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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ La Cour constitutionnelle estime que « punir la consommation de marijuana contredit la Constitution géorgienne » mais réaffirme que la culture et la vente restent répréhensibles.
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En Géorgie, la consommation personnelle de cannabis autorisée

La Cour constitutionnelle estime que « punir la consommation de marijuana contredit la Constitution géorgienne » mais réaffirme que la culture et la vente restent répréhensibles.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 17h53
   





                        



   


Dans une décision rendue publique lundi 30 juillet, la Cour constitutionnelle de Géorgie a aboli les amendes imposées jusqu’alors pour consommation personnelle de cannabis, au motif qu’elle relevait du « droit au développement personnel ».
La Cour estime que « punir la consommation de marijuana contredit la Constitution géorgienne », mais réaffirme cependant que la culture et la vente restent répréhensibles. La consommation personnelle du cannabis était jusqu’alors considérée comme une infraction passible d’environ 170 euros d’amende.
Dans son arrêt, la Cour précise que des poursuites pour consommation de cannabis restent justifiées quand elle pose « une menace pour un tiers », par exemple dans « les institutions éducatives et certains espaces publics ».
Critiques contre une politique répressive
Le gouvernement géorgien a été critiqué dans le passé par des défenseurs des droits pour une politique décrite comme excessivement répressive contre les drogues.
En mai, des milliers de personnes avaient manifesté dans la capitale, Tbilissi, au son de la musique électronique, pour dénoncer des raids policiers dans des discothèques dans le cadre d’une campagne de lutte contre la drogue.
Certains des clients présents dans les discothèques au moment des raids ont affirmé que la police avait fait usage de la force d’une manière disproportionnée à leur égard et que la découverte de drogue pendant des fouilles avait été mise en scène par des policiers.

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Polémique en Italie après qu’un navire a reconduit des migrants en Libye

Ces dernières années, les garde-côtes italiens coordonnaient ces opérations et les migrants étaient conduits en Italie. Mais depuis juin, Rome se défausse sur les garde-côtes libyens.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 16h10
   





                        



   


Des ONG et des politiques italiens ont accusé, mardi 31 juillet, un navire commercial italien d’avoir enfreint le droit international en reconduisant en Libye 108 migrants secourus dans les eaux internationales. Le ravitailleur Asso Ventotto a récupéré ces migrants sur un canot lundi soir à environ 60 milles nautiques au nord-ouest de Tripoli, selon son parcours sur les sites de suivi du trafic maritime.
Ces dernières années, les garde-côtes italiens coordonnaient ces opérations et les migrants étaient conduits en Italie. Mais depuis juin, Rome se défausse sur les garde-côtes libyens, qui ont demandé au navire de ramener les migrants à Tripoli.
« La Libye n’est pas un port sûr et cela peut conduire à une violation du droit international », a commenté le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), en précisant qu’il était encore en train de recueillir des informations sur cette affaire. « Il s’agit d’un refoulement collectif », a dénoncé de son côté Nicola Fratoianni, député italien de gauche actuellement à bord d’un navire d’une ONG espagnole, qui a suivi les échanges radio du ravitailleur. L’ONG allemande Sea-Watch a, elle, évoqué « le premier refoulement par un navire italien depuis des années ».

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«  Nous ne pouvons pas laisser les migrants là-bas »
En 2012, la Cour européenne des droits de l’homme avait condamné l’Italie après qu’un navire militaire italien avait ramené des migrants en Libye en 2009. La Libye était alors dirigée par Mouammar Kadhafi, mais a plongé dans le chaos depuis sa chute en 2011. Les migrants africains y subissent détentions arbitraires, abus, violences et extorsions, alors qu’en Italie 40 % de ceux qui ont demandé l’asile ces dernières années ont obtenu un permis de séjour.
« La Libye n’est pas un endroit sûr (...), nous ne pouvons pas laisser les migrants là-bas », avait protesté lundi soir Roberto Fico, président de la Chambre des députés issu du Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste), en allant à la rencontre de manifestants opposés à la livraison de vedettes italiennes aux garde-côtes libyens.
Matteo Salvini, ministre de l’intérieur et chef de la Ligue (extrême droite, alliée au M5S), a cependant rejeté les critiques : « Ces dernières heures, les garde-côtes libyens ont secouru et ramené 611 migrants en Libye », a-t-il salué sur les réseaux sociaux mardi matin. « Les ONG protestent et les trafiquants perdent leur business ? C’est bien, nous continuons », a-t-il ajouté en répétant son slogan : « Ports fermés, cœurs ouverts ».

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Beaucoup d’habitants de la zone touchée par les incendies, qui se sont réfugiés dans l’eau pour échapper aux flammes, ont déclaré avoir attendu en mer les secours pendant plusieurs heures.
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Des corps repêchés au large de la Grèce après les incendies meurtriers

Beaucoup d’habitants de la zone touchée par les incendies, qui se sont réfugiés dans l’eau pour échapper aux flammes, ont déclaré avoir attendu en mer les secours pendant plusieurs heures.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 13h40
   





                        



   


La police portuaire grecque a indiqué, mardi 31 juillet, avoir repêché deux nouveaux corps en mer après l’incendie du 23 juillet. S’ils étaient identifiés comme victimes des feux, le bilan passerait ainsi à au moins 93 personnes. Beaucoup d’habitants de la zone touchée par les incendies, qui se sont réfugiés dans l’eau pour échapper aux flammes, ont indiqué avoir attendu en mer les secours pendant plusieurs heures.
Des patrouilles poursuivent toujours leurs recherches en mer pour retrouver éventuellement d’autres victimes, a précisé une responsable de la marine marchande. Depuis les feux, « nous avons repêché huit corps, les deux derniers lundi et mardi », a-t-elle précisé. Le premier a été retrouvé au large de Mati, la localité la plus touchée par les feux sur la côte orientale d’Athènes, et le second dans le golfe Saronique sur la côte ouest de l’Attique.
Samedi, les services des pompiers ont aussi chiffré le nombre des disparus à 25, mais certains d’entre eux, sinon tous, pourraient figurer parmi les 28 victimes dont les corps n’ont pas encore été identifiés.

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Plus d’un millier d’habitations brûlées
Neuf jours après l’incendie, autorités et bénévoles continuaient par ailleurs à assister les sinistrés ayant perdu proches ou maisons. Le ministère des infrastructures a enregistré 1 046 habitations brûlées sur un ensemble de 3 676 dans ces localités.
« 1 803 bâtiments sont habitables tandis que 827 ont subi d’importants dégâts », a précisé lundi le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos, qui a annoncé des subventions et des indemnisations pour les victimes et leurs proches.
Sous les critiques de l’opposition, le premier ministre, Alexis Tsipras, a assumé vendredi la responsabilité politique du drame mais sans concéder de ratage opérationnel. Il s’est rendu lundi sur les lieux du désastre sans prévenir la majorité des médias. Partis et médias d’opposition ont dénoncé un passage « éclair » visant à « éviter la colère des habitants ».
« Si le premier ministre avait choisi d’être accompagné des caméras, vous nous auriez accusé de faire “un show médiatique” », a rétorqué Dimitris Tzanakopoulos, en promettant des « initiatives pour parer les irrégularités chroniques du pays ».

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ L’agression d’une athlète d’origine nigériane, près de Turin, provoque une vive émotion. Le ministre de l’intérieur Matteo Salvini est accusé d’alimenter un climat d’intolérance.
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En Italie, l’inquiétante multiplication des attaques racistes

L’agression d’une athlète d’origine nigériane, près de Turin, provoque une vive émotion. Le ministre de l’intérieur Matteo Salvini est accusé d’alimenter un climat d’intolérance.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 12h49
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



   


Daisy Osakue rentrait chez elle, dans la nuit de dimanche 29 à lundi 30 juillet, à Moncalieri, une petite ville des environs de Turin (Piémont), lorsqu’une voiture s’est approchée, à pleine vitesse. L’un de ses deux occupants a lancé un projectile en direction de la jeune femme et l’a atteinte en pleine tête, avant que le véhicule ne disparaisse dans la nuit. « J’ai senti un choc très fort au niveau de mon œil. Je me suis jetée à terre, et lorsque je me suis touché le visage, j’ai senti ce liquide. J’étais effrayée, je croyais que c’était de l’acide », raconte, quelques heures plus tard, la jeune femme de 22 ans, aux micros de la télévision italienne.
Il ne s’agissait que d’un œuf. Mais il a touché Daisy Osakue à la tempe, et en éclatant, a endommagé la cornée, faisant craindre, durant quelques heures, qu’une opération serait nécessaire. Selon les médecins, ce risque est écarté. Elle n’aura qu’à porter un bandeau, se reposer quelques jours, puis elle pourra reprendre ses activités.
L’incident aurait à peine été mentionné dans la presse locale si Daisy Osakue était une parfaite inconnue. Mais voilà, cette jeune Italienne de 22 ans, née à Turin de parents nigérians, est un des grands espoirs de l’athlétisme italien. Etudiante dans une université du Texas, elle détient depuis quelques mois le record d’Italie espoirs du lancer du disque, et devrait représenter son pays aux championnats d’Europe qui se tiendront à Berlin du 6 au 12 août. « Ils m’ont sans doute prise pour une prostituée africaine, il y en a beaucoup dans le quartier, a-t-elle confié aux journalistes quelques heures après l’agression, après avoir été soignée dans une clinique ophtalmologique de Turin. Ce qui est clair, c’est qu’il s’agit d’un acte raciste. Ils cherchaient une femme de couleur… »
Sitôt les faits connus, les réactions politiques se sont multipliées. Le vice-président du conseil et ministre de l’intérieur Matteo Salvini (Ligue, extrême droite) a immédiatement parlé de « faits inacceptables », et fait part de son souhait de rencontrer la jeune femme au plus vite, mais cela n’a pas empêché ses opposants de dénoncer la montée, dans le pays, d’un climat de haine de plus en plus exacerbé.
« Racisme rampant »
Des accusations balayées d’un revers de la main par le ministre. « Il y aurait un climat raciste en Italie ? Ne disons pas de bêtises, a-t-il lancé depuis la plage de Milano Marittima (Emilie-Romagne) où il passe ses vacances, avant de rejeter la faute sur ses adversaires politiques. Chaque agression doit être punie et condamnée, mais l’immigration de masse permise par la gauche ces dernières années n’aide pas. » Une rhétorique bien huilée, qui a fait ses preuves par le passé, au moins depuis l’attentat de Macerata, le 3 février : ce jour-là, un militant de la Ligue avait ouvert le feu au hasard sur des migrants, blessant six personnes. Le dirigeant de la Ligue avait rapidement accusé le gouvernement Gentiloni d’être le véritable responsable des violences, à cause de sa politique migratoire.

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Six mois plus tard, Matteo Salvini est au pouvoir, et les attaques se multiplient. Depuis début juin et le meurtre du militant syndical Soumaïla Sacko, à San Calogero (Calabre), au moins dix cas dans lesquels des Italiens ont ouvert le feu sur des étrangers ont été rapportés. Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29, dans la province de Latina (environs de Rome), un Marocain est mort dans un accident de voiture. Il cherchait à échapper à des habitants qui l’avaient pris en chasse, persuadés – à tort – de tenir un voleur.
Pour l’opposition de gauche, l’actuel ministre de l’intérieur est le principal responsable de cette explosion de violence. « Salvini alimente ce climat d’intolérance et de racisme rampant dans le silence assourdissant du premier ministre Conte », accuse ainsi le député Federico Fornaro (LeU, dissident du PD).
Du côté du Mouvement 5 étoiles, allié de la Ligue au sein du gouvernement, cette multiplication d’attaques nourrit un certain malaise. Il est perceptible dans les réactions embarrassées du président de la Chambre des députés Roberto Fico, qui a assuré lundi que « le racisme doit être combattu, toujours », tout en niant le fait que le phénomène soit en augmentation, ou du secrétaire d’Etat à l’éducation Lorenzo Fioramonti, invitant les responsables politiques à « mesurer leurs paroles », afin d’éviter que certains se sentent dédouanés et passent à l’acte. Le vice-premier ministre et chef de file du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, a en revanche affiché son soutien à son partenaire de coalition : « Il n’y a pas de montée du racisme, on cherche juste à attaquer Salvini. »
En vacances depuis quelques jours, ce dernier ne semble pas trop ébranlé par ces attaques. Il reste crédité de 50 % d’opinions positives, et son parti est au plus haut dans les sondages. Avant qu’il ne quitte Rome, ses derniers messages auront été pour souligner sa priorité du moment : la lutte contre les marchands à la sauvette qui écument les plages italiennes. Lesquels sont, pour la plupart, des migrants.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ De nombreux internautes d’origine turque revendiquent leur double appartenance et dénoncent le racisme dont ils sont victimes.
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Le mouvement #metwo révèle les failles du modèle d’intégration allemand

De nombreux internautes d’origine turque revendiquent leur double appartenance et dénoncent le racisme dont ils sont victimes.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h06
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

En moins d’une semaine, Ali Can est devenu une petite célébrité en Allemagne. La raison ? #MeTwo, le hashtag que ce militant antiraciste de 24 ans a lancé sur Twitter, le 25 juillet, et dont l’objectif est d’inciter les Allemands d’origine étrangère à dénoncer le racisme dont ils sont victimes au quotidien. Le succès dépasse ce qu’il avait imaginé. En six jours, plus de 60 000 messages ont été postés sous ce hashtag inspiré du mouvement #MeToo, suscité en octobre 2017 par l’affaire Weinstein pour libérer la parole des femmes victimes de harcèlement.
A l’origine, la décision du footballeur allemand d’origine turque Mesut Özil de quitter l’équipe nationale. « Je ne jouerai plus pour l’Allemagne des matchs internationaux, aussi longtemps que je ressentirai du racisme et du manque de respect à mon égard », avait indiqué sur Twitter, le 22 juillet, le milieu de terrain de 29 ans. Trois jours plus tard, Ali Can, lui aussi de nationalité allemande et d’origine turque, lançait le hashtag #MeTwo, en référence aux deux cœurs – « un allemand et un turc » – que Mesut Özil revendiquait avoir « dans la poitrine ».
Autant que la diversité des témoignages, qui portent pour la plupart sur des discriminations subies à l’école, au travail, à l’entrée des discothèques ou lors de la recherche d’un logement, c’est l’effet de masse qui donne à ce mouvement un relief particulier. Le fait, également, que plusieurs personnalités publiques aient choisi de mêler leur voix à celles des anonymes, que ce soit spontanément, sur les réseaux sociaux, ou à l’instigation de différents journaux qui, ces derniers jours, leur ont largement donné la parole. Un cas parmi d’autres : l’écologiste Omid Nouripour. Premier député d’origine iranienne à siéger au Bundestag, où il a succédé en 2006 à l’ancien ministre des affaires étrangères Joschka Fischer, cet élu de la Hesse a ainsi raconté au Spiegel comment il fut vivement pris à partie, lors...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ L’extrême droite gagne du terrain au détriment des conservateurs, à l’approche des régionales du 14 octobre.
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En Bavière, l’irrésistible montée de l’AfD

L’extrême droite gagne du terrain au détriment des conservateurs, à l’approche des régionales du 14 octobre.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 14h01
    |

            Thomas Wieder (Deggendorf, Passau (Bavière), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Katrin Ebner-Steiner n’est pas seulement « confiante ». Elle est « très confiante ». Vice-présidente de la fédération bavaroise du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), cette experte-comptable qui fête cette année ses 40 ans et aime répéter dans la même conversation qu’elle est « catholique » et « mère de quatre enfants », n’en revient pas : « Franchement, comment pouvions-nous espérer nous trouver aujourd’hui dans une situation aussi favorable ? Avec ce qui s’est passé ces derniers temps, nous pouvons faire un carton cet automne ! », s’enthousiasme-t-elle depuis la terrasse d’un bistrot de Deggendorf, opulente cité des bords du Danube où elle défendra les couleurs de l’AfD lors des élections régionales bavaroises du 14 octobre.
Pourquoi un tel optimisme, outre la dynamique du parti depuis les élections de septembre 2017 qui lui ont permis de compter 92 députés au Bundestag ? Pour Mme Ebner-Steiner, la réponse tient en deux noms : « Merkel et Seehofer ». A ses yeux, la chancelière fédérale, présidente de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), et son ministre de l’intérieur, patron de l’Union chrétienne-sociale (CSU) bavaroise, sont « les meilleurs alliés objectifs » de l’AfD. « Avec leurs gesticulations, ils ont fini par perdre le peu de crédibilité qu’il leur restait », estime Mme Ebner-Steiner, pour qui la fermeté affichée de M. Seehofer en matière de politique migratoire « n’est que du bla-bla ». En décidant de rester au gouvernement après avoir menacé de le quitter, début juillet, le ministre de l’intérieur « a rendu le meilleur service possible à l’AfD », pense-t-elle. « Sa démission lui aurait valu de la sympathie, il aurait pu se présenter comme une victime de Merkel, et cela nous aurait sans doute compliqué la tâche. Là, il a montré que la seule chose qui lui importe est de s’accrocher au pouvoir. Pour nous, c’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Alors que le bilan s’alourdissait à 92 morts lundi, le gouvernement grec fait face à de nombreuses critiques de l’opposition et de la population.
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En Grèce, Alexis Tsipras en difficulté après les incendies de Mati

Alors que le bilan s’alourdissait à 92 morts lundi, le gouvernement grec fait face à de nombreuses critiques de l’opposition et de la population.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 10h20
    |

                            Marina Rafenberg (Athènes, correspondance)








                        



                                


                            

C’est en toute discrétion, avec ses conseillers les plus proches et une seule caméra de la télévision publique ERT, qu’Alexis Tsipras est venu, lundi 30 juillet, à Mati, à une quarantaine de kilomètres d’Athènes, sur les lieux de l’incendie qui a coûté la vie à au moins 92 personnes le 23 juillet. « J’ai visité les lieux de la tragédie, j’ai discuté avec des citoyens, ingénieurs, militaires et bénévoles. La douleur est sans précédent mais il faut respecter ceux qui ont lutté contre les flammes et qui maintenant se battent pour la reconstruction », a souligné le premier ministre grec sur son compte Twitter, photos à l’appui.
Pour l’opposition, cette visite éclair d’une heure et tenue secrète vient trop tard, une semaine après l’incendie le plus meurtrier de l’histoire du pays. « Il a fallu une semaine après une tragédie nationale pour que M. Tsipras visite Mati comme un voleur et dans un environnement absolument protégé (…). Il doit prendre conscience que quelqu’un doit être tenu responsable pour les erreurs du 23 juillet », dénonçait lundi le principal parti d’opposition, Nouvelle Démocratie (droite), qui réclame des démissions.

Sur les réseaux sociaux, les internautes s’adonnaient à des plaisanteries : un photomontage circulant sur Twitter montrait le premier ministre en treillis militaire se camouflant dans la nature pour ne pas affronter les critiques. « Nous ne voulions pas faire de la visite à Mati un show. Le premier ministre se concentre sur l’aide à apporter aux sinistrés au plus vite », a répondu lundi le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos.
Jeudi, le ministre de la défense, Panos Kammenos, avait dû faire face lors de sa visite à Mati à des huées après ses déclarations considérées comme provocantes. « La construction anarchique est un crime du passé, et à Mati la plupart des maisons ont été construites sans permis (…). Après une telle tragédie, il est temps...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Aucune explication n’a été fournie à la presse par les autorités.
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Des membres du groupe contestataire russe Pussy Riot de nouveau arrêtés juste après leur libération

Aucune explication n’a été fournie à la presse par les autorités.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 10h10
   





                        



   


Elles venaient juste de sortir de quinze jours de prison, pour avoir perturbé la finale de la Coupe du monde. Quatre membres du groupe contestataire russe Pussy Riot ont été arrêtés par la police lundi 30 juillet à Moscou. Veronika Nikoulchina, Olga Kouratcheva et Olga Pakhtoussova ont eu à peine quelques secondes pour célébrer leur libération, avant d’être forcées de monter quelques secondes plus tard dans un fourgon de police.
Un quatrième militant, Piotr Versilov, qui sortait d’un autre centre de détention moscovite, a tweeté qu’il était lui aussi détenu par la police antiémeutes et conduit à proximité du stade Loujniki, à l’endroit où le groupe avait été conduit après l’incident lors de la finale France-Croatie. Aucune explication n’a été fournie à la presse par les autorités.
« [Les policiers] disent qu’ils vont nous placer en état d’arrestation pour la nuit. »
De son côté, Olga Pakhtoussova a publié sur Twitter une vidéo prise à l’intérieur du fourgon, où elle affirme que la police les accusait d’infraction à la loi sur les rassemblements publics, sans plus de précisions.

https://t.co/J1K2EPR0EQ— Pakhtusova (@коммунисты чечни)


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Revendication
Le 23 juillet un tribunal avait rejeté les appels des quatre militants, détenus pour avoir fait irruption en uniforme de policier sur la pelouse du stade pendant la finale de la Coupe du monde, le 15 juillet dans la capitale russe. Tous les quatre avaient été reconnus coupables d’avoir « gravement enfreint les règles du comportement des spectateurs », et condamnés à quinze jours de prison avec interdiction d’assister à des événements sportifs pendant trois ans.
Leur coup d’éclat, survenu à la 53e minute du match, a eu lieu devant le président russe Vladimir Poutine, ainsi que ses homologues français Emmanuel Macron et croate Kolinda Grabar-Kitarovic. Le groupe russe Pussy Riot avait revendiqué cet acte, diffusant également une liste de six requêtes, exigeant notamment la libération des « prisonniers politiques » en Russie, la fin des arrestations lors des manifestations pacifiques et « l’autorisation de la concurrence politique dans le pays ».

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L’action la plus connue des Pussy Riot remonte à février 2012, lorsque plusieurs membres avaient chanté une « prière punk » contre Vladimir Poutine dans une cathédrale de Moscou. Trois membres du groupe avaient été condamnés en août 2012 à deux ans de camp, notamment pour « hooliganisme motivé par la haine religieuse ». Ekaterina Samoutsevitch avait été libérée en octobre 2012, tandis que Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina avaient purgé vingt-deux mois de leur peine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Au moins 91 personnes ont péri dans l’incendie qui s’est déclenché la semaine dernière.
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Grèce : Alexis Tsipras sur les lieux de l’incendie

Au moins 91 personnes ont péri dans l’incendie qui s’est déclenché la semaine dernière.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 21h19
   





                        



   


Une semaine après l’incendie qui a provoqué la mort d’au moins 91 personnes, le premier ministre grec, Alexis Tsipras, s’est rendu lundi 30 juillet à Mati et Rafina, à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Athènes.
Ayant prévenu très peu de médias, Alexis Tsipras est resté « environ une heure » sur place, selon ses services. « J’ai visité les lieux de la tragédie, j’ai discuté avec des citoyens, ingénieurs, militaires et bénévoles. La douleur est sans précédent mais il faut respecter ceux qui ont lutté contre les flammes et qui maintenant se battent pour réparer » les dégâts, a écrit Alexis Tsipras sur son compte Twitter.
La télévision publique Ert a diffusé des images sur lesquelles on voit le premier ministre de gauche radicale, en bras de chemise et l’air consterné, discuter avec des responsables de l’armée et des pompiers, et visiter les ruelles de Mati, où la majorité des victimes ont péri carbonisées, dans leurs voitures ou à pied en tentant d’échapper aux flammes, les autres se noyant en tentant de s’échapper par la mer.

   


Le chef du gouvernement avait écourté lundi dernier sa visite en Bosnie et s’était rendu en urgence dans la soirée au centre d’opération des pompiers, alors que le feu brûlait encore.
Appel à la démission du gouvernement
Critiquant son absence sur les lieux mêmes du désastre la semaine dernière, le principal parti d’opposition (Nouvelle Démocratie, conservateur) et les médias d’opposition ont qualifié pêle-mêle cette visite « secrète » de « visite-éclair » et de « show médiatique » dont l’objectif, selon eux, était « d’éviter la colère des habitants ».
Se faisant l’écho du reste de son parti, Yannnis Kefaloyannis, député de Nouvelle Démocratie, a réclamé à la radio Skaï « la démission » des responsables de la gestion opérationnelle du feu, voire du gouvernement.
Alexis Tsipras avait assumé vendredi la responsabilité politique du désastre, sans mettre en cause la gestion opérationnelle des secours, alors qu’opposition et médias critiquent le manque de coordination de divers services. Les experts mettent en cause le manque d’un plan d’urbanisme depuis plus de cinquante ans dans ces localités plantées de pins. Le gouvernement soupçonne un incendie volontaire et une enquête judiciaire a été ouverte dans ce sens.
« S’il y a besoin, le gouvernement va procéder à des démolitions pour créer des conditions d’urbanisation sécurisées », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos, lors d’un point de presse, pour répondre aux critiques. « Le premier ministre a donné l’ordre d’aider les sinistrés au plus vite en allégeant les démarches bureaucratiques », a aussi précisé M. Tzanakopoulos.
Malgré un train de mesures de 40 millions d’euros annoncé par le gouvernement, la colère continuait à faire rage sur les réseaux sociaux contre la gestion des autorités.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ L’amour au front (2/6). En plein siège de la capitale bosnienne, Bojan Hadzihalilovic et Dalida Durakovic décident d’unir leurs destins au cours de l’hiver 1993. C’est la première fête depuis le début de l’horreur.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Le premier ministre hongrois ne « veut pas d’une Union européenne dirigée par la France »
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Viktor Orban se pose en recours contre Emmanuel Macron en vue des européennes

Le premier ministre hongrois ne « veut pas d’une Union européenne dirigée par la France »



Le Monde
 |    30.07.2018 à 10h51
    |

            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



   


Après avoir réformé la Hongrie depuis plus de huit ans, Viktor Orban se rêve-t-il désormais en grand ordonnateur européen ? On pourrait le penser, à la lecture de l’entretien qu’il a accordé au tabloïd allemand Bild, vendredi 27 juillet, et d’après le discours qu’il a prononcé, le lendemain, auprès de la minorité hongroise de Roumanie. Car ces deux prises de parole constituent un lancement de campagne à l’échelle continentale, dix mois avant le scrutin communautaire.
Le premier ministre souverainiste hongrois, surtout connu hors des frontières de son pays pour ses penchants autoritaires et ses propos hostiles aux demandeurs d’asile originaires d’Afrique et du Moyen-Orient, s’y dépeint comme le chef de file d’une nouvelle génération de dirigeants de l’Est, les « quatre-vingt-dizards », aptes à incarner l’avenir de la construction européenne. Il entend « dégager les élites de 1968 », qui œuvreraient à la mise en place d’un « socialisme européen ». « Heureusement », les « jours de la Commission européenne », protectrice de ces exécutifs désormais « nerveux », seraient « comptés ».

        Lire notre chronique :
         

          « Le putsch démocrate-chrétien d’Orban »



Il présente les élections européennes de mai 2019 comme « décisives », la campagne devant, selon lui, se concentrer sur les questions migratoires, seules susceptibles de « renverser l’élite libérale ». Les citoyens sont invités à trancher entre sa politique, radicale, et celle de Paris, qui continue de rejeter l’idée d’une Europe forteresse.
« Les Allemands en particulier doivent se montrer très attentifs », a-t-il affirmé aux journalistes de Bild. Car « l’idée des Français, fondamentalement, c’est d’imposer un leadership français, tout en le finançant par de l’argent allemand. Je rejette un tel projet. Nous ne voulons pas d’une Union dirigée par la France ». 
« Occuper le terrain »
C’est la première fois que Viktor Orban attaque aussi frontalement Emmanuel Macron, même s’il se garde bien de le nommer. Outre les questions migratoires, il oppose à la France, qui veut renforcer l’intégration européenne, un retour à l’union des nations. Il souhaite une politique plus conciliante envers la Russie, alors même que la Hongrie est membre de l’OTAN. Il salue enfin la stabilité que Recep Tayyip Erdogan offre à la Turquie.
Son programme tient en cinq points : « protection de la culture chrétienne de l’Union par un rejet de l’idéologie multiculturelle », « protection du modèle de la famille traditionnelle et des enfants, qui ont le droit d’avoir un père et une mère », « protection des secteurs économiques nationaux stratégiques », « protection des frontières nationales avec un rejet de l’immigration » et enfin « égalité entre toutes les nations au sein de l’UE ». 
« Le président français, qui œuvre pour une Europe plus ouverte et intégrée, conserve une capacité de rassemblement de toutes les forces libérales derrière lui. Viktor Orban l’a bien compris et tente de l’affaiblir, commente l’analyste politique Szentpéteri Richard Nagy. Certains disent que c’est parce qu’il a pour ambition de s’imposer à la tête de la Commission européenne après le scrutin, mais je ne pense pas qu’il y songe sérieusement. Sa ligne reste minoritaire : il a avec lui l’Italie, la Pologne, la Croatie, la Bavière et partiellement l’Autriche. Pas plus. Il le sait et je crois qu’il se sert simplement de la campagne des européennes pour occuper le terrain en Hongrie, afin d’y cimenter son pouvoir. »
De son côté, Emmanuel Macron laisse des membres du gouvernement français assumer publiquement cette mésentente avec Budapest. « Critiquer l’Europe de l’Ouest pour son manque de démocratie et saluer en même temps la Russie et la Turquie : plus c’est gros, plus ça passe ? », a ainsi tweeté, dimanche 29 juillet, Nathalie Loiseau, la ministre française chargée des affaires européennes, en réaction au discours de Viktor Orban prononcé la veille. Comme si le gouvernement français avait lui aussi intégré le bénéfice qu’il pouvait retirer d’une confrontation directe avec le dirigeant hongrois.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Au départ, les députés devaient enquêter sur la prolifération des « fake news » et leur impact sur la démocratie.
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Une commission parlementaire britannique soupçonne la Russie d’avoir influencé la campagne pro-Brexit

Au départ, les députés devaient enquêter sur la prolifération des « fake news » et leur impact sur la démocratie.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 10h44
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Un nouveau pas a été franchi vers la mise en cause de l’influence russe dans le financement de la campagne pro-Brexit lors du référendum de 2016. Arron Banks, le patron d’une compagnie d’assurance qui a donné 8,4 millions de livres (9,4 millions d’euros) à la campagne « Leave. EU » menée par le leader d’extrême droite Nigel Farage, a menti sur ses rencontres à l’ambassade de Russie à Londres, et l’origine de ses fonds n’est pas claire, estime la commission des médias de la Chambre des communes dans un rapport rendu public dimanche 29 juillet.
M. Banks « semble vouloir cacher l’étendue de ses contacts avec la Russie » alors que les autorités russes ont discuté avec lui d’un projet de contrat sur des mines d’or et de diamant, indique le document. Après dix-huit mois d’enquête, les députés n’ont découvert que « la partie visible de l’iceberg » de l’interférence russe dans la vie politique britannique, estime Damien Collins, le député conservateur qui la préside.
Mais, a poursuivi l’élu, « s’il apparaît que [M. Banks] a profité de ses relations avec les Russes qu’il rencontrait pour ses contrats d’affaires, et qu’il a utilisé cet argent pour investir dans la campagne du Brexit, alors je pense que ce sera une affaire sérieuse ». En outre, M. Banks aurait utilisé les données-clients de sa compagnie d’assurance pour cibler la propagande de « Leave. EU ».
Au départ, les députés devaient enquêter sur la prolifération des « fake news » et leur impact sur la démocratie. Mais la révélation par The Observer du scandale Cambridge Analytica sur l’utilisation ciblée, pendant la campagne du référendum sur le Brexit, de données captées sur Facebook, et sur les soupçons de financement russe des campagnes trompeuses de « Leave. EU », les a amenés à élargir leurs investigations.

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Les « fake news » « constituent désormais un danger pour notre démocratie », écrit encore la commission qui propose un renforcement législatif destiné à faire cesser ces « campagnes concertées de désinformation » dont les auteurs restent anonymes : obligation d’identifier tout éditeur de publicité politique en ligne et son financement, création d’une taxe sur les médias sociaux finançant un enseignement scolaire de culture numérique, hausse des amendes pouvant être infligées par la Commission électorale.
Non-respect de la trêve de campagne
Mais au moment où le processus du Brexit tourne au cauchemar politique, la révélation des méthodes et des financements peu orthodoxes de ses partisans en 2016, prend un relief particulier, encore rehaussé par le parallèle tentant avec le comportement politique de Donald Trump – proche de MM. Banks et Farage – et ses sympathies à l’égard de la Russie. La campagne « Leave. EU », à la xénophobie affichée, n’est pas la seule à être dans le collimateur. Plus présentable, la campagne officielle « Vote Leave » présidée par Boris Johnson, ancien maire de Londres, a déjà été sanctionnée par la Commission électorale pour avoir versé 600 000 livres sterling à une officine parallèle afin de contourner le plafond légal des dépenses de campagne.
Dimanche, The Observer a révélé que « Vote Leave » n’avait pas respecté la trêve de campagne décidée après le meurtre, à une semaine du vote, de la députée Labour Jo Cox par un sympathisant d’extrême droite. Au contraire, l’organisation a continué de pilonner des électeurs ciblés de messages suggérant que la Turquie était sur le point d’entrer dans l’UE et que Royaume-Uni, s’il y demeurait, serait alors submergé par les musulmans.
Toutes ces ombres sur la campagne du référendum de 2016 s’accumulent à un moment où le pays est plongé dans l’incertitude quant à l’avenir du Brexit et où le doute progresse dans l’opinion. Pour la première fois, selon un sondage YouGov, une majorité de Britanniques (51 %, soit en deçà de la marge d’erreur) se disent favorables à un nouveau référendum sur les termes de l’accord de sortie qui doit être conclu cet automne. Au même moment, pour montrer sa fermeté face aux Vingt-Sept et sa résolution à réaliser le Brexit, le gouvernement de Mme May dit préparer des mesures de secours (approvisionnement d’urgence en nourriture et en médicaments) pour le cas où la négociation de Bruxelles échouerait et des frontières douanières devraient être érigées.

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          Le Royaume-Uni post-Brexit, avant-poste du trumpisme en Europe ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ La porte-parole des pompiers a aussi annoncé dimanche qu’il restait vingt-cinq disparus, six jours après les feux qui ont ravagé la côte orientale de l’Attique.
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Incendies en Grèce : le bilan s’aggrave, au moins 91 personnes sont mortes

La porte-parole des pompiers a aussi annoncé dimanche qu’il restait vingt-cinq disparus, six jours après les feux qui ont ravagé la côte orientale de l’Attique.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 22h35
   





                        



   


Les services de pompiers ont révisé dimanche à la hausse, à au moins quatre-vingt-onze morts, le bilan des feux qui ont ravagé lundi la côte orientale de l’Attique et principalement la localité martyre de Mati. Le précédent bilan officiel s’élevait samedi à quatre-vingt-huit morts.
La porte-parole des pompiers, Stavroula Malliri, a aussi pour la première fois chiffré le nombre des disparus à vingt-cinq. L’absence d’un tel recensement, six jours après les feux, nourrissait des critiques montantes contre les autorités. Certains d’entre eux, sinon tous, pourraient figurer parmi les vingt-huit victimes, dont les corps en cours d’examen par les médecins légistes n’ont pas encore été identifiés, a précisé Spyros Georgiou, le porte-parole de la Protection civile.

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Selon la porte-parole des pompiers Stavroula Malliri, cinquante-neuf autres victimes retrouvées carbonisées ou noyées, en tentant de fuir en mer, avaient été identifiées dimanche soir. Quatre blessés ont par ailleurs succombé à l’hôpital, a-t-elle précisé. Parmi ces victimes figurent un nombre encore indéterminé d’enfants, dont plusieurs devenus des visages de la tragédie : des jumelles de neuf ans, un frère et une sœur de 11 et 13 ans, un adolescent de 13 ans et un nourrisson de six mois.
Controverse sur la gestion de la crise par les autorités grecques
Quatre victimes étrangères ont aussi été signalées jusqu’à présent : un jeune marié irlandais en voyage de noces, une mère et son fils polonais, et un Belge dont la fille adolescente a été sauvée.
La controverse sur la gestion de la crise par les autorités est par ailleurs montée d’un cran dimanche, l’opposition de droite et centriste accusant le gouvernement d’avoir dans un premier temps dissimulé les pertes humaines.

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Les pompiers ont aussi poursuivi dimanche leur recherche des causes du sinistre, le gouvernement privilégiant une piste criminelle. Selon le quotidien Kathimerini, un premier rapport d’enquête privilégierait plutôt la piste d’une négligence criminelle, avec un feu allumé par un habitant de la zone pour brûler feuilles et branches mortes.
L’inventaire des dégâts matériels se poursuivait par ailleurs. Selon le ministère des infrastructures, 3 366 constructions avaient été expertisées samedi, dont un millier d’entre elles classées comme inhabitables et 800 très endommagées.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Plus de 1 200 migrants tentant cette périlleuse traversée avaient déjà été secourus par les gardes-côtes espagnols vendredi et samedi.
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211 migrants secourus dans le détroit de Gibraltar, entre le Maroc et l’Espagne

Plus de 1 200 migrants tentant cette périlleuse traversée avaient déjà été secourus par les gardes-côtes espagnols vendredi et samedi.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 20h15
   





                        



   


Après les Balkans, la traversée entre les côtes libyennes et italiennes, le détroit de Gibraltar, entre le Maroc et l’Espagne, va-t-il devenir une nouvelle route pour les migrants qui tentent de rejoindre l’Europe ? C’est là, en tout cas, que les secours espagnols ont annoncé avoir récupéré, dimanche 29 juillet, 211 migrants voyageant sur 21 embarcations. Selon un porte-parole du service de secours en mer, les migrants seront transportés vers le port d’Algésiras, en Andalousie, dans le sud de l’Espagne.
Plus de 1 200 personnes tentant cette périlleuse traversée avaient déjà été secourues par les gardes-côtes espagnols vendredi et samedi. L’Espagne est devenue cette année la première porte d’entrée des migrants clandestins en Europe, dépassant l’Italie.
Dimanche, le ministre de l’intérieur espagnol était en route pour la Mauritanie dans l’espoir de renforcer la lutte contre l’immigration illégale. Fernando Grande-Marlaska doit rencontrer, lundi, son homologue mauritanien à Nouakchott, la capitale de ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Dans un communiqué, le ministère a dit espérer que cette réunion permettrait de « renforcer la coopération en matière d’immigration et la lutte contre le terrorisme ».
En 2018, 304 morts dans la traversée entre le Maroc et l’Espagne
Durant une visite du port d’Algésiras pour observer le travail des forces de l’ordre et de la Croix-Rouge, le ministre du gouvernement du socialiste Pedro Sanchez a demandé samedi « une solution européenne au problème de l’immigration ». Il a ajouté que le gouvernement prévoyait d’ouvrir un centre d’hébergement pour 600 personnes dans ce port andalou, évoquant un travail « contre la montre ».
La décision de l’Italie de fermer ses ports aux migrants, critiquée par Madrid, pousse davantage de migrants à se rendre en Espagne à partir de l’Algérie ou du Maroc. Plus de 20 992 migrants ont atteint les côtes espagnoles depuis le début de l’année et 304 sont morts en tentant la traversée, selon un décompte de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en date du 25 juillet.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ L’auteur du roman « Les Aventures singulières du soldat Ivan Tchonkine » est mort à l’âge de 86 ans d’une crise cardiaque.
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L’écrivain et ex-dissident russe Vladimir Voïnovitch est mort

L’auteur du roman « Les Aventures singulières du soldat Ivan Tchonkine » est mort à l’âge de 86 ans d’une crise cardiaque.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 22h13
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 09h46
   





                        


L’écrivain russe Vladimir Voïnovitch, ancien dissident soviétique et auteur du roman « Les Aventures singulières du soldat Ivan Tchonkine », est mort à l’âge de 86 ans d’une crise cardiaque, ont annoncé samedi ses proches.
« Vladimir Nikolaïevitch (Voïnovitch) est mort », a fait savoir un membre de la famille de l’écrivain, dont les livres ont été traduits dans plusieurs langues, à l’agence publique de presse TASS.
Le ministre de la Culture, Vladimir Medinski, a salué un « écrivain au grand talent, auteur de paroles de chansons appréciées, un homme à la position citoyenne responsable et active ». « Son œuvre a toujours été une vision aiguisée de la réalité, habilement véhiculée par un langage vivant et fascinant », a-t-il ajouté saluant la contribution de Vladimir Voïnovitch au « renforcement de la liberté d’expression, au développement des principes d’égalité, de compréhension mutuelle et d’harmonie sociale » en Russie.
Dissident en URSS, puis critique des nouvelles autorités russes
Né en 1932 à Stalinabad, au Tadjikistan soviétique, Vladimir Voïnovitch s’est d’abord fait connaître en tant qu’auteur satirique, avec notamment « Les Aventures singulières du soldat Ivan Tchonkine », un roman qui expose les absurdités du totalitarisme. Traduit en plusieurs langues, cet ouvrage lui a valu la notoriété. Publié pour la première fois en 1975 par Ymca-press, la maison d’édition de la dissidence à Paris, le livre a longtemps circulé dans les milieux de l’émigration mais aussi en URSS, sous le manteau.
Proche d’autres dissidents de l’époque, il est exclu de l’Union des écrivains soviétiques puis contraint d’émigrer en Allemagne quelques années plus tard après avoir été déchu de sa nationalité.
Egalement auteur de textes de chansons, il retourne en Russie en 1993 après la dissolution de l’Union soviétique et poursuit son travail d’écrivain, souvent critique des nouvelles autorités russes.
Dans « Moscou 2042 », un livre de fiction publié en 1987, il écrit que la Russie s’apprête à être dirigée par un officier du KGB, germanophone et ancien résident en Allemagne de l’Est. Sa prédiction se réalise le 31 décembre 1999. Vladimir Poutine, réélu en mars 2018, est un lieutenant-colonel du KGB qui fut en poste à Dresde dans les années 1980.
En 2002, il n’hésite pas à présenter un pamphlet s’attaquant au « mythe » du génie du prix Nobel de littérature et ex-dissident soviétique Alexandre Soljenitsyne, mort en 2008.
Parcours
1932
Naissance à Douchanbé (Tadjikistan, URSS).
1961
La revue « Novy Mir » publie sa première nouvelle « C’est ici que nous vivons ».
1974
Exclu de l’Union des écrivains.
1980
Emigre en Allemagne.
1981
Privé de la citoyenneté soviétique. Gorbatchev la lui rend dix ans plus tard.
2007
Publie « Les Aventures singulières du soldat Tchonkine », tome III.
2018
Mort d’une crise cardiaque à l’âge de 86 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ L’ancien président indépendantiste catalan est revenu en Belgique, samedi. Il affirme qu’il agira « depuis Bruxelles » mais en « envisageant toute l’Europe ».
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Pour Carles Puigdemont, son retour en Belgique n’est « pas la fin du voyage »

L’ancien président indépendantiste catalan est revenu en Belgique, samedi. Il affirme qu’il agira « depuis Bruxelles » mais en « envisageant toute l’Europe ».



Le Monde
 |    28.07.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 06h37
   





                        



   


A peine a-t-il foulé le sol belge, samedi 28 juillet, après quatre mois passé en Allemagne, où il avait été arrêté, que Carles Puigdemont a repris son combat pour une Catalogne indépendante. Lors d’une conférence de presse à la Délégation de la Catalogne auprès de l’Union européenne, à Bruxelles, il a appelé le gouvernement espagnol de Pedro Sanchez à faire des actes concrets.
Egalement présent pour l’occasion, l’actuel président indépendantiste Quim Torra a pour sa part promis « plus de défaites à venir pour l’Espagne si elle continue » à ignorer le droit à l’autodétermination du peuple catalan.

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« Nous sommes face à un problème politique qui a besoin d’une solution politique. Et la seule manière, c’est le vote. Cette équation est claire pour nous », a déclaré Quim Torra. « Voyons s’il y a un dialogue qui se transforme en actions », a poursuivi l’indépendantiste radical, à l’égard de l’actuel président socialiste, Pedro Sanchez.
M. Puigdemont a quant à lui affirmé que son « voyage » ne s’arrêterait pas là. « Il ne prendra fin que quand tous les prisonniers seront relâchés, que les personnes en exil pourront revenir et que les Catalans réaliseront leur droit à l’autodétermination sans menace de violence », a-t-il déclaré.
Pedro Sanchez pressé d’agir par les indépendantistes
Selon les deux hommes, Pedro Sanchez doit agir avant l’automne, c’est-à-dire avant le début des procès des dirigeants indépendantistes emprisonnés. Dans le cas contraire, les députés du parti démocrate européen catalan (PDeCAT) – dont est issu le président déchu – pourraient décider de bloquer l’activité du gouvernement.
A l’issue de cette conférence de presse, les deux leaders catalans ont participé à une fête visant à célébrer le retour de M. Puigdemont ainsi qu’à exiger la libération des prisonniers politiques et le retour des personnes en exil.
Comme d’autres dirigeants catalans, Carles Puigdemont avait quitté l’Espagne fin 2017 après que le gouvernement espagnol a mis sous tutelle la Catalogne qui venait de s’autodéclarer indépendante.

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Après plusieurs mois en Belgique, il s’était fait intercepter en Allemagne suite aux mandats d’arrêt européen et international émis par l’Espagne contre lui et quatre de ses ministres régionaux.
Or, il y a dix jours, la justice espagnole a levé ces procédures suite à la décision du tribunal allemand de ne remettre M. Puigdemont à la justice espagnole que pour un délit de détournement de fonds publics et d’écarter le principal chef d’accusation : la rébellion, passible de trente ans de prison. Les mandats d’arrêt restent toutefois en vigueur en Espagne.
La Commission européenne ne veut pas s’impliquer
A la suite de ce dénouement, l’ancien président indépendantiste a donc choisi de revenir en Belgique pour poursuivre son combat. « Aucune nation n’est devenue indépendante en ayant la reconnaissance depuis le début, il faut y travailler. Je vais continuer à faire de l’internationalisation (…) depuis Bruxelles, mais en envisageant toute l’Europe », a-t-il affirmé, précisant qu’il n’avait toutefois nullement l’intention de demander l’asile en Belgique.
Interrogé sur ses rapports avec la Commission européenne, il a déclaré :
« J’ai été très déçu par la réaction des décideurs européens, pas à cause de leur opinion sur l’indépendance de la Catalogne, mais à cause de leur silence vis-à-vis des violations des droits fondamentaux. Mais l’Europe ne se résume pas à un bâtiment rempli d’états et d’hommes politiques. Il y a aussi les citoyens. »
La Commission européenne, de son côté, a déjà fait savoir que le retour de Carles Puigdemont en Belgique ne changeait rien : « Nous ne nous impliquerons pas là-dedans, notre position n’a pas changé. »

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Est-ce que le mouvement indépendantiste est toujours bien présent en Catalogne ? Selon les propos de M. Puigdemont, la fête de la Catalogne, le 11 septembre, la célébration du premier anniversaire du référendum catalan, le 1er octobre, ainsi que le début des procès des dirigeants indépendantistes, attendus à l’automne, seront un bon marqueur. Les grandes échéances sont données.
Sophie Petitjean



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ A Moscou, à Saint-Pétersbourg ou à Novossibirsk, de nombreux manifestants ont pris part à un rassemblement autorisé pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite.
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Des dizaines de milliers de Russes manifestent contre une réforme des retraites

A Moscou, à Saint-Pétersbourg ou à Novossibirsk, de nombreux manifestants ont pris part à un rassemblement autorisé pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 16h17
   





                        



   


L’opposition à une mesure soutenue par le président russe, Vladimir Poutine, reste encore inhabituelle dans le pays. Pourtant, des dizaines de milliers de Russes ont participé samedi 28 juillet à des manifestations organisées à travers le pays par le Parti communiste contre un projet de hausse de l’âge du départ à la retraite.
A Moscou, 100 000 personnes, selon les organisateurs, environ 10 000 selon des journalistes, ont pris part à un rassemblement autorisé contre la réforme actuellement en lecture au Parlement.
Dans les rues de Moscou, la foule entonnait des slogans tels que « Poutine, ne touche pas à nos retraites ! » et brandissait des pancartes portant les mots : « Nous voulons vivre de nos retraites et ne pas mourir au travail. »

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Dizaines de villes
Des manifestations ont eu lieu dans des dizaines d’autres villes, allant de l’Extrême-Orient à la Sibérie et à l’ouest de la Russie. A Saint-Pétersbourg, la deuxième ville du pays, environ 1 000 personnes se sont rassemblées sous des drapeaux rouges, certaines portant des portraits de Staline. A Novossibirsk, en Sibérie occidentale, l’agence de presse étatique TASS a mentionné 1 200 manifestants, citant la mairie.
Cette opposition, soutenue par un Parti communiste d’habitude plutôt complaisant envers le Kremlin, s’est aussi exprimée à travers une pétition en ligne demandant l’annulation de la réforme, et qui a recueilli 2,9 millions de signatures.
La réforme, annoncée par le premier ministre, Dmitri Medvedev, prévoit d’allonger progressivement, à partir de 2019, le seuil de départ à la retraite à 65 ans pour les hommes d’ici à 2028, et à 63 ans pour les femmes en 2034 ; huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes. Cela passe mal, même si la faiblesse des pensions (183 euros en moyenne par mois) contraint des millions de retraités russes à trouver un travail d’appoint.
Les femmes sont particulièrement vulnérables. Elles doivent souvent se contenter, après 50 ans, de petits boulots pour joindre les deux bouts, alors même que leur espérance de vie a augmenté à 77,7 ans. Celle des hommes, elle, reste basse : 67,5 ans. A peine plus de deux ans après l’âge de départ à la retraite envisagé.
M. Poutine, qui n’avait pas mentionné la question des retraites lors de la campagne qui a abouti à sa réélection en mars, a ainsi vu sa cote de popularité chuter à 64 % en juillet, contre 80 % en mai, selon le centre russe d’études de l’opinion (VTsIOM). Le président russe a dit la semaine dernière qu’il n’appréciait pas l’idée d’augmenter l’âge de départ à la retraite, mais qu’il était nécessaire de « prendre des décisions cruciales ».
Comme Galina Nikiforova, 59 ans, venue manifester à Saint-Pétersbourg, certains opposants à la mesure soulignent le faible intérêt des employeurs pour les personnes plus âgées :
« Comment allons-nous vivre ? Je ne le sais pas. Ils n’embauchent personne au-dessus de 50 ans. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Depuis l’arrivée au pouvoir de Nikol Pachinian, la liste des personnes soupçonnées de malversations s’allonge, jusque dans l’entourage de l’ex-président.
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La lutte contre la corruption ébranle la politique arménienne

Depuis l’arrivée au pouvoir de Nikol Pachinian, la liste des personnes soupçonnées de malversations s’allonge, jusque dans l’entourage de l’ex-président.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 09h56
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 16h37
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Moins de trois mois après avoir été porté au poste de premier ministre, le 8 mai, par un mouvement inédit de protestations dans la rue, Nikol Pachinian s’est vanté d’avoir déjà récupéré l’équivalent de 36 millions d’euros. L’ex-opposant âgé de 43 ans, qui avait promis de s’attaquer à la corruption, véritable fléau en Arménie, est passé aux actes : l’ancienne petite république soviétique du Caucase vit depuis plusieurs semaines au rythme des scandales qui touchent tous les secteurs, l’administration, l’armée ou les douanes, et des interpellations qui se multiplient jusque dans l’entourage proche de l’ancien président, Serge Sarkissian.
Son prédécesseur, l’ancien président Robert Kotcharian (1998-2008) fait lui-même face à la lourde accusation d’avoir « renversé l’ordre constitutionnel arménien ». Actuellement libre, il risque jusqu’à quinze ans de prison s’il est reconnu coupable de fraude électorale en ayant fait basculer en février 2008 le vote en faveur de son allié de l’époque, Serge Sarkissian. Des affrontements avaient alors éclaté au cours desquels huit manifestants et deux agents de police avaient été tués. « C’est une accusation absolument fabriquée, s’est défendu M. Kotcharian, jeudi 26 juillet, sur la chaîne de télévision Yerkir Media TV. Il s’agit clairement d’une persécution politique, une vendetta de la “révolution de velours”. »

Arrêté pour avoir organisé ces manifestations, Nikol Pachinian avait été condamné à sept ans de prison, puis libéré dans le cadre d’une amnistie en 2011. Sept ans plus tard, au printemps dernier, l’ex-opposant s’était imposé à la faveur d’un vaste mouvement pacifique de protestations qu’il avait lui-même baptisé « révolution de velours ».
Le premier coup de massue est tombé très tôt, dès la mi-juin, avec la perquisition menée sous l’œil des caméras au domicile du général à la retraite Manvel Grigorian, ex-député du Parti républicain au pouvoir depuis 1990,...




                        

                        


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La Grèce en deuil, les premières victimes des incendies commencent à être identifiées

Le bilan humain des feux qui ont ravagé la côte d’Athènes s’est alourdi samedi à 88 morts, parmi lesquels trois enfants. L’identification des victimes prendra quelques jours.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 09h49
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 14h06
   





                        


Le deuil de la Grèce sera long après l’incendie le plus meurtrier que le pays ait jamais connu. Le bilan humain des feux qui ont ravagé la côte d’Athènes, lundi 23 juillet, s’est alourdi samedi à quatre-vingt-huit morts, parmi lesquels trois enfants, deux jumelles et un garçon, qui figurent parmi les premières victimes identifiées.
Une autre victime, une quadragénaire, est morte à l’hôpital où elle était soignée, et où une dizaine de personnes restent dans un état grave, selon le ministère de la santé.
Un détective embauché par la famille de Sophia et de Vassiliki, des jumelles de 9 ans, qui étaient en route vers la plage avec leurs grands-parents quand le feu s’est abattu sur la localité balnéaire de Mati, a annoncé aux médias dans la nuit que les fillettes avaient été identifiées parmi les morts.
Leur sort a ému la Grèce, leur père ayant d’abord cru les reconnaître sur des photos de rescapés, avant d’être détrompé. Depuis, leurs visages tournaient en boucle dans les médias.
Elles ont été retrouvées enlacées avec leurs deux grands-parents sur un terrain où vingt-six corps calcinés ont été découverts mardi matin. Situé au bord d’une falaise, l’endroit s’est refermé comme un piège sur ces victimes qui tentaient de gagner la mer, à quelques mètres.

        Lire notre reportage:
         

          Grèce : à Mati, « la nuit a été dure, c’était l’apocalypse ! »



La difficile identification des victimes
Une mère de famille a également perdu son fils de 11 ans, sa fille de 13 et son époux, de 54 ans, autres visages tragiques du sinistre. Elle a fait part de leur identification aux médias vendredi soir.
Selon la presse, un nourrisson de 6 mois est mort de problèmes respiratoires à l’hôpital en début de semaine, après avoir passé plusieurs heures sous un nuage de fumée et de cendres dans l’eau, dans les bras de sa mère, toujours hospitalisée samedi.
Quatre touristes étrangers ont été recensés parmi les vingt-cinq personnes qui, selon les services légistes, avaient été identifiées samedi : un jeune marié irlandais en voyage de noces ; une mère et son fils polonais ; et un Belge dont la fille adolescente a été sauvée.
La confusion régnait toujours quant au nombre exact de disparus, dans l’attente de la fin des identifications mais aussi faute de recensement précis des rescapés finalement retrouvés.

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L’inventaire des dégâts matériels se poursuivait par ailleurs. Selon le ministère des infrastructures, 3 366 constructions avaient été expertisées samedi, dont un millier d’entre elles classées comme inhabitables et 800 très endommagées.
Le gouvernement assume tout en se dédouanant
Alors que la polémique enflait, vendredi, le gouvernement a tenté de se dédouaner en évoquant une piste criminelle et en mettant en cause des décennies d’urbanisme anarchique.
Invisible depuis trois jours, le premier ministre, Alexis Tsipras, a finalement convoqué un conseil des ministres en fin d’après-midi. A sa sortie, il a notamment déclaré assumer « la responsabilité politique de la tragédie ». Sans toutefois rien concéder sur l’organisation des secours, dénoncée par l’opposition.
Le ministre adjoint à la protection du citoyen, Nikos Toskas, a réaffirmé samedi sur la télévision publique qu’il n’y avait « pas eu d’erreurs stratégiques ». « La meilleure planification au monde n’aurait pas pu » parer au sinistre, a-t-il dit, alors que le gouvernement a mis en cause la violence des vents et l’urbanisme anarchique.

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Un des nombreux bénévoles accourus sur les lieux depuis mardi pour soutenir les rescapés témoignait samedi matin devoir souvent « gérer la colère des habitants ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Le président français a animé vendredi sa première « consultation citoyenne sur l’Europe » en dehors de la France.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/07/2018
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A Lisbonne, Emmanuel Macron expose sa vision d’une Europe à trois vitesses

Le président français a animé vendredi sa première « consultation citoyenne sur l’Europe » en dehors de la France.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 08h29
    |

            Jean-Baptiste Chastand (Lisbonne, envoyé spécial)








                        



   


Pas une question sur l’affaire Benalla. C’est devant une salle remplie seulement aux deux tiers et composée d’un public poli qu’Emmanuel Macron a déroulé, vendredi 27 juillet à Lisbonne, son ambition pour le futur de l’Union européenne (UE).
Le président français, au côté du premier ministre socialiste portugais Antonio Costa, a pris plaisir à revenir à ses fondamentaux pro-européens en animant sa première « consultation citoyenne sur l’Europe » en dehors de la France. Lancée lors de son discours à la Sorbonne, en septembre 2017, l’idée d’organiser des débats dans toute l’Europe est censée être appliquée par chaque capitale européenne d’ici à octobre. Seule la Hongrie a refusé, les autres pays jouant le jeu avec plus ou moins d’entrain.
Les Portugais, profondément francophiles et pro-européens, avaient bien fait les choses. M. Macron n’a jamais été mis en difficulté, de quoi changer après dix jours de polémiques en France sur les violences reprochées à son chef de cabinet adjoint. L’auditorium de la Fondation Gulbenkian était surtout rempli d’un public composé d’expatriés français et de Portugais souvent bien apprêtés. « Il y a beaucoup de monde des ministères et pas beaucoup de citoyens lambda », témoignait une haute fonctionnaire portugaise travaillant sur les affaires européennes et venue assister à l’événement. En pleines vacances scolaires, un midi et en semaine, pouvait-il en être autrement ?
« L’Europe sensuelle »
Sur l’immigration, les institutions européennes ou le couple franco-allemand, aucune question n’a jamais vraiment surpris les deux responsables politiques, qui ont fustigé devant un public conquis la montée des « extrêmes » et des « nationalistes » en Europe centrale.

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« L’Europe doit être un objet plus chaud, plus sensible, plus sensuel, au sens premier du terme, a notamment plaidé le président français. On a créé une Europe un peu bureaucratique. On ne peut pas simplement dire que l’Europe ce sont des règles, des objets froids qui s’imposent depuis un extérieur lointain. »
Antonio Costa, lui, a longuement plaidé pour un budget de l’union monétaire, alors que le Portugal se remet à peine de la crise financière de 2008 qui l’a conduit sous la tutelle de la « troika » (Commission de Bruxelles, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international). « Il faut un budget de la zone euro qui permette d’investir », a-t-il expliqué, obtenant l’assentiment du Français. « Je n’ai rien à redire, je partage tout », a appuyé M. Macron, qui a arraché un accord de principe sur le sujet en Allemagne, mais sans qu’aucun montant d’un tel budget soit jusqu’ici avancé.
Si le président français a surtout paraphrasé son discours de la Sorbonne, il s’est fait un peu plus précis sur sa vision de l’UE « à dix ou quinze ans ». Il a notamment évoqué une Europe en trois « cercles ». Le plus large consisterait en une « union de valeurs, de principes démocratiques et de libertés économiques », « quelque chose entre l’UE et le Conseil de l’Europe actuels ». Cet ensemble serait « moins intégré, mais très exigeant sur les valeurs », a promis M. Macron en assurant que la Russie et la Turquie auraient vocation à en faire partie « soit en son sein, soit avec des accords d’association étroits ». Ce qui suppose que ces deux pays adoptent des standards démocratiques dont ils sont pour l’instant très éloignés.
« Le cœur du réacteur »
Le second cercle, plus resserré, consisterait en un « marché unique fort », « quelque part entre l’UE et la zone euro actuelles ». Celui-ci pourrait notamment s’occuper de sujets « militaires, commerciaux ou numériques » et garantirait « une vraie liberté de circulation en son sein ».
Le troisième cercle, dont on aura compris que la France a vocation à faire partie, serait « le cœur du réacteur », « avec un marché du travail beaucoup plus intégré », une « convergence sociale » voire une assurance chômage commune. Le « cœur d’une Europe des peuples plus intégrée, qui est allée au bout de la logique de la zone euro », a résumé M. Macron. Sans être aussi précis, M. Costa n’a pas caché son avis favorable à une Europe à plusieurs vitesses qui serait en mesure de contourner les pays plus eurosceptiques.
Largement applaudis par le public europhile de la fondation Gulbenkian, les deux responsables doivent encore prouver qu’ils sont capables de convaincre le commun des Européens.

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