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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Prostituée et militante, Dinah Bons est l’une des consultantes de Proud, le syndicat des travailleuses du sexe des Pays-Bas, qui fait de la prévention et du conseil juridique.
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A Amsterdam, les travailleuses du sexe luttent contre le VIH et pour leurs droits

Prostituée et militante, Dinah Bons est l’une des consultantes de Proud, le syndicat des travailleuses du sexe des Pays-Bas, qui fait de la prévention et du conseil juridique.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 18h02
    |

            Paul Benkimoun (Amsterdam, envoyé spécial)








                        



                                


                            

En cette soirée caniculaire de juillet, De Wallen, le quartier chaud d’Amsterdam au centre de la ville, plus connu internationalement sous le nom de Red Light District (Quartier rouge), est encore plus chaud que d’habitude. Même en semaine, des flopées de touristes en tee-shirt et short viennent s’y encanailler. Parfois en visite organisée, le plus souvent en petits groupes ou en couple, ils arpentent les rues de cette zone où le sexe se vend ouvertement et s’expose dans des vitrines aux lumières et rideaux rouges. Les bars sont bondés. Les rues aussi.
De temps en temps, dans les grappes de badauds qui déambulent, une personne s’arrête. Une femme, smartphone à la main, veut immortaliser l’image d’une de ces travailleuses du sexe, qui invitent du regard le client à franchir la porte de leur local. Le sexe est peut-être en vitrine, mais les personnes qui se prostituent n’apprécient guère ces touristes qui se croient au zoo.
La porte s’ouvre, les insultes fusent, le contenu alcoolisé d’un verre vole vers l’importune, arrosant au passage quelques collatéraux. Sous les invectives, la touriste prend des airs innocents, penauds, mais non contente de ne pas effacer les photographies volées s’empresse de les envoyer par WhatsApp à des amis. Frissons garantis. Une scène qui se reproduit quelques instants plus tard avec d’autres protagonistes. Et doit probablement se répéter tous les jours.
« Le sexe, c’est avec une capote ou rien »
Au cœur du Red Light District, au tournant d’une ruelle se trouve le PIC. Le Prostitution Information Center a pignon sur rue. Créé en 1994 par une ancienne prostituée, Mariska Majoor, il est un lieu d’accueil, de détente, de ralliement. Une halte où les travailleuses du sexe, femmes ou transgenres, viennent aussi s’informer. Pas un lieu de travail. Entre boutique et café, ses murs aux couleurs vives égayent l’ambiance, parfois de façon exubérante, mais servent aussi à l’affichage d’événements.
« Nous voulions être...



                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Quelques conseils pour réussir vos photographies de la Lune éclipsée et de la planète Mars. Les meilleures seront diffusées sur le blog Autour du ciel.
<filname="PROF-env_sciences-2"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Un quiz pour mieux comprendre le rôle de la lune dans l’histoire de la conquête spatiale.
<filname="PROF-env_sciences-3"> ¤                     
                                                

Quiz : que savez-vous sur la lune ?

Un quiz pour mieux comprendre le rôle de la lune dans l’histoire de la conquête spatiale.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 12h00
    |

                            Julia Zimmerlich








                        



   


Vendredi 27 juillet, après le coucher du soleil, une éclipse de lune sera observable en Europe. L’occasion de revenir sur l’histoire de ce satellite de la terre, qui devient aujourd’hui une destination convoitée. Chinois, Américains, Européens et depuis peu Israéliens développent de nouveaux programmes d’exploration de la lune. Non pas comme au temps des missions Apollo qui ont envoyé les premiers hommes sur la Lune, mais pour y installer des bases, qui pourraient servir de tremplins pour conquérir Mars.



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La conquête spatiale sera l’une des grandes thématiques abordées lors du Festival de l’innovation Novaq.
Les 13 et 14 septembre, la région Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec Le Monde, organise deux jours de débats, conférences, pitchs et ateliers au H14, à Bordeaux.
Scientifiques, experts, entrepreneurs échangeront autour de trois grands thèmes : le cerveau, l’espace et l’océan. Fil rouge de cette édition : l’innovation au service de l’humain.
Programme et inscriptions ici.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-4">
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Pour l’observer en bas de chez vous ou depuis l’un des 150 sites ouverts au public dans toute la France, voici quelques conseils pour profiter au mieux de ce superbe rendez-vous astronomique.
<filname="PROF-env_sciences-4"> ¤ 
<article-nb="2018/07/27/18-5">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Deux éclipses seront observables cet été en Europe. L’une lunaire, l’autre solaire. Les Décodeurs vous expliquent à quoi correspondent ces phénomènes.
<filname="PROF-env_sciences-5"> ¤                     
                                                

Eclipses solaires et lunaires : comment ça marche ?

Deux éclipses seront observables cet été en Europe. L’une lunaire, l’autre solaire. Les Décodeurs vous expliquent à quoi correspondent ces phénomènes.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 08h14
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 10h12
    |

            Jérémie Baruch, 
Maxime Vaudano, 
Mathilde Damgé, 
Agathe Dahyot et 
Gary Dagorn








                        




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Le contexte

Deux éclipses à observer en juillet-août
Le 27 juillet, la plus longue éclipse lunaire du XXIe siècle sera observable depuis une grande partie du monde (à l’exception de l’Amérique du Nord). L’événement durera environ cent trois minutes si l’on se retrouve en France métropolitaine, et jusqu’à quatre heures depuis l’Afrique orientale et l’Asie. Vers 21 h 30, en France, le ciel deviendra noir, faisant apparaître les étoiles. Si vous vivez proche de la zone de l’éclipse totale, vous pourrez également observer Jupiter et Vénus.Le 11 août, une seconde éclipse – solaire et partielle – sera observable depuis le nord de l’Europe et de l’Asie (la Russie et l’océan Arctique devraient être particulièrement gâtés). 


Les éclipses, tout le monde ou presque pourrait vous l’expliquer, se produisent lorsque la Lune, la Terre et le Soleil s’alignent et que notre planète et sa compagne projettent leurs ombres l’un sur l’autre :
dans un cas, la Lune vient masquer le soleil, et l’éclipse est solaire ;dans l’autre, c’est la Lune qui passe dans l’ombre de la Terre et alors l’éclipse est… lunaire.

   



   


Les éclipses solaires
Trois types d’éclipses solaires peuvent être observées :
Les éclipses totales :
Elles se produisent lorsque l’intégralité du disque solaire est masqué par la Lune. Lorsque ça se produit, la Lune est à l’exacte bonne distance pour apparaître de la même taille que le Soleil : elle est alors 400 fois plus proche de la Terre que le Soleil, mais également 400 fois plus petite. Le moment où la Lune masque parfaitement le Soleil est appelé la « totalité » et peut durer jusqu’à sept minutes.
Minutes pendant lesquels on peut observer l’atmosphère de notre étoile : la chromosphère (basse atmosphère) et la couronne solaire (haute atmosphère, diffusée sur plusieurs millions de kilomètres). Ce spectacle est observable à l’œil nu sans danger, contrairement aux moments précédents et succédant à la totalité, pendant lequel les rayons du soleil (surtout les ultraviolets et les infrarouges) sont toujours aussi dangereux pour les yeux, malgré la baisse de luminosité du Soleil, et peuvent engendrer des séquelles oculaires irréversibles. Attention, donc, à bien se munir de lunettes de protection idoines.
Les éclipses partielles :
Elles se produisent lorsque la Lune ne fait que masquer partiellement le Soleil, passant un peu trop haut ou bas par rapport à celui-ci.

   


Les éclipses annulaires :
Elles se produisent lorsque la Lune est trop loin de la Terre pour masquer totalement le Soleil, laissant visible un anneau de lumière autour de la Lune. Elles sont légèrement plus nombreuses que les éclipses totales, parce que la Lune est souvent un peu trop éloignée de la Terre.

   



   




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Les éclipses totales sont les plus rares
Répartition par type des 23 740 éclipses solaires survenues ou à venir entre -3999 et 6000.

Source : Goddard Space Flight Center, NASA



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Les éclipses lunaires
Bien moins connues car moins spectaculaires, les éclipses lunaires peuvent être beaucoup plus longues que les éclipses solaires car l’ombre de la Terre, dans laquelle entre la Lune, est beaucoup plus large. La Lune se trouvant actuellement proche du point le plus lointain de son orbite (dit l’apogée), sa vitesse de déplacement sur son orbite est moindre, ce qui fait que le 27 juillet, elle devrait rester dans l’ombre terrestre pendant environ cent trois minutes selon les calculs des astronomes, pas très loin de la durée maximale théorique (107 minutes).




   


Tout comme son pendant solaire, l’éclipse lunaire peut être observée dans trois configurations :
les éclipses pénombrales : c’est l’éclipse la moins visible, puisque la Lune ne rentre pas dans l’ombre de la Terre mais dans sa pénombre. En clair, elle est bien cachée du Soleil mais pas dans le cône d’ombre. La surface lunaire s’assombrit alors légèrement, mais pas de manière nette.les éclipses partielles : au même titre que l’éclipse solaire partielle, ici, le corps de la Lune est partiellement masqué par l’ombre de la Terre et le disque lunaire plonge en partie dans l’obscuritéles éclipses totales : dans cette configuration, la Lune rentre totalement dans le cône d’ombre de la Terre et sa surface visible s’assombrit plus ou moins. Elle prend souvent une teinte orangée, voire rouge, qu’on appelle communément la « Lune de sang ». Cette teinte, propre aux éclipses lunaires totales, est due à la lumière solaire qui traverse notre atmosphère de chaque côté de la Terre avant d’être réfractés et d’atteindre la Lune. C’est en quelque sorte l’agrégat des couchers et levers de soleil qui se produisent respectivement à l’ouest et à l’est que l’on retrouve alors sur notre satellite naturel.
Pourquoi si peu d’éclipses ?
Puisque notre satellite naturel complète son orbite autour de la Terre en 29,5 jours, et qu’il s’aligne forcément au cours de son périple avec la Terre et le Soleil, comment se fait-il que nous ne comptions que deux à cinq éclipses par an, et non deux par mois ?
Cela s’explique par l’inclinaison du plan dans lequel la Lune tourne autour de la Terre par rapport au plan Terre-Soleil (le « plan de l’écliptique »). Une inclinaison de 5,1°, précisément. Ce qui fait que l’ombre de la Lune se projette bien tous les mois, mais très souvent au-dessus ou en dessous de notre planète.
L’orbite étant inclinée, elle croise en deux endroits le plan Terre-Soleil, ce sont les nœuds lunaires. Si la Lune, lorsqu’elle passe sur un de ces deux nœuds, est alignée avec la Terre et le Soleil, une éclipse se produit alors. On compte au minimum deux éclipses solaires par an, mais certaines années en comptent davantage (jusqu’à cinq ! La prochaine année à cinq éclipses étant… l’année 2206).
Les éclipses totales du soleil sont amenées à disparaître
A raison de trois centimètres par an, la Lune s’éloigne progressivement de la Terre. Viendra un moment, dans quelque 650 millions d’années, où elle sera devenue trop petite pour masquer entièrement le roi Soleil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Dans la nuit du 27 au 28  juillet, la plus longue éclipse du siècle sera visible en France. L’occasion de se rappeler que, sans la Lune, les hommes n’auraient sûrement jamais pu se développer sur Terre.
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Vendredi, l’éclipse de Lune sera visible de l’est de l’Amérique latine à l’ouest de l’Australie, la plus longue de ce siècle.
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Hépatite C, la grande oubliée (4). En Afrique, une grande partie des malades n’a pas accès aux outils de dépistage, souvent circonscrits aux grandes villes.
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Entretien

« Le diagnostic de proximité, c’est l’espoir d’une meilleure prise en charge de l’hépatite C »

Hépatite C, la grande oubliée (4). En Afrique, une grande partie des malades n’a pas accès aux outils de dépistage, souvent circonscrits aux grandes villes.

Propos recueillis par                                            Florence Rosier




LE MONDE
              datetime="2018-07-26T19:49:40+02:00"

        Le 26.07.2018 à 19h49

     •
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        Mis à jour le 27.07.2018 à 18h35






    
Un médecin ausculte un homme souffrant d’hépatite dans un hôpital au nord du Darfour, au Soudan, en mai 2013.
Crédits : ALBERT GONZALEZ FARRAN/AFP


Comment rendre les tests de diagnostic de l’hépatite C plus accessibles en Afrique ? C’est tout l’enjeu des outils de dépistage « décentralisés », réalisés à proximité des lieux de vie et non plus uniquement dans les grandes villes qui obligent les malades potentiels à de longs et coûteux déplacements.

        Suivez notre série
         

          L’hépatite C, la grande oubliée



La professeure Karine Lacombe, infectiologue à l’hôpital Saint-Antoine (Paris), a mené avec son équipe des travaux de modélisation sur l’impact du déploiement de ces outils au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Sénégal qui ouvrent la perspective d’une meilleure prise en charge des patients infectés. Entretien.
Qui sont, en Afrique, les populations touchées par l’hépatite C ?
Karine Lacombe L’hépatite C touche jusqu’à 19 millions de personnes en Afrique. Mais sa fréquence est très hétérogène selon les régions et les populations. Les nouvelles infections concernent, en Afrique, des groupes à risque bien identifiés : les usagers de drogues injectables. Le virus de l’hépatite C (VHC) se transmet par le sang via des aiguilles ou des dispositifs médicaux contaminés à cause de carences des systèmes de soin. « Silencieux » durant de nombreuses années, le virus atteint les cellules hépatiques, débouchant, pour les complications les plus graves, sur une cirrhose ou un cancer du foie.

        Episode 1
         

          « A Nairobi, les héroïnomanes de mon squat n’avaient jamais entendu parler de l’hépatite C »



Dans certaines mégalopoles, l’extension de l’usage de drogues injectables est un gros problème émergent. L’Afrique de l’Est est la plus touchée, notamment à Mombasa (Kenya) et Dar es-Salam (Tanzanie). L’Afrique de l’Ouest l’est un peu moins, car les drogues y sont surtout fumées ou snifées. Mais il existe des exceptions notables comme Dakar (Sénégal), Lagos (Nigeria), Abidjan (Côte d’Ivoire). A Dakar, jusqu’à 25 % des usagers de drogues sont infectés par le virus de l’hépatite C.
L’accès aux tests de diagnostic pose un problème majeur sur le continent…
En effet. En Afrique, les tests de diagnostic de l’hépatite C sont la plupart du temps à la charge du patient. C’est un frein considérable. D’autant que le diagnostic actuel repose sur deux tests successifs. Tout d’abord, on recherche les anticorps anti-VHC dans le sang des patients : c’est le signe d’un premier contact avec le virus. Ensuite, si ce test est positif, on doit démontrer la persistance de l’infection par biologie moléculaire.
La recherche d’anticorps peut livrer des résultats rapides et son coût est raisonnable : moins de 5 euros. Mais le second test, plus long, est aussi plus onéreux : il peut coûter jusqu’à 75 euros sur le continent. Et il nécessite des ressources humaines importantes et de grosses machines qui servent à amplifier les gènes du virus, difficilement utilisables sur le terrain. On ne peut donc pas le proposer en dépistage de masse.
Comment faciliter l’accès au diagnostic ?
L’enjeu majeur tient au déploiement de tests décentralisés, « au lit du malade », capables de livrer un résultat rapide à un coût abordable. Car la « centralisation » actuelle des tests pose deux problèmes majeurs : elle limite l’accès au diagnostic et la mise sous traitement. Pour se faire dépister, les patients doivent se rendre dans une grande ville : beaucoup n’iront pas, faute de moyens, et ils échapperont au diagnostic. Par ailleurs, il y aura des « perdus de vue » : parmi les personnes qui iront se faire dépister, certaines ne referont pas le voyage pour venir chercher leurs résultats. En cas d’infection avérée, elles n’accéderont donc pas au traitement.

        Episode 2
         

          Au Cameroun, diagnostic et traitement de l’hépatite C sont encore réservés « à une élite »



Face à ces enjeux, de nouvelles stratégies sont à l’étude. Des progrès techniques sont ici à saluer. La détection d’anticorps peut déjà se faire par un test rapide. Ensuite, elle peut être complétée « au lit du malade » grâce aux tests utilisant les technologies GeneXpert et GeneDrive, en particulier. Le coût de GeneXpert est d’environ 17 euros par test. Ces nouveaux tests pourront aussi être réalisés en une seule étape, sans passer par la détection des anticorps.
Ces nouveaux outils de diagnostic peuvent-ils être généralisés ?
Leur intérêt est aujourd’hui à l’étude dans certains pays d’Afrique. Au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, notre équipe a ainsi mené des travaux de modélisation sur l’impact de leur déploiement sur le terrain. Verdict : ils deviennent intéressants à partir d’un certain seuil de fréquence, quand l’infection touche au moins 44 % de la population. C’est-à-dire parmi les usagers de drogues, pour l’essentiel. Mais aussi, dans le nord du Cameroun, chez les plus de 50 ans infectés dans les années 1960 par des campagnes de vaccination. Hormis ces groupes à risque, la stratégie en deux étapes reste préférable.

        Episode 3
         

          Comment le Maroc est devenu producteur d’un générique contre l’hépatite C... qui reste inaccessible



Ces outils ne sont pas encore utilisés à grande échelle en Afrique. GeneDrive vient juste de terminer ses études de validation. GeneXpert, lui, a recours à une machine déjà déployée sur le terrain pour le dépistage de la tuberculose et du VIH. Pour l’adapter à l’hépatite C, il suffit d’acheter les « cassettes » de dépistage correspondant à cette infection. Dans les pays du Nord, le déploiement de l’utilisation de GeneXpert pour l’hépatite C a commencé il y a quelques mois seulement. Ces diagnostics « de proximité » sont l’espoir d’une meilleure prise en charge de la maladie sur le continent.
Au Cameroun, au Sénégal et en Côte d’Ivoire, vous avez chiffré l’impact d’un accès large aux traitements de l’hépatite C…
Si l’on dépistait et traitait l’ensemble des personnes infectées, grâce à un dépistage décentralisé en une ou deux étapes, on pourrait éviter 2 100 cancers du foie par an au Sénégal, 1 700 en Côte d’Ivoire et 2 000 au Cameroun.
Ce travail, financé par l’ANRS, a été mené de 2015 à 2017 sur 120 patients infectés par le VHC. Un tiers d’entre eux étaient aussi infectés par le VIH. Nous avons montré deux choses. Tout d’abord, les traitements de l’hépatite C sont efficaces chez 90 % de ces patients, aussi bien monoinfectés que coinfectés. Ensuite, l’accès large aux traitements de l’hépatite C divise par trois le nombre de patients atteints de cirrhose et par 6,5 le nombre de patients souffrant d’une maladie terminale du foie.
Les coinfections par le VHC et le VIH sont-elles fréquentes sur le continent ?
Non. Le VIH, en Afrique, est essentiellement transmis par voie sexuelle. Le VHC, lui, se transmet par l’usage de drogues ou par des carences des systèmes de soins. Les groupes à risque ne se superposent pas nécessairement.
Malgré tout, en cas de coinfection, il faut tenir compte du fait que si l’infection par le VIH n’est pas traitée, elle accélère l’évolution de l’hépatite C vers des complications graves. Ce, d’autant plus rapidement que le patient a des défenses immunitaires affaiblies. Or, en Afrique, un grand nombre de patients vivant avec le VIH sont pris en charge tardivement. En moins de dix ans, un patient coinfecté peut ainsi déclarer une cirrhose ou un cancer du foie.
Cette série a été réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.

Sommaire de notre série Hépatite C, la grande oubliée
Le Monde Afrique propose une série de reportages, décryptages, portraits et entretiens pour raconter l’état d’avancement de la lutte contre l’hépatite C sur le continent.
Episode 4 « Le diagnostic de proximité, c’est l’espoir d’une meilleure prise en charge de l’hépatite C »
Episode 3 Comment le Maroc est devenu producteur d’un générique contre l’hépatite C... qui reste inaccessible
Episode 2 Au Cameroun, diagnostic et traitement de l’hépatite C sont encore réservés « à une élite »
Episode 1 « A Nairobi, les héroïnomanes de mon squat n’avaient jamais entendu parler de l’hépatite C »
Présentation de notre série L’hépatite C, la grande oubliée




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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ La première étude systématique montre que des traces d’activité humaine sont retrouvées dans la majeure partie des océans.
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les zones marines sauvages ont pratiquement disparu

La première étude systématique montre que des traces d’activité humaine sont retrouvées dans la majeure partie des océans.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 10h40
    |

                            Sylvie Burnouf








                        



                                


                            

L’existence même de milieux marins sauvages ne sera-t-elle bientôt plus qu’un lointain souvenir ? Une étude publiée jeudi 26 juillet dans la revue Current Biology révèle qu’à l’échelle planétaire, seule 13 % de la surface des océans serait encore à l’état sauvage, exempte de traces liées à l’activité humaine. Pour l’équipe de chercheurs impliqués dans ce travail, ce constat plus qu’inquiétant signifie qu’il est temps d’agir – et en urgence – pour protéger ce qu’il reste de ces zones.
« Bien que l’océan soit immense – il couvre plus de 70 % de notre planète –, nous sommes parvenus à affecter de façon considérable la quasi-totalité de ce vaste écosystème », déplore Kendall Jones, chercheur à l’université de Queensland (Australie) et premier auteur de l’étude.
Or, « on sait que les zones marines non affectées par une activité humaine intense renferment des niveaux inégalables de biodiversité marine et d’espèces endémiques, ainsi qu’une diversité génétique élevée, poursuit ce spécialiste des plans de sauvegarde pour l’organisation non gouvernementale (ONG) de défense de l’environnement Wildlife Conservation Society. Il s’agit en outre d’un des derniers endroits où l’on peut encore rencontrer des populations importantes de superprédateurs [au sommet de la chaîne alimentaire], comme les requins. »
Afin de localiser ces zones et de quantifier leur étendue, le biologiste et ses collègues se sont livrés à une compilation et une analyse systématique, à l’échelle du km2, des données disponibles sur les activités humaines susceptibles d’avoir des répercussions sur le milieu marin. Le transport maritime, les activités de pêche ou encore le ruissellement de sédiments et de polluants découlant de l’agriculture intensive et de l’érosion des sols sont quelques-uns de ces « facteurs de stress » d’origine anthropique.
Répartition hétérogène
Selon les estimations des chercheurs, il ne reste plus,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Des chercheurs de la NASA ont traduit les vibrations des mouvements du soleil en sons audibles par les humains. Des résultats diffusés sur le site de l’agence spatiale américaine, le 25 juillet.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ L’hépatite C, la grande oubliée (3). Pionnier dans la fabrication d’un antiviral dès 2015, le royaume n’a pas encore lancé son Plan national de lutte contre la maladie.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤         

Enquête

Comment le Maroc est devenu producteur d’un générique contre l’hépatite C... qui reste inaccessible

L’hépatite C, la grande oubliée (3). Pionnier dans la fabrication d’un antiviral dès 2015, le royaume n’a pas encore lancé son Plan national de lutte contre la maladie.

Par                                            Ghalia Kadiri (Casablanca, Maroc, envoyée spéciale)




LE MONDE
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        Le 25.07.2018 à 17h37

     •
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        Mis à jour le 26.07.2018 à 12h16






    
Dans les laboratoires du fabricant marocain Pharma5.
Crédits : Pharma5


C’est l’un des grands paradoxes de santé publique au Maroc. Le royaume est l’un des rares pays à produire, depuis fin 2015, ses propres traitements contre l’hépatite C à base d’une nouvelle molécule « miracle » capable de guérir la plupart des malades, vendue soixante fois moins cher qu’aux Etats-Unis et trente fois moins cher qu’en France. Et pourtant, le traitement reste encore inaccessible à une grande partie des patients marocains atteints de la maladie infectieuse.
L’histoire était belle. Elle a débuté avec la commercialisation fin 2013 d’un antiviral à action directe révolutionnaire, le sofosbuvir du laboratoire américain Gilead, qui avait déclenché une vive polémique dans le monde en raison de son prix exorbitant. Ce dernier a néanmoins bouleversé la prise en charge de l’hépatite C puisqu’il la guérit en seulement douze semaines sans les effets secondaires observés traditionnellement et quelle que soit la souche du virus, alors que les traitements classiques duraient beaucoup plus longtemps avec un taux de guérison ne dépassant pas 60 %.

        Présentation de notre série
         

          L’hépatite C, la grande oubliée



Mais, pour garantir une situation de monopole, la firme américaine avait imposé des brevets dans plusieurs pays, faisant du sofosbuvir le seul produit disponible sur place et empêchant, par son prix prohibitif, de nombreux malades d’y avoir accès. Le Maroc, classé dans la catégorie des pays à revenus intermédiaires, n’était pas considéré par Gilead comme un concurrent potentiel pour produire un générique et ne lui avait donc pas imposé pas de brevet. « Ça a été notre chance, car personne ne nous pensait capable de mettre un tel produit sur le marché », sourit Myriam Lahlou Filali, directrice générale du groupe pharmaceutique Pharma5. Ce laboratoire local, qui présente aujourd’hui un chiffre d’affaires de 85 millions d’euros, a saisi l’occasion pour percer le secret de fabrication du sofosbuvir en toute légalité.
400 000 personnes infectées
En novembre 2015, le générique marocain du sofosbuvir est mis sur le marché à environ 1 160 euros la cure, contre plus de 40 000 euros en France. Le royaume est alors le seul pays africain, avec l’Egypte, à produire les génériques du sofosbuvir. Une vraie révolution thérapeutique dans un pays où 400 000 personnes sont infectées, soit 1,2 % de la population, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« 1 160 euros, ça reste une fortune relativement au PIB marocain »
Sauf que, pour les bénéficiaires du Régime d’assistance médicale (Ramed) pour les plus démunis, qui concerne 35 % des Marocains, le médicament n’est pas remboursé. « Le générique est peut-être beaucoup moins cher que dans les pays occidentaux, mais 1 160 euros, ça reste une fortune relativement au PIB marocain », déplore le docteur Taha Brahni, chargé de plaidoyer à Coalition Plus, qui rassemble une centaine d’associations de lutte contre le VIH et les hépatites.

        Lire aussi :
         

                Hépatites B et C : un fléau mondial en expansion



La gratuité du traitement pour les patients « ramedistes » est pourtant prévue dans le Plan stratégique national (PSN) pour le dépistage et le traitement des hépatites virales, élaboré en 2016. Un plan qui n’est toujours pas lancé en juillet 2018. Son initiateur, le ministre de la santé El-Houcine Louardi, a été limogé en octobre 2017, laissant le département sans tête pendant trois mois. « Le contexte politique au Maroc a en effet retardé le lancement du plan, reconnaît Ibtissam Khoudri, responsable du PSN au ministère de la santé, à Rabat. Mais nous sommes sur la bonne voie. Une fois que nous aurons les médicaments et les tests de dépistage, nous lancerons le PSN. Nous ne pouvons pas négliger tous ces patients qui attendent le traitement. Le nouveau ministre fait tout son possible pour que cela aboutisse. »
« Solidarité familiale »
En attendant, les médecins et les acteurs de la société civile sont désarmés face aux malades les plus démunis, « temporairement non soignés », selon le ministère de la santé. « Nous conseillons aux patients de faire appel à la solidarité familiale ou à vendre des biens s’il le faut afin de se procurer la cure », témoigne un médecin dans le secteur public. L’Association de lutte contre le sida au Maroc (ALCS), membre de Coalition Plus, qui fait un travail de plaidoyer pour une meilleure prise en charge des hépatites depuis l’arrivée des antiviraux, avait commencé des opérations de dépistage dès 2014 chez les personnes à risque. Notamment auprès des toxicomanes, particulièrement touchés par la maladie car ils s’échangent du matériel d’injection contaminé. « Nous avons trouvé un foyer d’infection à Nador [nord], où il y a beaucoup de consommateurs de drogues. Mais nous ne pouvons plus rien faire, ça déchire le cœur », regrette le docteur Brahni.

        Episode 1
         

          « A Nairobi, les héroïnomanes de mon squat n’avaient jamais entendu parler de l’hépatite C »



Déjà trop élevé pour la majorité des malades, le prix du générique vendu par Pharma5 n’a pas évolué et les laboratoires qui ont ensuite lancé leur propre générique se sont alignés sur ce tarif alors qu’en Inde et en Egypte, la cure de trois mois se vend désormais à quelques centaines d’euros. « A la veille du lancement, le ministère nous a demandé de constituer un stock nécessaire car un appel d’offres allait être lancé », explique Mme Lahlou Filali. Mais l’appel d’offres n’est tombé que fin 2017, avant d’être annulé quelques jours plus tard. « Nous avions acheté la matière première au prix fort afin de répondre rapidement aux besoins du pays. L’investissement, très lourd, ne nous a pas permis de baisser le prix », se défend la directrice de Pharma5, qui a finalement écoulé ses stocks dans le secteur privé au Maroc et en exportant en Russie et dans plusieurs pays africains.
« On ne sait pas combien ni qui et où sont les populations infectées. On navigue à vue »
Les raisons du report de l’appel d’offres sont restées inconnues. « Les responsables au ministère attendaient certainement que d’autres laboratoires créent leur générique. Soit par favoritisme, en particulier sous la pression des firmes étrangères qui souhaitent s’implanter. Soit pour créer de la concurrence et faire baisser le prix du médicament », révèle un fin connaisseur du dossier. Plusieurs scandales de corruption ont récemment éclaboussé le ministère de la santé, où différents directeurs, dont Omar Bouazza, à la tête du département du médicament et de la pharmacie, ont été remerciés par le nouveau ministre, Anas Doukkali, en poste depuis janvier. « Vu le prix du traitement, il y a beaucoup d’argent en jeu », poursuit la source.
Urgence
L’autre paradoxe, c’est le retard pris dans le travail de diagnostic, qui est encore le point faible de la lutte contre l’hépatite C au Maroc comme ailleurs sur le continent, où l’écrasante majorité des personnes infectées ignorent qu’elle le sont. Or, sans traitement pris à temps, les malades errent d’épisodes de fatigue en perte de poids, de douleurs musculaires en diarrhées, de maux de tête en troubles dépressifs, avant de développer une cirrhose ou un cancer du foie, et continuent à transmettre le virus sans le savoir. « Il n’y a aucune étude de séroprévalence de l’hépatite C au Maroc : on ne sait pas exactement combien, ni qui, ni où sont les populations infectées. On navigue à vue », souligne le Dr Brahni de Coalition Plus. Le ministère de la santé assure toutefois qu’une étude, cofinancée notamment par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est « en cours de lancement ».

        Episode 2
         

          Au Cameroun, diagnostic et traitement de l’hépatite C sont encore réservés « à une élite »



Aujourd’hui, le plus grand défi reste de trouver les fonds nécessaires pour lancer le Plan stratégique national, que Coalition Plus a estimé à 6,9 milliards de dirhams (625 millions d’euros). « Tant que le traitement était nocif et très cher, la maladie ne faisait pas partie des grands enjeux de santé publique, assure Hakima Himmich, fondatrice de l’ALCS et actuelle présidente de Coalition Plus. Depuis l’arrivée des antiviraux à action directe, le ministère est convaincu. A présent, il faut sortir l’argent. » Pour convaincre les responsables, Coalition Plus a récemment publié une enquête démontrant que le traitement de l’hépatite C est plus rentable à long terme puisqu’il épargne le coût faramineux des complications.
Parmi les options de financement, la possibilité d’un prêt à taux zéro octroyé par Unitaid a été examinée, mais « aucune initiative concrète n’existe à ce stade », explique son directeur exécutif, Lelio Marmora. Il devient pourtant urgent de traiter les milliers de malades en attente de guérison.
Cette série a été réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.

Sommaire de notre série Hépatite C, la grande oubliée
Le Monde Afrique propose une série de reportages, décryptages, portraits et entretiens pour raconter l’état d’avancement de la lutte contre l’hépatite C sur le continent.
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Episode 2 Au Cameroun, diagnostic et traitement de l’hépatite C sont encore réservés « à une élite »
Episode 1 « A Nairobi, les héroïnomanes de mon squat n’avaient jamais entendu parler de l’hépatite C »
Présentation de notre série L’hépatite C, la grande oubliée




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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ L’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance, a alerté, mercredi, sur une « crise de santé publique oubliée ».
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Toutes les trois minutes, une adolescente est infectée par le VIH dans le monde

L’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance, a alerté, mercredi, sur une « crise de santé publique oubliée ».



Le Monde
 |    25.07.2018 à 16h41
   





                        


Toutes les trois minutes, une adolescente ayant entre 15 et 19 ans est infectée par le VIH, a affirmé mercredi 25 juillet l’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance. Les filles sont victimes de deux tiers des infections dans le monde concernant cette tranche d’âge, selon des données présentées lors de la 22e Conférence internationale sur le sida, à Amsterdam.
« Dans la plupart des pays, les femmes et les filles n’ont pas accès à l’information et aux services nécessaires, ou n’ont même pas la possibilité de refuser des relations sexuelles non protégées, a souligné dans un communiqué la directrice générale de l’Unicef, Henrietta Fore. Le VIH se propage rapidement parmi les personnes les plus vulnérables et les plus marginalisées, ce qui place les adolescentes au cœur de la crise. »

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En 2017, 130 000 morts de personnes de moins de 20 ans sont dues au sida et 430 000 nouvelles infections au VIH ont touché cette tranche d’âge. Chez les adolescents de 15 à 19 ans le nombre de morts stagne. Dans les autres tranches d’âge, il est en baisse depuis 2010.
L’Unicef a dénoncé dans un rapport « les rapports sexuels précoces, y compris avec des hommes plus âgés, les relations contraintes, le rapport de force qui ne permet pas de dire non, la pauvreté, et le manque d’accès à des services de conseils confidentiels et de tests ».

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« Nous savons que c’est lié au statut inférieur qui est donné aux femmes et aux filles dans le monde », a déclaré aux délégués de la conférence l’actrice sud-africaine Charlize Theron. « Tant que nous n’atteindrons pas les jeunes et ne jugulerons pas l’épidémie chez eux (…), nous n’atteindrons pas nos objectifs », a estimé le directeur des opérations d’Unitaid (organisation internationale d’aide en médicaments), Robert Matiru, interrogé par l’AFP.
D’après la Société internationale sur le sida (IAS), quatre adolescentes africaines sur dix ont déjà subi des violences physiques ou sexuelles de la part d’un homme dans leur intimité. Cette ONG dénonce l’absence de politique de prévention contre ces violences ou de protection pour la jeunesse dans de très nombreux pays.

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Elle travaille aussi à la sensibilisation des adolescents. « Les jeunes ont grandi, ils sont incroyablement mobiles, ils bougent, ils ont oublié que le VIH est un risque, et nous devons, nous ne pouvons pas cesser de faire passer ce message », a déclaré à l’AFP sa présidente, Linda-Gail Bekker.



                            


                        

                        


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Un vaste lac d’eau liquide découvert sur la planète Mars

Un article publié dans la revue « Science » jeudi fait état du plus grand volume d’eau liquide jamais découvert sur la planète.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 06h35
   





                        



   


Un vaste lac souterrain a été découvert pour la première fois sur Mars, où jamais un tel volume d’eau liquide, condition indispensable au développement de la vie, n’avait encore été trouvé, a annoncé, mercredi 25 juillet, une équipe internationale d’astronomes.
Situé sous une couche de glace martienne, le lac fait environ vingt kilomètres de large et laisse envisager la présence de davantage d’eau, voire de vie, sur la Planète rouge, selon un article publié dans la revue américaine Science.
« Résultat stupéfiant »
« C’est un résultat stupéfiant qui laisse penser que la présence d’eau sur Mars n’est pas seulement un ruissellement temporaire révélé par de précédentes découvertes, mais une masse d’eau permanente qui crée les conditions pour de la vie sur une période de temps prolongée », a commenté Alan Duffy, professeur associé à l’université de Swinburne (Australie), qui n’a pas participé à l’étude.
La planète Mars est désormais froide, désertique et aride, mais était auparavant chaude et humide et abritait une large quantité d’eau liquide et de lacs il y a au moins 3,6 milliards d’années.

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Les scientifiques cherchent à trouver des traces contemporaines d’eau liquide, de telles découvertes étant essentielles pour percer le mystère d’une éventuelle forme de vie sur Mars dans un passé lointain, voire même de sa persistance jusqu’à nos jours.
Etre en mesure d’accéder à des sources d’eau pourrait également aider les humains à survivre lors de futures missions d’exploration de la Planète rouge, voisine de la Terre. L’eau du lac qui vient d’être découvert pourrait cependant ne pas être potable. Elle se trouve par ailleurs à 1,5 kilomètre de profondeur sous la surface, dans un environnement rude.
« Rester prudent »
La présence d’une éventuelle forme de vie microbienne dans le lac est sujette à débat : certains experts se montrent sceptiques sur ce point, estimant que le lac est trop froid et contient une forte dose de sels et de minéraux martiens dissous.
La température est probablement en dessous du point de congélation de l’eau pure mais le lac peut rester à l’état liquide en raison de la présence de magnésium, de calcium et de sodium.
« C’est une découverte d’une portée extraordinaire, susceptible de renforcer les hypothèses quant à la présence d’organismes vivants sur la Planète rouge », affirme Fred Watson, de l’Observatoire astronomique australien, non impliqué dans l’étude. « Il faut néanmoins rester prudent car la concentration de sels nécessaire au maintien de l’eau à l’état liquide pourrait être fatale à toute vie microbienne similaire à celle de la Terre », a-t-il ajouté.



                            


                        

                        


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Reportage

Au Cameroun, diagnostic et traitement de l’hépatite C sont encore réservés « à une élite »

L’hépatite C, la grande oubliée (2). Le pays est l’un des plus touchés par le virus sur le continent mais le coût du dépistage reste un frein pour la prise en charge des malades.

Par                                            Josiane Kouagheu (Douala, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-07-24T19:48:17+02:00"

        Le 24.07.2018 à 19h48

     •
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        Mis à jour le 25.07.2018 à 09h17






    
Dans le laboratoire de l’ONG SOS Hépatites cameroun, le 11 juillet 2018.
Crédits : Josiane Kouagheu


Lorsque Pauline* évoque « ses maladies », elle tente en vain de contenir les larmes qui perlent sur ses joues creusées. Vêtue d’une robe fleurie qui flotte sur sa frêle silhouette, cette quadragénaire est séropositive depuis 2013.
« Mon mari est décédé en juin 2017 et, en novembre, j’ai découvert qu’en dehors du sida, j’avais aussi l’hépatite C », sanglote cette mère de trois « jolies filles », rencontrée à la mi-juillet au centre agréé de prise en charge des personnes vivant avec le VIH de l’hôpital Laquintinie de Douala, la capitale économique du Cameroun.

        Présentation de notre série
         

          L’hépatite C, la grande oubliée



A la mort de son époux, Pauline tombe malade. Dans les centres de santé où elle se rend, les médecins lui disent qu’elle souffre « de la fièvre, du paludisme, de fatigue chronique ». Commerçante sur un marché de Douala, Pauline finit petit à petit par être terrassée par tous ces symptômes dont elle ignore l’origine et qui l’obligent presque à cesser de travailler. « Malgré tout ce que les médecins me disaient, je ne guérissais pas, se souvient-elle, en fronçant ses sourcils. Ce n’est qu’ici, à l’hôpital Laquintinie, qu’on a su dépister l’hépatite C. »
« Je ne connaissais même pas cette maladie et j’ai découvert qu’elle est non seulement dangereuse, mais aussi très chère », poursuit la veuve. Après un premier test positif au virus de l’hépatite C, qui se transmet par voie sanguine, Pauline, « abattue, traumatisée, démoralisée », a dû subir un bilan préthérapeutique pour déterminer le taux de charge virale dans son sang, le type de génotype et l’état de son foie… Coût total de l’opération : plus de 300 000 francs CFA (457 euros). Une somme considérable dans un pays où le salaire minimum interprofessionnel garanti s’élève à 36 270 francs CFA.

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Pour payer cette facture, Pauline se résout à vendre un terrain que lui a légué son mari dans son village natal. « Il était pour nos enfants. Mais, si je ne le vendais pas, je ne pouvais pas guérir et les élever. » Ce n’est qu’à la fin mai qu’elle a pu débuter son traitement.
Cancer du foie ou cirrhose
Au Cameroun, environ 10 000 personnes meurent chaque année d’une hépatite. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le pays fait partie des 17 les plus touchés dans le monde. Les hépatites les plus répandues sont l’hépatite B, dont le taux de prévalence (nombre de personnes infectées) est de 11,9 %, et l’hépatite C, dont la prévalence moyenne est de 13 %, soit plus de 2,5 millions de personnes touchées.
Comme pour Pauline, le diagnostic reste l’un des principaux freins au traitement de l’hépatite C au Cameroun. Après avoir effectué la première phase de test, peu onéreuse, « la majorité des patients n’ont pas les moyens de faire la seconde phase, le bilan thérapeutique, dont le coût est compris entre 200 000 et 300 000 francs CFA. Ils se découragent à ce stade. Beaucoup fuient après avoir été dépistés positifs et l’on n’est pas capable de dire s’ils développent une hépatite chronique », soupire le docteur Hubert Leundji, hépato-gastro-entérologue, responsable du Centre médical de l’Estuaire.

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Car presque un tiers des personnes contaminées se débarrassent spontanément du virus. Les autres deviennent, en l’absence de traitement, « chroniquement » infectées et connaissent, comme Pauline, des épisodes de perte d’appétit et de poids, de douleurs musculaires et articulaires, de fatigue, de troubles du sommeil, de nausées, de vomissements, de diarrhées, de maux de tête et de troubles dépressifs. Des signes qui ne sont pas forcément imputés à l’hépatite C et peuvent durer deux à trois décennies avant que le malade ne déclare une cirrhose ou un cancer du foie.
« Je ne connaissais même pas cette maladie et j’ai découvert qu’elle est non seulement dangereuse, mais aussi très chère à traiter »
Pourtant, en 2009, Hubert Leundji a mené avec des confrères une étude sur les hépatites qui leur a permis de recenser « tous les patients atteints de cirrhose et cancer du foie » de l’hôpital Laquintinie. Résultats : 54 % des cas étaient liés à l’hépatite C et 34 % à l’hépatite B. Une situation qui pourrait donc être évitée.

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Plus grave, le spécialiste, par ailleurs secrétaire général de l’ONG SOS Hépatites Cameroun, souligne que les patients coinfectés au VIH et à l’hépatite C comme Pauline, sont plus exposés s’ils ne sont pas dépistés et traités « à temps ». « L’hépatite est plus dangereuse que le VIH. Lorsqu’on est coinfecté, on court le risque d’avoir les charges virales plus élevées, ce qui favorise la contamination de l’entourage, notamment lors d’un accouchement. On sait aussi que le malade porteur du VHC développera plus vite une cirrhose que celui qui n’est pas contaminé par le VIH », précise le spécialiste.
Prix prohibitifs
Contrairement à celle du VIH, la prise en charge de l’hépatite C n’est pas gratuite au Cameroun. Sa guérison est pourtant possible après seulement trois mois de traitement grâce à la découverte de nouvelles molécules en 2014. Le coût du traitement, revu à la baisse à la faveur de partenariats entre gouvernement et des firmes pharmaceutiques internationales, n’est toujours pas accessible à tous les Camerounais.
Selon un communiqué du ministre de la santé publique André Mama Fouda, daté du 5 janvier 2018, les nouveaux prix des « protocoles hépatite virale C » oscillent désormais entre 20 000 et 120 000 francs CFA contre 30 000 à 280 000 francs CFA auparavant. Des prix encore prohibitifs qui reviennent « à ne pouvoir soigner que l’élite », déplore le docteur Hubert Leundji.
« Beaucoup fuient après avoir été dépistés positifs et l’on n’est pas capable de dire s’ils développent une hépatite chronique »
« Le traitement des malades coinfectés au VIH et à l’hépatite B est gratuit, car il consiste en des combinaisons d’antirétroviraux » utilisés pour lutter contre le sida. « Ceux qui sont coinfectés au VIH et à l’hépatite C doivent malheureusement, pour le moment, acheter eux-mêmes leur traitement », déplore le professeur Magloire Biwole Sida, coordonnateur du Comité national de lutte contre les hépatites au ministère de la santé publique.
Il note cependant que « du fait de l’évolution technologique des firmes pharmaceutiques, le coût du traitement de l’hépatite C dégringole de mois en mois », concédant que le « réel problème demeure le diagnostic ». Même constat dressé par les principales associations de lutte contre les hépatites qui mènent des actions de plaidoyer auprès du gouvernement et des organisations internationales pour la gratuité du diagnostic.

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          Paludisme, la guerre d’usure



Le professeur Magloire Biwole Sida précise que le gouvernement travaille en collaboration avec des partenaires « pour résoudre ce problème ». C’est le cas de l’ONG Foundation for Innovative Diagnostics (FIND) qui essaie de mettre sur pied de meilleurs outils de diagnostics de l’hépatite C et de les intégrer avec le traitement dans les programmes de lutte contre le VIH dans sept pays, dont le Cameroun. La fondation a même signé en 2017 un accord de coopération avec Yaoundé, « qui n’en est qu’a ses débuts », assure Sonjelle Shilton, de l’ONG FIND. Mais avant toute chose, prévient Magloire Biwole Sida, « si une solution n’est pas développée pour aplanir l’accès au diagnostic, on n’aura pas résolu le problème. Donc, il faut que le dépistage soit gratuit, il faut que les examens de suivi soient proposés à des coûts très réduits pour qu’on puisse passer à la phase d’éradication ».
Pour l’héritage des filles de Pauline, englouti dans les soins, il est trop tard. Son traitement doit prendre fin dans quelques semaines : « Ne me parlez plus de cette maladie, dit-elle en se détournant. On m’a dit que j’allais guérir. Je veux guérir. Pour pouvoir élever mes enfants. »
*Le prénom a été changé.
Cet article fait partie d’une série réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.

Sommaire de notre série Hépatite C, la grande oubliée
Le Monde Afrique propose une série de reportages, décryptages, portraits et entretiens pour raconter l’état d’avancement de la lutte contre l’hépatite C sur le continent.
Episode 4 « Le diagnostic de proximité, c’est l’espoir d’une meilleure prise en charge de l’hépatite C »
Episode 3 Comment le Maroc est devenu producteur d’un générique contre l’hépatite C... qui reste inaccessible
Episode 2 Au Cameroun, diagnostic et traitement de l’hépatite C sont encore réservés « à une élite »
Episode 1 « A Nairobi, les héroïnomanes de mon squat n’avaient jamais entendu parler de l’hépatite C »
Présentation de notre série L’hépatite C, la grande oubliée




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Rappel de médicaments à base de valsartan après la découverte d’une substance toxique

Un numéro vert a été mis en place pour rassurer les environ 1,3 million de patients concernés, soit près de la moitié des patients traités avec cette molécule.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 19h05
    |

            Pascale Santi








                        



   


Des médicaments à base de valsartan, utilisés en cas d’insuffisance cardiaque, d’hypertension artérielle et après un infarctus cardiaque récent, ont fait l’objet d’un rappel, début juillet, au niveau mondial, en raison de la présence d’une substance indésirable décelée dans la substance active fabriquée chez le fabricant chinois. Cette impureté est la N-nitrosodiméthylamine (NDMA), substance classée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme probablement cancérogène chez l’homme. Une substance qui se retrouve aussi dans l’air, l’eau, certains aliments…
Les lots concernés par ce défaut de qualité ne sont donc plus commercialisés depuis fin juin. L’anomalie avait été signalée par l’Agence européenne du médicament (EMA). En France environ 1,3 million de patients sont concernés, soit près de la moitié des patients traités avec cette molécule. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé, mardi 24 juillet, dans un communiqué, la mise en place d’un numéro vert 0-800-97-14-03 « pour répondre aux interrogations des patients ou de leur entourage, accessible gratuitement du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures ». L’agence a également mis en ligne des documents d’information.

Défaut de qualité de certains médicaments à base #valsartan : quelle démarche suivre pour les patients concernés ?… https://t.co/f9MCbMz5EQ— ansm (@ANSM)


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Risque immédiat en cas d’arrêt brutal du médicament
« Le message important, c’est qu’il n’y a pas de risque immédiat aigu pour la santé des patients, par contre l’arrêt immédiat du traitement représente un risque immédiat », a expliqué à l’AFP la directrice générale adjointe de l’ANSM, Christelle Ratignier-Carbonneil. Le risque d’arrêt brutal du traitement est réel (poussées hypertensives, décompensations cardiaques, accidents neurologiques), insiste l’ANSM. Aussi, les patients ne doivent en aucun cas l’arrêter d’eux-mêmes. En cas de doute, les patients doivent se rapprocher de leur pharmacien ou de leur médecin, qui ont reçu un courrier.
Cette mesure de retrait de produits dans les pharmacies concerne à peu près la moitié des médicaments à base de valsartan. Neuf laboratoires sont concernés (Arrow Génériques, Biogaran, Cristers, EG Labo, Evolupharm, Ranbaxy Pharmacie Génériques, Sandoz, Zentiva et Zydus), précise l’Agence. Les autres spécialités contenant du valsartan ou autres médicaments de la même classe thérapeutique ne sont pas concernés.
Les productions de la substance active ont été arrêtées par le fabricant chinois. Une investigation est en cours au niveau européen. Cette impureté, qui n’a pas été détectée lors des contrôles de routine, serait liée au changement du procédé de fabrication.
Des recherches sont en cours pour savoir si elle se retrouve dans les comprimés. Le problème daterait de 2012. Afin de prévenir des pénuries, des discussions sont en cours avec des laboratoires qui fabriquent les médicaments à base de valsartan, non concernés par ce défaut, notamment des génériqueurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Selon plusieurs organisations, les recommandations de prise en charge de cette infection bactérienne sont inadaptées
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édition abonné


Maladie de Lyme : fronde contre la Haute Autorité de santé

Selon plusieurs organisations, les recommandations de prise en charge de cette infection bactérienne sont inadaptées



Le Monde
 |    24.07.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 19h15
    |

            Pascale Santi et 
Sandrine Cabut








                        



                                


                            

C’est une fronde sans précédent contre une recommandation de la Haute Autorité de santé (HAS). Dans un communiqué du 19 juillet, une quinzaine de sociétés scientifiques et professionnelles émettent de vives critiques sur les recommandations de prise en charge de « la maladie de Lyme et autres maladies transmises par les tiques », rendues publiques en juin. Ces organisations – parmi lesquelles la Société de pathologie infectieuse de langue française, le Collège national des généralistes enseignants et la Société française de dermatologie – s’insurgent en particulier contre le chapitre 4 sur la « symptomatologie/syndrome persistant(e) polymorphe après une possible piqûre de tique ».
Experts et associations de patients se déchirent sur l’existence ou non d’une forme chronique de la maladie de Lyme. Transmise à l’homme par une piqûre de tique, cette infection bactérienne – 50 000 nouveaux cas en 2016 – se manifeste dans 95 % des cas par une éruption cutanée circulaire, qui apparaît sous trois à trente jours. Des formes disséminées, plus complexes, surviennent parfois plusieurs mois après la piqûre.
« Aucun niveau de preuve »
« Le rapport d’élaboration n’a pas fait l’objet de discussions au sein du groupe de travail, il contient des annexes dont le contenu est dénué de tout fondement scientifique et ne repose sur aucun niveau de preuve », écrivent les signataires, dont certains ont participé à ce groupe de travail. Selon eux, les risques résident dans une prise en charge inadaptée des patients, plus d’errance diagnostique, et un mésusage des antibiotiques. Une position proche de celle de l’Académie nationale de médecine.

Hervé Maisonneuve, spécialiste de l’intégrité scientifique, pointe les carences méthodologiques de la HAS pour cette recommandation. Dans un rapport rendu en avril sur le sujet, le NICE, l’agence britannique d’évaluation, avait retenu 16 références, la HAS en a gardé 600, explique-t-il dans...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Largement employé en combinaison pour démarrer un traitement antirétroviral, le dolutégravir accroît le risque de malformations neurologiques. Il doit être évité durant les deux premiers mois de grossesse.
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édition abonné


Un anti-VIH à risques pour le fœtus

Largement employé en combinaison pour démarrer un traitement antirétroviral, le dolutégravir accroît le risque de malformations neurologiques. Il doit être évité durant les deux premiers mois de grossesse.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 16h03
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 20h58
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            

L’alerte vient du Botswana, un pays d’Afrique australe de moins de 2,5 millions d’habitants où la prévalence de l’infection par le VIH approche les 23 % de la population âgée de 15 à 49 ans, en majorité des femmes. Une étude, dont les résultats ont été annoncés mardi 24 juillet, lors de la 22e Conférence internationale sur le sida, à Amsterdam, indique qu’un médicament antirétroviral très efficace et généralement bien toléré, le dolutégravir (DTG), accroît le risque de malformations neurologiques chez les fœtus.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande donc d’utiliser d’autres combinaisons de médicaments que celles incluant du DTG chez les jeunes femmes en âge de procréer et n’utilisant pas de contraception. La période critique de formation du système nerveux se situe au cours des deux premiers mois de grossesse, et tout particulièrement la première semaine suivant la conception, précise Gottfried Hirnschall, directeur du département VIH/sida à l’OMS.
Le DTG présente beaucoup d’avantages. Il appartient à une classe thérapeutique différente de celles des premiers médicaments antirétroviraux, qui empêchaient la réplication du VIH. Il bloque l’enzyme – l’intégrase – permettant au virus du sida de s’intégrer dans l’ADN des cellules qu’il infecte. De plus, il favorise un contrôle rapide de la réplication du virus et prête moins le flanc au développement de résistances. Le DTG est déjà disponible sous la forme d’une version générique de combinaison à dose fixe, dont le prix est équivalent à celui des trithérapies utilisées dans la plupart des pays à revenu faible ou intermédiaire. Plus de 70 d’entre eux l’avaient inclus dans les combinaisons de premier choix ou s’apprêtaient à le faire à la fin 2017.
Manque de données
Mais l’OMS rappelait dans ses recommandations sur l’utilisation des anti­rétroviraux, actualisées en 2016, le manque de données sur la sécurité concernant la classe thérapeutique des inhibiteurs de l’intégrase :...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Les cinq saisons de l’intelligence artificielle (2/5). Elle pulvérise l’homme au jeu de go ou prend le volant de sa voiture. De futurs seigneurs des réseaux, une petite station alpine et quelques francs-tireurs oubliés… Les années 1980 n’en demandaient pas plus pour voir renaître l’IA de cendres encore tièdes.
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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ On estime à 19 millions le nombre de personnes infectées en Afrique. Des traitements existent, mais leur coût et l’inertie des gouvernements retardent la prise en charge des malades.
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Décryptage

Suivez notre série L’hépatite C, la grande oubliée

On estime à 19 millions le nombre de personnes infectées en Afrique. Des traitements existent, mais leur coût et l’inertie des gouvernements retardent la prise en charge des malades.

Par                                            Florence  Rosier




LE MONDE
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        Le 22.07.2018 à 18h01

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        Mis à jour le 23.07.2018 à 20h37






    
Représentation en 3D du virus de l’hépatite C.
Crédits : CC 2.0/iStockphoto


C’est l’une des grandes oubliées parmi les fléaux infectieux qui frappent l’humanité. Pourtant, l’hépatite C, avec l’hépatite B, tue davantage que le sida ou même le paludisme. En 2013, 1,45 million de personnes seraient mortes des suites d’une hépatite virale, indique l’étude « Global Burden of Disease », financée par la Fondation Bill et Melinda Gates (partenaire du Monde Afrique) et publiée en 2016 dans la revue The Lancet. En comparaison, en 2016, le VIH a tué 1 million de personnes, le paludisme 445 000 et la tuberculose, 1,7 million. C’est pourtant sur ces trois pandémies que la lutte mondiale s’est concentrée.
« Je suis toujours surpris de voir que les hépatites virales ont si peu attiré l’attention », confie le professeur Arnaud Fontanet, qui dirige l’unité d’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur de Paris. Comment l’expliquer ? « Longtemps, les hépatites virales ont peu touché les pays développés. Et quand elles sont arrivées dans les pays riches, c’est par l’usage de drogues injectables. »
Maladie silencieuse
Le virus de l’hépatite C (VHC), qui se transmet par le sang, n’a été découvert qu’en 1989. L’épidémie de VHC est donc liée à de mauvaises pratiques : partage du matériel d’injection de drogues, réutilisation ou mauvaise stérilisation du matériel médical, transfusion de sang et de produits sanguins qui n’ont pas fait l’objet d’un dépistage.
Après une contamination, jusqu’à un tiers des personnes infectées se débarrassent spontanément du virus. Les autres deviennent, en l’absence de traitement, « chroniquement » infectées : elles hébergent durablement mais « silencieusement », le VHC.
Car l’hépatite C met deux, voire trois décennies à déboucher sur les complications les plus graves : une cirrhose ou un cancer du foie. « Il est donc difficile de sensibiliser les gouvernements à ces infections qui ne représentent pas un risque grave immédiat pour les sujets infectés », explique Arnaud Fontanet. Avant cela, les malades connaissent des épisodes chroniques de perte d’appétit et de poids, de douleurs musculaires et articulaires, de fatigue, de troubles du sommeil, de nausées, de vomissements, de diarrhées, de maux de tête et de troubles dépressifs. Mais en l’absence de diagnositic, ces signes ne sont pas forcément imputés à l’hépatite C.

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Tandis qu’un vaccin existe contre l’hépatite B, le problème de l’hépatite C est très différent. Sa fréquence est très hétérogène selon les zones géographiques et les groupes de population. « Dans certaines grandes villes comme Mombasa, au Kenya, ou Dakar, au Sénégal, il existe des foyers d’infection chez les usagers de drogues, chez qui les taux de prévalence [nombre de personnes infectées] peuvent atteindre 25 % », souligne la professeure Karine Lacombe, infectiologue à l’hôpital Saint-Antoine de Paris. Certains pays sont particulièrement touchés, comme le Pakistan, la Géorgie ou la Mongolie. Mais c’est l’Egypte qui a longtemps présenté le taux de prévalence de l’hépatite C le plus élevé au monde. A cause d’une contamination massive due à des campagnes de traitement contre la bilharziose menées avec des seringues mal stérilisées dans les années 1960 et 1970. Aujourd’hui, le pays fait figure de modèle pour sa politique de lutte contre cette infection.
Traitement curatif hors de prix
En Afrique, on estime à « 19 millions le nombre de personnes chroniquement infectées par le virus de l’hépatite C, explique Arnaud Fontanet, dont l’équipe a réalisé les dernières évaluations. Théoriquement, pour toutes ces personnes, l’espoir d’une guérison rapide est permis depuis l’arrivée de nouvelles molécules en 2014. « Des traitements révolutionnaires qui guérissent cette infection en seulement douze semaines », se réjouit Lelio Marmora, directeur exécutif d’Unitaid, organisation internationale spécialisée dans le financement des innovations en santé et leur diffusion dans les pays en développement.

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Les premiers traitements de l’hépatite C avaient de nombreux effets indésirables. Et ils ne guérissaient que la moitié des sujets infectés au bout d’un an minimum. « On est passés de ces traitements lourds et longs, à l’efficacité partielle, à des traitements par voie orale qui guérissent 95 % des gens en seulement trois mois. Et ce, quel que soit le stade d’évolution de la maladie », résume Arnaud Fontanet.
Les premiers de ces traitements révolutionnaires ont été le sofosbuvir (Gilead) et le daclatasvir (BMS). « En Afrique du Sud et au Cambodge, Médecins sans frontières (MSF) a récupéré les données sur l’efficacité de l’association de ces deux molécules. En 2017, cette étude a montré leur efficacité sur tous les génotypes du virus », ajoute Lelio Marmora. Depuis, d’autres molécules sont apparues. Mais, surtout, des médicaments génériques ont été développés. Car le coût de ces nouveaux traitements, astronomique dans les pays du Nord – 50 000 à 100 000 euros par patient ! – les rendait inaccessibles aux pays du Sud.
Eviter le monopole des fabricants
« Le premier grand défi est donc d’apporter les bénéfices de ces traitements aux pays moins favorisés », assure Lelio Marmora. C’est là qu’entre en jeu la capacité des pays et des organisations internationales à faire produire ces médicaments à des coûts abordables. L’Egypte, encore elle, a ainsi réussi ce tour de force : produire ces nouveaux traitements au prix le moins cher au monde – 76 euros par patient – par un fabricant local de génériques, Pharco Pharmaceuticals.
La Big Pharma Gilead, de son côté, a annoncé que leur molécule serait à terme accessible dans 101 pays du Sud à 1 000 dollars environ par patient. « Ces accords sont signés Etat par Etat : cela prend du temps », relève Arnaud Fontanet. En pratique, très peu de pays d’Afrique ont aujourd’hui accès à ces traitements innovants. Pourtant, « Il y a un vrai travail réalisé pour faire baisser leurs prix, souligne Isabelle Andrieux-Meyer, de Drugs for Neglected Diseases Initiative (DNDI), une organisation à but non lucratif spécialisée dans la recherche et le développement. Mais il faut aussi créer des compétitions entre fabricants de médicaments génériques. » Faute de quoi, certains pourraient se retrouver en situation de monopole, et faire repartir les coûts à la hausse.

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De plus, les accords négociés avec les fabricants laissent de côté les pays à revenus intermédiaires, comme le Maroc, la Thaïlande, la Malaisie, la Chine, les pays d’Amérique latine, qui n’ont pas les moyens de se payer ces médicaments au prix fort. De nouvelles solutions thérapeutiques sont donc explorées. En avril, les résultats intermédiaires d’un essai clinique (STORM-C-1) ont été annoncés par DNDI. Ils montrent par exemple que « l’association sofosbuvir/ravidasvir est comparable aux meilleurs traitements actuels contre l’hépatite C, mais son coût est plus abordable. Elle pourrait fournir une alternative thérapeutique aux pays exclus des programmes d’accès des sociétés pharmaceutiques », a déclaré Bernard Pécoul, directeur exécutif de DNDI.
Autre enjeu : « Il faut que chaque pays mette en place une politique nationale de prise en charge des hépatites, avec un budget dédié. Cela aussi prend du temps », souligne Isabelle Andrieux-Meyer. D’où l’intérêt d’une initiative d’Unitaid : « Nous avons financé un projet de plaidoyer, Coalition Plus, à destination de tous les décideurs en santé des pays concernés, pour les convaincre de prendre au sérieux cette maladie », renchérit Lelio Marmora.
Le dépistage, un enjeu majeur
Mais, avant de traiter une personne infectée, encore faut-il pouvoir la diagnostiquer, et donc la dépister. C’est un frein majeur. Car un dépistage à grande échelle de l’hépatite C suppose la mise en place de tests de diagnostic simples, rapides, à coût abordable. « C’est ce qui manque à notre arsenal », reconnaît Arnaud Fontanet.
Aujourd’hui le diagnostic d’une infection chronique par le VHC s’effectue en deux étapes. D’abord par recherche d’anticorps sur un prélèvement sanguin dont le test est peu cher. Mais si la présence d’anticorps VHC est avérée, il faut confirmer l’infection chronique par biologie moléculaire qui nécessite des machines d’analyse difficilement utilisables sur le terrain et très coûteuse.
Il faudrait donc pouvoir disposer d’un test « clés en main », permettant de dépister en quelques heures, en une seule étape, une infection à partir d’une goutte de sang prélevée au bout d’un doigt, comme pour le virus de l’hépatite B. C’est une quête du Graal.

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En 2016, Unitaid a établi un partenariat avec la Fondation suisse FIND pour développer des tests de diagnostics de l’hépatite C plus simples, à coûts réduits. Leur projet, financé à hauteur de 38 millions de dollars sur trois ans, concerne six pays : Cameroun, Géorgie, Inde, Malaisie, Birmanie et Vietnam. « Nous cherchons à développer des systèmes de dépistage simultanés de plusieurs maladies, en une seule visite », indique Lelio Marmora. Un système qui permettrait, si le test est positif, d’entreprendre immédiatement un traitement. Mais « au final, conclut Lelio Marmora, le plus important reste la décision politique des pays de structurer une réponse cohérente et responsable vis-à-vis de cette infection. » Là aussi, les avancées prennent du temps et se heurtent parfois à d’insondables résistances.
Le Monde Afrique propose une série de reportages, décryptages, portraits et entretiens pour raconter l’état d’avancement de la lutte contre l’hépatite C sur le continent.
Cet article fait partie d’une série réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Le splendide point orangé qui apparaît en fin de soirée au sud-est et attire les regards jusqu’à l’aube est la planète Mars, qui n’avait pas été aussi brillante depuis près de quinze ans.
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