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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ L’incendie d’un poste électrique perturbe fortement le trafic des trains depuis vendredi et jusqu’à jeudi. La SNCF assurait dimanche un train sur deux.
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La situation se dégrade à la gare Montparnasse, dans l’attente du rétablissement complet de l’électricité

L’incendie d’un poste électrique perturbe fortement le trafic des trains depuis vendredi et jusqu’à jeudi. La SNCF assurait dimanche un train sur deux.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 17h43
   





                        



   


C’est une nouvelle journée compliquée pour les voyageurs devant partir ou arriver à la gare Montparnasse, à Paris. La SNCF assurait dimanche 29 juillet un train sur deux seulement, et la situation risque de se dégrader encore d’ici au rétablissement complet de l’électricité de la gare, prévu jeudi 2 août.
Depuis vendredi, la SNCF doit faire face aux conséquences de l’incendie du poste de haute tension d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) du gestionnaire du réseau d’électricité RTE, qui empêche une alimentation électrique normale des trains et paralyse le centre de maintenance des TGV.

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A la mi-journée, dimanche, le hall de départ de la gare Montparnasse était clairsemé, scène inhabituelle pour un week-end de chassé-croisé estival, et les agents d’accueil en gilet rouge étaient en nombre pour renseigner les quelques voyageurs.
Quand l’alimentation des trains sera-t-elle rétablie ?
La SNCF a mis en demeure RTE de trouver une solution au plus vite pour permettre un fonctionnement normal de la gare parisienne avant la date du 2 août annoncée par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité.
« Nous sommes confiants sur la tenue du délai de rétablissement de l’alimentation pour jeudi et nous espérons pouvoir encore accélérer le rythme », a assuré dimanche le délégué régional Ile-de-France de RTE, Régis Boigegrain. RTE a mis en avant l’ampleur des dégâts qu’a subis son poste électrique — dont l’incendie est encore inexpliqué — pour justifier les délais de remise en route.
Ce délai de presque une semaine pour un retour à une alimentation électrique normale de la gare a poussé le gouvernement à ouvrir une « mission d’enquête ». Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique, et Elisabeth Borne, ministre des transports, ont estimé que cet incident avait mis au jour « une fragilité manifeste dans l’alimentation de substitution de la gare Montparnasse ». De son côté, la SNCF va demander une indemnisation au gestionnaire du réseau haute tension.
RTE a expliqué que la solution provisoire pour réalimenter la gare consistait à créer un contournement du poste d’Issy-les-Moulineaux et de la partie endommagée des câbles du poste. La liaison avec la partie saine des câbles de liaison avec Montparnasse a été établie dans la nuit de samedi à dimanche, avant des tests fonctionnels, tandis que la jonction avec la cellule haute tension mobile est en cours de réalisation, a précisé le responsable de RTE dimanche.
Quelles sont les prévisions de circulation des trains ?
Les prévisions de circulation pour dimanche se dégradent par rapport à samedi, où deux tiers des trains ont circulé. La directrice générale de SNCF Voyages, Rachel Picard, avait mis en avant, samedi, des « contraintes matérielle » pour justifier cette baisse du trafic.
L’atelier de maintenance des rames TGV près de Montparnasse n’est, en effet, plus alimenté en électricité. « Il y a des rames que l’on ne peut plus sortir parce qu’elles ne sont pas en sécurité pour nos voyageurs. C’est pour ça que la durée de l’incident est critique », a-t-elle expliqué.
L’incident de vendredi a désorganisé la circulation des trains dans la deuxième gare de France pour la circulation des TGV, où une panne avait déjà semé la pagaille ce même week-end il y a un an. Près de 100 000 voyageurs devaient y emprunter un train ce samedi.

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Les trains maintenus sont désormais répartis entre Montparnasse et la gare d’Austerlitz.
A ceux qui le peuvent, la SNCF conseille de reporter leur voyage. Les billets seront intégralement remboursés au-delà de trois heures de retard.
Si le départ des TGV vers la Bretagne et les Pays de la Loire reste à la gare Montparnasse, ceux en provenance ou à destination du Sud-Ouest sont redirigés vers la gare d’Austerlitz. Les TGV à destination de Tours et de Poitiers sont supprimés, les voyageurs sont invités à utiliser les trains Intercités au départ d’Austerlitz.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le syndicat mixte réunissant les communes utilisatrices du service parisien de voitures électriques partagées et le groupe Bolloré se renvoient la responsabilité du déficit.
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Fin d’Autolib’: le groupe Bolloré estime à 250 millions la somme à recouvrer

Le syndicat mixte réunissant les communes utilisatrices du service parisien de voitures électriques partagées et le groupe Bolloré se renvoient la responsabilité du déficit.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 14h11
   





                        


La bataille des chiffres continue autour d’Autolib’, après la résiliation du contrat de service d’auto-partage électrique. Le syndicat mixte Autolib’ Vélib’ — qui réunit cent trois communes utilisatrices, dont Paris, majoritaire en son sein —, et le groupe Bolloré, exploitant, se renvoient depuis des semaines la responsabilité du déficit.

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          Autolib’ : un fiasco aux responsabilités partagées



Dans un entretien au Journal du dimanche du 29 juillet, Marie Bolloré, directrice mobilité du groupe, chiffre à 250 millions d’euros la somme à recouvrer auprès du syndicat mixte.
Lourdement déficitaire, le service parisien de voitures électriques partagées, dont le contrat a été résilié le 21 juin, prendra fin mardi à 23 h 59.
« Nous sommes en train de faire le calcul du montant que nous allons demander en septembre au syndicat mixte Autolib’ Vélib’, avec lequel nous étions sous contrat », dit Marie Bolloré. « Il prendra en compte les pertes que nous avons accumulées et les coûts de résiliation. Fin 2017, ces pertes représentaient 210 millions d’euros. Nous allons prendre 60 millions à notre charge », poursuit-elle, calculant :
« Il nous restera donc à recouvrer 150 millions d’euros, auxquels vont s’additionner tous les contrats que l’on arrête, les coûts de départ des collaborateurs, les valeurs nettes comptables de biens, comme les bornes de charge. Cela se chiffre à environ 250 millions. »
Le groupe Bolloré estime le déficit à un total de 293,6 millions d’euros, dont il n’accepte de prendre en charge que 60 millions. De son côté, le syndicat s’est refusé à acquitter une « facture démesurée ».

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L’espace laissé libre par Autolib’ disputé
Lancé en fanfare en 2011 sous le mandat de Bertrand Delanoë, le dispositif fort de 150 000 abonnés a dû faire face à un changement des façons de se déplacer, avec le vélo électrique, le VTC et la location de véhicules privés. Sans compter son image dégradée et ses voitures souvent sales.
Le service devait pourtant au départ dégager un bénéfice d’au moins 56 millions d’euros par an, mais Bolloré avait rapidement annoncé un léger, puis un lourd déficit, déclenchant un audit et une procédure de conciliation rompue à la fin du mois de mai.

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Les candidats se bousculent désormais pour occuper l’espace bientôt laissé libre par Autolib’ : Renault, via sa filiale Marcel, proposera une offre de VTC électriques, ainsi qu’une offre d’auto-partage, sans stations.

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De son côté le groupe PSA veut lancer son service d’auto-partage à Paris à la fin de 2018, tandis que le loueur Ada et la société de location entre particuliers Drivy préparent eux aussi des offres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Alors que juillettistes et aoûtiens se croisent comme chaque année, la journée de samedi est classée rouge dans le sens des départs, et orange dans le sens des retours.
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Premier chassé-croisé de l’été, et plus de 360 km de bouchons cumulés à la mi-journée

Alors que juillettistes et aoûtiens se croisent comme chaque année, la journée de samedi est classée rouge dans le sens des départs, et orange dans le sens des retours.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 14h52
   





                        


La circulation était chargée samedi 28 juillet sur les routes de France, avec plus de 360 km de bouchons cumulés pour ce premier chassé-croisé de l’été entre juillettistes et aoûtiens, classé rouge dans le sens des départs par Bison futé.
« Le pic de bouchons a été atteint vers 11 h 50, avec 366 km cumulés au niveau national. La situation est conforme aux prévisions », a fait savoir Bison futé dans un communiqué. Comme toujours, c’est sur l’Autoroute du soleil (A7) que les vacanciers ont rencontré les plus grosses difficultés : à 13 heures, Bison futé relevait notamment un bouchon de 54 km dans le sens Lyon-Marseille, entre Saint-Uze et Loriol-sur-Drôme.
Il fallait compter 3 heures 25, au lieu d’1 heure 35 en temps normal, pour parcourir le trajet entre Lyon Sud et Orange, selon Vinci, l’exploitant de l’autoroute. Les automobilistes roulaient aussi pare-chocs contre pare-chocs sur l’A9 en direction de Narbonne, avec 2 heures 50 de trajet entre ces deux villes, contre 1 heure 45 en temps normal.
Patience
Dans la matinée, les vacanciers ont aussi dû s’armer de patience sur l’A9, entre Narbonne et Perpignan en raison d’un accident de circulation entre Sigean et Leucate. L’intervention de deux hélicoptères pour évacuer les blessés a provoqué une coupure momentanée de la circulation, occasionnant un bouchon d’une trentaine de kilomètres.
En début d’après-midi, le trafic était toujours dense à la frontière espagnole, entre Le Perthus et Le Boulou. Les automobilistes roulaient également en accordéon sur l’A10, avec 25 km de bouchons dans les deux sens à hauteur de Niort et sur l’A71 avec 13 km de ralentissement entre Orléans à Clermont-Ferrand, au sud de Montmarault. Dans l’ouest de la France, l’A13 et la N165 étaient également très empruntées.
Les difficultés persisteront dans le sens des départs jusqu’à dimanche matin, en particulier sur les autoroutes A7 en vallée du Rhône, sur l’A10 dans la région Centre, et sur l’A13 en Normandie. Du côté des retours, la journée de samedi était classée orange, et dimanche sera classé vert.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le nombre de permis de construire accordés au cours du deuxième trimestre est en repli de 0,6 % par rapport au premier trimestre.
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Construction : les entrepreneurs s’inquiètent de la baisse des ventes de logements neufs

Le nombre de permis de construire accordés au cours du deuxième trimestre est en repli de 0,6 % par rapport au premier trimestre.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 10h55
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Mois après mois depuis décembre 2017, la construction de logements ralentit. Selon les statistiques du ministère de la cohésion sociale publiées ce vendredi 27 juillet, le nombre de permis de construire accordés au cours du deuxième trimestre 2018 est en repli de 0,6 % par rapport au premier trimestre, la chute étant plus dure pour les maisons, avec une baisse de 8,8 %. Les mises en chantier, avec 424 900 logements commencés, sont également en recul de 2,8 %.
Plus préoccupants encore sont les mauvais chiffres des constructeurs de maisons dont les réservations ont plongé de 14,3 % entre janvier et mai 2018 : « C’est à 90 % dû à la dégradation de l’environnement institutionnel, accuse Patrick Vandromme, président de la branche Constructeurs et aménageurs de la fédération française du bâtiment (LCA-FFB), c’est-à-dire le rabotage du prêt à taux zéro, réservé aux accédants modestes, qui entraîne une baisse de 46 % du nombre de prêts accordés, et la suppression de l’aide personnalisée au logement pour l’accession. » Ainsi, un ménage qui gagne deux smic, soit 27 000 euros par an, pouvait, en 2017, acquérir, dans une ville moyenne, un logement de 220 000 euros en limitant son taux d’effort à 29 % de ses revenus, mais ce taux passerait à 39 % en 2018 et 43 % d’ici à 2020, devenant rédhibitoire.

Dynamique vertueuse brisée
Sur le front du logement social, les commandes des organismes HLM auprès des promoteurs régressent de 19,3 % au premier trimestre 2018, conséquence directe des ponctions dans leurs recettes opérées par le gouvernement (800 millions d’euros en 2018 et 2019 puis 1,5 milliard d’euros chaque année) et qui les obligent à réduire leurs investissements.
Deux autres indicateurs avancés peuvent inquiéter : selon la publication Immoweek qui se fonde sur des enquêtes auprès des bailleurs sociaux, le nombre d’agréments financiers de l’Etat pour initier des programmes HLM a été divisé par trois au premier semestre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Avec la loi Pacte, qui sera examinée par le Parlement à la rentrée, le gouvernement souhaite réorienter l’épargne vers les actions.
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L’assurance-vie reste le placement préféré des Français

Avec la loi Pacte, qui sera examinée par le Parlement à la rentrée, le gouvernement souhaite réorienter l’épargne vers les actions.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 10h33
    |

            Joël Morio








                        



                                


                            

L’assurance-vie continue d’être le placement préféré des Français. Le montant des versements collectés par les sociétés d’assurances au cours des six premiers mois de 2018 s’est élevé à 72,4 milliards d’euros, contre 68,3 milliards d’euros sur la même période en 2017. Les prestations versées par les sociétés d’assurances, c’est-à-dire les retraits, se sont montées à 60,1 milliards d’euros sur la même période.
La collecte nette s’établit donc à 12,2 milliards d’euros depuis le début de l’année. Rien que pour le mois de juin, elle atteint 2 milliards d’euros. Au total, l’encours des contrats d’assurance-vie pèse 1 701 milliards d’euros à fin juin 2018. Il progresse de 3 % sur un an. « Il faut relativiser ces chiffres, car la comparaison avec le premier semestre 2017 est très favorable. La collecte avait en effet pâti d’incertitudes liées notamment à l’élection présidentielle », tempère Arnaud Chneiweiss, délégué général de la Fédération française de l’assurance (FFA).

Aversion des Français pour le risque
Le regain d’intérêt pour ce placement peut néanmoins apparaître surprenant. Les rendements des fonds en euros qui représentent 80 % des encours ne cessent de diminuer comme peau de chagrin. En 2017, ils s’élevaient en moyenne à 1,8 %, soit une baisse de 0,2 point en un an. Une tendance qui devrait se poursuivre en 2018. Les fonds en euros sont essentiellement investis en obligations dont les rendements restent à des niveaux très bas, le taux de l’OAT à dix ans se situe actuellement à 0,7 %. « Cela reste, en termes de rendement, le placement disponible le plus intéressant », pointe Théau Accary, conseil en investissements financiers de Fideliance Patrimoine.
Cette bonne tenue de l’assurance-vie continue de témoigner de l’aversion des Français pour le risque. Mis en avant par les compagnies d’assurances, les supports en unité de compte qui sont souvent investis en actions ne représentent que 30 % de la collecte (21,4 milliards...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Si la hausse des prix se poursuit dans l’ancien, la dynamique paraît moins forte qu’au cours des mois passés.
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Tassement des transactions immobilières

Si la hausse des prix se poursuit dans l’ancien, la dynamique paraît moins forte qu’au cours des mois passés.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 06h39
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Une simple pause avant une nouvelle hausse ? Un tassement avant une véritable inflexion à la baisse ? Le marché immobilier, tel qu’il est décrit par les notaires de France dans leur note du 26 juillet, semble à un moment charnière. Sur le front des transactions, une accalmie paraît s’annoncer. A fin avril et sur douze mois, les notaires enregistraient 953 000 ventes, en léger retrait par rapport au pic atteint fin décembre 2017 avec 970 000 ventes. Même en Ile-de-France, le recul d’activité est perceptible (– 7 % et – 9 % à Paris) dans un contexte cependant 30 % plus dynamique que la moyenne des dix dernières années (2008-2017), observent les notaires.

C’est donc un haut niveau d’activité mais les acquéreurs, bien que le taux des prêts reste favorable à 1,58 % en moyenne selon la Banque de France, sont découragés par la cherté. En trois mois, toujours fin avril, les prix des appartements s’appréciaient, en moyenne de + 1,8 %, ceux des maisons de + 2,4 %.

Ce tassement du nombre de transactions dans l’ancien s’accompagne de la poursuite de la hausse des prix. La tendance n’est évidemment pas uniforme, puisque, fin mars 2018 et sur un an, les prix des appartements baissent dans un quart des départements tels l’Aveyron, la Dordogne, le Doubs, l’Indre, le Loir-et-Cher, la Haute-Loire ou l’Oise. Ils ne savent pas vraiment dans quel sens s’orienter.
Paris reste la ville de tous les excès
Sans surprise, les prix continuent, en revanche, de grimper en Ile-de-France (+ 4,3 % en moyenne mais + 7,3 % à Paris) et dans la plupart des grandes agglomérations comme Rouen (+ 7,9 %), Lyon (+ 10,5 %), Bayonne (+ 9,8 %), Poitiers (+ 7,8 %), Reims (+ 9,4 %), Metz (+ 10,2 %), Bourges (+ 7,9 %) et Rennes (+ 7,5 %) : « Un an après l’arrivée du TGV, l’attrait de la capitale bretonne ne se dément pas, notent les notaires de Bretagne, et les Franciliens représentent désormais 15 % des acheteurs contre 5 % en 2008. » Le nouveau quartier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Editorial. Donald Trump et Jean-Claude Juncker ont conclu, le 25 juillet, un accord qui apaise provisoirement les tensions. Mais les éléments de cette négociation laissent dubitatif.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Etats-Unis - UE, un armistice commercial ambigu

Editorial. Donald Trump et Jean-Claude Juncker ont conclu, le 25 juillet, un accord qui apaise provisoirement les tensions. Mais les éléments de cette négociation laissent dubitatif.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 14h30
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Un répit et plus si affinités. Lorsque le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s’est envolé pour Washington afin de tenter de désamorcer l’escalade vers la guerre commerciale enclenchée par Donald Trump, il ne s’attendait sans doute pas à obtenir autant de l’impulsif président américain. Pour la première fois depuis le début de la crise, les Etats-Unis ont accepté, le 25 juillet, de modérer le ton et de troquer les ultimatums contre des discussions en bonne et due forme. Si cette accalmie est bienvenue, ses modalités restent encore très floues. L’Europe doit rester prudente face à ce qui s’apparente plus à un compromis tactique de la part de M. Trump qu’à un changement radical de stratégie.
L’Europe a accepté d’ouvrir des discussions en vue d’éliminer les barrières commerciales transatlantiques, s’est engagée à acheter plus de soja et de gaz naturel américains, et, en contrepartie, a obtenu l’assurance que Washington reverrait sa position sur les taxes ­concernant l’acier et l’aluminium, et renoncerait, dans un premier temps, à frapper le secteur automobile. Les éléments de cette négociation ont de quoi laisser dubitatif.

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D’abord, contrairement à la ligne adoptée jusque-là, l’UE donne le sentiment d’accepter de discuter « avec un pistolet sur la tempe ». En ramenant les Européens à la table des négociations sans avoir accepté comme préalable de retirer les taxes sur l’acier et l’aluminium décidées fin juin en toute illégalité, M. Trump marque un point. La France a pris ses distances avec cette approche, qui risque d’entraîner l’UE sur le terrain du président américain sans avoir rien obtenu de concret.
Par ailleurs, les termes de cette négociation se heurtent aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les accords préférentiels. Ce serait un nouveau coup de canif donné au multilatéralisme, que M. Trump voue aux gémonies. Enfin, annoncer des négociations avec le seul pays qui a quitté l’accord de Paris sur le climat ne fait qu’affaiblir un peu plus cet accord.
Calculs de court terme
Les promesses de l’UE paraissent difficilement tenables. Le gaz américain coûte deux fois plus cher que le gaz russe, et il faudrait que les Européens se dotent de coûteuses infrastructures pour pouvoir changer leurs sources d’approvisionnement. Quant au soja, c’est un sujet qui dépend des marchés agricoles mondiaux, pas d’un accord politique. Les Européens en achèteront aux Américains s’il est compétitif et en fonction de leurs besoins, pas pour faire plaisir aux agriculteurs du Midwest.
La déclaration d’intention signée à Washington semble répondre à des calculs de court terme. La politique commerciale de M. Trump commence à provoquer la grogne des agriculteurs, de certains industriels et d’élus du Parti républicain. Le président avait besoin de faire retomber la pression. D’autre part, ce rapprochement avec l’UE peut être vu comme un moyen d’isoler la Chine, qui reste son principal sujet de préoccupation.
De son côté, M. Juncker obtient un sursis sur l’automobile, à la grande satisfaction de l’Allemagne. C’est un deuxième point pour M. Trump, qui parvient à entretenir les divisions au sein de l’UE. Celle-ci n’est pas à l’abri d’un nouveau revirement américain. Gagner du temps comme elle vient de le faire n’est qu’un pis-aller. Les Européens doivent poursuivre leur objectif de long terme : réinventer un multilatéralisme renforcé mais plus équitable, dans le cadre de l’OMC, avec ou sans les Etats-Unis.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ L’équipementier allemand Continental s’affirme en champion mondial des technologies de conduite assistée au service de la sécurité.
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Zéro mort sur les routes : le nouvel horizon de l’industrie automobile

L’équipementier allemand Continental s’affirme en champion mondial des technologies de conduite assistée au service de la sécurité.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 06h36
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            
La foule au ras des véhicules, des meutes de motos, près de 400 voitures suiveuses, des piétons imprévisibles et plus de 150 cyclistes qui dévalent parfois les cols à 90 km/h… Le Tour de France, qui en termine avec sa 105e édition dimanche 29 juillet, constitue un défi singulier en matière de sécurité sur la route. Dans ce contexte, l’équipementier automobile allemand Continental achève sa première Grande Boucle en tant que sponsor majeur de l’épreuve (le contrat court jusqu’en 2022), assumant le rôle de référent pneu et sécurité routière de la plus grande épreuve sportive itinérante du monde.
L’entreprise d’Hanovre (Basse-Saxe), qui a réalisé 44 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017 en tant que deuxième fournisseur mondial de l’industrie automobile (derrière son compatriote Bosch), en a profité évidemment pour rappeler au grand public qu’il vendait des pneus… mais pas seulement. Car « Conti » se présente désormais, et avant tout, comme un marchand d’équipement de sécurité automobile, une matière dans laquelle le pneumatique – seul point de contact entre un véhicule et la route – joue un rôle primordial mais pas exclusif.
Les accidents de la route font environ 1,3 million de morts par an dans le monde
Pendant la Grande Boucle, la communication de Continental s’est donc focalisée sur le concept de « safe Tour » (Tour sûr). Cet axe stratégique a pris une ampleur particulière avec l’émergence des technologies du véhicule autonome, qui permet au groupe allemand d’entrevoir ce qu’il appelle sa « vision zéro », celle d’un monde à zéro mort sur les routes, puis zéro blessé et enfin zéro accident…
La promesse paraît utopique, sur une planète où les accidents de la route font environ 1,3 million de morts par an (dont 3 456 en France en 2017) et entre 20 et 50 millions de blessés, selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le slogan est-il autre chose que du marketing ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ A ceux qui prétendent que l’amende record infligée au géant américain par la commission européenne relève de motivations politiques, Léonidas Kalogeropoulos, délégué général de l’Open Internet Project (OIP), répond, dans une tribune au « Monde », qu’il s’agit bien de raisons économiques.
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Amende Google : « La concurrence, ce n’est pas la loi du plus fort »

A ceux qui prétendent que l’amende record infligée au géant américain par la commission européenne relève de motivations politiques, Léonidas Kalogeropoulos, délégué général de l’Open Internet Project (OIP), répond, dans une tribune au « Monde », qu’il s’agit bien de raisons économiques.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 07h38
    |

                            Léonidas Kalogeropoulos (Délégué général de l’Open Internet Project (OIP)








                        



                                


                            
Tribune. L‘amende infligée à Google est justifiée économiquement ! Par une tribune intitulée « L’amende infligée à Google relève de motivations politiques » et parée des vertus académiques de son auteur, Francesco Martucci, professeur à l’Université Panthéon-Assas, les lecteurs du Monde du 25 juillet pourraient presque s’apitoyer sur le sort réservé à la firme de Mountain View, dont la capitalisation boursière a bondi de 25,5 %, avec un résultat d’environ 875 milliards de dollars, malgré l’amende de 4,3 milliards d’euros infligée par la commission européenne le 18 juillet.
Le contempteur d’une décision qui sanctionne des pratiques déloyales constatées depuis 2011, soit plus de sept ans, observées par l’instruction d’une première plainte introduite dès 2013, ayant bloqué artificiellement l’émergence de toute alternative en Europe du moteur de recherche de Google, passe curieusement sous silence ce en quoi une pratique est constitutive d’un « abus » de position dominante, pour prétendre que Google n’aurait été sanctionnée que pour punir l’entreprise d’être puissante, sur fond de tensions entre l’Europe et les Etats-Unis.

Bien entendu, les pratiques condamnées sont bien concrètes et précises, et il suffit pour s’en convaincre de constater que de très nombreux fabricants de terminaux mobiles auraient souhaité proposer le moteur européen Qwant à leurs consommateurs. Sauf que pour pouvoir utiliser le système d’exploitation Android et afin de faire fonctionner le terminal (80 % des systèmes d’exploitation utilisés en Europe), il faut accorder une exclusivité à l’utilisation du moteur de recherche de Google, qui, par de tels mécanismes de vente liée, parvient à représenter plus de 90 % de parts de marché des moteurs de recherche en Europe.
Abus de position dominante
La vente liée pratiquée entre des acteurs dominants à plus de 80 ou 90 % liées entre eux sous l’égide de la même maison mère, Alphabet, est effectivement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La SNCF assurera dimanche la circulation d’un train sur deux à Montparnasse, contre deux sur trois samedi. Le trafic est perturbé depuis l’incendie d’un transformateur électrique vendredi.
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Un train sur deux à la gare Montparnasse dimanche, à la suite d’un incendie

La SNCF assurera dimanche la circulation d’un train sur deux à Montparnasse, contre deux sur trois samedi. Le trafic est perturbé depuis l’incendie d’un transformateur électrique vendredi.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 07h34
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 06h36
   





                        



   


Après un vendredi et samedi des plus éprouvants pour les voyageurs de passage par la gare Montparnasse, à Paris, il faudra encore s’armer de patience dimanche 29 juillet. Le trafic est très perturbé, à la suite d’un incendie, menant à un week-end difficile pour les voyageurs, en plein chassé-croisé estival.
Vendredi vers 11 h 30, un transformateur électrique de RTE à Issy-les-Moulineaux a pris feu, coupant l’alimentation des stations électriques de la SNCF, y compris de secours, en gare Montparnasse. Après une interruption totale en fin de matinée, le trafic a repris très partiellement en début d’après-midi avec trois trains au départ et trois trains à l’arrivée par heure gare Montparnasse.
50 % du trafic dimanche
La circulation des trains était encore très perturbée samedi, la SNCF assurant deux tiers des trains vers l’ouest de la France, répartis entre Montparnasse et Austerlitz – gare sur laquelle ont été déroutés certains trains.
Le PDG de la compagnie ferroviaire, Guillaume Pepy, a dit samedi matin que le groupe avait mis en place un plan de transport de remplacement qui « assure deux tiers des trains sur l’Atlantique », à l’arrivée ou au départ de Montparnasse ou d’Austerlitz.
La veille, la SNCF s’était engagée à faire circuler « au moins » 70 % des 180 TGV prévus au départ de Montparnasse. Et à rembourser 100 % du prix des billets au-delà de trois heures de retard.
Dimanche, seul un train sur deux circulera gare Montparnasse, soit moins que samedi, a annoncé samedi Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF. L’atelier de maintenance des rames TGV près de Montparnasse n’est, en effet, plus alimenté en électricité. « Il y a des rames que l’on ne peut plus sortir parce qu’elles ne sont pas en sécurité pour nos voyageurs. C’est pour ça que la durée de l’incident est critique », a-t-elle expliqué.
La responsabilité du gestionnaire d’électricité pointée
La SNCF doit faire face à des « contraintes matérielles » et appelle RTE, le gestionnaire du réseau électrique haute tension, à « agir en urgence » pour rétablir l’électricité à pleine puissance à Montparnasse avant jeudi – date de rétablissement complet prévue par RTE.
M. Pepy a par ailleurs souligné la responsabilité du gestionnaire d’électricité RTE dans la panne. « Nous allons nous tourner vers [lui] pour lui demander de nous indemniser », a-t-il dit, avançant que ces perturbations devraient coûter « quelques millions d’euros » à la SNCF. M. Pepy a dit à plusieurs reprises que son entreprise était victime d’une panne « extérieure à la SNCF ».

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          Grèves, résultats dans le rouge, circulation perturbée…, sale temps pour la SNCF



La SNCF veut savoir « pourquoi il y a eu cet incendie et pourquoi il n’a pas été possible de rétablir l’alimentation en utilisant un autre itinéraire » électrique, a-t-il ajouté.
De leur côté, les ministres de l’environnement et des transports, Nicolas Hulot et Elisabeth Borne, ont annoncé l’ouverture d’une mission d’enquête sur les conditions d’alimentation électrique de la gare Montparnasse :
« Les investigations sont en cours quant aux raisons de cet incendie, mais ses conséquences révèlent une manifeste fragilité dans l’alimentation de substitution de la gare Montparnasse par RTE. »
L’électricité rétablie « en pleine puissance » jeudi
RTE avait expliqué samedi matin que l’électricité serait rétablie « en pleine puissance » jeudi 2 août. Le trafic à Montparnasse risque donc d’être compliqué jusqu’à cette date.
Outre la coupure d’alimentation de la gare, l’incendie a aussi privé d’électricité jusqu’à 55 000 foyers de la proche banlieue, a précisé Xavier Piechaczyk, directeur général adjoint de RTE. Quelque 7 000 foyers étaient encore privés d’électricité samedi en fin de matinée et devraient être raccordés dans la soirée, selon Enedis, qui gère la distribution d’électricité jusque dans les foyers.
« L’importance du sinistre a été confirmée vers 17 heures » et « les équipements ne sont plus fonctionnels », a précisé le dirigeant de RTE, à savoir les trente câbles 63kV du poste et le poste électrique lui-même. « Aucun indice ne laisse supposer qu’un acte volontaire soit à l’origine du sinistre », a-t-il par ailleurs souligné.
Conseil de report de voyage
Face aux perturbations, la SNCF conseille à ses clients qui le peuvent de reporter leur voyage. Elle a de son côté mis en place un plan d’alimentation électrique alternative, permettant de faire circuler une partie des trains.
Si le départ des TGV vers la Bretagne et les Pays de la Loire reste à Montparnasse, ceux en provenance ou à destination du Sud-Ouest sont redirigés vers la gare de Paris-Austerlitz. Les TGV à destination de Tours et Poitiers sont supprimés, les voyageurs sont invités à utiliser les trains Intercités depuis Austerlitz.
Dans l’allée principale de la gare Montparnasse vendredi, des voyageurs faisaient la queue dans l’après-midi devant des chariots où des employés de la SNCF distribuaient des bouteilles d’eau en cette période de canicule.
Les orages se sont ajoutés à l’incident
En fin de journée vendredi, des orages ont également entraîné des problèmes d’alimentation électrique, qui ont perturbé la circulation dans les gares de l’Est et du Nord à Paris et sur plusieurs lignes de RER et du Transilien, selon la SNCF.
Ainsi, une chute de la foudre sur des installations dans le secteur de Versailles a-t-elle contraint la SNCF à interrompre la circulation en fin de soirée sur une partie du RER C et de la ligne N du transilien ainsi que sur la totalité de la ligne U, selon le site Internet SNCF Transilien.
Série noire à Montparnasse
L’an dernier, déjà à la gare Montparnasse, le trafic avait été paralysé ce même week-end de chassé-croisé, en raison d’une panne de signalisation. Après trois jours de grandes perturbations et des dizaines de milliers de passagers affectés, le réseau vieillissant avait été pointé du doigt.

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                SNCF : interrogations après la série noire de la gare Montparnasse



En décembre 2017, un incident informatique sur un poste d’aiguillage avait laissé des milliers de voyageurs sans transport à Montparnasse. En mai 2016, une double panne avait fortement perturbé le trafic dans cette même gare.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le géant de la Silicon Valley est vivement critiqué, y compris en interne, pour avoir accepté de fournir un programme d’intelligence artificielle à la Défense américaine.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le nombre d’utilisateurs actifs mensuels du site de microblogs a reculé de 1 million, à 335 millions, alors que le marché l’attendait en légère hausse.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/07/2018
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Après Facebook, Twitter chute de plus de 20 % à Wall Street

Le nombre d’utilisateurs actifs mensuels du site de microblogs a reculé de 1 million, à 335 millions, alors que le marché l’attendait en légère hausse.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 22h44
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 12h24
   





                        



   


Dévissage pour le site de microblogs Twitter, vendredi 27 juillet à New York, les investisseurs s’inquiétant de la baisse du nombre de ses utilisateurs, au lendemain du décrochage spectaculaire de Facebook.
A la clôture à Wall Street, l’action du groupe abandonnait 20,56 %, à 34,12 dollars, dans un marché en légère baisse. Cette réaction rappelle celle qui a suivi les résultats de Facebook jeudi, l’action du premier réseau social du monde perdant 19 % en une seule séance.

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          Perte de capitalisation astronomique pour Facebook



Twitter a eu beau publier vendredi un bénéfice historique de 100 millions de dollars (86 millions d’euros) — le troisième trimestre d’affilée dans le vert après plus de dix ans de pertes —, les regards se sont concentrés sur la fréquentation de la plate-forme. Le nombre d’utilisateurs actifs mensuels, paramètre publié chaque trimestre par le réseau social, a ainsi reculé de 1 million, à 335 millions, alors que le marché l’attendait en légère hausse.
Grand ménage
Dans les documents publiés vendredi et durant la conférence téléphonique de présentation, les dirigeants du groupe ont lié ce recul aux multiples initiatives de rationalisation et de nettoyage de la plate-forme.
Twitter a fait un grand ménage depuis le début de l’année pour tenter de se débarrasser des utilisateurs qui tenteraient de se servir de ce canal à des fins de propagande ou de prospérer grâce à une économie de faux profils et de faux abonnés.
Des dizaines de millions de comptes ont été supprimés à cette fin, même si le directeur financier, Ned Segal, a précisé vendredi qu’il s’agissait d’utilisateurs inactifs, non pris en compte dans la population des utilisateurs mensuels.
Twitter cherche aussi à rationaliser le fonctionnement de sa plate-forme pour les utilisateurs, qui ont parfois du mal à faire un tri efficace dans le flux qui se déverse sur leur fil. « Nous voulons que les gens se sentent libres de s’exprimer, en sécurité », a assuré M. Dorsey vendredi.
« Des vents contraires »
Mais la patience n’est pas la première des caractéristiques des marchés boursiers, qui ont surtout retenu vendredi la baisse du nombre d’utilisateurs. Ils avaient déjà eu la main lourde avec Facebook la veille, après la publication de prévisions jugées pessimistes et d’une progression du nombre d’utilisateurs inférieure aux attentes.
« Le marché s’était emballé et les prix s’ajustent à des attentes plus modérées », selon Daniel Ives, responsable de la stratégie au sein du cabinet GBH Insights. Pour lui, c’est surtout le résultat de la pression nouvelle mise sur les réseaux sociaux pour offrir davantage de sécurité à leurs utilisateurs, consécutive notamment au scandale Cambridge Analytica et à la mise en place de la directive européenne relative à la protection des données (RGPD). « Cela a créé des vents contraires », dit-il, qui amenuisent la capacité de ces sociétés à croître.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Vendredi, le trafic a été fortement perturbé à la gare Montparnasse ; un coup dur pour la SNCF, au début du week-end le plus chargé de l’année
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Grèves, résultats dans le rouge, circulation perturbée…, sale temps pour la SNCF

Vendredi, le trafic a été fortement perturbé à la gare Montparnasse ; un coup dur pour la SNCF, au début du week-end le plus chargé de l’année



Le Monde
 |    27.07.2018 à 19h31
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 09h36
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

« La canicule ne va pas très bien avec les trains à l’heure », avait prévenu Guillaume Pepy, vendredi 27 juillet au matin, sur RTL, en demandant par avance « de la compréhension et de la bienveillance ». Le PDG de la SNCF avait en tête la façon dont la chaleur peut dilater les rails.
Le problème est venu d’ailleurs. Quelques heures à peine après l’intervention de M. Pepy, un incendie ravageait un poste électrique d’EDF à Issy-Les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), tout près des voies de la gare Montparnasse.
Conséquences immédiates : une épaisse fumée noire dans tout le quartier, plus de deux mille personnes évacuées, l’électricité coupée pour seize mille foyers… et un trafic totalement interrompu à Montparnasse pendant plusieurs heures, faute de courant, avant de reprendre au compte-gouttes.

Un sale coup pour la SNCF, au début du week-end le plus chargé de l’année, avec un million de voyageurs attendus. La direction a immédiatement invité ses clients à reporter si possible leur voyage, et a transféré des TGV en gare d’Austerlitz. Ce qui n’a pas empêché une certaine pagaille sur place.
De quoi réveiller le souvenir douloureux des énormes perturbations provoquées dans cette même gare Montparnasse exactement un an auparavant par la panne d’un poste de signalisation de Vanves-Malakoff (Hauts-de-Seine). A l’époque, il avait fallu près de quarante-huit heures pour identifier la cause de l’incident, et l’information des passagers avait été jugée erratique. Des dizaines de milliers de voyageurs avaient été affectés.
Tout était bien parti
La panne de vendredi le confirme : pour la SNCF, reconquérir ses clients et redresser ses comptes n’est pas aisé. Globalement, le TGV, le produit phare de l’entreprise, a commencé à sortir du cercle vicieux dans lequel il se trouvait.
Au lieu d’augmenter ses prix, de voir ses clients partir et de relever à nouveau ses tarifs pour limiter les pertes, la SNCF a corrigé sa...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le chiffre de la croissance au deuxième trimestre est politiquement décisif. Les estimations pour le troisième ne seront publiées qu’à la fin d’octobre, juste avant les élections de mi-mandat.
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Donald Trump triomphe avec une croissance trimestrielle du PIB de 4,1 %

Le chiffre de la croissance au deuxième trimestre est politiquement décisif. Les estimations pour le troisième ne seront publiées qu’à la fin d’octobre, juste avant les élections de mi-mandat.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 18h41
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 09h29
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


Donald Trump a immédiatement convoqué un point presse sur les pelouses de la Maison Blanche, vendredi 27 juillet, quand les chiffres ont été connus.
Ceux-ci sont, il est vrai, excellents. La croissance américaine a atteint au deuxième trimestre 4,1 % (contre + 2,2 % au premier trimestre). Même s’il peut être révisé, c’est le chiffre le plus élevé depuis le troisième trimestre de 2014. Sur un an, le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a progressé de 2,8 %.
Le président Trump a estimé que ces chiffres étaient « très durables » et qu’il ne s’agissait pas d’une « performance isolée » : « Si la croissance continue sur ce rythme, la taille de l’économie américaine doublera dans un délai plus court de dix ans que sous les présidents Obama et Bush » – la croissance sous leur présidence était de 1,9 % et 1,8 %. Celle du président Trump est pour l’instant de 2,7 %.
Avant même que les chiffres soient publiés, M. Trump avait rompu avec la tradition, vendant à moitié la mèche : « Ce sont des chiffres incroyables. Si je les avais utilisés pendant la campagne, les vendeurs de fake news auraient dit “il exagère”. » Il a attribué cette croissance à sa réforme fiscale, à sa politique de déréglementation et… à sa politique commerciale.

        Lire aussi :
         

                Les principales mesures de la réforme fiscale américaine pour les entreprises



Exportations de soja, consommation et réforme fiscale
Un point de croissance est en effet attribuable à la guerre commerciale. Mais pas pour les raisons expliquées par M. Trump : les exportations ont bondi de près de 10 % en raison de l’envol exceptionnel des ventes de soja. Explication, les acheteurs se sont empressés d’en acquérir avant que n’entrent en vigueur les droits de douane de 25 % imposés en rétorsion par les Chinois à partir du mois de juillet. Par définition, cette performance commerciale n’est pas durable. Ce point de croissance a été compensé par un déstockage des entreprises, qui a fait baisser de 1 point la hausse du PIB.
La croissance a aussi été tirée par la consommation, qui a crû au rythme de 4 %, son niveau le plus élevé depuis la fin de 2014. Celle-ci est alimentée par le plein-emploi, alors que le chômage se situait à 4 % de la population active au mois de juin. Mais aussi par la réforme fiscale de M. Trump. Celle-ci entraîne une baisse des impôts payés par les Américains, qui ont réduit leur taux d’épargne de 7,2 % à 6,8 %.
Les entreprises, grandes gagnantes de la réforme fiscale – et qui ont dû dans la foulée rapatrier leurs profits situés à l’étranger (300 milliards de dollars au premier semestre, soit 257 milliards d’euros) – continuent d’investir à un rythme de 7,3 %. Ce chiffre, même s’il est en retrait sur les 11,5 % du premier trimestre, reste très bon.
Dépenses publiques et investissement immobilier
Enfin, les dépenses publiques ont cru de 2,1 %, tandis que les dépenses fédérales progressaient de 3,5 %, alors que le déficit budgétaire devrait augmenter de 1 000 milliards de dollars d’ici à dix ans si rien n’est corrigé, selon la commission des finances du Congrès. Au premier semestre, le déficit a atteint 382 milliards de dollars, soit environ 3,8 % du PIB. Ce chiffre est considérable pour une économie en plein boom.
Deuxième ombre au tableau : l’investissement immobilier, qui a reculé de 1,1 %, peut-être en raison de la hausse des taux d’intérêt, de la suppression d’avantage fiscaux et de la faiblesse du stock de logement.
Depuis la reprise de 2009, la croissance n’a été en moyenne que de 2,2 %, bien plus faible que celle de 2,9 % sur la période 2001-2007 et les 3,6 % enregistrés de 1991 à 2001 pendant les années Clinton.
Ces chiffres devraient conforter la Réserve fédérale américaine (Fed, banque centrale) dans sa volonté d’augmenter les taux d’intérêt à deux reprises d’ici à la fin de l’année. Rien ne devrait toutefois être décidé lors de sa réunion de la semaine prochaine, mais les taux pourraient être fixés entre 2 % et 2,25 % dès le mois de septembre.

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Le chiffre de la croissance au deuxième trimestre est politiquement décisif. Les estimations pour le troisième ne seront publiées qu’à la fin octobre, juste avant les élections de mi-mandat, mais trop tard pour influencer fortement les électeurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Trois magasins n’avaient pas été cédés dans les délais impartis par l’Autorité de la concurrence.
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Fnac Darty condamné à 20 millions d’euros d’amende

Trois magasins n’avaient pas été cédés dans les délais impartis par l’Autorité de la concurrence.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h19
   





                        


L’Autorité de la concurrence a annoncé vendredi 27 juillet qu’elle infligeait à Fnac Darty une amende de 20 millions d’euros pour ne pas avoir vendu dans le temps imparti trois des six magasins que le groupe était tenu de céder pour voir validé le rapprochement des deux enseignes.
Elle a ordonné par ailleurs à Fnac Darty de céder deux autres établissements, les magasins Darty Montmartre et Darty Passy, « en substitution » de ceux qui n’ont pas été vendus à « un repreneur agréé » avant le 1er août 2017, date fixée par l’Autorité lors de son examen de l’opération, en 2016, précise un communiqué.

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« Dans un environnement très concurrentiel pour le commerce physique, le groupe a fait ses meilleurs efforts pour exécuter les décisions demandées par l’Autorité », dit un communiqué du groupe, réagissant à la décision de la haute autorité de la concurrence. Fnac Darty a par ailleurs dit examiner « toutes les voies de recours à sa disposition pour contester le montant disproportionné de la sanction ». 
C’est la première fois que l’Autorité de la concurrence sanctionne une entreprise pour non-respect des engagements structurels conditionnant une opération de concentration. « Lorsqu’une entreprise prend des engagements devant l’Autorité de la concurrence, [...] elle doit comprendre qu’elle a une obligation de résultat. » Le non-respect des engagements « a empêché les consommateurs de bénéficier rapidement d’une nouvelle offre de produits électroniques à Paris », a argué la présidente de l’Autorité, Isabelle de Silva.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Un incendie s’est déclaré dans un poste électrique à Issy-les-Moulineaux, vendredi 27 juillet, interrompant le trafic en gare Montparnasse.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ En perdant 114 milliards de dollars de capitalisation en vingt-quatre heures, Facebook a perdu l’équivalent de la valeur totale des actions de Sanofi.
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Facebook : une perte de capitalisation astronomique

En perdant 114 milliards de dollars de capitalisation en vingt-quatre heures, Facebook a perdu l’équivalent de la valeur totale des actions de Sanofi.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 15h41
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 16h02
    |

            Jérémie Baruch








                        


Jeudi 26 juillet, Facebook a vécu une journée noire à la bourse de New York. En une seule séance, l’action du géant des réseaux sociaux a perdu 114 milliards de dollars (98 milliards d’euros), soit près de 20 % de sa capitalisation boursière.
Pour appréhender à quel point le coup est dur pour Facebook, il suffit de comparer la perte aux capitalisations boursières d’autres sociétés. A titre d’exemple, la perte pour Facebook est plus importante que la valeur totale des actions de Sanofi. La multinationale française, spécialisée dans l’industrie pharmaceutique et les biotechnologies, est pourtant la quatrième société du CAC 40 en termes de capitalisation.

   


La chute des actions du groupe Facebook est sanctionnée par les marchés pour avoir annoncé des signes de ralentissement de la croissance du nombre de ses utilisateurs et de son chiffre d’affaires. La crise de confiance que traverse le réseau social à la suite du scandale de « Cambridge Analytica ».

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ L’incendie d’un poste électrique a totalement interrompu le trafic pendant plusieurs heures, vendredi. Samedi, 60 à 70 % des trains devraient pouvoir circuler dans la gare.
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L’incendie d’un poste électrique perturbe le trafic à Montparnasse

L’incendie d’un poste électrique a totalement interrompu le trafic pendant plusieurs heures, vendredi. Samedi, 60 à 70 % des trains devraient pouvoir circuler dans la gare.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 12h58
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 19h42
   





                        



Le trafic a été totalement interrompu pendant plusieurs heures, au départ et à l’arrivée de la gare Montparnasse, à Paris, vendredi 27 juillet en fin de matinée. Un incident qui survient en pleines vacances d’été et à la veille d’un week-end de chassé-croisé, et causé par l’incendie d’un poste électrique à Issy-les-Moulineaux. La SNCF a annoncé de très fortes perturbations jusqu’en fin de journée.
Selon des pompiers cités par Franceinfo, l’incendie, qui s’était déclaré vers 11 h 30, a été maîtrisé entre 13 heures et 13 h 30 par une cinquantaine de pompiers et une vingtaine de véhicules déployés. Deux mille cinq cents personnes ont été évacuées par précaution du quartier, qui est plutôt un quartier d’affaires.
« Des coupures liées à l’incendie sont en cours à la gare Montparnasse, à Vanves et Issy-les-Moulineaux », avait plus tôt précisé le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE. Selon la préfecture des Hauts-de-Seine, 16 000 foyers sont privés d’électricité dans le département, vendredi après-midi, notamment à Châtillon, Clamart, Vanves, Malakoff et Issy-les-Moulineaux.

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« Les personnes qui peuvent reporter leur voyage, faites-le », leur a enjoint Alain Krakovitch, directeur de SNCF Transilien, lors d’une conférence de presse en début d’après-midi. « Il y aura des trains annulés », a-t-il ajouté, expliquant que « la gare d’Austerlitz pourra accueillir et faire partir des TGV » censés initialement passer par la gare Montparnasse.

@rte_france Les TGV en provenance et à destination du Sud-Ouest seront reçus à Paris Austerlitz et les TGV Bretagne… https://t.co/K03CuJWAKN— SNCF (@SNCF)


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La SNCF a confirmé le départ et l’arrivée des TGV du sud-ouest de la France à Austerlitz, dans un communiqué vendredi après-midi. « Des navettes sont mises à disposition des voyageurs afin de renforcer la desserte de cette gare », explique la SNCF.
L’entreprise publique a également décidé du « remboursement à 100 % de ceux qui n’ont pas pu voyager et l’indemnisation progressive dès 30 minutes de retard jusqu’à 100 % au-delà de 3 heures ». Dans un communiqué, la SNCF ajoute qu’elle demandera « bien évidemment une complète indemnisation à la société RTE ».
Les perturbations du trafic se poursuivront samedi, et la SNCF espère pouvoir assurer 60 à 70 % des trains, selon le directeur général de SNCF Transilien, Alain Krakovitch.
« Ils auraient dû nous prévenir »
Des Intercités partaient, vendredi midi, du hall 3 de la gare Montparnasse, situé à Vaugirard. La SNCF avait plus tôt mis en place un plan d’alimentation électrique alternative de la gare, permettant de faire partir ou arriver une partie des trains en milieu d’après-midi.
« C’est juste incroyable, on ne sait absolument pas ce qu’il se passe », s’agace sur place Pascaline, agitant un éventail pour se protéger de la chaleur écrasante et tenter de se calmer. Son train de 15 h 22 en direction de La Rochelle n’est toujours pas annoncé et elle commence à contacter des amis pour pouvoir rester encore une nuit à Paris.
Les agents de la SNCF essaient tant bien que mal de faire en sorte que les voyageurs gardent leur calme. Pour les aider, ils distribuent des bouteilles d’eau fraîche, qui se réchauffent vite. Malheureusement pour les agents, la voix saturée des haut-parleurs et le bruit des travaux au sein de la gare n’incitent pas au calme, selon le journaliste du Monde sur place, Hugo Wintrebert.

   


Nadine devrait déjà être arrivée à Nantes. Elle a bien vu en fin de matinée sur Internet qu’aucun train ne partait de la gare Montparnasse, mais elle y est quand même venue. « La SNCF a nos coordonnées, ils auraient dû nous prévenir », fait-elle remarquer, sans s’agiter. « Il fait trop chaud pour s’énerver. » Cette Toulousaine n’en veut pas à la SNCF, qui n’est pas responsable de l’incendie.

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Regard dans le vide, découragée, Catherine commence à se rendre compte qu’elle n’arrivera pas au Mans aujourd’hui. Elle s’agace du manque de fiabilité de la SNCF. « C’est agaçant, ça commence à faire beaucoup. J’ai déjà été victime de la grève cette année. Et l’année dernière déjà à cette époque, il y avait eu des problèmes », vitupère-t-elle. « Je plains les parents avec des jeunes enfants. »
Fumée noire
D’impressionnantes volutes de fumée noire étaient visibles dès vendredi midi, depuis un poste situé non loin des voies ferrées, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.

Ça brule en bas de la tour @AccorHotels_FR dans les installations EDF https://t.co/dgjHUjaUsq— Tomiiks (@Tomiiks)


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En deux ans, la gare Montparnasse avait déjà connu trois incidents majeurs : deux pannes d’aiguillage en mai 2016, ayant touché des dizaines de trains durant un week-end ; une panne de signalisation retentissante sur un poste d’aiguillage, qui entraîna des perturbations pendant trois jours en plein chassé-croisé estival en 2017 (entre juillet et août) et une panne informatique en décembre 2017.

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Lourdes pertes à la SNCF au premier semestre en raison des grèves
La SNCF a subi une perte nette de 762 millions d’euros au premier semestre, a-t-elle annoncé vendredi 27 juillet. Le chiffre d’affaires semestriel est en baisse de 3,3 % à 16,1 milliards d’euros, mais « sans les jours de grève, l’activité serait en croissance d’environ 4 % », a précisé le groupe ferroviaire dans un communiqué en référence au mouvement social contre la réforme féroviaire au printemps.
« Les chiffres annoncés étaient prévisibles », a estimé la ministre des transports Elisabeth Borne en marge d’une visite à Calais. « Nous savions que le conflit allait être pénalisant pour l’entreprise mais aussi (pour) notre clientèle et les voyageurs. »
« La SNCF doit reprendre la voie du développement et repartir sur de bonnes bases dans la sérénité », a-t-elle ajouté.
L’impact négatif de la grève est estimé par le groupe à 790 millions d’euros. Il avait été révélé la semaine dernière. Le coût de la grève a pu être « en partie compensé par les gains de productivité » évalués par la SNCF à 330 millions d’euros. Au premier semestre 2017, la SNCF avait affiché un bénéfice net de 119 millions d’euros. « L’année [avait] commencé de manière très dynamique », selon la SNCF. En particulier, le trafic TGV a augmenté de 9,6 % au premier trimestre.
La réforme ferroviaire a par ailleurs eu un impact comptable sur les résultats des différentes branches du groupe SNCF, ce qui l’a conduit à revoir ses perspectives financières pour la période 2018-2028. SNCF Mobilités, qui regroupe les activités de transport de voyageurs et de logistique du groupe, affiche ainsi un bénéfice net de 3,2 milliards d’euros





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Plusieurs personnalités de droite disent avoir subi une discrimination de la part de Twitter. Le réseau social évoque un problème technique, et jure ne pas cibler les comptes conservateurs.
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Donald Trump accuse Twitter de défavoriser les conservateurs

Plusieurs personnalités de droite disent avoir subi une discrimination de la part de Twitter. Le réseau social évoque un problème technique, et jure ne pas cibler les comptes conservateurs.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 11h52
   





                        



   


Les comptes Twitter conservateurs seraient, à en croire le président des Etats-Unis, discriminés par le réseau social. Jeudi 26 juillet, Donald Trump a en effet accusé Twitter de « shadow banning », qu’on pourrait traduire par « bannissement fantôme ».
Comme l’ont constaté plusieurs personnalités de la droite américaine, certains de leurs comptes n’apparaissaient plus dans un espace très précis de Twitter : les suggestions automatiques s’affichant au moment d’entrer une recherche. La présidente du Parti républicain, Ronna McDaniel, s’en est par exemple émue dans un tweet : « Voilà à quoi cela ressemble, quand une entreprise responsable d’un réseau social fait taire les voix conservatrices. »

This is what it looks like when a social media company suppresses conservative voices. https://t.co/NW3xMrSd3C https://t.co/XovW5IyCAg— GOPChairwoman (@Ronna McDaniel)


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La politicienne assortit son message d’un lien vers un article du site d’information Vice, qui a pu constater plusieurs cas similaires.
« Twitter fait du “shadow banning” de personnalités républicaines », a tweeté dans la foulée Donald Trump. « Ce n’est pas bien. Nous allons nous pencher sur cette pratique discriminatoire et illégale ! Il y a eu de nombreuses plaintes. »
Twitter reconnaît « un problème »
En réaction, Twitter a reconnu dans un billet de blog « un problème » dans les suggestions automatiques, qui a concerné « des centaines de milliers de comptes ». Un souci technique, depuis résolu, qui n’était « pas limité à une affiliation politique en général », assure Twitter, qui souligne que « des politiciens démocrates » ont aussi été affectés.
Toutefois, l’entreprise reste floue sur un point : les comptes républicains ont-ils été plus affectés que les démocrates ? C’est ce que laisse entendre une partie du communiqué de Twitter, qui explique que l’activité entourant les comptes républicains pourraient leur nuire dans les suggestions automatiques. En clair, pour déterminer qui apparaît dans cet espace, l’algorithme prend en compte plusieurs facteurs, parmi lesquels « comment les autres comptes interagissent avec » celui concerné. Or, explique Twitter, des comptes républicains feraient l’objet « de comportement coordonné » de la part de « communautés », qui chercheraient ainsi à « booster » la visibilité de ces comptes sur Twitter. Résultat : cela nuirait à leur classement dans les suggestions automatiques.
Twitter se défend toutefois de toute forme de « shadow banning », un terme utilisé abusivement par le président américain. Cette expression désigne en effet le fait, pour un réseau social, de rendre invisibles aux autres les messages d’un de ses utilisateurs, sans que celui-ci ne s’en rende compte. Ce n’est pas ce qui s’est passé sur Twitter : non seulement les comptes et leurs tweets étaient toujours visibles de tous, mais ils apparaissaient aussi normalement dans les résultats de recherche – seule la zone de suggestion automatique, au moment où l’internaute tape sa recherche, était concernée.
La droite dure se dit persécutée par les réseaux sociaux
Cette mobilisation de républicains, et l’implication du président des Etats-Unis lui-même, s’inscrit dans un contexte de fronde de personnalités de la droite dure américaine contre les réseaux sociaux. Celles-ci sont persuadées d’être persécutées par ces grandes entreprises du numérique, dont la majorité des employés affichent une sensibilité démocrate. Facebook est la principale concernée, et son dirigeant, Mark Zuckerberg, interrogé par le Congrès américain en avril, avait dû répondre à plusieurs questions sur le biais présumé de sa plate-forme.

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Ces sites ont resserré la vis ces derniers mois sur la modération de certains types de contenus, notamment après l’élection présidentielle américaine de 2016, noyée sous les fausses informations. Mais aussi après le rassemblement néonazi de Charlottesville en août 2017, où une femme avait été tuée par un véhicule ayant foncé dans une foule de contre-manifestants. Plusieurs publications et comptes d’extrême droite avaient alors été bloqués sur différentes plates-formes. Depuis, la Silicon Valley a continué à durcir le ton pour les comptes diffusant des contenus haineux, des fausses informations ou des théories du complot, en les bloquant ou en limitant leur visibilité.
Alex Jones sanctionné
Jeudi encore, Alex Jones, à la tête du site Infowars, très populaire parmi l’extrême droite américaine, a été sanctionné par Facebook : il ne pourra pas utiliser son compte pendant trente jours, rapporte le site spécialisé Cnet, citant un porte-parole de l’entreprise. Le réseau social a aussi retiré quatre vidéos qui n’étaient pas conformes à son règlement, soulignant qu’il n’autorisait pas les contenus encourageant à attaquer quelqu’un en raison de sa religion ou de son genre. La veille, il avait aussi subi les sanctions de YouTube, qui a supprimé certaines de ses vidéos, et l’a interdit de diffuser descontenus en direct pendant quatre-vingt-dix jours. Ce ne sont pas les premières sanctions auxquelles Alex Jones est confronté – il accuse régulièrement ces réseaux sociaux de censure.
Cette chaîne illustre bien la complexité du problème auquel sont confrontées les grandes entreprises du numérique : elles ne veulent pas laisser proliférer les fausses informations, théories du complot et appels à la haine sur leurs plates-formes et en même temps veulent éviter de passer pour des censeures ne respectant pas la liberté d’expression. Le cas très médiatique d’Alex Jones et Infowars est particulièrement difficile à gérer, étant donné qu’il mélange des contenus d’opinion et des contenus problématiques comme des théoriques du complot, par exemple lorsqu’il avait affirmé que la fusillade de l’école Sandy Hook, en 2012, n’avait jamais eu lieu.

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