<FILE-date="2018/07/27/18">

<article-nb="2018/07/27/18-1">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ A Wuxi, en Chine, la France domine en finale les grandes favorites russes (45-35).
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Escrime : les Françaises championnes du monde au sabre par équipes

A Wuxi, en Chine, la France domine en finale les grandes favorites russes (45-35).



Le Monde
 |    27.07.2018 à 14h31
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 14h54
   





                        



   


Elles s’appellent Manon Brunet, Cécilia Berder et Caroline Quéroli et sont championnes du monde. Les trois sabreuses françaises ont remporté, vendredi 27 juillet, la médaille d’or par équipes aux championnats du monde de Wuxi, en Chine, en finale face à la redoutable équipe russe (45-35).
Emmenées par la gagnante de l’épreuve individuelle, Sofia Pozdniakova (21 ans), et la championne olympique en titre, Yana Egorian, les Russes étaient les grandes favorites de l’épreuve. La victoire n’en est donc que plus belle. Les Françaises ont mené pendant tout le match, maintenant un écart constant de 10 points.
Manon Brunet, 22 ans, prend sa revanche sur les Russes. Lors des Jeux de Rio, la Lyonnaise s’était inclinée en demi-finale contre Sofia Velikaya (pour une touche) avant de perdre la finale pour la médaille de bronze face à Olga Kharlan.
La Morlaisienne du Cercle d’escrime orléanais Cécilia Berder, 28 ans, est déjà une référence du sabre avec son titre de vice-championne du monde en 2015.
Agée de 20 ans, la Parisienne Caroline Quéroli est la petite dernière de la bande et sort de deux titres de championne du monde chez les juniors.
C’est la quatrième médaille de ces championnats du monde qui revient à la France, après le titre de Yannick Borel (épée), l’argent d’Ysaora Thibus (fleuret) et le bronze des fleurettistes dames — Ysaora Thibus, Pauline Ranvier, Anita Blaze et Astrid Guyart.

        Lire aussi :
         

                Mondiaux d’escrime : l’épéiste français Yannick Borel sacré champion du monde






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-2">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le Slovène en profite pour prendre la troisième place à Chris Froome. Geraint Thomas est presque assuré de remporter le Tour avant même le contre-la-montre de samedi.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ 
<article-nb="2018/07/27/18-3">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ La 19e étape franchit tous les cols mythiques des Pyrénées, dernières chances pour Tom Dumoulin de renverser Geraint Thomas, solide Maillot jaune.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Tour de France 2018 : un peu d’imagination

La 19e étape franchit tous les cols mythiques des Pyrénées, dernières chances pour Tom Dumoulin de renverser Geraint Thomas, solide Maillot jaune.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 13h28
    |

            Henri Seckel (envoyé spécial à Lourdes, Hautes-Pyrénées)








                        



   


19E ÉTAPE : LOURDES - LARUNS, 200 KM
Évidemment, ça demande un peu d’imagination, et on ne peut pas dire que celle du Tour 2018 soit débordante. Mais faisons l’effort. Mettons. Que Geraint Thomas ait mal dormi cette nuit, gêné par les nuées de moustiques du Parc Beaumont de Pau où se trouve l’hôtel de son équipe ; qu’il paie son insomnie en calant sur les pentes de l’Aubisque en fin d’après-midi ; que Tom Dumoulin parvienne à lui prendre cinquante secondes à l’arrivée.
Mettons encore. Que demain, rattrapé par la perspective vertigineuse d’un triomphe sur les Champs, le Maillot jaune s’emballe et appuie un peu trop fort sur ses pédales dans le contre-la-montre d’Espelette ; qu’il vire large dans le premier rond-point, et aille dire bonjour aux barrières ; que Dumoulin, champion du monde de la discipline, boucle son chrono une minute plus vite que lui. Nous voilà donc avec un écart inférieur à dix secondes entre les deux hommes dimanche matin, et la promesse d’une dernière étape palpitante – fantasme absolu d’une partie de la rédaction d’En Danseuse.
Qui a vu la solidité et l’assurance affichées par Geraint Thomas depuis trois semaines sait bien que tout cela relèverait du miracle. Mais 1), l’étape du jour débute à Lourdes, et 2), Christophe Laporte a failli offrir hier à l’équipe Cofidis sa première victoire sur le Tour depuis dix ans, ce qui est bien la preuve que tout peut arriver dans le football. Le Français a finalement échoué à la deuxième place, gêné par un geste technique subtil de son compatriote Arnaud Démare : un « écart de bâtard ».

        L’étape d’hier :
         

          Démare a bien fait de s’accrocher



Dommage pour la Cofidis, et tant mieux pour nous, qui nous voyons gratifiés d’une nouvelle séquence d’anthologie par la FDJ. Marc Madiot a crié moins moins fort et moins longtemps que l’an dernier à Vittel, mais la petite marque d’amour finale est de toute beauté.

ON L'A ! 🏆 #TDF2018 https://t.co/bnXVfrgNHd— GroupamaFDJ (@Équipe Cycliste Groupama-FDJ)


require(["twitter/widgets"]);

« Ah j’appelle ma femme. » Central.
Tout comme Démare, qui a bénéficié hier de l’absence de ses rivaux éliminés par la montagne, de la blessure de Sagan, et de la clémence du jury, Geraint Thomas semble avoir la baraka sur le Tour 2018 qu’il a traversé sans encombre, esquivant tous les pièges, y compris la tentative de harponnage de ce spectateur indélicat dans le col du Portet.

Le maillot Jaune @GeraintThomas86 clairement accroché dans le final de l’étape... (via Beardmacbeardy sur Insta)… https://t.co/12t7mJGVRC— FlorianRinguede (@Florian Ringuedé)


require(["twitter/widgets"]);

C’est comme si la désormais légendaire « chatte à Dédé » s’était momentanément déguisée en « chatte à Gege ». Comme si le Gallois avait attiré à lui toute la bonne fortune possible, au détriment de Chris Froome, dont on peut constater ci-dessous qu’il aura vécu un Tour de France 2018 mémorable, mais dans le sens inverse.

Le tour de Froome https://t.co/xD5efqwcBQ— mproprecycling (@MonsieurPropre)


require(["twitter/widgets"]);

Aspin, Tourmalet, Aubisque : une dernière orgie de cols mythiques à franchir aujourd’hui, et Geraint Thomas pourra voir la vie en jaune. « On s’attend au pire, et on espère le meilleur, disait-il hier. Je m’attends à ce que Tom Dumoulin tente quelque chose pendant l’étape. Mais gagner deux ou trois minutes [aujourd’hui], ça peut vouloir dire en perdre plus [demain]. » « Mes chances de gagner le Tour sont très minces, constatait pour sa part le Néerlandais. Mais si je vois une opportunité, je vais la saisir. Thomas peut me battre dans le contre-la-montre, il est très en forme. Si je veux gagner, il me faudra sans doute prendre deux minutes dans les Pyrénées. Ce sera compliqué. »
Ce sera même impossible. A moins que Thomas ne se prenne le guidon dans la lanière de l’appareil photo d’un spectateur. A moins qu’un gendarme ne lui saute dessus dans la descente du Tourmalet. A moins qu’il ne tire tout droit dans un virage. A moins que la flamme rouge ne s’effondre sur son passage. A moins qu’un chien ne se fiche sous ses roues. A moins qu’un photographe ne se retire trop tard de sa trajectoire. A moins qu’un troupeau de vaches ne traverse devant lui.
Attention, le Tour ne manque pas toujours d’imagination.

   


Départ à 13 h 05. Arrivée prévue à 17 h 45.
Le Tour du comptoir : Trie-sur-Baïse
Chaque matin du Tour, En danseuse vous envoie une carte postale du comptoir d’un établissement de la ville-départ de la veille.
Où l’on n’a pas fait de jeux de mots.

   


Le type arrive au comptoir. « Deux bières s’il vous plaît. - On n’a plus que de l’ambrée. » Le type se retourne « André ! Y a plus que de l’ambrée ! T’en veux une quand même ? » (au loin) - ouais ! » Le type se reretourne. « Alors une ambrée pour André. »
Ambrée, pardon, André, pardon, entrée en matière prometteuse, parce qu’on espérait bien débarquer dans un paradis du jeu de mots en arrivant à Trie-sur-Baïse, village des Hautes-Pyrénées qui tient à son tréma.

   


Espoir déçu. Sans doute est-ce mieux ainsi : plus personne, hormis les esprits farcis par trois semaines de Tour comme le nôtre, ne se gausse du potentiel salace du nom de la commune. On a bien croisé, par ailleurs, trois messieurs venus de Burg, à quelques kilomètres d’ici, qui ont fièrement évoqué la banda (la fanfare) de leur village, victorieuse du championnat de France de la discipline il y a cinq ans dans la ville voisine de Condom. Mais le filon du graveleux s’est vite tari.
On a encore eu droit à un sobre « Triais sur le volet » de la part d’un voisin de comptoir à qui on demandait comment s’appelaient les habitants d’ici. Et basta. Fini les calembours.
Trie-sur-Baïse – la Baïse est la rivière qui passe par là, où l’on pêche l’anguille –, 1066 habitants au dernier recensement, au moins dix fois plus ce jeudi matin. En attendant le départ, trois messieurs d’un âge respectable assis dans des chaises pliantes plongent leur fourchette en plastique dans des boîtes de thon à moitié décapsulées. Une famille épluche des œufs durs assise par terre, juste à côté du café opportunément appelé « Le Sport », à l’intérieur duquel règne un foutoir sans nom. On y croise des hordes de jeunes gens ivres hurlant si fort qu’il y aurait de quoi rendre sourds les plus anciens s’ils ne l’étaient pas déjà.

   


Parmi les vieux de la vieille, assis l’un face à l’autre, Robert Ader, venu de Villembits (aucun jeu de mots) et Marcel Bertreyx, de Lamarque-Rustaing, tous deux nés en 1936.
Ce dernier était agriculteur, il possédait une soixantaine de bovins, il lui manque l’avant-bras droit, mais on n’a pas osé demander pourquoi. Il est né chez lui, à une époque où l’on n’allait pas encore à la maternité de Tarbes pour sortir du ventre de sa mère. « J’ai mes racines ici, je suis planté dans cette région », dit-il en roulant les « r » très fort (essayez un peu de prononcer « Marcel Bertreyx » en roulant les « r », pour voir).
Son compère Robert Ader n’a pas toujours vécu dans le coin. « Je me suis exilé pour fonder une entreprise de BTP. » Exilé où ? « En Haute-Corrèze. » On a connu plus lointain, comme exil. Lui aussi était né à domicile. « On a connu des choses, mon pauvre... », dit-il, avant d’énumérer : « J’ai connu le premier raccordement au gaz, le premier téléphone, les premiers WC... » Il pourra désormais dire qu’il a connu le premier départ d’une étape du Tour à Trie-sur-Baïse.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-4">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Dans sa chronique au « Monde », le coureur, qui dispute la Grande Boucle, analyse sa journée type à travers des questions kantiennes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Tour de France : « Critique de la raison vélocipédique », par Guillaume Martin

Dans sa chronique au « Monde », le coureur, qui dispute la Grande Boucle, analyse sa journée type à travers des questions kantiennes.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 09h11
    |

                            Guillaume Martin








                        



                                


                            
Chronique. On connaît Kant pour sa Critique de la raison pure, ou pour son style de vie monacal. Ce que l’on sait moins, c’est que le philosophe allemand est également l’auteur d’un imposant traité consacré à la petite reine.
A priori, l’œuvre de Kant n’a pourtant que peu à voir avec le cyclisme. Mais il faut se méfier des a priori. Car ce dont je fais l’expérience ici chaque jour sur le Tour, c’est de l’importance capitale des quatre grandes questions kantiennes : « Que puis-je connaître ? » « Que m’est-il permis d’espérer ? » « Que dois-je faire ? » « Qu’est-ce que l’homme ? »
Le matin de chaque étape, je commence, par exemple, par ouvrir le livre de route de l’épreuve, afin d’analyser le parcours du jour, sa longueur, ses difficultés, ses pièges… Ces informations sont enrichies un peu avant le départ, lors du briefing dans le bus, quand le directeur sportif ajoute des indications sur la météo annoncée ou bien l’adversité à affronter. En bref, dans ce temps de préparation, je cherche à accumuler un maximum de connaissances sur ce qui m’attend. Et je réponds ainsi à la première question kantienne !
Tout naturellement, ce savoir théorique initial oriente mes ambitions pour l’étape du jour. N’étant pas sprinteur, si l’étape est plate, et sans piège majeur, je sais bien que mes chances de victoire sont proches de zéro. Si en revanche le parcours est à ma convenance, je me prends à rêver de succès. « Que m’est-il permis d’espérer ? » – voilà ce que je me demande après avoir pris connaissance des particularités de l’étape à venir.
L’homme, brut. « Ecce homo »
Se pose alors la question de ce que je dois faire. A ce stade, je dois avouer que l’impératif catégorique régissant la morale cycliste – gagner ! – s’éloigne assez largement du commandement kantien d’« agir seulement d’après la maxime dont on puisse vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle ». Vouloir...




                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-5">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Libre dans sa tête, le Néerlandais, 2e au classement général, est le seul à avoir inquiété l’équipe qui domine ce Tour. Et cela va continuer.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Tour de France : Tom Dumoulin, l’antidote à la Sky

Libre dans sa tête, le Néerlandais, 2e au classement général, est le seul à avoir inquiété l’équipe qui domine ce Tour. Et cela va continuer.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 09h05
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h48
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Lourdes (Hautes-Pyrénées)








                        



                                


                            

Le futur vainqueur du Tour n’est pas français, mais son nom sonne français. C’est déjà ça ? Tom Dumoulin – 2e au classement général, dont le patronyme est hérité d’ancêtres wallons – pointe depuis dix jours à la table des prétendants à la victoire dans le Tour de France. Ce sera un jour, si ce n’est pas dimanche – il faudrait pour cela une défaillance du maillot jaune Geraint Thomas (Sky) vendredi dans les Pyrénées et, la veille au soir, le Néerlandais semblait ne pas trop y croire.
Bradley Wiggins, qui connaît deux ou trois choses du Tour pour l’avoir gagné en 2012, l’avait prédit il y a quatre ans. L’Anglais venait de remporter le titre de champion du monde du contre-la-montre et, tandis que le jeune Dumoulin, médaillé de bronze à 23 ans, disait timidement se voir un avenir dans les classiques, Wiggins avait interrompu : « Il a juste besoin d’aller chez Sky, et il va tout casser ! » Dans sa bouche, cela ne pouvait vouloir dire qu’une chose : chez nous, Dumoulin gagnera le Tour, et vite avec ça. Les Britanniques lui ont fait la cour ; lui s’est détourné.
Conçu dans le même moule
C’est drôle : le possible antidote à la domination du Team Sky est un coureur conçu dans le même moule. Un spécialiste de contre-la-montre qui a perdu du poids pour escalader plus vite que les grimpeurs capricants, qui sont tout en rupture de rythme quand lui monte au tempo qui lui sied. Le cyclisme l’a vu venir de loin : depuis 2015, les patrons d’équipe l’imaginent en adversaire de Christopher Froome. L’équipe allemande Sunweb, l’une des plus ambitieuses et des mieux structurées du peloton, a recentré son projet autour de lui, laissant partir les coureurs qui vivaient mal l’ombre de sa haute stature, John Degenkolb et Warren Barguil.
Pour l’heure, il manque à Dumoulin une meute. Dès que l’on voit les alpages, la Sunweb s’éparpille, un par lacet
Pour l’heure, il manque à Dumoulin une meute. Dès que l’on voit les alpages, la Sunweb s’éparpille, un par...




                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-6">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le TAS a rendu, vendredi, son verdict dans l’affaire impliquant l’ex-numéro 2 français de la Fédération internationale de football.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

FIFA : le Tribunal arbitral du sport confirme la suspension de Jérôme Valcke

Le TAS a rendu, vendredi, son verdict dans l’affaire impliquant l’ex-numéro 2 français de la Fédération internationale de football.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 07h20
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 10h41
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Douze jours après la finale de la Coupe du monde en Russie et le sacre des Bleus, le feuilleton du « FIFAgate » reprend ses droits. Selon nos informations, le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne a rendu son verdict, vendredi 27 juillet, dans le dossier impliquant le Français Jérôme Valcke, l’ex-secrétaire général de la Fédération internationale de football (2007-2015). Les « juges » du TAS ont confirmé la suspension de dix ans prononcée à son encontre, en 2016, par les instances disciplinaires de la FIFA. Valcke entend faire appel de cette décision devant le Tribunal fédéral suisse.
Démis de ses fonctions en septembre 2015, à la suite des accusations de malversation faites contre lui par l’ex-footballeur israélien Benny Alon dans le cadre de la billetterie du Mondial brésilien de 2014, l’ancien numéro 2 de l’instance planétaire avait saisi le TAS pour faire appel de la suspension de dix ans prononcée à son encontre. Le Parisien, 57 ans, avait été auditionné en octobre 2017 par les « juges » de Lausanne. Ces derniers ont repoussé à cinq reprises la notification de leur décision. Cette fois, c’est l’ex-secrétaire général de la FIFA qui a demandé à ce que cette annonce soit différée à la fin d’août, au terme des congés estivaux. Mais le TAS n’a pas accédé à sa requête.
Peu médiatisé, complexe, le cas Valcke est emblématique de la litanie de scandales qui ont miné ­la Fédération internationale de football et entraîné la chute de son ancien président, le Suisse Sepp Blatter (1998-2015), dont la radiation de six ans a été confirmée par le TAS. En février 2016, Valcke avait été suspendu pour avoir enfreint sept chapitres du code d’éthique de la FIFA. Selon les documents déposés devant le TAS, auxquels Le Monde a eu accès, l’ex-bras droit de Sepp Blatter est poursuivi pour « conflits d’intérêts » et pour avoir « accepté et distribué des ­cadeaux et autres avantages ».
Voyages en jets privés
La liste des griefs est longue. Il est accusé, entre autres, d’avoir tenté de brader les droits télévisés des Mondiaux 2018 et 2022 lors de ses négociations avec l’Union caribéenne de football (CFU, pour Caribean Football Union, en anglais), en mars 2011, en amont de la réélection de Sepp Blatter. La CFU était alors présidée par le Trinidadien Jack Warner, aujourd’hui suspendu à vie. Valcke est aussi ­accusé par la FIFA d’avoir utilisé des jets privés avec ses proches, comme lors d’une virée au Taj Mahal en 2012. Le nom de son fils, salarié de l’entreprise américaine E.ON, apparaît également dans un contrat de 709 000 dollars (605 000 euros), avec de juteuses commissions à la clé, entre la fédération et ladite société.
Pour Me Stéphane Ceccaldi, qui défend Valcke devant le TAS avec ses confrères suisses Jonas Oggier et Marco Niedermann, son client a été privé de la possibilité de faire valoir que la FIFA avait eu « une attitude générale récurrente, qui a consisté à valider l’ensemble des actes de gestion de l’intéressé, et en particulier les quatre voyages en jet privé qu’on lui reproche, commandés et payés dans des conditions ostensibles, et validés en fin d’exercice par les instances internes de contrôle. Cette attitude ­devrait interdire à la FIFA de se ­dédire rétrospectivement, outre que le recours fréquent aux jets privés par Blatter et d’autres ne leur a valu aucune remontrance de la FIFA »… La stratégie de défense du camp Valcke est claire : montrer que ces pratiques ont été autorisées et validées en interne.
Licencié « avec effet immédiat » en janvier 2016 par la FIFA, rémunéré à hauteur de 1,9 million d’euros annuels en 2015 et récipiendaire de 42 000 francs suisses (36 000 euros) au « titre de solde de rémunération », Valcke entend aussi défendre ses droits de salarié. Il rejette l’interdiction professionnelle prononcée par le comité d’éthique de l’instance, qui l’accuse de « refus de coopérer » et d’avoir détruit des documents.
Son avocat brandit son contrat d’« officiel et salarié » qui, à la différence du statut d’élu de Sepp Blatter « lui permet de revendiquer les garanties du droit du travail suisse, dont les règles d’ordre public privent par principe l’employeur de tout pouvoir disciplinaire ». « M. Valcke a déjà été ­sévèrement sanctionné par son employeur et ne pouvait être sanctionné une deuxième fois très lourdement pour les mêmes faits après son licenciement », développait en octobre 2017 Me Ceccaldi.
« Je ne suis pas parfait mais je n’ai rien fait de criminel »
« J’attends la décision du TAS, confiait récemment au Monde M. Valcke, qui réside actuellement à Barcelone, où il a monté la société OMV Frontline, spécialisée dans l’événementiel. Je ne suis pas parfait mais je n’ai rien fait de criminel, rien ne justifie ces années de procédure et je ne finirai pas en prison. »
L’ex-bras droit de Sepp Blatter se décrit comme une « cible » de la nouvelle FIFA présidée par le Suisso-Italien Gianni Infantino, désireuse de charger sa barque afin de se refaire une virginité sur son dos.
Depuis 2016, l’ex-journaliste de Canal+ fait par ailleurs l’objet d’une procédure pénale ouverte par le parquet helvétique pour des soupçons de malversation. En octobre 2017, le ministère public suisse (MPC) a ouvert une autre procédure à son encontre dans le cadre de l’affaire impliquant le Qatari Nasser Al-Khelaïfi (« NAK »), le président du Paris-Saint-Germain. Ce dernier fait également l’objet d’une procédure pénale.
Le parquet helvétique soupçonne NAK — en sa qualité de directeur du groupe BeIN Media — d’avoir prétendument offert des « avantages indus en lien avec l’octroi de droits média dans certains pays en ce qui concerne les Coupes du monde de 2026 et de 2030 » à Jérôme Valcke. Le Français est, lui, « soupçonné d’avoir accepté des avantages indus en lien avec l’octroi de droits médias dans certains pays de la part d’un homme d’affaires dans le domaine des droits sportifs en ce qui concerne les Coupes du monde de football de la FIFA de 2018 [en Russie], 2022 [au Qatar], 2026 et 2030 ».
L’affaire Al-Khelaïfi
Le MPC suisse s’intéresse surtout à une villa située à Porto Cervo, en Sardaigne. Selon la police italienne qui l’a perquisitionnée, elle serait « le moyen de corruption » utilisé par M. Al-Khelaïfi avec Jérôme Valcke. Baptisée la « villa Bianca », ladite demeure avait été visitée à deux reprises par l’ex-numéro 2 de la FIFA, à l’été 2013. Le Parisien était alors désireux de l’acheter.
A défaut de l’acquérir, Valcke a décidé de la louer pour y résider. Le Monde a eu accès au contrat de location. Dans ce document rédigé en anglais et en italien, il apparaît que la « villa Bianca », nichée dans le complexe balnéaire « Le Pleiadi », appartient à Abdelkader Bessedik, un proche de NAK et « manageur » de la société qatarie Golden Home Real Estate.
Ledit contrat de location a été signé le 1er juillet 2014 par le représentant de Golden Home Real Estate et Jérôme Valcke, en tant qu’unique actionnaire de la société offshore Umbelina SA, domiciliée aux îles Vierges britanniques, un paradis fiscal. Créée en 2013 pour acheter un yacht, Umbelina SA est notamment apparue, en 2016, lors du scandale des « Panama Papers ».
« Effectif entre les deux parties pour une période de quatorze mois », le bail de location de la « villa Bianca » s’étire du 1er avril 2014 au 31 août 2015 et est renouvelable pour douze mois. Le loyer annuel de la propriété s’élève à 96 000 euros. Le locataire doit s’acquitter de douze versements réguliers « par virement bancaire » de 8 000 euros. Dans le camp Valcke, on assure que le Français a bien payé son loyer.
Si Nasser Al-Khelaïfi et Jérôme Valcke ont été entendus, en octobre 2017, par le parquet suisse sur les conditions de la location de la « villa Bianca », ils n’ont en revanche jamais été auditionnés par le comité d’éthique de la FIFA, qui a pourtant ouvert une enquête préliminaire dans ce dossier. En octobre, le parquet suisse est censé auditionner Niclas Ericson, ancien directeur du département télévision de la FIFA, pour faire la lumière sur cette affaire. Dans les camps Al-Khelaïfi et Valcke, on espère que le MPC refermera sa procédure.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-7">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Arnaud Démare remporte la 17e étape au sprint, à Pau, devant un autre Français. Encore une journée vaine pour les baroudeurs. Nos trois leçons de l’étape.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Tour de France : Démare a bien fait de s’accrocher, les échappées pourraient aussi bien renoncer

Arnaud Démare remporte la 17e étape au sprint, à Pau, devant un autre Français. Encore une journée vaine pour les baroudeurs. Nos trois leçons de l’étape.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 19h45
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 08h14
    |

            Clément Guillou et 
Henri Seckel (envoyés spéciaux à Saint-Savin, Hautes-Pyrénées, où vous ne devriez pas passer à côté du Viscos)








                        


Il a fallu attendre le dernier jeudi du Tour, mais une équipe française a fini par s’imposer sur cette Grande boucle pas simple pour les quatre formations tricolores. Arnaud Démare s’impose au sprint à Pau après que son équipe a roulé toute la journée derrière les cinq échappés. Christophe Laporte, deuxième et gêné dans les 100 derniers mètres par Démare, complète un doublé français.

📺 Relive the sprint of Stage 18 and and @ArnaudDemare's 2nd stage win on Le Tour ! 🏆🇫🇷 
— LeTour (@Le Tour de France)


require(["twitter/widgets"]);

ALLEZ NONO ! ALLEZ NONO ! ALLEZ NONO !

   


Certains diront que c’est plus facile quand Gaviria, Groenewegen, Greipel, Kittel et Cavendish ne sont pas là, et ils auront raison. Les autres répondront que ces messieurs n’avaient qu’à passer la montagne, et ils auront raison aussi.
Devant un peloton dépouillé de ses meilleurs sprinteurs depuis les Alpes (abandon ou hors-délai), Arnaud Démare a remporté à Pau sa deuxième étape sur le Tour, un an après l’inoubliable sprint de Vittel. Il devance Christophe Laporte – premier doublé français sur un emballage massif depuis Jacques Esclassan et Yvon Bertin à Saint-Amand-les-Eaux en 1978 – et signe une 3e victoire d’étape française cette année (après Alaphilippe, deux fois), la première pour une équipe tricolore.
Au bout d’un « sprint parfait », mis sur orbite par Jacopo Guarnieri, « Nono » a pris la tête aux 200 mètres, et ne l’a plus quittée, autant grâce à sa puissance qu’à une subtile embardée vers le centre de la chaussée qui a peut-être empêché Christophe Laporte de le devancer. Peter Sagan finit 8e, peut-être pas tout à fait remis de sa chute de la veille.
Démare, lui, s’est parfaitement remis de la courte mais rude étape du col du Portet, ainsi que de la polémique qui l’a « énormément blessé » : André Greipel avait ouvertement accusé le Français d’avoir effectué l’ultime ascension accroché à une voiture pour finir dans les délais. « Je peux le remercier parce qu’aujourd’hui, je pensais beaucoup à lui », a taquiné Arnaud Démare à l’arrivée. La Groupama-FDJ, au départ de Trie-sur-Baïse, était drôlement remontée, le directeur sportif Yvon Madiot jurait sur la tête de ses enfants et l’équipe avançait que les commissaires de l’Union cycliste internationale (UCI) avaient accompagné Démare toute l’étape. Une caméra dans la voiture de l’équipe derrière Démare, conduite par Frédéric Guesdon, attesterait même que le sprinteur n’a jamais saisi la portière.
« Il y aura toujours des doutes quand on gagne, a déploré le sprinteur français, qui a raconté cette anecdote illustrant la suspicion dont il fait l’objet dans le peloton : Lors de l’étape de Bagnères de Luchon [la 16e, qu’il a fini largué à l’arrière], la voiture de Bora [l’équipe de Sagan] s’est arrêtée, et m’a suivi pendant 40 kilomètres sur le plat. Elle a vu que je me suis battu. Certes, je perdais du temps sur le peloton, mais j’étais toujours dans les temps. J’ai peut-être une force mentale qu’ils n’imaginent pas. »
De son côté, Marc Madiot, mi-soulagé, mi-surexcité, pouvait souffler : « On se faisait un peu chambrer, c’était normal. On voulait vraiment aller chercher quelque chose, on a été la chercher, c’est super. On avait bien remonté les pendules ce matin, y avait de la rage, de l’envie, du collectif. » On attend maintenant une vidéo du patron de la FDJ digne de celle de l’an dernier, que l’on revoit pour le plaisir.

Cofidis a trouvé son sprinteur

   


On peut bien l’avouer, la rédaction d’En Danseuse a parfois souri à la lecture des communiqués quotidiens de l’équipe Cofidis, contant l’aventure d’une formation invitée à une table trop haute pour elle. Souvent présente à l’avant quel que soit le terrain, l’équipe nordiste, qui s’est relancée cette année sous l’impulsion de son nouveau manager Cédric Vasseur a au choix eu « pas de chance », vécu « une journée difficile », montré un « bel état d’esprit » ou connu une « transition délicate ». Jeudi, elle est pourtant passée tout près d’être la première équipe française à lever les bras sur ce Tour, grâce à Christophe Laporte.
Sauf qu’Arnaud Démare a semblé aimanté par le centre de la route dans son sprint, pile l’endroit, c’est curieux, où Laporte était en train de le déborder : le sprinteur de Cofidis était le plus rapide dans les 100 derniers mètres - 70 contre 68 km/h - et la photo-finish aurait sans doute été plus serrée si Démare avait sprinté droit.

At more than 70km/h, Laporte (COF) was faster than Demare (GFC) in the final run down to Pau but that wasn't enough… https://t.co/1OQpAAGLQJ— letourdata (@letourdata)


require(["twitter/widgets"]);

Le Varois au duvet d’adolescent n’avait pas vraiment le cœur à célébrer son premier podium sur le Tour, à l’arrivée : « On démarre le sprint le long des barrieres et on finit au milieu de la route... Après, il y a des commissaires... » Démare était-il le plus fort ? « Je ne sais pas. En tout cas, c’est lui qui a gagné sur le papier. Que ce soit le plus fort ou pas, c’est lui qui a gagné. Je trouve qu’il se décale sur la gauche, chacun jugera. »
« Il ne fait aucun doute qu’Arnaud dévie sa trajectoire dans le final, observait Cédric Vasseur.Je ne fais pas partie du collège des commissaires mais on nous a déclassé Nacer Bouhanni pour moins que cela ! »
Tiens, Nacer Bouhanni ! Ce jeudi, l’ancien meilleur sprinteur de Cofidis, rétrogradé par Cédric Vasseur dans la hiérarchie interne de l’équipe, galérait en Belgique sur une course balayée par la pluie et le vent. Sur le Grand Prix Pino Cerami, son équipe a roulé toute la journée pour favoriser une arrivée au sprint. Les échappés ont eu le dernier mot et Bouhanni a fini 34è. Il chercherait une nouvelle équipe pour l’an prochain, même si son contrat expire fin 2019.
Christophe Laporte aura, lui, une dernière chance sur les Champs-Elysées. Pas de pression : cela fait dix ans que Cofidis n’a pas gagné sur le Tour de France.
Les échappées restent fanny

   


A moins qu’un homme seul refasse le coup d’Alexander Vinokourov en 2005 sur les Champs-Elysées, le peloton du Tour disputera à Paris son huitième sprint massif : une première depuis 2013, et un chiffre qui n’a pas été dépassé depuis...1999.
C’est beaucoup, et c’est la preuve que les équipes qui viennent sur le Tour avec un sprinteur ne laissent plus passer une seule occasion sur la course la plus importante de l’année. Rien de plus rationnel : les sprinteurs sont parmi les coureurs les mieux payés du peloton et les équipes investissent beaucoup autour d’eux, avec du développement matériel et des « poissons-pilotes » qui les accompagnent toute l’année.
Depuis deux ans, la FDJ a investi autour d’Arnaud Démare en recrutant des coureurs expérimentés, parmi les meilleurs du monde dans le secteur : les Italiens Jacopo Guarnieri et Davide Cimolai en 2017, et le Néerlandais Ramon Sinkeldam, cet hiver. Elle n’allait pas laisser passer l’occasion de donner une nouvelle chance de victoire à Arnaud Démare, dans le contexte d’un peloton qui a perdu ses meilleurs sprinteurs et avec un Peter Sagan affaibli par sa chute de la veille.
Ainsi la FDJ a-t-elle mis tous ses hommes – elle est encore au complet – à contribution dans une poursuite qui n’a laissé aucune chance aux cinq échappés, des rouleurs de compétition dont l’avance n’a jamais atteint deux minutes (Niki Terpstra, Luke Durbridge, Matthew Hayman, Guillaume Van Keirsbulck et Thomas Boudat).
Les échappés devraient avoir plus de chance vendredi, entre Lourdes et Laruns.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-8">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le sprinteur français de la Groupama-FDJ a remporté la deuxième étape de sa carrière, jeudi 26 juillet. Le Britannique Geraint Thomas (Sky) reste en jaune.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Tour de France : Arnaud Démare s’impose à Pau

Le sprinteur français de la Groupama-FDJ a remporté la deuxième étape de sa carrière, jeudi 26 juillet. Le Britannique Geraint Thomas (Sky) reste en jaune.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 18h45
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 19h01
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Arnaud Démare a bien fait de s’accrocher dans la montagne. « Et pas qu’à son espoir de victoire », ne manqueront pas d’ajouter ceux qui ont accusé le Tricolore de s’être aidé de la voiture pour terminer les étapes pyrénéennes dans les délais.
Au lendemain du procès en tricherie intenté sur les réseaux sociaux par son adversaire de sprint, Andre Greipel, qui, lui, a jeté l’éponge dans les Alpes, le coureur de la Groupama-FDJ a remporté la deuxième victoire de sa carrière dans le Tour de France, jeudi 26 juillet, à Pau (Pyrénées-Atlantiques).
Une fois n’est pas coutume, l’étape du jour s’est soldée par un doublé français : le natif de Beauvais (Oise) s’est imposé devant Christophe Laporte (Cofidis). Une première dans un sprint depuis 1978. Arnaud Démare, au micro de France Télévisions :
« Je ne me suis pas battu pour rien. C’est la récompense. Je ne suis pas le meilleur en montagne, mais je savais que les jambes étaient là. Je peux remercier Andre Greipel [qui l’a accusé hier de s’être accroché à la voiture pour finir dans les délais]. Aujourd’hui j’ai beaucoup pensé à lui. Je donne tout, le maximum. J’ai travaillé dur en montagne avant le Tour. Certains sprinteurs n’ont pas réussi [à survivre aux Alpes et aux Pyrénées]. »

📺 Relive the sprint of Stage 18 and and @ArnaudDemare's 2nd stage win on Le Tour ! 🏆🇫🇷 
— LeTour (@Le Tour de France)


require(["twitter/widgets"]);

Peter Sagan affaibli
Le coureur de 26 ans pourra également remercier ses coéquipiers. Le train de l’équipe dirigée par Marc Madiot a passé son après-midi en tête de peloton pour limiter l’avance des cinq échappés du jour (Hayman, Durbridge, Terpstra, Boudat et Van Keirsbulck), maintenus à moins de trois minutes. Les fuyards repris à une quinzaine de kilomètres de la ligne, le sort se jouerait au sprint.
Débarrassé d’une bonne partie de ses habituels concurrents, incapables de passer la montagne (Gaviria, Greipel, Kittel, Groenewegen) ou affaibli (Sagan, victime d’une lourde chute la veille), Démare n’avait pas le droit à l’erreur à Pau. Il pourrait même doubler la mise dimanche, sur les Champs-Elysées, s’il finit dans les délais demain, au cours de la dernière étape en altitude. Nul doute qu’il sera particulièrement surveillé entre Lourdes et Laruns, loin derrière les favoris.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-9">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le coureur Groupama-FDJ s’adjuge le sprint à Pau devant un autre Français, Christophe Laporte. Le Britannique Geraint Thomas conserve le maillot jaune.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ 
<article-nb="2018/07/27/18-10">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Repos pour le peloton jeudi, avec 171 kilomètres de transition entre les Pyrénées et les Pyrénées qui n’étaient pas au programme à l’origine.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Tour de France : l’étape qui n’aurait pas dû avoir lieu

Repos pour le peloton jeudi, avec 171 kilomètres de transition entre les Pyrénées et les Pyrénées qui n’étaient pas au programme à l’origine.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 11h39
    |

            Clément Guillou et 
Henri Seckel (Envoyés spéciaux à Trie-sur-Baïse, avec le tréma, Hautes-Pyrénées)








                        



   


18E ÉTAPE : TRIE-SUR-BAÏSE - PAU, 171 KM
Habile Tour de France : au cas où l’on aurait commencé à s’amuser le mercredi, il nous met dans les pattes 171 kilomètres de plat le jeudi entre Trie-sur-Baïse et Pau.
Tiens, Pau ! Ca faisait longtemps. Au moins depuis l’an dernier.
Les plus anciens des suiveurs connaissent mieux Pau que François Bayrou et Didier Gadou réunis. Pau est devenue pour nous la ville du Tour de France avant d’être la capitale du Béarn et l’on se demande si, dans la catastrophique éventualité où le Tour disparaîtrait un jour, il ne faudrait pas raser la ville ou au moins la rebaptiser, pour lui offrir un nouveau départ.

        Lire aussi :
         

          Sur notre blog du Tour 2017, quelques souvenirs du Tour à Pau



Cela dit, l’étape du jour n’aurait pas dû exister. Lorsque ce Tour a été dessiné, il devait initialement s’élancer une semaine plus tôt. L’Union cycliste internationale l’a finalement décalé d’une semaine pour subir moins de concurrence de la Coupe du monde, et cela n’a pas été sans conséquences pour le parcours. Alors que les organisateurs prévoyaient trois étapes consécutives dans les Pyrénées, un contre-la-montre autour de Pau - évidemment - et une étape en ligne au Pays basque le samedi. Mais non : le 28 juillet, l’étape en ligne au Pays basque n’était plus possible en raison de la concurrence avec les fêtes de Bayonne. Il a donc fallu réorganiser la troisième semaine et glisser une étape de plaine entre les trois étapes de montagne.
Voilà comment Trie-sur-Baïse a bouché un trou mais ne s’en plaint pas : pour recevoir le Tour, le département a refait les routes, et c’est sur un enrobé d’aérodrome que les coureurs s’élanceront. Au moins sur les trois premiers kilomètres, puisqu’on arrive ensuite dans le Gers, qui n’avait aucune raison de refaire la route qui est déjà très bien comme ça.
Trie-Pau, donc, où chacun aura le droit de tenter sa chance, surtout la (Groupama-)FDJ. L’un des sprinteurs encore debouts roule sous ses couleurs. Parfois même un peu vite dans les cols, où Arnaud Démare est soupçonné de s’accrocher de temps à autres à la voiture de son directeur sportif pour rentrer dans les délais, ces deux derniers jours.

   


Démare traîne cette réputation de coureur à la portière depuis plusieurs années, notamment lors de sa victoire sur Milan-San Remo 2016, où des coureurs italiens l’avaient soupçonné d’avoir été remorqué dans la côte de la Cipressa. André Greipel, rentré à la maison dans l’étape de l’Alpez d’Huez lorsqu’il avait compris qu’il finirait hors-délais, a mis ses grosses cuisses dans le plat, mercredi soir sur Twitter : « Peut-être que quelqu’un devrait dire à Arnaud Démare et Groupama-FDJ qu’il y a des traceurs GPS sur le Tour de France. Chapeau pour avoir perdu seulement 9 minutes en 17 km sur Nairo Quintana ». Puis #notthefirsttime, ce qui veut dire #paslapremièrefois.

@AndreGreipel @GroupamaFDJ @LeTour @NairoQuinCo Merci pour le respect que tu m'accordes mon cher @AndreGreipel. Je… https://t.co/fRw3tbtDeR— ArnaudDemare (@Arnaud Demare)


require(["twitter/widgets"]);

Démare a répondu, Greipel a effacé son tweet : Rohff et Booba sont encore un petit cran au-dessus en terme de clash, mais c’est un bel effort de la part de l’Allemand, soutenu en cela par deux autres sprinteurs, ce qui augure assez mal de la popularité de l’ancien champion de France dans sa confrérie.
Trie-Pau toujours : on ne conseille pas au résident monégasque le plus célèbre du peloton, Christopher Froome, de tenter sa chance ces jours-ci, au rythme où les emmerdes s’accumulent sur son porte-bagage. Après les chutes, le coup des gaz lacrymogènes et la perte du Tour de France au profit de son ami Geraint Thomas, il a été hier pris à partie par un policier dans la descente du col du Portet vers son hôtel. Il l’avait pris pour un spectateur descendant à vélo. A la décharge du sifflet, Froome, en anorak gris, n’avait pas la dégaine d’un quadruple vainqueur de l’épreuve.

Un gendarme placa a Froome baixant. #letour #tour @teamsky https://t.co/VvvAmta3Ph— albertsecall (@Albert Secall)


require(["twitter/widgets"]);

Froome a dit « Fuck you », ce qui permet de constater que même lorsqu’il laisse échapper une insulte, il a l’air d’un petit moineau inoffensif.

Froome was very angry: “Fuck you!” @BorjaCuadrado @ProCyclingStats @DiarioMarca_ @diarioas @CiclismoInter… https://t.co/IsLGcAsndn— albertsecall (@Albert Secall)


require(["twitter/widgets"]);

Jusqu’à preuve du contraire, la gendarmerie française est donc la grande animatrice de ces Pyrénées. Que trouvera-t-elle aujourd’hui ? Enlever la voiture de Dave Brailsford garée en double file ? Mettre une contravention à Geraint Thomas pour excès de vitesse dans une descente ? Désosser le bus de la Sky pour y trouver des produits ? Imposer un Ricard à toute la Sky avant le départ, étant donné qu’il aura lieu à 14 heures, bien après l’heure du Ricard ? Que de pistes possibles. L’an prochain, c’est elle qui trace le Tour et décide des règles. On va se marrer.

   


Départ à 13 h 55 ; Arrivée prévue vers 17 h 45.
Le Tour du marché : Bagnères-de-Luchon
Chaque matin du Tour, En danseuse vous envoie une carte postale du comptoir d’un établissement de la ville-départ de la veille, sauf que cette fois, il s’agit d’un stand au marché.
Où l’on a mangé un gâteau.

   


On cherche un café, on tombe sur un gâteau. Fascinant gâteau que ce long cylindre de pâte à pics, on dirait des pignons de vélo collés les uns aux autres. Ou une espèce de kebab à l’horizontale.

   


Mickäel Van Mo Alves aurait pu être belge, avoir l’accent belge, et être éliminé en demi-finale, puisque son père est belge. Il aurait pu être portugais, parler portugais, et être éliminé en huitième de finale, puisque sa mère est portugaise. Mais il est français, il parle avec l’accent du sud-ouest, et il est champion du monde, puisque ses parents se sont rencontrés et l’ont fabriqué à Bagnères-de-Luchon.
Lui fabrique désormais ce merveilleux gâteau, qui s’appelle « gâteau à la broche », en raison de la présence d’une broche pour aider à sa confection, dont nous vous délivrons ici les secrets.

   


Pas de lait. Un quart de beurre, un quart de farine, un quart de sucre, un quart d’œuf, tel un quatre quarts. Mickaël ajoute rhum, vanille et poudre d’amende fraîche, sa touche personnelle. Certains mettent de la fleur d’oranger. L’ancienne école se contente de rhum et de Ricard. On ne parfume pas du tout la pâte dans l’Aveyron – qui dispute aux Pyrénées la paternité du gâteau, lequel aurait été importé en France par les soldats de Napoléon lors de la retraite de Russie.

   


Prenez un cône en bois (en général du pommier, solide, pour ne pas que ça se fende sous l’effet de la chaleur). Recouvrez d’un papier de cuisson. Mettez le cône sur votre broche. Placez votre broche devant votre brasier. Aspergez le cône de couches de pâte successives, et faites tourner la broche, d’abord lentement, puis rapidement pour former les pics (cf. démo ci-dessous). Pour un petit gâteau, comptez trois quarts d’heure de cuisson. Pour les plus gros, trois ou quatre heures. Avec ça,uUne crème anglaise ou un coulis de fruit rouge feront l’affaire.

C’est hypnotisant. Plutôt que les roues des cyclistes, on pourrait regarder cette broche tourner pendant des heures.
Et bon appétit bien sûr.

   






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-11">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Son bras droit supposé, Geraint Thomas, est en position idéale pour remporter le Tour de France
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Tour de France : Et Froome est devenu un « équipier parfait »

Son bras droit supposé, Geraint Thomas, est en position idéale pour remporter le Tour de France



Le Monde
 |    26.07.2018 à 09h39
    |

            Henri Seckel (Col du Portet (Hautes-Pyrénées)








                        



   


Christopher Froome au bord de l’asphyxie sur son engin, langue pendante, tête basse. Christopher Froome largué. Christopher Froome a perdu. Sur les dernières pentes du col du Portet (Hautes-Pyrénées), les rêves de maillot jaune du Britannique s’envolent au moment où son coéquipier Geraint Thomas décolle dans les ultimes lacets du parcours.
La 17e étape, remportée par le Colombien Nairo Quintana mercredi 25 juillet, n’a pas tenu les promesses de son tracé aussi alléchant qu’inédit – 65 kilomètres à peine, dont pas un de plat, et trois cols mythiques. Mais de cette journée pas inoubliable, au bout d’un Tour qui ne le sera pas plus, resteront tout de même la détresse du quadruple vainqueur de l’épreuve et la fin de l’ambiguïté : la victoire sur les Champs-Elysées, dimanche, est promise à Geraint Thomas.

        Lire aussi :
         

                Tour de France : coup d’arrêt pour le Français Romain Bardet



L’issue du feuilleton entre les deux coéquipiers, dont personne ne pouvait depuis le départ du Tour dire qui était le n° 1 et qui était le n° 2, constituait la seule réelle incertitude d’une course largement dominée par l’équipe Sky. Le suspense est levé. « On a un leader défini maintenant, les choses sont beaucoup plus claires », affirme Nicolas Portal, le directeur sportif français de la formation britannique sur le point de s’adjuger un sixième Tour de France en sept ans, avec un troisième coureur différent (Wiggins en 2012, Froome en 2013, 2015, 2016 et 2017).
Pas de miracle « façon Bardonecchia »
Au lendemain de la seconde des trois étapes de montagne pyrénéennes, Froome, 3e au classement général, comptait 2 minutes 31 secondes de retard – un gouffre – sur Thomas, lequel possédait 1 minute 59 secondes d’avance sur son dauphin, le Néerlandais Tom Dumoulin. « Je pense que je suis en bonne position maintenant », pouvait sourire le Gallois de 32 ans à l’arrivée, lui qui ne devait être qu’un lieutenant au départ et que personne n’imagine à présent échouer sur les deux derniers écueils avant Paris – une étape de montagne vendredi, via le Tourmalet et l’Aubisque, un contre-la-montre accidenté samedi.
Dave Brailsford, manageur de l’équipe Sky, a tout de même sorti l’extincteur pour empêcher tout le monde de s’enflammer : « On a deux minutes d’avance, la probabilité qu’on remporte cette course repose plus sur Geraint à présent, je pense. Mais ça ne veut pas dire pour autant que tout est fini. » 
Pour Froome, si, sauf nouveau miracle « façon Bardonecchia », la ville du Piémont où arrivait la 19e étape du dernier Tour d’Italie, au mois de mai : au matin, Froome comptait 3 minutes 22 secondes de retard sur le leader du classement général. Le soir, il avait enfilé le maillot rose après avoir tout renversé lors d’un raid solitaire stupéfiant.
Une cohabitation est-elle possible?
Le coup de théâtre a peu de chances de se reproduire sur les routes de France, de l’aveu même de celui qui a remporté les trois derniers grands Tours (France et Espagne 2017, Italie 2018) et semble passer le témoin à son coéquipier : « On n’a plus qu’à veiller sur Geraint maintenant. “G” n’a fait absolument aucune erreur cette année, il mérite pleinement de porter le maillot jaune. On croise les doigts pour qu’il aille jusqu’au bout et finisse le boulot à Paris. »
« Si Froome se sacrifie et aide Thomas, il sera un titan, un des plus grands de tous les temps »
Dave Brailsford a salué les propos et l’attitude d’un « équipier parfait » : « Si Geraint finit par gagner la course, il deviendra une légende. Mais si Froome se sacrifie et l’aide à le faire, il sera un titan, un des plus grands de tous les temps, sans même avoir gagné la course. »
Froome ne remportera donc pas cette année un cinquième Tour de France qui l’aurait placé sur la même ligne que Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain. Et déjà se pose la question de la cohabitation, au sein de l’équipe Sky, de deux coureurs dominateurs qui risquent de se rouler sur les pieds dans les années à venir. « C’est génial d’avoir deux gars qui peuvent gagner des grands Tours dans la même équipe, esquive Nicolas Portal. Ce n’est pas donné à tout le monde. Tant qu’ils ne se mettent pas des pains dans la tête, ça va. » Pour l’heure, les Sky se contentent d’en mettre à la concurrence.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-12">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Durant le Tour, l’écrivain Olivier Haralambon analyse pour « Le Monde » le style des vedettes du peloton. Aujourd’hui, ce que le changement de braquet a eu comme conséquence sur le style et les performances des coureurs.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Tour de France : « Cent caresses plutôt que cinquante coups de pioche », par Olivier Haralambon

Durant le Tour, l’écrivain Olivier Haralambon analyse pour « Le Monde » le style des vedettes du peloton. Aujourd’hui, ce que le changement de braquet a eu comme conséquence sur le style et les performances des coureurs.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 09h31
    |

                            Olivier Haralambon








                        



   


Chronique. La montagne est intimement liée au cyclisme, cet art sisyphéen. Au début, les ci-devant « grimpeurs » ahanaient de toute éternité dans la caillasse et les éboulis. Titubant tels des ânes ivres, sous les noires pluies d’orage ou dans les grésillements de midi, les « forçats de la route » avançaient un coup de pédale après l’autre, dans une succession de gémissements étouffés, accompagnant la jambe descendante d’une inclination du visage, à droite puis à gauche, tendant inlassablement l’autre joue.
Longtemps donc, l’escaladeur planta sa pédale dans la pente comme on plante un piolet. Longtemps il porta sur sa tête le vol circulaire de quelque rapace fasciné par sa peine. Puis, comme on sait, les chaussées se vêtirent de bitume, et la masse fusible des rochers donna naissance à des panoramas moins hostiles.
Pour autant, le grimpeur n’était pas soulagé, condamné qu’il semblait à n’avancer qu’en heurts et à-coups. Robic, Poulidor, Merckx semblaient se briser les reins cinquante fois par minute, grimaçant au ras de la potence comme sous les coups de bâton.
Du style herculéen aux petites usines à plaisir
D’où vient alors – et par quel miracle ? – l’altier port de tête des grimpeurs d’aujourd’hui dont, même au plus dur de l’effort, le regard reste accroché aux sommets ? Quel prodige nous a donc conduit du style herculéen d’Hinault, calé au fond de la selle loin derrière l’axe du pédalier, repoussant la pédale vers l’avant comme un survivant cherchant à se dégager des décombres, au petit cul tranquille de Dumoulin, caressant quasi dédaigneusement la pédale de la pointe du chausson sans se désaxer le moins du monde ? Comment le corps calleux des bagnards, le corps grippé du grimpeur, a-t-il laissé place à ces petites usines à plaisir ? Et comment se fait-il que ces « rois du parquet » que sont les pistards devinssent depuis quelques années si aptes aux ascensions ?
C’est la gamme des braquets disponibles – c’est l’industrie ! – qui, considérablement élargie, a ouvert la porte du vélodrome. Là où le plus court braquet du Blaireau était, disons, de 42 × 24 (environ 3,70 mètres par coup de pédale), aujourd’hui les coureurs disposent d’un 36 × 28 (2,70 mètres). Conséquemment, la cadence de pédalage s’est considérablement élevée, à un niveau dont les cireurs de parquet sont familiers.
Après Wiggins, c’est de Geraint Thomas que l’on s’étonne, comme si le fait d’avoir été poursuiteur le disqualifiait d’emblée. Idiotie. Ce qui fait la qualité d’un pistard, c’est la coordination musculaire, la souplesse : il faut être fin pédaleur pour rouler vite.
Entre cinquante coups de pioche ou cent caresses, c’est peut-être la montagne qui a choisi.
Olivier Haralambon est l’auteur de « Le Coureur et son ombre » (Premiers Parallèles, 2017)



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-13">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le coureur d’AG2R La Mondiale ne montera pas sur un troisième podium d’affilée. Un échec collectif que son entourage peine à analyser.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Tour de France : coup d’arrêt pour le Français Romain Bardet

Le coureur d’AG2R La Mondiale ne montera pas sur un troisième podium d’affilée. Un échec collectif que son entourage peine à analyser.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 09h27
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 09h39
    |

            Clément Guillou (envoyé spécial au Col du Portet (Hautes-Pyrénées)








                        



   


Puisque « la démarche (le) nourrit et non le résultat », alors Romain Bardet trouvera dans ce Tour de France à boire et à manger. Le Français de l’équipe AG2R La Mondiale a souffert mille maux mercredi dans la montée du col du Portet, celle-là même où il imaginait, avant le départ du Tour de France, que le maillot jaune se jouerait et qu’il serait dans le coup pour l’enfiler. En fait de quoi on le vit lâché à 6 kilomètres du sommet sur un relais de Wout Poels : le meilleur Français du Tour mis au supplice par le quatrième de cordée de l’équipe Sky. Frappé d’hypoglycémie, Bardet finissait au courage, dans la roue d’Alejandro Valverde, à près de deux minutes du maillot jaune Geraint Thomas qu’il accompagnait encore avant que la course dépasse le cap des 2000 mètres d’altitude. « C’est très malheureux mais il faut accepter, disait, dans les alpages, le huitième du classement général. J’avais de bonnes jambes sur l’étape mais j’ai senti que je manquais de sucre sur la derniere montée ; j’avais des maux de tête, j’étais complètement bridé. »

        Lire aussi :
         

                Tour de France : Et Froome est devenu un « équipier parfait »



Même une hypothétique victoire vendredi, pour la dernière étape de montagne, ne ferait pas oublier ce Tour où rien n’est allé comme prévu pour Bardet. A 27 ans, sur un parcours qui devait lui convenir, il osait pour la première fois rêver tout haut d’une victoire finale à Paris. Après deux podiums, c’est un premier coup d’arrêt dans une carrière ascensionnelle, où l’Auvergnat cochait les cases devant le mener à la victoire sur le Tour, « step by step », comme on dit dans l’école de management dont il est diplômé. Il s’était aussi préparé à ce qu’un jour, l’aventure collective qu’il incarne tourne mal. En novembre dernier : « Le nombre de fois où je suis passé à deux doigts de la catastrophe sur cette course… Tout n’est pas dépendant de ma volonté. »
Latour n’est pas encore la relève
« C’est un Tour bizarre pour nous », admet son entraîneur Jean-Baptiste Quiclet, qui tente de comprendre. Il fait le compte des secondes perdues ; elles ont filé comme dans un sablier, par petits grains, inéluctablement. Faiblesse collective dans le contre-la-montre par équipes, problème mécanique à Mûr-de-Bretagne, faute tactique à La Rosière, panne de jambes à Mende puis au col du Portet. « C’est un Tour particulier de par la rapidité des tempos, le management de l’équipe Sky qui use et ne permet pas de faire grand-chose. Mais ça ne fait pas s’effondrer le projet global. Aucun élément objectif ne me fait dire qu’on a raté le virage. »
L’équipe AG2R La Mondiale, elle, a indéniablement fait un tout-droit, réduite à cinq hommes après la mi-Tour. Le contraste est saisissant entre le collectif conquérant du Tour de France 2017, seul à tenter de déstabiliser le schéma figé imposé par la Sky, et celui de 2018, démembré, déboussolé, mal inspiré.
« Romain Bardet est notre leader et on se focalise sur lui. On doit lui faire confiance »
Romain Bardet envisage sa conquête du Tour comme celle du marché international par une PME : il réclame une implication collective totale et le même professionnalisme qu’à la Sky, rien moins qu’une révolution culturelle pour une équipe française née il y a 26 ans. Il n’a eu ni l’un ni l’autre sur ces trois semaines, où les problèmes mécaniques dans l’équipe ont été nombreux, y compris dans l’étape de Roubaix où les trois crevaisons ne furent pas dues qu’à la malchance, mais aussi à un nombre insuffisant de boyaux adaptés aux pavés. Des craquelures sont apparues ici ou là dans le vernis d’une formation soudée autour d’un homme, des initiatives individuelles comme celles, a-t-il semblé, de Pierre Latour, rigolard maillot blanc. « Latour, y’a encore du travail, lâchait Vincent Lavenu, le manageur, au Portet. Il faut canaliser son énergie s’il ambitionne un jour de faire de bons classements généraux. Romain Bardet est notre leader et on se focalise sur lui. On doit lui faire confiance. Quand on s’investit à bloc comme Romain, ça va automatiquement remarcher. » 



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-14">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Moins spectaculaire qu’espéré, l’étape vers le col du Portet a sacré le Colombien Nairo Quintana et Geraint Thomas. Nos trois leçons de l’étape.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Tour de France : pas de feu d’artifice, mais bouquet final en vue pour Geraint Thomas

Moins spectaculaire qu’espéré, l’étape vers le col du Portet a sacré le Colombien Nairo Quintana et Geraint Thomas. Nos trois leçons de l’étape.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 20h57
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 07h58
    |

            Henri Seckel et 
Clément Guillou (col du Portet, Hautes-Pyrénées)








                        


Il n’y a pas eu de putsch chez Sky dans cette courte étape de montagne, pour la bonne raison que Christopher Froome n’en avait pas les moyens. La victoire finale se rapproche pour Geraint Thomas, tout en contrôle aujourd’hui, tandis que la deuxième place se jouera entre Dumoulin, Roglic et Froome, lâché pour la première fois de sa « deuxième » carrière sur un col du Tour de France. Devant le quatuor, Nairo Quintana réalise un numéro dans le dernier col et sauve son Tour, tandis que Romain Bardet a subi une défaillance.
Geraint Thomas va donc gagner le Tour de France…

   


Chris Froome au bord de l’asphyxie, tirant la langue, distancé, pendant que son maillot jaune de coéquipier Geraint Thomas s’envole vers la ligne d’arrivée grappiller quelques secondes d’avance supplémentaires. Si la 17e étape n’a pas été le feu d’artifice espéré (voir plus bas), elle a fourni cette image forte du triple tenant du titre en détresse, et restera dans l’histoire comme le jour où l’ambiguïté a disparu : le Tour 2018 est promis à Geraint Thomas.
Le Gallois de 32 ans, qui ne devait être qu’un lieutenant, comptait ce matin un avantage de 99 secondes sur celui qui était censé être son leader. Troisième au col du Portet, il lui en a pris 52 de plus, et son avance sur Froome s’élève désormais à 2 minutes et 31 secondes. Verdict de Geraint Thomas à l’arrivée : « Je pense que je suis en bonne position maintenant. » Un euphémisme alors qu’il reste une étape pyrénéenne vendredi, par-delà le Tourmalet et l’Aubisque, et un contre-la-montre samedi.
« On a un leader qui est clairement défini, les choses sont beaucoup plus claires », confirme Nicolas Portal, directeur sportif de l’équipe Sky. Est-ce plié ? « “G” est quand même très très fort. » Froome lui-même a entériné la nouvelle hiérarchie officielle de l’équipe britannique : « “G” mérite d’être en jaune, on croise les doigts pour qu’il le garde jusqu’à Paris. Deux minutes, c’est plutôt confortable comme avance. Ce sera très difficile de perdre ce Tour de France. »
De son côté, Dave Brailsford a sorti l’extincteur pour éteindre son équipe qui a du mal à ne pas s’enflammer. « On a deux minutes d’avance, la probabilité qu’on remporte cette course repose plus sur Geraint à présent je pense, euphémise le manageur de l’équipe. Mais ça ne veut pas dire pour autant que tout est fini. »
L’affaire semble pourtant entendue, Chris Froome ne remportera pas son cinquième Tour de France dimanche, sauf chute de ses rivaux, ou nouveau miracle façon Bardonnechia, la ville d’arrivée de la 19e étape du dernier Tour d’Italie. Au matin, il comptait 3 minutes et 22 secondes de retard sur le leader du classement général. Le soir, il avait enfilé le maillot rose et possédait 40 secondes d’avance sur son dauphin, après avoir tout renversé lors d’un raid solitaire stupéfiant. « S’il y a bien quelqu’un capable de rebondir, c’est Chris Froome », assure Brailsford. Là, ce ne serait plus un rebondissement. Ce serait une révolution.
… mais le podium n’est pas joué

   


Primoz Roglic pourra raconter ça à ses petits-enfants : « J’ai fait craquer Christopher Froome dans un col du Tour de France. » C’est arrivé pour la première fois ce 25 juillet 2018, et le Britannique, par son relatif coup de mou, rend la course au podium palpitante. Roglic pourra-t-il raconter à ses petits-enfants qu’il est monté sur le podium du Tour de France ? Possible : le voilà revenu à 16 secondes de Christopher Froome. Mais il ne faut pas compter sur lui pour le dire : le Slovène n’est pas du genre bavard et a bien regardé le dernier Tour d’Italie. Il est donc prudent : « On a vu ce qu’a fait Froome sur les derniers jours au Giro. Il n’est pas fini. Beaucoup de choses peuvent encore se passer. On veut toujours plus mais c’est mon deuxième Tour de France, je dois être réaliste. »
Réaliste aussi, Tom Dumoulin voit bien, lui, que Froome n’est pas sur la pente ascendante, à la différence de la dernière semaine du Tour d’Italie. « Peut-être que l’enchaînement Tour-Vuelta-Giro, c’est un peu trop, observe le Néerlandais, désormais deuxième. Mais je ne suis pas ici pour faire perdre le Tour à Froome, je suis ici pour le gagner moi-même ou pour faire le podium. Je suis toujours très fort. »
Problème : Roglic l’est aussi et le numéro réalisé par Nairo Quintana dans le dernier col, grimpé une minute plus vite que Geraint Thomas, montre qu’il arrive dans les Pyrénées frais comme un gardon. Vendredi, il faudra ouvrir grand les yeux : il n’est pas exclu de voir le prudent Colombien attaquer une deuxième fois en trois jours.
« On a une course d’enfer ! »

   


C’est lorsqu’on s’est approchés de Philippe Mauduit, directeur sportif de l’équipe UAE Emirates, que l’on s’est demandé si on venait de voir la même course. Coureurs et directeurs sportifs n’apprécient jamais que l’on dise que la course n’a pas été tout à fait à la hauteur des attentes car, quel que soit le spectacle, la souffrance est immense.
Mais tout de même, après cette étape-sprint dont tout le monde – organisateurs, presse ET coureurs – attendait beaucoup – des leaders isolés de leurs coéquipiers dès le sommet du premier col, des tentatives de la dernière chance de Quintana, Bardet ou Landa – et qui s’est finalement animée dans le troisième et dernier col, comme dans une étape de montagne traditionnelle du Tour, on a osé cette simple question : « Comment expliquer cette course d’attente entre favoris, alors que les précédentes étapes courtes de montagne, en 2011 et 2017, avaient donné lieu à des attaques dès le début de l’étape ? »
Et on a pris la grêle : « Si tu as vu une course d’attente, il faut que tu ailles te raser les pattes et que tu ailles dans le peloton, tu verras comment ça se passe. Dans tous les cols, on a perdu des mecs dans le peloton, et au pied du dernier col ils n’étaient pas si nombreux que ça à être dans le groupe des leaders. Je ne sais pas ce qu’on peut faire de plus. Tirez-leur un grand coup de chapeau à tous, parce que, de l’intérieur, j’ai l’impression qu’ils nous ont offert un spectacle extraordinaire. Vous êtes toujours négatifs ! Vous êtes tous là à vous concentrer sur le maillot jaune : ils se suivent, ils s’attaquent pas… Mais les gars, le Tour de France a toujours été comme ça ! Vous pleurez sur le classement général mais réjouissez-vous de ce que vous voyez autour ! On a un spectacle d’enfer ! Putain, c’est une course d’enfer ! Le 10e qui attaque, le 8e qui attaque, le 5e… c’est exceptionnel, jamais on ne voit ça ! (A l’assistant de l’équipe :) Ils me cassent les couilles. »
Rhabillés pour l’hiver, ce qui tombe bien car il ne faisait pas chaud au sommet du col du Portet, on est allés vérifier qu’on avait bien vu, en 2011, les frères Schleck (alors 2e et 3e du classement général) attaquer dès le col du Galibier dans une étape de 109 kilomètres s’achevant à l’Alpe-d’Huez ; ou Mikel Landa et Nairo Quintana, 7e et 8e, lancer l’offensive dès le premier des trois cols dans l’étape de 101 kilomètres vers Foix l’an passé. Un scénario palpitant, incomparable avec l’étape du jour qui a vu l’équipe Sky contrôler l’échappée de Valverde et endormir son monde jusqu’au pied du col du Portet. Si bien qu’à mi-pente de cette dernière difficulté, quatre coureurs de Sky composaient le groupe de tête de neuf coureurs.
Nicolas Portal, directeur sportif de l’équipe britannique, explique cette différence par l’habitude prise par tous les coureurs de surveiller leur capteur de puissance : « Le niveau est tellement haut et tout le monde sait désormais utiliser les SRM. Chacun sait au-delà de quelle limite il ne peut pas aller. Les gars sont beaucoup plus en alerte et savent rouler aux watts. Il y a moins de prise de risques car si on en prend et qu’on se rate, c’est fini. »
« Ça ne va pas faire plaisir à tout le monde », précise Nicolas Portal, car une partie du peloton demande déjà l’interdiction des capteurs de puissance en course. Le directeur du Tour Christian Prudhomme, croisé à l’arrivée, semblait, pour sa part, vouloir au plus vite prendre des initiatives pour brider la force collective de la Sky, qui terrorise l’ensemble de ses adversaires : « Ce ne fut pas cadenassé mais ce fut moins “bim bam boum” (sic) que celle de l’Alpe-d’Huez en 2011 ou de Foix l’année dernière, oui. Je pense qu’il faut persévérer dans ces étapes courtes, et persévérer n’est pas diabolicum. On rêve tous de davantage d’attaques, que les choses se passent par l’avant plutôt que l’écrémage par l’arrière, c’est une évidence. Le “salary cap” (masse salariale plafonnée) me semble une très bonne hypothèse. Il faut aller vite. »
Nul doute que le message a déjà été transmis à David Lappartient, président de l’Union cycliste internationale.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-15">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’OM a été lourdement sanctionné à la suite des multiples débordements de ses supporteurs, lors de sa dernière campagne européenne.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Football : Marseille menacé d’exclusion en Coupe d’Europe

L’OM a été lourdement sanctionné à la suite des multiples débordements de ses supporteurs, lors de sa dernière campagne européenne.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 20h05
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 00h27
   





                        



   


Marseille devra se tenir à carreau pendant deux ans. Tel est l’avertissement donné mercredi 25 juillet au club phocéen par la commission de discipline de l’Union des associations européennes de football (UEFA). L’instance a menacé de suspendre le quatrième du dernier championnat de France de toute compétition continentale, en cas de nouveau débordement de ses supporteurs, au cours des deux prochaines saisons.
« Perturbations dans les tribunes », « actes de vandalisme », « fumigènes », « jet d’objets » et « retardement du coup d’envoi » : l’UEFA a relevé une série de cinq incidents lors de la dernière campagne européenne marseillaise, achevée en finale de la Ligue Europa, contre l’Atlético Madrid (0-3), à Lyon – en marge des matches contre Leipzig en quart de finale à domicile, Salzbourg en demi-finale (aller et retour), ainsi que lors de la finale perdue.
Premier match européen à huis clos
Sous la menace d’une exclusion, l’OM disputera son prochain match européen à huis clos, et le suivant sans ses virages. Il devra aussi s’acquitter d’une amende de 100 000 euros et contacter l’Olympique lyonnais, en vue de réparer les dommages causés dans le stade propriété du club de Jean-Michel Aulas, hôte de la dernière finale de la Ligue Europa.
L’OL avait porté plainte pour de multiples « dégradations » après la rencontre, constatant notamment que « 105 sièges avaient été dégradés, qu’une caméra de surveillance, des néons et des distributeurs de savon et de papier dans les toilettes avaient été arrachés », selon les explications du responsable de la gestion du Groupama Stadium à l’Agence France-Presse.
« Il va falloir qu’on rentre dans les clous »
Le soir de la finale, remportée 3-0 par l’Atlético, 21 personnes dont 18 supporteurs marseillais avaient été interpellées, principalement pour des violences et des dégradations en marge du match, ainsi que pour l’utilisation de fumigènes.
« Ça serait bien qu’on ne soit pas exclu, il va falloir qu’on rentre dans les clous », a réagi, de son côté, l’entraîneur de l’OM, Rudi Garcia, après le match amical perdu contre le Betis Séville (3-2) à Faro (Portugal). « On sait que l’UEFA est très sévère, à juste titre, a-t-il ajouté. On a besoin de nos supporters, si on ne les a pas pour la 1re journée d’Europa League c’est déjà très négatif. »
« Il va falloir que tout le monde prenne ses responsabilités pour qu’on puisse jouer dans un stade Vélodrome plein. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-16">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le Colombien de l’équipe Movistar a remporté la deuxième étape du Tour de sa carrière, mercredi 25 juillet, à Saint-Lary-Soulan. Le Britannique Geraint Thomas conforte son maillot jaune.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Tour de France : Quintana s’impose, Froome et Bardet craquent

Le Colombien de l’équipe Movistar a remporté la deuxième étape du Tour de sa carrière, mercredi 25 juillet, à Saint-Lary-Soulan. Le Britannique Geraint Thomas conforte son maillot jaune.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 18h14
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 09h35
   





                        



   


Si le départ façon course automobile ne comptera pas parmi les meilleures idées du Tour, le dernier col de la 17e étape aura fait des dégâts chez les favoris. Critiqués depuis Noirmoutier pour leur attentisme, les adversaires de la Sky ont profité des derniers kilomètres du col du Portet pour reprendre quelques secondes à Chris Froome.
Troisième désormais au général, le quadruple vainqueur de la Grande boucle a sans doute perdu tout espoir de faire la passe de cinq cette année. Mais un Britannique peut en cacher un autre et un Sky aussi : Geraint Thomas ne s’est pas laissé décrocher et a pris une belle option sur la victoire finale.

📺 Relive the last km of Stage 17 and @NairoQuinCo's epic win! 🏆🇨🇴
— LeTour (@Le Tour de France)


require(["twitter/widgets"]);

Pas de podium pour Bardet
Critiqué pour son manque de panache depuis plusieurs saisons, Nairo Quintana a pris ses responsabilités dans cette courte étape (65 kilomètres), entre Bagnères-de-Luchon et Saint-Lary-Soulan. Le Colombien s’est envolé avec Dan Martin dans la dernière difficulté de l’après-midi. Déjà vainqueur sur cette édition 2018, l’Irlandais a finalement échoué à 28 secondes du coureur de la Movistar, vainqueur de la deuxième étape sur le Tour de sa carrière.

📊 STAGE 17 - TOP 10 GC 📊
— LeTour (@Le Tour de France)


require(["twitter/widgets"]);

Plus loin, Dumoulin et Roglic ont tenté de faire exploser le wagon de la Sky, qui comptait encore quatre éléments dans le dernier col. Troisième de l’étape, Geraint Thomas ne s’est pas laissé décrocher. Son compatriote et initial leader, Chris Froome, est le grand battu du jour. Le vainqueur du dernier Giro a concédé plus de quarante secondes aux autres favoris et a sans doute tiré un trait sur un cinquième tour.
Plus loin encore, Romain Bardet s’est laissé détacher quand la Sky a accéléré. Arrivé à plus de deux minutes de Quintana, le Français ne montera pas sur un troisième podium consécutif sur le Tour.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-17">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Les réalisations du Colombien Juan Quintero et du Croate Luka Modric complètent le podium du classement réalisé par la FIFA, après un vote du public sur son site Internet.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

La demi-volée de Pavard élue plus beau but de la Coupe du monde 2018

Les réalisations du Colombien Juan Quintero et du Croate Luka Modric complètent le podium du classement réalisé par la FIFA, après un vote du public sur son site Internet.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 17h32
   





                        



   


Le but exceptionnel du défenseur de l’équipe de France Benjamin Pavard en huitièmes de finale du Mondial 2018 contre l’Argentine (4-3) a été élu « plus beau but » de la compétition, a annoncé mercredi 25 juillet la Fédération internationale de football (FIFA).

        Lire :
         

          Equipe de France : le sacre de la jeunesse conquérante



La reprise en demi-volée du joueur de Stuttgart, qui avait permis aux Bleus d’égaliser en seconde période contre les Argentins de Lionel Messi, l’a emporté à l’issue d’un vote du public organisé sur le site Internet de la FIFA. Pavard est arrivé en tête des 169 réalisations enregistrées en Russie, devant le Colombien Juan Quintero (face au Japon en phase de groupes) et le Croate Luka Modric (contre l’Argentine en phase de groupes).
Ce but a fait de Pavard (22 ans) l’une des révélations de la Coupe du monde et a constitué un tournant dans le parcours des Français, sacrés ensuite champions du monde pour la deuxième fois de leur histoire, le 15 juillet contre la Croatie en finale (4-2).

        Lire la chronique :
         

          Qu’aurions-nous fait sans Benjamin Pavard ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-18">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le Colombien remporte la 17e étape à Saint-Lary-Soulan, Geraint Thomas accentue son avance au classement général. Chris Froome et Romain Bardet ont passé une mauvaise journée.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ 
<article-nb="2018/07/27/18-19">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Eric Thomas, président de l’association française de football amateur (Affa), rappelle dans une tribune au « Monde » que la victoire tricolore en Coupe du monde revient pour une grande part au monde amateur, pour qui la rentrée s’annonce difficile.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Le football amateur ne doit pas être l’éternel oublié »

Eric Thomas, président de l’association française de football amateur (Affa), rappelle dans une tribune au « Monde » que la victoire tricolore en Coupe du monde revient pour une grande part au monde amateur, pour qui la rentrée s’annonce difficile.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 13h07
    |

Eric Thomas (Président de l'Association française de football amateur)







                        



                                


                            

Tribune. Que cette victoire de l’équipe de France est belle ! Après celle de 1998, elle apporte une deuxième étoile qui redonne de l’espoir et une formidable vitalité à tous les Français. Ce bonheur partagé est le fruit d’un travail collectif, dont le mérite principal revient à tous les artisans anonymes et bénévoles du football amateur qui œuvrent chaque jour auprès de nos jeunes, dans les 14 000 clubs français. Et c’est à eux qu’il convient de rendre hommage pour ce travail de l’ombre aussi efficace que méconnu.
En effet, chacun le sait, nos Bleus ont tous été formés dès l’âge de 5 ou 6 ans dans un club près de chez eux, par des éducateurs compétents, des dirigeants responsables, dans des infrastructures municipales. Griezmann à Macon, M’Bappé à Bondy ou Pavard à Jeumont… Sans tous ces passionnés qui donnent du temps et transmettent leur savoir-faire, pas de rêve possible.
Pourtant, une fois la parenthèse enchantée de l’été passée, la rentrée s’annonce difficile pour nos clubs du « foot d’en bas », confrontés à d’innombrables difficultés : hémorragie des bénévoles, baisse des subventions publiques, suppression des emplois aidés, hausse du prix des licences, inflation normative, tracas administratifs, infrastructures vieillissantes…
Déjà plus de quatre mille structures ont déposé la clé sous la porte ces dernières saisons et beaucoup de clubs ne seront malheureusement pas en mesure d’accueillir tous les nombreux enfants qui pousseront la porte des clubs pour se licencier à la rentrée. Epuisement des bénévoles surchargés de responsabilités, écœurement vis-à-vis d’un système opaque – décourageant plus qu’il n’encourage – qui capte les ressources et impose ses décisions sans dialogue avec la base de la pyramide : les raisons de ces problèmes sont nombreuses et peuvent être illustrées en quelques chiffres.
Le football, c’est plus que du football
150 millions d’euros, soit le montant prélevé chaque année dans les caisses...




                        

                        


<article-nb="2018/07/27/18-20">
<filnamedate="20180727"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180727"><AAMMJJHH="2018072718">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Vingt ans après l’affaire Festina, Antoine Vayer, ancien entraîneur de l’équipe symbole du dopage sur le Tour de France, explore les métamorphoses du cyclisme.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Tour de France : « Le vélo, c’est de la voile », par Antoine Vayer

Vingt ans après l’affaire Festina, Antoine Vayer, ancien entraîneur de l’équipe symbole du dopage sur le Tour de France, explore les métamorphoses du cyclisme.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 11h15
    |

                            Antoine Vayer (ex-entraîneur de Festina)








                        



   


Chronique. Le vélo et la voile, à cause du rôle primordial du vent, aiment à se comparer. Ils travaillent maintenant avec les mêmes ingénieurs pour le matériel, l’étude du terrain, la physique, la météorologie. Ce travail porte sur l’optimisation des trois forces qui opposent une résistance à l’avancement de leur ensemble homme-machine : la pesanteur ou le poids, la résistance de l’air et son écoulement, et le frottement. Pour le 50e anniversaire du Golden Globe Challenge, course en solitaire autour du monde et sans escale, une édition vintage est partie cette année, sans radars ni ordinateurs. Comme si le Tour avait lieu sans oreillettes et sans capteurs de puissance.
En 1968, le vainqueur anglais, Sir Robin Knox-Johnston, bouclait sur son bateau de croisière un tour du globe en trois cent treize jours, quand le Néerlandais Jan Janssen gagnait sa Grande Boucle à 33,5 km/h de moyenne. En 2017, Armel Le Cléac’h explose le record du Vendée Globe en soixante-quatorze jours sur son 60 pieds quand Christopher Froome, pour son quatrième sacre, bat celui – officiel – du Tour à 40,99 km/h. Les poids des engins high-tech à voile ou à pédales ont baissé de plus d’un tiers. Un vélo ne peut pas peser moins de 6,8 kg. Ceci explique cela ?
Jean-Marie Leblanc, ancien patron du Tour, pour justifier la performance de Lance Armstrong (rayée des tablettes en 2005 à 41,65 km/h), m’écrivait : « Le sport dans le domaine des technologies suit l’évolution historique des connaissances humaines, il n’est intellectuellement pas honnête de subordonner les améliorations des performances à la pharmacopée. Les hommes, les machines, les routes évoluent. » Il avait raison et tort à la fois.
Au vu de la traversée des Alpes et de l’ascension sur les hauteurs de Mende, certains semblent toujours avoir « le vent-dans-l’-dos », expression imagée du jargon qui qualifie celui qui use d’artifices pour avancer, comme en permanence poussé par Eole, même vent debout !
Entraînements à jeun
Dans les cols, on ne bénéficie pas du même phénomène d’aspiration. Le vent est nul. Le vélo n’a pas de foil, comme en voile, et plus de moteur, comme cela a pu être le cas et comme France 2 l’a soupçonné pour le Slovène Primoz Roglic, 4è du classement général. Reste à jouer sur le rapport poids/puissance de l’homme pour s’élever plus vite. Perdre de la masse sans perdre de force. Bradley Wiggins, dès 2011, chez Sky, faisait des entraînements pour maigrir, sans glucides et parfois à jeun.
Wiggins et Geraint Thomas, initialement musclés et lourds, issus de la piste, sont devenus rachitiques mais avec un rapport poids/puissance de 70 kilos pour 450 watts développés en col et sur le plat. C’est imbattable pour les grands Tours, même par les grimpeurs. Le mieux est de coupler ces régimes d’entraînement « low carb » (pauvres en sucre) avec des corticoïdes, voire des amphétamines coupe-faim, afin d’accélérer le processus d’amincissement et de stimuler une puissance folle.
En 1968, c’est le Français Bernard Moitessier, annoncé vainqueur de la course organisée par le Sunday Times, qui devait l’emporter devant l’Anglais. Il préféra faire route vers l’océan Indien avant de franchir la ligne d’arrivée « pour sauver son âme ». En 1999, Christophe Bassons, qui refusait la tricherie et le revendiquait, quitta le navire du Tour. Pour les éditions 2018, les comportements du marin et du cycliste auraient-ils été différents ? Les pratiques et les mentalités évoluent moins vite que la technologie.
Antoine Vayer est enseignant. Vingt ans après l’affaire Festina, équipe dont il était l’entraîneur en 1998, il explore durant ce Tour de France les métamorphoses du cyclisme



                            


                        

                        

