<FILE-date="2018/07/28/18">

<article-nb="2018/07/28/18-1">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Selon des chercheurs, les violences policières, banalisées, mettent en lumière les problèmes structurels de la police française et invitent à repenser le système en profondeur.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Derrière l’affaire Benalla, la question des violences policières

Selon des chercheurs, les violences policières, banalisées, mettent en lumière les problèmes structurels de la police française et invitent à repenser le système en profondeur.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 13h40
    |

                            Nina Jackowski








                        



Le 1er mai, coiffé d’un casque à visière des CRS, un homme est filmé en train de s’en prendre violemment à deux manifestants en marge du défilé, place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris. Deux mois plus tard, le scandale éclate lorsque Le Monde révèle que l’individu n’est autre qu’Alexandre Benalla, proche collaborateur du président de la République. Une vidéo intitulée « Alerte violences policières tabassage gazage quartier latin » était en ligne sur YouTube depuis le jour des événements, sans que cela prenne plus de proportions, signe révélateur d’une forme de banalisation des violences policières.
Auditionnée lors de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, le 24 juillet, la directrice de l’inspection générale de la police nationale (IGPN), Marie-France Monéger-Guyomarc’h, a justifié l’absence de suite donnée à la vidéo, tant qu’elle a cru qu’il s’agissait d’un policier à l’œuvre : selon elle, les images montraient des gestes « pas très efficaces », une façon de faire « certes rugueuse », mais « une force légitime si ce sont des policiers ».

        Lire notre reconstitution :
         

          Affaire Benalla : le déroulement des faits, le 1er mai, place de la Contrescarpe



« Force légitime » ou violence injustifiée ? Le 17 février 2017, six experts mandatés par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, s’appuyant sur trois affaires précises, avaient déjà souligné des abus de la police. Ils avaient alors interpellé le gouvernement français sur « l’usage excessif de la force par la police concernant trois personnes d’origine africaine ». En cause, le contrôle de François Bayiga en mai 2016, la mort d’Adama Traoré, deux mois plus tard, et les brutalités exercées envers Théo L. en février 2017. Les experts se disent alors « particulièrement préoccupés par le fait que (…) ces incidents ne sont pas isolés ».
En manifestation, la répression prime sur la discussion
Derrière la responsabilité des policiers accusés, souvent présentés comme des cas déviants, Jérémie Gauthier, sociologue à l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS-EHESS) et chercheur associé au centre Marc-Bloch, à Berlin, s’interroge sur la responsabilité de l’institution policière tout entière :
« Une réflexion devrait être menée en France sur le sens du mandat policier. Il apparaît nécessaire de prendre en compte les causes structurelles derrière le déchaînement des violences policières individuelles. »
La police française se caractérise par une tendance à la répression plutôt qu’à la discussion, remarque Jérémie Gauthier. A titre de comparaison, avance le chercheur, la police allemande cogère davantage les manifestations en amont avec les organisateurs. « Cette stratégie de prévention permet de définir ses contours et de limiter l’usage de la force », souligne-t-il, s’appuyant sur les travaux de son collègue Fabien Jobard, chercheur au CNRS, rattaché au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip).
En France, les manifestations font davantage l’objet d’un contrôle tendu sur le moment. « Nous nous contentons de maîtriser militairement les factions violentes, sans réfléchir à d’autres alternatives », déplore Fabien Jobard. S’ajoutent à cela de nouvelles radicalités, note Christian Mouhanna, sociologue, chargé de recherches au CNRS et directeur du Cesdip, à l’image des 1 200 blacks blocs à la manifestation du 1er Mai, réputés pour s’en prendre violemment aux forces de l’ordre. Ces militants vêtus de noir et cagoulés se fondent ensuite dans la foule, assaillie par la police comme un seul homme.

        Découvrir notre récit :
         

          « Quand on dit “contrôle de police”, on obéit, point ! » : le quotidien d’une patrouille de police



Une « stratégie de harcèlement sans fondement »
« Au sein de la police du quotidien, la lutte anticriminalité domine », affirme Jérémie Gauthier. La répression de la délinquance passe essentiellement par le contrôle d’identité, « bien souvent à l’origine de situations de violence ». Une étude du Défenseur des droits, réalisée au début de l’année 2016, montre que 80 % des jeunes noirs ou arabes ont été contrôlés au cours des cinq dernières années. Beaucoup sont convaincus du bien-fondé de ce type de mission, mise en valeur dans les formations, comme l’affirme Jérémie Gauthier :
« Pour un jeune policier, la meilleure manière de faire ses preuves, ce sont les interpellations. Pourtant, la population sollicite constamment d’autres types de missions, pour lesquelles les gardiens de la paix français sont très peu formés : prévention, médiation, tranquillité publique, résolution de conflits… » 

   


Le directeur du Cesdip fustige également cette « stratégie de harcèlement », d’autant qu’elle apparaît « sans fondement ». Une étude publiée en janvier dans le British Journal of Criminology montre que les contrôles policiers n’ont pas eu d’impact sur la délinquance à Londres. Une hausse de 10 % des contrôles sur un mois est associée à une diminution de la criminalité de 0,32 % le mois suivant : un résultat bien marginal. Des études menées à New York et à Chicago sont parvenues à des conclusions similaires.

        Lire aussi notre entretien :
         

          Les contrôles de police n’ont pas d’incidence sur la délinquance, selon une étude anglaise



Une profession corporatiste en proie au malaise
Le thème des violences policières demeure un sujet sensible au sein de l’institution. Pour Christian Mouhanna, « l’omerta s’explique principalement par la pression du groupe ». Il n’est pas question de remettre en cause les pratiques des aînés au sein d’une profession où le respect de la hiérarchie est primordial. Il caractérise la police par « un esprit corporatiste extrêmement fort, où la critique en public équivaut à une traîtrise : “Je ne suis pas une balance”, répète-t-on ».
Le sociologue s’est intéressé aux policiers issus de minorités ethniques ou de sexe féminin, et les a interrogés sur leur réaction face à certains comportements racistes ou misogynes : « Silence total en général, constate-t-il. Les contestations se font rares, tandis que les femmes surjouent la virilité afin de mieux se faire accepter. » 
Des manifestations de policiers dénonçant la « haine antiflic » ont commencé à voir le jour en mai 2016, symboles d’une profession en proie à un profond malaise. Pour Christian Mouhanna, cette crainte s’explique en partie par le décalage social rencontré par les jeunes des périphéries ou de province envoyés dans les quartiers sensibles, alors qu’ils n’ont pas été confrontés à la violence dans leur jeunesse. Pour se faire respecter, et sur les conseils de leurs aînés, « ils cherchent immédiatement à imposer leur autorité », décrit le sociologue.

        La tribune de Sebastian Roché :
         

          Emeutes de Nantes : « La police a tendance à confondre force et autorité »



« L’Etat s’est déchargé sur l’institution policière »
Bras armé de l’Etat, la police joue un rôle essentiel dans le contexte tendu lié à la menace terroriste. Mais lors de l’état d’urgence, « l’Etat s’est déchargé sur l’institution policière, reproche Fabien Jobard, il a autorisé les manifestations, tout en exigeant un contrôle accru de la part des policiers, faisant peser sur eux l’entière responsabilité ».
Afin de les appuyer dans leur mission, les gardiens de la paix ont été dotés d’armes non létales de plus en plus violentes : Flash Ball, Taser et grenade de désencerclement. Au moment d’évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, en avril, dix mille grenades lacrymogènes ont été tirées en dix jours. Une utilisation massive qui pose question.
« Ironie de l’histoire, relève Christian Mouhanna, ces armes ont été introduites aux Etats-Unis pour limiter le recours à l’arme à feu. En France, où les policiers en faisaient peu usage, cela a créé une incitation indirecte à être plus violent. » 
La responsabilité politique face au « déficit démocratique »
Dans ce rapport de force historique, la police se caractérise comme une institution en perpétuelle quête d’autonomie, face au pouvoir étatique s’évertuant à en faire son propre instrument. Jérémie Gauthier note que l’instrumentalisation de la question de l’insécurité à des fins électorales a créé une situation paradoxale :
« Le caractère discriminatoire de certains contrôles d’identité, qui est désormais prouvé, ainsi que les violences, traduisent en France un déficit de démocratie lié à l’action policière. Les affaires Théo L. et Traoré en sont des exemples. Pourtant, malgré des mobilisations croissantes, les autorités campent sur une position de déni. »
Maîtresse de conférences en philosophie politique et éthique à l’université Paris-IV-Sorbonne et psychanalyste, Hélène L’Heuillet estime, quant à elle, que le duel entre police et société exige d’être dépassé. La police doit redevenir un tiers institutionnel, strictement encadré.
Elle assure : « Le respect de la fonction policière passe par la maîtrise des débordements pulsionnels. La façon de gérer des situations explosives, comme à Nantes au début du mois, ou à Calais depuis l’arrivée des réfugiés, doit être repensée. » Son modèle : le préfet de police Maurice Grimaud, resté dans l’histoire comme l’un des artisans du retour au calme en mai 1968. Alors que la capitale explose, il impose son autorité aux forces de l’ordre en exigeant leur modération et dialogue fréquemment avec les manifestants.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-2">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le mécanisme d’aide actuel entre les pays européens, qui repose sur le volontariat et les moyens disponibles de chaque Etat, a atteint ses limites.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

L’Europe repense son dispositif d’urgence contre les incendies

Le mécanisme d’aide actuel entre les pays européens, qui repose sur le volontariat et les moyens disponibles de chaque Etat, a atteint ses limites.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 10h08
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 13h57
    |

            Rémi Barroux








                        



   


Constatant l’ampleur des ravages causés par les incendies autour d’Athènes, dès le mardi 24 juillet, le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos, demandait l’aide de l’Europe et disait dans un message télévisé que l’Espagne allait envoyer des avions, et Chypre, plusieurs dizaines de pompiers.
Depuis, la mobilisation européenne s’est renforcée : six avions de lutte contre les incendies, provenant d’Italie, de Roumanie, d’Espagne, sont opérationnels depuis le 25 juillet. Plus de soixante pompiers, quatre personnes de services médicaux et deux véhicules sont venus de Chypre pour prêter main-forte. Des offres d’assistance à la Grèce à travers le mécanisme ont également été faites par la Bulgarie, la Croatie, le Portugal, Malte et le Monténégro. Le système européen de cartographie satellitaire Copernicus a également été activé pour pourvoir les autorités de cartes très précises afin de faciliter le travail sur place.
Une semaine plus tôt, c’était la Suède, qui, confrontée à une vague d’incendies d’une ampleur inédite, en appelait à l’Europe. La Commission européenne contribuait alors à la mobilisation immédiate. « Elle a jusqu’à présent aidé à déployer sept avions, six hélicoptères de lutte contre les incendies et six modules terrestres de lutte contre les feux en provenance d’Italie, de France, d’Allemagne, de Lituanie, du Danemark, du Portugal, de la Pologne et de la Turquie. La République tchèque et l’Autriche ont également soumis des offres d’assistance à la Suède. Au total, les pays participants ont fourni plus de trois cent quarante personnes et soixante-sept véhicules », détaille Carlos Martin Ruiz de Gordejuela, porte-parole de la Commission pour les questions de sécurité civile. Par ailleurs, la Commission cofinance les coûts de transport de l’assistance à travers le mécanisme et fait ainsi le lien entre toutes les autorités de protection civile d’Europe.
Mobilisé dix-sept fois en 2017
Ce mécanisme européen de protection civile a été créé en 2001 pour favoriser la coopération entre les autorités nationales de protection civile des différents pays européens. Il regroupe les vingt-huit Etats membres ainsi que l’Islande, le Monténégro, la Norvège, la Serbie, l’ancienne république yougoslave de Macédoine et la Turquie. Au cours de l’année 2017, il a été activé dix-sept fois pour des feux de forêt en Europe. Au total, trente-deux avions, un hélicoptère, trois cent quatre pompiers, cinquante-neuf véhicules ont été déployés grâce au mécanisme européen de protection civile afin d’aider les pays concernés à faire face aux feux de forêt. L’aide a été envoyée par la France, l’Italie, l’Espagne, la Bulgarie, la Grèce et la Croatie.

        Lire aussi :
         

                Le réchauffement climatique est à l’œuvre en Europe du Nord



Mais ce mécanisme repose sur le volontariat des Etats et, surtout, sur la disponibilité de leurs moyens, aériens prioritairement. « L’Europe prend en charge 80 % des frais de transport d’un avion qui, par exemple, partirait d’Italie pour aller combattre un feu au Portugal, mais faut-il encore que les différents pays, notamment de l’arc méditerranéen, ne soient pas confrontés au même moment à des incendies », explique Carlos Martin Ruiz de Gordejuela. Autant dire que, avec la multiplication des zones d’incendie, de la Scandinavie au pourtour méditerranéen, de l’Europe centrale aux îles britanniques, le dispositif a atteint ses limites.
Un budget en forte hausse
L’été 2017, avec quelque deux cents personnes tuées dans de violents incendies au Portugal, en Italie, en Espagne et en France, a servi de déclencheur. Depuis, la Commission européenne a proposé de créer un nouveau système pour mieux organiser la réponse collective face aux catastrophes — incendies, inondations, séismes, épidémies… —, baptisé « RescEU », et qui serait géré par l’Union. « Ce projet devrait permettre une réserve de ressources assurant notre réaction en matière de protection civile qui seraient mises à disposition pour un déploiement en cas de catastrophe, afin d’aider les Etats membres lorsque leurs capacités nationales sont débordées. Si le projet se réalise, rescEU comprendra des ressources telles que des avions de lutte contre les incendies et des équipements de pompage de l’eau, en complément des capacités nationales », dit Carlos Martin Ruiz de Gordejuela.
Adopté en novembre 2017, le projet est actuellement en cours de négociation entre le Parlement européen et les Etats membres de l’Union européenne. L’ensemble des coûts et des capacités de RescEU serait entièrement couvert par un financement de l’Union. Parallèlement, la Commission aidera les Etats membres à renforcer leurs capacités nationales en finançant l’adaptation, la réparation, le transport et les coûts d’exploitation de leurs ressources existantes, alors qu’à l’heure actuelle, seuls les frais de transport sont couverts. Le budget pour l’ensemble du dispositif de protection civile passerait alors de 577 millions d’euros, pour la période 2014-2020, à 1,4 milliard d’euros pour les années 2020-2027.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-3">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ La SNCF assurera dimanche la circulation d’un train sur deux à Montparnasse, soit moins que samedi (deux trains sur trois). Le trafic est perturbé depuis l’incendie d’un transformateur électrique vendredi.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Le trafic perturbé tout le week-end à la gare Montparnasse, la SNCF met la pression sur RTE

La SNCF assurera dimanche la circulation d’un train sur deux à Montparnasse, soit moins que samedi (deux trains sur trois). Le trafic est perturbé depuis l’incendie d’un transformateur électrique vendredi.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 07h34
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 16h57
   





                        



Après un vendredi 27 juillet des plus éprouvants pour les voyageurs de passage par la gare Montparnasse, à Paris, il faudra encore s’armer de patience samedi. Très perturbé vendredi, à la suite d’un incendie, le trafic devrait continuer à l’être samedi et dimanche, laissant augurer un week-end difficile pour les voyageurs, en plein chassé-croisé estival.
Vendredi vers 11 h 30, un transformateur électrique de RTE à Issy-les-Moulineaux a pris feu, coupant l’alimentation des stations électriques de la SNCF, y compris de secours, en gare Montparnasse. Après une interruption totale en fin de matinée, le trafic a repris très partiellement en début d’après-midi avec trois trains au départ et trois trains à l’arrivée par heure gare Montparnasse.
Deux trains sur trois samedi, un train sur deux dimanche
La circulation des trains était encore très perturbée samedi, la SNCF assurant deux tiers des trains vers l’ouest de la France, répartis entre Montparnasse et Austerlitz — gare sur laquelle ont été déroutés certains trains.
Le PDG de la compagnie ferroviaire, Guillaume Pepy, a dit samedi matin que le groupe avait mis en place un plan de transport de remplacement qui « assure deux tiers des trains sur l’Atlantique », à l’arrivée ou au départ de Montparnasse ou d’Austerlitz.
La veille, la SNCF s’était engagée à faire circuler « au moins » 70 % des 180 TGV prévus au départ de Montparnasse. Et à rembourser 100 % du prix des billets au-delà de trois heures de retard.
Dimanche seul un train sur deux circulera gare Montparnasse, soit moins que samedi, a annoncé samedi Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF.
La responsabilité du gestionnaire d’électricité pointée
La SNCF doit faire face à des « contraintes matérielles » et appelle RTE, le gestionnaire du réseau électrique haute tension, à « agir en urgence » pour rétablir l’électricité à pleine puissance à Montparnasse avant jeudi – date de rétablissement complet prévue par RTE.
M. Pepy a par ailleurs souligné la responsabilité du gestionnaire d’électricité RTE dans la panne. « Nous allons nous tourner vers [lui] pour lui demander de nous indemniser », a-t-il dit, avançant que ces perturbations devraient coûter « quelques millions d’euros » à la SNCF. M. Pepy a dit à plusieurs reprises que son entreprise était victime d’une panne « extérieure à la SNCF ».

        Lire notre analyse:
         

          Grèves, résultats dans le rouge, circulation perturbée…, sale temps pour la SNCF



La SNCF veut savoir « pourquoi il y a eu cet incendie et pourquoi il n’a pas été possible de rétablir l’alimentation en utilisant un autre itinéraire » électrique, a-t-il ajouté.
De leur côté, les ministres de l’environnement et des transports, Nicolas Hulot et Elisabeth Borne, ont annoncé l’ouverture d’une mission d’enquête sur les conditions d’alimentation électrique de la gare Montparnasse :
« Les investigations sont en cours quant aux raisons de cet incendie, mais ses conséquences révèlent une manifeste fragilité dans l’alimentation de substitution de la gare Montparnasse par RTE. »
L’électricité rétablie « en pleine puissance » jeudi
RTE avait expliqué samedi matin que l’électricité serait rétablie « en pleine puissance » jeudi 2 août. Le trafic à Montparnasse risque donc d’être compliqué jusqu’à cette date.
Outre la coupure d’alimentation de la gare, l’incendie a aussi privé d’électricité jusqu’à 55 000 foyers de la proche banlieue, a précisé Xavier Piechaczyk, directeur général adjoint de RTE. Quelque 7 000 foyers étaient encore privés d’électricité samedi en fin de matinée et devraient être raccordés dans la soirée, selon Enedis, qui gère la distribution d’électricité jusque dans les foyers.
« L’importance du sinistre a été confirmée vers 17 heures » et « les équipements ne sont plus fonctionnels », a précisé le dirigeant de RTE, à savoir les trente câbles 63kV du poste et le poste électrique lui-même. « Aucun indice ne laisse supposer qu’un acte volontaire soit à l’origine du sinistre », a-t-il par ailleurs souligné.
Conseil de report de voyage
Face aux perturbations, la SNCF conseille à ses clients qui le peuvent de reporter leur voyage. Elle a de son côté mis en place un plan d’alimentation électrique alternative, permettant de faire circuler une partie des trains.
Si le départ des TGV vers la Bretagne et les Pays de la Loire reste à Montparnasse, ceux en provenance ou à destination du Sud-Ouest sont redirigés vers la gare de Paris-Austerlitz. Les TGV à destination de Tours et Poitiers sont supprimés, les voyageurs sont invités à utiliser les trains Intercités depuis Austerlitz.
Dans l’allée principale de la gare Montparnasse vendredi, des voyageurs faisaient la queue dans l’après-midi devant des chariots où des employés de la SNCF distribuaient des bouteilles d’eau en cette période de canicule.
Les orages se sont ajoutés à l’incident

   


En fin de journée vendredi, des orages ont également entraîné des problèmes d’alimentation électrique, qui ont perturbé la circulation dans les gares de l’Est et du Nord à Paris et sur plusieurs lignes de RER et du Transilien, selon la SNCF.
Ainsi, une chute de la foudre sur des installations dans le secteur de Versailles a-t-elle contraint la SNCF à interrompre la circulation en fin de soirée sur une partie du RER C et de la ligne N du transilien ainsi que sur la totalité de la ligne U, selon le site Internet SNCF Transilien.
Série noire à Montparnasse
L’an dernier, déjà à la gare Montparnasse, le trafic avait été paralysé ce même week-end de chassé-croisé en raison d’une panne de signalisation. Après trois jours de grandes perturbations et des dizaines de milliers de passagers affectés, le réseau vieillissant avait été pointé du doigt.

        Lire aussi :
         

                SNCF : interrogations après la série noire de la gare Montparnasse



En décembre 2017, un incident informatique sur un poste d’aiguillage avait laissé des milliers de voyageurs sans transport à Montparnasse. En mai 2016, une double panne avait fortement perturbé le trafic dans cette même gare.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-4">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Vignobles en ébullition 4/6. Laurent Ponsot a mis au jour l’une des plus grandes affaires de contrefaçon de vins d’exception, digne d’un scénario hollywoodien.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ 
<article-nb="2018/07/28/18-5">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ À une seconde du Néerlandais sur le contre-la-montre, Chris Froome grimpe sur la troisième place du podium, aux dépens de Primoz Roglic.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Tour de France : Dumoulin remporte le chronomètre, Thomas le maillot jaune

À une seconde du Néerlandais sur le contre-la-montre, Chris Froome grimpe sur la troisième place du podium, aux dépens de Primoz Roglic.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 18h13
   





                        



   


À chacun sa journée sur le Tour. Vainqueur la veille de la dernière étape pyrénéenne et parmi les favoris du chrono entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Espelette, le Slovène Primoz Roglic n’a pris que la huitième place de l’épreuve, à plus d’une minute de Tom Dumoulin. Apparu à la peine dans les derniers cols de cette édition 2018, Chris Froome n’a, lui, échoué qu’à une seconde du Néerlandais. Le Britannique, quadruple vainqueur de la Grande boucle pourra tout de même se réjouir d’avoir chipé la troisième place au général à Roglic.

TOM DUMOULIN S'IMPOSE D'UN CHEVEU DEVANT FROOME !!! 🔥🔥🔥
— francetvsport (@France tv sport)


require(["twitter/widgets"]);

Froome grimpe sur le podium
Troisième de la vingtième étape, Geraint Thomas est assuré de remporter son premier grand tour, dimanche 29 juillet, et d’offrir à la Sky un sixième maillot jaune sur les sept dernières épreuves.
En tête aux premiers intermédiaires, le Gallois a levé le pied en fin de parcours pour éviter la chute, et concède finalement quatorze secondes à Dumoulin, champion du monde de la spécialité.

📊 STAGE 20 - TOP 10 GC 📊
— LeTour (@Le Tour de France)


require(["twitter/widgets"]);

Long d’une petite trentaine de kilomètres, le contre-la-montre basque a tout de même occasionné trois changements dans le top dix. Outre la remontée de Froome sur la troisième marche du podium, le Français Romain Bardet a surclassé Mikel Landa pour récupérer la sixième place de l’Espagnol. Le Russe Ilnur Zakarin a lui troqué son dixième rang contre le neuvième du Colombien Nairo Quintana.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-6">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ L’ancien président indépendantiste catalan est revenu en Belgique, samedi. Il affirme qu’il agira « depuis Bruxelles » mais en « envisageant toute l’Europe ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Pour Carles Puigdemont, son retour en Belgique n’est « pas la fin du voyage »

L’ancien président indépendantiste catalan est revenu en Belgique, samedi. Il affirme qu’il agira « depuis Bruxelles » mais en « envisageant toute l’Europe ».



Le Monde
 |    28.07.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 18h09
   





                        



   


A peine a-t-il foulé le sol belge samedi 28 juillet, après quatre mois passé en Allemagne, où il avait été arrêté, que Carles Puigdemont a repris son combat pour une Catalogne indépendante. Lors d’une conférence de presse à la Délégation de la Catalogne auprès de l’Union européenne, à Bruxelles, il a appelé le gouvernement espagnol de Pedro Sanchez à faire des actes concrets.
Egalement présent pour l’occasion, l’actuel président indépendantiste Quim Torra a pour sa part promis « plus de défaites à venir pour l’Espagne si elle continue » à ignorer le droit à l’autodétermination du peuple catalan.

        Lire aussi :
         

                Pedro Sanchez et la voie étroite du dégel en Catalogne



« Nous sommes face à un problème politique qui a besoin d’une solution politique. Et la seule manière, c’est le vote. Cette équation est claire pour nous », a déclaré Quim Torra. « Voyons s’il y a un dialogue qui se transforme en actions », a poursuivi l’indépendantiste radical, à l’égard de l’actuel président socialiste, Pedro Sanchez.
M. Puigdemont a quant à lui affirmé que son « voyage » ne s’arrêterait pas là. « Il ne prendra fin que quand tous les prisonniers seront relâchés, que les personnes en exil pourront revenir et que les Catalans réaliseront leur droit à l’autodétermination sans menace de violence », a-t-il déclaré.
Pedro Sanchez pressé d’agir par les indépendantistes
Selon les deux hommes, Pedro Sanchez doit agir avant l’automne, c’est-à-dire avant le début des procès des dirigeants indépendantistes emprisonnés. Dans le cas contraire, les députés du parti démocrate européen catalan (PDeCAT) – dont est issu le président déchu - pourraient décider de bloquer l’activité du gouvernement.
A l’issue de cette conférence de presse, les deux leaders catalans ont participé à une fête visant à célébrer le retour de M. Puigdemont ainsi qu’à exiger la libération des prisonniers politiques et le retour des personnes en exil.
Comme d’autres dirigeants catalans, Carles Puigdemont avait quitté l’Espagne fin 2017 après que le gouvernement espagnol a mis sous tutelle la Catalogne qui venait de s’autodéclarer indépendante.
Après plusieurs mois en Belgique, il s’était fait intercepter en Allemagne suite aux mandats d’arrêt européen et international émis par l’Espagne contre lui et quatre de ses ministres régionaux.
Or, il y a dix jours, la justice espagnole a levé ces procédures suite à la décision du tribunal allemand de ne remettre M. Puigdemont à la justice espagnole que pour un délit de détournement de fonds publics et d’écarter le principal chef d’accusation : la rébellion, passible de trente ans de prison. Les mandats d’arrêt restent toutefois en vigueur en Espagne.

        Lire aussi :
         

                La justice espagnole retire les mandats d’arrêt visant Puigdemont et cinq dirigeants catalans



La Commission européenne ne veut pas s’impliquer
A la suite de ce dénouement, l’ancien président indépendantiste a donc choisi de revenir en Belgique pour poursuivre son combat. « Aucune nation n’est devenue indépendante en ayant la reconnaissance depuis le début, il faut y travailler. Je vais continuer à faire de l’internationalisation (…) depuis Bruxelles, mais en envisageant toute l’Europe », a-t-il affirmé, précisant qu’il n’avait toutefois nullement l’intention de demander l’asile en Belgique.
Interrogé sur ses rapports avec la Commission européenne, il a déclaré :
« J’ai été très déçu par la réaction des décideurs européens, pas à cause de leur opinion sur l’indépendance de la Catalogne, mais à cause de leur silence vis-à-vis des violations des droits fondamentaux. Mais l’Europe ne se résume pas à un bâtiment rempli d’états et d’hommes politiques. Il y a aussi les citoyens ».
La Commission européenne, de son côté, a déjà fait savoir que le retour de Carles Puigdemont en Belgique ne changeait rien : « Nous ne nous impliquerons pas là-dedans, notre position n’a pas changé ».
Est-ce que le mouvement indépendantiste est toujours bien présent en Catalogne ? Selon les propos de M. Puigdemont, la fête de la Catalogne le 11 septembre, la célébration du premier anniversaire du référendum catalan le 1er octobre ainsi que le début des procès des dirigeants indépendantistes attendus à l’automne seront un bon marqueur. Les grandes échéances sont données.
Sophie Petitjean



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-7">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Depuis des années, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique dénonce ses difficultés à identifier les chargés de mission.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Elysée : les collaborateurs officieux vont déclarer leur liens d’intérêt

Depuis des années, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique dénonce ses difficultés à identifier les chargés de mission.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 09h23
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 09h40
    |

            Emeline Cazi








                        



                                


                            
Il aura donc fallu qu’éclate l’affaire Benalla pour que l’Elysée décide de se conformer à la loi sur la transparence de la vie publique votée après l’affaire Cahuzac. Ce texte oblige depuis 2013 « les membres des cabinets ministériels et les collaborateurs du président de la République » à transmettre une déclaration d’intérêts et de patrimoine à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). L’absence de dépôt de l’une de ces deux déclarations est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. La loi a beau être claire, seuls les conseillers nommés au Journal officiel se soumettaient à ces exigences. Les chargés de mission et conseillers officieux échappaient, eux, à tout contrôle.
Ces pratiques de contournement des règles de la transparence semblent en passe d’être révolues. C’est du moins ce qu’a annoncé Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, jeudi 26 juillet, aux sénateurs de la commission des lois. Ses membres s’efforcent de comprendre comment Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Elysée, a pu se retrouver dans les manifestations du 1er-Mai, à Paris, et molester deux personnes. « J’ai demandé à ce que les services adressent, hier, un message aux intéressés afin que (…) [leur] situation puisse être régularisée », a assuré M. Kohler. « Preuve que nos travaux sont utiles à l’amélioration du fonctionnement de la présidence de la République », a relevé, avec un brin d’ironie, Philippe Bas, le président (LR) de la commission.
A l’Elysée, ils seraient huit conseillers concernés, dont deux pour lesquels le secrétaire général dit ne pas savoir « si le principe s’applique au regard de la définition d’un collaborateur du président de la République ». On touche là le cœur du problème : la définition de collaborateur du président, et plus largement de collaborateur d’un responsable politique, n’existe pas. Pour la Haute Autorité, ce flou...




                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-8">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ A Moscou, à Saint-Pétersbourg ou à Novossibirsk, de nombreux manifestants ont pris part à un rassemblement autorisé pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Des dizaines de milliers de Russes manifestent contre une réforme des retraites

A Moscou, à Saint-Pétersbourg ou à Novossibirsk, de nombreux manifestants ont pris part à un rassemblement autorisé pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 16h17
   





                        



   


L’opposition à une mesure soutenue par le président russe, Vladimir Poutine, reste encore inhabituelle dans le pays. Pourtant, des dizaines de milliers de Russes ont participé samedi 28 juillet à des manifestations organisées à travers le pays par le Parti communiste contre un projet de hausse de l’âge du départ à la retraite.
A Moscou, 100 000 personnes, selon les organisateurs, environ 10 000 selon des journalistes, ont pris part à un rassemblement autorisé contre la réforme actuellement en lecture au Parlement.
Dans les rues de Moscou, la foule entonnait des slogans tels que « Poutine, ne touche pas à nos retraites ! » et brandissait des pancartes portant les mots : « Nous voulons vivre de nos retraites et ne pas mourir au travail. »

        Lire aussi :
         

                En Russie, une réforme des retraites fait chuter la popularité de Vladimir Poutine



Dizaines de villes
Des manifestations ont eu lieu dans des dizaines d’autres villes, allant de l’Extrême-Orient à la Sibérie et à l’ouest de la Russie. A Saint-Pétersbourg, la deuxième ville du pays, environ 1 000 personnes se sont rassemblées sous des drapeaux rouges, certaines portant des portraits de Staline. A Novossibirsk, en Sibérie occidentale, l’agence de presse étatique TASS a mentionné 1 200 manifestants, citant la mairie.
Cette opposition, soutenue par un Parti communiste d’habitude plutôt complaisant envers le Kremlin, s’est aussi exprimée à travers une pétition en ligne demandant l’annulation de la réforme, et qui a recueilli 2,9 millions de signatures.
La réforme, annoncée par le premier ministre, Dmitri Medvedev, prévoit d’allonger progressivement, à partir de 2019, le seuil de départ à la retraite à 65 ans pour les hommes d’ici à 2028, et à 63 ans pour les femmes en 2034 ; huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes. Cela passe mal, même si la faiblesse des pensions (183 euros en moyenne par mois) contraint des millions de retraités russes à trouver un travail d’appoint.
Les femmes sont particulièrement vulnérables. Elles doivent souvent se contenter, après 50 ans, de petits boulots pour joindre les deux bouts, alors même que leur espérance de vie a augmenté à 77,7 ans. Celle des hommes, elle, reste basse : 67,5 ans. A peine plus de deux ans après l’âge de départ à la retraite envisagé.
M. Poutine, qui n’avait pas mentionné la question des retraites lors de la campagne qui a abouti à sa réélection en mars, a ainsi vu sa cote de popularité chuter à 64 % en juillet, contre 80 % en mai, selon le centre russe d’études de l’opinion (VTsIOM). Le président russe a dit la semaine dernière qu’il n’appréciait pas l’idée d’augmenter l’âge de départ à la retraite, mais qu’il était nécessaire de « prendre des décisions cruciales ».
Comme Galina Nikiforova, 59 ans, venue manifester à Saint-Pétersbourg, certains opposants à la mesure soulignent le faible intérêt des employeurs pour les personnes plus âgées :
« Comment allons-nous vivre ? Je ne le sais pas. Ils n’embauchent personne au-dessus de 50 ans. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-9">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Editorial. Donald Trump et Jean-Claude Juncker ont conclu, le 25 juillet, un accord qui apaise provisoirement les tensions. Mais les éléments de cette négociation laissent dubitatif.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Etats-Unis - UE, un armistice commercial ambigu

Editorial. Donald Trump et Jean-Claude Juncker ont conclu, le 25 juillet, un accord qui apaise provisoirement les tensions. Mais les éléments de cette négociation laissent dubitatif.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 14h30
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Un répit et plus si affinités. Lorsque le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s’est envolé pour Washington afin de tenter de désamorcer l’escalade vers la guerre commerciale enclenchée par Donald Trump, il ne s’attendait sans doute pas à obtenir autant de l’impulsif président américain. Pour la première fois depuis le début de la crise, les Etats-Unis ont accepté, le 25 juillet, de modérer le ton et de troquer les ultimatums contre des discussions en bonne et due forme. Si cette accalmie est bienvenue, ses modalités restent encore très floues. L’Europe doit rester prudente face à ce qui s’apparente plus à un compromis tactique de la part de M. Trump qu’à un changement radical de stratégie.
L’Europe a accepté d’ouvrir des discussions en vue d’éliminer les barrières commerciales transatlantiques, s’est engagée à acheter plus de soja et de gaz naturel américains, et, en contrepartie, a obtenu l’assurance que Washington reverrait sa position sur les taxes ­concernant l’acier et l’aluminium, et renoncerait, dans un premier temps, à frapper le secteur automobile. Les éléments de cette négociation ont de quoi laisser dubitatif.

        Lire aussi :
         

                Accord commercial entre Washington et Bruxelles : Trump exulte, Macron temporise



D’abord, contrairement à la ligne adoptée jusque-là, l’UE donne le sentiment d’accepter de discuter « avec un pistolet sur la tempe ». En ramenant les Européens à la table des négociations sans avoir accepté comme préalable de retirer les taxes sur l’acier et l’aluminium décidées fin juin en toute illégalité, M. Trump marque un point. La France a pris ses distances avec cette approche, qui risque d’entraîner l’UE sur le terrain du président américain sans avoir rien obtenu de concret.
Par ailleurs, les termes de cette négociation se heurtent aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les accords préférentiels. Ce serait un nouveau coup de canif donné au multilatéralisme, que M. Trump voue aux gémonies. Enfin, annoncer des négociations avec le seul pays qui a quitté l’accord de Paris sur le climat ne fait qu’affaiblir un peu plus cet accord.
Calculs de court terme
Les promesses de l’UE paraissent difficilement tenables. Le gaz américain coûte deux fois plus cher que le gaz russe, et il faudrait que les Européens se dotent de coûteuses infrastructures pour pouvoir changer leurs sources d’approvisionnement. Quant au soja, c’est un sujet qui dépend des marchés agricoles mondiaux, pas d’un accord politique. Les Européens en achèteront aux Américains s’il est compétitif et en fonction de leurs besoins, pas pour faire plaisir aux agriculteurs du Midwest.
La déclaration d’intention signée à Washington semble répondre à des calculs de court terme. La politique commerciale de M. Trump commence à provoquer la grogne des agriculteurs, de certains industriels et d’élus du Parti républicain. Le président avait besoin de faire retomber la pression. D’autre part, ce rapprochement avec l’UE peut être vu comme un moyen d’isoler la Chine, qui reste son principal sujet de préoccupation.
De son côté, M. Juncker obtient un sursis sur l’automobile, à la grande satisfaction de l’Allemagne. C’est un deuxième point pour M. Trump, qui parvient à entretenir les divisions au sein de l’UE. Celle-ci n’est pas à l’abri d’un nouveau revirement américain. Gagner du temps comme elle vient de le faire n’est qu’un pis-aller. Les Européens doivent poursuivre leur objectif de long terme : réinventer un multilatéralisme renforcé mais plus équitable, dans le cadre de l’OMC, avec ou sans les Etats-Unis.

        Lire aussi :
         

                Trump et Juncker signent un armistice commercial, à la surprise générale






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-10">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ L’équipementier allemand Continental s’affirme en champion mondial des technologies de conduite assistée au service de la sécurité.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Zéro mort sur les routes : le nouvel horizon de l’industrie automobile

L’équipementier allemand Continental s’affirme en champion mondial des technologies de conduite assistée au service de la sécurité.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 09h54
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            
La foule au ras des véhicules, des meutes de motos, près de 400 voitures suiveuses, des piétons imprévisibles et plus de 150 cyclistes qui dévalent parfois les cols à 90 km/h… Le Tour de France, qui en termine avec sa 105e édition dimanche 29 juillet, constitue un défi singulier en matière de sécurité sur la route. Dans ce contexte, l’équipementier automobile allemand Continental achève sa première Grande Boucle en tant que sponsor majeur de l’épreuve (le contrat court jusqu’en 2022), assumant le rôle de référent pneu et sécurité routière de la plus grande épreuve sportive itinérante du monde.
L’entreprise d’Hanovre (Basse-Saxe), qui a réalisé 44 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017 en tant que deuxième fournisseur mondial de l’industrie automobile (derrière son compatriote Bosch), en a profité évidemment pour rappeler au grand public qu’il vendait des pneus… mais pas seulement. Car « Conti » se présente désormais, et avant tout, comme un marchand d’équipement de sécurité automobile, une matière dans laquelle le pneumatique – seul point de contact entre un véhicule et la route – joue un rôle primordial mais pas exclusif.
Les accidents de la route font environ 1,3 million de morts par an dans le monde
Pendant la Grande Boucle, la communication de Continental s’est donc focalisée sur le concept de « safe Tour » (Tour sûr). Cet axe stratégique a pris une ampleur particulière avec l’émergence des technologies du véhicule autonome, qui permet au groupe allemand d’entrevoir ce qu’il appelle sa « vision zéro », celle d’un monde à zéro mort sur les routes, puis zéro blessé et enfin zéro accident…
La promesse paraît utopique sur une planète où les accidents de la route font environ 1,3 million de morts par an (dont 3 456 en France en 2017) et entre 20 et 50 millions de blessés, selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le slogan est-il autre chose que du marketing ?...




                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-11">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Aina Kuric a voté contre le texte adopté en nouvelle lecture à l’Assemblée dans la nuit de jeudi à vendredi. Conformément à la règle au sein du groupe majoritaire, l’élue de la Marne s’expose à une exclusion.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Une députée LRM menacée d’exclusion du groupe pour avoir voté contre la loi asile-immigration

Aina Kuric a voté contre le texte adopté en nouvelle lecture à l’Assemblée dans la nuit de jeudi à vendredi. Conformément à la règle au sein du groupe majoritaire, l’élue de la Marne s’expose à une exclusion.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 14h13
   





                        



   


« Abstention, péché véniel ; vote contre, péché mortel. » La règle établie par le président du groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée, Richard Ferrand, pourrait bien s’appliquer à Aina Kuric. En votant contre le projet de loi asile-immigration en nouvelle lecture dans la nuit de jeudi 26 à vendredi 27 juillet, la députée LRM s’expose à une exclusion du groupe majoritaire.
L’élue de la Marne, qui s’était déjà abstenue en première lecture en avril, a cette fois voté contre le projet de loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie ». C’est la seule de son groupe à avoir voté contre. Onze élus LRM se sont par ailleurs abstenus et quarante-trois ont voté pour le texte porté par Gérard Collomb.

        Lire aussi :
         

                Le projet de loi sur l’asile et l’immigration adopté en nouvelle lecture à l’Assemblée



Mme Kuric avait notamment dénoncé jeudi dans l’hémicycle l’adaptation du droit du sol à Mayotte, y voyant « une fausse solution ». Un article introduit au Sénat et approuvé par l’Assemblée jeudi (par 47 voix contre 19) exige pour les enfants nés à Mayotte que l’un de ses parents ait, au jour de la naissance, été présent de manière régulière sur le territoire national depuis plus de trois mois.
Le précédent Jean-Michel Clément
La mesure, critiquée jeudi par certains élus LRM et MoDem et par les trois groupes de gauche, qui ont échoué à la faire supprimer, est soutenue par l’exécutif au nom de la nécessité de faire face à la très forte immigration clandestine en provenance des Comores. Membre de la commission des affaires étrangères, Aina Kuric avait déposé des amendements pour supprimer cette disposition.
« Quand j’ai voté contre cette loi, je ne me suis pas posé la question, a expliqué samedi la députée à France 3 Grand Est. J’ai voté contre le fond de cette loi, mais cela ne veut pas dire que j’ai voté contre mon groupe parlementaire. Pour moi, ce sont deux choses différentes, et je pense que l’une ne devrait pas avoir d’impact sur l’autre. »
« Le bureau du groupe se réunit tous les mardis. On en saura plus à ce moment-là » sur une éventuelle exclusion de Mme Kuric, disait-on vendredi soir au sein du groupe LRM, qui compte 312 élus. « Depuis le vote, je n’ai pas eu de contact avec mon groupe parlementaire, personne ne m’a appelée, nous verrons bien lors de mon retour à l’Assemblée mardi », a commenté sur France 3 l’élue de la Marne.

        Lire l’analyse :
         

          LRM, une majorité pas si monolithique



En avril, Jean-Michel Clément avait annoncé se mettre « en congé » du groupe après avoir voté contre le texte asile-immigration en première lecture, le seul dans ce cas. Cet ex-socialiste siège désormais chez les non-inscrits.
Le texte « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie » doit faire l’objet d’un ultime vote le 1er août, dernier jour de session extraordinaire, après une dernière navette avec le Sénat.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-12">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ « Les nuages ont très largement perturbé l’observation de ce phénomène presque partout en France, mais, dans les trouées, la Lune cuivrée était somptueuse », signale notre spécialiste Guillaume Cannat.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ 
<article-nb="2018/07/28/18-13">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ L’attaque qui a visé, samedi matin, un centre de formation des sages-femmes dans la ville afghane de Jalalabad, n’a pour l’instant pas été revendiqué.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Afghanistan : au moins deux morts dans l’attaque d’une école de sages-femmes

L’attaque qui a visé, samedi matin, un centre de formation des sages-femmes dans la ville afghane de Jalalabad, n’a pour l’instant pas été revendiqué.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 16h50
   





                        



   


L’attaque qui a eu lieu samedi contre une école de sages-femmes à Jalalabad dans l’est de l’Afghanistan a fait au moins « deux morts et cinq blessés », selon Ghulam Sanyee Stanikzai, le porte-parole de la police du Nangarhar.
L’attaque n’a pas été revendiquée pour l’instant. Elle s’« est terminée » après sept heures d’échanges de tirs entre les forces de l’ordre et les assaillants retranchés, a précisé Attaullah Khogyani, le porte-parole du gouverneur provincial.
La première explosion avait retenti samedi matin vers 11 h 30 (9 heures heure de Paris), suivie d’autres détonations et de tirs. « L’attaque a visé notre centre de formation des sages-femmes », faisait savoir ce matin le porte-parole du département provincial de la santé, Inamullah Miakhil, qui précisait que cette école était financée par le ministère de la Santé sans fonds occidentaux.

        Lire aussi :
         

                En Afghanistan, l’insupportable quotidien des attentats



Des témoins ont affirmé à l’AFP avoir entendu plusieurs explosions successives suivies de tirs. Ehsan Niazi, qui se trouvait au département du travail et des affaires sociales voisin de l’école, a également signalé de la fumée montant du site. « Après la première explosion j’en ai entendu trois autres et j’ai vu trois assaillants s’engouffrer dans la rue conduisant au département », a-t-il ajouté.
Un taux de mortalité maternelle de nouveau en hausse
La cible n’a pas été choisie au hasard car la formation de sages-femmes est une nécessité absolue dans le pays : l’UNICEF estime qu’à peine 45 % des femmes afghanes bénéficient d’une assistance médicale durant leur accouchement.
Après une nette amélioration dans les dix années qui ont suivi l’intervention américaine fin 2001 pour chasser les talibans du pouvoir, le taux de mortalité maternelle s’est de nouveau détérioré. En cause ? Le manque de personnels qualifiés et de structures de soins dans les régions les plus reculées ou en proie à l’insécurité, estime l’USAid, l’agence de développement des Etats-Unis et l’un des principaux donateurs.
Ce taux s’établissait officiellement à 396 décès pour 100 000 naissances en 2015 (contre plus de 1 600 estimés en 2002). Pour autant, ces chiffres sont contestés par les observateurs sur le terrain qui font valoir que beaucoup de régions sont hors de portée des études de l’Unicef ou du gouvernement afghan.

        Lire aussi :
         

                Jalalabad : le département de l’éducation visé par une attaque



Jalalabad, capitale régionale de l’Est de l’Afghanistan, est fréquemment le théâtre d’attentats perpétrés par les talibans ou le groupe Etat islamique (EI). Le dernier en date remontait au 11 juillet, contre un bâtiment du département de l’éducation. L’opération, qui n’avait pas été revendiquée, avait fait onze morts.
Le 10 juillet, une attaque suicide de l’EI contre un convoi des services de renseignements afghans avait fait douze morts, essentiellement des civils pris dans l’incendie d’une station-service déclenché par l’explosion.
La pression exercée depuis l’hiver par les forces afghanes appuyées par l’armée américaine a permis récemment de déloger l’organisation Etat islamique des districts qu’il contrôlait depuis deux ans, même si sa présence est loin d’avoir été éliminée dans la région.

        Lire aussi :
         

                Afghanistan : attentat-suicide meurtrier à Jalalabad






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-14">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Il avait déjà été interdit à la fin de juin d’exercer son ministère en raison d’accusations d’abus sexuels d’un adolescent il y a plusieurs décennies.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Le pape accepte la démission du cardinal américain Theodore McCarrick, soupçonné d’abus sexuels

Il avait déjà été interdit à la fin de juin d’exercer son ministère en raison d’accusations d’abus sexuels d’un adolescent il y a plusieurs décennies.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 15h19
   





                        



   


Le pape François a accepté la démission du célèbre cardinal américain Theodore McCarrick, 88 ans, déjà interdit d’exercer son ministère en raison d’accusations d’abus sexuels aux Etats-Unis, a annoncé samedi 28 juillet le Saint-Siège.
« Le Saint Père a reçu la lettre dans laquelle le cardinal Theodore McCarrick, archevêque émérite de Washington présentait sa démission du collège des cardinaux », dit le communiqué.

        Lire aussi :
         

                Soupçonné d’abus sexuels, le cardinal américain Theodore McCarrick suspendu



« Le pape François accepte cette démission du collège cardinalice et a ordonné sa suspension de tout ministère public, avec l’obligation de rester dans une maison, qui doit encore lui être indiquée, pour mener une vie de prière et de repentance jusqu’à ce que les accusations portées contre lui soient examinées dans le cadre d’un procès canonique normal », ajoute le texte.
Des accusations « crédibles et étayées »
Le cardinal McCarrick, un prêtre qui fut promu évêque et archevêque dans l’archidiocèse de New York avant de partir pour Washington, en 2001, est l’un des cardinaux américains les plus en vue à l’international.
Bien qu’officiellement retraité, il continuait de voyager, notamment pour défendre des questions de droits humains. Il avait été particulièrement en pointe pour soutenir les mesures prises contre les prêtres pédophiles aux Etats-Unis.
Dans un communiqué publié le 20 juin, le cardinal Timothy Dolan, de New York, avait expliqué que son diocèse avait reçu des allégations d’une personne, un adolescent à l’époque des faits, concernant des abus supposés du cardinal McCarrick il y a « presque quarante-cinq ans ».
Conformément à la charte sur la protection des enfants adoptée en 2002 par les évêques américains à la suite du scandale de pédophilie qui secoua le diocèse de Boston, « une agence indépendante » a mené une enquête, dont les résultats ont été transmis à une commission, qui a jugé les accusations « crédibles et étayées ».
Le Vatican, alerté, avait demandé au cardinal McCarrick de « ne plus exercer publiquement son ministère ». Theodore McCarrick, se disant « choqué » par ces accusations, avait accepté cette décision, « tout en maintenant son innocence ».

        Lire aussi :
         

                La réforme du pape à l’épreuve de la pédophilie






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-15">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Les victimes de violences sexuelles dénoncent un silence en interne pour préserver l’image de l’institution.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Chez les pompiers, une omerta difficile à briser au risque d’être banni de la « famille »

Les victimes de violences sexuelles dénoncent un silence en interne pour préserver l’image de l’institution.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 09h00
    |

            Emeline Cazi et 
Julia Pascual








                        



                                


                            
« Si tu ne récupères pas tes affaires cette semaine, on te pète ton casier ! » Ces propos peu amènes au téléphone, alors qu’il était en arrêt-maladie, sont à près les seules nouvelles qu’ait reçues de sa hiérarchie le première classe Julien (le prénom a été modifié), depuis qu’il a déposé une plainte pour viol après un bizutage, en 2012. Dans ce qui a été surnommé « l’affaire du bus » (les violences avaient été commises au fond d’un bus, pendant le retour d’un déplacement à Colmar), un autre pompier, lui aussi membre de l’équipe de gymnastes de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), a déposé une plainte pour des violences physiques.
Choqué que ses clients ne soient pas davantage soutenus par leur employeur, l’avocat des militaires avait alors écrit au général de la brigade, et un rendez-vous avait été organisé à l’état-major, en présence de deux officiers.
Le ton fut cordial, mais, au terme de l’entretien, une capitaine a tout de même expliqué aux deux soldats que « des affaires comme ça, y’en a tous les ans ». « Des affaires (…) bien plus graves », a même renchéri un adjudant dont l’authenticité des propos a pu être vérifiée par Le Monde. « Vous avez tous entendu parler des tournantes dans les casernes ? (…) A Villejuif, à Mitry, à machin… On en entend parler, mais on (…) n’a pas de conséquences dans les médias. Pas de bruit, pas de vagues. »
Tant que le silence règne, l’image de l’institution est préservée, leur explique-t-on, alors que l’affaire connaît un fort retentissement dans la presse. « La brigade souhaite se préserver parce qu’elle a été salie, non pas par vous, mais par les médias, justifie l’adjudant. Les médias ont tendance à saloper les serviettes blanches. La brigade n’était peut-être pas toute blanche, mais là, ils s’en sont donné à cœur joie. »
« Préserver sa réputation »
Alors que son affaire doit être...




                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-16">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Alors que juillettistes et aoûtiens se croisent comme chaque année, la journée de samedi est classée rouge dans le sens des départs, et orange dans le sens des retours.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Premier chassé-croisé de l’été, et plus de 360 km de bouchons cumulés à la mi-journée

Alors que juillettistes et aoûtiens se croisent comme chaque année, la journée de samedi est classée rouge dans le sens des départs, et orange dans le sens des retours.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 14h52
   





                        


La circulation était chargée samedi 28 juillet sur les routes de France, avec plus de 360 km de bouchons cumulés pour ce premier chassé-croisé de l’été entre juillettistes et aoûtiens, classé rouge dans le sens des départs par Bison futé.
« Le pic de bouchons a été atteint vers 11 h 50, avec 366 km cumulés au niveau national. La situation est conforme aux prévisions », a fait savoir Bison futé dans un communiqué. Comme toujours, c’est sur l’Autoroute du soleil (A7) que les vacanciers ont rencontré les plus grosses difficultés : à 13 heures, Bison futé relevait notamment un bouchon de 54 km dans le sens Lyon-Marseille, entre Saint-Uze et Loriol-sur-Drôme.
Il fallait compter 3 heures 25, au lieu d’1 heure 35 en temps normal, pour parcourir le trajet entre Lyon Sud et Orange, selon Vinci, l’exploitant de l’autoroute. Les automobilistes roulaient aussi pare-chocs contre pare-chocs sur l’A9 en direction de Narbonne, avec 2 heures 50 de trajet entre ces deux villes, contre 1 heure 45 en temps normal.
Patience
Dans la matinée, les vacanciers ont aussi dû s’armer de patience sur l’A9, entre Narbonne et Perpignan en raison d’un accident de circulation entre Sigean et Leucate. L’intervention de deux hélicoptères pour évacuer les blessés a provoqué une coupure momentanée de la circulation, occasionnant un bouchon d’une trentaine de kilomètres.
En début d’après-midi, le trafic était toujours dense à la frontière espagnole, entre Le Perthus et Le Boulou. Les automobilistes roulaient également en accordéon sur l’A10, avec 25 km de bouchons dans les deux sens à hauteur de Niort et sur l’A71 avec 13 km de ralentissement entre Orléans à Clermont-Ferrand, au sud de Montmarault. Dans l’ouest de la France, l’A13 et la N165 étaient également très empruntées.
Les difficultés persisteront dans le sens des départs jusqu’à dimanche matin, en particulier sur les autoroutes A7 en vallée du Rhône, sur l’A10 dans la région Centre, et sur l’A13 en Normandie. Du côté des retours, la journée de samedi était classée orange, et dimanche sera classé vert.

        Lire aussi :
         

                Les cinq routes les plus folles du monde






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-17">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Comment le sauvetage des plantations de bananes a conduit le chlordécone à contaminer la Guadeloupe et la Martinique pour des siècles.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ 
<article-nb="2018/07/28/18-18">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Etre nature (7/7). Afin d’éviter les écueils du primitivisme – qui fait du retour à la nature l’unique recours – comme les impasses du transhumanisme – qui cherche à dépasser la nature humaine –,  le philosophe Alain Badiou propose de réactiver l’idée communiste.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ 
<article-nb="2018/07/28/18-19">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Leslie Moonves est mis en cause par au moins six femmes. Les faits se seraient déroulés sur plusieurs décennies. Reconnaissant des avances, il s’excuse pour des « erreurs ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Le PDG de la chaîne américaine CBS accusé de harcèlement sexuel

Leslie Moonves est mis en cause par au moins six femmes. Les faits se seraient déroulés sur plusieurs décennies. Reconnaissant des avances, il s’excuse pour des « erreurs ».



Le Monde
 |    28.07.2018 à 03h02
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 06h39
   





                        



   


Le PDG de la chaîne américaine CBS, Leslie Moonves, est accusé de harcèlement sexuel par six femmes, dont les témoignages ont été publiés vendredi 27 juillet par le magazine The New Yorker. Les faits se seraient déroulés sur plusieurs décennies.
Parmi les six victimes présumées, quatre racontent que cet ancien acteur les aurait touchées ou embrassées de force. Trois d’entre elles ont témoigné à visage découvert, comme l’actrice Illeana Douglas (Les Affranchis, Six Feet Under).
Les accusations les plus anciennes remontent au milieu des années 1980, une époque ou Leslie Moonves n’avait pas encore rejoint CBS, qu’il a intégrée en 1995. Les allégations les plus récentes datent du début des années 2000. Plusieurs victimes présumées affirment aussi avoir été menacées par le dirigeant après qu’elles ont refusé ses avances et avoir été sanctionnées professionnellement.
Dans une déclaration transmise par CBS, le dirigeant de 68 ans, l’une des figures les plus incontournables de la télévision américaine, a reconnu avoir fait « il y a plusieurs décennies » des avances, qu’il « regrette immensément », à des femmes, mais estime ne s’être jamais livré à du harcèlement sexuel.
« J’ai toujours compris et respecté le fait que non voulait dire non, et je me suis tenu à ce principe. Je n’ai jamais utilisé ma position pour causer du tort à la carrière de quelqu’un ou l’entraver. »
Ces derniers mois, Leslie Moonves s’était pourtant présenté comme l’un des plus ardents défenseurs du mouvement #metoo, né dans le sillage de l’affaire Weinstein.
Une culture du laisser-faire
Au-delà du cas personnel de Leslie Moonves, l’article du New Yorker affirme pourtant qu’il existait au sein de CBS une culture du laisser-faire, qui favorisait le harcèlement sexuel. Il cite d’autres cas, notamment celui du présentateur vedette Charlie Rose, débarqué en novembre 2017 après que huit femmes l’ont accusé de harcèlement, voire d’attouchements.
Dans une déclaration, la chaîne a estimé que l’image qui était donnée d’elle dans l’article n’était pas fidèle à la réalité, celle d’une société, selon elle, qui « traite ses dizaines de milliers d’employés avec dignité et respect ».
L’auteur de l’article, Ronan Farrow, fils de Woody Allen et de Mia Farrow, a reçu au printemps un prix Pulitzer pour ses révélations sur le producteur de cinéma Harvey Weinstein, qui contenaient les premiers témoignages l’accusant de viol. Début mai, il a fait tomber le puissant procureur de l’Etat de New York, Eric Schneiderman, en publiant le témoignage de quatre femmes l’accusant de violences et de menaces.

        Lire aussi :
         

                A New York, Harvey Weinstein, inculpé de viol et d’agression sexuelle, plaide non coupable



L’action CBS a décroché après la publication d’un article du Hollywood Reporter annonçant celui du New Yorker. Le titre a perdu 6,12 % sur la séance à la Bourse de New York.
Fait rarissime, avant même la parution de l’article, CBS a publié un communiqué annonçant qu’une enquête interne avait été ouverte et qu’elle serait dirigée par les administrateurs indépendants. « Une fois que sera terminée cette enquête (…), le conseil d’administration étudiera ses conclusions et prendra les actions nécessaires », ont indiqué ces derniers.
Une légende de la télévision
Depuis les révélations sur Harvey Weinstein, aujourd’hui inculpé, les affaires de comportements déplacés, d’agressions sexuelles, de harcèlement ou de viol se sont multipliées. Elles ont notamment touché les milieux des médias, du sport et de la politique. La parole des victimes s’est libérée et les témoignages s’accumulent contre des hommes célèbres, accusés d’abuser de leur pouvoir auprès des femmes.
Leslie Moonves est une légende de la télévision, qui est parvenue à redresser CBS, en grande difficulté durant les années 1990, et à en faire la chaîne américaine la plus regardée de la dernière décennie. Arrivé en 1995 au sein du groupe, puis promu à sa tête en 2003, il a lancé plusieurs programmes devenus d’immenses succès, comme The Big Bang Theory, la « famille » des CSI (Les Experts) ou encore Survivor.
Leslie Moonves est engagé avec la famille Redstone, actionnaire majoritaire de CBS, dans une bataille pour l’avenir de la chaîne, que les Redstone souhaitent fusionner avec le groupe de médias Viacom, contre son avis.

        Lire aussi :
         

                Une guerre de succession fragilise Viacom






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-20">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Actionnaire principal depuis 1999, M6 est sur le point de céder le club au fonds d’investissement américain General American Capital Partners (GAPC).
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Les Girondins de Bordeaux prêts à passer sous pavillon américain

Actionnaire principal depuis 1999, M6 est sur le point de céder le club au fonds d’investissement américain General American Capital Partners (GAPC).



Le Monde
 |    28.07.2018 à 12h28
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 12h29
   





                        



   


L’Amérique aux portes du Haillan : après dix-neuf ans d’actionnariat quasi exclusif, M6 a annoncé vendredi 27 juillet être entré en négociations exclusives avec le fonds d’investissement américain General American Capital Partners (GAPC) pour la vente des Girondins de Bordeaux (L1). L’accord doit toutefois encore être soumis à l’approbation des élus de la métropole bordelaise, qui a participé au financement du stade.
« Dans un contexte d’augmentations des budgets de plusieurs clubs de Ligue 1, le Groupe M6 considère que la cession du FC Girondins de Bordeaux à GACP, qui propose un projet sportif ambitieux et une stratégie d’investissement sur le long terme, constituerait la meilleure option pour maintenir la position du club et faire progresser à terme ses résultats », a expliqué le groupe de médias dans un communiqué.
M6, qui se présentait comme la « chaîne 0 % foot » pendant la Coupe du monde 1998, avait surpris son monde en rachetant le club un an plus tard et en en devenant l’actionnaire à 99 %. La cession des Girondins clôt un épisode sportif de dix-neuf ans avec M6, marqué par un titre de champion (2009), une Coupe de France (2013) trois Coupes de la Ligue (2002, 2007 et 2009), deux Trophées des champions (2008, 2009) et une participation aux quarts de finale de Ligue des champions en 2010.

        Lire aussi :
         

                Ligue 1 : Lyon et Monaco en Ligue des champions, Troyes relegué, Toulouse disputera les barrages



Depuis mars, les dirigeants de la chaîne discutaient avec cette société d’investissement dirigée par Joseph DaGrosa et établie en Floride. Mais le groupe n’a pas révélé vendredi le prix envisagé de la transaction, évalué alors à 70 millions d’euros par le magazine Challenges.
Joseph DaGrosa est cofondateur de la société 1848 Capital Partners LLC, spécialisée dans la gestion de portefeuilles. Son ambition est de développer le club en matière de marketing, de merchandising, de sponsoring, sur le modèle pratiqué outre-Atlantique dans les franchises de basket-ball, de hockey sur glace ou de football américain.
80 millions d’euros sur trois ans pour « développer le club »
De fait, les Girondins, avec leurs 65 millions de budget, peinent à suivre le train de grosses cylindrées de la Ligue 1, passées elles sous pavillon d’investisseurs étrangers, apportant des moyens toujours croissants comme le PSG (budget 8 fois supérieur), Monaco (3 fois), ou encore Marseille (2 fois), qui lui aussi a cédé en octobre 2016 aux sirènes américaines (Franck McCourt).
« On a décidé de se recentrer sur nos métiers de radio télévision et on a trouvé des investisseurs pour développer le club dans des conditions qui sont peut-être plus satisfaisantes pour le club, a dit vendredi sur RTL Nicolas de Tavernost. Ils se sont engagés, dans les trois ans qui viennent, à apporter 80 millions d’euros supplémentaires pour développer le club. »
Avant de sceller l’accord, il faudra encore l’assentiment des élus de la métropole bordelaise, qui a son mot à dire pour avoir participé au financement du stade des Girondins, inauguré en 2015. Le club s’est en effet engagé à lui verser pour ce stade Matmut un loyer annuel de 3,85 millions d’euros jusqu’en 2045, une somme que les Américains ont cherché pendant des semaines à faire baisser. « La décision définitive sur l’agrément du maintien de cette garantie par le repreneur devra être prise par les élus de Bordeaux Métropole, lors de leur conseil du 28 septembre prochain », a fait savoir la ville.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/28/18-21">
<filnamedate="20180728"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180728"><AAMMJJHH="2018072818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Le typhon Jongdari devrait atteindre samedi soir ou dimanche l’ouest de l’archipel, déjà durement touché au début de juillet par des intempéries catastrophiques.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

Japon : un puissant typhon fonce sur la région déjà dévastée par des inondations

Le typhon Jongdari devrait atteindre samedi soir ou dimanche l’ouest de l’archipel, déjà durement touché au début de juillet par des intempéries catastrophiques.



Le Monde
 |    28.07.2018 à 08h08
 • Mis à jour le
28.07.2018 à 11h39
   





                        


Il fonce avec des vents de plus de 180 kilomètres/heure. Le typhon Jongdari devrait atteindre l’archipel nippon samedi 28 juillet au soir ou dimanche matin, se dirigeant vers la région de l’Ouest, déjà durement touchée au début de juillet par des intempéries catastrophiques. Il avance vers Honshu, la principale île du Japon, a annoncé l’agence météorologique japonaise.
Des images de télévision montraient de hautes vagues s’écrasant déjà contre des rochers sur la côte à Shimoda, au sud-ouest de Tokyo, et des arbres secoués par le vent et par la pluie.
Jongdari, qui se trouvait vers 11 heures (4 heures en France) à environ 400 kilomètres au sud-est de Tokyo, devrait atteindre le Chugoku, la région occidentale où des pluies d’une ampleur exceptionnelle ont provoqué au début de juillet des inondations et des glissements de terrain, qui ont fait environ 220 morts.

        Lire aussi :
         

                « Il est nécessaire d’améliorer la prise en compte des catastrophes naturelles au Japon »



Evacuations préventives
Avant l’arrivée du typhon, les autorités ont averti la population du risque de pluies torrentielles, de glissements de terrain, de vents très violents et de grosses vagues. Elles ont appelé à des évacuations préventives.
« Nous exhortons les gens, spécialement dans les régions frappées par les pluies [au début de juillet], à être très attentifs aux conseils d’évacuation », a dit à la presse une responsable de l’agence météorologique.
Les autorités de Shobara, dans la préfecture d’Hiroshima (Ouest), ont ordonné l’évacuation de quelque 36 400 résidents par précaution. « Même s’il n’a pas plu ici, nous demandons aux gens d’évacuer avant la nuit », a expliqué un responsable de la ville. Les télévisions montraient des employés et des habitants empilant à la hâte des sacs de sable pour faire barrage à d’éventuelles inondations.
Plus de 370 vols intérieurs ont été supprimés jusqu’à présent en raison de l’arrivée du typhon, et les liaisons par ferry entre Tokyo et les îles voisines ont été suspendues en raison de hautes vagues, selon des informations des médias japonais.
Le pire désastre depuis des décennies
Les inondations dans le Chugoku sont le pire désastre provoqué par des intempéries qu’ait connu le Japon depuis des décennies. De nombreux habitants des zones affectées vivent toujours dans des abris ou dans des maisons endommagées.
Les autorités se montrent dorénavant particulièrement prudentes car nombre d’habitants étaient alors restés bloqués faute d’avoir suivi les ordres d’évacuation, émis tardivement, selon des critiques.
« Nous faisons attention aux zones où les rives des cours d’eau sont en cours de restauration, car ce seront les premières grosses pluies depuis le désastre », a dit un responsable de la préfecture d’Okayama, dans le Chugoku.
« Nous avons peur que les gens ne puissent évacuer en raison des vents forts ou d’inondations bloquant les routes », a dit à la presse le gouverneur d’Hiroshima, Hidehiko Yuzaki, ajoutant vouloir que « les gens évacuent à l’avance ».




                            


                        

                        

