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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Volontiers provocateur et soutien de Donald Trump, le rappeur de Chicago reste un producteur inspiré.
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Kanye West à l’heure du bilan

Volontiers provocateur et soutien de Donald Trump, le rappeur de Chicago reste un producteur inspiré.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 18h02
    |

                            Stéphanie Binet








                        



                                


                            

Avec Kanye West, c’est tout ou rien. Du 25 mai au 22 juin, le producteur hip-hop a publié cinq albums sur les plates-formes de streaming, dont le sien, Ye, en tant que rappeur et au sous-titre étrange, I Hate Being Bipolar, It’s Awesome (« Je déteste être bipolaire, c’est génial »). Pour les quatre autres disques, chacun sorti à une semaine d’intervalle, il compose les musiques pour des artistes aussi divers que le rappeur engagé Nas ou la chanteuse R & B Teyana Taylor avec l’aide d’une armada de beatmakers talentueux tels Mike Dean et Andrew Dawson.

Depuis un mois, plus rien, à peine un petit clip pour illustrer un titre, 4th Dimension, de son ami Kid Cudi, deux pour les raps vengeurs de Pusha T, qui dirige, par ailleurs, son label G.O.O.D Music, mais pas un seul pour son propre album. Aucune tournée au programme pour jouer ses nouveaux morceaux sur scène. Il a pourtant été question que ces cinq disques soient publiés, vendredi 27 juillet, dans un même coffret ­vinyle intitulé les Wyoming Sessions, car Daytona, de Pusha T, Ye, de ­Kanye West, Kids See Ghosts, de Kid Cudi, Nasir de Nas et K.T.S.E., de Teyana Taylor, ont le même format, entre sept et huit chansons et la même cohérence artistique. Les chansons ont toutes été enregistrées dans le ranch que possèdent Kanye West et sa femme, Kim ­Kardashian, dans les montagnes du Wyoming. Au grand dam de ses fans, il n’en sera finalement rien… pour l’instant.
« Une même énergie de dragon »
Pour autant, c’est l’heure du bilan pour Kanye West, dont la seule ­activité depuis un mois est d’alimenter son fil Twitter de bonnes résolutions : « Je n’accepte plus aucun conseil pour le restant de ma vie », ou l’énigmatique « Je déteste parler de choses dont je suis supposé parler ». Il faut dire que, quand le rappeur prend la parole, c’est souvent pour s’attirer les foudres de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Notre choix du soir. La deuxième saison de la série confirme qu’elle reste dans la continuité de « The Good Wife » tout en la revivifiant (sur Amazon video à la demande).
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TV - « The Good Fight » met la barre plus haut

Notre choix du soir. La deuxième saison de la série confirme qu’elle reste dans la continuité de « The Good Wife » tout en la revivifiant (sur Amazon video à la demande).



Le Monde
 |    27.07.2018 à 17h45
    |

            Renaud Machart








                        


Série sur Amazon Video à la demande

On n’imaginait pas pouvoir oublier de sitôt The Good Wife (2009-2016), et son personnage principal, l’avocate Alicia Florrick (Julianna Margulies). C’est pourtant ce à quoi est parvenue sa suite, The Good Fight (2017-2018), dont la deuxième saison est disponible sur Amazon Video.
Diane Lockhart était un personnage essentiel mais ne semblait être que « deuxième pupitre » (« second chair »), comme dit le jargon juridique anglo-saxon, derrière Alicia. Voici cette grande bringue BCBG, en fin de carrière mais toujours pimpante, parvenue au premier plan, ce que mérite amplement son interprète, Christine Baranski.
Certes cette chanteuse et actrice, également connue à Broadway, n’irradie pas le mystère assez fascinant qui était celui de ­Julianna Margulies dans The Good Wife, mais Baranski casse la baraque, notamment quand, elle se « lâche » grâce à l’appui de certains stupéfiants.
La saison 1 avait commencé par l’annonce, devant une Diane défaite, de l’élection de Donald Trump. Omniprésent – comme dans d’autres séries –, le président controversé constitue un matériau de premier choix pour les scénaristes qui suivent ses frasques, réelles ou supposées, d’une manière quasiment synchrone avec l’actualité.
En entrant dans un cabinet d’avocats afro-américain, Diane donne la possibilité aux créateurs d’évoquer l’autre versant du métier, où l’on voit que les préjugés – politiques ou raciaux –, quoique inversés, n’en sont pas toujours moins vifs.

   


Le récit de The Good Fight est plus « ramassé » que celui de The Good Wife et a diminué le nombre de scènes grotesques de tribunal dont The Good Wife abusait. Mais l’on rit toujours, comme au début de l’épisode 5 – tordant mais qui verse vite dans une réalité sociale assez dramatique. Si de nouveaux rôles se sont substitués à ceux de The Good Wife (avec l’arrivée notable de Rose Leslie), The Good Fight a développé l’importance de rôles mineurs déjà connus, tel celui de Marisa (la vibrionnante Sarah Steele), qui devient enquêtrice et forme un duo piquant avec l’énigmatique Jay (Nyambi Nyambi), ou celui de Luca Quinn (Cush Jumbo).
On s’amusera de voir, le temps du cinquième épisode, les auteurs faire un clin d’œil au principe moteur de la série The Affair, créée par Sarah Treem et Hagaï Levi, dont la quatrième saison est en cours sur Canal+ Séries : la même séquence d’événements est narrée d’un double point de vue en vis-à-vis.
Ritournelle instrumentale
Les oreilles cultivées auront déjà remarqué que David Buckley, le compositeur de la musique de The Good Fight, connaît ses classiques, qu’il parodiait plus ou moins allusivement dans The Good Wife. Le générique de The Good Fight – et ses images d’explosions psychédéliques qui rappellent la fin de Zabriskie Point (1970), de Michelangelo Antonioni – est fondé sur une ritournelle instrumentale extraite de L’Orfeo (1607), de Claudio Monteverdi.
Buckley détourne et développe ce thème au fil d’un grand crescendo accumulatif qui s’achève sur un fortissimo orchestral et choral. On se doute bien que ce choix ne changera pas la face du monde des séries, mais cette excentrique subtilité méritait d’être soulignée.
The Good Fight, saison 2, série créée par Robert King, Michelle King et Phil Alden Robinson. Avec Christine Baranski, Rose Leslie, (EU., 2017, 13 × 49-53 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Podcast. Dans la « Vraies Vies des héros de l’Antiquité », l’historienne Giulia Sissa conte leurs exploits avec un zeste de modernité (sur France Inter).
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Jason, Achille ou Héraclès, des demi-dieux toujours vivants

Podcast. Dans la « Vraies Vies des héros de l’Antiquité », l’historienne Giulia Sissa conte leurs exploits avec un zeste de modernité (sur France Inter).



Le Monde
 |    27.07.2018 à 17h30
    |

            Mustapha Kessous








                        


Podcast sur France Inter

   


Ils ont été vénérés, détestés, choyés ou massacrés. Andromaque, Héraclès, Hector ou encore Agamemnon ont traversé les siècles, et leurs noms résonnent aujourd’hui encore dans l’imaginaire collectif. Les parcours de ces héros de la mythologie grecque ont inspiré les plus grands dramaturges comme Corneille (1606-1684) ou d’immenses peintres tels que Rubens (1577-1640) et Picasso (1881-1973).
C’est ce que rappelle l’historienne Giulia Sissa, qui, dans La Vraie Vie des héros de l’Antiquité – nom de cette série d’été diffusée sur France Inter –, conte, avec lyrisme, les destins de quelques demi-dieux légendaires. Cette helléniste passionnée souhaite faire revivre des odyssées fantastiques où de glorieux guerriers tels que Persée ou Achille ont eu à affronter les pires créatures comme les sœurs Grées (trois vieilles dames qui se partageaient un œil et une dent), les Cyclopes et autre Méduse qui, ornée de sa chevelure de serpents, pouvait transformer en pierre quiconque croisait son regard…
Place réservée aux femmes
Il y a de la vengeance, de l’inceste, et beaucoup de rivalités dans la mythologie grecque. L’une d’elles est décrite dans Jason, le bellâtre. Ce jeune homme, fils d’Eson, roi d’Iolcos en Thessalie, est dépossédé du trône par son demi-frère Pélias. De peur de perdre sa couronne, un oracle avertit le nouveau souverain : « Qu’il fasse attention à l’homme chaussé d’une seule sandale. Il lui prendra son royaume. » Lorsque Jason se présenta en son palais, Pélias vit qu’il ne portait qu’une seule chaussure. Pour s’en débarrasser, il décida de lui confier le soin de rapporter la Toison d’or, propriété du roi Eétès, précieusement surveillé en Colchide, au bord de la mer Noire, par un dragon insomniaque.
Une série d’épreuves attend Jason qui sera épaulé par des femmes charmées par sa beauté. La plus efficace sera Médée, qui n’hésitera pas à trahir son père, Eétès, pour l’aider à se procurer la fameuse Toison.
L’aspect intéressant, dans les différentes histoires de cette série estivale, est la place que réserve la mythologie grecque aux femmes, qui sont souvent amenées à tuer par amour. Chaque samedi jusqu’au 25 août, un monde étrange, sanguinaire et semi-divin est raconté avec soin où l’aspect affectif des héros est détaillé avec force.
« La Vraie Vie des héros de l’Antiquité », de Giulia Sissa (36 min). Le samedi, à 19 h 20, ou à retrouver sur Franceinter.fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.
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                La chanson d’amour d’Irène Théry : « I’m Your Man », de Leonard Cohen


Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.

Le Monde
                 |                 27.07.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h09
                 |

            Gaëlle Dupont

















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Sociologue de la famille, Irène Théry est directrice d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Elle s’est engagée en faveur du mariage pour tous, de l’ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, et d’une gestation pour autrui « éthique ». En 2016, elle est l’héroïne de « La Sociologue et l’Ourson », documentaire coréalisé par son fils Mathias Théry sur l’élaboration de la loi sur le mariage pour tous.
La chanson d’amour la plus chère à mon cœur est I’m Your Man, de Leonard Cohen, indissociable d’un moment important de ma vie. Mon amoureux et moi, nous vivions ensemble depuis déjà vingt ans et nos enfants et beaux-enfants étaient adolescents quand une tempête affective s’est abattue sur nous, si grave que nous nous sommes séparés.
Mais quelques mois plus tard, nous n’avons pu nous empêcher de retomber dans les bras l’un de l’autre. Tomber amoureux, c’est merveilleux. Mais s’aimer à nouveau et prendre ensemble un nouveau départ, il n’y a pas de mots pour dire la joie que c’est. Et nous qui, en bons révolutionnaires opposés au mariage bourgeois, nous étions mariés dans les années 1970 carrément à la sauvette, nous nous sommes alors en quelque sorte re-mariés « pour de bon » en invitant cette fois frères et sœurs, amis et enfants à fêter avec nous comme il se doit notre bonheur retrouvé !
Gentillesse infinie
Ce jour-là, un ami nous offrit A la recherche du bonheur, Hollywood et la comédie du remariage, un livre de Stanley Cavell (Cahiers du cinéma, 1993) qui semblait écrit pour nous. Ne nous disait-il pas qu’à l’heure de l’égalité des sexes et du « mariage conversation », tout vrai mariage est celui qui a subi l’épreuve de la mort et de la résurrection, ouvrant la voie à la conquête inespérée de la complicité dans l’humour et la distance à soi ?
La chanson de Leonard Cohen, qui a résonné dans notre maison pendant toute cette période, exprime tout cela magnifiquement. C’est un peu l’hymne de notre remariage. Et nous l’aimons toujours autant aujourd’hui. D’abord pour sa musique, à la fois simple et sophistiquée, nonchalante et lyrique. Mais aussi pour la voix et les mots : le boxeur sur le ring, les balades sur le sable, les promesses non tenues et le « If you want a father for your child » qui m’a toujours embué les yeux.
Pour sa gentillesse infinie. Et bien sûr aussi pour sa façon d’oser magnifier les stéréotypes tout en les détournant de leur sens. Car rien ne dit mieux que cette chanson qu’il peut être si peu traditionnel de jouer au cow-boy, au chevalier servant et au protecteur, et si féminin de répondre : « Je suis ton homme. » Après tout, c’est juste une histoire de tempo. »


Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro
Bernard Cazeneuve : « Vienne », de Barbara
Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy
Pénélope Bagieu : « Don’t Cry », de Guns N’Roses
Erik Orsenna : « Pierre », de Barbara
Agnès B : « L’Affiche rouge », de Léo Ferré
Christophe Michalak : « With or Without You », de U2
Marianne James : « Ne me quitte pas », de Jacques Brel
Arnaud Montebourg : « D’aventures en aventures », de Serge Lama



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Gaëlle Dupont
    













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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Delon en six films cultes (6/6). A la fois acteur et producteur, Alain Delon s’implique totalement, en 1976, dans le rôle d’un marchand d’art, pris pour un juif et déporté après la rafle du Vél d’Hiv. « Alain est une personnalité à la recherche de son identité », juge le cinéaste Joseph Losey, avec qui la relation fut à la fois facile et complexe. Il en sort un chef-d’oeuvre.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ 
<article-nb="2018/07/27/18-6">
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ La Villa Arson, à Nice, met en lumière les premières œuvres de celle qui s’appelait alors Judy Gerowitz à Los Angeles dans les années 1960.
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Judy Chicago en a sur le capot

La Villa Arson, à Nice, met en lumière les premières œuvres de celle qui s’appelait alors Judy Gerowitz à Los Angeles dans les années 1960.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 15h38
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 15h57
    |

                            Philippe Dagen








                        



                                


                            

L’exposition « Los ­Angeles 1955-1985 », présentée au Centre Pompidou à Paris en 2006, la « Beat Generation » en 2016 au même endroit : les ­artistes californiens sont assez ­régulièrement exposés en France. Mais ils sont loin de l’être autant que les New-Yorkais et toute occasion de les revoir est bienvenue. La Villa Arson, à Nice, en offre une, inattendue en ce lieu où les manifestations à caractère historique sont rares.
Le titre est attirant mais un peu trompeur : « Los Angeles, les ­années cool » paraît annoncer le panorama d’une décennie, les ­années 1960, alors qu’il s’agit principalement d’une artiste, Judy Chicago, au temps où elle s’appelait Judy Gerowitz. Elle n’était pas encore l’une des ­principales activistes du féminisme en art, luttant pour que de plus jeunes qu’elle obtiennent comme de droit ce qui lui avait été refusé : être considérée sans ­paternalisme ni condescendance comme une artiste de sexe féminin comme il y en a de sexe masculin. Son action à l’université de Fresno et au California Institute of the Arts, l’exposition ­ « Womanhouse », ses prises de parole publiques et ses écrits, dont son autobiographie récemment traduite en français (Through the Flower, « Mon ­combat d’artiste femme », Presses du réel, 232 p., 28 €), sont dans les livres d’histoire. Mais Judy n’est Chicago que depuis 1970 et ­ « Womanhouse » date de 1972. Et avant, donc ?
Avant, il y a une artiste née en 1939 à Chicago, venue se former à Los Angeles en 1957 et qui multiplie les expériences pour se situer par rapport aux mouvements qui dominent alors aux Etats-Unis. Tous l’intéressent, aucun ne la satisfait, elle ne peut se résoudre à s’intégrer à l’un d’eux. Exemple : le pop art prend ses sujets et ses matériaux dans la consommation et les inventions techniques. Ce qui est vrai sur la Côte est l’est autant à l’ouest. Judy Chicago – il est plus simple de la désigner ainsi – se saisit vers 1965 d’un support en accord avec ce constat, le capot...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ La chanteuse fêtera ses 78 ans au festival Fiesta Sète accompagnée de sa fille, son fils, sa petite-fille et son petit-fils.
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Toto La Momposina, ambassadrice de la musique populaire colombienne

La chanteuse fêtera ses 78 ans au festival Fiesta Sète accompagnée de sa fille, son fils, sa petite-fille et son petit-fils.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 15h12
    |

                            Patrick Labesse








                        



                                


                            

C’est la tendance du moment : les artistes latino-américains s’exposent et chantent en famille. Après les Brésiliens Caetano ­Veloso et Gilberto Gil, la France reçoit la plus célèbre ambassadrice de la musique populaire colombienne, Toto la Momposina qui, à son tour, se présente sur scène avec sa tribu.
En tournée européenne, concomitante à la parution de deux ­albums, La Verdolaga (vinyle ­Astar Artes/L’Autre Distribution) et Oye Manita (CD Astar Artes/L’Autre Distribution), la chanteuse fêtera au festival Fiesta Sète, le 1er août, ses 78 ans, accom­pagnée d’un ensemble de dix ­musiciens et chanteuses, dont sa fille, son fils, sa petite-fille et son petit-fils.

Fière et comblée, elle en rit de bonheur, lorsque nous la rencontrons, en famille, fin juin, à Paris, dans les studios de Radio Nova, lors de l’enregistrement de l’émission « Néo Géo », de Bintou Simporé. « Je suis plus exigeante avec eux qu’avec mes autres musiciens », affirme la chanteuse. Marco, 57 ans, son fils tambourinaire, qui l’accompagne depuis toujours, acquiesce. Pas facile, la maman. Fou rire général.

Dans la famille de Toto La Momposina, tout le monde était musicien, depuis cinq générations. Son père battait le tambour, sa mère chantait et dansait. Celle-ci avait créé un groupe de danse à Bogota, la capitale. La famille s’y était installée pour fuir la guerre civile qui ravageait la campagne où Toto La Momposina est née, le 1er août 1940, dans le village de ­Talaigua, sur l’île Mompos, située sur le fleuve Magdalena qui descend du haut des Andes pour ­rejoindre la côte caribéenne.
Un éventail de rythmes
Toto la Momposina rit pour tout, pour trois fois rien, pour une question. Quand a-t-elle commencé sa carrière ? Mais elle a toujours chanté, voyons ! Dans les fêtes de famille, les fêtes de rue… En insistant un peu, on obtient une précision, fournie par le fils, Marco : « Elle s’est révélée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Le danseur et chorégraphe belge est pour deux soirs au Théâtre Monfort à Paris avec son spectacle « Ode to the Attempt ».
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Jan Martens, en perpétuelle réinvention

Le danseur et chorégraphe belge est pour deux soirs au Théâtre Monfort à Paris avec son spectacle « Ode to the Attempt ».



Le Monde
 |    27.07.2018 à 14h33
    |

                            Rosita Boisseau (Avignon (envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Jan Martens a mis en scène Ode to the Attempt, en 2014. Depuis, le déjà célèbre jeune chorégraphe belge, propulsé la même année en haut de l’affiche avec The Dog Days Are Over, n’a cessé de tourner cet autoportrait en artiste connecté. Sous perfusion permanente de son ordinateur, le voilà donc assis à son bureau sur le plateau des Hivernales, le Centre chorégraphique national d’Avignon. Comme à la maison, en short et débardeur, il se filme et se photographie en direct pour mieux se projeter sur un écran dressé en fond de scène. Il fait défiler ses mails, discute les yeux dans les yeux avec le public et se lance à l’attaque de sa charte de travail comme on liste ses courses pour ne rien oublier.

En treize séquences et autant d’essais pour se jeter dans le bain de ce qui sera un spectacle – d’où le titre d’ailleurs Ode to the Attempt (« ode à la tentative ») –, il illustre chacune de ses décisions artistiques. Le registre est large. Entre « tenter de commencer à bouger, de devenir classique ou minimaliste, d’envoyer un message caché à son ex ou de laisser une image qui restera dans les esprits », il s’amuse à trouver la meilleure réponse et la plus efficace à chaque situation. Il s’échauffe en moulinant des bras pour se donner l’envie d’y aller, recycle en les pastichant des extraits de spectacles… Non sans ironie, avec visiblement l’envie de la jouer léger, il louvoie entre confidences et poses distantes sans jamais perdre sa sincérité. Il tend la main au public et semble chercher à faire bureau commun avec lui.
Nouvelle génération
Avec ce solo toujours en évolution, comme une introduction modeste à ce qu’il est et veut créer, Jan Martens, 34 ans, entend pointer différents paramètres et obsessions. Dans le programme du spectacle, il dit : « Je ne montre presque jamais de point final : j’aime plutôt montrer le chemin qui y mène. Cela rejoint une idée de la transparence dans l’acte artistique qui m’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Dans les années 1980, une troupe d’étudiants se forment sur les bancs de l’école des beaux-arts de Grenoble pour bientôt bouleverser la scène artistique française avec leur travail en commun.
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La bande des beaux-arts de Grenoble, de jeunes prodiges de la création contemporaine


                      Dans les années 1980, une troupe d’étudiants se forment sur les bancs de l’école des beaux-arts de Grenoble pour bientôt bouleverser la scène artistique française avec leur travail en commun.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 13h41
    |

                            Roxana Azimi








                              

                        

Ce soir du 22 septembre 2015 a lieu le vernissage de la grande exposition de Dominique Gonzalez-Foerster au Centre Pompidou. On s’y bouscule. L’artiste est l’une des têtes d’affiche de la scène contemporaine française. Elle présente des vidéos, des néons, des installations… Dans l’une des salles, elle a exhumé des vêtements qu’elle porte depuis sa jeunesse, assemblés à la façon d’un jeu de piste. Les invités slaloment mais cherchent les clés de ce labyrinthe énigmatique.
Certains, pourtant, n’ont pas besoin d’explication. Ils connaissent « leur » Dominique et comprennent tout de suite d’où vient cette assise en velours vert usé : du musée des beaux-arts de Grenoble, qui convie tant de souvenirs, évidemment… Grenoble, la ville où tout a commencé. Pour Dominique Gonzalez-Foerster, bien sûr. Mais aussi pour toute une bande d’artistes nés au milieu des années 1960, dont quelques-uns sont là ce soir.
Des acteurs majeurs de la scène artistique des années 1990
Crâne dégarni, voilà Philippe Parreno, une autre vedette de ce petit monde. En 2006, son film sur Zinédine Zidane – Zidane, un portrait du xxie siècle, réalisé avec l’Anglais Douglas Gordon – a fait sortir sa notoriété du microcosme. Pour rien au monde, il n’aurait raté l’événement. Gonzalez-Foerster est sa complice de toujours. Le plasticien Pierre Joseph, autre habitué des honneurs, est lui aussi venu, « admiratif de la carrière » de celle qu’ils surnomment « DGF ». Quant à Véronique Joumard, la meilleure amie d’autrefois, elle est « venue tôt… et repartie tôt ». Le temps desserre les liens.

À Beaubourg, on peut aussi, d’ailleurs, compter les absents. Une demi-douzaine d’artistes qui ont fait leurs classes, en même temps que ces locomotives de l’art contemporain, à l’école des beaux-arts de la ville, dans les années 1980. Tous se sont fait un nom, à défaut d’un renom.

S’ils n’ont jamais atteint la cote, sur le marché de l’art,...




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Le 24 novembre 2017, un fauve d’un cirque parisien s’est offert ses seuls instants de liberté en effrayant des badauds dans les rues de la capitale. Avant de tomber sous les balles de son dompteur. Un fait divers insolite qui a relancé le débat sur la captivité des animaux sauvages.
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Le destin tragique de Mévy la tigresse


                      Le 24 novembre 2017, un fauve d’un cirque parisien s’est offert ses seuls instants de liberté en effrayant des badauds dans les rues de la capitale. Avant de tomber sous les balles de son dompteur. Un fait divers insolite qui a relancé le débat sur la captivité des animaux sauvages.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 13h40
    |

                            Zineb Dryef








                              

                        

La queue. C’est la première chose que le policier a vue. Une queue longue et souple, annelée de noir, qui dépassait du grand drap blanc. Il a soulevé le tissu. L’animal, allongé sur le flanc droit, avait les yeux et la gueule entrouverts, du sang partout, rutilant, tout le long du corps, sur les pattes avant et le flanc gauche. Comme l’a fait avant lui le vétérinaire des sapeurs-pompiers, il n’a pu que constater son décès. Il n’y avait plus rien à faire.
Quelques minutes plus tôt, ce 24 novembre 2017, quand ses collègues ont entendu un message radio indiquant la présence d’un tigre en liberté dans le quinzième arrondissement parisien, aperçu par des passants d’abord sur l’esplanade Henri-de-France puis sur le pont du Garigliano, ils ont foncé.
De toute évidence, il s’agissait d’une urgence. Leur procès-verbal précise : « Faisons usage de nos moyens lumineux mais non sonores pour ne pas risquer d’effrayer la bête. » Arrivés sur place, autour de l’arrêt du tramway, pas trace du fauve, mais une poignée de riverains.
Certains sont affolés, beaucoup ont les yeux rivés sur leurs smartphones et partagent la nouvelle : un tigre se promène en plein Paris. D’autres encore s’amusent du message de la RATP : « Le trafic est interrompu sur l’ensemble de la ligne T3a en raison de la présence d’un tigre. »

Il y a aussi cette dame, employée de France Télévisions, surprise pendant sa pause par l’apparition du félin à un mètre d’elle. Un homme lui a hurlé « Venez derrière moi », et elle a obéi. C’est ce qu’il fallait faire, marcher lentement, tenter de rester calme même si elle ne pensait qu’à une chose : cette bête va me sauter dessus, elle va me dévorer, c’est ce que font les prédateurs aux hommes. Puis, le tigre et l’homme ont disparu.
C’est au pied des arbustes d’un petit sentier qui longe l’imposant bâtiment de verre de France Télévisions, entre le boulevard du Général-Martial-Valin et...




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Le duo Tshegue impose depuis un an sa musique hypnotique à l’urgence viscérale, fusion de rock, de blues, d’électro et de beats africains. Un succès qui se prolonge en festivals cet été.
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Tshegue fait résonner les sons d’aujourd’hui


                      Le duo Tshegue impose depuis un an sa musique hypnotique à l’urgence viscérale, fusion de rock, de blues, d’électro et de beats africains. Un succès qui se prolonge en festivals cet été.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 13h39
    |

                            Stéphane Davet








                              

                        

Des Trans Musicales de Rennes à Solidays, du festival parisien We Love Green aux rassemblements anglais de The Great Escape ou belge de Dour, la révélation se reproduit à chaque concert. Tshegue happe un public qui, la plupart du temps, ne connaissait pas ce groupe encore sans album.

À chaque fois, l’auditoire vibre au rythme des incantations intenses de la Congolaise Faty Sy Savanet, des percussions hypnotiques de son complice franco-latino Nicolas Dacunha (alias « Dakou ») et de la brûlante fusion de garage rock, de blues, d’électro et de beats africains charriée par le duo.
Le « live » avant tout le reste
Si Tshegue a enregistré un EP 4 titres, Survivor, c’est le live qui prime. Live pour « vivant », comme les émotions que la formation cherche à faire surgir. « Tout commence toujours par la voix de Faty, précise Nicolas Dacunha. Elle donne l’impulsion grâce à son chant très “percussif”, puis je la rejoins avec mes percussions, jusqu’à ce que cela nous prenne aux tripes. Ensuite, d’autres instruments sont ajoutés. » « Cette base doit fonctionner comme les battements d’un cœur, ajoute Faty Sy Savanet. La sincérité, l’urgence doivent être viscérales. »
Cette quête instinctive est le fruit de la rencontre de deux parcours. Née à Kinshasa d’une mère sénégalo-congolaise et d’un père guinéen, la chanteuse se souvient de l’énergie anarchique de sa ville natale et des musiques qui ont bercé son enfance jusqu’à son départ pour Paris, à l’âge de 9 ans.

De son adolescence rebelle, elle a gardé quelques tatouages et un goût pour le rockabilly et le vieux rhythm’n’blues, qui l’aidèrent à matérialiser sa colère au sein d’un premier groupe de rock garage et de « voodoo’n’roll », Jaguar, qui tourna trois ans sans laisser de trace discographique.
Origines sénagalaises, congolaises, guinéennes et cubaines
Éloignée musicalement de ses racines africaines, Faty Sy Savanet renoue avec...




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Mots d’amour, liste de courses et papier hygiénique : voyage dans l’univers chamarré des marque-pages oubliés.
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Une bibliothèque expose les marque-pages oubliés de ses lecteurs

Mots d’amour, liste de courses et papier hygiénique : voyage dans l’univers chamarré des marque-pages oubliés.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 12h22
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 15h29
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


Voilà six années que la bibliothèque de Beaune, petite cité bourguignonne aux toits de tuiles colorées, collectionne les marque-pages oubliés par ses lecteurs. Les mots tendres, objets incongrus ou lettres oubliées laissés entre les pages d’ouvrages destinés au prêt font, depuis le 21 juillet, l’objet d’une exposition en vitrine de la bibliothèque municipale. Tour d’horizon de ses plus beaux chefs-d’œuvre.
« Pendant que tu ronfles, je vais marcher »
Bien sûr, il y a des mots d’amour. Ces petits Post-it ornés de cœur, sur lesquels une main enfantine et inquiète a demandé à un écolier inconnu s’il aimait Marie « en amoureusse ». Un cœur pour toute signature. Post-it suivant, deux cœurs et une faute d’orthographe. « Je t’aime M., je suis prèsse de te voir au carnaval ». Non loin, une carte postale. Un certain Cyril adresse à une muse inconnue un sobre « mon amour, tu m’as manqué, je t’aime ». Autre petit mot, témoin des vertiges de la vie commune : « Pendant que tu ronfles, je vais marcher… Bisous ».
Au nombre des petits mots glanés au fil des pages, une lettre d’amour venue d’une époque où l’on en écrivait encore sur du papier. « Mon chéri, comme promis je viens te passer ces quelques lignes pour te faire savoir que tout continue à aller comme lorsque tu étais là, dans nos propos tu es toujours là », lit-on sur une feuille de papier jaunie abandonnée entre deux chapitres depuis 1972.

On rappelle que la durée de prêt est de 3 semaines, pas de 3 mois ! (en vrai on est super souple). Marque-page fait… https://t.co/8wq5lKdmJ4— BibBeaune (@Bibliothèque de Beaune)


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Et puis, il y a les marque-pages de fortune. Une entrée à Disneyland, du papier d’Arménie, un ticket de métro, un jeu à gratter, la place d’un concert de David Gilmour, ou bien ce petit papier aux grosses lettres rouges : « Accident cardiaque : il faut réagir vite, c’est une urgence vitale ».
D’autres urgences vitales nécessitent parfois l’intervention de marque-pages de fortune. Ainsi, cette feuille de papier toilettes oubliée dans un livre, voisine d’une feuille d’arbre qui, peut-être, connut le même usage. « Cela nous a un peu étonnés, le coup du PQ », reconnaît, amusée, Anaïs, la bibliothécaire.

« - Dépêche-toi j’ai envie d’aller aux toilettes ! 
— BibBeaune (@Bibliothèque de Beaune)


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Au milieu de cet inventaire à la Prévert, de vraies listes. De course ou d’ingrédients. « 1 tube de jouvence, eau précieuse, doliprane », lit-on sur un papier ayant vraisemblablement appartenu à une adolescente migraineuse dans une vie antérieure. A ses côtés, une recette de cuisine obscure, tracée en lettres enfantines. « 20 cl lait. 2 œufs + 1 jaune. Ail. Oignon ».
Parmi les marque-pages exposés jusqu’au 1er septembre, des tentatives de réconciliation. « Pardon maman chérie de ne pas avoir étaits gentil avec toi ce matin », voit-on sur un papier orné d’un cœur géant – quelque part à côté d’un « je t’aime moumoune adorée » orné de moult étoiles. Et puis cette phrase, que l’on croirait issue d’un dictionnaire d’aphorismes chinois : « La lenteur de l’escargot ignore la montée et la descente ». Parmi les cent cinquante œuvres infimes exposées, des photos. « Une dame est venue à l’exposition. Il y avait cette photographie d’elle il y a vingt ans, elle ne s’est pas reconnue », dit amusée Anaïs. Qui espère voir ces marque-pages, cocasses ou intimes, s’en retourner à leurs propriétaires. Et continuer leur voyage de livre en livre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Les affinités végétales 3|6. Penseurs ou écrivains, ils racontent leur relation à une plante. Cette semaine, l’historien Romain Bertrand évoque un souvenir d’adolescence venu de l’autre bout du monde et la pauvreté des mots à dresser un portrait fidèle de la nature.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ La salle parisienne a été vendue à Antoine Courtois qui a demandé à Didier Long d’en conserver la direction.
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Le Théâtre de l’Atelier change de mains mais garde son directeur

La salle parisienne a été vendue à Antoine Courtois qui a demandé à Didier Long d’en conserver la direction.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 09h40
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 09h56
    |

            Sandrine Blanchard








                        



                                


                            

Depuis un an, beaucoup de rumeurs et de noms circulaient autour de la vente du Théâtre de l’Atelier à Paris. Cette très jolie salle du XIXe siècle, nichée sur la petite place Charles-Dullin (du nom de son illustre premier directeur), dans le quartier de la butte Montmartre, était convoitée par l’homme d’affaires Matthieu Pigasse (actionnaire du Monde à titre personnel) et, plus récemment, par l’animateur de télévision et de radio Nagui, en association avec le metteur en scène et comédien Nicolas Briançon. Finalement, le théâtre a été vendu, le 20 juillet, à Antoine Courtois, PDG de l’Atelier Mériguet-Carrère, spécialisé dans la restauration d’œuvres d’art et de monuments (Opéra Garnier, Musée de la chasse et de la nature, etc). Ce dernier, peu connu dans le milieu du théâtre, a demandé au metteur en scène ­Didier Long, directeur de l’Atelier depuis 2015, de rester à son poste.
« Je ne connaissais pas Antoine Courtois, mais c’est un amateur de théâtre », assure Didier Long. « Le duo Nagui-Briançon avait un très bon dossier. Mais Antoine Courtois a fait sa proposition il y a environ un mois. Après, ce sont des négociations », poursuit-il. Difficile de connaître le montant exact de la transaction, le nouveau propriétaire n’ayant pas donné suite à nos sollicitations. Les chiffres qui ont circulé évaluaient le bail de cette salle de 563 places à environ 4,5 millions. « Il faut compter à peu près 8 000 euros par fauteuil, mais avec une garantie de passif et des remboursements de créances et d’emprunts », avance, sans plus de précision, Didier Long qui conteste la rumeur d’un important endettement.
Salle historique
Le metteur en scène détenait 30 % du théâtre aux côtés de deux associés, Benjamin Liagre et Jean-Claude Bassien. « Ce sont eux qui souhaitaient vendre. En tant qu’associé minoritaire, j’ai accepté ce choix. Je m’étais fait à l’idée de partir, alors que je ne le souhaitais pas. Au bout du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ A Arles, frère Jean, prêtre orthodoxe et photographe, discute avec Simón Vélez, architecte anarchiste colombien.
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Concile œcuménique sous un toit de bambou

A Arles, frère Jean, prêtre orthodoxe et photographe, discute avec Simón Vélez, architecte anarchiste colombien.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 09h22
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 09h43
    |

            Aureliano Tonet (Arles - envoyé spécial)








                        



                                


                            

Arles, début juillet. La place du Forum fourmille de festivaliers, l’après-midi bat son plein, la semaine d’ouverture des Rencontres de la photographie, aussi. Frère Jean met son livre en évidence, au cas où François Hébel, l’ancien directeur, qui papote à quelques mètres de notre table, viendrait à le saluer. Il ne viendra pas. Tant pis, l’homme d’Eglise en a vu d’autres. Au gré des étés, les Rencontres grandissent, grossissent, grouillant sans cesse d’initiatives et d’innovations ; frère Jean, lui, reste. C’est un repère, un pilier.
« Je fais partie du spectacle », confesse-t-il avec la douceur et l’humilité des géants peluchés qui égayent les parcs d’attractions. La valse des directeurs, des sites et des expos n’ébranle guère celui qui participa, en 2014, à la cérémonie funéraire du fondateur, Lucien Clergue. Quel que soit le fil rouge de l’édition, les visiteurs égarés peuvent toujours se rattacher à la robe noire et à la barbe blanche du prêtre orthodoxe, présentes à chaque vernissage, ou presque, depuis près de quatre décennies.
Il se trouve que, cette année, frère Jean se fond particulièrement bien dans le décor arlésien. De la chapelle du Méjan au palais de l’archevêché, en passant par les églises des Frères-Prêcheurs, des Célestins ou des Trinitaires, rarement autant d’expos ont été hébergées dans des lieux saints. Leurs titres enfoncent, si l’on peut dire, le clou : Paradisiaque, Rédemption, Purgatoire crypté, Mobile Churches, Le Dernier Testament, En quête de passion… On ignore quel genre d’apparition a frappé Sam Stourdzé – ordonnateur de la grand-messe de la photo depuis 2014 –, mais le programme qu’il a agencé répand une forte odeur d’encens. Parmi l’œcuménique cohorte d’icônes, de messies et de temples célébrés par le festival, plus ou moins véridiques, se sont nichés des clichés pris par un moine, bien authentique celui-là : Matthieu Ricard.
Un Leica sous son habit de moine
Lors de la semaine d’ouverture,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ La chorégraphe et danseuse présente son spectacle en solo « le Récital des Postures » au festival Mimos
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A Périgueux, Yasmine Hugonnet lâche les cheveux

La chorégraphe et danseuse présente son spectacle en solo « le Récital des Postures » au festival Mimos



Le Monde
 |    27.07.2018 à 09h05
    |

                            Rosita Boisseau








                        



                                


                            

Elle est de biais, cassée net, tête au ras du sol, fesses en l’air. Impossible de voir son visage dissimulé par ses cheveux. Elle va peu à peu s’écraser comme une flaque sur le sol, lentement, comme si le poids de son crâne l’attirait irrésistiblement à terre.
Quel insolite démarrage que celui du spectacle Le Récital des postures, chorégraphié par Yasmine Hugonnet. Surprise au beau milieu de l’action, comme si tout avait commencé depuis quelque temps déjà avant que la lumière ne soit sur le plateau. D’emblée, il ouvre un espace de contemplation intense, aiguisée, que la lenteur tenace de la danseuse absorbe comme un buvard aspire l’encre.
Ce solo, créé en 2014 par l’artiste suisse, est toujours en tournée. Il se pose deux jours, les 27 et 28 juillet, au festival Mimos, à Périgueux. D’une impérieuse beauté, exécuté en silence (ou presque), d’abord en tenue de sport et puis entièrement nu, il semble remettre le corps en marche sur le fil d’un catalogue de poses et de danses dont la stricte sensualité se pique soudain de burlesque.
La force hypnotisante de ce solo réside dans la façon dont Yasmine Hugonnet semble lâcher les rênes pour laisser son corps agir seul
Parlons cheveux d’abord. Cette masse de mèches qui couvre le visage de Yasmine Hugonnet est l’un des paramètres principaux de cette pièce. Il donne le « la » à cette parade de mouvements tirés par les cheveux, au sens propre. Qu’elle tire sur sa queue de cheval par les orteils, se crêpe un chignon ou se fasse friser une fausse moustache, le cheveu donne des idées à Yasmine Hugonnet. Elle s’accroche des deux mains à ses couettes et la voilà emportée par des traversées de plateau joliment cocasses. Le Récital des postures déroule aussi un récital de coiffures qui deviennent les courroies de transmission du geste.
La force hypnotisante de ce solo réside aussi dans la façon dont Yasmine Hugonnet semble lâcher les rênes pour laisser son corps agir seul. En faisant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Converti par un abbé nantais au culte d’Olivier Messiaen, Gaëtan Puaud a créé, il y a vingt ans, un festival dans le site alpin qui avait inspiré le compositeur.
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A la Meije, une histoire de pères

Converti par un abbé nantais au culte d’Olivier Messiaen, Gaëtan Puaud a créé, il y a vingt ans, un festival dans le site alpin qui avait inspiré le compositeur.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 08h53
    |

                            Pierre Gervasoni








                        



                                


                            

Pour Gaëtan Puaud, fondateur, en 1998, du festival Messiaen au Pays de la Meije – sans doute l’événement classique le plus haut perché de France durant l’été (27 juillet-5 août) –, l’escalade vers un des sommets de la musique française a commencé sur les bancs du collège. En 1964, pendant les cours de musique à l’institution Saint-Stanislas de Nantes, l’abbé Bureau, qui officie par ailleurs comme critique musical au quotidien Ouest-France, transmet au jeune Puaud la passion d’Olivier Messiaen (1908-1992).
L’adolescent dépense tout son argent de poche dans l’achat de disques de référence tels que l’enregistrement des Trois petites liturgies de la présence divine sous la direction du légendaire Marcel Couraud (Erato). Un palier dans l’ascension musicale sera bientôt franchi, au piano, quand Gaëtan Puaud demandera à sa professeure, peu versée dans le répertoire contemporain, de lui faire déchiffrer le premier des Vingt regards sur l’Enfant Jésus composés par Messiaen, Regards du Père.
« Engouement pour le grandiose »
Vingt ans plus tard, c’est en père de famille que Gaëtan Puaud ­découvre le massif de la Meije, à la limite des Hautes-Alpes et de l’Isère, depuis le petit village de La Grave, qu’il a choisi pour un séjour censé endiguer les crises d’asthme de son fils aîné. Quand le pédiatre lui a suggéré le bassin de l’Oisans, l’admirateur de Messiaen a aussitôt pensé à la montagne que le compositeur avait eue sous les yeux lorsqu’il a conçu, en 1964, le titanesque Et exspecto resurrectionem mortuorum (« et j’attends la résurrection des morts »). « Quand on voit d’un côté les trois glaciers suspendus, dont la Meije à 4 000 mètres, et de l’autre le balcon que constitue le village de La Grave, rapporte aujourd’hui Gaëtan Puaud, le spectacle est saisissant. » Et on comprend « l’engouement de Messiaen pour le grandiose », lequel avait un jour émis le vœu d’une exécution d’Et...




                        

                        


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Chimamanda Ngozi Adichie, des racines et des lettres 
                  
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Le Monde
 |
                  27.07.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 07h35


Star internationale depuis la sortie de son roman « Americanah » en 2013, l’écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie est aussi devenue une figure majeure du féminisme et un porte-voix de l’Afrique.

Par                             Judith Perrignon





                     

Il serait si tentant de lui voler les premières lignes de son roman Americanah, pour raconter l’endroit de notre rencontre. Une de ces innombrables petites localités américaines sans odeur, sans transport en commun, sans bruit, si ce n’est le bip des voitures dont on verrouille les portières, une fois garées devant une belle maison, ou devant le minicentre commercial avec son café et son bar à ongles. Columbia. Maryland. Chimamanda Ngozi Adichie habite à un quart d’heure de là.
Empruntons-lui juste cette phrase : « Elle aimait par-dessus tout pouvoir prétendre, dans ce lieu où régnait l’abondance, être quelqu’un d’autre, admis par faveur dans le club consacré de l’Amérique, quelqu’un auréolé d’assurance. »
C’était Ifemelu l’Americanah, surnom que les Nigérians donnent à ceux qui sont partis tenter leur chance outre-Atlantique et en reviennent différents, mais probablement un peu elle à 20 ans quand elle débarqua aux Etats-Unis pour y faire ses études.
Son prénom signifie « un esprit fort, indestructible »
Son prénom résonne d’ailleurs d’autant de syllabes et de voyelles chantantes. Chimamanda. « Littéralement, cela signifie : “Mon dieu ne va jamais s’effondrer”. Mais ça veut vraiment dire : “Mon esprit est fort, indestructible”. Car Chi dans la cosmologie igbo désigne l’esprit de chacun. Tout le monde possède un Chi. Mais quand le christianisme s’est installé parmi les Igbo, Chi est devenu Dieu. »
Nous voilà propulsés en quelques instants depuis un lieu sans âme aux pelouses trop vertes vers les profondeurs et les langues africaines. Les Etats-Unis sont une immense piste d’atterrissage qui n’exclut ni le crash ni la consécration.
« Quand je suis arrivée aux États-Unis, on me disait : “Tu es noire.” Je répondais : “Non ! Je suis nigériane.” »
Chimamanda Ngozi Adichie correspond exactement à la signification de son prénom. D’elle émane une forte présence, une forte lumière, une tête...





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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.
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Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.

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            Denis Cosnard

















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Avocat de formation, celui qui fut ministre de l’économie (2012-2014) sous la présidence de François Hollande s’est reconverti dans le monde de l’entreprise en créant deux sociétés pour relancer le miel et les amandes, des productions « made in France » mal en point.
Serge Lama, son extraction modeste, sa tête de révolutionnaire de 1793, ses difficiles premiers pas d’artiste dans les années 1950, n’est pas seulement l’homme des Petites Femmes de Pigalle. Il est l’homme d’un grand amour de jeunesse qu’il n’a jamais pu quitter, et l’auteur de cette chanson poignante : D’aventures en aventures.
Cette année-là, 1964, Mireille vient de lui donner sa première grande chance au Petit Conservatoire de la chanson. Engagé pour le jour anniversaire de ses 21 ans dans un célèbre cabaret de la rive gauche aujourd’hui disparu, L’Ecluse, le voici en première partie de Barbara, accompagnée au piano par la belle Liliane Benelli, dont il devient fou amoureux. Il s’envole alors, porté par l’amour et son talent. Il assure le lever de rideau de Marcel Amont, puis la première partie de Georges Brassens et de Barbara à Bobino, avec Liliane, sa fiancée, assise au piano.
Amant éternel
Le 12 août 1965, en tournée dans le sud de la France, Serge et Liliane sont côte à côte dans la 404 blanche conduite par Jean-Claude, le frère d’Enrico Macias, non loin d’Aix-en-Provence. La voiture s’encastre dans un arbre. Liliane est tuée sur le coup. Serge échappe de si peu à la mort qu’il doit subir dix opérations chirurgicales en un an. Marcel Amont, accouru à l’hôpital, supplie les médecins de ne pas trachéotomiser Serge afin qu’il garde sa grande voix de chanteur, éraillée, belle et grave.
Quelques mois plus tard, un 7 décembre, ses amis Georges Brassens, Marcel Amont, Régine, Pierre Perret, Barbara, Enrico Macias, Jean-Jacques Debout et Sacha Distel donnent à l’Olympia une soirée de soutien à Serge le grand blessé, auquel ils reversent la recette pour l’aider à vivre pendant qu’il ne peut plus chanter. Barbara écrit Une petite cantate dédiée à Liliane.
Rétabli, Serge Lama signe en 1968 D’aventures en aventures, un texte qui chante l’amour immarcescible pour cette Liliane qu’il aura aimée encore cinquante ans : « Bien sûr j’ai d’autres certitudes/J’ai d’autres habitudes/Et d’autres que toi sont venues (…)  Mais d’aventures en aventures/De trains en trains, de ports en ports/Jamais encore je te le jure/Je n’ai pu oublier ton corps ». Une chanson puissante, dans la peine comme dans la joie perdue qu’elle exprime par la voix tremblante de l’amant éternel de Liliane, la belle tragiquement disparue sous ses yeux.
« De trains en trains, de ports en ports/Je n’ai pu fermer ma blessure/Parce que je t’aime/Je t’aime encore ». Cette chanson figure en tête de ma playlist intime. Une femme que j’ai aimée me l’a fait écouter, peut-être parce qu’elle voulait être aimée pour toujours. Moi aussi, j’aime partager avec elle les espérances de cette chanson, cette chanson de l’amour qui dure par-delà la vie et la mort. 


Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro
Bernard Cazeneuve : « Vienne », de Barbara
Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy
Pénélope Bagieu : « Don’t Cry », de Guns N’Roses
Erik Orsenna : « Pierre », de Barbara
Agnès B : « L’Affiche rouge », de Léo Ferré
Christophe Michalak : « With or Without You », de U2
Marianne James : « Ne me quitte pas », de Jacques Brel
Arnaud Montebourg : « D’aventures en aventures », de Serge Lama



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Denis Cosnard
    













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