<FILE-date="2018/07/30/19">

<article-nb="2018/07/30/19-1">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Un tremblement de terre de magnitude 6,4 a provoqué des glissements de terrain et des coulées de boue. Nous avons pu joindre la journaliste Camille Gicquel, présente sur place.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/07/30/19-2">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Cinq nouveaux départements sont concernés : les Alpes-Maritimes, le Gard, l’Hérault, l’Isère et le Vaucluse. L’alerte a été maintenue pour l’Ardèche, la Drôme, les Pyrénées-Orientales et le Rhône.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

L’alerte orange canicule concerne désormais neuf départements du Sud-Est

Cinq nouveaux départements sont concernés : les Alpes-Maritimes, le Gard, l’Hérault, l’Isère et le Vaucluse. L’alerte a été maintenue pour l’Ardèche, la Drôme, les Pyrénées-Orientales et le Rhône.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 17h26
   





                        


Neuf départements allant de la vallée du Rhône aux départements méditerranéens ont été placés, lundi 30 juillet, en vigilance orange canicule par Météo-France.
Cinq nouveaux départements du Sud-Est sont concernés : les Alpes-Maritimes, le Gard, l’Hérault, l’Isère et le Vaucluse, et l’alerte a été maintenue pour l’Ardèche, la Drôme, les Pyrénées-Orientales et le Rhône. Météo-France parle d’une « canicule durable nécessitant une vigilance particulière, notamment pour les personnes sensibles ou exposées » jusqu’à au moins mercredi 7 heures.
A 15 heures lundi, les températures dans ces neuf départements étaient comprises « le plus souvent entre 32 à 36 degrés ». Mardi, les températures dans le Sud-Est seront comprises entre 36 et 39 °C, souligne Météo-France, précisant que les jours suivant, la hausse des températures sur le quart sud-est du pays devrait se poursuivre. La vigilance orange sera donc « probablement encore étendue ».

        Lire aussi :
         

                Du cercle polaire au Sahara, du Japon à la Californie : la planète en surchauffe



Les personnes en bonne santé sont aussi concernées
Un épisode durable de très fortes chaleurs est attendu toute la semaine, précise la préfecture du Gard. Les températures maximales seront de l’ordre de 38 à 40 voire 41 °C localement et les températures minimales se situeront entre 23 et 24 °C la nuit, ajoute-t-elle.
« Chacun d’entre nous est menacé, même les sujets en bonne santé », rappellent les autorités. Le danger est plus grand pour les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies chroniques ou de troubles de la santé mentale, les personnes qui prennent régulièrement des médicaments et les personnes isolées.

        Lire aussi :
         

                A Paris, des petits déjeuners et de l’eau pour les sans-abri pendant les fortes chaleurs



Les symptômes d’un coup de chaleur sont : une fièvre supérieure à 40 °C, une peau chaude, rouge et sèche, des maux de tête, des nausées, une somnolence, une soif intense, une confusion, des convulsions et une perte de connaissance.
Les pouvoirs publics recommandent notamment de prendre des nouvelles ou de rendre visite au moins deux fois par jour aux personnes âgées, souffrant de maladies chroniques ou isolées.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-3">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’immense mer d’eau douce a régulé pendant des siècles le fragile écosystème des Everglades, le plus grand marécage des Etats-Unis. Mais le lac, ceinturé dans les années 1930 par une digue, est devenu la source de tous les maux de la Floride. Un reportage d’Arnaud Leparmentier et le photographe Christopher Morris, dans le cadre de la série « Les guerres de l’eau aux Etats-Unis ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ 
<article-nb="2018/07/30/19-4">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les guerres de l’eau aux Etats-Unis (1/6). Digues, pollution, salinité : le fragile écosystème des Everglades a été mis en péril pour assurer le développement de la Floride.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Okeechobee, le lac qui étouffe la Floride

Les guerres de l’eau aux Etats-Unis (1/6). Digues, pollution, salinité : le fragile écosystème des Everglades a été mis en péril pour assurer le développement de la Floride.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 10h20
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 14h44
    |

            Arnaud Leparmentier (lac Okeechobee (Floride) envoyé spécial)








                        



                                


                            

Les amoureux de la Floride ne s’y rendent jamais. Pour y aller, il faut s’enfoncer pendant une heure dans les terres, à partir de Palm Beach, la station balnéaire atlantique pour milliardaires où le président américain, Donald Trump, possède son golf de Mar-a-Lago. Ou rouler pendant deux heures, au milieu d’interminables plantations de canne à sucre, en quittant le parc national des Everglades, le plus grand marécage des Etats-Unis, où grouillent alligators, moustiques et hérons près de Miami.
Le lac Okeechobee est la clé du système écologique de la Floride. De lui dépend l’avenir des plages paradisiaques, des fonds marins et surtout des richesses naturelles des Everglades, inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco. L’immense étendue d’eau douce constitue la source d’alimentation essentielle de ce fragile écosystème.
Lorsqu’on l’atteint enfin, Okeechobee n’est pas visible, ceinturé par une immense digue. Des pêcheurs s’affairent, mais la sérénité est trompeuse. Le lac ne tourne pas rond : on découvre un troupeau de lamantins, ces mammifères aquatiques qui, en Floride, vivent normalement dans des eaux salées. Surtout, les eaux sont gravement polluées.
Les poissons ont disparu
Steve Davis, scientifique de la Fondation Everglades, espère que les nuisances liées au lac seront bientôt résolues. Le 10 juillet, la Maison Blanche a autorisé la construction d’un lac artificiel au sud du lac Okeechobee. Le but : dépolluer ses eaux et servir de réservoir aux Everglades pendant la saison sèche. Le gouverneur républicain de l’Etat, Rick Scott, a salué sur Twitter l’approbation de « ce projet pour lequel nous nous battons ». Le dossier est désormais sur la table du Congrès. Cet ouvrage serait une consécration posthume pour George Barley, qui lança avec son ami Paul Tudor Jones la fondation pour sauver les Everglades.
C’était il y a un quart de siècle déjà. Les deux amis, entrepreneurs fortunés, pratiquent la pêche dans les eaux peu...




                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-5">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Quatre départements sont placés lundi en vigilance orange par Météo France en raison de la canicule qui sévit déjà depuis plusieurs jours.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 29/07/2018
Découvrir l’application


                        

Canicule : les Pyrénées-Orientales, placées en alerte, rejoignent l’Ardèche, la Drôme et le Rhône

Quatre départements sont placés lundi en vigilance orange par Météo France en raison de la canicule qui sévit déjà depuis plusieurs jours.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 17h18
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 06h40
   





                        


Météo France invitait, dans son dernier bulletin, communiqué dimanche après-midi, à rester vigilant vis-à-vis des fortes chaleurs jusqu’à 16 heures au moins, lundi 30 juillet. L’alerte concerne trois départements de la vallée du Rhône – l’Ardèche, la Drôme et le Rhône – et le département des Pyrénées-Orientales, avec des températures qui dépasseront les 30 degrés.

   


Les autorités incitent les habitants des départements concernés à « éviter de sortir aux heures les plus chaudes », « passer au moins trois heures par jour dans un endroit frais », et à « se rafraîchir plusieurs fois par jour ».
Neuf départements sont également placés en vigilance jaune jusqu’à lundi soir. Dans l’Ain, les Alpes-Maritimes, l’Isère, le Gard, l’Hérault, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, le Vaucluse, et dans le Territoire de Belfort, il faudra donc rester attentif si vous pratiquez des activités sensibles au risque météorologique.

        Lire aussi :
         

                Le réchauffement climatique est à l’œuvre en Europe du Nord



La vague de chaleur devrait s’étendre en début de semaine dans le quart sud-est du pays, estime François Gourand, prévisionniste à Météo France, qui s’attend à ce que d’autres départements soient placés en vigilance orange canicule.
Des températures caniculaires attendues dans le sud-est
Lundi, les températures repartiront à la hausse, avec des minimales voisines de 21 degrés en vallée du Rhône et de 24 degrés dans les Pyrénées-Orientales. Pas de rafraîchissement prévu sous les 20 degrés en cours de nuit de dimanche à lundi. Les maximales seront souvent comprises entre 34 et 36 degrés dans la vallée du Rhône et dans l’intérieur des régions méditerranéennes, précise Météo France.
A partir de jeudi, c’est toute la moitié sud du pays qui devrait être concernée par les températures caniculaires (entre 35 et 39 degrés). En fin de semaine, la moitié nord pourrait être touchée à son tour, même si l’incertitude est plus grande pour le moment, précise François Gourand.

        Lire aussi :
         

                Du cercle polaire au Sahara, du Japon à la Californie : la planète en surchauffe



Depuis fin juin, les températures sont restées élevées sur l’ensemble du pays, souligne Météo France, notamment sur la moitié nord, où elles ont été en moyenne deux à quatre degrés au-dessus des valeurs de saison.
Le mois de juillet 2018 devrait être le troisième mois de juillet le plus chaud depuis 1900, avec une température moyenne supérieure à la normale de 2,4 degrés, selon un bilan provisoire établi par Météo France vendredi soir. Juillet 2018 se placerait ainsi en termes de température derrière juillet 2006 (+ 3,6 degrés) et juillet 1983 (+ 2,6 degrés).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-6">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Plusieurs feux, qui ont fait six morts, font rage depuis le milieu de la semaine. 63 000 hectares ont brûlé dans l’Etat de l’Ouest américain.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ 
<article-nb="2018/07/30/19-7">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Au moins 13 personnes ont trouvé la mort et des centaines d’autres ont été blessées dans un séisme qui a frappé dimanche l’île du sud-est indonésien.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Indonésie : l’île touristique de Lombok secouée par un séisme meurtrier

Au moins 13 personnes ont trouvé la mort et des centaines d’autres ont été blessées dans un séisme qui a frappé dimanche l’île du sud-est indonésien.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 06h05
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 18h02
   





                        



L’île touristique de Lombok, dans le sud-est de l’Indonésie, est secouée par un puissant sésisme. De magnitude 6,4, il a tué au moins treize personnes, et des centaines d’autres ont été blessées, dimanche 29 juillet.
Ce tremblement de terre a provoqué des scènes de panique, des habitants fuyant leurs maisons et des occupants d’hôtels se précipitant à l’extérieur. Le séisme, dont l’épicentre était situé à une faible profondeur, sept kilomètres, a eu lieu à 6 h 47, heure locale dimanche (0 h 47 en France). Il a été suivi par plus d’une centaine de répliques, a précisé l’institut américain de géophysique USGS.
« Treize personnes sont mortes, des centaines ont été blessées et des milliers de maisons ont été endommagées dans le séisme. Nous sommes encore en train de collecter des informations », a déclaré dans un communiqué un porte-parole de l’agence indonésienne de gestion des catastrophes. Un précédent bilan de la même source faisait état d’au moins 10 morts et 40 blessés.
Le ministère malaisien des affaires étrangères a indiqué qu’une de ses ressortissantes avait péri dans le séisme, et que six autres étaient blessés.
« Ils se trouvaient tous au pied du mont Rinjani quand l’incident s’est produit », a-t-il précisé en référence à ce volcan culminant à quelque 3 700 mètres et dont les sentiers de randonnée sont très populaires. Les multiples répliques ont contribué à nourrir la panique dans certains villages, comme à Sembalun, dans l’est de l’île.
Besoin de couvertures et de nourriture
Plus de 200 personnes dont les maisons ont été endommagées ou détruites ont planté des tentes. Certaines refusaient de rentrer chez elles de crainte que de nouvelles secousses n’achèvent de détruire leur domicile. Le toit d’une clinique locale s’est effondré, ses murs fissurés. Certains habitants ont expliqué qu’ils avaient besoin de couvertures et de nourriture.
Le tremblement de terre a eu lieu à 50 kilomètres au nord-est de Mataram, la principale ville de Lombok. Cette île est une destination touristique réputée et se trouve à une centaine de kilomètres à l’est de l’île de Bali, elle aussi très touristique.
Autre conséquence du puissant séisme, les sentiers de randonnée très populaires sur le mont Rinjani, ont été fermés à la suite de glissements de terrain.
Deux touristes espagnols qui escaladaient le mont avec un guide local au moment où le séisme s’est produit ont été légèrement blessés à la suite d’un glissement de terrain, a déclaré le propriétaire d’une maison d’hôtes proche du volcan Rinjani.
A l’hôtel Katamaran sur la plage de Senggigi, une trentaine d’hôtes se sont précipités dans le lobby de l’établissement pendant une demi-heure, avant de regagner leurs chambres.
Aucune alerte au tsunami déclenchée
Le séisme a aussi été ressenti sur les petites îles de Gili, au large de Lombok, des destinations touristiques populaires. « Heureusement, il n’y a eu aucune scène de panique pendant le séisme, même s’il était assez puissant », estime une réceptionniste de l’hôtel Ombak Paradise, sur l’île de Gili Air.
Aucune alerte au tsunami n’a été déclenchée, a indiqué le porte-parole de l’agence indonésienne de géophysique et de météorologie.
L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots, se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. Le pays est frappé par de nombreux séismes, mais la plupart ne sont pas dangereux.
En 2004, un tsunami provoqué par un séisme sous-marin de magnitude 9,3 survenu au large de l’île de Sumatra, dans l’ouest de l’archipel, a tué 220 000 personnes dans les pays qui bordent l’océan Indien, dont 168 000 en Indonésie.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-8">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Un état d’urgence partiel a été déclaré dans l’Etat de l’Ouest américain, où plusieurs incendies, qui ont fait six morts, font rage depuis le milieu de la semaine.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 28/07/2018
Découvrir l’application


                        

Six morts dans les incendies en Californie

Un état d’urgence partiel a été déclaré dans l’Etat de l’Ouest américain, où plusieurs incendies, qui ont fait six morts, font rage depuis le milieu de la semaine.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 18h07
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 12h28
   





                        



   


Les incendies ont fait six morts et gagnent rapidement du terrain en Californie, où un état d’urgence partiel a été déclaré. Des milliers de personnes ont dû être évacuées, et un pyromane supposé a été arrêté. Selon le service des urgences du gouverneur de la Californie, quelque 63 000 hectares ont brûlé dans les 14 incendies en cours et 10 000 pompiers sont mobilisés pour les combattre.

        Lire aussi :
         

                Climat : l’été de tous les dangers aux Etats-Unis



L’incendie baptisé « Carr », au nord de la ville de Redding (nord de la Californie), qui a causé la mort de deux pompiers jeudi, a consumé 32 700 hectares depuis lundi, a détruit 500 bâtiments et en a endommagé 75 autres, selon les pompiers, samedi. Vendredi soir, la superficie brûlée était de 20 000 hectares. Il n’est maîtrisé qu’à 5 % et, dans la nuit, « a progressé dans toutes les directions avec des avancées importantes », également selon les pompiers. Deux jeunes enfants et leur arrière-grand-mère âgée de 70 ans ont péri dans l’incendie, a annoncé samedi leur famille à des médias américains.
Au total, 38 000 personnes ont été évacuées dans le comté de Shasta, du fait de ce qui a été qualifié par le gouverneur de la Californie, Jerry Brown, de foyer « incontrôlable ».
Soutien fédéral
Le président Donald Trump a signé samedi un décret ordonnant à l’Agence fédérale des situations d’urgence d’apporter son soutien aux autorités du comté.
Dans le sud de la Californie, « plus de 1 300 pompiers se battent contre le feu “Cranston”, qui a détruit cinq maisons et a entraîné la fermeture de routes et l’évacuation d’environ 7 000 personnes », selon l’Office fédéral des forêts.
Le brasier qui sévit depuis mercredi dans la forêt nationale de San Bernardino, près de 150 kilomètres à l’est de Los Angeles, a réduit en cendres près de 5 300 hectares et n’était maîtrisé qu’à 17 %, selon un bilan samedi matin. Il menace environ 4 900 bâtiments, et trois pompiers ont été blessés.
Un homme de 32 ans, Brandon McGlover, a été arrêté peu après le départ de ce feu. Il est soupçonné d’être à l’origine de neuf incendies dans le sud-ouest du comté de Riverside et a été inculpé, vendredi matin, de quinze chefs d’accusation d’incendie criminel, pour lesquels il a plaidé non coupable.
Etat d’urgence
Le gouverneur Jerry Brown a décrété l’état d’urgence dans ce comté — ce qui permet de débloquer des moyens supplémentaires —, affecté par des coupures d’électricité en raison des dégâts causés par les flammes sur plusieurs kilomètres du réseau de distribution.
Plus au nord, le feu « Ferguson » continuait sa progression près du parc national de Yosemite, qui a dû fermer en partie, notamment la Yosemite Valley, qui ne devrait rouvrir au public que le 3 août en fin de journée.

        Lire aussi :
         

                L’Ouest américain en proie à une canicule record et des incendies



Selon un point sur la situation diffusé samedi matin par le service d’information Inciweb, cet incendie, qui a démarré le 13 juillet, avait détruit 20 000 hectares et restait maîtrisé à 29 %, comme vendredi. Un pompier a été tué et sept personnes blessées.
Le service des urgences de l’Etat a prévenu que « le risque d’incendie continu[ait] d’augmenter à travers la Californie ». « Assurez-vous que votre famille et vos amis sont prêts à évacuer. Soyez sur vos gardes », a-t-il tweeté.
D’après le Centre national interorganismes de lutte contre les incendies, 36 incendies majeurs sévissaient samedi matin à travers les Etats-Unis. Ils ont déjà ravagé plus de 93 000 hectares sur le territoire géré par l’Office fédéral des forêts.
         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Près de Redding, dans le nord de la Californie, où l’incendie « Carr » a causé la mort de deux pompiers  jeudi 26 juillet. L’incendie a déjà consumé 32 700 hectares, détruit 500 bâtiments et en a endommagé 75 autres."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Près de la ville d’Igo. Une chaleur écrasante, des vents forts et une importante humidité ont compliqué la tâche des pompiers."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un Canadair tente de contenir l’incendie baptisé « Ferguson », avant qu’il n’atteigne les habitations du comté de Mariposa, en Californie, le 25 juillet."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les pompiers élaborent leur stratégie contre l’incendie « Carr », dans le comté de Shasta, en Californie, le 26 juillet."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le brasier qui sévit depuis mercredi dans la forêt nationale de San Bernardino, à environ 150 kilomètres au sud-est de Los Angeles, n’était maîtrisé qu’à 17 %, selon un bilan samedi matin."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="De l’enfilement de maisons de Lake Keswick Estates, à Redding, il ne reste que quelques ruines après le passage de l’incendie « Carr », le 27 juillet."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Mark Peterson, dont la maison a été détruite par l’incendie, fait boire les chèvres qu’il a pu sauver, à Redding, le 27 juillet."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La fumée de l’incendie « Ferguson » a atteint la vallée du parc national de Yosemite. Le célèbre Half Dome n’était presque plus visible tant la fumée était épaisse, le 25 juillet. L’air était « plus irrespirable qu’à Pékin », selon les responsables du parc."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le 25 juillet, les visiteurs ont été évacués du parc national de Yosemite, qui restera fermé jusqu’au 3 août. Ici, une famille s’apprête à quitter son emplacement dans le très populaire camping d’Upper Pines, au cœur de la vallée."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Deux jeunes enfants et leur arrière-grand-mère âgée de 70 ans ont été tués par l’incendie, dans cette maison de Redding, le 28 juillet. Samedi soir, le bilan des incendies en Californie était de six morts."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Une pompier en intervention à Redding, le 27 juillet. L’incendie « Carr » a causé la mort de deux pompiers dans des incidents distincts."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Ce bateau, attaché au ponton du lac Wiskeytown, dans le comté de Shasta, n’a pas échappé aux flammes, le 27 juillet."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des biches sur une route recouverte de poudre ignifuge, près de Redding, le 28 juillet."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un couple évacué de son domicile revient évaluer les dégâts, à Redding, le 27 juillet."
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/14

Suivant







Près de Redding, dans le nord de la Californie, où l’incendie « Carr » a causé la mort de deux pompiers  jeudi 26 juillet. L’incendie a déjà consumé 32 700 hectares, détruit 500 bâtiments et en a endommagé 75 autres.

NOAH BERGER / AP
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-9">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ L’alerte a été levée par Météo-France samedi matin dans dix-huit départements, mais elle reste valable dans l’Ardèche, la Drôme et le Rhône.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Canicule : trois départements maintenus en vigilance orange

L’alerte a été levée par Météo-France samedi matin dans dix-huit départements, mais elle reste valable dans l’Ardèche, la Drôme et le Rhône.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 12h06
   





                        



Trois départements restaient en vigilance orange, samedi 28 juillet, selon Météo-France, en raison de la canicule qui sévit depuis plusieurs jours déjà. L’alerte a été levée dans la matinée dans dix-huit départements, mais elle est maintenue dans trois autres de la vallée du Rhône : l’Ardèche, la Drôme et le Rhône.
Depuis la fin du mois de juin, les températures sont restées chaudes dans l’ensemble du pays, notamment dans la moitié nord de l’Hexagone, où elles ont été en moyenne 2 à 4 °C au-dessus des valeurs de saison. Samedi matin, on relevait entre 17 et 20 °C des Hauts-de-France à l’Ile-de-France. Les températures restaient plus élevées dans la région lyonnaise et dans la vallée du Rhône, avec 21 à 25 °C.

        Lire aussi :
         

                Le réchauffement climatique est à l’œuvre en Europe du Nord



En Ile-de-France, les maximales samedi après-midi seront en baisse de 10 degrés par rapport à vendredi et plafonneront à 26 °C. Dans la région lyonnaise, les températures maximales remonteront samedi après-midi vers 29 °C. Dans la Drôme et dans l’Ardèche, les températures maximales atteindront encore 32 à 33 °C.
Températures en hausse dès dimanche
Dès dimanche, le retour d’un temps ensoleillé fera repartir les températures à la hausse : 33 °C à Lyon, 35 °C à Montélimar, retrouvant ainsi des niveaux caniculaires, qui se poursuivront jusqu’à mardi.
Le mois de juillet 2018 devrait être le troisième mois de juillet le plus chaud depuis 1900, avec une température moyenne supérieure à la normale de 2,4 °C, selon un bilan provisoire établi par Météo-France vendredi soir. Juillet 2018 se placerait ainsi s’agissant de températures derrière juillet 2006 (+ 3,6 °C) et juillet 1983 (+ 2,6 °C).

        Lire aussi :
         

                Réchauffement climatique : « Nous sommes tous vulnérables »



Durant cette période de canicule, Météo-France conseille de se mouiller le corps plusieurs fois par jour, de boire fréquemment de l’eau et d’éviter de sortir aux heures les plus chaudes. Le ministère de la santé insiste sur trois catégories de personnes à risque : les plus de 65 ans, les moins de 4 ans et les femmes enceintes. Leurs proches doivent s’assurer qu’elles s’hydratent régulièrement.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-10">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Comment le sauvetage des plantations de bananes a conduit le chlordécone à contaminer la Guadeloupe et la Martinique pour des siècles.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/07/30/19-11">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le mécanisme d’aide actuel entre les pays européens, qui repose sur le volontariat et les moyens disponibles de chaque Etat, a atteint ses limites.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

L’Europe repense son dispositif d’urgence contre les incendies

Le mécanisme d’aide actuel entre les pays européens, qui repose sur le volontariat et les moyens disponibles de chaque Etat, a atteint ses limites.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 10h08
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 13h57
    |

            Rémi Barroux








                        



   


Constatant l’ampleur des ravages causés par les incendies autour d’Athènes, dès le mardi 24 juillet, le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos, demandait l’aide de l’Europe et disait dans un message télévisé que l’Espagne allait envoyer des avions, et Chypre, plusieurs dizaines de pompiers.
Depuis, la mobilisation européenne s’est renforcée : six avions de lutte contre les incendies, provenant d’Italie, de Roumanie, d’Espagne, sont opérationnels depuis le 25 juillet. Plus de soixante pompiers, quatre personnes de services médicaux et deux véhicules sont venus de Chypre pour prêter main-forte. Des offres d’assistance à la Grèce à travers le mécanisme ont également été faites par la Bulgarie, la Croatie, le Portugal, Malte et le Monténégro. Le système européen de cartographie satellitaire Copernicus a également été activé pour pourvoir les autorités de cartes très précises afin de faciliter le travail sur place.
Une semaine plus tôt, c’était la Suède, qui, confrontée à une vague d’incendies d’une ampleur inédite, en appelait à l’Europe. La Commission européenne contribuait alors à la mobilisation immédiate. « Elle a jusqu’à présent aidé à déployer sept avions, six hélicoptères de lutte contre les incendies et six modules terrestres de lutte contre les feux en provenance d’Italie, de France, d’Allemagne, de Lituanie, du Danemark, du Portugal, de la Pologne et de la Turquie. La République tchèque et l’Autriche ont également soumis des offres d’assistance à la Suède. Au total, les pays participants ont fourni plus de trois cent quarante personnes et soixante-sept véhicules », détaille Carlos Martin Ruiz de Gordejuela, porte-parole de la Commission pour les questions de sécurité civile. Par ailleurs, la Commission cofinance les coûts de transport de l’assistance à travers le mécanisme et fait ainsi le lien entre toutes les autorités de protection civile d’Europe.
Mobilisé dix-sept fois en 2017
Ce mécanisme européen de protection civile a été créé en 2001 pour favoriser la coopération entre les autorités nationales de protection civile des différents pays européens. Il regroupe les vingt-huit Etats membres ainsi que l’Islande, le Monténégro, la Norvège, la Serbie, l’ancienne république yougoslave de Macédoine et la Turquie. Au cours de l’année 2017, il a été activé dix-sept fois pour des feux de forêt en Europe. Au total, trente-deux avions, un hélicoptère, trois cent quatre pompiers, cinquante-neuf véhicules ont été déployés grâce au mécanisme européen de protection civile afin d’aider les pays concernés à faire face aux feux de forêt. L’aide a été envoyée par la France, l’Italie, l’Espagne, la Bulgarie, la Grèce et la Croatie.

        Lire aussi :
         

                Le réchauffement climatique est à l’œuvre en Europe du Nord



Mais ce mécanisme repose sur le volontariat des Etats et, surtout, sur la disponibilité de leurs moyens, aériens prioritairement. « L’Europe prend en charge 80 % des frais de transport d’un avion qui, par exemple, partirait d’Italie pour aller combattre un feu au Portugal, mais faut-il encore que les différents pays, notamment de l’arc méditerranéen, ne soient pas confrontés au même moment à des incendies », explique Carlos Martin Ruiz de Gordejuela. Autant dire que, avec la multiplication des zones d’incendie, de la Scandinavie au pourtour méditerranéen, de l’Europe centrale aux îles britanniques, le dispositif a atteint ses limites.
Un budget en forte hausse
L’été 2017, avec quelque deux cents personnes tuées dans de violents incendies au Portugal, en Italie, en Espagne et en France, a servi de déclencheur. Depuis, la Commission européenne a proposé de créer un nouveau système pour mieux organiser la réponse collective face aux catastrophes — incendies, inondations, séismes, épidémies… —, baptisé « RescEU », et qui serait géré par l’Union. « Ce projet devrait permettre une réserve de ressources assurant notre réaction en matière de protection civile qui seraient mises à disposition pour un déploiement en cas de catastrophe, afin d’aider les Etats membres lorsque leurs capacités nationales sont débordées. Si le projet se réalise, rescEU comprendra des ressources telles que des avions de lutte contre les incendies et des équipements de pompage de l’eau, en complément des capacités nationales », dit Carlos Martin Ruiz de Gordejuela.
Adopté en novembre 2017, le projet est actuellement en cours de négociation entre le Parlement européen et les Etats membres de l’Union européenne. L’ensemble des coûts et des capacités de RescEU serait entièrement couvert par un financement de l’Union. Parallèlement, la Commission aidera les Etats membres à renforcer leurs capacités nationales en finançant l’adaptation, la réparation, le transport et les coûts d’exploitation de leurs ressources existantes, alors qu’à l’heure actuelle, seuls les frais de transport sont couverts. Le budget pour l’ensemble du dispositif de protection civile passerait alors de 577 millions d’euros, pour la période 2014-2020, à 1,4 milliard d’euros pour les années 2020-2027.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-12">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Après avoir déversé des pluies torrentielles sur l’est du pays, la tempête évoluait dimanche à mi-journée en direction de l’ouest. Les autorités ont exhorté des dizaines de milliers de personnes à évacuer.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Japon : le typhon Jongdari « rétrogradé » en tempête tropicale, l’état d’alerte maintenu

Après avoir déversé des pluies torrentielles sur l’est du pays, la tempête évoluait dimanche à mi-journée en direction de l’ouest. Les autorités ont exhorté des dizaines de milliers de personnes à évacuer.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 08h08
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 06h57
   





                        


Le typhon est devenu tempête tropicale. Mais cela ne change pas grand chose pour les Japonais confrontés à un déluge de pluie, dimanche 29 juillet. Le typhon Jongdari, accompagné de vents allant jusqu’à 180 km/h, qui avait touché le territoire japonais à Ise, dans la préfecture de Mie, à environ 1 heure du matin dimanche (16 heures GMT samedi), a en effet été rétrogradé en tempête tropicale. Mais l’état d’alerte demeurait dans de nombreuses provinces.
Après avoir déversé des pluies torrentielles sur l’est du Japon, la tempête évoluait dimanche à mi-journée en direction de l’ouest, et les autorités ont exhorté des dizaines de milliers de personnes à évacuer avant que les précipitations ne s’intensifient.
« Nous n’avons pas cessé d’être en état d’alerte depuis les inondations catastrophiques » de début juillet, a déclaré Koji Kunitomi, un responsable des services de gestion de crise dans la préfecture d’Okayama, dans l’ouest du Japon. « Heureusement, à ce stade, il n’y a pas de nouvelles inondations », a-t-il dit à l’AFP.
Le Chugoku, la région occidentale, avait été frappée par des pluies d’une ampleur exceptionnelle début de juillet ainsi que par des inondations et des glissements de terrain, qui ont fait environ 220 morts.
Samedi, des images de télévision avaient montré de hautes vagues s’écrasant contre des rochers sur la côte à Shimoda, au sud-ouest de Tokyo, et des arbres secoués par le vent et par la pluie.
Par ailleurs, un homme avait été porté disparu dans la préfecture de Kanagawa (près de Tokyo), après que plusieurs véhicules aient été bloqués sur une route en bord de mer battue par les vagues, selon l’agence de presse Kyodo.

        Lire aussi :
         

                « Il est nécessaire d’améliorer la prise en compte des catastrophes naturelles au Japon »



Evacuations préventives
Avant l’arrivée du typhon, les autorités avaient averti la population du risque de pluies torrentielles, de glissements de terrain, de vents très violents et de grosses vagues. Elles avaient appelé à des évacuations préventives.
« Nous exhortons les gens, spécialement dans les régions frappées par les pluies [au début de juillet], à être très attentifs aux conseils d’évacuation », a dit à la presse une responsable de l’agence météorologique.
Les autorités de Shobara, dans la préfecture d’Hiroshima (Ouest), ont ordonné l’évacuation de quelque 36 400 résidents par précaution. « Même s’il n’a pas plu ici, nous demandons aux gens d’évacuer avant la nuit », a expliqué un responsable de la ville. Les télévisions montraient des employés et des habitants empilant à la hâte des sacs de sable pour faire barrage à d’éventuelles inondations.
Plus de 410 vols intérieurs ont été supprimés jusqu’à présent en raison de l’arrivée du typhon, et les liaisons par ferry entre Tokyo et les îles voisines ont été suspendues en raison de hautes vagues, selon des informations des médias japonais.
Le pire désastre depuis des décennies
Les inondations dans le Chugoku sont le pire désastre provoqué par des intempéries qu’ait connu le Japon depuis des décennies. De nombreux habitants des zones affectées vivent toujours dans des abris ou dans des maisons endommagées.
Les autorités se montrent dorénavant particulièrement prudentes car nombre d’habitants étaient alors restés bloqués faute d’avoir suivi les ordres d’évacuation, émis tardivement, selon des critiques.
« Nous faisons attention aux zones où les rives des cours d’eau sont en cours de restauration, car ce seront les premières grosses pluies depuis le désastre », a dit un responsable de la préfecture d’Okayama, dans le Chugoku.
« Nous avons peur que les gens ne puissent évacuer en raison des vents forts ou d’inondations bloquant les routes », a dit à la presse le gouverneur d’Hiroshima, Hidehiko Yuzaki, ajoutant vouloir que « les gens évacuent à l’avance ».




                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-13">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Un courrier du ministère de l’agriculture que « Le Monde » révèle annonce l’abrogation de l’arrêté sur les résidus de ce pesticide qui contamine les Antilles.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Chlordécone : le gouvernement veut réviser les limites autorisées dans les aliments

Un courrier du ministère de l’agriculture que « Le Monde » révèle annonce l’abrogation de l’arrêté sur les résidus de ce pesticide qui contamine les Antilles.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 06h40
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

C’est un simple courrier. Mais il pourrait marquer un tournant dans le scandale sanitaire du chlordécone, ce pesticide ultratoxique et très persistant utilisé pendant plus de vingt ans dans les bananeraies, et qui contamine aujourd’hui les Antilles.
Dans une lettre datée du 16 juillet que Le Monde s’est procurée, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation annonce que « l’arrêté du 30 juin 2008 sera abrogé dans les meilleurs délais ». Ledit arrêté fixe depuis dix ans les limites maximales de résidus (LMR) de chlordécone autorisés dans les aliments d’origine animale et végétale.
En décembre 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait suscité un tollé en concluant dans un rapport que les LMR de chlordécone dans les denrées animales étaient « suffisamment protectrices » pour la population et ne nécessitaient donc pas d’être abaissées, alors que le pesticide est classé cancérogène possible depuis 1979 et que la Martinique présente aujourd’hui le plus fort taux de cancers de la prostate au monde, avec plus de 227 nouveaux cas pour 100 000 hommes chaque année.
Cette décision est une victoire pour l’association guadeloupéenne EnVie-Santé. Elle avait déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris le 29 juin pour demander l’abrogation dudit arrêté, le jugeant « inadapté pour protéger les populations ». Le président d’EnVie-Santé, Philippe Verdol, se réjouit de « l’attitude a priori favorable du gouvernement français qui semble vouloir éviter un affrontement en justice ». « Cependant, ajoute-t-il, nous devrons rester vigilants jusqu’à la concrétisation de ces différentes annonces. »
Données « inabouties et obsolètes »
Signé par le directeur général de l’alimentation, Patrick Dehaumont, et adressé à l’avocat de l’association, François Lafforgue, le courrier précise que les autorités françaises ont sollicité...




                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-14">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Vingt-cinq départements sont toujours en vigilance orange pour cause de canicule ou d’orage, avant une baisse des températures attendue dans le week-end.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Orages et fortes chaleurs, avant une baisse des températures

Vingt-cinq départements sont toujours en vigilance orange pour cause de canicule ou d’orage, avant une baisse des températures attendue dans le week-end.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 23h57
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 06h46
   





                        



   


Après la chaleur, le déluge. L’Ile-de-France a subi vendredi 27 juillet au soir des orages d’une rare violence. Grèle, fortes pluies... Par endroits, en quelques minutes, il est tombé plusieurs centimètres d’eau, provoquant des inondations, comme à la station Guy Môquet, dans le dix-septième arrondissement de Paris.
Avec la pluie et les orages arrivés par l’ouest, la baisse des températures est sensible. Un répit qui ne devrait ne durer que quelques jours. Un nouvel épisode de forte chaleur est prévu à partir du milieu de la semaine prochaine. Après deux jours de canicule, vingt-cinq départements restent classés en vigilance orange, pour de fortes chaleurs qui vont se poursuivre dans certaines régions, et surtout des épisodes orageux attendus samedi.
Record de chaleur à Lille
La veille, des records de chaleur ont été battus. À Lille, vendredi matin, les terrasses des cafés de la célèbre Grand-Place étaient pratiquement vides tant la chaleur était difficile à supporter. Certains établissements en ont fait un argument pour attirer le badaud, en placardant en évidence « Intérieur climatisé » sur leur vitrine. La métropole du Nord a d’ailleurs battu son record historique, depuis le début des mesures en 1945, avec un mercure qui a grimpé jusqu’à 37,6°C.
La municipalité a installé depuis jeudi cinq brumisateurs sur cinq places de la capitale des Flandres. Sur la Grand-Place, vendredi matin, quelques enfants et parents s’y rafraîchissaient. « C’est super, les enfants en profitent, c’est une bonne initiative », a dit à l’AFP Fabrice, venu de la Belgique voisine.

        Lire aussi :
         

                Le réchauffement climatique est à l’œuvre en Europe du Nord



En outre, la mairie a décidé en début de semaine de prolonger les horaires d’ouverture de deux parcs lillois. Les employés municipaux qui travaillent en extérieur (propreté, parcs et jardins…) bénéficient d’horaires adaptés.
Une vigilance particulière
« Ces fortes chaleurs, associées à un fort ensoleillement et peu de vent, sont favorables à la (…) pollution par ozone », rappelle par ailleurs Météo-France.
Cet épisode de canicule n’est pas exceptionnel, souligne l’organisme de prévisions météo, mais il commande « une vigilance particulière, notamment pour les personnes sensibles ou exposées ».
Pour que les Français se protègent, les autorités sanitaires ont émis une multitude de recommandations, des plus classiques, comme d’éviter de sortir dans l’après-midi, aux moins évidentes comme de ne pas manipuler de substances polluantes.
Le ministère de la Santé insiste sur trois catégories de personnes à risque : les plus de 65 ans, les moins de 4 ans et les femmes enceintes. Leurs proches doivent s’assurer qu’elles s’hydratent régulièrement.
         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Vue aérienne de la station balnéaire de Mati, près d’Athènes, ravagée par les flammes. Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont dévasté lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 82 morts."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Rafina, près de Mati, le 23 juillet. Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations. Les résidents, paniqués, ont fui en direction de la plage proche, où plusieurs d’entre eux ont dû rester plusieurs heures."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le Parthénon, à Athènes, le 23 juillet. Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Devant une maison où deux personnes ont été retrouvées mortes, à Mati, le 26 juillet. Mardi, le pays était sous le choc des découvertes macabres, en particulier celle de 26 personnes, dont des enfants, carbonisées."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un écriteau « nous allons bien » a été scotché sur une porte dans le village de Mati, le 25 juillet."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Ravitaillement en eau, à Mati, le 24 juillet. Le pays, qui a activé le mécanisme européen de protection civile, s’est vu offrir de l’aide, notamment en moyens aériens, par l’Espagne, la France, l’Israël, la Bulgarie, la Turquie, l’Italie, la Macédoine, le Portugal et la Croatie, tandis que les messages de condoléances arrivaient en nombre de l’étranger."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Plusieurs incendies, en Norvège, pris en photo par l’Agence spatiale européenne (ESA) le 17 juillet. D’Oslo à Riga, les pays nordiques et baltes sont écrasés depuis plusieurs semaines par la chaleur et la sécheresse qui embrasent forêts et tourbières, brûlent les pâtures, vident les nappes phréatiques et font même baisser le niveau des grands lacs."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Incendie en Suède le 15 juillet, à Karböle. La Suède reste frappée par une vague d’incendies sans précédent avec, comme ailleurs en Scandinavie, une sécheresse installée depuis le début de mai."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un feu de forêt balaie une vaste zone forestière, près de la ville de Ljusdal, en Suède, le 18 juillet. En fin de semaine, plus d’une vingtaine de foyers d’incendies étaient toujours actifs dans toute la Suède, couvrant quelque 20 000 hectares."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Près de la ville de Ljusdal, en Suède, le 22 juillet. Les autorités ont annoncé jeudi 26 juillet au matin que les principaux incendies étaient enfin sous contrôle."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un avion bombardier d’eau français sur le tarmac à Sveg, dans le centre de la Suède, le 21 juillet. Jeudi 26 juillet, le premier ministre suédois a annoncé avoir demandé l’aide de l’OTAN pour les opérations d’extinction."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La vallée de Yosemite enfumée, le 25 juillet 2018, en Californie. Dans la vallée de la Mort, en Californie, le record mondial absolu de chaleur de 54 °C atteint en juin 2013 à Fumace Creek a été approché, dans cette même localité, de 1,1 °C le 24 juillet."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des pompiers à l’œuvre contre l’incendie Ferguson, dans le comté de Mariposa, en Californie, le 16 juillet. Mercredi, les campings du Parc national de Yosemite ont été évacués, alors que les pompiers se battaient pour contenir un énorme feu de forêt juste à l’ouest qui menaçait le parc."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Près d’Oakhurst, en Californie, mercredi 25 juillet. Avec la progression de l’incendie Ferguson, des parties du parc ont été fermées."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Tempête de sable à Ahmedabad, en Inde, le 16 juin. Depuis le début de l’année 2018, un nombre anormalement élevé de tempêtes de sable ont balayé le sous-continent indien, provoquant au moins 500 morts. Les scientifiques accusent la désertification causée par la déforestation, et la conjonction d’une hausse de la température de surface avec l’humidité transportée par les vents d’ouest."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Pour faire face à la canicule, les fontaines servent aussi de piscine, au Trocadéro, à Paris, le 25 juillet. Dix-huit départements étaient toujours placés en vigilance orange canicule vendredi 27 juillet. A Paris, le thermomètre devait monter jusqu’à 37 degrés vendredi. Cet épisode caniculaire s’accompagne d’un pic de pollution à l’ozone dans plusieurs régions, dont l’Ile-de-France."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Dans la rue, à Tokyo, le 20 juillet. L’Europe, qui oscille entre canicule et incendies, n’est pas seule à souffrir de la canicule. Une vague de chaleur s’est abattue sur le Japon depuis deux semaines. Les températures élevées – au-delà de 40 °C – ont fait au moins 80 morts et 35 000 personnes ont dû être hospitalisées."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des visiteurs se reposent à l’ombre dans le courant du Cheonggyecheon, dans le centre-ville de Séoul, en Corée du Sud, le 23 juillet. La vague de chaleur qui s’est emparée d’une large partie du Japon a également atteint la Corée du Sud voisine."
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/18

Suivant







Vue aérienne de la station balnéaire de Mati, près d’Athènes, ravagée par les flammes. Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont dévasté lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 82 morts.

SAVVAS KARMANIOLAS / AFP
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-15">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Dans les villes touchées par la canicule, cette fin juillet, les habitants rivalisent d’imagination pour se rafraîchir.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ 
<article-nb="2018/07/30/19-16">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Prostituée et militante, Dinah Bons est l’une des consultantes de Proud, le syndicat des travailleuses du sexe des Pays-Bas, qui fait de la prévention et du conseil juridique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A Amsterdam, des travailleuses du sexe luttent contre le VIH et pour leurs droits

Prostituée et militante, Dinah Bons est l’une des consultantes de Proud, le syndicat des travailleuses du sexe des Pays-Bas, qui fait de la prévention et du conseil juridique.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 19h17
    |

            Paul Benkimoun (Amsterdam, envoyé spécial)








                        



                                


                            

En cette soirée caniculaire de juillet, De Wallen, le quartier chaud d’Amsterdam, au centre de la ville, plus connu internationalement sous le nom de Red Light District (Quartier rouge), est encore plus chaud que d’habitude. Même en semaine, des flopées de touristes en tee-shirt et short viennent s’y encanailler. Parfois en visite organisée, le plus souvent en petits groupes ou en couple, ils arpentent les rues de cette zone où le sexe se vend ouvertement et s’expose dans des vitrines aux lumières et rideaux rouges. Les bars sont bondés. Les rues aussi.
De temps en temps, dans les grappes de badauds qui déambulent, une personne s’arrête. Une femme, smartphone à la main, veut immortaliser l’image d’une de ces travailleuses du sexe, qui invitent du regard le client à franchir la porte de leur local. Le sexe est peut-être en vitrine, mais les personnes qui se prostituent n’apprécient guère ces touristes qui se croient au zoo.
La porte s’ouvre, les insultes fusent, le contenu alcoolisé d’un verre vole vers l’importune, arrosant au passage quelques collatéraux. Sous les invectives, la touriste prend des airs innocents, penauds, mais non contente de ne pas effacer les photographies volées s’empresse de les envoyer par WhatsApp à des amis. Frissons garantis. Une scène qui se reproduit quelques instants plus tard avec d’autres protagonistes. Et doit probablement se répéter tous les jours.
« Le sexe, c’est avec une capote ou rien »
Au cœur du Red Light District, au tournant d’une ruelle se trouve le PIC. Le Prostitution Information Center a pignon sur rue. Créé en 1994 par une ancienne prostituée, Mariska Majoor, il est un lieu d’accueil, de détente, de ralliement. Une halte où les travailleuses du sexe, femmes ou transgenres, viennent aussi s’informer. Pas un lieu de travail. Entre boutique et café, ses murs aux couleurs vives égayent l’ambiance, parfois de façon exubérante, mais servent aussi à l’affichage d’événements.
« Nous voulions être...



                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-17">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Le premier ministre a tenté, vendredi, de faire retomber la polémique autour de la prise en charge du sinistre par les autorités. Le bilan s’est alourdi à 87 morts.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Incendies en Grèce : Alexis Tsipras assume « la responsabilité politique de la tragédie »

Le premier ministre a tenté, vendredi, de faire retomber la polémique autour de la prise en charge du sinistre par les autorités. Le bilan s’est alourdi à 87 morts.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h51
   





                        



   


La polémique enflait vendredi 27 juillet en Grèce après les incendies qui ont ravagé lundi la région d’Athènes, dont le bilan s’est alourdi à 87 morts. Le gouvernement a tenté en effet de se dédouaner en désignant une piste criminelle et mettant en cause des décennies d’urbanisme anarchique.
Invisible depuis trois jours, le premier ministre, Alexis Tsipras, a finalement convoqué un conseil des ministres en fin d’après-midi, vendredi. A sa sortie, il a notamment déclaré assumer « la responsabilité politique de la tragédie ». « Je crois que cela va de soi pour le premier ministre et le gouvernement du pays », a-t-il ajouté, dans une intervention retransmise à la télévision.
« Nous n’allons pas essayer d’échapper à nos responsabilités », a-t-il souligné. Il a expliqué que « les tragédies servaient souvent à faire apparaître les problèmes absents en temps normal du discours public ».
Rappelant que beaucoup de localités en Grèce « avaient été construites illégalement sur des cours d’eau ou sur des côtes », il a souligné qu’« aujourd’hui nous prenons conscience d’une manière douloureuse que nous gouvernons un pays dominé par des irrégularités ».
Jeudi soir, le gouvernement avait tenté une première explication officielle, indiquant avoir saisi la justice d’un « élément sérieux » pouvant indiquer une origine criminelle du sinistre.
Bilan provisoire de 87 morts
Dans des déclarations aux médias, le chef du service médico-légal d’Athènes, Nikos Karakoukis, a révisé à la hausse, à 86 morts, le nombre des victimes, contre 82 officiellement recensés jusque-là. Un blessé grave est, en outre, mort à l’hôpital.

        Lire aussi :
         

                Après les incendies en Grèce, le difficile processus d’identification



Sur le terrain à Mati, la localité la plus touchée par les feux, où 49 % des maisons ont été déclarées inhabitables, les sauveteurs qui continuent de ratisser les décombres au milieu des pins calcinés n’excluaient pas de nouvelles découvertes macabres. « C’est un travail de longue haleine, il faut attendre que les cendres retombent et parfois repasser quatre, cinq fois au même endroit avant de trouver quelque chose », relevait la secouriste Stavroula Stergiadou.
L’identification des victimes doit aussi durer encore quelques jours, « de 75 à 80 % des corps étant carbonisés », a indiqué Grigoris Léon, président de la société grecque de médecine légale.
Reconstruire autrement
Avant la prise de parole d’Alexis Tsipras, vendredi après-midi, le gouvernement a tenté de reprendre la main alors que les critiques montent sur la gestion de cette crise, l’opposition sortant de sa réserve, à l’issue de trois jours de deuil national.
Se succédant sur les lieux, les responsables gouvernementaux ont mis en cause les décennies de violation des règles de construction et d’aménagement, ayant conduit à la construction dans la zone de quelque 4 000 maisons mal desservies au milieu des pins.
« Toute la zone doit être redessinée (...) il faut ouvrir des routes, rouvrir l’accès à la mer », a plaidé le ministre de l’intérieur, Panos Skourletis, relevant que les autorités devront « entrer en conflit avec des intérêts organisés ». « Toute la Grèce est construite sur ce modèle », a-t-il insisté. Ces mea culpa sont récurrents dans le pays après chaque catastrophe, sans jusque-là de réel coup d’arrêt mis à l’indiscipline citoyenne et à la complaisance officielle dont elle bénéficie.
         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un groupe de 26 personnes carbonisées a été découvert mardi matin dans la cour d’une villa de Mati, localité balnéaire sur la côte orientale de l’Attique – à 40 kilomètres au nord-est d’Athènes –, a annoncé un responsable de la Croix-Rouge."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Une maison en flammes à Mati, localité ravagée par les feux. La plupart des victimes ont été piégées « à leur domicile ou dans leurs voitures », a fait savoir le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les 26 morts retrouvés mardi matin à Mati se sont ajoutés aux 24 déjà recensées depuis lundi soir, selon un décompte de l’Agence France-Presse."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des bateaux, dont des bâtiments militaires, ont été mobilisés pour évacuer les résidents et les touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Au vu de la situation, la présidence grecque de la République a annulé la réception annuelle prévue mardi pour commémorer le rétablissement de la démocratie, en juillet 1974."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="« L’heure est à la lutte contre les flammes », avait déclaré le premier ministre, Alexis Tsipras, après avoir présidé une réunion de crise, évoquant une nuit de lundi à mardi « difficile »."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="M. Tsipras a chiffré à « plus de 600 » les pompiers déployés sur les trois fronts partis dans la journée, dont deux continuaient de progresser dans la nuit, autour de Mati et à quelque 55 km à l’ouest de la capitale, près de la localité de Kinetta, en bordure de l’autoroute conduisant au canal de Corinthe. Mais la nuit a interrompu les opérations aériennes, menées plus tôt par huit avions et neuf hélicoptères."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Selon le secrétaire général à la protection civile, Yannis Kapakis, les feux ont été attisés dans la journée par des vents soufflant jusqu’à plus de 100 km/h, une « situation extrême »."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Athènes a aussi activé le mécanisme européen de protection civile pour demander des renforts à ses partenaires ; Chypre et l’Espagne ont déjà offert leur aide, selon M. Kapakis."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les zones sinistrées ont été recouvertes toute la journée d’épais nuages de fumée, couvrant aussi le ciel de la capitale, tandis que le trafic routier et l’alimentation en électricité étaient perturbés."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les incendies de forêt et de maquis sont récurrents en Grèce l’été, notamment dans les zones vertes entourant la capitale. En 2007, les derniers feux les plus dévastateurs avaient tué dans le Péloponnèse et sur l’île d’Evia 77 personnes, ravageant 250 000 hectares de forêts, de maquis et de cultures."
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/12

Suivant







Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants.

VALERIE GACHE / AFP
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);


La progression foudroyante du feu, qui a ravagé la zone en « à peine une heure et demie », a privé les autorités de toute marge pour agir à temps et évacuer les habitants, avait aussi fait valoir le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos.
« Gouvernement dangereux »
Le principal parti d’opposition, la Nouvelle Démocratie (droite), a dénoncé une « comédie de rejet de toute responsabilité », jugeant que beaucoup de questions restaient sans réponse, notamment sur le nombre de pompiers engagés et l’absence d’un « ordre immédiat d’évacuation ».
« Ce gouvernement est dangereux et doit partir », a réagi une des dirigeantes de l’opposition centriste, Fofi Gennimatas. Un autre, Stavros Théodorakis, s’est indigné que pas un seul responsable n’ait démissionné.
Beaucoup de victimes sont mortes en tentant de rallier la mer, à l’accès parfois barré par des falaises, par des rues « larges d’à peine 3 ou 4 mètres », a précisé le maire. « Nous sommes tous responsables, gouvernement, services et citoyens », a-t-il ajouté, précisant que sa propre maison familiale, qui a brûlé, avait été construite illégalement.
« La question désormais est de savoir ce qui peut être fait » pour éviter une nouvelle tragédie, soulignait l’éditorial du quotidien libéral Kathimerini.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-18">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Le 24 novembre 2017, un fauve d’un cirque parisien s’est offert ses seuls instants de liberté en effrayant des badauds dans les rues de la capitale. Avant de tomber sous les balles de son dompteur. Un fait divers insolite qui a relancé le débat sur la captivité des animaux sauvages.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                
                                       
édition abonné


Le destin tragique de Mévy la tigresse


                      Le 24 novembre 2017, un fauve d’un cirque parisien s’est offert ses seuls instants de liberté en effrayant des badauds dans les rues de la capitale. Avant de tomber sous les balles de son dompteur. Un fait divers insolite qui a relancé le débat sur la captivité des animaux sauvages.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 13h40
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 06h39
    |

                            Zineb Dryef








                              

                        

La queue. C’est la première chose que le policier a vue. Une queue longue et souple, annelée de noir, qui dépassait du grand drap blanc. Il a soulevé le tissu. L’animal, allongé sur le flanc droit, avait les yeux et la gueule entrouverts, du sang partout, rutilant, tout le long du corps, sur les pattes avant et le flanc gauche. Comme l’a fait avant lui le vétérinaire des sapeurs-pompiers, il n’a pu que constater son décès. Il n’y avait plus rien à faire.
Quelques minutes plus tôt, ce 24 novembre 2017, quand ses collègues ont entendu un message radio indiquant la présence d’un tigre en liberté dans le 15e arrondissement parisien, aperçu par des passants d’abord sur l’esplanade Henri-de-France puis sur le pont du Garigliano, ils ont foncé.
De toute évidence, il s’agissait d’une urgence. Leur procès-verbal précise : « Faisons usage de nos moyens lumineux mais non sonores pour ne pas risquer d’effrayer la bête. » Arrivés sur place, autour de l’arrêt du tramway, pas trace du fauve, mais une poignée de riverains.
Certains sont affolés, beaucoup ont les yeux rivés sur leurs smartphones et partagent la nouvelle : un tigre se promène en plein Paris. D’autres encore s’amusent du message de la RATP : « Le trafic est interrompu sur l’ensemble de la ligne T3a en raison de la présence d’un tigre. »

Il y a aussi cette dame, employée de France Télévisions, surprise pendant sa pause par l’apparition du félin à un mètre d’elle. Un homme lui a hurlé « Venez derrière moi », et elle a obéi. C’est ce qu’il fallait faire, marcher lentement, tenter de rester calme même si elle ne pensait qu’à une chose : cette bête va me sauter dessus, elle va me dévorer, c’est ce que font les prédateurs aux hommes. Puis, le tigre et l’homme ont disparu.
C’est au pied des arbustes d’un petit sentier qui longe l’imposant bâtiment de verre de France Télévisions, entre le boulevard du Général-Martial-Valin...




<article-nb="2018/07/30/19-19">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Pour les experts, les températures extrêmes ne sont pas seulement dues aux aléas météorologiques, mais à des origines humaines.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Le réchauffement climatique est à l’œuvre en Europe du Nord

Pour les experts, les températures extrêmes ne sont pas seulement dues aux aléas météorologiques, mais à des origines humaines.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 15h53
    |

            Simon Roger








                        



   


Pour la deuxième année consécutive, les experts du World Weather Attribution (WWA) se sont livrés à l’analyse de la vague de chaleur estivale qui frappe une partie de l’Europe. En septembre 2017, une étude du WWA, partant de l’observation de l’épisode caniculaire enregistré en juillet-août dans le sud et l’est du continent – caractérisé par des températures supérieures à 40 0C – concluait que les vagues de chaleur de ce type pourraient devenir la norme d’ici les années 2050.
« Au début des années 1900, un été comme celui que nous venons juste de vivre était extrêmement rare, avançait alors Geert Jan van Oldenborgh, de l’Institut météorologique royal des Pays-Bas. Dans tout le sud de l’Europe, la probabilité d’avoir chaque été une canicule aussi chaude que celle que nous avons observée l’été dernier est déjà de 10 %. »
Cette année, c’est l’Europe du Nord qui retient l’attention du groupe de climatologues. Des records absolus de température ont été battus mi-juillet en Norvège avec des valeurs autour de 33 0C, soit plus de 15 degrés au-dessus des normales, et le mercure est monté en flèche près du cercle polaire.

        Lire aussi :
         

                Du cercle polaire au Sahara, du Japon à la Californie : la planète en surchauffe



Dans l’analyse qui devait être rendue publique vendredi 27 juillet, les experts du WWA – groupe qui associe notamment l’Environmental Change Institute de l’université d’Oxford (ECI), l’Institut météorologique royal des Pays-Bas (KNMI) et le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement en France (LSCE) – livrent les premières pistes de réflexion sur la persistance de hautes pressions à l’origine de températures anormalement élevées et de sécheresse depuis la Scandinavie jusqu’aux Pays-Bas.
Ils ont, à cet effet, relevé en sept lieux différents la moyenne la plus forte de trois jours consécutifs de température maximale sur la période du 1er mai au 24 juillet, et comparé les résultats avec les données enregistrées les années précédentes. Les sept villes retenues – Dublin en Irlande, De Bilt aux Pays-Bas, Copenhague au Danemark, Oslo en Norvège, Linköping en Suède et deux localités de Finlande – constituent un panel homogène dans la mesure où elles présentent une même qualité des données, précise Robert Vautard, le chercheur du LSCE associé à l’étude.
Si les auteurs conviennent prudemment qu’il faudra agréger les données du mois d’août pour qualifier avec précision la saison chaude qui sévit ces derniers mois dans le nord du Vieux Continent, ils identifient tout de même des éléments de constat. Les chercheurs mentionnent ainsi une chaleur « très extrême » installée dans le cercle arctique, qui s’atténue lorsqu’on progresse vers le sud de la zone observée.
Plusieurs modèles
« En Irlande, aux Pays-Bas et au Danemark, les observations font clairement apparaître une tendance à l’augmentation des vagues de chaleur, constatent les principaux auteurs de l’étude, Geert Jan van Oldenborgh du KNMI et Friederike Otto d’Oxford ECI. La probabilité est au moins deux fois plus forte à Dublin et quatre fois plus élevée à Oslo. »
« Ces anomalies de températures qu’on observe dans le nord de l’Europe sont liées à la situation météorologique, explique le climatologue français. L’anticyclone est bloqué sur la Scandinavie depuis deux mois et les perturbations sont rejetées vers le Sud et en Méditerranée. Mais à cela s’ajoutent les effets du changement climatique. »
Car Robert Vautard comme ses collègues européens estiment que « le changement climatique d’origine humaine accroît les risques de vagues de chaleur comme celle constaté en 2018 en Scandinavie, même s’il reste compliqué de quantifier dans quelle proportion il intervient ».
Pour étayer leur analyse, les experts du WWA ont fait tourner plusieurs modèles climatiques en intégrant les rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère attribués aux activités humaines. « Il est important de retenir que ce qui contribue à l’élévation de la température, ce ne sont pas les fluctuations des émissions de gaz à effet de serre, mais la quantité de CO2 déjà stocké, pour longtemps, dans l’atmosphère », indique Robert Vautard. On ne doit par conséquent pas s’attendre à une baisse, mais, dans le meilleur des cas, à une stabilisation des températures, selon le chercheur du LSCE.
         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Vue aérienne de la station balnéaire de Mati, près d’Athènes, ravagée par les flammes. Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont dévasté lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 82 morts."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Rafina, près de Mati, le 23 juillet. Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations. Les résidents, paniqués, ont fui en direction de la plage proche, où plusieurs d’entre eux ont dû rester plusieurs heures."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le Parthénon, à Athènes, le 23 juillet. Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Devant une maison où deux personnes ont été retrouvées mortes, à Mati, le 26 juillet. Mardi, le pays était sous le choc des découvertes macabres, en particulier celle de 26 personnes, dont des enfants, carbonisées."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un écriteau « nous allons bien » a été scotché sur une porte dans le village de Mati, le 25 juillet."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Ravitaillement en eau, à Mati, le 24 juillet. Le pays, qui a activé le mécanisme européen de protection civile, s’est vu offrir de l’aide, notamment en moyens aériens, par l’Espagne, la France, l’Israël, la Bulgarie, la Turquie, l’Italie, la Macédoine, le Portugal et la Croatie, tandis que les messages de condoléances arrivaient en nombre de l’étranger."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Plusieurs incendies, en Norvège, pris en photo par l’Agence spatiale européenne (ESA) le 17 juillet. D’Oslo à Riga, les pays nordiques et baltes sont écrasés depuis plusieurs semaines par la chaleur et la sécheresse qui embrasent forêts et tourbières, brûlent les pâtures, vident les nappes phréatiques et font même baisser le niveau des grands lacs."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Incendie en Suède le 15 juillet, à Karböle. La Suède reste frappée par une vague d’incendies sans précédent avec, comme ailleurs en Scandinavie, une sécheresse installée depuis le début de mai."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un feu de forêt balaie une vaste zone forestière, près de la ville de Ljusdal, en Suède, le 18 juillet. En fin de semaine, plus d’une vingtaine de foyers d’incendies étaient toujours actifs dans toute la Suède, couvrant quelque 20 000 hectares."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Près de la ville de Ljusdal, en Suède, le 22 juillet. Les autorités ont annoncé jeudi 26 juillet au matin que les principaux incendies étaient enfin sous contrôle."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un avion bombardier d’eau français sur le tarmac à Sveg, dans le centre de la Suède, le 21 juillet. Jeudi 26 juillet, le premier ministre suédois a annoncé avoir demandé l’aide de l’OTAN pour les opérations d’extinction."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La vallée de Yosemite enfumée, le 25 juillet 2018, en Californie. Dans la vallée de la Mort, en Californie, le record mondial absolu de chaleur de 54 °C atteint en juin 2013 à Fumace Creek a été approché, dans cette même localité, de 1,1 °C le 24 juillet."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des pompiers à l’œuvre contre l’incendie Ferguson, dans le comté de Mariposa, en Californie, le 16 juillet. Mercredi, les campings du Parc national de Yosemite ont été évacués, alors que les pompiers se battaient pour contenir un énorme feu de forêt juste à l’ouest qui menaçait le parc."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Près d’Oakhurst, en Californie, mercredi 25 juillet. Avec la progression de l’incendie Ferguson, des parties du parc ont été fermées."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Tempête de sable à Ahmedabad, en Inde, le 16 juin. Depuis le début de l’année 2018, un nombre anormalement élevé de tempêtes de sable ont balayé le sous-continent indien, provoquant au moins 500 morts. Les scientifiques accusent la désertification causée par la déforestation, et la conjonction d’une hausse de la température de surface avec l’humidité transportée par les vents d’ouest."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Pour faire face à la canicule, les fontaines servent aussi de piscine, au Trocadéro, à Paris, le 25 juillet. Dix-huit départements étaient toujours placés en vigilance orange canicule vendredi 27 juillet. A Paris, le thermomètre devait monter jusqu’à 37 degrés vendredi. Cet épisode caniculaire s’accompagne d’un pic de pollution à l’ozone dans plusieurs régions, dont l’Ile-de-France."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Dans la rue, à Tokyo, le 20 juillet. L’Europe, qui oscille entre canicule et incendies, n’est pas seule à souffrir de la canicule. Une vague de chaleur s’est abattue sur le Japon depuis deux semaines. Les températures élevées – au-delà de 40 °C – ont fait au moins 80 morts et 35 000 personnes ont dû être hospitalisées."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des visiteurs se reposent à l’ombre dans le courant du Cheonggyecheon, dans le centre-ville de Séoul, en Corée du Sud, le 23 juillet. La vague de chaleur qui s’est emparée d’une large partie du Japon a également atteint la Corée du Sud voisine."
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/18

Suivant







Vue aérienne de la station balnéaire de Mati, près d’Athènes, ravagée par les flammes. Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont dévasté lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 82 morts.

SAVVAS KARMANIOLAS / AFP
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-20">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Depuis le mois de mai, le pays connaît une vague de chaleur couplée à une sécheresse hors norme.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Sécheresse : en Belgique, le spectre de 1976

Depuis le mois de mai, le pays connaît une vague de chaleur couplée à une sécheresse hors norme.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 12h08
    |

                            Intérim (Bruxelles, correspondant)








                        



                                


                            

Dans la capitale belge, les drapeaux noir-jaune-rouge de la Coupe du monde de football ont laissé place au jaune des pelouses. Vendredi 27 juillet, jusqu’à 36 °C étaient attendus à Bruxelles. Depuis le printemps, le temps est globalement chaud et sec. Selon les chiffres de l’Institut royal météorologique (IRM), le pays a connu une température moyenne de 16,3 degrés pour le mois de mai, soit 2,7 °C de plus que la normale, et 18,1 °C en juin, pour une température habituelle de 16,2 °C. Le journal flamand Het Nieuwsblad avance que « l’été 2018 pourrait être responsable du décès de 2 500 personnes en plus que la moyenne. »
Autres conséquences : les agriculteurs craignent pour leurs réserves, les ventes de ventilateurs et de boissons rafraîchissantes explosent et dans les familles, on s’organise, quitte à dormir au jardin pour trouver un peu de fraîcheur la nuit.
La situation ne devrait pas s’améliorer dans les prochaines semaines. L’indice de sécheresse enregistré en 1976, l’été de tous les records, devrait même être égalé début août pour la même période. Toutefois, pour le chef du département prévisions de l’Institut royal météorologique (IRM) David Dehenauw, la situation n’est pas encore aussi critique que cette année-là. Il met en avant deux différences principales : en 1976, les précipitations étaient encore plus limitées qu’aujourd’hui pour la période mi-juin-mi-juillet (3 mm, contre 19 mm cette année). Et la sécheresse s’étendait à l’époque à tout le pays, alors que cette année, elle concerne principalement l’ouest et le nord-ouest – la Flandre, principalement. « Cette partie a connu moins de précipitations, car elle était sous l’influence de l’anticyclone sur la Scandinavie, alors que le sud a profité de l’instabilité des conditions météo en France », explique-t-il.
Limitation d’eau et amendes
Le nord du pays a donc été le premier à réagir, en rééchelonnant régulièrement son niveau d’alerte. Signe...




                        

                        

