle par l’administration fiscale, ce marché bat son plein, avec déjà plus de sept mille annonces à Athènes, pour des biens loués entre 30 euros et 50 euros la nuitée.
Parcours du combattant 
Mais, pour profiter de ces aubaines, encore faut-il passer à l’acte en achetant. Là, c’est un véritable parcours du combattant administratif, auquel l’acquéreur fait face. « Sans un avocat spécialisé inscrit au barreau d’Athènes, je ne m’en serais pas sorti », admet Antoine, propriétaire depuis un an d’un appartement d’une soixantaine de m² au cœur de la capitale pour seulement 40 000 euros. « On vous demande une liste de documents à fournir, de l’attestation de sécurité sociale, aux avis d’imposition, ce qui m’a beaucoup surpris, car j’achetais cash, sans passer par un crédit immobilier », dit-il.

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Des formalités en cascades auxquelles s’ajoutent d’autres vérifications : « Pour l’acquisition d’un bien immobilier par un étranger, il y a une répartition des tâches entre le notaire et l’avocat, rappelle maître Benard, avocat franco-grec spécialisé dans l’immobilier. Mon rôle est de contrôler les titres de propriété et de vérifier que le vendeur est bien le propriétaire du bien qu’il cède, car il arrive que ce ne soit pas le cas. Il faut également vérifier qu’il n’y a aucune hypothèque en cours sur le bien, sinon le nouvel acquéreur devra s’en acquitter. »
Viennent ensuite les différentes taxes comme les frais de notaire, de conservation d’hypothèque, de transfert de propriété, ceux liés au recours à un avocat… au total, c’est l’équivalent de 8 % à 9 % du bien que devra débourser le nouvel acquéreur.
En cas de revente du logement, une taxe sur plus-values sera instaurée… à partir du 1er janvier 2019, « mais on parle de cette taxe depuis 2016 et elle est sans cesse repoussée », assure l’avocat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ La mairie de Paris avait décidé l’année dernière d’arrêter le marché de Noël qui avait lieu chaque année depuis 2008 sur les Champs-Elysées.
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Paris : le forain Marcel Campion pourra installer son marché de Noël au jardin des Tuileries

La mairie de Paris avait décidé l’année dernière d’arrêter le marché de Noël qui avait lieu chaque année depuis 2008 sur les Champs-Elysées.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 19h39
   





                        



   


Privé de son traditionnel marché de Noël sur les Champs-Elysées par la mairie de Paris, le forain Marcel Campion a finalement obtenu le feu vert du musée du Louvre pour s’installer au jardin des Tuileries l’hiver prochain.
Confirmant une information de France Inter, le musée, dont le domaine inclut le jardin des Tuileries, a indiqué à l’Agence France-Presse (AFP) avoir reçu une proposition de la société « Le monde festif » du forain et lui avoir donné son « accord ». Ce marché de Noël, organisé du 24 novembre au 6 janvier, prévoit notamment une centaine de chalets, une dizaine de manèges et une patinoire sur les 8 000 m2 de la grande esplanade des Tuileries.
« Made in China »
Le marché de Noël des Champs-Elysées, qui selon ses organisateurs attiraient 13 millions de visiteurs pour un chiffre d’affaires de 4,5 millions d’euros, n’a pas eu lieu en 2017, pour la première fois depuis 2008, la Ville de Paris ayant décidé de supprimer l’attraction. La mairie avait mis en avant « la qualité médiocre des animations et des produits vendus » pour justifier sa décision.
Alors que certains reprochaient à Marcel Campion trop de « made in China » sur ses marchés de Noël, la proposition soumise au Louvre prévoit un « marché gastronomique avec des producteurs français, des produits réalisés en France », a précisé le musée. La mairie de Paris avait également décidé d’arrêter la grande roue de la place de la Concorde exploitée par Marcel Campion. La Ville de Paris avait d’ailleurs été mise en examen en novembre 2017 pour « favoritisme » dans l’enquête sur les conditions d’attribution de l’emplacement de la grande roue de la Concorde à M. Campion. M. Campion avait également été mis en examen en mai 2017 dans cette affaire.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Vivre déconnecté (4/6). Si le droit à la déconnexion concerne principalement les pays les plus riches, la chercheuse et entrepreneuse Stephan-Eloïse Gras estime que tous les pays ont besoin d’une éthique du numérique.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ 
<article-nb="2018/08/08/18-13">
<filnamedate="20180808"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180808"><AAMMJJHH="2018080818">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Selon des documents révélés par « Mediapart », il a approuvé en 2010 et 2011 des contrats entre le port du Havre, dont il était alors membre du conseil de surveillance, et l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, visé par de nouvelles accusations de conflit d’intérêts

Selon des documents révélés par « Mediapart », il a approuvé en 2010 et 2011 des contrats entre le port du Havre, dont il était alors membre du conseil de surveillance, et l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 06h38
   





                        



   


Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, est de nouveau visé par des accusations de conflit d’intérêts après que des documents ont été révélés lundi 6 août par Mediapart. Le bras droit d’Emmanuel Macron a approuvé en 2010 et 2011 des contrats entre le port du Havre (GPHM), dont il était alors membre du conseil de surveillance, et l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère.
M. Kohler siégeait au conseil de surveillance du port du Havre de 2010 à 2012, comme représentant de l’Agence des participations de l’Etat (APE) aux côtés du maire de la ville, l’actuel premier ministre, Edouard Philippe. Lors de deux réunions, en septembre 2010 et 2011, M. Kohler a pris la parole et voté en faveur de contrats à venir entre GPMH et Terminal Normandie MSC (TNMSC), filiale française de l’armateur et acteur majeur de l’extension du port alors en cours, révèlent les documents publiés par Mediapart.
Pour Mediapart, « les procès-verbaux du conseil de GPMH ne laissent aucun doute : Alexis Kohler ne s’est jamais déporté quand MSC était concerné. Il a participé à toutes les délibérations, y compris celles concernant l’armateur italo-suisse. Une fois au moins, il a même voté une disposition, mettant en jeu de l’argent public, favorable à MSC ». 
Une enquête ouverte
Le site d’information avait déjà accusé M. Kohler de conflit d’intérêts au motif qu’il avait siégé à partir de 2010 au conseil d’administration de STX France (les chantiers navals de Saint-Nazaire), dont MSC était le principal client. Il avait rejoint l’armateur après août 2016 en tant que directeur financier.
Ces révélations avaient entraîné en mai l’ouverture d’une enquête du parquet national financier pour « vérifier si les règles relatives à la mise en disponibilité des agents publics ont bien été respectées » à la suite d’une plainte déposée par l’association Anticor pour « prise illégale d’intérêt » et « trafic d’influence ».

        Lire aussi :
         

                Alexis Kohler, le bras droit d’Emmanuel Macron, visé par une plainte d’Anticor



Plusieurs ex-membres du conseil de surveillance du port du Havre ont affirmé à Mediapart « qu’ils ignoraient tout de la situation familiale d’Alexis Kohler et qu’ils sont tombés des nues quand ils ont découvert très récemment ses liens avec MSC ». Le site d’information a annoncé avoir saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) pour obtenir la déclaration d’intérêts de M. Kohler lors de sa nomination au port du Havre. Interrogé par l’Agence France-Presse, l’Elysée n’a souhaité faire « aucun commentaire » compte tenu de l’enquête en cours.
« M. Kohler ne s’est jamais trouvé ou placé en position décisionnaire ou en situation de faire valoir une opinion personnelle dans les travaux internes et délibérations concernant MSC », avait répondu fin mai l’Elysée à Mediapart.



                            


                        

                        


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Canicule : un risque de saturation des urgences ?

Le nombre de patients admis aux urgences augmente chaque année de 3,5 % en moyenne depuis vingt ans. Cependant, les moyens peinent à suivre le même rythme.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 13h12
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


Des températures dépassant les 35 °C, voire 40 °C par endroits dans le sud de la France… L’épisode de canicule installé sur une grande partie du pays depuis jeudi 2 août soumet les organismes à rude épreuve et place les services d’urgences en première ligne. Le président de l’Association des médecins urgentistes de France, Patrick Pelloux, alertait sur BFM-TV, le 2 août, dès le début de cet épisode caniculaire, quant à un « risque de saturation des urgences ». Tour d’horizon en chiffres.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Urgences hospitalières : un redéploiement à bas bruit



Une croissance très rapide du nombre de patients admis aux urgences
En 2016, près de 21 millions de patients ont été admis aux urgences, selon le rapport sur les établissements de santé du ministère des solidarités et de la santé. Un chiffre qui a doublé en vingt ans. De 2009 à 2016, le nombre de patients pris en charge par les urgences a augmenté de 25 %. Invitée de Franceinfo, le 26 juin dernier, la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, appelait « les citoyens à aller aux urgences pour les urgences vitales » afin de ne pas engorger les services cet été.


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Le nombre de patients admis aux urgences augmente chaque année.
Evolution du nombre de passagers des urgences et des hospitalisations en France entre 2009 et 2016.

Source : Ministère des solidarités et de la santé



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Dans le même temps, le nombre de structures d’accueil reste stable
Sur la même période, le nombre d’établissements de santé disposant de structures d’urgence en France est resté stable, autour de 640. Le dispositif de prise en charge compte également les SMUR (structure mobile d’urgences et de réanimation) et le SAMU (service d’aide médicale urgente), qui assurent le transport et la pré-hospitalisation, dont le nombre a peu évolué entre 2008 et 2016 (autour de 400 pour les SMUR et de 100 pour le SAMU). Le SAMU est un centre d’appel de régulation médicale, il peut faire intervenir le SMUR pour une prise en charge urgente d’un patient ou le transport de ce dernier vers un établissement de santé. La prise en charge de la médecine d’urgence est majoritairement assurée par les établissements publics qui « concentrent 77 % des structures d’urgences en 2016 », selon le rapport. Le reste se partage entre les établissements privés à but lucratif (cliniques privées) et à but non lucratif (associations, fondations, congrégations religieuses, etc.)


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Un nombre stable d’établissements d’accueil 
Evolution du nombre d’établissements de santé sièges de services d’urgences. Les chiffres pour l'année 2013 n'étaient pas disponibles en ligne.

Source : Ministère des solidarités et de la santé



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			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
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	}

});


Le nombre d’emplois médicaux augmente légèrement
Malgré la dégradation financière des hôpitaux publics français, le nombre d’emplois médicaux a augmenté entre 2008 et 2016. Deux tiers de ces emplois médicaux le sont dans les établissements publics. Prévoyant une affluence importante dans les hôpitaux cet été et au vu du nombre insuffisant de médecins urgentistes formés, Agnès Buzyn avait envisagé en juin, sur les ondes de Franceinfo, de « faire en sorte que des généralistes participent aux services d’urgence en étant formés ».


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10 % d’emplois médicaux en plus en huit ans
Evolution du nombre d'emplois médicaux (internes inclus) hors sages-femmes dans les établissements de santé en France entre 2008 et 2016.

Source : Ministère des solidarités et de la santé



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
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	var annotation_spe = [];

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				y: 10
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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    "name": "Privés à but lucratif",
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        "",
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      ],
      [
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      ],
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        "",
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      ],
      [
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      ],
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      ],
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      ],
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});

	function findLength(str) {
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			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
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		}	
	}

});


Moins de lits et plus de places pour les soins de courte durée
Encouragé depuis plusieurs années, le recours à la médecine ambulatoire – le fait pour le patient de ne pas séjourner une nuit à l’hôpital – a entraîné la fermeture de 26 000 lits d’hospitalisation complète (– 10,2 %) en treize ans. Dans le même temps, le nombre de places d’hospitalisation partielle a augmenté de 72 %. Ces décisions vont dans le sens des déclarations d’Agnès Buzyn, qui affirmait en octobre 2017 « vouloir porter la médecine ambulatoire à 55 % des soins en 2022 » contre 43 % aujourd’hui.


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Moins de lits d'hospitalisation et plus de places pour les hospitalisations partielles
Évolution du nombre de lits d’hospitalisation complète et de places d’hospitalisation partielle (en médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie) en France entre 2003 et 2016. 

Source : Ministère des solidarités et de la santé



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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		renderTo:"graphe_15335605992",
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		},
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		}],
		plotBands: [{
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				useHTML: false,
				text: "",
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	},
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      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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    "name": "Nombre de places d'hospitalisation partielle",
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      ],
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      ],
      [
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      ],
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      ],
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ La légalisation de l’avortement, qui a été adoptée par les députés, est discutée mercredi 8 août au Sénat. Les jeunes Argentines jouent un rôle crucial dans cette lutte.
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Le combat des jeunes Argentines pour la légalisation de l’avortement

La légalisation de l’avortement, qui a été adoptée par les députés, est discutée mercredi 8 août au Sénat. Les jeunes Argentines jouent un rôle crucial dans cette lutte.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 12h22
    |

            Angeline Montoya (Buenos Aires, envoyée spéciale) et 
Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante)








                        



                                


                            

Elles ont entre 13 et 18 ans, utilisent le langage inclusif dans leur vie de tous les jours, mettent des paillettes vertes sur leurs paupières et n’ont de leçons à recevoir de personne. Lors du débat sur la légalisation de l’avortement en Argentine, qui doit être mené mercredi 8 août par le Sénat, les adolescentes ont joué un rôle crucial en sortant dans les rues, en attachant à la lanière de leurs sacs à dos le foulard vert symbole du droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et en bousculant leurs aînés pour exiger ce qui leur semble naturel : le droit à disposer de leurs corps.
Elles ne demandent pas, elles exigent : « Les filles ont déjà choisi, avortement légal maintenant ! » Avant le vote des députés en première lecture, le 14 juin, une dizaine d’établissements scolaires ont été occupés par leurs élèves.
Leur idole a 18 ans. Ofelia Fernandez, ancienne élève du lycée Carlos-Pellegrini, un établissement de l’élite intellectuelle, est intervenue le 29 mai devant les députés lors des débats sur le projet de loi, dans un discours vibrant qui a marqué les esprits.
« Il va falloir vous faire à l’idée que nous voulons un autre genre de vie », avait lancé Ofelia Fernandez, 18 ans, face aux députés
Foulard vert au cou, la jeune fille donne rendez-vous au Monde dans un bar. Son discours est radical, sans concessions. « Il va falloir vous faire à l’idée que nous voulons un autre genre de vie (…). L’avortement clandestin existe et tue, les femmes pauvres et les hommes trans meurent ! », avait-elle lancé aux députés. Elle le répète aujourd’hui : le droit à l’avortement s’inscrit dans un cercle plus large de revendications. En creux, c’est le droit au plaisir des femmes, à leur autonomie et la critique d’une « sexualité hégémonique et hétéronormée », dit-elle, qui sont en jeu.

Encore plus jeune, Cloe Barrios Samuel, 13 ans, est féministe depuis ses 11 ans. « Dans quelques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Archipel Habitat s’est vu infliger une amende de 30 000 euros après avoir dénoncé la baisse des APL et des loyers dans une lettre adressée à ses locataires.
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L’organisme HLM de Rennes épinglé par la CNIL

Archipel Habitat s’est vu infliger une amende de 30 000 euros après avoir dénoncé la baisse des APL et des loyers dans une lettre adressée à ses locataires.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
07.08.2018 à 11h48
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


C’est une première. Le 31 juillet, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a infligé une amende de 30 000 euros à Archipel Habitat, l’office HLM de la métropole de Rennes présidé par la maire (PS) de la ville, Nathalie Appéré. Le gendarme des fichiers lui reproche d’avoir adressé à ses locataires une lettre au ton trop critique à propos de la décision du gouvernement de réduire les aides personnalisées au logement (APL) et les loyers des organismes HLM.
« Après une première baisse de 5 euros par mois, le gouvernement vient d’annoncer son intention de diminuer, dès le 1er janvier 2018, de 60 euros par mois en moyenne les APL des locataires du parc social. Cette mesure est injuste car elle vise exclusivement les personnes logées dans le parc social et marque ainsi une vraie rupture d’égalité au sein de la population », écrivait Mme Appéré aux 12 500 locataires – dont ceux qui ne perçoivent pas d’APL –, le 9 octobre 2017. Elle ajoutait : « Compensée par une diminution des loyers, cette orientation, si elle devait se mettre effectivement en œuvre, aurait des répercussions terribles sur la qualité de votre cadre de vie. » Pour Archipel Habitat, cette ponction de l’Etat se chiffre à plus de 7 millions d’euros, soit 12 % de ses loyers, donc de sa capacité à construire et rénover.
Débat politisé
La CNIL, elle, motive sa décision en rappelant que « les données personnelles doivent être collectées pour des finalités déterminées, explicites et légitimes » et juge « au regard des termes utilisés et de la teneur générale du message qu’il ne s’agissait pas d’un simple courrier d’information. (…) L’objet (…) était bien de critiquer une annonce gouvernementale ».
« Je revendique cette action d’information, un acte de transparence. On doit à nos locataires des explications sur l’usage que nous faisons des loyers », s’insurge Cécile Bélard du Plantys, directrice de l’office HLM. Les magistrats concèdent « que l’office a la possibilité de s’exprimer sur une reforme en cours » mais par le biais d’affiches dans les halls ou de tracts dans les boîtes aux lettres. « On nous reproche donc d’avoir mis ce courrier sous enveloppe avec l’adresse de nos locataires que, bien sûr, comme propriétaire, nous connaissons », s’étonne Mme Bélard du Plantys. 
Le débat se politise depuis que Bertrand Plouvier, chef de file de l’opposition à la majorité socialiste de Rennes, et dont une proche est à l’origine de la saisine de la CNIL, a appelé, le 1er août, à la démission de Nathalie Appéré de son poste de présidente de l’office pour avoir « instrumentalisé la peur des locataires à des fins politiciennes ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’acteur et huit représentants d’associations culturelles estiment que le président engage « une politique de retrait de sa présence sur les territoires ».
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Robin Renucci : « La politique présidentielle affaiblit délibérément le ministère de la culture »

Dans une tribune au « Monde », l’acteur et huit représentants d’associations culturelles estiment que le président engage « une politique de retrait de sa présence sur les territoires ».



Le Monde
 |    07.08.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
07.08.2018 à 09h33
   





                        



                                


                            

Tribune. Malgré les déclarations de Madame la ministre de la culture, Françoise Nyssen, appelant, en juillet, les différents ministères à travailler de concert pour mettre en place une politique publique des arts plus engagée au service de la création et de l’équité territoriale, nous restons particulièrement critiques vis-à-vis des orientations mises en œuvre par le président de la République et son exécutif. Les signaux qu’envoient Emmanuel Macron et son premier ministre Edouard Philippe sont révélateurs de la manière dont ils entendent conduire la réforme du service public, et en particulier celui de la culture. Il nous apparaît clairement que le président ne croit plus suffisamment en une gouvernance qui s’appuie sur les institutions de la République. Ainsi, il n’a de cesse de délégitimer l’action de son propre ministère de la culture, diminuant progressivement son périmètre d’action, externalisant certaines de ses missions, réduisant les effectifs du cabinet de sa ministre, tout en procédant, en parallèle, depuis l’Elysée, à la nomination discrétionnaire de chargés de missions qui pilotent en coulisses la réforme de son administration et repensent sa politique.
Politique de retrait
Affaibli délibérément, le ministère de la culture semble être voué à jouer un rôle secondaire, exécutant une politique pensée par un petit cercle de collaborateurs présidentiels qui ne croient plus en l’intérêt de la présence de l’Etat et de son action en régions ; qui engagent progressivement, sans la nommer, à travers une série de mesures et d’expérimentations, une politique de retrait de sa présence sur les territoires ; qui travaillent au démantèlement d’une administration culturelle dont ils méprisent le travail et sous-estiment la nécessité. Nous disons ici notre opposition à ce type de gouvernance qui contourne l’autorité des ministères pour imposer verticalement et sans concertation une réforme dans laquelle l’art et la création devraient pourtant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Dans plusieurs affaires récentes, des juges ont validé les demandes dans ce sens, estimant qu’il s’agit d’une violation grave des obligations locatives.
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Les bailleurs HLM résolus à expulser les familles des trafiquants

Dans plusieurs affaires récentes, des juges ont validé les demandes dans ce sens, estimant qu’il s’agit d’une violation grave des obligations locatives.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
07.08.2018 à 09h56
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Expulser de leur logement HLM les familles de trafiquants de drogue n’est plus tabou depuis que, dans plusieurs affaires récentes, des juges ont validé les demandes dans ce sens des bailleurs sociaux. Les juges estiment de plus en plus souvent que perpétrer ou être complice d’un trafic de stupéfiants au domicile constitue, outre l’aspect pénal, une violation grave des obligations locatives justifiant la résiliation du bail.
Un pas a donc été franchi puisque ce ne sont plus seulement les fauteurs de troubles qui se voient sanctionnés au pénal, mais également leurs familles au civil. Ainsi, entre juin et octobre 2016, à l’initiative de Paris Habitat, neuf familles ont été expulsées manu militari, au grand soulagement des voisins, de la cité Bonnier (20e arrondissement) gangrenée depuis des années par le trafic de drogue. Dans la capitale, les trois bailleurs sociaux de la ville, Paris Habitat, la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) et Elogie Siemp ont engagé 80 procédures de ce type pour « graves troubles de nuisance ».
Le 27 février 2018, la cour d’appel d’Amiens a ordonné l’expulsion d’une mère de famille et de ses deux enfants mineurs dont une fille handicapée, logés cité du Clos des roses, propriété de l’OPAC de l’Oise, car trois des fils désormais majeurs étaient condamnés pour trafic de stupéfiant à grande échelle.

Le 10 janvier 2017, à la demande de l’Office Seine-Saint-Denis Habitat, la cour d’appel de Paris avait confirmé l’expulsion d’une locataire, à Saint-Ouen, dont le fils avait été condamné à huit mois de prison avec sursis pour détention de plus d’un kilo de cannabis. Le juge a rappelé la responsabilité de la titulaire du bail qui doit « user paisiblement des locaux » et répondre « de ses propres agissements mais également de ceux des personnes qu’elle accueille ». Cette femme avait argué du soutien de quelques voisins : « Il peut arriver que les mêmes locataires...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ D’après des éléments dont « Le Monde » a pris connaissance, les deux trentenaires sont vierges d’antécédents et n’ont pas provoqué de violences « graves » le 1er mai.
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Affaire Benalla : le couple de la Contrescarpe n’a pas menti à la police

D’après des éléments dont « Le Monde » a pris connaissance, les deux trentenaires sont vierges d’antécédents et n’ont pas provoqué de violences « graves » le 1er mai.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
07.08.2018 à 18h09
    |

            Ariane Chemin








                        



                                


                            
Le jeune couple connu pour avoir été molesté par Alexandre Benalla sur la place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris, le 1er mai, est vierge d’antécédents judiciaires, n’a pas cherché à dissimuler son identité et n’a pas provoqué de violences « graves » ou « répétées » contre les CRS massés sur les lieux. C’est du moins ce qu’ont indiqué deux services de police au procureur de la République de Paris, François Molins, dans des courriers dont Le Monde a pris connaissance.
Le 1er mai, peu avant 20 heures, un jeune homme de nationalité grecque, travaillant à Paris comme cuisinier, et une jeune graphiste française, vivant ensemble dans la banlieue sud de Paris, se trouvent sur cette place touristique du Quartier latin, où quelques dizaines de manifestants se sont donné rendez-vous. Un petit groupe de CRS charge en direction de la fontaine, au centre de la place, sans viser directement le jeune couple. Tous deux lancent alors des objets sur les forces de l’ordre, y ajoutant un bras d’honneur et un index menaçant.
C’est à ce moment qu’Alexandre Benalla, adjoint du chef de cabinet d’Emmanuel Macron, et Vincent Crase, gendarme réserviste employé régulièrement par l’Elysée (et dont on sait aujourd’hui qu’il était armé), entrent en scène. Les coups pleuvent sur le jeune homme, comme en témoigne une vidéo désormais fameuse.

Relâché sans poursuites
Le 25 juillet, une semaine après que Le Monde a identifié sous son casque l’auteur des coups et que l’Elysée a convenu qu’il s’agissait de M. Benalla, le procureur de la République de Paris avait adressé une lettre au directeur de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP).
Le magistrat demandait à Frédéric Dupuch de « préciser » pourquoi ces deux trentenaires de la Contrescarpe « n’avaient pas été mis en cause pour les faits commis contre les forces...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Principaux bénéficiaires de ces aides, les jeunes ménages reçoivent en moyenne 395 euros par mois, ce qui représente 26 % de leur revenu.
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D’une génération à l’autre, le poids des aides financières pèse lourd

Principaux bénéficiaires de ces aides, les jeunes ménages reçoivent en moyenne 395 euros par mois, ce qui représente 26 % de leur revenu.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 06h15
    |

            Jérôme Porier








                        



   


La moitié des ménages a apporté une aide financière à un autre ménage au cours des deux mois précédant la vaste enquête « Budget de famille » réalisée par l’Insee en 2011, qui a été minutieusement décortiquée par le Cercle de l’épargne, think tank dédié à l’épargne, la retraite et la prévoyance.
L’aide moyenne apportée représente environ 4 % des revenus des ménages, soit 36 milliards d’euros. « L’aide financière entre ménages est soit directe, sous la forme d’un transfert monétaire, soit indirecte, sous la forme d’une prise en charge de certaines dépenses », précise Philippe Crevel, fondateur du Cercle de l’épargne.

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A eux seuls, les transferts monétaires représentent 19,1 milliards d’euros, dont 60 % sont versés de manière occasionnelle. Près d’un ménage sur cinq a effectué ainsi un versement occasionnel d’argent, pour un montant moyen de 370 euros. Le versement régulier d’argent est moins fréquent puisqu’il est pratiqué par seulement 8 % des ménages.
Les aides non monétaires peuvent être la fourniture de biens alimentaires (22 % des cas), de vêtements (14 % des cas), de chaussures (14 %), etc. Elles peuvent également consister en un prêt gratuit d’un logement ou d’une partie d’un logement (14 %).
Les plus généreux : les cinquantenaires
Les jeunes générations (celles de moins de 40 ans) reçoivent les trois-quarts de ces aides monétaires entre ascendants et descendants en ligne directe. Elles proviennent d’abord de leurs parents âgés de 40 à 59 ans, puis de leurs parents ou grands-parents âgés de 60 ans ou plus. « Les générations « pivot », aux âges intermédiaires, c’est-à-dire entre 40 et 59 ans, donnent à leurs enfants deux fois plus qu’elles ne reçoivent de leurs propres parents », ajoute M. Crevel.

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Avant 45 ans, le montant total des aides qu’ils versent avoisine 130 euros en moyenne en deux mois. A cette période de la vie où les contraintes financières sont plus importantes (arrivée des enfants, achat immobilier, etc.), les dépenses sont essentiellement destinées aux membres du ménage.
A partir de 45 ans, la situation change : les ménages commencent à donner davantage, et le montant des aides atteint son pic à 50-54 ans : 340 euros en moyenne en deux mois, soit 5 % du revenu moyen des donateurs de cette tranche d’âge. C’est l’année de leur départ du foyer parental que le soutien financier aux enfants est le plus élevé. Il s’élève à 1 070 euros en deux mois (contre 280 euros pour les ménages de 50-54 ans dont aucun enfant n’a déménagé en cours d’année).
Principaux bénéficiaires : les moins de 25 ans
Près de 80 % des moins de 25 ans perçoivent des aides. Sans aide, les jeunes auraient un niveau de vie égal à seulement 52 % de la moyenne de la population. Or, l’écart constaté n’est que d’un tiers. Les jeunes ménages reçoivent en moyenne 790 euros sur deux mois (soit 395 euros par mois), ce qui représente 26 % de leur revenu. Les parents sont amenés à financer le logement, certaines dépenses en biens et services de loisirs, de vêtements et en repas.
« L’entraide familiale joue donc un rôle crucial au moment de l’installation des jeunes ménages, mais elle intervient aussi dans les situations de monoparentalité, par exemple après une rupture conjugale ou un décès du conjoint », ajoute M. Crevel. Ainsi, les familles monoparentales sont plus souvent aidées que les autres types de ménages.

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En 2011, 43 % de ces familles perçoivent une aide financière. Les familles monoparentales bénéficient également plus souvent de versements rendus obligatoires sur décision judiciaire (principalement des pensions alimentaires). Selon l’enquête de l’Insee, près d’une famille monoparentale sur six en bénéficie, pour un montant annuel moyen de 4 000 euros en 2011, soit 14 % de leurs ressources. Malgré ces transferts, le niveau de vie des familles monoparentales reste plus faible que celui des autres ménages.



                            


                        

                        

