<FILE-date="2018/07/30/19">

<article-nb="2018/07/30/19-1">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Les producteurs américains sont touchés par la hausse des produits importés. Depuis le début de l’année, le prix de l’acier a augmenté de 33 %, celui de l’aluminium de 11 %.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La guerre commerciale commence à pénaliser les Etats-Unis

Les producteurs américains sont touchés par la hausse des produits importés. Depuis le début de l’année, le prix de l’acier a augmenté de 33 %, celui de l’aluminium de 11 %.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 14h00
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Les amandes de Californie sont frappées à leur tour. Pas par les incendies ou un dangereux parasite, mais par la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump. Victimes des droits de douane de 50 % imposés par les Chinois. Pékin mène la guerre sérieusement : elle a fermé un « trou » dans sa réglementation qui permettait jusqu’à présent d’importer semi-légalement en franchise de droit les amandes via le Vietnam et s’approvisionne désormais en Australie ou en Afrique. Conséquence, les Américains qui sont de très loin les premiers producteurs au monde subissent une chute des prix de 10 %, incapables d’écouler leur production.
Selon le Wall Street Journal, cerises de Californie et citrons de Floride subissent désormais des délais avant d’être dédouanées dans les ports chinois. Quant aux véhicules Ford, il serait question de les démonter pour examiner leurs composants à Tianjin, le port de Pékin.
La guerre commerciale frappe les exportateurs américains, essentiellement les agriculteurs, victimes des rétorsions étrangères. Mais aussi les producteurs, touchés par la hausse des produits importés dont ils ont besoin pour fournir leur marché national, à commencer par l’acier et l’aluminium. Depuis le début de l’année, les prix de ces matières essentielles ont progressé respectivement d’un tiers et de 11 %.

Toutes les industries augmentent leurs tarifs
L’entreprise Whirlpool, qui fut aux premières loges de la guerre commerciale en obtenant une taxation des lave-linge en janvier, n’en finit pas de descendre aux enfers : son cours de Bourse a perdu près d’un tiers de sa valeur depuis janvier. Plus fondamentalement, toutes les industries augmentent leurs tarifs, mettant à mal la légende selon laquelle l’acier et l’aluminium représentent une part minime du prix final payé par le consommateur. Les entreprises ont augmenté de 3,4 % leurs dépenses et répercutent en partie ces hausses sur les consommateurs (l’inflation est 2,9 %).
Tout...




                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-2">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le 21 juin, le syndicat mixte qui gère Autolib’ résiliait le contrat qui le liait à Bolloré pour l’exploitation du service de véhicules électriques en autopartage. Lancé en région parisienne en 2011, il était la figure de proue de l’activité électricité du groupe Bolloré. Le service devrait s’arrêter définitivement mardi 31 juillet.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Autolib’ c’est fini. Que représentait le service pour Bolloré ?

Le 21 juin, le syndicat mixte qui gère Autolib’ résiliait le contrat qui le liait à Bolloré pour l’exploitation du service de véhicules électriques en autopartage. Lancé en région parisienne en 2011, il était la figure de proue de l’activité électricité du groupe Bolloré. Le service devrait s’arrêter définitivement mardi 31 juillet.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 16h17
    |

                            Maxime Mainguet








                        



   





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-3">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le Réseau de transport d’électricité espère rétablir le courant lundi soir ou mardi matin. Mais cela ne permettra pas un rapide retour à la normale de la circulation des trains.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Gare Montparnasse : pourquoi la panne dure-t-elle aussi longtemps ?

Le Réseau de transport d’électricité espère rétablir le courant lundi soir ou mardi matin. Mais cela ne permettra pas un rapide retour à la normale de la circulation des trains.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 14h32
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Comment une panne électrique peut-elle à ce point paralyser une gare ferroviaire aussi importante que Montparnasse, à Paris ? L’incendie survenu dans un poste électrique à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) vendredi 27 juillet a plongé des dizaines de voyageurs dans l’incertitude. Et a provoqué une crise entre deux opérateurs publics majeurs, la SNCF et Réseau de transport d’électricité (RTE).

        Lire aussi :
         

                Grèves, résultats dans le rouge, circulation perturbée…, sale temps pour la SNCF



Quand le courant sera-t-il rétabli ?
Les trains, et particulièrement les TGV, ont besoin de beaucoup d’électricité pour circuler. En perdant son poste électrique principal, la gare Montparnasse se trouve amputée de l’une de ses principales sources d’énergie. Avec le peu d’électricité dont elle dispose, la SNCF ne peut assurer le départ et l’arrivée que de cinq trains par heure au lieu de douze habituellement.
Or le rétablissement complet du poste électrique prendra « plusieurs mois » compte tenu de la violence de l’incendie qui l’a ravagé. L’ampleur des dégâts nécessite de mettre en place une solution technique provisoire pour assurer l’alimentation de la gare. Les travaux devraient être finis lundi matin, selon RTE, mais il faudra ensuite procéder à des tests de vérification.
« Si ces tests sont concluants, nous pourrons rétablir l’alimentation lundi après-midi, a déclaré dimanche soir, le président de RTE, François Brottes, lors d’un point presse. S’ils ne le sont pas, nous pourrons la rétablir mardi en fin de journée. »
De son côté, la SNCF se montre prudente et dit qu’elle maintient son dispositif de crise jusqu’à avoir la certitude d’un retour à la normale.
Quand les trains circuleront-ils normalement ?
Mais même avec un retour à la normale, les difficultés ne sont pas terminées pour les voyageuses et les voyageurs. La crise a conduit à mettre en attente un certain nombre d’opérations de maintenance des TGV, qui devront obligatoirement être réalisées lorsque la situation le permettra.
« Tant que RTE n’a pas trouvé de moyens alternatifs d’alimenter l’atelier de Châtillon, le parc TGV se réduira : on ne pourra pas rouler, pour des questions de sécurité », a ainsi expliqué au JDD Mathias Vicherat, directeur général adjoint du groupe SNCF.
En clair : les conséquences ne seront pas résorbées rapidement. Les difficultés de circulation pourraient donc se poursuivre encore plusieurs jours. Lundi matin, la SNCF a annoncé que le trafic devrait redevenir « proche de la normale » vendredi, et « complètement normal » lundi 6 août.
Initialement, RTE n’espérait pas rétablir le courant pleinement avant jeudi. Mais l’opérateur a réussi à acheminer deux équipes de techniciens dans la galerie de câbles, au lieu d’une, et a finalisé les soudures de câbles dès dimanche, a expliqué Patrick Bortoli, directeur de la maintenance, dimanche soir. Cela a donc permis d’accélérer les travaux.
Pourquoi la gare Montparnasse dépend-elle à ce point de ce poste électrique ?
C’est l’une des questions auxquelles devra répondre le rapport commandé par la ministre des transports, Elisabeth Borne. Pour la SNCF, la responsabilité est à l’évidence dans le camp de RTE : « Nous sommes victimes, les usagers et nous, de l’incendie d’un transformateur qui n’a rien à voir avec la SNCF, qui appartient à RTE », a souligné samedi Guillaume Pepy, le patron de la SNCF.
La compagnie ferroviaire va plus loin, accusant RTE de ne pas avoir respecté son contrat. Et notamment de ne pas avoir mis en place une solution de secours en cas de coup dur. « Nous ne comprenons pas, a dit Claude Solard, directeur général délégué de SNCF Réseau dans Le Journal du dimanche. Vu la situation névralgique de la gare, nous avons bâti trois circuits d’alimentation indépendants, alors qu’un seul suffit. […] Il se trouve que, plus loin, RTE a branché ces trois circuits à une seule et même installation. » En clair, les installations de secours dépendaient également du poste électrique victime de l’incendie.
« Les investigations sont en cours, mais ses conséquences révèlent une manifeste fragilité dans l’alimentation de substitution de la gare Montparnasse par RTE », ont déploré dans un communiqué commun Elisabeth Borne et Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique et solidaire.
« Je comprends qu’on soit exaspéré, a reconnu M. Brottes, dimanche soir, sur BFM-TV, le patron de RTE. Les secours pour l’alimentation étaient dans le périmètre du même poste, c’est un peu comme quand vous avez la nationale 7 à côté de l’autoroute A7. Quand vous avez un incendie qui coupe la circulation sur les deux, il faut se dire qu’il faut peut-être faire évoluer le périmètre. »
« On assume notre responsabilité », a ajouté M. Brottes, qui s’est engagé à indemniser la SNCF, une demande formulée samedi par M. Pepy.

Qu’est-ce que Réseau de transport d’électricité ?
Réseau de transport d’électricité (RTE) assure une mission de service public essentielle : il veille sur l’état du réseau électrique et s’assure de l’équilibre entre l’offre et la demande. Concrètement, c’est RTE qui aiguille les flux d’électricité depuis les lieux de production (notamment les centrales nucléaires) jusqu’aux lieux de consommation. L’entreprise assure l’entretien des 105 660 kilomètres de lignes et des 2 740 postes électriques nécessaires au maintien de l’alimentation électrique vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Jusqu’à la libéralisation du marché, c’est EDF qui gérait le transport et la distribution d’électricité. Mais ces activités ont été filialisées en deux entreprises :
RTE (pour les lignes à haute tension et le transport) ;Enedis (ex-ERDF) pour l’essentiel de la distribution d’électricité aux particuliers et aux entreprises.
En caricaturant, RTE gère les autoroutes de l’électricité, Enedis, les petites routes.
RTE est une filiale d’EDF mais a acquis progressivement son autonomie. En 2017, elle a réalisé 4,6 milliards de chiffres d’affaires pour 372 millions d’euros de bénéfices. L’essentiel de ces revenus provient des droits de passage que payent les producteurs et les distributeurs d’électricité, dont les montants sont fixés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). RTE est dirigé depuis 2015 par l’ancien député socialiste François Brottes.






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-4">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La SNCF prévoit un retour à un trafic « proche de la normale » vendredi, une semaine après l’incendie d’un transformateur haute tension, et « complètement normal » lundi.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Montparnasse : RTE annonce avoir rétabli l’alimentation électrique

La SNCF prévoit un retour à un trafic « proche de la normale » vendredi, une semaine après l’incendie d’un transformateur haute tension, et « complètement normal » lundi.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 07h41
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 19h05
   





                        



   


Enfin une bonne nouvelle pour les usagers de la gare Montparnasse, à Paris, trois jours après l’incendie d’un poste électrique qui a désorganisé la circulation des trains en plein chassé-croisé estival. Réseau de transport d’électricité (RTE) a annoncé lundi 30 juillet avoir rétabli l’alimentation électrique de la gare, grâce à « la mise en œuvre d’une liaison alternative ».
Plus tôt dans la journée, la SNCF avait prévu un retour à un trafic « proche de la normale » vendredi, une semaine après l’incendie d’un transformateur haute tension, et « complètement normal » lundi 6 août seulement, le temps d’assurer la maintenance des TGV une fois que l’alimentation en électricité haute tension aura été rétablie.
En attendant, les départs et arrivées des TGV du Sud-Ouest, reportés à Paris-Austerlitz depuis l’incendie, pourraient être de nouveau assurés à Montparnasse à compter de mardi ou mercredi, a ajouté la compagnie publique, dans un communiqué.
Un train sur deux lundi
Quant à la journée de lundi, la SNCF prévoyait, comme dimanche, de faire circuler un train sur deux. « Au-delà de pouvoir faire rouler les trains, il faut assurer leur maintenance et garantir le confort des voyageurs… Or chaque jour qui passe, nous avons de plus en plus de trains stockés en maintenance », a expliqué un porte-parole. L’atelier de maintenance des rames TGV près de Montparnasse n’est plus alimenté en électricité depuis vendredi en fin de matinée.
Dans son communiqué, la SNCF précise que « dès que RTE aura rétabli une alimentation électrique normale, l’atelier rattrapera les quatre ou cinq jours de retard de maintenance et de vérifications de sécurité, pour remettre les trains à la disposition des clients. (…) Il faudra plusieurs jours pour que l’ensemble des rames nécessaires à un service normal puissent être préparées et vérifiées en toute sécurité. » 
La suppression de nombreux trains a entraîné la surcharge de ceux qui continuaient à circuler. Dimanche après-midi, environ 150 personnes ont été évacuées ou n’ont pas pu monter à bord d’un train bondé en gare de Dax (Landes) à destination de Paris.
Mission d’enquête sur l’incendie
RTE tablait initialement sur un rétablissement du courant jeudi. Le poste électrique d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), qui alimente Montparnasse, a été gravement endommagé vendredi par un incendie encore inexpliqué, RTE écartant a priori un acte volontaire.
La SNCF avait mis en demeure RTE de trouver une solution au plus vite pour permettre un fonctionnement normal de la gare parisienne, avant la date du 2 août. Ce délai annoncé de près d’une semaine pour un retour à une alimentation électrique normale de la gare a poussé le gouvernement à ouvrir une « mission d’enquête » sur cet incendie. Elle a mis en avant « une fragilité manifeste dans l’alimentation de substitution de la gare Montparnasse ». La SNCF a annoncé son intention de demander une indemnisation au gestionnaire d’électricité. Le PDG de l’entreprise publique, Guillaume Pepy, a estimé que ces perturbations devraient coûter « quelques millions d’euros ». RTE a reconnu sa responsabilité.
Pour ceux qui le peuvent, la SNCF conseille de reporter leur voyage. Les billets seront intégralement remboursés au-delà de trois heures de retard. La SNCF a aussi annoncé le remboursement des trajets réalisés en covoiturage dans le cadre de son service iDVRrom pour des trajets depuis ou vers les gares Montparnasse ou Paris-Austerlitz jusqu’à jeudi prochain.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-5">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ L’entreprise de prêt-à-porter, fondée en 1953, vient d’être placée en redressement judiciaire. L’enseigne française a six mois devant elle
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 29/07/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Sym, la chute du roi des pantalons

L’entreprise de prêt-à-porter, fondée en 1953, vient d’être placée en redressement judiciaire. L’enseigne française a six mois devant elle



Le Monde
 |    30.07.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 10h16
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Walter Marello est dépité. Patron des magasins Sym, cet Italien de Paris aurait rêvé de relancer durablement la marque française, de redonner tout son lustre à l’ancien « roi des pantalons » pour femmes, comme dans les années 1960 et 1970. Il en rêve encore un peu. Mais voilà, depuis deux ans : « Tout a joué contre nous, la guerre des prix et des promos, la météo, l’arrivée de nouveaux concurrents, l’essor du numérique, la désertification des centres-villes et, bien sûr, nos propres difficultés, avec la faillite de notre maison mère », raconte le PDG.
La mort dans l’âme, il s’est donc résolu en juin à déposer le bilan de son entreprise, pour la mettre à l’abri des créanciers qu’il ne pouvait rembourser. Le tribunal de commerce a placé Sym en redressement judiciaire le 10 juillet. L’enseigne, qui emploie 120 personnes et compte 80 boutiques, dont 57 détenues en propre, a six mois devant elle. M. Marello n’exclut pas de présenter un plan de relance. Sinon, il faudra chercher un ou des repreneurs pour éviter la liquidation. Un échec symptomatique de la façon dont toute une génération de marques se retrouve balayée par les mutations en cours.

L’histoire débute à Paris en 1953. Rue Saint-Antoine, dans un des quartiers traditionnels de la confection. Un jeune homme nommé Simon Fisbein monte son affaire de prêt-à-porter, comme bien d’autres juifs arrivés de Pologne entre les deux guerres. Les Productions Simtex sont nées. « Il a commencé en découpant des pantalons avec trois pièces de tissus qu’il déroulait sur la table à manger de sa mère », raconte celle qui l’épaulera et deviendra vite son épouse, Betty Fisbein. Son coup de génie ? Après les pantalons pour hommes, il en conçoit pour les femmes, au moment où celles-ci se mettent à adopter en masse ce vêtement longtemps uniquement masculin. Et pour mieux les vendre, il crée, à partir de son prénom, une marque facile à retenir : Sym.
« De l’audace, de la...




                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-6">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La crise du marché oblige les enseignes d’habillement à fermer des magasins et à supprimer des emplois. En dix ans, le marché français de la mode a perdu 14 % de sa valeur.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’habillement licencie à tour de bras

La crise du marché oblige les enseignes d’habillement à fermer des magasins et à supprimer des emplois. En dix ans, le marché français de la mode a perdu 14 % de sa valeur.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 06h37
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Les soldes du printemps-été 2018 s’achèvent mardi 7 août dans la plupart des départements. Les nouvelles collections d’habillement de l’automne sont en train d’être livrées pour assurer les ventes de la rentrée scolaire. Mais pour des milliers de salariés du secteur en France, cette période clé d’activité s’annonce fort sombre.
Depuis 2008, le marché français de la mode a perdu 14 % de valeur. Et malgré un petit regain d’activité en 2017, les chaînes d’habillement n’ont pas recouvré la santé. Les ventes ont dévissé de 6 % en mai et très légèrement progressé en juin (+ 0,2 %). Selon l’Institut français de la mode, les chiffres d’affaires des distributeurs sont « en recul de 2,2 % en valeur sur les six premiers mois de l’année, par rapport à la même période de 2017 ». Dès lors, dans cette filière qui a connu une expansion à tout-va dans les années 2000, l’heure est aux arbitrages.
« Le marché de l’habillement traverse une crise analogue à celle qu’a traversée la sidérurgie », observe Michel Rességuier, président du cabinet Prosphères, spécialiste de la restructuration d’entreprises qui intervient chez nombre de spécialistes de la mode dont Pimkie, Happychic et Chaussexpo. A l’en croire, cette crise « va laisser des marques et des enseignes de côté ». Car les Français dépensent moins, plébiscitent les petits prix et se détournent des réseaux de magasins de mode, pour s’approvisionner sur le Net. Au point que plusieurs chaînes sont désormais à la tête d’un réseau jugé trop gros pour couvrir la France et résister à la concurrence des géants de la mode type H&M, Zara ou Primark.

Les fermetures et les cessions se succèdent. Lourdement endetté, le géant Vivarte s’est imposé une sévère restructuration. Après avoir cédé Kookaï, Pataugas et Naf Naf, le groupe présidé par Patrick Puy, spécialiste des sociétés en difficulté, a vendu le 2 juillet son enseigne André à Spartoo. Le site Internet s’est...




                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-7">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La future réforme des retraites doit refondre le dispositif actuel de la réversion, les pensions des veuves et veufs. Le point, en chiffres, sur le système actuel.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Pensions de réversion : dix chiffres à connaître

La future réforme des retraites doit refondre le dispositif actuel de la réversion, les pensions des veuves et veufs. Le point, en chiffres, sur le système actuel.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 06h15
    |

                            Aurélie Blondel








                        



   


Après le décès de votre conjoint, vous pouvez toucher, sous conditions, une fraction de ses pensions : c’est la réversion. Si la polémique sur la suppression de ce dispositif, profitant essentiellement aux femmes, semble tarie, le débat sur son avenir est loin d’être clos. Dans le cadre de la réforme des retraites, dont le contenu doit être dévoilé au premier semestre 2019, les modalités des pensions de réversion, encore appelées « pensions de droit dérivé », doivent en effet être totalement remises à plat. Qui bénéficie du système actuel ? Comment fonctionne-t-il ? Dix chiffres pour mieux comprendre.
4,4 millions de bénéficiaires
Fin 2016, 4,4 millions de personnes touchaient une pension de réversion, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), qui publie chaque année le rapport « Les retraités et la retraite ». Soit un quart des 17,2 millions de retraités. C’est 6,4 % de plus qu’en 2006.
36 milliards d’euros en 2016
Sur les 308 milliards d’euros de pensions versés en 2016 par les régimes de base et complémentaires, les réversions ont représenté 36 milliards, selon cette même source, soit 11,7 %.
89 % de femmes
Près de neuf bénéficiaires sur dix sont des femmes. « Leur longévité et le fait qu’elles sont en moyenne deux à trois ans plus jeunes que leur conjoint expliquent pour une bonne part cette situation », détaille la Drees. En outre, lorsqu’ils sont veufs, les hommes, en raison de leur niveau de pension de droit direct souvent plus élevé, ont des revenus qui dépassent plus fréquemment le plafond de ressources pour être éligibles à la réversion, quand celle-ci est soumise à condition. »

        Lire aussi :
         

                Dix chiffres à connaître sur la retraite



L’écart hommes-femmes ramené à 25 %
Si l’on ne compte que les pensions de droits directs, issues des droits propres des assurés, les femmes touchaient en moyenne, fin 2016, 38,8 % de moins que les hommes (c’était 45,8 % en 2004). En ajoutant les pensions de réversion, cet écart se réduit à 25 %. Selon les dernières projections du Conseil d’orientation des retraites (COR), cette différence ne serait toutefois plus « que » de l’ordre de 10 % à l’horizon 2070, à législation constante, et réversions comprises là aussi.
Un quart ne touche pas de pension propre
Les bénéficiaires de réversions sont 1,1 million à ne pas toucher d’autre pension, « soit parce qu’ils n’ont pas encore liquidé leurs droits propres, soit parce qu’ils n’ont pas travaillé – du moins en France – ou pas suffisamment pour recevoir à ce titre une pension sous forme de rente », explique la Drees. Les femmes représentent 96 % des bénéficiaires de réversions ne percevant aucune autre pension.

        Lire aussi :
         

                Estimer sa retraite lorsqu’on a travaillé à l’étranger



Souvent à partir de 55 ans
La plupart des régimes n’accordent la réversion qu’à partir d’un certain âge, qui varie entre 50 et 65 ans. C’est le plus souvent 55 ans. Il n’y a en revanche pas d’âge minimal dans les régimes de la Fonction publique.
Bon à savoir : Les conditions s’appliquant aux réversions sont celles imposées par le(s) régime(s) de retraite de l’assuré décédé, pas par le(s) régime(s) dont dépend le veuf ou la veuve. Et attention, les critères d’éligibilité diffèrent d’un régime à l’autre. Points communs toutefois : il faut dans tous les cas avoir été marié avec le défunt et effectuer une demande (le versement n’est pas automatique).

        Lire aussi :
         

                Vers une refonte des produits d’épargne



20 550,40 € = plafond de ressources au régime général
Plusieurs régimes versent des pensions de réversion quelles que soient les ressources des veufs et veuves. C’est le cas de la plupart des régimes complémentaires, et des caisses de la Fonction publique. En revanche, dans les régimes de base des salariés, des commerçants et artisans ou encore des libéraux (hors avocats), les ressources annuelles du survivant ne doivent pas dépasser, en 2018, 20 550,40 € pour une personne seule et 32 880,64 € pour une personne en couple. Attention, toutes les ressources ne sont pas forcément prises en compte dans le calcul, renseignez-vous auprès de votre régime.
50 à 60 % de la pension du défunt
S’il remplit les conditions imposées par le régime de son ancien conjoint, le survivant touchera au final entre 50 % et 60 % de la pension du défunt (hors exceptions), le taux variant d’un régime à l’autre. C’est, par exemple, 50 % chez les fonctionnaires, 54 % au régime de base des salariés (avec majoration possible pour les plus âgés et les plus modestes), 60 % pour les pensions complémentaires du privé Agirc-Arrco. A noter que la réversion peut être versée même si le défunt n’était pas encore à la retraite.

        Lire aussi :
         

                Faut-il avancer ou retarder son départ à la retraite à cause du nouveau malus Agirc-Arrco ?



607 € bruts par mois
Montant moyen de la réversion : 607 € bruts par mois fin 2012, selon cette autre étude de la Drees, publiée en 2016. C’est 642 € pour les veuves et 304 € pour les veufs. Pour les femmes concernées par la réversion, « son montant représente, en moyenne, la moitié de la retraite globale perçue », est-il précisé.
2,3 réversions en moyenne
Les bénéficiaires de la réversion perçoivent en moyenne 2,3 pensions de droit dérivé différentes, précise encore la Drees (leur conjoint a souvent cotisé à plusieurs régimes).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-8">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Dans l’usine Framatome, où ont été repérés des dossiers falsifiés sur les pièces à destination des centrales, la direction affirme avoir mis fin aux mauvaises pratiques.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 29/07/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Nucléaire : la forge du Creusot veut oublier les fraudes

Dans l’usine Framatome, où ont été repérés des dossiers falsifiés sur les pièces à destination des centrales, la direction affirme avoir mis fin aux mauvaises pratiques.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 05h32
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 10h17
    |

                            Nabil Wakim (Le Creusot, Saône-et-Loire, envoyé spécial)








                        



                                


                            

« Cette usine a 200 ans et elle a toujours su apprendre de ses erreurs. » David Haguet, le directeur de l’usine du Creusot de Framatome (ex-Areva), en Saône-et-Loire, a une mission claire en tête : il veut convaincre que le temps des tricheries est fini. Ici, l’entreprise, désormais filiale d’EDF, fabrique des composants essentiels pour les réacteurs nucléaires. Une forge titanesque d’une précision unique au monde. Une usine qui a sculpté, à plus de 1 300 degrés, les éléments-clés des centrales nucléaires françaises pendant les quarante dernières années.
C’est dans cette même usine que s’est joué l’un des épisodes les plus inquiétants de la filière nucléaire française : des falsifications de dossiers à grande échelle et la manipulation de données sur les composants qui sortaient des forges du Creusot.
« On a pris la décision de tout suspendre entre 2015 et 2017. Les dysfonctionnements, on les assume », assure David Emond, vice-président de Framatome, responsable de la branche composants. C’est ici qu’a été forgée la cuve de l’EPR de Flamanville, qui comportait des anomalies dénoncées en 2014 par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). C’est ici que l’on a découvert par la suite des pratiques frauduleuses sur des tests réalisés en laboratoires. Des tricheries qui ont obligé à une révision complète de 2 millions de pages et 4 000 dossiers pour remonter le temps et vérifier quels réacteurs étaient concernés.

Framatome assure que seules trois pièces ont réellement posé problème – mais omet de préciser que, sur les 42 réacteurs étudiés à ce jour, plusieurs centaines de questions de non-conformité ont été repérées par EDF. « On a relu tout ce qu’on a pu récupérer sur le parc nucléaire français depuis quarante ans », explique M. Emond. Un travail de fourmi qui doit se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2018.
Il faut dire que cette usine ne fabrique pas exactement du chocolat. Dans le gigantesque hangar,...




                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-9">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ L’alimentation électrique sera rétablie mardi en fin de journée au plus tard, voire dès lundi après-midi si les tests sont concluants, a annoncé dimanche le président de RTE.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Gare Montparnasse : la SNCF prévoit un train sur deux en circulation lundi

L’alimentation électrique sera rétablie mardi en fin de journée au plus tard, voire dès lundi après-midi si les tests sont concluants, a annoncé dimanche le président de RTE.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 06h36
   





                        



   


Le week-end a été compliqué pour les voyageurs devant partir ou arriver à la gare Montparnasse, à Paris, mais cela pourrait progressivement s’améliorer en milieu de semaine.
L’alimentation électrique de la gare Montparnasse sera rétablie mardi en fin de journée au plus tard, voire dès lundi après-midi si les tests sont concluants, a annoncé dimanche François Brottes, le président de RTE. Il s’agit d’une nette réduction des délais promis par le gestionnaire du réseau haute tension, qui tablait initialement sur un rétablissement du courant jeudi.
De son côté, la SNCF a annoncé dimanche soir prévoir un train sur deux lundi, comme ce dimanche, la capacité de circulation demeurant réduite tant que la réalimentation de la gare n’est pas effective.
Depuis vendredi, la SNCF doit faire face aux conséquences de l’incendie du poste de haute tension d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) du gestionnaire du réseau d’électricité RTE, qui empêche une alimentation électrique normale des trains et paralyse le centre de maintenance des TGV.

        Lire aussi :
         

                Grèves, résultats dans le rouge, circulation perturbée…, sale temps pour la SNCF



A la mi-journée, dimanche, le hall de départ de la gare Montparnasse était clairsemé, scène inhabituelle pour un week-end de chassé-croisé estival, et les agents d’accueil en gilet rouge étaient présents en nombre pour renseigner les quelques voyageurs.
La suppression de nombreux trains a entraîné la surcharge de ceux qui continuaient à circuler. Dimanche après-midi, environ 150 personnes ont été évacuées ou n’ont pas pu monter à bord d’un train bondé en gare de Dax (Landes) à destination de Paris.
Quand l’alimentation des trains sera-t-elle rétablie ?
L’alimentation électrique de la gare Montparnasse devrait être rétablie mardi en fin de journée au plus tard, selon le président de RTE. Plus tôt dans la journée, dimanche, la SNCF avait mis en demeure RTE de trouver une solution au plus vite pour permettre un fonctionnement normal de la gare parisienne avant la date du jeudi 2 août annoncée par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité.
RTE a expliqué avoir optimisé la pose de ses câbles de remplacement, a pu installer deux équipes dans la galerie de câbles plutôt qu’une et a finalisé les soudures de câbles dès ce dimanche, a expliqué Patrick Bortoli, directeur de la maintenance. La conjonction de ces facteurs a permis d’accélérer le calendrier, a-t-il poursuivi. Lundi « en début d’après-midi », le gestionnaire du réseau haute tension devrait être en mesure de préciser quand aura lieu le rétablissement de l’alimentation électrique de la gare, a indiqué M. Brottes.
Ce délai de presque une semaine pour un retour à une alimentation électrique normale de la gare a poussé le gouvernement à ouvrir une « mission d’enquête ». Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique, et Elisabeth Borne, ministre des transports, ont estimé que cet incident avait mis au jour « une fragilité manifeste dans l’alimentation de substitution de la gare Montparnasse ». De son côté, la SNCF va demander une indemnisation au gestionnaire du réseau haute tension.
L’incident de vendredi a désorganisé la circulation des trains dans la deuxième gare de France pour la circulation des TGV, où une panne avait déjà semé la pagaille ce même week-end il y a un an
La solution provisoire pour réalimenter la gare consiste à créer un contournement du poste d’Issy-les-Moulineaux et de la partie endommagée des câbles du poste. La liaison avec la partie saine des câbles de liaison avec Montparnasse a été établie dans la nuit de samedi à dimanche, avant des tests fonctionnels, tandis que la jonction avec la cellule haute tension mobile est en cours de réalisation, a précisé le responsable de RTE dimanche.
La SNCF a, de son côté, annoncé son intention de demander une indemnisation au gestionnaire d’électricité. « Nous allons nous tourner vers notre fournisseur RTE pour lui demander de nous indemniser », a déclaré samedi le PDG de l’entreprise publique Guillaume Pepy, précisant que ces perturbations devraient coûter « quelques millions d’euros ». RTE a reconnu sa responsabilité.
Quelles sont les prévisions de circulation des trains ?
La SNCF a déclaré dimanche dans un communiqué être dans l’obligation de supprimer de nombreux trains prévus lundi au départ et à l’arrivée de Paris-Montparnasse, qui dessert l’Ouest et le Sud-Ouest. Les trains à destination du Sud-Ouest partiront de Paris-Austerlitz, ceux pour la Bretagne et les Pays de la Loire de Paris-Montparnasse.
La directrice générale de SNCF Voyages, Rachel Picard, avait mis en avant, samedi, des « contraintes matérielles » pour justifier cette baisse du trafic.

        Lire aussi :
         

                SNCF : interrogations après la série noire de la gare Montparnasse



L’atelier de maintenance des rames TGV près de Montparnasse n’est, en effet, plus alimenté en électricité. « Il y a des rames que l’on ne peut plus sortir parce qu’elles ne sont pas en sécurité pour nos voyageurs. C’est pour ça que la durée de l’incident est critique », a-t-elle expliqué.
L’incident de vendredi a désorganisé la circulation des trains dans la deuxième gare de France pour la circulation des TGV, où une panne avait déjà semé la pagaille ce même week-end il y a un an. Près de 100 000 voyageurs devaient y emprunter un train ce samedi.
A ceux qui le peuvent, la SNCF conseille de reporter leur voyage. Les billets seront intégralement remboursés au-delà de trois heures de retard.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-10">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Le syndicat mixte réunissant les communes utilisatrices du service parisien de voitures électriques partagées et le groupe Bolloré se renvoient la responsabilité du déficit.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Fin d’Autolib’: le groupe Bolloré estime à 250 millions la somme à recouvrer

Le syndicat mixte réunissant les communes utilisatrices du service parisien de voitures électriques partagées et le groupe Bolloré se renvoient la responsabilité du déficit.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 14h11
   





                        


La bataille des chiffres continue autour d’Autolib’, après la résiliation du contrat de service d’auto-partage électrique. Le syndicat mixte Autolib’ Vélib’ — qui réunit cent trois communes utilisatrices, dont Paris, majoritaire en son sein —, et le groupe Bolloré, exploitant, se renvoient depuis des semaines la responsabilité du déficit.

        Lire notre éditorial:
         

          Autolib’ : un fiasco aux responsabilités partagées



Dans un entretien au Journal du dimanche du 29 juillet, Marie Bolloré, directrice mobilité du groupe, chiffre à 250 millions d’euros la somme à recouvrer auprès du syndicat mixte.
Lourdement déficitaire, le service parisien de voitures électriques partagées, dont le contrat a été résilié le 21 juin, prendra fin mardi à 23 h 59.
« Nous sommes en train de faire le calcul du montant que nous allons demander en septembre au syndicat mixte Autolib’ Vélib’, avec lequel nous étions sous contrat », dit Marie Bolloré. « Il prendra en compte les pertes que nous avons accumulées et les coûts de résiliation. Fin 2017, ces pertes représentaient 210 millions d’euros. Nous allons prendre 60 millions à notre charge », poursuit-elle, calculant :
« Il nous restera donc à recouvrer 150 millions d’euros, auxquels vont s’additionner tous les contrats que l’on arrête, les coûts de départ des collaborateurs, les valeurs nettes comptables de biens, comme les bornes de charge. Cela se chiffre à environ 250 millions. »
Le groupe Bolloré estime le déficit à un total de 293,6 millions d’euros, dont il n’accepte de prendre en charge que 60 millions. De son côté, le syndicat s’est refusé à acquitter une « facture démesurée ».

        Lire aussi :
         

                Autolib’, c’est bientôt fini : des utilisateurs témoignent



L’espace laissé libre par Autolib’ disputé
Lancé en fanfare en 2011 sous le mandat de Bertrand Delanoë, le dispositif fort de 150 000 abonnés a dû faire face à un changement des façons de se déplacer, avec le vélo électrique, le VTC et la location de véhicules privés. Sans compter son image dégradée et ses voitures souvent sales.
Le service devait pourtant au départ dégager un bénéfice d’au moins 56 millions d’euros par an, mais Bolloré avait rapidement annoncé un léger, puis un lourd déficit, déclenchant un audit et une procédure de conciliation rompue à la fin du mois de mai.

        Lire aussi :
         

                Déficit d’Autolib’: les « prévisions trop optimistes » du groupe Bolloré



Les candidats se bousculent désormais pour occuper l’espace bientôt laissé libre par Autolib’ : Renault, via sa filiale Marcel, proposera une offre de VTC électriques, ainsi qu’une offre d’auto-partage, sans stations.

        Lire aussi :
         

                Les bornes Autolib’, mobilier urbain à l’abandon



De son côté le groupe PSA veut lancer son service d’auto-partage à Paris à la fin de 2018, tandis que le loueur Ada et la société de location entre particuliers Drivy préparent eux aussi des offres.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-11">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Alors que juillettistes et aoûtiens se croisent comme chaque année, la journée de samedi est classée rouge dans le sens des départs, et orange dans le sens des retours.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Premier chassé-croisé de l’été, et plus de 360 km de bouchons cumulés à la mi-journée

Alors que juillettistes et aoûtiens se croisent comme chaque année, la journée de samedi est classée rouge dans le sens des départs, et orange dans le sens des retours.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 14h52
   





                        


La circulation était chargée samedi 28 juillet sur les routes de France, avec plus de 360 km de bouchons cumulés pour ce premier chassé-croisé de l’été entre juillettistes et aoûtiens, classé rouge dans le sens des départs par Bison futé.
« Le pic de bouchons a été atteint vers 11 h 50, avec 366 km cumulés au niveau national. La situation est conforme aux prévisions », a fait savoir Bison futé dans un communiqué. Comme toujours, c’est sur l’Autoroute du soleil (A7) que les vacanciers ont rencontré les plus grosses difficultés : à 13 heures, Bison futé relevait notamment un bouchon de 54 km dans le sens Lyon-Marseille, entre Saint-Uze et Loriol-sur-Drôme.
Il fallait compter 3 heures 25, au lieu d’1 heure 35 en temps normal, pour parcourir le trajet entre Lyon Sud et Orange, selon Vinci, l’exploitant de l’autoroute. Les automobilistes roulaient aussi pare-chocs contre pare-chocs sur l’A9 en direction de Narbonne, avec 2 heures 50 de trajet entre ces deux villes, contre 1 heure 45 en temps normal.
Patience
Dans la matinée, les vacanciers ont aussi dû s’armer de patience sur l’A9, entre Narbonne et Perpignan en raison d’un accident de circulation entre Sigean et Leucate. L’intervention de deux hélicoptères pour évacuer les blessés a provoqué une coupure momentanée de la circulation, occasionnant un bouchon d’une trentaine de kilomètres.
En début d’après-midi, le trafic était toujours dense à la frontière espagnole, entre Le Perthus et Le Boulou. Les automobilistes roulaient également en accordéon sur l’A10, avec 25 km de bouchons dans les deux sens à hauteur de Niort et sur l’A71 avec 13 km de ralentissement entre Orléans à Clermont-Ferrand, au sud de Montmarault. Dans l’ouest de la France, l’A13 et la N165 étaient également très empruntées.
Les difficultés persisteront dans le sens des départs jusqu’à dimanche matin, en particulier sur les autoroutes A7 en vallée du Rhône, sur l’A10 dans la région Centre, et sur l’A13 en Normandie. Du côté des retours, la journée de samedi était classée orange, et dimanche sera classé vert.

        Lire aussi :
         

                Les cinq routes les plus folles du monde






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-12">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le nombre de permis de construire accordés au cours du deuxième trimestre est en repli de 0,6 % par rapport au premier trimestre.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Construction : les entrepreneurs s’inquiètent de la baisse des ventes de logements neufs

Le nombre de permis de construire accordés au cours du deuxième trimestre est en repli de 0,6 % par rapport au premier trimestre.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 10h55
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Mois après mois depuis décembre 2017, la construction de logements ralentit. Selon les statistiques du ministère de la cohésion sociale publiées ce vendredi 27 juillet, le nombre de permis de construire accordés au cours du deuxième trimestre 2018 est en repli de 0,6 % par rapport au premier trimestre, la chute étant plus dure pour les maisons, avec une baisse de 8,8 %. Les mises en chantier, avec 424 900 logements commencés, sont également en recul de 2,8 %.
Plus préoccupants encore sont les mauvais chiffres des constructeurs de maisons dont les réservations ont plongé de 14,3 % entre janvier et mai 2018 : « C’est à 90 % dû à la dégradation de l’environnement institutionnel, accuse Patrick Vandromme, président de la branche Constructeurs et aménageurs de la fédération française du bâtiment (LCA-FFB), c’est-à-dire le rabotage du prêt à taux zéro, réservé aux accédants modestes, qui entraîne une baisse de 46 % du nombre de prêts accordés, et la suppression de l’aide personnalisée au logement pour l’accession. » Ainsi, un ménage qui gagne deux smic, soit 27 000 euros par an, pouvait, en 2017, acquérir, dans une ville moyenne, un logement de 220 000 euros en limitant son taux d’effort à 29 % de ses revenus, mais ce taux passerait à 39 % en 2018 et 43 % d’ici à 2020, devenant rédhibitoire.

Dynamique vertueuse brisée
Sur le front du logement social, les commandes des organismes HLM auprès des promoteurs régressent de 19,3 % au premier trimestre 2018, conséquence directe des ponctions dans leurs recettes opérées par le gouvernement (800 millions d’euros en 2018 et 2019 puis 1,5 milliard d’euros chaque année) et qui les obligent à réduire leurs investissements.
Deux autres indicateurs avancés peuvent inquiéter : selon la publication Immoweek qui se fonde sur des enquêtes auprès des bailleurs sociaux, le nombre d’agréments financiers de l’Etat pour initier des programmes HLM a été divisé par trois au premier semestre...




                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-13">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Avec la loi Pacte, qui sera examinée par le Parlement à la rentrée, le gouvernement souhaite réorienter l’épargne vers les actions.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’assurance-vie reste le placement préféré des Français

Avec la loi Pacte, qui sera examinée par le Parlement à la rentrée, le gouvernement souhaite réorienter l’épargne vers les actions.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 10h33
    |

            Joël Morio








                        



                                


                            

L’assurance-vie continue d’être le placement préféré des Français. Le montant des versements collectés par les sociétés d’assurances au cours des six premiers mois de 2018 s’est élevé à 72,4 milliards d’euros, contre 68,3 milliards d’euros sur la même période en 2017. Les prestations versées par les sociétés d’assurances, c’est-à-dire les retraits, se sont montées à 60,1 milliards d’euros sur la même période.
La collecte nette s’établit donc à 12,2 milliards d’euros depuis le début de l’année. Rien que pour le mois de juin, elle atteint 2 milliards d’euros. Au total, l’encours des contrats d’assurance-vie pèse 1 701 milliards d’euros à fin juin 2018. Il progresse de 3 % sur un an. « Il faut relativiser ces chiffres, car la comparaison avec le premier semestre 2017 est très favorable. La collecte avait en effet pâti d’incertitudes liées notamment à l’élection présidentielle », tempère Arnaud Chneiweiss, délégué général de la Fédération française de l’assurance (FFA).

Aversion des Français pour le risque
Le regain d’intérêt pour ce placement peut néanmoins apparaître surprenant. Les rendements des fonds en euros qui représentent 80 % des encours ne cessent de diminuer comme peau de chagrin. En 2017, ils s’élevaient en moyenne à 1,8 %, soit une baisse de 0,2 point en un an. Une tendance qui devrait se poursuivre en 2018. Les fonds en euros sont essentiellement investis en obligations dont les rendements restent à des niveaux très bas, le taux de l’OAT à dix ans se situe actuellement à 0,7 %. « Cela reste, en termes de rendement, le placement disponible le plus intéressant », pointe Théau Accary, conseil en investissements financiers de Fideliance Patrimoine.
Cette bonne tenue de l’assurance-vie continue de témoigner de l’aversion des Français pour le risque. Mis en avant par les compagnies d’assurances, les supports en unité de compte qui sont souvent investis en actions ne représentent que 30 % de la collecte (21,4 milliards...




                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-14">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Si la hausse des prix se poursuit dans l’ancien, la dynamique paraît moins forte qu’au cours des mois passés.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 28/07/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Tassement des transactions immobilières

Si la hausse des prix se poursuit dans l’ancien, la dynamique paraît moins forte qu’au cours des mois passés.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 06h39
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Une simple pause avant une nouvelle hausse ? Un tassement avant une véritable inflexion à la baisse ? Le marché immobilier, tel qu’il est décrit par les notaires de France dans leur note du 26 juillet, semble à un moment charnière. Sur le front des transactions, une accalmie paraît s’annoncer. A fin avril et sur douze mois, les notaires enregistraient 953 000 ventes, en léger retrait par rapport au pic atteint fin décembre 2017 avec 970 000 ventes. Même en Ile-de-France, le recul d’activité est perceptible (– 7 % et – 9 % à Paris) dans un contexte cependant 30 % plus dynamique que la moyenne des dix dernières années (2008-2017), observent les notaires.

C’est donc un haut niveau d’activité mais les acquéreurs, bien que le taux des prêts reste favorable à 1,58 % en moyenne selon la Banque de France, sont découragés par la cherté. En trois mois, toujours fin avril, les prix des appartements s’appréciaient, en moyenne de + 1,8 %, ceux des maisons de + 2,4 %.

Ce tassement du nombre de transactions dans l’ancien s’accompagne de la poursuite de la hausse des prix. La tendance n’est évidemment pas uniforme, puisque, fin mars 2018 et sur un an, les prix des appartements baissent dans un quart des départements tels l’Aveyron, la Dordogne, le Doubs, l’Indre, le Loir-et-Cher, la Haute-Loire ou l’Oise. Ils ne savent pas vraiment dans quel sens s’orienter.
Paris reste la ville de tous les excès
Sans surprise, les prix continuent, en revanche, de grimper en Ile-de-France (+ 4,3 % en moyenne mais + 7,3 % à Paris) et dans la plupart des grandes agglomérations comme Rouen (+ 7,9 %), Lyon (+ 10,5 %), Bayonne (+ 9,8 %), Poitiers (+ 7,8 %), Reims (+ 9,4 %), Metz (+ 10,2 %), Bourges (+ 7,9 %) et Rennes (+ 7,5 %) : « Un an après l’arrivée du TGV, l’attrait de la capitale bretonne ne se dément pas, notent les notaires de Bretagne, et les Franciliens représentent désormais 15 % des acheteurs contre 5 % en 2008. » Le nouveau quartier...




                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-15">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Editorial. Donald Trump et Jean-Claude Juncker ont conclu, le 25 juillet, un accord qui apaise provisoirement les tensions. Mais les éléments de cette négociation laissent dubitatif.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Etats-Unis - UE, un armistice commercial ambigu

Editorial. Donald Trump et Jean-Claude Juncker ont conclu, le 25 juillet, un accord qui apaise provisoirement les tensions. Mais les éléments de cette négociation laissent dubitatif.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 14h30
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Un répit et plus si affinités. Lorsque le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s’est envolé pour Washington afin de tenter de désamorcer l’escalade vers la guerre commerciale enclenchée par Donald Trump, il ne s’attendait sans doute pas à obtenir autant de l’impulsif président américain. Pour la première fois depuis le début de la crise, les Etats-Unis ont accepté, le 25 juillet, de modérer le ton et de troquer les ultimatums contre des discussions en bonne et due forme. Si cette accalmie est bienvenue, ses modalités restent encore très floues. L’Europe doit rester prudente face à ce qui s’apparente plus à un compromis tactique de la part de M. Trump qu’à un changement radical de stratégie.
L’Europe a accepté d’ouvrir des discussions en vue d’éliminer les barrières commerciales transatlantiques, s’est engagée à acheter plus de soja et de gaz naturel américains, et, en contrepartie, a obtenu l’assurance que Washington reverrait sa position sur les taxes ­concernant l’acier et l’aluminium, et renoncerait, dans un premier temps, à frapper le secteur automobile. Les éléments de cette négociation ont de quoi laisser dubitatif.

        Lire aussi :
         

                Accord commercial entre Washington et Bruxelles : Trump exulte, Macron temporise



D’abord, contrairement à la ligne adoptée jusque-là, l’UE donne le sentiment d’accepter de discuter « avec un pistolet sur la tempe ». En ramenant les Européens à la table des négociations sans avoir accepté comme préalable de retirer les taxes sur l’acier et l’aluminium décidées fin juin en toute illégalité, M. Trump marque un point. La France a pris ses distances avec cette approche, qui risque d’entraîner l’UE sur le terrain du président américain sans avoir rien obtenu de concret.
Par ailleurs, les termes de cette négociation se heurtent aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les accords préférentiels. Ce serait un nouveau coup de canif donné au multilatéralisme, que M. Trump voue aux gémonies. Enfin, annoncer des négociations avec le seul pays qui a quitté l’accord de Paris sur le climat ne fait qu’affaiblir un peu plus cet accord.
Calculs de court terme
Les promesses de l’UE paraissent difficilement tenables. Le gaz américain coûte deux fois plus cher que le gaz russe, et il faudrait que les Européens se dotent de coûteuses infrastructures pour pouvoir changer leurs sources d’approvisionnement. Quant au soja, c’est un sujet qui dépend des marchés agricoles mondiaux, pas d’un accord politique. Les Européens en achèteront aux Américains s’il est compétitif et en fonction de leurs besoins, pas pour faire plaisir aux agriculteurs du Midwest.
La déclaration d’intention signée à Washington semble répondre à des calculs de court terme. La politique commerciale de M. Trump commence à provoquer la grogne des agriculteurs, de certains industriels et d’élus du Parti républicain. Le président avait besoin de faire retomber la pression. D’autre part, ce rapprochement avec l’UE peut être vu comme un moyen d’isoler la Chine, qui reste son principal sujet de préoccupation.
De son côté, M. Juncker obtient un sursis sur l’automobile, à la grande satisfaction de l’Allemagne. C’est un deuxième point pour M. Trump, qui parvient à entretenir les divisions au sein de l’UE. Celle-ci n’est pas à l’abri d’un nouveau revirement américain. Gagner du temps comme elle vient de le faire n’est qu’un pis-aller. Les Européens doivent poursuivre leur objectif de long terme : réinventer un multilatéralisme renforcé mais plus équitable, dans le cadre de l’OMC, avec ou sans les Etats-Unis.

        Lire aussi :
         

                Trump et Juncker signent un armistice commercial, à la surprise générale






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-16">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ L’équipementier allemand Continental s’affirme en champion mondial des technologies de conduite assistée au service de la sécurité.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 28/07/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Zéro mort sur les routes : le nouvel horizon de l’industrie automobile

L’équipementier allemand Continental s’affirme en champion mondial des technologies de conduite assistée au service de la sécurité.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 06h36
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            
La foule au ras des véhicules, des meutes de motos, près de 400 voitures suiveuses, des piétons imprévisibles et plus de 150 cyclistes qui dévalent parfois les cols à 90 km/h… Le Tour de France, qui en termine avec sa 105e édition dimanche 29 juillet, constitue un défi singulier en matière de sécurité sur la route. Dans ce contexte, l’équipementier automobile allemand Continental achève sa première Grande Boucle en tant que sponsor majeur de l’épreuve (le contrat court jusqu’en 2022), assumant le rôle de référent pneu et sécurité routière de la plus grande épreuve sportive itinérante du monde.
L’entreprise d’Hanovre (Basse-Saxe), qui a réalisé 44 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017 en tant que deuxième fournisseur mondial de l’industrie automobile (derrière son compatriote Bosch), en a profité évidemment pour rappeler au grand public qu’il vendait des pneus… mais pas seulement. Car « Conti » se présente désormais, et avant tout, comme un marchand d’équipement de sécurité automobile, une matière dans laquelle le pneumatique – seul point de contact entre un véhicule et la route – joue un rôle primordial mais pas exclusif.
Les accidents de la route font environ 1,3 million de morts par an dans le monde
Pendant la Grande Boucle, la communication de Continental s’est donc focalisée sur le concept de « safe Tour » (Tour sûr). Cet axe stratégique a pris une ampleur particulière avec l’émergence des technologies du véhicule autonome, qui permet au groupe allemand d’entrevoir ce qu’il appelle sa « vision zéro », celle d’un monde à zéro mort sur les routes, puis zéro blessé et enfin zéro accident…
La promesse paraît utopique, sur une planète où les accidents de la route font environ 1,3 million de morts par an (dont 3 456 en France en 2017) et entre 20 et 50 millions de blessés, selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le slogan est-il autre chose que du marketing ?...




                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-17">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ A ceux qui prétendent que l’amende record infligée au géant américain par la commission européenne relève de motivations politiques, Léonidas Kalogeropoulos, délégué général de l’Open Internet Project (OIP), répond, dans une tribune au « Monde », qu’il s’agit bien de raisons économiques.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Amende Google : « La concurrence, ce n’est pas la loi du plus fort »

A ceux qui prétendent que l’amende record infligée au géant américain par la commission européenne relève de motivations politiques, Léonidas Kalogeropoulos, délégué général de l’Open Internet Project (OIP), répond, dans une tribune au « Monde », qu’il s’agit bien de raisons économiques.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 07h38
    |

                            Léonidas Kalogeropoulos (Délégué général de l’Open Internet Project (OIP)








                        



                                


                            
Tribune. L‘amende infligée à Google est justifiée économiquement ! Par une tribune intitulée « L’amende infligée à Google relève de motivations politiques » et parée des vertus académiques de son auteur, Francesco Martucci, professeur à l’Université Panthéon-Assas, les lecteurs du Monde du 25 juillet pourraient presque s’apitoyer sur le sort réservé à la firme de Mountain View, dont la capitalisation boursière a bondi de 25,5 %, avec un résultat d’environ 875 milliards de dollars, malgré l’amende de 4,3 milliards d’euros infligée par la commission européenne le 18 juillet.
Le contempteur d’une décision qui sanctionne des pratiques déloyales constatées depuis 2011, soit plus de sept ans, observées par l’instruction d’une première plainte introduite dès 2013, ayant bloqué artificiellement l’émergence de toute alternative en Europe du moteur de recherche de Google, passe curieusement sous silence ce en quoi une pratique est constitutive d’un « abus » de position dominante, pour prétendre que Google n’aurait été sanctionnée que pour punir l’entreprise d’être puissante, sur fond de tensions entre l’Europe et les Etats-Unis.

Bien entendu, les pratiques condamnées sont bien concrètes et précises, et il suffit pour s’en convaincre de constater que de très nombreux fabricants de terminaux mobiles auraient souhaité proposer le moteur européen Qwant à leurs consommateurs. Sauf que pour pouvoir utiliser le système d’exploitation Android et afin de faire fonctionner le terminal (80 % des systèmes d’exploitation utilisés en Europe), il faut accorder une exclusivité à l’utilisation du moteur de recherche de Google, qui, par de tels mécanismes de vente liée, parvient à représenter plus de 90 % de parts de marché des moteurs de recherche en Europe.
Abus de position dominante
La vente liée pratiquée entre des acteurs dominants à plus de 80 ou 90 % liées entre eux sous l’égide de la même maison mère, Alphabet, est effectivement...




                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-18">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La SNCF assurera dimanche la circulation d’un train sur deux à Montparnasse, contre deux sur trois samedi. Le trafic est perturbé depuis l’incendie d’un transformateur électrique vendredi.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Un train sur deux à la gare Montparnasse dimanche, à la suite d’un incendie

La SNCF assurera dimanche la circulation d’un train sur deux à Montparnasse, contre deux sur trois samedi. Le trafic est perturbé depuis l’incendie d’un transformateur électrique vendredi.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 07h34
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 06h36
   





                        



   


Après un vendredi et samedi des plus éprouvants pour les voyageurs de passage par la gare Montparnasse, à Paris, il faudra encore s’armer de patience dimanche 29 juillet. Le trafic est très perturbé, à la suite d’un incendie, menant à un week-end difficile pour les voyageurs, en plein chassé-croisé estival.
Vendredi vers 11 h 30, un transformateur électrique de RTE à Issy-les-Moulineaux a pris feu, coupant l’alimentation des stations électriques de la SNCF, y compris de secours, en gare Montparnasse. Après une interruption totale en fin de matinée, le trafic a repris très partiellement en début d’après-midi avec trois trains au départ et trois trains à l’arrivée par heure gare Montparnasse.
50 % du trafic dimanche
La circulation des trains était encore très perturbée samedi, la SNCF assurant deux tiers des trains vers l’ouest de la France, répartis entre Montparnasse et Austerlitz – gare sur laquelle ont été déroutés certains trains.
Le PDG de la compagnie ferroviaire, Guillaume Pepy, a dit samedi matin que le groupe avait mis en place un plan de transport de remplacement qui « assure deux tiers des trains sur l’Atlantique », à l’arrivée ou au départ de Montparnasse ou d’Austerlitz.
La veille, la SNCF s’était engagée à faire circuler « au moins » 70 % des 180 TGV prévus au départ de Montparnasse. Et à rembourser 100 % du prix des billets au-delà de trois heures de retard.
Dimanche, seul un train sur deux circulera gare Montparnasse, soit moins que samedi, a annoncé samedi Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF. L’atelier de maintenance des rames TGV près de Montparnasse n’est, en effet, plus alimenté en électricité. « Il y a des rames que l’on ne peut plus sortir parce qu’elles ne sont pas en sécurité pour nos voyageurs. C’est pour ça que la durée de l’incident est critique », a-t-elle expliqué.
La responsabilité du gestionnaire d’électricité pointée
La SNCF doit faire face à des « contraintes matérielles » et appelle RTE, le gestionnaire du réseau électrique haute tension, à « agir en urgence » pour rétablir l’électricité à pleine puissance à Montparnasse avant jeudi – date de rétablissement complet prévue par RTE.
M. Pepy a par ailleurs souligné la responsabilité du gestionnaire d’électricité RTE dans la panne. « Nous allons nous tourner vers [lui] pour lui demander de nous indemniser », a-t-il dit, avançant que ces perturbations devraient coûter « quelques millions d’euros » à la SNCF. M. Pepy a dit à plusieurs reprises que son entreprise était victime d’une panne « extérieure à la SNCF ».

        Lire notre analyse:
         

          Grèves, résultats dans le rouge, circulation perturbée…, sale temps pour la SNCF



La SNCF veut savoir « pourquoi il y a eu cet incendie et pourquoi il n’a pas été possible de rétablir l’alimentation en utilisant un autre itinéraire » électrique, a-t-il ajouté.
De leur côté, les ministres de l’environnement et des transports, Nicolas Hulot et Elisabeth Borne, ont annoncé l’ouverture d’une mission d’enquête sur les conditions d’alimentation électrique de la gare Montparnasse :
« Les investigations sont en cours quant aux raisons de cet incendie, mais ses conséquences révèlent une manifeste fragilité dans l’alimentation de substitution de la gare Montparnasse par RTE. »
L’électricité rétablie « en pleine puissance » jeudi
RTE avait expliqué samedi matin que l’électricité serait rétablie « en pleine puissance » jeudi 2 août. Le trafic à Montparnasse risque donc d’être compliqué jusqu’à cette date.
Outre la coupure d’alimentation de la gare, l’incendie a aussi privé d’électricité jusqu’à 55 000 foyers de la proche banlieue, a précisé Xavier Piechaczyk, directeur général adjoint de RTE. Quelque 7 000 foyers étaient encore privés d’électricité samedi en fin de matinée et devraient être raccordés dans la soirée, selon Enedis, qui gère la distribution d’électricité jusque dans les foyers.
« L’importance du sinistre a été confirmée vers 17 heures » et « les équipements ne sont plus fonctionnels », a précisé le dirigeant de RTE, à savoir les trente câbles 63kV du poste et le poste électrique lui-même. « Aucun indice ne laisse supposer qu’un acte volontaire soit à l’origine du sinistre », a-t-il par ailleurs souligné.
Conseil de report de voyage
Face aux perturbations, la SNCF conseille à ses clients qui le peuvent de reporter leur voyage. Elle a de son côté mis en place un plan d’alimentation électrique alternative, permettant de faire circuler une partie des trains.
Si le départ des TGV vers la Bretagne et les Pays de la Loire reste à Montparnasse, ceux en provenance ou à destination du Sud-Ouest sont redirigés vers la gare de Paris-Austerlitz. Les TGV à destination de Tours et Poitiers sont supprimés, les voyageurs sont invités à utiliser les trains Intercités depuis Austerlitz.
Dans l’allée principale de la gare Montparnasse vendredi, des voyageurs faisaient la queue dans l’après-midi devant des chariots où des employés de la SNCF distribuaient des bouteilles d’eau en cette période de canicule.
Les orages se sont ajoutés à l’incident
En fin de journée vendredi, des orages ont également entraîné des problèmes d’alimentation électrique, qui ont perturbé la circulation dans les gares de l’Est et du Nord à Paris et sur plusieurs lignes de RER et du Transilien, selon la SNCF.
Ainsi, une chute de la foudre sur des installations dans le secteur de Versailles a-t-elle contraint la SNCF à interrompre la circulation en fin de soirée sur une partie du RER C et de la ligne N du transilien ainsi que sur la totalité de la ligne U, selon le site Internet SNCF Transilien.
Série noire à Montparnasse
L’an dernier, déjà à la gare Montparnasse, le trafic avait été paralysé ce même week-end de chassé-croisé, en raison d’une panne de signalisation. Après trois jours de grandes perturbations et des dizaines de milliers de passagers affectés, le réseau vieillissant avait été pointé du doigt.

        Lire aussi :
         

                SNCF : interrogations après la série noire de la gare Montparnasse



En décembre 2017, un incident informatique sur un poste d’aiguillage avait laissé des milliers de voyageurs sans transport à Montparnasse. En mai 2016, une double panne avait fortement perturbé le trafic dans cette même gare.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-19">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le géant de la Silicon Valley est vivement critiqué, y compris en interne, pour avoir accepté de fournir un programme d’intelligence artificielle à la Défense américaine.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ 
<article-nb="2018/07/30/19-20">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le nombre d’utilisateurs actifs mensuels du site de microblogs a reculé de 1 million, à 335 millions, alors que le marché l’attendait en légère hausse.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 27/07/2018
Découvrir l’application


                        

Après Facebook, Twitter chute de plus de 20 % à Wall Street

Le nombre d’utilisateurs actifs mensuels du site de microblogs a reculé de 1 million, à 335 millions, alors que le marché l’attendait en légère hausse.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 22h44
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 12h24
   





                        



   


Dévissage pour le site de microblogs Twitter, vendredi 27 juillet à New York, les investisseurs s’inquiétant de la baisse du nombre de ses utilisateurs, au lendemain du décrochage spectaculaire de Facebook.
A la clôture à Wall Street, l’action du groupe abandonnait 20,56 %, à 34,12 dollars, dans un marché en légère baisse. Cette réaction rappelle celle qui a suivi les résultats de Facebook jeudi, l’action du premier réseau social du monde perdant 19 % en une seule séance.

        Lire aussi :
         

          Perte de capitalisation astronomique pour Facebook



Twitter a eu beau publier vendredi un bénéfice historique de 100 millions de dollars (86 millions d’euros) — le troisième trimestre d’affilée dans le vert après plus de dix ans de pertes —, les regards se sont concentrés sur la fréquentation de la plate-forme. Le nombre d’utilisateurs actifs mensuels, paramètre publié chaque trimestre par le réseau social, a ainsi reculé de 1 million, à 335 millions, alors que le marché l’attendait en légère hausse.
Grand ménage
Dans les documents publiés vendredi et durant la conférence téléphonique de présentation, les dirigeants du groupe ont lié ce recul aux multiples initiatives de rationalisation et de nettoyage de la plate-forme.
Twitter a fait un grand ménage depuis le début de l’année pour tenter de se débarrasser des utilisateurs qui tenteraient de se servir de ce canal à des fins de propagande ou de prospérer grâce à une économie de faux profils et de faux abonnés.
Des dizaines de millions de comptes ont été supprimés à cette fin, même si le directeur financier, Ned Segal, a précisé vendredi qu’il s’agissait d’utilisateurs inactifs, non pris en compte dans la population des utilisateurs mensuels.
Twitter cherche aussi à rationaliser le fonctionnement de sa plate-forme pour les utilisateurs, qui ont parfois du mal à faire un tri efficace dans le flux qui se déverse sur leur fil. « Nous voulons que les gens se sentent libres de s’exprimer, en sécurité », a assuré M. Dorsey vendredi.
« Des vents contraires »
Mais la patience n’est pas la première des caractéristiques des marchés boursiers, qui ont surtout retenu vendredi la baisse du nombre d’utilisateurs. Ils avaient déjà eu la main lourde avec Facebook la veille, après la publication de prévisions jugées pessimistes et d’une progression du nombre d’utilisateurs inférieure aux attentes.
« Le marché s’était emballé et les prix s’ajustent à des attentes plus modérées », selon Daniel Ives, responsable de la stratégie au sein du cabinet GBH Insights. Pour lui, c’est surtout le résultat de la pression nouvelle mise sur les réseaux sociaux pour offrir davantage de sécurité à leurs utilisateurs, consécutive notamment au scandale Cambridge Analytica et à la mise en place de la directive européenne relative à la protection des données (RGPD). « Cela a créé des vents contraires », dit-il, qui amenuisent la capacité de ces sociétés à croître.



                            


                        

                        

