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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Un Italien qui pratiquait l’escalade et deux alpinistes ont trouvé la mort dimanche dans deux accidents distincts survenus dans le nord du département.
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Hautes-Alpes : trois morts dans des accidents de montagne

Un Italien qui pratiquait l’escalade et deux alpinistes ont trouvé la mort dimanche dans deux accidents distincts survenus dans le nord du département.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 17h55
   





                        


Trois personnes, un Italien qui pratiquait l’escalade et deux alpinistes, ont trouvé la mort dimanche 29 juillet dans les Hautes-Alpes dans deux accidents distincts survenus dans le nord du département, a appris l’Agence-France Presse (AFP) auprès des gendarmes.
Le premier de ces deux drames a coûté la vie dimanche vers 6 h 30 à un Italien de 40 ans qui progressait à 3 000 mètres d’altitude dans le couloir Coolidge, une voie d’escalade qui mène au Mont Pelvoux, dans le massif des Ecrins.
Auditions des témoins
Le quadragénaire aurait péri après avoir dévissé sur une centaine de mètres, ont précisé les gendarmes, qui procédaient toujours dimanche après-midi à des auditions de témoins pour tenter de déterminer les causes exactes de sa chute. Les secours n’ont pu ranimer la victime bien qu’ils soient intervenus très vite sur les lieux du drame. Ils venaient alors en aide à un blessé au même moment sur la même voie.
L’autre accident a causé la mort de deux alpinistes qui progressaient encadrés par un guide en direction des Enfetchores, un sommet situé à 3 000 mètres d’altitude sous le glacier de la Meije. Selon les premiers éléments de l’enquête, la cordée aurait dévissé sur une cinquantaine de mètres vers 13 h 30 pour une raison encore inconnue, causant la mort des deux alpinistes. Le guide de haute montagne qui accompagnait les deux victimes a quant à lui été blessé et transporté à l’hôpital.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Assujetties à des journées de 12 heures durant lesquelles elles n’avaient pas le droit de s’asseoir ou même de s’appuyer contre un mur, des vendeuses indiennes ont monté un syndicat pour protester contre leurs conditions de travail indignes.
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Au Kerala, les vendeuses gagnent le droit de s’asseoir


                      Assujetties à des journées de 12 heures durant lesquelles elles n’avaient pas le droit de s’asseoir ou même de s’appuyer contre un mur, des vendeuses indiennes ont monté un syndicat pour protester contre leurs conditions de travail indignes.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 06h38
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








   


C’est la fin d’un long calvaire pour les employées des magasins du Kerala, un Etat du sud de l’Inde. La profession, presque exclusivement féminine, vient d’obtenir, en juillet, un « droit de s’asseoir » sur les lieux de travail. Les employeurs interdisaient aux vendeuses de se reposer sur un tabouret, de s’appuyer sur un mur ou même de s’absenter quelques minutes pour aller aux toilettes. Dans les centres commerciaux construits au cours des dernières décennies, elles ont aussi été priées de ne pas utiliser les ascenseurs : certains clients se plaignaient d’être obligés de prendre les escaliers, faute de place.
En Inde, le client est roi, et la vendeuse doit se tenir debout pour le servir, si possible en sari, pour donner à l’enseigne une image respectable. Et ce n’est pas après le travail qu’elle peut espérer s’asseoir : les employées continuent de travailler chez elles, debout dans la cuisine.
Premier combat : « le droit à uriner »
Malgré les problèmes de santé de ces nombreuses femmes, les grands syndicats de cet Etat, où le parti communiste est pourtant puissant, ne se sont pas souciés de leur sort. Ce sont les travailleuses elles-mêmes qui se sont pris en main.
Tout a commencé en 2009, avec un premier combat. Une couturière de Kozhikode a décidé de lancer, avec des amies balayeuses et vendeuses de son quartier, l’organisation Penkoottu. A l’époque, elles se sont mobilisées pour défendre le « droit à uriner ». Les toilettes n’existent quasiment pas sur les lieux de travail. Ils figurent bien dans les plans de l’architecte au moment du dépôt du permis de construire, mais sont reconvertis en remises une fois les bâtiments terminés.

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Les employées doivent donc se rendre aux toilettes publiques… ou se retenir. Car les superviseurs – en majorité des hommes – leur accordent rarement des pauses : quelques dizaines de minutes dans des journées de dix à douze heures de travail. Certaines femmes sont victimes de malaise lorsqu’elles s’arrêtent de boire pour ne pas avoir à se rendre aux toilettes, ou souffrent d’infections urinaires. Grâce à leur « grève des toilettes », elles ont obtenu la construction de sanitaires.
Avec ces luttes, les femmes ont gagné en visibilité
Ce premier succès a donné des idées aux vendeuses d’un magasin de saris du même quartier, qui ont réclamé le droit de s’asseoir. Penkoottu a pris de l’ampleur et décidé de créer le syndicat Asanghaditha Mekhala Thozhilali Union (AMTU), en 2016. « Ce fut un long combat, se souvient Anima Muyarath, une jeune avocate qui a aidé le groupe à enregistrer l’organisation. Les autorités nous ont d’abord expliqué qu’un syndicat ne peut pas défendre uniquement les droits des femmes ou qu’il ne peut pas regrouper des employés d’un secteur informel [petits établissements qui n’offrent pas de protection sociale]. »

   


L’inscription dans le code du travail du « droit à s’asseoir » ou de la mise à disposition obligatoire de toilettes n’est que le début d’un nouveau combat. L’adoption de nouvelles lois en Inde n’aboutit parfois à rien de concret. Car les inspecteurs du travail n’ont souvent pas les moyens de se déplacer, ou ferment les yeux en échange de quelques billets généreusement distribués par les patrons.

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Ecartées des syndicats dominés par les hommes, les femmes ont au moins gagné en visibilité et se sont donné les moyens de revendiquer elles-mêmes des améliorations de leurs conditions de travail. « Pendant de longues années, elles n’osaient pas se plaindre de leur sort. Elles étaient réputées dociles, non syndiquées et étaient moins payées que les hommes », explique Anima Muyarath. Et ce nouveau syndicat fait bien plus que négocier de meilleures conditions de travail. Ses membres l’utilisent également comme plate-forme pour venir en aide aux victimes de violences conjugales.



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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Il avait déjà été interdit à la fin de juin d’exercer son ministère en raison d’accusations d’abus sexuels d’un adolescent il y a plusieurs décennies.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Le pape accepte la démission du cardinal américain Theodore McCarrick, soupçonné d’abus sexuels

Il avait déjà été interdit à la fin de juin d’exercer son ministère en raison d’accusations d’abus sexuels d’un adolescent il y a plusieurs décennies.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 15h19
   





                        



   


Le pape François a accepté la démission du célèbre cardinal américain Theodore McCarrick, 88 ans, déjà interdit d’exercer son ministère en raison d’accusations d’abus sexuels aux Etats-Unis, a annoncé samedi 28 juillet le Saint-Siège.
« Le Saint Père a reçu la lettre dans laquelle le cardinal Theodore McCarrick, archevêque émérite de Washington présentait sa démission du collège des cardinaux », dit le communiqué.

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« Le pape François accepte cette démission du collège cardinalice et a ordonné sa suspension de tout ministère public, avec l’obligation de rester dans une maison, qui doit encore lui être indiquée, pour mener une vie de prière et de repentance jusqu’à ce que les accusations portées contre lui soient examinées dans le cadre d’un procès canonique normal », ajoute le texte.
Des accusations « crédibles et étayées »
Le cardinal McCarrick, un prêtre qui fut promu évêque et archevêque dans l’archidiocèse de New York avant de partir pour Washington, en 2001, est l’un des cardinaux américains les plus en vue à l’international.
Bien qu’officiellement retraité, il continuait de voyager, notamment pour défendre des questions de droits humains. Il avait été particulièrement en pointe pour soutenir les mesures prises contre les prêtres pédophiles aux Etats-Unis.
Dans un communiqué publié le 20 juin, le cardinal Timothy Dolan, de New York, avait expliqué que son diocèse avait reçu des allégations d’une personne, un adolescent à l’époque des faits, concernant des abus supposés du cardinal McCarrick il y a « presque quarante-cinq ans ».
Conformément à la charte sur la protection des enfants adoptée en 2002 par les évêques américains à la suite du scandale de pédophilie qui secoua le diocèse de Boston, « une agence indépendante » a mené une enquête, dont les résultats ont été transmis à une commission, qui a jugé les accusations « crédibles et étayées ».
Le Vatican, alerté, avait demandé au cardinal McCarrick de « ne plus exercer publiquement son ministère ». Theodore McCarrick, se disant « choqué » par ces accusations, avait accepté cette décision, « tout en maintenant son innocence ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Alors que juillettistes et aoûtiens se croisent comme chaque année, la journée de samedi est classée rouge dans le sens des départs, et orange dans le sens des retours.
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Premier chassé-croisé de l’été, et plus de 360 km de bouchons cumulés à la mi-journée

Alors que juillettistes et aoûtiens se croisent comme chaque année, la journée de samedi est classée rouge dans le sens des départs, et orange dans le sens des retours.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 14h52
   





                        


La circulation était chargée samedi 28 juillet sur les routes de France, avec plus de 360 km de bouchons cumulés pour ce premier chassé-croisé de l’été entre juillettistes et aoûtiens, classé rouge dans le sens des départs par Bison futé.
« Le pic de bouchons a été atteint vers 11 h 50, avec 366 km cumulés au niveau national. La situation est conforme aux prévisions », a fait savoir Bison futé dans un communiqué. Comme toujours, c’est sur l’Autoroute du soleil (A7) que les vacanciers ont rencontré les plus grosses difficultés : à 13 heures, Bison futé relevait notamment un bouchon de 54 km dans le sens Lyon-Marseille, entre Saint-Uze et Loriol-sur-Drôme.
Il fallait compter 3 heures 25, au lieu d’1 heure 35 en temps normal, pour parcourir le trajet entre Lyon Sud et Orange, selon Vinci, l’exploitant de l’autoroute. Les automobilistes roulaient aussi pare-chocs contre pare-chocs sur l’A9 en direction de Narbonne, avec 2 heures 50 de trajet entre ces deux villes, contre 1 heure 45 en temps normal.
Patience
Dans la matinée, les vacanciers ont aussi dû s’armer de patience sur l’A9, entre Narbonne et Perpignan en raison d’un accident de circulation entre Sigean et Leucate. L’intervention de deux hélicoptères pour évacuer les blessés a provoqué une coupure momentanée de la circulation, occasionnant un bouchon d’une trentaine de kilomètres.
En début d’après-midi, le trafic était toujours dense à la frontière espagnole, entre Le Perthus et Le Boulou. Les automobilistes roulaient également en accordéon sur l’A10, avec 25 km de bouchons dans les deux sens à hauteur de Niort et sur l’A71 avec 13 km de ralentissement entre Orléans à Clermont-Ferrand, au sud de Montmarault. Dans l’ouest de la France, l’A13 et la N165 étaient également très empruntées.
Les difficultés persisteront dans le sens des départs jusqu’à dimanche matin, en particulier sur les autoroutes A7 en vallée du Rhône, sur l’A10 dans la région Centre, et sur l’A13 en Normandie. Du côté des retours, la journée de samedi était classée orange, et dimanche sera classé vert.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Aina Kuric a voté contre le texte adopté en nouvelle lecture à l’Assemblée dans la nuit de jeudi à vendredi. Conformément à la règle au sein du groupe majoritaire, l’élue de la Marne s’expose à une exclusion.
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Une députée LRM menacée d’exclusion du groupe pour avoir voté contre la loi asile-immigration

Aina Kuric a voté contre le texte adopté en nouvelle lecture à l’Assemblée dans la nuit de jeudi à vendredi. Conformément à la règle au sein du groupe majoritaire, l’élue de la Marne s’expose à une exclusion.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 14h13
   





                        



   


« Abstention, péché véniel ; vote contre, péché mortel. » La règle établie par le président du groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée, Richard Ferrand, pourrait bien s’appliquer à Aina Kuric. En votant contre le projet de loi asile-immigration en nouvelle lecture dans la nuit de jeudi 26 à vendredi 27 juillet, la députée LRM s’expose à une exclusion du groupe majoritaire.
L’élue de la Marne, qui s’était déjà abstenue en première lecture en avril, a cette fois voté contre le projet de loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie ». C’est la seule de son groupe à avoir voté contre. Onze élus LRM se sont par ailleurs abstenus et quarante-trois ont voté pour le texte porté par Gérard Collomb.

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                Le projet de loi sur l’asile et l’immigration adopté en nouvelle lecture à l’Assemblée



Mme Kuric avait notamment dénoncé jeudi dans l’hémicycle l’adaptation du droit du sol à Mayotte, y voyant « une fausse solution ». Un article introduit au Sénat et approuvé par l’Assemblée jeudi (par 47 voix contre 19) exige pour les enfants nés à Mayotte que l’un de ses parents ait, au jour de la naissance, été présent de manière régulière sur le territoire national depuis plus de trois mois.
Le précédent Jean-Michel Clément
La mesure, critiquée jeudi par certains élus LRM et MoDem et par les trois groupes de gauche, qui ont échoué à la faire supprimer, est soutenue par l’exécutif au nom de la nécessité de faire face à la très forte immigration clandestine en provenance des Comores. Membre de la commission des affaires étrangères, Aina Kuric avait déposé des amendements pour supprimer cette disposition.
« Quand j’ai voté contre cette loi, je ne me suis pas posé la question, a expliqué samedi la députée à France 3 Grand Est. J’ai voté contre le fond de cette loi, mais cela ne veut pas dire que j’ai voté contre mon groupe parlementaire. Pour moi, ce sont deux choses différentes, et je pense que l’une ne devrait pas avoir d’impact sur l’autre. »
« Le bureau du groupe se réunit tous les mardis. On en saura plus à ce moment-là » sur une éventuelle exclusion de Mme Kuric, disait-on vendredi soir au sein du groupe LRM, qui compte 312 élus. « Depuis le vote, je n’ai pas eu de contact avec mon groupe parlementaire, personne ne m’a appelée, nous verrons bien lors de mon retour à l’Assemblée mardi », a commenté sur France 3 l’élue de la Marne.

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          LRM, une majorité pas si monolithique



En avril, Jean-Michel Clément avait annoncé se mettre « en congé » du groupe après avoir voté contre le texte asile-immigration en première lecture, le seul dans ce cas. Cet ex-socialiste siège désormais chez les non-inscrits.
Le texte « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie » doit faire l’objet d’un ultime vote le 1er août, dernier jour de session extraordinaire, après une dernière navette avec le Sénat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Selon des chercheurs, les violences policières, banalisées, mettent en lumière les problèmes structurels de la police française et invitent à repenser le système en profondeur.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Derrière l’affaire Benalla, la question des violences policières

Selon des chercheurs, les violences policières, banalisées, mettent en lumière les problèmes structurels de la police française et invitent à repenser le système en profondeur.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 13h40
    |

                            Nina Jackowski








                        



Le 1er mai, coiffé d’un casque à visière des CRS, un homme est filmé en train de s’en prendre violemment à deux manifestants en marge du défilé, place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris. Deux mois plus tard, le scandale éclate lorsque Le Monde révèle que l’individu n’est autre qu’Alexandre Benalla, proche collaborateur du président de la République. Une vidéo intitulée « Alerte violences policières tabassage gazage quartier latin » était en ligne sur YouTube depuis le jour des événements, sans que cela prenne plus de proportions, signe révélateur d’une forme de banalisation des violences policières.
Auditionnée lors de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, le 24 juillet, la directrice de l’inspection générale de la police nationale (IGPN), Marie-France Monéger-Guyomarc’h, a justifié l’absence de suite donnée à la vidéo, tant qu’elle a cru qu’il s’agissait d’un policier à l’œuvre : selon elle, les images montraient des gestes « pas très efficaces », une façon de faire « certes rugueuse », mais « une force légitime si ce sont des policiers ».

        Lire notre reconstitution :
         

          Affaire Benalla : le déroulement des faits, le 1er mai, place de la Contrescarpe



« Force légitime » ou violence injustifiée ? Le 17 février 2017, six experts mandatés par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, s’appuyant sur trois affaires précises, avaient déjà souligné des abus de la police. Ils avaient alors interpellé le gouvernement français sur « l’usage excessif de la force par la police concernant trois personnes d’origine africaine ». En cause, le contrôle de François Bayiga en mai 2016, la mort d’Adama Traoré, deux mois plus tard, et les brutalités exercées envers Théo L. en février 2017. Les experts se disent alors « particulièrement préoccupés par le fait que (…) ces incidents ne sont pas isolés ».
En manifestation, la répression prime sur la discussion
Derrière la responsabilité des policiers accusés, souvent présentés comme des cas déviants, Jérémie Gauthier, sociologue à l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS-EHESS) et chercheur associé au centre Marc-Bloch, à Berlin, s’interroge sur la responsabilité de l’institution policière tout entière :
« Une réflexion devrait être menée en France sur le sens du mandat policier. Il apparaît nécessaire de prendre en compte les causes structurelles derrière le déchaînement des violences policières individuelles. »
La police française se caractérise par une tendance à la répression plutôt qu’à la discussion, remarque Jérémie Gauthier. A titre de comparaison, avance le chercheur, la police allemande cogère davantage les manifestations en amont avec les organisateurs. « Cette stratégie de prévention permet de définir ses contours et de limiter l’usage de la force », souligne-t-il, s’appuyant sur les travaux de son collègue Fabien Jobard, chercheur au CNRS, rattaché au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip).
En France, les manifestations font davantage l’objet d’un contrôle tendu sur le moment. « Nous nous contentons de maîtriser militairement les factions violentes, sans réfléchir à d’autres alternatives », déplore Fabien Jobard. S’ajoutent à cela de nouvelles radicalités, note Christian Mouhanna, sociologue, chargé de recherches au CNRS et directeur du Cesdip, à l’image des 1 200 blacks blocs à la manifestation du 1er Mai, réputés pour s’en prendre violemment aux forces de l’ordre. Ces militants vêtus de noir et cagoulés se fondent ensuite dans la foule, assaillie par la police comme un seul homme.

        Découvrir notre récit :
         

          « Quand on dit “contrôle de police”, on obéit, point ! » : le quotidien d’une patrouille de police



Une « stratégie de harcèlement sans fondement »
« Au sein de la police du quotidien, la lutte anticriminalité domine », affirme Jérémie Gauthier. La répression de la délinquance passe essentiellement par le contrôle d’identité, « bien souvent à l’origine de situations de violence ». Une étude du Défenseur des droits, réalisée au début de l’année 2016, montre que 80 % des jeunes noirs ou arabes ont été contrôlés au cours des cinq dernières années. Beaucoup sont convaincus du bien-fondé de ce type de mission, mise en valeur dans les formations, comme l’affirme Jérémie Gauthier :
« Pour un jeune policier, la meilleure manière de faire ses preuves, ce sont les interpellations. Pourtant, la population sollicite constamment d’autres types de missions, pour lesquelles les gardiens de la paix français sont très peu formés : prévention, médiation, tranquillité publique, résolution de conflits… » 

   


Le directeur du Cesdip fustige également cette « stratégie de harcèlement », d’autant qu’elle apparaît « sans fondement ». Une étude publiée en janvier dans le British Journal of Criminology montre que les contrôles policiers n’ont pas eu d’impact sur la délinquance à Londres. Une hausse de 10 % des contrôles sur un mois est associée à une diminution de la criminalité de 0,32 % le mois suivant : un résultat bien marginal. Des études menées à New York et à Chicago sont parvenues à des conclusions similaires.

        Lire aussi notre entretien :
         

          Les contrôles de police n’ont pas d’incidence sur la délinquance, selon une étude anglaise



Une profession corporatiste en proie au malaise
Le thème des violences policières demeure un sujet sensible au sein de l’institution. Pour Christian Mouhanna, « l’omerta s’explique principalement par la pression du groupe ». Il n’est pas question de remettre en cause les pratiques des aînés au sein d’une profession où le respect de la hiérarchie est primordial. Il caractérise la police par « un esprit corporatiste extrêmement fort, où la critique en public équivaut à une traîtrise : “Je ne suis pas une balance”, répète-t-on ».
Le sociologue s’est intéressé aux policiers issus de minorités ethniques ou de sexe féminin, et les a interrogés sur leur réaction face à certains comportements racistes ou misogynes : « Silence total en général, constate-t-il. Les contestations se font rares, tandis que les femmes surjouent la virilité afin de mieux se faire accepter. » 
Des manifestations de policiers dénonçant la « haine antiflic » ont commencé à voir le jour en mai 2016, symboles d’une profession en proie à un profond malaise. Pour Christian Mouhanna, cette crainte s’explique en partie par le décalage social rencontré par les jeunes des périphéries ou de province envoyés dans les quartiers sensibles, alors qu’ils n’ont pas été confrontés à la violence dans leur jeunesse. Pour se faire respecter, et sur les conseils de leurs aînés, « ils cherchent immédiatement à imposer leur autorité », décrit le sociologue.

        La tribune de Sebastian Roché :
         

          Emeutes de Nantes : « La police a tendance à confondre force et autorité »



« L’Etat s’est déchargé sur l’institution policière »
Bras armé de l’Etat, la police joue un rôle essentiel dans le contexte tendu lié à la menace terroriste. Mais lors de l’état d’urgence, « l’Etat s’est déchargé sur l’institution policière, reproche Fabien Jobard, il a autorisé les manifestations, tout en exigeant un contrôle accru de la part des policiers, faisant peser sur eux l’entière responsabilité ».
Afin de les appuyer dans leur mission, les gardiens de la paix ont été dotés d’armes non létales de plus en plus violentes : Flash Ball, Taser et grenade de désencerclement. Au moment d’évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, en avril, dix mille grenades lacrymogènes ont été tirées en dix jours. Une utilisation massive qui pose question.
« Ironie de l’histoire, relève Christian Mouhanna, ces armes ont été introduites aux Etats-Unis pour limiter le recours à l’arme à feu. En France, où les policiers en faisaient peu usage, cela a créé une incitation indirecte à être plus violent. » 
La responsabilité politique face au « déficit démocratique »
Dans ce rapport de force historique, la police se caractérise comme une institution en perpétuelle quête d’autonomie, face au pouvoir étatique s’évertuant à en faire son propre instrument. Jérémie Gauthier note que l’instrumentalisation de la question de l’insécurité à des fins électorales a créé une situation paradoxale :
« Le caractère discriminatoire de certains contrôles d’identité, qui est désormais prouvé, ainsi que les violences, traduisent en France un déficit de démocratie lié à l’action policière. Les affaires Théo L. et Traoré en sont des exemples. Pourtant, malgré des mobilisations croissantes, les autorités campent sur une position de déni. »
Maîtresse de conférences en philosophie politique et éthique à l’université Paris-IV-Sorbonne et psychanalyste, Hélène L’Heuillet estime, quant à elle, que le duel entre police et société exige d’être dépassé. La police doit redevenir un tiers institutionnel, strictement encadré.
Elle assure : « Le respect de la fonction policière passe par la maîtrise des débordements pulsionnels. La façon de gérer des situations explosives, comme à Nantes au début du mois, ou à Calais depuis l’arrivée des réfugiés, doit être repensée. » Son modèle : le préfet de police Maurice Grimaud, resté dans l’histoire comme l’un des artisans du retour au calme en mai 1968. Alors que la capitale explose, il impose son autorité aux forces de l’ordre en exigeant leur modération et dialogue fréquemment avec les manifestants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le président du MoDem, qui ne regrette en rien son alliance avec Macron, déclare, dans un entretien au « Monde », que ce n’est pas une affaire d’Etat.
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Affaire Benalla : « Il y a eu une instrumentalisation politique », estime François Bayrou

Le président du MoDem, qui ne regrette en rien son alliance avec Macron, déclare, dans un entretien au « Monde », que ce n’est pas une affaire d’Etat.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 10h01
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 06h37
    |

            Matthieu Goar








                        



                                


                            

Toute sa vie politique, François Bayrou a critiqué les présidents qui s’arrogeaient trop de pouvoir, notamment Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui allié à Emmanuel Macron, le président du MoDem défend un chef de l’Etat secoué par l’affaire Benalla, tout en demandant un rééquilibrage des pouvoirs.
Pensez-vous que cette affaire est « une tempête dans un verre d’eau », pour reprendre les mots de M. Macron, ou qu’elle est au contraire symptomatique d’une dérive du pouvoir ?
François Bayrou : Il y a une disproportion surprenante entre les faits tels qu’ils apparaissent au fil des auditions et le maelström médiatique et politique que nous vivons. Quel est le point de départ ? Il y a eu sans aucun doute, le 1er mai, une faute individuelle de la part d’un collaborateur du président de la République, une organisation de l’Elysée qui n’était pas assez rigoureuse et un retard dans les sanctions à prendre. Mais cela n’en fait pas une affaire d’Etat. Les sanctions ont-elles été appropriées ? La directrice de l’Inspection générale de la police nationale et le directeur général de la police nationale ont attesté tous les deux de la justesse des décisions prises par l’Elysée, c’est-à-dire la suspension puis le licenciement ou le non-recours à l’article 40. Dès lors, quelle est la substance de cette polémique ?
M. Benalla a profité de sa proximité avec le président pour disposer de pouvoirs qui allaient au-delà de sa fonction, n’est-ce pas la preuve d’un excès du présidentialisme que vous dénonciez régulièrement par le passé ?
Je ne vois pas les pouvoirs que vous lui prêtez. La présence de M. Benalla à l’Elysée lui a ouvert beaucoup de portes. Pourquoi ? Dans l’inconscient monarchique français, l’Elysée est investi de pouvoirs d’autant plus fascinants qu’ils sont mystérieux. Une organisation plus rationnelle doit permettre de lever tous ces fantasmes et de mettre de l’équilibre dans la manière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Depuis des années, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique dénonce ses difficultés à identifier les chargés de mission.
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Elysée : les collaborateurs officieux vont déclarer leur liens d’intérêt

Depuis des années, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique dénonce ses difficultés à identifier les chargés de mission.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 09h23
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 09h40
    |

            Emeline Cazi








                        



                                


                            
Il aura donc fallu qu’éclate l’affaire Benalla pour que l’Elysée décide de se conformer à la loi sur la transparence de la vie publique votée après l’affaire Cahuzac. Ce texte oblige depuis 2013 « les membres des cabinets ministériels et les collaborateurs du président de la République » à transmettre une déclaration d’intérêts et de patrimoine à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). L’absence de dépôt de l’une de ces deux déclarations est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. La loi a beau être claire, seuls les conseillers nommés au Journal officiel se soumettaient à ces exigences. Les chargés de mission et conseillers officieux échappaient, eux, à tout contrôle.
Ces pratiques de contournement des règles de la transparence semblent en passe d’être révolues. C’est du moins ce qu’a annoncé Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, jeudi 26 juillet, aux sénateurs de la commission des lois. Ses membres s’efforcent de comprendre comment Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Elysée, a pu se retrouver dans les manifestations du 1er-Mai, à Paris, et molester deux personnes. « J’ai demandé à ce que les services adressent, hier, un message aux intéressés afin que (…) [leur] situation puisse être régularisée », a assuré M. Kohler. « Preuve que nos travaux sont utiles à l’amélioration du fonctionnement de la présidence de la République », a relevé, avec un brin d’ironie, Philippe Bas, le président (LR) de la commission.
A l’Elysée, ils seraient huit conseillers concernés, dont deux pour lesquels le secrétaire général dit ne pas savoir « si le principe s’applique au regard de la définition d’un collaborateur du président de la République ». On touche là le cœur du problème : la définition de collaborateur du président, et plus largement de collaborateur d’un responsable politique, n’existe pas. Pour la Haute Autorité, ce flou...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Les victimes de violences sexuelles dénoncent un silence en interne pour préserver l’image de l’institution.
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Chez les pompiers, une omerta difficile à briser au risque d’être banni de la « famille »

Les victimes de violences sexuelles dénoncent un silence en interne pour préserver l’image de l’institution.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 09h00
    |

            Emeline Cazi et 
Julia Pascual








                        



                                


                            
« Si tu ne récupères pas tes affaires cette semaine, on te pète ton casier ! » Ces propos peu amènes au téléphone, alors qu’il était en arrêt-maladie, sont à près les seules nouvelles qu’ait reçues de sa hiérarchie le première classe Julien (le prénom a été modifié), depuis qu’il a déposé une plainte pour viol après un bizutage, en 2012. Dans ce qui a été surnommé « l’affaire du bus » (les violences avaient été commises au fond d’un bus, pendant le retour d’un déplacement à Colmar), un autre pompier, lui aussi membre de l’équipe de gymnastes de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), a déposé une plainte pour des violences physiques.
Choqué que ses clients ne soient pas davantage soutenus par leur employeur, l’avocat des militaires avait alors écrit au général de la brigade, et un rendez-vous avait été organisé à l’état-major, en présence de deux officiers.
Le ton fut cordial, mais, au terme de l’entretien, une capitaine a tout de même expliqué aux deux soldats que « des affaires comme ça, y’en a tous les ans ». « Des affaires (…) bien plus graves », a même renchéri un adjudant dont l’authenticité des propos a pu être vérifiée par Le Monde. « Vous avez tous entendu parler des tournantes dans les casernes ? (…) A Villejuif, à Mitry, à machin… On en entend parler, mais on (…) n’a pas de conséquences dans les médias. Pas de bruit, pas de vagues. »
Tant que le silence règne, l’image de l’institution est préservée, leur explique-t-on, alors que l’affaire connaît un fort retentissement dans la presse. « La brigade souhaite se préserver parce qu’elle a été salie, non pas par vous, mais par les médias, justifie l’adjudant. Les médias ont tendance à saloper les serviettes blanches. La brigade n’était peut-être pas toute blanche, mais là, ils s’en sont donné à cœur joie. »
« Préserver sa réputation »
Alors que son affaire doit être...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Lorsqu’une compagnie loue un avion avec équipage (« wet lease ») auprès d’une autre, pour opérer un vol qu’elle a planifié, c’est elle qui doit indemniser les passagers victimes de retards, et non l’exécutante.
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<article-nb="2018/07/29/18-11">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Relégués, ringardisés et parfois méprisés par la jeune majorité LRM depuis un an, les représentants de l’opposition se délectent aujourd’hui des difficultés du pouvoir.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/07/2018
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L’affaire Benalla, une revanche pour « l’ancien monde »

Relégués, ringardisés et parfois méprisés par la jeune majorité LRM depuis un an, les représentants de l’opposition se délectent aujourd’hui des difficultés du pouvoir.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 16h46
    |

            Manon Rescan, 
                                Astrid de Villaines et 
Sarah Belouezzane








                        



                                


                            

Une atmosphère électrique. Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, déroule ses arguments, point par point, depuis plus de deux heures et demie. Dans les sous-sols du Sénat, la climatisation fonctionne mais les esprits s’échauffent. L’audition du bras droit du président de la République, jeudi 26 juillet, est l’une des plus attendues de la commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla, qui empoisonne l’exécutif depuis plus d’une semaine.
Fatigué, les mains jointes devant le visage, Alexis Kohler tente de créer un moment de complicité avec le président de la commission, Philippe Bas. Le sénateur Les Républicains (LR) de la Manche est l’un de ses lointains prédécesseurs à l’Elysée. C’était sous Jacques Chirac. Une éternité. « Vous avez occupé la fonction que j’ai l’honneur d’occuper… », commence l’actuel secrétaire général de l’Elysée. La réponse tombe, cinglante : « C’était la préhistoire et l’ancien monde. Je veux bien reconnaître qu’il y ait des différences… »
Dans la salle Clemenceau du Sénat, où se succèdent les auditions de la commission d’enquête, un ange passe… « La démocratie, c’est le pouvoir des poux de manger des lions », philosophait le Tigre. Aujourd’hui, les « poux » se régalent des déboires de ceux qui jouent aux « lions » depuis plus d’un an.
En 2017, les jeunes fauves ont brutalement supplanté et ringardisé les partis politiques traditionnels et les élus de tout bord, qu’ils ont eu tôt fait de reléguer sous le vocable peu flatteur d’« ancien monde ». Multipliant les leçons d’exemplarité, La République en marche (LRM) a assommé, désorienté, et rendu inaudibles les tenants de l’ordre d’avant. En quelques jours, l’affaire Benalla a permis à ces derniers de se refaire une santé. Députés de l’opposition, anciens ministres, parlementaires déchus se délectent aujourd’hui des petites et grandes misères de la Macronie, tout en pensant tenir une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Parce qu’il n’y a pas eu intention de l’Etat de commettre un acte délictieux, il n’y a pas d’affaire d’Etat, explique au « Monde », le philosophe.
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Philippe Raynaud : « L’affaire Benalla n’est pas une affaire d’Etat »

Parce qu’il n’y a pas eu intention de l’Etat de commettre un acte délictieux, il n’y a pas d’affaire d’Etat, explique au « Monde », le philosophe.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 17h43
    |

Nicolas Truong







                        



                                


                            

Entretien. Professeur de science politique à l’université Paris II-Panthéon-Assas [où il enseigne la philosophie politique], Philippe Raynaud a publié de nombreux ouvrages, dont L’Esprit de la Ve République (Perrin, 2017) et Emmanuel Macron : une révolution bien tempérée (Desclée de Brouwer, 200 pages, 17 euros). [Membre du comité de rédaction de la revue Commentaire et lauréat du prix Alexis de Tocqueville en 2014], il explique pourquoi l’affaire Benalla n’est pas, selon lui, une affaire d’Etat.
L’affaire Benalla est-elle une affaire d’Etat ?
Une affaire d’Etat est une affaire lors de laquelle les plus hautes autorités sont accusées d’avoir autorisé des actes considérés comme illégaux, en général au nom de la raison d’Etat, qui, elle-même, peut-être interprétée de façon plus au moins extensive. Dans l’affaire du Rainbow-Warrior, par exemple, le ministre de la défense, Charles Hernu, avait ordonné, avec l’autorisation de François Mitterrand, le coulage du navire de l’organisation écologiste Greenpeace par les services secrets français, le 10 juillet 1985. On peut aussi ajouter les écoutes téléphoniques ordonnées par François Mitterrand. Or, ce n’est pas du tout le cas avec l’affaire Benalla, lors de laquelle un chargé de mission a fait une faute regrettable, certes, mais aucunement commanditée par l’Elysée. Même s’il a été autorisé à assister à la manifestation du 1er-Mai avec les forces de l’ordre, aucun responsable de l’Etat ne lui a demandé de jouer à Rambo place de la Contrescarpe, à Paris. Il s’agit d’une crise politique qui devient une « affaire d’Etat » si l’on entend par là que le sommet de l’Etat est touché, mais elle n’est aucunement comparable avec le Watergate, comme le dit Jean-Luc Mélenchon, qui serait bien avisé d’être aussi soucieux des abus de pouvoir au Venezuela.
Emmanuel Macron se présentait comme le héros du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Interrogé pendant le journal télévisé de TF1, vendredi, l’ancien collaborateur de l’Elysée dit avoir « eu une réaction de citoyen » sur la place de la Contrescarpe.
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Alexandre Benalla réaffirme ne pas avoir porté de coup le 1er mai

Interrogé pendant le journal télévisé de TF1, vendredi, l’ancien collaborateur de l’Elysée dit avoir « eu une réaction de citoyen » sur la place de la Contrescarpe.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 20h34
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 10h15
   





                        



   


Alexandre Benalla a réaffirmé, dans une interview enregistrée pour le journal de 20 heures de TF1, n’avoir pas « porté » de coup lors de son intervention contre des manifestants le 1er mai mai à Paris.
« Il y a des gestes qui sont vigoureux, qui sont rapides, mais il n’y a aucun coup porté », déclare l’ex-collaborateur de l’Elysée. Ses propos paraissent contredire les images dont la révélation par Le Monde, le 18 juillet, a déclenché la crise la plus grave qu’ait connue l’exécutif depuis l’élection d’Emmanuel Macron.
Une série de vidéos montre M. Benalla, alors adjoint du chef de cabinet de la présidence et homme clé du dispositif de sécurité entourant le chef de l’Etat, frappant et malmenant des manifestants le jour de la fête des Travailleurs, le 1er mai.
« J’ai eu une réaction de citoyen »
« Ce qui me choque, c’est que les médias n’ont pas diffusé les images d’avant et les images d’après », plaide le jeune homme dans un extrait de l’interview diffusé plus tôt par LCI. « C’est-à-dire les images qui provoquent ma réaction et ce qui se passe après, au moment de l’interpellation. »
« Je ne considère pas avoir commis d’acte répréhensible par la loi, je considère juste avoir été confronté à des gens qui sont des casseurs, qui ont commis des actes délictueux. J’ai eu une réaction de citoyen qui a voulu aider à appréhender des gens qui sont pour moi des délinquants », poursuit-il, reprenant les arguments avancés dans une interview accordée jeudi au Monde.
Alexandre Benalla a été mis en examen notamment pour « violences en réunion », et licencié par l’Elysée.
Le retentissement politique de l’affaire se poursuit. Après l’audition de nombreux protagonistes de l’affaire par des commissions d’enquête à l’Assemblée nationale et au Sénat, deux motions de censure seront débattues mardi par les députés.


Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.En quelques jours, l’affaire est devenue une affaire d’Etat.Benalla, Mizerski, Crase... qui sont les personnages-clés ?A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et Les Républicains déposent une motion de censure contre le gouvernement.Dans cette affaire, la question des images de vidéosurveillance est centrale alors que trois policiers ont été sanctionnés pour les avoir transmises à M. Benalla et que l’Elysée est accusée de les avoir instrumentalisées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Comment ce qui ressemblait au départ à une bavure policière a fini par se muer en une affaire d’Etat.
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<article-nb="2018/07/29/18-15">
<filnamedate="20180729"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180729"><AAMMJJHH="2018072918">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Les groupes parlementaires d’opposition de droite comme de gauche ont déposé une motion de censure du gouvernement pour sa gestion de l’affaire Benalla. Une initiative symbolique.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

A quoi sert une motion de censure ?

Les groupes parlementaires d’opposition de droite comme de gauche ont déposé une motion de censure du gouvernement pour sa gestion de l’affaire Benalla. Une initiative symbolique.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 20h10
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 06h38
    |

                            Thibaut Faussabry








                        



   


Le gouvernement va devoir affronter deux motions de censure provoquées par l’affaire Benalla. Les députés Les Républicains (LR) ont déposé, jeudi 26 juillet, une première motion en faisant valoir que l’affaire avait « mis en lumière une confusion des pouvoirs à la tête de l’exécutif (…) et une incapacité du gouvernement à exercer ses responsabilités et pouvoirs institutionnels ». Les trois groupes de gauche à l’Assemblée – Nouvelle Gauche, La France insoumise (LFI) et Gauche démocrate et républicaine – ont fait de même, dès le lendemain, pour faire entendre la voix de l’opposition de gauche.
Sur le papier, la motion de censure est l’arme parlementaire qui peut renverser le gouvernement. Aux termes de l’article 49, alinéa 2 de la Constitution de 1958, « l’Assemblée nationale met en cause la responsabilité du gouvernement par le vote d’une motion de censure ». Cependant, l’existence quasi permanente, sous la Ve République, d’une majorité stable et favorable à l’action du gouvernement, rend presque impossible son adoption.

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                Commission, motion de censure, questeurs : s’y retrouver dans le vocabulaire de l’Assemblée



Comment est-elle déposée ?
Le dépôt d’une motion de censure du gouvernement nécessite la signature d’un dixième des députés de l’Assemblée nationale, soit 58 sur les 577 députés que compte l’Hémicycle. Cela a été une formalité pour le groupe LR, qui a actuellement 103 députés au Palais-Bourbon, et n’a pas posé non plus de problème pour les « trois gauches », fortes de 65 élus.
Une fois déposée, la motion de censure, dite « spontanée », car à l’initiative des députés, doit être examinée dans un délai de quarante-huit heures. Déposé le 26 juillet, le texte des députés LR doit être débattu mardi 31 juillet, à 15 heures, à la place des questions au gouvernement.
Le texte de la motion de censure sera ensuite soumis au vote des 577 députés. « Seulement les votes favorables à la motion sont pris en compte, précise Sophie de Cacqueray, maîtresse de conférences en droit public à l’université Aix-Marseille, membre du collectif de chercheurs en droit Les Surligneurs. Un député qui s’abstient est considéré du côté du gouvernement. »
A-t-elle des chances d’aboutir ?
Pour pouvoir faire tomber le gouvernement d’Edouard Philippe, le texte de la motion de censure doit obtenir un vote favorable de la majorité absolue, soit 289 députés. Compte tenu de la composition de l’Assemblée nationale, il sera a priori impossible pour les députés de droite ou de gauche d’obtenir cette majorité.
Le groupe La République en marche (LRM), largement majoritaire au Palais-Bourbon, occupe à lui seul 312 des 577 sièges dans l’Hémicycle. Sans compter les députés Modem (46) ainsi que les élus Union des démocrates et indépendants (UDI) et Républicains constructifs (31), plutôt favorables au gouvernement.


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La majorité LREM rend quasiment impossible le vote d'une motion de censure contre le gouvernement
Répartition du nombre de députés selon leur groupe politique au 27 juillet 2018. Un siège de député est actuellement vacant.

Source : Assemblée nationale



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Les chances que ces motions de censure parviennent à renverser le gouvernement actuel sont donc quasi nulles. En conférence de presse, mardi, le président du groupe LR, Christian Jacob, a reconnu que cette initiative « n’allait pas faire tomber le gouvernement ».
Utilisée plus de cent fois dans l’histoire de la Ve République, la motion de censure n’a entraîné la chute d’un gouvernement qu’une seule fois. L’adoption de celle déposée contre l’élection du président de la République au suffrage universel, en 1962, avait poussé le gouvernement de Georges Pompidou à la démission… Mais celui-ci avait été restauré dans la foulée, après la victoire des gaullistes aux législatives.
La garantie d’un long débat avec le gouvernement
Le dépôt d’une motion de censure est une initiative symbolique dont la visée est politique. « Son intérêt est de monter à l’opinion publique que l’opposition est dans son rôle, qu’elle essaie de s’opposer à l’action du gouvernement, estime Sophie de Cacqueray. Elle permet à l’opposition de continuer de paralyser l’activité parlementaire. » Le gouvernement avait déjà été contraint, le 23 juillet, d’annoncer le report de l’examen de la révision constitutionnelle à la rentrée, à cause de la recrudescence dans l’Hémicycle des interruptions et rappels au règlement liés à l’affaire Benalla.
A défaut de pouvoir renverser le gouvernement, le dépôt de ces motions de censure par les députés de droite et de gauche leur garantit un long débat avec le premier ministre Edouard Philippe. « Elle constitue une opportunité pour l’opposition d’entretenir l’affaire Benalla, son principal angle d’attaque contre le gouvernement », ajoute Mme de Cacqueray.

Le « 49.3 » : une motion de censure « provoquée »
Il existe un autre type de motion de censure, que l’on qualifie de « provoquée » : en vertu de l’article 49, alinéa 3 de la Constitution, le premier ministre peut décider d’« engager la responsabilité du gouvernement » sur un texte de loi, afin de le faire adopter rapidement sans vote ni amendements.
Après le déclenchement de cet article, les députés peuvent répliquer dans un délai de vingt-quatre heures, en déposant une motion de censure, sans quoi le texte de loi est adopté. A l’image de la motion de censure dite « spontanée », les députés doivent rassembler 58 signatures pour que le texte soit débattu dans un délai de quarante-huit heures après son dépôt. Si la motion de censure ne parvient pas à obtenir la majorité absolue des votes (289), le texte est adopté sans vote. Si la motion de censure est votée, elle entraîne la démission du premier ministre et de son gouvernement.
Les motions de censure provoquées sont plus rares que les motions de censure spontanées. Depuis la réforme constitutionnelle de 2008, le déclenchement de l’article 49.3 de la Constitution est limité à un seul texte de loi par session parlementaire ordinaire (d’octobre à juin).


 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Le texte, signé par le PS, le PCF et LFI, fera l’objet d’un débat commun, mardi à l’Assemblée, avec la motion déjà déposée par Les Républicains. Mais il y aura deux votes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : les trois groupes de gauche déposent une motion de censure commune

Le texte, signé par le PS, le PCF et LFI, fera l’objet d’un débat commun, mardi à l’Assemblée, avec la motion déjà déposée par Les Républicains. Mais il y aura deux votes.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 18h22
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 10h14
   





                        


Vendredi 27 juillet, les députés insoumis, communistes et socialistes ont décidé de surmonter leurs divisions pour déposer une motion de censure du gouvernement commune dans le cadre de l’affaire Benalla. Une première qui ne signifie pas, à les entendre, le retour de l’union de la gauche. Les représentants des groupes Nouvelles Gauche (PS), GDR (PCF) et LFI se sont retrouvés en début d’après-midi à l’Assemblée pour accorder leurs violons et ont effectivement déposé leur motion aux alentours de 16 h 30.
Le texte des trois groupes de gauche fera l’objet d’un débat commun, mardi, avec la motion déposée par le groupe Les Républicains (LR) jeudi. Mais il y aura deux explications de vote et deux votes, dont l’issue est déjà connue. Pour être adoptée, une motition de censure doit être approuvée par au moins la majorité des élus de l’Assemblée (289), or les députés La République en marche (LRM) disposent à eux seuls de la majorité absolue, avec 312 élus.
Le président du groupe LR, Christian Jacob, défendra la motion de la droite. Les députés des trois groupes de gauche ont dit s’être accordés pour que le premier signataire de la motion soit André Chassaigne, le président du groupe GDR, Mme Rabault soulignant que « l’ensemble des présidents de groupe vont pouvoir s’exprimer » mardi.

        Lire aussi :
         

                Affaire Benalla : les Républicains ont déposé leur motion de censure du gouvernement



Malgré une réunion de près de deux heures, ils ont assuré que trouver un accord avait été « très simple », expliquant avoir pris du temps pour rédiger le texte. Ce texte, rendu public sur Twitter par le groupe Nouvelle Gauche, évoque « une crise politique » et des « dysfonctionnement graves au sommet de l’Etat », évoquant en détail les différents épisodes de l’affaire Benalla. Et conclut :
« La confiance que le peuple doit accorder au gouvernement et dans ses institutions est donc compromise. L’Assemblée nationale doit pouvoir s’exprimer sur la responsabilité du gouvernement et lui retirer la confiance que son comportement a rompue. »
« Une droite et une gauche dans ce pays »
Les insoumis avaient été les premiers, il y a huit jours, à proposer le dépôt d’une motion de censure, eux-mêmes ne pouvant la déposer seuls, puisqu’ils ne sont que 17 et que le dépôt d’une motion requiert 58 signatures (au moins 10 % des élus de l’Assemblée).
Jeudi matin, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, semblait encore loin de se rallier à cette solution. « Je pense que ce n’est pas la bonne façon de procéder », a dit sur RMC le député de Seine-et-Marne à propos de la motion déposée par LR. Mais les députés PS n’avaient pas envie non plus de rester spectateurs de la motion LR.
« Toute la journée nous avons échangé sur le sujet. Olivier Faure a fait trancher la question en convoquant un bureau national extraordinaire du parti », fait savoir le député du Val-de-Marne Luc Carvounas.
« L’idée, c’est d’affirmer qu’il y a une droite et une gauche dans ce pays. On était une bonne majorité à ne pas vouloir se mélanger avec LR [en votant sa motion] […] Olivier Faure, il écoute, sa position évolue », décrypte un membre du bureau national.
Alliance « ponctuelle »
Jean-Luc Mélenchon a applaudi vendredi matin la décision du PS, se félicitant d’une « ambiguïté levée » sur sa ligne politique, et de l’émergence d’un « arc républicain ». « Le Parti socialiste est maintenant un parti d’opposition frontale au gouvernement », a-t-il salué en rappelant que lors du vote de la confiance au gouvernement, il y a un an, seuls trois socialistes avaient voté contre.
« On n’a pas du tout changé de doctrine par rapport à il y a un an, mais on est aussi capable dans une négociation d’établir des compromis », a répondu Valérie Rabault. Pas question pour les socialistes de donner l’impression qu’ils sont à la remorque de M. Mélenchon. « Chacun garde ses spécificités. On signe un texte suffisamment consensuel pour que tout le monde s’y retrouve », souligne Mme Rabault.
Cette motion, « c’est pas la gauche plurielle », c’est « ponctuel », renchérit M. Faure. Preuve de ces divergences persistantes, le groupe des insoumis devrait voter le texte des Républicains, ce que ne feront sans doute pas les socialistes.


Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.En quelques jours, l’affaire est devenue une affaire d’Etat.Benalla, Mizerski, Crase... qui sont les personnages-clés ?A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et Les Républicains déposent une motion de censure contre le gouvernement.Dans cette affaire, la question des images de vidéosurveillance est centrale alors que trois policiers ont été sanctionnés pour les avoir transmises à M. Benalla et que l’Elysée est accusée de les avoir instrumentalisées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/29/18-17">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Selon la « police des polices », Laurent Simonin, chef d’état-major adjoint de la direction de l’ordre public et de la circulation, a « donné rendez-vous » à M. Benalla le 1er mai « sans solliciter d’autres garanties ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 27/07/2018
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Affaire Benalla : le rapport de l’IGPN souligne la responsabilité d’un haut gradé

Selon la « police des polices », Laurent Simonin, chef d’état-major adjoint de la direction de l’ordre public et de la circulation, a « donné rendez-vous » à M. Benalla le 1er mai « sans solliciter d’autres garanties ».



Le Monde
 |    27.07.2018 à 18h02
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 09h11
    |

            Elise Vincent








                        



   


Le ministère de l’intérieur a rendu public, vendredi 27 juillet, le rapport de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) concernant « l’affaire Benalla », comme s’y était engagée sa patronne, Marie-France Monéger-Guyomarc’h, lors de ses auditions devant les commissions d’enquête du Sénat et de l’Assemblée nationale.
Ce rapport de la « police des polices », intitulé « L’accueil des observateurs extérieurs des activités de police », ne comporte pas de révélations, mais il retrace de façon détaillée la manière dont l’ex-chargé de mission élyséen et son comparse Vincent Crase, employé de La République en marche, ont pu se rendre sur la manifestation du 1er-Mai, à Paris. Une manifestation pour laquelle seul M. Benalla disposait d’un statut d’« observateur ».

        Lire aussi :
         

                Affaire Benalla : comment et quand les acteurs du dossier ont visionné la vidéo du 1er-Mai



En préambule du rapport d’une trentaine de pages, les auteurs prennent soin de rappeler que le statut d’observateur n’avait jusqu’à présent jamais posé de problème majeur. L’accueil de personnes extérieures à la Place Beauvau dans divers cadres d’opérations avait toujours été géré avec « pragmatisme » et avec « des règles de bon sens partagées par tous les acteurs », même s’il n’existait pas de note spécifique régulant ce statut.
Concernant la manière dont Alexandre Benalla a pu se rendre sur la manifestation du 1er-Mai aux côtés des forces de l’ordre, le rapport se veut formel et souligne les failles dans le contrôle des « autorisations ». C’est bien M. Benalla qui a émis le souhait, auprès de Laurent Simonin, chef adjoint de l’état-major de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la Préfecture de police, et d’Alain Gibelin, directeur de la DOPC, d’assister à un service d’ordre à l’occasion d’un événement de voie publique de grande ampleur à Paris.

        Lire aussi :
         

                La préfecture de police de Paris embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla



L’IGPN note que, depuis la dernière élection présidentielle, M. Benalla « est présent à toutes les réunions préparatoires à l’organisation des déplacements du président de la République (…), côtoie professionnellement un grand nombre de policiers de la capitale affectés à ces missions ». Et qu’il a, de ce fait, « manifestement noué avec certains d’entre eux des liens de proximité, facilités par le tutoiement qu’il pratique volontiers ».
M. Simonin le rencontre donc très régulièrement. Et donc, lorsque M. Benalla lui dit avoir « toutes les autorisations nécessaires (…), sans solliciter d’autres garanties, convaincu de la véracité des dires de son interlocuteur et sans évoquer plus avant sa présence en tant qu’observateur sur le service d’ordre avec ses supérieurs hiérarchiques, M. Simonin lui donne rendez-vous le 1er mai, en début d’après-midi, à la Préfecture de police ».
Trop faible rang hiérarchique
L’IGPN se montre toutefois prudente sur ces constatations fondées sur des déclarations « à chaud » des divers protagonistes. Elle rappelle que « des évolutions sont possibles dans le cadre de l’enquête » judiciaire en cours. Le patron de la DOPC, Alain Gibelin, est à ce titre mis en difficulté, actuellement, par les commissions d’enquête parlementaire. Bien qu’il affirme ne pas avoir été informé de la venue de M. Benalla le 1er mai, deux témoignages le contredisent : celui de M. Benalla lui-même, et celui du général Eric Bio-Farina, commandant militaire de l’Elysée. Ces deux versions n’apparaissent toutefois pas au rapport de l’IGPN, le premier relevant d’un entretien donné au Monde, le second d’une audition devant les députés.
L’IGPN met aussi en avant le trop faible rang hiérarchique du policier « référent », Philippe Mizerski, chargé d’encadrer M. Benalla le 1er mai. Là encore, compte tenu « du statut » de M. Benalla, le major de police « ne demande pas d’explications »lorsqu’il le voit accompagné de Vincent Crase que M. Benalla présente comme un collaborateur. Même chose lors des violences commises sur la place de la Contrescarpe. « Bien qu’embarrassé par la tournure que prenaient les choses, [M. Mizerski] ne concevait pas, compte tenu de son grade, de faire la moindre observation à celui qui était, à ses yeux, un personnage de première importance, recommandé par le chef adjoint d’état-major de la DOPC », dit le rapport.
Création d’une « charte »
Enfin, concernant le port d’armes de M. Benalla, l’IGPN rappelle les différents refus qui lui ont été opposés par les services du ministère avant que la Préfecture de police ne cède, en octobre 2017. Alors que cette décision a suscité la controverse, notamment lors des auditions devant les commissions d’enquête parlementaire, l’IGPN estime pour sa part que cette autorisation de port d’arme était justifiée.
Pour éviter que de telles dérives ne se reproduisent, l’IGPN formule plusieurs recommandations : la création d’une « charte » rappelant l’obligation de discrétion, la non-divulgation des faits observés, ou encore l’obligation de se conformer aux directives du référent, ainsi que la création d’un « brassard spécifique » ne prêtant pas à confusion.
Des propositions auxquelles a immédiatement souscrit la Place Beauvau, vendredi. « Le ministre Gérard Collomb (…) prendra dès le début de la semaine prochaine une instruction aux préfets et aux directeurs généraux afin de mettre en œuvre ces préconisations », a réagi le ministère dans un communiqué diffusé dans la foulée de la diffusion du rapport.
 


Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.En quelques jours, l’affaire est devenue une affaire d’Etat.Benalla, Mizerski, Crase... qui sont les personnages-clés ?A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et Les Républicains déposent une motion de censure contre le gouvernement.Dans cette affaire, la question des images de vidéosurveillance est centrale alors que trois policiers ont été sanctionnés pour les avoir transmises à M. Benalla et que l’Elysée est accusée de les avoir instrumentalisées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Prostituée et militante, Dinah Bons est l’une des consultantes de Proud, le syndicat des travailleuses du sexe des Pays-Bas, qui fait de la prévention et du conseil juridique.
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édition abonné


A Amsterdam, des travailleuses du sexe luttent contre le VIH et pour leurs droits

Prostituée et militante, Dinah Bons est l’une des consultantes de Proud, le syndicat des travailleuses du sexe des Pays-Bas, qui fait de la prévention et du conseil juridique.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 19h17
    |

            Paul Benkimoun (Amsterdam, envoyé spécial)








                        



                                


                            

En cette soirée caniculaire de juillet, De Wallen, le quartier chaud d’Amsterdam, au centre de la ville, plus connu internationalement sous le nom de Red Light District (Quartier rouge), est encore plus chaud que d’habitude. Même en semaine, des flopées de touristes en tee-shirt et short viennent s’y encanailler. Parfois en visite organisée, le plus souvent en petits groupes ou en couple, ils arpentent les rues de cette zone où le sexe se vend ouvertement et s’expose dans des vitrines aux lumières et rideaux rouges. Les bars sont bondés. Les rues aussi.
De temps en temps, dans les grappes de badauds qui déambulent, une personne s’arrête. Une femme, smartphone à la main, veut immortaliser l’image d’une de ces travailleuses du sexe, qui invitent du regard le client à franchir la porte de leur local. Le sexe est peut-être en vitrine, mais les personnes qui se prostituent n’apprécient guère ces touristes qui se croient au zoo.
La porte s’ouvre, les insultes fusent, le contenu alcoolisé d’un verre vole vers l’importune, arrosant au passage quelques collatéraux. Sous les invectives, la touriste prend des airs innocents, penauds, mais non contente de ne pas effacer les photographies volées s’empresse de les envoyer par WhatsApp à des amis. Frissons garantis. Une scène qui se reproduit quelques instants plus tard avec d’autres protagonistes. Et doit probablement se répéter tous les jours.
« Le sexe, c’est avec une capote ou rien »
Au cœur du Red Light District, au tournant d’une ruelle se trouve le PIC. Le Prostitution Information Center a pignon sur rue. Créé en 1994 par une ancienne prostituée, Mariska Majoor, il est un lieu d’accueil, de détente, de ralliement. Une halte où les travailleuses du sexe, femmes ou transgenres, viennent aussi s’informer. Pas un lieu de travail. Entre boutique et café, ses murs aux couleurs vives égayent l’ambiance, parfois de façon exubérante, mais servent aussi à l’affichage d’événements.
« Nous voulions être...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Depuis la mi-juillet, la situation des futurs étudiants évolue lentement sur la plate-forme d’admission dans l’enseignement supérieur, malgré les tentatives du ministère de remettre de l’huile dans les rouages.
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Parcoursup : avant la trêve estivale, un quart des candidats n’est pas encore fixé

Depuis la mi-juillet, la situation des futurs étudiants évolue lentement sur la plate-forme d’admission dans l’enseignement supérieur, malgré les tentatives du ministère de remettre de l’huile dans les rouages.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 17h29
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 18h37
    |

            Camille Stromboni








                        



   


La situation des candidats à l’enseignement supérieur demeure relativement figée, à la veille de la trêve estivale, alors que les dernières universités ferment leurs portes. Sur les 812 000 lycéens et étudiants en réorientation inscrits sur la nouvelle plate-forme d’admission Parcoursup, 58 % d’entre eux, soit 470 000 jeunes, ont définitivement validé leur orientation, selon les indicateurs en date du 27 juillet.
Un quart des candidats n’est en revanche pas encore fixé sur sa formation pour la rentrée. 123 800 ont reçu une proposition mais maintenu d’autres vœux en attente et 71 200 n’ont encore obtenu aucune réponse favorable.
Le ministère de l’enseignement supérieur a beau avoir changé sa méthode d’affichage dans le tableau de bord publié quotidiennement sur la plate-forme, les chiffres sont têtus. Parmi ceux qui n’ont reçu aucune proposition, 53 700 apparaissent désormais comme des « inactifs », définis comme des « candidats qui sont contactés par les équipes de Parcoursup pour identifier leurs souhaits pour la rentrée » mais qui n’ont pas répondu à ces sollicitations. Cette nouvelle dénomination a été introduite le 23 juillet sur le tableau de bord de Parcoursup, alors que la colonne des jeunes « sans-places » refusait désespérément de diminuer.

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                L’extrême lenteur de Parcoursup inquiète établissements et futurs étudiants



Les chiffres ont en effet toute leur importance. Parcoursup vit sa première année d’existence, à la suite de la réforme menée tambour battant par la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, sur les cendres de l’ancien système Admission post bac (APB). A la même période en 2017, au 21 juillet, 65 431 candidats étaient sans aucune proposition sur APB. La ministre évoquait alors un « énorme gâchis ». Cette fois-ci, le ministère ne cesse d’assurer que la procédure se déroule de manière satisfaisante, arguant que les nouvelles règles de ce processus désormais en continu rendent la comparaison caduque.
Mais une nouvelle catégorie s’ajoute à ces habituels « sans-facs » de l’été : celle des bacheliers qui ont reçu une proposition mais ont choisi de conserver d’autres vœux pour lesquels ils figurent en liste d’attente. Sur Parcoursup, les vœux d’orientation ne sont plus hiérarchisés comme sur APB, où le candidat recevait seulement la réponse favorable pour celui le plus haut de sa liste. Désormais, il reçoit et répond, au fil de l’eau, aux propositions des formations.
Ces 123 800 candidats qui attendent sont-ils totalement insatisfaits du vœu obtenu et espèrent-ils une formation qui leur conviendra mieux ? Maintiennent-ils des vœux en attente par simple curiosité de voir s’ils y seront, in fine, acceptés ? Ce comportement inattendu des lycéens – en tout cas dans une telle proportion – participe à gripper la machine.
« Surbooking »
La situation est suffisamment engorgée pour que le ministère ait tenté d’accélérer les choses. Tout d’abord en affichant, depuis le 12 juillet, les taux de remplissage des formations. Beaucoup ont interprété cela comme une manière de décourager les candidats de maintenir leurs vœux en attente. En effet, la plupart des formations apparaissaient remplies à près de 100 %, l’indicateur ne distinguant pas les candidats y ayant validé définitivement un vœu de ceux qui maintenaient en parallèle d’autres vœux.

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                Parcoursup 2018 : l’affichage du taux de remplissage inquiète les candidats



A la mi-juillet, le ministère est passé à la vitesse supérieure en Ile-de-France, où la situation serait la plus bloquée : il a enjoint les universités franciliennes, par le biais des rectorats puis par courrier, à pratiquer un taux de remplissage supérieur de 10 % dans l’ensemble de leurs licences. Mais d’une manière quelque peu cavalière : il a appliqué ces taux par défaut dans la machine Parcoursup, alors que jusqu’ici, les licences fixaient elles-mêmes cette « surréservation ».
« Habituellement, en septembre, il y a environ 10 % de défections, expliquait le ministère au Figaro, le 25 juillet. Des places que les universités réaffectent par la suite. Cette année, nous avons demandé aux établissements parisiens de faire, dès maintenant, le “surbooking” qu’ils font habituellement à la rentrée. »
Des places créées au fil de l’eau
Une manière bien optimiste de voir les choses, jugent certains dans le monde universitaire. Personne ne sait si les « évaporés » des étés précédents vont faire défection de la même manière. Le risque pour les facs est de devoir accueillir des candidats supplémentaires, si tous ceux qui reçoivent une proposition grâce à ce « surbooking » l’acceptent et se présentent à la rentrée.
« On nous a appliqué ce taux minimum de manière automatique partout, mais ce n’est pas possible dans certaines licences sous tension, comme les Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) ou les sciences de la vie, s’énerve Olivier Oudar, vice-président de l’université Paris-XIII, qui souligne que son établissement a déjà fait un effort maximum en ouvrant plusieurs centaines de places supplémentaires en juillet. Nous ne pouvons pas pousser plus les murs, même avec les moyens supplémentaires promis par le ministère, qui ne sont pour l’instant qu’une promesse. » 
Chez certaines organisations étudiantes, en revanche, on voit la mesure d’un bon œil. « Si des formations doivent aller au-delà de leur capacité, cela se verra en septembre, et la ministre a justement annoncé le financement 10 000 places de plus », soutient le président de la Fédération des associations générales étudiantes, Jimmy Losfeld. Ces places sont créées au fil de l’eau, mais des licences aux IUT, plusieurs responsables ne manquent pas de faire part de l’impossibilité de recruter les enseignants et trouver les locaux dans un délai aussi court…
« Pas de véritable déblocage avant septembre »
Pour l’instant en tout cas, ce « petit appel d’air des 10 % a vite été résorbé, Parcoursup a repris son rythme très lent », constate Gilles Roussel, à la tête de la Conférence des présidents d’université, lui-même président de l’université Paris-Est Marne-la-Vallée. Au sein de la communauté universitaire, rares sont ceux qui espèrent encore un désengorgement dans les semaines à venir. « Etant donné les très faibles flux de places qui se libèrent chaque jour, nous n’espérons pas de véritable déblocage avant le 6 septembre », confie M. Roussel. Début septembre, la procédure principale de Parcoursup va s’achever, ce qui devrait remettre dans la machine la totalité des places maintenues en attente jusque-là.
D’ici là, un constat reste largement partagé, des BTS aux DUT et classes prépas, en passant par les universités. « Nous sommes toujours très en retard sur le remplissage de nos formations et sur les inscriptions de nos futurs étudiants », résume M. Roussel, qui évalue à 60 % la part de oui définitifs reçus dans les licences universitaires, habituellement presque remplies à cette période.
Peu de changements sont attendus du côté des filières sélectives (BTS, prépas…) dans les prochaines semaines : contrairement aux universités, appelées à rester en veille sur Parcoursup tout le mois d’août, ces dernières ferment leurs portes durant environ un mois. Cela va repousser d’autant les potentielles réponses aux candidats qui y postulent en procédure complémentaire. Quant aux commissions rectorales, qui traitent les dossiers des jeunes recalés, elles sont elles aussi nombreuses à fonctionner au ralenti durant la trêve estivale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Trois magasins n’avaient pas été cédés dans les délais impartis par l’Autorité de la concurrence.
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Fnac Darty condamné à 20 millions d’euros d’amende

Trois magasins n’avaient pas été cédés dans les délais impartis par l’Autorité de la concurrence.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h19
   





                        


L’Autorité de la concurrence a annoncé vendredi 27 juillet qu’elle infligeait à Fnac Darty une amende de 20 millions d’euros pour ne pas avoir vendu dans le temps imparti trois des six magasins que le groupe était tenu de céder pour voir validé le rapprochement des deux enseignes.
Elle a ordonné par ailleurs à Fnac Darty de céder deux autres établissements, les magasins Darty Montmartre et Darty Passy, « en substitution » de ceux qui n’ont pas été vendus à « un repreneur agréé » avant le 1er août 2017, date fixée par l’Autorité lors de son examen de l’opération, en 2016, précise un communiqué.

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                Fnac-Darty, les coulisses d’un mariage de raison



« Dans un environnement très concurrentiel pour le commerce physique, le groupe a fait ses meilleurs efforts pour exécuter les décisions demandées par l’Autorité », dit un communiqué du groupe, réagissant à la décision de la haute autorité de la concurrence. Fnac Darty a par ailleurs dit examiner « toutes les voies de recours à sa disposition pour contester le montant disproportionné de la sanction ». 
C’est la première fois que l’Autorité de la concurrence sanctionne une entreprise pour non-respect des engagements structurels conditionnant une opération de concentration. « Lorsqu’une entreprise prend des engagements devant l’Autorité de la concurrence, [...] elle doit comprendre qu’elle a une obligation de résultat. » Le non-respect des engagements « a empêché les consommateurs de bénéficier rapidement d’une nouvelle offre de produits électroniques à Paris », a argué la présidente de l’Autorité, Isabelle de Silva.



                            


                        

                        

