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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Notre journaliste Matthieu Goar a répondu aux internautes lors d’un tchat consacré aux enseignements politiques de l’affaire.
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Affaire Benalla : « La paralysie de la macronie a été provoquée par le mutisme du chef de l’Etat »

Notre journaliste Matthieu Goar a répondu aux internautes lors d’un tchat consacré aux enseignements politiques de l’affaire.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 18h32
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 19h07
   





                        


Matthieu Goar, chef adjoint du service politique du Monde, a répondu aux questions des internautes lors d’un tchat consacré aux conséquences politiques de l’affaire Benalla.

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          Macron veut tirer les leçons de l’affaire Benalla



Gérard Collomb va-t-il être poussé vers la sortie ? Est-il possible pour Emmanuel Macron de se priver de l’un de ses hommes forts ?
Matthieu Goar : C’est une des conséquences possibles de la crise. Certaines sources au sein de la macronie commencent à évoquer la possibilité d’un remaniement fin août ou début septembre. Gérard Collomb ressort très affaibli de cette crise, car il a esquivé beaucoup de questions lors de ses auditions devant les deux commissions d’enquête. Mais le plus grave pour lui est son affaiblissement auprès de ses hommes : les forces de police sont très irritées par l’affaire Benalla. Beaucoup de responsables policiers ne comprennent pas que M. Benalla ait pris autant d’importance dans l’organisation de la sécurité du président. Si la défiance perdure entre le ministre et la police, son avenir au sein du gouvernement s’annonce compliqué.

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          L’affaire Benalla creuse le fossé entre le pouvoir et l’administration



Cette histoire va-t-elle peser sur Macron ? On voit des sondages discordants. Est-elle de nature à peser sur les projets de réforme à venir ?
Il est beaucoup trop tôt pour le dire. Ces premiers sondages ne veulent pas dire grand-chose. Par contre, l’affaire a déjà chamboulé l’agenda des réformes, puisque la révision constitutionnelle, un texte important, sera discutée à la rentrée ou début 2019. M. Macron garde tout de même la maîtrise de son quinquennat, mais cette affaire risque de le poursuivre lors de ses déplacements et dans sa relation avec les Français. La plupart de nos concitoyens ne connaissent pas encore très bien ce nouveau président. Beaucoup attendent encore d’avoir une idée précise pour se faire une opinion sur lui, et cette affaire est un élément qui peut faire basculer des indécis.
En cas de remaniement, quels sont à votre avis les ministres menacés ?
Nous avons déjà évoqué Collomb. Ensuite, Christophe Castaner, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, a été absent de l’Hémicycle lorsque les députés macronistes devaient faire face à l’opposition. Beaucoup lui en veulent. Lors d’une interview sur BFM-TV, il a aussi sorti une phrase qui a provoqué l’ironie quand il a estimé que M. Benalla faisait office de « bagagiste » lorsqu’il était dans le car des Bleus. En cas de remaniement, il pourrait en faire les frais. Surtout que le parti présidentiel, dont il est délégué général, La République en marche, a été incapable d’organiser un début de riposte. De façon plus générale, il y a eu une rupture entre la majorité et certains ministres très absents au début de l’affaire. Les députés estiment que certains se sont « planqués ». Moi je pense que l’Elysée, en restant mutique, a paralysé la plupart des ministres qui doivent tout à M. Macron.
Quand E. Macron aurait-il dû prendre la parole ? En intervenant trop tôt, ne prenait-il pas un risque que de nouveaux éléments (évidemment inconnus de lui) apparaissent ?
Vu l’ampleur de la crise et la désorganisation de sa majorité, il aurait dû parler plus tôt. Son discours du mardi 24 juillet a d’ailleurs ressoudé ses troupes. Mais le président de la République déteste céder à la pression médiatique. D’habitude, il choisit son agenda. Là, il était sur le reculoir et ne voulait surtout pas donner l’impression d’être contraint de parler. C’est pour cela qu’il a attendu. Sans doute qu’une prise de parole plus précoce aurait circonscrit la crise.
Castaner à la buvette, Belloubet qui refuse de répondre, mais applaudit Macron à la Maison de l’Amérique latine, Philippe qui préfère aller voir le Tour de France…, comment interpréter le comportement de ces ministres étrangement absents lors de cette affaire ? 
C’est une question intéressante, car elle explique pourquoi la crise s’est prolongée. Et pourquoi une affaire concernant l’organisation de la sécurité à l’Elysée est devenue la première crise politique majeure du mandat de M. Macron. Je pense que les ministres étaient très absents parce qu’ils étaient perdus face à l’attitude de l’Elysée. Le jeudi matin, tous s’attendaient à ce que M. Macron licencie son collaborateur. Or, il ne le fait pas. Et son porte-parole, Bruno Roger-Petit, ment lorsqu’il dit que M. Benalla ne s’occupait plus des opérations en dehors de l’Elysée, alors que des photos le montrent dans le bus des Bleus. Ensuite, l’Elysée s’est muré dans le silence. Le premier ministre et les membres du gouvernement les plus politiciens (Darmanin, Le Maire, Le Drian, etc.) ignorent la marche à suivre. Les ministres issus de la société civile, eux, ne savent tout simplement pas faire de la riposte. La paralysie de la macronie a été provoquée par le mutisme du chef de l’Etat. Cela illustre à outrance la verticalité et le centralisme de son pouvoir. Même si la Constitution ne le dit pas, le fonctionnement médiatique de notre Ve République est présidentialiste. En tout cas, c’est ainsi que M. Macron exerce son pouvoir (il fait des discours au Congrès, au cœur de la crise, il parle après son premier ministre en se disant le seul responsable…). Cela va encore plus loin que Nicolas Sarkozy avec François Fillon. D’ailleurs, demain, M. Philippe doit certes affronter deux motions de censure, mais l’opposition cherche surtout à affaiblir M. Macron, pas forcément son premier ministre, qui ne sert même plus de paratonnerre au président de la République.
Quelles leçons peut-on tirer de cette affaire pour les oppositions, de droite et de gauche ? Notamment sur leur capacité à parler presque d’une seule voix pour la première fois ?
Ecrasés par Macron depuis le début du quinquennat (le gouvernement a fait passer toutes ses réformes, la mobilisation sociale a été un échec), les différents partis d’opposition se sont saisis de l’occasion pour tenter d’affaiblir la majorité macroniste. La France insoumise, la droite et le Rassemblement national (RN) ont des idées trop différentes pour trouver un front commun depuis un an. Pendant que les mélenchonistes défilaient contre les ordonnances sur le marché du travail, la droite et RN s’attaquaient à M. Macron à propos de l’immigration ou de « l’abandon » de la France rurale. Cette affaire les a fait converger, car elle concerne directement l’organisation de l’Elysée et la personnalité de M. Macron. Les opposants ont réussi à obliger la majorité à créer une commission d’enquête, et leur guérilla parlementaire a paralysé la révision constitutionnelle. Avec les deux motions de censure, les opposants poussent leur avantage jusqu’au bout, même si ce vote sera avant tout symbolique. Les députés macronistes ont reconnu qu’ils avaient manqué d’expérience et qu’ils étaient perdus, car le président ne leur donnait plus la marche à suivre. Mais cela reste une alliance de circonstances, qui ne durera pas. Il n’est pas sûr non plus qu’un opposant s’impose.
La motion de censure commune signée par les trois groupes de gauche à l’Assemblée nationale peut-elle favoriser une reprise du dialogue entre ces différentes forces en vue d’une coopération dans l’opposition à la macronie ?
Non, il s’agit avant tout d’une alliance de circonstance, car aucune de ces formations n’avait les 58 députés pour déposer une motion de censure. Au lendemain du vote sur la motion de censure, la méfiance entre M. Mélenchon, le PS et le PC reprendra ses droits.
S’agissant des commissions d’enquête mises en place par les parlementaires, il semblerait que celle de l’Assemblée nationale soit le lieu des éclats et des provocations alors que celle du Sénat se révèle être plus « sage »… Quelle analyse en faites-vous ?
Oui, c’est le sentiment que nous avons aussi. Dès le début, le Sénat a indiqué que son travail d’audition durerait six mois. A l’Assemblée, les auditions ne devaient pas durer plus d’un mois. Et à l’Assemblée certains députés venaient surtout pour provoquer un coup d’éclat. Notre impression est que le Sénat privilégie le fond du dossier alors qu’à l’Assemblée la commission est le lieu d’une bataille politique entre majorité et opposition. La présidente, Yaël Braun-Pivet (LRM), a refusé d’entendre les conseillers de l’Elysée, comme si elle voulait passer à autre chose le plus rapidement possible. Les opposants, dont le corapporteur LR, Guillaume Larrivé, cherchaient, eux, en permanence l’occasion de dénoncer une majorité aux ordres. C’est ce qu’ils ont fini par faire en quittant les auditions. Cette commission d’enquête à l’Assemblée est démonétisée.
François Bayrou, qui est membre de la majorité, mais aussi Philippe Raynaud ou Jean Garrigues critiquent incidemment l’emballement médiatique, auquel Le Monde n’est pas étranger. Cent quatre articles en dix jours dans Le Monde, est-ce sensé ?
C’est une question importante. Le Monde et les autres médias en ont-ils trop fait ? Le Monde a été à l’origine des révélations et a tout de suite considéré que cette affaire était importante. Pendant plus de deux mois, l’Elysée avait dissimulé les violences d’un de ses conseillers. Est-ce une affaire d’Etat ? Il existe un débat entre historiens. Journalistiquement, il y avait en tout cas des points à éclairer sur un personnage de l’ombre proche de M. Macron. S’agissait-il d’une faute individuelle ou existait-il un réseau, une sorte de police parallèle autour de M. Benalla ? A quel point M. Macron a-t-il protégé son conseiller ? Nous avons donc publié toute une série d’enquêtes sur le fond de l’affaire. Nous continuerons. Ensuite, il y a eu aussi beaucoup d’articles strictement politiques, car cette affaire a provoqué une crise au sein de la majorité : l’examen d’un texte de loi a été suspendu, les députés et les sénateurs ont créé des commissions d’enquête, l’Elysée s’est muré dans le silence… On peut débattre sur le fait que les violences de la Contrescarpe constituent une affaire d’Etat, mais il est indéniable que leur révélation a complètement désorganisé la vie politique et l’agenda de M. Macron.

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          Affaire Benalla : « C’est la notion de dissimulation qui crée l’affaire d’Etat »



Le Monde n’a-t-il pas honte d’avoir accordé tant d’importance à ce fait divers ?
Ce terme de « fait divers » est intéressant. Il y en a parfois qui disent beaucoup du fonctionnement de la société. Là, nous sommes face à un fait divers qui dit beaucoup du fonctionnement politique de M. Macron. C’est pour cela qu’il est très intéressant. A travers M. Benalla, on s’aperçoit un peu mieux que M. Macron a été obligé de s’entourer rapidement au début de sa campagne électorale, qu’il n’avait pas un immense réseau dans les forces de police, contrairement à M. Sarkozy à l’époque, qu’il est capable de dissimuler des choses, qu’il déteste se séparer de ses collaborateurs, qu’il refuse de céder à la pression médiatique, que sa majorité est perdue lorsqu’il se tait, etc.
Le fonctionnement des réseaux sociaux et les impératifs du modèle économique de la presse en ligne ont-ils influé sur votre traitement de l’affaire ? N’y avait-il pas moyen de prendre quelque distance critique avec les commentaires (watergate, scandale d’Etat, barbouzes, milices privées) qui relevaient de l’exagération ou de l’insinuation ?
Nous avons réalisé une interview de M. Mélenchon, qui compare cette affaire au Watergate : ce sont ses mots, pas les nôtres. Par ailleurs, nous avons donné la parole dans chacun des articles politiques à des proches de M. Macron. Nous avons fait une interview de M. Bayrou qui dit exactement l’inverse de ce que dit M. Mélenchon. Par ailleurs, nous avons fait vivre le débat en donnant la parole à des intellectuels qui considèrent que tout cela n’est pas une affaire d’Etat.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.En quelques jours, l’affaire est devenue une affaire d’Etat.Benalla, Mizerski, Crase... qui sont les personnages-clés ?A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et Les Républicains déposent une motion de censure contre le gouvernement.Dans cette affaire, la question des images de vidéosurveillance est centrale alors que trois policiers ont été sanctionnés pour les avoir transmises à M. Benalla et que l’Elysée est accusée de les avoir instrumentalisées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ La proposition de loi LRM, qui encadre l’usage de tout objet connecté, a obtenu 62 voix pour, une contre. L’opposition s’est abstenue.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Le Parlement entérine l’interdiction du téléphone portable dans les écoles et les collèges

La proposition de loi LRM, qui encadre l’usage de tout objet connecté, a obtenu 62 voix pour, une contre. L’opposition s’est abstenue.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 18h13
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30.07.2018 à 19h05
   





                        



   


Le Parlement a définitivement adopté lundi 30 juillet, par un ultime vote de l’Assemblée, l’interdiction des portables dans les écoles et collèges – voire dans certains lycées –, au cœur d’une proposition de loi La République en marche (LRM), traduisant une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.
Soutenu par les groupes LRM, MoDem et UDI-Agir-Indépendants, le texte sur « l’encadrement de l’utilisation du téléphone portable dans les établissements d’enseignement scolaire », sur lequel députés et sénateurs avaient trouvé un compromis, a obtenu 62 voix pour et une contre.
Les Républicains, mais aussi les socialistes, les Insoumis et les communistes se sont abstenus, critiquant « une opération de communication », de « l’affichage politique », ou « une loi de circonstance » qui « ne va rien changer ».

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Les lycées concernés mais pas obligés
La proposition de loi interdit l’usage de tout objet connecté (portable, tablette, montre…), dans les écoles et collèges. Il y aura des exceptions « pour des usages pédagogiques », laissés à l’appréciation de chaque établissement dans son règlement intérieur, ou pour les enfants handicapés. Les activités liées à l’enseignement mais se déroulant à l’extérieur, comme le sport, seront aussi concernées.

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Les lycées auront, quant à eux, la possibilité, mais pas l’obligation, d’inscrire l’interdiction totale ou partielle du portable et d’autres objets connectés dans leur règlement intérieur.
Le code de l’éducation interdit, depuis la loi du 12 juillet 2010, les portables « durant toute activité d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur ».

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                L’interdiction du téléphone portable à l’école, une mesure difficilement applicable






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ La SNCF prévoit un retour à un trafic « proche de la normale » vendredi, une semaine après l’incendie d’un transformateur haute tension, et « complètement normal » lundi.
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Montparnasse : RTE annonce avoir rétabli l’alimentation électrique

La SNCF prévoit un retour à un trafic « proche de la normale » vendredi, une semaine après l’incendie d’un transformateur haute tension, et « complètement normal » lundi.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 07h41
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 19h05
   





                        



   


Enfin une bonne nouvelle pour les usagers de la gare Montparnasse, à Paris, trois jours après l’incendie d’un poste électrique qui a désorganisé la circulation des trains en plein chassé-croisé estival. Réseau de transport d’électricité (RTE) a annoncé lundi 30 juillet avoir rétabli l’alimentation électrique de la gare, grâce à « la mise en œuvre d’une liaison alternative ».
Plus tôt dans la journée, la SNCF avait prévu un retour à un trafic « proche de la normale » vendredi, une semaine après l’incendie d’un transformateur haute tension, et « complètement normal » lundi 6 août seulement, le temps d’assurer la maintenance des TGV une fois que l’alimentation en électricité haute tension aura été rétablie.
En attendant, les départs et arrivées des TGV du Sud-Ouest, reportés à Paris-Austerlitz depuis l’incendie, pourraient être de nouveau assurés à Montparnasse à compter de mardi ou mercredi, a ajouté la compagnie publique, dans un communiqué.
Un train sur deux lundi
Quant à la journée de lundi, la SNCF prévoyait, comme dimanche, de faire circuler un train sur deux. « Au-delà de pouvoir faire rouler les trains, il faut assurer leur maintenance et garantir le confort des voyageurs… Or chaque jour qui passe, nous avons de plus en plus de trains stockés en maintenance », a expliqué un porte-parole. L’atelier de maintenance des rames TGV près de Montparnasse n’est plus alimenté en électricité depuis vendredi en fin de matinée.
Dans son communiqué, la SNCF précise que « dès que RTE aura rétabli une alimentation électrique normale, l’atelier rattrapera les quatre ou cinq jours de retard de maintenance et de vérifications de sécurité, pour remettre les trains à la disposition des clients. (…) Il faudra plusieurs jours pour que l’ensemble des rames nécessaires à un service normal puissent être préparées et vérifiées en toute sécurité. » 
La suppression de nombreux trains a entraîné la surcharge de ceux qui continuaient à circuler. Dimanche après-midi, environ 150 personnes ont été évacuées ou n’ont pas pu monter à bord d’un train bondé en gare de Dax (Landes) à destination de Paris.
Mission d’enquête sur l’incendie
RTE tablait initialement sur un rétablissement du courant jeudi. Le poste électrique d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), qui alimente Montparnasse, a été gravement endommagé vendredi par un incendie encore inexpliqué, RTE écartant a priori un acte volontaire.
La SNCF avait mis en demeure RTE de trouver une solution au plus vite pour permettre un fonctionnement normal de la gare parisienne, avant la date du 2 août. Ce délai annoncé de près d’une semaine pour un retour à une alimentation électrique normale de la gare a poussé le gouvernement à ouvrir une « mission d’enquête » sur cet incendie. Elle a mis en avant « une fragilité manifeste dans l’alimentation de substitution de la gare Montparnasse ». La SNCF a annoncé son intention de demander une indemnisation au gestionnaire d’électricité. Le PDG de l’entreprise publique, Guillaume Pepy, a estimé que ces perturbations devraient coûter « quelques millions d’euros ». RTE a reconnu sa responsabilité.
Pour ceux qui le peuvent, la SNCF conseille de reporter leur voyage. Les billets seront intégralement remboursés au-delà de trois heures de retard. La SNCF a aussi annoncé le remboursement des trajets réalisés en covoiturage dans le cadre de son service iDVRrom pour des trajets depuis ou vers les gares Montparnasse ou Paris-Austerlitz jusqu’à jeudi prochain.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’ancien ministre des affaires étrangères a été entendu, le 20 juillet, comme témoin dans l’enquête visant le cimentier. Il affirme, dans son audition, révélée par « Le Monde », que l’affaire Lafarge ne lui est « jamais remontée ».
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Financement du terrorisme par Lafarge : ce que Fabius a dit aux juges

L’ancien ministre des affaires étrangères a été entendu, le 20 juillet, comme témoin dans l’enquête visant le cimentier. Il affirme, dans son audition, révélée par « Le Monde », que l’affaire Lafarge ne lui est « jamais remontée ».



Le Monde
 |    30.07.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 18h56
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            Soren Seelow








                        



                                


                            
Il n’a rien su, rien entendu. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères entre 2012 et 2016, affirme n’avoir jamais été informé des mésaventures de Lafarge en Syrie durant cette période, et a fortiori des petits arrangements du cimentier avec des groupes terroristes. Aujourd’hui président du Conseil constitutionnel, l’ancien ministre a été entendu comme témoin, vendredi 20 juillet, par les juges d’instruction Charlotte Bilger et David de Pas, dans l’enquête pour « financement d’une entreprise terroriste » visant l’ancien fleuron du CAC40.

Son audition, révélée par Le Monde, ne laisse pas d’interroger sur l’absence totale d’informations qui seraient remontées jusqu’au ministre, et ce alors que plusieurs de ses collaborateurs au Quai d’Orsay suivaient le dossier Lafarge, dont l’usine était même devenue un sujet de discussion entre Paris et Washington. Afin de mettre en perspective les réponses faites par M. Fabius aux magistrats, Le Monde a choisi de les présenter en regard du contexte et des éléments factuels versés à l’instruction.
Entre 2012 et 2015, le cimentier Lafarge – devenu LafargeHolcim après sa fusion avec le groupe suisse – est la dernière entreprise française présente en Syrie, tandis que le pays sombre dans le chaos. La diplomatie française est alors en première ligne pour faire tomber le régime de Bachar Al-Assad : au cours de l’été 2013, Laurent Fabius multiplie les échanges avec son homologue américain, John Kerry, pour monter une intervention militaire contre Damas, qui ne verra finalement pas le jour après la volte-face de Washington.
« Je n’en ai pas de souvenir précis »
Le ministre des affaires étrangères savait-il que Lafarge possédait alors la seule usine française encore en activité dans le pays ? « Je n’en ai pas de souvenir précis », assure Laurent Fabius. Etait-il informé des déboires du cimentier, contraint de composer avec différents groupes armés, dont les forces kurdes et l’organisation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Président, la vie d’après (1/6). Dans les heures qui suivent la victoire du « non » au référendum qu’il a convoqué, le général démissionne et se retire, meurtri, à Colombey-les-Deux-Eglises. Ecriture, voyages. Et l’attente…
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ 
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Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h43
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                            Les Décodeurs








                        



   


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    border-right: 1px solid #CACED0;
    border-left: 1px solid #CACED0;
    border-bottom: 1px solid #CACED0;
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    padding: 0rem 2.5rem 2rem 2.5rem;
    width: 100%;
    font-size: 1.3rem;
}

.ui-slider-handle,
.ui-state-default {
    cursor: ew-resize!important;
}

#slider {
    text-align: center;
    width: 90%;
    margin: 0;
}

.ui-corner-all,
.ui-corner-bottom,
.ui-corner-right,
.ui-corner-br {
    border-bottom-right-radius: 0px;
}

.ui-corner-all,
.ui-corner-bottom,
.ui-corner-left,
.ui-corner-bl {
    border-bottom-left-radius: 0px;
}

.ui-corner-all,
.ui-corner-top,
.ui-corner-right,
.ui-corner-tr {
    border-top-right-radius: 0px;
}

.ui-corner-all,
.ui-corner-top,
.ui-corner-left,
.ui-corner-tl {
    border-top-left-radius: 0px;
}

.ui-widget-content {
    border: 1px solid #aaaaaa;
    color: #025278;
}

.ui-widget-header {
    border: 1px solid #aaaaaa;
    color: #025278;
    font-weight: bold;
}

.ui-slider {
    position: relative;
    text-align: left;
}

.ui-slider-horizontal .ui-slider-handle {
    top: -7px;
    margin-left: -10px;
}

.ui-slider .ui-slider-handle {
    position: absolute;
    z-index: 2;
    width: 1.2em;
    height: 4px;
    cursor: default;
}

.ui-slider .ui-slider-range {
    position: absolute;
    z-index: 1;
    font-size: .7em;
    display: block;
    border: 0;
    top: -2px;
    background-position: 0 0;
    background: #ffc6aa;
    height: 10px;
}

.ui-slider {
    background: #e9ebee;
    border: none;
    border-radius: 0;
}

.ui-slider .ui-slider-handle {
    width: 20px;
    height: 20px;
    border-radius: 50%;
    border-color: transparent;
    transition: border 0.4s ease;
}

.ui-slider .ui-slider-handle.ui-state-hover,
.ui-slider .ui-slider-handle.ui-state-focus,
.ui-slider .ui-slider-handle.ui-state-active {
    border-color: #025278;
    outline: 0;
}

.ui-slider-handle:focus {
    outline: none!important;
    outline: 0;
}

.ui-slider .ui-slider-pip .ui-slider-line {
    background: #CACED0;
    transition: all 0.4s ease;
}

.ui-slider.ui-slider-horizontal {
    height: 6px;
}

.ui-slider.ui-slider-horizontal .ui-slider-pip {
    top: 10px;
}

.ui-slider.ui-slider-horizontal .ui-slider-pip .ui-slider-line {
    width: 2px;
    height: 10px;
    margin-left: -1px;
}

.ui-slider.ui-slider-horizontal .ui-slider-pip[class*=ui-slider-pip-selected] .ui-slider-line {
    height: 20px;
}

.ui-slider.ui-slider-horizontal .ui-slider-pip.ui-slider-pip-inrange .ui-slider-line {
    height: 12px;
}

.ui-slider.ui-slider-vertical {
    width: 6px;
    height: 125px;
    display: inline-block;
    margin: 0 15%;
}



.ui-slider.ui-slider-vertical .ui-slider-pip {
    left: 10px;
}

.ui-slider.ui-slider-vertical .ui-slider-pip .ui-slider-line {
    height: 2px;
    width: 10px;
    margin-top: -1px;
}

.ui-slider.ui-slider-vertical .ui-slider-pip[class*=ui-slider-pip-selected] .ui-slider-line {
    width: 20px;
}

.ui-slider.ui-slider-vertical .ui-slider-pip.ui-slider-pip-inrange .ui-slider-line {
    width: 12px;
}


.ui-slider.ui-slider-vertical .ui-slider-handle .ui-slider-tip,
.ui-slider.ui-slider-vertical .ui-slider-handle[class*=ui-state-] .ui-slider-tip {
    visibility: visible;
    opacity: 1;
    border: none;
    background: transparent;
    left: 50%;
    width: 30px;
    margin-left: -15px;
    text-align: center;
    color: white;
    font-weight: normal;
    top: 10px;
}


.ui-slider-handle,
.ui-slider-range,
.ui-slider-pip[class*=ui-slider-pip-selected] .ui-slider-line,
.ui-slider-pip.ui-slider-pip-inrange .ui-slider-line {
    background-color: #FB5100;
}

.grosrond {
    font-size: 25px;
}










/* fin du slider */

#recapator .dates {
    margin: 4rem auto 6rem auto;
}

#recapator .affichage {
    margin: 2rem 0 1rem 0;
    text-align: left;
    width: 100%;
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    font-size: 1.35rem;
    font-weight: bold;
}

#recapator .semaine {
    padding: 0 0 1.5rem 0;
    margin: 1rem 0 3rem 0;
    border-bottom: 2px solid #e5e7e8;
}

#recapator .semaine .titrecarte {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    color: #FFF;
    font-size: 1.4rem;
    font-weight: bold;
    opacity: 1;
    padding: 6px 11px;
    display: inline-block;
}

#recapator .semaine .datesemaine {
    text-transform: uppercase;
    color: #131e2b;
    margin-bottom: 1rem;
    font-size: 1.2rem;
}

#recapator .petittitre {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    color: #151E2A;
    font-weight: bold;
    text-align: left;
    margin: .5rem 0 1.5rem 0;
    padding: 0 5% 0 0;
}

#recapator .semaine .titrecarte sup {
    text-transform: lowercase;
}

.enplus {
    background: #EAEDF0;
    border-left: 5px solid #DCE1E6;
    padding: 10px 20px;
    margin: 1rem 0;
    color: #273D58;
    font-weight: bold;
    border-bottom: none;
}

.enplus:hover span {
    border-bottom: 2px solid #273D58;
}

#touteslesboites {
    justify-content: space-between;
    display: flex;
    flex-wrap: wrap;
    align-content: flex-start;
    border-bottom: 2px solid #e5e7e8;
    padding: 0 0 1.5rem 0;
}

div {
    color: #383f4e;
    border-top: 1px solid #e9edf0;
    /* background: rgba(113, 113, 113, 0.8); */
    padding: .9rem .6rem .3rem .5rem!important;
    font-size: 1.2rem;
    text-align: left;
    margin: .3rem 0;
    border-radius: 2px;
    flex: 1 33%;
    display: -webkit-inline-flex;
    display: inline-flex;
    -webkit-flex-direction: row/* works with row or column */
    flex-direction: row;
    -webkit-align-items: center;
    align-items: center;
}

div:nth-child(-n+3) {
    border-top: 0px;
}

#rattrapages .sport {
    border-left: 0 solid rgba(233, 172, 102, 1);
}

#touteslesboites .sport .option-input:checked {
    background: rgba(233, 172, 102, 1);
}

#rattrapages .sport .titrecarte {
    background-color: rgba(233, 172, 102, 1);
}

#rattrapages .insolite {
    border-left: 0 solid rgba(249, 105, 150, 1);
}

#touteslesboites .insolite .option-input:checked {
    background: rgba(249, 105, 150, 1);
}

#rattrapages .insolite .titrecarte {
    background-color: rgba(249, 105, 150, 1);
}

#touteslesboites .culture .option-input:checked {
    background: rgba(249, 105, 150, 1);
}

#rattrapages .culture {
    border-left: 0 solid rgba( 242, 5, 89, 1);
}

#rattrapages .culture .titrecarte {
    background-color: rgba( 242, 5, 89, 1);
}

#rattrapages .politique {
    border-left: 0 solid rgba(31, 13, 103, .8);
}

#touteslesboites .politique .option-input:checked {
    background: rgba(31, 13, 103, .7);
}

#rattrapages .politique .titrecarte {
    background-color: rgba(31, 13, 103, .7);
}

#touteslesboites .astronomie .option-input:checked,
#touteslesboites .sciences .option-input:checked {
    background: rgba(12, 180, 174, 1);
}

#rattrapages .astronomie,
#rattrapages .sciences {
    border-left: 0 solid rgba(12, 180, 174, 1);
}

#rattrapages .astronomie .titrecarte,
#rattrapages .sciences .titrecarte {
    background-color: rgba(12, 180, 174, 1);
}

#rattrapages .société {
    border-left: 0 solid rgba(255, 200, 50, 1);
}

#touteslesboites .société .option-input:checked {
    background: rgba(255, 200, 50, 1);
}

#rattrapages .société .titrecarte {
    color: #000;
    background-color: rgba(255, 200, 50, 1);
}

#rattrapages .planete,
#rattrapages .planète {
    border-left: 0 solid rgba(48, 147, 46, 1);
}

#touteslesboites .planète .option-input:checked,
#touteslesboites .planete .option-input:checked {
    background: rgba(48, 147, 46, 1);
}

#rattrapages .planete .titrecarte,
#rattrapages .planète .titrecarte {
    background-color: rgba(48, 147, 46, 1);
}

#rattrapages .economie {
    border-left: 0 solid rgba(254, 47, 47, 1);
}

#touteslesboites .economie .option-input:checked {
    background: rgba(254, 47, 47, 1);
}

#rattrapages .economie .titrecarte {
    background-color: rgba(254, 47, 47, 1);
}

#rattrapages .disparitions {
    border-left: 0 solid rgba(25, 25, 25, 1);
}

#touteslesboites .disparitions .option-input:checked {
    background: rgba(25, 25, 25, .9);
}


#rattrapages .disparitions .titrecarte {
    background-color: rgba(25, 25, 25, 1);
}

#rattrapages .international {
    border-left: 0 solid rgba(3, 134, 195, 1);
}

#touteslesboites .international .option-input:checked {
    background: rgba(3, 134, 195, 1);
}

#rattrapages .international .titrecarte {
    background-color: rgba(3, 134, 195, 1);
}

#recapator .dutexte {
    font-size: 1.3rem;
    margin: 0;
    padding: 0 0 1.5rem 0;
}



#recapator .grasdecodeurs {
    padding: 2rem 0 .5rem 0;

    align-self: center;
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    font-size: 1.5rem;
    font-weight: bold;
}

#recapator .titreoutil {
    background: #FB5100;
    font-family: Fette,"Arial Narrow",sans-serif;
    color: #FFFFFF;
    text-transform: uppercase;
    font-size: 2rem;
    font-weight: normal;
    opacity: 1;
    padding: 6px 11px;
    margin-right: 1.5rem;
    display: block;
    align-self: center;
}

#recapator .contenanttitre {
    border-bottom: 1px solid #E9EDF0;
    padding: 1.5rem .5rem;
    display: flex;
    align-content: flex-start;
    justify-content: space-between;
}

.contenanttitre .imgdec {
    pointer-events: none;
    -webkit-touch-callout: none;
    -webkit-user-select: none;
    -khtml-user-select: none;
    -moz-user-select: none;
    -ms-user-select: none;
    user-select: none;
}

.contenanttitre .imgdec img {
    height: 3.2rem;
    border: 0;
}

#recapator .texte {
    margin: 1rem 0;
}

#recapator .explications {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    margin: 20px 0px;
    padding: 10px;
    background-color: #f5f6f8;
    color: #383f4e;
    text-align: center;
}

#dates sup {
    text-transform: lowercase;
}

#recapator .boites {
    padding: .5rem 0;
}

#recapator .boites label {
    cursor: pointer;
}

span.monecart {
    display: block;
    padding: .9rem 2rem;
}













/*LE RABE */

#slider label {
    position: absolute;
    color: #cacbcd;
    width: 20px;
    margin-top: -8px;
    margin-left: -10px;
    text-align: center;
}

#slider label.bleu {
    color: #FB5100;
}

#slider span.petittexte {
    margin-top: .5rem;
    font-size: 1.1rem;
    display: block;
    color: #cacbcd;
    line-height: 1rem;
    white-space: nowrap;
    font-weight: bold;
}


#recapator .gris:before {
    color: #CACED0;
    display: inline;
    font-size: inherit;
    width: 9px;
}













/* LES CHECKBOXES */

.option-input {
    -webkit-appearance: none;
    -moz-appearance: none;
    -ms-appearance: none;
    -o-appearance: none;
    appearance: none;
    width: 1.7rem;
    height: 1.7rem;
    border-radius: 0;
    color: #fff;
    cursor: pointer;
    display: inline-block;
    outline: none;
    position: relative;
    margin-right: 0.5rem;
    z-index: 1000;
    background-color: #e9edf0;
}

.option-input:checked+label {
    color: #383f4e;
}

.option-input+label {
    color: #cacbcd;
}



input:not([class^="btn"]):focus {
    box-shadow: 0 0 0px 0 rgba(0, 0, 0, 0)!important;
}

.option-input:checked::before {
    color: rgba(255, 255, 255, 1);
    position: absolute;
    top: 0.1rem;
    left: 0.1rem;
    content: "";
") no-repeat;
    display: inline-block;
    background-size: 70%;
    width: 2rem;
    height: 2rem;
    margin-right: 5px;
    font-size: 2.3rem;
    text-align: center;
    line-height: 1.5rem;
}

#recapator #boites.stick {
    background-color: white;
    position: fixed;
    top: 0px;
    z-index: 10000;
    border-bottom: 1px rgba(0, 0, 0, 0.1) solid;
}


/* le css sur mobile */

@media screen and (max-width: 500px) {

    #slider label {
        margin-top: -6px;
        margin-left: -10px;

    }
}


              ▄▓▄                                                               
            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄                
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦            
       ╒▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄  ▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▄▄▄▓▓▌  
       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ   
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ        
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓µ     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
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                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Récapator


Qu'ai-je manqué pendant mes vacances ?
Déplacez les glissières pour sélectionner la période pendant laquelle vous étiez « déconnecté·e ». 

Filtrez par thème si, par exemple, vous ne voulez pas entendre parler de sport ou de disparitions.




require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/slider", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/moment.js"], function($, jqueryUICore, slider, moment) {

    ! function(a) {
        function f(a, b) {
 1)) {
                a.preventDefault();
                var c = a.originalEvent.changedTouches[0],
                    d = document.createEvent("MouseEvents");
                d.initMouseEvent(b, !0, !0, window, 1, c.screenX, c.screenY, c.clientX, c.clientY, !1, !1, !1, !1, 0, null), a.target.dispatchEvent(d)
            }
        }
        if (a.support.touch = "ontouchend" in document, a.support.touch) {
            var e, b = a.ui.mouse.prototype,
                c = b._mouseInit,
                d = b._mouseDestroy;
            b._touchStart = function(a) {
                var b = this;
                !e && b._mouseCapture(a.originalEvent.changedTouches[0]) && (e = !0, b._touchMoved = !1, f(a, "mouseover"), f(a, "mousemove"), f(a, "mousedown"))
            }, b._touchMove = function(a) {
                e && (this._touchMoved = !0, f(a, "mousemove"))
            }, b._touchEnd = function(a) {
                e && (f(a, "mouseup"), f(a, "mouseout"), this._touchMoved || f(a, "click"), e = !1)
            }, b._mouseInit = function() {
                var b = this;
                b.element.bind({
                    touchstart: a.proxy(b, "_touchStart"),
                    touchmove: a.proxy(b, "_touchMove"),
                    touchend: a.proxy(b, "_touchEnd")
                }), c.call(b)
            }, b._mouseDestroy = function() {
                var b = this;
                b.element.unbind({
                    touchstart: a.proxy(b, "_touchStart"),
                    touchmove: a.proxy(b, "_touchMove"),
                    touchend: a.proxy(b, "_touchEnd")
                }), d.call(b)
            }
        }
    }($);



    /*
    La localisation de Moment.js
    */

    moment.locale('fr', {
        months: "janvier_février_mars_avril_mai_juin_juillet_août_septembre_octobre_novembre_décembre".split("_"),
        monthsShort: "janv._févr._mars_avr._mai_juin_juil._août_sept._oct._nov._déc.".split("_"),
        weekdays: "dimanche_lundi_mardi_mercredi_jeudi_vendredi_samedi".split("_"),
        weekdaysShort: "dim._lun._mar._mer._jeu._ven._sam.".split("_"),
        weekdaysMin: "Di_Lu_Ma_Me_Je_Ve_Sa".split("_"),
        longDateFormat: {
            LT: "HH:mm",
            LTS: "HH:mm:ss",
            L: "DD/MM/YYYY",
            LL: "D MMMM YYYY",
            LLL: "D MMMM YYYY LT",
            LLLL: "dddd D MMMM YYYY LT"
        },
        calendar: {
            sameDay: "[Aujourd'hui à] LT",
            nextDay: '[Demain à] LT',
            nextWeek: 'dddd [à] LT',
            lastDay: '[Hier à] LT',
            lastWeek: 'dddd [dernier à] LT',
            sameElse: 'L'
        },
        ordinalParse: /\d{1}(er)/,
        ordinal: function(number) {
er' : '');
        },
    })

    /*
        GSelper pour importer les données de Google Spreadsheet (MERSEA PIRHOO)
    */
    function Gselper(e) {
        var t = this,
            n = { autoLoad: !0, key: "", worksheet: "", onComplete: null, onFail: null },
            o = {},
            i = [];
 0 }, this.load = function(e, i) { if ("" == n.key || "string" != typeof n.key) return !1; if ("" == n.worksheet || "string" != typeof n.worksheet) return !1; var r = "https://spreadsheets.google.com/feeds/list/" + n.key + "/" + n.worksheet + "/public/values?alt=json&callback=?"; return $.getJSON(r, function() {}).done(function(n) { o = n, t.parse() && "function" == typeof e && e.call(t) }).fail(function() { "function" == typeof i && i.call(t) }), t }, this.parse = function() {
            return "object" != typeof o || "object" != typeof o.feed || "object" != typeof o.feed.entry || 0 == o.feed.entry.length ? !1 : (i = [], $.each(o.feed.entry, function(e, t) {
                var n = {};
                $.each(t, function(e, t) { "gsx$" === e.slice(0, 4) && (n[e.slice(4)] = t.$t) }), i.push(n)
            }), t)
        }, this.get = function(e) { return "undefined" == typeof e ? t.isLoaded() ? i : !1 : "number" == typeof e && e     };

    /*
        Pour modifier les données 2018 : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1EPyOD5ZkB9CdeMh4tYeS6I819aNhnVk-vLvhw7qrKyc/edit#gid=0
    */
    /*** PARAMETRES ***/
    var importDonneesGoogleSpreadsheet = true;

    if (importDonneesGoogleSpreadsheet) {
        function firstScrape() {
            var doc = new Gselper({
                key: "1EPyOD5ZkB9CdeMh4tYeS6I819aNhnVk-vLvhw7qrKyc",
                worksheet: "1",
                onComplete: function(data) {
                    rattrapator = [];

                    $.each(doc.get(), function(i, line) {
                        rattrapator.push(line)
                    });

                    rattrapator.sort(function(a, b) {
                        premier = moment(a.date, "DD/MM/YYYY")
                        second = moment(b.date, "DD/MM/YYYY")
                        return premier - second
                    })
                    rattrapator.reverse()
                    genererRecapator();
                },
                onFail: function(data) {
                    genererRecapator();

                }
            });
        }
        firstScrape();
    } else {
        genererRecapator()
    }

    var semaine = moment().weeks();
    if (semaine     else max = 35;

    tablo_debut = max-1,
    tablo_fin = max+1,
    tablo = [];
    for(i=tablo_debut;i        tablo.push(i)
    }


    var debut = 0,
        fin = tablo.length - 1;

    var themes = [],
        themeschoisis = [];

    var valeurs = [27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35],
        dico = {
            "26": {
                "debut": "25 juin",
                "fin": "1 juillet"
            },
            "27": {
                "debut": "2 juillet",
                "fin": "8 juillet"
            },
            "28": {
                "debut": "9 juillet",
                "fin": "15 juillet"
            },
            "29": {
                "debut": "16 juillet",
                "fin": "22 juillet"
            },
            "30": {
                "debut": "23 juillet",
                "fin": "29 juillet"
            },
            "31": {
                "debut": "30 juillet",
                "fin": "5 août"
            },
            "32": {
                "debut": "6 août",
                "fin": "12 août"
            },
            "33": {
                "debut": "13 août",
                "fin": "19 août"
            },
            "34": {
                "debut": "20 août",
                "fin": "26 août"
            },
            "35": {
                "debut": "27 août",
                "fin": "2 septembre"
            }
        };


    $("#slider").slider({
        min: 27,
        max: 35,
        range: true,
        step: 1,
        values: [max - 1, max + 1],
        slide: function(event, ui) {
            if (ui.values[1]                 tablo = [];
                for (var i = 0; i                     for (i = ui.values[0]; i                         tablo.push(i)
                    }
                    fin = Number(tablo.length - 1);
                    montrerCacher();
                }
            } else {
                return false
            }
        }
    }).each(function() {
        var opt = $(this).data().uiSlider.options;
        var vals = opt.max - opt.min;
        for (var i = 0; i " + dico[valeurs[i]].debut + "  "
            else madate = ""
●" + madate.replace("juillet", "juil.") + ""
            var el = $(contenu).css('left', (i / vals * 100) + '%');

            $("#slider").append(el);

        }
    });

    function genererRecapator() {
        var html = ""
"

        $.each(rattrapator, function(i, d) {
            /*
            On vérifie les themes
            */
            var categorie1 = String(d.cat1).toLowerCase()
            var categorie2 = String(d.cat2).toLowerCase()
            if (themes.indexOf(categorie1) == -1 && categorie1 != "") themes.push(categorie1)
            if (themes.indexOf(categorie2) == -1 && categorie2 != "") themes.push(categorie2)

            /*
            On génre le tableau
            */
            var classe = (d.cat1).toLowerCase() + ((d.cat2 != "") ? " " + (d.cat2).toLowerCase() : "")
"
" + moment(d.date, "DD/MM/YYYY").format("ddd Do MMM") + ""
             */
" + ((d.date) ? String(moment(d.date, "DD/MM/YYYY").format("dddd Do MMMM")).replace(/ /g, " ") : "") + "" + d.titre.replace(" %", " %") + "" + d["texte"].replace(/« /g, "« ").replace(/ »/g, " »")
En savoir plus"

"
        })
        $("#rattrapages").html(html)
        themes.sort()
        themeschoisis = themes
        $("#rattrapages a").click(function(event) {
            event.stopImmediatePropagation()
        });

        $.each(themes, function(i, d) {
            var themecb = nomPropre(d);
 " + themecb.replace("Economie", "Économie") + ""
        });

"
        $("#boites").html(checkboxes)

        $('#slideToggle').click(function() {
            $('#touteslesboites').slideToggle('slow', function() {
                $("#slideToggle").toggleClass("rotation")
            });
        });

        $("#boites :checkbox").on("change", function(d) {
            byebye = this.value;
            if (this.checked) {
                themeschoisis.push(byebye)
            } else {
                themeschoisis.splice(themeschoisis.indexOf(byebye), 1)
            }
            montrerCacher();
        })
        montrerCacher();
    };



    function montrerCacher() {
        /*    On change le texte sous la glissière et la couleurs des labels  */
        var premier = tablo[debut],
            dernier = tablo[fin];
        mois1 = dico[premier].debut.split(" ")[1]
        mois2 = dico[dernier].fin.split(" ")[1]

        /*
        On cache ceux qui ne sont dans la fourchette
        */
        $("#rattrapages .semaine").hide()
        $("#slider label").removeClass("bleu")
        $.each(tablo, function(i, d) {
            $("#slider .l" + d).addClass("bleu")

            selecteur = $("#rattrapages .s" + d);
            selecteur.show()

            $.each(selecteur, function(j, k) {
                var myString = $(k).attr('class').split(" ")
                
                myString.splice(0, 2)

                if (themeschoisis.indexOf(myString[0]) == -1) {
                    $("#rattrapages ." + myString[0]).hide()
                }
                if (themeschoisis.indexOf(myString[1]) == -1) {
                    $("#rattrapages ." + myString[1]).hide()
                }
            })
        })


 1) ? "s" : "") + " correspond" + (($('#rattrapages div.semaine:not([style*="display: none"])').length > 1) ? "ent" : "") + " à vos dates (du "
        if (mois1 != mois2) {
            datehtml += dico[premier].debut + " au " + (dico[dernier].fin).replace(" ", " ")
        } else {
            datehtml += dico[premier].debut.split(" ")[0] + " au " + (dico[dernier].fin).replace(" ", " ")
        }
        datehtml += ")"
        $("#dates").html(datehtml)
    }

    function nomPropre(string) {
        return string.charAt(0).toUpperCase() + string.slice(1);
    }


});





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-7">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Les producteurs américains sont touchés par la hausse des produits importés. Depuis le début de l’année, le prix de l’acier a augmenté de 33 %, celui de l’aluminium de 11 %.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La guerre commerciale commence à pénaliser les Etats-Unis

Les producteurs américains sont touchés par la hausse des produits importés. Depuis le début de l’année, le prix de l’acier a augmenté de 33 %, celui de l’aluminium de 11 %.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 14h00
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Les amandes de Californie sont frappées à leur tour. Pas par les incendies ou un dangereux parasite, mais par la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump. Victimes des droits de douane de 50 % imposés par les Chinois. Pékin mène la guerre sérieusement : elle a fermé un « trou » dans sa réglementation qui permettait jusqu’à présent d’importer semi-légalement en franchise de droit les amandes via le Vietnam et s’approvisionne désormais en Australie ou en Afrique. Conséquence, les Américains qui sont de très loin les premiers producteurs au monde subissent une chute des prix de 10 %, incapables d’écouler leur production.
Selon le Wall Street Journal, cerises de Californie et citrons de Floride subissent désormais des délais avant d’être dédouanées dans les ports chinois. Quant aux véhicules Ford, il serait question de les démonter pour examiner leurs composants à Tianjin, le port de Pékin.
La guerre commerciale frappe les exportateurs américains, essentiellement les agriculteurs, victimes des rétorsions étrangères. Mais aussi les producteurs, touchés par la hausse des produits importés dont ils ont besoin pour fournir leur marché national, à commencer par l’acier et l’aluminium. Depuis le début de l’année, les prix de ces matières essentielles ont progressé respectivement d’un tiers et de 11 %.

Toutes les industries augmentent leurs tarifs
L’entreprise Whirlpool, qui fut aux premières loges de la guerre commerciale en obtenant une taxation des lave-linge en janvier, n’en finit pas de descendre aux enfers : son cours de Bourse a perdu près d’un tiers de sa valeur depuis janvier. Plus fondamentalement, toutes les industries augmentent leurs tarifs, mettant à mal la légende selon laquelle l’acier et l’aluminium représentent une part minime du prix final payé par le consommateur. Les entreprises ont augmenté de 3,4 % leurs dépenses et répercutent en partie ces hausses sur les consommateurs (l’inflation est 2,9 %).
Tout...




                        

                        


<article-nb="2018/07/30/19-8">
<filnamedate="20180730"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180730"><AAMMJJHH="2018073019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Une infirmière psychiatrique est prise en otage depuis 15 h 30 par un détenu à l’unité sanitaire. Celui-ci « n’est pas incarcéré pour faits de terrorisme, ni suivi au titre de la radicalisation » selon l’administration pénitentiaire.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Une infirmière retenue en otage par un détenu à la prison de Salon-de-Provence

Une infirmière psychiatrique est prise en otage depuis 15 h 30 par un détenu à l’unité sanitaire. Celui-ci « n’est pas incarcéré pour faits de terrorisme, ni suivi au titre de la radicalisation » selon l’administration pénitentiaire.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 18h13
   





                        


La journée est décidément chargée pour la pénitentiaire. Alors que deux détenus se sont évadés par les toits de la prison de Colmar, lundi 30 juillet, une infirmière psychiatrique est prise en otage par un détenu à l’unité sanitaire du centre de détention de Salon-de-Provence, a annoncé l’administration pénitentiaire.
La prise d’otage, qui a débuté à 15 h 30, était toujours en cours vers 17 h 30. « Le dialogue n’est pas rompu », a précisé une source pénitentiaire. Le preneur d’otage, condamné plusieurs fois à des longues peines pour des faits de violences, menace l’infirmière avec une « arme artisanale », a-t-on ajouté de même source.
Il « n’est pas incarcéré pour faits de terrorisme, ni suivi au titre de la radicalisation », a précisé l’administration pénitentiaire, ajoutant que les équipes régionales d’intervention et de sécurité étaient arrivées sur place.
Un contexte tendu pour l’administration pénitentiaire
« Une cellule de crise est activée au sein de l’établissement, ainsi qu’à la direction de l’administration pénitentiaire du ministère de la justice », a encore ajouté l’administration dans un communiqué. Cette prise d’otage survient dans un contexte encore marqué par la spectaculaire évasion du braqueur Redoine Faïd le 1er juillet de la prison de Réau, en Seine-et-Marne.
Hasard du calendrier, c’est aussi lundi, jour d’une nouvelle évasion à la prison de Colmar, que la garde des sceaux Nicole Belloubet a annoncé une réorganisation de l’administration pénitentiaire à l’occasion de la présentation d’un rapport de l’inspection générale de la justice sur l’évasion de Redoine Faïd.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le fils de Christophe Pieux, célèbre jockey d’obstacle, a porté plainte contre José Bruneau de La Salle, pour « agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans », des faits que ce dernier conteste.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Accusé d’agression sexuelle sur mineur, une figure du monde hippique démissionne

Le fils de Christophe Pieux, célèbre jockey d’obstacle, a porté plainte contre José Bruneau de La Salle, pour « agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans », des faits que ce dernier conteste.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 17h59
   





                        


C’est une conséquence directe des accusations d’agression sexuelle sur mineur qui pèsent sur lui. Figure du monde hippique français, José Bruneau de La Salle a démissionné, lundi 30 juillet, de ses mandats de membre du comité de la société organisatrice de courses France Galop et d’administrateur délégué de l’hippodrome de Maisons-Laffitte (Yvelines), a annoncé France Galop dans un communiqué.
Grégory Pieux, fils du célèbre jockey d’obstacle Christophe Pieux, a porté plainte contre José Bruneau de La Salle pour « agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans », des faits que ce dernier conteste, selon des informations du Parisien. Cette plainte, déposée le 23 juillet auprès du procureur de la République de Paris, a été confirmée au Monde par le parquet.
Une autre action a été intentée au civil par un deuxième plaignant pour des faits similaires, qui seraient prescrits au plan pénal, selon l’avocat de Grégory Pieux, Olivier Pardo. M. Bruneau de la Salle a « contesté fermement » les accusations des deux plaignants auprès du Parisien. Contacté par l’Agence France-Presse (AFP), il n’était pas joignable dans l’immédiat.
Plusieurs attouchements présumés
Dans sa plainte, Grégory Pieux a dénoncé plusieurs attouchements présumés qui auraient pris fin en 2009, alors qu’il avait 13 ans, selon le quotidien. Il affirme également que José Bruneau de La Salle lui aurait demandé en juin une attestation certifiant qu’« il ne s’était rien passé ».
La seconde action visant M. Bruneau de La Salle a été intentée au civil par Jeremy Garamond, 41 ans. Celui-ci l’accuse des mêmes agissements, subis lorsqu’il était mineur. Les faits présumés étant prescrits, il a intenté une action au civil, en espérant que soit réalisée une expertise. « Il a fallu beaucoup de courage à ces deux personnes pour oser prendre la parole dans un milieu aussi fermé », a fait valoir auprès de l’AFP Me Pardo.
M. Bruneau de La Salle a un temps approché le monde politique. Il a été militant du mouvement d’extrême droite Ordre nouveau dans les années 1970 et fut collaborateur de Charles Pasqua, comme Le Monde le racontait en 2016 sur le blog « Droite(s) extrême(s) ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le 29 juillet, 8 millions d’électeurs ont été appelés aux urnes pour le premier tour d’une élection calme dans la capitale, mais entachée d’incidents dans le centre et le nord du pays.
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Compte rendu

Au Mali, une journée de vote presque normale pour la présidentielle

Le 29 juillet, 8 millions d’électeurs ont été appelés aux urnes pour le premier tour d’une élection calme dans la capitale, mais entachée d’incidents dans le centre et le nord du pays.

Par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
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        Le 30.07.2018 à 05h06

     •
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        Mis à jour le 30.07.2018 à 10h17






    
Dépouillement des urnes à Bamako, le 29 juillet.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


Sur le couvercle de l’urne, les colliers de serrage en plastique jaune font de la résistance. Ils finissent par sauter un à un après plusieurs coups de lame de cutter, sous le regard vigilant de la dizaine de délégués des partis présents dans la salle de classe. Il est 18 heures, ce 29 juillet. Dans le bureau de vote no 3 du lycée Mamadou-Sarr, dans la commune 4 de Bamako, assesseurs, président de bureau, délégués et observateurs sont dans la pénombre. Comme dans la plupart des 23 041 bureaux de vote malien, c’est à la lampe tempête qu’il a fallu faire le dépouillement. Il n’en sera que plus fastidieux. Une heure trente pour 252 bulletins.

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Dos au tableau noir, l’assesseur de l’opposition sort les bulletins un à un en annonçant les noms des candidats. Derrière lui, un membre de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) aligne les croix à la craie, en face des noms des candidats. Au premier rang, Moussa Sow, délégué du Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti du président et candidat Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), fait ses propres comptes, à coups de traits maladroitement tracés au stylo bille sur un cahier grand carreaux. C’est la première fois que ce jeune Malien assiste à un dépouillement. « Je voulais être délégué pour ne pas qu’il y ait de fraude lors de cette élection, car nous avons l’habitude de voir cela chez nous. Mais là, je suis très content, je n’ai pas constaté d’irrégularités. Que le meilleur gagne », chuchote-t-il. Dans ce bureau, les représentants des rivaux sont fair-play. Mais dans la salle d’à côté, les cris de protestation résonnent depuis l’ouverture de l’urne. A chaque bureau sa réalité.
Machine à compiler
Dans le no 3, les deux candidats présentés comme favoris pendant la campagne électorale, Soumaïla Cissé de l’Union pour la République et la démocratie (URD) et IBK sont les deux premiers. Sur le tableau noir, le récapitulatif des voix attire les petites mains des 24 candidats de l’élection. Ils glissent leur tête à travers la double porte en ferraille de la salle, récupèrent les chiffres pour les donner à leurs représentants, postés à l’entrée de l’école. A chaque candidat favori son pupitre. Immédiatement après la clôture du premier tour, ceux qui en ont les moyens ont lancé leur propre machine à compiler les résultats. Moins pour se délester de la longue attente de la proclamation des résultats provisoires par la CENI (le 3 août dernier délai) que pour avoir le maximum de temps afin de préparer la potentielle bataille d’après : le second tour, prévu le 12 août.
Alors en cette fin de premier tour, les deux favoris se hasardent aux pronostics, en faveur de leur poulain. « Vous verrez que la soif d’alternance s’est sans doute traduite dans les urnes », a déclaré Tiébilé Dramé, le directeur de campagne de M. Cissé, à 21 h 30. Quelques heures avant, c’était à Bocary Tréta, le directeur de campagne d’IBK, d’évoquer une « mobilisation exceptionnelle » en faveur de son candidat. « Nous attendons avec une grande sérénité les résultats », a-t-il déclaré, avant de s’estimer « satisfait » des conditions d’organisation du scrutin.
Urnes volées
Si Bamako a voté dans le calme, dans le nord et le centre du Mali des incidents sécuritaires ont pourtant perturbé le scrutin. Selon un communiqué du ministère de l’administration territoriale publié le 29 au soir, le vote n’a pas pu avoir lieu dans 644 bureaux de vote, en raison « d’attaques à main armée et autres violences ». Plus de 80 % de ces bureaux se situent dans le centre du pays, une zone qui voit se multiplier les attaques terroristes et les conflits intercommunautaires depuis plus d’un an et demi. Toujours selon le ministère, dans 3 988 autres bureaux du nord et du centre, les électeurs ont pu voter mais le processus a été perturbé. Près d’un bureau de vote malien sur cinq a vu le déroulé du vote perturbé ou annulé, en raison de l’insécurité dans le nord et le centre. Ces deux zones concentrent 36,6 % du corps électoral.
Saccage de bureaux de vote et 18 urnes volées dans la région de Tombouctou, tirs d’intimidation à Hombori et Drimbé et agression d’agents électoraux à Gandamia et Ourennema dans la région de Mopti, dans le centre du Mali… Au moins une quinzaine d’incidents sécuritaires ont été répertoriés. A Aguelhok, dans la région de Kidal, ce sont une dizaine d’obus qui se sont écrasés, dont certains à proximité du camp de la Minusma, la mission des Nations unies au Mali, et d’un centre de vote, sans causer de morts ni de blessés.



M. Dramé déplore « le fait que l’Etat a[it] failli à sa mission de sécurisation du scrutin. En dépit du déploiement annoncé de plus de 30 000 agents de forces de sécurité, nous exhortons les autorités à en tirer toutes les conséquences ». Son homologue rival note quant à lui une amélioration de la situation, comparé au dernier scrutin, organisé il y a deux ans. « Le scrutin présidentiel de 2018 a été organisé dans des localités ou cela n’avait pas été possible, lors des élections communales de 2016. Ce qui est une grande progression, a déclaré M. Tréta. Bien sûr, je reconnais que nous sommes dans un pays qui cherche à sortir d’une crise profonde. Çà et là, nous avons noté quelques rebondissements, quelques cas de violences, mais qui sont à mon sens des cas isolés. »


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Editorial. En vingt ans, le nombre de patients des urgences hospitalières a doublé, mais dans une grande disparité térritoriale. La recomposition de la carte des urgences, sujet majeur, est un perpétuel recommencement.
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Urgences : une réforme toujours en attente

Editorial. En vingt ans, le nombre de patients des urgences hospitalières a doublé, mais dans une grande disparité térritoriale. La recomposition de la carte des urgences, sujet majeur, est un perpétuel recommencement.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 15h03
   





                        


Editorial du « Monde ». La canicule qui sévit encore en France, même si elle n’a pas la même ampleur et ne provoque pas les mêmes dégâts qu’en 2003, repose la question du rôle des urgences. Pivot de l’organisation sanitaire, ces services qui opèrent à l’interface entre médecine de ville et hôpital, soins de routine et intervention de pointe, peinent à faire face à une multitude de demandes. En vingt ans, le nombre de patients des urgences hospitalières est passé de 10,1 millions, en 1996, à 21 millions, en 2016. Mais, comme le souligne dans nos colonnes, le professeur Emmanuel Vigneron, historien de la santé, « 7 % à 8 % de la population, soit 5 à 6 millions de Français, demeure loin des urgences ». « Il y a un vrai sujet d’abandon des zones rurales, ajoute-t-il, où la population n’est même plus suffisante pour permettre la viabilité d’un service même tournant au ralenti et “à perte”… surtout la nuit. »
Chaque été, des petits services d’urgences suspendent leur activité au mois d’août, faute de médecins urgentistes ou remplaçants pour assurer leur fonctionnement. Dans l’un des plus gros services de France, celui de l’hôpital Lariboisière, à Paris, la situation est, selon la CGT, devenue « insoutenable », le remplacement des agents en congé ayant été divisé par deux alors que la fréquentation est en hausse constante cet été, avec des pics de 300 passages quotidiens au lieu de 230 en moyenne. Le résultat est que le temps d’attente augmente et que le contact humain entre les patients et les soignants, primordial dans ces centres, se détériore. L’Association des médecins urgentistes de France s’alarme et assure que « le nombre de services d’urgences est aujourd’hui à un seuil en dessous duquel la population est en danger ».
Un perpétuel recommencement
Tel Sisyphe contraint de remonter sans cesse son rocher, la recomposition territoriale de la carte des urgences est un perpétuel recommencement. En 2015, un rapport du docteur Jean-Yves Grall, directeur de l’agence régionale de santé du Nord-Pas-de-Calais, remis à Marisol Touraine, alors ministre de la santé, préconisait la fermeture de 67 services d’urgences sur 650. L’idée était d’éviter de mobiliser en continu des médecins dans des structures ayant une faible activité globale, avec une affluence inférieure à 10 000 personnes par an. Agnès Buzyn, l’actuelle ministre de la santé, a repris le flambeau. Elle va relancer, à la rentrée, ce chantier, avec l’objectif de « repenser l’organisation territoriale » de la médecine d’urgence à l’horizon 2020. La ministre a déjà prévenu qu’elle pourrait « fermer certains services d’urgences de proximité la nuit ».
La question du maintien de ces 650 services se pose d’autant plus que l’aide médicale urgente est aussi assurée par des services mobiles. Mais avec des disparités sur le territoire. Comme Mme Touraine, Mme Buzyn privilégie le développement de « centres de soins non programmés », où la prise en charge des soins urgents non vitaux devra être assurée par des médecins pas forcément urgentistes, disponibles aux heures de plus forte affluence. Cette solution rejoint les recommandations d’un rapport de Thomas Mesnier, député La République en marche de Charente et ex-médecin urgentiste, qui insiste sur la nécessité de « désengorger » les urgences hospitalières. C’est bien en prenant en compte les besoins de la population qu’il faut poursuivre la mue de ce système, en veillant à assurer l’égalité et la qualité des soins.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Cinq nouveaux départements sont concernés : les Alpes-Maritimes, le Gard, l’Hérault, l’Isère et le Vaucluse. L’alerte a été maintenue pour l’Ardèche, la Drôme, les Pyrénées-Orientales et le Rhône.
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L’alerte orange canicule concerne désormais neuf départements du Sud-Est

Cinq nouveaux départements sont concernés : les Alpes-Maritimes, le Gard, l’Hérault, l’Isère et le Vaucluse. L’alerte a été maintenue pour l’Ardèche, la Drôme, les Pyrénées-Orientales et le Rhône.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 17h26
   





                        


Neuf départements allant de la vallée du Rhône aux départements méditerranéens ont été placés, lundi 30 juillet, en vigilance orange canicule par Météo-France.
Cinq nouveaux départements du Sud-Est sont concernés : les Alpes-Maritimes, le Gard, l’Hérault, l’Isère et le Vaucluse, et l’alerte a été maintenue pour l’Ardèche, la Drôme, les Pyrénées-Orientales et le Rhône. Météo-France parle d’une « canicule durable nécessitant une vigilance particulière, notamment pour les personnes sensibles ou exposées » jusqu’à au moins mercredi 7 heures.
A 15 heures lundi, les températures dans ces neuf départements étaient comprises « le plus souvent entre 32 à 36 degrés ». Mardi, les températures dans le Sud-Est seront comprises entre 36 et 39 °C, souligne Météo-France, précisant que les jours suivant, la hausse des températures sur le quart sud-est du pays devrait se poursuivre. La vigilance orange sera donc « probablement encore étendue ».

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Les personnes en bonne santé sont aussi concernées
Un épisode durable de très fortes chaleurs est attendu toute la semaine, précise la préfecture du Gard. Les températures maximales seront de l’ordre de 38 à 40 voire 41 °C localement et les températures minimales se situeront entre 23 et 24 °C la nuit, ajoute-t-elle.
« Chacun d’entre nous est menacé, même les sujets en bonne santé », rappellent les autorités. Le danger est plus grand pour les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies chroniques ou de troubles de la santé mentale, les personnes qui prennent régulièrement des médicaments et les personnes isolées.

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Les symptômes d’un coup de chaleur sont : une fièvre supérieure à 40 °C, une peau chaude, rouge et sèche, des maux de tête, des nausées, une somnolence, une soif intense, une confusion, des convulsions et une perte de connaissance.
Les pouvoirs publics recommandent notamment de prendre des nouvelles ou de rendre visite au moins deux fois par jour aux personnes âgées, souffrant de maladies chroniques ou isolées.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ L’actuel président de l’organisme met fin, par cette décision, à un casse-tête pour l’exécutif.
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Inserm : Yves Lévy, époux d’Agnès Buzyn, retire sa candidature

L’actuel président de l’organisme met fin, par cette décision, à un casse-tête pour l’exécutif.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 17h24
   





                        



   


Le président de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Yves Lévy, mari de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a retiré lundi 30 juillet sa candidature à un nouveau mandat à la tête de cet organisme public de recherche médicale. Une décision dont Matignon a « pris acte », ajoutant que M. Lévy « sera prochainement appelé à d’autres fonctions ».
Ce départ ne sera pas immédiat, puisque le professeur Lévy, 60 ans, reste jusqu’à nouvel ordre « en charge de l’intérim à la tête de l’Inserm », ont souligné les services du premier ministre. Il assure cet intérim depuis l’expiration le 12 juin de son mandat de quatre ans.
L’Inserm a fait savoir dans un communiqué que M. Lévy avait « adressé ce jour à l’ensemble des personnels de l’Inserm un message expliquant sa décision », sans en révéler la teneur.

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Critiques
Le professeur Lévy, chercheur et médecin, a d’abord tenté de rester, puis a préféré partir de lui-même devant l’embarras que sa possible candidature suscitait au sein du gouvernement, partagé entre les états de service satisfaisants de ce haut fonctionnaire et les soupçons de conflits d’intérêt dont il faisait l’objet.
Le maintien de M. Lévy à ce poste prestigieux, après la nomination de Mme Buzyn au gouvernement en 2017, et l’hypothèse de sa reconduction pour un nouveau mandat de quatre ans ont valu des critiques à la ministre et au gouvernement.
Des critiques infondées, selon Mme Buzyn, qui a plusieurs fois rappelé que la cotutelle (avec le ministère de la recherche) de l’Inserm lui avait été retirée par décret dès mai 2017, au profit du premier ministre. D’autre part, elle a assuré « ne pas [s]’impliquer dans la carrière de [son] mari », ni en le conseillant ni en le favorisant.
« Le gouvernement rappelle que l’ensemble des procédures permettant d’éviter tout conflit d’intérêt entre l’Inserm et la ministre des solidarités et de la santé ont été mises en œuvre de façon continue depuis mai 2017 », ont insisté les services du premier ministre.
Relance du processus de recrutement
« Le processus de recrutement du PDG de l’Inserm sera relancé dans les prochaines semaines », a ajouté Matignon. Il avait déjà commencé, puisque des candidats avaient été entendus le 21 juin à huis clos par une commission ad hoc.
Les noms de ces candidats ne sont pas révélés, conformément à la réglementation, pour permettre d’attirer les meilleurs postulants. Seuls deux ont choisi jusqu’ici de rendre publique leur candidature : Jessica Zucman-Rossi (Inserm, université Paris-Descartes) et Philippe Froguel (CNRS, université de Lille et Imperial College de Londres).
Ce dernier s’est montré surpris que le gouvernement reparte de zéro. « Incroyable : le retrait de la candidature du PDG de l’Inserm à sa propre succession s’accompagne de l’abandon de l’appel à candidature actuel », a-t-il écrit sur Twitter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Aucune des principales organisations syndicales ou patronales n’est dirigée par une femme. Huit hommes et « zéro femmes », même après les élections qui ont eu lieu en 2018 dans trois d’entre elles.
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édition abonné


Dans les syndicats , les hommes gardent les clés du pouvoir

Aucune des principales organisations syndicales ou patronales n’est dirigée par une femme. Huit hommes et « zéro femmes », même après les élections qui ont eu lieu en 2018 dans trois d’entre elles.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 15h15
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            
En costume-cravate, ils ont défilé l’un après l’autre derrière le micro installé dans la cour de l’Elysée, après leur rencontre, le 17 juillet, avec Emmanuel Macron. Huit hommes, tous numéro un d’une organisation syndicale ou patronale. Et « zéro femmes », comme l’a sobrement relevé Laurence Parisot, l’ex-présidente du Medef, sur Twitter, au lendemain de la réunion.

L’année 2018 aurait pourtant pu être l’occasion de voir des dirigeantes arriver aux manettes de ces structures car trois d’entre elles ont connu un processus électoral : FO, CFDT et Medef. Las. De nouveau, trois hommes ont été élus. Très rares sont celles qui pilotent, aujourd’hui, une organisation syndicale. Il y a bien Bernadette Groison (FSU) ou Cécile Gondard-Lalanne, co-porte-parole de Solidaires, mais elles restent des exceptions.
Dans le passé, Annick Coupé a longtemps représenté Solidaires (2001-2014). Nicole Notat a été secrétaire générale de la CFDT pendant dix ans (1992-2002) et Carole Couvert présidente de la CFE-CGC le temps d’un mandat (2013-2016). Dans toute l’histoire du syndicalisme, ces dirigeantes se comptent sur les doigts d’une main. « Le fait qu’il y ait une secrétaire générale n’est pas le bon indicateur, analyse cependant Rachel Silvera, maîtresse de conférences à l’université Paris-Nanterre. Ça peut même être l’arbre qui cache la forêt. Quand bien même on peut afficher des femmes dans certaines directions, ce n’est pas suffisant : il faut regarder toutes les directions, partout. »
Nécessité de faire bouger la situation
Une étude du Conseil économique, social et environnemental, publiée en 2015 et intitulée « Les forces vives au féminin », rappelait qu’en France, le taux de syndicalisation des salariés était estimé à environ 8 % : 7,5 % pour les femmes, 9 % pour les hommes. Bien que représentant près de la moitié de la population active salariée, les syndiquées étaient 37 % à la CGT, 47 % à la CFDT, 45 % à FO, 42 % à la CFTC,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Présentant un rapport sur l’évasion spectaculaire du braqueur multirécidiviste, la garde des sceaux a mis en avant les défaillances de l’administration.
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Evasion de Redoine Faïd : l’administration pénitentiaire, pas assez « réactive », va être réorganisée

Présentant un rapport sur l’évasion spectaculaire du braqueur multirécidiviste, la garde des sceaux a mis en avant les défaillances de l’administration.



Le Monde
 |    30.07.2018 à 16h24
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 17h07
   





                        


Ses explications étaient attendues, un mois après la spectaculaire évasion par hélicoptère de Redoine Faïd de la prison de Réau (Seine-et-Marne), le 1er juillet, qui posait la question d’éventuels dysfonctionnements au sein de l’administration pénitentiaire.

        Lire notre analyse:
         

          Après l’évasion de Redoine Faïd, l’administration pénitentiaire en état de crise



Très prudente jusqu’ici sur les leçons à tirer de cet événement « extraordinaire », Nicole Belloubet, la ministre de la justice, a estimé, lundi 30 juillet, que l’évasion du braqueur multirécidiviste résultait de la « conjonction de failles de sécurité » qui ont été exploitées par un « commando paramilitaire ».

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Ce commando a ainsi notamment tiré profit de l’absence de filins anti-hélicoptère et d’un « problème » sur le dispositif d’appel d’urgence des forces de l’ordre, a détaillé la ministre lors de la présentation d’un rapport de l’inspection générale de la justice sur l’évasion spectaculaire de cet habitué de la cavale.
« Recréer un véritable état-major de la sécurité »
La garde des sceaux a également annoncé une « réorganisation de l’administration pénitentiaire » qui n’a pas été assez « réactive » pour empêcher l’évasion. Avant celle-ci, la direction de l’administration pénitentiaire avait été avertie par la direction interrégionale d’Ile-de-France d’une « menace sérieuse [de] passage à l’acte » de la part de Redoine Faïd, selon des extraits de courriels publiés par la presse.
Afin de « recréer un véritable état-major de la sécurité », la ministre a annoncé qu’une quinzaine d’agents seraient désormais « affectés aux détenus particulièrement surveillés pour les risques d’évasion ».

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                Redoine Faïd, la fuite en avant du braqueur cinéphile







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Un tremblement de terre de magnitude 6,4 a provoqué des glissements de terrain et des coulées de boue. Nous avons pu joindre la journaliste Camille Gicquel, présente sur place.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Rejet des cosmétiques dangereux et volonté de créer leurs propres canons de beauté : de nombreuses Burkinabées disent adieu au défrisage.
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Reportage

A Ouagadougou, le crépu n’effraie plus

Rejet des cosmétiques dangereux et volonté de créer leurs propres canons de beauté : de nombreuses Burkinabées disent adieu au défrisage.

Par                                            Sophie Douce (Ouagadougou, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-07-30T17:18:55+02:00"

        Le 30.07.2018 à 17h18

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        Mis à jour le 30.07.2018 à 18h34






    
Barakissa Fofana dans son salon de coiffure, Black and Kpata (« noire et belle », en nouchi, l’argot ivoirien), à Ouagadougou.
Crédits : Sophie Douce


« Attends je me peigne, il faut mettre mon afro en valeur ! » Sa chevelure crépue, Barakissa Fofana en est fière : elle la porte ainsi depuis dix ans maintenant. Dernier regard dans le miroir, énième coup de brosse et grand sourire. « Voilà ! » s’exclame-t-elle devant la glace de son petit salon de coiffure encombré de lotions et d’accessoires capillaires, à Saaba, un quartier périphérique de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Bienvenue chez Black and Kpata (« noire et belle » en nouchi, l’argot ivoirien), où le cheveu crépu est roi. Pour Barakissa Fofana, pas question de lissage, de défrisage ou de fausses mèches. Elle se revendique nappy (contraction de « natural and happy », « naturelle et heureuse » en anglais), une tendance née au début des années 2000 aux Etats-Unis.

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                « Les femmes noires savent que le défrisage est dangereux, mais la pression est trop forte »



Cette Ivoirienne de 35 ans, coupe afro, tailleur noir et hauts talons orange, raconte son déclic : « Un jour, j’ai voulu me défriser, mais le produit dont je me suis servie m’a complètement brûlé le crâne. Après cet accident, j’ai commencé à faire des recherches sur le cheveu africain, comment l’entretenir et le soigner. » Elle a monté son salon, l’un des rares spécialisés dans le nappy à Ouagadougou, en 2015. « Beaucoup de femmes pensent qu’entretenir une chevelure crépue est compliqué et prend du temps, mais on peut s’amuser avec sans la détruire en utilisant des produits toxiques ! » prêche-t-elle, tout en concoctant un baume à base de beurre de karité, d’huile d’avocat et d’aloe vera.
Des produits à base d’acide et de soude
« Afro puff », « vanilles » (nattes torsadées) ou encore « dreads », les coiffures dites nappy, inspirées de styles traditionnels, s’affichent peu à peu dans les rues de la capitale. « Les Burkinabées sont de plus en plus créatives. Depuis quelques années, il y a une prise de conscience que certains produits peuvent être dangereux pour la santé », observe Mina Touré, styliste de 25 ans qui a lancé en 2015 le festival Nappy Days, où se mêlent conférences, ateliers et vente de cosmétiques.
Dans les boutiques de la ville, extensions capillaires et kits de défrisage pour adultes ou enfants trônent pourtant sur les étals à côté des crèmes éclaircissantes pour la peau. « Lissage soyeux », « cheveux plus longs » promettent ces lotions « miracles ». Problème : la plupart d’entre elles contiennent des composants dangereux, tels que de l’acide thioglycolique, également présent dans les crèmes dépilatoires, ou même de la soude caustique, utilisée pour briser les molécules de kératine et rendre la fibre raide. Une étude publiée en 2012 dans l’American Journal of Epidemiology par des chercheurs de l’université de Boston pointe d’ailleurs un possible lien entre l’emploi de produits défrisants, contenant des perturbateurs endocriniens, et l’apparition de fibromes utérins.

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Si la relation de cause à effet dans ce domaine reste à prouver, l’usage de ces cosmétiques n’est pas sans conséquences. Au salon Black and Kpata, Inès Zongo, une cliente de 21 ans, tresses sur la tête, témoigne : « Avant, je faisais un défrisage au moins une fois par mois, mais ça détruisait mon cuir chevelu. » A côté d’elle, Stéphanie Zongo, 29 ans, animatrice à la télévision burkinabée, dresse le même constat : « J’ai décidé de ne plus me lisser les cheveux il y a trois ans pour arrêter les dégâts, ça me brûlait le crâne et je les perdais. Pourquoi continuer à supporter cette torture ? » Mais pour cette vedette du petit écran, assumer du jour au lendemain son nouveau look sur les plateaux n’a pas été simple. « Je me rappelle la première fois où je suis arrivée avec ma coupe afro, on m’a dit : ‘‘Tu vas te coiffer ? On est à la télé quand même, tu ne vas pas passer avec cette tête !’’ » rapporte la jeune femme au crâne surplombé d’un haut chignon crépu.
« Africaine et fière de l’être ! »
La mode du cheveu lisse, calquée sur les canons de beauté occidentaux, a la vie dure au Burkina Faso. A la télévision, sur les pancartes publicitaires ou dans les magazines, la femme est souvent représentée avec la même silhouette : corps galbé, peau claire et cheveux lissés. « On a grandi avec ces images. Depuis qu’on est toutes petites, on nous dit qu’il faut avoir les cheveux raides, que le crépu fait négligé. Le nappy a été une libération pour moi, je me sens belle comme ça », confie Mina Touré, promotrice d’un « nouveau départ capillaire ».
« Dès l’enfance, on trouve nos boucles “rebelles”, on souffre quand on nous les brosse : déjà, notre chevelure devient une contrainte. Quand tu es défrisée, par contre, tu deviens “belle”, voilà tout ce qu’on enseigne aux petites filles. Il y a un problème d’estime de soi, la femme noire se déprécie », pointe Hortense Atifufu, 37 ans, alias Hada Hada sur les réseaux sociaux. Elle est l’une des premières à avoir introduit le nappy dans le pays, il y a sept ans, après avoir observé l’émergence du mouvement au sein de la diaspora en Europe. Pour elle, retrouver sa « vraie » nature de cheveux est une manière de se réconcilier avec son « africanité ».

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« Il faut nous assumer telles que nous sommes. Je suis Africaine et fière de l’être ! » abonde Barakissa Fofana, qui a dû faire face à la réticence de son fiancé lorsqu’elle a adopté une coupe afro. Pour Dalila Yaro, étudiante de 23 ans et cofondatrice des Nappy Days, la démarche est aussi « politique ». « Couper mes cheveux, c’était une manière de m’affirmer, de faire ce que je veux : je n’ai jamais aimé les tresser ni les lisser. A travers ce geste, j’encourage les filles à prendre confiance en elles et à prendre conscience de la beauté de la femme noire », explique cette influenceuse engagée dans la lutte contre la dépigmentation.
Icône du mouvement nappy en France, Juliette Sméralda, sociologue martiniquaise et auteure de Peau noire, cheveu crépu : L’histoire d’une aliénation (éd. Jasor, 2005), analyse : « Les femmes noires vivent dans un monde qui les ostracise. Du fait qu’elles subissent discriminations et rejets, elles ont des difficultés à être libres dans leur corps. La soumission aux diktats des canons esthétiques occidentaux explique le rapport complexe et conflictuel qu’elles entretiennent avec leurs cheveux. »





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Au pouvoir depuis le départ forcé de son prédécesseur, Emmerson Mnangagwa compte sur ce scrutin pour acquérir une légitimité.
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Compte rendu

Les Zimbabwéens votent pour les premières élections depuis la chute de Mugabe

Au pouvoir depuis le départ forcé de son prédécesseur, Emmerson Mnangagwa compte sur ce scrutin pour acquérir une légitimité.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 30.07.2018 à 12h12

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        Mis à jour le 30.07.2018 à 14h00






    
Des électeurs patientent devant un bureau de vote de Harare, capitale du Zimbabwe, le 30 juillet 2018.
Crédits : SIPHIWE SIBEKO / REUTERS


Les Zimbabwéens votaient, lundi 30 juillet, lors des premières élections générales depuis la chute du président Robert Mugabe en novembre 2017 après trente-sept ans de pouvoir. Ces élections historiques étaient organisées dans un climat de suspicion de fraude.
Vingt-trois candidats, un record, sont en lice pour la présidentielle, organisée en même temps que les législatives et les municipales. La course pour la fonction suprême se joue entre l’actuel chef de l’Etat, Emmerson Mnangagwa, patron de la Zimbabwe African National Union-Patrioc Front (ZANU-PF – « Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique »), parti au pouvoir depuis l’indépendance du Zimbabwe, en 1980, et l’opposant Nelson Chamisa, leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

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De longues files d’attente se sont formées, très tôt lundi matin, devant de nombreux bureaux de vote de la capitale, Harare. « J’espère un nouveau Zimbabwe [qui] offre des opportunités égales pour tous, a déclaré Lalita Mtetwa, une diplômée de 30 ans au chômage. On a des millions de personnes éduquées sans emploi et vivant dans la pauvreté, seuls les riches sont dans une meilleure position. »
« On n’est pas harcelés comme du temps de Mugabe »
« Donnons sa chance » à Emmerson Mnangagwa, plaidait de son côté Paddington Mujeyi, un vendeur de parfum âgé de 30 ans. « Depuis quelques mois, nous avons vu des changements en matière de liberté. On n’est pas harcelés comme du temps de Mugabe. »
Robert Mugabe, âgé aujourd’hui de 94 ans, a dirigé le pays d’une main de fer pendant près de quatre décennies. Il a été contraint à la démission en novembre 2017, poussé vers la sortie par l’armée et par son propre parti, la ZANU-PF, qui ont refusé la perspective de voir sa fantasque et ambitieuse épouse, Grace Mugabe, lui succéder le moment venu.
Malgré cette disgrâce, l’ex-homme fort du pays et sa femme ont été acclamé par des admirateurs à sortie de l’école primaire du quartier d’Highfield, où ils ont voté en début d’après-midi.

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Il a été remplacé par son ancien bras droit, M. Mnangagwa, qu’il avait démis quelques semaines plus tôt de ses fonctions de vice-président. Ce dernier, âgé de 75 ans, cherche désormais à obtenir par les urnes un pouvoir légitime. Celui qui est surnommé « le Crocodile » affirme avoir tiré un trait sur son passé de cacique du régime Mugabe, et a promis de rétablir la démocratie et de remettre sur les rails une économie aux abois.
Soutien inattendu et embarrassant
Son principal opposant, Nelson Chamisa, 40 ans, a voté lundi matin à Harare, dans un bureau du quartier de Kuwadzana où des centaines d’électeurs attendaient calmement leur tour.
« Je n’ai aucun doute que, d’ici à la fin de la journée, nous devrions avoir une voix catégorique pour le changement, pour le renouveau, pour la jeunesse que je représente », a-t-il lancé, avant de soulever une fois de plus la question de fraudes possibles, alors que les élections sous Mugabe ont été régulièrement entachées d’irrégularités et de violences. « Dans les régions rurales, […] si les élections sont justes […], la victoire est certaine pour le peuple », a-t-il ajouté.
La veille, il avait le reçu le soutien, inattendu et embarrassant pour lui, de l’ancien président Mugabe. Lors d’une conférence de presse surprise, l’ex-homme fort du pays a appelé les électeurs à faire chuter la ZANU-PF. « J’espère que le vote de [lundi] va faire tomber la forme militaire de gouvernement » actuel, a-t-il lancé depuis sa luxueuse résidence, appelée Blue Roof (« toit bleu »), à Harare. « Je ne peux pas voter pour ceux qui m’ont mal traité », a-t-il poursuivi, avant de sous-entendre qu’il donnerait sa voix à M. Chamisa, dont il a toujours combattu la formation.

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Emmerson Mnangagwa reste toutefois favori pour la présidentielle, mais son avance sur son principal adversaire s’est récemment réduite dans les enquêtes d’opinion. Il est crédité de 40 % des suffrages, contre 37 % pour Nelson Chamisa, selon un sondage publié il y a dix jours par le groupe Afrobarometer.
Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue, un second tour sera organisé le 8 septembre.
Une majorité de la population au chômage
Tout au long de la campagne, le président Mnangagwa a promis l’apogée d’une « nouvelle démocratie », ainsi que des milliards de dollars d’investissements pour remettre sur pied une économie ruinée par les réformes catastrophiques de son prédécesseur. Une écrasante majorité de la population est au chômage, et le pays manque cruellement de liquidités, ce qui oblige les Zimbabwéens à faire la queue des heures devant les banques pour obtenir quelques dizaines de dollars en liquide.

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M. Mnangagwa s’est également engagé à la tenue d’élections libres et transparentes, à rebours des fraudes et des violences qui ont largement entaché les scrutins de l’ère Mugabe. La ZANU-PF « doit maintenir un semblant d’élections libres et justes pour pouvoir attirer des investissements étrangers », a estimé le cabinet EXX Africa, installé à Londres. « Cependant, de graves inquiétudes subsistent sur la crédibilité du vote », a-t-il ajouté.
L’Organisation des Nations unies s’est, elle, inquiétée « des indications […] faisant état d’intimidation des électeurs, des menaces de violence ou de harcèlement » avant les scrutins, mais l’institution a aussi salué « l’élargissement de l’espace démocratique au Zimbabwe ».
Pour la première fois depuis seize ans, des observateurs occidentaux ont été invités à surveiller le vote lundi.
Les bureaux de vote doivent fermer à 19 heures (heure locale, soit 17 heures GMT).


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ La CGT, qui appelle avec FO à la grève le 1er août, dénonce un « gâchis généré en termes d’efficacité », une « insatisfaction des visiteurs » et un personnel « à bout ».
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Face aux difficultés d’accueil de la tour Eiffel, des syndicats menacent d’une grève

La CGT, qui appelle avec FO à la grève le 1er août, dénonce un « gâchis généré en termes d’efficacité », une « insatisfaction des visiteurs » et un personnel « à bout ».



Le Monde
 |    30.07.2018 à 16h45
   





                        



   


Avis à ceux qui comptaient visiter la « dame de fer » début août. Des représentants du personnel de la tour Eiffel ont déposé un préavis de grève pour le 1er août, protestant contre l’organisation de l’accueil de visiteurs à des créneaux réservés en prévente, qui en l’état actuel « génère des files d’attente parfois monstrueuses », selon la CGT.
Selon Denis Vavassori, représentant de la CGT-Tour Eiffel, le préavis de grève a été déposé par une intersyndicale CGT-FO. La décision de monter depuis début juillet à 50 % la proportion de tickets ouverts à la réservation par créneau horaire (contre 20 % précédemment) « est une bonne chose, on vit avec notre temps », reconnaît M. Vavassori. Néanmoins, l’organisation mise « en œuvre par la Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE) génère des files d’attentes parfois monstrueuses – et souvent totalement déséquilibrées », explique son syndicat dans un communiqué. En cause, selon la CGT, la décision de la direction de consacrer le pilier nord d’accès à la tour à l’accueil des visiteurs munis de préventes, et l’autre pilier à tous les autres.

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Des ascenseurs vides et des files d’attente de trois heures
« De très importantes distorsions apparaissaient dans les deux files d’attente », dénonce la CGT, assurant que l’ascenseur destiné aux visiteurs munis de prévente monte parfois presque à vide lors de certains créneaux horaires peu usités – soirée et début d’après-midi –, alors que des files d’attente allant jusqu’à trois heures se forment au pied de l’autre pilier.
A l’inverse, lorsque des créneaux horaires sont très demandés, l’ascenseur est cette fois incapable d’absorber le flux, et les clients munis de prévente sont contraints de patienter au-delà de leur horaire prévu, « souvent plus d’une heure », selon la CGT.
Le syndicat propose de conserver la proportion de 50 % de préventes, mais de permettre « à la totalité des visiteurs (billets prévendus ou non) d’accéder aux deux piliers », avec « une file prioritaire dédiée aux clients munis de billets achetés en prévente », mais aussi de renforcer l’équipe des agents d’accueil sur le parvis de la tour.
« Au-delà du gâchis généré en termes d’efficacité, insatisfaction des visiteurs (…) les agents d’accueil sont à bout », fustige la CGT. « On ne parle pas d’échec (…), il y a juste un ajustement à faire », a assuré Denis Vavassori, regrettant que « la direction reste dans une position dogmatique ».



                            


                        

                        


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Stockage en ligne : les meilleures solutions pour mettre vos photos à l’abri

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Le Monde
 |    30.07.2018 à 13h50
 • Mis à jour le
30.07.2018 à 14h31
    |

                            Nicolas Six





Nos photographies véhiculent des émotions précieuses, mais de temps en temps, elles causent des contrariétés à la mesure de l’importance qu’elles ont prise dans nos vies. Quand la mémoire de notre smartphone refuse d’avaler un seul cliché de plus, quand d’anciennes photos sont introuvables, quand l’envoi d’un album aux proches est impossible, nous sommes désarmés. Il existe, heureusement, une solution pour contourner ces problèmes : utiliser une application de stockage qui mettra les images à l’abri pendant des années et facilitera leur partage. Voici notre sélection de solutions universelles et pérennes.
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Ainsi regroupées, les photos sont ensuite consultables sur tout ordinateur, tablette ou smartphone, sans avoir besoin de transférer manuellement le moindre cliché. Cette quasi-universalité permet de changer d’appareil sans perdre une seule image, ni devoir changer d’application.
Recherche intégrée
Au fil du temps, une immense galerie photo va se constituer, ce qui rendra difficile de retrouver les clichés qu’on a en tête. Mais dans certains cas, on pourra recourir au moteur de recherche de Google Photos pour trier cette mer d’images, en tapant un mot-clé, comme « bébé » ou « montagne ».

   


Des outils de partage
Google Photos permet de créer des albums, puis de les partager avec ses proches, y compris avec les grands absents des réseaux sociaux. Ils accéderont à votre galerie par le simple envoi d’un courriel ou d’un texto de leur ordinateur ou de leur smartphone.
Gare aux suppressions d’images
Si Google Photos permet de libérer de la mémoire sur un smartphone en transférant les photos sur ses serveurs, quand l’application est installée, elle commence par en occuper — l’application elle-même et le cache de vignettes photo. Pour tirer les bénéfices d’une cure « d’amaigrissement », il faut supprimer quelques centaines de ces dernières, choisies parmi les moins précieuses. Mais prenez garde, la suppression est délicate, il est impératif de bien comprendre comment cela fonctionne : avant d’éliminer une image de la mémoire du mobile, vérifiez d’abord qu’elle a bien été « aspirée » par Google Photos. Ouvrez l’application et vérifiez que sa miniature est vierge de ce petit symbole :

   


Ce symbole absent, l’image est à l’abri dans les ordinateurs de Google ; vous pouvez la supprimer de la mémoire du smartphone par la galerie photo. Inversement, si vous éliminez une photo de l’application Google Photos, elle disparaîtra de la galerie Google en ligne, mais pas de la mémoire du smartphone. Vous pourrez la retrouver en ouvrant la galerie photo du mobile.
Wi-Fi toujours allumé
Google Photos a besoin d’une connexion à Internet pour « aspirer » vos photos dans ses serveurs. Sur smartphone, cela force à laisser la Wi-Fi allumée en permanence, ou à l’allumer tous les jours. Malgré cela, l’application a un impact sur le forfait téléphonique. Quand on ouvre Google Photos pour consulter ses images, on voit des miniatures s’afficher dans une longue cascade d’images. Lorsqu’on clique sur une miniature, l’application se connecte à Internet pour récupérer la photo en taille normale, grignotant environ 2 mégaoctets (Mo) de données du forfait.
Qualité dégradée
Avec Google Photos, le stockage des images est gratuit et illimité, mais à une condition : qu’elles soient allégées, voire rapetissées, si leur résolution excède 16 mégapixels. Résultat : leur qualité est altérée. La majorité des consommateurs s’en accommoderont sans percevoir la différence, mais les passionnés de photo en seront insatisfaits. Ceux-là auront la possibilité de refuser ce réglage étrangement intitulé « haute qualité » pour opter pour le stockage en « qualité d’origine », qui préserve l’intégrité des images. Mais l’espace n’est alors plus illimité : Google n’offre plus qu’une dizaine de gigaoctets (Go) de mémoire (voir ici). Et cet espace se remplit vite.
Vie privée
Les ordinateurs de Google analysent nos photos pour collecter des informations sur le détenteur du compte Google. L’objectif est de cerner son profil de consommateur pour mieux cibler les publicités qui lui seront distribuées. Google Photos peut collecter nos photos les moins avouables, et celles qui contiennent des informations sensibles, comme des documents comptables ou administratifs.
Si vous n’acceptez pas qu’un géant de la publicité comme Google récupère vos photos, optez pour un service équivalent qui respecte mieux la vie privée. Le risque est grand, toutefois, de devoir délier les cordons de la bourse. Au-delà de quelques gigaoctets d’espace — ce qui correspond à quelques centaines d’images —, presque tous les services de stockage deviennent payants.
iDrive et pCloud
Nous vous recommandons iDrive — qui contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, n’est pas un service Apple — qui offre 5 Go gratuits, ainsi que pCloud, qui en offre 10. Ces deux services rendent vos images difficiles à pirater en les chiffrant. Ce ne sont pas des spécialistes du stockage de photos, ce qui les rend légèrement plus complexes à utiliser que Google Photos, mais ils sont plus universels, puisqu’ils proposent des applications pour ordinateur Linux, en plus des smartphones, tablettes et PC en tous genres.
Lorsqu’on dépasse l’espace attribué gratuitement par iDrive ou pCloud, ces services proposent de s’abonner à prix doux ; leurs tarifs sont bien moins salés que ceux de DropBox, l’un des services les plus médiatisés. L’offre payante d’iDrive (5 euros par mois) offre l’espace le plus généreux (2 000 Go), celle de pCloud (4 euros par mois) ne propose que 500 Go, mais le partage de photos est plus simple.
FlickR
Les passionnés de photo qui souhaite stocker leurs clichés en qualité maximale seront attirés par FlickR, qui offre un service proche de Google Photos, mais avec un espace gratuit incomparablement plus généreux. Les 1 000 Go offerts permettent de stocker des centaines de milliers de photos, sans dégrader leur qualité. En outre, FlickR n’analyse pas vos images pour mieux cibler ses publicités.
Mais FlickR a plusieurs défauts qui risquent de refroidir les passionnés : il faut payer 5 euros par mois pour accéder à l’application PC, qui permet de transférer automatiquement les images stockées sur l’ordinateur — or la plupart des mordus de photo en auraient besoin, puisqu’ils sont équipés d’un appareil photo, et qu’ils déchargent ses clichés sur leur PC ; en outre, FlickR refuse l’importation d’images au format RAW ; enfin, FlickR vient d’être racheté par la petite entreprise de stockage de photos en ligne SmugMug. Son nouveau patron réfléchit à la façon dont FlickR va évoluer. Les conditions tarifaires de FlickR pourraient changer drastiquement : ce n’est donc peut-être pas un choix pérenne.
Prime Photos d’Amazon
Les abonnés de Prime Photos, d’Amazon, seront heureux d’apprendre que leur abonnement inclut un service de stockage de photos illimité. Contrairement à Google Photos, Prime Photos préserve totalement la qualité et la résolution des images. Amazon met à disposition une application pour smartphone (iOS et Android) très simple d’usage, ainsi qu’un logiciel de synchronisation pour PC Windows seulement. Le partage d’albums est peu agréable pour les correspondants. Prime Photos ne sera une solution pérenne que si vous prévoyez de conserver votre abonnement Amazon indéfiniment.
iCloud
Nous vous déconseillons d’utiliser le service d’Apple iCloud, même si contrairement à Google, il n’analyse pas vos photos pour cibler des publicités. iCloud est relativement cher et surtout incompatible avec Android. En souscrivant à ce service, vous risquez de vous enfermer dans l’écosystème Apple pour de longues années.




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