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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ L’ancien ministre des affaires étrangères britannique ne compte pas s’excuser après avoir comparé le voile intégral à une « boîte aux lettres ».
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Les moqueries de Boris Johnson contre la burqa choquent jusque dans son camp

L’ancien ministre des affaires étrangères britannique ne compte pas s’excuser après avoir comparé le voile intégral à une « boîte aux lettres ».



Le Monde
 |    08.08.2018 à 16h53
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Boris Johnson aura une nouvelle fois réussi à faire l’unanimité contre lui. L’ancien ministre britannique des affaires étrangères « a provoqué l’indignation » et « n’aurait pas dû utiliser ce langage », accuse la première ministre britannique, Theresa May. De tels propos « augmentent les risques de crimes racistes », ajoute Sayeeda Warsi, membre (conservatrice) de la chambre des Lords.
Dans sa dernière chronique hebdomadaire dans le Daily Telegraph, lundi 6 août, il critique le port du voile intégral en termes fleuris : « C’est absolument ridicule que les gens choisissent de se promener en ressemblant à des boîtes aux lettres. » Plus loin dans sa chronique, les mêmes femmes intégralement voilées lui font penser à des « braqueurs de banque ».
En plein creux de l’été, et alors qu’une bonne partie des dirigeants du Parti conservateur voue une sainte détestation à ce ténor du Brexit, l’occasion était trop belle. Depuis quarante-huit heures, les appels à présenter des excuses ou à imposer des sanctions se multiplient. Mohamed Sheikh, autre membre tory de la haute chambre britannique, appelle à des sanctions disciplinaires, pour retirer à Boris Johnson, qui demeure député, son étiquette du Parti conservateur.
« On aurait pu avoir un débat intéressant »
Pour Sonia Purnell, auteure d’une excellente biographie de Boris Johnson, c’est précisément ce que souhaitait l’ambitieux rival de Mme May : « Ses mots sont nauséabonds et clivants, explique-t-elle sur la BBC. (…) On aurait pu avoir un débat intéressant sur le sujet mais, à la place, on parle tous de son choix de vocabulaire. C’est exactement ce qu’il veut. Tout le monde parle de lui, il reste au centre des informations, et son espoir éternel de devenir un jour le leader [du Parti conservateur] demeure. »
Sur le fond, son approche reprend le consensus qui domine au Royaume-Uni. Boris Johnson s’oppose à l’interdiction de la burqa et du niqab, qui vient d’entrer en vigueur au Danemark, avec un argumentaire libéral classique : s’il n’aime pas le voile intégral, il estime qu’une loi l’interdisant serait contre-productive, « transformant en martyrs [celles qui le portent] et risquant une répression contre tous les symboles publics d’appartenance religieuse, ce qui empirerait le problème ».
Munira Mirza, qui travaillait avec lui à la mairie de Londres, dénonce une « bataille politique » : « Des gens qui ne s’intéressent absolument pas au sort des femmes musulmanes tombent sur Boris parce que c’est Boris qui a tenu ces propos. »
L’intéressé a fait savoir qu’il ne comptait pas s’excuser. Il sait qu’il peut avoir l’opinion publique de son côté, laquelle semble même vouloir être encore plus dure : les derniers sondages, qui datent de 2017, indiquent que la moitié des Britanniques veulent une loi interdisant la burqa.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Sous le feu des critiques, les populistes au pouvoir depuis deux mois ont fait adopter leur première loi majeure qui ambitionne de sanctionner les entreprises abusant de la flexibilité.
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Le gouvernement italien fait adopter une loi controversée sur le travail

Sous le feu des critiques, les populistes au pouvoir depuis deux mois ont fait adopter leur première loi majeure qui ambitionne de sanctionner les entreprises abusant de la flexibilité.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 14h00
   





                        


C’était un cheval de bataille de Luigi Di Maio, le nouveau ministre du travail et chef de file du parti antisystème Mouvement 5 étoiles (M5S). Sous le feu des critiques, les populistes italiens au pouvoir depuis deux mois ont fait adopter mardi 7 août leur première loi majeure qui ambitionne de réformer le marché du travail et de frapper les entreprises abusant de la flexibilité.
Dans la foulée de la Chambre des députés, la semaine dernière, le Sénat a avalisé mardi le « décret-loi dignité », avec 155 voix pour, 125 voix contre et une abstention, donnant le feu vert définitif à un texte limitant le recours aux contrats à durée déterminée (CDD) et pénalisant licenciements et délocalisations.

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Une loi pourfendue par le patronat italien, ainsi que par le Parti démocrate (PD, centre gauche). « Citoyens 1-système 0 », s’est réjoui sur Twitter Luigi Di Maio, triomphant. Et les sénateurs de sa formation ont qualifié de « révolution culturelle » ce coup porté au « fléau social qui s’appelle la précarité ».
« Le ministre du travail est depuis aujourd’hui le ministre du chômage », a critiqué, pour sa part, l’ex-chef du gouvernement Matteo Renzi, l’homme fort du PD, sur les réseaux sociaux. « Grâce aux géniales intuitions du ministre Di Maio, nous allons perdre 80 000 postes de travail », a-t-il dit, en reprenant un chiffre des services du gouvernement qui a fait polémique en juillet. Selon le patronat (Confindustria), les nouvelles mesures vont décourager les investissements et limiter la croissance. Quant au tour de vis sur les CDD, il « risque d’avoir un impact négatif » sur le chômage.

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Un chômage endémique
L’Italie est confrontée à un chômage endémique, avec un taux de 10,9 % en juin, qui monte à 32,6 % pour les 15-24 ans, très au-dessus de la moyenne de la zone euro (16,8 % en mai).
Concrètement, il ne sera plus possible de dépasser les deux ans en CDD, contre trois auparavant. En outre, les CDD se verront appliquer une charge de cotisations sociales croissante de 0,5 % à partir du premier renouvellement, pour quatre renouvellements au maximum.

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          Elections en Italie : la jeunesse déplore une politique qui reste « magouille et compagnie »



Seules les personnes faisant le ménage ou s’occupant de personnes âgées sont exclues du dispositif. Au-delà de douze mois, les employeurs devront justifier la prolongation, par exemple pour un pic non prévu d’activité, une mesure source de recours en justice, prédit le patronat. En l’absence de justification valable, le CDD sera transformé en CDI. Les entreprises ne pourront pas totaliser plus de 30 % d’emplois temporaires. Les indemnités pour licenciements abusifs sont également augmentées, tandis que les entreprises procédant à des embauches bénéficieront d’un bonus.
En mars 2017, le gouvernement de Paolo Gentiloni (PD) avait abrogé le dispositif des « vouchers », sortes de chèques emploi service censés lutter contre le travail au noir mais dont la généralisation avait entraîné de nombreux abus. Le gouvernement populiste a souhaité les réintroduire de manière extrêmement restrictive dans l’agriculture (entreprises jusqu’à cinq employés) et le tourisme (jusqu’à huit employés), pour dix jours au maximum et pour les chômeurs, les étudiants et les retraités.
Le « Jobs Act » balayé
Cette mesure a été introduite par la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, qui partage le pouvoir avec le M5S, particulièrement à l’écoute des entrepreneurs du nord de l’Italie.
Toute entreprise ayant reçu une aide de l’Etat sera en outre tenue de la rembourser si elle délocalise son activité dans les cinq ans qui suivent. Si cette délocalisation a lieu en dehors de l’Union européenne, l’entreprise devra rembourser de deux à quatre fois le montant de l’aide.
La loi comprend aussi une interdiction de la publicité des jeux de hasard, une disposition qui inquiète les milieux sportifs compte tenu du gros marché des paris sportifs.
Les sénateurs du PD se sont bruyamment opposés mardi à cette révision législative qui balaie le « Jobs Act », grande réforme du marché du travail de M. Renzi. En vigueur depuis mars 2015, le Jobs Act avait introduit un contrat de travail à durée indéterminée à « protection croissante », qui permettait aux employeurs un licenciement plus facile pendant au moins trois ans mais dont l’impact réel a fait débat.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Un site artificiel pourrait compléter les diverses mesures de défense des côtes de Flandre, mais le projet ne fait pas l’unanimité.
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La Belgique envisage de construire une île contre la montée des eaux

Un site artificiel pourrait compléter les diverses mesures de défense des côtes de Flandre, mais le projet ne fait pas l’unanimité.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 11h50
    |

                            Intérim (Belgique)








                        



                                


                            

La Belgique se prépare à une montée du niveau de la mer qui pourrait atteindre 30 centimètres à l’horizon 2050 et 80 centimètres à la fin du siècle. Après avoir renforcé ses digues et consolidé ses plages, le pays envisage de construire une île artificielle en face de la ville de Knokke-Heist, à 5 kilomètres du port de Zeebruges.
« On veut étudier l’effet d’une telle installation pilote sur les défenses côtières, afin de décider par la suite à quoi devront ressembler les défenses maritimes jusqu’à 2100 », explique Nathalie Balcaen, de l’Agence des services maritimes et côtiers. Mais pourquoi une île ? « L’idée, c’est que les grosses vagues s’écraseront contre elle et perdront leur énergie pour arriver sur la plage avec moins d’intensité », poursuit-elle, assurant qu’en cas de succès, un véritable chapelet d’îles pourrait être construit.
Mais le secrétaire d’Etat à la mer du Nord, Philippe De Backer, se montre plus prudent et répète à l’envi que rien n’est encore fait. Il souligne que les autorités flamandes, qui portent le projet et ont déjà débloqué 8 millions d’euros à cet effet, doivent encore en définir les caractéristiques principales. Et que son gouvernement, qui a effectivement déjà réservé une zone sur le papier pour cette réalisation dans son plan marin 2020-2026 actuellement en consultation, conditionnera la réalisation du projet à des critères d’utilité et de respect des normes environnementales.
« Plus de windsurf »
A priori, l’île pilote mesurera 1 kilomètre de long sur 300 mètres de large et sera placée à 1 kilomètre de la réserve naturelle du Zwin. Elle pourrait accueillir de l’aquaculture mais aucune maison ni éolienne ne sera construite sur le terrain. « Elle vise à défendre la côte, donc il faut évier que d’autres activités interfèrent avec cet élément de protection », explique Philippe De Backer.
Selon lui, aucun chantier ne démarrera avant 2020. « On attend le dossier de la Flandre....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Elles ont publié un rapport sur le harcèlement dont leurs volontaires seraient victimes. La préfecture estime que ces accusations sont « des allégations non démontrées ».
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Calais : des associations dénoncent des « violences policières » envers les bénévoles

Elles ont publié un rapport sur le harcèlement dont leurs volontaires seraient victimes. La préfecture estime que ces accusations sont « des allégations non démontrées ».



Le Monde
 |    08.08.2018 à 10h43
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 14h57
   





                        


De nouvelles violences policières recensées à Calais. Des associations d’aide aux migrants dénoncent, dans un rapport transmis mardi 7 août au défenseur des droits, des « violences policières excessives » et « l’intimidation » des CRS envers les bénévoles. Des accusations « non démontrées », rétorque la préfecture du Pas-de-Calais.
« Au cours des huit derniers mois, les volontaires associatifs ont ainsi été victimes de 666 incidents de surveillance policière, contrôles d’identité répétés, arrestations et fouilles, ainsi que de violences physiques et verbales », affirment dans un communiqué Help Refugees, l’Auberge des migrants, Utopia 56 et Refugee Infobus.

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Dans leur rapport fondé sur les témoignages de 33 bénévoles, les associations fustigent « la systématicité et la persistance du harcèlement des volontaires » qui « interrogent fortement sur le dévoiement de l’utilisation par les forces de l’ordre des moyens de coercition ».
Si les associations dénoncent régulièrement des « violences policières » envers les migrants, officiellement entre 350 et 400 dans le Calaisis dans l’espoir de passer clandestinement en Grande-Bretagne, c’est la première fois qu’elles publient un document centré sur le harcèlement qu’elles disent subir.
« La simple observation des faits démontre que les associations sont tout à fait libres d’exercer leurs activités à destination de la population migrante sur Calais, dès lors que leur intervention s’inscrit dans le respect de l’ordre public et de la loi », a réagi la préfecture du Pas-de-Calais, qui qualifie les accusations des associations d’« allégations non démontrées ».

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                Méthodes policières à Calais : le préfet du Pas-de-Calais réplique à Yann Moix



Saisine du défenseur des droits
« Toute personne qui le souhaite peut comme c’est naturel dans un Etat de droit, saisir l’IGPN [inspection générale de la police nationale] ou le procureur de la République si elle estime être témoin ou victime d’un manquement », ajoute-t-elle. « Force est de constater, cependant, que les rares plaintes déposées ou les signalements auprès de l’IGPN n’ont conduit jusqu’à présent à aucune condamnation ou mise en accusation d’un policier pour des violences sur des membres d’associations, pas plus que sur des personnes migrantes. »
La maire Les Républicains de Calais Natacha Bouchart a, elle aussi, dénoncé des « accusations sans fondement », affirmant dans un communiqué : 
« Si ces accusations étaient avérées, il ne fait aucun doute que les auteurs de ce rapport auraient déposé une requête auprès du procureur de la République et de l’IGPN. Ces mêmes associations – qui ne trouvent leur existence qu’au travers de discours haineux et diffamants envers les forces de l’ordre – agissent à des fins purement médiatiques et politiques. »
Et d’affirmer également :
« La pression migratoire est contenue par l’action des forces de l’ordre qui, en dépit de provocations permanentes de la part de certains associatifs et dans des conditions sensibles, assument avec respect et dignité les missions de maintien de l’ordre public qui leur sont dévolues dans notre Etat de droit. »
Face à « l’indifférence du parquet de Boulogne-sur-Mer », les associations annoncent avoir saisi le défenseur des droits pour qu’il « fasse avancer diplomatiquement les choses », a expliqué à l’AFP Eléonore Vigny, chargée du plaidoyer pour L’Auberge des migrants.
« C’est une autorité indépendante qui va pouvoir demander des comptes à l’administration et enquêter », assure-t-elle, espérant, notamment, que les services du défenseur des droits organisent une visite sur place sur ce sujet.

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                Migrants : « La politique menée à Calais par Gérard Collomb mène au chaos »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’universitaire franco-israélienne estime que l’alliance du gouvernement israélien avec les régimes « illibéraux » d’Europe de l’Est crée une brèche au sein du peuple juif, pour qui la lutte contre l’antisémitisme et la mémoire de la Shoah ne sont pas négociables.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/08/2018
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Eva Illouz : « Israël contre les juifs »

Dans une tribune au « Monde », l’universitaire franco-israélienne estime que l’alliance du gouvernement israélien avec les régimes « illibéraux » d’Europe de l’Est crée une brèche au sein du peuple juif, pour qui la lutte contre l’antisémitisme et la mémoire de la Shoah ne sont pas négociables.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 10h31
    |

Eva Illouz (directrice d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales)







                        



                                


                            
Tribune. Un tremblement de terre est tranquillement en train de secouer le monde juif. Lorsque le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, choisit de soutenir Donald Trump avant et après l’élection présidentielle américaine de 2016, certains pouvaient encore donner à ce dernier le bénéfice du doute. Certes, Trump s’était entouré de gens comme Steve Bannon dont émanaient des relents antisémites, certes, il refusait aussi de condamner sa base électorale sympathisante du Ku Klux Klan, mais personne n’était encore sûr de la direction que prendrait sa nouvelle présidence.
Les événements de Charlottesville, en août 2017, n’ont plus permis le doute. Les manifestants néonazis commirent des actes de violence contre des contre-manifestants pacifiques (tuant une personne en fonçant dans la foule avec une voiture), mais Trump condamna de la même façon opposants modérés et manifestants néonazis.
Le monde entier fut choqué de cette mise en équivalence, mais Jérusalem ne protesta pas. L’observateur indulgent (ou cynique) aurait pu interpréter ce silence comme l’acquiescement forcé du vassal vis-à-vis de son suzerain : de tous les pays du monde, Israël est celui qui reçoit la plus grande aide militaire des Etats-Unis.
Cette interprétation n’est désormais plus possible. Il est devenu clair que Nétanyahou a de fortes sympathies pour d’autres dirigeants qui, comme Trump, front preuve d’une grande indulgence vis-à-vis de l’antisémitisme et dont il ne dépend ni militairement ni économiquement.
Une statue à Budapest
Prenons l’exemple de la Hongrie. En 2015, le gouvernement y annonça son intention de dresser une statue à la mémoire de Balint Homan, ministre qui joua un rôle décisif dans la déportation de 600 000 juifs hongrois. Quelques mois plus tard, en 2016, il fut question d’ériger à Budapest une statue à la mémoire d’un des architectes de la législation antijuive durant la seconde guerre mondiale, György Donáth....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Il y a sept ans, le terroriste d’extrême droite Anders Behring Breivik tuait 69 militants travaillistes sur l’île.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/08/2018
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En Norvège, les survivants de la tuerie d’Utoya victimes de menaces

Il y a sept ans, le terroriste d’extrême droite Anders Behring Breivik tuait 69 militants travaillistes sur l’île.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 09h08
    |

            Olivier Truc (Stockholm, correspondance)








                        



                                


                            
Sept ans après le double attentat du 22 juillet 2011 perpétré par le terroriste d’extrême droite Anders Behring Breivik, une enquête du quotidien norvégien Aftenposten publiée mi-juillet dévoile que de nombreux survivants d’Utoya, l’île où 69 jeunes militants travaillistes ont été abattus, reçoivent insultes et menaces. Ces révélations ont obligé la police à réagir et en disent long sur le trouble profond qui continue d’habiter la société norvégienne.
Blessé sur l’île, Tarjei Jensen Bech, 19 ans à l’époque, raconte le type de messages qu’il reçoit : « Tu es un traître. Ça aurait été mieux pour nous si tu étais resté sur Utoya et si tu n’avais pas survécu. Dommage que Breivik n’ait pas mieux visé. » Soit une terminologie proche de celle utilisée par le terroriste lui-même pour justifier son massacre, avant sa condamnation à vingt et un ans de prison. Aftenposten raconte que le jeune élu travailliste a subi vingt-cinq opérations et reçu quatre menaces de mort. « Regarde la prochaine fois que tu passes le coin d’une rue, je serai là avec un Magnum et tu seras mort, sale porc que tu es ! », dit une autre lettre.

Un an après l’attentat, Elin Maria l’Estrange, une autre survivante, avait déposé une proposition visant à obliger les communes à accueillir des réfugiés. Sur Facebook, un anonyme lui dit : « Mauvaise idée. Tu aurais dû être abattue, et tu sais où. J’espère que tu étais là-bas et que tu as vécu l’enfer, ce serait une maigre consolation. » Après cela, la jeune femme a été plus prudente pour s’exprimer sur la politique d’asile et l’immigration.
Tarjei Jensen Bech a arrêté de porter plainte, ses premiers signalements n’ayant eu aucune suite. De son côté, l’AUF, l’organisation norvégienne des Jeunesses travaillistes, qui a perdu tant des siens sur l’île, n’a pas enregistré ces plaintes de manière systématique. Depuis la publication de l’article dans Aftenposten, le groupe de lutte contre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le nouveau président colombien a pris ses fonctions mardi. A demi-mot, il s’est aussi adressé au voisin vénézuélien, qualifié une nouvelle fois de « dictature ».
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Colombie : Ivan Duque, investi président, promet la fermeté face aux guérillas

Le nouveau président colombien a pris ses fonctions mardi. A demi-mot, il s’est aussi adressé au voisin vénézuélien, qualifié une nouvelle fois de « dictature ».



Le Monde
 |    08.08.2018 à 03h02
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 07h35
   





                        



   


Le président Ivan Duque a pris ses fonctions mardi 7 août à la tête de la Colombie, déterminé à durcir la politique de son prédécesseur envers les guérillas et à asphyxier diplomatiquement le gouvernement de Nicolas Maduro au Venezuela voisin.
Dauphin de l’ex-président Alvaro Uribe (2002 – 2010) qui est visé par une enquête de la Cour suprême, Ivan Duque a prêté serment pour le mandat de quatre ans auquel il a été élu le 17 juin, lors d’une cérémonie sur la place Bolivar, au cœur de Bogota.
Dès son discours d’investiture, il a réaffirmé ses promesses électorales, en annonçant des « correctifs » à l’accord de paix signé fin 2016 avec l’ex-guérilla des FARC, un durcissement des négociations avec l’ELN, dernière rébellion colombienne active.

   


« Pour le respect de la Colombie et le mandat que nous avons reçu, nous mettrons en œuvre des correctifs pour assurer aux victimes vérité, justice proportionnée, réparation et non répétition », a déclaré M. Duque à propos de l’accord qui a mis fin à plus d’un demi-siècle de conflit avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), transformées en parti politique sous le même acronyme.
A propos des négociations menées depuis février 2017 avec l’Armée de libération nationale (ELN), dernière guérilla du pays, il estime qu’« un processus crédible doit se cimenter avec une cessation totale des actions criminelles, sous supervision internationale ».
Le plus jeune président depuis 1872
A 42 ans, l’avocat et ex-sénateur Ivan Duque devient le plus jeune président de Colombie depuis 1872. Il succède à l’impopulaire président de centre-droit Juan Manuel Santos qui, après huit ans et deux mandats, laisse un pays sur le chemin de la paix, mais où les plantations de coca, matière première de la cocaïne, sont au plus haut (209 000 hectares) et où les défenseurs des droits humains sont victimes d’une vague d’homicides.
L’opposition s’est mobilisée, au moment de la cérémonie d’investiture, dans plus d’une trentaine de villes du pays. Vêtus de blanc, brandissant des fleurs et des drapeaux colombiens, les manifestants ont exigé la protection des activistes, dont 331 ont été assassinés depuis 2016, et le respect de l’accord de paix historique qui, cette même année, a mis fin à une confrontation armée de cinquante-trois ans avec la plus ancienne rébellion du continent.

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Ivan Duque, qui a comme vice-présidente la conservatrice Marta Lucia Ramirez, première femme à occuper ce poste après avoir été la première ministre colombienne de la défense sous Alvaro Uribe, a le soutien d’une coalition de droite majoritaire au Parlement. Mais il va devoir compter avec une opposition de gauche et du centre qui a accru sa représentation lors des élections législatives de mars dernier.
Malgré sa très récente carrière politique qui l’a amené au Sénat il y a seulement quatre ans, Ivan Duque a été désigné par l’influent Alvaro Uribe pour permettre à la droite dure, opposée à l’accord de paix, de revenir au pouvoir. Il refuse notamment que d’anciens guérilleros accusés de crimes graves participent à la vie politique sans passer par la prison. Dix membres des FARC ont fait leur entrée au Parlement le 20 juillet sans avoir été élus, comme prévu par l’accord de paix.
Les affaires de son mentor
Mais l’affaire qui éclabousse son mentor pourrait affecter son gouvernement. Sénateur et chef du Centre démocratique, le parti d’Ivan Duque, M. Uribe est soupçonné d’avoir tenté de soudoyer des témoins contre un opposant politique, le sénateur de gauche Ivan Cepeda, dans un dossier qui remonte à 2012. L’ex-président, qui clame son innocence, est convoqué le 3 septembre devant la Cour suprême, la plus haute juridiction du pays, qui mène les investigations sur les parlementaires.
Autre dossier brûlant : les relations avec le voisin vénézuélien. M. Maduro, qui affirme avoir été visé samedi par un attentat commis avec deux drones chargés d’explosif, a directement accusé son homologue colombien sortant. « Absurde », a répondu Bogota. A première vue, rien ne devrait s’arranger entre ces deux pays qui partagent 2 200 kilomètres de frontière. M. Duque a lancé mardi un avertissement voilé au régime vénézuélien, qu’il a déjà qualifié de « dictature » à plusieurs reprises.
« En défense des valeurs démocratiques, nous rejetons toute forme de dictature sur le continent américain, nous le dénonçons et nous appelons les choses par leur nom », a-t-il déclaré sans nommer directement Nicolas Maduro. M. Duque avait auparavant promis d’œuvrer à « une stratégie articulée, multilatérale et diplomatique pour une transition vers des élections libres au Venezuela ».

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ La N-VA discute avec l’ancien président de Catalogne pour le présenter sur sa liste pour les élections européennes.
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Et si le Catalan Carles Puigdemont était candidat du parti indépendantiste flamand ?

La N-VA discute avec l’ancien président de Catalogne pour le présenter sur sa liste pour les élections européennes.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 19h31
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 10h11
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Le parti indépendantiste Alliance néoflamande (N-VA) pourrait proposer à l’ex-dirigeant catalan Carles Puigdemont de figurer sur sa liste pour les élections européennes de 2019, a affirmé, le 2 août, le quotidien belge Het Laatste Nieuws. L’information n’a, jusqu’ici, pas été confirmée par les deux parties mais une source à la N-VA indique au Monde que « des discussions se poursuivent ». L’entourage du président catalan est quant à lui silencieux.
Réinstallé en Belgique après son arrestation en Allemagne et la décision du juge de la Cour suprême espagnole qui, le 19 juillet, a levé les mandats d’arrêt européens et internationaux émis à son encontre, M. Puigdemont a annoncé sa volonté de poursuivre, à distance, son combat politique, malgré l’échec de sa déclaration d’indépendance, en octobre 2017. Il tente d’ailleurs de lancer un nouveau rassemblement et d’installer en Belgique un « Conseil de la république ». « Ce n’est pas la fin. Je voyagerai jusqu’au dernier recoin de notre continent pour défendre la juste cause du peuple catalan », a-t-il déclaré à son retour d’Allemagne.

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La N-VA estime qu’une candidature de M. Puigdemont en Belgique lui offrirait, à coup sûr, un siège d’eurodéputé supplémentaire – elle en compte quatre actuellement, membres, à Strasbourg, du groupe de droite Conservateurs et réformistes européens, celui des Tories britanniques et du PiS polonais.
« Un ami » de Bart De Wever
Les « exilés » catalans, qui ont organisé diverses manifestations à Bruxelles, ont notamment pu compter jusqu’ici sur le soutien actif du président N-VA de la Région flamande, Geert Bourgeois, et de ministres importants du gouvernement fédéral belge, comme les responsables de la migration et de l’intérieur, Theo Francken et Jan Jambon. Le président de la formation indépendantiste et maire d’Anvers, Bart De Wever, décrit également M. Puigdemont comme un « ami ». Il n’a toutefois pas encore pris sa décision quant à une candidature du Catalan.
Rien ne semble, a priori, empêcher une telle éventualité. Des citoyens européens peuvent, en effet, se présenter dans un autre Etat membre s’ils sont enregistrés comme électeur de ce pays et prouver qu’ils jouissent du droit de vote dans leur pays d’origine. Le fait qu’un mandat d’arrêt à l’encontre de l’ex-dirigeant soit encore en vigueur en Espagne ne gênerait pas ses amis flamands. En revanche, le fait qu’il soit installé en Wallonie – à Waterloo – et que, par ailleurs, il ne parle pas le néerlandais pourraient être des obstacles.
La législation belge énonce qu’un candidat aux européennes ne doit pas prouver qu’il parle la langue de la région où il se présente mais déclarer « de bonne foi » qu’il la maîtrise. Un propos du Catalan disant qu’il connaît le néerlandais ferait sans doute beaucoup rire. A moins que l’on considère, en fait, que sa nationalité l’exonère de l’obligation de parler l’une des trois langues officielles du royaume (le français, le néerlandais et l’allemand).
M. De Wever analyse, lui, les effets de son possible « coup » médiatico-politique au travers du prisme national. Partisane de l’indépendance de la Flandre, ou au moins de la mise en place d’une « confédération belge », la N-VA a cependant accepté, depuis 2014, de geler son programme institutionnel et de gouverner le système fédéral à parité avec des francophones – le Mouvement réformateur du premier ministre, Charles Michel. Une alliance avec M. Puigdemont lui permettrait de réaffirmer son identité et son objectif d’une autonomie de la Flandre.
Reste à savoir si les électeurs de la N-VA seront aussi sensibles que le croient ses dirigeants à une cause catalane qui, en réalité, ne paraît pas mobiliser au-delà du cercle des défenseurs purs et durs du vieux projet indépendantiste flamand. Un projet qui a connu un parcours aussi chaotique que douteux à certaines périodes de l’histoire.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Jardins de dictateurs (3/6). Au nord de Moscou, les centaines d’hectares du « VSKhV » ont accueilli à partir de 1939 l’Exposition agricole de toute l’Union, un vaste ensemble de pavillons supposés montrer « de quoi est capable le peuple soviétique ». Les restaurations successives, sous Khrouchtchev et Poutine, ont servi le même objectif, à leur manière.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Des filles de Lords attaquent leur pays devant la CEDH, pour mettre fin à la tradition les privant du droit d’hériter du siège de leur père.
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Au Royaume-Uni, des Ladies se rebiffent pour pouvoir siéger à la Chambre des lords

Des filles de Lords attaquent leur pays devant la CEDH, pour mettre fin à la tradition les privant du droit d’hériter du siège de leur père.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 15h52
 • Mis à jour le
08.08.2018 à 06h35
    |

            Camille Bordenet








                        



   


Etre née avec une cuillère d’argent dans la bouche ne permet pas tout, même en 2018. Six Ladies, filles de Lords éduquées à l’ombre des majestueux châteaux et des conventions de l’aristocratie britannique, ont décidé de s’attaquer à une tradition multiséculaire propre à leur rang. Celle qui veut que, parce qu’elles sont nées femmes, elles ne puissent hériter du siège de leur père à la Chambre des lords, comme leurs frères, cousins, oncles, pères, grands-pères.
Une coutume qu’elles jugent d’autant plus « obsolète et inacceptable » à l’heure où l’égalité entre les femmes et les hommes progresse dans bien d’autres domaines de la société. Appuyées par des avocats de renom, Henrietta Byng, Willa Franks, Eliza Dundas, Sarah Long, Charlotte Carew Pole et Tanya Field, âgées de 20 à 59 ans, ont donc décidé de mener campagne sur le sujet. Elles attaquent le Royaume-Uni devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour discrimination sexuelle, comme le rapporte le Daily Mail.
La plainte, déposée fin juillet, s’appuie sur l’article 14 de la CEDH associé à l’article 3 de son premier protocole, qui établit le droit à une élection libre, selon Le Figaro, qui consacre un article au sujet.
Chambre haute et non élue du Parlement, la Chambre des lords était autrefois composée des représentants de la noblesse, qui se transmettaient leur siège de père en fils. En 1958, pour la première fois dans l’histoire, les femmes obtiennent le droit d’y siéger. Depuis une réforme de 1999, elle est composée pour l’essentiel de personnalités nommées à vie par le gouvernement, mais aussi d’archevêques et d’évêques.
« Dernier bastion de discrimination sexuelle »
Toutefois, pour ne pas provoquer l’ire des nobles, cette réforme leur avait préservé 92 sièges à se répartir – dits « pairs héréditaires » –, comme le rappelle Le Figaro. Et lorsqu’un de leurs sièges se libère, ils sont les seuls à être désignés par une élection, par leurs pairs. Or, selon la règle de la « primogéniture masculine », les titres ne peuvent être transmis aux filles. « Tous les Lords du collège aristocratique sont donc des hommes. A une exception près, la comtesse de Mar, dont la famille autorise la succession des filles », souligne l’article.
« C’est le dernier bastion où on trouve des discriminations sexuelles dans notre pays », dénonce dans les colonnes du Daily Mail Henrietta Byng, l’une des plaignantes, aînée de trois filles, qui, si rien ne change d’ici la mort de son père, verrait donc un lointain cousin canadien lui confisquer la place de Lord qu’elle estime devoir lui revenir. Son père, fils unique et membre actif de l’institution établie au XIVe siècle, souhaiterait lui aussi pouvoir transmettre son siège à sa fille.
Une discrimination qui revient, selon Mme Byng, à considérer qu’elle n’est « pas l’égale d’un homme en politique ». D’autant plus inacceptable dans une monarchie régie par des femmes : une première ministre et des reines qui affichent les plus longs règnes. « La Chambre des lords est restée au Moyen Age », tance l’éditrice, bardée de diplômes.
« Mon père a suggéré que je change de sexe »
« Le problème, c’est que ça se passe au sein de l’élite qui est supposée donner l’exemple, analyse Shauneen Lambe, avocate britannique spécialiste du droit des femmes, interviewée sur le sujet par France 2. Si on laisse cette discrimination sexuelle continuer, cela envoie un mauvais message au reste de la société. » 
« Mon père a trouvé une solution pour le moins ironique au problème de la primogéniture masculine en suggérant que je change de sexe », préfère plaisanter Willa Franks, directrice d’une garderie, elle aussi aînée de quatre filles qui verrait le titre ancestral de sa famille revenir à un oncle, faute de descendant masculin. « Pour moi, c’est surtout une question d’égalité des droits pour les femmes, pas d’héritage », abonde la jeune Lady Eliza Dundas, étudiante en psychologie, fille d’un comte, petite-fille d’un marquis et aînée de trois sœurs. Dans sa famille, tous soutiennent sa bataille : « Mon grand-père de 80 ans trouve ça fantastique ! » 
Quant à Tanya Field, elle est peut-être celle qui ressemble le moins à l’idée que l’on pourrait se faire de l’aristocratie britannique, dépeinte dans la série à succès Downton Abbey. Cette travailleuse sociale vit dans une maison mitoyenne des plus banales, et son titre ne lui est d’aucune utilité dans son milieu professionnel précaire. Si elle s’investit dans cette campagne, c’est avant tout pour mettre fin à l’injuste primogéniture masculine. « Si j’héritais du titre de mon père, je ne l’utiliserais pas. Je trouve cela totalement hors de propos et ça ne colle pas avec la vie que j’ai choisie : ne pas gagner plus que le salaire minimum », explique-t-elle. 
« Les femmes ont obtenu le droit de vote il y a cent ans, pourtant nous n’avons toujours pas les mêmes droits », estime Charlotte Carew Pole
Quand son père est mort en 2017, le titre de Lord est revenu à son petit frère, raconte quant à elle Sarah Long, à la tête d’une galerie d’art. Cette descendante d’une famille très politique se bat aujourd’hui pour pouvoir postuler au Registre des pairs héréditaires, lui permettant d’être éligible à la Chambre des lords, où elle souhaiterait œuvrer pour les victimes du thalidomide – des effets duquel son frère souffre –, ce médicament utilisé comme antinauséeux dans les années 1950 et 1960 par les femmes enceintes et qui a provoqué de graves malformations congénitales. « Mon frère n’est pas marié et culpabilise de ne pas avoir de descendant. Sans autre homme dans la famille, notre titre mourra. Alors il soutient notre campagne. » 
A l’origine de ce combat, il y a Charlotte Carew Pole. Cette Londonienne de 42 ans explique le mener pour sa fille : « Il n’y a qu’au sein de l’aristocratie que perdure encore l’idée ridicule qu’un fils vaut mieux qu’une fille, et cela me met vraiment en colère de penser que [ma fille] pourrait ne jamais hériter du titre de son père simplement du fait de son genre. Les femmes ont obtenu le droit de vote il y a cent ans, pourtant, nous n’avons toujours pas les mêmes droits politiques que les hommes », déplore-t-elle.

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La Lady espère que le gouvernement britannique saura se saisir de la question, sans attendre la décision de la CEDH, qui pourrait ne pas être rendue avant deux ou trois ans. « Peut-être que ça pourrait aider Theresa May à se sortir d’autres problèmes politiques, avance-t-elle. Ce pourrait être un acquis positif pour elle. »
En 2013, une campagne avait déjà tenté de réviser les règles d’hérédité de l’aristocratie. En vain. En février 2018, une femme, nommée par la reine, est toutefois devenue la première black rod ou huissière au bâton noir du Parlement britannique, une fonction vieille de six cent cinquante ans, dont l’une des célèbres missions est de se faire claquer la porte au nez par les députés. Envoyé de la Chambre des lords à la Chambre des communes pour convoquer les députés, l’huissier se voit claquer la porte au nez, symbole de l’indépendance de la Chambre basse.
La couronne, quant à elle, a su faire évoluer ses lois de succession : à la suite d’une réforme souhaitée par la reine Elizabeth II, qui met fin au droit de primogéniture masculine, c’est désormais l’enfant le plus âgé du souverain en titre qui hérite du trône, quel que soit son sexe, et non le garçon le plus âgé.
En attendant que les progrès suivent pour leur institution, les six Ladies frondeuses espèrent que leur campagne permettra d’interpeller l’opinion publique britannique. Bien que conscientes de « faire partie d’une élite », toutes estiment que le moment est favorable à leur combat, dans la foulée du mouvement de libération de la parole des femmes qui a suivi l’affaire Weinstein.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Le Mécanisme européen de stabilité a approuvé le versement de 15 milliards d’euros à Athènes. A partir du 20 août, le pays devra voler de ses propres ailes.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Les autorités grecques reçoivent la dernière tranche de l’aide financière européenne

Le Mécanisme européen de stabilité a approuvé le versement de 15 milliards d’euros à Athènes. A partir du 20 août, le pays devra voler de ses propres ailes.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 11h14
    |

                            Intérim (Athènes, Bruxelles)








                        



   


Le bureau du premier ministre grec, Alexis Tsipras, n’a pas manqué de se réjouir, lundi 6 août. « Le déboursement du dernier versement du programme [d’aide européen] marque le dernier acte du drame des mémorandums. Nous avons beaucoup de travail devant nous, mais enfin, un nouvel horizon se profile pour la société. » Une bonne nouvelle, passée presque inaperçue dans le pays, alors que le chef du gouvernement essuie moult critiques après les incendies meurtriers survenus le 23 juillet.
Le versement de 15 milliards d’euros – la dernière tranche de l’aide financière européenne avant le 20 août, date à partir de laquelle la Grèce devra voler de ses propres ailes et se financer seule sur les marchés internationaux – a été approuvé lundi par le Mécanisme européen de stabilité (MES).

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La semaine dernière, la presse grecque s’inquiétait du retard pris dans ce versement et accusait le ministre allemand des finances, Olaf Scholz, de vouloir bloquer la procédure parce que le gouvernement hellène avait décidé de retarder l’augmentation de la TVA dans cinq îles proches des côtes turques ayant été en première ligne de la crise des réfugiés ces trois dernières années.
Le Parlement allemand a finalement voté en faveur de cet ultime prêt le 31 juillet. En huit ans de crise, la Grèce a bénéficié de plus de 273 milliards d’euros d’assistance de la part de ses créanciers – Union européenne (UE) et Fonds monétaire international (FMI) – en contrepartie de réformes douloureuses pour la population et à l’issue de tractations souvent houleuses avec Berlin.

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Le directeur général du MES, Klaus Regling, a souligné que 9,5 milliards d’euros serviraient à la constitution d’une réserve de trésorerie et 5,5 milliards d’euros au remboursement de la dette. Dans la foulée de ce dernier versement, « la réserve atteindra environ 24 milliards d’euros. Cette somme devrait couvrir environ 22 mois des besoins de financement de la Grèce après la fin du programme le 20 août », a-t-il ajouté.
Promouvoir des mesures sociales
Alexis Tsipras compte appliquer son plan de croissance, présenté en mai, et promouvoir des mesures sociales pour les populations les plus durement touchées par la récession. M. Regling a toutefois tenu à rappeler que laisser filer les déficits budgétaires était exclu : « La Grèce devra prouver à ses partenaires et aux marchés qu’elle s’est engagée à ne pas inverser les réformes passées et à poursuivre les politiques économiques et budgétaires durables nécessaires à long terme pour devenir une économie robuste qui crée de la croissance et des emplois. »
Alors qu’Athènes et ses créanciers européens se réjouissent de la fin du programme d’aide, le FMI a jeté un pavé dans la mare, le 31 juillet, en remettant en question la viabilité de la dette grecque à long terme. L’institution de Washington a ainsi démontré une nouvelle fois qu’elle n’était pas en adéquation avec l’analyse européenne. Ce constat risque fort d’écorner un peu plus la confiance des investisseurs et, partant, de compromettre le retour du pays sur les marchés.

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Dans le détail, le FMI juge que les mesures prises jusqu’ici devraient suffire à assurer l’accès de la Grèce aux marchés financiers internationaux à court et moyen terme. Cependant, il estime que les prévisions à long terme de l’UE sont trop optimistes en ce qui concerne la croissance et l’excédent budgétaire. De fait, il anticipe un excédent budgétaire (hors service de la dette) limité à 1,5 % du produit intérieur brut (PIB) avec une croissance annuelle d’environ 1 %, tandis que l’UE table sur un excédent de 2,2 % du PIB en maintenant la croissance annuelle à 3 %.
D’après son scénario, le FMI affirme que les coûts de la dette grecque vont « commencer une hausse ininterrompue » après 2038, marquant une explosion des besoins de financements bruts au-delà du seuil de 20 % du PIB. Les directeurs exécutifs du Fonds affirment qu’à ce moment-là, « un allégement supplémentaire serait nécessaire pour assurer la viabilité de la dette ».
L’accord sur les modalités de sortie de la Grèce des programmes d’aide, intervenu en juin entre les créanciers, prévoit bien une réévaluation de la situation en 2032 afin de déterminer si des mesures d’allégement additionnelles sont requises. Mais cet exercice, réaffirme le FMI, doit être « subordonné à des hypothèses réalistes ». La Commission européenne a réagi à ce rapport en affirmant que l’allégement de la dette était « suffisant ». Elle a souligné que ce sont les Européens qui avaient financé le programme et que le FMI était connu pour ses « prévisions systématiquement pessimistes ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Membre de la coalition, le SPD est opposé au retour de la conscription, supprimée en 2011.
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La CDU rouvre le débat sur le service militaire obligatoire en Allemagne

Membre de la coalition, le SPD est opposé au retour de la conscription, supprimée en 2011.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 10h55
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Après l’avoir suspendu en 2011, l’Allemagne pourrait-elle réintroduire le service militaire ? La nouvelle secrétaire générale de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), Annegret Kramp-Karrenbauer, souhaite en tout cas que le débat ait lieu. « La question du service militaire – ou du service civique – doit revenir au cœur de nos discussions », a-t-elle déclaré, le 23 juillet, dans une vidéo postée sur le site de la CDU. Selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung du vendredi 3 août, elle souhaite que le sujet figure à l’ordre du jour du prochain congrès de la CDU, cet automne, avant que la position officielle ne soit précisée dans le nouveau programme du parti, en 2020, en amont des élections législatives de 2021.
Après son élection au secrétariat général de la CDU, le 26 février, l’ex-ministre-présidente de la Sarre est allée à la rencontre des militants à travers l’Allemagne afin de prendre le pouls du parti, en plein doute existentiel après son résultat décevant aux législatives de septembre 2017 (33 % des voix, le plus mauvais score des conservateurs depuis 1949).
Au cours de cette tournée marquée par une quarantaine d’étapes, elle a constaté que de nombreux adhérents de la CDU s’étaient sentis frustrés de ne pas avoir eu leur mot à dire sur plusieurs décisions majeures prises par le gouvernement depuis l’accession d’Angela Merkel à la chancellerie, en 2005. Parmi les plus souvent citées, la loi sur le mariage pour tous, en 2017, l’accueil des réfugiés, en 2015, ou la suspension du service militaire obligatoire, en 2011, conduite par le ministre de la défense de l’époque, le conservateur bavarois Karl-Theodor zu Guttenberg (CSU).

En promettant de rouvrir le débat sur le service militaire, Mme Kramp-Karrenbauer entend montrer qu’elle n’est pas que la fidèle « dauphine » de Mme Merkel, comme cela a souvent été dit, mais qu’elle souhaite bel et bien imprimer sa marque propre sur...




                        

                        


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La Slovaquie impliquée dans le kidnapping d’un Vietnamien en Allemagne

Selon les enquêteurs allemands, l’ancien cadre communiste Trinh Xuan Thanh a quitté l’Europe avec ses ravisseurs à bord d’un avion affrété par le gouvernement slovaque.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
07.08.2018 à 10h47
    |

            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

L’histoire est digne d’un roman d’espionnage. Pour les enquêteurs allemands, cités par la Frankfurter Allgemeine Zeitung du 31 juillet, c’est grâce à l’aide – volontaire ou non – des autorités slovaques que les services secrets vietnamiens ont réussi à exfiltrer l’un de leurs concitoyens, qu’ils avaient kidnappé quelques jours plus tôt à Berlin. Trinh Xuan Thanh, un ancien cadre du Parti communiste, tombé en disgrâce à Hanoï, avait été enlevé dans la capitale allemande, où il pensait trouver refuge, le 23 juillet 2017. Il était réapparu dans son pays d’origine deux semaines plus tard et a depuis été condamné à la prison à vie pour des faits de corruption.
Mais outre-Rhin, la police n’a jamais cru à la version des autorités vietnamiennes, selon lesquelles le fuyard s’était de lui-même rendu en Asie afin d’y être jugé. Elle a écrit dans un rapport au mois de juin que M. Trinh avait quitté l’espace Schengen de force, à bord d’un avion affrété par le gouvernement slovaque.
Cette information, révélée par la Frankfurter Allgemeine Zeitung, a provoqué la sidération dans ce pays membre de l’Union européenne depuis 2004. Car elle surgit cinq mois seulement après la mort de Jan Kuciak, un journaliste qui enquêtait sur les liens entre la mafia et le gouvernement de coalition entre les populistes de gauche du parti SMER-SD et l’extrême droite (SNS).

L’affaire implique l’ex-ministre de l’intérieur Robert Kalinak, personnalité controversée de la gauche slovaque, soupçonné de corruption et qui avait dû quitter ses fonctions face à la pression de la rue, à la suite de l’assassinat du reporter. Trois jours après l’enlèvement de M. Trinh, le cabinet ministériel aurait répondu favorablement à une requête de son homologue vietnamien, To Lam.
A en croire M. Kalinak, M. Trinh se disait coincé en République tchèque avec quelques accompagnateurs à cause d’une annulation de vol. Il cherchait à regagner le Vietnam au plus vite....




                        

                        


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L’Italie prépare l’affrontement avec l’Europe

La coalition populiste annoncera à la rentrée des mesures qui inquiètent déjà Bruxelles et les marchés.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
07.08.2018 à 15h23
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Jusqu’ici tout va bien pour le gouvernement italien. Deux mois après son arrivée aux affaires, la coalition « gialloverde » – jaune et vert, comme les couleurs de ses deux composantes, le Mouvement 5 étoiles (qui se veut « anti-système ») et la Ligue (extrême droite) – continue à jouir d’une très large popularité auprès de l’opinion publique italienne. Dans les sondages, le discret Giuseppe Conte, président du Conseil, culmine à 60 % d’opinions favorables, tandis que ses deux vice-premiers ministres, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, tournent autour de 50 %.
Un état de grâce plutôt solide, qui s’explique aisément : les premières mesures prises par le gouvernement Conte sont particulièrement populaires. L’intransigeance de Matteo Salvini en matière migratoire, ainsi que son discours volontiers xénophobe et identitaire, sont appréciés par une large part de la population.
Et sa fermeture des ports italiens aux ONG est saluée comme un geste de bon sens, après une campagne d’opinion qui a persuadé une grande majorité des Italiens que les organisations humanitaires étaient complices des trafiquants d’êtres humains. Aujourd’hui, son parti, la Ligue, est crédité d’environ 30 % d’intentions de vote, soit 13 points de plus que le résultat obtenu au soir du 4 mars, qui avait déjà été jugé comme une performance exceptionnelle.

Du côté de l’autre partenaire de la coalition, le Mouvement 5 étoiles (M5S), la situation est plus contrastée. En grande partie parce que la nature du programme politique porté par ce mouvement anti-système inclassable, qui ambitionne rien moins qu’une refondation complète de la démocratie italienne, fait que ses objectifs sont plus complexes à atteindre, et difficiles à évaluer.
Coûts stratosphériques
Ainsi en est-il du « Décret dignité » : élaboré par le ministre du travail et du développement économique, Luigi Di Maio, il se veut une réponse au « Jobs Act » promulgué par le gouvernement de centre gauche de Matteo...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Les mesures annoncées ouvrent notamment des droits à l’indemnisation – à fixer par un juge – pour les dommages qui seraient causés par ces sanctions.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/08/2018
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Bruxelles activera sa loi de blocage pour protéger les entreprises européennes en Iran

Les mesures annoncées ouvrent notamment des droits à l’indemnisation – à fixer par un juge – pour les dommages qui seraient causés par ces sanctions.



Le Monde
 |    06.08.2018 à 21h43
 • Mis à jour le
07.08.2018 à 10h30
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Alors que l’administration américaine a déclenché sa première vague de sanctions contre l’Iran, mardi 7 août, la Commission européenne avait annoncé, la veille, qu’elle activerait, en guise de riposte, sa loi dite « de blocage ». Elle vise à protéger les entreprises européennes qui voudraient rester actives en Iran, malgré les menaces brandies par Donald Trump.
Les mesures américaines frappant Téhéran ciblent les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que les secteurs des métaux précieux, de l’automobile et de l’aviation commerciale. Le gouvernement américain entend ensuite mettre en place, le 5 novembre, des mesures touchant les secteurs du pétrole et du gaz, ainsi que la Banque centrale iranienne.

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                Les Etats-Unis s’apprêtent à rétablir les sanctions contre l’Iran



Les Vingt-Huit répliquent pour défendre leurs intérêts économiques mais ils lancent, en fait, un signal politique, qu’ils espèrent fort, au régime iranien, qui exigeait des signes de l’engagement européen en vue de défendre l’accord global sur le nucléaire iranien, approuvé en 2015 par les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a souligné, lundi, que, selon lui, le rétablissement des sanctions américaines allait isoler les Etats-Unis et leurs alliés saoudiens et israéliens.
Les Européens veulent aussi s’adresser au président Trump, qui a dénoncé l’accord en mai. Lundi, les ministres des affaires étrangères français, allemand et britannique ont signé, avec la Haute Représentante, Federica Mogherini, un communiqué commun évoquant leur « profond regret » de la réimposition de mesures restrictives. « La levée des sanctions est une partie essentielle de l’accord : elle vise à avoir une incidence positive non seulement sur les relations commerciales et économiques avec l’Iran mais également et surtout sur la vie du peuple iranien », précise le texte.
Bruxelles persiste à croire que l’accord global entériné en 2015 par les Nations unies est le seul moyen d’empêcher une escalade nucléaire. M. Trump défend l’idée qu’il n’entrave pas le développement de l’arsenal balistique de Téhéran et n’endigue pas ses activités déstabilisatrices au Proche-Orient ou dans les pays du Golfe.
L’initiative des Vingt-Huit détaillée lundi consiste en fait en une réactivation de dispositions élaborées en 1996, lors de la menace de sanctions américaines contre Cuba, la Libye et, déjà, l’Iran. Elles visaient à contrer les effets extraterritoriaux pour les entreprises européennes voulant investir et développer leurs activités dans les pays concernés.
Les nouvelles dispositions interdisent en fait aux entreprises européennes de se conformer aux sanctions américaines, jugées illégales en droit international : elles aboutiraient à dicter leur ligne de conduite à des opérateurs économiques qui n’ont pas à être soumis à des lois américaines. Si des entreprises s’y soumettaient quand même – certaines l’ont déjà fait – elles devraient être frappées de pénalités, fixées par chaque Etat membre et censées être à la fois « dissuasives et proportionnées ». 
Les mesures annoncées ouvrent, par ailleurs, des droits à l’indemnisation – à fixer par un juge – pour les dommages qui seraient causés par ces sanctions. Enfin, le texte annule les éventuels effets, dans l’Union, de toute décision de justice étrangère qui serait fondée sur ces sanctions.
« Moyens limités »
Qu’en sera-t-il des firmes contraintes de se retirer du marché iranien parce que les conséquences qu’elles subiraient, notamment aux Etats-Unis, seraient trop lourdes ? Elles devraient demander une autorisation à Bruxelles, qui délivrera des exonérations « au cas par cas », « dans un délai rapide », selon des hauts fonctionnaires de la Commission.
Interrogés, par exemple, sur le cas du pétrolier Total, qui a très rapidement annoncé son retrait du vaste projet gazier South Pars 11, ils restent toutefois évasifs, confirmant que l’efficacité du dispositif mis au point ne semble pas garantie. « Les moyens existent (…) mais ils sont limités », avait d’ailleurs prévenu il y a quelques semaines le président de la Commission, Jean-Claude Juncker. Le dispositif de 1996 a d’autant moins fait ses preuves qu’il n’avait pas été appliqué à l’époque, une négociation politique ayant écarté le risque d’une guerre commerciale avec Washington.
Après avoir indiqué récemment qu’il était prêt à rencontrer les dirigeants iraniens, le président américain a affirmé, lundi, qu’il était « ouvert » à un nouvel accord nucléaire, à condition qu’il concerne « l’ensemble de ses activités néfastes, y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme ». Il a aussi évoqué les « graves conséquences » que subiraient les firmes qui ne se soumettraient pas aux injonctions américaines.
Le président iranien, Hassan Rohani, a accusé Washington de « vouloir lancer une guerre psychologique contre la nation iranienne et provoquer des dissensions » dans le pays. Voulant préserver l’accord de Vienne et faire respecter, par Téhéran, le gel de son programme nucléaire, la diplomatie européenne redoute clairement que Washington ne veuille utiliser le levier des sanctions pour encourager le mécontentement populaire en Iran. « Et, ainsi, créer un autre facteur de déstabilisation dans une région qui n’en manque pas… », souligne un diplomate.

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                Avec le retour des sanctions américaines, un vent d’amertume souffle en Iran






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Un autre accident similaire avait fait quatre morts et quatre blessés graves le 4 août dans la même région. Des ouvriers agricoles africains ont décidé d’une journée de grève mercredi.
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Onze travailleurs migrants tués dans un accident de la route en Italie

Un autre accident similaire avait fait quatre morts et quatre blessés graves le 4 août dans la même région. Des ouvriers agricoles africains ont décidé d’une journée de grève mercredi.



Le Monde
 |    06.08.2018 à 17h38
 • Mis à jour le
06.08.2018 à 18h27
   





                        


Onze ouvriers agricoles sont morts, lundi 6 août, dans une collision entre la fourgonnette qui les ramenait des champs et un camion de tomates, en pleine saison des récoltes, à Lesina, dans le sud de l’Italie, ont annoncé les pompiers.
Un autre accident similaire avait fait quatre morts et quatre blessés graves, samedi 4 août, également dans la région de Foggia, dans les Pouilles. Des milliers d’ouvriers agricoles africains mais aussi polonais, bulgares ou roumains passent l’été à ramasser les tomates dans cette région agricole du sud de l’Italie.
Journée de grève mercredi
Depuis des années, les syndicats et associations qui viennent en aide aux travailleurs migrants réclament la mise en place d’un système de transports publics pendant la haute saison des récoltes autour de Foggia.
Lors d’une assemblée organisée dimanche, après le premier accident, dans l’un des bidonvilles de la région, des dizaines d’ouvriers agricoles africains ont décidé d’une journée de grève mercredi, a annoncé le syndicat USB.
Bien qu’ils soient en général tous en situation régulière, rares sont ceux qui bénéficient des conditions de travail et de rémunération requises par la loi et beaucoup logent dans des squats ou des bidonvilles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Impliqué dans un accident de la route, un poids lourd transportant des substances inflammables a explosé, détruisant partiellement un pont.
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Italie : un mort et 68 blessés après l’explosion d’un camion près de Bologne

Impliqué dans un accident de la route, un poids lourd transportant des substances inflammables a explosé, détruisant partiellement un pont.



Le Monde
 |    06.08.2018 à 17h11
 • Mis à jour le
06.08.2018 à 20h45
   





                        



   


Au moins une personne a été tuée et soixante-huit autres blessées, lundi après-midi, après l’explosion d’un camion-citerne sur le périphérique de Bologne, dans le nord de l’Italie, ont rapporté les pompiers.
Selon les images d’une caméra de surveillance du trafic diffusées par la police, le camion-citerne a percuté par l’arrière un autre camion à l’arrêt : le choc a provoqué une petite explosion et un incendie, qui a dans un second temps, provoqué l’énorme explosion.
Des images diffusées par les pompiers montraient une grosse colonne de fumée noire s’élevant au-dessus de la carcasse du camion et de voitures en flammes sur un parking de concessionnaire jouxtant l’autoroute. Les causes de l’accident, qui s’est produit en début d’après-midi, lundi, ne sont pas encore connues.

[VIDEO] #6Agosto #Bologna esplosione di un’autocisterna sul raccordo #Casalecchio #A14 nei pressi di #BorgoPanigale https://t.co/LLtFEhogUx— giornaleprociv (@GiornaleProCiv)


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Une partie du pont sur lequel s’est produit l’accident s’est également effondrée après l’explosion, selon des images diffusées par la police. Certains véhicules ont été piégés sous la chaussée.
Plusieurs blessés auraient été touchés par des débris ou par des vitres ayant volé en éclats dans le voisinage de l’autoroute, bordée de zones de stationnement et d’immeubles de bureaux, à hauteur du quartier de Borgo Panigale, dans la banlieue de Bologone, près de l’aéroport.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le camion-citerne a été impliqué dans une collision avec deux autres véhicules, dont l’un a pris feu. L’explosion a provoqué une énorme gerbe de feu et un violent incendie.
Les pompiers ont mis près de deux heures à éteindre l’incendie, qui s’est propagé à des véhicules garés sur le parking d’un concessionnaire jouxtant l’autoroute. Les secouristes ont ensuite commencé le délicat examen des débris pour tenter de retrouver d’éventuelles victimes. Un porte-parole des pompiers a estimé que le bilan risquait de s’alourdir au fur et à mesure de leurs recherches.
« Mur de feu »
« Je travaillais ici (dans un restaurant voisin). A un moment, on a entendu une violente explosion, j’ai pensé que c’était une attaque terroriste », a raconté Marco Rosadini, dont la voiture est restée bloquée sous l’autoroute effondrée, au journal La Repubblica.
« Après l’explosion, le toit du restaurant a commencé à s’effondrer. J’ai regardé dehors et j’ai eu l’impression de voir un mur de feu », a ajouté M. Rosadini.
Même si le feu a dégagé une épaisse fumée noire, les services de surveillance de la qualité de l’air n’ont pas relevé de polluants chimiques, a assuré la préfecture.
A Rome, les sénateurs ont observé une minute de silence en hommage aux victimes et le parquet a ouvert une enquête.
Le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, a adressé « une pensée pour les victimes et les blessés de la terrible explosion et un grand merci aux 100 pompiers qui sont rapidement intervenus ».
Le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, a annoncé dans la soirée sur Facebook qu’il se rendrait mardi à Bologne « pour marquer la proximité de tout le gouvernement avec les victimes et leurs proches ».
Il se rendra aussi mardi à Foggia, dans le sud du pays, où douze ouvriers agricoles immigrés sont morts lorsque la fourgonnette à bord de laquelle ils revenaient d’une journée de travail a percuté un camion de tomates.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Pris à partie depuis des semaines pour sa passivité face à plusieurs affaires d’agressions racistes, le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, a réclamé des « excuses ».
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Agression de l’athlète italienne Daisy Osakue : l’extrême droite essaie d’exploiter l’enquête

Pris à partie depuis des semaines pour sa passivité face à plusieurs affaires d’agressions racistes, le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, a réclamé des « excuses ».



Le Monde
 |    05.08.2018 à 18h38
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

L’agression de Daisy Osakue, dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 juillet, alors qu’elle rentrait chez elle à Moncalieri (Piémont), n’était donc pas motivée par le racisme. Il aura suffi de quelques jours d’enquête pour faire éclater la vérité : les occupants de la voiture depuis laquelle a été jeté l’œuf qui a atteint à l’œil la jeune femme étaient simplement trois jeunes gens désœuvrés, dont le fils d’un élu local du Parti démocrate, qui avait emprunté à son père sa voiture.
Pour la jeune athlète, qui doit représenter l’Italie aux mondiaux d’athlétisme de Berlin, le 9 août, pour l’épreuve de lancer de disque, les conséquences sont moins graves que prévu. La cornée n’a été que légèrement endommagée, et elle a obtenu une dérogation lui permettant de prendre un traitement à base de cortisone, inscrite sur la liste des produits dopants.

Politiquement, en revanche, c’est autre chose : pris à partie depuis des semaines pour sa passivité face à plusieurs affaires d’agressions racistes, et ses déclarations très provocatrices envers les migrants, le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini (Ligue, extrême droite), n’a pas manqué l’occasion de réclamer des « excuses ». Son camarade de parti Lorenzo Fontana, ministre de la famille, est même allé plus loin en réclamant l’abolition de la loi Mancino, un texte adopté en 1993 qui condamne les violences et les appels à la haine raciale, et qui serait, selon lui, « utilisé par les globalistes pour donner les couleurs de l’antifascisme à leur racisme anti-italien ».
« Nègre de merde »
La proposition a fait long feu, en raison de l’opposition du Mouvement 5 étoiles (M5S), partenaire de la Ligue au sein du gouvernement. Reste qu’elle intervient en pleine recrudescence des actes de violence ; durant la seule journée de jeudi, deux épisodes ont été rapportés. A Naples, un marchand ambulant sénégalais – titulaire d’un permis de séjour – a reçu une balle dans la jambe, tirée depuis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Jardins de dictateurs (1/6). Dans le camp de concentration allemand, 200 hectares de cultures maraîchères et un vaste jardin de plantes aromatiques et médicinales étaient cultivés par les détenus. Grâce à ce laboratoire, les SS rêvaient d’assurer l’autonomie en condiments et en médicaments du pays.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Dix-sept ressortissants suisses et une famille de trois Autrichiens se trouvaient à bord de l’appareil de collection qui a heurté le versant d’une montagne samedi.
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Suisse : 20 morts dans le crash d’un avion de la seconde guerre mondiale

Dix-sept ressortissants suisses et une famille de trois Autrichiens se trouvaient à bord de l’appareil de collection qui a heurté le versant d’une montagne samedi.



Le Monde
 |    05.08.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
05.08.2018 à 18h47
   





                        



   


Le crash d’un avion militaire de collection suisse, survenu samedi 4 août contre le versant ouest du Piz Segnas, une montagne dans les Alpes suisses, a provoqué la mort des 20 personnes se trouvant à bord.
« La police a la triste certitude que les 20 passagers ont péri », a annoncé dimanche la police cantonale, lors d’une conférence de presse organisée à Flims, au pied du Piz Segnas, une montagne qui culmine à quelque 3 000 mètres. L’avion transportait 11 hommes et 9 femmes, parmi lesquels un couple autrichien et son fils, a indiqué la police.
En provenance de Locarno
La police a confirmé qu’il s’agissait d’un Junker JU52 HB-HOT, un avion de collection, en tôle ondulé, fabriqué en Allemagne entre les années 30 et 50. La compagnie JU-Air, à qui appartient l’appareil, a été fondée par d’anciens pilotes et possède plusieurs avions Junker.
L’appareil avait décollé samedi après-midi de Locarno, à la frontière sud de la Suisse, en direction de Dübendorf, dans le canton de Zurich, puis s’est écrasé contre le versant ouest du Piz Segnas, à une altitude de 2 540 mètres. Sur place, une vingtaine de pompiers et secouristes continuaient de s’activer autour de l’épave près de vingt-quatre heures après le crash, alors que des hélicoptères poursuivaient leurs rotations.
Un avion sans boîte noire
Selon un témoin qui se trouvait dans un refuge au moment de l’accident, cité par le journal 20 Minutes, « l’avion a fait un virage de 180 degrés vers le sud et est tombé comme une pierre vers le sol ». Daniel Knech, du Service suisse d’enquête de sécurité, a confirmé que « l’appareil s’est écrasé au sol presque à la verticale et à une vitesse relativement élevée ». Ce dernier a démenti que la chaleur soit à l’origine du crash, et a écarté l’hypothèse d’une collision avec un obstacle, un câble ou un autre aéronef.
La police a dit qu’elle n’avait reçu aucun appel de détresse et n’avait pas encore déterminé les causes de l’incident. Les enquêtes médico-légales, qui seront compliquées en raison de l’absence de « boîte noire » à bord de l’appareil, pourraient prendre plusieurs jours.
C’est la première fois que le Junker JU52 HB-HOT connaît un accident faisant des morts et des victimes, a affirmé le directeur général de la compagnie, Kurt Waldmeier, qui précise que la dernière maintenance de l’appareil a été effectuée en juillet.
Série noire en Suisse
Cette catastrophe aérienne, l’une des plus meurtrières de ces dernières années en Suisse, s’ajoute à deux autres accidents d’avion de tourisme, une série noire qui a fait 28 morts en l’espace de huit jours.
Samedi matin, un petit appareil transportant un couple et deux jeunes enfants s’était écrasé dans une forêt à Hergiswil, dans le canton de Nidwald et avait immédiatement pris feu. Les secouristes n’ont retrouvé aucun survivant.
Le 27 juillet, quatre personnes avaient perdu la vie dans le crash d’un avion de tourisme au sommet d’un glacier, dans le canton du Valais, à 3 300 mètres d’altitude.



                            


                        

                        

