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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ L’ancien président indépendantiste catalan est revenu en Belgique, samedi. Il affirme qu’il agira « depuis Bruxelles » mais en « envisageant toute l’Europe ».
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Pour Carles Puigdemont, son retour en Belgique n’est « pas la fin du voyage »

L’ancien président indépendantiste catalan est revenu en Belgique, samedi. Il affirme qu’il agira « depuis Bruxelles » mais en « envisageant toute l’Europe ».



Le Monde
 |    28.07.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 18h09
   





                        



   


A peine a-t-il foulé le sol belge samedi 28 juillet, après quatre mois passé en Allemagne, où il avait été arrêté, que Carles Puigdemont a repris son combat pour une Catalogne indépendante. Lors d’une conférence de presse à la Délégation de la Catalogne auprès de l’Union européenne, à Bruxelles, il a appelé le gouvernement espagnol de Pedro Sanchez à faire des actes concrets.
Egalement présent pour l’occasion, l’actuel président indépendantiste Quim Torra a pour sa part promis « plus de défaites à venir pour l’Espagne si elle continue » à ignorer le droit à l’autodétermination du peuple catalan.

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« Nous sommes face à un problème politique qui a besoin d’une solution politique. Et la seule manière, c’est le vote. Cette équation est claire pour nous », a déclaré Quim Torra. « Voyons s’il y a un dialogue qui se transforme en actions », a poursuivi l’indépendantiste radical, à l’égard de l’actuel président socialiste, Pedro Sanchez.
M. Puigdemont a quant à lui affirmé que son « voyage » ne s’arrêterait pas là. « Il ne prendra fin que quand tous les prisonniers seront relâchés, que les personnes en exil pourront revenir et que les Catalans réaliseront leur droit à l’autodétermination sans menace de violence », a-t-il déclaré.
Pedro Sanchez pressé d’agir par les indépendantistes
Selon les deux hommes, Pedro Sanchez doit agir avant l’automne, c’est-à-dire avant le début des procès des dirigeants indépendantistes emprisonnés. Dans le cas contraire, les députés du parti démocrate européen catalan (PDeCAT) – dont est issu le président déchu - pourraient décider de bloquer l’activité du gouvernement.
A l’issue de cette conférence de presse, les deux leaders catalans ont participé à une fête visant à célébrer le retour de M. Puigdemont ainsi qu’à exiger la libération des prisonniers politiques et le retour des personnes en exil.
Comme d’autres dirigeants catalans, Carles Puigdemont avait quitté l’Espagne fin 2017 après que le gouvernement espagnol a mis sous tutelle la Catalogne qui venait de s’autodéclarer indépendante.
Après plusieurs mois en Belgique, il s’était fait intercepter en Allemagne suite aux mandats d’arrêt européen et international émis par l’Espagne contre lui et quatre de ses ministres régionaux.
Or, il y a dix jours, la justice espagnole a levé ces procédures suite à la décision du tribunal allemand de ne remettre M. Puigdemont à la justice espagnole que pour un délit de détournement de fonds publics et d’écarter le principal chef d’accusation : la rébellion, passible de trente ans de prison. Les mandats d’arrêt restent toutefois en vigueur en Espagne.

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La Commission européenne ne veut pas s’impliquer
A la suite de ce dénouement, l’ancien président indépendantiste a donc choisi de revenir en Belgique pour poursuivre son combat. « Aucune nation n’est devenue indépendante en ayant la reconnaissance depuis le début, il faut y travailler. Je vais continuer à faire de l’internationalisation (…) depuis Bruxelles, mais en envisageant toute l’Europe », a-t-il affirmé, précisant qu’il n’avait toutefois nullement l’intention de demander l’asile en Belgique.
Interrogé sur ses rapports avec la Commission européenne, il a déclaré :
« J’ai été très déçu par la réaction des décideurs européens, pas à cause de leur opinion sur l’indépendance de la Catalogne, mais à cause de leur silence vis-à-vis des violations des droits fondamentaux. Mais l’Europe ne se résume pas à un bâtiment rempli d’états et d’hommes politiques. Il y a aussi les citoyens ».
La Commission européenne, de son côté, a déjà fait savoir que le retour de Carles Puigdemont en Belgique ne changeait rien : « Nous ne nous impliquerons pas là-dedans, notre position n’a pas changé ».
Est-ce que le mouvement indépendantiste est toujours bien présent en Catalogne ? Selon les propos de M. Puigdemont, la fête de la Catalogne le 11 septembre, la célébration du premier anniversaire du référendum catalan le 1er octobre ainsi que le début des procès des dirigeants indépendantistes attendus à l’automne seront un bon marqueur. Les grandes échéances sont données.
Sophie Petitjean



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ A Moscou, à Saint-Pétersbourg ou à Novossibirsk, de nombreux manifestants ont pris part à un rassemblement autorisé pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite.
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Des dizaines de milliers de Russes manifestent contre une réforme des retraites

A Moscou, à Saint-Pétersbourg ou à Novossibirsk, de nombreux manifestants ont pris part à un rassemblement autorisé pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 16h17
   





                        



   


L’opposition à une mesure soutenue par le président russe, Vladimir Poutine, reste encore inhabituelle dans le pays. Pourtant, des dizaines de milliers de Russes ont participé samedi 28 juillet à des manifestations organisées à travers le pays par le Parti communiste contre un projet de hausse de l’âge du départ à la retraite.
A Moscou, 100 000 personnes, selon les organisateurs, environ 10 000 selon des journalistes, ont pris part à un rassemblement autorisé contre la réforme actuellement en lecture au Parlement.
Dans les rues de Moscou, la foule entonnait des slogans tels que « Poutine, ne touche pas à nos retraites ! » et brandissait des pancartes portant les mots : « Nous voulons vivre de nos retraites et ne pas mourir au travail. »

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Dizaines de villes
Des manifestations ont eu lieu dans des dizaines d’autres villes, allant de l’Extrême-Orient à la Sibérie et à l’ouest de la Russie. A Saint-Pétersbourg, la deuxième ville du pays, environ 1 000 personnes se sont rassemblées sous des drapeaux rouges, certaines portant des portraits de Staline. A Novossibirsk, en Sibérie occidentale, l’agence de presse étatique TASS a mentionné 1 200 manifestants, citant la mairie.
Cette opposition, soutenue par un Parti communiste d’habitude plutôt complaisant envers le Kremlin, s’est aussi exprimée à travers une pétition en ligne demandant l’annulation de la réforme, et qui a recueilli 2,9 millions de signatures.
La réforme, annoncée par le premier ministre, Dmitri Medvedev, prévoit d’allonger progressivement, à partir de 2019, le seuil de départ à la retraite à 65 ans pour les hommes d’ici à 2028, et à 63 ans pour les femmes en 2034 ; huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes. Cela passe mal, même si la faiblesse des pensions (183 euros en moyenne par mois) contraint des millions de retraités russes à trouver un travail d’appoint.
Les femmes sont particulièrement vulnérables. Elles doivent souvent se contenter, après 50 ans, de petits boulots pour joindre les deux bouts, alors même que leur espérance de vie a augmenté à 77,7 ans. Celle des hommes, elle, reste basse : 67,5 ans. A peine plus de deux ans après l’âge de départ à la retraite envisagé.
M. Poutine, qui n’avait pas mentionné la question des retraites lors de la campagne qui a abouti à sa réélection en mars, a ainsi vu sa cote de popularité chuter à 64 % en juillet, contre 80 % en mai, selon le centre russe d’études de l’opinion (VTsIOM). Le président russe a dit la semaine dernière qu’il n’appréciait pas l’idée d’augmenter l’âge de départ à la retraite, mais qu’il était nécessaire de « prendre des décisions cruciales ».
Comme Galina Nikiforova, 59 ans, venue manifester à Saint-Pétersbourg, certains opposants à la mesure soulignent le faible intérêt des employeurs pour les personnes plus âgées :
« Comment allons-nous vivre ? Je ne le sais pas. Ils n’embauchent personne au-dessus de 50 ans. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Depuis l’arrivée au pouvoir de l’ex-opposant Nikol Pachinian, la liste des personnes soupçonnées de malversations s’allonge, jusque dans l’entourage de l’ancien président.
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La lutte contre la corruption ébranle la politique arménienne

Depuis l’arrivée au pouvoir de l’ex-opposant Nikol Pachinian, la liste des personnes soupçonnées de malversations s’allonge, jusque dans l’entourage de l’ancien président.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 09h56
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Moins de trois mois après avoir été porté au poste de premier ministre, le 8 mai, par un mouvement inédit de protestations dans la rue, Nikol Pachinian s’est vanté d’avoir déjà récupéré l’équivalent de 36 millions d’euros. L’ex-opposant âgé de 43 ans, qui avait promis de s’attaquer à la corruption, véritable fléau en Arménie, est passé aux actes : l’ancienne petite république soviétique du Caucase vit depuis plusieurs semaines au rythme des scandales qui touchent tous les secteurs, l’administration, l’armée ou les douanes, et des interpellations qui se multiplient jusque dans l’entourage proche de l’ancien président, Serge Sarkissian.
Son prédécesseur, l’ancien président Robert Kotcharian (1998-2008) fait lui-même face à la lourde accusation d’avoir « renversé l’ordre constitutionnel arménien ». Actuellement libre, il risque jusqu’à quinze ans de prison s’il est reconnu coupable de fraude électorale en ayant fait basculer en février 2008 le vote en faveur de son allié de l’époque, Serge Sarkissian. Des affrontements avaient alors éclaté au cours desquels huit manifestants et deux agents de police avaient été tués. « C’est une accusation absolument fabriquée, s’est défendu M. Kotcharian, jeudi 26 juillet, sur la chaîne de télévision Yerkir Media TV. Il s’agit clairement d’une persécution politique, une vendetta de la “révolution de velours”. »

Arrêté pour avoir organisé ces manifestations, Nikol Pachinian avait été condamné à sept ans de prison, puis libéré dans le cadre d’une amnistie en 2011. Sept ans plus tard, au printemps dernier, l’ex-opposant s’était imposé à la faveur d’un vaste mouvement pacifique de protestations qu’il avait lui-même baptisé « révolution de velours ».
Le premier coup de massue est tombé très tôt, dès la mi-juin, avec la perquisition menée sous l’œil des caméras au domicile du général à la retraite Manvel Grigorian, ex-député du Parti républicain au pouvoir depuis 1990,...




                        

                        


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La Grèce en deuil, les premières victimes des incendies commencent à être identifiées

Le bilan humain des feux qui ont ravagé la côte d’Athènes s’est alourdi samedi à 88 morts, parmi lesquels trois enfants. L’identification des victimes prendra quelques jours.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 09h49
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 14h06
   





                        


Le deuil de la Grèce sera long après l’incendie le plus meurtrier que le pays ait jamais connu. Le bilan humain des feux qui ont ravagé la côte d’Athènes, lundi 23 juillet, s’est alourdi samedi à quatre-vingt-huit morts, parmi lesquels trois enfants, deux jumelles et un garçon, qui figurent parmi les premières victimes identifiées.
Une autre victime, une quadragénaire, est morte à l’hôpital où elle était soignée, et où une dizaine de personnes restent dans un état grave, selon le ministère de la santé.
Un détective embauché par la famille de Sophia et de Vassiliki, des jumelles de 9 ans, qui étaient en route vers la plage avec leurs grands-parents quand le feu s’est abattu sur la localité balnéaire de Mati, a annoncé aux médias dans la nuit que les fillettes avaient été identifiées parmi les morts.
Leur sort a ému la Grèce, leur père ayant d’abord cru les reconnaître sur des photos de rescapés, avant d’être détrompé. Depuis, leurs visages tournaient en boucle dans les médias.
Elles ont été retrouvées enlacées avec leurs deux grands-parents sur un terrain où vingt-six corps calcinés ont été découverts mardi matin. Situé au bord d’une falaise, l’endroit s’est refermé comme un piège sur ces victimes qui tentaient de gagner la mer, à quelques mètres.

        Lire notre reportage:
         

          Grèce : à Mati, « la nuit a été dure, c’était l’apocalypse ! »



La difficile identification des victimes
Une mère de famille a également perdu son fils de 11 ans, sa fille de 13 et son époux, de 54 ans, autres visages tragiques du sinistre. Elle a fait part de leur identification aux médias vendredi soir.
Selon la presse, un nourrisson de 6 mois est mort de problèmes respiratoires à l’hôpital en début de semaine, après avoir passé plusieurs heures sous un nuage de fumée et de cendres dans l’eau, dans les bras de sa mère, toujours hospitalisée samedi.
Quatre touristes étrangers ont été recensés parmi les vingt-cinq personnes qui, selon les services légistes, avaient été identifiées samedi : un jeune marié irlandais en voyage de noces ; une mère et son fils polonais ; et un Belge dont la fille adolescente a été sauvée.
La confusion régnait toujours quant au nombre exact de disparus, dans l’attente de la fin des identifications mais aussi faute de recensement précis des rescapés finalement retrouvés.

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L’inventaire des dégâts matériels se poursuivait par ailleurs. Selon le ministère des infrastructures, 3 366 constructions avaient été expertisées samedi, dont un millier d’entre elles classées comme inhabitables et 800 très endommagées.
Le gouvernement assume tout en se dédouanant
Alors que la polémique enflait, vendredi, le gouvernement a tenté de se dédouaner en évoquant une piste criminelle et en mettant en cause des décennies d’urbanisme anarchique.
Invisible depuis trois jours, le premier ministre, Alexis Tsipras, a finalement convoqué un conseil des ministres en fin d’après-midi. A sa sortie, il a notamment déclaré assumer « la responsabilité politique de la tragédie ». Sans toutefois rien concéder sur l’organisation des secours, dénoncée par l’opposition.
Le ministre adjoint à la protection du citoyen, Nikos Toskas, a réaffirmé samedi sur la télévision publique qu’il n’y avait « pas eu d’erreurs stratégiques ». « La meilleure planification au monde n’aurait pas pu » parer au sinistre, a-t-il dit, alors que le gouvernement a mis en cause la violence des vents et l’urbanisme anarchique.

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Un des nombreux bénévoles accourus sur les lieux depuis mardi pour soutenir les rescapés témoignait samedi matin devoir souvent « gérer la colère des habitants ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le président français a animé vendredi sa première « consultation citoyenne sur l’Europe » en dehors de la France.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/07/2018
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A Lisbonne, Emmanuel Macron expose sa vision d’une Europe à trois vitesses

Le président français a animé vendredi sa première « consultation citoyenne sur l’Europe » en dehors de la France.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 08h29
    |

            Jean-Baptiste Chastand (Lisbonne, envoyé spécial)








                        



   


Pas une question sur l’affaire Benalla. C’est devant une salle remplie seulement aux deux tiers et composée d’un public poli qu’Emmanuel Macron a déroulé, vendredi 27 juillet à Lisbonne, son ambition pour le futur de l’Union européenne (UE).
Le président français, au côté du premier ministre socialiste portugais Antonio Costa, a pris plaisir à revenir à ses fondamentaux pro-européens en animant sa première « consultation citoyenne sur l’Europe » en dehors de la France. Lancée lors de son discours à la Sorbonne, en septembre 2017, l’idée d’organiser des débats dans toute l’Europe est censée être appliquée par chaque capitale européenne d’ici à octobre. Seule la Hongrie a refusé, les autres pays jouant le jeu avec plus ou moins d’entrain.
Les Portugais, profondément francophiles et pro-européens, avaient bien fait les choses. M. Macron n’a jamais été mis en difficulté, de quoi changer après dix jours de polémiques en France sur les violences reprochées à son chef de cabinet adjoint. L’auditorium de la Fondation Gulbenkian était surtout rempli d’un public composé d’expatriés français et de Portugais souvent bien apprêtés. « Il y a beaucoup de monde des ministères et pas beaucoup de citoyens lambda », témoignait une haute fonctionnaire portugaise travaillant sur les affaires européennes et venue assister à l’événement. En pleines vacances scolaires, un midi et en semaine, pouvait-il en être autrement ?
« L’Europe sensuelle »
Sur l’immigration, les institutions européennes ou le couple franco-allemand, aucune question n’a jamais vraiment surpris les deux responsables politiques, qui ont fustigé devant un public conquis la montée des « extrêmes » et des « nationalistes » en Europe centrale.

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« L’Europe doit être un objet plus chaud, plus sensible, plus sensuel, au sens premier du terme, a notamment plaidé le président français. On a créé une Europe un peu bureaucratique. On ne peut pas simplement dire que l’Europe ce sont des règles, des objets froids qui s’imposent depuis un extérieur lointain. »
Antonio Costa, lui, a longuement plaidé pour un budget de l’union monétaire, alors que le Portugal se remet à peine de la crise financière de 2008 qui l’a conduit sous la tutelle de la « troika » (Commission de Bruxelles, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international). « Il faut un budget de la zone euro qui permette d’investir », a-t-il expliqué, obtenant l’assentiment du Français. « Je n’ai rien à redire, je partage tout », a appuyé M. Macron, qui a arraché un accord de principe sur le sujet en Allemagne, mais sans qu’aucun montant d’un tel budget soit jusqu’ici avancé.
Si le président français a surtout paraphrasé son discours de la Sorbonne, il s’est fait un peu plus précis sur sa vision de l’UE « à dix ou quinze ans ». Il a notamment évoqué une Europe en trois « cercles ». Le plus large consisterait en une « union de valeurs, de principes démocratiques et de libertés économiques », « quelque chose entre l’UE et le Conseil de l’Europe actuels ». Cet ensemble serait « moins intégré, mais très exigeant sur les valeurs », a promis M. Macron en assurant que la Russie et la Turquie auraient vocation à en faire partie « soit en son sein, soit avec des accords d’association étroits ». Ce qui suppose que ces deux pays adoptent des standards démocratiques dont ils sont pour l’instant très éloignés.
« Le cœur du réacteur »
Le second cercle, plus resserré, consisterait en un « marché unique fort », « quelque part entre l’UE et la zone euro actuelles ». Celui-ci pourrait notamment s’occuper de sujets « militaires, commerciaux ou numériques » et garantirait « une vraie liberté de circulation en son sein ».
Le troisième cercle, dont on aura compris que la France a vocation à faire partie, serait « le cœur du réacteur », « avec un marché du travail beaucoup plus intégré », une « convergence sociale » voire une assurance chômage commune. Le « cœur d’une Europe des peuples plus intégrée, qui est allée au bout de la logique de la zone euro », a résumé M. Macron. Sans être aussi précis, M. Costa n’a pas caché son avis favorable à une Europe à plusieurs vitesses qui serait en mesure de contourner les pays plus eurosceptiques.
Largement applaudis par le public europhile de la fondation Gulbenkian, les deux responsables doivent encore prouver qu’ils sont capables de convaincre le commun des Européens.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Le premier ministre a tenté, vendredi, de faire retomber la polémique autour de la prise en charge du sinistre par les autorités. Le bilan s’est alourdi à 87 morts.
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Incendies en Grèce : Alexis Tsipras assume « la responsabilité politique de la tragédie »

Le premier ministre a tenté, vendredi, de faire retomber la polémique autour de la prise en charge du sinistre par les autorités. Le bilan s’est alourdi à 87 morts.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h51
   





                        



   


La polémique enflait vendredi 27 juillet en Grèce après les incendies qui ont ravagé lundi la région d’Athènes, dont le bilan s’est alourdi à 87 morts. Le gouvernement a tenté en effet de se dédouaner en désignant une piste criminelle et mettant en cause des décennies d’urbanisme anarchique.
Invisible depuis trois jours, le premier ministre, Alexis Tsipras, a finalement convoqué un conseil des ministres en fin d’après-midi, vendredi. A sa sortie, il a notamment déclaré assumer « la responsabilité politique de la tragédie ». « Je crois que cela va de soi pour le premier ministre et le gouvernement du pays », a-t-il ajouté, dans une intervention retransmise à la télévision.
« Nous n’allons pas essayer d’échapper à nos responsabilités », a-t-il souligné. Il a expliqué que « les tragédies servaient souvent à faire apparaître les problèmes absents en temps normal du discours public ».
Rappelant que beaucoup de localités en Grèce « avaient été construites illégalement sur des cours d’eau ou sur des côtes », il a souligné qu’« aujourd’hui nous prenons conscience d’une manière douloureuse que nous gouvernons un pays dominé par des irrégularités ».
Jeudi soir, le gouvernement avait tenté une première explication officielle, indiquant avoir saisi la justice d’un « élément sérieux » pouvant indiquer une origine criminelle du sinistre.
Bilan provisoire de 87 morts
Dans des déclarations aux médias, le chef du service médico-légal d’Athènes, Nikos Karakoukis, a révisé à la hausse, à 86 morts, le nombre des victimes, contre 82 officiellement recensés jusque-là. Un blessé grave est, en outre, mort à l’hôpital.

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Sur le terrain à Mati, la localité la plus touchée par les feux, où 49 % des maisons ont été déclarées inhabitables, les sauveteurs qui continuent de ratisser les décombres au milieu des pins calcinés n’excluaient pas de nouvelles découvertes macabres. « C’est un travail de longue haleine, il faut attendre que les cendres retombent et parfois repasser quatre, cinq fois au même endroit avant de trouver quelque chose », relevait la secouriste Stavroula Stergiadou.
L’identification des victimes doit aussi durer encore quelques jours, « de 75 à 80 % des corps étant carbonisés », a indiqué Grigoris Léon, président de la société grecque de médecine légale.
Reconstruire autrement
Avant la prise de parole d’Alexis Tsipras, vendredi après-midi, le gouvernement a tenté de reprendre la main alors que les critiques montent sur la gestion de cette crise, l’opposition sortant de sa réserve, à l’issue de trois jours de deuil national.
Se succédant sur les lieux, les responsables gouvernementaux ont mis en cause les décennies de violation des règles de construction et d’aménagement, ayant conduit à la construction dans la zone de quelque 4 000 maisons mal desservies au milieu des pins.
« Toute la zone doit être redessinée (...) il faut ouvrir des routes, rouvrir l’accès à la mer », a plaidé le ministre de l’intérieur, Panos Skourletis, relevant que les autorités devront « entrer en conflit avec des intérêts organisés ». « Toute la Grèce est construite sur ce modèle », a-t-il insisté. Ces mea culpa sont récurrents dans le pays après chaque catastrophe, sans jusque-là de réel coup d’arrêt mis à l’indiscipline citoyenne et à la complaisance officielle dont elle bénéficie.
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            data-slide-description="Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants."
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            data-slide-description="Un groupe de 26 personnes carbonisées a été découvert mardi matin dans la cour d’une villa de Mati, localité balnéaire sur la côte orientale de l’Attique – à 40 kilomètres au nord-est d’Athènes –, a annoncé un responsable de la Croix-Rouge."
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            data-slide-description="Une maison en flammes à Mati, localité ravagée par les feux. La plupart des victimes ont été piégées « à leur domicile ou dans leurs voitures », a fait savoir le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos."
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            data-slide-description="Les 26 morts retrouvés mardi matin à Mati se sont ajoutés aux 24 déjà recensées depuis lundi soir, selon un décompte de l’Agence France-Presse."
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            data-slide-description="Des bateaux, dont des bâtiments militaires, ont été mobilisés pour évacuer les résidents et les touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer."
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            data-slide-description="Au vu de la situation, la présidence grecque de la République a annulé la réception annuelle prévue mardi pour commémorer le rétablissement de la démocratie, en juillet 1974."
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            data-slide-description="« L’heure est à la lutte contre les flammes », avait déclaré le premier ministre, Alexis Tsipras, après avoir présidé une réunion de crise, évoquant une nuit de lundi à mardi « difficile »."
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            data-slide-description="M. Tsipras a chiffré à « plus de 600 » les pompiers déployés sur les trois fronts partis dans la journée, dont deux continuaient de progresser dans la nuit, autour de Mati et à quelque 55 km à l’ouest de la capitale, près de la localité de Kinetta, en bordure de l’autoroute conduisant au canal de Corinthe. Mais la nuit a interrompu les opérations aériennes, menées plus tôt par huit avions et neuf hélicoptères."
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            data-slide-description="Selon le secrétaire général à la protection civile, Yannis Kapakis, les feux ont été attisés dans la journée par des vents soufflant jusqu’à plus de 100 km/h, une « situation extrême »."
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            data-slide-description="Athènes a aussi activé le mécanisme européen de protection civile pour demander des renforts à ses partenaires ; Chypre et l’Espagne ont déjà offert leur aide, selon M. Kapakis."
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            data-slide-description="Les zones sinistrées ont été recouvertes toute la journée d’épais nuages de fumée, couvrant aussi le ciel de la capitale, tandis que le trafic routier et l’alimentation en électricité étaient perturbés."
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            data-slide-description="Les incendies de forêt et de maquis sont récurrents en Grèce l’été, notamment dans les zones vertes entourant la capitale. En 2007, les derniers feux les plus dévastateurs avaient tué dans le Péloponnèse et sur l’île d’Evia 77 personnes, ravageant 250 000 hectares de forêts, de maquis et de cultures."
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Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants.

VALERIE GACHE / AFP
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La progression foudroyante du feu, qui a ravagé la zone en « à peine une heure et demie », a privé les autorités de toute marge pour agir à temps et évacuer les habitants, avait aussi fait valoir le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos.
« Gouvernement dangereux »
Le principal parti d’opposition, la Nouvelle Démocratie (droite), a dénoncé une « comédie de rejet de toute responsabilité », jugeant que beaucoup de questions restaient sans réponse, notamment sur le nombre de pompiers engagés et l’absence d’un « ordre immédiat d’évacuation ».
« Ce gouvernement est dangereux et doit partir », a réagi une des dirigeantes de l’opposition centriste, Fofi Gennimatas. Un autre, Stavros Théodorakis, s’est indigné que pas un seul responsable n’ait démissionné.
Beaucoup de victimes sont mortes en tentant de rallier la mer, à l’accès parfois barré par des falaises, par des rues « larges d’à peine 3 ou 4 mètres », a précisé le maire. « Nous sommes tous responsables, gouvernement, services et citoyens », a-t-il ajouté, précisant que sa propre maison familiale, qui a brûlé, avait été construite illégalement.
« La question désormais est de savoir ce qui peut être fait » pour éviter une nouvelle tragédie, soulignait l’éditorial du quotidien libéral Kathimerini.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Ceuta est l’une des deux seules frontières terrestres entre l’Afrique et l’Union européenne. Jeudi 26 juillet, plus de 600 migrants africains ont réussi à la franchir, espérant pouvoir déposer une demande d’asile auprès de l’Espagne.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ 51 % des Britanniques ayant une opinion sur le sujet estiment nécessaire l’organisation d’un nouveau référendum à l’issue des négociations, selon le sondage de l’institut YouGov pour le « Times ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Brexit : une majorité de Britanniques en faveur d’un nouveau référendum

51 % des Britanniques ayant une opinion sur le sujet estiment nécessaire l’organisation d’un nouveau référendum à l’issue des négociations, selon le sondage de l’institut YouGov pour le « Times ».



Le Monde
 |    27.07.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h18
   





                        


Pour la première fois, une majorité de Britanniques soutient la tenue d’un nouveau référendum sur le résultat final des négociations du Brexit selon un sondage publié vendredi 27 juillet alors que Bruxelles vient de retoquer les nouvelles propositions de Londres pour une future coopération douanière.
Quelque 42 % des Britanniques estiment nécessaire l’organisation d’un nouveau référendum à l’issue des négociations, quand 40 % ne le souhaitent pas, selon le sondage réalisé auprès de 1 653 personnes par l’institut YouGov pour le quotidien The Times. Si l’on ôte de ces chiffres les personnes n’ayant pas d’opinion sur le sujet, le taux monte à 51 % de Britanniques favorables à un nouveau référendum, contre 49 % qui ne le souhaitent pas.
L’idée d’un nouveau référendum, soutenue notamment par l’organisation People’s vote, a gagné du terrain ces dernières semaines avec le soutien apporté notamment la semaine dernière par l’ancienne ministre de l’éducation Justine Greening. Une pétition dans ce sens lancée mercredi par le quotidien The Independent avait récolté plus de 200 000 signatures vendredi matin.
Le plan « Chequers » retoqué
Ce sondage survient alors que le négociateur en chef pour l’Union européenne, Michel Barnier, a retoqué jeudi le plan « Chequers » [du nom de la résidence de villégiature de la première ministre britannique] de Theresa May. Cette proposition vise à conserver des liens commerciaux étroits avec le continent après le Brexit, prévu le 29 mars 2019, en mettant en place un nouveau système de contrôle pour les biens, au travers duquel le Royaume-Uni assurerait le contrôle et la collecte des droits de douanes à sa frontière avec l’Union europénne (UE).
« L’UE ne peut pas déléguer, et ne déléguera pas l’application de sa politique et de ses règles douanières, de la perception de la TVA et des droits d’accises à un non-membre, qui ne serait pas soumis aux structures de gouvernance de l’UE », a dit M. Barnier lors d’une conférence de presse avec le ministre du Brexit britannique, Dominc Raab, à Bruxelles. Pour M. Barnier, si le Royaume-Uni veut conserver des relations commerciales fluides avec l’UE, la solution est de rester dans l’union douanière ce que Mme May a exclu jusqu’ici afin de pouvoir signer librement des accords de libre-échange avec des pays tiers. Ces déclarations signifient « la mort du plan “Chequers” », a estimé vendredi le quotidien The Guardian.

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                Londres pose ses conditions au règlement de la facture du Brexit



Mais M. Barnier l’a avertie : « Je dis simplement à ceux qui chercheraient une feuille de cigarette entre le mandat des 27 chefs d’Etat et de gouvernement et ce que je fais perdent leur temps. » Or « nous n’avons pas beaucoup de temps à perdre », a-t-il ajouté alors que les négociations sur un accord de sortie sont censées être terminées pour le sommet européen de la mi-octobre.

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                Le Royaume-Uni post-Brexit, avant-poste du trumpisme en Europe ?




Notre sélection d’articles pour comprendre le Brexit
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr sur le Brexit :
six questions sur la situation au 29 mars 2018, soit un an jour pour jour avant la date de sortie du Royaume-Uni de l’Union européennele décryptage de l’accord trouvé entre Londres et Bruxelles sur la période de transitionl’analyse de deux ans de reculs et de concessions britanniques face à l’UEl’analyse du correspondant du Monde au Royaume-Uni, selon qui les Britanniques ne regrettent pas le Brexitle zoom sur la City de Londres, qui se rêve en terre d’accueil des capitaux d’Asie ou du Moyen-Orientles conséquences en Irlande, où le Brexit ébranle vingt années de paixla tribune de l’économiste Nicolas-Jean Brehon pour qui le Brexit pourrait poser autant de problèmes aux autres Etats membres qu’au Royaume-Uni lui-mêmecomprendre les arguments pour et contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenneretour sur trente ans d’histoire tumultueuse entre le Royaume-Uni et l’UE





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Depuis le mois de mai, le pays connaît une vague de chaleur couplée à une sécheresse hors norme.
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Sécheresse : en Belgique, le spectre de 1976

Depuis le mois de mai, le pays connaît une vague de chaleur couplée à une sécheresse hors norme.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 12h08
    |

                            Intérim (Bruxelles, correspondant)








                        



                                


                            

Dans la capitale belge, les drapeaux noir-jaune-rouge de la Coupe du monde de football ont laissé place au jaune des pelouses. Vendredi 27 juillet, jusqu’à 36 °C étaient attendus à Bruxelles. Depuis le printemps, le temps est globalement chaud et sec. Selon les chiffres de l’Institut royal météorologique (IRM), le pays a connu une température moyenne de 16,3 degrés pour le mois de mai, soit 2,7 °C de plus que la normale, et 18,1 °C en juin, pour une température habituelle de 16,2 °C. Le journal flamand Het Nieuwsblad avance que « l’été 2018 pourrait être responsable du décès de 2 500 personnes en plus que la moyenne. »
Autres conséquences : les agriculteurs craignent pour leurs réserves, les ventes de ventilateurs et de boissons rafraîchissantes explosent et dans les familles, on s’organise, quitte à dormir au jardin pour trouver un peu de fraîcheur la nuit.
La situation ne devrait pas s’améliorer dans les prochaines semaines. L’indice de sécheresse enregistré en 1976, l’été de tous les records, devrait même être égalé début août pour la même période. Toutefois, pour le chef du département prévisions de l’Institut royal météorologique (IRM) David Dehenauw, la situation n’est pas encore aussi critique que cette année-là. Il met en avant deux différences principales : en 1976, les précipitations étaient encore plus limitées qu’aujourd’hui pour la période mi-juin-mi-juillet (3 mm, contre 19 mm cette année). Et la sécheresse s’étendait à l’époque à tout le pays, alors que cette année, elle concerne principalement l’ouest et le nord-ouest – la Flandre, principalement. « Cette partie a connu moins de précipitations, car elle était sous l’influence de l’anticyclone sur la Scandinavie, alors que le sud a profité de l’instabilité des conditions météo en France », explique-t-il.
Limitation d’eau et amendes
Le nord du pays a donc été le premier à réagir, en rééchelonnant régulièrement son niveau d’alerte. Signe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ A Mati, détruite par les flammes, les bâtiments avaient été construits dans des zones à risque, sur des terrains où la forêt avait déjà brûlé.
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Les constructions illégales au cœur du drame des incendies en Grèce

A Mati, détruite par les flammes, les bâtiments avaient été construits dans des zones à risque, sur des terrains où la forêt avait déjà brûlé.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 11h12
    |

                            Marina Rafenberg (Athènes, intérim)








                        



                                


                            

Les incendies survenus à l’est d’Athènes, dans la nuit de lundi 23 à mardi 24 juillet, qui ont causé la mort de 82 personnes, ont soulevé plusieurs débats en Grèce, notamment sur les constructions illégales, très nombreuses dans la région boisée touchée. « La construction anarchique est un crime du passé, et à Mati, la plupart des maisons ont été construites sans permis (…). Après une telle tragédie, il est temps de comprendre qu’il est dangereux de ne pas respecter les lois », a déclaré Panos Kammenos, le ministre de la défense, au micro de la BBC, jeudi 26 juillet.
A la chambre des ingénieurs civils de Grèce, les déclarations du ministre, jugées provocantes, sont pourtant confirmées. « Les maisons dans la localité de Mati étaient pratiquement toutes construites illégalement, puisqu’il est interdit de bâtir dans des zones boisées, a fortiori s’il s’agit de forêts de pins qui prennent très facilement feu », constate Dimitris, un ingénieur civil qui s’est porté volontaire comme 300 autres pour répertorier les dégâts subis par les bâtiments après les incendies mortels de lundi soir, même si ce sont en priorité les ingénieurs du ministère des travaux publics qui supervisent les opérations.
Selon la chambre des ingénieurs civils, près de 1,1 million de bâtiments sont construits illégalement et devraient être complètement démolis, sur environ 7 millions répertoriés dans tout le pays par le cadastre, en passe d’être enfin terminé. Mais selon une étude de Nikos Belavilas, professeur d’urbanisme à l’Université d’Athènes, les cartes forestières de la région de Rafina, touchée par les incendies, ne devaient être émises que d’ici un mois, ce qui ne facilite pas la tâche des secours. Surtout, les bâtiments avaient été eux-mêmes construits sur des terrains où la forêt avait déjà été brûlée afin de faire de la spéculation immobilière.
Une simple amende
Ces zones seront-elles de nouveau construites ? D’après les experts, ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Le numéro deux du gouvernement britannique défend le principe d’une « super-association » avec l’Union européenne.
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David Lidington : « L’échec des négociations sur le Brexit n’est dans l’intérêt de personne »

Le numéro deux du gouvernement britannique défend le principe d’une « super-association » avec l’Union européenne.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 12h02
    |

            Philippe Ricard








                        



                                


                            

David Lidington est numéro deux du gouvernement de Theresa May, en charge de la coordination des différents ministères. Cet ancien ministre des affaires européennes a fait campagne en juin 2016 pour le maintien dans l’Union européenne et plaide depuis le référendum pour une sortie en douceur. Après la démission du ministre des affaires étrangères Boris Johnson, chef de file des « hard brexiters », il avertit les Européens qu’il est grand temps de relancer les tractations, afin d’éviter un divorce brutal en mars 2019.
Craignez-vous un échec des négociations du Brexit ?
Ce n’est dans l’intérêt de personne. Nous faisons évidemment des plans d’urgence pour nous préparer à toutes les options. En cas d’échec des négociations, le Royaume-Uni ne serait pas le seul touché. A court terme, cela créerait une série de perturbations économiques sur les deux rives de la Manche, pas seulement à Douvres, mais aussi à Calais. L’Irlande connaîtrait aussi de sérieuses difficultés. En outre, un non-accord mènerait à une longue période d’acrimonie et de rancune entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept, qui rendrait difficile toute relance en profondeur de notre coopération.
N’avez-vous pas le sentiment que les « hard brexiters » souhaitent un tel échec ?
Le nombre de gens qui cherchent activement un clash l’année prochaine est très réduit. La plupart des responsables politiques britanniques savent qu’il s’agit d’un équilibre à trouver entre souveraineté et accès commercial. Les démocraties européennes font face à d’énormes défis stratégiques. Nos modèles économiques sont ébranlés par l’économie numérique. On doit se demander qui se réjouirait d’un éventuel échec. Ce serait M. Poutine. On voit bien que la Russie est plus agressive…
M. Trump pourrait se réjouir aussi, lui qui vient de soutenir les partisans d’une rupture brutale avec l’UE…
Un de nos objectifs est de convaincre les Etats-Unis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le chef de file du Labour refuse d’adopter un code de conduite qui empêcherait le parti de critiquer le « racisme » d’Israël.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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L’antisémitisme prêté à Jeremy Corbyn déchire le Parti travailliste

Le chef de file du Labour refuse d’adopter un code de conduite qui empêcherait le parti de critiquer le « racisme » d’Israël.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 10h40
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Accusé de complaisance envers l’antisémitisme, Jeremy Corbyn, le chef de file du Parti travailliste, n’en finit pas de se débattre. Fait sans précédent, trois journaux de la communauté juive britannique, The Jewish Chronicle, Jewish News et Jewish Telegraph ont publié, jeudi 26 juillet, une manchette et un éditorial communs proclamant leur « unité » face à « la menace existentielle pour la vie juive de ce pays que constituerait un gouvernement dirigé par Jeremy Corbyn ». Alors que le Labour « était jusqu’à récemment le parti naturel de la communauté juive », ces trois médias considèrent que l’organisation « a vu ses valeurs et son intégrité minées par le mépris corbyniste envers les juifs et d’Israël ».
Cette « une » exceptionnelle relance la querelle en cours sur le nouveau code de conduite contre l’antisémitisme que vient d’adopter le Labour. Mis en cause depuis deux ans à l’occasion de dérapages, le parti a décidé de reprendre à son compte une définition large de l’antisémitisme rédigée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA). Adoptée par le Royaume-Uni et partiellement par le Parlement européen mais contestée, elle est assortie de onze exemples d’expressions et de comportements antisémites, dont sept font référence à l’Etat d’Israël.
« Droit de décrire la discrimination et les injustices »
En l’intégrant à ses règles, le Labour a choisi de ne pas reprendre quatre de ces exemples, notamment ceux qui consistent à accuser l’Etat d’Israël de « mener une politique raciste » et à « avoir à l’égard d’Israël un niveau d’exigence plus élevé qu’à l’égard d’autres pays ». Le parti justifie ces exceptions : assimiler ces opinions à de l’antisémitisme pourrait « conduire à priver les Palestiniens, y compris ceux qui sont citoyens israéliens et ceux qui les soutiennent, du droit de décrire la discrimination et les injustices auxquelles ils sont confrontés avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Au lendemain de la rencontre entre Trump et Juncker, les réactions sont contrastées en Europe. La France attend de l’administration américaine des gestes concrets.
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Accord commercial entre Washington et Bruxelles : Trump exulte, Macron temporise

Au lendemain de la rencontre entre Trump et Juncker, les réactions sont contrastées en Europe. La France attend de l’administration américaine des gestes concrets.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 03h50
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 09h24
   





                        



   


Donald Trump a crié victoire jeudi 26 juillet devant les agriculteurs américains au lendemain de sa trêve dans les hostilités commerciales avec l’Europe, qui a pourtant suscité le scepticisme de Paris sur la concrétisation en actes des déclarations de bonnes intentions.
« Nous venons d’ouvrir l’Europe pour vous, agriculteurs ! », a lancé le président républicain au cours de sa visite d’une ferme dans l’Iowa.
Washington et Bruxelles ont désamorcé mercredi la crise née des tarifs douaniers imposés par les Etats-Unis, annonçant leur volonté de supprimer la quasi-totalité des tarifs douaniers, ainsi qu’une série de décisions dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie et de l’énergie.
Si ces mesures doivent encore être formalisées, le secrétaire au commerce, Wilbur Ross, y a vu « une justification réelle de la politique commerciale du président » états-unien contre les partenaires du pays.
« Nous avons eu une longue session de négociation hier [mercredi]. Nous avons défini les contours d’un accord et, désormais, nous allons les transformer en un véritable accord », a assuré le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, sur CNBC, au lendemain d’une réunion du président des Etats-Unis et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
La France dubitative
« Le contexte ne permet pas » une telle négociation, a rétorqué le président français, Emmanuel Macron, depuis Madrid, soulignant qu’il attendait « des signaux de désescalade sur l’acier et l’aluminium, auxquels des taxes illégales ont été appliquées par les Etats-Unis », comme « préalable à toute avancée concrète ».
« Une bonne discussion commerciale (…) ne peut se faire que sur des bases équilibrées, réciproques, et en aucun cas sous la menace », a ajouté le dirigeant français.
Alors que l’Union européenne est, depuis le 1er juin, sous le coup de taxes douanières punitives américaines de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium, Steven Mnuchin a reconnu que « le premier dossier » à régler était précisément celui concernant les taxes sur l’acier et l’aluminium et les représailles européennes qui ont suivi.
Interrogé sur le calendrier des négociations avec l’Union européenne, Wilbur Ross a de son côté déclaré qu’il était « difficile de se prononcer ». « Les discussions sur le commerce durent en général des mois », voire des années, a-t-il observé devant des journalistes. « Nous allons nous efforcer de les accélérer », a-t-il ajouté.
Réactions contrastées en Europe
L’Allemagne, dont les excédents commerciaux record et l’industrie automobile sont dans le collimateur de la politique protectionniste du président états-unien, a jugé « constructif » le résultat de la rencontre Trump-Juncker.
En revanche, le ministre de l’économie français, Bruno Le Maire, a affirmé qu’« une bonne discussion commerciale ne peut se faire que sur des bases claires ». « Nous ne voulons pas entrer sur la négociation d’un grand accord dont nous avons vu les limites avec le TTIP », traité dont les discussions entre Bruxelles et l’administration de Barack Obama avaient échoué il y a deux ans, a prévenu le ministre français.

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Alors que Donald Trump a annoncé que l’Union européenne allait importer « beaucoup de soja » des Etats-Unis, dont 94 % de la production est génétiquement modifiée, Bruno Le Maire exige aussi que l’agriculture « reste en dehors du champ des discussions ».
« Nous avons des normes sanitaires, alimentaires et environnementales élevées et des règles de production auxquelles nous sommes attachés parce qu’elles garantissent la protection et la sécurité de nos consommateurs », a-t-il insisté.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 26/07/2018
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A Ceuta, 600 migrants pénètrent en Espagne dans la violence

L’« assaut » mené jeudi est le plus important depuis février 2017, quand plus de 850 personnes étaient parvenues à pénétrer dans la ville sous administration espagnole.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 20h15
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 14h57
   





                        



De la chaux vive et des excréments contre les policiers. Après un « assaut » particulièrement violent, plus de 600 migrants africains sont parvenus, jeudi 26 juillet, à entrer dans l’enclave espagnole de Ceuta au nord du Maroc.
Près de 800 personnes ont tenté de passer de l’autre côté de la barrière, selon la garde civile. Une centaine a été stoppée par la police marocaine, d’autres ont été interceptés par les agents espagnols et renvoyés au Maroc ; finalement, 602 ont atteint le territoire espagnol.
Ce franchissement de la frontière de Ceuta, hérissée de barbelés, est le plus important depuis février 2017, quand plus de 850 migrants étaient parvenus à pénétrer dans la ville.
L’incident accroît la pression sur l’Espagne, devenue la première porte d’entrée de l’immigration clandestine en Europe, dépassant l’Italie qui, en refusant d’accueillir davantage de migrants, a fermé la route maritime qui passait par la Libye.

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De nombreux blessés
Les « assauts » de la barrière « sont tous violents », précise José Cobo, porte-parole de l’Association espagnole de gardes civils (AEGC), mais cette fois, cela s’est aggravé. « Ils ont employé une méthode qu’ils n’avaient jamais utilisée avant, la chaux vive », dit-il. La garde civile a dénoncé l’emploi de « méthodes virulentes ». Selon le communiqué du corps de police espagnol, des migrants ont lancé aux agents « des récipients de plastique avec des excréments et de la chaux vive », ont utilisé des sprays enflammés à la manière de « lance-flammes » en plus de pierres et de bâtons.
Quinze agents ont été blessés, dont cinq ont dû être soignés à l’hôpital pour des brûlures au visage et aux bras. Beaucoup des migrants ont été blessés aux mains et aux jambes en escaladant la clôture. Seize ont dû se rendre à l’hôpital, tandis que les autres sont allés au centre de séjour pour migrants où ils peuvent déposer une demande d’asile, précise la garde civile.
Le gouvernement socialiste espagnol a annoncé en juin, à son arrivée au pouvoir, son intention de retirer les barbelés coupants des clôtures de Ceuta et de Melilla, les deux villes espagnoles en Afrique du Nord, seules frontières terrestres de l’Union européenne (UE) avec l’Afrique. L’association espagnole de garde civile a reconnu dans un communiqué que cette mesure pourrait être « humanitaire », mais réclame en échange « plus de gardes civils et plus de matériel antiémeute et de protection » :
« Nous sommes l’une des principales portes d’entrée du tiers-monde vers l’Europe, et aucun des responsables passés par le ministère de l’intérieur n’a voulu voir ni résoudre les problèmes que cela cause dans les deux villes. »

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Explosion démographique en Afrique subsaharienne
La pression migratoire aux portes de l’UE, qui a nettement diminué depuis la crise de 2015, se concentre désormais de plus en plus sur l’Espagne, après que l’Italie a fermé ses frontières. « Il est clair que Rome a fermé cette route de manière discutable », en refusant de recevoir les migrants secourus en mer par des ONG humanitaires, a commenté, mercredi, le ministre espagnol des affaires étrangères, Josep Borrell, lors d’une rencontre avec la presse : « Si le passage par la Méditerranée centrale se ferme et le flux migratoire ne se tarit pas dans les pays d’origine, (…) le flux va être dévié vers la Méditerranée occidentale ; c’est déjà le cas. »
Et d’appeler l’UE, pour l’heure profondément divisée sur la question, à adopter une « vraie politique migratoire, avec une perspective de vingt ou trente ans », tenant compte de l’explosion démographique en Afrique subsaharienne :
« La crise migratoire est plus difficile à résoudre que la crise de l’euro, parce qu’elle est beaucoup plus structurelle, beaucoup plus permanente. »

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le bilan humain de ces feux, les plus meurtriers du siècle après ceux d’Australie en 2009, s’est alourdi à 82 morts, le 26 juillet.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Donald Trump et Jean-Claude Juncker ont annoncé une nouvelle négociation de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Les autorités suspectent des « actes criminels » à l’origine de l’incendie, dont les 82 victimes sont en cours d’identification, par les médecins légistes, dans les zones ravagées.
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Après les incendies en Grèce, le difficile processus d’identification

Les autorités suspectent des « actes criminels » à l’origine de l’incendie, dont les 82 victimes sont en cours d’identification, par les médecins légistes, dans les zones ravagées.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 21h56
   





                        



Quatre jours après l’incendie le plus meurtrier de l’histoire récente de la Grèce, qui a fait 82 morts, les légistes tentaient, jeudi 26 juillet, de mettre un nom sur des dizaines de corps retrouvés dans les zones ravagées, à l’est d’Athènes. Selon la chaîne publique ERT, plus d’une trentaine de corps ont été identifiés.
Les autres sont toujours en cours d’examen par une équipe renforcée de légistes, qui espèrent terminer la procédure samedi, pour une bonne part grâce à l’ADN de proches supposés, a expliqué à l’agence de presse grecque ANA le chef du service médico-légal d’Athènes, Nikos Karakoukis. Un des légistes a qualifié auprès de l’agence la catastrophe de « massive, avec beaucoup de corps calcinés, ce qui complique la procédure ». Les familles ne sont pas autorisées à voir les corps, un des médecins confiant que le corps médical lui-même « avait du mal à supporter ».

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Outre un numéro officiel ouvert aux familles, un mur des disparus informel, ouvert par des développeurs privés sur Internet, et selon la presse « agréé » par la protection civile, affichait toujours jeudi la photo de 27 personnes portées disparues, sans qu’on puisse savoir si certaines figurent ou non parmi les corps retrouvés. Des hommes et des femmes de tous âges, pour la plupart souriants sur des photos de famille, tous porteurs de noms grecs.
Suspicions d’« actes criminels »
Il existe « un élément sérieux » pouvant indiquer que « des actes criminels » sont à l’origine de l’incendie meurtrier lundi à l’est d’Athènes, a assuré jeudi le ministre adjoint à la protection du citoyen, Nikos Toskas.
« Pour le feu qui a commencé au mont Pendeli » et s’est propagé à Mati, la ville où se trouvaient la grande majorité des 82 victimes, « on se pose de nombreuses questions et je ne vous cache pas qu’un élément sérieux nous a conduit à ouvrir une enquête », a expliqué M. Toskas lors d’une conférence de presse avec le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos, et les chefs des pompiers et de la police.
Mesures d’urgence
Par ailleurs, le ministère des infrastructures a annoncé que sur 2 489 maisons auscultées par quelque 340 agents jusqu’à mercredi soir dans la zone côtière sinistrée de Mati, près de la moitié (48,93 %) ne sont plus habitables. Jeudi matin, les agents du ministère sillonnent les ruelles pour marquer les maisons « de différentes couleurs en fonction de leur état, celles qu’il faudra détruire, et celles qui peuvent être réparées » explique Sia, une des employées.
Sur des portails, des habitants ont apposé des messages signalant qu’ils « allaient bien ». Nombre de rescapés ont été pris en charge par des associations, qui fournissent hébergement dans les villes voisines, vêtements et nourriture. La situation a créé un vaste élan de solidarité. Le ministère de l’éducation a par ailleurs annoncé que trois établissements scolaires seraient rouverts vendredi dans la zone.

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          Grèce : à Mati, « la nuit a été dure, c’était l’apocalypse ! »



De son côté, le gouvernement a annoncé mercredi soir toute une série de mesures d’urgence pour les sinistrés, allant du versement d’indemnités pour la perte des proches et des maisons à l’exonération du paiement de l’électricité ou au rattrapage de points au concours universitaire. Les obsèques des victimes seront prises en charge. Un fonds spécial pour le réaménagement de la zone, ouvert aux dons, notamment étrangers, sera aussi créé, avec l’apport initial de 40 millions d’euros par l’Etat grec.
Les autorités critiquées par la presse d’opposition
Les partis d’opposition restent discrets pendant le deuil national, qui s’achève vendredi, et la presse progouvernementale préfère souligner la vague de solidarité qu’a suscitée la tragédie. En revanche, la presse d’opposition commence à s’en prendre aux autorités.
« Le gouvernement cherche à absoudre ses péchés en annonçant un paquet préélectoral », commente froidement le journal centriste d’opposition Ta Nea, regrettant qu’il n’y ait « pas encore eu de démission ». « Une tentative du gouvernement pour gérer politiquement son inaptitude », lance le quotidien libéral Kathimerini à propos des mesures annoncées. Et de dénoncer en bloc les divers services impliqués, en publiant les actes d’une réunion de coordination sur la prévention des feux qui s’était tenue en avril dans l’Attique, la région sinistrée.
« Municipalités, préfectures, pompiers et forestiers se sont disputés au lieu d’organiser la lutte contre le feu », écrit le journal, dénonçant après le drame de lundi « l’arbitraire et l’irresponsabilité du gouvernement, des autorités locales, de la préfecture » notamment. « Ce désastre horrible va être le prétexte d’une controverse politique », prédit déjà le journal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Les salariés de la firme irlandaise se battent pour de meilleures conditions salariales et pour l’application du droit du travail du pays où ils sont employés.
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Ryanair : une forte mobilisation pour une grève sans précédent

Les salariés de la firme irlandaise se battent pour de meilleures conditions salariales et pour l’application du droit du travail du pays où ils sont employés.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 14h33
   





                        


Les syndicats du personnel de cabine de Ryanair se sont félicités jeudi 26 juillet du succès de leur grève dans quatre pays européens, d’une ampleur sans précédent pour la compagnie aérienne, et poursuivaient le mouvement en dépit de menaces de suppression d’emplois.
Le personnel de cabine employé par la compagnie à bas coût en Belgique, en Espagne et au Portugal mène une grève de deux jours, mercredi et jeudi, pour réclamer que lui soit appliqué le droit du travail national, et non celui de l’Irlande. En Italie, le débrayage s’est limité à mercredi mais il a eu un impact plus important qu’attendu.

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Au Portugal, dix-sept vols avaient déjà été annulés jeudi 9 heures du matin, selon Luciana Passo, présidente du Syndicat national du personnel de vol de l’aviation civile (SNPVAC). « Il y a une très forte adhésion à cette grève, s’est-elle félicitée. Rien qu’à Lisbonne, le taux d’adhésion mercredi a été de près de 80 %. Pour aujourd’hui, nous prévoyons une mobilisation similaire voire plus importante, d’après les données dont nous disposons. »
Une douzaine de liaisons avec l’Italie annulées
En Italie, le syndicat Uiltrasporti s’est vanté d’un « résultat extraordinaire » du mouvement, en demandant à Ryanair « de dialoguer pour éviter de nouvelles grèves ». « La très forte participation du personnel navigant basé en Italie a démontré le poids réel de notre syndicat parmi les travailleurs », affirme Uiltrasporti dans un communiqué diffusé mercredi soir.
La compagnie avait tenté de limiter l’impact de la grève en annulant préventivement six cents vols et en transférant les passagers des vols annulés sur d’autres vols ou en leur proposant un remboursement. Mais elle n’avait pas annoncé les mesures prises pour l’Italie.

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En Espagne, où les autorités avaient exigé de Ryanair qu’elle assure un service minimal, l’activité de la compagnie a été peu affectée mercredi, et la journée s’est déroulée sans incident notable, a annoncé le ministère des transports. Mais une douzaine de liaisons avec l’Italie ont été annulées, en « raison du fort suivi de la grève » dans ce pays, a ajouté le ministère.
Trois cents emplois en jeu
En Belgique, où Ryanair emploie quelque sept cents personnes, dix des onze vols prévus jeudi au départ de Bruxelles ont été annulés, selon la porte-parole de Brussels Airport, Nathalie Pierard. A l’aéroport de Charleroi, principale plate-forme belge du transporteur, 60 % des vols prévus ne sont pas partis, a annoncé Yves Lambot, secrétaire permanent de la Centrale nationale des employés.
Les syndicats ont défié les avertissements de Ryanair, qui avait annoncé mardi, en présentant des résultats trimestriels en baisse, que la poursuite des grèves l’obligerait à supprimer des vols et des emplois. Le lendemain, la compagnie mettait ses menaces à exécution en supprimant des vols au départ de Dublin pour l’hiver 2018, après une grève des pilotes basés en Irlande, prévenant que jusqu’à trois cents emplois, cent de pilotes et deux cents de personnel de cabine, étaient en jeu.

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Les grèves se multiplient au sein du personnel de Ryanair, alors qu’elles avaient été quasi inexistantes depuis la création de la compagnie, au milieu des années 1980. Ryanair a longtemps refusé de reconnaître les syndicats, mais elle a pris un virage à 180 degrés en fin d’année dernière en engageant des négociations avec des syndicats dans plusieurs pays. La compagnie à bas coût est parvenue à signer des accords avec des syndicats, mais les discussions restent difficiles dans plusieurs pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ La juridiction autorise les tribunaux à rejeter au cas par cas la remise de personnes recherchées, en cas de risque de procès non équitable à la suite des réformes contestées du système judiciaire par le gouvernement ultraconservateur polonais.
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La Cour de justice européenne ouvre une brèche contre la Pologne

La juridiction autorise les tribunaux à rejeter au cas par cas la remise de personnes recherchées, en cas de risque de procès non équitable à la suite des réformes contestées du système judiciaire par le gouvernement ultraconservateur polonais.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 18h38
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
                                Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



   


La Cour de justice de Luxembourg (CJUE), plus haute juridiction de l’Union européenne (UE), a rendu un arrêt important, mercredi 25 juillet, qui pourrait fragiliser la position de la Pologne à Bruxelles. Le gouvernement conservateur du PiS (Droit et justice) a mis sur les rails une réforme en profondeur de la justice, malgré les avertissements de la Commission européenne, qui pointe un « risque grave de violation de l’Etat de droit » et a enclenché une procédure rarissime (l’article 7 du traité de l’UE) pour convaincre Varsovie d’y renoncer – pour l’instant, en vain.
Interrogée par la Haute Cour irlandaise, dans le cadre d’un renvoi préjudiciel, la Cour de justice de l’UE avait à se prononcer sur le cas d’un ressortissant polonais arrêté en Irlande, faisant l’objet de trois mandats d’arrêt européens émis par des juges polonais pour trafic de stupéfiants. Son avocat a mis en avant un refus de remise aux autorités polonaises, au motif que la réforme de la justice dans le pays, engagée depuis 2016, l’exposait sur place à un procès non équitable.
La Cour de Luxembourg se garde bien de se prononcer sur la réforme judiciaire polonaise à proprement parler : a-t-elle mis les juges sous la coupe du politique ? Fragilise-t-elle les droits des justiciables ? Ce sera aux tribunaux irlandais de répondre à ces questions extrêmement délicates, explique en substance l’arrêt de mercredi.
« Eléments objectifs »
Cependant, la plus haute cour de l’UE reconnaît, de manière générale, que l’autorité judiciaire d’un pays membre « doit s’abstenir de donner suite » à l’exécution d’un mandat d’arrêt européen émis par un autre pays membre « si elle estime que la personne concernée risquerait de subir une violation de son droit fondamental à un tribunal indépendant et, partant, du contenu essentiel de son droit fondamental à un procès équitable, en raison de défaillances susceptibles d’affecter l’indépendance du pouvoir judiciaire dans l’Etat membre d’émission ».
Pas question cependant, pour les juges du Luxembourg, que les mandats d’arrêt européens soient rejetés à la légère
Pas question cependant, pour les juges du Luxembourg, que les mandats d’arrêt européens soient rejetés à la légère. « Le refus d’exécution d’un mandat d’arrêt européen est une exception au principe de reconnaissance mutuelle qui sous-tend le mécanisme du mandat d’arrêt européen », explique l’arrêt. L’exception doit faire l’objet d’une « interprétation stricte », en deux temps.
Les juges irlandais vont d’abord devoir « évaluer, sur le fondement d’éléments objectifs, fiables, précis et dûment actualisés, l’existence d’un risque réel de violation » du droit à un procès équitable en Pologne. Ils pourront cependant s’appuyer sur la proposition de déclenchement de l’article 7 formulée par la Commission en décembre 2017, précise l’arrêt, car elle contient « des éléments particulièrement pertinents ». 

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L’autorité judiciaire d’exécution du mandat d’arrêt européen devra, dans un deuxième temps, « apprécier, de manière concrète et précise », si dans le cas précis de la personne recherchée, cette dernière court effectivement le risque d’un procès non équitable. La balle est donc dans le camp de la justice irlandaise, dont la décision pourrait faire grand bruit.
La justice européenne parviendra-t-elle à ses fins là où la Commission de Bruxelles est à la peine ? L’institution communautaire a échoué à convaincre le gouvernement du PiS de renoncer à sa réforme de la justice, ou de l’amender sérieusement, malgré le déclenchement de l’article 7. Il faut dire que les Etats membres ont jusqu’à présent traîné des pieds pour avancer dans cette procédure pouvant aller jusqu’à la levée des droits de vote d’un pays au Conseil européen.
« Défense absurde »
Mercredi, les autorités polonaises ont préféré insister sur les subtilités de l’arrêt. « La sentence de la Cour [de Luxembourg] est proche de la position du gouvernement polonais, a affirmé le ministre de la justice Zbigniew Ziobro. Dans aucun point de son arrêt, la Cour n’a constaté une atteinte à l’Etat de droit en Pologne. Contrairement à ce qu’a voulu le tribunal irlandais, la CJUE n’a pas donné son accord à un refus automatique d’extradition du suspect. »
Le ministre a aussi estimé que le tribunal irlandais avait « adopté sans esprit critique la ligne de défense de l’accusé, qui a le droit de se défendre de toutes les manières, même les plus absurdes ». Cette décision survient alors que le Sénat polonais a définitivement adopté, dans la nuit de mardi à mercredi, la cinquième réforme de la Cour suprême votée depuis l’arrivée des ultraconservateurs du PiS au pouvoir. Elle est considérée par une quasi-unanimité de juristes comme la dernière étape de la mise sous tutelle du système judiciaire polonais. Le but principal du texte est en effet d’accélérer l’élection d’un nouveau président de la Cour suprême en remplacement de Malgorzata Gersdorf, qui refuse de partir à la retraite comme souhaité par le gouvernement.

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Mort du patron de Fiat Sergio Marchionne

L’emblématique administrateur, qui aura spectaculairement redressé un constructeur automobile au bord de la faillite, est décédé à 66 ans.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 07h52
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 08h52
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            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Depuis plusieurs jours, l’issue ne faisait plus aucun doute. Victime de complications alors qu’il se remettait d’une opération à l’épaule, fin juin, l’ancien administrateur délégué du groupe Fiat-Chrysler (FCA) et président de Ferrari, Sergio Marchionne, 66 ans, est mort mercredi 25 juillet à l’hôpital universitaire de Zurich.
Samedi, l’annonce de son départ précipité de la tête des diverses branches du groupe Agnelli, après quatorze années de direction opérationnelle où il aura spectaculairement redressé un groupe au bord de la faillite, avait été suivie de nouvelles de plus en plus alarmantes sur son état de santé, qualifié d’« irréversible » depuis plusieurs jours par les médecins.
Dans un communiqué publié mercredi matin, John Elkann, le président d’Exor – la holding patrimoniale de la famille Agnelli, actionnaire de référence de l’empire industriel –, a salué sa mémoire : « Malheureusement, ce que nous craignions s’est produit. Sergio, l’hôte et l’ami, s’en est allé ».
Sa dernière apparition publique aura donc été le 27 juin, quelques heures avant d’être hospitalisé : il était venu offrir une Jeep à une équipe de carabiniers de Rimini et s’était livré, pour ce qui devait être son dernier discours public, à un éloge de son père, carabinier dans les Abruzzes, parsemé de souvenirs d’enfance.
Redressement spectaculaire
A la tête de la plus emblématique des entreprises industrielles italiennes, Sergio Marchionne était bien un enfant du pays. Mais ce n’est pas en Italie qu’il s’est formé. A 14 ans, la famille Marchionne est partie au Canada, et ce changement d’univers aura une influence décisive sur le parcours du jeune Sergio. Après avoir étudié la philosophie, le droit et le management, il commence une carrière de dirigeant d’entreprise qui le conduit à rentrer en Europe en 2002, pour prendre la tête du groupe suisse de certification SGS, qu’il redresse en deux ans. C’est à ce moment-là que les Agnelli, actionnaires...




                        

                        

