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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Un enfant a été mis en examen pour un incendie à Aubervilliers. Une situation rare, mais possible. En revanche, il est trop jeune pour encourir une sanction pénale.
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Mis en examen à l’âge de 10 ans : que prévoit la loi pour les mineurs ?

Un enfant a été mis en examen pour un incendie à Aubervilliers. Une situation rare, mais possible. En revanche, il est trop jeune pour encourir une sanction pénale.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 17h21
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Un enfant de 10 ans a été mis en examen lundi 30 juillet à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Il est soupçonné d’avoir provoqué un incendie, qui a causé la mort d’une mère de famille et de ses trois enfants, le 26 juillet, dans la commune d’Aubervilliers. Une mise en examen de mineur de cet âge est rare, mais possible. Quelques explications.
Peut-on vraiment mettre en examen un enfant de 10 ans ?
Oui, et c’est ce que la justice a fait pour ce jeune garçon. Les mineurs représentaient 9 % des 28 600 mises en examen prononcées en 2015. Mais ceux de 10 ans et moins ne sont qu’une minorité. Selon une étude du ministère de la justice, ils représentaient, en 2014, moins de 1 % des affaires traitées par les parquets.
Un mineur de moins de 13 ans ne peut pas être placé en détention provisoire ni en garde à vue, mais à partir de 10 ans, il peut être retenu pour être interrogé, durant douze heures renouvelables après autorisation du parquet, si des indices « graves ou concordants » laissent présumer qu’il a commis un crime ou délit grave.
Le mineur ne comparaît pas seul, il est assisté d’un avocat. Autre particularité : un dossier de personnalité doit être constitué pour connaître l’environnement social et familial du mineur avant de prononcer toute sanction.
Est-il responsable de ses actes à cet âge ?
Oui, si la justice estime que l’enfant était « capable de discernement », c’est-à-dire de comprendre la portée de ses actes. Comme l’explique le portail du ministère de la justice, la loi française ne fixe pas d’âge minimal pour la responsabilité pénale, contrairement à d’autres pays européens (8 ans en Ecosse ou en Grèce, 10 ans en Suisse, 12 ans en Belgique, 14 ans en Espagne, Allemagne ou Italie).
Selon l’article 122-8 du code pénal, « les mineurs capables de discernement sont pénalement responsables des crimes, délits ou contraventions dont ils ont été reconnus coupables, dans des conditions fixées par une loi particulière qui détermine les mesures de protection, d’assistance, de surveillance et d’éducation dont ils peuvent faire l’objet ».
Que risque-t-il concrètement ?
Même s’il est responsable de ses actes, un enfant de cet âge ne peut pas être jugé ni condamné comme un adulte, mais il passera devant un juge des enfants ou un tribunal pour enfant, selon la nature des faits. Il ne pourra pas subir de sanction pénale. L’ordonnance de 1945 relative à l’enfance délinquante précise que les mesures doivent être proportionnées à l’âge :
Avant 10 ans, seules des mesures éducatives peuvent être prononcées : remise aux services d’assistance à l’enfance, placement dans un établissement d’éducation, admonestation, liberté surveillée…De 10 à 13 ans, ces mesures peuvent être accompagnées de sanctions éducatives : avertissement solennel prononcé par le tribunal, interdiction de fréquenter des lieux ou des personnes jusqu’à un an, réparation des dommages, travaux scolaires ou stages de formation civique…A partir de 13 ans, des sanctions plus dures peuvent être prononcées, comme le placement en centre éducatif fermé, des amendes (jusqu’à 7 500 euros) et des peines de prison, qui ne peuvent pas excéder la moitié de celle d’un adulte pour les mêmes faits.A partir de 16 ans, les sanctions peuvent encore être durcies, et atteindre, selon les circonstances, celles réservées aux adultes.
Et ses parents, iront-ils en prison ?
Les parents d’un mineur ayant commis un crime ou un délit ne sont pas responsables pénalement des actes de leur enfant. Ils sont en revanche responsables civilement et peuvent donc être amenés à payer les dommages et intérêts aux victimes. D’après l’article 1242 du code civil, « le père et la mère, en tant qu’ils exercent l’autorité parentale, sont solidairement responsables du dommage causé par leurs enfants mineurs habitant avec eux ».
Le site institutionnel Service-public.fr précise que la responsabilité civile des parents peut également être engagée, même si l’enfant n’est pas à leurs côtés (en colonie de vacances, chez un membre de la famille, etc.) lorsqu’il commet l’acte délictueux ou criminel.
Dans le cas où les parents sont divorcés, la responsabilité des dommages causés par l’enfant s’applique seulement au parent chez qui l’enfant a sa résidence habituelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le prix moyen du paquet de 20 cigarettes reste stable à 7,90 euros, avec des tarifs allant de 7,60 euros à 9,30 euros.
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Le prix du paquet de cigarettes va rester stable

Le prix moyen du paquet de 20 cigarettes reste stable à 7,90 euros, avec des tarifs allant de 7,60 euros à 9,30 euros.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 15h37
   





                        



   


Pas de changement de prix annoncé, si ce n’est quelques centimes à la hausse ou à la baisse pour certaines marques. Le prix moyen du paquet de 20 cigarettes va rester stable à 7,90 euros, avec des tarifs allant de 7,60 euros et 9,30 euros et « près de la moitié des paquets de 20 cigarettes à toujours un prix égal ou supérieur à 8 euros », selon un arrêté publié mardi 31 juillet au Journal officiel.
Ces nouveaux prix entreront en vigueur le lundi 20 août, ont précisé le ministère de l’action et des comptes publics ainsi que le ministère de la santé, dans un communiqué conjoint.

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« Pas de surprise »
« Il n’y a pas de surprise » sur ces évolutions, a commenté Eric Sensi-Minautier, directeur des affaires publiques de British American Tobacco (BAT), au quatrième rang sur le marché français des cigarettiers. « Les grosses références (Marlboro, Lucky Strike, etc.) ne changent pas, et c’est assez logique. Après un choc de taxes (...) sans précédent au mois de mars, il est normal que les prix se stabilisent et que le marché reprenne sa respiration », a-t-il poursuivi.

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En France, ce sont les industriels du tabac qui fixent les prix de vente mais l’Etat peut inciter à des augmentations en faisant varier les taxes, qui représentent plus de 80 % du prix. Pour réduire la consommation de tabac, le gouvernement a prévu un train de hausses successives pour atteindre, d’ici à novembre 2020, un prix de 10 euros le paquet de 20 cigarettes.
Le tabac, responsable de cancers et de maladies cardiovasculaires, tue quelque 75 000 Français chaque année.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le gouvernement doit faire face à deux motions de censure, déposées dans le sillage de l’affaire Benalla. L’exécutif ne devrait pas avoir de mal à faire rejeter ces textes.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le groupe suédois Essity veut stopper la production et supprimer 123 postes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Fermeture annoncée pour la grande usine de papier-toilette de Rouen

Le groupe suédois Essity veut stopper la production et supprimer 123 postes.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 14h00
    |

            Denis Cosnard








                        



   


La France comptera bientôt une grande usine de papier en moins : celle exploitée par Essity à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). Ainsi en a décidé Essity, le groupe suédois propriétaire depuis 2012 de ce site de la banlieue de Rouen où sont fabriqués en masse des rouleaux de papier toilette et d’essuie-tout, vendus sous marques de distributeurs.
L’arrêt de la production est programmé « d’ici à la fin de 2018 », a annoncé Essity. Il va entraîner la suppression de tous les postes, soit 123 emplois. Les machines devraient être démontées, et le site vendu vide à un éventuel repreneur. La restructuration devrait coûter quelque 480 millions de couronnes suédoises, l’équivalent de 47 millions d’euros, selon Essity.
L’usine de Saint-Etienne-du-Rouvray avait été ouverte en 1973 par le groupe Sodipan, puis avait changé plusieurs fois de propriétaire, avant d’être reprise en 2012 par Svenska Cellulosa, devenu depuis Essity. L’industriel scandinave avait trouvé Saint-Etienne-du-Rouvray dans la corbeille lorsqu’il avait acheté l’ensemble des activités européennes de son rival américain Georgia Pacific, dont la marque Lotus, la « Rolls du papier toilette ».
Parmi les actifs ainsi acquis, le site de Saint-Etienne-du-Rouvray présentait une faiblesse : c’est la seule usine d’Essity en France qui ne produit pas elle-même le papier qu’elle transforme. Elle doit le faire venir par bobines d’autres sites industriels. « C’était un handicap structurel dès le départ », reconnaît-on au siège. Aujourd’hui, cette usine n’est pas rentable, assure la direction.

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En 2016, à l’époque où le groupe s’appelait encore Svenska Cellulosa, les dirigeants avaient déjà cherché à comprimer les coûts, en réduisant l’effectif de moitié. Près de 130 postes avaient alors été supprimés à Saint-Étienne-du-Rouvray, avec l’arrêt de la fabrication de papier toilette « feuille à feuille » (papier « enchevêtré ») et de l’activité d’« arts de la table » (serviettes, nappes jetables et assiettes en carton). L’espoir était alors que l’usine retrouve ainsi la compétitivité qui lui manquait.
20 millions d’euros investis sur les autres sites français
Au printemps 2018, la direction a néanmoins commencé à discuter avec les syndicats d’une nouvelle restructuration. Les syndicats et les responsables politiques se sont alarmés. « Malgré des résultats financiers très confortables – le groupe a enregistré un bénéfice net en hausse de 21 % fin 2017 –, Essity envisage de fermer le site de Saint-Étienne-du-Rouvray à la fin de l’année 2018 », alertait le député de Seine-Maritime Hubert Wulfranc (Gauche démocrate et républicaine), en mars. Dans une question écrite, il demandait au ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, quelles dispositions celui-ci entendait prendre pour « préserver les emplois menacés ». 
En pratique, Essity a négocié avec les représentants du personnel un plan social jugé généreux. « C’est un des meilleurs du secteur », reconnaît Pascal Vigreux, de la CGT. Une quarantaine de personnes devraient pouvoir être reclassées dans le groupe. Et ceux qui partiront recevront en principe un chèque d’un montant significatif. Tout en fermant l’usine de Saint-Etienne-du-Rouvray, Essity entend investir 20 millions d’euros sur ses autres sites français et promet d’y créer 120 postes. Contrairement aux craintes, aucun emploi ne sera supprimé dans l’autre usine normande d’Essity, celle d’Hondouville (Eure).
« Les gens nous ont remerciés pour avoir bien négocié, raconte Pascal Vigreux. Tout ce qu’on a demandé à la direction, on l’a eu. On s’était préparé pour un conflit, on avait acheté des banderolles et des trompettes pour manifester. On n’a pas eu besoin de s’en servir. Je vais essayer de les revendre...  » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ « Nous avons déposé des plaintes pour non-confraternité, non-respect du code de déontologie », a déclaré le président du Syndicat national des médecins homéopathes français.
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Après une tribune visant les médecines alternatives, les homéopathes saisissent l’ordre des médecins

« Nous avons déposé des plaintes pour non-confraternité, non-respect du code de déontologie », a déclaré le président du Syndicat national des médecins homéopathes français.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h19
   





                        



   


Ils contre-attaquent. L’organisation des médecins homéopathes a annoncé, vendredi 27 juillet, avoir déposé des plaintes disciplinaires devant l’ordre des médecins contre les signataires d’une tribune qui attaquait les « médecines alternatives », dont l’homéopathie. « Nous avons déposé des plaintes pour non-confraternité, non-respect du code de déontologie, étant donné qu’ils ne veulent plus reconnaître notre titre de médecins », a déclaré le président du Syndicat national des médecins homéopathes français, Charles Bentz.

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Plusieurs médecins – regroupés notamment sous le hashtag #Soutien124 – visés par ces plaintes, chacune déposée devant le conseil départemental de l’ordre où ils exercent, ont confirmé sur Twitter ces derniers jours avoir reçu une notification de cette action :

#FakeMed #soutien124 @soutien124 Reçu ce matin! #intimidation J'y vais? J'y vais pas? Vos avis ? https://t.co/QbWWuLsWA1— Fontanieu (@Fontanieu)


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Je crois que je vais rentrer aussi sur le champ de bataille ! #Fakemed #SugarWar1 https://t.co/O9HEyStCpR— nfkb (@nfkb)


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Publiée par un collectif de 124 médecins le 19 mars dans Le Figaro, cette tribune au vitriol attaquait les « médecines alternatives » pratiquées « par des charlatans en tout genre qui recherchent la caution morale du titre de médecin pour faire la promotion de fausses thérapies à l’efficacité illusoire ».
Selon M. Bentz, la virulence du propos méritait de saisir les instances disciplinaires. « Les propos de nos confrères sont tout à fait clairs, tout comme le code de déontologie est clair. Je ne vois pas où il peut y avoir une conciliation », a-t-il expliqué, ajoutant : « C’est à l’ordre de juger si cette attitude mérite des sanctions, et quelles sanctions. »

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« Médecin homéopathe, ça n’existe pas »
Quelques jours après la parution de la tribune, un syndicat non représentatif de médecins, l’Union collégiale, avait déjà déposé des plaintes disciplinaires contre les signataires de ce texte, qu’il jugeait « insultant et anticonfraternel ».
L’homéopathie consiste à administrer des substances en quantité infinitésimale pour guérir. Tout médecin peut en prescrire. Quelque 5 000 médecins revendiquent la spécialité d’homéopathe, qui n’est cependant pas reconnue par l’ordre.
« Médecin homéopathe, ça n’existe pas », affirmait lors d’une conférence de presse en juin son vice-président, Jacques Lucas. Mais la mention « homéopathie » reste autorisée sur la plaque d’un médecin. La Sécurité sociale rembourse certaines spécialités homéopathiques, malgré l’absence d’évaluation scientifique de leur intérêt.
La ministre de la santé, Agnès Buzyn, avait cependant dit en mai que cette évaluation allait se faire : « Peut-être simplement l’homéopathie pourrait-elle rentrer dans le droit commun, être évaluée ? (…) Si elle est inutile, elle arrêtera » d’être remboursée, avait-elle prévenu.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Le délégué général de La République en marche, dont était salarié Vincent Crase, qui accompagnait Alexandre Benalla le 1er mai, était auditionné mardi matin par la commission d’enquête du Sénat.
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Affaire Benalla : Castaner a engagé la procédure de licenciement de Vincent Crase

Le délégué général de La République en marche, dont était salarié Vincent Crase, qui accompagnait Alexandre Benalla le 1er mai, était auditionné mardi matin par la commission d’enquête du Sénat.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 11h57
   





                        


Entendu mardi 31 juillet par la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla, le délégué général de La République en marche (LRM), Christophe Castaner, était interrogé sur le rôle de Vincent Crase, salarié du parti, durant les événements du 1er-Mai, ainsi que sur la diffusion d’images de la manifestation issues de la vidéosurveillance.
Après avoir une nouvelle fois condamné les actes auxquels se sont livrés Alexandre Benalla et Vincent Crase, « contraires aux valeurs du mouvement politique que je préside », Christophe Castaner a fait savoir qu’il avait engagé une procédure de licenciement à l’encontre du second, mis en examen après les violences commises place de la Contrescarpe à Paris.


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Affaire Benalla Les personnages-clés






    




            
Voici une galerie des principales personnalités citées dans « l'affaire Benalla ». Parmi elles, cinq personnes, dont Alexandre Benalla, ont été mises en examen dimanche 22 juillet.
Cliquez sur un nom pour accéder à la fiche :
            






































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































Explorez  la version complète de l'infographie

    













Alexandre Benalla
Adjoint au chef de cabinet du président de la République, chargé de la sécurité
Présent sur la place de la Contrescarpe Mis en examen



Ce collaborateur d'Emmanuel Macron était responsable de la sécurité du président au moment des faits. Invité à observer à l'intervention des forces de l'ordre lors des manifestations du 1er-Mai à Paris, il a été filmé place de la Contrescarpe, en train de violenter une jeune femme et de molester un homme, déjà à terre, entouré par des CRS. Il est soupçonné d'avoir largement outrepassé son rôle d'observateur en portant un casque et un brassard de police, ainsi qu'une radio.
Ces actions ont d'abord valu à Alexandre Benalla une mise à pied de quinze jours et une rétrogradation. Mais à la suite de la révélation de son identité par Le Monde, le 18 juillet, il a été placé en garde à vue et mis en examen pour « violences en réunion » et « immixtion dans l'exercice d'une fonction publique ». L'Elysée a également annoncé son licenciement.
M. Benalla a fait savoir par ses avocats qu'il avait voulu « prêter main-forte » aux policiers pour maîtriser « deux individus particulièrement virulents » et pallier « l'apparent dépassement des capacités opérationnelles des policiers sur place ». Il assure que son « action vigoureuse mais menée sans violence n'a causé aucune blessure ».          




      







Vincent Crase
Salarié de la République en marche
Présent sur la place de la Contrescarpe Mis en examen



Ce gendarme réserviste s'occupe de la sécurité au sein du parti présidentiel La République en marche (LRM). Son patron Christophe Castaner le décrit comme un "agent d'accueil". Il a également été mobilisé « très ponctuellement » par le commandement militaire de l'Elysée pour des missions de sécurité.
Il est un proche d'Alexandre Benalla : il a d'abord été son supérieur lors d'une formation, avant de devenir son collaborateur durant la campagne présidentielle. Ils ont même créé ensemble une éphémère Fédération française de la sécurité privée.
Le 1er-Mai, sur la place de la Contrescarpe, il était au côté de M. Benalla, en tant qu'observateur. Il a toutefois participé lui aussi à l'intervention musclée contre les manifestants, et portait une arme à sa ceinture, alors que la préfecture de police ne lui en avait pas donné l'autorisation.
L'Elysée a annoncé avoir mis fin à toute collaboration avec lui, mais il reste salarié de LRM. Il a été mis en examen pour « violences en réunion par personne chargée d'une mission de service public », « immixtion dans l'exercice d'une fonction publique » et « port prohibé » d'une arme à feu. Il ne s'est pas exprimé publiquement sur l'affaire. 
















Michel Delpuech
Préfet de police de Paris




C'est sous son autorité que la préfecture de police de Paris assure le maintien de l'ordre lors des manifestations comme celles du 1er-Mai.
Auditionné à l'Assemblée nationale le 23 juillet, le haut fonctionnaire a assuré ne pas avoir été mis au courant de la venue d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase sur le terrain le 1er-Mai. Selon lui, c'est son subordonné Laurent Simonin qui a accordé l'autorisation, sans le prévenir — bien qu'il concède par ailleurs qu'il n'y aurait eu aucune raison de la refuser à ses yeux.
Par ailleurs, M. Delpuech n'a pas pu expliquer comment M. Benalla avait pu être équipé d'un brassard de police et d'une radio le 1er-Mai. Il a en revanche assumé « personnellement » la décision de délivrer un port d'armes à l'intéressé le 13 octobre 2017.           










Alain Gibelin
Directeur de l’ordre public et de la circulation (DOPC) à la préfecture de police de Paris




Ce haut fonctionnaire est notamment chargé des opérations de maintien de l'ordre lors de grandes manifestations.
Auditionné par les députés lundi 23 juillet, il a affirmé que M. Benalla « ne bénéficiait d'aucune autorisation de la préfecture de police » pour se rendre à la manifestation place de la Contrescarpe. Selon lui, c'est Laurent Simonin, contrôleur général à la direction de l'ordre public et de la circulation, qui a accepté qu'Alexandre Benalla soit présent en tant qu'observateur, en dehors de la procédure habituelle.         











Laurent Simonin
Contrôleur général à la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) à la préfecture de police de Paris
Mis en examen



Ce chef d'Etat major adjoint est l'un des trois membres de la préfecture de police de Paris suspendus puis mis en examen dans l'affaire pour « détournement d'images issues d'une vidéoprotection » et « violation du secret professionnel ». Il a été mis en cause par sa hiérarchie à la préfecture de police lors des auditions à l'Assemblée nationale.
Il lui est d'abord reproché d'avoir autorisé la présence de M. Benalla comme observateur le 1er-Mai, sans en référer à sa hiérarchie et hors du cadre réglementaire. Soupçonné de lui avoir fourni son propre casque pour la manifestation, il est également poursuivi pour « complicité de port illégal d'insigne ». Enfin, c'est lui qui aurait contacté M. Benalla pour lui proposer de lui communiquer les images de vidéosurveillance extraites par le commissaire Maxence Creusat, le soir du 18 juillet, après la publication des premières révélations du Monde. Laurent Simonin ne s'est pas exprimé publiquement sur le sujet pour l'heure.         










Maxence Creusat
Commissaire à la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC)
Présent sur la place de la Contrescarpe Mis en examen



Ce jeune commissaire était chargé du maintien de l'ordre place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris, où Alexandre Benalla a violenté les deux manifestants le 1er-Mai. Au moment des violences commises, Maxence Creusat se tenait à quelques mètres du collaborateur de l'Elysée, mais il n'aurait rien vu, occupé avec les CRS qu'il commandait.
Selon l'audition d'Alain Gibelin, c'est lui qui s'est rendu auprès des services de vidéosurveillance de la préfecture, le soir du 18 juillet, pour vérifier la présence d'une vidéo des événements du 1er-Mai, qui a par la suite été transmise illégalement à Alexandre Benalla.
Il est venu se dénoncer le lendemain auprès d'Alain Gibelin, « le visage défait », en lui expliquant qu'il avait fait « une grosse connerie ».
Il a été suspendu dans la foulée, et mis en examen avec deux autres policiers pour « détournement d'images issues d'une vidéoprotection » et « violation du secret professionnel ».
Selon un message publié par son avocat, Thibault de Montbrial, sur Twitter, M. Creusat « n'entend esquiver aucune question, et notamment celle, essentielle pour comprendre ce dossier, de la proximité manifeste aux yeux du jeune commissaire qu'il est, entre la plus haute hiérarchie policière et M. Benalla ». 











Jean-Yves Hunault
Commandant chargé de la liaison entre la préfecture de police et l’Elysée
Mis en examen



Il fait partie des trois fonctionnaires de la préfecture de police de Paris suspendus dès le jeudi 19 juillet, suspectés d'avoir transmis des extraits de vidéosurveillance à M. Benalla après la publication de l'enquête du Monde le 18 juillet. Tous trois ont été mis en examen dimanche 22 juillet pour « détournement d'images issues d'une vidéoprotection » et « violation du secret professionnel ».
M. Hunault ne s'est pas exprimé publiquement sur l'affaire pour l'heure.          











Philippe Mizerski
Major à la direction de l’ordre public et de la circulation (DPOC)
Présent sur la place de la Contrescarpe



C'est lui qui devait encadrer Alexandre Benalla tout au long de son « observation » le 1er-Mai. Les vidéos montrent qu'il ne s'est jamais interposé quand MM. Benalla et Crase s'en sont pris physiquement à deux manifestants, place de la Contrescarpe.
Interpellé à plusieurs reprises sur ce point lors de son audition par les députés lundi 23 juillet, le ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, a refusé de commenter le rôle de ce fonctionnaire le 1er-Mai : « Je n'avais jamais entendu parler de M. Mizerski », a assuré le ministre.
M. Mizerski ne s'est pas exprimé publiquement sur le sujet pour l'heure.           
















Emmanuel Macron
Président de la République




Le président était en déplacement en Australie au moment des faits. Son directeur de cabinet Patrick Strzoda a néanmoins expliqué au Monde l'en avoir informé, le 2 mai. Le chef de l'Etat lui aurait alors répondu : « Si les faits sont avérés, il faut prendre des sanctions » contre Alexandre Benalla, qui figure alors parmi son premier cercle de fidèles.
Mais il est aujourd'hui mis en cause par tous ceux qui estiment que les sanctions à l'encontre du conseiller n'ont pas été à la mesure des faits.
Emmanuel Macron ne s'est pour l'heure pas exprimé depuis le début de l'affaire. Il a néanmoins fait savoir par l'intermédiaire de son entourage dimanche 22 juillet qu'il condamnait le « comportement choquant et inacceptable » de M. Benalla. L'opposition réclame son audition devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.        










Alexis Kohler
Secrétaire général de l'Elysée




Il s'agit du collaborateur le plus proche d'Emmanuel Macron à l'Elysée. C'est lui qui aurait informé le premier le président, alors en déplacement en Australie, de l'existence de la vidéo d'Alexandre Benalla. Lui aussi qui a validé sa mise à pied pour quinze jours. Lui encore qui a été chargé par Emmanuel Macron, le 22 juillet, de proposer une réorganisation du cabinet « pour éviter qu'un tel dysfonctionnement se reproduise ».
Il doit s'exprimer publiquement pour la première fois le jeudi 26 juillet, lors de son audition devant le Sénat.            










Patrick Strzoda
Directeur de cabinet d'Emmanuel Macron




Ses fonctions lui donnent autorité sur Alexandre Benalla. C'est ainsi lui qui lui accorde, le 29 avril, l'autorisation de participer « en tant qu'observateur » à une intervention le 1er mai auprès de la préfecture de police.
Interrogé par Le Monde au début de l'affaire, il a déclaré avoir été informé dès le 2 mai de l'existence des images des violences impliquant son subordonné place de la Contrescarpe à Paris. Il affirme avoir rapidement prévenu Emmanuel Macron et convoqué M. Benalla.
Il est également l'auteur du courrier daté du 3 mai annonçant au conseiller sa sanction : une mise à pied du 4 au 19 mai, avec suspension de salaire et un changement d'affectation.
M. Strzoda a été auditionné par les députés mardi 24 juillet pour détailler sa version des faits. Il a expliqué ne pas avoir saisi la justice parce qu’il n’avait « pas assez d’éléments » pour le faire. Il a ajouté avoir pris la décision de mettre à pied M. Benalla pendant deux semaines « seul, en [s]on âme et conscience ».           











François-Xavier Lauch
Chef de cabinet d'Emmanuel Macron




Il était le supérieur hiérarchique direct d'Alexandre Benalla à l'Elysée.
Il ne s'est pas exprimé sur l'affaire pour l'heure.     










Laurent Hottiaux
Conseiller « intérieur et justice » d'Emmanuel Macron




Il est le conseiller intérieur et sécurité du président de la République à l'Elysée. Son nom n'avait pas été évoqué dans cette affaire avant l'audition de Michel Delpuech, le préfet de Paris, à l'Assemblée nationale, lundi 23 juillet. Devant les députés, le préfet a affirmé que c'est par un appel de M. Hottiaux le 2 mai, vers 10 h 15, qu'il a pris connaissance de « l'existence de l'affaire Benalla ».
Laurent Hottiaux ne s'est pas exprimé publiquement sur la question pour l'heure.            










Vincent Caure
Conseiller « réseaux sociaux » d'Emmanuel Macron




Ce collaborateur d'Emmanuel Macron aurait été le premier à repérer la vidéo d'Alexandre Benalla sur les réseaux sociaux, le 2 mai. C'est lui qui en a informé Gérard Collomb, par le biais de son directeur de cabinet, Jean-Marie Girier.
Il ne s'est pas exprimé publiquement sur l'affaire.           




    











Christophe Castaner
Délégué général de la République en marche




En tant que patron du parti présidentiel, il est le supérieur hiérarchique de Vincent Crase. Après la révélation de l'affaire, il a déclaré : « Je me suis entretenu avec lui, il ne comprend pas son geste. Il a présenté ses excuses mais ça ne suffit pas. » M. Castaner a expliqué ne pas avoir les éléments pour le licencier : « Ma condamnation morale ne suffit pas », a-t-il admis, ajoutant qu'en cas de condamnation judiciaire, la donne pourrait changer.     















Gérard Collomb
Ministre de l'intérieur




Numéro deux du gouvernement d'Edouard Philippe, il est responsable de la sécurité du territoire, et donc de la police.
Il a expliqué, au cours de son audition à l'Assemblée nationale, avoir été informé des violences d'Alexandre Benalla par l'Elysée, le 2 mai. Il a également affirmé qu'il ne connaissait pas personnellement M. Benalla et qu'il pensait que ce dernier « faisait partie des services de police ».
Il a saisi l'IGPN, la « police des polices », le 19 juillet, au lendemain des révélations du Monde. Selon lui, « de nouveaux éléments et de nouvelles images où M. Benalla est doté d'une radio et porte un brassard siglé police justifia[ie]nt la saisine de l'IGPN ».            











Stéphane Fratacci
Directeur de cabinet de Gérard Collomb




Il est le bras droit de Gérard Collomb au ministère de l'intérieur. Selon l'audition de M. Collomb, il a été mis au courant de l'existence de la vidéo d'Alexandre Benalla le 2 mai par le chef du cabinet, Jean-Marie Girier, avant d'en informer le ministre de l'intérieur. Ce dernier a également affirmé que c'est M. Fratacci qui lui avait indiqué que l'Elysée allait sanctionner le chargé de mission. « J'ai considéré que les faits signalés étaient pris en compte au niveau adapté », a expliqué M. Collomb, renvoyant les critiques vers son directeur de cabinet et, surtout, l'Elysée.
C'est également à son directeur de cabinet que Gérard Collomb a demandé de saisir l'inspection générale de la police nationale (IGPN) le 19 juillet.
Stéphane Fratacci, qui ne s'est pas exprimé publiquement sur ce dossier pour l'heure, doit être auditionné jeudi 24 juillet à 21 heures par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.      












Jean-Marie Girier
Chef de cabinet de Gérard Collomb




Ce proche collaborateur de Gérard Collomb au ministère de l'intérieur connaissait bien Alexandre Benalla. Il a même validé son embauche dans l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, en 2017.
Selon l'audition de M. Collomb, il est le premier membre du cabinet à être mis au courant de l'existence de la vidéo d'Alexandre Benalla, le 2 mai. Prévenu par Vincent Caure, chargé des réseaux sociaux à l'Elysée, il aurait ensuite transmis l'information au directeur de cabinet, Stéphane Fratacci.         











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« Je tiens à redire que j’étais personnellement choqué par ces images », a dit dans son propos liminaire M. Castaner, conscient que ces faits sont « susceptibles de porter le discrédit sur notre mouvement ». « Ce n’est pas une raison pour justifier un licenciement, mais c’est une raison pour assumer un risque de procédure devant les prud’hommes », a-t-il ajouté.
« Outre la faute, M. Crase a ajouté le mensonge »
Présent le 2 mai dans les bureaux de LRM lorsqu’il a été informé des actes filmés de MM. Benalla et Crase, Christophe Castaner explique avoir rencontré immédiatement le second. Le délégué général souligne que ce dernier a déclaré avoir agi « en qualité de gendarme réserviste le 1er mai, à la demande expresse d’Alexandre Benalla ». Il « m’a alors informé qu’il était chef d’escadron, gendarme de réserve depuis 1996, rattaché à l’Elysée dans un cadre extra-professionnel », a détaillé M. Castaner devant les sénateurs.
Dans un premier temps, juste après la révélation de l’affaire le 18 juillet, M. Castaner estime que la « faute personnelle » de M. Crase ne « suffit pas pour justifier un licenciement » car celui-ci était intervenu aux côtés de M. Benalla en dehors de sa fonction professionnelle, à savoir « responsable adjoint sûreté et sécurité » à LRM.
Le 3 mai, le délégué général notifie à Vincent Crase une suspension du 4 au 18 mai inclus du poste d’adjoint sécurité et sûreté qu’il occupait, depuis le 1er juillet 2017. Celle-ci ne s’est pas accompagnée d’une retenue de salaire, précise M. Castaner. Le porte-parole de l’Elysée Bruno Roger-Petit avait pourtant assuré le 19 juillet que M. Crase avait « été sanctionné par une mise à pied de quinze jours avec suspension de salaire ».
La direction de LRM a finalement choisi d’enclencher une procédure de licenciement car à « la faute, M. Crase a ajouté le mensonge, puisqu’il n’était ni présent ce jour en tant que gendarme réserviste ni ne bénéficiait d’aucune autorisation pour être présent », a souligné M. Castaner, confirmant que Vincent Crase n’avait pas, a contrario de M. Benalla, de statut d’observateur.
Interrogé sur les images de vidéosurveillance qui se sont retrouvées sur les réseaux sociaux dans le but de défendre Alexandre Benalla, Christophe Castaner assure qu’« aucun membre de [sa] connaissance de La République en marche ne les a relayées ».
Poursuite des auditions en septembre
Le président de la commission des lois du Sénat, Philippe Bas, a par ailleurs confirmé, à la fin de l’audition de M. Castaner, que les travaux de la commission d’enquête se poursuivront en septembre, n’excluant pas d’auditionner le principal protagoniste de l’affaire, Alexandre Benalla.
Au sujet de cette audition éventuelle, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, a déclaré mardi sur Europe 1 qu’elle n’y était pas favorable :
« Alexandre Benalla est la principale personne qui est mise en cause dans cette information judiciaire et il me semble délicat qu’il puisse intervenir et parler devant une commission d’enquête parlementaire, parce que je crois qu’il y aurait une confusion des rôles, des genres, qui n’est pas forcément très saine (…). Il me semble absolument capital de préserver l’indépendance de la justice et du travail parlementaire, et je ne trouve pas sain qu’une commission parlementaire puisse empiéter sur le travail judiciaire. »

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Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.En quelques jours, l’affaire est devenue une affaire d’Etat.Benalla, Mizerski, Crase... qui sont les personnages-clés ?A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et Les Républicains déposent une motion de censure contre le gouvernement.Dans cette affaire, la question des images de vidéosurveillance est centrale alors que trois policiers ont été sanctionnés pour les avoir transmises à M. Benalla et que l’Elysée est accusée de les avoir instrumentalisées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le premier ministre a exercé une riposte intermittente. Mardi, il doit affronter deux motions de censure.
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Affaire Benalla : Edouard Philippe en première ligne

Le premier ministre a exercé une riposte intermittente. Mardi, il doit affronter deux motions de censure.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 11h59
    |

            Sarah Belouezzane, 
Olivier Faye et 
Virginie Malingre








                        



                                


                            
Le tumulte de l’affaire Benalla gronde depuis déjà six jours, mardi 24 juillet, quand Emmanuel Macron se décide à s’exprimer devant les députés de la majorité réunis à la Maison de l’Amérique latine, à Paris. Une partie du gouvernement et de la brigata macronienne encadre le chef de l’Etat : Gérard Collomb, Richard Ferrand, François Patriat, Benjamin Griveaux, Christophe Castaner, Marlène Schiappa… Edouard Philippe, lui, se tient en retrait, au second rang. Le premier ministre semble légèrement ailleurs, regarde parfois en l’air, souvent par terre, dandine sur ses pieds. Il ne rit pas quand les autres s’esclaffent.
« Je suis le seul responsable », lance Emmanuel Macron. Depuis le début de la crise, Edouard Philippe ne semble jamais avoir pensé le contraire. Car même si le premier ministre a dû s’expliquer plusieurs fois devant les parlementaires, il a exercé une riposte en pointillé et n’a jamais vraiment servi de paratonnerre au président.
C’est pourtant l’ancien maire du Havre qui devait affronter, mardi 31 juillet, deux motions de censure – l’une déposée par Les Républicains (LR), l’autre par les socialistes, les communistes et les « insoumis » – mettant en cause la responsabilité du gouvernement dans les violences commises par l’ex-collaborateur de l’Elysée lors des manifestations du 1er-Mai.
Seule face à l’opposition
Le premier ministre, fait-on savoir dans son entourage, comptait se servir de l’exercice pour engager une séance de confrontation avec l’opposition. Une manière de se positionner en première ligne. « Il ne s’est pas planqué », estime un député La République en marche. « Il a la bonne distance, et il fait le job. » « Il tient le gouvernement, analyse une source au sein de l’executif. Il se fait écraser quand le président fait sa sortie à la Maison de l’Amérique latine, mais mine de rien, sans ses réponses au banc face aux députés, le président n’aurait pas pu réagir comme il l’a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ L’époux de la ministre de la santé évite les soupçons de conflit d’intérêts. Le processus de recrutement du PDG de l’organisme public de recherche est relancé.
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Yves Lévy retire sa candidature à la tête de l’Inserm

L’époux de la ministre de la santé évite les soupçons de conflit d’intérêts. Le processus de recrutement du PDG de l’organisme public de recherche est relancé.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 10h59
    |

            Pascale Santi et 
Paul Benkimoun








                        



                                


                            
Certains y verront sans doute un premier effet collatéral de l’affaire Benalla. Le PDG de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Yves Lévy, mari de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé lundi 30 juillet qu’il retirait sa candidature à un second mandat à la tête de cet organisme public, où il avait été nommé en 2014. Après des semaines d’incertitudes – alors même qu’il ne s’était jamais officiellement déclaré –, il a adressé une lettre à l’ensemble des salariés de l’Inserm, indiquant : « Dans la situation personnelle qui est la mienne, je considère que toutes les conditions ne seront pas réunies pour conduire ce projet ambitieux (…) je ne veux enlever aucune chance à l’Inserm et nous placer dans une situation dans laquelle l’Institut ne pourrait pas pleinement interagir avec les tutelles. »
Yves Lévy, scientifique reconnu, avait un temps tenté de maintenir sa candidature, il a semble-t-il préféré jeter l’éponge de lui-même. Le gouvernement n’aura donc pas à répondre aux soupçons de conflit d’intérêts que posait le renouvellement de l’époux d’Agnès Buzyn. Une question qui s’était déjà posée lors de sa nomination au ministère de la santé en mai 2017. « Le gouvernement rappelle que l’ensemble des procédures permettant d’éviter tout conflit d’intérêts entre l’Inserm et la ministre des solidarités et de la santé ont été mises en œuvre de façon continue depuis mai 2017 », a indiqué lundi un communiqué de Matignon.
A l’époque, un « système de déport » avait été décidé : un décret avait placé l’Inserm sous la double tutelle de Matignon et du ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur. Pour autant, les critiques avaient été nombreuses. Critiques qu’Agnès Buzyn considérait comme infondées, répétant « ne pas s’impliquer dans la carrière de [son] mari ».
Question sur la transparence du processus
Que va-t-il se passer désormais ? « Le processus sera relancé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Klara, qui vit en Ukraine, donne mandat à Isabelle pour lui rechercher une maison meublée à Paris pour un mois et demi. Isabelle lui propose un appartement de 336 m², loué par la société Sotheby’s, qu’elle trouve  « incroyable ».
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ La SNCF a annoncé un trafic « proche de la normale » à partir de vendredi, une semaine après l’incendie de vendredi 27.
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Retour progressif du trafic à Montparnasse : deux trains sur trois mardi

La SNCF a annoncé un trafic « proche de la normale » à partir de vendredi, une semaine après l’incendie de vendredi 27.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 17h21
    |

                            Le Monde.fr








                        



   


Quatre jours après l’incendie d’un poste électrique à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) qui a désorganisé le trafic ferroviaire en plein chassé-croisé estival, la SNCF a dit espérer revenir progressivement à un trafic normal en fin de semaine. Dès mardi 31 juillet, deux trains sur trois étaient annoncés au départ et à l’arrivée de la gare Montparnasse.
Deux trains sur trois mardi, 3 sur 4 mercredi
Le gestionnaire du Réseau de transport d’électricité (RTE) étant parvenu lundi soir à rétablir l’alimentation de la gare Montparnasse, la SNCF prévoit de faire circuler les deux tiers des trains au départ et à l’arrivée de Montparnasse mardi. Les TGV desservant le Sud-Ouest, déroutés à Paris-Austerlitz depuis l’incendie du poste électrique, reviendront notamment à Montparnasse. La compagnie prévoit que trois trains sur quatre circuleront mercredi.

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          RTE annonce avoir rétabli l’alimentation électrique à Montparnasse



Vers un retour à la normale vendredi
La compagnie publique espère revenir à un trafic « proche de la normale » vendredi pour les départs et arrivées de fin de semaine, et en tout état de cause « complètement normal » lundi 6 août. Le retour à la normale sera progressif car le poste de haute tension qui a brûlé alimente aussi le centre de maintenance des trains à grande vitesse de Châtillon. « Il faudra plusieurs jours pour que l’ensemble des rames nécessaires à un service normal puissent être préparées et vérifiées en toute sécurité », a précisé la SNCF. « Jour par jour, la veille, on donnera exactement les trains qui circuleront le lendemain », a expliqué le PDG de SNCF Réseau, Patrick Jeantet.

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          pourquoi la panne dure-t-elle aussi longtemps ?



« Un incident pourrait réapparaître »
Patrick Jeantet a toutefois prévenu que la situation resterait « fragile » à Montparnasse, car un lien sur trois seulement a été rétabli lundi par RTE. « Certes, ce lien permet de rétablir en pleine capacité la puissance nécessaire pour faire fonctionner la gare Montparnasse. Mais néanmoins, nous avions trois liens et nous n’en avons plus qu’un, donc nous sommes dans une situation fragile, et un incident pourrait réapparaître », a mis en garde M. Jeantet. Une réparation complète devra être effectuée « dans les semaines qui viennent ».
RTE et la SNCF se renvoient la balle
Pendant le week-end, les cadres de la SNCF ont accusé RTE de ne pas avoir prévu de solution de secours en cas de coup dur. Claude Solard, directeur général délégué de SNCF Réseau, explique ainsi que le groupe a bâti trois circuits d’alimentation indépendants, mais que « RTE a branché ces trois circuits à une seule et même installation ». Pour résumer, le dispositif de secours dépendait également du poste électrique victime de l’incendie.
Une critique balayée par RTE, qui assure que les clients industriels définissent eux-mêmes les dimensions de leurs besoins électriques et peuvent choisir de disposer d’un autre poste de secours. « C’est une option que nous proposons, a détaillé François Brottes dans Le Parisien mardi matin. Certains clients font ce choix-là, c’est au client d’en avoir l’exigence. »
Ouverture d’une enquête
Si les deux entreprises se renvoient la balle, Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique, et Elisabeth Borne, ministre des transports, ont annoncé samedi l’ouverture d’une enquête. Le gouvernement veut savoir ce qui s’est passé et surtout déterminer s’il y avait une fragilité dans l’alimentation de la gare Montparnasse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Les Républicains (LR), puis les partis de gauche (LFI, PS et PCF), défendront chacun leur motion de censure contre le gouvernement, cet après-midi.
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Affaire Benalla : deux motions de censure, déposées par la droite et la gauche, discutées à l’Assemblée nationale

Les Républicains (LR), puis les partis de gauche (LFI, PS et PCF), défendront chacun leur motion de censure contre le gouvernement, cet après-midi.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 08h36
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 14h00
   





                        


C’est assurément le point d’orgue de l’offensive de l’opposition sur l’affaire Benalla. Le gouvernement d’Edouard Philippe s’apprête à faire face, mardi 31 juillet, à deux motions de censure : une de droite et une de gauche. Fort d’une large majorité, l’exécutif ne devrait pas avoir de mal à les faire rejeter, mais cela ne garantit en rien la fin des répercussions politiques du scandale.
Après dix jours de crise autour de l’ex-conseiller d’Emmanuel Macron, et à la veille de la pause estivale des députés, la séance à l’Assemblée sera certainement houleuse, et pourrait laisser des traces dans le quinquennat du président. Christian Jacob (LR) et André Chassaigne (PCF) doivent prendre la parole à partir de 15 heures pour défendre ces motions, les premières de l’ère Macron. Suivront les autres chefs de file des groupes politiques. De son côté, le président de l’Assemblée François de Rugy (LREM), espère qu’avec ces motions « nous fermerons cette affaire ». 
A quoi sert une motion de censure ?
Sur le papier, la motion de censure est l’arme parlementaire qui peut renverser le gouvernement. Aux termes de l’article 49, alinéa 2 de la Constitution de 1958, « l’Assemblée nationale met en cause la responsabilité du gouvernement par le vote d’une motion de censure ». Cependant, l’existence quasi permanente, sous la Ve République, d’une majorité stable et favorable à l’action du gouvernement, rend presque impossible son adoption.

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          A quoi sert une motion de censure ?



LR dénonce « des manquements graves »
Premiers à dégainer leur motion, jeudi, Les Républicains dénoncent « des manquements graves dans le fonctionnement de nos institutions (…) aux niveaux les plus élevés de l’Etat ». Leur patron, Christian Jacob, juge que « le gouvernement a failli » face à une « dérive monarchique » du président, à qui il demande de « s’adresser solennellement aux Français ».
« Il est indispensable que le gouvernement […] réponde devant la représentation nationale de la réalité des faits, de l’étendue des responsabilités et de la chaîne des protections dont a bénéficié M. Benalla ».

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          Affaire Benalla : les Républicains ont déposé leur motion de censure du gouvernement



A gauche, des divisions surmontées
A gauche, socialistes, communistes et « insoumis » ont surmonté temporairement leurs divisions pour rassembler les 58 signatures nécessaires au dépôt de la motion, seul moyen, selon eux, d’obtenir des explications, face notamment à une « obstruction » de la majorité dans la commission d’enquête de l’Assemblée nationale – la commission a implosé avant la fin de ses travaux.
« Ils ont menti pour se protéger, nous avons cherché la vérité, ils ont refusé de s’expliquer, il ne nous reste plus qu’un moyen : la motion de censure que nous déposons ».
La motion ne va pas « tout régler », mais peut « au moins rétablir l’ordre républicain », selon Jean-Luc Mélenchon, qui avait été le premier à la proposer. Olivier Faure y voit « une alerte » pour le gouvernement.

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          Les trois groupes de gauche déposent une motion de censure commune



Qui votera quoi ?
Le groupe LR a décidé mardi de ne pas voter la motion de gauche, car « il ne faut pas faire d’alliances contre nature », a plaidé le député de l’Ain Damien Abad. De leur côté, les « insoumis » voteront celle de droite. Les socialistes n’y joindront pas leurs voix, le numéro un du parti expliquant ne pas vouloir « donner le sentiment que nous pourrions (…) faire ensemble front commun contre le gouvernement, pour le remplacer ensemble ». Le Rassemblement national de Marine Le Pen votera les deux motions.
Aucun suspense toutefois sur le résultat : ni LR avec 103 députés ni la gauche avec 63 ne peuvent, même en votant tous les uns pour les autres, rassembler la majorité requise de 289 voix qui ferait chuter le gouvernement.
Edouard Philippe en première ligne
Avant les votes de chacune des motions, c’est le premier ministre qui prendra la parole, pour s’expliquer à nouveau dans ce scandale. Face aux parlementaires, Edouard Philippe « répondra factuellement et calmement, tout en tenant un discours offensif » et « ce sera aussi l’occasion de souligner la vacuité de certaines polémiques », affirme Matignon.
Cette affaire, qui a fortement secoué la majorité et provoqué le report de l’examen de la révision constitutionnelle, est le résultat d’« une dérive individuelle », et non pas « une affaire d’Etat », avait soutenu le chef du gouvernement il y a une semaine devant les députés.
La majorité dénonce une « instrumentalisation politique »
De son côté, la majorité LRM-Modem dénonce une « instrumentalisation politique » de l’affaire Benalla, qui l’a cependant fait tanguer plusieurs jours durant, entre indécision et panne de communication. Edouard Philippe doit se rendre dans la matinée à la réunion du groupe des « marcheurs ». Avec ces motions, « nous fermerons cette “affaire” », veut croire le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy (LRM).
Mardi matin, Christophe Castaner, délégué général de La République en marche, était devant la commission d’enquête du Sénat.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Malgré la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages, la taxe foncière affecte la rentabilité d’un achat immobilier, surtout dans les villes les moins chères comme Saint-Etienne, Nîmes ou Le Havre.
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La fiscalité locale pèse sur l’attractivité des villes les moins chères

Malgré la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages, la taxe foncière affecte la rentabilité d’un achat immobilier, surtout dans les villes les moins chères comme Saint-Etienne, Nîmes ou Le Havre.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 15h49
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Malgré la réforme de la taxe d’habitation, le poids de la fiscalité restera significatif dans un achat immobilier, montre une étude publiée le 30 juillet par Meilleurtaux.com. Pour rappel, la taxe d’habitation – c’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron – va être supprimée pour 80 % des foyers français. Les ménages éligibles, ceux gagnant moins de 5 090 euros par mois pour un couple avec deux enfants, verront leur imposition baisser de 30 % en novembre 2018, de 65 % en 2019, puis elle disparaîtra en 2020.

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Mais si la fiscalité locale sera allégée pour ces ménages, son poids dans un achat immobilier restera significatif. C’est ce que montrent les simulations de Meilleurtaux réalisées en juillet pour un logement de 70 m² financé sur 20 ans avec les montants des taxe foncière et des taxe d’habitation en vigueur en 2017 pour un couple avec deux enfants. « En moyenne, pour les dix grandes métropoles françaises, la fiscalité locale représente 183 euros de plus à débourser chaque mois, ce qui est loin d’être négligeable », explique Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.com.
Cela signifie que la mensualité moyenne de remboursement est augmentée de 183 euros toutes villes confondues. Le poids de la fiscalité locale correspond à « seulement » 97 euros à payer chaque mois à Paris, autant dire pas grand-chose par rapport aux 3 288 euros mensuels nécessaires pour financer l’achat d’un 70 m² dans la capitale. Un Bordelais devra payer 219 euros pour une mensualité de remboursement de 1 571 euros. La plus mauvaise élève est Nîmes, suivie de près par Montpellier avec respectivement 230 et 225 euros à payer en plus chaque mois.

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Une autre manière d’appréhender le poids de la fiscalité locale dans un financement immobilier consiste à calculer le nombre de mensualités payées en plus sur une année. Ainsi les plus mauvais élèves du classement de Meilleurtaux sont les villes qui se distinguent par la faiblesse de leurs prix, et donc par leur pouvoir d’achat immobilier élevé : Le Havre, Saint-Etienne, Nîmes, Le Mans, Angers, Dijon…
Et ce constat reste vrai même si l’on ne prend en compte que la taxe foncière. Par exemple, au Havre, l’achat d’un 70 m² est « plombé » par une taxe foncière annuelle de 1 343 euros, qui représente l’équivalent de 2,1 mensualités supplémentaire par an. A Saint-Etienne, c’est l’équivalent de 2 mensualités de remboursement qu’il faut débourser chaque année pour acquitter la seule taxe foncière de 966 euros.

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Evidemment, plus le prix de l’immobilier est élevé, plus le poids de la taxe foncière est indolore. Ainsi, elle ne représente que 0,5 mensualité à Lyon et 0,2 à Paris, toujours pour un 70 m² financé sur 20 ans pour un couple avec deux enfants. Les Bordelais, en plus de devoir faire face à des prix de l’immobilier parmi les plus élevés de France, doivent supporter chaque année une taxe foncière correspondant à une mensualité de remboursement supplémentaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Après avoir entendu le colonel Lionel Lavergne, lundi, la commission d’enquête du Sénat auditionne ce matin le délégué général de LRM, Christophe Castaner.
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Selon le chef du GSPR, M. Benalla « n’occupait aucune fonction de protection du président »

Après avoir entendu le colonel Lionel Lavergne, lundi, la commission d’enquête du Sénat auditionne ce matin le délégué général de LRM, Christophe Castaner.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 05h50
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 11h04
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



   


C’est en qualité de délégué général de La République en marche (LRM) que Christophe Castaner était entendu par la commission d’enquête mais c’est en secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement qu’il a répondu sans égratignure aux questions courtoises des sénateurs, mardi 31 juillet. Interrogé sur Vincent Crase, le « deuxième homme » des vidéos des interpellations musclées du 1er mai aux côtés d’Alexandre Benalla, M. Castaner a confirmé qu’une procédure de licenciement avait été engagée contre ce salarié chargé de la sécurité au siège de LRM, après que celui-ci a d’abord fait l’objet d’une sanction de quinze jours « sans retenue de salaire ». M. Castaner a tenu à préciser qu’à « aucun moment », M. Crase n’avait été chargé de sa sécurité personnelle et ne l’avait accompagné armé dans ses déplacements.

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Lundi, la commission d’enquête parlementaire du Sénat avait entendu longuement le colonel Lionel Lavergne, chef du groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR). En réponse aux questions des sénateurs, celui-ci a affirmé qu’Alexandre Benalla « n’avait aucune autorité sur le GSPR et n’occupait aucune fonction de protection du président de la République ». Le rôle de l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron – il a été licencié depuis les révélations du Monde – était celui de « chef d’orchestre, sous l’autorité du chef de cabinet » pour l’organisation des déplacements présidentiels, a poursuivi le colonel Lavergne. Alexandre Benalla était « quelqu’un de contrôlé. Il était dévoué, disponible, réactif, opérationnel dans son métier d’organisation. Nous entretenions d’excellentes relations sur le plan humain », a-t-il ajouté.
« Moments de tension »
Le patron du GSPR a tenu à apporter plusieurs précisions sur les moyens dont disposait Alexandre Benalla. Son arme ? « Je vous le dis les yeux dans les yeux et je suis sous serment. Je n’ai jamais vu M. Benalla avec une arme dans les déplacements officiels ou privés de la présidence de la République. Et je n’ai eu aucun retour en ce sens de la part des autres membres du GSPR », a déclaré le colonel Lavergne. Les équipements radio qui apparaissent sur plusieurs photos montrant Alexandre Benalla avec une oreillette, notamment lors de la venue d’Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture ? Il s’agit d’équipements attribués « à tous les membres de la chefferie du cabinet de la présidence de la République » depuis le 14 mai 2017, date de l’investiture d’Emmanuel Macron. « C’est pour la bulle organisation, par exemple respecter un cheminement ou le modifier en fonction des souhaits du président de la République et pas pour la bulle sécurité. Ces deux bulles sont complètement étanches », a assuré Lionel Lavergne, en précisant que lui seul, en sa qualité de chef de groupe, ou son adjoint, a accès aux deux fréquences.

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A propos des dépositions des syndicats de police devant la commission d’enquête sénatoriale, qui faisaient état de « relations exécrables » entre certains policiers et Alexandre Benalla et des déclarations de l’ancien collaborateur du chef de l’Etat lui-même, évoquant dans son entretien au Monde, des « frictions et des non-dits » avec le GSPR, le colonel Lavergne a observé : « Le correspondant naturel du chef de cabinet ou de ses adjoints, c’est le chef du GSPR. Donc, si quelqu’un avait eu à se plaindre de paroles plus ou moins véhémentes, c’était auprès de moi ou de mes adjoints. S’il y avait eu des frictions, j’en aurais eu l’écho depuis un an et demi que j’occupe la fonction de chef du GSPR. Cela dit, il peut y avoir des moments de tension dans certains déplacements. On ne prend pas forcément des précautions de courtoisie dans ces moments-là. » 
Interrogé sur le projet de réorganisation de la sécurité du président de la République, le colonel Lavergne a répondu que celle-ci portait sur le rapprochement de deux services, le GSPR, chargé de la sécurité à l’extérieur du palais de l’Elysée et le commandement, chargé de l’intérieur. « Je le dis très clairement : cette réorganisation, pilotée par le général Eric Bio-Farina et dont je suis le copilote, n’a absolument pas pour but de créer une officine privée de garde prétorienne. Le but n’est pas de faire une fusion mais de créer une synergie entre les services. Elle s’inscrit dans une transformation plus globale des services de la présidence afin d’avoir une plus grande lisibilité et une plus grande sincérité sur le plan budgétaire. » M. Lavergne a confirmé qu’Alexandre Benalla avait participé à des groupes de travail sur cette réorganisation.

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Contrairement à la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale, dont la présidente (LRM) Yaël Braun-Pivet a annoncé la fin des travaux, celle du Sénat entend bien poursuivre ses auditions à la rentrée. Son président (LR), Philippe Bas a indiqué lundi qu’il n’excluait plus d’auditionner Alexandre Benalla après l’entretien accordé par ce dernier au Journal du dimanche dans lequel il émet lui-même le souhait de « donner des explications » aux parlementaires.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Une source judiciaire relate que l’enfant « a joué avec un briquet et a mis le feu à un torchon, puis il n’a pas réussi à éteindre »
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Incendie d’Aubervilliers : un enfant de dix ans mis en examen

Une source judiciaire relate que l’enfant « a joué avec un briquet et a mis le feu à un torchon, puis il n’a pas réussi à éteindre »



Le Monde
 |    30.07.2018 à 20h30
   





                        


Il est soupçonné d’avoir provoqué l’incendie d’une tour HLM, lequel a causé la mort d’une mère et de ses trois enfants, jeudi 26 juillet à Aubervilliers. L’enfant de dix ans a été mis en examen à Bobigny, selon une source judiciaire. « Il a joué avec un briquet et a mis le feu à un torchon, puis il n’a pas réussi à éteindre », raconte cette source.
Le parquet de Bobigny avait ouvert samedi une information judiciaire pour incendie volontaire ayant entraîné la mort, un crime passible de la réclusion à perpétuité. L’enfant mis en examen ne pourra toutefois pas être jugé, son jeune âge le rendant pénalement irresponsable.
Le juge d’instruction a décidé d’imposer au jeune suspect une « mesure d’éloignement » de cette commune de Seine-Saint-Denis, selon cette même source.

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Reconnaissance envers les jeunes du quartier
Le feu était parti jeudi vers 17 heures, et s’était propagé aux cinq derniers étages de cette tour, qui en compte 18. Les corps inanimés des victimes, une mère de 33 ans, enceinte, et ses enfants de 1 an, 4 ans et 6 ans, avaient été découverts en début de soirée dans un appartement du 17e étage.
Neuf personnes, six habitants et trois pompiers, avaient également été transportées à l’hôpital, légèrement blessées.
Le secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, Julien Denormandie, qui s’était rendu vendredi sur les lieux du drame, avait exprimé « [son] soutien à la famille des victimes et aux sinistrés » et « [s] a reconnaissance aux jeunes du quartier qui ont permis de sauver des vies », en grimpant dans les étages pour secourir les habitants avant même l’arrivée des pompiers. L’enquête avait été confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Après le dépôt de deux plaintes évoquant nommément Alexandre Benalla et Vincent Crase, le parquet de Paris a ouvert une enquête concernant une interpellation au Jardin des Plantes.
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Affaire Benalla : nouvelle enquête ouverte pour d’autres violences commises le 1er mai à Paris

Après le dépôt de deux plaintes évoquant nommément Alexandre Benalla et Vincent Crase, le parquet de Paris a ouvert une enquête concernant une interpellation au Jardin des Plantes.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 18h55
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 09h36
   





                        


Le parquet de Paris a annoncé, lundi 30 juillet, l’ouverture d’une enquête pour d’autres violences commises le 1er mai à Paris, cette fois au Jardin des plantes, quelques heures avant les heurts survenus place de la Contrescarpe.
Cette enquête a été ouverte à la suite des plaintes contre X de deux jeunes, de 23 et 24 ans, affirmant avoir été victimes d’une interpellation musclée au Jardin des plantes, où se trouvaient l’ex-collaborateur de l’Elysée Alexandre Benalla et Vincent Crase, employé de La République en marche.

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Des images de scènes confuses au Jardin des plantes, où l’on voit notamment les deux hommes, ont été diffusées vendredi par Libération. Dans une interview donnée au Journal du dimanche ce week-end, M. Benalla a pourtant nié toute « intervention » de sa part à ce moment-là. « J’étais derrière les policiers en tant qu’observateur, on peut le voir distinctement, je n’ai ni casque, ni brassard, ni radio », a-t-il affirmé.
Cette nouvelle enquête a été ouverte pour « violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique », « atteinte arbitraire à la liberté individuelle », « usurpation de signes réservés à l’autorité publique », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique », « dégradation volontaire d’un bien », en l’espèce d’une vidéo, et « introduction frauduleuse dans un système de traitement de données personnelles ».

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La vidéo en question effacée
Selon Grégory Saint-Michel, l’avocat des deux plaignants (un homme et une femme), Vincent Crase, Alexandre Benalla et le policier qui les accompagnait ce jour-là sont identifiables sur la vidéo diffusée par Libération. 
Alors qu’ils tentaient de sortir du Jardin des plantes, ses clients ont reçu des indications contradictoires, et un des membres du trio, voyant que la jeune femme filmait avec son téléphone, a ceinturé celle-ci et l’a plaquée contre un arbre, a raconté l’avocat à l’Agence France-Presse.
Un des trois membres du groupe lui a alors pris son téléphone et a effacé la vidéo en question, qu’elle a réussi à récupérer grâce à un logiciel spécial, a-t-il ajouté. Lundi soir, Mediapart a mis en ligne une autre vidéo, montrant un point de vue différent de la même scène, qui permet de voir nettement MM. Benalla et Crase emmener vigoureusement un homme en le tenant par les bras.

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« L’argument selon lequel [Alexandre Benalla et Vincent Crase] se sont sentis légitimes pour venir au soutien du maintien de l’ordre face à des manifestants violents ne tient pas ici. Il y a une vidéo qui montre le contraire », a fait valoir Me Grégory Saint-Michel.
Pour les violences de la place de la Contrescarpe, une information judiciaire a été ouverte. Alexandre Benalla et Vincent Crase, qui accompagnaient les forces de l’ordre en tant qu’« observateurs », sont notamment mis en examen pour « violences en réunion ».
M. Benalla a justifié ses actes – dans une longue interview au Monde ainsi qu’au journal télévisé de TF1 – en disant vouloir prêter main-forte aux policiers face à des manifestants qu’il a décrits comme violents.

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Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.En quelques jours, l’affaire est devenue une affaire d’Etat.Benalla, Mizerski, Crase... qui sont les personnages-clés ?A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et Les Républicains déposent une motion de censure contre le gouvernement.Dans cette affaire, la question des images de vidéosurveillance est centrale alors que trois policiers ont été sanctionnés pour les avoir transmises à M. Benalla et que l’Elysée est accusée de les avoir instrumentalisées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Notre journaliste Matthieu Goar a répondu aux internautes lors d’un tchat consacré aux enseignements politiques de l’affaire.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/07/2018
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Affaire Benalla : « La paralysie de la macronie a été provoquée par le mutisme du chef de l’Etat »

Notre journaliste Matthieu Goar a répondu aux internautes lors d’un tchat consacré aux enseignements politiques de l’affaire.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 18h32
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 06h36
   





                        


Matthieu Goar, chef adjoint du service politique du Monde, a répondu aux questions des internautes lors d’un tchat consacré aux conséquences politiques de l’affaire Benalla.

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Gérard Collomb va-t-il être poussé vers la sortie ? Est-il possible pour Emmanuel Macron de se priver de l’un de ses hommes forts ?
Matthieu Goar : C’est une des conséquences possibles de la crise. Certaines sources au sein de la macronie commencent à évoquer la possibilité d’un remaniement fin août ou début septembre. Gérard Collomb ressort très affaibli de cette crise, car il a esquivé beaucoup de questions lors de ses auditions devant les deux commissions d’enquête. Mais le plus grave pour lui est son affaiblissement auprès de ses hommes : les forces de police sont très irritées par l’affaire Benalla.
Beaucoup de responsables policiers ne comprennent pas que M. Benalla ait pris autant d’importance dans l’organisation de la sécurité du président. Si la défiance perdure entre le ministre et la police, son avenir au sein du gouvernement s’annonce compliqué.

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Cette histoire va-t-elle peser sur Macron ? On voit des sondages discordants. Est-elle de nature à peser sur les projets de réforme à venir ?
Il est beaucoup trop tôt pour le dire. Ces premiers sondages ne veulent pas dire grand-chose. Par contre, l’affaire a déjà chamboulé l’agenda des réformes, puisque la révision constitutionnelle, un texte important, sera discutée à la rentrée ou début 2019. M. Macron garde tout de même la maîtrise de son quinquennat, mais cette affaire risque de le poursuivre lors de ses déplacements et dans sa relation avec les Français. La plupart de nos concitoyens ne connaissent pas encore très bien ce nouveau président. Beaucoup attendent encore d’avoir une idée précise pour se faire une opinion sur lui, et cette affaire est un élément qui peut faire basculer des indécis.
En cas de remaniement, quels sont à votre avis les ministres menacés ?
Nous avons déjà évoqué Collomb. Ensuite, Christophe Castaner, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, a été absent de l’Hémicycle lorsque les députés macronistes devaient faire face à l’opposition. Beaucoup lui en veulent. Lors d’une interview sur BFM-TV, il a aussi sorti une phrase qui a provoqué l’ironie quand il a estimé que M. Benalla faisait office de « bagagiste » lorsqu’il était dans le car des Bleus.
En cas de remaniement, il pourrait en faire les frais. Surtout que le parti présidentiel, La République en marche, dont il est délégué général, a été incapable d’organiser un début de riposte. De façon plus générale, il y a eu une rupture entre la majorité et certains ministres très absents au début de l’affaire. Les députés estiment que certains se sont « planqués ». Moi je pense que l’Elysée, en restant mutique, a paralysé la plupart des ministres qui doivent tout à M. Macron.
Quand E. Macron aurait-il dû prendre la parole ? En intervenant trop tôt, ne prenait-il pas un risque que de nouveaux éléments (évidemment inconnus de lui) apparaissent ?
Vu l’ampleur de la crise et la désorganisation de sa majorité, il aurait dû parler plus tôt. Son discours du mardi 24 juillet a d’ailleurs ressoudé ses troupes. Mais le président de la République déteste céder à la pression médiatique. D’habitude, il choisit son agenda. Là, il était sur le reculoir et ne voulait surtout pas donner l’impression d’être contraint de parler. C’est pour cela qu’il a attendu. Sans doute qu’une prise de parole plus précoce aurait circonscrit la crise.
Castaner à la buvette, Belloubet qui refuse de répondre, mais applaudit Macron à la Maison de l’Amérique latine, Philippe qui préfère aller voir le Tour de France… Comment interpréter le comportement de ces ministres étrangement absents lors de cette affaire ? 
C’est une question intéressante, car elle explique pourquoi la crise s’est prolongée. Et pourquoi une affaire concernant l’organisation de la sécurité à l’Elysée est devenue la première crise politique majeure du mandat de M. Macron. Je pense que les ministres étaient très absents parce qu’ils étaient perdus face à l’attitude de l’Elysée. Le jeudi matin, tous s’attendaient à ce que M. Macron licencie son collaborateur. Or, il ne le fait pas. Et son porte-parole, Bruno Roger-Petit, ment lorsqu’il dit que M. Benalla ne s’occupait plus des opérations en dehors de l’Elysée, alors que des photos le montrent dans le bus des Bleus.
Ensuite, l’Elysée s’est muré dans le silence. Le premier ministre et les membres du gouvernement les plus politiciens (Darmanin, Le Maire, Le Drian, etc.) ignorent la marche à suivre. Les ministres issus de la société civile, eux, ne savent tout simplement pas faire de la riposte. La paralysie de la macronie a été provoquée par le mutisme du chef de l’Etat. Cela illustre à outrance la verticalité et le centralisme de son pouvoir. Même si la Constitution ne le dit pas, le fonctionnement médiatique de notre Ve République est présidentialiste.

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En tout cas, c’est ainsi que M. Macron exerce son pouvoir (il fait des discours au Congrès, au cœur de la crise, il parle après son premier ministre en se disant le seul responsable…). Cela va encore plus loin que Nicolas Sarkozy avec François Fillon. D’ailleurs, demain, M. Philippe doit certes affronter deux motions de censure, mais l’opposition cherche surtout à affaiblir M. Macron, pas forcément son premier ministre, qui ne sert même plus de paratonnerre au président de la République.
Quelles leçons peut-on tirer de cette affaire pour les oppositions, de droite et de gauche ? Notamment sur leur capacité à parler presque d’une seule voix pour la première fois ?
Ecrasés par Macron depuis le début du quinquennat (le gouvernement a fait passer toutes ses réformes, la mobilisation sociale a été un échec), les différents partis d’opposition se sont saisis de l’occasion pour tenter d’affaiblir la majorité macroniste. La France insoumise, la droite et le Rassemblement national (RN) ont des idées trop différentes pour trouver un front commun depuis un an.
Pendant que les mélenchonistes défilaient contre les ordonnances sur le marché du travail, la droite et RN s’attaquaient à M. Macron à propos de l’immigration ou de « l’abandon » de la France rurale. Cette affaire les a fait converger, car elle concerne directement l’organisation de l’Elysée et la personnalité de M. Macron. Les opposants ont réussi à obliger la majorité à créer une commission d’enquête, et leur guérilla parlementaire a paralysé la révision constitutionnelle.
Avec les deux motions de censure, les opposants poussent leur avantage jusqu’au bout, même si ce vote sera avant tout symbolique. Les députés macronistes ont reconnu qu’ils avaient manqué d’expérience et qu’ils étaient perdus, car le président ne leur donnait plus la marche à suivre. Mais cela reste une alliance de circonstances, qui ne durera pas. Il n’est pas sûr non plus qu’un opposant s’impose.
La motion de censure commune signée par les trois groupes de gauche à l’Assemblée nationale peut-elle favoriser une reprise du dialogue entre ces différentes forces en vue d’une coopération dans l’opposition à la macronie ?
Non, il s’agit avant tout d’une alliance de circonstance, car aucune de ces formations n’avait les 58 députés pour déposer une motion de censure. Au lendemain du vote sur la motion de censure, la méfiance entre M. Mélenchon, le PS et le PC reprendra ses droits.
S’agissant des commissions d’enquête mises en place par les parlementaires, il semblerait que celle de l’Assemblée nationale soit le lieu des éclats et des provocations alors que celle du Sénat se révèle être plus « sage »… Quelle analyse en faites-vous ?
Oui, c’est le sentiment que nous avons aussi. Dès le début, le Sénat a indiqué que son travail d’audition durerait six mois. A l’Assemblée, les auditions ne devaient pas durer plus d’un mois. Et à l’Assemblée, certains députés venaient surtout pour provoquer un coup d’éclat. Notre impression est que le Sénat privilégie le fond du dossier alors qu’à l’Assemblée la commission est le lieu d’une bataille politique entre majorité et opposition.
La présidente, Yaël Braun-Pivet (LRM), a refusé d’entendre les conseillers de l’Elysée, comme si elle voulait passer à autre chose le plus rapidement possible. Les opposants, dont le corapporteur LR, Guillaume Larrivé, cherchaient, eux, en permanence l’occasion de dénoncer une majorité aux ordres. C’est ce qu’ils ont fini par faire en quittant les auditions. Cette commission d’enquête à l’Assemblée est démonétisée.
François Bayrou, qui est membre de la majorité, mais aussi Philippe Raynaud ou Jean Garrigues, critiquent incidemment l’emballement médiatique, auquel Le Monde n’est pas étranger. Cent quatre articles en dix jours dans Le Monde, est-ce sensé ?
C’est une question importante. Le Monde et les autres médias en ont-ils trop fait ? Le Monde a été à l’origine des révélations et a tout de suite considéré que cette affaire était importante. Pendant plus de deux mois, l’Elysée avait dissimulé les violences d’un de ses conseillers. Est-ce une affaire d’Etat ? Il existe un débat entre historiens.
Journalistiquement, il y avait en tout cas des points à éclairer sur un personnage de l’ombre proche de M. Macron. S’agissait-il d’une faute individuelle ou existait-il un réseau, une sorte de police parallèle autour de M. Benalla ? A quel point M. Macron a-t-il protégé son conseiller ? Nous avons donc publié toute une série d’enquêtes sur le fond de l’affaire. Nous continuerons.

        Lire :
         

          Affaire Benalla : « C’est la notion de dissimulation qui crée l’affaire d’Etat »



Ensuite, il y a eu aussi beaucoup d’articles strictement politiques, car cette affaire a provoqué une crise au sein de la majorité : l’examen d’un texte de loi a été suspendu, les députés et les sénateurs ont créé des commissions d’enquête, l’Elysée s’est muré dans le silence… On peut débattre sur le fait que les violences de la Contrescarpe constituent une affaire d’Etat, mais il est indéniable que leur révélation a complètement désorganisé la vie politique et l’agenda de M. Macron.
Le Monde n’a-t-il pas honte d’avoir accordé tant d’importance à ce fait divers ?
Ce terme de « fait divers » est intéressant. Il y en a parfois qui disent beaucoup du fonctionnement de la société. Là, nous sommes face à un fait divers qui dit beaucoup du fonctionnement politique de M. Macron. C’est pour cela qu’il est très intéressant.
A travers M. Benalla, on s’aperçoit un peu mieux que M. Macron a été obligé de s’entourer rapidement au début de sa campagne électorale, qu’il n’avait pas un immense réseau dans les forces de police, contrairement à M. Sarkozy à l’époque, qu’il est capable de dissimuler des choses, qu’il déteste se séparer de ses collaborateurs, qu’il refuse de céder à la pression médiatique, que sa majorité est perdue lorsqu’il se tait, etc.
Le fonctionnement des réseaux sociaux et les impératifs du modèle économique de la presse en ligne ont-ils influé sur votre traitement de l’affaire ? N’y avait-il pas moyen de prendre quelque distance critique avec les commentaires (Watergate, scandale d’Etat, barbouzes, milices privées) qui relevaient de l’exagération ou de l’insinuation ?
Nous avons réalisé une interview de M. Mélenchon, qui compare cette affaire au Watergate : ce sont ses mots, pas les nôtres. Par ailleurs, nous avons donné la parole dans chacun des articles politiques à des proches de M. Macron. Nous avons fait une interview de M. Bayrou qui dit exactement l’inverse de ce que dit M. Mélenchon. Par ailleurs, nous avons fait vivre le débat en donnant la parole à des intellectuels qui considèrent que tout cela n’est pas une affaire d’Etat.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.En quelques jours, l’affaire est devenue une affaire d’Etat.Benalla, Mizerski, Crase... qui sont les personnages-clés ?A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et Les Républicains déposent une motion de censure contre le gouvernement.Dans cette affaire, la question des images de vidéosurveillance est centrale alors que trois policiers ont été sanctionnés pour les avoir transmises à M. Benalla et que l’Elysée est accusée de les avoir instrumentalisées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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Financement du terrorisme par Lafarge : ce que Fabius a dit aux juges

L’ancien ministre des affaires étrangères a été entendu, le 20 juillet, comme témoin dans l’enquête visant le cimentier. Il affirme, dans son audition, révélée par « Le Monde », que l’affaire Lafarge ne lui est « jamais remontée ».



Le Monde
 |    30.07.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 08h32
    |

            Soren Seelow








                        



                                


                            

Il n’a rien su, rien entendu. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères entre 2012 et 2016, affirme n’avoir jamais été informé des mésaventures de Lafarge en Syrie durant cette période, et a fortiori des petits arrangements du cimentier avec des groupes terroristes. Aujourd’hui président du Conseil constitutionnel, l’ancien ministre a été entendu comme témoin, vendredi 20 juillet, par les juges d’instruction Charlotte Bilger et David de Pas, dans l’enquête pour « financement d’une entreprise terroriste » visant l’ancien fleuron du CAC40.
Son audition, révélée par Le Monde, ne laisse pas d’interroger sur l’absence totale d’informations qui seraient remontées jusqu’au ministre, et ce alors que plusieurs de ses collaborateurs au Quai d’Orsay suivaient le dossier Lafarge, dont l’usine était même devenue un sujet de discussion entre Paris et Washington. Afin de mettre en perspective les réponses faites par M. Fabius aux magistrats, Le Monde a choisi de les présenter en regard du contexte et des éléments factuels versés à l’instruction.
Entre 2012 et 2015, le cimentier Lafarge – devenu LafargeHolcim après sa fusion avec le groupe suisse – est la dernière entreprise française présente en Syrie, tandis que le pays sombre dans le chaos. La diplomatie française est alors en première ligne pour faire tomber le régime de Bachar Al-Assad : au cours de l’été 2013, Laurent Fabius multiplie les échanges avec son homologue américain, John Kerry, pour monter une intervention militaire contre Damas, qui ne verra finalement pas le jour après la volte-face de Washington.
« Je n’en ai pas de souvenir précis »
Le ministre des affaires étrangères savait-il que Lafarge possédait alors la seule usine française encore en activité dans le pays ? « Je n’en ai pas de souvenir précis », assure Laurent Fabius. Etait-il informé des déboires du cimentier, contraint de composer avec différents groupes armés, dont les forces kurdes et l’organisation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ L’infirmière psychiatrique, prise en otage à l’unité sanitaire, n’a pas été blessée.
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Une infirmière brièvement retenue en otage par un détenu à la prison de Salon-de-Provence

L’infirmière psychiatrique, prise en otage à l’unité sanitaire, n’a pas été blessée.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 18h13
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 19h17
   





                        


La journée est décidément chargée pour la pénitentiaire. Alors que deux détenus se sont évadés par les toits de la prison de Colmar, lundi 30 juillet, une infirmière psychiatrique a été prise en otage par un détenu à l’unité sanitaire du centre de détention de Salon-de-Provence, a annoncé l’administration pénitentiaire. La prise d’otage, qui a débuté à 15 h 30, s’est terminée trois heures plus tard, avec la reddition du détenu, qui utilisait une « arme artisanale ».
« L’infirmière n’est pas blessée physiquement », a précisé l’administration pénitentiaire dans un communiqué.
Le preneur d’otage a été condamné plusieurs fois à des longues peines pour des faits de violences. Il « n’est pas incarcéré pour faits de terrorisme, ni suivi au titre de la radicalisation », a détaillé l’administration pénitentiaire, qui a ajouté qu’une « cellule de crise » avait été activée au sein de l’établissement.
Un contexte tendu pour l’administration pénitentiaire
Cette prise d’otage survient dans un contexte encore marqué par la spectaculaire évasion du braqueur Redoine Faïd le 1er juillet de la prison de Réau, en Seine-et-Marne.
Hasard du calendrier, c’est aussi lundi, jour d’une nouvelle évasion à la prison de Colmar, que la garde des sceaux Nicole Belloubet a annoncé une réorganisation de l’administration pénitentiaire à l’occasion de la présentation d’un rapport de l’inspection générale de la justice sur l’évasion de Redoine Faïd.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ La proposition de loi LRM, qui encadre l’usage de tout objet connecté, a obtenu 62 voix pour, une contre. L’opposition s’est abstenue.
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Le Parlement entérine l’interdiction du téléphone portable dans les écoles et les collèges

La proposition de loi LRM, qui encadre l’usage de tout objet connecté, a obtenu 62 voix pour, une contre. L’opposition s’est abstenue.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 18h13
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 19h05
   





                        



   


Le Parlement a définitivement adopté lundi 30 juillet, par un ultime vote de l’Assemblée, l’interdiction des portables dans les écoles et collèges – voire dans certains lycées –, au cœur d’une proposition de loi La République en marche (LRM), traduisant une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.
Soutenu par les groupes LRM, MoDem et UDI-Agir-Indépendants, le texte sur « l’encadrement de l’utilisation du téléphone portable dans les établissements d’enseignement scolaire », sur lequel députés et sénateurs avaient trouvé un compromis, a obtenu 62 voix pour et une contre.
Les Républicains, mais aussi les socialistes, les Insoumis et les communistes se sont abstenus, critiquant « une opération de communication », de « l’affichage politique », ou « une loi de circonstance » qui « ne va rien changer ».

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                Dans certains collèges, l’interdiction du portable porte déjà ses fruits



Les lycées concernés mais pas obligés
La proposition de loi interdit l’usage de tout objet connecté (portable, tablette, montre…), dans les écoles et collèges. Il y aura des exceptions « pour des usages pédagogiques », laissés à l’appréciation de chaque établissement dans son règlement intérieur, ou pour les enfants handicapés. Les activités liées à l’enseignement mais se déroulant à l’extérieur, comme le sport, seront aussi concernées.

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                Au collège, des smartphones en cours pour « ouvrir une porte » avec les élèves en difficulté



Les lycées auront, quant à eux, la possibilité, mais pas l’obligation, d’inscrire l’interdiction totale ou partielle du portable et d’autres objets connectés dans leur règlement intérieur.
Le code de l’éducation interdit, depuis la loi du 12 juillet 2010, les portables « durant toute activité d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur ».

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                L’interdiction du téléphone portable à l’école, une mesure difficilement applicable






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le fils de Christophe Pieux, célèbre jockey d’obstacle, a porté plainte contre José Bruneau de La Salle, pour « agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans ». Une enquête a été ouverte mardi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/07/2018
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Accusée d’agression sexuelle sur mineur, une figure du monde hippique démissionne

Le fils de Christophe Pieux, célèbre jockey d’obstacle, a porté plainte contre José Bruneau de La Salle, pour « agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans ». Une enquête a été ouverte mardi.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 14h09
   





                        


C’est une conséquence directe des accusations d’agression sexuelle sur mineur qui pèsent sur lui. Figure du monde hippique français, José Bruneau de La Salle a démissionné, lundi 30 juillet, de ses mandats de membre du comité de la société organisatrice de courses France Galop et d’administrateur délégué de l’hippodrome de Maisons-Laffitte (Yvelines), a annoncé France Galop dans un communiqué.
Grégory Pieux, fils du célèbre jockey d’obstacle Christophe Pieux, a porté plainte contre José Bruneau de La Salle pour « agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans », des faits que ce dernier conteste, selon des informations du Parisien. Cette plainte, déposée le 23 juillet auprès du procureur de la République de Paris, a été confirmée au Monde par le parquet, qui a ouvert une enquête, mardi, pour agression sexuelle sur mineurs de 15 ans.
Une autre action a été intentée au civil par un deuxième plaignant pour des faits similaires, qui seraient prescrits au plan pénal, selon l’avocat de Grégory Pieux, Olivier Pardo. M. Bruneau de la Salle a « contesté fermement » les accusations des deux plaignants auprès du Parisien. Contacté par l’Agence France-Presse (AFP), il n’était pas joignable dans l’immédiat.
Plusieurs attouchements présumés
Dans sa plainte, Grégory Pieux a dénoncé plusieurs attouchements présumés qui auraient pris fin en 2009, alors qu’il avait 13 ans, selon le quotidien. Il affirme également que José Bruneau de La Salle lui aurait demandé en juin une attestation certifiant qu’« il ne s’était rien passé ».
La seconde action visant M. Bruneau de La Salle a été intentée au civil par Jeremy Garamond, 41 ans. Celui-ci l’accuse des mêmes agissements, subis lorsqu’il était mineur. Les faits présumés étant prescrits, il a intenté une action au civil, en espérant que soit réalisée une expertise. « Il a fallu beaucoup de courage à ces deux personnes pour oser prendre la parole dans un milieu aussi fermé », a fait valoir auprès de l’AFP Me Pardo.
M. Bruneau de La Salle a un temps approché le monde politique. Il a été militant du mouvement d’extrême droite Ordre nouveau dans les années 1970 et fut collaborateur de Charles Pasqua, comme Le Monde le racontait en 2016 sur le blog Droite(s) extrême(s).



                            


                        

                        

