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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ L’amour au front (2/6). En plein siège de la capitale bosnienne, Bojan Hadzihalilovic et Dalida Durakovic décident d’unir leurs destins au cours de l’hiver 1993. C’est la première fête depuis le début de l’horreur.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Le premier ministre hongrois ne « veut pas d’une Union européenne dirigée par la France »
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Viktor Orban se pose en recours contre Emmanuel Macron en vue des européennes

Le premier ministre hongrois ne « veut pas d’une Union européenne dirigée par la France »



Le Monde
 |    30.07.2018 à 10h51
    |

            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



   


Après avoir réformé la Hongrie depuis plus de huit ans, Viktor Orban se rêve-t-il désormais en grand ordonnateur européen ? On pourrait le penser, à la lecture de l’entretien qu’il a accordé au tabloïd allemand Bild, vendredi 27 juillet, et d’après le discours qu’il a prononcé, le lendemain, auprès de la minorité hongroise de Roumanie. Car ces deux prises de parole constituent un lancement de campagne à l’échelle continentale, dix mois avant le scrutin communautaire.
Le premier ministre souverainiste hongrois, surtout connu hors des frontières de son pays pour ses penchants autoritaires et ses propos hostiles aux demandeurs d’asile originaires d’Afrique et du Moyen-Orient, s’y dépeint comme le chef de file d’une nouvelle génération de dirigeants de l’Est, les « quatre-vingt-dizards », aptes à incarner l’avenir de la construction européenne. Il entend « dégager les élites de 1968 », qui œuvreraient à la mise en place d’un « socialisme européen ». « Heureusement », les « jours de la Commission européenne », protectrice de ces exécutifs désormais « nerveux », seraient « comptés ».

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          « Le putsch démocrate-chrétien d’Orban »



Il présente les élections européennes de mai 2019 comme « décisives », la campagne devant, selon lui, se concentrer sur les questions migratoires, seules susceptibles de « renverser l’élite libérale ». Les citoyens sont invités à trancher entre sa politique, radicale, et celle de Paris, qui continue de rejeter l’idée d’une Europe forteresse.
« Les Allemands en particulier doivent se montrer très attentifs », a-t-il affirmé aux journalistes de Bild. Car « l’idée des Français, fondamentalement, c’est d’imposer un leadership français, tout en le finançant par de l’argent allemand. Je rejette un tel projet. Nous ne voulons pas d’une Union dirigée par la France ». 
« Occuper le terrain »
C’est la première fois que Viktor Orban attaque aussi frontalement Emmanuel Macron, même s’il se garde bien de le nommer. Outre les questions migratoires, il oppose à la France, qui veut renforcer l’intégration européenne, un retour à l’union des nations. Il souhaite une politique plus conciliante envers la Russie, alors même que la Hongrie est membre de l’OTAN. Il salue enfin la stabilité que Recep Tayyip Erdogan offre à la Turquie.
Son programme tient en cinq points : « protection de la culture chrétienne de l’Union par un rejet de l’idéologie multiculturelle », « protection du modèle de la famille traditionnelle et des enfants, qui ont le droit d’avoir un père et une mère », « protection des secteurs économiques nationaux stratégiques », « protection des frontières nationales avec un rejet de l’immigration » et enfin « égalité entre toutes les nations au sein de l’UE ». 
« Le président français, qui œuvre pour une Europe plus ouverte et intégrée, conserve une capacité de rassemblement de toutes les forces libérales derrière lui. Viktor Orban l’a bien compris et tente de l’affaiblir, commente l’analyste politique Szentpéteri Richard Nagy. Certains disent que c’est parce qu’il a pour ambition de s’imposer à la tête de la Commission européenne après le scrutin, mais je ne pense pas qu’il y songe sérieusement. Sa ligne reste minoritaire : il a avec lui l’Italie, la Pologne, la Croatie, la Bavière et partiellement l’Autriche. Pas plus. Il le sait et je crois qu’il se sert simplement de la campagne des européennes pour occuper le terrain en Hongrie, afin d’y cimenter son pouvoir. »
De son côté, Emmanuel Macron laisse des membres du gouvernement français assumer publiquement cette mésentente avec Budapest. « Critiquer l’Europe de l’Ouest pour son manque de démocratie et saluer en même temps la Russie et la Turquie : plus c’est gros, plus ça passe ? », a ainsi tweeté, dimanche 29 juillet, Nathalie Loiseau, la ministre française chargée des affaires européennes, en réaction au discours de Viktor Orban prononcé la veille. Comme si le gouvernement français avait lui aussi intégré le bénéfice qu’il pouvait retirer d’une confrontation directe avec le dirigeant hongrois.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Au départ, les députés devaient enquêter sur la prolifération des « fake news » et leur impact sur la démocratie.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Une commission parlementaire britannique soupçonne la Russie d’avoir influencé la campagne pro-Brexit

Au départ, les députés devaient enquêter sur la prolifération des « fake news » et leur impact sur la démocratie.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 10h44
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Un nouveau pas a été franchi vers la mise en cause de l’influence russe dans le financement de la campagne pro-Brexit lors du référendum de 2016. Arron Banks, le patron d’une compagnie d’assurance qui a donné 8,4 millions de livres (9,4 millions d’euros) à la campagne « Leave. EU » menée par le leader d’extrême droite Nigel Farage, a menti sur ses rencontres à l’ambassade de Russie à Londres, et l’origine de ses fonds n’est pas claire, estime la commission des médias de la Chambre des communes dans un rapport rendu public dimanche 29 juillet.
M. Banks « semble vouloir cacher l’étendue de ses contacts avec la Russie » alors que les autorités russes ont discuté avec lui d’un projet de contrat sur des mines d’or et de diamant, indique le document. Après dix-huit mois d’enquête, les députés n’ont découvert que « la partie visible de l’iceberg » de l’interférence russe dans la vie politique britannique, estime Damien Collins, le député conservateur qui la préside.
Mais, a poursuivi l’élu, « s’il apparaît que [M. Banks] a profité de ses relations avec les Russes qu’il rencontrait pour ses contrats d’affaires, et qu’il a utilisé cet argent pour investir dans la campagne du Brexit, alors je pense que ce sera une affaire sérieuse ». En outre, M. Banks aurait utilisé les données-clients de sa compagnie d’assurance pour cibler la propagande de « Leave. EU ».
Au départ, les députés devaient enquêter sur la prolifération des « fake news » et leur impact sur la démocratie. Mais la révélation par The Observer du scandale Cambridge Analytica sur l’utilisation ciblée, pendant la campagne du référendum sur le Brexit, de données captées sur Facebook, et sur les soupçons de financement russe des campagnes trompeuses de « Leave. EU », les a amenés à élargir leurs investigations.

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Les « fake news » « constituent désormais un danger pour notre démocratie », écrit encore la commission qui propose un renforcement législatif destiné à faire cesser ces « campagnes concertées de désinformation » dont les auteurs restent anonymes : obligation d’identifier tout éditeur de publicité politique en ligne et son financement, création d’une taxe sur les médias sociaux finançant un enseignement scolaire de culture numérique, hausse des amendes pouvant être infligées par la Commission électorale.
Non-respect de la trêve de campagne
Mais au moment où le processus du Brexit tourne au cauchemar politique, la révélation des méthodes et des financements peu orthodoxes de ses partisans en 2016, prend un relief particulier, encore rehaussé par le parallèle tentant avec le comportement politique de Donald Trump – proche de MM. Banks et Farage – et ses sympathies à l’égard de la Russie. La campagne « Leave. EU », à la xénophobie affichée, n’est pas la seule à être dans le collimateur. Plus présentable, la campagne officielle « Vote Leave » présidée par Boris Johnson, ancien maire de Londres, a déjà été sanctionnée par la Commission électorale pour avoir versé 600 000 livres sterling à une officine parallèle afin de contourner le plafond légal des dépenses de campagne.
Dimanche, The Observer a révélé que « Vote Leave » n’avait pas respecté la trêve de campagne décidée après le meurtre, à une semaine du vote, de la députée Labour Jo Cox par un sympathisant d’extrême droite. Au contraire, l’organisation a continué de pilonner des électeurs ciblés de messages suggérant que la Turquie était sur le point d’entrer dans l’UE et que Royaume-Uni, s’il y demeurait, serait alors submergé par les musulmans.
Toutes ces ombres sur la campagne du référendum de 2016 s’accumulent à un moment où le pays est plongé dans l’incertitude quant à l’avenir du Brexit et où le doute progresse dans l’opinion. Pour la première fois, selon un sondage YouGov, une majorité de Britanniques (51 %, soit en deçà de la marge d’erreur) se disent favorables à un nouveau référendum sur les termes de l’accord de sortie qui doit être conclu cet automne. Au même moment, pour montrer sa fermeté face aux Vingt-Sept et sa résolution à réaliser le Brexit, le gouvernement de Mme May dit préparer des mesures de secours (approvisionnement d’urgence en nourriture et en médicaments) pour le cas où la négociation de Bruxelles échouerait et des frontières douanières devraient être érigées.

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          Le Royaume-Uni post-Brexit, avant-poste du trumpisme en Europe ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ La porte-parole des pompiers a aussi annoncé dimanche qu’il restait vingt-cinq disparus, six jours après les feux qui ont ravagé la côte orientale de l’Attique.
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Incendies en Grèce : le bilan s’aggrave, au moins 91 personnes sont mortes

La porte-parole des pompiers a aussi annoncé dimanche qu’il restait vingt-cinq disparus, six jours après les feux qui ont ravagé la côte orientale de l’Attique.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 22h35
   





                        



   


Les services de pompiers ont révisé dimanche à la hausse, à au moins quatre-vingt-onze morts, le bilan des feux qui ont ravagé lundi la côte orientale de l’Attique et principalement la localité martyre de Mati. Le précédent bilan officiel s’élevait samedi à quatre-vingt-huit morts.
La porte-parole des pompiers, Stavroula Malliri, a aussi pour la première fois chiffré le nombre des disparus à vingt-cinq. L’absence d’un tel recensement, six jours après les feux, nourrissait des critiques montantes contre les autorités. Certains d’entre eux, sinon tous, pourraient figurer parmi les vingt-huit victimes, dont les corps en cours d’examen par les médecins légistes n’ont pas encore été identifiés, a précisé Spyros Georgiou, le porte-parole de la Protection civile.

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Selon la porte-parole des pompiers Stavroula Malliri, cinquante-neuf autres victimes retrouvées carbonisées ou noyées, en tentant de fuir en mer, avaient été identifiées dimanche soir. Quatre blessés ont par ailleurs succombé à l’hôpital, a-t-elle précisé. Parmi ces victimes figurent un nombre encore indéterminé d’enfants, dont plusieurs devenus des visages de la tragédie : des jumelles de neuf ans, un frère et une sœur de 11 et 13 ans, un adolescent de 13 ans et un nourrisson de six mois.
Controverse sur la gestion de la crise par les autorités grecques
Quatre victimes étrangères ont aussi été signalées jusqu’à présent : un jeune marié irlandais en voyage de noces, une mère et son fils polonais, et un Belge dont la fille adolescente a été sauvée.
La controverse sur la gestion de la crise par les autorités est par ailleurs montée d’un cran dimanche, l’opposition de droite et centriste accusant le gouvernement d’avoir dans un premier temps dissimulé les pertes humaines.

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Les pompiers ont aussi poursuivi dimanche leur recherche des causes du sinistre, le gouvernement privilégiant une piste criminelle. Selon le quotidien Kathimerini, un premier rapport d’enquête privilégierait plutôt la piste d’une négligence criminelle, avec un feu allumé par un habitant de la zone pour brûler feuilles et branches mortes.
L’inventaire des dégâts matériels se poursuivait par ailleurs. Selon le ministère des infrastructures, 3 366 constructions avaient été expertisées samedi, dont un millier d’entre elles classées comme inhabitables et 800 très endommagées.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Plus de 1 200 migrants tentant cette périlleuse traversée avaient déjà été secourus par les gardes-côtes espagnols vendredi et samedi.
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211 migrants secourus dans le détroit de Gibraltar, entre le Maroc et l’Espagne

Plus de 1 200 migrants tentant cette périlleuse traversée avaient déjà été secourus par les gardes-côtes espagnols vendredi et samedi.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 20h15
   





                        



   


Après les Balkans, la traversée entre les côtes libyennes et italiennes, le détroit de Gibraltar, entre le Maroc et l’Espagne, va-t-il devenir une nouvelle route pour les migrants qui tentent de rejoindre l’Europe ? C’est là, en tout cas, que les secours espagnols ont annoncé avoir récupéré, dimanche 29 juillet, 211 migrants voyageant sur 21 embarcations. Selon un porte-parole du service de secours en mer, les migrants seront transportés vers le port d’Algésiras, en Andalousie, dans le sud de l’Espagne.
Plus de 1 200 personnes tentant cette périlleuse traversée avaient déjà été secourues par les gardes-côtes espagnols vendredi et samedi. L’Espagne est devenue cette année la première porte d’entrée des migrants clandestins en Europe, dépassant l’Italie.
Dimanche, le ministre de l’intérieur espagnol était en route pour la Mauritanie dans l’espoir de renforcer la lutte contre l’immigration illégale. Fernando Grande-Marlaska doit rencontrer, lundi, son homologue mauritanien à Nouakchott, la capitale de ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Dans un communiqué, le ministère a dit espérer que cette réunion permettrait de « renforcer la coopération en matière d’immigration et la lutte contre le terrorisme ».
En 2018, 304 morts dans la traversée entre le Maroc et l’Espagne
Durant une visite du port d’Algésiras pour observer le travail des forces de l’ordre et de la Croix-Rouge, le ministre du gouvernement du socialiste Pedro Sanchez a demandé samedi « une solution européenne au problème de l’immigration ». Il a ajouté que le gouvernement prévoyait d’ouvrir un centre d’hébergement pour 600 personnes dans ce port andalou, évoquant un travail « contre la montre ».
La décision de l’Italie de fermer ses ports aux migrants, critiquée par Madrid, pousse davantage de migrants à se rendre en Espagne à partir de l’Algérie ou du Maroc. Plus de 20 992 migrants ont atteint les côtes espagnoles depuis le début de l’année et 304 sont morts en tentant la traversée, selon un décompte de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en date du 25 juillet.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ L’auteur du roman « Les Aventures singulières du soldat Ivan Tchonkine » est mort à l’âge de 86 ans d’une crise cardiaque.
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L’écrivain et ex-dissident russe Vladimir Voïnovitch est mort

L’auteur du roman « Les Aventures singulières du soldat Ivan Tchonkine » est mort à l’âge de 86 ans d’une crise cardiaque.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 22h13
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 09h46
   





                        


L’écrivain russe Vladimir Voïnovitch, ancien dissident soviétique et auteur du roman « Les Aventures singulières du soldat Ivan Tchonkine », est mort à l’âge de 86 ans d’une crise cardiaque, ont annoncé samedi ses proches.
« Vladimir Nikolaïevitch (Voïnovitch) est mort », a fait savoir un membre de la famille de l’écrivain, dont les livres ont été traduits dans plusieurs langues, à l’agence publique de presse TASS.
Le ministre de la Culture, Vladimir Medinski, a salué un « écrivain au grand talent, auteur de paroles de chansons appréciées, un homme à la position citoyenne responsable et active ». « Son œuvre a toujours été une vision aiguisée de la réalité, habilement véhiculée par un langage vivant et fascinant », a-t-il ajouté saluant la contribution de Vladimir Voïnovitch au « renforcement de la liberté d’expression, au développement des principes d’égalité, de compréhension mutuelle et d’harmonie sociale » en Russie.
Dissident en URSS, puis critique des nouvelles autorités russes
Né en 1932 à Stalinabad, au Tadjikistan soviétique, Vladimir Voïnovitch s’est d’abord fait connaître en tant qu’auteur satirique, avec notamment « Les Aventures singulières du soldat Ivan Tchonkine », un roman qui expose les absurdités du totalitarisme. Traduit en plusieurs langues, cet ouvrage lui a valu la notoriété. Publié pour la première fois en 1975 par Ymca-press, la maison d’édition de la dissidence à Paris, le livre a longtemps circulé dans les milieux de l’émigration mais aussi en URSS, sous le manteau.
Proche d’autres dissidents de l’époque, il est exclu de l’Union des écrivains soviétiques puis contraint d’émigrer en Allemagne quelques années plus tard après avoir été déchu de sa nationalité.
Egalement auteur de textes de chansons, il retourne en Russie en 1993 après la dissolution de l’Union soviétique et poursuit son travail d’écrivain, souvent critique des nouvelles autorités russes.
Dans « Moscou 2042 », un livre de fiction publié en 1987, il écrit que la Russie s’apprête à être dirigée par un officier du KGB, germanophone et ancien résident en Allemagne de l’Est. Sa prédiction se réalise le 31 décembre 1999. Vladimir Poutine, réélu en mars 2018, est un lieutenant-colonel du KGB qui fut en poste à Dresde dans les années 1980.
En 2002, il n’hésite pas à présenter un pamphlet s’attaquant au « mythe » du génie du prix Nobel de littérature et ex-dissident soviétique Alexandre Soljenitsyne, mort en 2008.
Parcours
1932
Naissance à Douchanbé (Tadjikistan, URSS).
1961
La revue « Novy Mir » publie sa première nouvelle « C’est ici que nous vivons ».
1974
Exclu de l’Union des écrivains.
1980
Emigre en Allemagne.
1981
Privé de la citoyenneté soviétique. Gorbatchev la lui rend dix ans plus tard.
2007
Publie « Les Aventures singulières du soldat Tchonkine », tome III.
2018
Mort d’une crise cardiaque à l’âge de 86 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ L’ancien président indépendantiste catalan est revenu en Belgique, samedi. Il affirme qu’il agira « depuis Bruxelles » mais en « envisageant toute l’Europe ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Pour Carles Puigdemont, son retour en Belgique n’est « pas la fin du voyage »

L’ancien président indépendantiste catalan est revenu en Belgique, samedi. Il affirme qu’il agira « depuis Bruxelles » mais en « envisageant toute l’Europe ».



Le Monde
 |    28.07.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 06h37
   





                        



   


A peine a-t-il foulé le sol belge, samedi 28 juillet, après quatre mois passé en Allemagne, où il avait été arrêté, que Carles Puigdemont a repris son combat pour une Catalogne indépendante. Lors d’une conférence de presse à la Délégation de la Catalogne auprès de l’Union européenne, à Bruxelles, il a appelé le gouvernement espagnol de Pedro Sanchez à faire des actes concrets.
Egalement présent pour l’occasion, l’actuel président indépendantiste Quim Torra a pour sa part promis « plus de défaites à venir pour l’Espagne si elle continue » à ignorer le droit à l’autodétermination du peuple catalan.

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                Pedro Sanchez et la voie étroite du dégel en Catalogne



« Nous sommes face à un problème politique qui a besoin d’une solution politique. Et la seule manière, c’est le vote. Cette équation est claire pour nous », a déclaré Quim Torra. « Voyons s’il y a un dialogue qui se transforme en actions », a poursuivi l’indépendantiste radical, à l’égard de l’actuel président socialiste, Pedro Sanchez.
M. Puigdemont a quant à lui affirmé que son « voyage » ne s’arrêterait pas là. « Il ne prendra fin que quand tous les prisonniers seront relâchés, que les personnes en exil pourront revenir et que les Catalans réaliseront leur droit à l’autodétermination sans menace de violence », a-t-il déclaré.
Pedro Sanchez pressé d’agir par les indépendantistes
Selon les deux hommes, Pedro Sanchez doit agir avant l’automne, c’est-à-dire avant le début des procès des dirigeants indépendantistes emprisonnés. Dans le cas contraire, les députés du parti démocrate européen catalan (PDeCAT) – dont est issu le président déchu – pourraient décider de bloquer l’activité du gouvernement.
A l’issue de cette conférence de presse, les deux leaders catalans ont participé à une fête visant à célébrer le retour de M. Puigdemont ainsi qu’à exiger la libération des prisonniers politiques et le retour des personnes en exil.
Comme d’autres dirigeants catalans, Carles Puigdemont avait quitté l’Espagne fin 2017 après que le gouvernement espagnol a mis sous tutelle la Catalogne qui venait de s’autodéclarer indépendante.

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Après plusieurs mois en Belgique, il s’était fait intercepter en Allemagne suite aux mandats d’arrêt européen et international émis par l’Espagne contre lui et quatre de ses ministres régionaux.
Or, il y a dix jours, la justice espagnole a levé ces procédures suite à la décision du tribunal allemand de ne remettre M. Puigdemont à la justice espagnole que pour un délit de détournement de fonds publics et d’écarter le principal chef d’accusation : la rébellion, passible de trente ans de prison. Les mandats d’arrêt restent toutefois en vigueur en Espagne.
La Commission européenne ne veut pas s’impliquer
A la suite de ce dénouement, l’ancien président indépendantiste a donc choisi de revenir en Belgique pour poursuivre son combat. « Aucune nation n’est devenue indépendante en ayant la reconnaissance depuis le début, il faut y travailler. Je vais continuer à faire de l’internationalisation (…) depuis Bruxelles, mais en envisageant toute l’Europe », a-t-il affirmé, précisant qu’il n’avait toutefois nullement l’intention de demander l’asile en Belgique.
Interrogé sur ses rapports avec la Commission européenne, il a déclaré :
« J’ai été très déçu par la réaction des décideurs européens, pas à cause de leur opinion sur l’indépendance de la Catalogne, mais à cause de leur silence vis-à-vis des violations des droits fondamentaux. Mais l’Europe ne se résume pas à un bâtiment rempli d’états et d’hommes politiques. Il y a aussi les citoyens. »
La Commission européenne, de son côté, a déjà fait savoir que le retour de Carles Puigdemont en Belgique ne changeait rien : « Nous ne nous impliquerons pas là-dedans, notre position n’a pas changé. »

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Est-ce que le mouvement indépendantiste est toujours bien présent en Catalogne ? Selon les propos de M. Puigdemont, la fête de la Catalogne, le 11 septembre, la célébration du premier anniversaire du référendum catalan, le 1er octobre, ainsi que le début des procès des dirigeants indépendantistes, attendus à l’automne, seront un bon marqueur. Les grandes échéances sont données.
Sophie Petitjean



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ A Moscou, à Saint-Pétersbourg ou à Novossibirsk, de nombreux manifestants ont pris part à un rassemblement autorisé pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite.
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Des dizaines de milliers de Russes manifestent contre une réforme des retraites

A Moscou, à Saint-Pétersbourg ou à Novossibirsk, de nombreux manifestants ont pris part à un rassemblement autorisé pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 16h17
   





                        



   


L’opposition à une mesure soutenue par le président russe, Vladimir Poutine, reste encore inhabituelle dans le pays. Pourtant, des dizaines de milliers de Russes ont participé samedi 28 juillet à des manifestations organisées à travers le pays par le Parti communiste contre un projet de hausse de l’âge du départ à la retraite.
A Moscou, 100 000 personnes, selon les organisateurs, environ 10 000 selon des journalistes, ont pris part à un rassemblement autorisé contre la réforme actuellement en lecture au Parlement.
Dans les rues de Moscou, la foule entonnait des slogans tels que « Poutine, ne touche pas à nos retraites ! » et brandissait des pancartes portant les mots : « Nous voulons vivre de nos retraites et ne pas mourir au travail. »

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Dizaines de villes
Des manifestations ont eu lieu dans des dizaines d’autres villes, allant de l’Extrême-Orient à la Sibérie et à l’ouest de la Russie. A Saint-Pétersbourg, la deuxième ville du pays, environ 1 000 personnes se sont rassemblées sous des drapeaux rouges, certaines portant des portraits de Staline. A Novossibirsk, en Sibérie occidentale, l’agence de presse étatique TASS a mentionné 1 200 manifestants, citant la mairie.
Cette opposition, soutenue par un Parti communiste d’habitude plutôt complaisant envers le Kremlin, s’est aussi exprimée à travers une pétition en ligne demandant l’annulation de la réforme, et qui a recueilli 2,9 millions de signatures.
La réforme, annoncée par le premier ministre, Dmitri Medvedev, prévoit d’allonger progressivement, à partir de 2019, le seuil de départ à la retraite à 65 ans pour les hommes d’ici à 2028, et à 63 ans pour les femmes en 2034 ; huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes. Cela passe mal, même si la faiblesse des pensions (183 euros en moyenne par mois) contraint des millions de retraités russes à trouver un travail d’appoint.
Les femmes sont particulièrement vulnérables. Elles doivent souvent se contenter, après 50 ans, de petits boulots pour joindre les deux bouts, alors même que leur espérance de vie a augmenté à 77,7 ans. Celle des hommes, elle, reste basse : 67,5 ans. A peine plus de deux ans après l’âge de départ à la retraite envisagé.
M. Poutine, qui n’avait pas mentionné la question des retraites lors de la campagne qui a abouti à sa réélection en mars, a ainsi vu sa cote de popularité chuter à 64 % en juillet, contre 80 % en mai, selon le centre russe d’études de l’opinion (VTsIOM). Le président russe a dit la semaine dernière qu’il n’appréciait pas l’idée d’augmenter l’âge de départ à la retraite, mais qu’il était nécessaire de « prendre des décisions cruciales ».
Comme Galina Nikiforova, 59 ans, venue manifester à Saint-Pétersbourg, certains opposants à la mesure soulignent le faible intérêt des employeurs pour les personnes plus âgées :
« Comment allons-nous vivre ? Je ne le sais pas. Ils n’embauchent personne au-dessus de 50 ans. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Depuis l’arrivée au pouvoir de Nikol Pachinian, la liste des personnes soupçonnées de malversations s’allonge, jusque dans l’entourage de l’ex-président.
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La lutte contre la corruption ébranle la politique arménienne

Depuis l’arrivée au pouvoir de Nikol Pachinian, la liste des personnes soupçonnées de malversations s’allonge, jusque dans l’entourage de l’ex-président.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 09h56
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 16h37
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Moins de trois mois après avoir été porté au poste de premier ministre, le 8 mai, par un mouvement inédit de protestations dans la rue, Nikol Pachinian s’est vanté d’avoir déjà récupéré l’équivalent de 36 millions d’euros. L’ex-opposant âgé de 43 ans, qui avait promis de s’attaquer à la corruption, véritable fléau en Arménie, est passé aux actes : l’ancienne petite république soviétique du Caucase vit depuis plusieurs semaines au rythme des scandales qui touchent tous les secteurs, l’administration, l’armée ou les douanes, et des interpellations qui se multiplient jusque dans l’entourage proche de l’ancien président, Serge Sarkissian.
Son prédécesseur, l’ancien président Robert Kotcharian (1998-2008) fait lui-même face à la lourde accusation d’avoir « renversé l’ordre constitutionnel arménien ». Actuellement libre, il risque jusqu’à quinze ans de prison s’il est reconnu coupable de fraude électorale en ayant fait basculer en février 2008 le vote en faveur de son allié de l’époque, Serge Sarkissian. Des affrontements avaient alors éclaté au cours desquels huit manifestants et deux agents de police avaient été tués. « C’est une accusation absolument fabriquée, s’est défendu M. Kotcharian, jeudi 26 juillet, sur la chaîne de télévision Yerkir Media TV. Il s’agit clairement d’une persécution politique, une vendetta de la “révolution de velours”. »

Arrêté pour avoir organisé ces manifestations, Nikol Pachinian avait été condamné à sept ans de prison, puis libéré dans le cadre d’une amnistie en 2011. Sept ans plus tard, au printemps dernier, l’ex-opposant s’était imposé à la faveur d’un vaste mouvement pacifique de protestations qu’il avait lui-même baptisé « révolution de velours ».
Le premier coup de massue est tombé très tôt, dès la mi-juin, avec la perquisition menée sous l’œil des caméras au domicile du général à la retraite Manvel Grigorian, ex-député du Parti républicain au pouvoir depuis 1990,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Le bilan humain des feux qui ont ravagé la côte d’Athènes s’est alourdi samedi à 88 morts, parmi lesquels trois enfants. L’identification des victimes prendra quelques jours.
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La Grèce en deuil, les premières victimes des incendies commencent à être identifiées

Le bilan humain des feux qui ont ravagé la côte d’Athènes s’est alourdi samedi à 88 morts, parmi lesquels trois enfants. L’identification des victimes prendra quelques jours.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 09h49
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 14h06
   





                        


Le deuil de la Grèce sera long après l’incendie le plus meurtrier que le pays ait jamais connu. Le bilan humain des feux qui ont ravagé la côte d’Athènes, lundi 23 juillet, s’est alourdi samedi à quatre-vingt-huit morts, parmi lesquels trois enfants, deux jumelles et un garçon, qui figurent parmi les premières victimes identifiées.
Une autre victime, une quadragénaire, est morte à l’hôpital où elle était soignée, et où une dizaine de personnes restent dans un état grave, selon le ministère de la santé.
Un détective embauché par la famille de Sophia et de Vassiliki, des jumelles de 9 ans, qui étaient en route vers la plage avec leurs grands-parents quand le feu s’est abattu sur la localité balnéaire de Mati, a annoncé aux médias dans la nuit que les fillettes avaient été identifiées parmi les morts.
Leur sort a ému la Grèce, leur père ayant d’abord cru les reconnaître sur des photos de rescapés, avant d’être détrompé. Depuis, leurs visages tournaient en boucle dans les médias.
Elles ont été retrouvées enlacées avec leurs deux grands-parents sur un terrain où vingt-six corps calcinés ont été découverts mardi matin. Situé au bord d’une falaise, l’endroit s’est refermé comme un piège sur ces victimes qui tentaient de gagner la mer, à quelques mètres.

        Lire notre reportage:
         

          Grèce : à Mati, « la nuit a été dure, c’était l’apocalypse ! »



La difficile identification des victimes
Une mère de famille a également perdu son fils de 11 ans, sa fille de 13 et son époux, de 54 ans, autres visages tragiques du sinistre. Elle a fait part de leur identification aux médias vendredi soir.
Selon la presse, un nourrisson de 6 mois est mort de problèmes respiratoires à l’hôpital en début de semaine, après avoir passé plusieurs heures sous un nuage de fumée et de cendres dans l’eau, dans les bras de sa mère, toujours hospitalisée samedi.
Quatre touristes étrangers ont été recensés parmi les vingt-cinq personnes qui, selon les services légistes, avaient été identifiées samedi : un jeune marié irlandais en voyage de noces ; une mère et son fils polonais ; et un Belge dont la fille adolescente a été sauvée.
La confusion régnait toujours quant au nombre exact de disparus, dans l’attente de la fin des identifications mais aussi faute de recensement précis des rescapés finalement retrouvés.

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L’inventaire des dégâts matériels se poursuivait par ailleurs. Selon le ministère des infrastructures, 3 366 constructions avaient été expertisées samedi, dont un millier d’entre elles classées comme inhabitables et 800 très endommagées.
Le gouvernement assume tout en se dédouanant
Alors que la polémique enflait, vendredi, le gouvernement a tenté de se dédouaner en évoquant une piste criminelle et en mettant en cause des décennies d’urbanisme anarchique.
Invisible depuis trois jours, le premier ministre, Alexis Tsipras, a finalement convoqué un conseil des ministres en fin d’après-midi. A sa sortie, il a notamment déclaré assumer « la responsabilité politique de la tragédie ». Sans toutefois rien concéder sur l’organisation des secours, dénoncée par l’opposition.
Le ministre adjoint à la protection du citoyen, Nikos Toskas, a réaffirmé samedi sur la télévision publique qu’il n’y avait « pas eu d’erreurs stratégiques ». « La meilleure planification au monde n’aurait pas pu » parer au sinistre, a-t-il dit, alors que le gouvernement a mis en cause la violence des vents et l’urbanisme anarchique.

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Un des nombreux bénévoles accourus sur les lieux depuis mardi pour soutenir les rescapés témoignait samedi matin devoir souvent « gérer la colère des habitants ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Le président français a animé vendredi sa première « consultation citoyenne sur l’Europe » en dehors de la France.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/07/2018
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A Lisbonne, Emmanuel Macron expose sa vision d’une Europe à trois vitesses

Le président français a animé vendredi sa première « consultation citoyenne sur l’Europe » en dehors de la France.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 08h29
    |

            Jean-Baptiste Chastand (Lisbonne, envoyé spécial)








                        



   


Pas une question sur l’affaire Benalla. C’est devant une salle remplie seulement aux deux tiers et composée d’un public poli qu’Emmanuel Macron a déroulé, vendredi 27 juillet à Lisbonne, son ambition pour le futur de l’Union européenne (UE).
Le président français, au côté du premier ministre socialiste portugais Antonio Costa, a pris plaisir à revenir à ses fondamentaux pro-européens en animant sa première « consultation citoyenne sur l’Europe » en dehors de la France. Lancée lors de son discours à la Sorbonne, en septembre 2017, l’idée d’organiser des débats dans toute l’Europe est censée être appliquée par chaque capitale européenne d’ici à octobre. Seule la Hongrie a refusé, les autres pays jouant le jeu avec plus ou moins d’entrain.
Les Portugais, profondément francophiles et pro-européens, avaient bien fait les choses. M. Macron n’a jamais été mis en difficulté, de quoi changer après dix jours de polémiques en France sur les violences reprochées à son chef de cabinet adjoint. L’auditorium de la Fondation Gulbenkian était surtout rempli d’un public composé d’expatriés français et de Portugais souvent bien apprêtés. « Il y a beaucoup de monde des ministères et pas beaucoup de citoyens lambda », témoignait une haute fonctionnaire portugaise travaillant sur les affaires européennes et venue assister à l’événement. En pleines vacances scolaires, un midi et en semaine, pouvait-il en être autrement ?
« L’Europe sensuelle »
Sur l’immigration, les institutions européennes ou le couple franco-allemand, aucune question n’a jamais vraiment surpris les deux responsables politiques, qui ont fustigé devant un public conquis la montée des « extrêmes » et des « nationalistes » en Europe centrale.

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« L’Europe doit être un objet plus chaud, plus sensible, plus sensuel, au sens premier du terme, a notamment plaidé le président français. On a créé une Europe un peu bureaucratique. On ne peut pas simplement dire que l’Europe ce sont des règles, des objets froids qui s’imposent depuis un extérieur lointain. »
Antonio Costa, lui, a longuement plaidé pour un budget de l’union monétaire, alors que le Portugal se remet à peine de la crise financière de 2008 qui l’a conduit sous la tutelle de la « troika » (Commission de Bruxelles, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international). « Il faut un budget de la zone euro qui permette d’investir », a-t-il expliqué, obtenant l’assentiment du Français. « Je n’ai rien à redire, je partage tout », a appuyé M. Macron, qui a arraché un accord de principe sur le sujet en Allemagne, mais sans qu’aucun montant d’un tel budget soit jusqu’ici avancé.
Si le président français a surtout paraphrasé son discours de la Sorbonne, il s’est fait un peu plus précis sur sa vision de l’UE « à dix ou quinze ans ». Il a notamment évoqué une Europe en trois « cercles ». Le plus large consisterait en une « union de valeurs, de principes démocratiques et de libertés économiques », « quelque chose entre l’UE et le Conseil de l’Europe actuels ». Cet ensemble serait « moins intégré, mais très exigeant sur les valeurs », a promis M. Macron en assurant que la Russie et la Turquie auraient vocation à en faire partie « soit en son sein, soit avec des accords d’association étroits ». Ce qui suppose que ces deux pays adoptent des standards démocratiques dont ils sont pour l’instant très éloignés.
« Le cœur du réacteur »
Le second cercle, plus resserré, consisterait en un « marché unique fort », « quelque part entre l’UE et la zone euro actuelles ». Celui-ci pourrait notamment s’occuper de sujets « militaires, commerciaux ou numériques » et garantirait « une vraie liberté de circulation en son sein ».
Le troisième cercle, dont on aura compris que la France a vocation à faire partie, serait « le cœur du réacteur », « avec un marché du travail beaucoup plus intégré », une « convergence sociale » voire une assurance chômage commune. Le « cœur d’une Europe des peuples plus intégrée, qui est allée au bout de la logique de la zone euro », a résumé M. Macron. Sans être aussi précis, M. Costa n’a pas caché son avis favorable à une Europe à plusieurs vitesses qui serait en mesure de contourner les pays plus eurosceptiques.
Largement applaudis par le public europhile de la fondation Gulbenkian, les deux responsables doivent encore prouver qu’ils sont capables de convaincre le commun des Européens.

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Incendies en Grèce : Alexis Tsipras assume « la responsabilité politique de la tragédie »

Le premier ministre a tenté, vendredi, de faire retomber la polémique autour de la prise en charge du sinistre par les autorités. Le bilan s’est alourdi à 87 morts.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h51
   





                        



   


La polémique enflait vendredi 27 juillet en Grèce après les incendies qui ont ravagé lundi la région d’Athènes, dont le bilan s’est alourdi à 87 morts. Le gouvernement a tenté en effet de se dédouaner en désignant une piste criminelle et mettant en cause des décennies d’urbanisme anarchique.
Invisible depuis trois jours, le premier ministre, Alexis Tsipras, a finalement convoqué un conseil des ministres en fin d’après-midi, vendredi. A sa sortie, il a notamment déclaré assumer « la responsabilité politique de la tragédie ». « Je crois que cela va de soi pour le premier ministre et le gouvernement du pays », a-t-il ajouté, dans une intervention retransmise à la télévision.
« Nous n’allons pas essayer d’échapper à nos responsabilités », a-t-il souligné. Il a expliqué que « les tragédies servaient souvent à faire apparaître les problèmes absents en temps normal du discours public ».
Rappelant que beaucoup de localités en Grèce « avaient été construites illégalement sur des cours d’eau ou sur des côtes », il a souligné qu’« aujourd’hui nous prenons conscience d’une manière douloureuse que nous gouvernons un pays dominé par des irrégularités ».
Jeudi soir, le gouvernement avait tenté une première explication officielle, indiquant avoir saisi la justice d’un « élément sérieux » pouvant indiquer une origine criminelle du sinistre.
Bilan provisoire de 87 morts
Dans des déclarations aux médias, le chef du service médico-légal d’Athènes, Nikos Karakoukis, a révisé à la hausse, à 86 morts, le nombre des victimes, contre 82 officiellement recensés jusque-là. Un blessé grave est, en outre, mort à l’hôpital.

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Sur le terrain à Mati, la localité la plus touchée par les feux, où 49 % des maisons ont été déclarées inhabitables, les sauveteurs qui continuent de ratisser les décombres au milieu des pins calcinés n’excluaient pas de nouvelles découvertes macabres. « C’est un travail de longue haleine, il faut attendre que les cendres retombent et parfois repasser quatre, cinq fois au même endroit avant de trouver quelque chose », relevait la secouriste Stavroula Stergiadou.
L’identification des victimes doit aussi durer encore quelques jours, « de 75 à 80 % des corps étant carbonisés », a indiqué Grigoris Léon, président de la société grecque de médecine légale.
Reconstruire autrement
Avant la prise de parole d’Alexis Tsipras, vendredi après-midi, le gouvernement a tenté de reprendre la main alors que les critiques montent sur la gestion de cette crise, l’opposition sortant de sa réserve, à l’issue de trois jours de deuil national.
Se succédant sur les lieux, les responsables gouvernementaux ont mis en cause les décennies de violation des règles de construction et d’aménagement, ayant conduit à la construction dans la zone de quelque 4 000 maisons mal desservies au milieu des pins.
« Toute la zone doit être redessinée (...) il faut ouvrir des routes, rouvrir l’accès à la mer », a plaidé le ministre de l’intérieur, Panos Skourletis, relevant que les autorités devront « entrer en conflit avec des intérêts organisés ». « Toute la Grèce est construite sur ce modèle », a-t-il insisté. Ces mea culpa sont récurrents dans le pays après chaque catastrophe, sans jusque-là de réel coup d’arrêt mis à l’indiscipline citoyenne et à la complaisance officielle dont elle bénéficie.
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            data-slide-description="Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants."
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            data-slide-description="Un groupe de 26 personnes carbonisées a été découvert mardi matin dans la cour d’une villa de Mati, localité balnéaire sur la côte orientale de l’Attique – à 40 kilomètres au nord-est d’Athènes –, a annoncé un responsable de la Croix-Rouge."
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            data-slide-description="Une maison en flammes à Mati, localité ravagée par les feux. La plupart des victimes ont été piégées « à leur domicile ou dans leurs voitures », a fait savoir le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos."
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            data-slide-description="Les 26 morts retrouvés mardi matin à Mati se sont ajoutés aux 24 déjà recensées depuis lundi soir, selon un décompte de l’Agence France-Presse."
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            data-slide-description="Des bateaux, dont des bâtiments militaires, ont été mobilisés pour évacuer les résidents et les touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer."
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            data-slide-description="Au vu de la situation, la présidence grecque de la République a annulé la réception annuelle prévue mardi pour commémorer le rétablissement de la démocratie, en juillet 1974."
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            data-slide-description="« L’heure est à la lutte contre les flammes », avait déclaré le premier ministre, Alexis Tsipras, après avoir présidé une réunion de crise, évoquant une nuit de lundi à mardi « difficile »."
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            data-slide-description="M. Tsipras a chiffré à « plus de 600 » les pompiers déployés sur les trois fronts partis dans la journée, dont deux continuaient de progresser dans la nuit, autour de Mati et à quelque 55 km à l’ouest de la capitale, près de la localité de Kinetta, en bordure de l’autoroute conduisant au canal de Corinthe. Mais la nuit a interrompu les opérations aériennes, menées plus tôt par huit avions et neuf hélicoptères."
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            data-slide-description="Selon le secrétaire général à la protection civile, Yannis Kapakis, les feux ont été attisés dans la journée par des vents soufflant jusqu’à plus de 100 km/h, une « situation extrême »."
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            data-slide-description="Athènes a aussi activé le mécanisme européen de protection civile pour demander des renforts à ses partenaires ; Chypre et l’Espagne ont déjà offert leur aide, selon M. Kapakis."
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            data-slide-description="Les zones sinistrées ont été recouvertes toute la journée d’épais nuages de fumée, couvrant aussi le ciel de la capitale, tandis que le trafic routier et l’alimentation en électricité étaient perturbés."
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            data-slide-description="Les incendies de forêt et de maquis sont récurrents en Grèce l’été, notamment dans les zones vertes entourant la capitale. En 2007, les derniers feux les plus dévastateurs avaient tué dans le Péloponnèse et sur l’île d’Evia 77 personnes, ravageant 250 000 hectares de forêts, de maquis et de cultures."
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Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants.

VALERIE GACHE / AFP
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La progression foudroyante du feu, qui a ravagé la zone en « à peine une heure et demie », a privé les autorités de toute marge pour agir à temps et évacuer les habitants, avait aussi fait valoir le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos.
« Gouvernement dangereux »
Le principal parti d’opposition, la Nouvelle Démocratie (droite), a dénoncé une « comédie de rejet de toute responsabilité », jugeant que beaucoup de questions restaient sans réponse, notamment sur le nombre de pompiers engagés et l’absence d’un « ordre immédiat d’évacuation ».
« Ce gouvernement est dangereux et doit partir », a réagi une des dirigeantes de l’opposition centriste, Fofi Gennimatas. Un autre, Stavros Théodorakis, s’est indigné que pas un seul responsable n’ait démissionné.
Beaucoup de victimes sont mortes en tentant de rallier la mer, à l’accès parfois barré par des falaises, par des rues « larges d’à peine 3 ou 4 mètres », a précisé le maire. « Nous sommes tous responsables, gouvernement, services et citoyens », a-t-il ajouté, précisant que sa propre maison familiale, qui a brûlé, avait été construite illégalement.
« La question désormais est de savoir ce qui peut être fait » pour éviter une nouvelle tragédie, soulignait l’éditorial du quotidien libéral Kathimerini.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Ceuta est l’une des deux seules frontières terrestres entre l’Afrique et l’Union européenne. Jeudi 26 juillet, plus de 600 migrants africains ont réussi à la franchir, espérant pouvoir déposer une demande d’asile auprès de l’Espagne.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ 51 % des Britanniques ayant une opinion sur le sujet estiment nécessaire l’organisation d’un nouveau référendum à l’issue des négociations, selon le sondage de l’institut YouGov pour le « Times ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Brexit : une majorité de Britanniques en faveur d’un nouveau référendum

51 % des Britanniques ayant une opinion sur le sujet estiment nécessaire l’organisation d’un nouveau référendum à l’issue des négociations, selon le sondage de l’institut YouGov pour le « Times ».



Le Monde
 |    27.07.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h18
   





                        


Pour la première fois, une majorité de Britanniques soutient la tenue d’un nouveau référendum sur le résultat final des négociations du Brexit selon un sondage publié vendredi 27 juillet alors que Bruxelles vient de retoquer les nouvelles propositions de Londres pour une future coopération douanière.
Quelque 42 % des Britanniques estiment nécessaire l’organisation d’un nouveau référendum à l’issue des négociations, quand 40 % ne le souhaitent pas, selon le sondage réalisé auprès de 1 653 personnes par l’institut YouGov pour le quotidien The Times. Si l’on ôte de ces chiffres les personnes n’ayant pas d’opinion sur le sujet, le taux monte à 51 % de Britanniques favorables à un nouveau référendum, contre 49 % qui ne le souhaitent pas.
L’idée d’un nouveau référendum, soutenue notamment par l’organisation People’s vote, a gagné du terrain ces dernières semaines avec le soutien apporté notamment la semaine dernière par l’ancienne ministre de l’éducation Justine Greening. Une pétition dans ce sens lancée mercredi par le quotidien The Independent avait récolté plus de 200 000 signatures vendredi matin.
Le plan « Chequers » retoqué
Ce sondage survient alors que le négociateur en chef pour l’Union européenne, Michel Barnier, a retoqué jeudi le plan « Chequers » [du nom de la résidence de villégiature de la première ministre britannique] de Theresa May. Cette proposition vise à conserver des liens commerciaux étroits avec le continent après le Brexit, prévu le 29 mars 2019, en mettant en place un nouveau système de contrôle pour les biens, au travers duquel le Royaume-Uni assurerait le contrôle et la collecte des droits de douanes à sa frontière avec l’Union europénne (UE).
« L’UE ne peut pas déléguer, et ne déléguera pas l’application de sa politique et de ses règles douanières, de la perception de la TVA et des droits d’accises à un non-membre, qui ne serait pas soumis aux structures de gouvernance de l’UE », a dit M. Barnier lors d’une conférence de presse avec le ministre du Brexit britannique, Dominc Raab, à Bruxelles. Pour M. Barnier, si le Royaume-Uni veut conserver des relations commerciales fluides avec l’UE, la solution est de rester dans l’union douanière ce que Mme May a exclu jusqu’ici afin de pouvoir signer librement des accords de libre-échange avec des pays tiers. Ces déclarations signifient « la mort du plan “Chequers” », a estimé vendredi le quotidien The Guardian.

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                Londres pose ses conditions au règlement de la facture du Brexit



Mais M. Barnier l’a avertie : « Je dis simplement à ceux qui chercheraient une feuille de cigarette entre le mandat des 27 chefs d’Etat et de gouvernement et ce que je fais perdent leur temps. » Or « nous n’avons pas beaucoup de temps à perdre », a-t-il ajouté alors que les négociations sur un accord de sortie sont censées être terminées pour le sommet européen de la mi-octobre.

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                Le Royaume-Uni post-Brexit, avant-poste du trumpisme en Europe ?




Notre sélection d’articles pour comprendre le Brexit
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six questions sur la situation au 29 mars 2018, soit un an jour pour jour avant la date de sortie du Royaume-Uni de l’Union européennele décryptage de l’accord trouvé entre Londres et Bruxelles sur la période de transitionl’analyse de deux ans de reculs et de concessions britanniques face à l’UEl’analyse du correspondant du Monde au Royaume-Uni, selon qui les Britanniques ne regrettent pas le Brexitle zoom sur la City de Londres, qui se rêve en terre d’accueil des capitaux d’Asie ou du Moyen-Orientles conséquences en Irlande, où le Brexit ébranle vingt années de paixla tribune de l’économiste Nicolas-Jean Brehon pour qui le Brexit pourrait poser autant de problèmes aux autres Etats membres qu’au Royaume-Uni lui-mêmecomprendre les arguments pour et contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenneretour sur trente ans d’histoire tumultueuse entre le Royaume-Uni et l’UE





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Depuis le mois de mai, le pays connaît une vague de chaleur couplée à une sécheresse hors norme.
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Sécheresse : en Belgique, le spectre de 1976

Depuis le mois de mai, le pays connaît une vague de chaleur couplée à une sécheresse hors norme.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 12h08
    |

                            Intérim (Bruxelles, correspondant)








                        



                                


                            

Dans la capitale belge, les drapeaux noir-jaune-rouge de la Coupe du monde de football ont laissé place au jaune des pelouses. Vendredi 27 juillet, jusqu’à 36 °C étaient attendus à Bruxelles. Depuis le printemps, le temps est globalement chaud et sec. Selon les chiffres de l’Institut royal météorologique (IRM), le pays a connu une température moyenne de 16,3 degrés pour le mois de mai, soit 2,7 °C de plus que la normale, et 18,1 °C en juin, pour une température habituelle de 16,2 °C. Le journal flamand Het Nieuwsblad avance que « l’été 2018 pourrait être responsable du décès de 2 500 personnes en plus que la moyenne. »
Autres conséquences : les agriculteurs craignent pour leurs réserves, les ventes de ventilateurs et de boissons rafraîchissantes explosent et dans les familles, on s’organise, quitte à dormir au jardin pour trouver un peu de fraîcheur la nuit.
La situation ne devrait pas s’améliorer dans les prochaines semaines. L’indice de sécheresse enregistré en 1976, l’été de tous les records, devrait même être égalé début août pour la même période. Toutefois, pour le chef du département prévisions de l’Institut royal météorologique (IRM) David Dehenauw, la situation n’est pas encore aussi critique que cette année-là. Il met en avant deux différences principales : en 1976, les précipitations étaient encore plus limitées qu’aujourd’hui pour la période mi-juin-mi-juillet (3 mm, contre 19 mm cette année). Et la sécheresse s’étendait à l’époque à tout le pays, alors que cette année, elle concerne principalement l’ouest et le nord-ouest – la Flandre, principalement. « Cette partie a connu moins de précipitations, car elle était sous l’influence de l’anticyclone sur la Scandinavie, alors que le sud a profité de l’instabilité des conditions météo en France », explique-t-il.
Limitation d’eau et amendes
Le nord du pays a donc été le premier à réagir, en rééchelonnant régulièrement son niveau d’alerte. Signe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ A Mati, détruite par les flammes, les bâtiments avaient été construits dans des zones à risque, sur des terrains où la forêt avait déjà brûlé.
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Les constructions illégales au cœur du drame des incendies en Grèce

A Mati, détruite par les flammes, les bâtiments avaient été construits dans des zones à risque, sur des terrains où la forêt avait déjà brûlé.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 11h12
    |

                            Marina Rafenberg (Athènes, intérim)








                        



                                


                            

Les incendies survenus à l’est d’Athènes, dans la nuit de lundi 23 à mardi 24 juillet, qui ont causé la mort de 82 personnes, ont soulevé plusieurs débats en Grèce, notamment sur les constructions illégales, très nombreuses dans la région boisée touchée. « La construction anarchique est un crime du passé, et à Mati, la plupart des maisons ont été construites sans permis (…). Après une telle tragédie, il est temps de comprendre qu’il est dangereux de ne pas respecter les lois », a déclaré Panos Kammenos, le ministre de la défense, au micro de la BBC, jeudi 26 juillet.
A la chambre des ingénieurs civils de Grèce, les déclarations du ministre, jugées provocantes, sont pourtant confirmées. « Les maisons dans la localité de Mati étaient pratiquement toutes construites illégalement, puisqu’il est interdit de bâtir dans des zones boisées, a fortiori s’il s’agit de forêts de pins qui prennent très facilement feu », constate Dimitris, un ingénieur civil qui s’est porté volontaire comme 300 autres pour répertorier les dégâts subis par les bâtiments après les incendies mortels de lundi soir, même si ce sont en priorité les ingénieurs du ministère des travaux publics qui supervisent les opérations.
Selon la chambre des ingénieurs civils, près de 1,1 million de bâtiments sont construits illégalement et devraient être complètement démolis, sur environ 7 millions répertoriés dans tout le pays par le cadastre, en passe d’être enfin terminé. Mais selon une étude de Nikos Belavilas, professeur d’urbanisme à l’Université d’Athènes, les cartes forestières de la région de Rafina, touchée par les incendies, ne devaient être émises que d’ici un mois, ce qui ne facilite pas la tâche des secours. Surtout, les bâtiments avaient été eux-mêmes construits sur des terrains où la forêt avait déjà été brûlée afin de faire de la spéculation immobilière.
Une simple amende
Ces zones seront-elles de nouveau construites ? D’après les experts, ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Le numéro deux du gouvernement britannique défend le principe d’une « super-association » avec l’Union européenne.
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David Lidington : « L’échec des négociations sur le Brexit n’est dans l’intérêt de personne »

Le numéro deux du gouvernement britannique défend le principe d’une « super-association » avec l’Union européenne.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 12h02
    |

            Philippe Ricard








                        



                                


                            

David Lidington est numéro deux du gouvernement de Theresa May, en charge de la coordination des différents ministères. Cet ancien ministre des affaires européennes a fait campagne en juin 2016 pour le maintien dans l’Union européenne et plaide depuis le référendum pour une sortie en douceur. Après la démission du ministre des affaires étrangères Boris Johnson, chef de file des « hard brexiters », il avertit les Européens qu’il est grand temps de relancer les tractations, afin d’éviter un divorce brutal en mars 2019.
Craignez-vous un échec des négociations du Brexit ?
Ce n’est dans l’intérêt de personne. Nous faisons évidemment des plans d’urgence pour nous préparer à toutes les options. En cas d’échec des négociations, le Royaume-Uni ne serait pas le seul touché. A court terme, cela créerait une série de perturbations économiques sur les deux rives de la Manche, pas seulement à Douvres, mais aussi à Calais. L’Irlande connaîtrait aussi de sérieuses difficultés. En outre, un non-accord mènerait à une longue période d’acrimonie et de rancune entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept, qui rendrait difficile toute relance en profondeur de notre coopération.
N’avez-vous pas le sentiment que les « hard brexiters » souhaitent un tel échec ?
Le nombre de gens qui cherchent activement un clash l’année prochaine est très réduit. La plupart des responsables politiques britanniques savent qu’il s’agit d’un équilibre à trouver entre souveraineté et accès commercial. Les démocraties européennes font face à d’énormes défis stratégiques. Nos modèles économiques sont ébranlés par l’économie numérique. On doit se demander qui se réjouirait d’un éventuel échec. Ce serait M. Poutine. On voit bien que la Russie est plus agressive…
M. Trump pourrait se réjouir aussi, lui qui vient de soutenir les partisans d’une rupture brutale avec l’UE…
Un de nos objectifs est de convaincre les Etats-Unis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Le chef de file du Labour refuse d’adopter un code de conduite qui empêcherait le parti de critiquer le « racisme » d’Israël.
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L’antisémitisme prêté à Jeremy Corbyn déchire le Parti travailliste

Le chef de file du Labour refuse d’adopter un code de conduite qui empêcherait le parti de critiquer le « racisme » d’Israël.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 10h40
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Accusé de complaisance envers l’antisémitisme, Jeremy Corbyn, le chef de file du Parti travailliste, n’en finit pas de se débattre. Fait sans précédent, trois journaux de la communauté juive britannique, The Jewish Chronicle, Jewish News et Jewish Telegraph ont publié, jeudi 26 juillet, une manchette et un éditorial communs proclamant leur « unité » face à « la menace existentielle pour la vie juive de ce pays que constituerait un gouvernement dirigé par Jeremy Corbyn ». Alors que le Labour « était jusqu’à récemment le parti naturel de la communauté juive », ces trois médias considèrent que l’organisation « a vu ses valeurs et son intégrité minées par le mépris corbyniste envers les juifs et d’Israël ».
Cette « une » exceptionnelle relance la querelle en cours sur le nouveau code de conduite contre l’antisémitisme que vient d’adopter le Labour. Mis en cause depuis deux ans à l’occasion de dérapages, le parti a décidé de reprendre à son compte une définition large de l’antisémitisme rédigée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA). Adoptée par le Royaume-Uni et partiellement par le Parlement européen mais contestée, elle est assortie de onze exemples d’expressions et de comportements antisémites, dont sept font référence à l’Etat d’Israël.
« Droit de décrire la discrimination et les injustices »
En l’intégrant à ses règles, le Labour a choisi de ne pas reprendre quatre de ces exemples, notamment ceux qui consistent à accuser l’Etat d’Israël de « mener une politique raciste » et à « avoir à l’égard d’Israël un niveau d’exigence plus élevé qu’à l’égard d’autres pays ». Le parti justifie ces exceptions : assimiler ces opinions à de l’antisémitisme pourrait « conduire à priver les Palestiniens, y compris ceux qui sont citoyens israéliens et ceux qui les soutiennent, du droit de décrire la discrimination et les injustices auxquelles ils sont confrontés avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Au lendemain de la rencontre entre Trump et Juncker, les réactions sont contrastées en Europe. La France attend de l’administration américaine des gestes concrets.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Accord commercial entre Washington et Bruxelles : Trump exulte, Macron temporise

Au lendemain de la rencontre entre Trump et Juncker, les réactions sont contrastées en Europe. La France attend de l’administration américaine des gestes concrets.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 03h50
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 09h24
   





                        



   


Donald Trump a crié victoire jeudi 26 juillet devant les agriculteurs américains au lendemain de sa trêve dans les hostilités commerciales avec l’Europe, qui a pourtant suscité le scepticisme de Paris sur la concrétisation en actes des déclarations de bonnes intentions.
« Nous venons d’ouvrir l’Europe pour vous, agriculteurs ! », a lancé le président républicain au cours de sa visite d’une ferme dans l’Iowa.
Washington et Bruxelles ont désamorcé mercredi la crise née des tarifs douaniers imposés par les Etats-Unis, annonçant leur volonté de supprimer la quasi-totalité des tarifs douaniers, ainsi qu’une série de décisions dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie et de l’énergie.
Si ces mesures doivent encore être formalisées, le secrétaire au commerce, Wilbur Ross, y a vu « une justification réelle de la politique commerciale du président » états-unien contre les partenaires du pays.
« Nous avons eu une longue session de négociation hier [mercredi]. Nous avons défini les contours d’un accord et, désormais, nous allons les transformer en un véritable accord », a assuré le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, sur CNBC, au lendemain d’une réunion du président des Etats-Unis et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
La France dubitative
« Le contexte ne permet pas » une telle négociation, a rétorqué le président français, Emmanuel Macron, depuis Madrid, soulignant qu’il attendait « des signaux de désescalade sur l’acier et l’aluminium, auxquels des taxes illégales ont été appliquées par les Etats-Unis », comme « préalable à toute avancée concrète ».
« Une bonne discussion commerciale (…) ne peut se faire que sur des bases équilibrées, réciproques, et en aucun cas sous la menace », a ajouté le dirigeant français.
Alors que l’Union européenne est, depuis le 1er juin, sous le coup de taxes douanières punitives américaines de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium, Steven Mnuchin a reconnu que « le premier dossier » à régler était précisément celui concernant les taxes sur l’acier et l’aluminium et les représailles européennes qui ont suivi.
Interrogé sur le calendrier des négociations avec l’Union européenne, Wilbur Ross a de son côté déclaré qu’il était « difficile de se prononcer ». « Les discussions sur le commerce durent en général des mois », voire des années, a-t-il observé devant des journalistes. « Nous allons nous efforcer de les accélérer », a-t-il ajouté.
Réactions contrastées en Europe
L’Allemagne, dont les excédents commerciaux record et l’industrie automobile sont dans le collimateur de la politique protectionniste du président états-unien, a jugé « constructif » le résultat de la rencontre Trump-Juncker.
En revanche, le ministre de l’économie français, Bruno Le Maire, a affirmé qu’« une bonne discussion commerciale ne peut se faire que sur des bases claires ». « Nous ne voulons pas entrer sur la négociation d’un grand accord dont nous avons vu les limites avec le TTIP », traité dont les discussions entre Bruxelles et l’administration de Barack Obama avaient échoué il y a deux ans, a prévenu le ministre français.

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Alors que Donald Trump a annoncé que l’Union européenne allait importer « beaucoup de soja » des Etats-Unis, dont 94 % de la production est génétiquement modifiée, Bruno Le Maire exige aussi que l’agriculture « reste en dehors du champ des discussions ».
« Nous avons des normes sanitaires, alimentaires et environnementales élevées et des règles de production auxquelles nous sommes attachés parce qu’elles garantissent la protection et la sécurité de nos consommateurs », a-t-il insisté.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 26/07/2018
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A Ceuta, 600 migrants pénètrent en Espagne dans la violence

L’« assaut » mené jeudi est le plus important depuis février 2017, quand plus de 850 personnes étaient parvenues à pénétrer dans la ville sous administration espagnole.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 20h15
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 14h57
   





                        



De la chaux vive et des excréments contre les policiers. Après un « assaut » particulièrement violent, plus de 600 migrants africains sont parvenus, jeudi 26 juillet, à entrer dans l’enclave espagnole de Ceuta au nord du Maroc.
Près de 800 personnes ont tenté de passer de l’autre côté de la barrière, selon la garde civile. Une centaine a été stoppée par la police marocaine, d’autres ont été interceptés par les agents espagnols et renvoyés au Maroc ; finalement, 602 ont atteint le territoire espagnol.
Ce franchissement de la frontière de Ceuta, hérissée de barbelés, est le plus important depuis février 2017, quand plus de 850 migrants étaient parvenus à pénétrer dans la ville.
L’incident accroît la pression sur l’Espagne, devenue la première porte d’entrée de l’immigration clandestine en Europe, dépassant l’Italie qui, en refusant d’accueillir davantage de migrants, a fermé la route maritime qui passait par la Libye.

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De nombreux blessés
Les « assauts » de la barrière « sont tous violents », précise José Cobo, porte-parole de l’Association espagnole de gardes civils (AEGC), mais cette fois, cela s’est aggravé. « Ils ont employé une méthode qu’ils n’avaient jamais utilisée avant, la chaux vive », dit-il. La garde civile a dénoncé l’emploi de « méthodes virulentes ». Selon le communiqué du corps de police espagnol, des migrants ont lancé aux agents « des récipients de plastique avec des excréments et de la chaux vive », ont utilisé des sprays enflammés à la manière de « lance-flammes » en plus de pierres et de bâtons.
Quinze agents ont été blessés, dont cinq ont dû être soignés à l’hôpital pour des brûlures au visage et aux bras. Beaucoup des migrants ont été blessés aux mains et aux jambes en escaladant la clôture. Seize ont dû se rendre à l’hôpital, tandis que les autres sont allés au centre de séjour pour migrants où ils peuvent déposer une demande d’asile, précise la garde civile.
Le gouvernement socialiste espagnol a annoncé en juin, à son arrivée au pouvoir, son intention de retirer les barbelés coupants des clôtures de Ceuta et de Melilla, les deux villes espagnoles en Afrique du Nord, seules frontières terrestres de l’Union européenne (UE) avec l’Afrique. L’association espagnole de garde civile a reconnu dans un communiqué que cette mesure pourrait être « humanitaire », mais réclame en échange « plus de gardes civils et plus de matériel antiémeute et de protection » :
« Nous sommes l’une des principales portes d’entrée du tiers-monde vers l’Europe, et aucun des responsables passés par le ministère de l’intérieur n’a voulu voir ni résoudre les problèmes que cela cause dans les deux villes. »

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Explosion démographique en Afrique subsaharienne
La pression migratoire aux portes de l’UE, qui a nettement diminué depuis la crise de 2015, se concentre désormais de plus en plus sur l’Espagne, après que l’Italie a fermé ses frontières. « Il est clair que Rome a fermé cette route de manière discutable », en refusant de recevoir les migrants secourus en mer par des ONG humanitaires, a commenté, mercredi, le ministre espagnol des affaires étrangères, Josep Borrell, lors d’une rencontre avec la presse : « Si le passage par la Méditerranée centrale se ferme et le flux migratoire ne se tarit pas dans les pays d’origine, (…) le flux va être dévié vers la Méditerranée occidentale ; c’est déjà le cas. »
Et d’appeler l’UE, pour l’heure profondément divisée sur la question, à adopter une « vraie politique migratoire, avec une perspective de vingt ou trente ans », tenant compte de l’explosion démographique en Afrique subsaharienne :
« La crise migratoire est plus difficile à résoudre que la crise de l’euro, parce qu’elle est beaucoup plus structurelle, beaucoup plus permanente. »

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