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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ La participation est de 82 %. Le premier ministre, Hun Sen, au pouvoir depuis 33 ans, a annoncé sur Facebook une « victoire écrasante ». Le nombre de bulletins blancs ou nuls sera à scruter.
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Cambodge : forte participation aux législatives, le parti au pouvoir revendique la victoire

La participation est de 82 %. Le premier ministre, Hun Sen, au pouvoir depuis 33 ans, a annoncé sur Facebook une « victoire écrasante ». Le nombre de bulletins blancs ou nuls sera à scruter.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 15h27
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 18h23
    |

            Bruno Philip (Phnom Penh, envoyé spécial)








                        


Le taux de participation important (82 %) aux élections législatives de dimanche 29 juillet est, en soi, une sorte de victoire pour l’homme fort du Cambodge, le premier ministre Hun Sen. Au pouvoir depuis trente-trois ans, il était important pour le maître du royaume, âgé de 65 ans, qu’un nombre élevé d’électeurs accomplissent leur devoir de citoyens. C’était pour lui une question de légitimité. Même si la « victoire écrasante » annoncée dans la soirée par Hun Sen sur son compte Facebook - « Nous espérons gagner plus de 100 sièges » sur 125, a déclaré le porte-parole de son parti, le Parti du peuple cambodgien (PPC) - pourrait être tempérée par la possibilité d’un nombre important de bulletins blancs ou nuls.
« Dans mon bureau de vote, de nombreux électeurs ont rayé leurs bulletins », nous disait S., un jeune intellectuel de 23 ans qui requiert l’anonymat. Ce pourrait être pour certains Cambodgiens une manière de protester contre des élections du troisième type : après la dissolution, à la fin de 2017, du plus grand parti d’opposition, le Parti du sauvetage national du Cambodge (PSNC), accusé de « complot » contre le gouvernement, l’issue du scrutin ne faisait aucun doute : les dix-neuf partis en lice contre celui du premier ministre ne pouvaient menacer ce dernier, dont la victoire était acquise.
Hun Sen a choisi la manière forte avant les élections
« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire », a aussitôt réagi dans un communiqué le président du PSNC, le Franco-Cambodgien Sam Rainsy, 69 ans, en exil à Paris. Il a dénoncé de « fausses élections placées sous le signe de la peur [qui] ne peuvent pas traduire la volonté populaire. » Le cofondateur de son parti, Kem Sokha, est en prison depuis bientôt deux ans.
Sam Rainsy, qui avait appelé au boycott, avait déjà déclaré au Monde, peu avant l’élection, que « l’enjeu du scrutin ne sera[it] pas la victoire mais le taux de participation ». Mais il ne se faisait guère d’illusions : « Dans les campagnes, où le contrôle du PPC est permanent, les gens auront peur de ne pas se rendre aux urnes. Les ruraux iront voter contre leur gré », affirmait-il.
Tous les observateurs sont d’accord pour dire que si Hun Sen a choisi cette fois-ci la manière forte avant les élections, resserrant un peu plus l’emprise de son régime sur le pays, c’est bien pour empêcher une possible victoire de ses adversaires le 29 juillet : il y a cinq ans, lors du dernier scrutin, l’opposition avait taillé des croupières au parti du premier ministre, qui avait perdu vingt-deux sièges par rapport à l’élection précédente.

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« Nous avons peur d’être sanctionnés »
Dans les ateliers de confection textile, dont la production représente 70 % des exportations du pays, contremaîtres et patrons, pour la plupart proches du gouvernement, avaient exorté leurs employés à aller voter.
« Nous avons peur d’être sanctionnés au cas où notre index ne serait pas taché d’encre quand nous reviendrons au travail mardi », redoutait, en fin de semaine, Lyeen Shinath, 33 ans, syndicaliste dans l’usine chinoise de Roo Hsing — au Cambodge, chaque votant plonge son doigt dans de l’encre noire après avoir glissé son bulletin dans l’urne.

   


Sur un mode plus anecdotique, la franchise Chatime, compagnie taïwanaise qui sert du thé parfumé, avait promis dès vendredi sur son site une tasse gratuite de bubble tea (thé aux graines de tapioca) à tout client montrant un doigt taché de noir…
Détail, la franchise cambodgienne appartient à Mme Pich Chanmony, épouse de Hun Manet, lui-même fils aîné du premier ministre, personnage qui occupe de très hautes fonctions dans l’aviation et dans les unités antiterroristes du régime.
Opposition divisée
La campagne « doigt propre » de l’opposition interdite ou en exil, qui avait ainsi baptisé ses appels au boycott, aura donc échoué, quelles qu’en soient les raisons. D’autant que les opposants de l’intérieur, dont certains sont désormais à la tête de partis qui se présentaient aux élections, étaient hostiles à ce boycott.
Les adversaires de Hun Sen apparaissent plus que jamais divisés. « Sam Rainsy a échoué, il est politiquement fini ! », déclarait dimanche soir Yang Saing Koma, président du Grassroots Democratic Party (GDP), formation qu’il a cofondée en 2015 avec le défunt critique du régime Kem Ley, assassiné dans des circonstances mystérieuses un an plus tard en plein Phnom Penh.
« J’ai dû me battre durant cette élection contre deux adversaires, a dit M. Yang Saing, 52 ans, dans la modeste baraque de bois qui lui sert de siège dans la banlieue de Phnom Penh. Contre le premier ministre, Hun Sen, et contre le parti de Sam Rainsy. Ils ont beau être des adversaires politiques, ils se ressemblent. En fait, ils appartiennent à une génération du passé. »

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Compte rendu

Election au Mali : calme à Bamako, incidents dans le centre et le nord

Dimanche, 8 millions de Maliens sont appelés aux urnes pour le premier tour d’une élection présidentielle à haut risque.

Par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-07-29T17:04:14+02:00"

        Le 29.07.2018 à 17h04

     •
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        Mis à jour le 29.07.2018 à 17h10






    
Vote à Bamako, le 29 juillet.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


« Président, il reste cinq minutes ! Faites entrer les délégués », crie avec enthousiasme Boubacar Diallo, un des deux assesseurs du bureau de vote n° 5. Quatre délégués des 24 candidats en lice pour le premier tour de l’élection présidentielle entrent et s’assoient en silence sur les pupitres délabrés.

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Il est 8 heures, dimanche 29 juillet. A l’école de Boulkassoumbougou, dans la banlieue de Bamako, le vote commence à l’heure pour les 30 600 électeurs inscrits dans ce centre. Tout comme dans la plupart des bureaux de vote visités par les 100 observateurs de la Mission d’observation de l’Union européenne (MOUE).
« 70 % des 44 bureaux que nous avons observés ont ouvert à temps. Les 30 % restants ont accusé un retard allant de 5 à 30 minutes », a expliqué Cécile Kyenge, la chef de la mission, en fin de matinée.
« Il y a de l’anxiété »
A Boulkassoumbougou, quelques minutes avant le début du vote, les délégués ont les yeux rivés sur l’urne, retournée sans couvercle, que Boubacar Diallo secoue avec vigueur. « Regardez tous, regardez bien, il n’y a rien dedans », dit-il avant de la reposer. Pour M. Diarra, il est important d’insister sur ce point : aucune fraude ne sera admise. Surtout par ces temps de polémique.
Les suspicions de fraude, lancées par une partie de l’opposition le 20 juillet, ont marqué la fin de campagne et chauffé les esprits. « Tout est au point, tout le monde s’est mis d’accord », répète M. Diallo, avant de faire entrer le premier électeur. Issa Daou, la soixantaine, est le seul électeur présent devant le bureau. Il entre, se dirige vers l’isoloir et fait son choix. « Il y a de l’anxiété, avoue-t-il en sortant. Mais toutes ces histoires de crise post-électorale, ce ne sont que des mots. Tout va bien se passer. »
Dans ce centre de vote, les cartes d’électeurs non distribuées, que les retardataires pouvaient retirer aujourd’hui, ne sont pas arrivées. Le même constat a été fait dans plusieurs autres bureaux de vote.

    
Quelque 23 000 bureaux sont ouverts. Les premiers résultats sont attendus dans les 48 heures, les résultats officiels provisoires le 3 août au plus tard, avant un éventuel second tour le 12 août.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


A quelques kilomètres de là, en plein centre-ville de Bamako, c’est le problème inverse. Dans le centre de vote de Oulofoubougou Bolibana, les cartes d’électeurs non distribuées sont bien arrivées. « Mais regardez un peu la taille de la pile. Personne n’est encore venu en retirer », déplore Boubacar Diarra, le coordinateur du centre. Il est 9 h 45 et depuis l’ouverture du vote, la pile de 173 cartes d’électeurs à retirer n’a pas diminué. Elle représente plus d’un quart des inscrits.
« Les citoyens sont déçus des politiques »
« Ça ne va pas être comme en 2013, cette fois j’ai l’impression que les gens ne vont pas sortir pour aller voter », estime M. Diarra. Il y a cinq ans, les gens s’étaient mobilisés très tôt le matin, parce qu’il y avait eu un coup d’Etat et que les Maliens tenaient à mettre en place un régime légaliste. Aujourd’hui, les citoyens sont déçus des politiques. Leurs conditions de vie n’ont pas changé. Ils n’y croient plus. Surtout que ce sont les mêmes politiques qui sont aux manettes depuis l’avènement de la démocratie, il y a plus de quinze ans ! »
Les mains plongées dans ses fari, une pâte de haricot verte cuite dans la paille, Fatimata Diarra regarde le balai incessant de véhicules et de motos, s’arrêtant devant le centre de vote du lycée Nelson Mandela, dans le quartier central de l’Hippodrome. 21 341 électeurs y sont inscrits. Que pense-t-elle de l’élection ? « C’est bien, dit elle entre deux clients. Il y a du monde ce matin. Plus que d’habitude. »

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Va-t-elle aller voter ? « Je pense surtout à l’argent, ça va bien marcher aujourd’hui », sourit-elle. À sa droite, Awa Diarra enfile des morceaux de chèvre marinés sur des pics en bois. « On ira peut-être voter, après », dit-elle timidement. La cuisinière avoue avoir « un peu peur. Tout ce qu’on veut, c’est que l’élection se passe en paix, peu importe qui gagne ».
Agressions, saccages et vols de matériel électoral
Si à Bamako, l’élection s’est déroulée le matin dans le calme, plusieurs incidents ont été constatés dans le centre et dans le nord du pays, représentent près de 37 % du corps électoral. « Dans la région de Tombouctou, 17 urnes ont été emportées dans la nuit du 28 au 29 juillet. En conséquence, les bureaux des 4 centres n’ont pas pu ouvrir. », rapporte la Coalition pour l’observation citoyenne des élections au Mali (COCEM), qui a déployé 1 000 observateurs sur le terrain.
Le West Africa Network for Peacebuilding (WANEP), avec 300 agents déployés, dresse pour sa part la liste de neuf localités sans opération de vote dans la région de Tombouctou.
Dans la région de Mopti, dans le centre du pays, plusieurs localités ont subi des attaques. A Kounari, dans le cercle de Mopti, le président d’un bureau de vote a été agressé. A Fatoma, dans le même cercle, un local de la sous-préfecture contenant du matériel électoral a été brûlé la nuit précédant le vote. A Gandamia, dans le cercle de Douentza, ce sont des agents électoraux qui ont été attaqués, empêchant le vote d’avoir lieu.
Les premiers résultats de ce premier tour sont attendus dans les 48 heures. Les résultats officiels provisoires doivent être proclamés au plus tard le 3 août, avant un éventuel second tour le 12 août.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Quatre départements sont placés dimanche et lundi en vigilance orange par Météo France en raison de la canicule qui sévit déjà depuis plusieurs jours.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Canicule : les Pyrénées-Orientales placées en alerte, rejoignent l’Ardèche, la Drôme et le Rhône

Quatre départements sont placés dimanche et lundi en vigilance orange par Météo France en raison de la canicule qui sévit déjà depuis plusieurs jours.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 17h18
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 17h59
   





                        



   


Météo France invite, ans son dernier bulletin, communiqué dimanche après-midi, à rester vigilant vis-à-vis des fortes chaleurs jusqu’à 16 heures au moins lundi 30 juillet. L’alerte concerne trois départements de la vallée du Rhône - l’Ardèche, la Drôme et le Rhône - et le département des Pyrénées-Orientales, avec des températures qui dépasseront les 30 degrés.
Les autorités incitent les habitants des départements concernés à « éviter de sortir aux heures les plus chaudes », « passer au moins trois heures par jour dans un endroit frais », et à « se rafraîchir plusieurs fois par jour ».

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Neuf départements sont également placés en vigilance jaune jusqu’à lundi soir. Dans l’Ain, les Alpes-Maritimes, l’Isère, le Gard, l’Hérault, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, le Vaucluse, et dans le Territoire de Belfort, il faudra donc rester attentif si vous pratiquez des activités sensibles au risque météorologique.
La vague de chaleur devrait s’étendre en début de semaine dans le quart sud-est du pays, estime François Gourand, prévisionniste à Météo France, qui s’attend à ce que d’autres départements soient placés en vigilance orange canicule.
Des températures caniculaires attendues dans le sud-est
Lundi, les températures repartiront à la hausse, avec des minimales voisines de 21 degrés en vallée du Rhône et de 24 degrés dans les Pyrénées-Orientales. Pas de rafraîchissement prévu sous les 20 degrés Celsius en cours de nuit de dimanche à lundi. Les maximales seront souvent comprises entre 34 et 36 degrés dans la vallée du Rhône et dans l’intérieur des régions méditerranéennes, précise Météo-France.
A partir de jeudi, c’est toute la moitié sud du pays qui devrait être concernée par les températures caniculaires (entre 35 et 39 degrés). En fin de semaine, la moitié nord pourrait être touchée à son tour, même si l’incertitude est plus grande pour le moment, précise François Gourand.

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Depuis fin juin, les températures sont restées élevées sur l’ensemble du pays, souligne Météo-France, notamment sur la moitié nord où elles ont été en moyenne deux à quatre degrés au-dessus des valeurs de saison.
Le mois de juillet 2018 devrait être le troisième mois de juillet le plus chaud depuis 1900, avec une température moyenne supérieure à la normale de 2,4 degrés, selon un bilan provisoire établi par Météo-France vendredi soir. Juillet 2018 se placerait ainsi en termes de température derrière juillet 2006 (+3,6 degrés) et juillet 1983 (+2,6 degrés).

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le peloton est sur le circuit tracé dans Paris. Arnaud Démare et Peter Sagan sont les favoris pour la victoire dans cette dernière étape du Tour 2018.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ L’opposition craint fraudes et violences lors du vote par lequel Mnangagwa veut légitimer son pouvoir.
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Compte rendu

Après Mugabe, le Zimbabwe au défi des urnes

L’opposition craint fraudes et violences lors du vote par lequel Mnangagwa veut légitimer son pouvoir.

Jean-Philippe Rémy (Harare (Zimbabwe), envoyé spécial)
    



LE MONDE
              datetime="2018-07-28T10:02:54+02:00"

        Le 28.07.2018 à 10h02






                        

Crédits : LUIS TATO / AFP


                    

A quel moment la joie s’est-elle enfuie ? Quand l’étincelle s’est-elle éteinte ? Alors que le Zimbabwe tout entier compte les heures qui le séparent, d’ici au 30 juillet, du premier scrutin depuis l’indépendance (1980), auquel ne participe pas Robert Mugabe – chassé du pouvoir à l’âge de 93 ans, il y a huit mois, par une coalition de militaires –, les électeurs mesurent à quel point l’esprit de jubilation qui régnait à la chute du seul dirigeant qu’avait connu le pays jusqu’alors s’est évanoui.
Emmerson Mnangagwa, l’homme qui a pris le pouvoir en novembre 2017 avec le soutien des généraux, avait présenté à l’époque le coup d’Etat en douceur comme une opération de « nettoyage » de la corruption, et déclarait dans la foulée le pays « ouvert au business », en rupture avec les postures idéologiques de l’ère Mugabe, suscitant un immense espoir de changement.
Il promettait à la fois de relâcher le contrôle des agences de sécurité sur la population (différentes administrations et services de renseignement, en plus de la police), mais aussi de relancer le pays à l’économie sinistrée. Avec plus de 90 % de taux de chômage, un manque cruel de devises alors que les dollars, à la suite de l’hyperinflation de 2008, ont remplacé la monnaie nationale, et des millions de talents ayant émigré pour tenter de vivre, les attentes étaient à la mesure de la catastrophe nationale. Et par un tour de magie, Robert Mugabe en devenait le seul instigateur.
« Ce pays est une salle d’attente »
Bien sûr, il s’agissait moins d’une illusion que du calcul de voir la chute du vieil homme ouvrir à nouveau le jeu politique et détendre le climat. Emmerson Mnangagwa, pur produit du système à l’origine de cette descente aux enfers, insistait : il allait donner, en cent jours, des preuves tangibles de sa capacité à hisser la nation d’ici à 2030 parmi les pays à revenu intermédiaire, en déclenchant un boom notamment de la production minière et agricole. Rien de...



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Un Italien qui pratiquait l’escalade et deux alpinistes ont trouvé la mort dimanche dans deux accidents distincts survenus dans le nord du département.
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Hautes-Alpes : trois morts dans des accidents de montagne

Un Italien qui pratiquait l’escalade et deux alpinistes ont trouvé la mort dimanche dans deux accidents distincts survenus dans le nord du département.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 17h55
   





                        


Trois personnes, un Italien qui pratiquait l’escalade et deux alpinistes, ont trouvé la mort dimanche 29 juillet dans les Hautes-Alpes dans deux accidents distincts survenus dans le nord du département, a appris l’Agence-France Presse (AFP) auprès des gendarmes.
Le premier de ces deux drames a coûté la vie dimanche vers 6 h 30 à un Italien de 40 ans qui progressait à 3 000 mètres d’altitude dans le couloir Coolidge, une voie d’escalade qui mène au Mont Pelvoux, dans le massif des Ecrins.
Auditions des témoins
Le quadragénaire aurait péri après avoir dévissé sur une centaine de mètres, ont précisé les gendarmes, qui procédaient toujours dimanche après-midi à des auditions de témoins pour tenter de déterminer les causes exactes de sa chute. Les secours n’ont pu ranimer la victime bien qu’ils soient intervenus très vite sur les lieux du drame. Ils venaient alors en aide à un blessé au même moment sur la même voie.
L’autre accident a causé la mort de deux alpinistes qui progressaient encadrés par un guide en direction des Enfetchores, un sommet situé à 3 000 mètres d’altitude sous le glacier de la Meije. Selon les premiers éléments de l’enquête, la cordée aurait dévissé sur une cinquantaine de mètres vers 13 h 30 pour une raison encore inconnue, causant la mort des deux alpinistes. Le guide de haute montagne qui accompagnait les deux victimes a quant à lui été blessé et transporté à l’hôpital.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Volontiers provocateur et soutien de Donald Trump, le rappeur de Chicago reste un producteur inspiré.
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édition abonné


Kanye West à l’heure du bilan

Volontiers provocateur et soutien de Donald Trump, le rappeur de Chicago reste un producteur inspiré.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 18h02
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 06h40
    |

                            Stéphanie Binet








                        



                                


                            

Avec Kanye West, c’est tout ou rien. Du 25 mai au 22 juin, le producteur hip-hop a publié cinq albums sur les plates-formes de streaming, dont le sien, Ye, en tant que rappeur et au sous-titre étrange, I Hate Being Bipolar, It’s Awesome (« Je déteste être bipolaire, c’est génial »). Pour les quatre autres disques, chacun sorti à une semaine d’intervalle, il compose les musiques pour des artistes aussi divers que le rappeur engagé Nas ou la chanteuse R & B Teyana Taylor avec l’aide d’une armada de beatmakers talentueux, tels Mike Dean et Andrew Dawson.

Depuis un mois, plus rien, à peine un petit clip pour illustrer un titre, 4th Dimension, de son ami Kid Cudi, deux pour les raps vengeurs de Pusha T, qui dirige, par ailleurs, son label G.O.O.D Music, mais pas un seul pour son propre album. Aucune tournée au programme pour jouer ses nouveaux morceaux sur scène. Il a pourtant été question que ces cinq disques soient publiés, vendredi 27 juillet, dans un même coffret ­vinyle intitulé les Wyoming Sessions, car Daytona, de Pusha T, Ye, de ­Kanye West, Kids See Ghosts, de Kid Cudi, Nasir de Nas et K.T.S.E., de Teyana Taylor, ont le même format, entre sept et huit chansons et la même cohérence artistique. Les chansons ont toutes été enregistrées dans le ranch que possèdent Kanye West et sa femme, Kim ­Kardashian, dans les montagnes du Wyoming. Au grand dam de ses fans, il n’en sera finalement rien… pour l’instant.
« Une même énergie de dragon »
Pour autant, c’est l’heure du bilan pour Kanye West, dont la seule ­activité depuis un mois est d’alimenter son fil Twitter de bonnes résolutions : « Je n’accepte plus aucun conseil pour le restant de ma vie », ou l’énigmatique « Je déteste parler de choses dont je suis supposé parler ». Il faut dire que, quand le rappeur prend la parole, c’est souvent pour s’attirer les foudres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ L’incendie d’un poste électrique perturbe fortement le trafic des trains depuis vendredi et jusqu’à jeudi. La SNCF assurait dimanche un train sur deux.
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La situation se dégrade à la gare Montparnasse, dans l’attente du rétablissement complet de l’électricité

L’incendie d’un poste électrique perturbe fortement le trafic des trains depuis vendredi et jusqu’à jeudi. La SNCF assurait dimanche un train sur deux.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 17h43
   





                        



   


C’est une nouvelle journée compliquée pour les voyageurs devant partir ou arriver à la gare Montparnasse, à Paris. La SNCF assurait dimanche 29 juillet un train sur deux seulement, et la situation risque de se dégrader encore d’ici au rétablissement complet de l’électricité de la gare, prévu jeudi 2 août.
Depuis vendredi, la SNCF doit faire face aux conséquences de l’incendie du poste de haute tension d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) du gestionnaire du réseau d’électricité RTE, qui empêche une alimentation électrique normale des trains et paralyse le centre de maintenance des TGV.

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A la mi-journée, dimanche, le hall de départ de la gare Montparnasse était clairsemé, scène inhabituelle pour un week-end de chassé-croisé estival, et les agents d’accueil en gilet rouge étaient en nombre pour renseigner les quelques voyageurs.
Quand l’alimentation des trains sera-t-elle rétablie ?
La SNCF a mis en demeure RTE de trouver une solution au plus vite pour permettre un fonctionnement normal de la gare parisienne avant la date du 2 août annoncée par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité.
« Nous sommes confiants sur la tenue du délai de rétablissement de l’alimentation pour jeudi et nous espérons pouvoir encore accélérer le rythme », a assuré dimanche le délégué régional Ile-de-France de RTE, Régis Boigegrain. RTE a mis en avant l’ampleur des dégâts qu’a subis son poste électrique — dont l’incendie est encore inexpliqué — pour justifier les délais de remise en route.
Ce délai de presque une semaine pour un retour à une alimentation électrique normale de la gare a poussé le gouvernement à ouvrir une « mission d’enquête ». Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique, et Elisabeth Borne, ministre des transports, ont estimé que cet incident avait mis au jour « une fragilité manifeste dans l’alimentation de substitution de la gare Montparnasse ». De son côté, la SNCF va demander une indemnisation au gestionnaire du réseau haute tension.
RTE a expliqué que la solution provisoire pour réalimenter la gare consistait à créer un contournement du poste d’Issy-les-Moulineaux et de la partie endommagée des câbles du poste. La liaison avec la partie saine des câbles de liaison avec Montparnasse a été établie dans la nuit de samedi à dimanche, avant des tests fonctionnels, tandis que la jonction avec la cellule haute tension mobile est en cours de réalisation, a précisé le responsable de RTE dimanche.
Quelles sont les prévisions de circulation des trains ?
Les prévisions de circulation pour dimanche se dégradent par rapport à samedi, où deux tiers des trains ont circulé. La directrice générale de SNCF Voyages, Rachel Picard, avait mis en avant, samedi, des « contraintes matérielle » pour justifier cette baisse du trafic.
L’atelier de maintenance des rames TGV près de Montparnasse n’est, en effet, plus alimenté en électricité. « Il y a des rames que l’on ne peut plus sortir parce qu’elles ne sont pas en sécurité pour nos voyageurs. C’est pour ça que la durée de l’incident est critique », a-t-elle expliqué.
L’incident de vendredi a désorganisé la circulation des trains dans la deuxième gare de France pour la circulation des TGV, où une panne avait déjà semé la pagaille ce même week-end il y a un an. Près de 100 000 voyageurs devaient y emprunter un train ce samedi.

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Les trains maintenus sont désormais répartis entre Montparnasse et la gare d’Austerlitz.
A ceux qui le peuvent, la SNCF conseille de reporter leur voyage. Les billets seront intégralement remboursés au-delà de trois heures de retard.
Si le départ des TGV vers la Bretagne et les Pays de la Loire reste à la gare Montparnasse, ceux en provenance ou à destination du Sud-Ouest sont redirigés vers la gare d’Austerlitz. Les TGV à destination de Tours et de Poitiers sont supprimés, les voyageurs sont invités à utiliser les trains Intercités au départ d’Austerlitz.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.
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                La chanson d’amour d’Irène Théry : « I’m Your Man », de Leonard Cohen


Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.

Le Monde
                 |                 27.07.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h09
                 |

            Gaëlle Dupont

















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Sociologue de la famille, Irène Théry est directrice d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Elle s’est engagée en faveur du mariage pour tous, de l’ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, et d’une gestation pour autrui « éthique ». En 2016, elle est l’héroïne de « La Sociologue et l’Ourson », documentaire coréalisé par son fils Mathias Théry sur l’élaboration de la loi sur le mariage pour tous.
La chanson d’amour la plus chère à mon cœur est I’m Your Man, de Leonard Cohen, indissociable d’un moment important de ma vie. Mon amoureux et moi, nous vivions ensemble depuis déjà vingt ans et nos enfants et beaux-enfants étaient adolescents quand une tempête affective s’est abattue sur nous, si grave que nous nous sommes séparés.
Mais quelques mois plus tard, nous n’avons pu nous empêcher de retomber dans les bras l’un de l’autre. Tomber amoureux, c’est merveilleux. Mais s’aimer à nouveau et prendre ensemble un nouveau départ, il n’y a pas de mots pour dire la joie que c’est. Et nous qui, en bons révolutionnaires opposés au mariage bourgeois, nous étions mariés dans les années 1970 carrément à la sauvette, nous nous sommes alors en quelque sorte re-mariés « pour de bon » en invitant cette fois frères et sœurs, amis et enfants à fêter avec nous comme il se doit notre bonheur retrouvé !
Gentillesse infinie
Ce jour-là, un ami nous offrit A la recherche du bonheur, Hollywood et la comédie du remariage, un livre de Stanley Cavell (Cahiers du cinéma, 1993) qui semblait écrit pour nous. Ne nous disait-il pas qu’à l’heure de l’égalité des sexes et du « mariage conversation », tout vrai mariage est celui qui a subi l’épreuve de la mort et de la résurrection, ouvrant la voie à la conquête inespérée de la complicité dans l’humour et la distance à soi ?
La chanson de Leonard Cohen, qui a résonné dans notre maison pendant toute cette période, exprime tout cela magnifiquement. C’est un peu l’hymne de notre remariage. Et nous l’aimons toujours autant aujourd’hui. D’abord pour sa musique, à la fois simple et sophistiquée, nonchalante et lyrique. Mais aussi pour la voix et les mots : le boxeur sur le ring, les balades sur le sable, les promesses non tenues et le « If you want a father for your child » qui m’a toujours embué les yeux.
Pour sa gentillesse infinie. Et bien sûr aussi pour sa façon d’oser magnifier les stéréotypes tout en les détournant de leur sens. Car rien ne dit mieux que cette chanson qu’il peut être si peu traditionnel de jouer au cow-boy, au chevalier servant et au protecteur, et si féminin de répondre : « Je suis ton homme. » Après tout, c’est juste une histoire de tempo. »


Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro
Bernard Cazeneuve : « Vienne », de Barbara
Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy
Pénélope Bagieu : « Don’t Cry », de Guns N’Roses
Erik Orsenna : « Pierre », de Barbara
Agnès B : « L’Affiche rouge », de Léo Ferré
Christophe Michalak : « With or Without You », de U2
Marianne James : « Ne me quitte pas », de Jacques Brel
Arnaud Montebourg : « D’aventures en aventures », de Serge Lama



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Gaëlle Dupont
    













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Pakistan : Imran Khan face à ses opposants et à ses promesses

Une douzaine de partis dénoncent des fraudes lors des élections générales remportées par la formation de l’ex-star du cricket.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 10h12
    |

            Louis Imbert (Islamabad, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le futur premier ministre du Pakistan devait avoir les coudées franches pour former son gouvernement, selon les résultats quasiment définitifs des élections générales, publiés vendredi 27 juillet, deux jours après le scrutin. Le PTI, la formation de l’ex-star du cricket, obtient 114 sièges sur les 342 que compte l’Assemblée nationale. Ce n’est pas une majorité absolue, mais ce pieux populiste, au tempérament flamboyant, n’aura aucun mal à faire alliance avec des candidats indépendants et islamistes.
Le résultat est contesté : vendredi, une douzaine de partis réunis à Lahore ont dénoncé « un vol » du vote populaire, à l’issue d’un scrutin qu’ils jugent outrageusement manipulé. Ils exigent un nouveau vote et annoncent des manifestations de rue. Leurs élus ne siégeront pas à l’Assemblée.

Mais derrière cette unité de façade, l’opposition hésite. L’ex-parti au pouvoir, la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), qui obtient 63 sièges, s’est jointe aux contestataires mais, par prudence, la formation a demandé à consulter ses élus. L’appareil du parti avait décidé la veille qu’ils siégeraient sans faire d’esclandre. Le Parti du peuple (PPP) de Bilawal Bhutto, qui a obtenu un succès honorable avec 43 sièges, a lui aussi dénoncé les résultats, sans toutefois se joindre aux frondeurs.
M. Khan avait promis dès jeudi, dans un discours de victoire au ton accommodant, des enquêtes sur ces accusations de fraude. Il doit apaiser un pays dont une partie est convaincue que son futur premier ministre a bénéficié, durant la campagne, des pressions exercées sur la presse et les candidats par l’armée, hostile à l’ex-premier ministre Nawaz Sharif.
L’institution judiciaire a elle aussi pesé de tout son poids sur l’élection en condamnant M. Sharif à dix ans de prison au début du mois de juillet. Des fraudes ont été dénoncées durant le décompte des votes. Chacun reconnaît cependant que le discours de M. Khan contre la « corruption »...




                        

                        


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Le Drian visite Cuba pour « renforcer » les liens avec la France

Ce déplacement sur l’île caribéenne est le premier d’un représentant du gouvernement français depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence en mai 2017.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 03h56
   





                        



   


Le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, a indiqué samedi 28 juillet à La Havane que sa visite jusqu’à dimanche à Cuba visait à « renforcer » les relations entre les deux pays. « Nous sommes dans une relation très positive, dynamique, et ma visite vise à approfondir cette dynamique et à la renforcer », a déclaré M. Le Drian à son homologue cubain Bruno Rodriguez, qui l’a reçu au ministère des affaires étrangères.
La visite s’est poursuivie au palais présidentiel où M. Le Drian a rencontré le nouveau président cubain, Miguel Diaz-Canel, « dans un climat cordial », selon un communiqué officiel lu à la télévision nationale. « Les deux parties ont souligné le bon état de leurs relations et ont exprimé la volonté de voir se poursuivre un dialogue politique de haut niveau », a-t-il ajouté.
Les deux hommes ont qualifié de « favorable » le développement des relations économiques et commerciales entre les deux pays et ont reconnu « le rôle croissant des entreprises françaises » dans l’économie locale, principalement dans les secteurs de l’énergie, des transports et de la construction. Une trentaine d’entreprises françaises sont implantées à Cuba.

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Ambiance détendue
Ce déplacement sur l’île caribéenne est le premier d’un représentant du gouvernement français depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence en mai 2017.
Le chef de la diplomatie française est également le premier des ministres européens des affaires étrangères à se rendre à La Havane depuis que Miguel Diaz-Canel a accédé à la présidence cubaine en avril.
Avant de s’entretenir avec le président Diaz-Canel, M. Le Drian a souligné auprès de son homologue cubain que sa visite à La Havane s’inscrivait « dans la continuité » de celles des anciens présidents François Hollande à Cuba en mai 2015 et Raul Castro en France en février 2016.
Dans une ambiance détendue, Jean-Yves Le Drian a félicité M. Rodriguez pour avoir été reconduit dans ses fonctions, qu’il occupe depuis 2009. « Vous êtes déjà un vétéran dans vos fonctions, pas aussi avancé que (Sergueï) Lavrov, mais vous êtes sur la bonne voie », a-t-il dit en plaisantant en référence au très expérimenté ministre russe des affaires étrangères, qui était mardi à Paris.
Sur le même ton de plaisanterie, M. Rodriguez lui a répondu n’être, lui, « jamais entré dans le secteur de la défense nationale », faisant allusion au poste de ministre de la défense que M. Le Drian occupait précédemment. « Nous apprécions beaucoup le développement des relations bilatérales qui sont une priorité pour Cuba », a également déclaré M. Rodriguez.
Leadership français
Il a affirmé que Cuba apprécie et reconnaît le leadership de la France dans les relations qu’entretient Cuba avec l’Union européenne, dans le domaine multilatéral et « en particulier dans la lutte contre le changement climatique ».
« Nous reconnaissons la position française sur le blocus qui entrave les liens économiques entre l’Europe et notre pays », a-t-il ajouté, faisant référence à l’embargo américain sur Cuba, en vigueur depuis 1962.
Avant la fin dimanche de son voyage en Amérique latine, qui avait débuté en Colombie, M. Le Drian devait aussi rencontrer le ministre cubain du commerce extérieur et de l’Investissement étranger, Rodrigo Malmierca, et effectuer une visite du centre historique de La Havane.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ La définition par l’Organisation mondiale de la santé d’un « trouble du jeu vidéo » fait débat : les jeux peuvent-ils vraiment être comparés à de la drogue ?
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Jeux vidéo : questions sur la reconnaissance de l’addiction par l’OMS

La définition par l’Organisation mondiale de la santé d’un « trouble du jeu vidéo » fait débat : les jeux peuvent-ils vraiment être comparés à de la drogue ?



Le Monde
 |    27.07.2018 à 09h35
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 10h09
    |

            Céline Mordant








                        



   


La décision de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’intégrer le « trouble du jeu vidéo » (gaming disorder) à la liste des addictions dans la future révision de la Classification internationale des maladies n’a pas fini de faire débat entre des psychiatres addictologues soucieux d’améliorer la prise en charge d’adolescents en souffrance et une communauté de joueurs qui se sent encore une fois stigmatisée et incomprise.
Quels sont les joueurs concernés ?
Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, 5 % des jeunes Français de 17 ans joueraient entre cinq et dix heures par jour ; un adolescent sur huit aurait un usage « problématique » du jeu vidéo selon une enquête de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Pourtant, tous ces joueurs excessifs ne peuvent pas être qualifiés d’accros. « Toute habitude de jouer aux jeux vidéo n’est pas pathologique », a insisté fin juin le porte-parole de l’OMS.

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          « Il n’est pas question de diaboliser le jeu vidéo »



La définition correspond à une « petite minorité » des joueurs, de l’ordre de 1 % selon certains addictologues. Une série de critères a été définie. Le seul temps de jeu ne suffit pas : l’incapacité à contrôler la fréquence, l’intensité et la durée du jeu sont aussi déterminants. Ainsi que l’impact de cette pratique sur les activités familiales, sociales, éducatives ou professionnelles, à condition qu’il soit ancien (au moins un an).
Pour la psychiatre addictologue de l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif, Geneviève Lafaye, la décision de l’OMS va permettre de mieux identifier les malades pour lesquels cette pratique excessive est souvent la partie émergée de l’iceberg :
« Quand on a un enfant inhibé, avec des difficultés familiales, qui se met à jouer beaucoup, dans la durée, et qu’il y a des conséquences de plus en plus sévères sur sa vie quotidienne, il faut consulter. Même si on a un doute. »

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Le problème n’est-il pas du ressort des parents ?
La psychologue clinicienne Vanessa Lalo craint que cette annonce de l’OMS ne cause plus de dommages que de bénéfices en alimentant encore davantage l’inquiétude et l’incompréhension des parents face aux usages numériques de leurs ados :
« Avec ce terme d’addiction, ils font peur à tout le monde. Le risque c’est que tout le monde croie que son enfant est accro. »
Alors que l’enfant manquerait juste de limites ? Dans sa consultation, Vanessa Lalo note que la plupart des problèmes sont dus « à un désarroi de parentalité » :
« Avec des productions aux terrains de jeu illimités, les parents peuvent vite être débordés s’ils ne sont pas fermes. »
Il faut que les parents s’intéressent aux jeux auxquels jouent leurs enfants, conseille-t-elle, pour fixer des limites adaptées :
« On peut se contenter de cinq minutes plusieurs fois par jour sur “Clash Royale” et avoir plutôt besoin d’une heure ou deux par jour sur “Fortnite”… »
Le docteur Geneviève Lafaye témoigne quant à elle de la souffrance de nombreux parents qu’elle voit arriver dans son service, après avoir vu divers spécialistes et obtenu des conseils contradictoires (entre « il faut lâcher la bride à votre ado » et « posez-lui plus de limites », difficile de s’y retrouver) :
« Il faudrait une prise en charge plus uniforme. »
Même si ce sont souvent les parents qui poussent la porte de l’unité pour jeunes adultes et adolescents qu’elle a fondée il y a cinq ans au sein du service addictologie de l’hôpital Paul-Brousse à Villejuif, moins de 5 % des patients refusent le programme de soins qui y est proposé : « Il n’y en a pas un qui dit qu’il n’a pas besoin d’être là. Au final ce programme de soins est à la hauteur de leur souffrance, ils se sentent reconnus. » Parmi les quelque deux cents nouveaux patients pris en charge par an dans l’unité, la plupart viennent pour dépendance à l’alcool ou au cannabis, ou pour toxicomanie. Un quart d’entre eux ont une pratique excessive des jeux vidéo. Pour le docteur Lafaye, les parents restent « de bons indicateurs » pour savoir quand leur enfant a un problème.
L’addiction aux jeux vidéos est-elle si particulière ?
« Le souci c’est le jeu vidéo ou la vie familiale ? », s’interroge Yann Leroux, qui se définit comme psychanalyste et geek. Pour lui, le jeu vidéo est encore une fois le « coupable idéal » et ce n’est pas nouveau : « Le débat sur l’addiction aux jeux vidéo a commencé dès les années 1970 avec les bancs d’arcade ! », rappelle-t-il. Les écrans sont plus des révélateurs que des fauteurs de trouble, insiste-t-il. « Quand on s’assoit en consultation avec les familles, on constate en fait des troubles classiques de l’adolescence : anxiété, dépression… Il n’y a pas besoin d’inventer une autre catégorie. »
Attention donc aux thérapies trop centrées sur le jeu lui-même et qui ne prendraient pas en compte l’ensemble des problèmes, souligne le psychanalyste. Et de s’inquiéter des conséquences catastrophiques en Corée du Sud ou en Chine de cette décision de l’OMS qui pourrait légitimer les prises en charge des adolescents accros aux jeux vidéo dans des centres spécialisés aux méthodes militaires…
Pour le psychanalyste Michael Stora, la question n’est pas de pathologiser des « crises d’ado virtuelles », mais bien de mieux aider ces « ermites vidéoludiques » qu’il voit en consultation depuis plus d’une décennie. « Rien de pire que le déni de souffrance », insiste-t-il, rappelant que la reconnaissance par le passé de la dépression avait grandement permis d’améliorer sa prise en charge. « Cette maladie, le gaming disorder, on la repère, elle existe. Ça ne va pas abîmer les jeux vidéo que de le reconnaître. Je suis joueur et je sais qu’à un moment donné, le jeu vidéo peut être un poison. »
Ce qui manque, dénonce Yann Leroux, lui aussi joueur invétéré, ce sont les preuves scientifiques. Selon lui, la pratique intensive des jeux vidéo n’entraîne ni rechute, ni syndrome de manque (le patient guérit spontanément dès qu’on lui coupe sa console), ne cause pas de dommages irréversibles dans le cerveau comme l’alcool… « Les gamers libèrent autant de dopamine que celle qui est libérée pendant la lecture d’un livre », dit-il.

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          Réseaux sociaux, sucre... les Occidentaux accros à la dopamine




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          Le numérique, une « drogue » qui fait débat



« Cette décision de l’OMS n’est pas tombée du ciel », lui répond le docteur Bruno Rocher, psychiatre addictologue au CHU de Nantes, pour qui l’objectif de la classification est au contraire de favoriser et faire progresser la recherche, notamment sur l’impact du jeu excessif sur le cerveau, dont il ne doute pas qu’il pourra être proche de celui de l’alcool par exemple. En attendant, « la reconnaissance du gaming disorder va inciter de nouveaux patients à consulter, et c’est un plus en termes de santé publique ».
La décision de l’OMS va-t-elle changer le regard des pouvoirs publics sur le jeu vidéo ?
Début juillet, une députée La République en marche interpellait à l’Assemblée nationale le secrétaire d’Etat chargé du numérique pour qu’il clarifie « les intentions du gouvernement » en matière de prévention et de prise en charge des « addictions aux écrans et aux jeux vidéo ».
L’annonce de l’OMS incitera-t-elle les pouvoirs publics à se mêler d’un dossier jusque-là laissé entre les seules mains des éditeurs ? « Il faut que l’Etat reprenne en main la prévention », juge Vanessa Lalo, qui dénonce l’inefficacité de la classification PEGI, un système d’évaluation élaboré en 2003 par la Fédération européenne des logiciels de loisirs, lobby représentant l’intérêt des éditeurs. L’association PEGI s’est montrée par exemple réticente à avertir les joueurs contre la présence de loot boxes – des « pochettes-surprises » payantes qui permettent d’avancer plus facilement dans un jeu vidéo – et a refusé de les signaler comme des jeux d’argent.

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Vanessa Lalo plaide pour la création d’une autorité de régulation indépendante, face à une industrie (la première industrie culturelle dans le monde) qui produit des jeux de plus en plus addictogènes. « Le jeu vidéo aujourd’hui, c’est comme si on avait Disneyland dans son salon, souligne le psychiatre Olivier Phan. Ouvrir un livre devient fastidieux quand, à côté, il y a les jeux vidéo qui savent capter l’attention instantanément. Un jeune ne pourra jamais s’autoréguler avec les écrans, la lutte est trop inégale. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La NASA fête ses 60 ans. Depuis 1958, l’agence spatiale américaine a publié des milliers d’images de la Terre et de l’espace.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Les Palestiniens louent en l’adolescente de 17 ans un exemple de courage face aux abus israéliens dans les territoires palestiniens occupés. Elle sort de huit mois de prison.
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Ahed Tamimi, la jeune Palestinienne qui avait giflé des soldats israéliens, a été libérée

Les Palestiniens louent en l’adolescente de 17 ans un exemple de courage face aux abus israéliens dans les territoires palestiniens occupés. Elle sort de huit mois de prison.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 14h03
   





                        



   


Son visage juvénile ceint de longues boucles blondes toise les passants, peint sur le mur de séparation construit par Israël en Cisjordanie occupée. L’adolescente est devenue une icône de la résistance palestinienne. Au terme de huit mois de détention pour avoir giflé deux soldats israéliens, Ahed Tamimi a pu sortir de prison, dimanche 29 juillet.
La jeune fille de 17 ans et sa mère, Nariman Tamimi, également incarcérée à la suite de l’incident, ont été transférées de la prison Sharon, en Israël, en Cisjordanie occupée, où elles résident, a annoncé un porte-parole de la prison.
Elles ont été conduites par des soldats israéliens jusqu’à leur village de Nabi Saleh, un territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de cinquante ans. En larmes, l’adolescente a embrassé les membres de sa famille et les soutiens venus l’accueillir, sur un petit chemin menant à la bourgade.
Face à un mur de caméras, un keffieh, châle blanc et noir symbole de la résistance palestinienne, sur les épaules, Ahed Tamimi a brièvement invité les médias à suivre la conférence de presse qu’elle donnera plus tard dans la journée.
Puis, Bassem Tamimi, son père, a rejoint les deux femmes, et le trio s’est dirigé vers la maison familiale, entouré par une foule scandant : « Nous voulons vivre libres ! »
Un peu plus tôt, des membres de la famille et des soutiens d’Ahed Tamimi s’étaient réunis près d’un point de passage à Rantis, en Cisjordanie occupée, pour accueillir Ahed Tamimi et sa mère, mais ils n’avaient pu les saluer, les deux femmes ayant été remises à des soldats israéliens à l’abri des regards et des caméras.
Les autorités israéliennes ont tenu à limiter la médiatisation de la libération des deux femmes, diffusant des informations contradictoires sur l’endroit par lequel elles étaient censées rentrer en Cisjordanie occupée.

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Arrêtés pour avoir peint le visage d’Ahed Tamimi

   


Samedi, la police des frontières israélienne a arrêté deux Italiens et un Palestinien, soupçonnés « d’abîmer et de vandaliser le mur de sécurité dans la zone de Bethléem », selon la police dans un communiqué de presse. Les trois hommes, dont les visages étaient masqués, sont accusés d’avoir peint illégalement sur le mur. Ils étaient toujours en détention dimanche.
Le ministère des affaires étrangères italien a dit, dimanche, qu’il suivait « avec la plus grande attention le cas des deux Italiens arrêtés à Bethléem », ajoutant que que le consul italien s’était rendu « au lieu de détention à Jérusalem » et qu’un avocat du consulat avait pu s’entretenir avec les deux hommes.
Mercredi, l’artiste de rue italien Jorit Agoch avait revendiqué être l’auteur du portrait. Un message publié samedi soir sur une page Facebook qui porte son nom disait qu’il avait été arrêté et qu’il demandait de l’aide.
Un anniversaire en prison
Ahed Tamimi avait été arrêtée le 19 décembre 2017, quelques jours après la diffusion d’une vidéo devenue virale sur Internet. Des images la montraient s’approchant avec sa cousine Nour Tamimi de deux soldats israéliens appuyés contre un muret, dans la cour de sa maison, à Nabi Saleh.
Les deux jeunes filles leur demandent de quitter les lieux, puis leur donnent des coups de pied et de poing et des gifles. Ahed Tamimi avait 16 ans au moment de son arrestation. Condamnée à huit mois de prison le 21 mars à l’issue d’un accord dit de « plaider coupable », l’adolescente a fêté ses 17 ans en prison. Sa cousine avait elle été libérée en mars.

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Lourde peine
Issue d’une famille connue pour sa lutte contre l’occupation israélienne, Ahed Tamimi avait déjà été impliquée dans une série d’incidents avec des soldats, dont les images avaient fait le tour du monde.
Les Palestiniens louent en Ahed Tamimi un exemple de courage face aux abus israéliens dans les territoires palestiniens occupés. Nombre d’Israéliens considèrent pour leur part qu’elle est un exemple de la façon dont les Palestiniens encouragent leurs enfants à la haine.
Le procès de l’adolescente devant un tribunal militaire a bénéficié d’une importante couverture médiatique. « Il y a eu cette image symbolique d’une enfant se confrontant à un soldat israélien hyperarmé juste devant sa maison. Et le fait qu’elle ait été condamnée à une si lourde peine a suscité l’attention », explique Yara Hawari, une militante palestinienne, amie de la famille Tamimi.

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Ahed Tamimi s’est vu infliger une peine presque aussi lourde — huit mois de prison — que le soldat israélien Elor Azaria, condamné à neuf mois pour avoir abattu un assaillant palestinien blessé, qui ne présentait plus aucun danger.
« Vous ne pouvez pas prendre une petite terroriste et en faire une héroïne, mais c’est ce que nous avons fait », regrette Oren Haza, un député du Likoud (droite), le parti du premier ministre, Benjamin Nétanyahou. « Elle est très dangereuse », soutient-il. « La plupart des Israéliens vous diront qu’ils voudraient la voir en prison pour vingt ans. »
Pour les défenseurs des droits humains, l’affaire Tamimi a permis de mettre en lumière les pratiques des tribunaux militaires israéliens et leur taux de condamnations très élevé — 99 % — de Palestiniens. La Cisjordanie étant un territoire occupé militairement par Israël, les Palestiniens qui y résident sont jugés devant des tribunaux militaires.
« Des centaines d’enfants palestiniens restent derrière les barreaux et ne bénéficient d’aucune attention », a déclaré le directeur de l’ONG Human Rights Watch en Israël, Omar Shakir, qui dénonce les « mauvais traitements endémiques » infligés aux mineurs.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le président de l’Unicef France, Jean-Marie Dru, s’indigne de l’enfermement dans des centres de rétention d’enfants de migrants en France et réclame des solutions alternatives.
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Migrants : « La place d’un enfant n’est pas derrière les grillages »

Dans une tribune au « Monde », le président de l’Unicef France, Jean-Marie Dru, s’indigne de l’enfermement dans des centres de rétention d’enfants de migrants en France et réclame des solutions alternatives.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 12h33
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 11h21
    |

Jean-Marie Dru (Président de l’Unicef France)







                        



                                


                            
Tribune. L’opinion publique s’est à juste titre émue du sort réservé aux enfants migrants aux Etats-Unis. Traitements intolérables, contraires au respect de la dignité ­humaine. Mais l’opinion publique en France devrait tout autant s’élever contre l’enfermement des enfants dans des centres de rétention, qui se pratique dans notre pays.
Beaucoup pensent qu’il est impossible d’échapper à l’alternative : séparer les enfants de leurs parents ou les enfermer avec leurs parents. Comme si le seul moyen d’éviter la solution américaine, comme si la seule façon de garder des enfants auprès de leurs parents, consistait à les enfermer avec eux.
Or le droit français permet d’éviter cela, notamment à travers l’assignation à résidence. Depuis 2016, le pointage auprès des autorités locales est censé être la règle et la rétention l’exception. Nos voisins européens ont su s’adapter : l’Irlande et les pays nordiques ont renoncé à l’enfermement des enfants. La Finlande, le Danemark, le Royaume-Uni, ­l’Irlande, les Pays-Bas et la ­Bulgarie pratiquent déjà le pointage auprès des autorités. En Belgique, un programme pilote appliqué à des familles susceptibles d’être éloignées a montré que très peu d’entre elles se soustrayaient aux mesures d’éloignement.
Traumatisme
En France, en 2017, trois cent cinq enfants ont été placés en centre de rétention, soit sept fois plus qu’en 2013. Au gouvernement qui estime que c’est peu, nous répondons que c’est trop. Certaines préfectures ont recours au placement de familles en rétention, pensant que l’enfermement facilitera les formalités d’expulsion. Si ces enfermements peuvent durer moins de quarante-huit heures, ils se prolongent parfois au-delà d’une semaine. Au gouvernement qui considère que c’est peu, nous répondons que c’est trop.
L’aménagement des centres que promet le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, n’y changera rien : la place d’un enfant n’est pas derrière des grillages. Et pourtant, le gouvernement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le syndicat mixte réunissant les communes utilisatrices du service parisien de voitures électriques partagées et le groupe Bolloré se renvoient la responsabilité du déficit.
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Fin d’Autolib’: le groupe Bolloré estime à 250 millions la somme à recouvrer

Le syndicat mixte réunissant les communes utilisatrices du service parisien de voitures électriques partagées et le groupe Bolloré se renvoient la responsabilité du déficit.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 14h11
   





                        


La bataille des chiffres continue autour d’Autolib’, après la résiliation du contrat de service d’auto-partage électrique. Le syndicat mixte Autolib’ Vélib’ — qui réunit cent trois communes utilisatrices, dont Paris, majoritaire en son sein —, et le groupe Bolloré, exploitant, se renvoient depuis des semaines la responsabilité du déficit.

        Lire notre éditorial:
         

          Autolib’ : un fiasco aux responsabilités partagées



Dans un entretien au Journal du dimanche du 29 juillet, Marie Bolloré, directrice mobilité du groupe, chiffre à 250 millions d’euros la somme à recouvrer auprès du syndicat mixte.
Lourdement déficitaire, le service parisien de voitures électriques partagées, dont le contrat a été résilié le 21 juin, prendra fin mardi à 23 h 59.
« Nous sommes en train de faire le calcul du montant que nous allons demander en septembre au syndicat mixte Autolib’ Vélib’, avec lequel nous étions sous contrat », dit Marie Bolloré. « Il prendra en compte les pertes que nous avons accumulées et les coûts de résiliation. Fin 2017, ces pertes représentaient 210 millions d’euros. Nous allons prendre 60 millions à notre charge », poursuit-elle, calculant :
« Il nous restera donc à recouvrer 150 millions d’euros, auxquels vont s’additionner tous les contrats que l’on arrête, les coûts de départ des collaborateurs, les valeurs nettes comptables de biens, comme les bornes de charge. Cela se chiffre à environ 250 millions. »
Le groupe Bolloré estime le déficit à un total de 293,6 millions d’euros, dont il n’accepte de prendre en charge que 60 millions. De son côté, le syndicat s’est refusé à acquitter une « facture démesurée ».

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                Autolib’, c’est bientôt fini : des utilisateurs témoignent



L’espace laissé libre par Autolib’ disputé
Lancé en fanfare en 2011 sous le mandat de Bertrand Delanoë, le dispositif fort de 150 000 abonnés a dû faire face à un changement des façons de se déplacer, avec le vélo électrique, le VTC et la location de véhicules privés. Sans compter son image dégradée et ses voitures souvent sales.
Le service devait pourtant au départ dégager un bénéfice d’au moins 56 millions d’euros par an, mais Bolloré avait rapidement annoncé un léger, puis un lourd déficit, déclenchant un audit et une procédure de conciliation rompue à la fin du mois de mai.

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                Déficit d’Autolib’: les « prévisions trop optimistes » du groupe Bolloré



Les candidats se bousculent désormais pour occuper l’espace bientôt laissé libre par Autolib’ : Renault, via sa filiale Marcel, proposera une offre de VTC électriques, ainsi qu’une offre d’auto-partage, sans stations.

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                Les bornes Autolib’, mobilier urbain à l’abandon



De son côté le groupe PSA veut lancer son service d’auto-partage à Paris à la fin de 2018, tandis que le loueur Ada et la société de location entre particuliers Drivy préparent eux aussi des offres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Depuis le 8 juillet, des manifestations contre la corruption et l’absence de services publics agitent le sud de l’Irak. Les protestataires dénoncent notamment la pénurie chronique de courant.
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Irak : le ministre de l’électricité limogé après trois semaines de contestation

Depuis le 8 juillet, des manifestations contre la corruption et l’absence de services publics agitent le sud de l’Irak. Les protestataires dénoncent notamment la pénurie chronique de courant.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 12h06
   





                        



   


Faut-il y voir une tentative d’apaisement du gouvernement irakien envers les manifestants ? Le premier ministre, Haïder Al-Abadi, a limogé dimanche 29 juillet le ministre de l’électricité, Qassem Al-Fahdaoui, à la suite des manifestations qui agitent depuis trois semaines le sud de l’Irak, notamment pour dénoncer la pénurie chronique de courant.
Cette décision a été prise « en raison de la détérioration du secteur de l’électricité », précise le bureau du premier ministre. La démission de M. Fahdaoui faisait partie des slogans des protestataires lors des récentes manifestations dans le sud de l’Irak, mais aussi à Bagdad, où les foyers n’ont accès qu’à quelques heures d’électricité par jour.

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                La contestation sociale s’étend dans le sud de l’Irak



M. Abadi a dans les faits « suspendu » M. Fahdaoui, selon le communiqué, car seul le Parlement est autorisé à démettre définitivement un ministre de ses fonctions. L’Irak ayant procédé au début de juillet à un nouveau comptage des résultats des législatives de mai, l’ouverture de la nouvelle session parlementaire est cependant retardée.
Selon le dernier bilan, datant du 23 juillet, quatorze personnes ont été tuées et 275 manifestants blessés depuis le 8 juillet, date du début de manifestations contre la corruption et l’absence de services publics. Le mouvement de protestation, parti de la ville côtière de Bassora avant de s’étendre au sud du pays, puis de gagner récemment Bagdad, a toutefois perdu en intensité, notamment du fait de dispersions violentes par les services de sécurité.

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Coupures de courant quotidiennes
Les pénuries et coupures de courant sont chroniques dans ce pays riche en pétrole et où les températures estivales avoisinent 50 °C. Le portefeuille de l’électricité est ainsi un poste à haut risque dans les gouvernements. L’Irak a officiellement alloué depuis la chute du dictateur Saddam Hussein, en 2003, 40 milliards de dollars (34 milliards d’euros) pour remettre sur pied son réseau électrique, mais une partie de cette somme a été détournée.
Au moins deux anciens ministres de l’électricité sont accusés de corruption, notamment pour des contrats fantômes de plusieurs millions de dollars. En 2010, l’un des prédécesseurs de M. Fahdaoui, Karim Wahid, avait déjà dû démissionner après d’importantes manifestations.
Depuis l’invasion emmenée par les Etats-Unis en 2003, la consommation d’électricité en Irak est montée en flèche avec l’arrivée massive d’appareils électroménagers, d’ordinateurs, de paraboles et de téléphones portables. Mais les Irakiens doivent compter davantage sur les générateurs installés à chaque coin de rue par des entrepreneurs privés que sur les quelques heures quotidiennes d’électricité publique.
Récemment, les compagnies iraniennes qui fournissaient une importante part d’électricité au sud du pays ont cessé leurs livraisons en raison de très importants impayés. Les responsables irakiens tentent de justifier le manque d’investissements et la vétusté du réseau par la baisse des cours du pétrole, qui est la principale source de revenu pour le budget de l’Etat. Ils pointent également du doigt la population qui, dans sa grande majorité, ne paie pas les factures d’électricité aux compagnies publiques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Bon courage ! 3|6. Il n’est pas ici question d’héroïsme, mais de cette vertu qui fait tenir au quotidien. Cette semaine, le médecin Jean Claude Ameisen convoque le courage collectif de la société face au handicap.
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                Jean Claude Ameisen : «  Permettre à chacun d’accéder à la liberté  »


Bon courage ! 3|6. Il n’est pas ici question d’héroïsme, mais de cette vertu qui fait tenir au quotidien. Cette semaine, le médecin Jean Claude Ameisen convoque le courage collectif de la société face au handicap.

Le Monde
                 |                 28.07.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 11h09
                 |

            Catherine Vincent

















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Médecin, chercheur, directeur du Centre d’études du vivant (Institut des humanités, sciences et société - université Paris-Diderot), Jean Claude Ameisen a été président du Comité consultatif national d’éthique de 2012 à 2016.

Avoir du courage face au handicap, qu’est-ce que cela signifie ?
C’est faire face, jour après jour, aux difficultés, à la souffrance, à la détresse et à l’angoisse liées à la situation de handicap. Il faut du courage pour affronter l’isolement, l’indifférence, l’exclusion. Pour vivre dans une société qui ne tient pas compte de votre singularité et de vos besoins particuliers. Il faut du courage aux proches, qui font face à la solitude et à l’épuisement pour apporter, chaque jour, l’amour, l’affection et le soutien indispensables, et pallier le manque cruel d’aide humaine, matérielle et professionnelle, notamment pour les soins infirmiers et l’accompagnement au jour le jour.
Il faut du courage aux associations, aux familles et aux bénévoles pour combattre sans cesse, et si souvent en vain, afin qu’enfants et adultes puissent accéder à leurs droits fon­damentaux : le droit à une scolarisation, à un logement adapté, le droit d’aller et venir dans les lieux et transports publics, le droit à une formation, à un emploi, aux soins, à la culture, à une vie affective et sexuelle. Le droit de vivre avec les autres, parmi les autres, et de ne pas être relégué aux marges de la société.
On estime qu’il y a, en France, 12 millions de personnes en situation de handicap, et 8 millions de proches aidants. Plus que du courage, c’est un héroïsme quotidien – et méconnu – qui leur permet de tenter de ne pas sombrer, de ne pas s’effondrer.
Ce courage au quotidien concerne-t-il aussi les aidants professionnels ?
Il les concerne d’autant plus que les soignants sont en nombre insuffisant, débordés, épuisés et en burn-out. C’est aussi le cas des aides de vie à domicile et des auxiliaires...


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Jean Claude Ameisen : «  Permettre à chacun d’accéder à la liberté  »
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Catherine Vincent
    













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« Contes de juillet » : les balades amoureuses de Guillaume Brac

Le réalisateur signe, avec les élèves du Conservatoire d’art dramatique de Paris, un diptyque sur l’été et ses amours passagères.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 08h49
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 09h04
    |

                            Mathieu Macheret








                        



   


L’avis du « Monde » - A voir
Trois semaines après le documentaire L’Ile au trésor, de Guillaume Brac, jeune cinéaste français à la sensibilité douce-amère, sort Contes de juillet, son versant fictionnel, formant dans la foulée un diptyque informel sur l’été et ses amours passagères. Sous ce titre sont en fait rassemblés deux moyens-métrages – L’Amie du dimanche et Hanne et la fête nationale –, tournés dans le cadre d’un atelier avec les élèves du Conservatoire national supérieur d’art dramatique (CNSAD) et dans des conditions légères.
Tous deux se présentent comme des marivaudages estivaux ou des promenades sentimentales, dont la simplicité de façade et la netteté de trait font fortement penser au cinéma d’Eric Rohmer – Les Rendez-vous de Paris (1995), pour sa partition en sketches, ou L’Ami de mon amie (1987), pour son cadre banlieusard (la ville nouvelle de Cergy-Pontoise).

        Lire aussi la critique :
         

          « L’Ile au trésor » : une petite Babel à ciel ouvert



Dans le premier sketch, deux collègues de rayon d’un magasin de vêtements profitent d’une journée libre pour partir en virée sur la base de loisirs de Cergy, un petit coin de nature et de baignade aux portes de l’Ile-de-France (c’était aussi le décor de L’Ile au trésor). Sur place, un jeune agent de prévention, affublé d’un maillot orange, se montre entreprenant avec l’une d’entre elles, si bien que l’autre finit par en prendre ombrage. Les deux amies se séparent et vivent chacune de leur côté un petit moment d’aventure singulier, avant de rentrer ensemble à Paris, la nuit tombée.

        Lire aussi l’entretien :
         

          Guillaume Brac : « C’est un film de banlieue sans la banlieue »



Dans le second, Hanne, une étudiante étrangère, vit sa dernière journée à Paris, celle du 14 juillet, avant d’aller rejoindre son petit ami en Norvège. Mais les circonstances festives et les avances répétées des garçons (son colocataire italien, un godelureau rencontré dans la rue) semblent se liguer contre elle pour la suborner.
La fraîcheur des acteurs
La réussite de ces contes, aussi directs et laconiques qu’une carte postale, tient d’abord à la fraîcheur des acteurs, ces élèves du conservatoire qui font leurs débuts devant la caméra de Guillaume Brac. On ressent, à travers les deux films, une même curiosité pour ces visages encore inconnus, ces corps nouveaux, leurs intonations inédites et accents divers (surtout dans Hanne et la fête nationale, situé à la Cité universitaire de Paris), comme pour insuffler de l’air frais au cœur de la fiction. Chacun rend ainsi son personnage d’autant plus crédible et immédiat, comme autant d’apparitions successives. La plus surprenante est due à un personnage de pompier (Sipan Mouradian), qui exécute une danse insolite en plein dîner et entraîne le second sketch sur des pentes rêveuses.
Il est question de la distance imperceptible qui sépare l’amour de l’amitié, la camaraderie de la séduction
Avec clarté et modestie, Brac brosse des fictions tendres et volatiles, quelque part entre l’esquisse et l’étude, d’un œil sûr et humaniste – ce qui le conduit à souvent cadrer ses personnages de pied, sans trop les « découper ».
Ses récits, d’apparence futile, prennent discrètement le tour d’apologues, où il est question de la distance imperceptible qui sépare l’amour de l’amitié, la camaraderie de la séduction. Distance dont les personnages auront à pâtir de la transgression et qui permet aussi de se mentir à soi-même (où l’on retrouve encore le motif rohmérien des Contes moraux). La légèreté chemine chaque fois vers une note plus grave : une image de la banlieue parisienne s’assoupissant dans la nuit ou l’annonce à la radio des attentats de Nice (les récits se déroulent en 2016). Car l’été est ainsi fait que la vacance insouciante doive toujours y céder le pas à une sensation d’anéantissement.


FA CONTES DE JUILLET from Les Films Du Losange on Vimeo.

Film français de Guillaume Brac. Avec Milena Csergo, Lucie Grunstein, Hanne Mathisen Haga, Andrea Romano, Sipan Mouradian (1 h 10). Sur le web: www.filmsdulosange.fr/contes-de-juillet , www.facebook.com/filmslosange/



                            


                        

                        


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Indonésie : l’île touristique de Lombok secouée par un séisme meurtrier

Au moins 13 personnes ont trouvé la mort et des centaines d’autres ont été blessées dans un séisme qui a frappé dimanche l’île du sud-est indonésien.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 06h05
 • Mis à jour le
29.07.2018 à 11h49
   





                        


L’île touristique de Lombok, dans le sud-est de l’Indonésie, est secouée par un puissant sésisme. De magnitude 6,4, il a tué au moins treize personnes, et des centaines d’autres ont été blessées, dimanche 29 juillet.
Ce tremblement de terre a provoqué des scènes de panique, des habitants fuyant leurs maisons et des occupants d’hôtels se précipitant à l’extérieur. Le séisme, dont l’épicentre était situé à une faible profondeur, sept kilomètres, a eu lieu à 6 h 47, heure locale dimanche (0 h 47 en France). Il a été suivi par plus d’une centaine de répliques, a précisé l’institut américain de géophysique USGS.
« Treize personnes sont mortes, des centaines ont été blessées et des milliers de maisons ont été endommagées dans le séisme. Nous sommes encore en train de collecter des informations », a déclaré dans un communiqué un porte-parole de l’agence indonésienne de gestion des catastrophes. Un précédent bilan de la même source faisait état d’au moins 10 morts et 40 blessés.
Le ministère malaisien des affaires étrangères a indiqué qu’une de ses ressortissantes avait péri dans le séisme, et que six autres étaient blessés.
« Ils se trouvaient tous au pied du mont Rinjani quand l’incident s’est produit », a-t-il précisé en référence à ce volcan culminant à quelque 3 700 mètres et dont les sentiers de randonnée sont très populaires. Les multiples répliques ont contribué à nourrir la panique dans certains villages, comme à Sembalun, dans l’est de l’île.
Besoin de couvertures et de nourriture
Plus de 200 personnes dont les maisons ont été endommagées ou détruites ont planté des tentes. Certaines refusaient de rentrer chez elles de crainte que de nouvelles secousses n’achèvent de détruire leur domicile. Le toit d’une clinique locale s’est effondré, ses murs fissurés. Certains habitants ont expliqué qu’ils avaient besoin de couvertures et de nourriture.
Le tremblement de terre a eu lieu à 50 kilomètres au nord-est de Mataram, la principale ville de Lombok. Cette île est une destination touristique réputée et se trouve à une centaine de kilomètres à l’est de l’île de Bali, elle aussi très touristique.
Autre conséquence du puissant séisme, les sentiers de randonnée très populaires sur le mont Rinjani, ont été fermés à la suite de glissements de terrain.
Deux touristes espagnols qui escaladaient le mont avec un guide local au moment où le séisme s’est produit ont été légèrement blessés à la suite d’un glissement de terrain, a déclaré le propriétaire d’une maison d’hôtes proche du volcan Rinjani.
A l’hôtel Katamaran sur la plage de Senggigi, une trentaine d’hôtes se sont précipités dans le lobby de l’établissement pendant une demi-heure, avant de regagner leurs chambres.
Aucune alerte au tsunami déclenchée
Le séisme a aussi été ressenti sur les petites îles de Gili, au large de Lombok, des destinations touristiques populaires. « Heureusement, il n’y a eu aucune scène de panique pendant le séisme, même s’il était assez puissant », estime une réceptionniste de l’hôtel Ombak Paradise, sur l’île de Gili Air.
Aucune alerte au tsunami n’a été déclenchée, a indiqué le porte-parole de l’agence indonésienne de géophysique et de météorologie.
L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots, se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. Le pays est frappé par de nombreux séismes, mais la plupart ne sont pas dangereux.
En 2004, un tsunami provoqué par un séisme sous-marin de magnitude 9,3 survenu au large de l’île de Sumatra, dans l’ouest de l’archipel, a tué 220 000 personnes dans les pays qui bordent l’océan Indien, dont 168 000 en Indonésie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Assujetties à des journées de 12 heures durant lesquelles elles n’avaient pas le droit de s’asseoir ou même de s’appuyer contre un mur, des vendeuses indiennes ont monté un syndicat pour protester contre leurs conditions de travail indignes.
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Au Kerala, les vendeuses gagnent le droit de s’asseoir


                      Assujetties à des journées de 12 heures durant lesquelles elles n’avaient pas le droit de s’asseoir ou même de s’appuyer contre un mur, des vendeuses indiennes ont monté un syndicat pour protester contre leurs conditions de travail indignes.



Le Monde
 |    29.07.2018 à 06h38
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








   


C’est la fin d’un long calvaire pour les employées des magasins du Kerala, un Etat du sud de l’Inde. La profession, presque exclusivement féminine, vient d’obtenir, en juillet, un « droit de s’asseoir » sur les lieux de travail. Les employeurs interdisaient aux vendeuses de se reposer sur un tabouret, de s’appuyer sur un mur ou même de s’absenter quelques minutes pour aller aux toilettes. Dans les centres commerciaux construits au cours des dernières décennies, elles ont aussi été priées de ne pas utiliser les ascenseurs : certains clients se plaignaient d’être obligés de prendre les escaliers, faute de place.
En Inde, le client est roi, et la vendeuse doit se tenir debout pour le servir, si possible en sari, pour donner à l’enseigne une image respectable. Et ce n’est pas après le travail qu’elle peut espérer s’asseoir : les employées continuent de travailler chez elles, debout dans la cuisine.
Premier combat : « le droit à uriner »
Malgré les problèmes de santé de ces nombreuses femmes, les grands syndicats de cet Etat, où le parti communiste est pourtant puissant, ne se sont pas souciés de leur sort. Ce sont les travailleuses elles-mêmes qui se sont pris en main.
Tout a commencé en 2009, avec un premier combat. Une couturière de Kozhikode a décidé de lancer, avec des amies balayeuses et vendeuses de son quartier, l’organisation Penkoottu. A l’époque, elles se sont mobilisées pour défendre le « droit à uriner ». Les toilettes n’existent quasiment pas sur les lieux de travail. Ils figurent bien dans les plans de l’architecte au moment du dépôt du permis de construire, mais sont reconvertis en remises une fois les bâtiments terminés.

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Les employées doivent donc se rendre aux toilettes publiques… ou se retenir. Car les superviseurs – en majorité des hommes – leur accordent rarement des pauses : quelques dizaines de minutes dans des journées de dix à douze heures de travail. Certaines femmes sont victimes de malaise lorsqu’elles s’arrêtent de boire pour ne pas avoir à se rendre aux toilettes, ou souffrent d’infections urinaires. Grâce à leur « grève des toilettes », elles ont obtenu la construction de sanitaires.
Avec ces luttes, les femmes ont gagné en visibilité
Ce premier succès a donné des idées aux vendeuses d’un magasin de saris du même quartier, qui ont réclamé le droit de s’asseoir. Penkoottu a pris de l’ampleur et décidé de créer le syndicat Asanghaditha Mekhala Thozhilali Union (AMTU), en 2016. « Ce fut un long combat, se souvient Anima Muyarath, une jeune avocate qui a aidé le groupe à enregistrer l’organisation. Les autorités nous ont d’abord expliqué qu’un syndicat ne peut pas défendre uniquement les droits des femmes ou qu’il ne peut pas regrouper des employés d’un secteur informel [petits établissements qui n’offrent pas de protection sociale]. »

   


L’inscription dans le code du travail du « droit à s’asseoir » ou de la mise à disposition obligatoire de toilettes n’est que le début d’un nouveau combat. L’adoption de nouvelles lois en Inde n’aboutit parfois à rien de concret. Car les inspecteurs du travail n’ont souvent pas les moyens de se déplacer, ou ferment les yeux en échange de quelques billets généreusement distribués par les patrons.

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Ecartées des syndicats dominés par les hommes, les femmes ont au moins gagné en visibilité et se sont donné les moyens de revendiquer elles-mêmes des améliorations de leurs conditions de travail. « Pendant de longues années, elles n’osaient pas se plaindre de leur sort. Elles étaient réputées dociles, non syndiquées et étaient moins payées que les hommes », explique Anima Muyarath. Et ce nouveau syndicat fait bien plus que négocier de meilleures conditions de travail. Ses membres l’utilisent également comme plate-forme pour venir en aide aux victimes de violences conjugales.


