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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Démocraties fatiguées 4|6. La mauvaise régulation du financement des partis contribue à la défiance des Français envers les politiques  et favorise l’abstention et les votes extrêmes, analyse Julia Cagé, professeure d’économie à Sciences Po Paris.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Après l’incendie d’un poste électrique, le trafic des trains ne devrait pas revenir à la normale avant vendredi, au mieux.
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Gare Montparnasse : la SNCF et RTE se renvoient la balle

Après l’incendie d’un poste électrique, le trafic des trains ne devrait pas revenir à la normale avant vendredi, au mieux.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 12h12
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


L’incendie survenu dans un poste électrique à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), qui alimente la gare Montparnasse, vendredi 27 juillet, a plongé des milliers de voyageurs dans l’incertitude. Lundi soir, le Réseau de transport d’électricité (RTE) a annoncé que le courant était de retour à la gare parisienne, après quatre jours de polémique. Mais, derrière les difficultés pour les voyageurs, une autre crise s’est jouée entre deux opérateurs publics majeurs, la SNCF et RTE.
Dès samedi, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, n’a pas caché son agacement : « Nous sommes victimes, les usagers, et nous-mêmes, d’un incendie qui a eu lieu sur un transformateur, qui n’a rien à voir avec la SNCF, qui est un transformateur de la société RTE », a-t-il rappelé, en demandant des indemnisations.
Pendant le week-end, les cadres de la SNCF n’ont pas lésiné sur leurs critiques à l’encontre de RTE, accusant la filiale d’EDF de ne pas avoir respecté son contrat. Et notamment de ne pas avoir mis en place une solution de secours en cas de coup dur. Claude Solard, directeur général délégué de SNCF Réseau, explique ainsi que le groupe a bâti trois circuits d’alimentation indépendants, mais que « RTE a branché ces trois circuits à une seule et même installation ». En clair, le dispositif de secours dépendait également du poste électrique victime de l’incendie.

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Sentiment d’être accusé à tort
Une analyse relayée par la ministre des transports, Elisabeth Borne, qui a souligné « une manifeste fragilité dans l’alimentation de substitution de la gare Montparnasse par RTE », dans un communiqué.
« Je comprends qu’on soit exaspéré, a reconnu le président de RTE, François Brottes, qui a joué profil bas dimanche soir, sur BFM-TV. Les secours pour l’alimentation étaient dans le périmètre du même poste, c’est un peu comme quand vous avez la nationale 7 à côté de l’autoroute A7. Quand vous avez un incendie qui coupe la circulation sur les deux, il faut se dire qu’il faut peut-être faire évoluer le périmètre. » 
« On assume notre responsabilité », a ajouté M. Brottes, qui s’est engagé à indemniser la SNCF, conformément au contrat qui lie les deux entreprises.
Mais le sentiment d’être accusé à tort prédomine chez la filiale d’EDF. En effet, la SNCF exploite son propre réseau électrique et connaît parfaitement le dispositif technique. Surtout, rappelle-t-on chez RTE, les clients industriels définissent eux-mêmes les dimensions de leurs besoins électriques et peuvent choisir de disposer d’un autre poste de secours. « C’est une option que nous proposons, a détaillé M. Brottes, dans Le Parisien mardi matin. Certains clients font ce choix-là, c’est au client d’en avoir l’exigence. »

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L’enjeu est le montant de l’indemnisation
Autrement dit : « Quand on veut des alimentations électriques supplémentaires, il faut les payer et les demander, c’est comme ça que ça marche », explique Jean-Louis Maury, délégué syndical central CGT chez RTE, qui souligne que « les alimentations de la gare sont comme cela depuis très longtemps, personne ne peut dire qu’il ne savait pas ».
Une analyse fermement démentie par la SNCF, qui assure avoir bien prévu de la redondance de son côté.
« C’est de la gesticulation de patrons qui veulent détourner le feu de chez eux », souligne M. Maury, de la CGT, qui note que « le vrai sujet pour eux, ce sera le montant de l’indemnisation et qui va la payer ». Dans un communiqué, Jean-François Carenco, le président de la Commission de régulation d’électricité (CRE), a d’ailleurs souligné que le supplément de coûts pour assurer des redondances de sécurité « ne saurait être systématiquement à la charge du consommateur d’électricité ». 
La mobilisation des agents de RTE a permis de rétablir dès lundi soir l’alimentation électrique de la gare, alors que les premières prévisions parlaient de jeudi. Mais, même avec un retour à la normale, les difficultés ne sont pas terminées : en raison du report de nombreuses opérations de maintenance, la SNCF a annoncé que les deux tiers du trafic seront assurés mardi à Montparnasse, mais que le retour à la normale ne devrait pas intervenir avant vendredi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Des utilisateurs se sont plaints de voir leur compte bloqué par le réseau social, qui leur demande de s’authentifier avec leur numéro de téléphone. Certains dénoncent une censure.
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Twitter verrouille de nombreux comptes français

Des utilisateurs se sont plaints de voir leur compte bloqué par le réseau social, qui leur demande de s’authentifier avec leur numéro de téléphone. Certains dénoncent une censure.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 14h06
    |

                            Le Monde.fr








                        



   


« Votre compte a été bloqué ». Mardi 31 juillet au matin, de nombreux utilisateurs français de Twitter ont eu cette désagréable surprise en se connectant au réseau social. « Votre compte semble avoir fait preuve d’un comportement inhabituel qui enfreint les règles de Twitter », précise le message, avant de proposer une solution de déblocage : « Vérifiez votre numéro de téléphone ».
Les utilisateurs de Twitter ont aussi vu baisser leur nombre d’abonnés, ces comptes bloqués n’étant plus comptabilisés.
Les personnes concernées ont, avec leur numéro de téléphone, facilement pu récupérer leur compte, et en ont aussitôt profité pour exprimer leur étonnement, leur agacement, mais aussi leurs questions et leurs théories. Certains évoquent « une vague de censure », et plusieurs personnes, dont des élus, ont insinué que celle-ci pouvait être politique, constatant le verrouillage de comptes militants. A y regarder de plus près, ceux-ci sont en fait de tous bords idéologiques, qu’il s’agisse de soutiens de La République en marche, des Républicains, de La France insoumise, du Rassemblement national, du Modem, etc. Qui plus est, de nombreux comptes ne s’affichant pas comme militants ont également été bloqués. Le mot-clé #CensureTwitter était très utilisé mardi matin.
230 000 abonnés en moins pour Donald Trump
Une explication possible réside dans des changements annoncés par Twitter le 11 juillet, et dont les conséquences avaient déjà résulté, aux Etats-Unis, dans des baisses importantes du nombre d’abonnés de certains comptes – Donald Trump en avait par exemple perdu 340 000 et le patron de Twitter, Jack Dorsey, 230 000.
Twitter avait prévenu que les comptes bloqués seraient désormais retirés du décompte du nombre d’abonnés. L’entreprise en avait profité pour expliquer comment elle décidait de verrouiller certains comptes, dans le cadre de la lutte contre les faux utilisateurs du réseau social. Twitter avait alors précisé qu’elle les bloquait si elle détectait « des changements soudains dans le comportement » :
« Ces changements soudains peuvent inclure, par exemple, le fait de tweeter un grand nombre de réponses ou de mentions non sollicitées, tweeter des liens trompeurs, ou si de nombreux comptes bloquent le compte en question après avoir été mentionnés par ce dernier. Nous verrouillons parfois un compte si nous avons connaissance de combinaisons d’e-mail et de mot de passe d’autres services partagés en ligne et pensons que ces informations pourraient fragiliser la sécurité d’un compte. »
« Dans la plupart des cas, poursuit Twitter, ces comptes ont été créés par de véritables utilisateurs, mais nous ne pouvons pas confirmer que le propriétaire qui a ouvert le compte en a toujours le contrôle et l’accès. » C’est pourquoi celui-ci est invité à s’authentifier avec son numéro de téléphone.
Cela n’explique toutefois pas pourquoi tant de comptes français ont été soudainement verrouillés par Twitter. Le réseau social n’avait pas annoncé le 11 juillet qu’il renforçait sa politique concernant l’authentification des comptes, et donc leur potentiel blocage. Et si aux Etats-Unis les nombres d’abonnés avaient chuté, il ne semble pas y avoir eu, comme en France, une telle vague de blocages de comptes. Sollicité par nos soins, Twitter n’a pour le moment pas répondu à nos questions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La remontée du pétrole relance l’intérêt pour les énergies concurrentes, estime le patron de Global Bioenergies.
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La hausse du pétrole, une bouffée d’oxygène pour les biocarburants

La remontée du pétrole relance l’intérêt pour les énergies concurrentes, estime le patron de Global Bioenergies.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h46
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

La hausse du pétrole ne fait pas que des malheureux. Pour les industriels qui mettent au point des substituts aux hydrocarbures, elle constitue même une excellente nouvelle, attendue depuis longtemps. Une bouffée d’oxygène et d’espoir après trois années terribles.
Témoin, Marc Delcourt. Avec la remontée du brut, « on va enfin sortir de l’orage », veut croire le patron et cofondateur de Global Bioenergies. Depuis trois ans, ce biologiste reconverti en entrepreneur vit comme nombre de ses collègues une période extrêmement difficile. Son entreprise a plongé de 80 % à la Bourse de Paris par rapport à son sommet du printemps 2015. Elle n’y vaut plus que 57 millions d’euros, et les réticences des investisseurs ont freiné son essor.
Le prix du baril était tombé si bas que les financiers hésitaient : était-ce bien le moment d’investir dans la production, fatalement coûteuse, d’équivalents verts à l’or noir ? « De 2015 à 2017, à chaque fois que j’allais voir des investisseurs aux Etats-Unis, je n’obtenais aucun rendez-vous, zéro ! », reconnaît le patron français.

Le vent est en train de tourner, assure M. Delcourt : « Maintenant que le baril est à 75 dollars plutôt qu’à 27 dollars comme à son creux de 2015, il y a de nouveau du monde au téléphone, et plusieurs grands investisseurs ont entamé des discussions approfondies avec nous. » D’ici quelques mois, il espère signer un accord avec l’un ou l’autre, de manière à pouvoir lancer enfin la construction dans l’Aube ou la Marne de l’usine promise depuis quelques années.
Global Bioenergies et son partenaire Cristal Union, le sucrier plus connu sous la marque Daddy, entendent y fabriquer de l’isobutène, un produit chimique utilisé dans les plastiques, le caoutchouc, l’essence, etc. En général, cette brique élémentaire de la chimie est tirée du pétrole. Ici, elle doit provenir du sucre contenu dans des plantes comme la betterave ou la canne à sucre. L’investissement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le groupe suédois Essity veut stopper la production et supprimer 123 postes.
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Fermeture annoncée pour la grande usine de papier-toilette de Rouen

Le groupe suédois Essity veut stopper la production et supprimer 123 postes.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 14h00
    |

            Denis Cosnard








                        



   


La France comptera bientôt une grande usine de papier en moins : celle exploitée par Essity à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). Ainsi en a décidé Essity, le groupe suédois propriétaire depuis 2012 de ce site de la banlieue de Rouen où sont fabriqués en masse des rouleaux de papier toilette et d’essuie-tout, vendus sous marques de distributeurs.
L’arrêt de la production est programmé « d’ici à la fin de 2018 », a annoncé Essity. Il va entraîner la suppression de tous les postes, soit 123 emplois. Les machines devraient être démontées, et le site vendu vide à un éventuel repreneur. La restructuration devrait coûter quelque 480 millions de couronnes suédoises, l’équivalent de 47 millions d’euros, selon Essity.
L’usine de Saint-Etienne-du-Rouvray avait été ouverte en 1973 par le groupe Sodipan, puis avait changé plusieurs fois de propriétaire, avant d’être reprise en 2012 par Svenska Cellulosa, devenu depuis Essity. L’industriel scandinave avait trouvé Saint-Etienne-du-Rouvray dans la corbeille lorsqu’il avait acheté l’ensemble des activités européennes de son rival américain Georgia Pacific, dont la marque Lotus, la « Rolls du papier toilette ».
Parmi les actifs ainsi acquis, le site de Saint-Etienne-du-Rouvray présentait une faiblesse : c’est la seule usine d’Essity en France qui ne produit pas elle-même le papier qu’elle transforme. Elle doit le faire venir par bobines d’autres sites industriels. « C’était un handicap structurel dès le départ », reconnaît-on au siège. Aujourd’hui, cette usine n’est pas rentable, assure la direction.

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En 2016, à l’époque où le groupe s’appelait encore Svenska Cellulosa, les dirigeants avaient déjà cherché à comprimer les coûts, en réduisant l’effectif de moitié. Près de 130 postes avaient alors été supprimés à Saint-Étienne-du-Rouvray, avec l’arrêt de la fabrication de papier toilette « feuille à feuille » (papier « enchevêtré ») et de l’activité d’« arts de la table » (serviettes, nappes jetables et assiettes en carton). L’espoir était alors que l’usine retrouve ainsi la compétitivité qui lui manquait.
20 millions d’euros investis sur les autres sites français
Au printemps 2018, la direction a néanmoins commencé à discuter avec les syndicats d’une nouvelle restructuration. Les syndicats et les responsables politiques se sont alarmés. « Malgré des résultats financiers très confortables – le groupe a enregistré un bénéfice net en hausse de 21 % fin 2017 –, Essity envisage de fermer le site de Saint-Étienne-du-Rouvray à la fin de l’année 2018 », alertait le député de Seine-Maritime Hubert Wulfranc (Gauche démocrate et républicaine), en mars. Dans une question écrite, il demandait au ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, quelles dispositions celui-ci entendait prendre pour « préserver les emplois menacés ». 
En pratique, Essity a négocié avec les représentants du personnel un plan social jugé généreux. « C’est un des meilleurs du secteur », reconnaît Pascal Vigreux, de la CGT. Une quarantaine de personnes devraient pouvoir être reclassées dans le groupe. Et ceux qui partiront recevront en principe un chèque d’un montant significatif. Tout en fermant l’usine de Saint-Etienne-du-Rouvray, Essity entend investir 20 millions d’euros sur ses autres sites français et promet d’y créer 120 postes. Contrairement aux craintes, aucun emploi ne sera supprimé dans l’autre usine normande d’Essity, celle d’Hondouville (Eure).
« Les gens nous ont remerciés pour avoir bien négocié, raconte Pascal Vigreux. Tout ce qu’on a demandé à la direction, on l’a eu. On s’était préparé pour un conflit, on avait acheté des banderolles et des trompettes pour manifester. On n’a pas eu besoin de s’en servir. Je vais essayer de les revendre...  » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les Etats-Unis veulent étouffer l’économie iranienne en réduisant ses exportations de brut au maximum. Cet objectif pourrait avoir un impact durable sur le marché pétrolier.
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Entre Donald Trump et l’Iran, l’arme du pétrole

Les Etats-Unis veulent étouffer l’économie iranienne en réduisant ses exportations de brut au maximum. Cet objectif pourrait avoir un impact durable sur le marché pétrolier.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 11h13
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

« Il y a une multitude de facteurs à surveiller en ce moment sur les marchés pétroliers. Mais, d’une manière ou d’une autre, on arrive toujours à la même conclusion : c’est l’impact des sanctions américaines contre l’Iran qui décidera du prix du baril. » L’estimation de Tamas Varga, analyste chez PVM Oil, est assez partagée dans les milieux pétroliers : l’attitude de Donald Trump face à Téhéran sera décisive pour le marché pétrolier dans les prochaines semaines.
Mardi 31 juillet, les cours étaient toujours à un niveau élevé, à 74,70 dollars le baril, poussés par une demande mondiale qui reste forte et par l’incertitude géopolitique au Proche-Orient, d’autant plus forte que le président américain venait de livrer une nouvelle preuve de son imprévisibilité. Lundi soir, dans un surprenant retournement, Donald Trump a proposé de rencontrer sans aucune condition préalable le président iranien Hassan Rohani. Une proposition balayée d’un revers de main par Téhéran, pour qui tout rapprochement devrait commencer par un retour des Etats-Unis au sein de l’accord nucléaire.
Cette nouvelle rodomontade de M. Trump ne devrait pas avoir d’impact sur la stratégie américaine face à Téhéran qui consiste à étouffer l’économie iranienne et la priver de ses revenus pétroliers. En mai, après avoir annoncé sa sortie de l’accord sur le nucléaire iranien, il avait promis de mettre en place les sanctions « les plus dures de l’histoire » contre l’Iran.

Des prix poussés à la hausse
Derrière ces menaces se trouve l’enjeu crucial du pétrole : du brut iranien d’abord, visé par les sanctions américaines, mais aussi plus largement du pétrole exporté depuis la région, dont une bonne partie transite au large des côtes iraniennes.
Donald Trump a fait de l’arme pétrolière un élément clé de sa stratégie anti-Téhéran. L’idée est d’encercler l’Iran en faisant passer ses exportations de pétrole à zéro, martèlent les responsables américains. Une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Autolib’ s’arrête pour de bon mardi, et sur un constat d’échec, laissant en suspens la question de l’avenir de l’auto-partage de voitures électriques dans le Grand Paris.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Fin d’Autolib’ : des questions restent en suspens

Autolib’ s’arrête pour de bon mardi, et sur un constat d’échec, laissant en suspens la question de l’avenir de l’auto-partage de voitures électriques dans le Grand Paris.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 07h55
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 11h55
   





                        



   


Mardi 31 juillet à 23 h 59 au plus tard, les voitures grises d’Autolib’ cesseront de faire entendre le bruit discret de leur moteur. L’arrêt brusque du service d’auto-partage à Paris, décidé au mois de juin par le Syndicat Vélib’ Autolib’ Métropole (SVAM), en conflit avec le groupe Bolloré, laisse plusieurs questions en suspens, pour les salariés comme pour les usagers.

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          3 952 véhicules, 154 000 abonnés, 5,7 millions de trajets… Autolib’ en chiffres



Plan de sauvetage de l’emploi
L’avenir des premiers dépend désormais d’un plan de sauvegarde de l’emploi, en négociation depuis la fin de juin entre la direction et les syndicats.
L’accord devrait être signé à la mi-août pour une entrée en application « au plus tôt » au 1er septembre, selon un délégué syndical d’Autolib’, qui souhaite conserver l’anonymat. Le projet, qu’il juge perfectible, contient notamment :
la mise en place de départs anticipés ;des aides à la mobilité et la recherche de reclassement.

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En attendant, le groupe Bolloré et le SVAM se renvoient la balle.
« Dans toutes les annonces de lancement de nouveaux services par la société Autolib’, je n’entends pas parler de reprise du personnel », a critiqué dimanche Marie Bolloré, directrice de la mobilité du groupe. « C’est le groupe Bolloré qui en a la responsabilité syndicale », rétorque à l’Agence France-Presse Catherine Baratti-Elbaz, maire PS du 12e et présidente du SVAM. Mme Baratti-Elbaz dénonce la « légèreté » de l’industriel qui a, selon elle, posé un faux « ultimatum » en exigeant le règlement de « 250 millions d’euros » pour éponger le lourd déficit.

        Lire son profil :
         

          Marie Bolloré, la discrète



Pétition en ligne
Quelque 42 000 utilisateurs ont signé une pétition en ligne, lancée par un certain R. Jackman, qui estime « aberrant » de supprimer, sans concertation citoyenne, « ce service qui devrait être reconnu d’utilité publique ». L’auteur nie tout lien avec Autolib’, mais la société a, selon lui, relayé la pétition à ses abonnés par e-mail et dans son application.

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Voitures à la casse
Seules « 500 » véhicules sur les 4 000 en service seront affectés à d’autres villes, précise Marie Bolloré, les autres étant destinés à la casse.
Quant aux 3 244 places de stationnement Autolib’ à Paris, elles seront réservées aux Franciliens propriétaires d’un véhicule électrique ou se partageant l’utilisation d’un véhicule électrique, dès l’arrêt du système, selon la Mairie. Mais les bornes électriques de chargement ne fonctionneront pas, au moins dans un premier temps. La Ville espère les rendre utilisables par les particuliers au début de 2019.

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Nouveaux services
Le vide laissé par les « Bluecar » de Bolloré aiguise aussi les appétits. Renault, par exemple, déploiera dès septembre un service de mobilité électrique, associant VTC (voitures avec chauffeur) et service d’auto-partage, présenté par le directeur général adjoint, Thierry Bolloré et Anne Hidalgo. Deux mille véhicules électriques doivent être déployés d’ici la fin de 2019. Le service fonctionnera sans abonnement.
PSA promet de lancer son propre service à Paris à la fin de l’année avec dans un premier temps 500 voitures électriques.
Le loueur Ada compte, de son côté, expérimenter dès cet été dans les 11e et 12e arrondissements une offre d’un cinquantaine de véhicules électriques et thermiques.
La société de location entre particuliers Drivy a annoncé au début de juillet sa volonté de déployer « 500 véhicules électriques » dans la capitale d’ici à la fin de 2019.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Malgré la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages, la taxe foncière affecte la rentabilité d’un achat immobilier, surtout dans les villes les moins chères comme Saint-Etienne, Nîmes ou Le Havre.
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La fiscalité locale pèse sur l’attractivité des villes les moins chères

Malgré la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages, la taxe foncière affecte la rentabilité d’un achat immobilier, surtout dans les villes les moins chères comme Saint-Etienne, Nîmes ou Le Havre.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 15h49
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Malgré la réforme de la taxe d’habitation, le poids de la fiscalité restera significatif dans un achat immobilier, montre une étude publiée le 30 juillet par Meilleurtaux.com. Pour rappel, la taxe d’habitation – c’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron – va être supprimée pour 80 % des foyers français. Les ménages éligibles, ceux gagnant moins de 5 090 euros par mois pour un couple avec deux enfants, verront leur imposition baisser de 30 % en novembre 2018, de 65 % en 2019, puis elle disparaîtra en 2020.

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Mais si la fiscalité locale sera allégée pour ces ménages, son poids dans un achat immobilier restera significatif. C’est ce que montrent les simulations de Meilleurtaux réalisées en juillet pour un logement de 70 m² financé sur 20 ans avec les montants des taxe foncière et des taxe d’habitation en vigueur en 2017 pour un couple avec deux enfants. « En moyenne, pour les dix grandes métropoles françaises, la fiscalité locale représente 183 euros de plus à débourser chaque mois, ce qui est loin d’être négligeable », explique Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.com.
Cela signifie que la mensualité moyenne de remboursement est augmentée de 183 euros toutes villes confondues. Le poids de la fiscalité locale correspond à « seulement » 97 euros à payer chaque mois à Paris, autant dire pas grand-chose par rapport aux 3 288 euros mensuels nécessaires pour financer l’achat d’un 70 m² dans la capitale. Un Bordelais devra payer 219 euros pour une mensualité de remboursement de 1 571 euros. La plus mauvaise élève est Nîmes, suivie de près par Montpellier avec respectivement 230 et 225 euros à payer en plus chaque mois.

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Une autre manière d’appréhender le poids de la fiscalité locale dans un financement immobilier consiste à calculer le nombre de mensualités payées en plus sur une année. Ainsi les plus mauvais élèves du classement de Meilleurtaux sont les villes qui se distinguent par la faiblesse de leurs prix, et donc par leur pouvoir d’achat immobilier élevé : Le Havre, Saint-Etienne, Nîmes, Le Mans, Angers, Dijon…
Et ce constat reste vrai même si l’on ne prend en compte que la taxe foncière. Par exemple, au Havre, l’achat d’un 70 m² est « plombé » par une taxe foncière annuelle de 1 343 euros, qui représente l’équivalent de 2,1 mensualités supplémentaire par an. A Saint-Etienne, c’est l’équivalent de 2 mensualités de remboursement qu’il faut débourser chaque année pour acquitter la seule taxe foncière de 966 euros.

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Evidemment, plus le prix de l’immobilier est élevé, plus le poids de la taxe foncière est indolore. Ainsi, elle ne représente que 0,5 mensualité à Lyon et 0,2 à Paris, toujours pour un 70 m² financé sur 20 ans pour un couple avec deux enfants. Les Bordelais, en plus de devoir faire face à des prix de l’immobilier parmi les plus élevés de France, doivent supporter chaque année une taxe foncière correspondant à une mensualité de remboursement supplémentaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ La plate-forme américaine de voitures avec chauffeur abandonne ce projet lancé il y a deux ans. Uber souhaite se consacrer aux seules voitures autonomes.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La banque centrale américaine ne devrait pas remonter ses taux directeurs dans l’immédiat. Mais la Fed reste vigilante, face au risque de surchauffe de l’économie.
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Surchauffe ou hausse durable de la croissance : le délicat diagnostic de la Fed

La banque centrale américaine ne devrait pas remonter ses taux directeurs dans l’immédiat. Mais la Fed reste vigilante, face au risque de surchauffe de l’économie.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 02h36
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 12h41
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

La Réserve fédérale américaine (Fed) ne devrait pas remonter ses taux d’intérêt, compris entre 1,75 % et 2 %, mercredi 1er août, mais se poser une question décisive alors que l’économie américaine tourne à pleine vapeur. Avec une croissance de 4,1 % au deuxième trimestre, un chômage limité à 4 % et une hausse des prix hors énergie et alimentation pile à 2 %, soit l’objectif que s’est fixé la Fed, les Etats-Unis connaissent-ils une surchauffe et un risque inflationniste ?
Comme à son habitude, Jerome Powell, le président de la Fed, s’est montré très prudent mi-juillet. « Il est difficile de prévoir l’économie… Ce n’est pas factuel, comme l’eau qui bout à 100 degrés. L’économie ne bout pas à 4 % de chômage. » La Fed prévoit de remonter ses taux à deux reprises d’ici à la fin de l’année, notamment en septembre. Elle cherche à atteindre une politique monétaire neutre, qui ne favorise ni ne freine la croissance. Cette perspective exaspère Donald Trump, qui a critiqué pour la première fois la banque centrale : « Je n’aime pas voir tout ce travail qu’on fait pour l’économie et ensuite voir les taux monter », a-t-il déclaré le 20 juillet sur la chaîne CNBC.
L’essentiel des voyants au vert
Au-delà de la rupture avec la tradition qui veut que le président des Etats-Unis ne commente pas la politique monétaire, cette phrase pose une vraie question : la politique économique de la Maison Blanche permet-elle de remonter le potentiel de croissance des Etats-Unis, qui pourrait continuer sur sa lancée sans qu’il soit nécessaire de relever les taux ? « C’est le pari pris par Donald Trump », fait observer Thomas Julien, économiste à New York pour Natixis. L’augmentation du potentiel de croissance passe par la hausse de l’emploi et de la productivité.
Côté emploi, la progression du chômage en juin de 3,8 % à 4 % était un bon signal : elle s’explique par le retour d’une partie de la population sur le marché du travail....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le groupe contrôlé par Vincent Bolloré acquiert le deuxième éditeur français et envisage d’ouvrir le capital d’Universal Music Group.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/07/2018
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Vivendi achète Editis et cherche des alliés dans la musique

Le groupe contrôlé par Vincent Bolloré acquiert le deuxième éditeur français et envisage d’ouvrir le capital d’Universal Music Group.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 20h47
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 11h53
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Vivendi a choisi le cœur de l’été et la publication de ses résultats semestriels, lundi 30 juillet, pour lever le voile sur deux mouvements surprises. Tout d’abord, le groupe de communication et de médias a débuté des négociations exclusives pour racheter au groupe Planeta 100 % du capital d’Editis, deuxième éditeur français derrière Hachette Livre (Lagardère). Montant de l’opération : 900 millions d’euros. Editis compte une cinquantaine de maisons d’édition, parmi lesquelles Nathan, Bordas, Robert Laffont ou Univers Poche, et édite des auteurs de best-sellers tels que Marc Levy (Robert Laffont) ou Michel Bussi (Presses de la cité), dont les ventes d’ouvrages dépassent le million d’exemplaires.
En 2017, Editis a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 750 millions d’euros et généré un bénéfice opérationnel de 60 millions d’euros. Pour Vivendi, ce rachat correspond au développement d’une nouvelle activité, à côté de la télévision payante, des jeux vidéo, de la musique et des télécommunications. « Dans le cadre de ce projet, Vivendi et Grupo Planeta exploreraient de nouvelles opportunités dans le secteur de l’édition », déclare le groupe dans un communiqué.
Une opération surprise
Cette opération s’inscrit dans la stratégie de convergence de Vivendi, qui souhaite posséder les droits des œuvres en amont afin de les décliner sur tous les supports. « Les droits de propriété feront de Vivendi un acteur gagnant à long terme », a lancé le président du directoire du groupe, Arnaud de Puyfontaine, lors d’une conférence avec les analystes. Et de prendre l’exemple de l’Ours Paddington, le célèbre personnage de livres pour les tout-petits dont Vivendi possède les droits hors édition (film, merchandising…), ou de Canal+, qui développe avec la Fox une série autour de l’ouvrage La Guerre des mondes, de H. G. Wells.
Reste à savoir quels seront les titres d’Editis adaptés à ce type de politique. « Cette opération reste une surprise. Le prix payé est élevé, les synergies me paraissent limitées pour une activité mature, et ce rachat accentue le profil de conglomérat de Vivendi, exactement le contraire de ce qu’avait vendu Vincent Bolloré aux marchés il y a trois ans », indique Jean-Baptiste Sergeant, analyste chez MainFirst.
Si c’est la situation particulière de Planeta, fortement endetté et, selon la presse espagnole, en proie à une guerre entre les descendants du fondateur, qui permet à Vivendi de remettre un pied dans le livre, l’idée avait déjà germé dans la tête des dirigeants du groupe français. « Arnaud de Puyfontaine ne pense qu’à une chose, c’est d’y rentrer [dans l’édition]. Et en ce qui me concerne, je l’appuierai dans sa démarche », affirmait Vincent Bolloré, premier actionnaire de Vivendi, le 22 juin 2016 au Sénat.
Ironie de l’histoire, il s’agit pour Editis d’un retour aux origines ; le groupe d’édition fut créé par Havas à la fin des années 1990, qui appartenait déjà à l’époque à Vivendi. En grandes difficultés, Vivendi s’est vu obligé de céder ce pôle, qui s’appelait alors Vivendi Universal Publishing, à Lagardère en 2002.
Autre mouvement tout aussi surprenant, Vivendi a annoncé chercher des partenaires pour Universal Music (UMG), numéro un mondial de la musique et pépite du groupe. Il se dit prêt à leur céder jusqu’à 50 % du capital tout en restant majoritaire, et ce, officiellement, afin de se développer en Chine, en Inde et en Amérique latine.
A la mi-mai, le propriétaire de Canal+ avait annoncé étudier toutes les options possibles autour de son pôle musique. Finalement, il a donc abandonné l’idée d’une entrée en Bourse, officiellement jugée « trop complexe et trop aléatoire ». « Peut-être ont-ils été déçus par les retours du marché », suppose Jean-Baptiste Sergeant. De fait, les estimations autour de la valorisation d’UMG varient entre 15 et 40 milliards d’euros, avec une moyenne à 20 milliards.
Vivendi ne s’en cache pas, son objectif est d’abord de valoriser au mieux Universal Music. Le groupe indique mettre en place un « prix de réserve » en dessous duquel il ne descendra pas.
Manœuvre financière
Mais la démarche est plus qu’inhabituelle pour Vincent Bolloré, peu habitué à partager le pouvoir au sein de ses entreprises. Pas sûr qu’il trouve un partenaire. Qui serait prêt à immobiliser des milliards d’euros dans une entreprise non cotée, sans avoir son mot à dire au sein du conseil d’administration ? « Je ne crois pas à l’arrivée de nouveaux actionnaires. Vivendi souhaite surtout connaître la valeur de cette entreprise », avance une source qui connaît bien le groupe.
A moins que cela ne soit une première étape, préalable à un désengagement total. « Seule la cession d’UMG pourrait créer de la valeur chez Vivendi. Les performances d’Havas, de Canal+ ou de Telecom Italia ne le permettent pas », indique Jean-Baptiste Sergeant. Chez Raymond James, on estime que Vivendi pourrait céder pour 30 milliards d’euros d’actifs dans les deux ans.
Signe que la manœuvre est avant tout financière, l’argent généré par cette éventuelle cession sera « utilisé pour un programme de rachat d’actions conséquent et une réduction de capital », a précisé le groupe. Au passage, Vincent Bolloré se renforcerait un peu plus au capital de Vivendi.

        Lire aussi l’entretien réalisé en 2014 avec Arnaud de Puyfontaine :
         

          « Notre priorité sera la croissance interne »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Les producteurs américains sont touchés par la hausse des produits importés. Depuis le début de l’année, le prix de l’acier a augmenté de 33 %, celui de l’aluminium de 11 %.
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La guerre commerciale commence à pénaliser les Etats-Unis

Les producteurs américains sont touchés par la hausse des produits importés. Depuis le début de l’année, le prix de l’acier a augmenté de 33 %, celui de l’aluminium de 11 %.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 14h00
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Les amandes de Californie sont frappées à leur tour. Pas par les incendies ou un dangereux parasite, mais par la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump. Victimes des droits de douane de 50 % imposés par les Chinois. Pékin mène la guerre sérieusement : elle a fermé un « trou » dans sa réglementation qui permettait jusqu’à présent d’importer semi-légalement en franchise de droit les amandes via le Vietnam et s’approvisionne désormais en Australie ou en Afrique. Conséquence, les Américains qui sont de très loin les premiers producteurs au monde subissent une chute des prix de 10 %, incapables d’écouler leur production.
Selon le Wall Street Journal, cerises de Californie et citrons de Floride subissent désormais des délais avant d’être dédouanées dans les ports chinois. Quant aux véhicules Ford, il serait question de les démonter pour examiner leurs composants à Tianjin, le port de Pékin.
La guerre commerciale frappe les exportateurs américains, essentiellement les agriculteurs, victimes des rétorsions étrangères. Mais aussi les producteurs, touchés par la hausse des produits importés dont ils ont besoin pour fournir leur marché national, à commencer par l’acier et l’aluminium. Depuis le début de l’année, les prix de ces matières essentielles ont progressé respectivement d’un tiers et de 11 %.

Toutes les industries augmentent leurs tarifs
L’entreprise Whirlpool, qui fut aux premières loges de la guerre commerciale en obtenant une taxation des lave-linge en janvier, n’en finit pas de descendre aux enfers : son cours de Bourse a perdu près d’un tiers de sa valeur depuis janvier. Plus fondamentalement, toutes les industries augmentent leurs tarifs, mettant à mal la légende selon laquelle l’acier et l’aluminium représentent une part minime du prix final payé par le consommateur. Les entreprises ont augmenté de 3,4 % leurs dépenses et répercutent en partie ces hausses sur les consommateurs (l’inflation est 2,9 %).
Tout...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le 21 juin, le syndicat mixte qui gère Autolib’ résiliait le contrat qui le liait à Bolloré pour l’exploitation du service de véhicules électriques en autopartage. Lancé en région parisienne en 2011, il était la figure de proue de l’activité électricité du groupe Bolloré. Le service devrait s’arrêter définitivement mardi 31 juillet.
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Autolib’ c’est fini. Que représentait le service pour Bolloré ?

Le 21 juin, le syndicat mixte qui gère Autolib’ résiliait le contrat qui le liait à Bolloré pour l’exploitation du service de véhicules électriques en autopartage. Lancé en région parisienne en 2011, il était la figure de proue de l’activité électricité du groupe Bolloré. Le service devrait s’arrêter définitivement mardi 31 juillet.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 16h17
    |

                            Maxime Mainguet








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le Réseau de transport d’électricité espère rétablir le courant lundi soir ou mardi matin. Mais cela ne permettra pas un rapide retour à la normale de la circulation des trains.
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Gare Montparnasse : pourquoi la panne dure-t-elle aussi longtemps ?

Le Réseau de transport d’électricité espère rétablir le courant lundi soir ou mardi matin. Mais cela ne permettra pas un rapide retour à la normale de la circulation des trains.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 14h32
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Comment une panne électrique peut-elle à ce point paralyser une gare ferroviaire aussi importante que Montparnasse, à Paris ? L’incendie survenu dans un poste électrique à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) vendredi 27 juillet a plongé des dizaines de voyageurs dans l’incertitude. Et a provoqué une crise entre deux opérateurs publics majeurs, la SNCF et Réseau de transport d’électricité (RTE).

        Lire aussi :
         

                Grèves, résultats dans le rouge, circulation perturbée…, sale temps pour la SNCF



Quand le courant sera-t-il rétabli ?
Les trains, et particulièrement les TGV, ont besoin de beaucoup d’électricité pour circuler. En perdant son poste électrique principal, la gare Montparnasse se trouve amputée de l’une de ses principales sources d’énergie. Avec le peu d’électricité dont elle dispose, la SNCF ne peut assurer le départ et l’arrivée que de cinq trains par heure au lieu de douze habituellement.
Or le rétablissement complet du poste électrique prendra « plusieurs mois » compte tenu de la violence de l’incendie qui l’a ravagé. L’ampleur des dégâts nécessite de mettre en place une solution technique provisoire pour assurer l’alimentation de la gare. Les travaux devraient être finis lundi matin, selon RTE, mais il faudra ensuite procéder à des tests de vérification.
« Si ces tests sont concluants, nous pourrons rétablir l’alimentation lundi après-midi, a déclaré dimanche soir, le président de RTE, François Brottes, lors d’un point presse. S’ils ne le sont pas, nous pourrons la rétablir mardi en fin de journée. »
De son côté, la SNCF se montre prudente et dit qu’elle maintient son dispositif de crise jusqu’à avoir la certitude d’un retour à la normale.
Quand les trains circuleront-ils normalement ?
Mais même avec un retour à la normale, les difficultés ne sont pas terminées pour les voyageuses et les voyageurs. La crise a conduit à mettre en attente un certain nombre d’opérations de maintenance des TGV, qui devront obligatoirement être réalisées lorsque la situation le permettra.
« Tant que RTE n’a pas trouvé de moyens alternatifs d’alimenter l’atelier de Châtillon, le parc TGV se réduira : on ne pourra pas rouler, pour des questions de sécurité », a ainsi expliqué au JDD Mathias Vicherat, directeur général adjoint du groupe SNCF.
En clair : les conséquences ne seront pas résorbées rapidement. Les difficultés de circulation pourraient donc se poursuivre encore plusieurs jours. Lundi matin, la SNCF a annoncé que le trafic devrait redevenir « proche de la normale » vendredi, et « complètement normal » lundi 6 août.
Initialement, RTE n’espérait pas rétablir le courant pleinement avant jeudi. Mais l’opérateur a réussi à acheminer deux équipes de techniciens dans la galerie de câbles, au lieu d’une, et a finalisé les soudures de câbles dès dimanche, a expliqué Patrick Bortoli, directeur de la maintenance, dimanche soir. Cela a donc permis d’accélérer les travaux.
Pourquoi la gare Montparnasse dépend-elle à ce point de ce poste électrique ?
C’est l’une des questions auxquelles devra répondre le rapport commandé par la ministre des transports, Elisabeth Borne. Pour la SNCF, la responsabilité est à l’évidence dans le camp de RTE : « Nous sommes victimes, les usagers et nous, de l’incendie d’un transformateur qui n’a rien à voir avec la SNCF, qui appartient à RTE », a souligné samedi Guillaume Pepy, le patron de la SNCF.
La compagnie ferroviaire va plus loin, accusant RTE de ne pas avoir respecté son contrat. Et notamment de ne pas avoir mis en place une solution de secours en cas de coup dur. « Nous ne comprenons pas, a dit Claude Solard, directeur général délégué de SNCF Réseau dans Le Journal du dimanche. Vu la situation névralgique de la gare, nous avons bâti trois circuits d’alimentation indépendants, alors qu’un seul suffit. […] Il se trouve que, plus loin, RTE a branché ces trois circuits à une seule et même installation. » En clair, les installations de secours dépendaient également du poste électrique victime de l’incendie.
« Les investigations sont en cours, mais ses conséquences révèlent une manifeste fragilité dans l’alimentation de substitution de la gare Montparnasse par RTE », ont déploré dans un communiqué commun Elisabeth Borne et Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique et solidaire.
« Je comprends qu’on soit exaspéré, a reconnu M. Brottes, dimanche soir, sur BFM-TV, le patron de RTE. Les secours pour l’alimentation étaient dans le périmètre du même poste, c’est un peu comme quand vous avez la nationale 7 à côté de l’autoroute A7. Quand vous avez un incendie qui coupe la circulation sur les deux, il faut se dire qu’il faut peut-être faire évoluer le périmètre. »
« On assume notre responsabilité », a ajouté M. Brottes, qui s’est engagé à indemniser la SNCF, une demande formulée samedi par M. Pepy.

Qu’est-ce que Réseau de transport d’électricité ?
Réseau de transport d’électricité (RTE) assure une mission de service public essentielle : il veille sur l’état du réseau électrique et s’assure de l’équilibre entre l’offre et la demande. Concrètement, c’est RTE qui aiguille les flux d’électricité depuis les lieux de production (notamment les centrales nucléaires) jusqu’aux lieux de consommation. L’entreprise assure l’entretien des 105 660 kilomètres de lignes et des 2 740 postes électriques nécessaires au maintien de l’alimentation électrique vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Jusqu’à la libéralisation du marché, c’est EDF qui gérait le transport et la distribution d’électricité. Mais ces activités ont été filialisées en deux entreprises :
RTE (pour les lignes à haute tension et le transport) ;Enedis (ex-ERDF) pour l’essentiel de la distribution d’électricité aux particuliers et aux entreprises.
En caricaturant, RTE gère les autoroutes de l’électricité, Enedis, les petites routes.
RTE est une filiale d’EDF mais a acquis progressivement son autonomie. En 2017, elle a réalisé 4,6 milliards de chiffres d’affaires pour 372 millions d’euros de bénéfices. L’essentiel de ces revenus provient des droits de passage que payent les producteurs et les distributeurs d’électricité, dont les montants sont fixés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). RTE est dirigé depuis 2015 par l’ancien député socialiste François Brottes.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ La SNCF prévoit un retour à un trafic « proche de la normale » vendredi, une semaine après l’incendie d’un transformateur haute tension, et « complètement normal » lundi.
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Montparnasse : RTE annonce avoir rétabli l’alimentation électrique

La SNCF prévoit un retour à un trafic « proche de la normale » vendredi, une semaine après l’incendie d’un transformateur haute tension, et « complètement normal » lundi.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 07h41
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 06h42
   





                        



   


Enfin une bonne nouvelle pour les usagers de la gare Montparnasse, à Paris, trois jours après l’incendie d’un poste électrique qui a désorganisé la circulation des trains en plein chassé-croisé estival. Réseau de transport d’électricité (RTE) a annoncé, lundi 30 juillet, avoir rétabli l’alimentation électrique de la gare, grâce à « la mise en œuvre d’une liaison alternative ».
La SNCF a ensuite annoncé que les deux tiers du trafic seraient assurés mardi, au départ et à l’arrivée de la gare. Les TGV desservant le Sud-Ouest, qui avaient été déroutés à Paris-Austerlitz depuis l’incendie, reviendront à Montparnasse, mais le retour à la normale prendra plusieurs jours, car le centre de maintenance des TGV a également été victime de la coupure d’électricité, a précisé la compagnie.
Plus tôt dans la journée, la SNCF avait prévu un retour à un trafic « proche de la normale » vendredi, une semaine après l’incendie d’un transformateur haute tension, et « complètement normal », lundi 6 août seulement, le temps d’assurer la maintenance des TGV, une fois que l’alimentation en électricité haute tension aura été rétablie.
Mission d’enquête sur l’incendie
RTE tablait initialement sur un rétablissement du courant jeudi. Le poste électrique d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), qui alimente Montparnasse, a été gravement endommagé vendredi par un incendie encore inexpliqué, RTE écartant a priori un acte volontaire.
La SNCF avait mis en demeure RTE de trouver une solution au plus vite pour permettre un fonctionnement normal de la gare parisienne, avant la date du 2 août. Ce délai annoncé de près d’une semaine pour un retour à une alimentation électrique normale de la gare a poussé le gouvernement à ouvrir une « mission d’enquête » sur cet incendie. Elle a mis en avant « une fragilité manifeste dans l’alimentation de substitution de la gare Montparnasse ». La SNCF a annoncé son intention de demander une indemnisation au gestionnaire d’électricité. Le PDG de l’entreprise publique, Guillaume Pepy, a estimé que ces perturbations devraient coûter « quelques millions d’euros ». RTE a reconnu sa responsabilité.
Pour ceux qui le peuvent, la SNCF conseille de reporter leur voyage. Les billets seront intégralement remboursés au-delà de trois heures de retard. La SNCF a aussi annoncé le remboursement des trajets réalisés en covoiturage dans le cadre de son service iDVRroom pour des trajets depuis ou vers les gares Montparnasse ou Paris-Austerlitz, jusqu’à jeudi prochain.




                            


                        

                        


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Sym, la chute du roi des pantalons

L’entreprise de prêt-à-porter, fondée en 1953, vient d’être placée en redressement judiciaire. L’enseigne française a six mois devant elle



Le Monde
 |    30.07.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 10h16
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Walter Marello est dépité. Patron des magasins Sym, cet Italien de Paris aurait rêvé de relancer durablement la marque française, de redonner tout son lustre à l’ancien « roi des pantalons » pour femmes, comme dans les années 1960 et 1970. Il en rêve encore un peu. Mais voilà, depuis deux ans : « Tout a joué contre nous, la guerre des prix et des promos, la météo, l’arrivée de nouveaux concurrents, l’essor du numérique, la désertification des centres-villes et, bien sûr, nos propres difficultés, avec la faillite de notre maison mère », raconte le PDG.
La mort dans l’âme, il s’est donc résolu en juin à déposer le bilan de son entreprise, pour la mettre à l’abri des créanciers qu’il ne pouvait rembourser. Le tribunal de commerce a placé Sym en redressement judiciaire le 10 juillet. L’enseigne, qui emploie 120 personnes et compte 80 boutiques, dont 57 détenues en propre, a six mois devant elle. M. Marello n’exclut pas de présenter un plan de relance. Sinon, il faudra chercher un ou des repreneurs pour éviter la liquidation. Un échec symptomatique de la façon dont toute une génération de marques se retrouve balayée par les mutations en cours.

L’histoire débute à Paris en 1953. Rue Saint-Antoine, dans un des quartiers traditionnels de la confection. Un jeune homme nommé Simon Fisbein monte son affaire de prêt-à-porter, comme bien d’autres juifs arrivés de Pologne entre les deux guerres. Les Productions Simtex sont nées. « Il a commencé en découpant des pantalons avec trois pièces de tissus qu’il déroulait sur la table à manger de sa mère », raconte celle qui l’épaulera et deviendra vite son épouse, Betty Fisbein. Son coup de génie ? Après les pantalons pour hommes, il en conçoit pour les femmes, au moment où celles-ci se mettent à adopter en masse ce vêtement longtemps uniquement masculin. Et pour mieux les vendre, il crée, à partir de son prénom, une marque facile à retenir : Sym.
« De l’audace, de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ La crise du marché oblige les enseignes d’habillement à fermer des magasins et à supprimer des emplois. En dix ans, le marché français de la mode a perdu 14 % de sa valeur.
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L’habillement licencie à tour de bras

La crise du marché oblige les enseignes d’habillement à fermer des magasins et à supprimer des emplois. En dix ans, le marché français de la mode a perdu 14 % de sa valeur.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 10h22
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Les soldes du printemps-été 2018 s’achèvent mardi 7 août dans la plupart des départements. Les nouvelles collections d’habillement de l’automne sont en train d’être livrées pour assurer les ventes de la rentrée scolaire. Mais pour des milliers de salariés du secteur en France, cette période-clé d’activité s’annonce fort sombre.
Depuis 2008, le marché français de la mode a perdu 14 % de valeur. Et malgré un petit regain d’activité en 2017, les chaînes d’habillement n’ont pas recouvré la santé. Les ventes ont dévissé de 6 % en mai et très légèrement progressé en juin (+ 0,2 %). Selon l’Institut français de la mode, les chiffres d’affaires des distributeurs sont « en recul de 2,2 % en valeur sur les six premiers mois de l’année, par rapport à la même période de 2017 ». Dès lors, dans cette filière qui a connu une expansion à tout-va dans les années 2000, l’heure est aux arbitrages.
« Le marché de l’habillement traverse une crise analogue à celle qu’a traversée la sidérurgie », observe Michel Rességuier, président du cabinet Prosphères, spécialiste de la restructuration d’entreprises qui intervient chez nombre de spécialistes de la mode dont Pimkie, Happychic et Chaussexpo. A l’en croire, cette crise « va laisser des marques et des enseignes de côté ». Car les Français dépensent moins, plébiscitent les petits prix et se détournent des réseaux de magasins de mode, pour s’approvisionner sur le Net. Au point que plusieurs chaînes sont désormais à la tête d’un réseau jugé trop gros pour couvrir la France et résister à la concurrence des géants de la mode type H&M, Zara ou Primark.

Les fermetures et les cessions se succèdent. Lourdement endetté, le géant Vivarte s’est imposé une sévère restructuration. Après avoir cédé Kookaï, Pataugas et Naf Naf, le groupe présidé par Patrick Puy, spécialiste des sociétés en difficulté, a vendu le 2 juillet son enseigne André à Spartoo. Le site Internet s’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La future réforme des retraites doit refondre le dispositif actuel de la réversion, les pensions des veuves et veufs. Le point, en chiffres, sur le système actuel.
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Pensions de réversion : dix chiffres à connaître

La future réforme des retraites doit refondre le dispositif actuel de la réversion, les pensions des veuves et veufs. Le point, en chiffres, sur le système actuel.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 06h15
    |

                            Aurélie Blondel








                        



   


Après le décès de votre conjoint, vous pouvez toucher, sous conditions, une fraction de ses pensions : c’est la réversion. Si la polémique sur la suppression de ce dispositif, profitant essentiellement aux femmes, semble tarie, le débat sur son avenir est loin d’être clos. Dans le cadre de la réforme des retraites, dont le contenu doit être dévoilé au premier semestre 2019, les modalités des pensions de réversion, encore appelées « pensions de droit dérivé », doivent en effet être totalement remises à plat. Qui bénéficie du système actuel ? Comment fonctionne-t-il ? Dix chiffres pour mieux comprendre.
4,4 millions de bénéficiaires
Fin 2016, 4,4 millions de personnes touchaient une pension de réversion, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), qui publie chaque année le rapport « Les retraités et la retraite ». Soit un quart des 17,2 millions de retraités. C’est 6,4 % de plus qu’en 2006.
36 milliards d’euros en 2016
Sur les 308 milliards d’euros de pensions versés en 2016 par les régimes de base et complémentaires, les réversions ont représenté 36 milliards, selon cette même source, soit 11,7 %.
89 % de femmes
Près de neuf bénéficiaires sur dix sont des femmes. « Leur longévité et le fait qu’elles sont en moyenne deux à trois ans plus jeunes que leur conjoint expliquent pour une bonne part cette situation », détaille la Drees. En outre, lorsqu’ils sont veufs, les hommes, en raison de leur niveau de pension de droit direct souvent plus élevé, ont des revenus qui dépassent plus fréquemment le plafond de ressources pour être éligibles à la réversion, quand celle-ci est soumise à condition. »

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L’écart hommes-femmes ramené à 25 %
Si l’on ne compte que les pensions de droits directs, issues des droits propres des assurés, les femmes touchaient en moyenne, fin 2016, 38,8 % de moins que les hommes (c’était 45,8 % en 2004). En ajoutant les pensions de réversion, cet écart se réduit à 25 %. Selon les dernières projections du Conseil d’orientation des retraites (COR), cette différence ne serait toutefois plus « que » de l’ordre de 10 % à l’horizon 2070, à législation constante, et réversions comprises là aussi.
Un quart ne touche pas de pension propre
Les bénéficiaires de réversions sont 1,1 million à ne pas toucher d’autre pension, « soit parce qu’ils n’ont pas encore liquidé leurs droits propres, soit parce qu’ils n’ont pas travaillé – du moins en France – ou pas suffisamment pour recevoir à ce titre une pension sous forme de rente », explique la Drees. Les femmes représentent 96 % des bénéficiaires de réversions ne percevant aucune autre pension.

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Souvent à partir de 55 ans
La plupart des régimes n’accordent la réversion qu’à partir d’un certain âge, qui varie entre 50 et 65 ans. C’est le plus souvent 55 ans. Il n’y a en revanche pas d’âge minimal dans les régimes de la Fonction publique.
Bon à savoir : Les conditions s’appliquant aux réversions sont celles imposées par le(s) régime(s) de retraite de l’assuré décédé, pas par le(s) régime(s) dont dépend le veuf ou la veuve. Et attention, les critères d’éligibilité diffèrent d’un régime à l’autre. Points communs toutefois : il faut dans tous les cas avoir été marié avec le défunt et effectuer une demande (le versement n’est pas automatique).

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20 550,40 € = plafond de ressources au régime général
Plusieurs régimes versent des pensions de réversion quelles que soient les ressources des veufs et veuves. C’est le cas de la plupart des régimes complémentaires, et des caisses de la Fonction publique. En revanche, dans les régimes de base des salariés, des commerçants et artisans ou encore des libéraux (hors avocats), les ressources annuelles du survivant ne doivent pas dépasser, en 2018, 20 550,40 € pour une personne seule et 32 880,64 € pour une personne en couple. Attention, toutes les ressources ne sont pas forcément prises en compte dans le calcul, renseignez-vous auprès de votre régime.
50 à 60 % de la pension du défunt
S’il remplit les conditions imposées par le régime de son ancien conjoint, le survivant touchera au final entre 50 % et 60 % de la pension du défunt (hors exceptions), le taux variant d’un régime à l’autre. C’est, par exemple, 50 % chez les fonctionnaires, 54 % au régime de base des salariés (avec majoration possible pour les plus âgés et les plus modestes), 60 % pour les pensions complémentaires du privé Agirc-Arrco. A noter que la réversion peut être versée même si le défunt n’était pas encore à la retraite.

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607 € bruts par mois
Montant moyen de la réversion : 607 € bruts par mois fin 2012, selon cette autre étude de la Drees, publiée en 2016. C’est 642 € pour les veuves et 304 € pour les veufs. Pour les femmes concernées par la réversion, « son montant représente, en moyenne, la moitié de la retraite globale perçue », est-il précisé.
2,3 réversions en moyenne
Les bénéficiaires de la réversion perçoivent en moyenne 2,3 pensions de droit dérivé différentes, précise encore la Drees (leur conjoint a souvent cotisé à plusieurs régimes).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Dans l’usine Framatome, où ont été repérés des dossiers falsifiés sur les pièces à destination des centrales, la direction affirme avoir mis fin aux mauvaises pratiques.
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Nucléaire : la forge du Creusot veut oublier les fraudes

Dans l’usine Framatome, où ont été repérés des dossiers falsifiés sur les pièces à destination des centrales, la direction affirme avoir mis fin aux mauvaises pratiques.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 05h32
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 10h17
    |

                            Nabil Wakim (Le Creusot, Saône-et-Loire, envoyé spécial)








                        



                                


                            

« Cette usine a 200 ans et elle a toujours su apprendre de ses erreurs. » David Haguet, le directeur de l’usine du Creusot de Framatome (ex-Areva), en Saône-et-Loire, a une mission claire en tête : il veut convaincre que le temps des tricheries est fini. Ici, l’entreprise, désormais filiale d’EDF, fabrique des composants essentiels pour les réacteurs nucléaires. Une forge titanesque d’une précision unique au monde. Une usine qui a sculpté, à plus de 1 300 degrés, les éléments-clés des centrales nucléaires françaises pendant les quarante dernières années.
C’est dans cette même usine que s’est joué l’un des épisodes les plus inquiétants de la filière nucléaire française : des falsifications de dossiers à grande échelle et la manipulation de données sur les composants qui sortaient des forges du Creusot.
« On a pris la décision de tout suspendre entre 2015 et 2017. Les dysfonctionnements, on les assume », assure David Emond, vice-président de Framatome, responsable de la branche composants. C’est ici qu’a été forgée la cuve de l’EPR de Flamanville, qui comportait des anomalies dénoncées en 2014 par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). C’est ici que l’on a découvert par la suite des pratiques frauduleuses sur des tests réalisés en laboratoires. Des tricheries qui ont obligé à une révision complète de 2 millions de pages et 4 000 dossiers pour remonter le temps et vérifier quels réacteurs étaient concernés.

Framatome assure que seules trois pièces ont réellement posé problème – mais omet de préciser que, sur les 42 réacteurs étudiés à ce jour, plusieurs centaines de questions de non-conformité ont été repérées par EDF. « On a relu tout ce qu’on a pu récupérer sur le parc nucléaire français depuis quarante ans », explique M. Emond. Un travail de fourmi qui doit se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2018.
Il faut dire que cette usine ne fabrique pas exactement du chocolat. Dans le gigantesque hangar,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ L’alimentation électrique sera rétablie mardi en fin de journée au plus tard, voire dès lundi après-midi si les tests sont concluants, a annoncé dimanche le président de RTE.
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Gare Montparnasse : la SNCF prévoit un train sur deux en circulation lundi

L’alimentation électrique sera rétablie mardi en fin de journée au plus tard, voire dès lundi après-midi si les tests sont concluants, a annoncé dimanche le président de RTE.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 06h36
   





                        



   


Le week-end a été compliqué pour les voyageurs devant partir ou arriver à la gare Montparnasse, à Paris, mais cela pourrait progressivement s’améliorer en milieu de semaine.
L’alimentation électrique de la gare Montparnasse sera rétablie mardi en fin de journée au plus tard, voire dès lundi après-midi si les tests sont concluants, a annoncé dimanche François Brottes, le président de RTE. Il s’agit d’une nette réduction des délais promis par le gestionnaire du réseau haute tension, qui tablait initialement sur un rétablissement du courant jeudi.
De son côté, la SNCF a annoncé dimanche soir prévoir un train sur deux lundi, comme ce dimanche, la capacité de circulation demeurant réduite tant que la réalimentation de la gare n’est pas effective.
Depuis vendredi, la SNCF doit faire face aux conséquences de l’incendie du poste de haute tension d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) du gestionnaire du réseau d’électricité RTE, qui empêche une alimentation électrique normale des trains et paralyse le centre de maintenance des TGV.

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A la mi-journée, dimanche, le hall de départ de la gare Montparnasse était clairsemé, scène inhabituelle pour un week-end de chassé-croisé estival, et les agents d’accueil en gilet rouge étaient présents en nombre pour renseigner les quelques voyageurs.
La suppression de nombreux trains a entraîné la surcharge de ceux qui continuaient à circuler. Dimanche après-midi, environ 150 personnes ont été évacuées ou n’ont pas pu monter à bord d’un train bondé en gare de Dax (Landes) à destination de Paris.
Quand l’alimentation des trains sera-t-elle rétablie ?
L’alimentation électrique de la gare Montparnasse devrait être rétablie mardi en fin de journée au plus tard, selon le président de RTE. Plus tôt dans la journée, dimanche, la SNCF avait mis en demeure RTE de trouver une solution au plus vite pour permettre un fonctionnement normal de la gare parisienne avant la date du jeudi 2 août annoncée par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité.
RTE a expliqué avoir optimisé la pose de ses câbles de remplacement, a pu installer deux équipes dans la galerie de câbles plutôt qu’une et a finalisé les soudures de câbles dès ce dimanche, a expliqué Patrick Bortoli, directeur de la maintenance. La conjonction de ces facteurs a permis d’accélérer le calendrier, a-t-il poursuivi. Lundi « en début d’après-midi », le gestionnaire du réseau haute tension devrait être en mesure de préciser quand aura lieu le rétablissement de l’alimentation électrique de la gare, a indiqué M. Brottes.
Ce délai de presque une semaine pour un retour à une alimentation électrique normale de la gare a poussé le gouvernement à ouvrir une « mission d’enquête ». Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique, et Elisabeth Borne, ministre des transports, ont estimé que cet incident avait mis au jour « une fragilité manifeste dans l’alimentation de substitution de la gare Montparnasse ». De son côté, la SNCF va demander une indemnisation au gestionnaire du réseau haute tension.
L’incident de vendredi a désorganisé la circulation des trains dans la deuxième gare de France pour la circulation des TGV, où une panne avait déjà semé la pagaille ce même week-end il y a un an
La solution provisoire pour réalimenter la gare consiste à créer un contournement du poste d’Issy-les-Moulineaux et de la partie endommagée des câbles du poste. La liaison avec la partie saine des câbles de liaison avec Montparnasse a été établie dans la nuit de samedi à dimanche, avant des tests fonctionnels, tandis que la jonction avec la cellule haute tension mobile est en cours de réalisation, a précisé le responsable de RTE dimanche.
La SNCF a, de son côté, annoncé son intention de demander une indemnisation au gestionnaire d’électricité. « Nous allons nous tourner vers notre fournisseur RTE pour lui demander de nous indemniser », a déclaré samedi le PDG de l’entreprise publique Guillaume Pepy, précisant que ces perturbations devraient coûter « quelques millions d’euros ». RTE a reconnu sa responsabilité.
Quelles sont les prévisions de circulation des trains ?
La SNCF a déclaré dimanche dans un communiqué être dans l’obligation de supprimer de nombreux trains prévus lundi au départ et à l’arrivée de Paris-Montparnasse, qui dessert l’Ouest et le Sud-Ouest. Les trains à destination du Sud-Ouest partiront de Paris-Austerlitz, ceux pour la Bretagne et les Pays de la Loire de Paris-Montparnasse.
La directrice générale de SNCF Voyages, Rachel Picard, avait mis en avant, samedi, des « contraintes matérielles » pour justifier cette baisse du trafic.

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L’atelier de maintenance des rames TGV près de Montparnasse n’est, en effet, plus alimenté en électricité. « Il y a des rames que l’on ne peut plus sortir parce qu’elles ne sont pas en sécurité pour nos voyageurs. C’est pour ça que la durée de l’incident est critique », a-t-elle expliqué.
L’incident de vendredi a désorganisé la circulation des trains dans la deuxième gare de France pour la circulation des TGV, où une panne avait déjà semé la pagaille ce même week-end il y a un an. Près de 100 000 voyageurs devaient y emprunter un train ce samedi.
A ceux qui le peuvent, la SNCF conseille de reporter leur voyage. Les billets seront intégralement remboursés au-delà de trois heures de retard.




                            


                        

                        

