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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Après le dépôt de deux plaintes évoquant nommément Alexandre Benalla et Vincent Crase, le parquet de Paris a ouvert une enquête notamment pour violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : nouvelle enquête ouverte pour d’autres violences commises le 1er mai à Paris

Après le dépôt de deux plaintes évoquant nommément Alexandre Benalla et Vincent Crase, le parquet de Paris a ouvert une enquête notamment pour violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 18h55
   





                        


Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, lundi 30 juillet, après le dépôt de deux plaintes contre X qui évoquent nommément la présence d’Alexandre Benalla et Vincent Crase lors d’une interpellation musclée au Jardin des Plantes, en marge de manifestations du 1er mai.
L’enquête, confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne, est ouverte pour six chefs d’accusation : usurpation de signe réservés à l’autorité publique, immixtion dans l’exercice d’une fonction publique, violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique, atteinte arbitraire à la liberté individuelle, dégradation volontaire d’un bien en l’espèce une vidéo et introduction frauduleuse dans un système de traitement de données personnelles.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.En quelques jours, l’affaire est devenue une affaire d’Etat.Benalla, Mizerski, Crase... qui sont les personnages-clés ?A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et Les Républicains déposent une motion de censure contre le gouvernement.Dans cette affaire, la question des images de vidéosurveillance est centrale alors que trois policiers ont été sanctionnés pour les avoir transmises à M. Benalla et que l’Elysée est accusée de les avoir instrumentalisées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Notre journaliste Matthieu Goar a répondu aux internautes lors d’un tchat consacré aux enseignements politiques de l’affaire.
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Affaire Benalla : « La paralysie de la macronie a été provoquée par le mutisme du chef de l’Etat »

Notre journaliste Matthieu Goar a répondu aux internautes lors d’un tchat consacré aux enseignements politiques de l’affaire.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 18h32
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 19h07
   





                        


Matthieu Goar, chef adjoint du service politique du Monde, a répondu aux questions des internautes lors d’un tchat consacré aux conséquences politiques de l’affaire Benalla.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Macron veut tirer les leçons de l’affaire Benalla



Gérard Collomb va-t-il être poussé vers la sortie ? Est-il possible pour Emmanuel Macron de se priver de l’un de ses hommes forts ?
Matthieu Goar : C’est une des conséquences possibles de la crise. Certaines sources au sein de la macronie commencent à évoquer la possibilité d’un remaniement fin août ou début septembre. Gérard Collomb ressort très affaibli de cette crise, car il a esquivé beaucoup de questions lors de ses auditions devant les deux commissions d’enquête. Mais le plus grave pour lui est son affaiblissement auprès de ses hommes : les forces de police sont très irritées par l’affaire Benalla. Beaucoup de responsables policiers ne comprennent pas que M. Benalla ait pris autant d’importance dans l’organisation de la sécurité du président. Si la défiance perdure entre le ministre et la police, son avenir au sein du gouvernement s’annonce compliqué.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          L’affaire Benalla creuse le fossé entre le pouvoir et l’administration



Cette histoire va-t-elle peser sur Macron ? On voit des sondages discordants. Est-elle de nature à peser sur les projets de réforme à venir ?
Il est beaucoup trop tôt pour le dire. Ces premiers sondages ne veulent pas dire grand-chose. Par contre, l’affaire a déjà chamboulé l’agenda des réformes, puisque la révision constitutionnelle, un texte important, sera discutée à la rentrée ou début 2019. M. Macron garde tout de même la maîtrise de son quinquennat, mais cette affaire risque de le poursuivre lors de ses déplacements et dans sa relation avec les Français. La plupart de nos concitoyens ne connaissent pas encore très bien ce nouveau président. Beaucoup attendent encore d’avoir une idée précise pour se faire une opinion sur lui, et cette affaire est un élément qui peut faire basculer des indécis.
En cas de remaniement, quels sont à votre avis les ministres menacés ?
Nous avons déjà évoqué Collomb. Ensuite, Christophe Castaner, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, a été absent de l’Hémicycle lorsque les députés macronistes devaient faire face à l’opposition. Beaucoup lui en veulent. Lors d’une interview sur BFM-TV, il a aussi sorti une phrase qui a provoqué l’ironie quand il a estimé que M. Benalla faisait office de « bagagiste » lorsqu’il était dans le car des Bleus. En cas de remaniement, il pourrait en faire les frais. Surtout que le parti présidentiel, dont il est délégué général, La République en marche, a été incapable d’organiser un début de riposte. De façon plus générale, il y a eu une rupture entre la majorité et certains ministres très absents au début de l’affaire. Les députés estiment que certains se sont « planqués ». Moi je pense que l’Elysée, en restant mutique, a paralysé la plupart des ministres qui doivent tout à M. Macron.
Quand E. Macron aurait-il dû prendre la parole ? En intervenant trop tôt, ne prenait-il pas un risque que de nouveaux éléments (évidemment inconnus de lui) apparaissent ?
Vu l’ampleur de la crise et la désorganisation de sa majorité, il aurait dû parler plus tôt. Son discours du mardi 24 juillet a d’ailleurs ressoudé ses troupes. Mais le président de la République déteste céder à la pression médiatique. D’habitude, il choisit son agenda. Là, il était sur le reculoir et ne voulait surtout pas donner l’impression d’être contraint de parler. C’est pour cela qu’il a attendu. Sans doute qu’une prise de parole plus précoce aurait circonscrit la crise.
Castaner à la buvette, Belloubet qui refuse de répondre, mais applaudit Macron à la Maison de l’Amérique latine, Philippe qui préfère aller voir le Tour de France…, comment interpréter le comportement de ces ministres étrangement absents lors de cette affaire ? 
C’est une question intéressante, car elle explique pourquoi la crise s’est prolongée. Et pourquoi une affaire concernant l’organisation de la sécurité à l’Elysée est devenue la première crise politique majeure du mandat de M. Macron. Je pense que les ministres étaient très absents parce qu’ils étaient perdus face à l’attitude de l’Elysée. Le jeudi matin, tous s’attendaient à ce que M. Macron licencie son collaborateur. Or, il ne le fait pas. Et son porte-parole, Bruno Roger-Petit, ment lorsqu’il dit que M. Benalla ne s’occupait plus des opérations en dehors de l’Elysée, alors que des photos le montrent dans le bus des Bleus. Ensuite, l’Elysée s’est muré dans le silence. Le premier ministre et les membres du gouvernement les plus politiciens (Darmanin, Le Maire, Le Drian, etc.) ignorent la marche à suivre. Les ministres issus de la société civile, eux, ne savent tout simplement pas faire de la riposte. La paralysie de la macronie a été provoquée par le mutisme du chef de l’Etat. Cela illustre à outrance la verticalité et le centralisme de son pouvoir. Même si la Constitution ne le dit pas, le fonctionnement médiatique de notre Ve République est présidentialiste. En tout cas, c’est ainsi que M. Macron exerce son pouvoir (il fait des discours au Congrès, au cœur de la crise, il parle après son premier ministre en se disant le seul responsable…). Cela va encore plus loin que Nicolas Sarkozy avec François Fillon. D’ailleurs, demain, M. Philippe doit certes affronter deux motions de censure, mais l’opposition cherche surtout à affaiblir M. Macron, pas forcément son premier ministre, qui ne sert même plus de paratonnerre au président de la République.
Quelles leçons peut-on tirer de cette affaire pour les oppositions, de droite et de gauche ? Notamment sur leur capacité à parler presque d’une seule voix pour la première fois ?
Ecrasés par Macron depuis le début du quinquennat (le gouvernement a fait passer toutes ses réformes, la mobilisation sociale a été un échec), les différents partis d’opposition se sont saisis de l’occasion pour tenter d’affaiblir la majorité macroniste. La France insoumise, la droite et le Rassemblement national (RN) ont des idées trop différentes pour trouver un front commun depuis un an. Pendant que les mélenchonistes défilaient contre les ordonnances sur le marché du travail, la droite et RN s’attaquaient à M. Macron à propos de l’immigration ou de « l’abandon » de la France rurale. Cette affaire les a fait converger, car elle concerne directement l’organisation de l’Elysée et la personnalité de M. Macron. Les opposants ont réussi à obliger la majorité à créer une commission d’enquête, et leur guérilla parlementaire a paralysé la révision constitutionnelle. Avec les deux motions de censure, les opposants poussent leur avantage jusqu’au bout, même si ce vote sera avant tout symbolique. Les députés macronistes ont reconnu qu’ils avaient manqué d’expérience et qu’ils étaient perdus, car le président ne leur donnait plus la marche à suivre. Mais cela reste une alliance de circonstances, qui ne durera pas. Il n’est pas sûr non plus qu’un opposant s’impose.
La motion de censure commune signée par les trois groupes de gauche à l’Assemblée nationale peut-elle favoriser une reprise du dialogue entre ces différentes forces en vue d’une coopération dans l’opposition à la macronie ?
Non, il s’agit avant tout d’une alliance de circonstance, car aucune de ces formations n’avait les 58 députés pour déposer une motion de censure. Au lendemain du vote sur la motion de censure, la méfiance entre M. Mélenchon, le PS et le PC reprendra ses droits.
S’agissant des commissions d’enquête mises en place par les parlementaires, il semblerait que celle de l’Assemblée nationale soit le lieu des éclats et des provocations alors que celle du Sénat se révèle être plus « sage »… Quelle analyse en faites-vous ?
Oui, c’est le sentiment que nous avons aussi. Dès le début, le Sénat a indiqué que son travail d’audition durerait six mois. A l’Assemblée, les auditions ne devaient pas durer plus d’un mois. Et à l’Assemblée certains députés venaient surtout pour provoquer un coup d’éclat. Notre impression est que le Sénat privilégie le fond du dossier alors qu’à l’Assemblée la commission est le lieu d’une bataille politique entre majorité et opposition. La présidente, Yaël Braun-Pivet (LRM), a refusé d’entendre les conseillers de l’Elysée, comme si elle voulait passer à autre chose le plus rapidement possible. Les opposants, dont le corapporteur LR, Guillaume Larrivé, cherchaient, eux, en permanence l’occasion de dénoncer une majorité aux ordres. C’est ce qu’ils ont fini par faire en quittant les auditions. Cette commission d’enquête à l’Assemblée est démonétisée.
François Bayrou, qui est membre de la majorité, mais aussi Philippe Raynaud ou Jean Garrigues critiquent incidemment l’emballement médiatique, auquel Le Monde n’est pas étranger. Cent quatre articles en dix jours dans Le Monde, est-ce sensé ?
C’est une question importante. Le Monde et les autres médias en ont-ils trop fait ? Le Monde a été à l’origine des révélations et a tout de suite considéré que cette affaire était importante. Pendant plus de deux mois, l’Elysée avait dissimulé les violences d’un de ses conseillers. Est-ce une affaire d’Etat ? Il existe un débat entre historiens. Journalistiquement, il y avait en tout cas des points à éclairer sur un personnage de l’ombre proche de M. Macron. S’agissait-il d’une faute individuelle ou existait-il un réseau, une sorte de police parallèle autour de M. Benalla ? A quel point M. Macron a-t-il protégé son conseiller ? Nous avons donc publié toute une série d’enquêtes sur le fond de l’affaire. Nous continuerons. Ensuite, il y a eu aussi beaucoup d’articles strictement politiques, car cette affaire a provoqué une crise au sein de la majorité : l’examen d’un texte de loi a été suspendu, les députés et les sénateurs ont créé des commissions d’enquête, l’Elysée s’est muré dans le silence… On peut débattre sur le fait que les violences de la Contrescarpe constituent une affaire d’Etat, mais il est indéniable que leur révélation a complètement désorganisé la vie politique et l’agenda de M. Macron.

        Lire :
         

          Affaire Benalla : « C’est la notion de dissimulation qui crée l’affaire d’Etat »



Le Monde n’a-t-il pas honte d’avoir accordé tant d’importance à ce fait divers ?
Ce terme de « fait divers » est intéressant. Il y en a parfois qui disent beaucoup du fonctionnement de la société. Là, nous sommes face à un fait divers qui dit beaucoup du fonctionnement politique de M. Macron. C’est pour cela qu’il est très intéressant. A travers M. Benalla, on s’aperçoit un peu mieux que M. Macron a été obligé de s’entourer rapidement au début de sa campagne électorale, qu’il n’avait pas un immense réseau dans les forces de police, contrairement à M. Sarkozy à l’époque, qu’il est capable de dissimuler des choses, qu’il déteste se séparer de ses collaborateurs, qu’il refuse de céder à la pression médiatique, que sa majorité est perdue lorsqu’il se tait, etc.
Le fonctionnement des réseaux sociaux et les impératifs du modèle économique de la presse en ligne ont-ils influé sur votre traitement de l’affaire ? N’y avait-il pas moyen de prendre quelque distance critique avec les commentaires (watergate, scandale d’Etat, barbouzes, milices privées) qui relevaient de l’exagération ou de l’insinuation ?
Nous avons réalisé une interview de M. Mélenchon, qui compare cette affaire au Watergate : ce sont ses mots, pas les nôtres. Par ailleurs, nous avons donné la parole dans chacun des articles politiques à des proches de M. Macron. Nous avons fait une interview de M. Bayrou qui dit exactement l’inverse de ce que dit M. Mélenchon. Par ailleurs, nous avons fait vivre le débat en donnant la parole à des intellectuels qui considèrent que tout cela n’est pas une affaire d’Etat.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ L’ancien ministre des affaires étrangères a été entendu, le 20 juillet, comme témoin dans l’enquête visant le cimentier. Il affirme, dans son audition, révélée par « Le Monde », que l’affaire Lafarge ne lui est « jamais remontée ».
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Financement du terrorisme par Lafarge : ce que Fabius a dit aux juges

L’ancien ministre des affaires étrangères a été entendu, le 20 juillet, comme témoin dans l’enquête visant le cimentier. Il affirme, dans son audition, révélée par « Le Monde », que l’affaire Lafarge ne lui est « jamais remontée ».



Le Monde
 |    30.07.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 18h56
    |

            Soren Seelow








                        



                                


                            
Il n’a rien su, rien entendu. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères entre 2012 et 2016, affirme n’avoir jamais été informé des mésaventures de Lafarge en Syrie durant cette période, et a fortiori des petits arrangements du cimentier avec des groupes terroristes. Aujourd’hui président du Conseil constitutionnel, l’ancien ministre a été entendu comme témoin, vendredi 20 juillet, par les juges d’instruction Charlotte Bilger et David de Pas, dans l’enquête pour « financement d’une entreprise terroriste » visant l’ancien fleuron du CAC40.

Son audition, révélée par Le Monde, ne laisse pas d’interroger sur l’absence totale d’informations qui seraient remontées jusqu’au ministre, et ce alors que plusieurs de ses collaborateurs au Quai d’Orsay suivaient le dossier Lafarge, dont l’usine était même devenue un sujet de discussion entre Paris et Washington. Afin de mettre en perspective les réponses faites par M. Fabius aux magistrats, Le Monde a choisi de les présenter en regard du contexte et des éléments factuels versés à l’instruction.
Entre 2012 et 2015, le cimentier Lafarge – devenu LafargeHolcim après sa fusion avec le groupe suisse – est la dernière entreprise française présente en Syrie, tandis que le pays sombre dans le chaos. La diplomatie française est alors en première ligne pour faire tomber le régime de Bachar Al-Assad : au cours de l’été 2013, Laurent Fabius multiplie les échanges avec son homologue américain, John Kerry, pour monter une intervention militaire contre Damas, qui ne verra finalement pas le jour après la volte-face de Washington.
« Je n’en ai pas de souvenir précis »
Le ministre des affaires étrangères savait-il que Lafarge possédait alors la seule usine française encore en activité dans le pays ? « Je n’en ai pas de souvenir précis », assure Laurent Fabius. Etait-il informé des déboires du cimentier, contraint de composer avec différents groupes armés, dont les forces kurdes et l’organisation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Une infirmière psychiatrique est prise en otage depuis 15 h 30 par un détenu à l’unité sanitaire. Celui-ci « n’est pas incarcéré pour faits de terrorisme, ni suivi au titre de la radicalisation » selon l’administration pénitentiaire.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Une infirmière retenue en otage par un détenu à la prison de Salon-de-Provence

Une infirmière psychiatrique est prise en otage depuis 15 h 30 par un détenu à l’unité sanitaire. Celui-ci « n’est pas incarcéré pour faits de terrorisme, ni suivi au titre de la radicalisation » selon l’administration pénitentiaire.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 18h13
   





                        


La journée est décidément chargée pour la pénitentiaire. Alors que deux détenus se sont évadés par les toits de la prison de Colmar, lundi 30 juillet, une infirmière psychiatrique est prise en otage par un détenu à l’unité sanitaire du centre de détention de Salon-de-Provence, a annoncé l’administration pénitentiaire.
La prise d’otage, qui a débuté à 15 h 30, était toujours en cours vers 17 h 30. « Le dialogue n’est pas rompu », a précisé une source pénitentiaire. Le preneur d’otage, condamné plusieurs fois à des longues peines pour des faits de violences, menace l’infirmière avec une « arme artisanale », a-t-on ajouté de même source.
Il « n’est pas incarcéré pour faits de terrorisme, ni suivi au titre de la radicalisation », a précisé l’administration pénitentiaire, ajoutant que les équipes régionales d’intervention et de sécurité étaient arrivées sur place.
Un contexte tendu pour l’administration pénitentiaire
« Une cellule de crise est activée au sein de l’établissement, ainsi qu’à la direction de l’administration pénitentiaire du ministère de la justice », a encore ajouté l’administration dans un communiqué. Cette prise d’otage survient dans un contexte encore marqué par la spectaculaire évasion du braqueur Redoine Faïd le 1er juillet de la prison de Réau, en Seine-et-Marne.
Hasard du calendrier, c’est aussi lundi, jour d’une nouvelle évasion à la prison de Colmar, que la garde des sceaux Nicole Belloubet a annoncé une réorganisation de l’administration pénitentiaire à l’occasion de la présentation d’un rapport de l’inspection générale de la justice sur l’évasion de Redoine Faïd.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ La proposition de loi LRM, qui encadre l’usage de tout objet connecté, a obtenu 62 voix pour, une contre. L’opposition s’est abstenue.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Le Parlement entérine l’interdiction du téléphone portable dans les écoles et les collèges

La proposition de loi LREM, qui encadre l’usage de tout objet connecté, a obtenu 62 voix pour, une contre. L’opposition s’est abstenue.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 18h13
   





                        



   


Le Parlement a définitivement adopté lundi 30 juillet, par un ultime vote de l’Assemblée, l’interdiction des portables dans les écoles et collèges – voire dans certains lycées –, au cœur d’une proposition de loi La République en marche (LREM), traduisant une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.
Soutenu par les groupes LREM, MoDem et UDI-Agir-Indépendants, le texte sur « l’encadrement de l’utilisation du téléphone portable dans les établissements d’enseignement scolaire », sur lequel députés et sénateurs avaient trouvé un compromis, a obtenu 62 voix pour et une contre.
Les Républicains, mais aussi les socialistes, les Insoumis et les communistes se sont abstenus, critiquant « une opération de communication », de « l’affichage politique », ou « une loi de circonstance » qui « ne va rien changer ».

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                Dans certains collèges, l’interdiction du portable porte déjà ses fruits



Les lycées concernés mais pas obligés
La proposition de loi interdit l’usage de tout objet connecté (portable, tablette, montre…), dans les écoles et collèges. Il y aura des exceptions « pour des usages pédagogiques », laissés à l’appréciation de chaque établissement dans son règlement intérieur, ou pour les enfants handicapés. Les activités liées à l’enseignement mais se déroulant à l’extérieur, comme le sport, seront aussi concernées.

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Les lycées auront, quant à eux, la possibilité, mais pas l’obligation, d’inscrire l’interdiction totale ou partielle du portable et d’autres objets connectés dans leur règlement intérieur.
Le code de l’éducation interdit, depuis la loi du 12 juillet 2010, les portables « durant toute activité d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Le fils de Christophe Pieux, célèbre jockey d’obstacle, a porté plainte contre José Bruneau de La Salle, pour « agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans », des faits que ce dernier conteste.
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Accusé d’agression sexuelle sur mineur, une figure du monde hippique démissionne

Le fils de Christophe Pieux, célèbre jockey d’obstacle, a porté plainte contre José Bruneau de La Salle, pour « agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans », des faits que ce dernier conteste.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 17h59
   





                        


C’est une conséquence directe des accusations d’agression sexuelle sur mineur qui pèsent sur lui. Figure du monde hippique français, José Bruneau de La Salle a démissionné, lundi 30 juillet, de ses mandats de membre du comité de la société organisatrice de courses France Galop et d’administrateur délégué de l’hippodrome de Maisons-Laffitte (Yvelines), a annoncé France Galop dans un communiqué.
Grégory Pieux, fils du célèbre jockey d’obstacle Christophe Pieux, a porté plainte contre José Bruneau de La Salle pour « agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans », des faits que ce dernier conteste, selon des informations du Parisien. Cette plainte, déposée le 23 juillet auprès du procureur de la République de Paris, a été confirmée au Monde par le parquet.
Une autre action a été intentée au civil par un deuxième plaignant pour des faits similaires, qui seraient prescrits au plan pénal, selon l’avocat de Grégory Pieux, Olivier Pardo. M. Bruneau de la Salle a « contesté fermement » les accusations des deux plaignants auprès du Parisien. Contacté par l’Agence France-Presse (AFP), il n’était pas joignable dans l’immédiat.
Plusieurs attouchements présumés
Dans sa plainte, Grégory Pieux a dénoncé plusieurs attouchements présumés qui auraient pris fin en 2009, alors qu’il avait 13 ans, selon le quotidien. Il affirme également que José Bruneau de La Salle lui aurait demandé en juin une attestation certifiant qu’« il ne s’était rien passé ».
La seconde action visant M. Bruneau de La Salle a été intentée au civil par Jeremy Garamond, 41 ans. Celui-ci l’accuse des mêmes agissements, subis lorsqu’il était mineur. Les faits présumés étant prescrits, il a intenté une action au civil, en espérant que soit réalisée une expertise. « Il a fallu beaucoup de courage à ces deux personnes pour oser prendre la parole dans un milieu aussi fermé », a fait valoir auprès de l’AFP Me Pardo.
M. Bruneau de La Salle a un temps approché le monde politique. Il a été militant du mouvement d’extrême droite Ordre nouveau dans les années 1970 et fut collaborateur de Charles Pasqua, comme Le Monde le racontait en 2016 sur le blog « Droite(s) extrême(s) ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ L’actuel président de l’organisme met fin, par cette décision, à un casse-tête pour l’exécutif.
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Inserm : Yves Lévy, époux d’Agnès Buzyn, retire sa candidature

L’actuel président de l’organisme met fin, par cette décision, à un casse-tête pour l’exécutif.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 17h24
   





                        



   


Le président de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Yves Lévy, mari de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a retiré lundi 30 juillet sa candidature à un nouveau mandat à la tête de cet organisme public de recherche médicale. Une décision dont Matignon a « pris acte », ajoutant que M. Lévy « sera prochainement appelé à d’autres fonctions ».
Ce départ ne sera pas immédiat, puisque le professeur Lévy, 60 ans, reste jusqu’à nouvel ordre « en charge de l’intérim à la tête de l’Inserm », ont souligné les services du premier ministre. Il assure cet intérim depuis l’expiration le 12 juin de son mandat de quatre ans.
L’Inserm a fait savoir dans un communiqué que M. Lévy avait « adressé ce jour à l’ensemble des personnels de l’Inserm un message expliquant sa décision », sans en révéler la teneur.

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Critiques
Le professeur Lévy, chercheur et médecin, a d’abord tenté de rester, puis a préféré partir de lui-même devant l’embarras que sa possible candidature suscitait au sein du gouvernement, partagé entre les états de service satisfaisants de ce haut fonctionnaire et les soupçons de conflits d’intérêt dont il faisait l’objet.
Le maintien de M. Lévy à ce poste prestigieux, après la nomination de Mme Buzyn au gouvernement en 2017, et l’hypothèse de sa reconduction pour un nouveau mandat de quatre ans ont valu des critiques à la ministre et au gouvernement.
Des critiques infondées, selon Mme Buzyn, qui a plusieurs fois rappelé que la cotutelle (avec le ministère de la recherche) de l’Inserm lui avait été retirée par décret dès mai 2017, au profit du premier ministre. D’autre part, elle a assuré « ne pas [s]’impliquer dans la carrière de [son] mari », ni en le conseillant ni en le favorisant.
« Le gouvernement rappelle que l’ensemble des procédures permettant d’éviter tout conflit d’intérêt entre l’Inserm et la ministre des solidarités et de la santé ont été mises en œuvre de façon continue depuis mai 2017 », ont insisté les services du premier ministre.
Relance du processus de recrutement
« Le processus de recrutement du PDG de l’Inserm sera relancé dans les prochaines semaines », a ajouté Matignon. Il avait déjà commencé, puisque des candidats avaient été entendus le 21 juin à huis clos par une commission ad hoc.
Les noms de ces candidats ne sont pas révélés, conformément à la réglementation, pour permettre d’attirer les meilleurs postulants. Seuls deux ont choisi jusqu’ici de rendre publique leur candidature : Jessica Zucman-Rossi (Inserm, université Paris-Descartes) et Philippe Froguel (CNRS, université de Lille et Imperial College de Londres).
Ce dernier s’est montré surpris que le gouvernement reparte de zéro. « Incroyable : le retrait de la candidature du PDG de l’Inserm à sa propre succession s’accompagne de l’abandon de l’appel à candidature actuel », a-t-il écrit sur Twitter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ La CGT, qui appelle avec FO à la grève le 1er août, dénonce un « gâchis généré en termes d’efficacité », une « insatisfaction des visiteurs » et un personnel « à bout ».
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Face aux difficultés d’accueil de la tour Eiffel, des syndicats menacent d’une grève

La CGT, qui appelle avec FO à la grève le 1er août, dénonce un « gâchis généré en termes d’efficacité », une « insatisfaction des visiteurs » et un personnel « à bout ».



Le Monde
 |    30.07.2018 à 16h45
   





                        



   


Avis à ceux qui comptaient visiter la « dame de fer » début août. Des représentants du personnel de la tour Eiffel ont déposé un préavis de grève pour le 1er août, protestant contre l’organisation de l’accueil de visiteurs à des créneaux réservés en prévente, qui en l’état actuel « génère des files d’attente parfois monstrueuses », selon la CGT.
Selon Denis Vavassori, représentant de la CGT-Tour Eiffel, le préavis de grève a été déposé par une intersyndicale CGT-FO. La décision de monter depuis début juillet à 50 % la proportion de tickets ouverts à la réservation par créneau horaire (contre 20 % précédemment) « est une bonne chose, on vit avec notre temps », reconnaît M. Vavassori. Néanmoins, l’organisation mise « en œuvre par la Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE) génère des files d’attentes parfois monstrueuses – et souvent totalement déséquilibrées », explique son syndicat dans un communiqué. En cause, selon la CGT, la décision de la direction de consacrer le pilier nord d’accès à la tour à l’accueil des visiteurs munis de préventes, et l’autre pilier à tous les autres.

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Des ascenseurs vides et des files d’attente de trois heures
« De très importantes distorsions apparaissaient dans les deux files d’attente », dénonce la CGT, assurant que l’ascenseur destiné aux visiteurs munis de prévente monte parfois presque à vide lors de certains créneaux horaires peu usités – soirée et début d’après-midi –, alors que des files d’attente allant jusqu’à trois heures se forment au pied de l’autre pilier.
A l’inverse, lorsque des créneaux horaires sont très demandés, l’ascenseur est cette fois incapable d’absorber le flux, et les clients munis de prévente sont contraints de patienter au-delà de leur horaire prévu, « souvent plus d’une heure », selon la CGT.
Le syndicat propose de conserver la proportion de 50 % de préventes, mais de permettre « à la totalité des visiteurs (billets prévendus ou non) d’accéder aux deux piliers », avec « une file prioritaire dédiée aux clients munis de billets achetés en prévente », mais aussi de renforcer l’équipe des agents d’accueil sur le parvis de la tour.
« Au-delà du gâchis généré en termes d’efficacité, insatisfaction des visiteurs (…) les agents d’accueil sont à bout », fustige la CGT. « On ne parle pas d’échec (…), il y a juste un ajustement à faire », a assuré Denis Vavassori, regrettant que « la direction reste dans une position dogmatique ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Présentant un rapport sur l’évasion spectaculaire du braqueur multirécidiviste, la garde des sceaux a mis en avant les défaillances de l’administration.
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Evasion de Redoine Faïd : l’administration pénitentiaire, pas assez « réactive », va être réorganisée

Présentant un rapport sur l’évasion spectaculaire du braqueur multirécidiviste, la garde des sceaux a mis en avant les défaillances de l’administration.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 16h24
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 17h07
   





                        


Ses explications étaient attendues, un mois après la spectaculaire évasion par hélicoptère de Redoine Faïd de la prison de Réau (Seine-et-Marne), le 1er juillet, qui posait la question d’éventuels dysfonctionnements au sein de l’administration pénitentiaire.

        Lire notre analyse:
         

          Après l’évasion de Redoine Faïd, l’administration pénitentiaire en état de crise



Très prudente jusqu’ici sur les leçons à tirer de cet événement « extraordinaire », Nicole Belloubet, la ministre de la justice, a estimé, lundi 30 juillet, que l’évasion du braqueur multirécidiviste résultait de la « conjonction de failles de sécurité » qui ont été exploitées par un « commando paramilitaire ».

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                Récit d’une nouvelle évasion spectaculaire du braqueur Redoine Faïd



Ce commando a ainsi notamment tiré profit de l’absence de filins anti-hélicoptère et d’un « problème » sur le dispositif d’appel d’urgence des forces de l’ordre, a détaillé la ministre lors de la présentation d’un rapport de l’inspection générale de la justice sur l’évasion spectaculaire de cet habitué de la cavale.
« Recréer un véritable état-major de la sécurité »
La garde des sceaux a également annoncé une « réorganisation de l’administration pénitentiaire » qui n’a pas été assez « réactive » pour empêcher l’évasion. Avant celle-ci, la direction de l’administration pénitentiaire avait été avertie par la direction interrégionale d’Ile-de-France d’une « menace sérieuse [de] passage à l’acte » de la part de Redoine Faïd, selon des extraits de courriels publiés par la presse.
Afin de « recréer un véritable état-major de la sécurité », la ministre a annoncé qu’une quinzaine d’agents seraient désormais « affectés aux détenus particulièrement surveillés pour les risques d’évasion ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Plusieurs internautes accusent le commandant militaire de l’Elysée et le préfet de police de Paris d’avoir menti devant les commissions d’enquête en assurant qu’ils ne connaissaient pas Alexandre Benalla. Ce qu’ils n’ont dit ni l’un ni l’autre.
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Affaire Benalla : le général Bio-Farina et le préfet Michel Delpuech victimes d’intox

Plusieurs internautes accusent le commandant militaire de l’Elysée et le préfet de police de Paris d’avoir menti devant les commissions d’enquête en assurant qu’ils ne connaissaient pas Alexandre Benalla. Ce qu’ils n’ont dit ni l’un ni l’autre.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 16h22
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 16h41
    |

                            Les Décodeurs








                        


L’affaire Benalla continue de passionner les internautes, au prix de quelques emballements. C’est ainsi que plusieurs messages mettent en cause le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, ou le commandant militaire de l’Elysée, le général Eric Bio-Farina, tous deux accusés d’avoir menti lors de leurs auditions respectives
Le préfet de police a bien précisé qu’il connaissait M. Benalla
C’est le cas de ce message Twitter, partagé plus de 3 000 fois, qui met en cause le préfet Michel Delpuech, accusé d’avoir « affirmé ne pas connaître M. Benalla » alors qu’une photo les montre tous les deux.

   


L’information est pourtant fausse, et facile à vérifier, les auditions étant publiques. Il suffit, comme le rappelait notre journaliste Soren Seelow, de s’y reporter pour constater que le préfet explique avoir rencontré M. Benalla « l’avant-veille ou trois jours avant le deuxième tour de la présidentielle ». Il ne nie donc à aucun moment savoir qui était M. Benalla. « Un interlocuteur connu », explique-t-il encore, contredisant sur ce point le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, qui s’était montré bien plus évasif.
Le général Bio-Farina n’a, lui non plus, jamais nié le connaître
Même principe pour une autre rumeur, touchant cette fois le commandant militaire de l’Elysée, le général Bio-Farina. Là encore, il est accusé d’avoir nié connaître Alexandre Benalla, alors qu’une photo « prouve » le contraire. On trouve cette intox notamment sur des pages proches de l’extrême droite, comme celle-ci, qui nous apparaît comme peu fiable dans le Décodex :

   


Plusieurs comptes partageant cette information assurent que le général aurait fait cette déclaration devant le Sénat. Or il n’y a pas été auditionné. C’est à la commission d’enquête de l’Assemblée que M. Bio-Farina a répondu… en reconnaissant au contraire qu’il connaissait M. Benalla : « Je connais Alexandre Benalla dans le cadre de nos relations professionnelles. Il est arrivé à la présidence de la République en mai 2017. Il a été affecté auprès du chef de cabinet avec le rang d’adjoint. Il avait un rôle dans l’organisation d’événements », a-t-il expliqué, selon le compte rendu du Parisien.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Matthieu Goar, chef adjoint du service politique du « Monde », a répondu à vos questions.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Une photographie devenue virale montre 140 chiens morts sur une route. Si le cliché est bien réel, il a été pris il y a trente-huit ans, et ressurgit régulièrement.
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La photographie de 140 chiens euthanasiés date de… 1980

Une photographie devenue virale montre 140 chiens morts sur une route. Si le cliché est bien réel, il a été pris il y a trente-huit ans, et ressurgit régulièrement.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 14h02
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 14h55
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


Des chiens morts à perte de vue. C’est un cliché en noir et blanc, qui réapparaît chaque été sur les réseaux sociaux. « Le photographe Manuel Litran a fait déposer sur le circuit de Magny-Cours les 140 chiens abandonnés en seulement deux jours que la SPA a dû euthanasier. Cette photo est celle de la honte », écrit un internaute dans un tweet, partagé 12 000 fois.

Le photographe Manuel Litran a fait déposer sur le circuit de Magny-Cours les 140 chiens abandonnés en seulement de… https://t.co/sW5KASsuQl— fed421 (@fed42)


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Au bas de la publication, des réactions indignées en cascade, fustigeant la « lâcheté » et « l’irresponsabilité » des gens. Mais un détail a été omis par la personne ayant partagé cette photographie : cette dernière n’est pas un montage, elle est bien réelle, mais elle date de… 1980.
Prise par le photographe Manuel Litran sur le circuit de Magny-Cours, dans la Nièvre, elle est parue dans les colonnes de Paris Match pour alerter la population sur le nombre d’euthanasies pratiquées pendant l’été, forte période d’abandon d’animaux domestiques.
La SPA a depuis modifié ses statuts et a interdit toute euthanasie qui ne soit pas « justifiée par des impératifs médicaux ». Sur son site Internet, la SPA rappelle qu’elle n’euthanasie pas les animaux « par facilité pour des raisons de quotas ou de durée de séjour au refuge », mais qu’ils ne se sont qu’en cas de maladie incurable, ou de comportement violent laissant présager un risque majeur pour les salariés ou les potentiels adoptants.
La photographie de Manuel Litran ressort presque tous les étés sur les réseaux sociaux. Sans doute car elle continue de décrire un phénomène réel : pendant les grandes vacances, 60 000 animaux sont abandonnés. Une pratique passible de deux ans de prison et de 30 000 euros d’amende.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le prélat a été reconnu coupable d’avoir couvert des actes de pédophilie commis par un prêtre, James Fletcher. L
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Démission de l’archevêque australien Philip Wilson

Le prélat a été reconnu coupable d’avoir couvert des actes de pédophilie commis par un prêtre, James Fletcher. L



Le Monde
 |    30.07.2018 à 13h50
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 13h53
   





                        


L’archevêque australien Philip Wilson, condamné au début du mois à un an de prison pour avoir couvert les agissements d’un prêtre pédophile il y a plus de quarante ans, a présenté sa démission, que le pape a acceptée, annonce lundi 30 juillet le Vatican. Philip Wilson, 67 ans, était archevêque d’Adélaïde et l’un des ecclésiastiques les plus haut placés dans la hiérarchie de l’Eglise catholique à être poursuivi avec succès dans un tel dossier.
Le prélat a été reconnu coupable d’avoir couvert des actes de pédophilie commis par un prêtre, James Fletcher. Les faits remontent à 1976. Philip Wilson, alors jeune prêtre à East Maitland, en Nouvelle-Galles-du-Sud, avait été informé des agissements du père Fletcher par deux victimes, dont un enfant de chœur, mais n’aurait pas rapporté l’affaire aux autorités civiles.
Le pape François a promis de n’avoir aucune tolérance pour les serviteurs de l’Eglise reconnus coupables d’abus ou pour ceux qui auront tenté de couvrir ce genre de crimes.
En 2012, l’Australie avait ordonné une enquête nationale sur les réponses institutionnelles apportées aux abus sexuels commis sur des enfants. Elle avait recueilli des témoignages éprouvants de milliers de victimes d’abus pédophiles dans les églises, les orphelinats, les clubs de sport, les organisations de jeunesses et les écoles.

        Lire aussi :
         

                Un archevêque australien reconnu coupable d’avoir caché des agressions pédophiles



Le 28 juillet, le pape avait accepté la démission du célèbre cardinal américain Theodore McCarrick, 88 ans, déjà interdit d’exercer son ministère en raison d’accusations d’abus sexuels aux Etats-Unis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Les deux détenus sont frères. Ils se sont évadés par les toits dans la nuit de dimanche à lundi.
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Deux détenus s’évadent par les toits de la maison d’arrêt de Colmar

Les deux détenus sont frères. Ils se sont évadés par les toits dans la nuit de dimanche à lundi.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 13h39
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 13h50
   





                        


Deux détenus se sont évadés dans la nuit de dimanche 29 à lundi 30 juillet par les toits de la maison d’arrêt de Colmar (Haut-Rhin), selon la direction de l’administration pénitentiaire. L’évasion de ces deux hommes, qui sont frères, a été constatée « lundi matin à 6 h 30 ». « Le parquet a été saisi » et « un dispositif de recherche a été mis en place », a précisé dans un communiqué l’administration pénitentiaire. Selon Le Républicain Lorrain, les deux frères purgeaient à Colmar « des peines supérieures à cinq ans de prison pour vols en réunion ».
Les deux détenus, originaires des pays de l’Est, ont réussi à creuser le plafond de leur cellule avant de s’échapper par les toits, selon des sources concordantes interrogées par l’Agence France-Presse (AFP).
En 2013, trois détenus s’étaient évadés de cette maison d’arrêt, et de la même manière, la nuit de la Saint-Sylvestre.
Des précédents
« Il y a eu plusieurs évasions à Colmar par les toits (…) L’administration a essayé de renforcer les plafonds pour éviter cela, mais ça n’a pas fonctionné », a réagi auprès de l’AFP la déléguée régionale FO-Pénitentiaire, Fadila Doukhi. « Ce que je trouve dramatique et regrettable, c’est qu’on met des rustines partout et qu’on ne cherche pas de solutions durables (…). La vétusté de la maison d’arrêt [de Colmar] menace la sécurité. Des détenus se sont plaints de leurs conditions de détention et des agents se sont plaints de leurs conditions de travail », a dit Mme Doukhi. Selon l’administration pénitentiaire, la maison d’arrêt de Colmar comptait en effet 166 détenus au 1er juillet 2018 pour 120 places opérationnelles.
Toutefois, les deux maisons d’arrêt du Haut-Rhin, celle de Colmar et celle de Mulhouse, doivent être remplacées par un nouvel établissement situé à Lutterbach, dans la banlieue de Mulhouse. Les travaux doivent débuter en septembre, selon l’administration pénitentiaire.
Cette évasion survient près d’un mois après celle, spectaculaire, du braqueur Redoine Faïd, et quelques heures avant la remise, lundi 30 juillet dans l’après-midi, du rapport de l’Inspection des services pénitentiaires sur les conditions de sa fuite de la prison de Réau à la ministre de la justice, Nicole Belloubet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Editorial. En vingt ans, le nombre de patients des urgences hospitalières a doublé, mais dans une grande disparité térritoriale. La recomposition de la carte des urgences, sujet majeur, est un perpétuel recommencement.
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Urgences : une réforme toujours en attente

Editorial. En vingt ans, le nombre de patients des urgences hospitalières a doublé, mais dans une grande disparité térritoriale. La recomposition de la carte des urgences, sujet majeur, est un perpétuel recommencement.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 15h03
   





                        


Editorial du « Monde ». La canicule qui sévit encore en France, même si elle n’a pas la même ampleur et ne provoque pas les mêmes dégâts qu’en 2003, repose la question du rôle des urgences. Pivot de l’organisation sanitaire, ces services qui opèrent à l’interface entre médecine de ville et hôpital, soins de routine et intervention de pointe, peinent à faire face à une multitude de demandes. En vingt ans, le nombre de patients des urgences hospitalières est passé de 10,1 millions, en 1996, à 21 millions, en 2016. Mais, comme le souligne dans nos colonnes, le professeur Emmanuel Vigneron, historien de la santé, « 7 % à 8 % de la population, soit 5 à 6 millions de Français, demeure loin des urgences ». « Il y a un vrai sujet d’abandon des zones rurales, ajoute-t-il, où la population n’est même plus suffisante pour permettre la viabilité d’un service même tournant au ralenti et “à perte”… surtout la nuit. »
Chaque été, des petits services d’urgences suspendent leur activité au mois d’août, faute de médecins urgentistes ou remplaçants pour assurer leur fonctionnement. Dans l’un des plus gros services de France, celui de l’hôpital Lariboisière, à Paris, la situation est, selon la CGT, devenue « insoutenable », le remplacement des agents en congé ayant été divisé par deux alors que la fréquentation est en hausse constante cet été, avec des pics de 300 passages quotidiens au lieu de 230 en moyenne. Le résultat est que le temps d’attente augmente et que le contact humain entre les patients et les soignants, primordial dans ces centres, se détériore. L’Association des médecins urgentistes de France s’alarme et assure que « le nombre de services d’urgences est aujourd’hui à un seuil en dessous duquel la population est en danger ».
Un perpétuel recommencement
Tel Sisyphe contraint de remonter sans cesse son rocher, la recomposition territoriale de la carte des urgences est un perpétuel recommencement. En 2015, un rapport du docteur Jean-Yves Grall, directeur de l’agence régionale de santé du Nord-Pas-de-Calais, remis à Marisol Touraine, alors ministre de la santé, préconisait la fermeture de 67 services d’urgences sur 650. L’idée était d’éviter de mobiliser en continu des médecins dans des structures ayant une faible activité globale, avec une affluence inférieure à 10 000 personnes par an. Agnès Buzyn, l’actuelle ministre de la santé, a repris le flambeau. Elle va relancer, à la rentrée, ce chantier, avec l’objectif de « repenser l’organisation territoriale » de la médecine d’urgence à l’horizon 2020. La ministre a déjà prévenu qu’elle pourrait « fermer certains services d’urgences de proximité la nuit ».
La question du maintien de ces 650 services se pose d’autant plus que l’aide médicale urgente est aussi assurée par des services mobiles. Mais avec des disparités sur le territoire. Comme Mme Touraine, Mme Buzyn privilégie le développement de « centres de soins non programmés », où la prise en charge des soins urgents non vitaux devra être assurée par des médecins pas forcément urgentistes, disponibles aux heures de plus forte affluence. Cette solution rejoint les recommandations d’un rapport de Thomas Mesnier, député La République en marche de Charente et ex-médecin urgentiste, qui insiste sur la nécessité de « désengorger » les urgences hospitalières. C’est bien en prenant en compte les besoins de la population qu’il faut poursuivre la mue de ce système, en veillant à assurer l’égalité et la qualité des soins.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Cinq hauts responsables du ministère de l’intérieur doivent être entendus lundi, dont le chef du cabinet du ministre de l’intérieur, Jean-Marie Girier.
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Affaire Benalla : les auditions se poursuivent lundi et mardi devant la commission des lois du Sénat

Cinq hauts responsables du ministère de l’intérieur doivent être entendus lundi, dont le chef du cabinet du ministre de l’intérieur, Jean-Marie Girier.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 12h13
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 16h31
   





                        



L’exécutif affronte sa troisième semaine de turbulences liées à l’affaire Benalla avec la poursuite d’auditions devant la commission d’enquête du Sénat, lundi 30 juillet et mardi, et l’examen de deux motions de censure de l’opposition à l’Assemblée nationale, mardi.
Nouvelle série d’auditions au Sénat
Cinq hauts responsables du ministère de l’intérieur doivent être entendus lundi par la commission des lois du Sénat, qui poursuit ses auditions.
A 10 h 30, les sénateurs entendront Michel Lalande, préfet de la région Hauts-de-France, sur deux déplacements présidentiels dans le Nord, dont l’un auquel Alexandre Benalla a participé.
A 11 h 30, ils entendront Jean-Marie Girier, chef de cabinet du ministre de l’intérieur, qui fut directeur de campagne d’Emmanuel Macron, et qui a embauché Alexandre Benalla à En marche ! pour protéger le candidat.
A 14 h 30, c’est Stéphane Fratacci, directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, qui doit être entendu. Gérard Collomb a dit avoir été informé par Stéphane Fratacci, le 2 mai, de l’existence de la vidéo sur laquelle apparaît Alexandre Benalla. Déjà entendu le 25 juillet par la commission d’enquête parlementaire, Stéphane Fratacci a dit ne pas « connaître personnellement » Alexandre Benalla.

        Lire :
         

          les six failles des réponses de Gérard Collomb



Dans l’après-midi, les sénateurs entendront Olivier de Mazières, préfet des Bouches-du-Rhône, suivi du colonel Lionel Lavergne, chef du groupe de sécurité de la présidence de la République. Ce dernier avait dit, le 25 juillet devant les députés, qu’Alexandre Benalla n’avait « aucune autorité sur les services de sécurité » au sein de l’Elysée.
Christophe Castaner, le délégué général de La République en marche, sera entendu mardi matin, notamment sur le rôle de Vincent Crase, salarié du parti, mis en cause dans les violences commises le 1er mai avec Alexandre Benalla.
Benalla se dit « plutôt » prêt à être auditionné
Ce week-end, Alexandre Benalla a dit au Journal du dimanche avoir « plutôt envie » d’aller donner des « explications » aux commissions d’enquête parlementaires. Il nie, entre autres, toute intervention au Jardin des plantes le 1er mai. Les agissements d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase font l’objet, depuis jeudi, de deux plaintes déposées par deux personnes de 23 et 24 ans, adressées au parquet de Paris, dénonçant une autre interpellation violente au Jardin des plantes, le même jour, quelques heures avant l’épisode de la Contrescarpe, selon Libération.
Après son interview dans Le Monde parue jeudi, puis son entretien, enregistré, pour le « 20 Heures » de TF1, vendredi, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, mis en examen notamment pour « violences en réunion », continue sur sa ligne de défense dans le JDD, qui publie un récit émaillé de ses déclarations.

        Entretien exclusif :
         

          Alexandre Benalla livre ses vérités



Dans son propos liminaire aux auditions de lundi, le président de la commission des lois du Sénat, Philippe Bas, n’exclut plus d’entendre M. Benalla : il « a fait savoir son envie d’être auditionné par la commission des lois du Sénat. Dans le respect des principes que je viens de rappeler, nous aurons une discussion interne avec les rapporteurs pour voir ce qu’il convient de faire à la rentrée ».
Précédemment, M. Bas avait exclu de l’auditionner, rappelant « l’exigence fondamentale de la séparation des pouvoirs » et « le principe fondamental des droits de la défense ».
Deux motions de censure
Deux motions de censure du gouvernement distinctes seront par ailleurs défendues mardi par la droite et par la gauche, pour mettre en cause la responsabilité du gouvernement, une première sous le quinquennat Macron — et un fait rarissime, puisqu’il faut remonter à 1980 et à la loi de finances du gouvernement de Raymond Barre. Un mot d’ordre quasi identique face à une « crise institutionnelle » : contraindre le gouvernement à « s’expliquer » et dénoncer un « verrouillage » pour empêcher « la vérité » d’émerger.
Pour ces deux motions simultanées — Les Républicains (LR) d’un côté, les trois groupes de gauche (socialistes, communistes, insoumis) de l’autre —, il y aura un seul débat, lors duquel Edouard Philippe répondra aux interpellations de Christian Jacob (LR) et d’André Chassaigne (PCF), mais bien deux votes.
Nul suspense quant à leur issue : ni Les Républicains, avec 103 députés, ni la gauche, avec 63, ne peuvent, même en votant tous les uns pour les autres, rassembler la majorité requise de 289 voix qui ferait chuter le gouvernement. Le Rassemblement national de Marine Le Pen votera les deux motions.


        Comprendre :
         

          A quoi sert une motion de censure ?




Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.En quelques jours, l’affaire est devenue une affaire d’Etat.Benalla, Mizerski, Crase... qui sont les personnages-clés ?A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et Les Républicains déposent une motion de censure contre le gouvernement.Dans cette affaire, la question des images de vidéosurveillance est centrale alors que trois policiers ont été sanctionnés pour les avoir transmises à M. Benalla et que l’Elysée est accusée de les avoir instrumentalisées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Partout en France la situation pour les sans-abri est critique, malgré la promesse d’Emmanuel Macron de ne plus avoir personne dans la rue. Reportage à Paris de Samuel Gratacap.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Du gouvernement à l’Assemblée la crise de ces deux dernières semaines a révélé des failles dans le système mis en place depuis un an.
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Macron veut tirer les leçons de l’affaire Benalla

Du gouvernement à l’Assemblée la crise de ces deux dernières semaines a révélé des failles dans le système mis en place depuis un an.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 14h46
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            
Même si le gouvernement devra encore affronter deux motions de censure, mardi 31 juillet, le gros de la crise semble passé pour Emmanuel Macron. Une accalmie qui va laisser un peu de temps aux macronistes pour analyser cette séquence inédite. Car la tempête politique qui a suivi la divulgation de la vidéo d’Alexandre Benalla pose des questions et va sans doute obliger le président de la République à opérer quelques changements. Entre le mercredi 18 juillet au soir, et le mardi 24 juillet au soir, quand Emmanuel Macron a enfin pris la parole devant ses troupes, la Macronie a tangué au-delà de l’imaginable.
« Toutes les leçons seront tirées à la rentrée », a affirmé Benjamin Griveaux à la sortie du conseil des ministres, mercredi 25 juillet. « Des changements profonds interviendront » qui ne s’arrêteront « pas aux portes de l’Elysée », a précisé le porte-parole du gouvernement. Au Palais, à l’Assemblée, ou encore au sein de l’exécutif, des ajustements pourraient avoir lieu. « Le président saura en faire quelque chose d’intelligent, j’en suis certain », confie un député proche de la majorité.
L’hypothèse du remaniement
Comme le répète souvent François Patriat, chef du groupe La République en marche (LRM) au Sénat, « le président de la République est seul, et dans une crise, il est en première ligne, ça ne va pas ». Certains ministres, très techniques, ont encore du mal à intervenir au-delà de leur champ de compétence. D’autres, beaucoup plus politiques, comme Gérald Darmanin, Bruno Le Maire ou Sébastien Lecornu, se sont faits discrets. « C’est sûr que c’était plus facile de commenter la victoire des Bleus », ironise un député LRM. Quant à « Gérard Collomb, il est sorti amoché de cette affaire. Les flics ont le sentiment qu’il les a lâchés », commente un proche du pouvoir.
Dans un premier temps, Edouard Philippe n’a pas servi de paratonnerre au chef de l’Etat. Le jeudi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Les laboratoires invoquent des problèmes « très complexes » pour expliquer le manque de vaccins, dont ceux contre la rage ou la turberculose.
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Confrontés à la pénurie de vaccins , les pharmaciens réclament des informations

Les laboratoires invoquent des problèmes « très complexes » pour expliquer le manque de vaccins, dont ceux contre la rage ou la turberculose.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 11h15
    |

                            Audrey Paillasse








                        



                                


                            
La vaccination a parfois des allures de parcours du combattant. Depuis la mi-juillet, les vaccins contre la rage et l’encéphalite à tiques, fortement recommandés pour les séjours à l’étranger, restent introuvables en pharmacie. « Les vaccins du voyageur sont les plus touchés par les pénuries », confirme Robert Cohen, pédiatre infectiologue à l’hôpital intercommunal de Créteil.
Le site d’information du groupe d’experts sur la vaccination, Infovac, dont il fait partie, annonce que neuf vaccins sont indisponibles et que sept autres étaient difficiles à trouver au 6 juillet, parmi lesquels le BCG contre la tuberculose, ou l’Infanrix Tetra contre la diphtérie, le tétanos, la polio et la coqueluche. Tous deux sont contenus dans le calendrier vaccinal français, mais leur absence des stocks n’empêche pas la réalisation des onze vaccins obligatoires depuis le 1er janvier, grâce aux produits alternatifs.

Dans son officine d’une petite commune de l’Eure-et-Loir, Alexandra Leche, pharmacienne de 32 ans, décroche son téléphone plusieurs fois par jour pour savoir où en sont les stocks de médicaments et de vaccins, qui s’affichent régulièrement « indisponibles » sur sa base de données. « Quand un produit manque, on appelle d’abord le grossiste, puis le labo », explique-t-elle. Souvent en vain.
« Personne n’a de réponse à nous donner. Il y a des patients qui veulent comprendre mais on n’en sait pas plus, alors que nous sommes censés être les professionnels du médicament. C’est très anxiogène pour eux », observe-t-elle. Comme la plupart des pharmaciens, Alexandra Leche s’attache à aider ses clients démunis comme elle le peut : « On perd du temps et de l’argent à appeler des centres de vaccination ou des confrères, et à y envoyer le patient si le vaccin s’y trouve. »
« Au final, c’est le patient qui trinque »
Ce manque d’informations a d’ailleurs été dénoncé unanimement par les participants...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Depuis avril 2017, l’Armée du salut distribue aux SDF café, thé, gateaux et surtout beaucoup d’eau, alors que les températures dépassent les 30 °C.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

A Paris, des petits déjeuners et de l’eau pour les sans-abri pendant les fortes chaleurs

Depuis avril 2017, l’Armée du salut distribue aux SDF café, thé, gateaux et surtout beaucoup d’eau, alors que les températures dépassent les 30 °C.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 15h34
    |

                            Audrey Paillasse








                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Devant le parvis de la gare de l’Est, vendredi 27 juillet, la Renault Kangoo grise siglée « Armée du salut » s’est garée, dès 6 h 20, dans la rue quasi déserte. Quelques habitués s’approchent. C’est l’heure du petit déjeuner."
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            data-slide-description="Ferdinand n’a plus de ressources depuis plus de quatre mois."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="« Cela fait quatre à cinq ans que je suis à la rue, je change souvent d’endroits. Y a des fois où je ne dors pas pendant quatre jours », explique Vincent."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="De nombreuses personnes se presse autour du coffre du véhicule, grand ouvert et plein à craquer : café, thé, chocolat chaud, gâteaux et, surtout, de l’eau en quantité, pour faire face aux températures caniculaires qui devraient avoisiner, ce jour-là, 37 °C."
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            data-slide-description="« Les personnes sans abri ont l’habitude de sauter le petit déjeuner, alors qu’ils en ont vraiement besoin », explique David Germain, directeur de la communication de l’Armée du salut. Chaque jour, 150 sont prêts à être distribués dans la gare de l’Est. C’est en avril 2017 que l’association a lancé l’initiative. Elle est toujours seule à occuper ce créneau."
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            data-slide-description="Au total, ce sont 72 bouteilles d’eau qui seront données dans la rue. C’est peu, lorsque l’on voit l’ampleur de la demande. A la fin de la matinée, le stock de bouteilles sera épuisé. Cent quatre-vingts personnes se sont présentées ce jour-là."
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            data-slide-description="Michel : « Je dors dans un autre quartier, pour des raisons de sécurité. Je mets vingt-cinq minutes pour venir ici et je viens tous les matins. »"
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            data-slide-description="« Here, it’s not easy ! Life is not easy ! » (« Ici, c’est n’est pas facile ! La vie n’est pas facile ! »), explique Ebuka, à Paris depuis quelques jours. Il est parti du Nigeria il y a quelques années. Faute de solution pour obtenir un logement, il dort dans un parc."
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            data-slide-description="Ces derniers jours, avec la canicule qui s’abat sur la capitale, boire et se rafraîchir est devenu une priorité pour les personnes sans abri, qui sont très exposées à la chaleur."
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            data-slide-description="Louise est bénévole à L’Armée du salut. Elle participe une fois par semaine à la distribution des petits déjeuners et des bouteilles d’eau dans les rues de Paris."
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            data-slide-description="La Ville de Paris dispose de nombreuses fontaines, et a multiplié les points de rafraîchissement depuis le début de l’été, si bien qu’il y a « toujours moyen de trouver de l’eau », comme le fait remarquer Zina, installée au pied des marches de la paroisse Saint-Vincent-de-Paul. Encore faut-il savoir où elles se trouvent. « On manque d’information, déplore René. Souvent, on doit chercher nous-mêmes, alors que ce serait plus simple s’il y avait des panneaux d’affichage dans la ville. »"
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            data-slide-description="Joël est l’unique chauffeur salarié de l’Armée du salut pour cette action de distribution de petits déjeuners et de bouteilles d’eau."
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            data-slide-description="« Je ne m’attendais pas à un petit déjeuner, je suis de passage ici », dit un sans-abri reconnaissant dans un parc de la ville."
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            data-slide-description="Ebuka et Viera, lors de la distribution du petit déjeuner."
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            data-slide-description="« Si vous n’avez rien dans le ventre et pas les moyens, ce petit déjeuner est apprécié », fait remarquer Y."
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            data-slide-description="Depuis la fin de mars, les places ouvertes en hiver par le gouvernement pour cause de grand froid ferment progressivement, obligeant les services départementaux du 115 (numéro d’urgence pour les sans-abri) à remettre des milliers de familles à la rue, leur signifier la fin de leur prise en charge en hôtel, sans autre solution."
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Devant le parvis de la gare de l’Est, vendredi 27 juillet, la Renault Kangoo grise siglée « Armée du salut » s’est garée, dès 6 h 20, dans la rue quasi déserte. Quelques habitués s’approchent. C’est l’heure du petit déjeuner.

SAMUEL GRATACAP POUR « LE MONDE »
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Le soleil n’a pas encore pointé son premier rayon, mais l’air est déjà tiède, épais, et annonce la journée à venir, la plus chaude de la semaine. Devant le parvis de la gare de l’Est, vendredi 27 juillet, la Kangoo grise siglée « Armée du salut » s’est garée dès 6 h 20 dans la rue quasi déserte. Quelques habitués s’approchent. C’est l’heure du petit déjeuner.
C’est en avril 2017 que l’association a lancé l’initiative. Elle est toujours seule à occuper ce créneau. « C’est un repas que les personnes sans-abri ont l’habitude de sauter, alors qu’il y a un vrai besoin », explique David Germain, responsable de la communication. Chaque jour, 150 petits déjeuners sont prêts à être distribués sur un parcours à plusieurs étapes, avec la gare comme départ et arrivée.

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A chaque arrêt, on se presse autour du coffre grand ouvert et plein à craquer : café, thé, chocolat chaud, gâteaux en tout genre, et surtout de l’eau, en quantité, pour faire face aux températures caniculaires, qui devraient avoisiner ce jour-là les 37 °C. « On a augmenté le stock aujourd’hui, affirme Joël, 47 ans, salarié depuis dix ans à l’Armée du salut. J’ai mis trois packs au lieu de deux habituellement. » Au total, ce sont 72 bouteilles d’eau qui seront données dans la rue. C’est peu, si l’on en croit l’ampleur de la demande. « Mais on ne peut pas trop en prendre, justifie Joël, sinon on doit enlever autre chose. »
Debrouillardise
« La chaleur, c’est mortel », reconnaît Mary, 70 ans, appuyée sur le manche de son cabas à roulettes. Elle y range précieusement la bouteille de 33 cl qu’on vient de lui donner. Ces derniers jours plus que d’ordinaire, boire et se rafraîchir est devenu la priorité pour les personnes sans-abri, qui sont les plus exposées à la chaleur, et donc aux risques. Pour Mary et les autres, c’est la débrouillardise qui prime. « Je peux boire aux fontaines, dans les parcs ou ailleurs, explique René, 60 ans. Il y a aussi les douches et toilettes publiques. » D’autres demandent des verres d’eau dans les bars et les restaurants, avec plus ou moins de succès. « Parfois ils refusent, pour pas qu’on dérange les clients », dit un homme d’une trentaine d’années.
La ville de Paris dispose de nombreuses fontaines, et a multiplié les points de rafraîchissement depuis le début de l’été, si bien qu’il y a « toujours moyen de trouver de l’eau », comme le fait remarquer Zina, installée au pied des marches de la paroisse Saint-Vincent-de-Paul. Encore faut-il savoir où elle se trouve. « On manque d’information, déplore René. Souvent, on doit chercher nous-mêmes, alors que ce serait plus simple s’il y avait des panneaux d’affichage dans la ville. » « Hier, on leur a distribué les cartes des fontaines de Paris, mises à disposition par la Mairie », précise Joël.
A la fin de la matinée, le stock de bouteilles est déjà épuisé. Cent quatre-vingts personnes se sont présentées ce jour-là. « C’est vingt de plus que ces deux derniers jours », constate David Germain. Le coffre se referme. Une poignée de main, un sourire, et une promesse : celle de revenir demain matin, avec plus d’eau cette fois.



                            


                        

                        

