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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ L’entreprise d’électroménager chinoise Vatti s’était engagée à rembourser certains de ses clients en cas de victoire de l’équipe de France de football.
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Mondial : la victoire des Bleus coûte plus de 10 millions d’euros à un de ses sponsors

L’entreprise d’électroménager chinoise Vatti s’était engagée à rembourser certains de ses clients en cas de victoire de l’équipe de France de football.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 16h50
   





                        



   


L’entreprise d’électroménager chinoise Vatti, sponsor de l’équipe de France de football, paie le prix fort sa promesse, faite avant le Mondial, de rembourser ses clients qui auraient acheté une « formule du champion » composée de divers articles de cuisine, si les Bleus soulevaient le trophée. L’entreprise a ainsi annoncé, lundi 30 juillet, qu’elle avait déjà reversé 7,7 millions d’euros.
« Le montant à payer pourrait être très important, mais il était prévu dans notre budget annuel, a relativisé un responsable de l’entreprise, Wang Zhaozhao. Les conséquences ne seront pas désastreuses pour nous. »
Les stocks de Vatti se sont progressivement vidés à mesure que la France se rapprochait du titre de champion de monde. Au total, l’opération devrait coûter plus de 10 millions d’euros à l’entreprise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Transformé par Sky de pistard en grimpeur, le natif de Cardiff a accepté les privations d’une vie de vainqueur du Tour de France sans délaisser tout à fait le rugby ni les pubs.
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Tour de France : Geraint Thomas, le « cyclist next door »

Transformé par Sky de pistard en grimpeur, le natif de Cardiff a accepté les privations d’une vie de vainqueur du Tour de France sans délaisser tout à fait le rugby ni les pubs.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 10h21
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 11h02
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Met-on un slip sous son cuissard ? Voilà par quel questionnement philosophico-hygiénique a commencé la vie de cycliste de Geraint Thomas, vainqueur du Tour de France deux décennies plus tard à l’âge de 32 ans. C’est que l’on ne fait pas de vélo au Pays de Galles. On chante dans une chorale, on promène les moutons, on joue au rugby mais on ne fait pas de vélo. Avant de sacrifier à la rituelle épilation des jambes, Geraint Thomas a attendu de disputer sa première course à l’étranger, à l’âge de 14 ans. Dans la discrétion d’un sanitaire en préfabriqué, avec un rasoir jetable premier prix : sur la ligne de départ, il avait les pattes d’un gamin sorti d’un champ de barbelés.

Le vainqueur du Tour raconte tout cela dans son autobiographie The World of Cycling According to G (Quercus Publishing, 2015, 384 pages), concentré d’humour british et de regard distancié sur un milieu qu’il n’aurait jamais dû intégrer. « Geraint est un gars les pieds sur terre, très sociable, détendu », certifie Matt Brammeier, coureur irlandais qui a partagé avec lui quelques entraînements et au moins autant de bières. « Il est à l’ancienne : il accepte de vivre comme un moine, mais il pourrait aussi être ton pote », renchérit Nicolas Portal, son directeur sportif chez Sky après l’avoir côtoyé comme coureur en 2010. 
Ablation de la rate à 18 ans
Ce n’est pas le Geraint Thomas que la France a découvert ce mois de juillet : froid, réservé, dans une bulle dont il n’est sorti que samedi 28 juillet lorsque, sa victoire assurée, il a laissé échapper des larmes. « Il arrive à rester concentré sur son truc, à oublier tout le reste, explique Portal. “G” [son surnom] a la faculté de n’être touché par rien. Alors que Chris [Froome] est emmerdé d’être désigné comme un tricheur, “G” trace sa route, avec ses potes, et ne s’en portera pas plus mal si ça ne marche pas. »
Geraint Thomas a semblé vivre ces...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le Norvégien a remporté la dernière étape, dimanche 29 juillet, à Paris. Arnaud Démare a pris la troisième place. Geraint Thomas s’offre son premier Tour de France.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/07/2018
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Tour de France : Kristoff roi des Champs-Elysées

Le Norvégien a remporté la dernière étape, dimanche 29 juillet, à Paris. Arnaud Démare a pris la troisième place. Geraint Thomas s’offre son premier Tour de France.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 19h46
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 06h41
   





                        



   


Un Sky en jaune, Sagan en vert : ne manquait plus qu’un sprint massif sur les Champs-Elysées pour clôturer, dimanche 29 juillet, une Grande Boucle qui n’aura guère brillé par ses surprises. Annoncé parmi les favoris en cas d’arrivée massive, Alexander Kristoff s’est imposé sur les pavés parisiens.
Muet sur le Tour depuis sa victoire à Nîmes en 2014, le Norvégien précède l’Allemand John Degenkolb et le Français Arnaud Démare. Touché depuis sa vilaine chute dans les Pyrénées, Peter Sagan n’a pu participer à l’accélération finale. Le Slovaque échoue à la septième place.

📺 3rd stage win on Le Tour for @kristoff87, definitely the most beautiful one! 🇳🇴 🏆
— LeTour (@Le Tour de France)


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Condamnés par l’intransigeance des équipes de sprinteurs, six coureurs (Gaudin, Dillier, Schär, Politt, Phinney, Van Keirsbulck) s’étaient fait la belle dans la première des huit boucles sur les Champs-Elysées. Jamais crédités de plus de quarante secondes d’avance sur le peloton, les fuyards ont rendu les armes à quelques kilomètres de l’arrivée.
Une dernière tentative du champion de Belgique, Yves Lampaert, avortée, les sprinteurs ont pu se départager la prestigieuse victoire.
Plus prévisible que le succès de Kristoff, Geraint Thomas est l’autre grand vainqueur du jour. Le Gallois remporte, dimanche, son premier Tour de France. Le sixième en sept éditions pour l’équipe Sky.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Un Italien qui pratiquait l’escalade et trois alpinistes ont trouvé la mort dimanche dans trois accidents distincts survenus dans le nord du département.
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Hautes-Alpes : quatre morts dans des accidents de montagne

Un Italien qui pratiquait l’escalade et trois alpinistes ont trouvé la mort dimanche dans trois accidents distincts survenus dans le nord du département.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 17h55
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 07h46
   





                        


Quatre personnes, un Italien qui pratiquait l’escalade et trois alpinistes, ont trouvé la mort dimanche 29 juillet dans les Hautes-Alpes dans trois accidents distincts survenus dans le nord du département, a appris l’Agence France-Presse Presse (AFP) auprès des gendarmes.
Le premier de ces deux drames a coûté la vie dimanche vers 6 h 30 à un Italien de 40 ans qui progressait à 3 000 mètres d’altitude dans le couloir Coolidge, une voie d’escalade qui mène au mont Pelvoux, dans le massif des Ecrins.
Le quadragénaire aurait péri après avoir dévissé sur une centaine de mètres, ont précisé les gendarmes, qui procédaient toujours dimanche après-midi à des auditions de témoins pour tenter de déterminer les causes exactes de sa chute. Les secours n’ont pu ranimer la victime bien qu’ils soient intervenus très vite sur les lieux du drame. Ils venaient alors en aide à un blessé au même moment sur la même voie.
Le deuxième accident est survenu vers 8 heures dans le massif du Mont-Blanc (Haute-Savoie) : un alpiniste a trouvé la mort après un dévissage. Un autre alpiniste, qui l’accompagnait, est ressorti polytraumatisé. L’enquête pour déterminer les circonstances du drame a été confiée au peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix.
Le troisième accident a causé la mort de deux alpinistes qui progressaient encadrés par un guide en direction des Enfetchores, un sommet situé à 3 000 mètres d’altitude sous le glacier de la Meije.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la cordée aurait dévissé sur une cinquantaine de mètres vers 13 h 30 pour une raison encore inconnue, causant la mort des deux alpinistes. Le guide de haute montagne qui accompagnait les deux victimes a quant à lui été blessé et transporté à l’hôpital.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le coureur norvégien a gagné au sprint, dimanche à Paris, la 21e et dernière étape du Tour 2018. Le Gallois Geraint Thomas remporte, à 32 ans, cette 105e édition de l’épreuve.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ L’équipe dirigée par Dave Brailsford en a pris son parti : elle ne gagnera pas les cœurs. Elle préfère le maillot jaune.
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Tour de France : la Sky, condamnée à gagner sans plaire

L’équipe dirigée par Dave Brailsford en a pris son parti : elle ne gagnera pas les cœurs. Elle préfère le maillot jaune.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 13h58
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 10h22
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

« Je préfère porter ce maillot jaune, faire la course de ma vie et être sifflé, qu’être 30e, lâché dans le premier col et que tout le monde m’applaudisse. J’en profite quand même. » C’est sa conception du sport de haut niveau qu’avait dévoilée, mardi 24 juillet à Carcassonne, le maillot jaune Geraint Thomas. Gagner plutôt qu’être aimé.
A-t-il le choix ? L’équipe Sky, qui inspirait au public un dédain poli jusqu’à l’an dernier, a été huée cette année, avec une intensité variable, de Noirmoutier au Pays basque. Christopher Froome, quadruple vainqueur de l’épreuve, a été le plus ciblé par le public, qu’il soit français ou étranger.
Mais tous les coureurs portant le maillot frappé d’une orque – dans le cadre d’une campagne de son sponsor pour la protection des océans – ont été harponnés, au point de susciter la compassion de la concurrence.
L’équipe britannique a remporté son sixième Tour de France en sept ans, et son manageur, Dave Brailsford, a eu beau jeu, lors de la deuxième journée de repos, le 23 juillet, à Carcassonne, de mettre les sifflets sur le compte d’une haine du public français pour les vainqueurs.
Du jamais-vu pour une équipe étrangère
En réalité, jamais une équipe étrangère dominant le Tour de France n’avait inspiré de tels comportements : ni la Molteni d’Eddy Merckx, ni la Banesto de Miguel Indurain, ni l’US Postal de Lance Armstrong.
L’impression que l’équipe Sky « achète », d’une certaine manière, ses victoires en offrant à ses leadeurs des moyens techniques incomparables et les meilleurs équipiers, a été renforcée par la résolution de l’affaire Froome : contrôlé avec un taux de salbutamol élevé lors du Tour d’Espagne 2017, le coureur britannique a dû son salut au meilleur avocat du monde de l’antidopage, soutenu par une dizaine d’experts.

Le grand public a peu suivi les révélations en Grande-Bretagne sur les dérives médicamenteuses de l’équipe Sky — notamment sur le détournement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le Gallois de l’équipe Sky Geraint Thomas remportera ce soir, après le sprint final sur les Champs-Élysées, la 105e édition d’une course devenue une ode à la rationalité.
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Tour de France : le vélo, c’est des mathématiques

Le Gallois de l’équipe Sky Geraint Thomas remportera ce soir, après le sprint final sur les Champs-Élysées, la 105e édition d’une course devenue une ode à la rationalité.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 14h55
    |

            Henri Seckel (Espelette, envoyé spécial)








                        



   


21E ETAPE : HOUILLES - PARIS, 116 KM
Très franchement, on ne sait pas bien quoi écrire. Geraint Thomas a gagné le Tour de France. Voilà. Le Gallois fait un vainqueur moins lugubre que Chris Froome, lequel, néanmoins, grâce à sa défaite et aux malheurs qui se sont abattus sur lui pendant trois semaines, vient automatiquement de gagner un point dans l’estime des Français. Ce qui lui fait 1 point.
On est content d’avoir vu Geraint Thomas fondre en larmes à l’arrivée hier. Une preuve de sensibilité, dans une course peuplée de types dont on ne voit plus le visage et qui, avec leurs lunettes noires et leurs oreillettes, passeraient pour des agents de sécurité s’ils n’étaient pas si maigres. Une marque d’émotion, dans une épreuve qui n’a plus grand-chose de romantique et semble être devenue le temple de la rationalité — mais peut-être ce constat s’applique-t-il en fait à l’époque. Un peu de débordement, dans une équipe qui contrôle tout.

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                Le Tour de France va droit dans le « mur blanc » de la Sky



Voilà six ans que les Sky viennent en France au mois de juillet, chloroforment la concurrence et braquent tranquillement la banque sous les yeux d’un public anesthésié. Quels faits saillants garde-t-on réellement en mémoire ? A quels moments a-t-on vibré depuis le début de l’ère Sky ? L’embrouille interne entre Wiggins et Froome en 2012. Les éclats de rire en salle de presse devant le démarrage absurde de ce dernier dans le Ventoux en 2013. La chute qui entraîne son abandon en 2014. Sa folle course à pied dans le Ventoux en 2016. Bref, les rares fois où les choses ne se sont pas passées comme prévu.
>> Les classements du Tour
Le bonheur du sport, c’est l’imprévu. La Sky n’est pas la seule équipe à tout prévoir, et on ne peut pas lui reprocher de tout prévoir, mais elle le prévoit si bien et avec tellement de moyens qu’elle a chassé l’aléa. « Il y a de moins en moins d’espaces pour les coureurs d’instinct comme moi, constate Romain Bardet, qui finit 6e. C’est le cyclisme moderne, avec des équipiers toujours plus forts. On capitalise sur une ou deux grosses étapes, et derrière, on défend. »
Fini, l’attaque à tout va, explique son patron, Vincent Lavenu : « Vous voyez bien que les écarts sont minimes entre les meilleurs. Les leaders n’ont pas trente-six cartouches, ils en ont une ou deux, et quand ils font un effort, ils le paient cash derrière. On croit toujours qu’on peut faire des choses chevaleresques comme au temps des années 1960, et partir à 150 bornes de l’arrivée. Ce n’est plus ça, aujourd’hui, le vélo. »

   


C’est quoi, aujourd’hui, le vélo ? Nicolas Portal, directeur sportif de la Sky, répond : « Aujourd’hui, tout le monde sait utiliser les SRM, les compteurs de watts [qui indiquent en direct aux coureurs la puissance développée en pédalant]. Avant, c’étaient les compteurs de vitesse. On disait “je suis capable de monter cette côte à 18,5 km/h, donc si mes équipiers montent plus vite, je ne peux pas suivre”. Avec les watts, c’est pareil, mais c’est plus précis. 
Je sais que la pente s’étend sur tant de kilomètres, à tant de % de moyenne, et que pour arriver en haut en bon état, je dois pédaler à tant de watts. Plus vraiment besoin de me soucier des tentatives d’attaque à droite à gauche, je sais à quel rythme je dois grimper, et éventuellement, je me mets dans le rouge dans les 300 derniers mètres pour aller choper la bonification.
« Il y a moins de prise de risque, dit en encore Portal, parce que si on prend un risque et qu’on se rate, c’est fini complet. Les gars sont beaucoup plus alertes et savent vraiment bien rouler. » Les coureurs sont désormais trop forts et trop proches les uns des autres pour être aventuriers. Le vélo, c’est devenu des mathématiques. Et les Sky sont les plus forts en maths. C’est terrible.

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                Tour de France : cracher sur les cyclistes fait-il partie de la culture française ?



Antoine Griezmann, à qui l’on demandait juste avant la finale de la Coupe du monde de football si ça l’embêterait d’être perçu comme un champion du monde « moche », répondit : « On s’en fout de la manière. Je veux l’étoile, et si j’ai l’étoile, je m’en fous du jeu qu’on aura fait. » Sky vient de battre le quatuor Anquetil - Merckx - Hinault - Indurain, quintuples vainqueurs du Tour, avec six victoires ennuyeuses en sept éditions, et pourrait très bien nous rétorquer la même chose de Grizou.
On se demande quand même combien de Tours comme celui-ci on pourra encore tolérer avant d’éteindre la télévision, et d’aller se poster sur le terre-plein central du boulevard Edgar-Quinet, pour regarder passer les coureurs du critérium de Paris 14e. Très bon documentaire signé La Bordure, si vous ne savez pas quoi faire en attendant le sprint final de ce soir.

Trois semaines, vingt et une étapes, neuf cols hors catégorie, et mille ronds-points plus tard, nous voici donc au bout. Quel bonheur de revenir à la maison.

Jolie petite photo du vélodrome de Vaugirard en 1941. https://t.co/JnVDvsWOXm— davidguenel (@David Guénel)


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Merci aux lecteurs qui nous ont accompagnés du départ à l’arrivée, de Noirmoutier à Paris, des champs de patates aux Champs-Élysées. A l’an prochain.

   



   


Départ à 16 h 15. Arrivée prévue à 19 h 15.
Le Tour du comptoir : Espelette
Chaque matin du Tour, En danseuse vous envoie une carte postale du comptoir d’un établissement de la ville-départ de la veille, sauf cette fois, où, pour d’obscures raisons logistiques, on vous écrit de la ville d’arrivée.
Où l’on n’a pas parlé que de piment.

   


Le premier samedi du Tour, on a vu Noirmoutier. Une semaine plus tard, les ravissants quais de la Somme à Amiens, au pied de la cathédrale. Une autre semaine plus tard, les splendeurs de l’Ardèche et des Cévennes. Le dernier samedi du Tour, le Pays basque.
Chaque été passé à suivre cette course nous conforte dans l’idée que tous les citoyens d’une même classe d’âge, plutôt qu’un service militaire ou civique, devraient pouvoir faire le Tour de France, pour bien saisir ce que c’est que ce pays, la beauté de ses paysages, la valeur de ses habitants. Le Tour du comptoir 2018 aura été réjouissant sur ce plan-là.

   


Dernier comptoir du Tour : Espelette, connu de la terre entière pour le piment qui fait sa fierté, même si « on en a un peu marre d’être réduits à ça », sourient Elena et Ramuntxo, qui servent des cafés et des demis d’Eki au bar de l’hôtel Euzkadi.
Difficile d’esquiver le piment dans cet établissement phare de la ville, tenu par l’homme qui a milité pour que celui d’Espelette obtienne l’AOC, et dont la façade spectaculaire est recouverte du fameux emblème — « On les remplace au bout d’un an par la récolte de l’année d’après, nous dit la patronne, à la réception de l’hôtel. Quand les piments sont vieux, les gens pensent qu’ils sont en plastique. »

   


La télévision du bar diffuse le contre-la-montre qui couronnera définitivement Geraint Thomas. Elena guette avec une impatience qui nous étonne le passage de Mikel Landa. C’est parce qu’il vient du Pays basque espagnol, nous apprend-elle. Ramuntxo s’étonne quant à lui de voir l’inscription « Romain Ricard » sur le bitume du Tour. C’est parce qu’il s’agit en fait du coureur « Romain Sicard » et qu’il a mal lu, lui apprend-on. Voilà, chacun s’apprend des petites choses.
Elena s’émerveille devant tous ces drapeaux basques qui s’agitent sur le bord de la route. Ramuntxo attire notre attention sur un autre drapeau que l’on voit çà et là, avec la silhouette du Pays basque sur fond blanc pointé par des flèches rouges, qui réclame le rapprochement des prisonniers politiques basques emprisonnés loin d’ici, à Paris ou à Madrid.
On apprend grâce à ces sympathiques jeunes gens qu’une maison sise sur le parcours de l’étape, qui était recouverte de slogans politiques, a été entièrement repeinte avant l’arrivée du Tour pour faire disparaître les inscriptions litigieuses. Quelques-uns ont été de nouveau tagués à la hâte. Par ailleurs, sur la ligne d’arrivée, grande première, la présentation est assurée en français et en basque. Même en Corse, qui avait accueilli le Tour en 2013, on n’avait pas vu ça.

   


Sur une étagère de l’hôtel trône une carte postale dédicacée par Julian Alaphilippe. Une employée nous rencarde : « Il était là il y a quelques mois pour repérer cette étape, et lui et son père étaient venus manger ici ensuite. » Puis, chuchotant : « Je crois qu’ils se sont bien soignés… » Le Maillot à pois du Tour, en plus des breuvages locaux, avait adoré le gâteau basque de la maison. Samedi, l’hôtel Euzkadi a spécialement envoyé quelqu’un à l’arrivée de l’étape pour lui en apporter un.
A Espelette s’est achevé notre Tour du comptoir, sans doute l’aspect de la course le plus intéressant à couvrir pour un journaliste. Merci à tous ces cafés qui nous ont accueillis, et à toutes les personnes parfois incroyables qu’on y a rencontrées.
Vive les cafés, vive la République, vive la France, vive le vélo.

   



   



   



   



   



   



   



   



   



   



   



   



   



   



   



   



   



   



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ A 32 ans, le coureur de l’équipe Sky est en passe de devenir, dimanche, le premier Gallois de l’histoire à remporter la Grande Boucle.
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Tour de France : huit choses à savoir sur Geraint Thomas

A 32 ans, le coureur de l’équipe Sky est en passe de devenir, dimanche, le premier Gallois de l’histoire à remporter la Grande Boucle.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 09h33
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 15h35
   





                        


Il n’est plus qu’à 116 kilomètres du sacre, dimanche 29 juillet, sur les Champs-Elysées, à Paris, au lendemain du contre-la-montre remporté par le Néerlandais Tom Dumoulin à Espelette (Pyrénées-Atlantiques). Longtemps cantonné aux fonctions de super équipier, le Gallois Geraint Thomas a pris le monde du cyclisme de court en dominant la 105e édition du Tour de France. En s’emparant du maillot jaune, il a volé la vedette à son coéquipier Chris Froome, quadruple vainqueur de l’épreuve et pourtant favori.
Retour sur le parcours et les moments forts du Tour de Geraint Thomas.

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Le chiffre
32
C’est l’âge de Geraint Thomas, né à Cardiff, la plus grande ville du pays de Galles, le 25 mai 1986. C’est sous le maillot gallois que Thomas, surnommé « G » par ses coéquipiers, a gagné la course sur route des Jeux du Commonwealth en 2014, à Glasgow. Le résultat le plus significatif pour le cyclisme gallois, à l’époque.
Sauf chute malencontreuse dimanche 29 juillet, lors de la dernière étape entre Houilles (Yvelines) et les Champs-Elysées parisiens, il deviendra le premier Gallois de l’histoire à remporter le Tour de France.
Le lieu
Le pays de Galles
De quoi rendre fiers tout un pays et le lycée Whitchurch, à Cardiff, par lequel Geraint Thomas est passé, et qui vit au rythme des coups de pédale de son ancien élève. « Même si tout le monde est en vacances, toute l’école va encourager Geraint, assure son proviseur, Huw Jones-Williams. C’est incroyable de voir un de nos anciens élèves en tête du Tour de France, et d’être le premier Gallois à le faire. Geraint était déjà une légende à Whitchurch. »

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Le sacre du Gallois pourrait inciter la municipalité de Cardiff, qui a pour emblème un dragon rouge crachant des flammes, à y apporter une petite modification. « A la lumière des derniers événements, nous pensons à changer notre blason », a ainsi tweeté la ville samedi matin. Le dragon a été habillé d’un maillot jaune.
« J’ai une idée de ce qui se passe au pays de Galles, c’est incroyable, a réagi le cycliste vendredi. C’est fou de voir tout l’intérêt qu’il y a à Cardiff. »

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La citation
« La première victoire d’étape, c’était bien. Mais gagner à l’Alpe d’Huez avec le maillot jaune, ça, c’était vraiment génial. Je ne m’y attendais tout simplement pas. Ce jour-là, je voulais juste suivre les autres. L’Alpe d’Huez restera le moment le plus incroyable. »
Dans son bilan, le trentenaire en passe de gagner son premier grand tour, a insisté sur les Alpes, sur ses deux victoires d’étape de suite, à la Rosière puis à l’Alpe d’Huez, par lesquelles il s’est installé au sommet du Tour.
Mais Geraint Thomas a pris soin de préciser qu’il avait longtemps attendu, jusqu’à la dernière étape des Pyrénées, avant de se projeter vers la victoire finale : « Les gens peuvent ne pas me croire, mais la dernière étape de montagne [dans les Pyrénées] a été une bataille incroyable, je devais rester concentré. »
Le coéquipier adversaire
Froome
Comportement de gentlemen oblige entre Britanniques, Geraint Thomas et Chris Froome, le maillot jaune et son dauphin du Tour de France, avaient juré de ne pas s’attaquer dans la dernière semaine pour chercher la victoire finale, qui tend encore une fois les bras à Sky.
La relation entre Froome et Thomas est longue, puisqu’ils se connaissent depuis une décennie, entre Barloworld, que Froome a rejoint en 2008, et Sky, où ils ont tous les deux signé au moment de la création de la formation, en 2010.
« Tant qu’il y a un coureur Sky sur la plus haute marche du podium à Paris, je serai content », assurait Froome en début de semaine. De là à sacrifier ses espoirs d’un cinquième sacre pour aider Thomas ? « Oui », soutenait l’Anglais de 33 ans.

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« Nous sommes de bons coéquipiers. Ça fait de nombreuses années que nous sommes dans la même équipe. Nous vivons souvent ensemble, dans les mêmes hôtels », soulignait quant à lui Geraint Thomas.
Sky a toutefois connu un Tour agité au dehors, avec un public franchement hostile à l’image de la montée chaotique de Froome vers l’Alpe d’Huez.

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Les images

   



   


Les premiers tours de roue
Le Gallois est passé par les vélodromes avant de s’orienter vers la route, à la façon de Bradley Wiggins, le premier Britannique vainqueur du Tour (2012).
Champion olympique à Pékin en 2008 avec l’équipe de poursuite (et Wiggins), il a récidivé quatre ans plus tard à Londres.
Ce n’est qu’après ces JO à domicile qu’il s’est définitivement consacré à sa carrière sur route.
Thomas s’était pourtant signalé très tôt sur la route. En 2004, il avait gagné Paris-Roubaix juniors devant son futur coéquipier de Sky Ian Stannard.
Le palmarès sur les grands tours
Longtemps cantonné aux fonctions de superéquipier, le futur vainqueur de la 105e édition du Tour a apprivoisé progressivement le rôle de leadeur. A son palmarès figurent des courses de référence d’une semaine, Paris-Nice (2016) et, en juin cette année, le Critérium du Dauphiné.
Dans les grands tours, Thomas a déjà eu sa chance. Mais il n’avait jamais obtenu de résultat probant. L’an passé, dans le Giro, en Italie, il a perdu toute chance à cause d’une chute — provoquée par une moto de carabinier. Le type d’accident qui lui est souvent arrivé par le passé (en 2017, il était en jaune sur le Tour quand une chute dans la 9e étape l’a contraint à l’abandon), même s’il se défend en affirmant ne pas tomber plus souvent qu’un autre.
Tour de France : trois étapes (contre-la-montre Düsseldorf en 2017, La Rosière et L’Alpe d’Huez en 2018). Neuvième participation (139e en 2007, 66e en 2010, 30e en 2011, 140e en 2013, 22e en 2014, 15e en 2015 et 2016, abandon en 2017). Maillot jaune pendant six jours (quatre en 2017, deux en 2018, série en cours).Giro : trois participations (118e en 2008, 80e en 2012, abandon en 2017)Vuelta : une participation (69e en 2015)
L’anecdote
« Quand je faisais de la piste, j’étais gros »
« La vraie clé, c’est le poids. Quand je faisais de la piste, j’étais gros. J’étais jeune, pas très sérieux et, comme tout bon Gallois, j’aimais vider des pintes. Ensuite, j’ai fait beaucoup d’efforts pour maigrir », a dit au journal L’Equipe le futur maillot jaune du Tour de France.
Geraint Thomas (1,83 m) a perdu au moins 5 kg par rapport aux JO de Pékin. Pour passer sous les 70 kg et pour pouvoir utiliser un rapport poids/puissance favorable en montagne. Et concrétiser son travail de forçat à l’entraînement.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 28/07/2018
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Tour de France : Geraint Thomas, de l’école des cracks du sport gallois au maillot jaune

Le coureur de la Sky, qui est sur le point de remporter son premier Tour de France, a ciré les mêmes bancs d’école que le rugbyman Sam Warburton et le footballeur Gareth Bale.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 06h11
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 11h46
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Que retient-on de son collège ? Un théorème de Pythagore peut-être. Des souvenirs de rédactions et de dictées sûrement. Peu de choses, au fond, que l’on pense réutiliser tous les jours. Mais pour le professeur de physique du lycée Whitchurch, c’est clair : Geraint Thomas a bien retenu ses leçons sur l’aérodynamique et la résistance à l’air.
Il faut dire qu’à vingt-quatre heures de l’arrivée à Paris, le coureur de la Sky semble avoir parfaitement lié la pratique à la théorie. Sauf chute malencontreuse, dimanche 28 juillet, lors de la dernière étape entre Houilles et les Champs-Elysées parisiens, il deviendra le premier Gallois de l’histoire à remporter le Tour.
De quoi rendre fiers tout un pays et un établissement, qui vit au rythme des coups de pédale de son ancien protégé. « Même si tout le monde est désormais en vacances, toute l’école va encourager Geraint, assure le proviseur Huw Jones-Williams. C’est incroyable de voir un de nos anciens élèves en tête du Tour de France, et d’être le premier Gallois à le faire. Geraint était déjà une légende à Whitchurch. »
Pourtant, question légendes, il y a de quoi faire à Whitchurch. Trois des sportifs les plus accomplis du sport gallois de ces dernières années, le coureur Geraint Thomas, le rugbyman Sam Warburton, et le footballeur Gareth Bale sont les produits de la Whitchurch High School, un collège-lycée de la banlieue de Cardiff, le plus grand du pays de Galles, avec presque 2 400 élèves au compteur. Les trois à un an d’écart.

For anybody who is keeping track of sports at the moment (which lets face it, you all should be), Gareth Bale, Sam… https://t.co/ofipHI666P— paigecardona (@Paige Cardona 🚴‍♀️)


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« Le sport est une institution. Une religion même »
Une coïncidence pas si surprenante pour l’ancien troisième ligne et capitaine de la sélection galloise Sam Warburton, qui se souvient qu’à « Whitchurch, le sport est une institution. Une religion même. Là-bas, on se donne les moyens d’élever des cracks », racontait-il en 2013, à So Foot.
Nous nous en étions rendu compte lorsque Le Monde s’était rendu sur place, peu avant l’Euro 2016 de football, le premier de l’histoire du pays de Galles (et de Gareth Bale) en tant que participant.
« Dehors, des terrains de football et de rugby bien entretenus. A l’intérieur, des bâtiments en briques, à côté des salles de classe, plusieurs gymnases et une salle de musculation ultramoderne. Dans cet établissement des quartiers nord de Cardiff, on cultive l’excellence, sans fausse modestie. Surtout, dans les couloirs de l’école, des photos d’anciens pensionnaires ayant réussi dans le sport sont alignées sur les murs. Des dizaines, peut-être des centaines. Gwyn Morris, le professeur de sport, les montre aux visiteurs, non sans fierté. “Aux jeunes, je fais passer ce message : quelqu’un doit gagner des médailles pour le pays de Galles, pourquoi pas vous ?” »
Il est clair qu’une telle institution et un tel succès attirent les regards. Celui du Guardian s’était déjà posé dessus en 2011. A l’époque, Gwyn Morris évoquait « une certaine effervescence en salle des professeurs », devant le succès de leurs anciens élèves.
Sept ans plus tard, l’effervescence a dû se transformer en euphorie. Gareth Bale vient d’empocher sa quatrième Ligue des champions en inscrivant un chef-d’œuvre en finale (un retourné, qui avait permis au Real Madrid de reprendre l’avantage contre Liverpool). Sam Warburton a reçu de multiples louanges à l’annonce de la fin de sa carrière internationale. Et Geraint Thomas est sur le point d’être le premier Gallois à remporter le Tour de France.
Le Hall of Fame de Whitchurch
D’autant que ces trois-là diffusent une image parfaite pour les professeurs auprès de leurs élèves. Forcément, leurs petits prodiges « étaient semblables à ce qu’ils sont aujourd’hui, très humbles, très compétitifs, et ils avaient cette motivation qu’il faut avoir pour atteindre ses objectifs, résume Gwyn Morris à Wales Online. Beaucoup de gens ont les capacités, mais si vous ne vous dévouez pas corps et âme, vous ne réussirez pas du jour au lendemain ».
Sam Warburton, Gareth Bale et Geraint Thomas sont d’ailleurs désormais la meilleure publicité pour Whitchurch. Sur son site, l’établissement n’a pas oublié d’apposer leurs noms et de rappeler qu’avec plusieurs autres athlètes, ils ont « contribué à améliorer la réputation sportive des écoles et sont devenus de grands modèles pour nos élèves ».
Alors nul doute que le portrait de Geraint Thomas, maillot jaune sur les épaules en haut du podium sur les Champs-Elysées, sera présent dans les couloirs de son ancienne école dès les prochains jours. Son ancien professeur de sport lui a d’ailleurs déjà préparé une petite place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Thomas et Froome encadreront Tom Dumoulin sur le podium du Tour, après le contre-la-montre remporté par le Néerlandais. Les Britanniques ont esquivé le sujet de leur avenir en commun. Nos trois leçons de l’étape.
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Tour de France 2018 : Dumoulin trouve la bonne combinaison, Team Sky monte à deux

Thomas et Froome encadreront Tom Dumoulin sur le podium du Tour, après le contre-la-montre remporté par le Néerlandais. Les Britanniques ont esquivé le sujet de leur avenir en commun. Nos trois leçons de l’étape.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 20h41
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 20h53
    |

            Henri Seckel (Envoyés spéciaux à Espelette, Pyrénées-Atlantiques) et 
Clément Guillou








                        


Ce n’est vraiment pas le Tour de Christopher Froome : le Britannique est devancé pour une seconde et demie par Tom Dumoulin dans le contre-la-montre entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Espelette, et terminera la Grande boucle sans victoire d’étape. Il remonte tout de même sur la troisième marche du podium, loin devant Primoz Roglic. Et loin derrière Geraint Thomas. Mais rien n’est fait puisque la très longue étape entre Espelette et Paris (790 kilomètres), demain, a toutes les chances de bouleverser le classement général ! Sinon, Romain Bardet gagne une place, sixième.
>> Tous les classements du Tour de France
Tom Dumoulin a perdu, mais il a gagné

   


Tom Dumoulin a perdu. Sa combinaison, pour commencer. « Je n’arrivais pas à trouver mon maillot de champion du monde [du contre-la-montre ndlr]. Ça a été une matinée assez stressante, pour moi et pour tout le monde, ça m’a franchement gavé (I was utterly pissed, en VO). » Coup de bol : son équipementier se trouve au Pays basque espagnol, de l’autre côté de la frontière. « Je dois vraiment les remercier. Ils ont rappelé une couturière à la retraite, et m’ont refait une combinaison ce matin. Ils étaient en vacances, ils n’avaient rien sur place, ils ont refait une combinaison et l’ont apportée ici, c’est une matinée de fou. »
Ensuite, Tom Dumoulin a perdu le contre-la-montre d’Espelette, les images sont formelles : « Ça passera pas », dit Jalabert, alors que Dumoulin a l’air en retard dans les derniers mètres de course, et arrive finalement deux secondes après Froome selon le chronométrage officiel. Chronométrage qui semble en fait avoir connu quelques ratés. Voyez plutôt.

TOM DUMOULIN S'IMPOSE D'UN CHEVEU DEVANT FROOME !!! 🔥🔥🔥
— francetvsport (@France tv sport)


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Légère confusion à l’arrivée, où Tom Dumoulin a cru pendant quelques secondes qu’il avait perdu. « J’ai d’abord entendu que j’étais deuxième, pour une seconde, et en fait, c’est l’inverse. » Voyez plutôt.

« I won ? / j’ai gagné ? » yes @tom_dumoulin 🏆
— LeTour (@Le Tour de France)


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Notons la sportivité de Froome qui félicite chaleureusement Dumoulin, alors que celui-ci, avant de le priver d’un rayon de soleil sur ce Tour pénible et de le devancer sur le podium à Paris, avait passé l’année à dire qu’à la place du Britannique, il se serait mis hors-jeu le temps que soit réglée l’affaire du salbutamol.
Lors de sa conférence d’après-course, le Néerlandais a expliqué que ses déboires techniques à Mûr-de-Bretagne (plus d’une minute de perdue) n’ont rien changé à ce Tour, car s’ils n’avaient pas eu lieu, Geraint Thomas aurait poussé plus fort sur les pédales en montagne et fini devant. Il a confirmé qu’il ne retenterait pas le doublé Giro-Tour l’an prochain, et se concentrerait sans doute sur le second, car le délai entre les deux, rallongé cette année pour cause de Coupe du monde de la Fifa Russie 2018 ©, ne serait l’an prochain que de trois semaines et demie.
Enfin, interrogé sur le nerf de la guerre, le budget inférieur de son équipe par rapport à l’armada Sky, Dumoulin a répondu avec sagesse : « Bien sûr c’est un désavantage, bien sûr que ça compte. [L’argent] rend parfois la vie plus facile. Mais la question est : est-ce qu’ils sont plus heureux ? » On vous laisse méditer là-dessus.
La Sky, c’est moins fort que l’US Postal

   


Notre oeil expert avait bien cru déceler la légère domination d’une équipe sur ce Tour de France. La preuve que l’on s’y connait : six coureurs de l’équipe Sky terminent dans les 25 premiers de ce contre-la-montre très exigeant, avec dans l’ordre Chris Froome (2e), Geraint Thomas (3e), Michal Kwiatkowski (4e), Jonathan Castroviejo (14e), Wout Poels (17e) et Egan Bernal (25e).

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L’US Postal avait fait mieux, en plaçant six coureurs dans les 16 premiers d’un contre-la-montre de veille d’arrivée du Tour, à Besançon en 2004. La grande époque. Au classement final, la contre-performance de Primoz Roglic dans le contre-la-montre permet à l’équipe britannique de placer deux hommes sur le podium dont le vainqueur, ce qui n’est pas non plus du jamais-vu.
En 2009, Alberto Contador et Lance Armstrong s’étaient retrouvés dans la même position sur les Champs-Elysées. S’ils avaient semblé courir l’un contre l’autre, ils couraient bien sous le même maillot Astana. Surtout, en 2012, Bradley Wiggins avait devancé Christopher Froome, comme Bjarne Riis et Jan Ullrich en 1996 pour la Telekom.
La question fut posée à Geraint Thomas en conférence de presse : ne serait-ce pas un souci pour le Tour de France ? « Moi, ça me va, a souri Geraint Thomas. Ce n’est pas un problème, ça a été une superbe course. Bien sûr que nous sommes forts. Regardez les coureurs un par un, chacun est incroyable. Mais notre plus grande force ce ne sont pas nos jambes, c’est notre tête. »
Là, on se dit que c’est vraiment trop bête : la Cofidis pourrait aussi gagner le Tour et écraser un contre-la-montre, mais elle n’a pas la tête à ça. Elle préfère s’appliquer vraiment à gagner des manches de Coupe de France. Manque d’ambition typiquement français, aurait dit Dave Brailsford.
Alors que le manager gallois insiste sur le fait que ses coureurs ne sont pas mieux payés qu’ailleurs - Egan Bernal, plus grand espoir du monde, est selon lui en-dessous du salaire moyen du World Tour, ce qui nous laisse sceptique -, les organisateurs du Tour de France aimeraient que l’Union cycliste internationale avance « vite » sur le projet d’un plafonnement de la masse salariale des équipes. L’UCI est pour, certains coureurs (Romain Bardet par exemple) aussi, mais la mesure est très complexe à mettre en oeuvre, comme le soulignent les patrons d’équipes.
Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, explique à En Danseuse qu’« on ne peut pas reprocher à Sky de vouloir gagner, mais aujourd’hui ils engagent tous les meilleurs jeunes ».
« S’ils prennent tous les meilleurs jeunes de 20 ans (ce qui est le cas, ndlr), on va avoir la même équipe qui va tout écraser pendant des années et des années. Le sel de la compétition fait qu’un rééquilibrage serait souhaitable, comme en NBA. Il faut réfléchir vite à cela, l’étudier de très près. Il faut un rééquilibrage dans l’intérêt de tout le monde. »
Thomas et Froome pratiquent l’art de l’esquive

   


Le gymnase Michel Labèguerie de Cambo-les-Bains n’est visiblement pas l’endroit pour parler d’avenir. Ou peut-être le moment était-il mal choisi. Ou sans doute la question était-elle un peu gênante pour les deux. Toujours est-il que Geraint Thomas et Christopher Froome ont tous les deux esquivé la question de leur avenir au sein de l’équipe Sky, lors de leur conférence de presse d’après-Tour-mais-pas-tout-à-fait-car-tout-peut-arriver-sur-les-Champs.
« On verra », a simplement dit Geraint Thomas, contredisant ainsi Dave Brailsford qui affirme partout que son compatriote gallois restera chez lui la saison prochaine. Thomas a tâté le marché avant le Tour et semblait se diriger vers une prolongation chez Sky mais, sans doute conscient de ses possibilités sur ce Tour de France, n’a rien signé dans l’espoir que sa côte augmente pendant la course. La question de son rôle dans l’équipe sera forcément un aspect important des négociations, alors que Christopher Froome n’a pas renoncé à conquérir un cinquième Tour et qu’Egan Bernal semble déjà physiquement prêt à prendre le commandement de l’équipe.
Quant à Froome, pensez-vous qu’il se serait naturellement incliné et aurait officiellement transmis le flambeau à Geraint Thomas, d’un an son cadet ? Bien sûr que non. Sur le rôle de chacun la saison prochaine, il a répondu : « C’est une question à poser à la direction de l’équipe, ce n’est pas aux coureurs de prendre cette décision. »
L’automne sera intéressant, chez Sky. En 2013, Bradley Wiggins, au faîte de sa gloire, avait été gentiment mis de côté par Dave Brailsford, qui l’avait « convaincu » de se concentrer sur le Tour d’Italie, au profit de Christopher Froome. Wiggins avait pris quelques kilos pendant l’hiver et n’était jamais vraiment entré dans son Giro, avant d’abandonner sur chute à la treizième étape.
Les relations entre Thomas et Froome étant bien meilleures, la Sky pourrait aussi prendre le risque d’aligner les deux au départ du Tour de France et de laisser la route trancher, comme cette année.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ À une seconde du Néerlandais sur le contre-la-montre, Chris Froome grimpe sur la troisième place du podium, aux dépens de Primoz Roglic.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Tour de France : Dumoulin remporte le chronomètre, Thomas le maillot jaune

À une seconde du Néerlandais sur le contre-la-montre, Chris Froome grimpe sur la troisième place du podium, aux dépens de Primoz Roglic.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 18h13
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 18h46
   





                        



   


À chacun sa journée sur le Tour. Vainqueur la veille de la dernière étape pyrénéenne et parmi les favoris du chrono entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Espelette, le Slovène Primoz Roglic n’a pris que la huitième place de l’épreuve, à plus d’une minute de Tom Dumoulin.
Apparu à la peine dans les derniers cols de cette édition 2018, Chris Froome n’a, lui, échoué qu’à une seconde du Néerlandais. Le Britannique, quadruple vainqueur de la Grande boucle pourra tout de même se réjouir d’avoir chipé la troisième place au général à Roglic.
« J’ai eu quelques journées difficiles comme hier. Être deuxième au général et gagner aujourd’hui, c’est merveilleux », a déclaré Tom Dumoulin. « J’ai 27 ans, donc j’espère encore devenir un peu plus fort, surtout en montagne et pour pouvoir essayer de gagner un jour le Tour de France. »
Quant à Primoz Roglic, désormais 4e du général, il a expliqué avoir « perdu pas mal de forces » et « aussi eu quelques soucis techniques ». « J’ai beaucoup appris dans ce Tour. C’était une belle course. J’ai beaucoup aimé », a-t-il toutefois assuré.

TOM DUMOULIN S'IMPOSE D'UN CHEVEU DEVANT FROOME !!! 🔥🔥🔥
— francetvsport (@France tv sport)


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« Je ne pensais pas du tout remporter le Tour »
Troisième de la vingtième étape, Geraint Thomas est assuré de remporter son premier grand tour, dimanche 29 juillet, et d’offrir à la Sky un sixième maillot jaune sur les sept dernières épreuves.
« Je ne sais pas quoi dire. C’est juste énorme. Je ne pensais pas du tout remporter le Tour de France pendant la course, et soudainement... j’ai remporté le Tour! », a-t-il lâché après son arrivée.
En tête aux premiers intermédiaires, le Gallois a levé le pied en fin de parcours pour éviter la chute, et concède finalement quatorze secondes à Dumoulin, champion du monde de la spécialité.
« Je me sentais très bien aujourd’hui. J’ai entendu que j’étais devant, et j’ai un peu insisté sur les virages. Nicolas Portal (le directeur sportif) m’a dit d’y aller doucement, d’être plus relâché, juste d’assurer la victoire sur le Tour. C’est ce que j’ai fait. J’étais stressé. C’était la plus grosse étape des trois semaines », a expliqué Geraint Thomas .

📊 STAGE 20 - TOP 10 GC 📊
— LeTour (@Le Tour de France)


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Trois changements dans le top 10
Long d’une petite trentaine de kilomètres, le contre-la-montre basque a tout de même occasionné trois changements dans le top dix.
Outre la remontée de Froome sur la troisième marche du podium, le Français Romain Bardet a surclassé Mikel Landa pour récupérer la sixième place de l’Espagnol.
Le Russe Ilnur Zakarin a lui troqué son dixième rang contre le neuvième du Colombien Nairo Quintana.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le coureur néerlandais a remporté samedi, entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Espelette, l’épreuve contre-la-montre. Christopher Froome prend la deuxième place du chrono et déloge le Slovène Primoz Roglic de la troisième place du classement général.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Actionnaire principal depuis 1999, M6 est sur le point de céder le club au fonds d’investissement américain General American Capital Partners (GAPC).
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Les Girondins de Bordeaux prêts à passer sous pavillon américain

Actionnaire principal depuis 1999, M6 est sur le point de céder le club au fonds d’investissement américain General American Capital Partners (GAPC).



Le Monde
 |    28.07.2018 à 12h28
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 06h38
   





                        



   


L’Amérique aux portes du Haillan : après dix-neuf ans d’actionnariat quasi exclusif, M6 a annoncé vendredi 27 juillet être entré en négociations exclusives avec le fonds d’investissement américain General American Capital Partners (GAPC) pour la vente des Girondins de Bordeaux (L1). L’accord doit toutefois encore être soumis à l’approbation des élus de la métropole bordelaise, qui a participé au financement du stade.
« Dans un contexte d’augmentations des budgets de plusieurs clubs de Ligue 1, le Groupe M6 considère que la cession du FC Girondins de Bordeaux à GACP, qui propose un projet sportif ambitieux et une stratégie d’investissement sur le long terme, constituerait la meilleure option pour maintenir la position du club et faire progresser à terme ses résultats », a expliqué le groupe de médias dans un communiqué.
M6, qui se présentait comme la « chaîne 0 % foot » pendant la Coupe du monde 1998, avait surpris son monde en rachetant le club un an plus tard et en en devenant l’actionnaire à 99 %. La cession des Girondins clôt un épisode sportif de dix-neuf ans avec M6, marqué par un titre de champion (2009), une Coupe de France (2013) trois Coupes de la Ligue (2002, 2007 et 2009), deux Trophées des champions (2008, 2009) et une participation aux quarts de finale de Ligue des champions en 2010.

        Lire aussi :
         

                Ligue 1 : Lyon et Monaco en Ligue des champions, Troyes relegué, Toulouse disputera les barrages



Depuis mars, les dirigeants de la chaîne discutaient avec cette société d’investissement dirigée par Joseph DaGrosa et établie en Floride. Mais le groupe n’a pas révélé vendredi le prix envisagé de la transaction, évalué alors à 70 millions d’euros par le magazine Challenges.
Joseph DaGrosa est cofondateur de la société 1848 Capital Partners LLC, spécialisée dans la gestion de portefeuilles. Son ambition est de développer le club en matière de marketing, de merchandising, de sponsoring, sur le modèle pratiqué outre-Atlantique dans les franchises de basket-ball, de hockey sur glace ou de football américain.
80 millions d’euros sur trois ans pour « développer le club »
De fait, les Girondins, avec leurs 65 millions de budget, peinent à suivre le train de grosses cylindrées de la Ligue 1, passées elles sous pavillon d’investisseurs étrangers, apportant des moyens toujours croissants comme le PSG (budget 8 fois supérieur), Monaco (3 fois), ou encore Marseille (2 fois), qui lui aussi a cédé en octobre 2016 aux sirènes américaines (Frank McCourt).
« On a décidé de se recentrer sur nos métiers de radio télévision et on a trouvé des investisseurs pour développer le club dans des conditions qui sont peut-être plus satisfaisantes pour le club, a dit vendredi sur RTL Nicolas de Tavernost. Ils se sont engagés, dans les trois ans qui viennent, à apporter 80 millions d’euros supplémentaires pour développer le club. »
Avant de sceller l’accord, il faudra encore l’assentiment des élus de la métropole bordelaise, qui a son mot à dire pour avoir participé au financement du stade des Girondins, inauguré en 2015. Le club s’est en effet engagé à lui verser pour ce stade Matmut un loyer annuel de 3,85 millions d’euros jusqu’en 2045, une somme que les Américains ont cherché pendant des semaines à faire baisser. « La décision définitive sur l’agrément du maintien de cette garantie par le repreneur devra être prise par les élus de Bordeaux Métropole, lors de leur conseil du 28 septembre prochain », a fait savoir la ville.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Après le contre-la-montre vers Espelette, Geraint Thomas sera certain de remporter son premier Tour. Mais autour de lui, personne ne fait rien pour que l’on puisse être certain de la valeur de cette victoire.
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Tour de France : pourquoi l’on ne croit plus aux miracles

Après le contre-la-montre vers Espelette, Geraint Thomas sera certain de remporter son premier Tour. Mais autour de lui, personne ne fait rien pour que l’on puisse être certain de la valeur de cette victoire.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 01h01
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Saint-Pée-sur-Nivelle, Pyrénées-Atlantiques)








                        


20e ETAPE : SAINT-PÉE-SUR-NIVELLE–ESPELETTE, 31 KM CONTRE LA MONTRE

   


Le Tour s’est élancé de Lourdes, vendredi 27 juillet, et on a pris ça comme un message : « Si certains croient que la Vierge a fait là une apparition et qu’en venant ici, ils guériront de maux incurables, alors faites l’effort de croire à un vainqueur propre du Tour de France. » On a pensé à l’homme dont il ne faut pas prononcer le nom, zéro Tour de France remporté, sept fois sur la plus haute marche du podium des Champs-Elysées : « Je suis désolé que vous ne puissiez pas croire aux miracles. » Dans le vélo, personne ne croit plus aux miracles. Il faut juste s’accorder sur ce qui en est un.
Un Slovène qui se met au vélo à 22 ans et monte, six ans plus tard, sur le podium du Tour, est-ce un miracle ? Un honnête cycliste britannique qui, à 26 ans, devient en deux mois le meilleur du monde grâce à la perte de quatre kilos, est-ce un miracle ? Un spécialiste gallois de la poursuite sur piste qui, à 32 ans, remporte le Tour de France, est-ce un miracle ?
Pour ce dernier cas, on aurait tendance à répondre que non.
Et pourtant, personne n’y croit : on a parlé Tour de France chaque matin dans les cafés des villes départs. Parmi les Français, il faut créer des dossiers et des sous-dossiers. Ceux qui regardent le Tour ; ceux qui regardent la course ; ceux qui croient à la régularité de la course qu’ils regardent. Dans ce dernier dossier, il n’y a plus personne. Ils respectent, bien sûr, les efforts et les souffrances, adhèrent au mythe des forçats de la route. Mais les dés leur semblent pipés.
Si personne ne croit en lui, à qui Geraint Thomas doit-il en vouloir ? A tous ceux qui ne pédalent pas.
La presse, dont une partie ne gobe plus tout cru ce qu’on veut lui faire croire. Elle a globalement cessé de poser des questions, car il n’y a pas de bonne réponse, sur ce sujet-là. Un confrère anglophone a tenté, vendredi, s’excusant par avance de demander à Geraint Thomas comment on pouvait le croire. Le Gallois n’a même pas fait semblant — il a raison : « Je ne peux rien dire pour vous prouver (mon honnêteté). » Tout de même, en farfouillant dans ses pochettes, il a trouvé un disque rayé : « Je peux dire que je fais les choses de la bonne façon, l’équipe aussi. On s’entraîne très dur. Mes résultats résisteront à l’épreuve du temps. » 
Le manageur de l’équipe Sky, Dave Brailsford, accusé d’avoir créé, avec l’ex-entraîneur Shane Sutton, un environnement dans lequel des médicaments étaient détournés pour améliorer les performances sportives. Le président de l’Union cycliste internationale (UCI) en personne a qualifié ces pratiques de dopage. Beaucoup de questions posées au patron de la Sky sur les pratiques médicales de l’équipe sont restées sans réponse. La presse britannique réclame son départ.
L’instance antidopage du cyclisme, la CADF, qui semble se contenter d’avoir jugulé le dopage sanguin et qui ne déclare plus qu’un cas positif par an en moyenne dans le World Tour. Il y a dix ans, les grands du sport tombaient par paquets, faisant naître par ricochet l’espoir que les autres n’avaient rien à se reprocher. Ce n’est plus le cas. La possibilité de contrôles rétroactifs, permettant de profiter des perfectionnements des tests de détection, n’est jamais saisie. Surtout, ne prendre aucun risque. La peur du « faux positif », comme dans le cas de Froome, guide les décisions : la science est souvent jugée trop incertaine pour trancher les cas tangents. Deux exemples récents, dont Le Monde a eu connaissance : sur le Tour 2015 et dans les jours précédents le Tour 2017, ces contrôles auraient pu — dû ? — être déclarés positifs mais furent finalement classés sans suite. Deux Français, maintenus en course au bénéfice du doute. Le Tour est sous bonne garde… Du coup, le dernier positif en course remonte à 2012, si l’on omet Luca Paolini, contrôlé positif à la cocaïne en 2015.
L’Agence mondiale antidopage (AMA), dont la faiblesse, longtemps, envers la Russie, et l’incapacité à appliquer son règlement après le contrôle anormal de Christopher Froome, a laissé s’installer l’idée que selon que vous serez puissant ou misérable, ses jugements vous rendraient blanc ou noir.
L’environnement : positif en 2007, Alexander Vinokourov traîne devant le bus d’Astana, dont il est le patron ; la Quick-Step, qui accomplit une saison extraordinaire, n’a pas trouvé d’autres médecins qu’Yvan Van Mol et José Ibarguren Taus, accusés par le passé — mais jamais condamnés — d’avoir facilité la prise de produits dopants. Nous avions demandé l’an passé à Patrick Lefevere, patron de l’équipe, pourquoi prendre de tels risques avec l’image de son équipe et du vélo : « Ce sont des hommes de confiance. On a tous fait des erreurs, mais il faut voir le contexte. J’ai été éduqué par la Bible : que celui qui n’a jamais pêché me jette la première pierre. » On en revient à Lourdes.
Geraint Thomas est seul. Son parcours est plus crédible que son équipe et que les instances qui la surveillent — c’est dire où nous en sommes rendus. A ce stade, le miracle serait que le public du Tour retrouve un jour la foi.

   


Départ de Geraint Thomas à 16 h 29, arrivée environ 45 minutes plus tard.
Le Tour du comptoir : Lourdes
Chaque matin du Tour, En danseuse vous envoie une carte postale du comptoir d’un établissement de la ville départ de la veille.

   


Dans le Sud-Ouest, chacun sait qu’il ne faut jamais traverser le centre-ville de Lourdes. Que c’est une porte ouverte sur l’enfer, automobile s’entend. Heureusement pour le café Aux armes de Belgique, beaucoup de monde vient dans le coin expressément pour aller dans le centre-ville de Lourdes. Le bistro, ainsi nommé pour attirer les nombreux pèlerins belges au siècle dernier, survit depuis près d’un siècle sur le boulevard de la Grotte. La famille Barzu tient le bazar depuis 1937, cinq générations.

   


Voilà Luc, un client bigourdan, avec trois R précise-t-il, qui a l’impression que partout où il se rend, on lui tape dessus parce qu’il vient de Lourdes. Au motif que les Lourdais feraient de l’argent avec la religion, qu’il y aurait des magouilles autour des cierges, qu’on ne sait pas vraiment si l’eau est bénite ou si c’est de la Contrex. « Et alors ?, dit Luc. On voudrait qu’on distribue les statuettes de plâtre de la Vierge de la main à la main ? » « Toi qui es athée, ça ne devrait pas te choquer qu’on fasse du commerce autour de la religion, non ? » Il a raison. D’ailleurs, peut-on être Lourdais et athée ? Luc a l’air fatigué des histoires de religion mais lâche quand même : « Ça va, on n’entre pas dans les ordres au prétexte qu’on vit ici. Le gamin qui passe en fauteuil roulant, il vient chercher quelque chose. Il n’y a rien à dire. On est dans le respect. »

   


Chacun fait avec ce qu’il a : Lourdes n’a pas de voie vers l’Espagne, pas de passage, pas d’usine. Mais elle a un miracle. « Lourdes, c’est un petit trou du cul de treize mille habitants, reprend Luc. Alors voilà, on a la religion. Mais regardez autour : le ski, le vélo… Il faudrait qu’on arrête de ne penser qu’à la grotte. »
Faute de devenir une terre de base pour les escapades cyclistes, Lourdes tente de développer son statut de ville du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, elle qui figure sur la voie du piémont pyrénéen, le moins emprunté des quatre chemins de Saint-Jacques en France. On n’appellera pas encore ça de la diversification.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Vingt ans après l’affaire Festina, Antoine Vayer, ancien entraîneur de l’équipe symbole du dopage sur le Tour de France, explore les métamorphoses du cyclisme.
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Tour de France : « Le dopage paie »

Vingt ans après l’affaire Festina, Antoine Vayer, ancien entraîneur de l’équipe symbole du dopage sur le Tour de France, explore les métamorphoses du cyclisme.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 13h47
    |

                            Antoine Vayer (ex-entraîneur de Festina)








                        



                                


                            

Chronique. Il ne s’agit pas d’en faire l’apologie, mais les faits sont là : le dopage paie, toujours et encore. Caféine, corticoïdes, Tramadol : les produits de base utilisés par une partie du peloton répondent aux trois critères pour les qualifier de dopants – amélioration de la performance, risque sanitaire et contraire à l’esprit sportif –, et pourtant ils sont légaux.
Leur utilisation par l’équipe Sky, dans le passé au moins, est attestée. Est-ce grâce à eux que Geraint Thomas a développé avec une stupéfiante facilité autour de 420 watts en moyenne dans les six principaux cols finaux des étapes de ce Tour 2018 ? Comme Bradley Wiggins, son prédécesseur chez Sky, a allumé la flamme olympique, le Gallois a rallumé celle d’exploits à un niveau qu’on croyait à jamais éteint.
Le fait d’avoir été pris par la patrouille pendant leur carrière et suspendus est même une plus-value.
Le dopage paie : les commentateurs, consultants, experts des médias les plus en vue sont souvent ceux qui ont cristallisé la tricherie. Dans le déni de leur passé, même sous serment devant le Sénat, ils encouragent, en minimisant le dopage actuel, ce qui leur a permis de monter dans l’ascenseur social et leur a apporté argent et notoriété. Le fait d’avoir été pris par la patrouille pendant leur carrière et suspendus est même une plus-value. Lance Armstrong me disait, avant la résolution de son procès dans un accord avec la justice américaine : « Antoine, on me réclame 100 millions de dollars : je ne les ai pas. » Il n’en a rendu qu’une dizaine. Il anime son propre talk-show. Le dopage paie pendant et après sa carrière. C’est un investissement. Faire un hold-up garantit retraite et reconversion dans le milieu.
Organismes et laboratoires
J’ai parlé suffisamment longtemps ces vingt dernières années avec les quatre présidents de l’Union cycliste internationale (UCI) pour le savoir. Hein Verbruggen, ère EPO, premier grand fossoyeur du cyclisme,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Dans l’histoire du cyclisme, seuls sept coureurs ont réussi le pari tenté par Christopher Froome cette année.
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L’impossible doublé Giro-Tour de France

Dans l’histoire du cyclisme, seuls sept coureurs ont réussi le pari tenté par Christopher Froome cette année.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 09h41
    |

            Henri Seckel (Saint-Pée-sur-Nivelle, Pyrénées-Atlantiques)








                        



                                


                            

Christopher Froome a raté deux rendez-vous d’un coup avec l’histoire de son sport, dans laquelle il peut espérer se faire une place grâce à son palmarès plutôt qu’à son style peu esthétique ou sa personnalité lisse, qui ne laisseront peut-être pas une trace indélébile. Quadruple vainqueur du Tour de France (2013, 2015, 2016, 2017), le Britannique comptait profiter de l’édition 2018 pour s’installer au sommet de la hiérarchie, en compagnie des « cinq fois » : Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault, Miguel Indurain.
Victorieux en mai sur le Tour d’Italie, Froome aurait par la même occasion intégré un autre cercle prestigieux : celui des coureurs ayant remporté le Giro et la Grande Boucle la même année. Hélas pour lui, l’échalas de l’équipe Sky, 4e du classement général au matin de la 20e et avant-dernière étape – un contre-la-montre dans le Pays basque samedi 28 juillet –, n’avait plus aucune chance de rattraper son coéquipier Geraint Thomas – plus de deux minutes trente les séparent – ni d’intégrer la ligue des cyclistes extraordinaires ayant réussi le fameux doublé.

Fausto Coppi (1949, 1952), Jacques Anquetil (1964), Eddy Merckx (1970, 1972, 1974), Bernard Hinault (1982, 1985), Stephen Roche (1987), Miguel Indurain (1992, 1993) et Marco Pantani (1998) patienteront avant d’accueillir un huitième membre dans leur confrérie. Un peu ? Longtemps ? Eternellement ?
« Fatigué mentalement et physiquement »
On peut considérer, d’un côté, que « Chris » Froome n’en est pas passé loin cette année, tout comme le Néerlandais Tom Dumoulin, 2e du Tour d’Italie au printemps, et dauphin du Maillot jaune avant l’ultime contre-la-montre. Mais on peut aussi constater que plus personne n’a enlevé Giro et Tour coup sur coup depuis vingt ans et l’Italien Marco Pantani en 1998, année dont le cyclisme se souvient pour d’autres raisons moins glorieuses avec l’affaire Festina.
Le défi est immense. Impossible ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le plus fort dans la descente du col d’Aubisque vers Laruns, le Slovène, dans le sillage d’une moto, ramasse l’étape et la troisième place du classement général aux dépens de Christopher Froome. Nos trois leçons de l’étape.
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Tour de France : Primoz Roglic finit comme une moto au bout d’une étape divine

Le plus fort dans la descente du col d’Aubisque vers Laruns, le Slovène, dans le sillage d’une moto, ramasse l’étape et la troisième place du classement général aux dépens de Christopher Froome. Nos trois leçons de l’étape.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 19h41
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 12h04
    |

            Clément Guillou et 
Henri Seckel (envoyés spéciaux à Laruns, Pyrénées-Atlantiques)








                        


On finit en beauté : les coureurs du Tour de France ont offert un enchaînement Tourmalet-Aubisque à couper le souffle vendredi, Mikel Landa et Romain Bardet se lançant à l’assaut de la victoire d’étape et se retrouvant même sur le podium virtuel, avant que les coups de boutoir du duo Dumoulin-Roglic contre Christopher Froome, un temps lâché, ne coûtent sa peau à l’échappée royale. Le Slovène part dans la descente de l’Aubisque et s’impose détaché à Laruns, éjectant Froome du podium. Le Tour est gagné pour Thomas mais derrière lui, trois homes se tiennent en 33 secondes avant le très difficile contre-la-montre au Pays basque.
>> Les classements du Tour de France
Primoz Roglic a aussi la fonction « sourire »

   


L’un des visages les plus énigmatiques du peloton s’est brièvement illuminé ce vendredi sur le podium à Laruns. On a souvent croisé le chemin de Primoz Roglic sur ce Tour de France ; on ne l’a jamais vu sourire. Il a traversé la zone mixte des journalistes avec la tête de celui qui venait de chuter du podium provisoire du Tour, quand il venait d’y grimper. On se demande souvent s’il n’était pas plus heureux sur les tremplins de saut à ski, le sport de ses rêves dans un pays qui consacre ces artisans des airs.

        Lire notre portrait en 2017 :
         

          Primoz Roglic, le saut de l’inconnu



En franchissant la ligne en vainqueur d’étape du Tour de France, pour la deuxième fois de sa carrière après Serre-Chevalier l’an dernier, Roglic arborait le même visage fermé. En levant mécaniquement les bras, il a laissé apparaître une longue croix tatouée au revers de son bras droit. Elle est accompagnée d’une citation latine. Interrogé à ce sujet par Libération, l’an dernier : « Je ne me rappelle plus vraiment le sens. »
Nos confrères avaient peiné à lui arracher quelques mots, lui qui préfère « parler avec les jambes ». Le Tour est dans de beaux draps si Primoz Roglic, désormais troisième du classement général, s’installe comme prétendant au maillot jaune dans les années à venir. Pas seulement pour son absence de charisme mais aussi pour la traînée de soufre qu’il laisse dans son sillage, marqué au fer rouge par un reportage de Stade 2 l’accusant d’avoir glissé un moteur dans son vélo - la Lotto NL-Jumbo avait démenti mais jamais déposé la plainte en diffamation annoncée.
Il y a aussi cette tendance à prendre le sillage des motos, déjà dénoncée l’an dernier par Andre Greipel sur le Tour d’Algarve (l’Allemand ne serait pas ascendant balance, par hasard ?) et à nouveau par Tom Dumoulin, aujourd’hui après la ligne d’arrivée : Roglic aurait souvent pris l’aspiration de la moto de télévision pour creuser l’écart sur le groupe maillot jaune dans la descente. « Il volait dans la descente et je me suis fait lâcher dans une ligne droite parce qu’il était assis sur son cadre et dans l’aspiration de la moto. Je sprintais et je ne pouvais pas me rapprocher. C’est vraiment ridicule. Je suis super énervé. »
Qu’y peut le Slovène ? « Ce n’est pas de ma faute, et tout le monde a la possibilité de prendre la première place d’un groupe. Je ne crois pas en avoir tiré un quelconque avantage. » Il était plus franc du collier l’an dernier dans Libération : « En quoi est-ce interdit ? Tout le monde fait ça ! Quand vous voyez des images très rapprochées du peloton à la télé, vous ne pensez pas que les coureurs sont derrière une moto télé ? » C’était avant de jouer le podium du Tour.

👏 @rogla 
— LeTour (@Le Tour de France)


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Finalement, une étape de montagne, c’est beau

   


Il a fallu attendre la dernière pour s’en apercevoir, c’est ballot, mais au moins quittera-t-on la montagne sur une bonne impression. Les cinq précédentes, disons-le, nous avaient plongés dans des abîmes de détresse.
Que retiendra-t-on du triptyque alpestre ? Nibali qui se vautre à cause d’un spectateur, la polémique sur les fumigènes, l’ennui, le « mur blanc de la Sky » et sa façon d’anesthésier la course jusqu’aux 300 derniers mètres, l’amorce de la prise de pouvoir de Geraint Thomas. Et le numéro de Julian Alaphilippe (au Grand-Bornand), si vous êtes Français, évidemment.
Idem pour les deux premières journées pyrénéennes, dont on gardera essentiellement en mémoire le pétard mouillé du départ façon Formule 1, et le « Fuck you » de Chris Froome au gendarme qui l’avait mis par terre, au bout de l’étape qui l’a vu perdre le Tour. Et le numéro de Julian Alaphilippe (à Bagnères-de-Luchon), si vous êtes français, évidemment.

   


Vendredi, miracle : de Lourdes à Laruns, on a enfin vu le vélo qu’on aime, lors d’une étape qu’on a presque eu du mal à suivre tant les coups ont fusé sans cesse, et de toutes parts. Les outsiders sont partis à l’aventure sans se poser de questions, les Sky ont dû faire preuve de finesse tactique pour les contrer, le classement virtuel s’est affolé – Mikel Landa était revenu à une grosse minute de Geraint Thomas à 50 km du but. L’enchaînement de trois cols mythiques a provoqué un mouvement quasi-permanent. Landa, Bardet, Majka dans le Tourmalet, Kruijswijk, Dumoulin, Bardet dans l’ascension de l’Aubisque, puis Majka et enfin Roglic dans la descente, morceau de bravoure à travers les nuages où le Slovène a construit sa victoire.
La plus belle étape du Tour s’est montrée à la hauteur de son décor à couper le souffle. Si l’on peut se permettre – on va se faire des ennemis –, d’un strict point de vue esthétique, les Pyrénées, c’est quand même autre chose que les Alpes. Il faut voir le Soulor, il faut voir l’Aubisque verdoyante et brumeuse, où même le bitume des routes arrive à avoir de l’allure. On y reviendra, avec ou sans le Tour.

   


Encore une gueule cassée chez Education First
Lawson Craddock n’est plus seul. L’Américain, lanterne rouge du Tour de France, vit une heure de gloire sans fin grâce à sa chute lors de la première étape, depuis laquelle il roule avec un trait de fracture à la clavicule et une arcade recousue. Son équipe va pouvoir présenter un superbe duo d’éclopés sur les Champs-Elysées dimanche : Taylor Phinney a franchi la ligne d’arrivée dans un piteux état à Laruns, comme en témoignent ces images elles-mêmes de qualité assez piteuse, les seules que nous ayons pour l’instant.

Phinney crossing the line with a bandage on his face. Obviously crashed and hit (possible broke?) his nose somewher… https://t.co/jP36BvKBb1— LVCKV (@Daniel Ostanek)


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Taylor Phinney(Team EF Education First-Drapac) 19. etabı Roglic'in 40 dakika gerisinde burnu bandajlı ve kanlar içi… https://t.co/fAVXNdUcOJ— FrontSet (@frontset)


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Ohhh @taylorphinney... #TDF2018 l #LesRP https://t.co/6EaqFU0a1E— josselin_riou (@Josselin Riou)


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« Je ne sais pas vraiment ce qui s’est passé, a-t-il déclaré à l’arrivée, selon des propos recueillis par les confrères de VeloNews. J’ai roulé sur une bosse et perdu l’équilibre au mauvais moment, j’ai fini par me prendre un arbre dans la face, je me suis cassé le nez. »
L’Américain, l’un des plus intéressants spécimens du peloton, a d’abord été rafistolé tant bien que mal par le médecn de la course, avant de filer à l’hôpital à l’arrivée, comme l’a tweeté son équipe Education First, qui s’appelle en réalité « EF Education First Drapac powered by Cannondale Pro Cycling Team ».

#TDF2018: You may have seen a bloodied, bandaged @taylorphinney coming across the finish line with five minutes to… https://t.co/122qcTc6gd— Ride_Argyle (@EF Education First - Drapac p/b Cannondale)


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Nous vous donnerons évidemment des nouvelles de l’état de Taylor Phinnez cassé lorsque nous en aurons. Quoi qu’il en soit, joli tir groupé à l’arrivée de la 19e étape pour EF Education First Drapac powered by Cannondale Pro Cycling Team : Craddock avant-dernier à 38 minutes de Roglic, Phinney dernier à 40 minutes. Cinq minutes plus tard, il était hors-délais. Phinneylement, il verra Paris.



                            


                        

                        


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Tour de France : Primoz Roglic remporte l’étape, Geraint Thomas consolide son maillot jaune

Le Slovène a remporté la deuxième étape de sa carrière, vendredi, à Laruns, dans les Pyrénées-Atlantiques.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 19h54
   





                        



   


Même la stratégie particulière d’un de ses coéquipiers (Steven Kruijswijk), qui l’a empêché de prendre plusieurs fois les devants dans la dernière difficulté de la journée (le col d’Aubisque), n’a pas empêché Primoz Roglic de lever les bras à l’arrivée. Intercalé entre Tom Dumoulin et Christopher Froome au général, le Slovène grimpe sur le podium, lui qui n’a jamais fait mieux qu’une 38e place sur un grand tour (France, 2017). Mais, à 28 ans, Roglic est encore un coureur jeune, lui qui a débuté le cyclisme à 21 ans après une première carrière de sauteur à ski.
Dans cette dernière étape en altitude, Mikel Landa et Romain Bardet sont sortis du peloton dès le Tourmalet, à 100 kilomètres de l’arrivée. Les deux membres du top dix ont rejoint l’échappée, partie plus tôt, et compté jusqu’à trois minutes d’avance sur les favoris, à la victoire finale.

📺 Relive the final kilometer of Stage 19 and @rogla's superb win! 🇸🇮 🏆
— LeTour (@Le Tour de France)


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Froome éjecté du podium
Accompagnés de Rafal Majka et Ilnur Zakarin sur les premières pentes du col d’Aubisque, les deux hommes ont vu progressivement revenir les premiers au général, poussés par les multiples attaques de Roglic et Dumoulin. Plusieurs fois décroché, Froome est finalement parvenu à finir la journée dans le groupe de tête. Le quadruple vainqueur du Tour doit une fière chandelle à son coéquipier Egen Bernal, autour d’une troisième semaine impressionnante, à seulement 21 ans.
L’Aubisque passé, Primoz Roglic a pris ses distances avec ses sept compagnons, à cinq kilomètres de l’arrivée. Le Slovène termine dix-sept secondes devant Geraint Thomas, qui consolide son maillot jaune et prend une sacrée option sur la victoire finale, dimanche, à Paris.
Quatrième désormais au général, à treize secondes de Roglic, Froome devra se sublimer samedi sur le contre-la-montre s’il veut monter sur la boîte aux Champs-Elysées. Roglic est vice-champion du monde en titre du chrono et ses jambes répondent plutôt bien actuellement.

📊 STAGE 19 - TOP 10 GC 📊 
— LeTour (@Le Tour de France)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ A Wuxi, en Chine, la France domine en finale les grandes favorites russes (45-35).
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Escrime : les Françaises championnes du monde au sabre par équipes

A Wuxi, en Chine, la France domine en finale les grandes favorites russes (45-35).



Le Monde
 |    27.07.2018 à 14h31
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 14h54
   





                        



   


Elles s’appellent Manon Brunet, Cécilia Berder et Caroline Quéroli et sont championnes du monde. Les trois sabreuses françaises ont remporté, vendredi 27 juillet, la médaille d’or par équipes aux championnats du monde de Wuxi, en Chine, en finale face à la redoutable équipe russe (45-35).
Emmenées par la gagnante de l’épreuve individuelle, Sofia Pozdniakova (21 ans), et la championne olympique en titre, Yana Egorian, les Russes étaient les grandes favorites de l’épreuve. La victoire n’en est donc que plus belle. Les Françaises ont mené pendant tout le match, maintenant un écart constant de 10 points.
Manon Brunet, 22 ans, prend sa revanche sur les Russes. Lors des Jeux de Rio, la Lyonnaise s’était inclinée en demi-finale contre Sofia Velikaya (pour une touche) avant de perdre la finale pour la médaille de bronze face à Olga Kharlan.
La Morlaisienne du Cercle d’escrime orléanais Cécilia Berder, 28 ans, est déjà une référence du sabre avec son titre de vice-championne du monde en 2015.
Agée de 20 ans, la Parisienne Caroline Quéroli est la petite dernière de la bande et sort de deux titres de championne du monde chez les juniors.
C’est la quatrième médaille de ces championnats du monde qui revient à la France, après le titre de Yannick Borel (épée), l’argent d’Ysaora Thibus (fleuret) et le bronze des fleurettistes dames — Ysaora Thibus, Pauline Ranvier, Anita Blaze et Astrid Guyart.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le Slovène prend la troisième place à Chris Froome. Geraint Thomas conserve le maillot jaune et est presque assuré de remporter le Tour avant même le contre-la-montre de samedi.
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