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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Dans les villes touchées par la canicule, les habitants rivalisent d’imagination pour se rafraîchir.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Prostituée et militante, Dinah Bons est l’une des consultantes de Proud, le syndicat des travailleuses du sexe des Pays-Bas, qui fait de la prévention et du conseil juridique.
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A Amsterdam, les travailleuses du sexe luttent contre le VIH et pour leurs droits

Prostituée et militante, Dinah Bons est l’une des consultantes de Proud, le syndicat des travailleuses du sexe des Pays-Bas, qui fait de la prévention et du conseil juridique.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 18h02
    |

            Paul Benkimoun (Amsterdam, envoyé spécial)








                        



                                


                            

En cette soirée caniculaire de juillet, De Wallen, le quartier chaud d’Amsterdam au centre de la ville, plus connu internationalement sous le nom de Red Light District (Quartier rouge), est encore plus chaud que d’habitude. Même en semaine, des flopées de touristes en tee-shirt et short viennent s’y encanailler. Parfois en visite organisée, le plus souvent en petits groupes ou en couple, ils arpentent les rues de cette zone où le sexe se vend ouvertement et s’expose dans des vitrines aux lumières et rideaux rouges. Les bars sont bondés. Les rues aussi.
De temps en temps, dans les grappes de badauds qui déambulent, une personne s’arrête. Une femme, smartphone à la main, veut immortaliser l’image d’une de ces travailleuses du sexe, qui invitent du regard le client à franchir la porte de leur local. Le sexe est peut-être en vitrine, mais les personnes qui se prostituent n’apprécient guère ces touristes qui se croient au zoo.
La porte s’ouvre, les insultes fusent, le contenu alcoolisé d’un verre vole vers l’importune, arrosant au passage quelques collatéraux. Sous les invectives, la touriste prend des airs innocents, penauds, mais non contente de ne pas effacer les photographies volées s’empresse de les envoyer par WhatsApp à des amis. Frissons garantis. Une scène qui se reproduit quelques instants plus tard avec d’autres protagonistes. Et doit probablement se répéter tous les jours.
« Le sexe, c’est avec une capote ou rien »
Au cœur du Red Light District, au tournant d’une ruelle se trouve le PIC. Le Prostitution Information Center a pignon sur rue. Créé en 1994 par une ancienne prostituée, Mariska Majoor, il est un lieu d’accueil, de détente, de ralliement. Une halte où les travailleuses du sexe, femmes ou transgenres, viennent aussi s’informer. Pas un lieu de travail. Entre boutique et café, ses murs aux couleurs vives égayent l’ambiance, parfois de façon exubérante, mais servent aussi à l’affichage d’événements.
« Nous voulions être...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le premier ministre a tenté, vendredi, de faire retomber la polémique autour de la prise en charge du sinistre par les autorités. Le bilan s’est alourdi à 87 morts.
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Incendies en Grèce : Alexis Tsipras assume « la responsabilité politique de la tragédie »

Le premier ministre a tenté, vendredi, de faire retomber la polémique autour de la prise en charge du sinistre par les autorités. Le bilan s’est alourdi à 87 morts.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h51
   





                        



   


La polémique enflait vendredi 27 juillet en Grèce après les incendies qui ont ravagé lundi la région d’Athènes, dont le bilan s’est alourdi à 87 morts. Le gouvernement a tenté en effet de se dédouaner en désignant une piste criminelle et mettant en cause des décennies d’urbanisme anarchique.
Invisible depuis trois jours, le premier ministre, Alexis Tsipras, a finalement convoqué un conseil des ministres en fin d’après-midi, vendredi. A sa sortie, il a notamment déclaré assumer « la responsabilité politique de la tragédie ». « Je crois que cela va de soi pour le premier ministre et le gouvernement du pays », a-t-il ajouté, dans une intervention retransmise à la télévision.
« Nous n’allons pas essayer d’échapper à nos responsabilités », a-t-il souligné. Il a expliqué que « les tragédies servaient souvent à faire apparaître les problèmes absents en temps normal du discours public ».
Rappelant que beaucoup de localités en Grèce « avaient été construites illégalement sur des cours d’eau ou sur des côtes », il a souligné qu’« aujourd’hui nous prenons conscience d’une manière douloureuse que nous gouvernons un pays dominé par des irrégularités ».
Jeudi soir, le gouvernement avait tenté une première explication officielle, indiquant avoir saisi la justice d’un « élément sérieux » pouvant indiquer une origine criminelle du sinistre.
Bilan provisoire de 87 morts
Dans des déclarations aux médias, le chef du service médico-légal d’Athènes, Nikos Karakoukis, a révisé à la hausse, à 86 morts, le nombre des victimes, contre 82 officiellement recensés jusque-là. Un blessé grave est, en outre, mort à l’hôpital.

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                Après les incendies en Grèce, le difficile processus d’identification



Sur le terrain à Mati, la localité la plus touchée par les feux, où 49 % des maisons ont été déclarées inhabitables, les sauveteurs qui continuent de ratisser les décombres au milieu des pins calcinés n’excluaient pas de nouvelles découvertes macabres. « C’est un travail de longue haleine, il faut attendre que les cendres retombent et parfois repasser quatre, cinq fois au même endroit avant de trouver quelque chose », relevait la secouriste Stavroula Stergiadou.
L’identification des victimes doit aussi durer encore quelques jours, « de 75 à 80 % des corps étant carbonisés », a indiqué Grigoris Léon, président de la société grecque de médecine légale.
Reconstruire autrement
Avant la prise de parole d’Alexis Tsipras, vendredi après-midi, le gouvernement a tenté de reprendre la main alors que les critiques montent sur la gestion de cette crise, l’opposition sortant de sa réserve, à l’issue de trois jours de deuil national.
Se succédant sur les lieux, les responsables gouvernementaux ont mis en cause les décennies de violation des règles de construction et d’aménagement, ayant conduit à la construction dans la zone de quelque 4 000 maisons mal desservies au milieu des pins.
« Toute la zone doit être redessinée (...) il faut ouvrir des routes, rouvrir l’accès à la mer », a plaidé le ministre de l’intérieur, Panos Skourletis, relevant que les autorités devront « entrer en conflit avec des intérêts organisés ». « Toute la Grèce est construite sur ce modèle », a-t-il insisté. Ces mea culpa sont récurrents dans le pays après chaque catastrophe, sans jusque-là de réel coup d’arrêt mis à l’indiscipline citoyenne et à la complaisance officielle dont elle bénéficie.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants."
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            data-slide-description="Un groupe de 26 personnes carbonisées a été découvert mardi matin dans la cour d’une villa de Mati, localité balnéaire sur la côte orientale de l’Attique – à 40 kilomètres au nord-est d’Athènes –, a annoncé un responsable de la Croix-Rouge."
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            data-slide-description="Une maison en flammes à Mati, localité ravagée par les feux. La plupart des victimes ont été piégées « à leur domicile ou dans leurs voitures », a fait savoir le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos."
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            data-slide-description="Les 26 morts retrouvés mardi matin à Mati se sont ajoutés aux 24 déjà recensées depuis lundi soir, selon un décompte de l’Agence France-Presse."
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            data-slide-description="Des bateaux, dont des bâtiments militaires, ont été mobilisés pour évacuer les résidents et les touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer."
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            data-slide-description="Au vu de la situation, la présidence grecque de la République a annulé la réception annuelle prévue mardi pour commémorer le rétablissement de la démocratie, en juillet 1974."
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            data-slide-description="« L’heure est à la lutte contre les flammes », avait déclaré le premier ministre, Alexis Tsipras, après avoir présidé une réunion de crise, évoquant une nuit de lundi à mardi « difficile »."
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            data-slide-description="M. Tsipras a chiffré à « plus de 600 » les pompiers déployés sur les trois fronts partis dans la journée, dont deux continuaient de progresser dans la nuit, autour de Mati et à quelque 55 km à l’ouest de la capitale, près de la localité de Kinetta, en bordure de l’autoroute conduisant au canal de Corinthe. Mais la nuit a interrompu les opérations aériennes, menées plus tôt par huit avions et neuf hélicoptères."
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            data-slide-description="Selon le secrétaire général à la protection civile, Yannis Kapakis, les feux ont été attisés dans la journée par des vents soufflant jusqu’à plus de 100 km/h, une « situation extrême »."
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            data-slide-description="Athènes a aussi activé le mécanisme européen de protection civile pour demander des renforts à ses partenaires ; Chypre et l’Espagne ont déjà offert leur aide, selon M. Kapakis."
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            data-slide-description="Les zones sinistrées ont été recouvertes toute la journée d’épais nuages de fumée, couvrant aussi le ciel de la capitale, tandis que le trafic routier et l’alimentation en électricité étaient perturbés."
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            data-slide-description="Les incendies de forêt et de maquis sont récurrents en Grèce l’été, notamment dans les zones vertes entourant la capitale. En 2007, les derniers feux les plus dévastateurs avaient tué dans le Péloponnèse et sur l’île d’Evia 77 personnes, ravageant 250 000 hectares de forêts, de maquis et de cultures."
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Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants.

VALERIE GACHE / AFP
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La progression foudroyante du feu, qui a ravagé la zone en « à peine une heure et demie », a privé les autorités de toute marge pour agir à temps et évacuer les habitants, avait aussi fait valoir le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos.
« Gouvernement dangereux »
Le principal parti d’opposition, la Nouvelle Démocratie (droite), a dénoncé une « comédie de rejet de toute responsabilité », jugeant que beaucoup de questions restaient sans réponse, notamment sur le nombre de pompiers engagés et l’absence d’un « ordre immédiat d’évacuation ».
« Ce gouvernement est dangereux et doit partir », a réagi une des dirigeantes de l’opposition centriste, Fofi Gennimatas. Un autre, Stavros Théodorakis, s’est indigné que pas un seul responsable n’ait démissionné.
Beaucoup de victimes sont mortes en tentant de rallier la mer, à l’accès parfois barré par des falaises, par des rues « larges d’à peine 3 ou 4 mètres », a précisé le maire. « Nous sommes tous responsables, gouvernement, services et citoyens », a-t-il ajouté, précisant que sa propre maison familiale, qui a brûlé, avait été construite illégalement.
« La question désormais est de savoir ce qui peut être fait » pour éviter une nouvelle tragédie, soulignait l’éditorial du quotidien libéral Kathimerini.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le 24 novembre 2017, un fauve d’un cirque parisien s’est offert ses seuls instants de liberté en effrayant des badauds dans les rues de la capitale. Avant de tomber sous les balles de son dompteur. Un fait divers insolite qui a relancé le débat sur la captivité des animaux sauvages.
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Le destin tragique de Mévy la tigresse


                      Le 24 novembre 2017, un fauve d’un cirque parisien s’est offert ses seuls instants de liberté en effrayant des badauds dans les rues de la capitale. Avant de tomber sous les balles de son dompteur. Un fait divers insolite qui a relancé le débat sur la captivité des animaux sauvages.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 13h40
    |

                            Zineb Dryef








                              

                        

La queue. C’est la première chose que le policier a vue. Une queue longue et souple, annelée de noir, qui dépassait du grand drap blanc. Il a soulevé le tissu. L’animal, allongé sur le flanc droit, avait les yeux et la gueule entrouverts, du sang partout, rutilant, tout le long du corps, sur les pattes avant et le flanc gauche. Comme l’a fait avant lui le vétérinaire des sapeurs-pompiers, il n’a pu que constater son décès. Il n’y avait plus rien à faire.
Quelques minutes plus tôt, ce 24 novembre 2017, quand ses collègues ont entendu un message radio indiquant la présence d’un tigre en liberté dans le quinzième arrondissement parisien, aperçu par des passants d’abord sur l’esplanade Henri-de-France puis sur le pont du Garigliano, ils ont foncé.
De toute évidence, il s’agissait d’une urgence. Leur procès-verbal précise : « Faisons usage de nos moyens lumineux mais non sonores pour ne pas risquer d’effrayer la bête. » Arrivés sur place, autour de l’arrêt du tramway, pas trace du fauve, mais une poignée de riverains.
Certains sont affolés, beaucoup ont les yeux rivés sur leurs smartphones et partagent la nouvelle : un tigre se promène en plein Paris. D’autres encore s’amusent du message de la RATP : « Le trafic est interrompu sur l’ensemble de la ligne T3a en raison de la présence d’un tigre. »

Il y a aussi cette dame, employée de France Télévisions, surprise pendant sa pause par l’apparition du félin à un mètre d’elle. Un homme lui a hurlé « Venez derrière moi », et elle a obéi. C’est ce qu’il fallait faire, marcher lentement, tenter de rester calme même si elle ne pensait qu’à une chose : cette bête va me sauter dessus, elle va me dévorer, c’est ce que font les prédateurs aux hommes. Puis, le tigre et l’homme ont disparu.
C’est au pied des arbustes d’un petit sentier qui longe l’imposant bâtiment de verre de France Télévisions, entre le boulevard du Général-Martial-Valin et...




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Pour les experts, les températures extrêmes ne sont pas seulement dues aux aléas météorologiques, mais à des origines humaines.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Le réchauffement climatique est à l’œuvre en Europe du Nord

Pour les experts, les températures extrêmes ne sont pas seulement dues aux aléas météorologiques, mais à des origines humaines.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 15h53
    |

            Simon Roger








                        



   


Pour la deuxième année consécutive, les experts du World Weather Attribution (WWA) se sont livrés à l’analyse de la vague de chaleur estivale qui frappe une partie de l’Europe. En septembre 2017, une étude du WWA, partant de l’observation de l’épisode caniculaire enregistré en juillet-août dans le sud et l’est du continent – caractérisé par des températures supérieures à 40 0C – concluait que les vagues de chaleur de ce type pourraient devenir la norme d’ici les années 2050.
« Au début des années 1900, un été comme celui que nous venons juste de vivre était extrêmement rare, avançait alors Geert Jan van Oldenborgh, de l’Institut météorologique royal des Pays-Bas. Dans tout le sud de l’Europe, la probabilité d’avoir chaque été une canicule aussi chaude que celle que nous avons observée l’été dernier est déjà de 10 %. »
Cette année, c’est l’Europe du Nord qui retient l’attention du groupe de climatologues. Des records absolus de température ont été battus mi-juillet en Norvège avec des valeurs autour de 33 0C, soit plus de 15 degrés au-dessus des normales, et le mercure est monté en flèche près du cercle polaire.

        Lire aussi :
         

                Du cercle polaire au Sahara, du Japon à la Californie : la planète en surchauffe



Dans l’analyse qui devait être rendue publique vendredi 27 juillet, les experts du WWA – groupe qui associe notamment l’Environmental Change Institute de l’université d’Oxford (ECI), l’Institut météorologique royal des Pays-Bas (KNMI) et le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement en France (LSCE) – livrent les premières pistes de réflexion sur la persistance de hautes pressions à l’origine de températures anormalement élevées et de sécheresse depuis la Scandinavie jusqu’aux Pays-Bas.
Ils ont, à cet effet, relevé en sept lieux différents la moyenne la plus forte de trois jours consécutifs de température maximale sur la période du 1er mai au 24 juillet, et comparé les résultats avec les données enregistrées les années précédentes. Les sept villes retenues – Dublin en Irlande, De Bilt aux Pays-Bas, Copenhague au Danemark, Oslo en Norvège, Linköping en Suède et deux localités de Finlande – constituent un panel homogène dans la mesure où elles présentent une même qualité des données, précise Robert Vautard, le chercheur du LSCE associé à l’étude.
Si les auteurs conviennent prudemment qu’il faudra agréger les données du mois d’août pour qualifier avec précision la saison chaude qui sévit ces derniers mois dans le nord du Vieux Continent, ils identifient tout de même des éléments de constat. Les chercheurs mentionnent ainsi une chaleur « très extrême » installée dans le cercle arctique, qui s’atténue lorsqu’on progresse vers le sud de la zone observée.
Plusieurs modèles
« En Irlande, aux Pays-Bas et au Danemark, les observations font clairement apparaître une tendance à l’augmentation des vagues de chaleur, constatent les principaux auteurs de l’étude, Geert Jan van Oldenborgh du KNMI et Friederike Otto d’Oxford ECI. La probabilité est au moins deux fois plus forte à Dublin et quatre fois plus élevée à Oslo. »
« Ces anomalies de températures qu’on observe dans le nord de l’Europe sont liées à la situation météorologique, explique le climatologue français. L’anticyclone est bloqué sur la Scandinavie depuis deux mois et les perturbations sont rejetées vers le Sud et en Méditerranée. Mais à cela s’ajoutent les effets du changement climatique. »
Car Robert Vautard comme ses collègues européens estiment que « le changement climatique d’origine humaine accroît les risques de vagues de chaleur comme celle constaté en 2018 en Scandinavie, même s’il reste compliqué de quantifier dans quelle proportion il intervient ».
Pour étayer leur analyse, les experts du WWA ont fait tourner plusieurs modèles climatiques en intégrant les rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère attribués aux activités humaines. « Il est important de retenir que ce qui contribue à l’élévation de la température, ce ne sont pas les fluctuations des émissions de gaz à effet de serre, mais la quantité de CO2 déjà stocké, pour longtemps, dans l’atmosphère », indique Robert Vautard. On ne doit par conséquent pas s’attendre à une baisse, mais, dans le meilleur des cas, à une stabilisation des températures, selon le chercheur du LSCE.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Vue aérienne de la station balnéaire de Mati, près d’Athènes, ravagée par les flammes. Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont dévasté lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 82 morts."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Rafina, près de Mati, le 23 juillet. Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations. Les résidents, paniqués, ont fui en direction de la plage proche, où plusieurs d’entre eux ont dû rester plusieurs heures."
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            data-slide-description="Le Parthénon, à Athènes, le 23 juillet. Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Devant une maison où deux personnes ont été retrouvées mortes, à Mati, le 26 juillet. Mardi, le pays était sous le choc des découvertes macabres, en particulier celle de 26 personnes, dont des enfants, carbonisées."
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            data-slide-description="Un écriteau « nous allons bien » a été scotché sur une porte dans le village de Mati, le 25 juillet."
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            data-slide-description="Ravitaillement en eau, à Mati, le 24 juillet. Le pays, qui a activé le mécanisme européen de protection civile, s’est vu offrir de l’aide, notamment en moyens aériens, par l’Espagne, la France, l’Israël, la Bulgarie, la Turquie, l’Italie, la Macédoine, le Portugal et la Croatie, tandis que les messages de condoléances arrivaient en nombre de l’étranger."
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            data-slide-description="Plusieurs incendies, en Norvège, pris en photo par l’Agence spatiale européenne (ESA) le 17 juillet. D’Oslo à Riga, les pays nordiques et baltes sont écrasés depuis plusieurs semaines par la chaleur et la sécheresse qui embrasent forêts et tourbières, brûlent les pâtures, vident les nappes phréatiques et font même baisser le niveau des grands lacs."
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            data-slide-description="Incendie en Suède le 15 juillet, à Karböle. La Suède reste frappée par une vague d’incendies sans précédent avec, comme ailleurs en Scandinavie, une sécheresse installée depuis le début de mai."
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            data-slide-description="Un feu de forêt balaie une vaste zone forestière, près de la ville de Ljusdal, en Suède, le 18 juillet. En fin de semaine, plus d’une vingtaine de foyers d’incendies étaient toujours actifs dans toute la Suède, couvrant quelque 20 000 hectares."
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            data-slide-description="Près de la ville de Ljusdal, en Suède, le 22 juillet. Les autorités ont annoncé jeudi 26 juillet au matin que les principaux incendies étaient enfin sous contrôle."
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            data-slide-description="Un avion bombardier d’eau français sur le tarmac à Sveg, dans le centre de la Suède, le 21 juillet. Jeudi 26 juillet, le premier ministre suédois a annoncé avoir demandé l’aide de l’OTAN pour les opérations d’extinction."
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            data-slide-description="La vallée de Yosemite enfumée, le 25 juillet 2018, en Californie. Dans la vallée de la Mort, en Californie, le record mondial absolu de chaleur de 54 °C atteint en juin 2013 à Fumace Creek a été approché, dans cette même localité, de 1,1 °C le 24 juillet."
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            data-slide-description="Des pompiers à l’œuvre contre l’incendie Ferguson, dans le comté de Mariposa, en Californie, le 16 juillet. Mercredi, les campings du Parc national de Yosemite ont été évacués, alors que les pompiers se battaient pour contenir un énorme feu de forêt juste à l’ouest qui menaçait le parc."
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            data-slide-description="Près d’Oakhurst, en Californie, mercredi 25 juillet. Avec la progression de l’incendie Ferguson, des parties du parc ont été fermées."
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            data-slide-description="Tempête de sable à Ahmedabad, en Inde, le 16 juin. Depuis le début de l’année 2018, un nombre anormalement élevé de tempêtes de sable ont balayé le sous-continent indien, provoquant au moins 500 morts. Les scientifiques accusent la désertification causée par la déforestation, et la conjonction d’une hausse de la température de surface avec l’humidité transportée par les vents d’ouest."
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            data-slide-description="Pour faire face à la canicule, les fontaines servent aussi de piscine, au Trocadéro, à Paris, le 25 juillet. Dix-huit départements étaient toujours placés en vigilance orange canicule vendredi 27 juillet. A Paris, le thermomètre devait monter jusqu’à 37 degrés vendredi. Cet épisode caniculaire s’accompagne d’un pic de pollution à l’ozone dans plusieurs régions, dont l’Ile-de-France."
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            data-slide-description="Dans la rue, à Tokyo, le 20 juillet. L’Europe, qui oscille entre canicule et incendies, n’est pas seule à souffrir de la canicule. Une vague de chaleur s’est abattue sur le Japon depuis deux semaines. Les températures élevées – au-delà de 40 °C – ont fait au moins 80 morts et 35 000 personnes ont dû être hospitalisées."
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            data-slide-description="Des visiteurs se reposent à l’ombre dans le courant du Cheonggyecheon, dans le centre-ville de Séoul, en Corée du Sud, le 23 juillet. La vague de chaleur qui s’est emparée d’une large partie du Japon a également atteint la Corée du Sud voisine."
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Vue aérienne de la station balnéaire de Mati, près d’Athènes, ravagée par les flammes. Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont dévasté lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 82 morts.

SAVVAS KARMANIOLAS / AFP
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Depuis le mois de mai, le pays connaît une vague de chaleur couplée à une sécheresse hors norme.
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Sécheresse : en Belgique, le spectre de 1976

Depuis le mois de mai, le pays connaît une vague de chaleur couplée à une sécheresse hors norme.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 12h08
    |

                            Intérim (Bruxelles, correspondant)








                        



                                


                            

Dans la capitale belge, les drapeaux noir-jaune-rouge de la Coupe du monde de football ont laissé place au jaune des pelouses. Vendredi 27 juillet, jusqu’à 36 °C étaient attendus à Bruxelles. Depuis le printemps, le temps est globalement chaud et sec. Selon les chiffres de l’Institut royal météorologique (IRM), le pays a connu une température moyenne de 16,3 degrés pour le mois de mai, soit 2,7 °C de plus que la normale, et 18,1 °C en juin, pour une température habituelle de 16,2 °C. Le journal flamand Het Nieuwsblad avance que « l’été 2018 pourrait être responsable du décès de 2 500 personnes en plus que la moyenne. »
Autres conséquences : les agriculteurs craignent pour leurs réserves, les ventes de ventilateurs et de boissons rafraîchissantes explosent et dans les familles, on s’organise, quitte à dormir au jardin pour trouver un peu de fraîcheur la nuit.
La situation ne devrait pas s’améliorer dans les prochaines semaines. L’indice de sécheresse enregistré en 1976, l’été de tous les records, devrait même être égalé début août pour la même période. Toutefois, pour le chef du département prévisions de l’Institut royal météorologique (IRM) David Dehenauw, la situation n’est pas encore aussi critique que cette année-là. Il met en avant deux différences principales : en 1976, les précipitations étaient encore plus limitées qu’aujourd’hui pour la période mi-juin-mi-juillet (3 mm, contre 19 mm cette année). Et la sécheresse s’étendait à l’époque à tout le pays, alors que cette année, elle concerne principalement l’ouest et le nord-ouest – la Flandre, principalement. « Cette partie a connu moins de précipitations, car elle était sous l’influence de l’anticyclone sur la Scandinavie, alors que le sud a profité de l’instabilité des conditions météo en France », explique-t-il.
Limitation d’eau et amendes
Le nord du pays a donc été le premier à réagir, en rééchelonnant régulièrement son niveau d’alerte. Signe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Un quiz pour mieux comprendre le rôle de la lune dans l’histoire de la conquête spatiale.
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Quiz : que savez-vous sur la lune ?

Un quiz pour mieux comprendre le rôle de la lune dans l’histoire de la conquête spatiale.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 12h00
    |

                            Julia Zimmerlich








                        



   


Vendredi 27 juillet, après le coucher du soleil, une éclipse de lune sera observable en Europe. L’occasion de revenir sur l’histoire de ce satellite de la terre, qui devient aujourd’hui une destination convoitée. Chinois, Américains, Européens et depuis peu Israéliens développent de nouveaux programmes d’exploration de la lune. Non pas comme au temps des missions Apollo qui ont envoyé les premiers hommes sur la Lune, mais pour y installer des bases, qui pourraient servir de tremplins pour conquérir Mars.



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La conquête spatiale sera l’une des grandes thématiques abordées lors du Festival de l’innovation Novaq.
Les 13 et 14 septembre, la région Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec Le Monde, organise deux jours de débats, conférences, pitchs et ateliers au H14, à Bordeaux.
Scientifiques, experts, entrepreneurs échangeront autour de trois grands thèmes : le cerveau, l’espace et l’océan. Fil rouge de cette édition : l’innovation au service de l’humain.
Programme et inscriptions ici.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Inox, bio-plastiques, bambou… les militants environnementaux cherchent des idées pour en finir avec les pailles en plastique, fréquemment retrouvées dans les cours d’eau et sur les plages.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ L’Ouest américain subit le incendies à répétition et les températures explosent, tandis que l’Est est dévasté par des précipitations inhabituelles.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Climat : l’été de tous les dangers aux Etats-Unis

L’Ouest américain subit le incendies à répétition et les températures explosent, tandis que l’Est est dévasté par des précipitations inhabituelles.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 12h43
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


Le célèbre Half Dome, la montagne « coupée en deux » du parc national de Yosemite, n’est même plus visible tant la fumée est épaisse. La vallée ressemble désormais à une ville fantôme, et le Wi-Fi fonctionne anormalement bien au Yosemite Valley Lodge, raconte le New York Times. Explication : les visiteurs avaient jusqu’à mercredi 25 juillet à midi pour évacuer le parc national de Californie, envahi par la fumée et cerné par les flammes. Ils sont tous partis et seuls restent les pompiers, alors que l’air est « plus irrespirable qu’à Pékin », selon les responsables du parc. En pleine saison touristique, les hôtels, qu’il faut parfois réserver un an à l’avance, sont fermés au moins jusqu’à dimanche.
Les Etats-Unis s’émeuvent du destin de Yosemite, menacé mais pas encore ravagé par les flammes. La situation est pire ailleurs : quinze feux ont détruit 450 kilomètres carrés dans l’Oregon ; huit ont éclaté dans le Colorado (800 km² détruits). Cinq incendies en Californie ont détruit 170 kilomètres carrés et contraint 20 000 personnes à l’évacuation. En cause, la sécheresse et la hausse des températures, qui font s’embraser les forêts de l’ouest du pays lors d’incendies déclenchés par des orages de foudre. Quelque 17 000 pompiers sont mobilisés.
Double haute pression
Le sud-ouest du pays est victime de températures extrêmes, qui affectent 40 millions d’Américains. Les records de chaleur sont battus. Mercredi 25 juillet, la température à Palm Springs, en Californie, a dépassé les 120 degrés Fahrenheit (49 °C). La veille, un pic historique de 52,9 °C a été enregistré dans la vallée de la Mort. La Californie en est à sa seconde vague de chaleur en un mois. Si les températures extrêmes sont normales dans les vallées, elles sont plus inhabituelles le long des côtes. La bétonisation de la région de Los Angeles accentue la chaleur et empêche le rafraîchissement nocturne. Les températures de jour en été sont désormais 3,3 à 4,5 degrés supérieures à ce qu’elles étaient il y a un siècle, et les habitants ne les supportent que grâce à l’air conditionné. Un temps plus frais est attendu pour le week-end.

        Lire aussi :
         

                Réchauffement climatique : « Nous sommes tous vulnérables »



Pendant que l’Ouest est victime du feu, la façade atlantique subit la dévastation de l’eau même si aucun cyclone n’a pour l’instant frappé les côtes. Les deux phénomènes sont liés : les précipitations, inhabituelles, sont provoquées par une double haute pression, celle sur l’Atlantique et celle sur le Midwest responsable des fortes chaleurs. Les vents d’altitude, les « jet-streams », descendent inhabituellement bas sur le golfe du Mexique avant de remonter vers le nord, via la Floride, gonflés d’eau.
Les précipitations sont permanentes. Sept millions de personnes sont sous la menace d’inondations, alors que les précipitations ont atteint de 15 à 40 centimètres. La Pennsylvanie a reçu des records de pluies pour juillet, tandis que les orages mettent la pagaille dans les aéroports du nord-est des Etats-Unis. Une accalmie est prévue, mais les précipitations devraient reprendre la semaine prochaine.
Dans le Midwest, ce sont les tornades qui font des ravages. Le week-end dernier, sur un lac artificiel du Missouri, un orage d’une violence inédite, avec des vents à 120 km/h, a retourné une embarcation touristique. Elle a causé la noyade de dix-sept personnes, dont neuf membres d’une même famille.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ A Mati, détruite par les flammes, les bâtiments avaient été construits dans des zones à risque, sur des terrains où la forêt avait déjà brûlé.
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Les constructions illégales au cœur du drame des incendies en Grèce

A Mati, détruite par les flammes, les bâtiments avaient été construits dans des zones à risque, sur des terrains où la forêt avait déjà brûlé.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 11h12
    |

                            Marina Rafenberg (Athènes, intérim)








                        



                                


                            

Les incendies survenus à l’est d’Athènes, dans la nuit de lundi 23 à mardi 24 juillet, qui ont causé la mort de 82 personnes, ont soulevé plusieurs débats en Grèce, notamment sur les constructions illégales, très nombreuses dans la région boisée touchée. « La construction anarchique est un crime du passé, et à Mati, la plupart des maisons ont été construites sans permis (…). Après une telle tragédie, il est temps de comprendre qu’il est dangereux de ne pas respecter les lois », a déclaré Panos Kammenos, le ministre de la défense, au micro de la BBC, jeudi 26 juillet.
A la chambre des ingénieurs civils de Grèce, les déclarations du ministre, jugées provocantes, sont pourtant confirmées. « Les maisons dans la localité de Mati étaient pratiquement toutes construites illégalement, puisqu’il est interdit de bâtir dans des zones boisées, a fortiori s’il s’agit de forêts de pins qui prennent très facilement feu », constate Dimitris, un ingénieur civil qui s’est porté volontaire comme 300 autres pour répertorier les dégâts subis par les bâtiments après les incendies mortels de lundi soir, même si ce sont en priorité les ingénieurs du ministère des travaux publics qui supervisent les opérations.
Selon la chambre des ingénieurs civils, près de 1,1 million de bâtiments sont construits illégalement et devraient être complètement démolis, sur environ 7 millions répertoriés dans tout le pays par le cadastre, en passe d’être enfin terminé. Mais selon une étude de Nikos Belavilas, professeur d’urbanisme à l’Université d’Athènes, les cartes forestières de la région de Rafina, touchée par les incendies, ne devaient être émises que d’ici un mois, ce qui ne facilite pas la tâche des secours. Surtout, les bâtiments avaient été eux-mêmes construits sur des terrains où la forêt avait déjà été brûlée afin de faire de la spéculation immobilière.
Une simple amende
Ces zones seront-elles de nouveau construites ? D’après les experts, ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le climatologue Jean Jouzel prévient : les événements extrêmes en Grèce ou en Suède sont un avant-goût de ce qui attend l’Europe.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 26/07/2018
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Réchauffement climatique : « Nous sommes tous vulnérables »

Dans un entretien au « Monde », le climatologue Jean Jouzel prévient : les événements extrêmes en Grèce ou en Suède sont un avant-goût de ce qui attend l’Europe.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 11h29
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

En Grèce, les incendies ont coûté la vie à plus de quatre-vingts personnes autour d’Athènes. Au Japon, la canicule a déjà fait autant de victimes. En Californie, les flammes menacent le parc national de Yosemite. Même la Suède n’échappe pas à cette vague de chaleur où 20 000 hectares de forêt sont partis en fumée.
Dans un entretien au Monde, le climatologue Jean Jouzel estime que ces événements extrêmes ne sont qu’un avant-goût de ce qui attend l’Europe si la lutte contre le changement climatique ne passe pas à la vitesse supérieure.
Un an après le Portugal, c’est la Grèce qui est en proie à des incendies meurtriers. Notre maison brûle, pour reprendre la célèbre formule de Jacques Chirac au Sommet de la Terre, à Johannesburg, en 2002…
Pour nous, Français, Européens, le changement climatique, c’est loin. Ce sont les autres, ça ne nous concerne pas. Là, avec ces événements climatiques extrêmes, ça nous saute aux yeux. A travers ces désastres, les gens perçoivent qu’ils ne sont pas à l’abri, que nous sommes tous vulnérables. Nous ne sommes pas dans une tour d’ivoire.
Mais ce qui se passe aujourd’hui, nous l’avions prévu il y a trente ou quarante ans déjà : une intensification des événements extrêmes et de leur fréquence avec le réchauffement. Année après année, été après été, ils se répètent. Et ce n’est qu’un début. Dans trente ou cinquante ans, ce qui est exceptionnel aujourd’hui sera la norme en Europe, avec des événements encore plus ravageurs et nombreux. Même si ce sont des régions d’Afrique et de l’Asie qui restent les plus vulnérables.
Pouvez-vous nous préciser ce scénario ?
Même en respectant l’accord de Paris, nous serons sur une hausse de 3 °C à 3,5 °C à la fin du siècle. Cela signifie que le risque d’être exposé à des événements extrêmes liés au réchauffement va être multiplié par cinquante.
Aujourd’hui, seuls 5 % des Européens, majoritairement dans les régions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Incendies, sécheresse, inondations dévastent une planète marquée par le réchauffement climatique, dû en partie aux activités humaines.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 26/07/2018
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Du cercle polaire au Sahara, du Japon à la Californie : la planète en surchauffe

Incendies, sécheresse, inondations dévastent une planète marquée par le réchauffement climatique, dû en partie aux activités humaines.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 10h27
    |

                            Intérim (Bruxelles, correspondant), 
Stéphane Mandard, 
Rémi Barroux, 
Julien Bouissou (New Delhi, correspondance), 
Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance) et 
Olivier Truc (Stockholm, correspondance)








                        



                                


                            

Plus de 30 0C dans le cercle polaire et plus de 40 0C en Californie, 40 0C à Tokyo, 36,6 0C à Montréal… La planète est en surchauffe. Des records absolus sont partout battus comme dans le cercle polaire, à Kvikkjokk, en Suède, avec 32,5 0C le 17 juillet ou dans le Sahara algérien, avec 51,3 0C à Ouargla, le 5 juillet. Dans la vallée de la Mort, en Californie, il a fait 52,9 0C le 24 juillet, presque autant que le record mondial de chaleur de 54 0C atteint en juin 2013 à Furnace Creek.
L’année 2018 montera-t-elle sur le podium des années les plus chaudes depuis le début des relevés, en 1880 ? Pour l’instant, selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), y figurent 2016, 2015 puis 2017. D’ores et déjà, le mois de juin fut le deuxième le plus chaud jamais enregistré, selon le service Copernicus de surveillance du changement climatique du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.
« Outre les températures exceptionnellement élevées relevées dans une grande partie du nord de la Sibérie en juin, elles étaient également nettement supérieures dans la majeure partie des Etats Unis, dans le centre du Canada, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et dans le nord de la Chine », explique l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

« Ce n’est pas une surprise »
« 2018 s’annonce comme l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées, avec des températures record dans de nombreux pays. Ce n’est pas une surprise », a commenté la secrétaire générale adjointe de l’OMM, Elena Manaenkova.
Ces canicules sont « cohérentes avec les effets attendus du changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre. Ce n’est pas un scénario futur. Ça se produit maintenant », a-t-elle insisté. Sur 131 études...




                        

                        


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Nouvelle journée caniculaire en France et en Europe

La vague de chaleur qui touche toute l’Europe se poursuit vendredi. En France, 18 départements sont toujours placés en vigilance orange canicule.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 04h28
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 12h17
   





                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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            data-slide-description="Vue aérienne de la station balnéaire de Mati, près d’Athènes, ravagée par les flammes. Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont dévasté lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 82 morts."
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            data-slide-description="A Rafina, près de Mati, le 23 juillet. Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations. Les résidents, paniqués, ont fui en direction de la plage proche, où plusieurs d’entre eux ont dû rester plusieurs heures."
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            data-slide-description="Le Parthénon, à Athènes, le 23 juillet. Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations."
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            data-slide-description="Devant une maison où deux personnes ont été retrouvées mortes, à Mati, le 26 juillet. Mardi, le pays était sous le choc des découvertes macabres, en particulier celle de 26 personnes, dont des enfants, carbonisées."
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            data-slide-description="Un écriteau « nous allons bien » a été scotché sur une porte dans le village de Mati, le 25 juillet."
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            data-slide-description="Ravitaillement en eau, à Mati, le 24 juillet. Le pays, qui a activé le mécanisme européen de protection civile, s’est vu offrir de l’aide, notamment en moyens aériens, par l’Espagne, la France, l’Israël, la Bulgarie, la Turquie, l’Italie, la Macédoine, le Portugal et la Croatie, tandis que les messages de condoléances arrivaient en nombre de l’étranger."
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            data-slide-description="Plusieurs incendies, en Norvège, pris en photo par l’Agence spatiale européenne (ESA) le 17 juillet. D’Oslo à Riga, les pays nordiques et baltes sont écrasés depuis plusieurs semaines par la chaleur et la sécheresse qui embrasent forêts et tourbières, brûlent les pâtures, vident les nappes phréatiques et font même baisser le niveau des grands lacs."
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            data-slide-description="Incendie en Suède le 15 juillet, à Karböle. La Suède reste frappée par une vague d’incendies sans précédent avec, comme ailleurs en Scandinavie, une sécheresse installée depuis le début de mai."
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            data-slide-description="Un feu de forêt balaie une vaste zone forestière, près de la ville de Ljusdal, en Suède, le 18 juillet. En fin de semaine, plus d’une vingtaine de foyers d’incendies étaient toujours actifs dans toute la Suède, couvrant quelque 20 000 hectares."
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            data-slide-description="Près de la ville de Ljusdal, en Suède, le 22 juillet. Les autorités ont annoncé jeudi 26 juillet au matin que les principaux incendies étaient enfin sous contrôle."
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            data-slide-description="Un avion bombardier d’eau français sur le tarmac à Sveg, dans le centre de la Suède, le 21 juillet. Jeudi 26 juillet, le premier ministre suédois a annoncé avoir demandé l’aide de l’OTAN pour les opérations d’extinction."
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            data-slide-description="La vallée de Yosemite enfumée, le 25 juillet 2018, en Californie. Dans la vallée de la Mort, en Californie, le record mondial absolu de chaleur de 54 °C atteint en juin 2013 à Fumace Creek a été approché, dans cette même localité, de 1,1 °C le 24 juillet."
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            data-slide-description="Des pompiers à l’œuvre contre l’incendie Ferguson, dans le comté de Mariposa, en Californie, le 16 juillet. Mercredi, les campings du Parc national de Yosemite ont été évacués, alors que les pompiers se battaient pour contenir un énorme feu de forêt juste à l’ouest qui menaçait le parc."
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            data-slide-description="Près d’Oakhurst, en Californie, mercredi 25 juillet. Avec la progression de l’incendie Ferguson, des parties du parc ont été fermées."
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            data-slide-description="Tempête de sable à Ahmedabad, en Inde, le 16 juin. Depuis le début de l’année 2018, un nombre anormalement élevé de tempêtes de sable ont balayé le sous-continent indien, provoquant au moins 500 morts. Les scientifiques accusent la désertification causée par la déforestation, et la conjonction d’une hausse de la température de surface avec l’humidité transportée par les vents d’ouest."
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            data-slide-description="Pour faire face à la canicule, les fontaines servent aussi de piscine, au Trocadéro, à Paris, le 25 juillet. Dix-huit départements étaient toujours placés en vigilance orange canicule vendredi 27 juillet. A Paris, le thermomètre devait monter jusqu’à 37 degrés vendredi. Cet épisode caniculaire s’accompagne d’un pic de pollution à l’ozone dans plusieurs régions, dont l’Ile-de-France."
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            data-slide-description="Dans la rue, à Tokyo, le 20 juillet. L’Europe, qui oscille entre canicule et incendies, n’est pas seule à souffrir de la canicule. Une vague de chaleur s’est abattue sur le Japon depuis deux semaines. Les températures élevées – au-delà de 40 °C – ont fait au moins 80 morts et 35 000 personnes ont dû être hospitalisées."
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            data-slide-description="Des visiteurs se reposent à l’ombre dans le courant du Cheonggyecheon, dans le centre-ville de Séoul, en Corée du Sud, le 23 juillet. La vague de chaleur qui s’est emparée d’une large partie du Japon a également atteint la Corée du Sud voisine."
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Vue aérienne de la station balnéaire de Mati, près d’Athènes, ravagée par les flammes. Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont dévasté lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 82 morts.

SAVVAS KARMANIOLAS / AFP
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Plusieurs pays d’Europe ont suffoqué jeudi 26 juillet sous des températures record, notamment dans le nord du continent, où la canicule s’étend.

        Lire  :
         

          Du Cercle polaire au Sahara, du Japon à la Californie : la planète en surchauffe



En France, pics de pollution et de consommation électrique, retards dans le tunnel sous la Manche
Météo France a placé vendredi 21 départements en vigilance orange canicule ou orages, et parfois les deux, alors que le thermomètre a atteint jeudi 34 à 37 degrés Celsius jeudi, et que des dégradations orageuses sont attendues dans le nord du pays dans l’après-midi de vendredi et en soirée.

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21 départements en vigilance orages et canicule
Bulletin de vigilance de Météo-France le 27 juillet 2018 au matin



Source : Météo-France




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Les fortes chaleurs ont une incidence sur la consommation électrique, qui a enregistré un pic à la mi-journée, en raison du recours aux climatiseurs et ventilateurs. Le record estival, qui date du 22 juin 2017 avec 59 500 mégawatts, n’a toutefois pas été battu.
Le pic de pollution à l’ozone, qui s’étend désormais sur plusieurs régions, va se poursuivre vendredi en Ile-de-France, pour la cinquième journée de suite, résultat de la combinaison de la canicule et du trafic routier.
Les voyageurs empruntant le tunnel sous la Manche devaient s’armer de patience, avec des retards d’environ une heure et demi vendredi matin en raison de problèmes de climatisation provoqués par la vague de chaleur. « C’est une journée très chargée, c’est le jour des grands départs en vacances. Nous sommes en canicule, et à cela s’ajoute le problème de climatisation dans nos navettes, dont certains wagons ne peuvent absorber la chaleur produite par les véhicules, celle de la carrosserie et des blocs moteurs rendus très chauds par l’usage de la climatisation », a expliqué un porte-parole d’Eurotunnel.
Jeudi, « les retards ont atteint quatre à cinq heures, aujourd’hui on est à une heure trente environ, uniquement côté britannique. Ceci s’explique par le fait qu’on a toutes les navettes en service aujourd’hui », a ajouté le porte-parole. Eurotunnel a aussi pris la décision « sans précédent » d’annuler les billets aller-retour sur une journée pour réduire le flot de passagers.
Eurotunnel conseillait vendredi aux voyageurs de se munir de bouteilles d’eau. De l’eau et des glaces pour les enfants étaient distribuées
La Suède face aux incendies
Le thermomètre devrait continuer à se maintenir aux alentours 30 °C en Suède, avec des pics attendus à 33 °C, dans le sud-ouest et le centre-ouest du pays, touché par d’importants incendies.
L’Agence suédoise de la protection civile recensait jeudi matin 23 foyers actifs sous contrôle, deux fois moins que la semaine dernière. Des pluies sont annoncées pour le week-end. D’ici là, les autorités interdisent d’allumer des feux ou des barbecues.

        Lire :
         

          Incendies, chaleur, sécheresse… la Suède suffoque



Record de chaleur attendu en Grande-Bretagne
Le Royaume-Uni a enregistré jeudi ses températures les plus élevées de 2018, avec 35 degrés à l’aéroport d’Heathrow et St James’s Park, à Londres, selon les services de la météorologie nationale. Une alerte à la pollution de « niveau élevé » a été émise pour Londres.
Les pompiers réclament également une interdiction temporaire des barbecues dans les parcs, alors que le pays a comptabilisé en 2018 six fois plus de feux de broussailles que sur toute l’année 2017.
Vendredi, le record de 38,5 degrés enregistré en Angleterre en 2003 pourrait être battu. L’Ecosse a d’ores et déjà enregistré un record de 33,2 degrés à Motherwell.
Nuit suffocante en Allemagne
Des températures pouvant aller jusqu’à 38 °C ont été atteintes jeudi en Allemagne et, fait inhabituel, les températures ne sont quasi pas tombées au-dessous de 20 °C la nuit précédente.
Un incendie s’est déclaré en début de soirée dans une forêt près de Berlin. Les flammes ont consumé une cinquantaine d’hectares de pins avant d’être maîtrisées par environ 200 pompiers. Le sinistre a causé d’importantes perturbations sur l’autoroute entre Berlin et Leipzig, selon la police.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ La chaleur exceptionnelle et les incendies ont tué depuis juillet des centaines de personnes et provoqué de nombreux dégâts dans le monde.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le bilan humain de ces feux, les plus meurtriers du siècle après ceux d’Australie en 2009, s’est alourdi à 82 morts, le 26 juillet.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ La première étude systématique montre que des traces d’activité humaine sont retrouvées dans la majeure partie des océans.
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Les zones marines sauvages ont pratiquement disparu

La première étude systématique montre que des traces d’activité humaine sont retrouvées dans la majeure partie des océans.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 10h40
    |

                            Sylvie Burnouf








                        



                                


                            

L’existence même de milieux marins sauvages ne sera-t-elle bientôt plus qu’un lointain souvenir ? Une étude publiée jeudi 26 juillet dans la revue Current Biology révèle qu’à l’échelle planétaire, seule 13 % de la surface des océans serait encore à l’état sauvage, exempte de traces liées à l’activité humaine. Pour l’équipe de chercheurs impliqués dans ce travail, ce constat plus qu’inquiétant signifie qu’il est temps d’agir – et en urgence – pour protéger ce qu’il reste de ces zones.
« Bien que l’océan soit immense – il couvre plus de 70 % de notre planète –, nous sommes parvenus à affecter de façon considérable la quasi-totalité de ce vaste écosystème », déplore Kendall Jones, chercheur à l’université de Queensland (Australie) et premier auteur de l’étude.
Or, « on sait que les zones marines non affectées par une activité humaine intense renferment des niveaux inégalables de biodiversité marine et d’espèces endémiques, ainsi qu’une diversité génétique élevée, poursuit ce spécialiste des plans de sauvegarde pour l’organisation non gouvernementale (ONG) de défense de l’environnement Wildlife Conservation Society. Il s’agit en outre d’un des derniers endroits où l’on peut encore rencontrer des populations importantes de superprédateurs [au sommet de la chaîne alimentaire], comme les requins. »
Afin de localiser ces zones et de quantifier leur étendue, le biologiste et ses collègues se sont livrés à une compilation et une analyse systématique, à l’échelle du km2, des données disponibles sur les activités humaines susceptibles d’avoir des répercussions sur le milieu marin. Le transport maritime, les activités de pêche ou encore le ruissellement de sédiments et de polluants découlant de l’agriculture intensive et de l’érosion des sols sont quelques-uns de ces « facteurs de stress » d’origine anthropique.
Répartition hétérogène
Selon les estimations des chercheurs, il ne reste plus,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Les autorités suspectent des « actes criminels » à l’origine de l’incendie, dont les 82 victimes sont en cours d’identification, par les médecins légistes, dans les zones ravagées.
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Après les incendies en Grèce, le difficile processus d’identification

Les autorités suspectent des « actes criminels » à l’origine de l’incendie, dont les 82 victimes sont en cours d’identification, par les médecins légistes, dans les zones ravagées.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 21h56
   





                        



Quatre jours après l’incendie le plus meurtrier de l’histoire récente de la Grèce, qui a fait 82 morts, les légistes tentaient, jeudi 26 juillet, de mettre un nom sur des dizaines de corps retrouvés dans les zones ravagées, à l’est d’Athènes. Selon la chaîne publique ERT, plus d’une trentaine de corps ont été identifiés.
Les autres sont toujours en cours d’examen par une équipe renforcée de légistes, qui espèrent terminer la procédure samedi, pour une bonne part grâce à l’ADN de proches supposés, a expliqué à l’agence de presse grecque ANA le chef du service médico-légal d’Athènes, Nikos Karakoukis. Un des légistes a qualifié auprès de l’agence la catastrophe de « massive, avec beaucoup de corps calcinés, ce qui complique la procédure ». Les familles ne sont pas autorisées à voir les corps, un des médecins confiant que le corps médical lui-même « avait du mal à supporter ».

        Lire :
         

          Après des incendies dévastateurs et meurtriers, la prise en charge des sinistrés s’organise en Grèce



Outre un numéro officiel ouvert aux familles, un mur des disparus informel, ouvert par des développeurs privés sur Internet, et selon la presse « agréé » par la protection civile, affichait toujours jeudi la photo de 27 personnes portées disparues, sans qu’on puisse savoir si certaines figurent ou non parmi les corps retrouvés. Des hommes et des femmes de tous âges, pour la plupart souriants sur des photos de famille, tous porteurs de noms grecs.
Suspicions d’« actes criminels »
Il existe « un élément sérieux » pouvant indiquer que « des actes criminels » sont à l’origine de l’incendie meurtrier lundi à l’est d’Athènes, a assuré jeudi le ministre adjoint à la protection du citoyen, Nikos Toskas.
« Pour le feu qui a commencé au mont Pendeli » et s’est propagé à Mati, la ville où se trouvaient la grande majorité des 82 victimes, « on se pose de nombreuses questions et je ne vous cache pas qu’un élément sérieux nous a conduit à ouvrir une enquête », a expliqué M. Toskas lors d’une conférence de presse avec le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos, et les chefs des pompiers et de la police.
Mesures d’urgence
Par ailleurs, le ministère des infrastructures a annoncé que sur 2 489 maisons auscultées par quelque 340 agents jusqu’à mercredi soir dans la zone côtière sinistrée de Mati, près de la moitié (48,93 %) ne sont plus habitables. Jeudi matin, les agents du ministère sillonnent les ruelles pour marquer les maisons « de différentes couleurs en fonction de leur état, celles qu’il faudra détruire, et celles qui peuvent être réparées » explique Sia, une des employées.
Sur des portails, des habitants ont apposé des messages signalant qu’ils « allaient bien ». Nombre de rescapés ont été pris en charge par des associations, qui fournissent hébergement dans les villes voisines, vêtements et nourriture. La situation a créé un vaste élan de solidarité. Le ministère de l’éducation a par ailleurs annoncé que trois établissements scolaires seraient rouverts vendredi dans la zone.

        Lire le reportage :
         

          Grèce : à Mati, « la nuit a été dure, c’était l’apocalypse ! »



De son côté, le gouvernement a annoncé mercredi soir toute une série de mesures d’urgence pour les sinistrés, allant du versement d’indemnités pour la perte des proches et des maisons à l’exonération du paiement de l’électricité ou au rattrapage de points au concours universitaire. Les obsèques des victimes seront prises en charge. Un fonds spécial pour le réaménagement de la zone, ouvert aux dons, notamment étrangers, sera aussi créé, avec l’apport initial de 40 millions d’euros par l’Etat grec.
Les autorités critiquées par la presse d’opposition
Les partis d’opposition restent discrets pendant le deuil national, qui s’achève vendredi, et la presse progouvernementale préfère souligner la vague de solidarité qu’a suscitée la tragédie. En revanche, la presse d’opposition commence à s’en prendre aux autorités.
« Le gouvernement cherche à absoudre ses péchés en annonçant un paquet préélectoral », commente froidement le journal centriste d’opposition Ta Nea, regrettant qu’il n’y ait « pas encore eu de démission ». « Une tentative du gouvernement pour gérer politiquement son inaptitude », lance le quotidien libéral Kathimerini à propos des mesures annoncées. Et de dénoncer en bloc les divers services impliqués, en publiant les actes d’une réunion de coordination sur la prévention des feux qui s’était tenue en avril dans l’Attique, la région sinistrée.
« Municipalités, préfectures, pompiers et forestiers se sont disputés au lieu d’organiser la lutte contre le feu », écrit le journal, dénonçant après le drame de lundi « l’arbitraire et l’irresponsabilité du gouvernement, des autorités locales, de la préfecture » notamment. « Ce désastre horrible va être le prétexte d’une controverse politique », prédit déjà le journal.



                            


                        

                        


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Le pic de pollution à l’ozone va se poursuivre en Ile-de-France et s’étend à plusieurs régions

Le pic de pollution à l’ozone est dû à combinaison de la canicule et du trafic routier.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 15h27
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 15h53
   





                        


La pollution à l’ozone persistera en Ile-de-France vendredi 27 juillet pour la cinquième journée consécutive. Elle s’étend également à d’autres régions.
Le niveau maximum prévu en situation de fond dans la région Ile-de-France sera compris entre 190 µg/m³ et 220 µg/m³ pour l’ozone, alors que le seuil d’information est fixé à 180 µg/m3, précise l’association de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France (Airparif).
Le seuil d’information devrait aussi avoir été dépassé en Eure-et-Loire et dans le Loiret dès ce jeudi, tout comme dans l’est de la Seine-Maritime.
Pour tenter de réduire cette pollution, les véhicules les plus polluants n’étaient pas censés circuler à Paris et en proche banlieue mercredi et jeudi.
Ce pic de pollution à l’ozone est dû à combinaison de la canicule et du trafic routier. Ce gaz corrosif se forme sous l’action d’un fort ensoleillement et de températures élevées par la combinaison de deux polluants : les composés organiques volatils (COV), émis par des sources naturelles mais également par l’industrie, et les oxydes d’azote (NO2), principalement émis par le trafic routier.
Il favorise l’asthme et peut aggraver des troubles cardio-vasculaires ou respiratoires. Il présente également des conséquences néfastes sur la végétation.

La #pollution en Île-de-France sera élevée aujourd'hui (indice 84/100) et élevée demain (78/100). https://t.co/uFdy5tXBv1— Airparif (@Airparif)


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Les régions touchées
Dans ce contexte, la vitesse maximale autorisée a été réduite jeudi sur les principaux axes routiers dans le Haut-Rhin, le Bas-Rhin, la Moselle, la Meuse et en Meurthe-et-Moselle.
Dans le Nord, le niveau d’alerte a été dépassé pour jeudi et le restera vendredi, tout comme dans le Pas-de-Calais, la Somme, l’Aisne et l’Oise.
Dans le Sud, le bassin Lyon Nord-Isère et l’ouest de l’Ain sont passés jeudi en vigilance rouge, entraînant un abaissement de 20 km/h des vitesses maximales autorisées sur les routes du Rhône.
La vigilance orange a été activée dans la vallée du Rhône, dans l’ouest de l’Ardèche, dans le bassin grenoblois et le bassin lémanique. L’organisme Atmo Auvergne-Rhône-Alpes ne prévoit pas d’amélioration « avant samedi ».

        Lire aussi :
         

                Canicule : coup de chaud sur l’Ile-de-France, dix-huit départements en vigilance orange



Un épisode de pollution de l’air à l’ozone est aussi prévu dans le Gard, l’Hérault et la Haute-Garonne. Une procédure d’alerte niveau 1 pour pollution à l’ozone a été déclenchée dans le Var et les Bouches-du-Rhône.
Dans les Bouches-du-Rhône, les vitesses maximales autorisées ont été abaissées de 20 km/h, jeudi. La préfecture des Bouches-du-Rhône a également demandé aux navires de mer et bateaux fluviaux de se raccorder « électriquement à quai et de ne pas utiliser les groupes électrogènes à bord » dans la limite des installations disponibles.
Le 14 juillet, les autorités avaient déjà déclenché la procédure d’alerte à la pollution à l’ozone dans les Bouches-du-Rhône et dans le Var, une procédure alors assortie d’une baisse de la vitesse autorisée sur de nombreux axes dans ces deux départements.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ L’usage du vaccin a permis d’optimiser la lutte contre le virus en coupant plus facilement la chaîne de transmission.
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Ebola : comment la RDC a vaincu l’épidémie

L’usage du vaccin a permis d’optimiser la lutte contre le virus en coupant plus facilement la chaîne de transmission.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 12h51
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 15h25
    |

            Joan Tilouine








                        



                                


                            

Le dernier patient atteint de la maladie à virus Ebola a été identifié le 6 juin à Ngengobala, un village aux confins de la forêt équatoriale congolaise. Il est sorti six jours plus tard du centre de traitement de Bikoro, sur les rives du lac Tumba. Depuis, aucun nouveau malade n’a été signalé dans la province de l’Equateur, au nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) où 54 cas ont été signalés depuis le début de l’épidémie le 8 mai, dont 33 morts et 21 survivants. Les autorités ont décrété, mardi 24 juillet, la fin d’Ebola.
Cet immense pays d’Afrique centrale et ses partenaires s’étaient préparés « au pire des scénarios » lorsque cette neuvième épidémie est apparue dans deux foyers repérés dans des zones isolées, difficiles d’accès et dépourvues d’infrastructures de santé, avant d’atteindre la capitale provinciale, Mbandaka, à 150 km de routes défectueuses. Ebola risquait de se répandre à Kinshasa, la mégapole de près de 20 millions d’habitants, à près d’une ou deux semaines de navigation sur le fleuve Congo. Cela aurait été un désastre. Il n’en fut rien.

Le bilan de cette épidémie, la troisième plus longue et plus mortelle de RDC, contraste radicalement avec celle survenue en Guinée avant de se répandre en Afrique de l’Ouest, qui s’était soldée par la mort de 11 310 personnes entre décembre 2013 et mars 2016. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait alors essuyé de vives critiques pour la lenteur de sa réaction conjuguée à des défaillances de la part des autorités des pays touchés. Cette fois, en RDC, la riposte a été immédiate et bien coordonnée. 
« On a tiré les leçons de l’Afrique de l’Ouest et on a mis en place une coordination centralisée et un programme d’urgence, dit Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS. Cette fois, à peine l’épidémie déclenchée, nous avons mobilisé 4 millions de dollars prélevés sur notre fonds de réserve et avons dépêché très rapidement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ L’insolite lieu des « murs à pêches » de la ville de Seine-Saint-Denis accueille une vie associative dense. Et son avenir agite les passions depuis plus de vingt ans.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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A Montreuil, un labyrinthe vert où les pêches poussent sur des murs

L’insolite lieu des « murs à pêches » de la ville de Seine-Saint-Denis accueille une vie associative dense. Et son avenir agite les passions depuis plus de vingt ans.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 12h45
    |

                            Aline Nippert








                        



                                


                            

C’est un trou de verdure enchanteur, où des pêchers grimpent le long de murs fatigués. Au bout de l’impasse Gobetue – fameuse pour tout Montreuillois –, un mur blanchâtre coiffé d’un toit de plâtre et percé d’une petite porte en bois. Pascal Mage, responsable de l’association des murs à pêches, est là, encombré d’une large pochette qui déborde de documents.
Il emprunte un petit sentier sur la droite du mur, d’un pas pressé. Ce lieu labyrinthique – fait de petits chemins escarpés, de façades délabrées, de petites ouvertures en bois fermées à clefs et de jolis jardins fleuris –, l’homme le connaît par cœur. Rien d’étonnant, le vaillant mène la bagarre pour la défense de ce territoire depuis la première heure. Les tensions entre associations et municipalité sont aujourd’hui exacerbées par des projets d’aménagements urbains, dans la perspective du Grand Paris, qui devraient empiéter sur le site.
Situé à seulement une dizaine de kilomètres du centre de Paris, dans les hauteurs de la ville de Montreuil, l’espace s’étend aujourd’hui sur 34 hectares. « Au XIXe siècle, les murs s’étalaient sur plusieurs centaines de kilomètres et s’étiraient jusqu’aux villes voisines de Montreuil : Bagnolet, Rosny, Romainville, Fontenay », précise le guide avant de s’asseoir sur le sol pour étaler les documents apportés. Cartes du passé et photographies jaunies viennent illustrer l’histoire des murs à pêches racontée par un Pascal Mage passionnant et passionné.

Pêches royales
C’est au XVIIe siècle que le récit débute. Les horticulteurs montreuillois de l’époque cherchaient un moyen pour que les pêches puissent être récoltées chaque année, malgré un climat mal adapté à ce type de culture. « Les pêchers fleurissent au mois de mars, tandis que l’hiver n’est pas encore terminé. », explique Pascal Mage. Le risque alors, c’est que les dernières gelées fassent périr les fleurs. Et que les pêches ne naissent pas.
D’où...




                        

                        

