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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Le feu, qui sévit depuis mercredi dans la forêt nationale de San Bernardino, au sud-est de Los Angeles, a réduit en cendres près de 5 000 hectares et n’était circonscrit qu’à 16 % samedi matin.
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Un incendie en Californie conduit à l’évacuation de 7 000 personnes

Le feu, qui sévit depuis mercredi dans la forêt nationale de San Bernardino, au sud-est de Los Angeles, a réduit en cendres près de 5 000 hectares et n’était circonscrit qu’à 16 % samedi matin.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 18h07
   





                        


L’« avancée rapide » d’un incendie qui sévit depuis mercredi dans la forêt nationale de San Bernardino, à près de 150 kilomètres au sud-est de Los Angeles, a conduit à l’évacuation de 7 000 personnes, ont annoncé, samedi 28 juillet, les autorités.
« Plus de 1 300 pompiers se battent contre le feu Cranston, qui a détruit cinq maisons et a entraîné la fermeture de routes et l’évacuation d’environ 7 000 personnes », a indiqué le service national des forêts.
Le brasier a réduit en cendres près de 5 000 hectares et n’était circonscrit qu’à 16 % samedi matin. Il menace environ 4 900 bâtiments et trois pompiers ont été blessés.
Un homme de 32 ans a été arrêté peu après le départ de ce feu. Il est soupçonné d’être à l’origine de neuf incendies et a été inculpé vendredi matin de quinze chefs d’accusation d’incendie criminel pour lesquels il a plaidé non coupable.

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Deux autres feux
Plus au nord, le feu « Ferguson » continuait sa progression près du parc national de Yosemite qui a dû fermer en partie, notamment la Yosemite Valley qui ne devrait rouvrir au public que le 3 août en fin de journée.
Selon un point sur la situation diffusé samedi matin, cet incendie, qui a démarré le 13 juillet, avait détruit 20 000 hectares et restait circonscrit à 2 %, comme vendredi. Un pompier a été tué et sept personnes blessées.
En ce qui concerne le feu « Carr » au nord de la ville de Redding (nord de la Californie), qui a causé la mort de deux pompiers jeudi dans des incidents distincts, le dernier bilan des pompiers vendredi soir faisait état de près de 20 000 hectares brûlés en quatre jours, de 500 bâtiments détruits et 75 endommagés.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ L’alerte a été levée par Météo-France samedi matin dans dix-huit départements, mais elle reste valable dans l’Ardèche, la Drôme et le Rhône.
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Canicule : trois départements maintenus en vigilance orange

L’alerte a été levée par Météo-France samedi matin dans dix-huit départements, mais elle reste valable dans l’Ardèche, la Drôme et le Rhône.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 12h06
   





                        



Trois départements restaient en vigilance orange, samedi 28 juillet, selon Météo-France, en raison de la canicule qui sévit depuis plusieurs jours déjà. L’alerte a été levée dans la matinée dans dix-huit départements, mais elle est maintenue dans trois autres de la vallée du Rhône : l’Ardèche, la Drôme et le Rhône.
Depuis la fin du mois de juin, les températures sont restées chaudes dans l’ensemble du pays, notamment dans la moitié nord de l’Hexagone, où elles ont été en moyenne 2 à 4 °C au-dessus des valeurs de saison. Samedi matin, on relevait entre 17 et 20 °C des Hauts-de-France à l’Ile-de-France. Les températures restaient plus élevées dans la région lyonnaise et dans la vallée du Rhône, avec 21 à 25 °C.

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En Ile-de-France, les maximales samedi après-midi seront en baisse de 10 degrés par rapport à vendredi et plafonneront à 26 °C. Dans la région lyonnaise, les températures maximales remonteront samedi après-midi vers 29 °C. Dans la Drôme et dans l’Ardèche, les températures maximales atteindront encore 32 à 33 °C.
Températures en hausse dès dimanche
Dès dimanche, le retour d’un temps ensoleillé fera repartir les températures à la hausse : 33 °C à Lyon, 35 °C à Montélimar, retrouvant ainsi des niveaux caniculaires, qui se poursuivront jusqu’à mardi.
Le mois de juillet 2018 devrait être le troisième mois de juillet le plus chaud depuis 1900, avec une température moyenne supérieure à la normale de 2,4 °C, selon un bilan provisoire établi par Météo-France vendredi soir. Juillet 2018 se placerait ainsi s’agissant de températures derrière juillet 2006 (+ 3,6 °C) et juillet 1983 (+ 2,6 °C).

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Durant cette période de canicule, Météo-France conseille de se mouiller le corps plusieurs fois par jour, de boire fréquemment de l’eau et d’éviter de sortir aux heures les plus chaudes. Le ministère de la santé insiste sur trois catégories de personnes à risque : les plus de 65 ans, les moins de 4 ans et les femmes enceintes. Leurs proches doivent s’assurer qu’elles s’hydratent régulièrement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Comment le sauvetage des plantations de bananes a conduit le chlordécone à contaminer la Guadeloupe et la Martinique pour des siècles.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le mécanisme d’aide actuel entre les pays européens, qui repose sur le volontariat et les moyens disponibles de chaque Etat, a atteint ses limites.
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L’Europe repense son dispositif d’urgence contre les incendies

Le mécanisme d’aide actuel entre les pays européens, qui repose sur le volontariat et les moyens disponibles de chaque Etat, a atteint ses limites.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 10h08
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 13h57
    |

            Rémi Barroux








                        



   


Constatant l’ampleur des ravages causés par les incendies autour d’Athènes, dès le mardi 24 juillet, le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos, demandait l’aide de l’Europe et disait dans un message télévisé que l’Espagne allait envoyer des avions, et Chypre, plusieurs dizaines de pompiers.
Depuis, la mobilisation européenne s’est renforcée : six avions de lutte contre les incendies, provenant d’Italie, de Roumanie, d’Espagne, sont opérationnels depuis le 25 juillet. Plus de soixante pompiers, quatre personnes de services médicaux et deux véhicules sont venus de Chypre pour prêter main-forte. Des offres d’assistance à la Grèce à travers le mécanisme ont également été faites par la Bulgarie, la Croatie, le Portugal, Malte et le Monténégro. Le système européen de cartographie satellitaire Copernicus a également été activé pour pourvoir les autorités de cartes très précises afin de faciliter le travail sur place.
Une semaine plus tôt, c’était la Suède, qui, confrontée à une vague d’incendies d’une ampleur inédite, en appelait à l’Europe. La Commission européenne contribuait alors à la mobilisation immédiate. « Elle a jusqu’à présent aidé à déployer sept avions, six hélicoptères de lutte contre les incendies et six modules terrestres de lutte contre les feux en provenance d’Italie, de France, d’Allemagne, de Lituanie, du Danemark, du Portugal, de la Pologne et de la Turquie. La République tchèque et l’Autriche ont également soumis des offres d’assistance à la Suède. Au total, les pays participants ont fourni plus de trois cent quarante personnes et soixante-sept véhicules », détaille Carlos Martin Ruiz de Gordejuela, porte-parole de la Commission pour les questions de sécurité civile. Par ailleurs, la Commission cofinance les coûts de transport de l’assistance à travers le mécanisme et fait ainsi le lien entre toutes les autorités de protection civile d’Europe.
Mobilisé dix-sept fois en 2017
Ce mécanisme européen de protection civile a été créé en 2001 pour favoriser la coopération entre les autorités nationales de protection civile des différents pays européens. Il regroupe les vingt-huit Etats membres ainsi que l’Islande, le Monténégro, la Norvège, la Serbie, l’ancienne république yougoslave de Macédoine et la Turquie. Au cours de l’année 2017, il a été activé dix-sept fois pour des feux de forêt en Europe. Au total, trente-deux avions, un hélicoptère, trois cent quatre pompiers, cinquante-neuf véhicules ont été déployés grâce au mécanisme européen de protection civile afin d’aider les pays concernés à faire face aux feux de forêt. L’aide a été envoyée par la France, l’Italie, l’Espagne, la Bulgarie, la Grèce et la Croatie.

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Mais ce mécanisme repose sur le volontariat des Etats et, surtout, sur la disponibilité de leurs moyens, aériens prioritairement. « L’Europe prend en charge 80 % des frais de transport d’un avion qui, par exemple, partirait d’Italie pour aller combattre un feu au Portugal, mais faut-il encore que les différents pays, notamment de l’arc méditerranéen, ne soient pas confrontés au même moment à des incendies », explique Carlos Martin Ruiz de Gordejuela. Autant dire que, avec la multiplication des zones d’incendie, de la Scandinavie au pourtour méditerranéen, de l’Europe centrale aux îles britanniques, le dispositif a atteint ses limites.
Un budget en forte hausse
L’été 2017, avec quelque deux cents personnes tuées dans de violents incendies au Portugal, en Italie, en Espagne et en France, a servi de déclencheur. Depuis, la Commission européenne a proposé de créer un nouveau système pour mieux organiser la réponse collective face aux catastrophes — incendies, inondations, séismes, épidémies… —, baptisé « RescEU », et qui serait géré par l’Union. « Ce projet devrait permettre une réserve de ressources assurant notre réaction en matière de protection civile qui seraient mises à disposition pour un déploiement en cas de catastrophe, afin d’aider les Etats membres lorsque leurs capacités nationales sont débordées. Si le projet se réalise, rescEU comprendra des ressources telles que des avions de lutte contre les incendies et des équipements de pompage de l’eau, en complément des capacités nationales », dit Carlos Martin Ruiz de Gordejuela.
Adopté en novembre 2017, le projet est actuellement en cours de négociation entre le Parlement européen et les Etats membres de l’Union européenne. L’ensemble des coûts et des capacités de RescEU serait entièrement couvert par un financement de l’Union. Parallèlement, la Commission aidera les Etats membres à renforcer leurs capacités nationales en finançant l’adaptation, la réparation, le transport et les coûts d’exploitation de leurs ressources existantes, alors qu’à l’heure actuelle, seuls les frais de transport sont couverts. Le budget pour l’ensemble du dispositif de protection civile passerait alors de 577 millions d’euros, pour la période 2014-2020, à 1,4 milliard d’euros pour les années 2020-2027.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le typhon Jongdari devrait atteindre samedi soir ou dimanche l’ouest de l’archipel, déjà durement touché au début de juillet par des intempéries catastrophiques.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Japon : un puissant typhon fonce sur la région déjà dévastée par des inondations

Le typhon Jongdari devrait atteindre samedi soir ou dimanche l’ouest de l’archipel, déjà durement touché au début de juillet par des intempéries catastrophiques.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 08h08
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 11h39
   





                        


Il fonce avec des vents de plus de 180 kilomètres/heure. Le typhon Jongdari devrait atteindre l’archipel nippon samedi 28 juillet au soir ou dimanche matin, se dirigeant vers la région de l’Ouest, déjà durement touchée au début de juillet par des intempéries catastrophiques. Il avance vers Honshu, la principale île du Japon, a annoncé l’agence météorologique japonaise.
Des images de télévision montraient de hautes vagues s’écrasant déjà contre des rochers sur la côte à Shimoda, au sud-ouest de Tokyo, et des arbres secoués par le vent et par la pluie.
Jongdari, qui se trouvait vers 11 heures (4 heures en France) à environ 400 kilomètres au sud-est de Tokyo, devrait atteindre le Chugoku, la région occidentale où des pluies d’une ampleur exceptionnelle ont provoqué au début de juillet des inondations et des glissements de terrain, qui ont fait environ 220 morts.

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Evacuations préventives
Avant l’arrivée du typhon, les autorités ont averti la population du risque de pluies torrentielles, de glissements de terrain, de vents très violents et de grosses vagues. Elles ont appelé à des évacuations préventives.
« Nous exhortons les gens, spécialement dans les régions frappées par les pluies [au début de juillet], à être très attentifs aux conseils d’évacuation », a dit à la presse une responsable de l’agence météorologique.
Les autorités de Shobara, dans la préfecture d’Hiroshima (Ouest), ont ordonné l’évacuation de quelque 36 400 résidents par précaution. « Même s’il n’a pas plu ici, nous demandons aux gens d’évacuer avant la nuit », a expliqué un responsable de la ville. Les télévisions montraient des employés et des habitants empilant à la hâte des sacs de sable pour faire barrage à d’éventuelles inondations.
Plus de 370 vols intérieurs ont été supprimés jusqu’à présent en raison de l’arrivée du typhon, et les liaisons par ferry entre Tokyo et les îles voisines ont été suspendues en raison de hautes vagues, selon des informations des médias japonais.
Le pire désastre depuis des décennies
Les inondations dans le Chugoku sont le pire désastre provoqué par des intempéries qu’ait connu le Japon depuis des décennies. De nombreux habitants des zones affectées vivent toujours dans des abris ou dans des maisons endommagées.
Les autorités se montrent dorénavant particulièrement prudentes car nombre d’habitants étaient alors restés bloqués faute d’avoir suivi les ordres d’évacuation, émis tardivement, selon des critiques.
« Nous faisons attention aux zones où les rives des cours d’eau sont en cours de restauration, car ce seront les premières grosses pluies depuis le désastre », a dit un responsable de la préfecture d’Okayama, dans le Chugoku.
« Nous avons peur que les gens ne puissent évacuer en raison des vents forts ou d’inondations bloquant les routes », a dit à la presse le gouverneur d’Hiroshima, Hidehiko Yuzaki, ajoutant vouloir que « les gens évacuent à l’avance ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Un courrier du ministère de l’agriculture que « Le Monde » révèle annonce l’abrogation de l’arrêté sur les résidus de ce pesticide qui contamine les Antilles.
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édition abonné


Chlordécone : le gouvernement veut réviser les limites autorisées dans les aliments

Un courrier du ministère de l’agriculture que « Le Monde » révèle annonce l’abrogation de l’arrêté sur les résidus de ce pesticide qui contamine les Antilles.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 06h40
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

C’est un simple courrier. Mais il pourrait marquer un tournant dans le scandale sanitaire du chlordécone, ce pesticide ultratoxique et très persistant utilisé pendant plus de vingt ans dans les bananeraies, et qui contamine aujourd’hui les Antilles.
Dans une lettre datée du 16 juillet que Le Monde s’est procurée, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation annonce que « l’arrêté du 30 juin 2008 sera abrogé dans les meilleurs délais ». Ledit arrêté fixe depuis dix ans les limites maximales de résidus (LMR) de chlordécone autorisés dans les aliments d’origine animale et végétale.
En décembre 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait suscité un tollé en concluant dans un rapport que les LMR de chlordécone dans les denrées animales étaient « suffisamment protectrices » pour la population et ne nécessitaient donc pas d’être abaissées, alors que le pesticide est classé cancérogène possible depuis 1979 et que la Martinique présente aujourd’hui le plus fort taux de cancers de la prostate au monde, avec plus de 227 nouveaux cas pour 100 000 hommes chaque année.
Cette décision est une victoire pour l’association guadeloupéenne EnVie-Santé. Elle avait déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris le 29 juin pour demander l’abrogation dudit arrêté, le jugeant « inadapté pour protéger les populations ». Le président d’EnVie-Santé, Philippe Verdol, se réjouit de « l’attitude a priori favorable du gouvernement français qui semble vouloir éviter un affrontement en justice ». « Cependant, ajoute-t-il, nous devrons rester vigilants jusqu’à la concrétisation de ces différentes annonces. »
Données « inabouties et obsolètes »
Signé par le directeur général de l’alimentation, Patrick Dehaumont, et adressé à l’avocat de l’association, François Lafforgue, le courrier précise que les autorités françaises ont sollicité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Vingt-cinq départements sont toujours en vigilance orange pour cause de canicule ou d’orage, avant une baisse des températures attendue dans le week-end.
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Orages et fortes chaleurs, avant une baisse des températures

Vingt-cinq départements sont toujours en vigilance orange pour cause de canicule ou d’orage, avant une baisse des températures attendue dans le week-end.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 23h57
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 06h46
   





                        



   


Après la chaleur, le déluge. L’Ile-de-France a subi vendredi 27 juillet au soir des orages d’une rare violence. Grèle, fortes pluies... Par endroits, en quelques minutes, il est tombé plusieurs centimètres d’eau, provoquant des inondations, comme à la station Guy Môquet, dans le dix-septième arrondissement de Paris.
Avec la pluie et les orages arrivés par l’ouest, la baisse des températures est sensible. Un répit qui ne devrait ne durer que quelques jours. Un nouvel épisode de forte chaleur est prévu à partir du milieu de la semaine prochaine. Après deux jours de canicule, vingt-cinq départements restent classés en vigilance orange, pour de fortes chaleurs qui vont se poursuivre dans certaines régions, et surtout des épisodes orageux attendus samedi.
Record de chaleur à Lille
La veille, des records de chaleur ont été battus. À Lille, vendredi matin, les terrasses des cafés de la célèbre Grand-Place étaient pratiquement vides tant la chaleur était difficile à supporter. Certains établissements en ont fait un argument pour attirer le badaud, en placardant en évidence « Intérieur climatisé » sur leur vitrine. La métropole du Nord a d’ailleurs battu son record historique, depuis le début des mesures en 1945, avec un mercure qui a grimpé jusqu’à 37,6°C.
La municipalité a installé depuis jeudi cinq brumisateurs sur cinq places de la capitale des Flandres. Sur la Grand-Place, vendredi matin, quelques enfants et parents s’y rafraîchissaient. « C’est super, les enfants en profitent, c’est une bonne initiative », a dit à l’AFP Fabrice, venu de la Belgique voisine.

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En outre, la mairie a décidé en début de semaine de prolonger les horaires d’ouverture de deux parcs lillois. Les employés municipaux qui travaillent en extérieur (propreté, parcs et jardins…) bénéficient d’horaires adaptés.
Une vigilance particulière
« Ces fortes chaleurs, associées à un fort ensoleillement et peu de vent, sont favorables à la (…) pollution par ozone », rappelle par ailleurs Météo-France.
Cet épisode de canicule n’est pas exceptionnel, souligne l’organisme de prévisions météo, mais il commande « une vigilance particulière, notamment pour les personnes sensibles ou exposées ».
Pour que les Français se protègent, les autorités sanitaires ont émis une multitude de recommandations, des plus classiques, comme d’éviter de sortir dans l’après-midi, aux moins évidentes comme de ne pas manipuler de substances polluantes.
Le ministère de la Santé insiste sur trois catégories de personnes à risque : les plus de 65 ans, les moins de 4 ans et les femmes enceintes. Leurs proches doivent s’assurer qu’elles s’hydratent régulièrement.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Vue aérienne de la station balnéaire de Mati, près d’Athènes, ravagée par les flammes. Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont dévasté lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 82 morts."
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            data-slide-description="A Rafina, près de Mati, le 23 juillet. Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations. Les résidents, paniqués, ont fui en direction de la plage proche, où plusieurs d’entre eux ont dû rester plusieurs heures."
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            data-slide-description="Le Parthénon, à Athènes, le 23 juillet. Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations."
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            data-slide-description="Devant une maison où deux personnes ont été retrouvées mortes, à Mati, le 26 juillet. Mardi, le pays était sous le choc des découvertes macabres, en particulier celle de 26 personnes, dont des enfants, carbonisées."
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            data-slide-description="Un écriteau « nous allons bien » a été scotché sur une porte dans le village de Mati, le 25 juillet."
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            data-slide-description="Ravitaillement en eau, à Mati, le 24 juillet. Le pays, qui a activé le mécanisme européen de protection civile, s’est vu offrir de l’aide, notamment en moyens aériens, par l’Espagne, la France, l’Israël, la Bulgarie, la Turquie, l’Italie, la Macédoine, le Portugal et la Croatie, tandis que les messages de condoléances arrivaient en nombre de l’étranger."
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            data-slide-description="Plusieurs incendies, en Norvège, pris en photo par l’Agence spatiale européenne (ESA) le 17 juillet. D’Oslo à Riga, les pays nordiques et baltes sont écrasés depuis plusieurs semaines par la chaleur et la sécheresse qui embrasent forêts et tourbières, brûlent les pâtures, vident les nappes phréatiques et font même baisser le niveau des grands lacs."
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            data-slide-description="Incendie en Suède le 15 juillet, à Karböle. La Suède reste frappée par une vague d’incendies sans précédent avec, comme ailleurs en Scandinavie, une sécheresse installée depuis le début de mai."
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            data-slide-description="Un feu de forêt balaie une vaste zone forestière, près de la ville de Ljusdal, en Suède, le 18 juillet. En fin de semaine, plus d’une vingtaine de foyers d’incendies étaient toujours actifs dans toute la Suède, couvrant quelque 20 000 hectares."
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            data-slide-description="Près de la ville de Ljusdal, en Suède, le 22 juillet. Les autorités ont annoncé jeudi 26 juillet au matin que les principaux incendies étaient enfin sous contrôle."
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            data-slide-description="Un avion bombardier d’eau français sur le tarmac à Sveg, dans le centre de la Suède, le 21 juillet. Jeudi 26 juillet, le premier ministre suédois a annoncé avoir demandé l’aide de l’OTAN pour les opérations d’extinction."
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            data-slide-description="La vallée de Yosemite enfumée, le 25 juillet 2018, en Californie. Dans la vallée de la Mort, en Californie, le record mondial absolu de chaleur de 54 °C atteint en juin 2013 à Fumace Creek a été approché, dans cette même localité, de 1,1 °C le 24 juillet."
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            data-slide-description="Des pompiers à l’œuvre contre l’incendie Ferguson, dans le comté de Mariposa, en Californie, le 16 juillet. Mercredi, les campings du Parc national de Yosemite ont été évacués, alors que les pompiers se battaient pour contenir un énorme feu de forêt juste à l’ouest qui menaçait le parc."
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            data-slide-description="Près d’Oakhurst, en Californie, mercredi 25 juillet. Avec la progression de l’incendie Ferguson, des parties du parc ont été fermées."
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            data-slide-description="Tempête de sable à Ahmedabad, en Inde, le 16 juin. Depuis le début de l’année 2018, un nombre anormalement élevé de tempêtes de sable ont balayé le sous-continent indien, provoquant au moins 500 morts. Les scientifiques accusent la désertification causée par la déforestation, et la conjonction d’une hausse de la température de surface avec l’humidité transportée par les vents d’ouest."
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            data-slide-description="Pour faire face à la canicule, les fontaines servent aussi de piscine, au Trocadéro, à Paris, le 25 juillet. Dix-huit départements étaient toujours placés en vigilance orange canicule vendredi 27 juillet. A Paris, le thermomètre devait monter jusqu’à 37 degrés vendredi. Cet épisode caniculaire s’accompagne d’un pic de pollution à l’ozone dans plusieurs régions, dont l’Ile-de-France."
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            data-slide-description="Dans la rue, à Tokyo, le 20 juillet. L’Europe, qui oscille entre canicule et incendies, n’est pas seule à souffrir de la canicule. Une vague de chaleur s’est abattue sur le Japon depuis deux semaines. Les températures élevées – au-delà de 40 °C – ont fait au moins 80 morts et 35 000 personnes ont dû être hospitalisées."
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            data-slide-description="Des visiteurs se reposent à l’ombre dans le courant du Cheonggyecheon, dans le centre-ville de Séoul, en Corée du Sud, le 23 juillet. La vague de chaleur qui s’est emparée d’une large partie du Japon a également atteint la Corée du Sud voisine."
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Vue aérienne de la station balnéaire de Mati, près d’Athènes, ravagée par les flammes. Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont dévasté lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 82 morts.

SAVVAS KARMANIOLAS / AFP
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Dans les villes touchées par la canicule, cette fin juillet, les habitants rivalisent d’imagination pour se rafraîchir.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Prostituée et militante, Dinah Bons est l’une des consultantes de Proud, le syndicat des travailleuses du sexe des Pays-Bas, qui fait de la prévention et du conseil juridique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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A Amsterdam, des travailleuses du sexe luttent contre le VIH et pour leurs droits

Prostituée et militante, Dinah Bons est l’une des consultantes de Proud, le syndicat des travailleuses du sexe des Pays-Bas, qui fait de la prévention et du conseil juridique.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 19h17
    |

            Paul Benkimoun (Amsterdam, envoyé spécial)








                        



                                


                            

En cette soirée caniculaire de juillet, De Wallen, le quartier chaud d’Amsterdam, au centre de la ville, plus connu internationalement sous le nom de Red Light District (Quartier rouge), est encore plus chaud que d’habitude. Même en semaine, des flopées de touristes en tee-shirt et short viennent s’y encanailler. Parfois en visite organisée, le plus souvent en petits groupes ou en couple, ils arpentent les rues de cette zone où le sexe se vend ouvertement et s’expose dans des vitrines aux lumières et rideaux rouges. Les bars sont bondés. Les rues aussi.
De temps en temps, dans les grappes de badauds qui déambulent, une personne s’arrête. Une femme, smartphone à la main, veut immortaliser l’image d’une de ces travailleuses du sexe, qui invitent du regard le client à franchir la porte de leur local. Le sexe est peut-être en vitrine, mais les personnes qui se prostituent n’apprécient guère ces touristes qui se croient au zoo.
La porte s’ouvre, les insultes fusent, le contenu alcoolisé d’un verre vole vers l’importune, arrosant au passage quelques collatéraux. Sous les invectives, la touriste prend des airs innocents, penauds, mais non contente de ne pas effacer les photographies volées s’empresse de les envoyer par WhatsApp à des amis. Frissons garantis. Une scène qui se reproduit quelques instants plus tard avec d’autres protagonistes. Et doit probablement se répéter tous les jours.
« Le sexe, c’est avec une capote ou rien »
Au cœur du Red Light District, au tournant d’une ruelle se trouve le PIC. Le Prostitution Information Center a pignon sur rue. Créé en 1994 par une ancienne prostituée, Mariska Majoor, il est un lieu d’accueil, de détente, de ralliement. Une halte où les travailleuses du sexe, femmes ou transgenres, viennent aussi s’informer. Pas un lieu de travail. Entre boutique et café, ses murs aux couleurs vives égayent l’ambiance, parfois de façon exubérante, mais servent aussi à l’affichage d’événements.
« Nous voulions être...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le premier ministre a tenté, vendredi, de faire retomber la polémique autour de la prise en charge du sinistre par les autorités. Le bilan s’est alourdi à 87 morts.
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Incendies en Grèce : Alexis Tsipras assume « la responsabilité politique de la tragédie »

Le premier ministre a tenté, vendredi, de faire retomber la polémique autour de la prise en charge du sinistre par les autorités. Le bilan s’est alourdi à 87 morts.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h51
   





                        



   


La polémique enflait vendredi 27 juillet en Grèce après les incendies qui ont ravagé lundi la région d’Athènes, dont le bilan s’est alourdi à 87 morts. Le gouvernement a tenté en effet de se dédouaner en désignant une piste criminelle et mettant en cause des décennies d’urbanisme anarchique.
Invisible depuis trois jours, le premier ministre, Alexis Tsipras, a finalement convoqué un conseil des ministres en fin d’après-midi, vendredi. A sa sortie, il a notamment déclaré assumer « la responsabilité politique de la tragédie ». « Je crois que cela va de soi pour le premier ministre et le gouvernement du pays », a-t-il ajouté, dans une intervention retransmise à la télévision.
« Nous n’allons pas essayer d’échapper à nos responsabilités », a-t-il souligné. Il a expliqué que « les tragédies servaient souvent à faire apparaître les problèmes absents en temps normal du discours public ».
Rappelant que beaucoup de localités en Grèce « avaient été construites illégalement sur des cours d’eau ou sur des côtes », il a souligné qu’« aujourd’hui nous prenons conscience d’une manière douloureuse que nous gouvernons un pays dominé par des irrégularités ».
Jeudi soir, le gouvernement avait tenté une première explication officielle, indiquant avoir saisi la justice d’un « élément sérieux » pouvant indiquer une origine criminelle du sinistre.
Bilan provisoire de 87 morts
Dans des déclarations aux médias, le chef du service médico-légal d’Athènes, Nikos Karakoukis, a révisé à la hausse, à 86 morts, le nombre des victimes, contre 82 officiellement recensés jusque-là. Un blessé grave est, en outre, mort à l’hôpital.

        Lire aussi :
         

                Après les incendies en Grèce, le difficile processus d’identification



Sur le terrain à Mati, la localité la plus touchée par les feux, où 49 % des maisons ont été déclarées inhabitables, les sauveteurs qui continuent de ratisser les décombres au milieu des pins calcinés n’excluaient pas de nouvelles découvertes macabres. « C’est un travail de longue haleine, il faut attendre que les cendres retombent et parfois repasser quatre, cinq fois au même endroit avant de trouver quelque chose », relevait la secouriste Stavroula Stergiadou.
L’identification des victimes doit aussi durer encore quelques jours, « de 75 à 80 % des corps étant carbonisés », a indiqué Grigoris Léon, président de la société grecque de médecine légale.
Reconstruire autrement
Avant la prise de parole d’Alexis Tsipras, vendredi après-midi, le gouvernement a tenté de reprendre la main alors que les critiques montent sur la gestion de cette crise, l’opposition sortant de sa réserve, à l’issue de trois jours de deuil national.
Se succédant sur les lieux, les responsables gouvernementaux ont mis en cause les décennies de violation des règles de construction et d’aménagement, ayant conduit à la construction dans la zone de quelque 4 000 maisons mal desservies au milieu des pins.
« Toute la zone doit être redessinée (...) il faut ouvrir des routes, rouvrir l’accès à la mer », a plaidé le ministre de l’intérieur, Panos Skourletis, relevant que les autorités devront « entrer en conflit avec des intérêts organisés ». « Toute la Grèce est construite sur ce modèle », a-t-il insisté. Ces mea culpa sont récurrents dans le pays après chaque catastrophe, sans jusque-là de réel coup d’arrêt mis à l’indiscipline citoyenne et à la complaisance officielle dont elle bénéficie.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants."
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            data-slide-description="Un groupe de 26 personnes carbonisées a été découvert mardi matin dans la cour d’une villa de Mati, localité balnéaire sur la côte orientale de l’Attique – à 40 kilomètres au nord-est d’Athènes –, a annoncé un responsable de la Croix-Rouge."
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            data-slide-description="Une maison en flammes à Mati, localité ravagée par les feux. La plupart des victimes ont été piégées « à leur domicile ou dans leurs voitures », a fait savoir le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos."
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            data-slide-description="Les 26 morts retrouvés mardi matin à Mati se sont ajoutés aux 24 déjà recensées depuis lundi soir, selon un décompte de l’Agence France-Presse."
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            data-slide-description="Des bateaux, dont des bâtiments militaires, ont été mobilisés pour évacuer les résidents et les touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer."
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            data-slide-description="Au vu de la situation, la présidence grecque de la République a annulé la réception annuelle prévue mardi pour commémorer le rétablissement de la démocratie, en juillet 1974."
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            data-slide-description="« L’heure est à la lutte contre les flammes », avait déclaré le premier ministre, Alexis Tsipras, après avoir présidé une réunion de crise, évoquant une nuit de lundi à mardi « difficile »."
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            data-slide-description="M. Tsipras a chiffré à « plus de 600 » les pompiers déployés sur les trois fronts partis dans la journée, dont deux continuaient de progresser dans la nuit, autour de Mati et à quelque 55 km à l’ouest de la capitale, près de la localité de Kinetta, en bordure de l’autoroute conduisant au canal de Corinthe. Mais la nuit a interrompu les opérations aériennes, menées plus tôt par huit avions et neuf hélicoptères."
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            data-slide-description="Selon le secrétaire général à la protection civile, Yannis Kapakis, les feux ont été attisés dans la journée par des vents soufflant jusqu’à plus de 100 km/h, une « situation extrême »."
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            data-slide-description="Athènes a aussi activé le mécanisme européen de protection civile pour demander des renforts à ses partenaires ; Chypre et l’Espagne ont déjà offert leur aide, selon M. Kapakis."
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            data-slide-description="Les zones sinistrées ont été recouvertes toute la journée d’épais nuages de fumée, couvrant aussi le ciel de la capitale, tandis que le trafic routier et l’alimentation en électricité étaient perturbés."
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            data-slide-description="Les incendies de forêt et de maquis sont récurrents en Grèce l’été, notamment dans les zones vertes entourant la capitale. En 2007, les derniers feux les plus dévastateurs avaient tué dans le Péloponnèse et sur l’île d’Evia 77 personnes, ravageant 250 000 hectares de forêts, de maquis et de cultures."
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Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants.

VALERIE GACHE / AFP
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La progression foudroyante du feu, qui a ravagé la zone en « à peine une heure et demie », a privé les autorités de toute marge pour agir à temps et évacuer les habitants, avait aussi fait valoir le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos.
« Gouvernement dangereux »
Le principal parti d’opposition, la Nouvelle Démocratie (droite), a dénoncé une « comédie de rejet de toute responsabilité », jugeant que beaucoup de questions restaient sans réponse, notamment sur le nombre de pompiers engagés et l’absence d’un « ordre immédiat d’évacuation ».
« Ce gouvernement est dangereux et doit partir », a réagi une des dirigeantes de l’opposition centriste, Fofi Gennimatas. Un autre, Stavros Théodorakis, s’est indigné que pas un seul responsable n’ait démissionné.
Beaucoup de victimes sont mortes en tentant de rallier la mer, à l’accès parfois barré par des falaises, par des rues « larges d’à peine 3 ou 4 mètres », a précisé le maire. « Nous sommes tous responsables, gouvernement, services et citoyens », a-t-il ajouté, précisant que sa propre maison familiale, qui a brûlé, avait été construite illégalement.
« La question désormais est de savoir ce qui peut être fait » pour éviter une nouvelle tragédie, soulignait l’éditorial du quotidien libéral Kathimerini.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le 24 novembre 2017, un fauve d’un cirque parisien s’est offert ses seuls instants de liberté en effrayant des badauds dans les rues de la capitale. Avant de tomber sous les balles de son dompteur. Un fait divers insolite qui a relancé le débat sur la captivité des animaux sauvages.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤                
                                       
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Le destin tragique de Mévy la tigresse


                      Le 24 novembre 2017, un fauve d’un cirque parisien s’est offert ses seuls instants de liberté en effrayant des badauds dans les rues de la capitale. Avant de tomber sous les balles de son dompteur. Un fait divers insolite qui a relancé le débat sur la captivité des animaux sauvages.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 13h40
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 06h39
    |

                            Zineb Dryef








                              

                        

La queue. C’est la première chose que le policier a vue. Une queue longue et souple, annelée de noir, qui dépassait du grand drap blanc. Il a soulevé le tissu. L’animal, allongé sur le flanc droit, avait les yeux et la gueule entrouverts, du sang partout, rutilant, tout le long du corps, sur les pattes avant et le flanc gauche. Comme l’a fait avant lui le vétérinaire des sapeurs-pompiers, il n’a pu que constater son décès. Il n’y avait plus rien à faire.
Quelques minutes plus tôt, ce 24 novembre 2017, quand ses collègues ont entendu un message radio indiquant la présence d’un tigre en liberté dans le 15e arrondissement parisien, aperçu par des passants d’abord sur l’esplanade Henri-de-France puis sur le pont du Garigliano, ils ont foncé.
De toute évidence, il s’agissait d’une urgence. Leur procès-verbal précise : « Faisons usage de nos moyens lumineux mais non sonores pour ne pas risquer d’effrayer la bête. » Arrivés sur place, autour de l’arrêt du tramway, pas trace du fauve, mais une poignée de riverains.
Certains sont affolés, beaucoup ont les yeux rivés sur leurs smartphones et partagent la nouvelle : un tigre se promène en plein Paris. D’autres encore s’amusent du message de la RATP : « Le trafic est interrompu sur l’ensemble de la ligne T3a en raison de la présence d’un tigre. »

Il y a aussi cette dame, employée de France Télévisions, surprise pendant sa pause par l’apparition du félin à un mètre d’elle. Un homme lui a hurlé « Venez derrière moi », et elle a obéi. C’est ce qu’il fallait faire, marcher lentement, tenter de rester calme même si elle ne pensait qu’à une chose : cette bête va me sauter dessus, elle va me dévorer, c’est ce que font les prédateurs aux hommes. Puis, le tigre et l’homme ont disparu.
C’est au pied des arbustes d’un petit sentier qui longe l’imposant bâtiment de verre de France Télévisions, entre le boulevard du Général-Martial-Valin...




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Pour les experts, les températures extrêmes ne sont pas seulement dues aux aléas météorologiques, mais à des origines humaines.
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Le réchauffement climatique est à l’œuvre en Europe du Nord

Pour les experts, les températures extrêmes ne sont pas seulement dues aux aléas météorologiques, mais à des origines humaines.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 15h53
    |

            Simon Roger








                        



   


Pour la deuxième année consécutive, les experts du World Weather Attribution (WWA) se sont livrés à l’analyse de la vague de chaleur estivale qui frappe une partie de l’Europe. En septembre 2017, une étude du WWA, partant de l’observation de l’épisode caniculaire enregistré en juillet-août dans le sud et l’est du continent – caractérisé par des températures supérieures à 40 0C – concluait que les vagues de chaleur de ce type pourraient devenir la norme d’ici les années 2050.
« Au début des années 1900, un été comme celui que nous venons juste de vivre était extrêmement rare, avançait alors Geert Jan van Oldenborgh, de l’Institut météorologique royal des Pays-Bas. Dans tout le sud de l’Europe, la probabilité d’avoir chaque été une canicule aussi chaude que celle que nous avons observée l’été dernier est déjà de 10 %. »
Cette année, c’est l’Europe du Nord qui retient l’attention du groupe de climatologues. Des records absolus de température ont été battus mi-juillet en Norvège avec des valeurs autour de 33 0C, soit plus de 15 degrés au-dessus des normales, et le mercure est monté en flèche près du cercle polaire.

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                Du cercle polaire au Sahara, du Japon à la Californie : la planète en surchauffe



Dans l’analyse qui devait être rendue publique vendredi 27 juillet, les experts du WWA – groupe qui associe notamment l’Environmental Change Institute de l’université d’Oxford (ECI), l’Institut météorologique royal des Pays-Bas (KNMI) et le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement en France (LSCE) – livrent les premières pistes de réflexion sur la persistance de hautes pressions à l’origine de températures anormalement élevées et de sécheresse depuis la Scandinavie jusqu’aux Pays-Bas.
Ils ont, à cet effet, relevé en sept lieux différents la moyenne la plus forte de trois jours consécutifs de température maximale sur la période du 1er mai au 24 juillet, et comparé les résultats avec les données enregistrées les années précédentes. Les sept villes retenues – Dublin en Irlande, De Bilt aux Pays-Bas, Copenhague au Danemark, Oslo en Norvège, Linköping en Suède et deux localités de Finlande – constituent un panel homogène dans la mesure où elles présentent une même qualité des données, précise Robert Vautard, le chercheur du LSCE associé à l’étude.
Si les auteurs conviennent prudemment qu’il faudra agréger les données du mois d’août pour qualifier avec précision la saison chaude qui sévit ces derniers mois dans le nord du Vieux Continent, ils identifient tout de même des éléments de constat. Les chercheurs mentionnent ainsi une chaleur « très extrême » installée dans le cercle arctique, qui s’atténue lorsqu’on progresse vers le sud de la zone observée.
Plusieurs modèles
« En Irlande, aux Pays-Bas et au Danemark, les observations font clairement apparaître une tendance à l’augmentation des vagues de chaleur, constatent les principaux auteurs de l’étude, Geert Jan van Oldenborgh du KNMI et Friederike Otto d’Oxford ECI. La probabilité est au moins deux fois plus forte à Dublin et quatre fois plus élevée à Oslo. »
« Ces anomalies de températures qu’on observe dans le nord de l’Europe sont liées à la situation météorologique, explique le climatologue français. L’anticyclone est bloqué sur la Scandinavie depuis deux mois et les perturbations sont rejetées vers le Sud et en Méditerranée. Mais à cela s’ajoutent les effets du changement climatique. »
Car Robert Vautard comme ses collègues européens estiment que « le changement climatique d’origine humaine accroît les risques de vagues de chaleur comme celle constaté en 2018 en Scandinavie, même s’il reste compliqué de quantifier dans quelle proportion il intervient ».
Pour étayer leur analyse, les experts du WWA ont fait tourner plusieurs modèles climatiques en intégrant les rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère attribués aux activités humaines. « Il est important de retenir que ce qui contribue à l’élévation de la température, ce ne sont pas les fluctuations des émissions de gaz à effet de serre, mais la quantité de CO2 déjà stocké, pour longtemps, dans l’atmosphère », indique Robert Vautard. On ne doit par conséquent pas s’attendre à une baisse, mais, dans le meilleur des cas, à une stabilisation des températures, selon le chercheur du LSCE.
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            data-slide-description="Vue aérienne de la station balnéaire de Mati, près d’Athènes, ravagée par les flammes. Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont dévasté lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 82 morts."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Rafina, près de Mati, le 23 juillet. Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations. Les résidents, paniqués, ont fui en direction de la plage proche, où plusieurs d’entre eux ont dû rester plusieurs heures."
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            data-slide-description="Le Parthénon, à Athènes, le 23 juillet. Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations."
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            data-slide-description="Devant une maison où deux personnes ont été retrouvées mortes, à Mati, le 26 juillet. Mardi, le pays était sous le choc des découvertes macabres, en particulier celle de 26 personnes, dont des enfants, carbonisées."
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            data-slide-description="Un écriteau « nous allons bien » a été scotché sur une porte dans le village de Mati, le 25 juillet."
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            data-slide-description="Ravitaillement en eau, à Mati, le 24 juillet. Le pays, qui a activé le mécanisme européen de protection civile, s’est vu offrir de l’aide, notamment en moyens aériens, par l’Espagne, la France, l’Israël, la Bulgarie, la Turquie, l’Italie, la Macédoine, le Portugal et la Croatie, tandis que les messages de condoléances arrivaient en nombre de l’étranger."
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            data-slide-description="Plusieurs incendies, en Norvège, pris en photo par l’Agence spatiale européenne (ESA) le 17 juillet. D’Oslo à Riga, les pays nordiques et baltes sont écrasés depuis plusieurs semaines par la chaleur et la sécheresse qui embrasent forêts et tourbières, brûlent les pâtures, vident les nappes phréatiques et font même baisser le niveau des grands lacs."
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            data-slide-description="Incendie en Suède le 15 juillet, à Karböle. La Suède reste frappée par une vague d’incendies sans précédent avec, comme ailleurs en Scandinavie, une sécheresse installée depuis le début de mai."
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            data-slide-description="Un feu de forêt balaie une vaste zone forestière, près de la ville de Ljusdal, en Suède, le 18 juillet. En fin de semaine, plus d’une vingtaine de foyers d’incendies étaient toujours actifs dans toute la Suède, couvrant quelque 20 000 hectares."
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            data-slide-description="Près de la ville de Ljusdal, en Suède, le 22 juillet. Les autorités ont annoncé jeudi 26 juillet au matin que les principaux incendies étaient enfin sous contrôle."
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            data-slide-description="Un avion bombardier d’eau français sur le tarmac à Sveg, dans le centre de la Suède, le 21 juillet. Jeudi 26 juillet, le premier ministre suédois a annoncé avoir demandé l’aide de l’OTAN pour les opérations d’extinction."
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            data-slide-description="La vallée de Yosemite enfumée, le 25 juillet 2018, en Californie. Dans la vallée de la Mort, en Californie, le record mondial absolu de chaleur de 54 °C atteint en juin 2013 à Fumace Creek a été approché, dans cette même localité, de 1,1 °C le 24 juillet."
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            data-slide-description="Des pompiers à l’œuvre contre l’incendie Ferguson, dans le comté de Mariposa, en Californie, le 16 juillet. Mercredi, les campings du Parc national de Yosemite ont été évacués, alors que les pompiers se battaient pour contenir un énorme feu de forêt juste à l’ouest qui menaçait le parc."
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            data-slide-description="Près d’Oakhurst, en Californie, mercredi 25 juillet. Avec la progression de l’incendie Ferguson, des parties du parc ont été fermées."
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            data-slide-description="Tempête de sable à Ahmedabad, en Inde, le 16 juin. Depuis le début de l’année 2018, un nombre anormalement élevé de tempêtes de sable ont balayé le sous-continent indien, provoquant au moins 500 morts. Les scientifiques accusent la désertification causée par la déforestation, et la conjonction d’une hausse de la température de surface avec l’humidité transportée par les vents d’ouest."
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            data-slide-description="Pour faire face à la canicule, les fontaines servent aussi de piscine, au Trocadéro, à Paris, le 25 juillet. Dix-huit départements étaient toujours placés en vigilance orange canicule vendredi 27 juillet. A Paris, le thermomètre devait monter jusqu’à 37 degrés vendredi. Cet épisode caniculaire s’accompagne d’un pic de pollution à l’ozone dans plusieurs régions, dont l’Ile-de-France."
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            data-slide-description="Dans la rue, à Tokyo, le 20 juillet. L’Europe, qui oscille entre canicule et incendies, n’est pas seule à souffrir de la canicule. Une vague de chaleur s’est abattue sur le Japon depuis deux semaines. Les températures élevées – au-delà de 40 °C – ont fait au moins 80 morts et 35 000 personnes ont dû être hospitalisées."
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            data-slide-description="Des visiteurs se reposent à l’ombre dans le courant du Cheonggyecheon, dans le centre-ville de Séoul, en Corée du Sud, le 23 juillet. La vague de chaleur qui s’est emparée d’une large partie du Japon a également atteint la Corée du Sud voisine."
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Vue aérienne de la station balnéaire de Mati, près d’Athènes, ravagée par les flammes. Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont dévasté lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 82 morts.

SAVVAS KARMANIOLAS / AFP
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Depuis le mois de mai, le pays connaît une vague de chaleur couplée à une sécheresse hors norme.
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Sécheresse : en Belgique, le spectre de 1976

Depuis le mois de mai, le pays connaît une vague de chaleur couplée à une sécheresse hors norme.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 12h08
    |

                            Intérim (Bruxelles, correspondant)








                        



                                


                            

Dans la capitale belge, les drapeaux noir-jaune-rouge de la Coupe du monde de football ont laissé place au jaune des pelouses. Vendredi 27 juillet, jusqu’à 36 °C étaient attendus à Bruxelles. Depuis le printemps, le temps est globalement chaud et sec. Selon les chiffres de l’Institut royal météorologique (IRM), le pays a connu une température moyenne de 16,3 degrés pour le mois de mai, soit 2,7 °C de plus que la normale, et 18,1 °C en juin, pour une température habituelle de 16,2 °C. Le journal flamand Het Nieuwsblad avance que « l’été 2018 pourrait être responsable du décès de 2 500 personnes en plus que la moyenne. »
Autres conséquences : les agriculteurs craignent pour leurs réserves, les ventes de ventilateurs et de boissons rafraîchissantes explosent et dans les familles, on s’organise, quitte à dormir au jardin pour trouver un peu de fraîcheur la nuit.
La situation ne devrait pas s’améliorer dans les prochaines semaines. L’indice de sécheresse enregistré en 1976, l’été de tous les records, devrait même être égalé début août pour la même période. Toutefois, pour le chef du département prévisions de l’Institut royal météorologique (IRM) David Dehenauw, la situation n’est pas encore aussi critique que cette année-là. Il met en avant deux différences principales : en 1976, les précipitations étaient encore plus limitées qu’aujourd’hui pour la période mi-juin-mi-juillet (3 mm, contre 19 mm cette année). Et la sécheresse s’étendait à l’époque à tout le pays, alors que cette année, elle concerne principalement l’ouest et le nord-ouest – la Flandre, principalement. « Cette partie a connu moins de précipitations, car elle était sous l’influence de l’anticyclone sur la Scandinavie, alors que le sud a profité de l’instabilité des conditions météo en France », explique-t-il.
Limitation d’eau et amendes
Le nord du pays a donc été le premier à réagir, en rééchelonnant régulièrement son niveau d’alerte. Signe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Un quiz pour mieux comprendre le rôle de la lune dans l’histoire de la conquête spatiale.
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Quiz : que savez-vous sur la lune ?

Un quiz pour mieux comprendre le rôle de la lune dans l’histoire de la conquête spatiale.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 12h00
    |

                            Julia Zimmerlich








                        



   


Vendredi 27 juillet, après le coucher du soleil, une éclipse de lune sera observable en Europe. L’occasion de revenir sur l’histoire de ce satellite de la terre, qui devient aujourd’hui une destination convoitée. Chinois, Américains, Européens et depuis peu Israéliens développent de nouveaux programmes d’exploration de la lune. Non pas comme au temps des missions Apollo qui ont envoyé les premiers hommes sur la Lune, mais pour y installer des bases, qui pourraient servir de tremplins pour conquérir Mars.



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La conquête spatiale sera l’une des grandes thématiques abordées lors du Festival de l’innovation Novaq.
Les 13 et 14 septembre, la région Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec Le Monde, organise deux jours de débats, conférences, pitchs et ateliers au H14, à Bordeaux.
Scientifiques, experts, entrepreneurs échangeront autour de trois grands thèmes : le cerveau, l’espace et l’océan. Fil rouge de cette édition : l’innovation au service de l’humain.
Programme et inscriptions ici.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Inox, bio-plastiques, bambou… les militants environnementaux cherchent des idées pour en finir avec les pailles en plastique, fréquemment retrouvées dans les cours d’eau et sur les plages.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ 
<article-nb="2018/07/28/18-16">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ L’Ouest américain subit le incendies à répétition et les températures explosent, tandis que l’Est est dévasté par des précipitations inhabituelles.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Climat : l’été de tous les dangers aux Etats-Unis

L’Ouest américain subit le incendies à répétition et les températures explosent, tandis que l’Est est dévasté par des précipitations inhabituelles.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 12h43
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


Le célèbre Half Dome, la montagne « coupée en deux » du parc national de Yosemite, n’est même plus visible tant la fumée est épaisse. La vallée ressemble désormais à une ville fantôme, et le Wi-Fi fonctionne anormalement bien au Yosemite Valley Lodge, raconte le New York Times. Explication : les visiteurs avaient jusqu’à mercredi 25 juillet à midi pour évacuer le parc national de Californie, envahi par la fumée et cerné par les flammes. Ils sont tous partis et seuls restent les pompiers, alors que l’air est « plus irrespirable qu’à Pékin », selon les responsables du parc. En pleine saison touristique, les hôtels, qu’il faut parfois réserver un an à l’avance, sont fermés au moins jusqu’à dimanche.
Les Etats-Unis s’émeuvent du destin de Yosemite, menacé mais pas encore ravagé par les flammes. La situation est pire ailleurs : quinze feux ont détruit 450 kilomètres carrés dans l’Oregon ; huit ont éclaté dans le Colorado (800 km² détruits). Cinq incendies en Californie ont détruit 170 kilomètres carrés et contraint 20 000 personnes à l’évacuation. En cause, la sécheresse et la hausse des températures, qui font s’embraser les forêts de l’ouest du pays lors d’incendies déclenchés par des orages de foudre. Quelque 17 000 pompiers sont mobilisés.
Double haute pression
Le sud-ouest du pays est victime de températures extrêmes, qui affectent 40 millions d’Américains. Les records de chaleur sont battus. Mercredi 25 juillet, la température à Palm Springs, en Californie, a dépassé les 120 degrés Fahrenheit (49 °C). La veille, un pic historique de 52,9 °C a été enregistré dans la vallée de la Mort. La Californie en est à sa seconde vague de chaleur en un mois. Si les températures extrêmes sont normales dans les vallées, elles sont plus inhabituelles le long des côtes. La bétonisation de la région de Los Angeles accentue la chaleur et empêche le rafraîchissement nocturne. Les températures de jour en été sont désormais 3,3 à 4,5 degrés supérieures à ce qu’elles étaient il y a un siècle, et les habitants ne les supportent que grâce à l’air conditionné. Un temps plus frais est attendu pour le week-end.

        Lire aussi :
         

                Réchauffement climatique : « Nous sommes tous vulnérables »



Pendant que l’Ouest est victime du feu, la façade atlantique subit la dévastation de l’eau même si aucun cyclone n’a pour l’instant frappé les côtes. Les deux phénomènes sont liés : les précipitations, inhabituelles, sont provoquées par une double haute pression, celle sur l’Atlantique et celle sur le Midwest responsable des fortes chaleurs. Les vents d’altitude, les « jet-streams », descendent inhabituellement bas sur le golfe du Mexique avant de remonter vers le nord, via la Floride, gonflés d’eau.
Les précipitations sont permanentes. Sept millions de personnes sont sous la menace d’inondations, alors que les précipitations ont atteint de 15 à 40 centimètres. La Pennsylvanie a reçu des records de pluies pour juillet, tandis que les orages mettent la pagaille dans les aéroports du nord-est des Etats-Unis. Une accalmie est prévue, mais les précipitations devraient reprendre la semaine prochaine.
Dans le Midwest, ce sont les tornades qui font des ravages. Le week-end dernier, sur un lac artificiel du Missouri, un orage d’une violence inédite, avec des vents à 120 km/h, a retourné une embarcation touristique. Elle a causé la noyade de dix-sept personnes, dont neuf membres d’une même famille.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ A Mati, détruite par les flammes, les bâtiments avaient été construits dans des zones à risque, sur des terrains où la forêt avait déjà brûlé.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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Les constructions illégales au cœur du drame des incendies en Grèce

A Mati, détruite par les flammes, les bâtiments avaient été construits dans des zones à risque, sur des terrains où la forêt avait déjà brûlé.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 11h12
    |

                            Marina Rafenberg (Athènes, intérim)








                        



                                


                            

Les incendies survenus à l’est d’Athènes, dans la nuit de lundi 23 à mardi 24 juillet, qui ont causé la mort de 82 personnes, ont soulevé plusieurs débats en Grèce, notamment sur les constructions illégales, très nombreuses dans la région boisée touchée. « La construction anarchique est un crime du passé, et à Mati, la plupart des maisons ont été construites sans permis (…). Après une telle tragédie, il est temps de comprendre qu’il est dangereux de ne pas respecter les lois », a déclaré Panos Kammenos, le ministre de la défense, au micro de la BBC, jeudi 26 juillet.
A la chambre des ingénieurs civils de Grèce, les déclarations du ministre, jugées provocantes, sont pourtant confirmées. « Les maisons dans la localité de Mati étaient pratiquement toutes construites illégalement, puisqu’il est interdit de bâtir dans des zones boisées, a fortiori s’il s’agit de forêts de pins qui prennent très facilement feu », constate Dimitris, un ingénieur civil qui s’est porté volontaire comme 300 autres pour répertorier les dégâts subis par les bâtiments après les incendies mortels de lundi soir, même si ce sont en priorité les ingénieurs du ministère des travaux publics qui supervisent les opérations.
Selon la chambre des ingénieurs civils, près de 1,1 million de bâtiments sont construits illégalement et devraient être complètement démolis, sur environ 7 millions répertoriés dans tout le pays par le cadastre, en passe d’être enfin terminé. Mais selon une étude de Nikos Belavilas, professeur d’urbanisme à l’Université d’Athènes, les cartes forestières de la région de Rafina, touchée par les incendies, ne devaient être émises que d’ici un mois, ce qui ne facilite pas la tâche des secours. Surtout, les bâtiments avaient été eux-mêmes construits sur des terrains où la forêt avait déjà été brûlée afin de faire de la spéculation immobilière.
Une simple amende
Ces zones seront-elles de nouveau construites ? D’après les experts, ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le climatologue Jean Jouzel prévient : les événements extrêmes en Grèce ou en Suède sont un avant-goût de ce qui attend l’Europe.
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Réchauffement climatique : « Nous sommes tous vulnérables »

Dans un entretien au « Monde », le climatologue Jean Jouzel prévient : les événements extrêmes en Grèce ou en Suède sont un avant-goût de ce qui attend l’Europe.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 11h29
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

En Grèce, les incendies ont coûté la vie à plus de quatre-vingts personnes autour d’Athènes. Au Japon, la canicule a déjà fait autant de victimes. En Californie, les flammes menacent le parc national de Yosemite. Même la Suède n’échappe pas à cette vague de chaleur où 20 000 hectares de forêt sont partis en fumée.
Dans un entretien au Monde, le climatologue Jean Jouzel estime que ces événements extrêmes ne sont qu’un avant-goût de ce qui attend l’Europe si la lutte contre le changement climatique ne passe pas à la vitesse supérieure.
Un an après le Portugal, c’est la Grèce qui est en proie à des incendies meurtriers. Notre maison brûle, pour reprendre la célèbre formule de Jacques Chirac au Sommet de la Terre, à Johannesburg, en 2002…
Pour nous, Français, Européens, le changement climatique, c’est loin. Ce sont les autres, ça ne nous concerne pas. Là, avec ces événements climatiques extrêmes, ça nous saute aux yeux. A travers ces désastres, les gens perçoivent qu’ils ne sont pas à l’abri, que nous sommes tous vulnérables. Nous ne sommes pas dans une tour d’ivoire.
Mais ce qui se passe aujourd’hui, nous l’avions prévu il y a trente ou quarante ans déjà : une intensification des événements extrêmes et de leur fréquence avec le réchauffement. Année après année, été après été, ils se répètent. Et ce n’est qu’un début. Dans trente ou cinquante ans, ce qui est exceptionnel aujourd’hui sera la norme en Europe, avec des événements encore plus ravageurs et nombreux. Même si ce sont des régions d’Afrique et de l’Asie qui restent les plus vulnérables.
Pouvez-vous nous préciser ce scénario ?
Même en respectant l’accord de Paris, nous serons sur une hausse de 3 °C à 3,5 °C à la fin du siècle. Cela signifie que le risque d’être exposé à des événements extrêmes liés au réchauffement va être multiplié par cinquante.
Aujourd’hui, seuls 5 % des Européens, majoritairement dans les régions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Incendies, sécheresse, inondations dévastent une planète marquée par le réchauffement climatique, dû en partie aux activités humaines.
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Du cercle polaire au Sahara, du Japon à la Californie : la planète en surchauffe

Incendies, sécheresse, inondations dévastent une planète marquée par le réchauffement climatique, dû en partie aux activités humaines.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 10h27
    |

                            Intérim (Bruxelles, correspondant), 
Stéphane Mandard, 
Rémi Barroux, 
Julien Bouissou (New Delhi, correspondance), 
Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance) et 
Olivier Truc (Stockholm, correspondance)








                        



                                


                            

Plus de 30 0C dans le cercle polaire et plus de 40 0C en Californie, 40 0C à Tokyo, 36,6 0C à Montréal… La planète est en surchauffe. Des records absolus sont partout battus comme dans le cercle polaire, à Kvikkjokk, en Suède, avec 32,5 0C le 17 juillet ou dans le Sahara algérien, avec 51,3 0C à Ouargla, le 5 juillet. Dans la vallée de la Mort, en Californie, il a fait 52,9 0C le 24 juillet, presque autant que le record mondial de chaleur de 54 0C atteint en juin 2013 à Furnace Creek.
L’année 2018 montera-t-elle sur le podium des années les plus chaudes depuis le début des relevés, en 1880 ? Pour l’instant, selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), y figurent 2016, 2015 puis 2017. D’ores et déjà, le mois de juin fut le deuxième le plus chaud jamais enregistré, selon le service Copernicus de surveillance du changement climatique du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.
« Outre les températures exceptionnellement élevées relevées dans une grande partie du nord de la Sibérie en juin, elles étaient également nettement supérieures dans la majeure partie des Etats Unis, dans le centre du Canada, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et dans le nord de la Chine », explique l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

« Ce n’est pas une surprise »
« 2018 s’annonce comme l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées, avec des températures record dans de nombreux pays. Ce n’est pas une surprise », a commenté la secrétaire générale adjointe de l’OMM, Elena Manaenkova.
Ces canicules sont « cohérentes avec les effets attendus du changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre. Ce n’est pas un scénario futur. Ça se produit maintenant », a-t-elle insisté. Sur 131 études...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ La vague de chaleur qui touche toute l’Europe se poursuit vendredi. En France, 18 départements sont toujours placés en vigilance orange canicule.
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Nouvelle journée caniculaire en France et en Europe

La vague de chaleur qui touche toute l’Europe se poursuit vendredi. En France, 18 départements sont toujours placés en vigilance orange canicule.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 04h28
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 12h17
   





                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Vue aérienne de la station balnéaire de Mati, près d’Athènes, ravagée par les flammes. Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont dévasté lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 82 morts."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Rafina, près de Mati, le 23 juillet. Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations. Les résidents, paniqués, ont fui en direction de la plage proche, où plusieurs d’entre eux ont dû rester plusieurs heures."
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            data-slide-description="Le Parthénon, à Athènes, le 23 juillet. Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Devant une maison où deux personnes ont été retrouvées mortes, à Mati, le 26 juillet. Mardi, le pays était sous le choc des découvertes macabres, en particulier celle de 26 personnes, dont des enfants, carbonisées."
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            data-slide-description="Un écriteau « nous allons bien » a été scotché sur une porte dans le village de Mati, le 25 juillet."
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            data-slide-description="Ravitaillement en eau, à Mati, le 24 juillet. Le pays, qui a activé le mécanisme européen de protection civile, s’est vu offrir de l’aide, notamment en moyens aériens, par l’Espagne, la France, l’Israël, la Bulgarie, la Turquie, l’Italie, la Macédoine, le Portugal et la Croatie, tandis que les messages de condoléances arrivaient en nombre de l’étranger."
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            data-slide-description="Plusieurs incendies, en Norvège, pris en photo par l’Agence spatiale européenne (ESA) le 17 juillet. D’Oslo à Riga, les pays nordiques et baltes sont écrasés depuis plusieurs semaines par la chaleur et la sécheresse qui embrasent forêts et tourbières, brûlent les pâtures, vident les nappes phréatiques et font même baisser le niveau des grands lacs."
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            data-slide-description="Incendie en Suède le 15 juillet, à Karböle. La Suède reste frappée par une vague d’incendies sans précédent avec, comme ailleurs en Scandinavie, une sécheresse installée depuis le début de mai."
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            data-slide-description="Un feu de forêt balaie une vaste zone forestière, près de la ville de Ljusdal, en Suède, le 18 juillet. En fin de semaine, plus d’une vingtaine de foyers d’incendies étaient toujours actifs dans toute la Suède, couvrant quelque 20 000 hectares."
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            data-slide-description="Près de la ville de Ljusdal, en Suède, le 22 juillet. Les autorités ont annoncé jeudi 26 juillet au matin que les principaux incendies étaient enfin sous contrôle."
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            data-slide-description="Un avion bombardier d’eau français sur le tarmac à Sveg, dans le centre de la Suède, le 21 juillet. Jeudi 26 juillet, le premier ministre suédois a annoncé avoir demandé l’aide de l’OTAN pour les opérations d’extinction."
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            data-slide-description="La vallée de Yosemite enfumée, le 25 juillet 2018, en Californie. Dans la vallée de la Mort, en Californie, le record mondial absolu de chaleur de 54 °C atteint en juin 2013 à Fumace Creek a été approché, dans cette même localité, de 1,1 °C le 24 juillet."
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            data-slide-description="Des pompiers à l’œuvre contre l’incendie Ferguson, dans le comté de Mariposa, en Californie, le 16 juillet. Mercredi, les campings du Parc national de Yosemite ont été évacués, alors que les pompiers se battaient pour contenir un énorme feu de forêt juste à l’ouest qui menaçait le parc."
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            data-slide-description="Près d’Oakhurst, en Californie, mercredi 25 juillet. Avec la progression de l’incendie Ferguson, des parties du parc ont été fermées."
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            data-slide-description="Tempête de sable à Ahmedabad, en Inde, le 16 juin. Depuis le début de l’année 2018, un nombre anormalement élevé de tempêtes de sable ont balayé le sous-continent indien, provoquant au moins 500 morts. Les scientifiques accusent la désertification causée par la déforestation, et la conjonction d’une hausse de la température de surface avec l’humidité transportée par les vents d’ouest."
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            data-slide-description="Pour faire face à la canicule, les fontaines servent aussi de piscine, au Trocadéro, à Paris, le 25 juillet. Dix-huit départements étaient toujours placés en vigilance orange canicule vendredi 27 juillet. A Paris, le thermomètre devait monter jusqu’à 37 degrés vendredi. Cet épisode caniculaire s’accompagne d’un pic de pollution à l’ozone dans plusieurs régions, dont l’Ile-de-France."
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            data-slide-description="Dans la rue, à Tokyo, le 20 juillet. L’Europe, qui oscille entre canicule et incendies, n’est pas seule à souffrir de la canicule. Une vague de chaleur s’est abattue sur le Japon depuis deux semaines. Les températures élevées – au-delà de 40 °C – ont fait au moins 80 morts et 35 000 personnes ont dû être hospitalisées."
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            data-slide-description="Des visiteurs se reposent à l’ombre dans le courant du Cheonggyecheon, dans le centre-ville de Séoul, en Corée du Sud, le 23 juillet. La vague de chaleur qui s’est emparée d’une large partie du Japon a également atteint la Corée du Sud voisine."
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Vue aérienne de la station balnéaire de Mati, près d’Athènes, ravagée par les flammes. Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont dévasté lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 82 morts.

SAVVAS KARMANIOLAS / AFP
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Plusieurs pays d’Europe ont suffoqué jeudi 26 juillet sous des températures record, notamment dans le nord du continent, où la canicule s’étend.

        Lire  :
         

          Du Cercle polaire au Sahara, du Japon à la Californie : la planète en surchauffe



En France, pics de pollution et de consommation électrique, retards dans le tunnel sous la Manche
Météo France a placé vendredi 21 départements en vigilance orange canicule ou orages, et parfois les deux, alors que le thermomètre a atteint jeudi 34 à 37 degrés Celsius jeudi, et que des dégradations orageuses sont attendues dans le nord du pays dans l’après-midi de vendredi et en soirée.

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21 départements en vigilance orages et canicule
Bulletin de vigilance de Météo-France le 27 juillet 2018 au matin



Source : Météo-France




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Les fortes chaleurs ont une incidence sur la consommation électrique, qui a enregistré un pic à la mi-journée, en raison du recours aux climatiseurs et ventilateurs. Le record estival, qui date du 22 juin 2017 avec 59 500 mégawatts, n’a toutefois pas été battu.
Le pic de pollution à l’ozone, qui s’étend désormais sur plusieurs régions, va se poursuivre vendredi en Ile-de-France, pour la cinquième journée de suite, résultat de la combinaison de la canicule et du trafic routier.
Les voyageurs empruntant le tunnel sous la Manche devaient s’armer de patience, avec des retards d’environ une heure et demi vendredi matin en raison de problèmes de climatisation provoqués par la vague de chaleur. « C’est une journée très chargée, c’est le jour des grands départs en vacances. Nous sommes en canicule, et à cela s’ajoute le problème de climatisation dans nos navettes, dont certains wagons ne peuvent absorber la chaleur produite par les véhicules, celle de la carrosserie et des blocs moteurs rendus très chauds par l’usage de la climatisation », a expliqué un porte-parole d’Eurotunnel.
Jeudi, « les retards ont atteint quatre à cinq heures, aujourd’hui on est à une heure trente environ, uniquement côté britannique. Ceci s’explique par le fait qu’on a toutes les navettes en service aujourd’hui », a ajouté le porte-parole. Eurotunnel a aussi pris la décision « sans précédent » d’annuler les billets aller-retour sur une journée pour réduire le flot de passagers.
Eurotunnel conseillait vendredi aux voyageurs de se munir de bouteilles d’eau. De l’eau et des glaces pour les enfants étaient distribuées
La Suède face aux incendies
Le thermomètre devrait continuer à se maintenir aux alentours 30 °C en Suède, avec des pics attendus à 33 °C, dans le sud-ouest et le centre-ouest du pays, touché par d’importants incendies.
L’Agence suédoise de la protection civile recensait jeudi matin 23 foyers actifs sous contrôle, deux fois moins que la semaine dernière. Des pluies sont annoncées pour le week-end. D’ici là, les autorités interdisent d’allumer des feux ou des barbecues.

        Lire :
         

          Incendies, chaleur, sécheresse… la Suède suffoque



Record de chaleur attendu en Grande-Bretagne
Le Royaume-Uni a enregistré jeudi ses températures les plus élevées de 2018, avec 35 degrés à l’aéroport d’Heathrow et St James’s Park, à Londres, selon les services de la météorologie nationale. Une alerte à la pollution de « niveau élevé » a été émise pour Londres.
Les pompiers réclament également une interdiction temporaire des barbecues dans les parcs, alors que le pays a comptabilisé en 2018 six fois plus de feux de broussailles que sur toute l’année 2017.
Vendredi, le record de 38,5 degrés enregistré en Angleterre en 2003 pourrait être battu. L’Ecosse a d’ores et déjà enregistré un record de 33,2 degrés à Motherwell.
Nuit suffocante en Allemagne
Des températures pouvant aller jusqu’à 38 °C ont été atteintes jeudi en Allemagne et, fait inhabituel, les températures ne sont quasi pas tombées au-dessous de 20 °C la nuit précédente.
Un incendie s’est déclaré en début de soirée dans une forêt près de Berlin. Les flammes ont consumé une cinquantaine d’hectares de pins avant d’être maîtrisées par environ 200 pompiers. Le sinistre a causé d’importantes perturbations sur l’autoroute entre Berlin et Leipzig, selon la police.



                            


                        

                        

