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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Au lendemain du premier scrutin post-Mugabe, la tension monte entre la formation d’Emmerson Mnangagwa et celle de l’opposant Nelson Chamisa.
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Compte rendu

Au Zimbabwe, tous les camps s’annoncent vainqueur de la présidentielle

Au lendemain du premier scrutin post-Mugabe, la tension monte entre la formation d’Emmerson Mnangagwa et celle de l’opposant Nelson Chamisa.

Jean-Philippe Rémy (Harare, envoyé spécial)
    



LE MONDE
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        Le 31.07.2018 à 17h47

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        Mis à jour le 31.07.2018 à 17h52






    
Un camion des forces de l’ordre passe devant des partisans du MDC manifestant leur joie, à Harare (Zimbabwe), le 31 juillet 2018. Le parti d’opposition dit avoir remporté l’élection présidentielle.
Crédits : MARCO LONGARI / AFP


Quand tout le monde pense avoir gagné une élection, et que personne n’a le droit de le dire mais ne peut s’empêcher de le crier, on obtient fatalement un résultat un peu étrange et une situation un peu dangereuse. C’est précisément ce qui est en train d’arriver au Zimbabwe, au lendemain d’un scrutin exceptionnel qui doit décider de l’avenir du pays, huit mois après la chute de Robert Mugabe.
Du côté de l’opposition, Nelson Chamisa, le candidat du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a commencé dès le matin, mardi 31 juillet, par un Tweet un peu tordu, sorte de cri de victoire tourné de façon à ne pas crier tout à fait victoire, chose qui aurait eu pour effet immédiat de le faire arrêter par la police.
Préempter la suite des événements
Dans l’après-midi, un de ses proches au sein de la galaxie complexe du MDC monte au créneau à son tour, lors d’une conférence de presse cette fois, organisée dans l’immeuble historique du parti, dans le centre-ville de Harare. Tendai Biti, ex-ministre des finances (au temps du gouvernement d’union nationale, auquel il participait comme opposant), prend infiniment moins de gants pour annoncer que le MDC a collecté des résultats de bureaux de vote à l’échelle du pays. Il dit que la formation a fait ses comptes et est en mesure d’affirmer que « les résultats montrent au-delà de tout doute raisonnable que nous avons gagné les élections et que le prochain président du Zimbabwe est Nelson Chamisa ». Si ce n’est pas une proclamation de victoire, cela commence furieusement à y ressembler.

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Tendai Biti a conscience de franchir une limite. C’est une stratégie, pas un dérapage malencontreux. Il dit aussi que Constantino Chiwenga, l’ex-chef de l’armée désormais à la fois vice-président et ministre de la défense, « a donné l’ordre d’assassiner Nelson Chamisa et moi-même ». C’est une accusation, naturellement, d’une extrême gravité. Il y a quelques jours, il avait annoncé avoir eu un accident de voiture dans des circonstances étranges, percuté par un véhicule qui a pris la fuite. Le MDC considère qu’il s’agit d’une première tentative d’élimination, selon une méthode qui est, du reste, un grand classique des services de sécurité au Zimbabwe. Mais, en l’occurrence, impossible de savoir s’il s’agit de faits ou d’un montage.
Tendai Biti répète en tout cas que les calculs de sa formation sur la base des résultats collectés dans un nombre raisonnable de bureaux de vote (il y en a 11 000 à travers le pays) sont « un fait », et qu’il demande maintenant à la Commission électorale du Zimbabwe (ZEC) d’accélérer les décomptes et de proclamer les résultats. Une façon d’essayer de préempter la suite des événements, de mener le jeu, en quelque sorte, mais aussi de tendre le climat. « Il y a des preuves que des individus sont en train de changer les résultats. Ne les laissez pas faire, ne plongez pas le Zimbabwe dans le chaos », a-t-il ainsi insisté.
Pousser le pouvoir à la faute
En bas de l’immeuble, une poignée de supporters du MDC à l’allure très modeste s’est regroupée pour tenter un début de manifestation de joie. Il n’est pas certain que la fête durera longtemps. Des canons à eau sont en train de bouger sur les grands axes pour tempérer les effusions de joie prématurées. Seulement, comme rien ne se fera avec des déclarations, le MDC, qui le sait, cherche à pousser le pouvoir à la faute.

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Du côté de la ZANU-PF, le président Emmerson Mnangagwa, successeur de Robert Mugabe après le coup d’Etat de novembre 2017, annonce aussi une façon de victoire sans oser le formuler de façon explicite. « Les données que nous recevons de nos représentants dans le pays sont extrêmement positives, a-t-il affirmé. Nous attendons impatiemment les résultats officiels, comme le requiert la Constitution. »
Après le vote dans l’enthousiasme de lundi, il reste cinq jours à la ZEC pour annoncer le résultat qu’un pays attend dans une tension croissante. Mardi, la présidente de la commission, la juge Priscilla Chugumba, n’a pas dit grand-chose, mais a mis en garde : « Il est strictement interdit par la loi d’annoncer des résultats. »


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ La Cour constitutionnelle estime que « punir la consommation de marijuana contredit la Constitution géorgienne » mais réaffirme que la culture et la vente restent répréhensibles.
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En Géorgie, la consommation personnelle de cannabis autorisée

La Cour constitutionnelle estime que « punir la consommation de marijuana contredit la Constitution géorgienne » mais réaffirme que la culture et la vente restent répréhensibles.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 17h53
   





                        



   


Dans une décision rendue publique lundi 30 juillet, la Cour constitutionnelle de Géorgie a aboli les amendes imposées jusqu’alors pour consommation personnelle de cannabis, au motif qu’elle relevait du « droit au développement personnel ».
La Cour estime que « punir la consommation de marijuana contredit la Constitution géorgienne », mais réaffirme cependant que la culture et la vente restent répréhensibles. La consommation personnelle du cannabis était jusqu’alors considérée comme une infraction passible d’environ 170 euros d’amende.
Dans son arrêt, la Cour précise que des poursuites pour consommation de cannabis restent justifiées quand elle pose « une menace pour un tiers », par exemple dans « les institutions éducatives et certains espaces publics ».
Critiques contre une politique répressive
Le gouvernement géorgien a été critiqué dans le passé par des défenseurs des droits pour une politique décrite comme excessivement répressive contre les drogues.
En mai, des milliers de personnes avaient manifesté dans la capitale, Tbilissi, au son de la musique électronique, pour dénoncer des raids policiers dans des discothèques dans le cadre d’une campagne de lutte contre la drogue.
Certains des clients présents dans les discothèques au moment des raids ont affirmé que la police avait fait usage de la force d’une manière disproportionnée à leur égard et que la découverte de drogue pendant des fouilles avait été mise en scène par des policiers.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ D’après la commission électorale, la participation s’établirait à 63,9 %, malgré le boycott de l’opposition.
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Compte rendu

Aux Comores, la réforme constitutionnelle approuvée à 92,74 % par référendum

D’après la commission électorale, la participation s’établirait à 63,9 %, malgré le boycott de l’opposition.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 31.07.2018 à 17h05






    
Dans une salle de classe transformée en bureau de vote pour le référendum constitutionnel du 30 juillet 2018, à Moroni, capitale des Comores.
Crédits : TONY KARUMBA / AFP


Le projet de réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs du président aux Comores a été approuvé par 92,74 % des suffrages lors du référendum organisé le 30 juillet, a annoncé la commission électorale indépendante, mardi 31 juillet.
« Je vous donne les résultats au niveau national. “Oui” : 172 240, soit 92,74 %. “Non” : 13 338, soit 7,26 % », a déclaré le président de cette commission, Ahmed Mohamed Djaza, lors d’une conférence de presse à Moroni. La participation nationale au référendum est de 63,9 %, a-t-il ajouté.
Le chef de l’Etat Azali Assoumani, un ancien putschiste élu à la présidence en 2016, avait créé la surprise il y a trois mois dans le petit archipel de l’océan Indien, qui compte moins de 800 000 habitants, en annonçant un référendum constitutionnel.

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Le projet adopté lundi permet au président d’effectuer deux mandats de cinq ans consécutifs, et non plus un seul. Il supprime les trois postes de vice-président ainsi que la Cour constitutionnelle, plus haute instance judiciaire des Comores. Il fait également de l’islam la « religion d’Etat », dans ce pays à 99 % musulman.
L’opposition, qui avait jugé le référendum « illégal », avait appelé au boycottage du scrutin. Plus tôt mardi, après que le journal d’Etat Al-Watan avait indiqué : « Les premières tendances sorties des urnes montrent que le “oui” l’emporte largement » en citant le ministre de l’intérieur, Mohamed Daoudou, qui s’appuyait sur « 70 % des bureaux dépouillés », elle avait crié au « trucage ». « Quels résultats ! Un scrutin truqué, des chiffres préfabriqués, voilà la consultation populaire du président Azali », avait réagi le secrétaire général du parti Juwa, Ahmed el-Barwane, interrogé par l’AFP.
Doutes sur « la crédibilité du processus électoral »
Lundi, dans les nombreux bureaux de vote visités par les journalistes de l’AFP, les électeurs s’étaient très peu déplacés, avec souvent moins d’un quart de votants une heure avant la fin du scrutin.
Un constat partagé par les observateurs de la Force en attente de la région Afrique de l’Est (EASF). « Dans la plupart des bureaux visités, il y avait moins de vingt électeurs qui attendaient. Mais quand on repassait une heure plus tard on constatait soudain un afflux de bulletins dans l’urne, a déclaré Jules Hoareau, de la mission de l’EASF. Cela n’a pas de sens. »

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Il a aussi dénoncé le fait que « dans tous les bureaux visités » par les observateurs de l’EASF, « les représentants des partis n’ont pas été autorisés à signer les procès-verbaux », ce qui met « en doute la crédibilité du processus électoral ».
Le référendum s’est déroulé dans un climat tendu, alors que l’opposition dénonce les « abus de pouvoir » d’Azali Assoumani depuis des mois. Plusieurs opposants ont été arrêtés, l’ex-président Ahmed Abdallah Sambi, grand rival du chef de l’Etat, assigné à résidence et la Cour constitutionnelle suspendue.
Mais lundi, le scrutin s’est déroulé généralement dans le calme. Seul un incident grave a été signalé à Moroni, où des urnes ont été détruites dans deux bureaux de vote et un gendarme grièvement blessé.

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Le président Azali Assoumani, dont le mandat expire en 2021, prévoyait d’organiser des élections anticipées en 2019 en cas de victoire du « oui » au référendum.
Sa réforme modifie profondément le système de présidence tournante en vigueur depuis 2001, qui a permis de stabiliser les Comores, théâtre de nombreux coups d’Etat et de crises séparatistes depuis leur indépendance de la France, en 1975. La Constitution établissait une rotation de la présidence tous les cinq ans entre les trois îles formant l’Union des Comores, Ngazidja (anciennement Grande Comore), Moili (anciennement Mohéli) et Ndzouani (anciennement Anjouan). Au terme de son quinquennat, le président ne pouvait pas se représenter immédiatement et devait attendre que le tour de son île revienne pour briguer de nouveau la fonction suprême.
Azali Assoumani, 59 ans et originaire de Ngazidja, aurait donc dû quitter ses fonctions en 2021 au profit d’une personnalité issue de l’île de Ndzouani. Mais, le projet de révision constitutionnelle ayant été accepté, il pourrait, à condition de remporter les élections, rester au pouvoir jusqu’en 2029.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ L’amour au front (3/6). C’est l’histoire trouble de Daniela Greene, agente américaine, et d’Abou Talha Al-Almani, un Allemand membre de l’Etat islamique. Voyage à Rakka en Syrie, mariage, retour aux Etats-Unis, condamnation. Un incroyable coup de folie amoureuse.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Ces dernières années, les garde-côtes italiens coordonnaient ces opérations et les migrants étaient conduits en Italie. Mais depuis juin, Rome se défausse sur les garde-côtes libyens.
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Polémique en Italie après qu’un navire a reconduit des migrants en Libye

Ces dernières années, les garde-côtes italiens coordonnaient ces opérations et les migrants étaient conduits en Italie. Mais depuis juin, Rome se défausse sur les garde-côtes libyens.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 16h10
   





                        



   


Des ONG et des politiques italiens ont accusé, mardi 31 juillet, un navire commercial italien d’avoir enfreint le droit international en reconduisant en Libye 108 migrants secourus dans les eaux internationales. Le ravitailleur Asso Ventotto a récupéré ces migrants sur un canot lundi soir à environ 60 milles nautiques au nord-ouest de Tripoli, selon son parcours sur les sites de suivi du trafic maritime.
Ces dernières années, les garde-côtes italiens coordonnaient ces opérations et les migrants étaient conduits en Italie. Mais depuis juin, Rome se défausse sur les garde-côtes libyens, qui ont demandé au navire de ramener les migrants à Tripoli.
« La Libye n’est pas un port sûr et cela peut conduire à une violation du droit international », a commenté le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), en précisant qu’il était encore en train de recueillir des informations sur cette affaire. « Il s’agit d’un refoulement collectif », a dénoncé de son côté Nicola Fratoianni, député italien de gauche actuellement à bord d’un navire d’une ONG espagnole, qui a suivi les échanges radio du ravitailleur. L’ONG allemande Sea-Watch a, elle, évoqué « le premier refoulement par un navire italien depuis des années ».

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«  Nous ne pouvons pas laisser les migrants là-bas »
En 2012, la Cour européenne des droits de l’homme avait condamné l’Italie après qu’un navire militaire italien avait ramené des migrants en Libye en 2009. La Libye était alors dirigée par Mouammar Kadhafi, mais a plongé dans le chaos depuis sa chute en 2011. Les migrants africains y subissent détentions arbitraires, abus, violences et extorsions, alors qu’en Italie 40 % de ceux qui ont demandé l’asile ces dernières années ont obtenu un permis de séjour.
« La Libye n’est pas un endroit sûr (...), nous ne pouvons pas laisser les migrants là-bas », avait protesté lundi soir Roberto Fico, président de la Chambre des députés issu du Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste), en allant à la rencontre de manifestants opposés à la livraison de vedettes italiennes aux garde-côtes libyens.
Matteo Salvini, ministre de l’intérieur et chef de la Ligue (extrême droite, alliée au M5S), a cependant rejeté les critiques : « Ces dernières heures, les garde-côtes libyens ont secouru et ramené 611 migrants en Libye », a-t-il salué sur les réseaux sociaux mardi matin. « Les ONG protestent et les trafiquants perdent leur business ? C’est bien, nous continuons », a-t-il ajouté en répétant son slogan : « Ports fermés, cœurs ouverts ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le géant suisse de l’agroalimentaire Nestlé est accusé de s’accaparer des millions de litres d’eau dans la forêt de San Bernardino.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Beaucoup d’habitants de la zone touchée par les incendies, qui se sont réfugiés dans l’eau pour échapper aux flammes, ont déclaré avoir attendu en mer les secours pendant plusieurs heures.
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Des corps repêchés au large de la Grèce après les incendies meurtriers

Beaucoup d’habitants de la zone touchée par les incendies, qui se sont réfugiés dans l’eau pour échapper aux flammes, ont déclaré avoir attendu en mer les secours pendant plusieurs heures.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 13h40
   





                        



   


La police portuaire grecque a indiqué, mardi 31 juillet, avoir repêché deux nouveaux corps en mer après l’incendie du 23 juillet. S’ils étaient identifiés comme victimes des feux, le bilan passerait ainsi à au moins 93 personnes. Beaucoup d’habitants de la zone touchée par les incendies, qui se sont réfugiés dans l’eau pour échapper aux flammes, ont indiqué avoir attendu en mer les secours pendant plusieurs heures.
Des patrouilles poursuivent toujours leurs recherches en mer pour retrouver éventuellement d’autres victimes, a précisé une responsable de la marine marchande. Depuis les feux, « nous avons repêché huit corps, les deux derniers lundi et mardi », a-t-elle précisé. Le premier a été retrouvé au large de Mati, la localité la plus touchée par les feux sur la côte orientale d’Athènes, et le second dans le golfe Saronique sur la côte ouest de l’Attique.
Samedi, les services des pompiers ont aussi chiffré le nombre des disparus à 25, mais certains d’entre eux, sinon tous, pourraient figurer parmi les 28 victimes dont les corps n’ont pas encore été identifiés.

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Plus d’un millier d’habitations brûlées
Neuf jours après l’incendie, autorités et bénévoles continuaient par ailleurs à assister les sinistrés ayant perdu proches ou maisons. Le ministère des infrastructures a enregistré 1 046 habitations brûlées sur un ensemble de 3 676 dans ces localités.
« 1 803 bâtiments sont habitables tandis que 827 ont subi d’importants dégâts », a précisé lundi le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos, qui a annoncé des subventions et des indemnisations pour les victimes et leurs proches.
Sous les critiques de l’opposition, le premier ministre, Alexis Tsipras, a assumé vendredi la responsabilité politique du drame mais sans concéder de ratage opérationnel. Il s’est rendu lundi sur les lieux du désastre sans prévenir la majorité des médias. Partis et médias d’opposition ont dénoncé un passage « éclair » visant à « éviter la colère des habitants ».
« Si le premier ministre avait choisi d’être accompagné des caméras, vous nous auriez accusé de faire “un show médiatique” », a rétorqué Dimitris Tzanakopoulos, en promettant des « initiatives pour parer les irrégularités chroniques du pays ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ La Californie est touchée par 17 incendies dont les fumées sont visibles depuis l’espace. Le survol des zones touchées par avion donne une vision de l’ampleur de ces feux de forêt qui ont fait huit victimes.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le directeur de l’ONG israélienne B’Tselem exhorte à redoubler d’efforts pour sauver de la démolition cette communauté proche de Jérusalem.
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édition abonné


« Nous avons de sérieuses chances de sauver la communauté palestinienne de Khan Al-Ahmar »

Dans une tribune au « Monde », le directeur de l’ONG israélienne B’Tselem exhorte à redoubler d’efforts pour sauver de la démolition cette communauté proche de Jérusalem.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 15h54
    |

Hagai El-Ad (Directeur de B’Tselem, ONG israélienne vouée à la défense des droits de l’homme dans les territoires occupés)







                        



                                


                            
Tribune. Parfois, le dernier jour d’audience n’est pas vraiment le dernier. Le 24 mai, les juges de la Cour suprême israélienne, Sohlberg, Baron et Willner, rendaient une décision de justice censément juste pour Khan Al-Ahmar, une communauté palestinienne située à quelques kilomètres à l’est de Jérusalem. Ce dernier jour devant les tribunaux aurait dû être suivi par la démolition imminente de toute la communauté par les autorités israéliennes.
Faisant preuve d’un aveuglement formaliste du plus cynique qui soit, les juges ont aisément ignoré certains « détails »
Mais aussi unanime et sans équivoque soit-elle, cette décision n’était rien d’autre qu’une tentative de délivrer un semblant de justice pour couvrir des actions étatiques profondément immorales – et fondamentalement illégales. Faisant preuve d’un aveuglement formaliste du plus cynique qui soit, les juges ont aisément ignoré certains « détails », comme le fait qu’Israël ait établi un régime de planification systématique, qui ne permette quasiment jamais aux Palestiniens de recevoir des permis de construire.
L’essence contextuelle allègrement reléguée au second plan, les juges ont ouvert la voie à un raisonnement fondé sur l’« Etat de droit » pour démolir une école, des dizaines de maisons – et la vie de plus de cent soixante-dix Palestiniens. De telles décisions – dont celle-ci – devraient être contestées localement et internationalement.
Crime de guerre
Le leadership communautaire pacifique d’Eid Jahalin et d’autres ; la résistance non violente d’activistes, quelques jours plus tôt où les bulldozers israéliens préparaient les démolitions à venir – onze personnes ont été arrêtées et des dizaines d’autres blessées par la brutalité des forces de sécurité israéliennes ; une action diplomatique manifeste – à travers des déclarations et une présence physique, comme la visite, le 5 juillet, de diplomates français, anglais, suédois, italiens, suédois, belges,...




                        

                        


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Feux de forêt et canicule : comment l’Europe du Nord a rattrapé celle du Sud

Les pays du cercle arctique font face à des incendies qui ont ravagé des zones forestières ; en Grèce, des incendies meurtriers ont consumé la côte orientale de l’Attique.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 15h30
    |

            Pierre Breteau et 
Jérémie Baruch








                        



   


Depuis le début du mois, les pays du cercle arctique font face à des incendies inhabituels qui ont ravagé des zones forestières. De l’autre côté de l’Europe, en Grèce, des incendies meurtriers ont consumé la côte orientale de l’Attique, portant le nombre de personnes mortes à 91.
De fait, dans toute l’Europe, les incendies estivaux sont en hausse : le nombre de feux (entendus comme un incendie sur une surface minimale de 0,5 hectare, soit deux tiers d’un terrain de football) dénombrés en 2018 est nettement supérieur à la moyenne de la dernière décennie. On comptait, à la fin juillet, 450 feux dans l’Union européenne, soit une augmentation de près de 40 %. Pour autant, le nombre d’hectares brûlés par ces incendies est en nette diminution à la même période.


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Plus de feux en Europe, mais une surface brûlée moins importante
Evolution dans les pays de l'Union européenne des feux et de la surface brûlée.
SurvolezSélectionnez les ronds sur le graphique pour afficher le contexte d'un chiffre. -->

En 2018
Moyenne 2008-2017


Nombre de feux en Europe
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Source : Système européen d'information des feux de forêt


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        { "date": "29/07/2018", "surface_2018": 65318, "surface_moyenne": 121885, "nombre_2018": 450, "nombre_moyenne": 324 },
        { "date": "05/08/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 137629, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 358 },
        { "date": "12/08/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 169952, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 435 },
        { "date": "19/08/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 188847, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 485 },
        { "date": "26/08/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 217335, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 551 },
        { "date": "02/09/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 236369, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 600 },
        { "date": "09/09/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 247950, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 638 },
        { "date": "16/09/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 254692, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 665 },
        { "date": "23/09/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 258537, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 682 },
        { "date": "30/09/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 261712, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 696 },
        { "date": "07/10/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 264798, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 713 },
        { "date": "14/10/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 281038, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 739 },
        { "date": "21/10/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 308665, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 768 },
        { "date": "28/10/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 309760, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 772 },
        { "date": "04/11/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 310056, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 774 },
        { "date": "11/11/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 310330, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 776 },
        { "date": "18/11/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 311002, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 777 },
        { "date": "25/11/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 311112, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 778 },
        { "date": "02/12/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 311205, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 779 },
        { "date": "09/12/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 311357, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 780 },
        { "date": "16/12/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 311476, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 781 },
        { "date": "23/12/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 311737, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 782 },
        { "date": "30/12/2018", "surface_2018": -1, "surface_moyenne": 312033, "nombre_2018": -1, "nombre_moyenne": 784 }
    ]
    // dico = {
    //     "2005": { "titre": "Nouveaux pouvoirs", "detail": "La loi du 6 août 2004 renforce les pouvoirs d'investigation et de sanction de la CNIL. Ces nouveaux pouvoirs génèrent de nouvelles délibérations de la Commission." },
    //     "2013": { "titre": "Adaptation et régulation européenne", "detail": "Les années 2010 sont celles d'une certaine transformation des usages numériques, accompagnée par le droit européen et français, ce qui – en plus de toutes les autres délibérations et décisions – fait grimper ce chiffre." }
    // };

    /* les marges et la taille */
    var margin = { top: 40, right: 20, bottom: 30, left: 50 },
        width = largeur - margin.left - margin.right,
        height = (largeur / 1.3) - margin.top - margin.bottom,
        radius = 6;


    var parseTime = d3.timeParse("%d/%m/%Y"),
        x = d3.scaleTime().range([0, width]),
        y = d3.scaleLinear().range([height, 0]);

    var valueline_surface = d3.line()
        .defined(function(d) { return (d.surface_2018  x(d.date))
 y(d.surface_2018));

    var valueline2_surface = d3.line()
 x(d.date))
 y(d.surface_moyenne));

    var valueline_nombre = d3.line()
        .defined(function(d) { return (d.nombre_2018  x(d.date))
 y(d.nombre_2018));

    var valueline2_nombre = d3.line()
 x(d.date))
 y(d.nombre_moyenne));

    var svg = d3.select("#graphique1").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
        .append("g")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    /* on reformate */
    data.forEach(function(d) {
        d.date = parseTime(d.date);
    });

    /* les scales X*/
    x.domain(d3.extent(data, function(d) { return d.date; }));
    y.domain([0, d3.max(data, function(d) { return d.nombre_moyenne; })]);

    /* la ligne */
    svg.append("path")
        .data([data])
        .attr("class", "lignejaune")
        .attr("d", valueline_nombre);

    svg.append("path")
        .data([data])
        .attr("class", "lignebleue")
        .attr("d", valueline2_nombre);

    svg.append("circle")
        .data([data[30]])
        .attr("class", "cerclejaune")
        .attr("r", 4)
        .attr("cx", function(d) {
            return x(d.date)
        })
        .attr("cy", function(d) {
            return y(d.nombre_2018)
        })

    svg.append("circle")
        .data([data[52]])
        .attr("class", "cerclebleu")
        .attr("r", 4)
        .attr("cx", function(d) {
            return x(d.date)
        })
        .attr("cy", function(d) {
            return y(d.nombre_moyenne)
        })

    var mois = ["Jan.", "Fév.", "Mars", "Avr.", "Mai", "Juin", "Juil.", "Août", "Sept.", "Oct.", "Nov.", "Déc."]
    formatMonth = d3.timeFormat("%m")

    svg.append("g")
        .attr("transform", "translate(0," + height + ")")
        .attr("class", "axes x")
        .call(d3.axisBottom(x).ticks(10).tickSizeOuter(0)
            .tickFormat(function(d) {
                return (mois[+formatMonth(d) - 1])
            })

        );
    /* l'axe des ordonnées  */
    svg.append("g")
        .attr("class", "axes y")
        .call(d3.axisLeft(y).ticks(8).tickSizeOuter(0)
            .tickFormat(function(d) {
 0) {
                    if (d                     return String((d / 1000).toFixed(3)).replace(".", " ")
                }
            }));


    function updateData(val) {

        y.domain([0, d3.max(data, function(d) { return eval("d." + val + "_moyenne"); })]);

        var svg = d3.select("#graphique1").transition();

        svg.select(".lignejaune")
            .duration(700)
            .attr("d", eval("valueline_" + val))

        svg.select(".lignebleue")
            .duration(700)
            .attr("d", eval("valueline2_" + val))

        svg.select(".cerclejaune")
            .attr("id", val + "_2018")
            .duration(700)
            .attr("cy", function(d) {
                return y(eval("d." + val + "_2018"))
            })


        svg.select(".cerclebleu")
            .attr("id", val + "_moyenne")
            .duration(700)
            .attr("cy", function(d) {
                return y(eval("d." + val + "_moyenne"))
            })





        svg.select(".y.axes") // change the y axis
            .duration(140)
            .call(d3.axisLeft(y).ticks(8).tickSizeOuter(0)
                .tickFormat(function(d) {
 0) {
                        if (d                         return String((d / 1000).toFixed(3)).replace(".", " ")
                    }
                }));
    }


    $("#feux_ue #change").on("change", function(i, k) {
        var val = this.value
        updateData(val)
    })

    updateData("nombre")



    var dec_device = "aec";
    try {
 -1) {
            dec_device = "noaec";
        }
    } catch (err) {
        dec_device = "aec";
    }

    /* La gestion du tooltip, ici sur le sélecteur "g.annotations"   */
    $("#feux_ue").tooltip({
        show: { effect: "slideDown", duration: 100 },
        hide: { effect: "slideUp", duration: 100 },
        items: "circle",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            if (this.id == "nombre_moyenne") {
784 feux de forêt chaque année entre 2008 et 2017"
            } else if (this.id == "nombre_2018") {
450 feux de forêt en Europe – soit une augmentation de 38,9 % par rapport à la moyenne des dix dernières années au même moment."
            } else if (this.id == "surface_moyenne") {
312 033 hectares de forêt brûlés chaque année entre 2008 et 2017"
            } else if (this.id == "surface_2018") {
65 318 hectares de forêt brûlés en Europe – soit une baisse de 46,4 % par rapport à la moyenne des dix dernières années au même moment."
            }
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }
    });
    $("#feux_ue a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


Une canicule inédite dans le nord de l’Europe
La spécificité des incendies de l’année 2018 tient surtout à l’emplacement géographique des feux déclarés. La vague de chaleur que connaît l’Europe du Nord a eu des conséquences en Suède et en Finlande, où les feux de forêts – habituellement rarissimes – ont dévasté des milliers d’hectares. Ainsi, la Suède enregistrait, le 31 juillet, 18 700 hectares de forêt dévastés par les flammes depuis le début de l’année contre 454 hectares habituellement (moyenne des feux enregistrés entre 2008 et 2017), soit une hausse de… 4 000 %.

        Lire l’entretien avec le climatologue Jean Jouzel :
         

          « Nous sommes tous vulnérables »



De la même manière, les pays baltes ont payé un lourd tribut aux fortes chaleurs du mois de juillet, alors que la « saison » des incendies peut durer jusqu’en septembre inclus. Ainsi, la Lettonie a déjà vu partir en fumée 2 176 hectares (contre 10 hectares en moyenne les autres années), soit une hausse de 21 600 % par rapport à la période 2008-2017.

 #cartefeux { border-top: 4px solid #16212c; border-bottom: 1px solid #eef1f5; padding: 10px 0; width: 100%; color: #16212c; } #cartefeux .grasdecodeurs { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.7rem; font-weight: bold; } #cartefeux .titre { padding: 6px 16px; display: block; } #cartefeux .texte { margin: 1rem .5rem; padding: 0 10px; } #cartefeux .explications { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; margin: 20px 0px; padding: 10px; background-color: #f5f6f8; color: #383f4e; text-align: center; } .ui-tooltip p:before { color: #a2a9ae; content: '› '; font-family: arial; display: inline-block; font-size: inherit; left: 0; position: relative; width: 9px; font-weight: 400 } .ui-tooltip p.petiteliste { margin-left: 1rem; } .tooltipdecodeurs .titre_tt { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-weight: bold; font-size: 1.5rem; letter-spacing: .07rem; margin: .5rem 0; } .tooltipdecodeurs .gris { color: #a2a9ae; } .tooltipdecodeurs .bulle { border-radius: 50%; width: 1rem; height: 1rem; border: 0; display: inline-block; margin: -.3rem .5rem 0 0; vertical-align: middle; cursor: default; } .tooltipdecodeurs div { display: block!important; } .tooltipdecodeurs img { height: 1.5rem; margin-bottom: -.2rem; margin-right: .5rem; padding: 1px; border: 1px solid #A2A9AE; } .tooltipdecodeurs { border-radius: 0; padding: 2rem 1.5rem; position: absolute; z-index: 9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 1px solid #ccd0d3!important; border-top: 4px solid #2E3942!important; background: #fff!important; color: #222 } .tooltipdecodeurs .hr { margin-top: 1rem; border-top: 1px solid #e8eaee; padding-bottom: 1rem; } #cartefeux .source { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; padding: 0 10px; text-align: right; color: #8b9299; font-size: 1.2rem; } #cartefeux .passelect { -webkit-touch-callout: none; -webkit-user-select: none; -khtml-user-select: none; -moz-user-select: none; -ms-user-select: none; user-select: none; } /* .nope.isl { display: none; } */ .nope { fill: #f8fafc; stroke: #e4eef6; stroke-width: 1px; } .pays { stroke-width: .8; } .pays:hover { stroke-width: 1.6; cursor: pointer; } .graticule { fill: #FFF; fill-opacity: 1; stroke: #d6e2eb; stroke-opacity: .5; stroke-width: 0.8px; } .caption { fill: #16212c; font-weight: bold; font-size: 1.2rem; text-anchor: start; pointer-events: none; } .tick text { fill: #16212c; pointer-events: none; } span.mobile { display: none; } span.desktop { display: inline; } /* le tooltip fixé en bas sur mobile */ @media screen and (max-width: 500px) { span.desktop { display: none; } span.mobile { display: inline; } .tooltipdecodeurs.noaec { position: fixed; bottom: 0!important; left: 0!important; top: auto!important; right: auto!important; min-width: 100%!important; border-radius: 0; padding: 1.5rem; z-index: 9999; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border-top: 1px solid #e8eaee!important; border-left: 0!important; border-right: 0!important; border-bottom: 0!important; background: #fcfcfd!important; color: #383f4e; } .tooltipdecodeurs.noaec:after { content: '×'; position: absolute; top: .5rem; right: .5rem; color: #ccd0d3; font-size: 3rem; } }
                                                                                
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Le nord de l’Europe plus fortement touché en 2018 que ces dix dernières années
Cette carte représente la part de forêt brûlée par rapport à la moyenne établie entre 2008 et 2017.
Passez la souris surSélectionnez un pays pour afficher le détail.

Sources : Effis, Banque mondiale


require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/4.2.2", "d3-topojson/v1"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3, topojson) {

    var largeur = document.getElementById("cartefeux").offsetWidth;
    var w = largeur;
    var h = largeur * 1.1;
    var urlcarte = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/json/europe.json";
    var url = "//www.lemonde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/";

    /* exceptions */

    if (largeur         h = largeur * 1.4
    }

    if (window.location.href.split("/")[2] == "brt.lemonde.fr:8888") urlcarte = "./europe.json"
    /* la carte à proposer parler */

    var projection = d3.geoConicEquidistant()
        .center([14, 51])
        .rotate([-20, 0])
        .translate([w / 1.1, h / 2])
        .scale([w * 1.75]);

    var path = d3.geoPath()
        .projection(projection);

    var svg = d3.select("#carteeurope")
        .append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (w) + " " + h);

    var graticule = d3.geoGraticule()
        .extent([
            [-180, -90],
            [180, 88.01]
        ])
        .step([3, 2]);


    svg.append("svg:g")
        .attr("id", "graticule")
        .append("path")
        .datum(graticule)
        .attr("class", "graticule")
        .attr("d", path);


    var europa = svg.append("g")
        .attr("class", "europa")

    var data = {
        "EST": { "iso2": "EE", "pays": "Estonie", "adj": "estonienne", "feu2018_ha": 339, "moy-08_17": 0, "ratio_debase": "max", "ratio_moy": "max", "forets_ha": 2232000, "ratio_superficie": 0.02 },
        "LVA": { "iso2": "LV", "pays": "Lettonie", "adj": "lettone", "feu2018_ha": 2176, "moy-08_17": 10, "ratio_debase": 21760.00, "ratio_moy": 21660.00, "forets_ha": 3356000, "ratio_superficie": 0.06 },
        "SWE": { "iso2": "SE", "pays": "Suède", "adj": "suédoise", "feu2018_ha": 18761, "moy-08_17": 454, "ratio_debase": 4132.38, "ratio_moy": 4032.38, "forets_ha": 28073000, "ratio_superficie": 0.07 },
        "DEU": { "iso2": "DE", "pays": "Allemagne", "adj": "allemande", "feu2018_ha": 1593, "moy-08_17": 40, "ratio_debase": 3982.50, "ratio_moy": 3882.50, "forets_ha": 11419000, "ratio_superficie": 0.01 },
        "DNK": { "iso2": "DK", "pays": "Danemark", "adj": "danoise", "feu2018_ha": 362, "moy-08_17": 13, "ratio_debase": 2784.62, "ratio_moy": 2684.62, "forets_ha": 612200, "ratio_superficie": 0.06 },
        "FIN": { "iso2": "FI", "pays": "Finlande", "adj": "finlandaise", "feu2018_ha": 306, "moy-08_17": 23, "ratio_debase": 1330.43, "ratio_moy": 1230.43, "forets_ha": 22218000, "ratio_superficie": 0.00 },
        "GBR": { "iso2": "GB", "pays": "Royaume-Uni", "adj": "britannique", "feu2018_ha": 13888, "moy-08_17": 3113, "ratio_debase": 446.13, "ratio_moy": 346.13, "forets_ha": 3144000, "ratio_superficie": 0.44 },
        "TUR": { "iso2": "TR", "pays": "Turquie", "adj": "turque", "feu2018_ha": 16601, "moy-08_17": 9518, "ratio_debase": 174.42, "ratio_moy": 74.42, "forets_ha": 11715000, "ratio_superficie": 0.14 },
        "NLD": { "iso2": "NL", "pays": "Pays-Bas", "adj": "néerlandaise", "feu2018_ha": 77, "moy-08_17": 56, "ratio_debase": 137.50, "ratio_moy": 37.50, "forets_ha": 376000, "ratio_superficie": 0.02 },
        "POL": { "iso2": "PL", "pays": "Pologne", "adj": "polonaise", "feu2018_ha": 73, "moy-08_17": 61, "ratio_debase": 119.67, "ratio_moy": 19.67, "forets_ha": 9435000, "ratio_superficie": 0.00 },
        "GRC": { "iso2": "GR", "pays": "Grèce", "adj": "grecque", "feu2018_ha": 6884, "moy-08_17": 8361, "ratio_debase": 82.33, "ratio_moy": -17.67, "forets_ha": 4054000, "ratio_superficie": 0.17 },
        "FRA": { "iso2": "FR", "pays": "France", "adj": "française", "feu2018_ha": 2296, "moy-08_17": 3257.00, "ratio_debase": 70.49, "ratio_moy": -29.51, "forets_ha": 16989000, "ratio_superficie": 0.01 },
        "IRL": { "iso2": "IE", "pays": "Irlande", "adj": "irlandaise", "feu2018_ha": 2505, "moy-08_17": 4024, "ratio_debase": 62.25, "ratio_moy": -37.75, "forets_ha": 206000000, "ratio_superficie": 0.00 },
        "BEL": { "iso2": "BE", "pays": "Belgique", "adj": "belge", "feu2018_ha": 136, "moy-08_17": 228, "ratio_debase": 59.65, "ratio_moy": -40.35, "forets_ha": 683400, "ratio_superficie": 0.02 },
        "NOR": { "iso2": "NO", "pays": "Norvège", "adj": "norvégienne", "feu2018_ha": 327, "moy-08_17": 734, "ratio_debase": 44.55, "ratio_moy": -55.45, "forets_ha": 12112000, "ratio_superficie": 0.00 },
        "SRB": { "iso2": "RS", "pays": "Serbie", "adj": "serbe", "feu2018_ha": 256, "moy-08_17": 645, "ratio_debase": 39.69, "ratio_moy": -60.31, "forets_ha": 2720000, "ratio_superficie": 0.01 },
        "BGR": { "iso2": "BG", "pays": "Bulgarie", "adj": "bulgare", "feu2018_ha": 260, "moy-08_17": 828, "ratio_debase": 31.40, "ratio_moy": -68.60, "forets_ha": 3823000, "ratio_superficie": 0.01 },
        "ITA": { "iso2": "IT", "pays": "Italie", "adj": "italienne", "feu2018_ha": 7358, "moy-08_17": 23925, "ratio_debase": 30.75, "ratio_moy": -69.25, "forets_ha": 9297000, "ratio_superficie": 0.08 },
        "ROU": { "iso2": "RO", "pays": "Roumanie", "adj": "roumaine", "feu2018_ha": 791, "moy-08_17": 3233, "ratio_debase": 24.47, "ratio_moy": -75.53, "forets_ha": 6861000, "ratio_superficie": 0.01 },
        "CYP": { "iso2": "CY", "pays": "Chypre", "adj": "chypriote", "feu2018_ha": 152, "moy-08_17": 871, "ratio_debase": 17.45, "ratio_moy": -82.55, "forets_ha": 172700, "ratio_superficie": 0.09 },
        "ESP": { "iso2": "ES", "pays": "Espagne", "adj": "espagnole", "feu2018_ha": 3639, "moy-08_17": 32639, "ratio_debase": 11.15, "ratio_moy": -88.85, "forets_ha": 18417870, "ratio_superficie": 0.02 },
        "BIH": { "iso2": "BA", "pays": "Bosnie-Herzégovine", "adj": "bosnienne", "feu2018_ha": 1017, "moy-08_17": 9848, "ratio_debase": 10.33, "ratio_moy": -89.67, "forets_ha": 2185000, "ratio_superficie": 0.05 },
        "MKD": { "iso2": "MK", "pays": "Macédoine", "adj": "macédonienne", "feu2018_ha": 147, "moy-08_17": 1769, "ratio_debase": 8.31, "ratio_moy": -91.69, "forets_ha": 10285, "ratio_superficie": 1.43 },
        "PRT": { "iso2": "PT", "pays": "Portugal", "adj": "portugaise", "feu2018_ha": 1327, "moy-08_17": 29523, "ratio_debase": 4.49, "ratio_moy": -95.51, "forets_ha": 3182000, "ratio_superficie": 0.04 },
        "ALB": { "iso2": "AL", "pays": "Albanie", "adj": "albanaise", "feu2018_ha": 73, "moy-08_17": 3012, "ratio_debase": 2.42, "ratio_moy": -97.58, "forets_ha": 771500, "ratio_superficie": 0.01 },
        "MNE": { "iso2": "ME", "pays": "Monténégro", "adj": "monténégrine", "feu2018_ha": 80, "moy-08_17": 3490, "ratio_debase": 2.29, "ratio_moy": -97.71, "forets_ha": 827000, "ratio_superficie": 0.01 },
        "XKO": { "iso2": "XK", "pays": "Kosovo", "adj": "kosovarde", "feu2018_ha": 0, "moy-08_17": 308, "ratio_debase": 0.00, "ratio_moy": -100.00, "forets_ha": 6600000, "ratio_superficie": 0.00 },
        "CZE": { "iso2": "CZ", "pays": "République tchèque", "adj": "tchèque", "feu2018_ha": 0, "moy-08_17": 14, "ratio_debase": 0.00, "ratio_moy": -100.00, "forets_ha": 2667000, "ratio_superficie": 0.00 },
        "HRV": { "iso2": "HR", "pays": "Croatie", "adj": "croate", "feu2018_ha": 0, "moy-08_17": 8362, "ratio_debase": 0.00, "ratio_moy": -100.00, "forets_ha": 1922000, "ratio_superficie": 0.00 },
        "HUN": { "iso2": "HU", "pays": "Hongrie", "adj": "hongroise", "feu2018_ha": 0, "moy-08_17": 114, "ratio_debase": 0.00, "ratio_moy": -100.00, "forets_ha": 2069000, "ratio_superficie": 0.00 },
        "SVN": { "iso2": "SI", "pays": "Slovénie", "adj": "slovène", "feu2018_ha": 0, "moy-08_17": 9, "ratio_debase": 0.00, "ratio_moy": -100.00, "forets_ha": 1248000, "ratio_superficie": 0.00 },
        "CHE": { "iso2": "CH", "pays": "Suisse", "adj": "suisse", "feu2018_ha": 0, "moy-08_17": 7, "ratio_debase": 0.00, "ratio_moy": -100.00, "forets_ha": 1254000, "ratio_superficie": 0.00 }
    };

    /* les couleurs */

    var threshold = d3.scaleThreshold()
        .domain([-75, -25, 25, 75, 125, 250])
        .range(['#d73027', '#fc8d59', '#fee090', '#ffffbf', '#e0f3f8', '#91bfdb'].reverse());

    /* la légende */

    var formatNumber = d3.format(".0f"),
        formatPercent = d3.format(".0%");

    var x = d3.scaleLinear()
        .domain([-125, 250])
        .range([0, w / 2.5]);

    var xAxis = d3.axisBottom()
        .scale(x)
        .tickSize(13)
        .tickValues(threshold.domain())
        .tickFormat(function(d, i) { return i === threshold.domain().length - 1 ? formatPercent(d / 100) + " et +" : formatNumber(d); });

    /* on crée les rectangles de la légende */
    var leg = svg.append("g")
        .attr("class", "key")
        .attr("transform", "translate(10 ,30)");

    leg.append("text")
        .attr("class", "caption")
        .attr("y", -6)
        .text("Part de forêt brûlée par rapport à la moyenne");

    var rects = leg.append("g");

    var rect = rects.selectAll(".range")
        .data(threshold.range().map(function(color) {
            var d = threshold.invertExtent(color);
            if (d[0] == null) d[0] = x.domain()[0];
            if (d[1] == null) d[1] = x.domain()[1];
            return d;
        }));

    rect.enter().append("rect")
        .attr("class", "range")
        .attr("height", 8)
        .attr("x", function(d) { return x(d[0]); })
        .attr("width", function(d) { return x(d[1]) - x(d[0]); })
        .style("fill", function(d) { return threshold(d[0]); });

    leg.call(xAxis)
        .selectAll(".tick")
        .append("rect")
        .attr("x", -3)
        .attr("width", 6)
        .attr("height", 13)
        .attr("fill-opacity", 0);


    /* on crée les pays */

    d3.json(urlcarte, function(error, maps) {

        europa.selectAll("path")
            .data(topojson.feature(maps, maps.objects.europe).features)
            .enter().append("path")
            //  .filter(function(d) { return data[d.properties.world_name] })
            .attr("d", path)
            .attr("class", function(d) {
                if (data[d.properties.world_name]) return "pays " + d.properties.world_name.toLowerCase()
                else {
                    return "nope " + d.properties.world_name.toLowerCase()
                }
            })
            .attr("stroke", function(d) {
                if (data[d.properties.world_name]) {
                    if (data[d.properties.world_name].ratio_moy == "max") return d3.rgb(threshold(10000)).darker(1)
                    return d3.rgb(threshold(data[d.properties.world_name].ratio_moy)).darker(1)
                }
            })
            .attr("fill", function(d) {
                if (data[d.properties.world_name]) {
                    if (data[d.properties.world_name].ratio_moy == "max") return threshold(10000)
                    return threshold(data[d.properties.world_name].ratio_moy)
                }
            })
            .attr("title", function(d) {
                if (data[d.properties.world_name]) {
                    e = data[d.properties.world_name]
                    /* gestion du html */
" + e.pays + ""
" + e.feu2018_ha.toLocaleString() + " hectare" + ((e.feu2018_ha > 0) ? "s" : "") + " brûlé" + ((e.feu2018_ha > 0) ? "s" : "") + " en 2018"
"
"
 0) html += "Soit " + e.ratio_superficie.toLocaleString() + " % de la forêt " + e.adj + ", c"
                    else html += "C"
" + e["moy-08_17"].toLocaleString() + " ha. en moyenne (2008 à 2017)"
"
" + ((e.ratio_moy > 0) ? "+ " : "") + ((e.ratio_moy).toLocaleString()).replace("-", "- ") + " % d'hectares de forêts perdus de janvier à juillet 2018"
                    return html
                }
            }).on('mouseover', function(d) {
                if (d3.select(this).attr("class").split(" ")[0] == "pays") d3.select(this).moveToFront();
            });

        europa.selectAll(".nope").moveToBack()
        europa.selectAll(".pays").moveToFront()

    });

    /* au mouseover, on passe le path devant les autres */
    d3.selection.prototype.moveToFront = function() {
        return this.each(function() {
            this.parentNode.appendChild(this);
        });
    };

    d3.selection.prototype.moveToBack = function() {
        return this.each(function() {
            var firstChild = this.parentNode.firstChild;
            if (firstChild) {
                this.parentNode.insertBefore(this, firstChild);
            }
        });
    };


    /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
    var dec_device = "aec";
    try {
 -1) {
            dec_device = "noaec";
        }
    } catch (err) {
        dec_device = "aec";
    }

    $("#carteeurope").tooltip({
        show: { effect: "slideDown", duration: 100 },
        hide: { effect: "slideUp", duration: 100 },
        items: "path.pays",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs " + dec_device,
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
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Le Royaume-Uni, dont on pourrait penser que le climat océanique est un atout, a également vu 0,44 % de son patrimoine forestier partir en fumée depuis le début de l’année (avec une hausse de 346 %, près de 14 000 hectares brûlés contre 3 100 en moyenne).
A l’inverse, les pays du sud de l’Europe sont « en retard » par rapport aux années précédentes. Le Portugal n’a vu brûler « que » 1 327 hectares (contre 29 500 en moyenne par an), idem pour l’Espagne avec 3 639 hectares (contre 32 600 en moyenne), là encore même si la saison des feux de forêt n’est pas terminée, les deux pays sont très loin de la quantité de forêts détruite par les feux (respectivement – 95 % et – 88 %).
La « règle des 30-30-30 »
L’invraisemblance géographique de la localisation des feux est expliquée par plusieurs facteurs climatiques : l’humidité de l’air, la température extérieure et la vitesse du vent. La règle usuelle – parfois appelée « règle des 30-30-30 » – veut que le risque de feu soit très élevé si le taux d’humidité est inférieur à 30 %, la température supérieure à 30 °C et que la vitesse du vent dépasse 30 km/h.
En Suède, la température était très supérieure aux moyennes saisonnières. Dès le mois de mai, le mercure dépassait 30 °C dans de nombreuses provinces. Quant à l’humidité, les conditions étaient « extrêmement sèches », comme l’expliquait l’agence de météorologie suédoise, la SMHI. En Grèce, les très forts vents – là encore associés à un temps très sec et des températures élevées – ont contribué à la propagation rapide des feux de forêts.
Un avant-goût de ce qui attend l’Europe
Pour le climatologue Jean Jouzel, ces événements extrêmes sont l’expression de ce qui va devenir la norme en Europe, tant que la lutte contre le changement climatique ne passera pas à la vitesse supérieure.
Ce qui se passe aujourd’hui, les canicules à répétition, les inondations plus fréquentes ou l’intensification des feux, « nous l’avions prévu il y a trente ou quarante ans déjà […] avec le réchauffement ». Et dans le futur, d’ici trente ou cinquante ans « ce qui est exceptionnel aujourd’hui sera la norme en Europe », avance le scientifique, « avec des événements encore plus ravageurs et nombreux. Même si ce sont des régions d’Afrique et de l’Asie qui restent les plus vulnérables ».
Pour Jean Jouzel, seuls 5 % des Européens sont concernés aujourd’hui par les catastrophes liées au réchauffement climatique et leurs conséquences, « à commencer par des épisodes de canicule et des périodes de sécheresse, comme le connaît cet été la Suède et les autres pays scandinaves ». Mais d’ici à la fin du siècle, ce pourrat être les deux tiers, estime-t-il. « En France, les incendies ne seront plus cantonnés au Sud, ils pourront frapper le Centre et l’Ouest, qui deviendront aussi des régions à risque. »



                            


                        

                        


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Elections au Pakistan : l’ombre des militaires

Editorial. Si la victoire au Pakistan de l’ex-star du cricket Imran Khan, aux élections générales, porte l’espoir d’un renouveau de la démocratie pakistanaise, elle invite à la prudence sur la réalité d’un tournant politique.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h23
   





                        



   


Editorial du « Monde ». La victoire de l’ex-star du cricket, Imran Khan, et de son parti, le Mouvement du Pakistan pour la justice (PTI), aux élections générales pakistanaises du 25 juillet a des allures de nouvelle ère, au regard de l’histoire de ce pays situé au cœur d’enjeux politiques régionaux sensibles. C’est la première fois que cette personnalité, qui s’était contentée d’un rôle de contestataire populiste sans programme, accède au pouvoir. Sa formation, le PTI, renouvelle, de plus, un champ politique trusté jusque-là, alternativement, par le Parti populaire pakistanais (PPP) et la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N).
L’émergence d’Imran Khan, personnage flamboyant, illustre le souhait de la population pakistanaise d’assainir les mœurs d’un pouvoir civil disqualifié par des affaires de corruption, qui ont coûté leur poste aux dirigeants qui l’ont précédé. Sa victoire a été favorablement accueillie par les Etats-Unis, qui ont sanctionné financièrement, en janvier, ce pays pour son double discours à l’égard des groupes islamistes insurgés de la région, condamnant d’un côté leur violence et les instrumentalisant de l’autre pour déstabiliser son voisin afghan.

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                Pakistan : Imran Khan face à ses opposants et à ses promesses



Enfin, le PTI, ayant gagné de nombreux sièges dans des bastions du PML-N, jugés imprenables, au Pendjab, et ayant consolidé ses bases dans les zones pachtounes de l’est et du sud, porte l’espoir d’un renouveau de la démocratie pakistanaise. Pour autant, cette victoire invite, également, à la prudence sur la réalité d’un tournant politique.
Les putschs ont scandé l’histoire du pays
Cette élection n’a, en effet, pas fait table rase d’une problématique qui structure le Pakistan depuis dix ans : un rapport de force entre les pouvoirs civil et militaire. Les putschs ont scandé l’histoire du pays et le rythme démocratique n’a été rétabli qu’en 2008. Aujourd’hui emprisonné pour la gestion financière d’avoirs familiaux, Nawaz Sharif, ex-chef du PML-N, démis de ses fonctions de premier ministre en 2017, incarnait cette résistance des civils face aux prétoriens. Lors de ses deux précédents mandats de premier ministre (1990-1993 et 1997-1999), les tensions avaient culminé avec le coup d’Etat du général Pervez Musharraf.

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                L’ex-premier ministre Nawaz Sharif incarcéré à son retour au Pakistan



Si les militaires pakistanais, qui constituent également un pouvoir économique, semblent avoir, depuis 2008, renoncé au recours à la force, de forts soupçons pèsent, aujourd’hui, sur leur volonté d’agir par procuration, utilisant des relais politiques acquis à leur cause ou soucieux de ne pas s’opposer à leurs intérêts. C’est le doute qui plane depuis plusieurs années sur Imran Khan. Au cours de sa campagne, le futur nouveau premier ministre s’est aligné sur une bonne partie des positions historiques de l’armée. Résolument nationaliste en matière de politique étrangère et régionale, il a pu laisser croire que le gouvernement civil qu’il pourrait diriger ne définirait pas les grandes orientations du pays, mais pourrait porter celles de l’armée.
Les militaires le connaissent depuis longtemps. En 1987, pour satisfaire l’attente de l’opinion publique, le président putschiste Muhammad Zia Ul-Haq lui avait demandé de se remettre au cricket. Il a côtoyé le général Musharraf avant de s’en éloigner et il a été proche d’Hamid Gul, l’ex-chef des services secrets militaires pakistanais dans les années 1980. Il lui faut donc maintenant convaincre qu’il n’est le pantin de personne et que cette élection n’a pas placé la démocratie pakistanaise sous tutelle pour que s’ouvre véritablement une nouvelle ère politique.

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                « Au Pakistan, la démocratie restera-t-elle volatile ? »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Les Etats-Unis veulent étouffer l’économie iranienne en réduisant ses exportations de brut au maximum. Cet objectif pourrait avoir un impact durable sur le marché pétrolier.
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Entre Donald Trump et l’Iran, l’arme du pétrole

Les Etats-Unis veulent étouffer l’économie iranienne en réduisant ses exportations de brut au maximum. Cet objectif pourrait avoir un impact durable sur le marché pétrolier.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 11h13
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

« Il y a une multitude de facteurs à surveiller en ce moment sur les marchés pétroliers. Mais, d’une manière ou d’une autre, on arrive toujours à la même conclusion : c’est l’impact des sanctions américaines contre l’Iran qui décidera du prix du baril. » L’estimation de Tamas Varga, analyste chez PVM Oil, est assez partagée dans les milieux pétroliers : l’attitude de Donald Trump face à Téhéran sera décisive pour le marché pétrolier dans les prochaines semaines.
Mardi 31 juillet, les cours étaient toujours à un niveau élevé, à 74,70 dollars le baril, poussés par une demande mondiale qui reste forte et par l’incertitude géopolitique au Proche-Orient, d’autant plus forte que le président américain venait de livrer une nouvelle preuve de son imprévisibilité. Lundi soir, dans un surprenant retournement, Donald Trump a proposé de rencontrer sans aucune condition préalable le président iranien Hassan Rohani. Une proposition balayée d’un revers de main par Téhéran, pour qui tout rapprochement devrait commencer par un retour des Etats-Unis au sein de l’accord nucléaire.
Cette nouvelle rodomontade de M. Trump ne devrait pas avoir d’impact sur la stratégie américaine face à Téhéran qui consiste à étouffer l’économie iranienne et la priver de ses revenus pétroliers. En mai, après avoir annoncé sa sortie de l’accord sur le nucléaire iranien, il avait promis de mettre en place les sanctions « les plus dures de l’histoire » contre l’Iran.

Des prix poussés à la hausse
Derrière ces menaces se trouve l’enjeu crucial du pétrole : du brut iranien d’abord, visé par les sanctions américaines, mais aussi plus largement du pétrole exporté depuis la région, dont une bonne partie transite au large des côtes iraniennes.
Donald Trump a fait de l’arme pétrolière un élément clé de sa stratégie anti-Téhéran. L’idée est d’encercler l’Iran en faisant passer ses exportations de pétrole à zéro, martèlent les responsables américains. Une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ L’agression d’une athlète d’origine nigériane, près de Turin, provoque une vive émotion. Le ministre de l’intérieur Matteo Salvini est accusé d’alimenter un climat d’intolérance.
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En Italie, l’inquiétante multiplication des attaques racistes

L’agression d’une athlète d’origine nigériane, près de Turin, provoque une vive émotion. Le ministre de l’intérieur Matteo Salvini est accusé d’alimenter un climat d’intolérance.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 12h49
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



   


Daisy Osakue rentrait chez elle, dans la nuit de dimanche 29 à lundi 30 juillet, à Moncalieri, une petite ville des environs de Turin (Piémont), lorsqu’une voiture s’est approchée, à pleine vitesse. L’un de ses deux occupants a lancé un projectile en direction de la jeune femme et l’a atteinte en pleine tête, avant que le véhicule ne disparaisse dans la nuit. « J’ai senti un choc très fort au niveau de mon œil. Je me suis jetée à terre, et lorsque je me suis touché le visage, j’ai senti ce liquide. J’étais effrayée, je croyais que c’était de l’acide », raconte, quelques heures plus tard, la jeune femme de 22 ans, aux micros de la télévision italienne.
Il ne s’agissait que d’un œuf. Mais il a touché Daisy Osakue à la tempe, et en éclatant, a endommagé la cornée, faisant craindre, durant quelques heures, qu’une opération serait nécessaire. Selon les médecins, ce risque est écarté. Elle n’aura qu’à porter un bandeau, se reposer quelques jours, puis elle pourra reprendre ses activités.
L’incident aurait à peine été mentionné dans la presse locale si Daisy Osakue était une parfaite inconnue. Mais voilà, cette jeune Italienne de 22 ans, née à Turin de parents nigérians, est un des grands espoirs de l’athlétisme italien. Etudiante dans une université du Texas, elle détient depuis quelques mois le record d’Italie espoirs du lancer du disque, et devrait représenter son pays aux championnats d’Europe qui se tiendront à Berlin du 6 au 12 août. « Ils m’ont sans doute prise pour une prostituée africaine, il y en a beaucoup dans le quartier, a-t-elle confié aux journalistes quelques heures après l’agression, après avoir été soignée dans une clinique ophtalmologique de Turin. Ce qui est clair, c’est qu’il s’agit d’un acte raciste. Ils cherchaient une femme de couleur… »
Sitôt les faits connus, les réactions politiques se sont multipliées. Le vice-président du conseil et ministre de l’intérieur Matteo Salvini (Ligue, extrême droite) a immédiatement parlé de « faits inacceptables », et fait part de son souhait de rencontrer la jeune femme au plus vite, mais cela n’a pas empêché ses opposants de dénoncer la montée, dans le pays, d’un climat de haine de plus en plus exacerbé.
« Racisme rampant »
Des accusations balayées d’un revers de la main par le ministre. « Il y aurait un climat raciste en Italie ? Ne disons pas de bêtises, a-t-il lancé depuis la plage de Milano Marittima (Emilie-Romagne) où il passe ses vacances, avant de rejeter la faute sur ses adversaires politiques. Chaque agression doit être punie et condamnée, mais l’immigration de masse permise par la gauche ces dernières années n’aide pas. » Une rhétorique bien huilée, qui a fait ses preuves par le passé, au moins depuis l’attentat de Macerata, le 3 février : ce jour-là, un militant de la Ligue avait ouvert le feu au hasard sur des migrants, blessant six personnes. Le dirigeant de la Ligue avait rapidement accusé le gouvernement Gentiloni d’être le véritable responsable des violences, à cause de sa politique migratoire.

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                Italie : manifestations d’extrême droite et d’antifascistes sous surveillance



Six mois plus tard, Matteo Salvini est au pouvoir, et les attaques se multiplient. Depuis début juin et le meurtre du militant syndical Soumaïla Sacko, à San Calogero (Calabre), au moins dix cas dans lesquels des Italiens ont ouvert le feu sur des étrangers ont été rapportés. Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29, dans la province de Latina (environs de Rome), un Marocain est mort dans un accident de voiture. Il cherchait à échapper à des habitants qui l’avaient pris en chasse, persuadés – à tort – de tenir un voleur.
Pour l’opposition de gauche, l’actuel ministre de l’intérieur est le principal responsable de cette explosion de violence. « Salvini alimente ce climat d’intolérance et de racisme rampant dans le silence assourdissant du premier ministre Conte », accuse ainsi le député Federico Fornaro (LeU, dissident du PD).
Du côté du Mouvement 5 étoiles, allié de la Ligue au sein du gouvernement, cette multiplication d’attaques nourrit un certain malaise. Il est perceptible dans les réactions embarrassées du président de la Chambre des députés Roberto Fico, qui a assuré lundi que « le racisme doit être combattu, toujours », tout en niant le fait que le phénomène soit en augmentation, ou du secrétaire d’Etat à l’éducation Lorenzo Fioramonti, invitant les responsables politiques à « mesurer leurs paroles », afin d’éviter que certains se sentent dédouanés et passent à l’acte. Le vice-premier ministre et chef de file du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, a en revanche affiché son soutien à son partenaire de coalition : « Il n’y a pas de montée du racisme, on cherche juste à attaquer Salvini. »
En vacances depuis quelques jours, ce dernier ne semble pas trop ébranlé par ces attaques. Il reste crédité de 50 % d’opinions positives, et son parti est au plus haut dans les sondages. Avant qu’il ne quitte Rome, ses derniers messages auront été pour souligner sa priorité du moment : la lutte contre les marchands à la sauvette qui écument les plages italiennes. Lesquels sont, pour la plupart, des migrants.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ De nombreux internautes d’origine turque revendiquent leur double appartenance et dénoncent le racisme dont ils sont victimes.
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Le mouvement #metwo révèle les failles du modèle d’intégration allemand

De nombreux internautes d’origine turque revendiquent leur double appartenance et dénoncent le racisme dont ils sont victimes.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h06
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

En moins d’une semaine, Ali Can est devenu une petite célébrité en Allemagne. La raison ? #MeTwo, le hashtag que ce militant antiraciste de 24 ans a lancé sur Twitter, le 25 juillet, et dont l’objectif est d’inciter les Allemands d’origine étrangère à dénoncer le racisme dont ils sont victimes au quotidien. Le succès dépasse ce qu’il avait imaginé. En six jours, plus de 60 000 messages ont été postés sous ce hashtag inspiré du mouvement #MeToo, suscité en octobre 2017 par l’affaire Weinstein pour libérer la parole des femmes victimes de harcèlement.
A l’origine, la décision du footballeur allemand d’origine turque Mesut Özil de quitter l’équipe nationale. « Je ne jouerai plus pour l’Allemagne des matchs internationaux, aussi longtemps que je ressentirai du racisme et du manque de respect à mon égard », avait indiqué sur Twitter, le 22 juillet, le milieu de terrain de 29 ans. Trois jours plus tard, Ali Can, lui aussi de nationalité allemande et d’origine turque, lançait le hashtag #MeTwo, en référence aux deux cœurs – « un allemand et un turc » – que Mesut Özil revendiquait avoir « dans la poitrine ».
Autant que la diversité des témoignages, qui portent pour la plupart sur des discriminations subies à l’école, au travail, à l’entrée des discothèques ou lors de la recherche d’un logement, c’est l’effet de masse qui donne à ce mouvement un relief particulier. Le fait, également, que plusieurs personnalités publiques aient choisi de mêler leur voix à celles des anonymes, que ce soit spontanément, sur les réseaux sociaux, ou à l’instigation de différents journaux qui, ces derniers jours, leur ont largement donné la parole. Un cas parmi d’autres : l’écologiste Omid Nouripour. Premier député d’origine iranienne à siéger au Bundestag, où il a succédé en 2006 à l’ancien ministre des affaires étrangères Joschka Fischer, cet élu de la Hesse a ainsi raconté au Spiegel comment il fut vivement pris à partie, lors...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ L’extrême droite gagne du terrain au détriment des conservateurs, à l’approche des régionales du 14 octobre.
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En Bavière, l’irrésistible montée de l’AfD

L’extrême droite gagne du terrain au détriment des conservateurs, à l’approche des régionales du 14 octobre.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 14h01
    |

            Thomas Wieder (Deggendorf, Passau (Bavière), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Katrin Ebner-Steiner n’est pas seulement « confiante ». Elle est « très confiante ». Vice-présidente de la fédération bavaroise du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), cette experte-comptable qui fête cette année ses 40 ans et aime répéter dans la même conversation qu’elle est « catholique » et « mère de quatre enfants », n’en revient pas : « Franchement, comment pouvions-nous espérer nous trouver aujourd’hui dans une situation aussi favorable ? Avec ce qui s’est passé ces derniers temps, nous pouvons faire un carton cet automne ! », s’enthousiasme-t-elle depuis la terrasse d’un bistrot de Deggendorf, opulente cité des bords du Danube où elle défendra les couleurs de l’AfD lors des élections régionales bavaroises du 14 octobre.
Pourquoi un tel optimisme, outre la dynamique du parti depuis les élections de septembre 2017 qui lui ont permis de compter 92 députés au Bundestag ? Pour Mme Ebner-Steiner, la réponse tient en deux noms : « Merkel et Seehofer ». A ses yeux, la chancelière fédérale, présidente de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), et son ministre de l’intérieur, patron de l’Union chrétienne-sociale (CSU) bavaroise, sont « les meilleurs alliés objectifs » de l’AfD. « Avec leurs gesticulations, ils ont fini par perdre le peu de crédibilité qu’il leur restait », estime Mme Ebner-Steiner, pour qui la fermeté affichée de M. Seehofer en matière de politique migratoire « n’est que du bla-bla ». En décidant de rester au gouvernement après avoir menacé de le quitter, début juillet, le ministre de l’intérieur « a rendu le meilleur service possible à l’AfD », pense-t-elle. « Sa démission lui aurait valu de la sympathie, il aurait pu se présenter comme une victime de Merkel, et cela nous aurait sans doute compliqué la tâche. Là, il a montré que la seule chose qui lui importe est de s’accrocher au pouvoir. Pour nous, c’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Riyad continuera de soutenir les positions palestiniennes, fait savoir le souverain.
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Sur Jérusalem, le roi d’Arabie saoudite désavoue le prince héritier

Riyad continuera de soutenir les positions palestiniennes, fait savoir le souverain.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 10h46
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Pas de plan de paix au Proche-Orient sans partage de Jérusalem. Cette position, conforme aux demandes des Palestiniens et aux paramètres de règlement du conflit défendus par la Ligue arabe et les grandes capitales européennes, a été réaffirmée durant le week-end par l’Arabie saoudite.
Dans des confidences à la presse soigneusement orchestrées, l’entourage du roi Salman a opéré une mise au point, après une série d’articles ces derniers mois suggérant que Riyad, dans un souci de rapprochement avec Israël et les Etats-Unis, pourrait lâcher le président palestinien Mahmoud Abbas sur cette question-clé.
« En Arabie saoudite, c’est le roi qui décide sur ce sujet, maintenant, et non le prince héritier, a confié un diplomate arabe de haut niveau à l’agence Reuters, à Riyad. L’erreur des Etats-Unis a été de penser qu’un pays seul pourrait forcer les autres à céder. Mais il ne s’agit pas de pression. Aucun dirigeant arabe ne peut faire de concessions sur Jérusalem ou la Palestine. »
Fin 2017, de nombreuses sources diplomatiques avaient rapporté que le prince héritier Mohamed Ben Salman, dit « MBS », fils du souverain et homme-orchestre du royaume, avait donné sa caution au plan de paix préparé par l’homme d’affaires Jared Kushner, le gendre du président américain Donald Trump, en quête de « l’accord ultime » sur ce dossier phare.
Selon des fuites convergentes, le texte envisagé par le trentenaire, qui avant d’être à la Maison Blanche était davantage spécialiste d’immobilier new-yorkais que de géopolitique proche-orientale, prévoyait la création d’un Etat palestinien fantoche, morcelé par les colonies juives qui ne seraient pas évacuées et avec pour capitale un simple faubourg de Jérusalem-Est.
Formaliser un front anti-Iran
Le New York Times, auteur de ce scoop retentissant fin 2017, et d’autres organes de presse, citaient même des diplomates arabes affirmant que le dauphin saoudien, âgé de 32 ans,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Après les démissions au sein du système judicaire péruvien, le président de la fédération, Edwin Oviedo, est accusé d’avoir aidé un juge à acheter des billets pour la Coupe du monde.
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Pérou : le football touché à son tour par le scandale des enregistrements

Après les démissions au sein du système judicaire péruvien, le président de la fédération, Edwin Oviedo, est accusé d’avoir aidé un juge à acheter des billets pour la Coupe du monde.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
31.07.2018 à 11h27
   





                        



   


Le scandale des enregistrements au Pérou, qui a entraîné la chute du président de la Cour suprême et du ministre de la justice, atteint désormais le président de la Fédération de football. « Tout ce que j’ai fait, c’est donner des informations, rien d’autre », a déclaré le président de la Fédération péruvienne, Edwin Oviedo, répondant à la divulgation de ses conversations téléphoniques avec le juge de la Cour suprême Cesar Hinostroza, suspendu à la suite du déclenchement de l’affaire.
En fonction depuis janvier 2015, M. Oviedo a nié avoir aidé le juge à acheter des billets pour la Coupe du monde de football en Russie, dont la première participation de l’équipe nationale depuis trente-six ans avait déclenché les passions au Pérou. Malgré la révélation de ses entretiens douteux, il refuse pour l’instant de démissionner de son poste.
« Je rejette le fait d’avoir offert des voyages, des billets pour des matchs, un logement ou tout autre avantage inapproprié aux juges, procureurs ou autres autorités afin de recevoir une compensation de quelque nature que ce soit », a déclaré M. Oviedo dans un communiqué.
Teofilo Cubillas impliqué
Depuis le 8 juillet, le système judiciaire péruvien est plongé dans un scandale à la suite de la diffusion d’enregistrements audio, où des juges négociaient les peines de prévenus. Le scandale avait déjà atteint le football péruvien la semaine dernière, avec la diffusion d’une conversation téléphonique dans laquelle la légende des années 1970, Teofilo Cubillas, demandait l’aide du juge Hinostroza pour un fugitif condamné à seize ans de prison.
En réponse au scandale, le président péruvien, Martin Vizcarra, a lancé une vaste réforme judiciaire et annoncé un référendum pour la légitimer. La diffusion de ces enregistrements a provoqué la démission du président de la Cour suprême, Duberli Rodriguez, il y a dix jours. Il a également coûté son poste au chef du Conseil judiciaire, Orlando Velasquez, qui nomme les juges et les procureurs, ainsi qu’au ministre de la justice, Salvador Heresi.
Ce nouveau scandale d’enregistrements au Pérou rappelle ceux qui ont entraîné la chute du président Alberto Fujimori en 2000, la démission du président Pedro Pablo Kuczynski en mars et la suspension, en juin, du député Kenji Fujimori, fils de l’ancien président.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Un rapport d’enquête publié lundi n’apporte aucun élément nouveau sur la disparition inexpliquée en 2014 de l’avion de Malaysian Airlines avec 239 personnes à bord.
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Après un rapport non concluant sur la disparition du vol MH370, le directeur de l’aviation civile malaisienne démissionne

Un rapport d’enquête publié lundi n’apporte aucun élément nouveau sur la disparition inexpliquée en 2014 de l’avion de Malaysian Airlines avec 239 personnes à bord.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 10h36
   





                        



   


« C’est avec regret et après mûre réflexion que j’ai décidé de démissionner. » Le directeur général de l’aviation civile malaisienne, Azharuddin Abdul Rahman, a annoncé son départ, mardi 31 juillet, au lendemain de la publication d’un rapport d’enquête n’apportant aucun élément nouveau sur la disparition inexpliquée en 2014 de l’avion de Malaysian Airlines (vol MH370) avec 239 personnes à bord.
Le rapport présenté aux familles de victimes lundi au ministère des transports malaisien a ainsi conclu que les enquêteurs avaient été « incapables de déterminer la véritable cause de la disparition du MH370 », provoquant la colère de proches de passagers. Ce document de 400 pages liste aussi de nombreuses défaillances des contrôleurs aériens en Malaisie et au Vietnam, notamment dans le déclenchement de « phases d’urgence » après la disparition des écrans radars du Boeing 777 qui avait décollé le 8 mars 2014 de Kuala Lumpur pour Pékin.
Le rapport met en évidence le non-respect par le contrôle aérien des procédures opérationnelles habituelles, a souligné Azharuddin Abdul Rahman ; ce qui justifie, selon lui, sa démission.

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                Disparition du vol MH370 : le rapport final n’exclut pas « l’intervention d’une tierce partie »



Recherches maritimes les plus importantes de l’histoire
Aucune trace de l’avion n’a été trouvée dans la zone de recherches de 120 000 km2 explorée dans le sud de l’océan Indien au large de l’Australie, sur la base d’analyses satellite de la trajectoire possible de l’appareil après qu’il a dévié de sa route théorique.
Les recherches maritimes les plus importantes de l’histoire, qui avaient été entamées après la disparition de l’appareil en 2014 sous la direction de l’Australie, en coopération avec la Malaisie et la Chine, pays d’où la majorité des victimes sont originaires, avaient été interrompues en janvier 2017.
Une vingtaine de débris découverts sur le littoral de l’océan Indien au large de l’Afrique de l’Est – loin de la zone de recherches – ont été identifiés, et les autorités ont affirmé qu’ils provenaient probablement ou certainement de l’appareil. Mais ces découvertes n’ont pas permis d’élucider le plus grand mystère de l’aviation civile moderne.

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                L’introuvable épave du vol MH370






                            


                        

                        


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En Grèce, Alexis Tsipras en difficulté après les incendies de Mati

Alors que le bilan s’alourdissait à 92 morts lundi, le gouvernement grec fait face à de nombreuses critiques de l’opposition et de la population.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 10h20
    |

                            Marina Rafenberg (Athènes, correspondance)








                        



                                


                            

C’est en toute discrétion, avec ses conseillers les plus proches et une seule caméra de la télévision publique ERT, qu’Alexis Tsipras est venu, lundi 30 juillet, à Mati, à une quarantaine de kilomètres d’Athènes, sur les lieux de l’incendie qui a coûté la vie à au moins 92 personnes le 23 juillet. « J’ai visité les lieux de la tragédie, j’ai discuté avec des citoyens, ingénieurs, militaires et bénévoles. La douleur est sans précédent mais il faut respecter ceux qui ont lutté contre les flammes et qui maintenant se battent pour la reconstruction », a souligné le premier ministre grec sur son compte Twitter, photos à l’appui.
Pour l’opposition, cette visite éclair d’une heure et tenue secrète vient trop tard, une semaine après l’incendie le plus meurtrier de l’histoire du pays. « Il a fallu une semaine après une tragédie nationale pour que M. Tsipras visite Mati comme un voleur et dans un environnement absolument protégé (…). Il doit prendre conscience que quelqu’un doit être tenu responsable pour les erreurs du 23 juillet », dénonçait lundi le principal parti d’opposition, Nouvelle Démocratie (droite), qui réclame des démissions.

Sur les réseaux sociaux, les internautes s’adonnaient à des plaisanteries : un photomontage circulant sur Twitter montrait le premier ministre en treillis militaire se camouflant dans la nature pour ne pas affronter les critiques. « Nous ne voulions pas faire de la visite à Mati un show. Le premier ministre se concentre sur l’aide à apporter aux sinistrés au plus vite », a répondu lundi le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos.
Jeudi, le ministre de la défense, Panos Kammenos, avait dû faire face lors de sa visite à Mati à des huées après ses déclarations considérées comme provocantes. « La construction anarchique est un crime du passé, et à Mati la plupart des maisons ont été construites sans permis (…). Après une telle tragédie, il est temps...




                        

                        


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Des membres du groupe contestataire russe Pussy Riot de nouveau arrêtés juste après leur libération

Aucune explication n’a été fournie à la presse par les autorités.



Le Monde
 |    31.07.2018 à 10h10
   





                        



   


Elles venaient juste de sortir de quinze jours de prison, pour avoir perturbé la finale de la Coupe du monde. Quatre membres du groupe contestataire russe Pussy Riot ont été arrêtés par la police lundi 30 juillet à Moscou. Veronika Nikoulchina, Olga Kouratcheva et Olga Pakhtoussova ont eu à peine quelques secondes pour célébrer leur libération, avant d’être forcées de monter quelques secondes plus tard dans un fourgon de police.
Un quatrième militant, Piotr Versilov, qui sortait d’un autre centre de détention moscovite, a tweeté qu’il était lui aussi détenu par la police antiémeutes et conduit à proximité du stade Loujniki, à l’endroit où le groupe avait été conduit après l’incident lors de la finale France-Croatie. Aucune explication n’a été fournie à la presse par les autorités.
« [Les policiers] disent qu’ils vont nous placer en état d’arrestation pour la nuit. »
De son côté, Olga Pakhtoussova a publié sur Twitter une vidéo prise à l’intérieur du fourgon, où elle affirme que la police les accusait d’infraction à la loi sur les rassemblements publics, sans plus de précisions.

https://t.co/J1K2EPR0EQ— Pakhtusova (@коммунисты чечни)


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Revendication
Le 23 juillet un tribunal avait rejeté les appels des quatre militants, détenus pour avoir fait irruption en uniforme de policier sur la pelouse du stade pendant la finale de la Coupe du monde, le 15 juillet dans la capitale russe. Tous les quatre avaient été reconnus coupables d’avoir « gravement enfreint les règles du comportement des spectateurs », et condamnés à quinze jours de prison avec interdiction d’assister à des événements sportifs pendant trois ans.
Leur coup d’éclat, survenu à la 53e minute du match, a eu lieu devant le président russe Vladimir Poutine, ainsi que ses homologues français Emmanuel Macron et croate Kolinda Grabar-Kitarovic. Le groupe russe Pussy Riot avait revendiqué cet acte, diffusant également une liste de six requêtes, exigeant notamment la libération des « prisonniers politiques » en Russie, la fin des arrestations lors des manifestations pacifiques et « l’autorisation de la concurrence politique dans le pays ».

        Lire aussi :
         

                Un policier russe aux Pussy Riot : « Parfois, je regrette 1937 »



L’action la plus connue des Pussy Riot remonte à février 2012, lorsque plusieurs membres avaient chanté une « prière punk » contre Vladimir Poutine dans une cathédrale de Moscou. Trois membres du groupe avaient été condamnés en août 2012 à deux ans de camp, notamment pour « hooliganisme motivé par la haine religieuse ». Ekaterina Samoutsevitch avait été libérée en octobre 2012, tandis que Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina avaient purgé vingt-deux mois de leur peine.



                            


                        

                        

